MTH 104
MTH 104
Chapitre 1
Intégrales
Fonction en escalier
Définition
Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle d’origine a et d’extrémité b. On
dit que f est une fonction en escalier s’il existe une subdivision X = {x0 , x1 , . . . , xn−1 } de
[a, b] telle que f prenne une valeur constante Ci sur chaque intervalle [xi−1 , xi [.
Remarque
La subdivision X n’est pas déterminée de manière unique par la connaissance de f. En effet
si Ci = Ci+1 = f(xi−1 ) = f(xi ) on peut supprimer le xi de la subdivision. En sens inverse,
on peut partager arbitrairement chaque intervalle [xi−1 , xi [ en insérant de nouveaux points
dans la subdivision.
Propriétés
1. Il est clair que si f est une fonction en escalier alors |f| est une fonction en escalier
2. Si f et g sont des fonctions en escalier sur [a, b] alors f + g et fg sont des fonctions
en escalier sur [a, b]
Preuve
Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } une subdivision de [a, b] telle que f soit constante sur tout [xi−1 , xi [.
Soit X 0 = {x00 , . . . , xn−1 0
} une subdivision de [a, b] telle que g soit constante sur tout
[xi−1 , xi [. La réunion X = X ∪ X 0 = {x000 , . . . , xn−1
0 0 00 00
} est une subdivision de [a, b] telle que f
00 00
et g soient constantes sur tout [xi−1 , xi [. Pour cette subdivision f+g et fg sont constantes
00
dans tout [xi−1 , xi00 [ et sont donc des fonctions en escalier.
1
1.1. CHAPITRE 1. INTÉGRALES
Rb Rb
1. Si f est une fonction en escalier et λ un réel alors
a
λf(x)dx = λ a
f(x)dx
Rb
2. Si f et g sont deux fonctions en escalier dans [a, b] alors a (f(x) + g(x))dx =
Rb Rb
a
f(x)dx + a g(x)dx
Preuve
1. Evident.
2. Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } une subdivision de [a, b] telle que f et g soient constantes
sur chaque [xi−1 , xi [ avec f(x) = ci et g(x) = di , ∀x ∈ [xi−1 , xi [. Alors f(x) +
Rb P
g(x) = ci + di , ∀x ∈ [xi−1 , xi [. On a par définition a f(x)dx = n−1 ci (xi − xi−1 ),
Rb Pn−1 Rb Pn−1 i=1
a
f(x)dx = i=1 ci (xi − xi−1 ) et a (f(x) + g(x))dx = i=1 (ci + di )(xi − xi−1 )
d’où le résultat.
Proposition
Rb Rb
Si f est une fonction en escalier dans [a, b] alors | a
f(x)dx| ≤ a
|f(x)|dx.
Preuve
2
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES
Zb X
n−1 X
n−1 X
n−1 Zb
| f(x)dx| = | ci (xi − xi−1 )| ≤ |ci (xi − xi−1 )| = |ci |(xi − xi−1 ) = |f(x)|dx
a i=1 i=1 i=1 a
Proposition
Rb
1. Si f est une fonction en escalier positive sur [a, b] alors a
f(x)dx ≥ 0.
2. Si f et g sont deux fonctions en escalier sur [a, b] telles que ∀x ∈ [a, b], f(x) ≤ g(x)
Rb Rb
alors a f(x)dx ≤ a g(x)dx
Preuve
Evidente.
3
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES
Preuve
1-Soit > 0. Puisque f est uniformément continue dans [a, b], il existe un η > 0 tel que
∀x, x 0 ∈ [a, b], |x − x 0 | ≤ η ⇒ |f(x) − f(x 0 )| ≤ . Soit X = {x0 , . . . , xn−1 } de [a, b] telle que
xi − xi−1 ≤ η, ∀i. Soit φ la fonction qui pour tout i, est égale à f(xi−1 ) dans [xi−1 , xi [ et
égale à f(b) en b. C’est une fonction en escalier dans [a, b]. De plus on a f(x) − φ(x) ≤ ,
∀x ∈ [a, b]. C’est évident si x = b. Si x < b, il existe i, 1 ≤ i ≤ n − 1 tel que x ∈ [xi−1 , xi [
et on a |f(x) − φ(x)| = |f(x) − f(xi−1 )| ≤ . Appliquant ce qui précède successivement
pour = 1, 21 , . . . , n1 , . . . on obtient des fonctions en escalier φ1 , φ2 , . . . , φn , . . . . La suite
de fonctions (φn )n∈IN converge uniformément vers f dans [a, b].
2- Soit (gn )n∈IN une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément vers
f. Soit > 0, il existe un entier N tel que n ≥ N ⇒ |gn (x) − f(x)| ≤ dans [a, b].
Rb Rb Rb Rb
Or on a | a gn (x)dx − a gp (x)dx| = | a (gn (x) − gp (x))dx| ≤ a |gn (x) − gp (x)|dx donc
Rb Rb Rb
n, p ≥ N ⇒ vert a gn (x)dx − a gp (x)dx| ≤ a 2dx = 2(b − a). On en déduit que la
Rb
suite ( a gn (x)dx)n∈IN a une limite lorsque n tend vers +∞.
Si (hn )n∈IN est une autre suite de fonction en escalier dans [a, b] qui tend uniformément
vers f dans [a, b]. Alors il est clair que la suite formée par la collection des termes (gn )n∈IN
Rb
et (hn )n∈IN tend uniformément vers f dans [a, b]. Ainsi la suite des nombres a g0 (x)dx,
Rb Rb Rb Rb Rb
g (x)dx,. . ., a gn (x)dx,. . ., a h0 (x)dx, a h1 (x)dx,. . ., a hn (x)dx,. . .a une limite l. Toute
a 1
suite partielle tend vers l donc les suites (gn )n∈IN et (hn )n∈IN ont la même limite l.
Définition
Rb
Cette limite qui ne dépend que de f s’appelle l’intégrale de f et se note a f(x)dx
Propriétés
Rb Rb
1) Si f est continue dans [a, b] et ∀λ ∈ IR on a : a λf(x)dx = λ a f(x)dx
Rb Rb Rb
2) Si f et g sont continues dans [a, b] on a : a [f(x) + g(x)] dx = a f(x)dx+ a g(x)dx
Rb
3) Si f est une fonction positive continue dans [a, b] alors : a f(x)dx ≥ 0
Rb Rb
4) Si f et g sont continues dans [a, b] et si f ≤ g alors a f(x)dx ≤ a g(x)dx
Rb Rb
5) Si f est une fonction continue dans [a, b] alors : | a f(x)dx| ≤ a |f(x)|dx
Preuve
1) Evident.
2) Il existe une suite de fonctions en escalier (f1 , f2 , . . . ) dans [a, b] qui tend unifor-
mément vers f et une suite de fonctions en escalier (g1 , g2 , . . . ) dans [a, b] qui tend
uniformément vers g. Alors la suite de fonctions en escalier (f1 + g1 , f2 + g2 , . . . )
tend uniformément
Rb vers
Rb f + g. Rb Rb Rb
On a a fn (x)dx → a f(x)dx, a gn (x)dx → a g(x)dx et a [fn (x) + gn (x)] dx →
Rb Rb Rb Rb
a
[f(x) + g(x)] dx. Or a [fn (x) + gn (x)] dx = a f(x)dx + a g(x)dx. En passant
à la limite dans cette égalité on a la propriété.
3) Soit (f1 , f2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [a, b] qui tend uniformément
vers f alors la suite (|f1 |, |f2 |, . . . ) tend uniformément vers |f| = f. Or les fonctions
|fn | sont des fonctions en escalier positives leurs intégrales sont donc positives et
Rb Rb
a
f(x)dx = a
|f(x)|dx est positive.
4) Conséquence de 3).
5) Conséquence de 3).
4
1.2. CHAPITRE 1. INTÉGRALES
Propriétés
Rb
6) Si f est continue dans [a, b] et si |f(x)| ≤ M dans [a, b] alors | a
f(x)dx| ≤ M(b−a).
7) Si f est continue dans [a, b] et ∀x ∈ [a, b], m ≤ f(x) ≤ M alors m(b − a) ≤
Rb
a
f(x)dx ≤ M(b − a).
Rb
8) Si f est une fonction continue dans [a, b] alors il existe c ∈ [a, b] tel que a f(x)dx =
f(c)(b − a)
Rb
9) Soit f est une fonction continue dans [a, b] et soit c ∈ [a, b] alors a f(x)dx =
Rc Rb
a
f(x)dx + c f(x)dx
Preuve
6) Evident.
7) Evident.
Rx
8) Soit la fonction F définie sur [a, b] par F(x) = x0 f(x)dx, x ∈ [a, b] ; F est continue
et dérivable sur [a, b]. Il existe c ∈ [a, b] tel que F(b) − F(a) = F 0 (c)(b − a) d’où
le résultat.
9) Soit (g1 , g2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [a, c] tendant uniformément
vers f dans [a, c]. Soit (h1 , h2 , . . . ) une suite de fonctions en escalier dans [c, b]
tendant uniformément vers f dans [c, b]. Soit fi la fonction définie dans [a, b] dont
les restrictions à [a, b] et [a, b] sont respectivement gi et hi . La suite de fonctions
en escalier (f1 , f2 , . . . ) converge uniformément vers f dans [a, b]. On a d’après la
Rb Rc Rb
définition de l’intégrale a fi (x)dx = a gi (x)dx+ c hi (x)dx. En passant à la limite
Rb Rc Rb
on a a f(x)dx = a f(x)dx + c f(x)dx.
Remarque
Rb Ra
Lorsque a > b on pose par définition a
f(x)dx = − b
f(x)dx
5
Chapitre 2
Primitives
Définition
Soit f une fonction numérique de la variable réelle définie dans un intervalle I. On appelle
primitive de f toute fonction numérique F définie dans I telle que F 0 = f.
Proposition
Si f possède une primitive F, alors toutes les primitives de f sont de la forme G = F + λ λ
étant une constante réelle.
Preuve
Evidente.
Proposition
Soit f une fonction numérique continue dans
Rx un intervalle I. Soit x0 un élément de I. Alors
la fonction numérique F qui à x associe x0 f(t)dt définie sur I, est une primitive de f qui
s’annule en x0 .
Preuve
F est continue et dérivable sur I et on a ∀x ∈ I, ∀h > 0, x + h ∈ I, ∃c ∈ [x, x + h],
f(c) = F(x+h)−F(x)
Rx0 h . Ainsi limh→0 f(c) = limh→0 F(x+h)−F(x)
h
d’où f(x) = F 0 (x). Par ailleurs
F(x0 ) = x0 f(x)dx = 0.
Théorème fondamental du calcul intégral
Rb fonction numérique continue dans un intervalle I, F une primitive de f. Si a ∈ I,
Soit f une
b ∈ I, a f(x)dx = F(b) − F(a).
Preuve
Evidente.
Notation
R
Une primitive de f est désignée par le symbole f(x)dx
Une primitive de f est encore appelée intégrale indéfinie de f. Une primitive est une fonc-
tion numérique.
Propriétés
R
Soient
R f etRg deux fonctions
R continues
R dans un intervalle I, λ ∈ IR, (f + g)(x)dx =
f(x)dx + g(x)dx, λf(x)dx = λ f(x)dx
6
CHAPITRE 2.
Primitives usuelles
R α+1
— xα dx = xα+1 + λ, λ ∈ IR, α 6= −1
R
— R dx
x
= Log|x| + λ, λ ∈ IR
— R sinxdx = −cosx + λ, λ ∈ IR
— R cosxdx = sinx + λ, λ ∈ IR
— R ex dx = ex + λ, λ ∈ IR
ax
— ax dx = Loga + λ, λ ∈ IR, a > 0, α 6= 1
R
— R shxdx = chx + λ, λ ∈ IR
— R chxdx = shx + λ, λ ∈ IR
dx
— √1−x = Arcsinx + λ, λ ∈ IR
R dx 2
— 1+x2 = Arctgx + λ, λ ∈ IR
R dx √
— √1+x 2
= Argshx + λ = Log(x + x2 + 1) + λ, λ ∈ IR
Changement de variables
Théorème
Soient I et J deux intervalles, φ une fonction continûment dérivable dans J, tels que
φ(J) ⊂ I ; f une fonction continue dans I, F une primitive de f dans I. F ◦ φ est une
primitive de (f ◦ φ)φ 0 .
Preuve
R
On a (F ◦ φ) 0 = (F 0 ◦ φ)φ 0 = (f ◦ φ)φR
0
. Ainsi F ◦ φ = f[φ(x)]φ
R
0
(x)dx.
En particulier si φ est une bijection f(x)dx se déduit de f[φ(t)]φ 0 (t)dt en composant
par φ−1 .
Cas des intégrales définies
Proposition
Soient I et J deux intervalles, φ une fonction continûment dérivable de J , tels que φ(J) ⊂ I ;
f une fonction continue dans I, F une primitive de f dans I, α, β ∈ J tels que a = φ(α),
Rb Rβ
b = φ(β), a, b ∈ I. Alors a f(x)dx = α f[φ(t)]φ 0 (t)dt.
Preuve
Rβ
Comme F ◦ φ est une primitive de (f ◦ φ)φ 0 , α f[φ(t)]φ 0 (t)dt = (F ◦ φ)(β) − (F ◦ φ)(α) =
F(b) − F(a) d’où le résultat.
7
2.1. CHAPITRE 2.
1
Rb
b−a
f(x)dx est la valeur moyenne de f dans [a, b].
a
Théorème
1
Rb
Si f est une fonction continue sur [a, b] alors il existe c ∈ [a, b] tel que f(c) = b−a a
f(x)dx.
Preuve
La fonction f est continue sur [a, b], elle est donc bornée et atteint ses bornes sur [a, b].
Rb
Il existe m et M réels tels que m ≤ f(x) ≤ M, ∀x ∈ [a, b]. Ainsi m(b − a) ≤ a f(x)dx ≤
1
Rb
M(b − a) c’est-à-dire m ≤ b−a a
f(x)dx ≤ M. Le théorème des valeurs intermédiaires
permet de conclure.
X
p
γi,ni γi,ni −1 γi,1
R(X) = E(X) + + + · · · +
i=1
(X − ai )ni (X − ai )ni −1 X − ai
Xq (2.1)
αj,mj X + βj,mj αj,mj −1 X + βj,mj −1 αj,1 X + βj,1
+ 2 + c X + d )mj
+ 2 mj −1
+ ··· + 2
j=1
(X j j (X + cj X + dj ) X + cj X + dj
8
2.1. CHAPITRE 2.
Définitions
9
2.1. CHAPITRE 2.
1 − cos( x3 ) 1
c- Déterminer les primitives des fonctions définies par f(x) = x , g(x) = 8 ,
sin( 2 ) x + x4 + 1
cosx + 2sinx 1
h(x) = , l(x) =
sinx − cosx (x − 1) (x2 + x + 1)
3
Z1 3
x 1+x
d- Calculer K = √ Log dx. On pourra remarquer que la fonction à intégrer
−1 1−x 2 1−x
est paire.
10
2.1. CHAPITRE 2.
Z Z1
3(x4 + 2x2 + 2)dx tdt
e- Calculer I = 3 2
. Calculer J = √ .
(x − 1)(x + 2x + 2) 2
0 (1 + t ) 1 − t
4
Z +∞ Z +∞
sint lnt
f- Etudier la convergence de dt et de dt
Z1 1 t Z 0 1 + t2
+∞
2tLogtdt sin2 tdt
g- Montrer que I = 2 2
et J = sont convergentes. Calculer la valeur
0 (1 + t ) 0 1 + t2
de I. Zb
dx
h- Soit In = 2 n
, trouver une relation entre In et In+1 . Calculer In .
a (x + 1)
11
Chapitre 3
3.1 Définition
Soit F une fonction de Rn+1 dans R, n ∈ N∗ .
Une équation différentielle d’ordre n est une relation de la forme
Exercice 3.1
Montrer que R, x 7−→ e−x + 2e−2x est une solution de l’équation différentielle y 0 + 2y =
e−x .
Convention
Il n’est pas toujours aisé d’obtenir à partir de (??) une équation différentielle résolue par
rapport à la dérivée d’ordre le plus élévé i.e.
12
3.3. CHAPITRE 3. EDO
13
Chapitre 4
Lorsque m est une fonction de x seul et n une fonction de y seul, on a une équation
à variables séparées :
dy
m(x) + n(y) =0 (4.2)
dx
Résolution de (??)
L’équation (??) équivaut à :
m(x)dx + n(y)dy = 0 (4.3)
Si M est une primitive de m et N une primitive de N et (I, φ) une solution de (??), on a
M 0 (x)dx + N 0 (φ)dφ = 0
d’où
Z Z
M (x)dx + N 0 [φ(x)]dφ 0 (x) = 0
0
et
M(x) + N[φ(x)] = 0
On obtient ainsi la solution sous la forme implicite
M(x) + N(y) = c
où c est une constante arbitraire.
14
CHAPITRE 4.
3x2 +4x+2
1. Soit y 0 = 2(y−1)
. On a :
2(y − 1)y 0 = 3x2 + 4x + 2
2(y − 1)dy = (3x2 + 4x + 2)dx
y2 − y + c1 = x3 + 2x2 + 2x + c2
y2 − y = x3 + 2x2 + 2x + c
y cos x
2. Soit y 0 = 1+y2
. On a :
1 + 2y2
dy = cos xdx
y
d’où
ln |y| + y2 = sin x + c
15
4.1. EQUATIONS DE BERNOULLI CHAPITRE 4.
Equations exactes
On vient de voir que toute équation différentielle du premier ordre se met sous la
forme :
Théorème 4.1
Si les fonction m, n, ∂m
∂y
et ∂n
∂x
sont continues dans un rectangle R : a < x < b, c < x < d
2
de R alors l’équation (??) est une équation différentielle exacte dans R si et seulement
si
∂m ∂n
= (4.7)
∂y ∂x
en tout point de R.
Si l’équation (??) est vérifiée, il existe une fonction ψ telle que m = ∂ψ∂x
et m = ∂ψ
∂y
.
16
4.3. CHAPITRE 4.
y 0 + a(x)y = 0 (4.11)
(y − yp ) 0 + a(x) (y − yp ) = b(x)
17
4.3. CHAPITRE 4.
D’où
Z Z
A(t) −A(x)
λ(x) = b(t)e dt et yp (x) = e b(t)eA(t) dt
Exercice 4.1
1. Résoudre l’équation y 0 + 2y = x.
2. Résoudre les équations différentielles suivantes sachant que y1 est une solution
particulière :
(a) y 0 = 1 + x2 − 2xy + y2 , y1 (x) = x.
y
(b) y 0 = − x12 + x
+ y2 , y1 (x) = x1 .
2 cos2 x−sin2 x+y2
(c) y 0 = 2 cos x
, y1 (x) = sin x.
4.3.1 Application
Décroisance radioactive
Exercice 4.2
L’isotrope radioactive thorium −234 se désintègre proportionnellement à la quantité de
lélément considéré.
1. Si 100mg de ce matériau est réduit à 82, 04mg en 7 jours, déterminer l’expression
de la quantité de thorium −234 présent en fonction du temps.
2. Déterminer le temps nécéssaire pour que la masse du thorium diminue de moitié.
Solution
1. Si Q(t) est la quantité de thorium présente au temps t, on mesure Q en mg et t en
jours. Le matériau se désintégrant proportionnellement à la quantité de lélément
considéré, on a donc
dQ
= −kQ (4.13)
dt
k > 0 est le taux de désintégration, le signe moins (signe négatif) indiquant la
diminution dQ
dt
< 0 et dQ
dt
étant le taux de variation instantané de Q.
18
4.3. CHAPITRE 4.
On cherche donc la solution de l’équation différentielle (??) qui satisfait Q(0) = 100
et Q(7) = 82, 04.
(??) ⇐⇒ Q(t) = λe−kt
On a donc
Q(0) = λ = 100 d’où λ = 100,
et
ln(0, 8204
100e−7k = 82, 04 d’où k= = 0, 02828/jour.
7
Ainsi Q(t) = 100e−0,02828t mg .
2. Le temps mis pour arriver à la moitié de la masse initiale est tm tel que
1
50 = 100e−ktm donc = e−ktm .
2
ln 2
D’où tm = ' 24, 5jours .
k
19
4.3. CHAPITRE 4.
1 θd − T
en td et on obtient td = − ln .
k θ0 − T
Si par exemple la température du corps était de 25◦ C au moment de la découverte, de
13◦ C deux heures plus tard et que la température ambiante est de 7◦ C, on a :
k = − 21 ln 13−7 = − 12 ln 31 = 12 ln 3/h
25−7
td = − ln23 ln 37−7
25−7
= − ln23 ln 53
20
Chapitre 5
y" = f(x, y, y 0 )
z 0 = f(x, z) (5.2)
21
CHAPITRE 5.
et satisfaisant les conditions y1 (x)y20 (x) − y10 (x)y2 (x) 6= 0 en un point x0 ∈ I alors toute
solution de (??) s’écrit de manière unique comme une combinaison linéaire de y1 et y2 .
22
CHAPITRE 5.
23
CHAPITRE 5.
On a :
Définition 5.4
Dans ce cas on dit que {y1 , y2 } est un système fondamental de solutions de (??).
y" + ay 0 + by = 0 (5.10)
r2 + ar + b = 0 (5.11)
y = (α + βx)er0 x , α, β ∈ R.
y = αer1 x + βer2 x , α, β ∈ R.
y = c1 eαx + c2 eβx , c1 , c2 ∈ R.
24
CHAPITRE 5.
y" + ay 0 + by = c(x)
Evidente
Toute solution y de (??) est donc la somme d’une solution générale yH de (??) et
d’une solution particulière yP de (??)
y = yH + yP
Evidente
Théorème 5.5
Soit yP une solution particulière de (??) i.e. y" + ay 0 + by = c. Alors toute solution de
(??) s’écrit sous la forme
yP = x A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx
yP = x2 A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx
25
CHAPITRE 5.
yP = A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn eαx
yP = xeαx A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn cos βx +
xeαx B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn sin βx
yP = eαx A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn cos βx +
eαx B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn sin βx
d’où
yP = e(α+iβ)x A0 + A1 x + A2 x2 + · · · + An xn +
e(α−iβ)x B0 + B1 x + B2 x2 + · · · + Bn xn
D’où le résultat.
26
CHAPITRE 5.
Exercice VII
En utilisant des changements de fonctions appropriés résoudre les équations différentielles
suivantes :
a-2x2 yy 0 − (x − 1)y2 = x
√
b-(x2 + 1)y 0 − 2y = −2 y
tgx 1
c-y 0 − y − 2 =0
3 3y
2
y y
d-2y 0 − − 2 = 0
x x
Exercice VIII
√
a) Intégrer l’équation différentielle 1 + x2 y 0 − y2 − y − 1 = 0
b) On considère les équations différentielles
x+y
y0 =
x p (5.16)
xy 0 = y + x2 + y2
1- Montrer que ces équations sont homogènes
2- Montrer que le changement de variable y(x) = xt(x) où t est une fonction dérivable de
x permet d’avoir des équations plus simples.
3- Trouver les solutions générales de ces équations sur les intervalles ] − ∞, 0[ et ]0, +∞[.
27