Catégorie Vitamines et minéraux
Les besoins nutritionnels à tous les âges
Publié le 10/05/2019
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2 minutes de lecture
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Ecrit par Emmanuel Barrat
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Des besoins nutritionnels propres à chaque individu
Les besoins nutritionnels quotidiens sont directement liés à 2 phénomènes : le métabolisme de base et le niveau
d’activité physique.
Le métabolisme de base
Le métabolisme de base d’une personne correspond à l’énergie dépensée par le corps au repos. Il s’agit de l’énergie
minimale nécessaire pour assurer les fonctions vitales, telles que la respiration, les battements du cœur, la
digestion… Cela représente en moyenne 60 % de nos besoins quotidiens. Chacun d’entre nous a un métabolisme de
base qui lui est propre. Il dépend de la taille, du poids, du sexe et de facteurs génétiques.
Celui-ci évolue avec l’âge. Il est plus élevé chez l’enfant et l’adolescent pour couvrir les besoins de croissance
et augmente également chez la femme enceinte. Il évolue aussi en fonction de la masse musculaire. Un organisme qui
contient moins de muscles demande moins d’énergie.
Le niveau d’activité physique
Les besoins en énergie et en nutriments varient également en fonction du niveau d’activité physique de l’individu.
Plus l’activité est intense, plus les besoins sont élevés. Tous les mouvements physiques sont pris en compte car ils
entraînent une dépense en énergie pour le corps. Selon les dernières recommandations officielles1, le niveau d’activité
physique s’étend :
des « activités sédentaires » qui ne provoquent ni essoufflement ni transpiration comme par exemple, travailler
devant un bureau ;
aux activités d’intensité peu élevée à très élevée qui peuvent aller jusqu’à une sensation d’essoufflement, de
transpiration abondante, et une impossibilité de discuter durant l’activité.
Impact des modes de vie et de production sur la nutrition
Nous sommes plus sédentaires
La sédentarité est un problème de santé publique puisqu’elle représente un facteur de risque dans de nombreuses
maladies comme l’obésité. En Europe, les Français arrivent en 3e position. Nous passons en moyenne 7h24 assis2 par
jour. Seuls 63 % des adultes de 18 à 79 ans atteignent les recommandations de l’OMS* et pratiquent au moins 150
minutes d’activité physique par semaine.
Sans activité, les besoins énergétiques sont plus bas. De plus, la sédentarité a tendance à favoriser le grignotage,
souvent riche en énergie par la présence de sucres et de graisses, et pauvre en nutriments d’intérêt. Ainsi, la balance
entre les apports et les dépenses énergétiques est déséquilibrée. Pour réajuster cet écart, les activités en extérieur
comme la marche ou le vélo peuvent être une solution pour vous dépenser et faire le plein de vitamine D qui est
produite grâce aux rayons UV.
Les aliments apportent moins de nutriments qu’auparavant
On entend de plus en plus parler de la dégradation de la qualité nutritionnelle des fruits et légumes. En effet, nous
pouvons nous demander si les conditions de production modernes ont un effet sur la qualité des produits. En réalité, les
effets sont difficilement généralisables à tous les produits et variétés4. Les teneurs en nutriments des produits sont
mesurées de plus en plus précisément. Il est donc difficile de comparer les données entre elles au fur et à mesure
des années.
Cependant, il est vrai que l’agriculture intensive de rendement peut engendrer une baisse de la qualité nutritive5.
Elle peut s’expliquer par la sélection de fruits et légumes de plus grande taille et donc avec une teneur en glucides et
protéines plus élevées en dépit des teneurs en micronutriments.
De plus, en France, 43 % des fruits et légumes vendus sont importés6. Ces denrées étrangères imposent une récolte
anticipée, les produits ne sont donc pas arrivés à maturité ce qui peut réduire leur concentration en vitamines et
minéraux. Pour limiter cet effet, nous vous conseillons de privilégier des produits locaux et de saison. En plus de leur
qualité nutritionnelle plus intéressante, le goût est lui aussi meilleur.
Les repas pris à l’extérieur ont également une influence
En Europe, 1 repas sur 5 est consommé hors domicile7. En France, les dépenses pour des repas hors domicile
représentaient 26 % des dépenses alimentaires en 2015 contre 14 % en 19608. D’autre part, « la culture du fast-
foods » s’est largement développée. Les repas qui y sont servis sont riches en graisses saturées, en sel, et en sucres. Le
temps dédié au moment du repas est aussi diminué. Cependant, la tendance actuelle du snacking sain reflète la
volonté des consommateurs de mieux manger et de se faire plaisir malgré leurs contraintes de temps et de budget.
Quelles sont les recommandations pour la couverture des besoins en
nutriments ?
Les Références Nutritionnelles pour la Population (RNP)
En France, que ce soit pour les macronutriments ou les micronutriments, il existe des repères de consommation. Ils
sont établis en fonction des besoins de la plus grande partie de la population française, soit 97,5 % des individus. Les
2,5 % restants représentent les populations aux besoins nutritionnels spécifiques.
Anciennement appelés Apports Nutritionnels Conseillés (ANC), les Références Nutritionnelles pour la Population au
sujet des macronutriments ont été révisées en 20169. Pour couvrir nos besoins, les glucides doivent représenter 40 à
55 % des apports énergétiques totaux, les lipides 35 à 40 %, et enfin les protéines 10 à 15 %.
L’étiquetage des aliments pour évaluer ses apports en nutriments
L’étiquette est la carte d’identité des aliments. Parmi les informations obligatoires, vous trouverez la liste des
ingrédients dans l’ordre décroissant, la date limite de consommation et la teneur pour 100 g en énergie et en
nutriments. Sont obligatoirement étiquetés : les matières grasses dont les acides gras saturés, les glucides dont les
sucres, les protéines et le sel. Quant aux teneurs en fibres, en vitamines et en minéraux, elles ne sont pas obligatoires.
Pour chacun de ces nutriments, certains étiquetages indiquent un pourcentage. Celui-ci correspond à la couverture des
besoins en nutriments lorsque l’on consomme 100 g d’un aliment. Par exemple : « 100 g de cet aliment couvre 10 % de
vos besoins quotidiens en sucres ». Ce pourcentage est calculé sur la base des Apports Quotidiens de Référence
(AQR ou VNR)7. Contrairement aux RNP, ces valeurs sont uniques pour chaque nutriment et ne varient pas selon l’âge
ou le sexe.
Le Nutri-Score, pour simplifier la compréhension des étiquetages
Pour vous aider à mieux comprendre les étiquetages nutritionnels, les autorités de santé publique ont mis en place le
Nutri-Score. Ce système de notation permet de visualiser très simplement la valeur nutritionnelle globale d’un
aliment en lui attribuant une note allant de A à E. Cette note prend en compte la présence des éléments à privilégier
(fibres, protéines, fruits et légumes) et de ceux à éviter (acides gras saturés, énergie, sel, sucre).
*Organisation Mondiale de la Santé
Santé Publique France. Synthèse pour les professionnels des recommandations de l’Anses de février 2016 sur l’activité
physique et la sédentarité, août 2017
1. Santé Publique France. Synthèse pour les professionnels des recommandations de l’Anses de février 2016 sur
l’activité physique et la sédentarité, août 2017
2. Attitude prévention. Sédentarité et activité physique en Europe : 72 % des Européens sous-estiment les
risques de la sédentarité pour la santé, 2018
3. Davis DR et al. J Am Coll Nutr. 2004 Dec;23(6):669-82
4. Léon Guéguen, La valeur nutritionnelle des aliments a-t-elle diminué depuis 60 ans ?, Revue de l’Académie
d’Agriculture de France, 2017
5. Baranski M. et al.. Br J Nutr 2014.112(5); p. 794-811
6. Interfel Découverte des spécialités des métiers de l’importation, 2017
7. Etude Iri Gira Foodservice
8. INSEE Cinquante ans de consommation alimentaire : une croissance modérée, mais de profonds
changements, 2015
9. ANSES Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires, 2016
10. Parlement Européen. Règlement (UE) no 1169/2011 du Parlement européen et du Conseil, 2011
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Emmanuel Barrat
Responsable Recherche et Développement
Ingénieur diplômé d'un Doctorat en Sciences dans le domaine de la biologie et la nutrition à l'Université de Nantes.
Emmanuel Barrat est en charge, depuis plus de 10 ans, avec son équipe, du programme d’études cliniques au sein du
Laboratoire, ainsi que de la formulation de compléments alimentaires innovants, efficaces et sûrs...
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