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MTH 104

Chapitre 1

Intégrales

1.1 Intégrale de fonction en escalier


Subdivision
Définition
On appelle subdivision d’ordre n d’un intervalle [a, b] de IR toute partie finie X =
{x0 , x1 , . . . , xn−1 } telle que a = x0 < x1 < · · · < xn−2 < xn−1 = b.
On note Sa,b l’ensemble des subdivisions de [a, b]

Fonction en escalier
Définition
Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle d’origine a et d’extrémité b. On
dit que f est une fonction en escalier s’il existe une subdivision X = {x0 , x1 , . . . , xn−1 } de
[a, b] telle que f prenne une valeur constante Ci sur chaque intervalle [xi−1 , xi [.

Remarque
La subdivision X n’est pas déterminée de manière unique par la connaissance de f. En effet
si Ci = Ci+1 = f(xi−1 ) = f(xi ) on peut supprimer le xi de la subdivision. En sens inverse,
on peut partager arbitrairement chaque intervalle [xi−1 , xi [ en insérant de nouveaux points
dans la subdivision.

Propriétés

1. Il est clair que si f est une fonction en escalier alors |f| est une fonction en escalier
2. Si f et g sont des fonctions en escalier sur [a, b] alors f + g et fg sont des fonctions
en escalier sur [a, b]
Preuve
Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } une subdivision de [a, b] telle que f soit constante sur tout [xi−1 , xi [.
Soit X 0 = {x00 , . . . , xn−1 0
} une subdivision de [a, b] telle que g soit constante sur tout
[xi−1 , xi [. La réunion X = X ∪ X 0 = {x000 , . . . , xn−1
0 0 00 00
} est une subdivision de [a, b] telle que f
00 00
et g soient constantes sur tout [xi−1 , xi [. Pour cette subdivision f+g et fg sont constantes
00
dans tout [xi−1 , xi00 [ et sont donc des fonctions en escalier.

1
1.1. CHAPITRE 1. INTÉGRALES

Intégrale des fonctions en escalier


Définition
Soit f une fonction en escalier dans [a, b]. Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } une subdivision de [a, b]
telle que f ait la valeur ci dans tout [xi−1 , xi [. On appelle intégrale de f dans [a, b] le
nombre réel
Zb X
n−1
f(x)dx = c1 (x1 − x0 ) + c2 (x2 − x1 ) + · · · + cn−1 (xn−1 − xn−2 ) = ci (xi − xi−1 ) (1.1)
a i=1

Comme la subdivision X n’est pas déterminée de manière unique par la fonction f,


il est nécessaire de montrer que l’intégrale de f ne dépend pas de la subdivision mais
seulement de f.
Proposition
L’intégrale de f sur [a, b] ne dépend pas de la subdivision X = {x0 , . . . , xn−1 } de [a, b].
Preuve
Soit X 0 = {x00 , . . . , xn−1
0
} une autre subdivision de [a, b]. La réunion X 00 = X∪X 0 est une sub-
division de [a, b]. Il suffit de montrer que les intégrales I1 et I2 de f sur [a, b] calculées res-
pectivement avec X et X 0 sont égales à celle calculée avec X 00 . Supposons
Pn−1 P que f ait la valeur
ci sur [xi−1 , xi [ et dj sur [xj−1 , xj [ alors I1 i=1 ci (xi −xi−1 ) etI2 n−1
0 0
j=1 d (x 0 0
j j −xj−1 ). Notons J
l’intégrale de f calculée avec X 00 . Pour montrer que J = I1 on calcule J à partir de I1 . Comme
X et X 0 sont des subdivisions de [a, b], ∀j, 0 ≤ j ≤ n − 1 il existe i tel que xj0 ∈ [xi−1 , xi [.
En procédant par étapes en ajoutant à chaque étape un ĺément de X 0 à la subdivision X, J
s’écrit c1 (x1 −x0 )+· · ·+ci (xj0 −xi−1 )+ci (xi −xj0 )+ci+1 (xi+1 −xi )+· · ·+cn−1 (xn−1 −xn−2 ) à
l’étape j et ainsi de suite jusqu’à inclure tous les éléments de X 0 . Pour montrer que J = I2
on calcule J à partir de I2 en incluant de la même façon à chaque étape un élément xi de
X dans la subdivision X 0 puisque ∀xi , ∃j, xi ∈ [xj−1 0
, xj0 [. On en déduit que I1 = I2 . Donc
l’intégrale de f ne dépend pas de la subdivision.
Remarque
Rb Rb Rb
a
f(x)dx = a f(u)du = a f(t)dt
Proposition

Rb Rb
1. Si f est une fonction en escalier et λ un réel alors
a
λf(x)dx = λ a
f(x)dx
Rb
2. Si f et g sont deux fonctions en escalier dans [a, b] alors a (f(x) + g(x))dx =
Rb Rb
a
f(x)dx + a g(x)dx
Preuve

1. Evident.
2. Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } une subdivision de [a, b] telle que f et g soient constantes
sur chaque [xi−1 , xi [ avec f(x) = ci et g(x) = di , ∀x ∈ [xi−1 , xi [. Alors f(x) +
Rb P
g(x) = ci + di , ∀x ∈ [xi−1 , xi [. On a par définition a f(x)dx = n−1 ci (xi − xi−1 ),
Rb Pn−1 Rb Pn−1 i=1
a
f(x)dx = i=1 ci (xi − xi−1 ) et a (f(x) + g(x))dx = i=1 (ci + di )(xi − xi−1 )
d’où le résultat.
Proposition
Rb Rb
Si f est une fonction en escalier dans [a, b] alors | a
f(x)dx| ≤ a
|f(x)|dx.
Preuve

2
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES

Zb X
n−1 X
n−1 X
n−1 Zb
| f(x)dx| = | ci (xi − xi−1 )| ≤ |ci (xi − xi−1 )| = |ci |(xi − xi−1 ) = |f(x)|dx
a i=1 i=1 i=1 a

Proposition

Rb
1. Si f est une fonction en escalier positive sur [a, b] alors a
f(x)dx ≥ 0.
2. Si f et g sont deux fonctions en escalier sur [a, b] telles que ∀x ∈ [a, b], f(x) ≤ g(x)
Rb Rb
alors a f(x)dx ≤ a g(x)dx
Preuve
Evidente.

1.2 Intégrale des fonctions continues


Préliminaire
Théorème
Toute fonction uniformément continue est continue. La réciproque est fausse.
Exemple
La fonction f définie dans IR par f(x) = x2 est continue dans IR. On va montrer qu’elle
n’est pas uniformément continue. Si f était uniformément continue on aurait ∀ > 0,
∃η > 0, ∀x, x 0 ∈ IR, |x − x 0 | ≤ η ⇒ |f(x) − f(x 0 )| ≤ . En particulier pour  = 1 il
existerait η > 0 tel que ∀x, x 0 ∈ IR, |x − x 0 | ≤ η ⇒ |x2 − x 02 | ≤ 1. Or ∀η > 0, pour = η2 et
2 2
x 0 = η2 + η2 on a |x − x 0 | ≤ η mais |x2 − x 02 | = | η42 − ( η42 + 2 + η4 )| = 2 + η4 > 1
Théorème
Soit f une fonction numérique définie et continue dans un intervalle fermé borné [a, b].
Alors f est uniformément continue dans [a, b].
Preuve
Supposons que f ne soit pas uniformément continue dans [a, b]. C’est à dire qu’il existe
0 > 0, ∀η > 0, ∃x, x 0 ∈ [a, b] tels que |x − x 0 | ≤ η et |f(x) − f(x 0 )| > 0 . Appliquons
ce résultat pour η = 1, 21 , . . . , n1 , . . . on obtient alors deux suites (xn )n∈IN et (xn0 )n∈IN de
points de [a, b] tels que |xn − xn0 | ≤ n1 et |f(xn ) − f(xn0 )| > 0 . Comme la suite (xn )n∈IN est
bornée on peut en extraire une sous suite (xnp )np ∈IN qui tend vers une limite x ∈ [a, b].
Comme ∀n, |xn − xn0 | < n1 , la suite de terme général xnp − xn0 p tend vers zéro lorsque np
tend vers l’infini. On en déduit que la suite (xn0 p )np tend vers la même limite x. Comme f
est continue la suite (f(xnp ))np ∈IN tend vers f(x), de même que (f(xn0 p ))np ∈IN d’où ∀ > 0,
∃N,np > N ⇒ |f(xnp ) − f(xn0 p )| < . Ce qui contredit l’hypothèse.
Théorème
Soit f une fonction numérique continue dans [a, b].
1. Il existe une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément vers
f dans [a, b].
2. Si (fn )nnIN est une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément
Rb
vers f dans [a, b], les nombres a fn (x)dx ont une limite finie qui ne dépend que
de f.

3
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES

Preuve
1-Soit  > 0. Puisque f est uniformément continue dans [a, b], il existe un η > 0 tel que
∀x, x 0 ∈ [a, b], |x − x 0 | ≤ η ⇒ |f(x) − f(x 0 )| ≤ . Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } de [a, b] telle que
xi − xi−1 ≤ η, ∀i. Soit φ la fonction qui pour tout i, est égale à f(xi−1 ) dans [xi−1 , xi [ et
égale à f(b) en b. C’est une fonction en escalier dans [a, b]. De plus on a f(x) − φ(x) ≤ ,
∀x ∈ [a, b]. C’est évident si x = b. Si x < b, il existe i, 1 ≤ i ≤ n − 1 tel que x ∈ [xi−1 , xi [
et on a |f(x) − φ(x)| = |f(x) − f(xi−1 )| ≤ . Appliquant ce qui précède successivement
pour  = 1, 21 , . . . , n1 , . . . on obtient des fonctions en escalier φ1 , φ2 , . . . , φn , . . . . La suite
de fonctions (φn )n∈IN converge uniformément vers f dans [a, b].
2- Soit (gn )n∈IN une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément vers
f. Soit  > 0, il existe un entier N tel que n ≥ N ⇒ |gn (x) − f(x)| ≤  dans [a, b].
Rb Rb Rb Rb
Or on a | a gn (x)dx − a gp (x)dx| = | a (gn (x) − gp (x))dx| ≤ a |gn (x) − gp (x)|dx donc
Rb Rb Rb
n, p ≥ N ⇒ vert a gn (x)dx − a gp (x)dx| ≤ a 2dx = 2(b − a). On en déduit que la
Rb
suite ( a gn (x)dx)n∈IN a une limite lorsque n tend vers +∞.
Si (hn )n∈IN est une autre suite de fonction en escalier dans [a, b] qui tend uniformément
vers f dans [a, b]. Alors il est clair que la suite formée par la collection des termes (gn )n∈IN
Rb
et (hn )n∈IN tend uniformément vers f dans [a, b]. Ainsi la suite des nombres a g0 (x)dx,
Rb Rb Rb Rb Rb
g (x)dx,. . ., a gn (x)dx,. . ., a h0 (x)dx, a h1 (x)dx,. . ., a hn (x)dx,. . .a une limite l. Toute
a 1
suite partielle tend vers l donc les suites (gn )n∈IN et (hn )n∈IN ont la même limite l.
Définition
Rb
Cette limite qui ne dépend que de f s’appelle l’intégrale de f et se note a f(x)dx
Propriétés

Rb Rb
1) Si f est continue dans [a, b] et ∀λ ∈ IR on a : a λf(x)dx = λ a f(x)dx
Rb Rb Rb
2) Si f et g sont continues dans [a, b] on a : a [f(x) + g(x)] dx = a f(x)dx+ a g(x)dx
Rb
3) Si f est une fonction positive continue dans [a, b] alors : a f(x)dx ≥ 0
Rb Rb
4) Si f et g sont continues dans [a, b] et si f ≤ g alors a f(x)dx ≤ a g(x)dx
Rb Rb
5) Si f est une fonction continue dans [a, b] alors : | a f(x)dx| ≤ a |f(x)|dx
Preuve

1) Evident.
2) Il existe une suite de fonctions en escalier (f1 , f2 , . . . ) dans [a, b] qui tend unifor-
mément vers f et une suite de fonctions en escalier (g1 , g2 , . . . ) dans [a, b] qui tend
uniformément vers g. Alors la suite de fonctions en escalier (f1 + g1 , f2 + g2 , . . . )
tend uniformément
Rb vers
Rb f + g. Rb Rb Rb
On a a fn (x)dx → a f(x)dx, a gn (x)dx → a g(x)dx et a [fn (x) + gn (x)] dx →
Rb Rb Rb Rb
a
[f(x) + g(x)] dx. Or a [fn (x) + gn (x)] dx = a f(x)dx + a g(x)dx. En passant
à la limite dans cette égalité on a la propriété.
3) Soit (f1 , f2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément
vers f alors la suite (|f1 |, |f2 |, . . . ) tend uniformément vers |f| = f. Or les fonctions
|fn | sont des fonctions en escalier positives leurs intégrales sont donc positives et
Rb Rb
a
f(x)dx = a
|f(x)|dx est positive.
4) Conséquence de 3).
5) Conséquence de 3).

4
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES

Propriétés

Rb
6) Si f est continue dans [a, b] et si |f(x)| ≤ M dans [a, b] alors | a
f(x)dx| ≤ M(b−a).
7) Si f est continue dans [a, b] et ∀x ∈ [a, b], m ≤ f(x) ≤ M alors m(b − a) ≤
Rb
a
f(x)dx ≤ M(b − a).
Rb
8) Si f est une fonction continue dans [a, b] alors il existe c ∈ [a, b] tel que a f(x)dx =
f(c)(b − a)
Rb
9) Soit f est une fonction continue dans [a, b] et soit c ∈ [a, b] alors a f(x)dx =
Rc Rb
a
f(x)dx + c f(x)dx
Preuve

6) Evident.
7) Evident.
Rx
8) Soit la fonction F définie sur [a, b] par F(x) = x0 f(x)dx, x ∈ [a, b] ; F est continue
et dérivable sur [a, b]. Il existe c ∈ [a, b] tel que F(b) − F(a) = F 0 (c)(b − a) d’où
le résultat.
9) Soit (g1 , g2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [a, c] tendant uniformément
vers f dans [a, c]. Soit (h1 , h2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [c, b]
tendant uniformément vers f dans [c, b]. Soit fi la fonction définie dans [a, b] dont
les restrictions à [a, b] et [a, b] sont respectivement gi et hi . La suite de fonctions
en escalier (f1 , f2 , . . . ) converge uniformément vers f dans [a, b]. On a d’après la
Rb Rc Rb
définition de l’intégrale a fi (x)dx = a gi (x)dx+ c hi (x)dx. En passant à la limite
Rb Rc Rb
on a a f(x)dx = a f(x)dx + c f(x)dx.
Remarque
Rb Ra
Lorsque a > b on pose par définition a
f(x)dx = − b
f(x)dx

5
Chapitre 2

Primitives

Définition
Soit f une fonction numérique de la variable réelle définie dans un intervalle I. On appelle
primitive de f toute fonction numérique F définie dans I telle que F 0 = f.
Proposition
Si f possède une primitive F, alors toutes les primitives de f sont de la forme G = F + λ λ
étant une constante réelle.
Preuve
Evidente.
Proposition
Soit f une fonction numérique continue dans
Rx un intervalle I. Soit x0 un élément de I. Alors
la fonction numérique F qui à x associe x0 f(t)dt définie sur I, est une primitive de f qui
s’annule en x0 .
Preuve
F est continue et dérivable sur I et on a ∀x ∈ I, ∀h > 0, x + h ∈ I, ∃c ∈ [x, x + h],
f(c) = F(x+h)−F(x)
Rx0 h . Ainsi limh→0 f(c) = limh→0 F(x+h)−F(x)
h
d’où f(x) = F 0 (x). Par ailleurs
F(x0 ) = x0 f(x)dx = 0.
Théorème fondamental du calcul intégral
Rb fonction numérique continue dans un intervalle I, F une primitive de f. Si a ∈ I,
Soit f une
b ∈ I, a f(x)dx = F(b) − F(a).
Preuve
Evidente.

Notation
R
Une primitive de f est désignée par le symbole f(x)dx
Une primitive de f est encore appelée intégrale indéfinie de f. Une primitive est une fonc-
tion numérique.
Propriétés
R
Soient
R f etRg deux fonctions
R continues
R dans un intervalle I, λ ∈ IR, (f + g)(x)dx =
f(x)dx + g(x)dx, λf(x)dx = λ f(x)dx

6
CHAPITRE 2.

2.0.1 Calcul de primitives


Intégration par parties
Théorème
Soient
R f et g deux fonctions R numériques continûment dérivables dans un intervalle I. On
a : f 0 (x)g)(x)dx = fg − f(x)g 0 (x)dx
Preuve
R R R
On a : (fg) 0 = f 0 g + fg 0 d’où fg 0 (x)dx = (fg) 0 (x)dx − fg 0 (x)dx.

Primitives usuelles
R α+1
— xα dx = xα+1 + λ, λ ∈ IR, α 6= −1
R
— R dx
x
= Log|x| + λ, λ ∈ IR
— R sinxdx = −cosx + λ, λ ∈ IR
— R cosxdx = sinx + λ, λ ∈ IR
— R ex dx = ex + λ, λ ∈ IR
ax
— ax dx = Loga + λ, λ ∈ IR, a > 0, α 6= 1
R
— R shxdx = chx + λ, λ ∈ IR
— R chxdx = shx + λ, λ ∈ IR
dx
— √1−x = Arcsinx + λ, λ ∈ IR
R dx 2
— 1+x2 = Arctgx + λ, λ ∈ IR
R dx √
— √1+x 2
= Argshx + λ = Log(x + x2 + 1) + λ, λ ∈ IR

Changement de variables
Théorème
Soient I et J deux intervalles, φ une fonction continûment dérivable dans J, tels que
φ(J) ⊂ I ; f une fonction continue dans I, F une primitive de f dans I. F ◦ φ est une
primitive de (f ◦ φ)φ 0 .
Preuve
R
On a (F ◦ φ) 0 = (F 0 ◦ φ)φ 0 = (f ◦ φ)φR
0
. Ainsi F ◦ φ = f[φ(x)]φ
R
0
(x)dx.
En particulier si φ est une bijection f(x)dx se déduit de f[φ(t)]φ 0 (t)dt en composant
par φ−1 .
Cas des intégrales définies
Proposition
Soient I et J deux intervalles, φ une fonction continûment dérivable de J , tels que φ(J) ⊂ I ;
f une fonction continue dans I, F une primitive de f dans I, α, β ∈ J tels que a = φ(α),
Rb Rβ
b = φ(β), a, b ∈ I. Alors a f(x)dx = α f[φ(t)]φ 0 (t)dt.
Preuve

Comme F ◦ φ est une primitive de (f ◦ φ)φ 0 , α f[φ(t)]φ 0 (t)dt = (F ◦ φ)(β) − (F ◦ φ)(α) =
F(b) − F(a) d’où le résultat.

2.0.2 Valeur moyenne d’une fonction


Définition
Soient f une fonction numérique définie et continue dans un intervalle [a, b] ; le nombre

7
2.1. CHAPITRE 2.

1
Rb
b−a
f(x)dx est la valeur moyenne de f dans [a, b].
a
Théorème
1
Rb
Si f est une fonction continue sur [a, b] alors il existe c ∈ [a, b] tel que f(c) = b−a a
f(x)dx.
Preuve
La fonction f est continue sur [a, b], elle est donc bornée et atteint ses bornes sur [a, b].
Rb
Il existe m et M réels tels que m ≤ f(x) ≤ M, ∀x ∈ [a, b]. Ainsi m(b − a) ≤ a f(x)dx ≤
1
Rb
M(b − a) c’est-à-dire m ≤ b−a a
f(x)dx ≤ M. Le théorème des valeurs intermédiaires
permet de conclure.

2.0.3 Aire entre deux courbes


Définition
L’aire de la région comprise entre les courbes d’équations y = f(x), y = g(x) et les droites
d’équations x = a et x = b, où f et g sont des fonctions continues telles que g(x) ≤ f(x),
Rb
∀x ∈ [a, b] est A = a [f(x) − g(x)]dx.

2.1 Intégrale d’une fonction rationnelle


Préliminaire
Soit R(X) une fraction rationnelle à une indéterminée, à coefficients réels ; on peut écrire
P(X)
R(X) sous la forme irréductible R(X) = où P(X) et Q(X) sont deux polynômes
Q(X)
à coefficients réels, premiers entre eux et tels que Q(X) soit différent du polynôme nul.
Alors les racines (éventuelles ) a1 ,. . . , ap de Q(X) sont appelées pôles de R(X). La fraction
rationnelle R(X) permet de définir la fonction rationnelle r : x 7→ R(x) de IR \ {a1 , . . . , ap }
vers IR qui est continue sur son domaine de définition.
Soient deux réls a et b a ≤ b tels que [a, b] ne contienne aucun pôle de R(X), alors la
fonction r est continue sur [a, b].

2.1.1 Décomposition en éléments simples


Dans le cas où Q(X) est un polynôme constant, la fonction r est une fonction poly-
nôme. On suppose dans la suite que Q(X) est un polynôme de degré supérieur ou égal à
1.
On démontre (en algèbre) le résultat suivant :
Théorème
Soit Q(X) = λ(X − a1 )n1 . . . (X − ap )np (X2 + c1 X + d1 )m1 . . . (X2 + cq X + dq )mq la décompo-
sition de Q(X) en produit de facteurs irréductibles dans IR[X] alors la fraction rationnelle
R(X) s’écrit de manière unique sous la forme :

X
p 
γi,ni γi,ni −1 γi,1

R(X) = E(X) + + + · · · +
i=1
(X − ai )ni (X − ai )ni −1 X − ai
Xq   (2.1)
αj,mj X + βj,mj αj,mj −1 X + βj,mj −1 αj,1 X + βj,1
+ 2 + c X + d )mj
+ 2 mj −1
+ ··· + 2
j=1
(X j j (X + cj X + dj ) X + cj X + dj

Les coefficients γi,a , αj,b et βj,b sont des nombres réels.

8
2.1. CHAPITRE 2.

Définitions

— L’écriture de R(X) sous la forme (2.1) constitue la décomposition en éléments


simples de Q(X)
— Le polynôme E(X) est la partie polynomiale de R(X).
— on appelle élément simple de première espèce une fraction rationnelle de la forme
1
, a 6= 0.
aX + b
— on appelle élément simple de seconde espèce une fraction rationnelle de la forme
mX + n
, m 6= 0, a 6= 0, aX2 +bX+c est un trinôme irréductible du deuxième
aX2 + bX + c
degré.
On démontre que E(X) est le quotient de la division euclidienne de P(X) par Q(X). Le
calcul des coefficients γi,a , αj,b et βj,b peut toujours se faire en réduisant les éléments
simples au même dénominateur et en identifiant leur somme à R(X) − E(X). Des méthodes
plus rapides peuvent être utilisées dans des cas particuliers (voir exercices).

9
2.1. CHAPITRE 2.

Travaux dirigés de MTH 104


I : intégrales
Exercice I
Soient [a, b] un intervalle de IR, (a < b), Sa,b l’ensemble des subdivisions de [a, b] et f une
fonction définie sur [a, b].
P PPour la subdivision X = {x0 , . . . , xn } ∈ Sa,b on pose s(f, X) =
n n
i=1 hi infIi f, S(f, X) = i=1 hi supIi f, Ii = [xi−1 , xi ], hi = xi − xi−1 , i = 1, . . . , n, infIi f
et supIi f étant respectivement le minimum et le maximum de f sur l’intervalle Ii . Le réel
S(f, X) (resp s(f, X)) est la somme de Darboux supérieure (resp inférieure) de la fonction
f relativement à la subdivision X. Montrer que :
1- Si Y = X ∪ {yi } avec yi ∈]xi−1 , xi [ alors s(f, X) ≤ s(f, Y). En déduire que ∀X, Y ∈ Sa,b si
X ⊂ Y alors s(f, X) ≤ s(f, Y) et S(f, Y) ≤ S(f, X).
2- ∀X, Y ∈ Sa,b , s(f, X) ≤ S(f, Y).
3- Une fonction f définie sur l’intervalle [a, b] est Riemann-intégrable sur [a, b] si les deux
réels s(f) = supX∈Sa,b s(f, X) et S(f) = infX∈Sa,b S(f, X) sont égaux. Montrer que f est
Riemman-intégrable si et seulement si ∀ > 0, ∃X ∈ Sa,b , S(f, X) − s(f, X) < 
Exercice II
Soit f et g deux fonctions continues sur l’intervalle I = [− 12 , 12 ] telles que g soit strictement
Z1 Z1
2 2
positive sur I, montrer qu’il existe c ∈ I tel que f(t)g(t)dt = f(c) g(t)dt
− 21 − 21
Exercice III
Soit C l’ensemble des fonctions à valeurs réelles, définies et continues sur l’intervalle [− 21 , 12 ],
Z1
2
à tout élément f de C on associe la suite des nombres Ck (f) = f(x)xk dx, k ∈ IN
− 12
1) Soient f une fonction de C et F la primitive de f qui s’annule pour la valeur − 12 . Calculer
les nombres Ck (F) en fonction des nombres Ck (f).
2) Montrer que si P est un polynôme à coefficients réels et f une fonction de C, l’intégrale
R 21
−1
f(x)P(x)dx s’exprime simplement en fonction des nombres Ck (f).
2
3) Soit g une fonction positive et intégrable sur [− 21 , 21 ]. On désigne par m (resp M) le
minimum(resp maximum) de f sur [− 12 , 21 ]. Démontrer que pour f ∈ C la fonction F définie
Z1
2
1 1
sur [− 2 , 2 ] par F(x) = f(x) g(t)dt est continue et trouver ses extréma en fonction de m
− 12
Z1 Z1
2 2
et M. En déduire qu’il existe c élément de [− 21 , 12 ] tel que f(t)g(t)dt = f(c) g(t)dt
− 21 − 12
Exercice IV Rπ
a- Pour chaque entier naturel n on pose In = 02 sinn tdt
Trouver une relation entre In et In+2
Calculer In en fonction
Z de n pour n pair et nZimpair.
1
3(x + 2x2 + 2)dx
4
tdt
b- Calculer I = 3 2
et J = √ (on pourra poser u = t2 )
(x − 1)(x + 2x + 2) 2
0 (1 + t ) 1 − t
4

1 − cos( x3 ) 1
c- Déterminer les primitives des fonctions définies par f(x) = x , g(x) = 8 ,
sin( 2 ) x + x4 + 1
cosx + 2sinx 1
h(x) = , l(x) =
sinx − cosx (x − 1) (x2 + x + 1)
3
Z1 3
x 1+x
d- Calculer K = √ Log dx. On pourra remarquer que la fonction à intégrer
−1 1−x 2 1−x
est paire.

10
2.1. CHAPITRE 2.

Z Z1
3(x4 + 2x2 + 2)dx tdt
e- Calculer I = 3 2
. Calculer J = √ .
(x − 1)(x + 2x + 2) 2
0 (1 + t ) 1 − t
4
Z +∞ Z +∞
sint lnt
f- Etudier la convergence de dt et de dt
Z1 1 t Z 0 1 + t2
+∞
2tLogtdt sin2 tdt
g- Montrer que I = 2 2
et J = sont convergentes. Calculer la valeur
0 (1 + t ) 0 1 + t2
de I. Zb
dx
h- Soit In = 2 n
, trouver une relation entre In et In+1 . Calculer In .
a (x + 1)

11
Chapitre 3

Equations différentielles ordinaires

3.1 Définition
Soit F une fonction de Rn+1 dans R, n ∈ N∗ .
Une équation différentielle d’ordre n est une relation de la forme

F x, y(x), y 0 (x), · · · , y(n) (x) = 0



(3.1)

où y est ne fonction de x et y(i) , 1 6 i 6 n est la dérivée ime de y par rapport à x.


a) y 0 − sin 2x = 0 et y 0 + 3y = x + e−2x sont des équations différentielles d’ordre 1.
b) yy" + (y 0 )2 = 0 et y" + 6y 0 − 7y = 2 sin x sont des équations différentielles d’ordre
2 ou du second ordre.
c) xy4 + (1 − x2 )y3 + y" + 3y 0 + 2y = e−x est une équations différentielles du 4me ordre.

3.2 Solution d’une équation différentielle d’ordre n


Définition 3.1
Une solution de léquation différentielle (??) est un couple (I, φ) où I est un intervalle et
φ une fonction définie et n fois dérivable sur I telle que

F x, φ(x), φ 0 (x), φ"(x), · · · , φ(n) (x) = 0




Exercice 3.1
Montrer que R, x 7−→ e−x + 2e−2x est une solution de l’équation différentielle y 0 + 2y =


e−x .
Convention
Il n’est pas toujours aisé d’obtenir à partir de (??) une équation différentielle résolue par
rapport à la dérivée d’ordre le plus élévé i.e.

y(n) = f x, y(x), y 0 (x), y"(x), · · · , y(n) (x)



(3.2)

0 2 0 0 −x+ x2 −16y
L’équation (y ) +xy +4y = 0 conduit à deux équations différentielles y =
√ 2
−x− x2 −16y
et y 0 = 2
.

12
3.3. CHAPITRE 3. EDO

3.3 Equations différentielles linéaires et non linéaires


Définition 3.2
L’équation différentielle (??) est linéaire si et seulement si F est une fonction linéaire des
variables y, y 0 , y", · · · , y(n) .
Une équation différentielle linéaire d’ordre n est donc de la forme

a0 (x)y + a1 (x)y 0 + a2 (x)y" + · · · + an (x)y(n) = 0 (3.3)

y" + y = 0, x2 y" − xy 0 + 4y = ex sont des équations différentielles d’ordre 2.


Une équation différentielle qui n’est pas linéaire est non linéaire. y" + 4 sin y = ex ,
yy" + xy 0 = x2 + 1 sont des équations différentielles non linéaires.

13
Chapitre 4

Equations différentielles du premier


ordre
Définition 4.1
Une équation différentielle du premier ordre est une équation différentielle de la forme
y 0 = f(x, y) (4.1)
où f est une fonction définie de R2 dans R.

4.0.1 Equations à variables séparées


Toute équation différentielle du premier ordre peut s’écrire sous la forme
dy
m(x, y) + n(x, y)y 0 = 0 ou m(x, y) + n(x, y) =0
dx
Par exemple en posant m(x, y) = −f(x, y) et n(x, y) = 1.

Lorsque m est une fonction de x seul et n une fonction de y seul, on a une équation
à variables séparées :
dy
m(x) + n(y) =0 (4.2)
dx
Résolution de (??)
L’équation (??) équivaut à :
m(x)dx + n(y)dy = 0 (4.3)
Si M est une primitive de m et N une primitive de N et (I, φ) une solution de (??), on a
M 0 (x)dx + N 0 (φ)dφ = 0
d’où
Z Z
M (x)dx + N 0 [φ(x)]dφ 0 (x) = 0
0

et
M(x) + N[φ(x)] = 0
On obtient ainsi la solution sous la forme implicite
M(x) + N(y) = c
où c est une constante arbitraire.

14
CHAPITRE 4.

3x2 +4x+2
1. Soit y 0 = 2(y−1)
. On a :
2(y − 1)y 0 = 3x2 + 4x + 2
2(y − 1)dy = (3x2 + 4x + 2)dx
y2 − y + c1 = x3 + 2x2 + 2x + c2
y2 − y = x3 + 2x2 + 2x + c
y cos x
2. Soit y 0 = 1+y2
. On a :
1 + 2y2
dy = cos xdx
y
d’où
ln |y| + y2 = sin x + c

4.0.2 Equations homogènes


Définition 4.2
Une équation différentielle homogène est une équation différentielle de la forme
y
y0 = F (4.4)
x
y2 + 2xy x+y
y0 = 2
et y 0 = ln x − ln y +
x x−y
sont des équations homogènes car elles peuvent se mettre sous la forme
y2 x + yx
 
0 y 0 1
y = 2 +2 et y = ln y + y, pour x 6= o
x x x
x − x

Résolution d’une équation homogène


On pose = yx . Ainsi y = zx et on obtient par dérivation
dy dz
y0 = =x +z
dx dx
En remplaç dans (??) on a
dz
+ z = F(z)
x
dx
d’où on déduit l’équation à variables séparées.
dz dx
= (4.5)
F(z) − z x
La résolution de (??) donne après remplacement de z par yx la résolution de (??).
2 y 2
y 0 = y +2xy ⇐⇒ 0
+ 2 yx .

x 2 y = x
y
En posant z = x , on obtient :
dz
x dx + z = z2 + 2z ⇐⇒ dx x
dz
= z(z+1) .
Par décomposition dz en éléments simple, on a :
dx 1 1
x
= z
− z+1 z(z+1)
,
d’où c + ln |x| = ln |z| − ln |z + 1|.
y
z y
En posant c = ln λ, λ > 0, on a λx = z+1 , c’est-à dire λx = y x+1 = y+x .
x
λx2
D’où y = 1−λx
.

15
4.1. EQUATIONS DE BERNOULLI CHAPITRE 4.

Equations exactes
On vient de voir que toute équation différentielle du premier ordre se met sous la
forme :

m(x, y)dx + n(x, y)dy = 0 (4.6)


Définition 4.3
L’équation (??) est exacte si et seulement si il existe une fonction à deux variables ψ telle
que : m = ∂ψ∂x
et m = ∂ψ
∂y
.

Théorème 4.1
Si les fonction m, n, ∂m
∂y
et ∂n
∂x
sont continues dans un rectangle R : a < x < b, c < x < d
2
de R alors l’équation (??) est une équation différentielle exacte dans R si et seulement
si
∂m ∂n
= (4.7)
∂y ∂x
en tout point de R.
Si l’équation (??) est vérifiée, il existe une fonction ψ telle que m = ∂ψ∂x
et m = ∂ψ
∂y
.

Résoudre (y cos x + 2xey ) + sin x + x2 ey − 1 y 0 = 0.




On a m(x, y) = y cos x + 2xey , n(x, y) = sin x + x2 ey − 1 et ∂m ∂y


= cos x + 2xey = ∂n
∂x
.
Donc il existe ψ telle que m = ψx et n = ψy .
ψx = y cos x + 2xey =⇒ ψ(x, y) = y cos x + x2 ey + h(y).
De ψy = x on tire h 0 (y) = −1 et h(y) = −y.
Donc ψ(x, y) = y cos x + x2 ey − y et la solution est ψ(x, y) = c.

4.1 Equations de Bernoulli


Définition 4.4
Une équation de Bernoulli est une équation différentielle de la forme y 0 = f(x)y + g(x)yα
où α est un réel différent de 1, f et g des fonctions numérique de la variable réelle x
continues sur un intervalle I.
Si α est strictement positif alors la fonction nulle est solution de l’équation de Bernoulli.

4.1.1 Recherche des solutions


On fait le changement de fonctions z = y1−α . On obtient alors pour z une équation
différentielle linéaire :
z 0 = (1 − α)f(x)z + (1 − α)g(x) (4.8)
1
On résout (??) et on en déduit y = z 1−α

4.2 Equation de Riccati


Définition 4.5
Une équation de Riccati est une équation différentielle de la forme y 0 = c(x) + b(x)y +
a(x)y2 où a, b et c des fonctions numérique de la variable réelle x continues sur un
intervalle I.

16
4.3. CHAPITRE 4.

4.2.1 Recherche des solutions


Si on connait une solution (I, φ) de l’équation de Riccati , on cherche la solution
générale (I, y) sous la forme
1
y=φ− (4.9)
u
En remplaçant dans l’équation de Riccati on trouve pour u l’équation différentielle
linéaire u 0 = −(b + 2aφ)u − a.

4.3 Equations linéaires du premier ordre


Définition 4.6
Une équations différentielle linéaire du premier ordre est une équations différentielle de
la forme

y 0 + a(x)y = b(x) (4.10)

où a et b sont des fonctions numériques de la variable réelle.


L’équation

y 0 + a(x)y = 0 (4.11)

est l’équation sans second membre ou l’équation homogène associée à (??).

Résolution de l’équation (??)


On a :
dy
y 0 + a(x)y = 0 ⇐⇒ = −a(x)y
dx
dy
⇐⇒ = −a(x)dx
y
Z
⇐⇒ ln |y| = − a(t)dt

Si A est une primitive de a, on a ln |y| = −A(x) + c, d’où y = λe−A(x) .

Résolution de l’équation (??)


Propriété 4.1
Une solution générale de l’équation différentielle (??) est la somme d’une solution générale
de l’équation (??) et d’une solution particulière de l’équation (??).
Si yp est une solution particulière de (??) alors on a :

yp0 + a(x)yp = b(x) (4.12)

On obtient alors par soustraction (??) − (??) :

(y − yp ) 0 + a(x) (y − yp ) = b(x)

Donc y − yp = yh est une solution de l’équation (??) et y = yh + yp .

17
4.3. CHAPITRE 4.

Recherche d’une solution particulière (??)


On cherche la solution particulière (??) sous la forme yp = λ(x)e−A(x) .
En injectant dans (??) on a :

λ 0 (x)e−A(x) − λ(x)A 0 (x)e−A(x) + a(x)λ(x)e−A(x) = b(x)

Comme A 0 (x) = a(x) on obtient

λ 0 (x)e−A(x) = b(x) ⇐⇒ λ 0 (x) = b(x)eA(x)

D’où
Z Z
A(t) −A(x)
λ(x) = b(t)e dt et yp (x) = e b(t)eA(t) dt

La solution générale de (??) est donc


 Z 
yp (x) = λ + b(t)e dt e−A(x) ,
A(t)
λ ∈ R.

Exercice 4.1
1. Résoudre l’équation y 0 + 2y = x.
2. Résoudre les équations différentielles suivantes sachant que y1 est une solution
particulière :
(a) y 0 = 1 + x2 − 2xy + y2 , y1 (x) = x.
y
(b) y 0 = − x12 + x
+ y2 , y1 (x) = x1 .
2 cos2 x−sin2 x+y2
(c) y 0 = 2 cos x
, y1 (x) = sin x.

4.3.1 Application
Décroisance radioactive
Exercice 4.2
L’isotrope radioactive thorium −234 se désintègre proportionnellement à la quantité de
lélément considéré.
1. Si 100mg de ce matériau est réduit à 82, 04mg en 7 jours, déterminer l’expression
de la quantité de thorium −234 présent en fonction du temps.
2. Déterminer le temps nécéssaire pour que la masse du thorium diminue de moitié.
Solution
1. Si Q(t) est la quantité de thorium présente au temps t, on mesure Q en mg et t en
jours. Le matériau se désintégrant proportionnellement à la quantité de lélément
considéré, on a donc
dQ
= −kQ (4.13)
dt
k > 0 est le taux de désintégration, le signe moins (signe négatif) indiquant la
diminution dQ
dt
< 0 et dQ
dt
étant le taux de variation instantané de Q.

18
4.3. CHAPITRE 4.

On cherche donc la solution de l’équation différentielle (??) qui satisfait Q(0) = 100
et Q(7) = 82, 04.
(??) ⇐⇒ Q(t) = λe−kt
On a donc
Q(0) = λ = 100 d’où λ = 100,
et
ln(0, 8204
100e−7k = 82, 04 d’où k= = 0, 02828/jour.
7
Ainsi Q(t) = 100e−0,02828t mg .
2. Le temps mis pour arriver à la moitié de la masse initiale est tm tel que
1
50 = 100e−ktm donc = e−ktm .
2
ln 2
D’où tm = ' 24, 5jours .
k

Détermination du moment de décès


Pour les besoin d’enquête après un accident ou un homicide, il est très important de
déterminer l’instant (ou la date) du décès.
Des observations expérimentales ont montré que la tepérature de surface d’un objet change
à un taux proportionnel à la différence entre la température de l’objet et celle de son
environnement. Si θ(t) est la température de l’objet à l’instant t et T la température
constante du milieu environnant, on a :

= k(θ − T ) (4.14)
dt
où k est la constante de proportionnalité.

On a supposé dans (??) que θ > t et que θ diminue au cours du temps.

Supposons qu’à l’instant t = 0 un corps a été découvert à la température θ0 . On


suppose qu’au moment du décès t = td le corps avait la température normale 37◦ C = θd .
On va utiliser (??) pour déterminer td .
La résolution de (??) avec la condition initial θ(0) = θ0 donne
θ(t) = T + (θ0 − T )e−kt (4.15)
Pour déreminer k on peut faire une autre mesure θ1 de la température à un temps
ultérieur t1 > 0. On a alors
θ1 = θ(t1 ) = T + (θ0 − T )e−kt1 (4.16)
 
1 θ1 − T
d’où k = − ln , θ0 , θ1 T et t1 sont connus.
t1 θ0 − T
On détermine alors t1 en résolvant l’équation
θd = T + (θ0 − T )e−ktd

19
4.3. CHAPITRE 4.

 
1 θd − T
en td et on obtient td = − ln .
k θ0 − T
Si par exemple la température du corps était de 25◦ C au moment de la découverte, de
13◦ C deux heures plus tard et que la température ambiante est de 7◦ C, on a :

k = − 21 ln 13−7 = − 12 ln 31 = 12 ln 3/h

25−7 
td = − ln23 ln 37−7
25−7
= − ln23 ln 53

20
Chapitre 5

équations différentielles du second


ordre
Définition 5.1
Une équations différentielles du second ordre est une équation de la forme

y" = f(x, y, y 0 )

où f est une fonction de R3 dans R.


1 − x2 y" − 2xy 0 + x2 + 2x y = 0, x2 y" + yy 0 + x2 − 1 y = ex sont des équations
  

différentielles du second ordre.


Comme pour les équations différentielles du premier ordre, les équations différentielles
du second ordre sont linéaires ou non linéaires. La résolution des équations non linéaires
du second ordre n’est pas aisée, mais il existe des cas particuliers dans lesquels elle est
simple.
1. Cas où f ne dépend pas explicitement de f : On a alors

y" = f(x, y 0 ) (5.1)

On pose alors z = y 0 et on obtient une équation du premier ordre pour z :

z 0 = f(x, z) (5.2)

2. Cas où f ne dépend pas explicitement de x : On a alors

y" = f(y, y 0 ) (5.3)


dz dy
On pose z = y 0 et on a dz
dx
= dy dx
dz
= z dy . L’équation (??) se met alors sous la
forme :
dz
z = f(y, z) (5.4)
dy
On obtient encore une équation du premier ordre pour z.

1. (a) x2 y" + 2xy 0 − 1 = 0, x>0 (d) 2x2 y" + (y 0 )3 − 2xy 0 = 0, x>0


(b) xy" + y 0 − 1 = 0, x>0 (e) y" + x(y 0 )2 = 0
(c) x2 y" − (y 0 )2 = 0, x>0 (f) y" + y 0 = e−x

21
CHAPITRE 5.

2. (a) yy" + (y 0 )2 = 0 (d) y" + (y 0 )2 = 2ey (Equation de Ber-


(b) y" + y(y 0 )3 = 0 noulli)
(c) y2 y" + 2y(y 0 )2 = 1

5.0.2 Equations linéaires du second ordre


Définition 5.2
Une équation différentielle linéaire du second ordre est une équation différentielle de la
forme

y" + a(x)y 0 + b(x)y = c(x) (5.5)

où a, b et c sont des fonctions de numériques de la variable réelle.


L’équation

y" + a(x)y 0 + b(x)y = 0 (5.6)

est l’équation sans second membre associée à (??).


d2 d
En notant L l’opérateur dx2
+ a(x) dx + b(x), les équations (??) et (??) s’écrive res-
pectivement sous la forme

L(y) = c(x) et L(y) = 0


Théorème 5.1
Si y1 et y2 sont deux solutions de l’équation différentielle (??) (i.e L(y) = 0) alors toute
combinaison linéaire y = αy1 + βy2 , (α, β) ∈ R2 , est une solution de (??).
Supposons y1 et y2 sont deux solutions de L(y) = 0 i.e L(y1 ) = y1 " + ay10 + by1 = 0 et
L(y2 ) = y2 " + ay20 + by2 = 0.
Alors ∀α, β, ∈ R on a :

L (αy1 + βy2 ) = (αy1 + βy2 ) " + a (αy1 + βy2 ) 0 + b (αy1 + βy2 )


= α (y1 " + ay10 + by1 ) " + β (y2 " + ay20 + by2 ) " = 0

Théorème 5.2 (Existence et Unicité de la solution)


Si les fonctions a, b et c sont continues sur un intervalle ouvert I de R, alors il existe
une et une fonction φ vérifiant l’équation différentielle linéaire (??) i.e.

y" + a(x)y 0 + b(x)y = c(x)

et satisfaisant les conditions y(x0 ) = y0 et y 0 (x0 ) = y00 en un point x0 ∈ I.


Admise
Théorème 5.3
Si les fonctions a et b sont continues sur un intervalle ouvert I de R et si y1 et y2 sont
solutions de l’équation sans second membre (??) i.e.

y" + a(x)y 0 + b(x)y = 0

et satisfaisant les conditions y1 (x)y20 (x) − y10 (x)y2 (x) 6= 0 en un point x0 ∈ I alors toute
solution de (??) s’écrit de manière unique comme une combinaison linéaire de y1 et y2 .

22
CHAPITRE 5.

On sait que si y1 et y2 sont deux solutions de (??) toute combinaison linéaire de y1 et y2


est une solution de (??). On veut montrer que toute solution y de (??) est une combinaison
linéaire de y1 et y1 .
Soit y une solution de (??) vérifiant y(x0 ) = y0 et y 0 (x0 ) = y00 pour x0 ∈ I. S’il existe
α, β R tels que αy1 (x0 ) + βy2 (x0 ) = y0 et αy10 (x0 ) + βy20 (x0 ) = y00 alors d’après le
théorème d’existence et d’unicité de la solution d’une équation linéaire du second ordre
on a y = αy1 + βy2 .
Or le système
αy1 (x0 ) + βy2 (x0 ) = y0
αy10 (x0 ) + βy20 (x0 ) = y00
y1 (x0 ) y2 (x0 )
admet une solution unique (α, β) si et seulement si le déterminant 6= 0.
y10 (x0 ) y20 (x0 )
Donc si y1 (x)y20 (x) − y10 (x)y2 (x) 6= 0, y s’écrit de manière unique comme une combinaison
linéaire de y1 et y2 .

5.0.3 Indépendance linéaire de deux fonctions


Définition 5.3
Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle I. On appelle Wronskien de f et
g la fonction W(f, g) définie sur I par
W(f, g) = f(x)g 0 (x) − f 0 (x)g(x), ∀x ∈ I
f g
On note W(f, g) = = fg 0 − f 0 g.
f0 g0
Théorème 5.4
Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle ouvert I. f et g sont linéairement
indépendantes si et seulement si ∃x0 ∈ I / W(f, g) 6= 0.
f et g sont linéairement indépendantes si et seulement si αf + βg = 0 =⇒ α = β = 0.
Soient α, β, ∈ R. αf + βg = 0 =⇒ αf 0 + βg 0 = 0.
Soit x0 ∈ I, on a :
αf(x0 ) + βg(x0 ) = 0
αf 0 (x0 ) + βg 0 (x0 ) = 0
Le déterminant de ce système est W(f, g)(x0 ). Donc α = β = 0 si et seulement si ∃x0 ∈
I / W(f, g) 6= 0.
Ainsi f et g sont linéairement dépendantes si et seulement si W(f, g) = 0

5.0.4 Système fondamental de solutions d’une équation différen-


tielle linéaire du second ordre homogène
Propriété 5.1
Si les fonctions a et b sont continues sur un intervalle ouvert I et si y1 et y2 sont deux
solutions de l’équations différentielle (??)
y" + ay 0 + by = 0
définies sur I alors W(y1 , y2 ) est soit identiquement nul sur I, soit ne s’annule jamais
sur I.

23
CHAPITRE 5.

On a :

y1 " + ay10 + by1 = 0 (5.7)


y2 " + ay20 + by2 = 0 (5.8)

On multiplie (??) par −y2 et (??) par y1 et on obtient par addition

(y1 y"2 − y2 y"1 ) + a (y1 y20 − y2 y10 ) = 0 (5.9)

Comme [W(y1 , y2 )] = y1 y"2−yR2 y"1 , l’équation


 (??) s’écrit [W(y1 , y2 )] 0 +a [W(y1 , y2 )] = 0.
D’où W(y1 , y2 )(x) = c exp − a(t)dt .
c est une constante et la fonction exponentielle ne s’annule jamais dans R. Ainsi si c = 0
W(y1 , y2 )(x) = 0 et si c 6= 0 W(y1 , y2 )(x) est non nul.
Si les fonctions a et b sont continues sur un intervalle ouvert I et si y1 et y2 sont deux
solutions de l’équations différentielle (??) sur I, s’il existe x0 ∈ I tel que W(y1 , y2 )(x0 ) 6= 0
alors toute solution de (??) s’écrit comme une combinaison linéaire de y1 et y2 .

Définition 5.4
Dans ce cas on dit que {y1 , y2 } est un système fondamental de solutions de (??).

5.0.5 Equations linéaires homogènes à coefficients constants


Définition 5.5
Une équation différentielle homogène du second ordre à coefficients constants est une
équation différentielle de la forme

y" + ay 0 + by = 0 (5.10)

a et b sont des constantes.


Résolution de (??)
On appelle équation caractéristique de (??) l’équation du second degré

r2 + ar + b = 0 (5.11)

1) L’équation (??) a des solutions réels :


a) Si (??) a une solution double r0 alors la solution générale de (??) est

y = (α + βx)er0 x , α, β ∈ R.

b) Si (??) a deux solutions distinctes r1 et r2 alors la solution générale de (??) est

y = αer1 x + βer2 x , α, β ∈ R.

2) L’équation (??) a des racines complexes conjuguées z = α ± iβ alors la solution


générale de (??) est

y = c1 eαx + c2 eβx , c1 , c2 ∈ R.

24
CHAPITRE 5.

5.0.6 Equations non homogènes à coefficients constants


Définition 5.6
Une équation différentielle linéaire du second à coefficients constants est une équation
différentielle de la forme

y" + ay 0 + by = c(x)

a et b sont des constantes et c une fonction numérique de la variable réelle.


Propriété 5.2
La différence y1 − y2 de deux solutions y1 et y2 de l’équation différentielle du second ordre
(??)

y" + a(x)y 0 + b(x)y = c

est une solution de l’équation homogène associée (??)

y" + a(x)y 0 + b(x)y = 0

Evidente
Toute solution y de (??) est donc la somme d’une solution générale yH de (??) et
d’une solution particulière yP de (??)

y = yH + yP

Evidente
Théorème 5.5
Soit yP une solution particulière de (??) i.e. y" + ay 0 + by = c. Alors toute solution de
(??) s’écrit sous la forme

y(x) = yP (x) + αy1 (x) + βy2 (x)

où y1 et y2 sont deux solutions linéairement indépendantes de l’équation sans second


membre associé (??) : y" + a(x)y 0 + b(x)y = 0.
On a y = yP + yH avec yH une solution générale de l’équation (??). Alors si {y1 , y2 } est
un système fondamental de solution de (??), il existe un couple unique (α, β) tel que
yH = αy1 + βy2 . D’où y = yP + αy1 + βy2 .

5.0.7 Recherche de la solution particulière yP pour un équation


du second ordre à coefficients constants y" + ay 0 + by = c(x)
1) Si c(x) = erx Pn (x) où Pn (x) est une fonction polynôme de degré n alors :
a) Si α est une solution simple de léquation caractéristique, on cherche yP sous la
forme

yP = x A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx


b) Si α est une solution double de léquation caractéristique, on cherche yP sous la


forme

yP = x2 A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx


25
CHAPITRE 5.

c) Si α n’est pas une solution de léquation caractéristique, on cherche yP sous la


forme

yP = A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx


2) Si c(x) = eαx Pn (x) cos βx ou c(x) = eαx Pn (x) sin βx :


a) Si z = α + iβ est une racine du polynôme caractéristique, on cherche yP sous
la forme

yP = xeαx A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn cos βx +


xeαx B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn sin βx


b) Si z = α + iβ n’est pas racine du polynôme caractéristique, on cherche yP sous


la forme

yP = eαx A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn cos βx +


eαx B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn sin βx


1) On remplace yP dans l’équation et on a :


yP (x) = eαx u(x), yP0 (x) = eαx [u 0 (x) + αu(x)], y"P (x) = eαx u"(x) + 2αu 0 (x) + α2 u(x)
 

d’où

u"(x) + (2α + a)u 0 (x) + α2 + aα + b u(x) = Pn (x)



(5.12)

On a donc à déterminer une solution particulière de (??).


a) Si α2 + aα + b = 0 et 2α + a 6= 0, c’est-à-dire α est une solution simple de
r2 + ar + b = 0, alors on a u"(x) + (2α + a)u 0 (x) = Pn (x).

On choisit donc u(x) = x A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn .
b) Si α2 + aα + b = 0 et 2α + a = 0, c’est-à-dire α est une solution double de
r2 + ar + b = 0, alors on a u"(x) = Pn (x). 
On choisit donc u(x) = x2 A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn .
c) Si α2 + aα + b 6= 0 et 2α + a 6= 0 alors on choisit u(x) = A0 + A1 x + A2 x2 +
· · · + An xn .
α+iβ −eα−iβ
2) c(x) = Pn (x) e 2i
= Pn (x)eαx sin βx. On cherche

yP = e(α+iβ)x A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn +


e(α−iβ)x B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn


D’où le résultat.

26
CHAPITRE 5.

Travaux dirigés de MTH 104


II : Equations différentielles
Exercice V
a- Résoudre les équations différentielles suivantes :
√ √
( xy − 1)xy 0 = ( xy + 1)y ; (x2 ysin(xy) − 4x)y 0 + xy2 sin(xy) − y = 0 ; y 0 + y2 = 1.
x(xy − 2)y 0 + x2 y3 + xy2 − 2y = 0 ; y 0 + y2 + 2x2 y + x4 + 2x = 1.
Montrer que y = −1 vérifie l’équation différentielle suivante : y 0 −y2 −xy = x−1. Trouver
la solution générale.
b- Résoudre les équations différentielles suivantes :
y" − 3y 0 + 2y = ex + 2e3x ; y" + y 0 tgx − ycos2 x = 0 ; y" − 2y 0 + 5y = cosx + ex sin2x + x2 ;
xy" + (4x2 − 1)y 0 − 4x3 y − 4x5 = 0 ;y" + y = x2 (cosx + sinx).
Exercice VI

Une équation de Ricatti est une équation différentielle de la forme :


y 0 = a(x)y2 + b(x)y + c(x) (5.13)
a, b et c sont des fonctions numériques continues sur un intervalle I de IR.
1- Soit (J, φ) une solution de (2.1). Montrer que (J, ψ) est une solution de (2.1) si et
seulement si (J, ψ − φ) est une solution de l’équation de Bernoulli :
u 0 = a(x)u2 + [2a(x)φ(x) + b(x)] u (5.14)
2- Pour chacune des équations différentielles suivantes, montrer que la fonction indiquée
détermine une solution particulière de (2.1) et trouver la solution générale.
2sinx 1
y 0 = y2 sinxcosx − ytgx + , φ(x) =
cos3 x cos2 x (5.15)
0 2 y 2 1
y = −xy + − 3 , φ(x) = 2 .
x x x

Exercice VII
En utilisant des changements de fonctions appropriés résoudre les équations différentielles
suivantes :
a-2x2 yy 0 − (x − 1)y2 = x

b-(x2 + 1)y 0 − 2y = −2 y
tgx 1
c-y 0 − y − 2 =0
3 3y
2
y y
d-2y 0 − − 2 = 0
x x
Exercice VIII

a) Intégrer l’équation différentielle 1 + x2 y 0 − y2 − y − 1 = 0
b) On considère les équations différentielles
x+y
y0 =
x p (5.16)
xy 0 = y + x2 + y2
1- Montrer que ces équations sont homogènes
2- Montrer que le changement de variable y(x) = xt(x) où t est une fonction dérivable de
x permet d’avoir des équations plus simples.
3- Trouver les solutions générales de ces équations sur les intervalles ] − ∞, 0[ et ]0, +∞[.

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