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L’École des Annales, enfin, considère que l’Histoire n’est pas l’histoire des nations ni
des grands hommes mais bien l’histoire de tout ce qui est humain.
Si l'histoire de la Terre commence avec la formation géologique de notre planète, et
si l'histoire de l'humanité commence avec l'apparition du genre Homo, on limite
traditionnellement l'emploi du mot « histoire » pour les périodes qui nous sont
connues par l'intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces
sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les
périodes pour lesquelles de telles sources n'existent pas ont été nommées, quant à
elles, préhistoire ou protohistoire. En revanche, les chaires de proto-histoire et
de pré-histoire existent au sein de l'Université française : l'historien a « colonisé » ce
territoire, notamment sous la direction d'André Leroi-Gourhan, préhistorien français
emblématique. Ce dernier rappelle d'ailleurs que la différenciation entre
l'archéologue et le préhistorien s'est opérée au XIXe siècle pour des questions
d'approches disciplinaire. Sur le plan technologique, les chercheurs en histoire du
genre humain s'accordent à reconnaître trois grandes « révolutions techniques »
bouleversant profondément les modes de vie antérieurs :
la « révolution du feu » intervenue (selon les hypothèses) il y a 800 000 à
400 000 ans, qui a donné au genre humain le moyen de modifier les milieux
naturels (au profit du sien : la savane et la prairie), d'être un prédateur beaucoup
plus efficace et de s'alimenter de nutriments cuits ;
la « révolution néolithique » intervenue (selon les aires géographiques) il y a
8 000 à 2 000 ans avant notre ère, marquée par la sédentarisation et
l'agriculture ;
la « révolution industrielle », intervenue depuis deux siècles et demi environ, et
qui a donné au genre humain accès à l'énergie électrique et aux énergies
fossiles et fissiles.
Si d'autres révolutions techniques ont également eu lieu, comme la maîtrise
du bronze, du fer et de l'acier durant la haute Antiquité ou encore la révolution de
la navigation maritime aux XVe et XVIe siècles, leur influence moindre sur les modes de
vie et surtout leur maîtrise inégale et fortement décalée dans le temps par les
différentes populations humaines réparties à travers le globe empêchent leur
classification parmi les grandes révolutions ayant affecté ponctuellement l'humanité
dans son ensemble.