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Histoire 2

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Tandis qu'Hérodote fait souvent figure d'initiateur du récit historique, Thucydide (vers
-460 - vers -400) est le premier à se soucier explicitement de méthode, avec un
enjeu de recherche de la « vérité », et non plus simplement de « mémoire » et de
transmission. Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, il s'attache à relater
les causes de la guerre, les faits déclencheurs, puis il raconte chronologiquement
cette guerre, restant au plus près des événements, afin de donner un portrait fidèle
de ce conflit qu'il considère être fondamental dans l'histoire du monde et qu'il veut
expliquer aux générations futures. Il a également une vision profondément rationnelle
des faits, ne voyant pas dans l'enchaînement de ceux-ci l'intervention des dieux mais
la conséquence des actions des hommes.

Il reste peu de choses des œuvres historiques grecques postérieures à celle de


Thucydide : aussi bien les œuvres de Timée, d'Éphore de Cumes, rédacteur en -
340 de la première histoire du monde, que celles des « historiens d'Alexandre » ne
subsistent que de manière fragmentaire. La principale étant celle de Polybe : son
histoire en cinquante livres, ayant l'ambition de traiter l'histoire du monde antique de -
220 à -150, avec comme point de repère l'ascension de la République romaine. La
méthode de Polybe, tout comme celle de Thucydide, se veut rigoureusement
rationnelle et « pragmatique » : il interroge les survivants, se rend sur les lieux des
événements décrits, etc. De cette œuvre très vaste, qui anticipe sur les grandes
synthèses historiques modernes, un tiers, tout au plus, a survécu.

Avec l'avènement de l'Empire romain, la discipline historique tend à perdre de son


indépendance et à ne devenir qu'un moyen au service d'une fin politique (chez Tite-
Live) ou morale (chez Salluste). « Dans l'ensemble les Romains s'intéressaient plus
aux mérites littéraires de leurs livres d'histoire qu'à rapporter avec précision ce qui
s'était réellement produit »11. Cette tendance de la discipline a pu être qualifiée
d'« histoire pragmatique »12.

Le seul traité historiographique qui ait été conservé de l'Antiquité est celui de Lucien
de Samosate : Comment l'on écrit l'histoire. Dans cette critique sévère des historiens
de son temps, il écrit notamment : « La tâche de l'historien, il n'y en a qu'une ; dire
les choses telles qu'elles se sont passées »13, et « l'historien ne saurait écrire à la
manière des rhéteurs : ce qu'il a à dire a déjà été dit et sera dit par d'autres, car ce
sont des faits accomplis ; il faut simplement les mettre en ordre et les exposer ; il n'a
pas à chercher ce qu'il doit dire, mais comment il le dira »14.

Si les auteurs chrétiens réduisent l'histoire à un rang d'auxiliaire de la théologie, ils


tiennent néanmoins cette discipline en grande estime, et lui permettent de survivre à
la disparition de l'Empire romain d'Occident : en témoignent les œuvres d'Eusèbe de
Césarée, d'Isidore de Séville, ou de Bède le vénérable. Parallèlement se maintient
une histoire séculière sous la forme de chroniques, telle que celle d'Éginhard.

La pratique se maintient au sein de l'Empire byzantin avec les chroniques impériales,


et sa méthodologie trouve également un écho en Orient avec le Coran d'abord, qui
cherche à fixer la mémoire des paroles délivrées par Dieu à son Prophète. La vie de
Mahomet, puis des compagnons devient également un sujet, et les descriptions et
commentaires historiques servent de base aux querelles théologiques, les
différentes madhhabs sunnites tenant souvent les descriptions de la vie des
habitants de Médine à l'époque du Prophète comme un exemple de vie selon les
principes de l'Islam. La première biographie écrite sur Mahomet aurait été celle
d'Urwah ibn al-Zubayr (en) (mort en 713) petit-fils d'Abu Bakr, fils d'Asmaa bint Abu
Bakr et de Zubayr ibn al-Awwam, deux compagnons de Mahomet. Il aurait rédigé
cette biographie en se basant sur les témoignages de plusieurs autres compagnons
de Mahomet. L'une des premières grandes campagnes de documentation historique
dans la région est celle autour de la Rébellion des Zanj au VIIIe siècle, des historiens
comme Al-Tabari et Al-Mas'ûdî ayant mené un travail extensif de documentation et
de restitution des étapes du soulèvement, fondant par là même la tradition historique
arabe. Celle-ci est marquée par l'importance donnée à l'isnad (la chaîne de
transmission orale des récits) pour valider les faits racontés, ainsi que par un récit se
voulant complet et relatant donc toute histoire populaire et connue, laissant le soin
aux commentateurs postérieurs de démêler le vrai du faux. Cet état de fait restera
jusqu'à Ibn Khaldoun au XIVe siècle qui la refondera sur des critères plus scientifiques
au sens moderne du terme.

Champs et périodisation[modifier | modifier le code]


Articles connexes : École des Annales, microhistoire, Époque
historique et Matérialisme historique.
Selon les époques et le rôle qu'a tenu l'histoire au cours des siècles, les champs
d'études de l'historien ont fondamentalement évolué. Ainsi, la « civilisation » (prise
au sens restreint, c'est-à-dire les pratiques de gouvernement et religieuses d'une
population) et la guerre ont longtemps été les principaux objets de cette réflexion
historique qui se présentait comme une « mémoire de l'humanité »15. Les objets de
l'histoire sont donc au départ centrés sur l'histoire militaire, l'histoire politique et
l'histoire religieuse. L'histoire voit progressivement son champ s'élargir vers l'histoire
diplomatique, l'histoire sociale, l'histoire culturelle ou encore l'histoire économique.
Au tournant du XXIe siècle, elle a porté son attention d'une part vers des objets
uniques, des réalités distinctes, dans une démarche individualisante, et d'autre part
vers la corrélation entre phénomènes historiques et
phénomènes environnementaux tels que les changements climatiques,
les séismes ou les éruptions volcaniques majeures et leurs suites.

[afficher]
Liste d'exemples d'objets historiques utilisés
« Histoire : la crampe de l'écrivain », caricature anglaise
de C. D. Batchelor (en), 1919.
L'histoire est souvent scindée en périodes historiques, qui varient fortement selon les
pays et les civilisations. Ces périodes sont souvent utilisées pour séparer les
domaines d'étude, ainsi que, dans l'éducation primaire et secondaire, pour poser les
jalons nécessaires aux élèves dans leur perception des temps passés. Ces périodes,
ou bien – mieux – ces « époques », car le premier terme
stipule étymologiquement une histoire cyclique, ont pour double objectif de répondre
à une exigence chronologique et de poser des repères, d'indiquer des ruptures qui
traduisent un changement d'objet. Les époques et les champs étudiés par l'historien
varient aussi, puisque l'état des sources n'est pas le même à toutes les époques. Les
historiens de l'École des Annales ont au XXe siècle fait éclater le cadre rigide de
l'histoire événementielle en mettant en évidence le concept de longue durée qui rend
davantage compte des mouvements lents et fondamentaux des sociétés
humaines16. Fernand Braudel de l’École des Annales, propose trois parties pour
qualifier le temps dans sa thèse La Méditerranée et Philippe II : le temps long, qu'il
assimile au temps géographique; le temps moyen qu'il assimile au temps cyclique ;
et le temps court qu'il assimile au temps de l'évènement17.

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