Introduction : Notion de stratégie
1. Définition
2. Caractéristiques de la stratégie
3. Intérêt de la stratégie
1
1. Définition de la stratégie
« La stratégie consiste en la combinaison des objectifs
qu’elle se donne et des moyens qu’elle choisit pour les
atteindre. »
« La stratégie est un compromis entre ce que
l’entreprise cherche à faire, ce qu’elle peut faire, ce
qu’elle devrait faire et ce qu’elle est autorisée à faire »
2
1. Définition de la stratégie
Ce que l’entreprise
veut faire
Objectifs, buts,
(
aspirations, valeurs
des dirigeants) Ce que l’entreprise
Ce que l’entreprise
devrait faire
peut faire
La stratégie (Opportunités et
(Ressources et
menaces de
compétences ; Forces
l’environnement)
et faiblesses) Ce que l’entreprise
est autorisée faire
(Obligations et
pressions du droit)
Figure : le compromis
stratégique
3
2. Caractéristiques de la stratégie
On peut retenir trois caractéristiques pour une
décision stratégique :
La stratégie positionne l’entreprise par rapport à son
environnement.
La stratégie engage l’entreprise à LT. Elle porte sur le
long terme et concerne à la fois les activités et les
structures;
La stratégie engage l’entreprise dans sa totalité
contrairement aux décisions tactiques. Elle est du
ressort de la direction générale.
4
3. Intérêt de la stratégie
La stratégie présente un intérêt à trois niveaux :
Elle oblige l’entreprise à étudier et à prévoir les
évolutions de l’environnement.
Elle permet la définition des axes de développement de
l’entreprise;
Elle donne un cadre de référence et des finalités
cohérentes; ce qui facilite la gestion courante de
l’entreprise
5
Section 1 : L’analyse stratégique et ses
outils
1) L’analyse stratégique
2) Les concepts stratégiques
3) L’analyse concurrentielle et ses modèles
4) L ’analyse technologique
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1. L’analyse stratégique
L’analyse stratégique consiste à étudier les conditions de
l’environnement et à identifier les capacités et les
moyens de l’entreprise par rapport à ces conditions et
par rapport aux finalités.
Elle permet de définir et d’évaluer les différentes
stratégies alternatives possibles et de faciliter le choix
de la stratégie à adopter.
7
1. L’analyse stratégique(suite)
Elle permet de mettre en évidence :
- les menaces et les opportunités;
- les forces et les faiblesses de l’entreprise;
- la position concurrentielle de l’entreprise.
8
1)L’analyse stratégique (suite)
Schéma de la démarche stratégique
Opportunités et Forces et Finalités de
Menaces Faiblesses L’entreprise
Choix d’une stratégie
Objectifs/Moyens
Plans d’actions : Mktg, technique, financier, social
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A/ Le modèle FFOM (SWOT)
Diagnostic Externe
(opportunités et menaces)
Diagnostic Interne
perspectives (Forces et faiblesses de
d’évolution de l’environnement l’entreprise) Audit technique,
économique, juridique, financier, humain
Technologique; potentiel économique
et commercial
du marché; contexte concurrentiel
Facteurs clés de succès (Compétences Position concurrentielle
(Position des concurrents et
à maîtriser pour réussir dans le secteur)
de l’entreprise sur les facteurs clés
de succès)
Mission, valeurs, objectifs
Choix possibles
Filtrage (faisabilité, attractivité , risques)
Stratégie
10
LE DIAGNOSTIC EXTERNE
Le diagnostic externe revient à analyser :
- l’environnement multidimensionnel : culturel,
politique, économique, démographique, etc. ;
- la demande : application du schéma de Bouquerel
( comportement consommateurs) ;
- l’offre : capacité secteur, structure coût, circuits
distribution, financement du secteur, technologie ;
- intensité concurrentielle : (Modèle de M. Porter) ;
- analyse fine de la concurrence : forces et faiblesses.
11
La demande
Il faut distinguer la demande actuelle et son évolution.
L’analyse recourt aux techniques d’étude de marché.
Bouquerel :
l’analyse de la demande et son évolution permet de se
forger une opinion sur les perspectives des marchés en
termes d’opportunités ou de risques.
12
L’offre
Le diagnostic de l’offre appréhende dans sa globalité
l’offre de produits ou services des entreprises présentes
sur le marché.
Il faut là aussi adopter une perspective dynamique.
13
L’intensité concurrentielle
Les cinq (ou six) forces qui commandent l’intensité
concurrentielle ont été développées par M. Porter.
14
La concurrence
A analyser de façon de plus fine :
- objectifs et stratégies de la concurrence
- capacités de la concurrence : forces et faiblesses.
15
LE DIAGNOSTIC INTERNE
1- Diagnostic fonctionnel
2- L’analyse de portefeuille : le modèle du BCG
3- Diagnostic par les facteurs clés de succès
4- Le diagnostic par la chaîne de valeur
5- Diagnostic technologique
16
Diagnostic fonctionnel
Détermination des facteurs et processus à
analyser.
Les processus sont des activités transversales ayant un
impact réel sur la performance : finalisation,
organisation, contrôle, information, etc.
17
Diagnostic fonctionnel(suite)
Commercial
Portefeuille produits
Politique de marge
Fidélité clientèle
Qualité de service
Finances.
Ratios financiers
Production
Quantité et qualité des équipements
Niveau des coûts
18
Diagnostic fonctionnel(suite)
GRH
Dans un premier temps, il convient d’avoir une vue très claire des
problèmes éventuels et de l’opportunité d’un changement en ce qui
concerne d’une part :
L’efficacité, la performance de l’individu et du groupe
La motivation intrinsèque des emplois dans le travail individuel
et collectif
la satisfaction de l’individu et du groupe en ce qui concerne
l’organisation du travail et son contexte organisationnel
D’autre part : les facteurs extrinsèques (rémunération, style
de management, rapport avec les collègues…)
Il convient d’établir dans un second temps, pour chaque type de
poste ou de fonction " critiques " les tâches et activités essentielles
pour :
L’amélioration des compétences clés de l’entreprise
Le développement des individus de l’entité concernée
19
Diagnostic fonctionnel(suite)
Le mode d’évaluation.
- un profil de compétence (valeur absolue)
- un profil concurrentiel (valeur relative, concurrence)
- une comparaison à un idéal.
20
Diagnostic par les facteurs clés de succès
Il s’agit de formuler un diagnostic sur les seuls
facteurs déterminants du succès de l’entreprise dans
un secteur concurrentiel donné.
Exemple : pour une entreprise de restauration, les forces :
- localisation ;
- rapport Qualité / prix ;
- cadre ;
- accueil ;
- rapidité du service.
21
Le diagnostic par la chaîne de valeur
M. PORTER propose d’analyser les sources de l’avantage
concurrentiel d’une entreprise et d’utiliser pour ce faire, un
instrument qu’il qualifie de fondamental, la chaîne de valeur.
Le diagnostic repose alors sur un découpage de l’entreprise en
activités :
- activités principales
- activités logistiques ou de soutien.
22
Le diagnostic par la chaine des valeurs (suite)
23
SYNTHESE DU DIAGNOSTIC
Fonctions Faiblesses Actions Coût Délai
Organisation mettre en place 750.000 F 12 mois
absence
veille marché? remontée info par
FDV
Commercial demande pro-
vieux 300.000 F 2 mois
logo Positions…..
24
2. Les concepts stratégiques
a) Métier ou DAS ou P/M : la segmentation stratégique
b) Le portefeuille d’activité
c) Le cycle de vie d’un produit, marché ou secteur
d) Le système d’objectifs
e) L’effet d‘expérience
25
[Link] concepts stratégiques (suite)
a) Segmentation stratégique
La segmentation stratégique procède d’un découpage
des activités en métiers correspondant à des groupes
de produits pouvant faire l’objet d’une stratégie
unique. Pour réaliser une segmentation stratégique on
a souvent recours à la matrice des trois critères : même
besoin, même clientèle, même moyens
technologiques. besoin
technologie
clientèle 26
[Link] concepts stratégiques (suite)
27
b) Le portefeuille d’activités
un portefeuille d’activités est un ensemble des domaines
d’activités d’une entreprise. Un domaine d’activité
correspond, en général, à un couple Produit/Marché. Il se
caractérise par un cycle de vie. »
Un métier est constitué par l’ensemble des compétences
nécessaires pour exercer efficacement une activité. Une
industrie peut recouvrir plusieurs métiers.
28
[Link] concepts stratégiques (suite)
c) cycle de vie d’un produit/marché (secteur)
Lancement croissance maturité déclin
Taux de faible forte faible négatif
croissance des
ventes
Nombre de faible En croissance élevé En baisse
concurrents
liquidité Besoin Équilibre Excédent Equilibre
Résultat Perte Bénéfice Bénéfice max Bénéfice
Min (faible)
29
[Link] concepts stratégiques
(suite)
c) cycle de vie d’un produit/marché (secteur)
30
[Link] concepts stratégiques (suite)
d) Le système d’objectifs
- Il se présente comme une chaîne de couples
fins-moyens qui permet à l’entreprise de décider
à tous les niveaux de façon cohérente,
conformément à la stratégie.
- Il part d’un objectif général et se traduit par des
objectifs plus opérationnels au fur et à mesure
que l’on descend dans la hiérarchie
31
d)Le système d’objectifs (suite)
Fig. Système d’objectifs
Objectif général : Développement international
Moyens :
-Croissance des exportation vers l’UE
-- Implantation par croissance externe en ASIE
Objectifs financiers :
Objectif de ventes : Croissance
Prise de contrôle d’une PME
des ventes de 20% vers l’UE
du secteur en ASIE
Moyens :
Moyens :
- Baisse des prix de 10%
-Ramassage boursier
- Campagne PUB/PROMO
-Achat de gré à gré d’actions
Ventes Pub Promo RFI RB
32
e) L’effet d’expérience
Par l’effet d’expérience , on a une diminution du
coût unitaire d’un produit de x % à chaque
doublement de l’expérience de l’entreprise.
L’expérience est alors mesurée par la production
cumulée du produit.
L’effet d’expérience est lié :
aux économies d’échelle
à l’effet d’apprentissage
à l’innovation.
33
d) L’effet d’expérience (suite)
Coûts
unitaires
Courbe d’expérience
Production cumulée
34
3) L’analyse concurrentielle et ses modèles
1) L’analyse du secteur d’activité de M. Porter
2) Les modèles du BCG
3) Le modèle ADL
4) Le modèle Mc Kinsey
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a) L’analyse du secteur d’activité de M.
Porter
Selon M. Porter, la stratégie doit assurer à l’entreprise
un avantage concurrentiel durable. Il propose alors une
analyse structurelle des secteurs où l’entreprise est
présente.
36
a) L’analyse du secteur d’activité de M.
Porter (suite)
M. Porter identifie deux types d’étude à réaliser :
Une étude interne:
Maturité du secteur
Topographie concurrentielle
Barrières à l’entrée et à la sortie
Une étude externe:
Les nouveaux entrants
Les substituts
Pouvoir de négociation des clients et des Frs
37
a) L’analyse du secteur d’activité de M.
Porter (suite)
A l’intérieur de chaque secteur, M. Porter identifie des
groupes stratégiques, c.a.d. des groupes ayant la
même stratégie de base. Les entreprises doivent se
positionner par rapport à ces différents groupes
stratégiques.
38
Le modèle des cinq forces de Porter
Nouveaux entrants
Pouvoir de
Menaces des N.E.
négociation des
fournisseurs
Concurrents Clients
Fournisseurs
Rivalités
Menaces de
substituts Pouvoir de
Produits de substitution négociation des
Clients
39
b) Les modèles du BCG
Le premier modèle du BCG : Il évalue la
compétitivité de l’entreprise à partir de deux critères :
la PMR et le taux de croissance du marché. Il est
représenté sous la forme d’une matrice à 4 cadrans.
40
b) Les modèles du BCG (suite)
Faible
Forte Part de marché relative
Elevé
Vedettes Dilemmes
Taux de
croissance
du marché
Vaches à lait Poids morts
Faible
41
b) Les modèles du BCG (suite)
Les Vedettes : elles sont caractérisées par une forte
croissance et un avantage concurrentiel. Nécessitent
beaucoup d’investissement et génèrent peu de liquidités
disponibles.
Les vaches à lait : donnent beaucoup de liquidités à
investir ailleurs
Les dilemmes : Nécessitent beaucoup d’investissement
et donnent peu de liquidités
Les poids morts : se maintiennent tout juste sur le
marché
42
b) Les modèles du BCG (suite)
Utilisation du modèle :
Il permet d’évaluer l’équilibre du portefeuille d’activités.
Il permet alors d’orienter les décisions stratégiques de
l’entreprise qui doit rentabiliser ses vaches à lait afin
de maintenir sa position sur ses vedettes et financer
ses dilemmes.
43
b) Les modèles du BCG (suite)
Le second modèle du BCG : Le premier modèle
du BCG a été revu pour tenir compte de
l’instabilité de l’environnement mondial.
Dans le second modèle, la variabilité de
l’environnement implique des situations
stratégiques différentes. Les deux facteurs croisés
dans le modèle sont : l’avantage concurrentiel et
les possibilités de différenciation concurrentielle.
44
b) Les modèles du BCG (suite)
Faible Avantage concurrentiel
Elevé
Nbreuses
Situation Stratégie de
Possibilités fragmentée spécialisation
différenciation
Impasse Stratégie de
Limitées
stratégique volume (DPC)
Figure : deuxième modèle du BCG
45
b) Modèles du BCG (suite)
Grâce au second modèle du BCG on comprend qu’il y
a de nombreuses façons d’avoir un avantage
concurrentiel et un avantage important
46
c) Le modèle ADL
Présentation du modèle :
Il se présente sous la forme d’une matrice à cinq lignes
et quatre colonnes grâce au croisement de deux
critères : la position concurrentielle et la maturité du
secteur.
La matrice permet de voir l’importance relative de
chaque segment stratégique.
47
c) Le modèle ADL (suite)
Maturité du secteur
démarrage croissance maturité déclin
Dominante
Développement naturel
Forte
Position
Concur-
rentielle Fav.
Développement
sélectif
Défav.
Réorientation
Marginale Abandon
48
Modèle ADL
49
Modèle ADL
Le développement naturel : l’entreprise dispose d’une
bonne position concurrentielle ; il convient alors de
poursuivre les investissements pour maintenir la position
dominante surtout si le secteur se trouve dans un cycle de
croissance (Activité B) ;
Le développement sélectif : position concurrentielle plus
défavorable (Activité D) ou une activité vieillissante
(Activité C). L’entreprise doit chercher une meilleure
rentabilité en améliorant sa position concurrentielle ;
L’abandon : quand la position concurrentielle est trop
faible (sauf, éventuellement si l’activité se situe en phase de
démarrage (Acticité A) car la rentabilité est trop faible et le
risque concurrentiel est trop important. 50
c) Modèle ADL (suite)
Le développement naturel : on suit ici le
développement du métier
Le développement sélectif : l’entreprise privilégie les
activités dans lesquelles sa position est favorable
La réorientation des activités en s’appuyant sur les
compétences du métier traditionnel
L’abandon pur et simple du métier
51
c) Modèle ADL (suite)
Utilisation du modèle :
Dans le modèle ADL, le portefeuille équilibré est celui
qui donne suffisamment d’activités en position
favorable et en maturité pour financer le
développement des activités moins bien placées.
52
d) Le modèle Mac Kinsey
Le modèle Mc Kinsey se présente sous la forme d’une
matrice d’ordre 3
53
d) Le modèle Mac Kinsey (suite)
Présentation du modèle
Valeur du secteur
Forte Moyenne Faible
Maintenir la Maintenir la Rentabiliser
Forte
position de position : suivre (traire la vache)
Position leader le
concurrentielle développement
Accroître l’effort Rentabiliser Retraite
Moyenne
: danger de avec prudence sélective
marginalisation
Doubler la mise Retraite désinvestisseme
Faible ou abandonner progressive et nt
sélective
54
d) Le modèle Mac Kinsey (suite)
Utilisation du modèle :
On retrouve les quatre positions extrêmes du premier
modèle du BCG
Le modèle de Mc Kinsey est plus nuancé et plus subtile
tout en ayant la même approche que le BCG
55
4) L’analyse technologique
1) Identification et impact de la technologie
2) Stratégie technologique
56
a) Identification et impact de la technologie
a1) Identification :
Selon le cabinet ADL on peut distinguer :
- les technologies de base
- les technologies-clés
- les technologies émergentes
57
a) Identification et impact de la technologie
(suite)
a2) Impact de la technologie :
Toute technologie semble condamnée à disparaître au
profit d’une nouvelle. La détermination du stade de
développement d’une technologie participe d’un effort de
prévision technologique.
L’impact d’une technologie est fonction de :
- le domaine d’activité
- les conséquences en matière de coût
- les possibilités de différenciation et de positionnement
qu’elle apporte
58
b) La stratégie technologique
Elle consiste à déterminer quelle technologie développer
et quels moyens utiliser pour y parvenir?
La prévision technologique facilite le choix de la
technologie et un service de veille technologique peut
s’avérer très utile dans ce cas.
59
b) La stratégie technologique (suite)
Deux types de stratégies s’offrent à l’entreprise en
matière technologique :
La production par la recherche développement qui
débouche sur l’innovation
L’acquisition d’une technologie existante par achat ou par
croissance externe.
60
5) L’analyse du potentiel de l’entreprise
L’analyse du potentiel de l’entreprise concerne
l’étude des ressources mais aussi celle des
structures de l’entreprise.
1) Structure et organisation
A. Chandler a démontré la relation entre stratégie
et structure. Pour lui, la stratégie implique la
structure.
En fait, il y a une interdépendance entre les deux.
61
5) L’analyse du potentiel de l’entreprise
(suite)
2) Ressources internes et stratégie:
Les ressources financières, les RH, le système
d’information et de décision sont à prendre en
considération dans chaque choix stratégique.
L’analyse des ressources doit intégrer toutes les
possibilités d’économie de champ du fait des synergies
(Harry Igor ANSOFF).
62
Section 2 : Les décisions
stratégiques
Les variables stratégiques
Les niveaux et choix stratégiques
63
1. Les variables stratégiques
On peut distinguer ici trois variables de la stratégie
Les couples produits/marchés
L’innovation
L’investissement
64
a. Les couples produits/marchés
Comme produit de l’existence d’un marché et d’un
savoir-faire, les couples produit/marché constituent
un moyen d’action stratégique déterminant. Ils
renvoient à :
L’analyse du cycle de vie du produit;
L’analyse du portefeuille d’activité;
L’analyse externe du métier
65
b. L’innovation
Définition : l’innovation est l’application
économique d’une invention ou d’une idée
nouvelle. Elle peut prendre la forme de produits
nouveaux, de procédés de production ou
d’organisation nouveaux.
Elle peut consister en une création, une
modification d’un produit ou d’un procédé, ou
d’une transposition d’un concept existant ailleurs
66
b. L’innovation
Avantages de l’innovation :
Permet à l’entreprise de bénéficier d’un monopole
provisoire;
De faire évoluer ses produits et métiers;
De différencier les produits de l’entreprise et son image
67
b. L’innovation
Conditions de l’innovation :
Fruit d’une recherche-développement
Implique la flexibilité structures et des moyens
productifs;
Efficacité des systèmes d’information et de décision;
Des moyens financiers importants : obstacle majeur;
Une bonne communication (résistance aux
changements client, personnel)
68
c. L’investissement
Définition : l’investissement est l’immobilisation de
ressources financières afin de procurer à l’entreprise
un avantage économique durable. C’est le moyen
principal pour mettre en œuvre la stratégie
69
c. L’investissement
Les types d’investissement :
Investissement technique ou productif
investissement de remplacement
Investissement de capacité
Investissement de rationalisation
investissement immatériel ou incorporel
Dépenses de recherche
Dépenses de formation
Dépenses commerciales : étude de marché, pub., brevets
Investissement financier
Prise de participation pour de contrôle
70
c. L’investissement (suite)
Choix des investissements productifs :
van>0
TRI>coût du capital
DRC
71
2. LES NIVEAUX ET CHOIX
STRATEGIQUES
Les niveaux de la stratégie
Les choix stratégiques
72
a/ LES NIVEAUX DE LA STRATEGIE
On distingue plusieurs niveaux de stratégie :
Stratégie/Contenu Horizon Niveau
temporel/ Plan hiérarchique
impliqué
Stratégie de domaine : Long terme (5ans) Direction
secteurs d’activité à conquérir, à Plan d’entreprise générale
défendre,désengagements à prévoir Direction des
divisions
Stratégie concurrentielle : Moyen terme Direction des
Segmentation, positionnement, (3ans) divisions
Plan de division Direction de
marketing
Stratégie fonctionnelle : Exemple Court terme Direction
marketing : produits (6mois à 1an) Marketing Chef
nouveaux, marketing mix Plan marketing de produits
73
a/ LES NIVEAUX DE STRATÉGIES(suite)
Toutes ces stratégies doivent respecter les principes suivants :
- Principe de cohérence : les stratégies ne peuvent se contredire
les unes les autres.
- Principe d’adaptation : les stratégies doivent être compatibles
avec les moyens de l’entreprise et être adaptées au marché
visé.
- Principe de sécurité : une stratégie qui conduirait à la
catastrophe si tout ou partie de ses hypothèses ne se réalisait
pas doit être rejetée.
- Principe de supériorité partielle : par un aspect au moins, la
stratégie doit assurer un avantage sur la concurrence.
74
b/ LES CHOIX STRATEGIQUES
Les choix stratégiques de domaine
Les choix stratégiques concurrentiels
Les choix stratégiques fonctionnels
75
b1/ Les choix stratégiques de
domaine
Spécialisation ou diversification
Croissance interne ou croissance externe
La stratégie d’internationalisation
76
Spécialisation ou diversification(suite)
La spécialisation : elle consiste , pour une entreprise, à
se concentrer sur un domaine d’activité et un seul.
Elle peut correspondre à trois positions de la matrice
de Ansoff : pénétration, développement segmental,
innovation.
77
Spécialisation ou diversification
(suite)
Avantages de la spécialisation :
Meilleure connaissance de l’environnement;
Simplification de la gestion;
développement d’une image cohérente;
Une plus grande expérience.
Inconvénients de la spécialisation
Risque lié au choix d’un seul métier;
Émergence de rigidité
78
Spécialisation ou diversification (suite)
Les stratégies de base de Michael Porter peuvent être
des modalités de la spécialisation :
La stratégie de domination globale au niveau des coûts
La stratégie de différenciation
La stratégie de focalisation ou de concentration ou de
créneau
79
Spécialisation ou diversification (suite)
La diversification : elle correspond à l’exercice de
nouvelles activités impliquant à la fois de
nouveaux produits et de nouveaux marchés : BIC
fabrique des planches à voile.
Avantages de la diversification :
Elle permet de constituer un portefeuille équilibré;
Elle permet d’accroître la rentabilité;
Elle permet alors de réaliser un effet de synergie
positive.
80
Spécialisation ou diversification (suite)
Inconvénient de la diversification :
Une dispersion des efforts d’investissement
Une gestion plus complexe des activités
Les formes de diversification :
La diversification verticale ou intégration;
La diversification concentrique ou liée;
La diversification conglomérale ou non liée
81
Spécialisation ou diversification (suite)
DETRIE et RAMANANTSOA professeurs à HEC ont proposé une
typologie de stratégies en croisant : La position concurrentielle dans
le métier et l’attraction que présente le métier.
Position concurrentielle
Forte dans le secteur Faible
Fort
Diversification Diversification
de placement de confortement
Attrait du
secteur
Diversification Diversification
de redéploiement de survie
Faible
82
Spécialisation ou diversification (suite)
La diversification de placement :
elle correspond à une recherche de
rentabilité dans de nouveaux
métiers pour présenter une forte
rentabilité.
83
Spécialisation ou diversification (suite)
La diversification de
redéploiement correspond à une
recherche d’activités à fortes
perspectives de croissance pour
permettre une reconversion de
l’entreprise dans un secteur offrant
une synergie avec le métier
traditionnel.
84
Spécialisation ou diversification (suite)
La diversification de confortement
consiste à adjoindre à l’activité de
l’entreprise une autre afin de
renforcer sa position et sa
rentabilité
85
Spécialisation ou diversification (suite)
La diversification de survie : Il
s’agit dans ce cas d’apporter à
l’entreprise une nouvelle activité
afin qu’elle ne disparaisse pas
86
Les stratégies de croissance
La stratégie de croissance consiste en
l’augmentation de son chiffre d’affaires et de sa
valeur ajoutée, de l’effectif de ses salariés, ses
implantations et ses produits, etc.
La croissance peut avoir une base interne ou
externe
Elle permet à l’entreprise de tirer profit de
l’expérience, d’accroître son pouvoir de
négociation et de suivre l’évolution de la masse
critique de son secteur; de réduire la pression de la
concurrence
87
Croissance interne
Il s’agit d’une croissance par les investissements
productifs et commerciaux
Avantage de la croissance interne :
Le principal avantage tient au fait que c’est une forme de
croissance qui évite toute immixtion de nouveaux
associés dans la gestion;
Elle est généralement adoptée dans les PME
88
Croissance interne (suite)
Les modalités de la croissance interne
Elle peut se faire dans le métier actuel ou par
diversification
Les grandes firmes s’adonnent à l’intrapreneurship
Les limites :
les ressources financières nécessaires sont souvent
insuffisantes du fait des capacités ou motivations faibles
Toute diversification envisagée ici n’affranchit pas
l’entreprise des contraintes d’une nouvelle affaire
89
Croissance externe
Il s’agit de regroupement total ou partiel d’une
entreprise avec d’autres entreprises
Avantages de la croissance externe :
C’est le moyen le plus rapide d’intégrer un nouveau
métier ou un nouveau marché;
Elle peut être un moyen d’éliminer un concurrent afin
d’accroître la rentabilité de l’entreprise
90
Croissance externe
(suite)
Les modalités juridiques de la croissance externe:
Le transfert d’actif:
Fusion égalitaire ou fusion-absorbtion
Scission
Apport partiel d’actif
Prise de participation:
Acquisition de parts sociales pour contrôle ; simple, croisée, en cascade
ou circulaire
Accords entre entreprises :
Le partenariat stratégique, GIE, contrats d’union, sous-traitance, les
contrats de distribution
Techniques de prise de contrôle sont : OPA, OPE, OPV, gré à gré,
ramassage boursier
91
Croissance externe (suite)
Les limites de la croissance externe :
Modifie l’organisation de l’entreprise, les méthodes de
travail et peut déboucher sur une réduction des effectifs.
Ne mène pas toujours vers une cohérence
organisationnelle (problèmes culture, identité)
92
L’internationalisation
Les facteurs de l’internationalisation
La recherche de débouchés. Les causes :
L’insuffisance ou la saturation du marché d’origine
Les limites légales qui entravent la croissance
La volonté de réduire les risques de conjoncture
L’élargissement de la concurrence au monde
La recherche d’avantages concurrentiels
La sécurité des approvisionnements
La présence d’un réservoir abondant de M.O.D bon marché
L’existence d’un foyer de recherche et d’innovation
Les avantages fiscaux et financiers accordés
93
L’internationalisation
Le processus d’internationalisation
L’exportation
Les contrats : cession de licence, franchise
L’implantation commerciale
La multinationalisation : mène à la constitution de
firmes multinationale avec :
L’implantation de filiales de montage ou d’assemblage
L’implantation industrielle complète
94
b2/ Les stratégies concurrentielles
On peut distinguer ici trois groupes de stratégies :
Les stratégies génériques de M. Porter
Les stratégies guerrières
Les stratégies selon la position de marché
95
Les stratégies génériques de Porter
La domination par les coûts
La différenciation
La focalisation ou concentration
96
Les stratégies guerrières
Les stratégies guerrières sont de deux types :
Les stratégies offensives
Les stratégies défensives
97
Les stratégies offensives
On peut distinguer ici quatre stratégies :
1. L’attaque frontale où l’entreprise vise la même cible
que les concurrents et utilise les mêmes arguments;
2. L’attaque frontale limitée : même cible mais
arguments différents;
3. L’attaque latérale : Mêmes arguments mais cible
différente;
4. La guérilla
98
Les stratégies défensives
On peut distinguer ici trois stratégies :
La défense de position
La défense préventive
La contre offensive
99
Les stratégies de position
Les stratégies de position sont :
La stratégie du leader
L’augmentation de la demande primaire
Le développement de sous marques
L’innovation
La stratégie du challenger
Il utilise des stratégies offensives pour bousculer le leader
100