0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
118 vues16 pages

Cours Officiel

Transféré par

Dr. B
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
118 vues16 pages

Cours Officiel

Transféré par

Dr. B
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET

MALADIES PROFESSIONNELLES

N. AKIF

EHS CENTRE Pierre et Marie Curie

Année universitaire 2023 - 2024


SOMMAIRE
Introduction
Les accidents du travail
Définitions

Caractéristiques de l’accident du travail


Les bénéficiaires
Constatation de l’accident
Modalités de déclaration des accidents du travail
Constatation des lésions
Instruction du dossier
Obligations de la victime

Les maladies professionnelles


Définitions
Composition des tableaux de maladie professionnelle
Lecture d’un tableau de maladie professionnelle
Structure d’un tableau de maladie professionnelle
Exemple d’un tableau de maladie professionnelle
Classification des maladies professionnelles

Présomption d’origine professionnelle d’une maladie

Modalités de déclaration des maladies professionnelles

Les maladies à caractère professionnel

Réparation et indemnisation des accidents du travail et des


maladies professionnelles
Prestations d'incapacité temporaire
Prestations d'incapacité permanente

Bibliographie
Introduction :
En Algérie, les modalités de déclaration et d’indemnisation des accidents du travail et des
maladies professionnelles sont régies par la loi n° 83-13 du 2 juillet 198 avec un régime
unique. Les dispositions de la présente loi sont applicables aux accidents du travail et aux
maladies professionnelles auxquels s'expose le travailleur, quelque-soit le secteur d'activité
auquel il appartient

Les accidents du travail :

Définition :
L’accident du travail est défini par l’article 6 de la loi 83-13 du 2 juillet 1983 relative aux
accidents du travail et aux maladies professionnelles :
Est considéré comme accident du travail, tout accident ayant entraîné une lésion corporelle
imputable à une cause soudaine, extérieure et survenue dans le cadre de la relation de travail.
Cette loi, définit dans ses articles 7, 8 et 12 plusieurs catégories de l’accident du travail
notamment :

Accident du trajet :
Est assimilé à un accident de travail , l’accident survenu pendant le trajet effectué par l’assuré
pour se rendre à son travail, ou en revenir, quel que soit le mode de transport utilisé, à
condition que le parcours n’ait pas été, sauf urgence ou nécessité, cas fortuit ou force majeure,
interrompu ou détourné.
Le parcours ainsi garanti y compris entre, d’une part, le lieu de travail et d’autre part le lieu de
résidence ou un lieu assimilé tel que celui ou le travailleur se rend habituellement, soit pour
prendre ses repas, soit pour des motifs d’ordre familial.

Caractéristiques de l’accident du travail :

La définition règlementaire, signifie que le caractère professionnel de l’accident est


déterminé par 03 critères :
Relation de cause à effet : l’existence d’un fait accidentel et d’un lien entre le fait accidentel
et le travail.

Lien de subordination : le travailleur se trouve soumis au contrôle et à l’autorité de son


employeur .L'accident survient à l’intérieur de l’entreprise ou en dehors de l’entreprise et
pendant le temps du travail. Le lien avec le travail est établi .La victime se trouve sous la
dépendance de son employeur : déplacements professionnels, missions confiées.
La présomption légale de responsabilité de l’employeur pour tout accident survenant par le
fait ou à l’occasion du travail. Le fait accidentel à l’origine de lésions, cette relation constitue
une véritable présomption d’imputabilité.

Matérialité de l’accident : lésion corporelle interne ou externe quel que soit sa gravité,
d’apparition soudaine ayant une origine extérieure provoquée par un agent matériel ou
immatériel.
Absence de présomption d’imputabilité :
En cas de doute sur l’imputabilité du fait accidentel, s’il est rapporté que la lésion à une
origine totalement étrangère au travail, la victime ou les ayants droit doivent apporter la
preuve du lien de causalité entre l’accident et les lésions.

Les bénéficiaires :
Bénéficient des dispositions de la présente loi, tous les travailleurs assujettis aux assurances
sociales au titre des articles 3 et 6 de la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983, relative aux assurances
sociales, quel que soit leur nationalité, occupés sur le territoire national, salariés ou assimilés
à des salariés ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs
employeurs, quelque soient le montant et la nature de leur rémunération, la forme, la nature
ou la validité de leur contrat ou de leur relation de travail.

Sont également couvertes les personnes désignées ci-après :


les élèves des établissements d'enseignement technique, les personnes accomplissant un stage
de rééducation fonctionnelle ou de réadaptation professionnelle, les personnes qui participent
bénévolement au fonctionnement d'organismes de sécurité sociale, les pupilles relevant de la
sauvegarde de la jeunesse pour les accidents survenus par le fait ou à l'occasion d'un travail
commandé, les détenus qui exécutent un travail pendant la durée de leur peine, les étudiants,
lorsqu’ils n’exercent aucune activité professionnelle.

Par ailleurs, sont bénéficiaires de cette loi les personnes qui, même sans avoir la qualité
d’assuré social participent à des 'actions et activités commandées, qu'organisent le parti, les
organisations de masse et les unions professionnelles ; des activités sportives organisées dans
le cadre d'associations ; et à l'accomplissement d'un acte de dévouement dans un intérêt public
ou de sauvetage d'une personne en danger.

Constatation de l’accident :

Modalités de déclaration de l’accident du travail :


L'accident du travail doit être immédiatement déclaré par : la victime ou ses représentants, a
l'employeur, dans les vingt-quatre (24) heures, sauf cas de force majeure, les jours non
ouvrables n'étant pas comptés ; l'employeur, à compter de la date où il en a eu connaissance,
à l'organisme de sécurité sociale, dans les quarante-huit (48) heures, les jours non ouvrables
n'étant pas comptés ; l'organisme de sécurité sociale à l'inspecteur du travail dont relève
l'entreprise.
En cas de carence de l'employeur, la déclaration à l'organisme de sécurité sociale peut être faite par la
victime ou ses ayants droit, par l'organisation syndicale et par l'inspection du travail, dans un délai de
quatre (04) ans à compter du jour de l'accident.

L’obligation faite à l’employeur de souscrire une déclaration s’impose, même si l’accident n’a
pas entraîné d’incapacité de travail ou ne paraît pas être imputable au travail. Dans ce dernier
cas, l’employeur fait assortir sa déclaration de réserves.

Constatation des lésions :

Tout médecin est habilité à déclarer un accident du travail en établissant un certificat médical
initial.
Le certificat initial doit être établi en deux exemplaires par le praticien, choisi par la victime
lors du premier examen médical qui suit l'accident du travail selon le modèle arrêté par la
sécurité sociale (AT 03) voir figure N° 1 ci-dessous.
Le certificat médical initial comporte les informations suivantes :
identification de la victime, identification du médecin, la date et l’heure de survenue de
l’accident. , la raison sociale et l’adresse de son organisme employeur, le poste de travail
occupé par la victime, la matérialité de l’accident (nature et siège des lésions) et les
conséquences du dommage c’est-à-dire accident avec arrêt de travail en précisant le nombre
de jours ou bien accident sans arrêt de travail.

Il mentionne, également, les constatations qui pourraient présenter une importance pour la
détermination de l'origine traumatique ou morbide des lésions.

A la fin de la période d’incapacité temporaire de travail, le médecin doit de nouveau établir en


double exemplaires soit le certificat de guérison, s'il n'y a pas incapacité permanente ou le
certificat de consolidation, s'il y a incapacité permanente selon le modèle arrêté par la
sécurité sociale. (AT 04) voir figure N°2.
La guérison est la disparition des lésions traumatiques ou morbides occasionnées par
l’accident. Il ne subsiste aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité permanente.
Ce certificat doit indiquer la date de reprise de travail.
La consolidation est le moment où, à la suite de l’état transitoire que constitue la période de
soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent si non définitif.
Le certificat indique la date de la consolidation et les conséquences définitives de l’accident et
fixe à titre indicatif le taux de l’indemnité partielle permanente (IPP) qui en résulte.

Instruction du dossier :
Lorsque l'organisme de sécurité sociale est en possession des éléments du dossier et,
notamment, de la déclaration d'accident, il doit se prononcer sur le caractère professionnel de
l'accident dans un délai de vingt (20) jours.
En cas de contestation du caractère professionnel de l'accident par l'organisme de sécurité
sociale, celui-ci doit notifier sa décision à la victime ou à ses ayants droit dans un délai de
vingt (20) jours, à compter de la date à laquelle il a eu connaissance de l'accident par quelque
moyen que ce soit.

En cas d'accident de trajet, une copie du procès-verbal établi par l'autorité administrative ou
judiciaire, doit être obligatoirement transmise dans un délai de dix (10) jours, à l'organisme de
sécurité sociale du lieu de l'accident. Une copie de ce procès-verbal doit être délivrée, sur leur
demande, à la victime, à ses ayants droit et à l'organisation syndicale concernée.

Obligations de la victime :

La victime est tenue d’observer rigoureusement les prescriptions du médecin traitant.


Elle est tenue de présenter à toute réquisition du contrôle médical, tous certificats médicaux,
examens complémentaires (radiologiques -biologiques) ou ordonnance en sa possession ainsi
que la déclaration de l’accident.
Dans le cas où la victime refuse de se prêter à l’examen de contrôle, l’agence peut décider la
suspension des indemnités journalières ou de la rente.

Les maladies professionnelles

Définitions :
Définition Réglementaire (loi 83-13 du 02 juillet 1983) : Les maladies professionnelles sont
définies comme étant « Toutes intoxications, infections et affections présumées d’origine
professionnelle particulière »
Autres définitions :
([Link]), «C’est une maladie qui, vraisemblablement, ne se serait pas produite dans un autre
métier »il s’agit là d’une notion médicale.
« La maladie professionnelle est une maladie causée par l’exercice habituel d’un métier »
Institut National de Recherche et Sécurité (INRS) : Une maladie professionnelle résulte de
l’exposition à un risque auquel est exposée une personne à son poste de travail.
Une maladie est dite professionnelle si elle est la conséquence directe de l’exposition
habituelle d’un travailleur à un risque physique, chimique, biologique, ou résulte des
conditions dans lesquelles il exerce son activité professionnelle.

On distingue deux sous-ensembles juridiques :


- Les maladies professionnelles indemnisables (MPI) inscrites dans une liste restrictive de
tableaux, la victime bénéficie d’une réparation.
- Les maladies à caractère professionnel (MCP) sont toutes les autres maladies d’origine
professionnelle et ne rentrant pas dans le cadre précédemment défini.

Composition des tableaux de maladies professionnelles


Les tableaux de maladies professionnelles sont périodiquement complétés par de nouveaux.
Le nombre de tableaux de maladies professionnelles réparées en Algérie a évolué. Le nombre
était de 48 tableaux (arrêté 22.03.1968) puis le nombre a augmenté à 62 tableaux (arrêté
23.10.1975), à 84 tableaux (arrêté 05.05.1996) et enfin à 85 tableaux (arrêté interministériel
du 8 mai 2002).
Actuellement, il existe 85 tableaux de maladies professionnelles correspondant à des
pathologies différentes qui sont reconnues et réparées conformément à la règlementation
algérienne.

Lecture d’un tableau de maladie professionnelle


Chaque tableau comporte un numéro, un titre faisant mention de la nuisance (ou risque) en
précisant le mécanisme à l'origine de la maladie et trois (3) colonnes.

La colonne de gauche est limitative et comporte les symptômes cliniques, les éléments
biologiques, les résultats des examens complémentaires particuliers et parfois le panachage de
plusieurs éléments précédents.

La colonne centrale indique le délai de prise en charge (DPC) qui correspond au délai
maximal, entre la date à laquelle la victime a cessé d’être exposée au risque et l’apparition de
l’affection.

La colonne de droite ou figure la liste des travaux susceptibles de provoquer l’affection en


cause, elle est soit limitative : le travail réalisé par la victime doit nécessairement figurer dans
cette colonne, soit indicative : il n’est pas nécessaire que le travail réalisé par la victime figure
dans la liste.

Très exceptionnellement, le tableau impose en plus une durée d’exposition au risque : le sujet
doit avoir travaillé un certain temps dans la profession.

Structure d’un tableau de maladie professionnelle

Désignation des maladies Délai de prise en Liste des travaux


charge (DPC) (colonne droite)
(colonne gauche)
liste limitative La période qui s’est Indicative : le poste
comprenant : écoulée entre la occupé ne figure pas
- Symptômes. date de obligatoirement sur la
- Lésions. cessation de liste
- Troubles l’exposition
biologique. au risque et celle de Limitative : seuls les
Avec parfois exigence l’apparition de la salariés effectuant l'un
d’examen maladie déclarée. des travaux mentionnés
complémentaire ont droit à réparation au
confirmant la maladie. titre des maladies
professionnelles

Exemple d’un tableau de maladie professionnelle


Tableau N° 75 : Maladies infectieuses contractées par le personnel de santé

DESIGNATION DES DPC DPC LISTE LIMTATIVE


MALADIES DES PRINCIPAUX
TRAVAUX
SUSCEPTIBLES DE
PROVOQUER CES
MALADIES
A - Infections 10j • Tous travaux accomplis par
staphylococciques : le personnel des soins et
- Staphylococcies - assimilé de laboratoire, de
Septicémie - Atteinte service et d'entretien, mettant
viscérale au contact d'un réservoir de
- Panaris avec mise en staphylocoques.
évidence du germe et typage • Tous travaux effectués par
des staphylocoques. 15j le personnel de soins et
B - Infections dues aux assimilé de laboratoire, de
pseudomonasaeruginosa service et d'entretien, mettant
- Septicémie, localisations au contact d'un réservoir de
viscérales, cutanéo- pseudomonasaeruginosa.
muqueuses et oculaires • Tous travaux effectués par
confirmées par un diagnostic 15j le personnel de soins et
bactériologique. assimilé de laboratoire, de
C - Infections dues aux service et d'entretien, mettant
entérobactéries au contact d'un réservoir
Septicémie confirmée par 10j d'entérobactéries.
hémoculture. • Tous travaux effectués par
D - Infections dues aux le personnel de soins et
pneumocoques assimilé de laboratoire de
- Pneumococcies – service et d'entretien, mettant
pneumonies - au contact d'un réservoir de
bronchopneumonie - pneumocoques.
septicémie - méningite • Tous travaux effectués par
purulente, confirmées par le personnel de soins et
isolement bactériologique du assimilé de laboratoire, de
germe ou par les résultats 15j service d'entretien, mettant
positifs d'une recherche des 15j au contact d'un réservoir de
antigènes solubles. 15j streptocoques bêta-
E -Infections 60j hémolytiques.
streptococciques : 30j
Streptococcie :
- Otite compliquée
- Erysipèle
- Broncho-pneumonie
- Endocardite
- Glomérulo-néphrite aiguë
confirmées par mise en
évidence du streptocoque
bêta-hémolytiques.

Classification des maladies professionnelles

Les maladies professionnelles sont classées en 3 groupes : le groupe I qui correspond aux
intoxications aigues ou chroniques et comporte 57 tableaux, le groupe II qui correspond aux
infections microbiennes et comporte 16 tableaux et le groupe III qui correspond aux maladies
résultantes d’ambiances ou d’attitudes et comporte 12 tableaux.

Présomption d’origine professionnelle d’une maladie

Le travailleur bénéficie de la présomption d'origine (ou présomption d'imputabilité) si sa


maladie, le délai de prise en charge, éventuellement la durée d'exposition, et sa profession
répondent aux critères imposés par le tableau. Cela signifie que son affection est alors
systématiquement "présumée" d'origine professionnelle, sans qu'il soit nécessaire d'en établir
la preuve.

Modalités de déclaration d’une maladie professionnelle

La déclaration de la maladie professionnelle incombe à la victime. La constatation des lésions


se fait par un praticien choisit par la victime à l’aide d’un certificat médical initial (AT17)
selon le modèle arrêté par la caisse nationale de sécurité sociale et ce en trois (3) exemplaires
(2 destinés à la caisse et 1 à conserver par le malade). Il ne faut pas omettre de mentionner la
date de la première constatation médicale de la maladie qui est la date de référence pour la
comparaison au délai de prise en charge. Voir figure N° 3 ci-dessous
Le certificat médical précise l’affection telle que désignée par le tableau des maladies
professionnelles, le numéro du tableau et la durée de l’arrêt de travail s’il a eu lieu et
mentionne les suites probables.

Toute maladie professionnelle doit être déclarée à l'organisme de sécurité sociale, par la
victime, dans un délai de quinze (15) jours au minimum et trois (3) mois au maximum qui
suivent la première constatation médicale de la maladie.
Une copie de la déclaration doit être transmise, immédiatement, par l'organisme de sécurité
sociale, a l'inspecteur du travail. L'employeur remet au salarié qui en fait la demande une
attestation de salaire qui permettra le calcul des indemnités journalières.
La procédure de déclaration de la maladie professionnelle comporte également la déclaration
administrative à l’aide du formulaire (imprimé AT16) en cinq exemplaires. Ce formulaire doit
mentionner le nom et prénom de la victime, le nom de la maladie, la date d’embauche, la date
de cessation du travail, les postes occupés et les produits nocifs manipulés. Cet imprimé de
déclaration doit être préalablement visé par l’employeur.

Le formulaire de reconstitution de carrière (imprimé AT18) rempli par la victime comprenant


la profession habituelle ou occasionnelle, la date de constatation de la maladie et la date de
cessation de l’activité.

La CNAS dispose de 20 jours pour reconnaitre ou contester par écrit le caractère


professionnel de la maladie. Si le délai est dépassé, l’origine professionnelle des lésions est
implicitement reconnue.

Tout employeur qui utilise des procédés de travail susceptibles de provoquer des maladies
professionnelles, est tenu d'en faire la déclaration à l'organisme de sécurité sociale, à
l'inspecteur du travail ou au fonctionnaire qui en exerce les fonctions en vertu d'une
législations spéciale, ainsi qu'au directeur de wilaya de la santé et aux organismes chargés de
l'hygiène et de la sécurité .

Les maladies à caractère professionnel


La loi 83-13 du 13 Juillet 1983 dans son article 68 fait obligation à tout médecin de déclarer
toute maladie à caractère professionnelle. Toutes les maladies que le médecin traitant ou le
médecin du travail considèrent comme d’origine professionnelle mais ne figurent dans aucun
tableau de maladie professionnelle sont considérées comme maladies à caractère
professionnel (MCP) et si la maladie professionnelle ayant un tableau mais la maladie ne
répond pas à l’un des critères de réparation.
La procédure de déclaration est la même que celle de la maladie professionnelle. Le médecin
doit déclarer tout symptôme d’imprégnation et toute maladie d’imprégnation lorsqu’ils ont un
caractère professionnel dont l’objectif est d’améliorer la prévention des maladies
professionnelles et de compléter et modifier les tableaux des maladies professionnelles.

Réparation et indemnisation des accidents du travail et des


maladies professionnelles
Les procédures de réparation sont identiques pour les accidents du travail et les maladies
professionnelles conformément à la loi n° 83-13 du 2 juillet 1983.
Prestations d'incapacité temporaire
Prestations en nature : la victime bénéficie ainsi de la gratuité des soins en ce qui concerne
les frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, matériels de prothèse et orthèse ainsi que
la rééducation fonctionnelle.
Prestations en espèces : des indemnités journalières sont versées à partir du jour suivant
l'arrêt de travail jusqu'à la date de guérison ou de consolidation, tant pour l’accident initial que
pour les rechutes ou l'aggravation.
La rechute est constituée soit par l'aggravation de la lésion dont la victime est atteinte, soit par
l'apparition d'une nouvelle lésion résultant de l'accident du travail ou de la maladie
professionnelle.
La journée de travail au cours de laquelle l'accident s'est produit est, quel que soit le mode de
paiement du salaire est intégralement à la charge de l'employeur.

Prestations d'incapacité permanente


La victime atteinte d'une incapacité permanente de travail à droit à une rente.
Soit l’incapacité permanente totale (cent pour cent) ; soit l’incapacité permanente partielle ou
IPP lorsqu’il persiste des séquelles entraînant un certain degré d'incapacité permanente au
travail. La détermination d'un taux d'IPP se fait à partir du lendemain de la date de
consolidation par le médecin conseil de l'organisme de sécurité social, selon un barème fixé
par voie réglementaire.
Une rente mensuelle est payée lorsque le taux d’incapacité est égal ou supérieur à 10%.
Toutefois, lorsque le taux d'incapacité est inférieur à 10%, la victime peut prétendre à un
capital représentatif déterminé
Le taux d’incapacité est révisé en fonction des modifications pouvant intervenir dans l’état de
l’assuré. Toute modification de l'état de santé de la victime peut donner lieu à une
réévaluation de l'IPP (augmentation ou diminution)
L’accident de travail ou la maladie professionnelle donnant suite à un décès donne droit à une
allocation décès aux ayants droit.
Bibliographie
1- République algérienne démocratique et populaire . Arrêté interministériel du 17 Dhou
El Hidja 1416 correspondant au 5 mai 1996, fixant la liste des maladies présumées
d'origine professionnelle.
2- République algérienne démocratique et populaire Arrêté interministériel du 8 mai
2002 introduisant la dysphonie chez les enseignants dans la liste des tableaux de
maladies professionnelles au titre du tableau 85.
3- . République algérienne démocratique et populaire. Loi n° 83-11 du 2 juillet 1983,
relative aux assurances sociales.
4- République algérienne démocratique et populaire .Loi N°83-13 du 2 juillet 1983
relative aux accidents du travail et maladies professionnelles, p.1210, JO n 28 du 05
Juil. 1983

Vous aimerez peut-être aussi