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Introduction à l'Audit et ses Types

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UNITÉ 1 : GÉNÉRALITÉ SUR L’AUDIT

1. Définition :

L’audit est une pratique professionnelle incluant un diagnostic et conduisant éventuellement à des
recommandations, qui consiste à examiner, évaluer et investiguer les états financiers des comptes, des
livres, des enregistrements, des opérations et des processus d’une entreprise ou d’une Organisation aux
normes, aux standards, aux règles ou aux lois en vigueur pour identifier les risques, les éventuelles
anomalies, les faiblesses et les opportunités d’amélioration.

L’audit peut être réalisé par une personne ou une organisation indépendante, qualifie, compétente et
neutre, désignée et nommer auditeur par l’assemblée générale ordinaire.

Le risque est tout événements, comportements et situations qui affectant la réalisation des objectifs.
C’est aussi une perte potentielle ou probable suite à un événement interne ou externe qui peut avoir un
impact sur les résultats d’une entreprise ou la performance d’un investissement.

Le risque peut Positif ou bien Négatif.

Un risque Positif est l'opportunité qu'un événement incertain améliore la situation d'un projet ou d'une
entreprise.

Un risque Négatif est le menace qu’un événement incertain affect négativement sur la situation d’un
projet ou d’une entreprise.

2. L’origine d’audit :

L’audit vient du verbe latin « audire », c’est-à-dire écouter ou entendre et son apparition est lié à la
nécessité de vérifie et contrôler afin d’éviter la survenance de différents risques.

L’audit s’est introduit dans le domaine de la gestion au début du 20éme siècle, l’audit est pratiqué
d’abord dans le domaine financier et comptable, puis dans les autres fonctions de l’E/se (Audit
opérationnel).

L'audit, en tant que processus de vérification et de contrôle, a des origines historiques diverses et répond
à des besoins spécifiques dans différents contextes.

- Contrôle des dépenses publiques

1- Italie : prime à la détection des fraudes

En Italie, l’audit a été utilisé comme un moyen de détecter et de prévenir les fraudes dans les finances
publiques. Les autorités offraient des primes pour encourager la détection des fraudes, ce qui incitait les
auditeurs et autres acteurs à identifier et signaler les irrégularités financières.

2- France : Cour des comptes

En France, la Cour des comptes a été créée pour contrôler la gestion des finances publiques. Elle veille
à ce que l’argent public soit utilisé conformément aux lois et règlements, et qu'il soit dépensé de manière
efficace et efficiente. La Cour des comptes est une institution indépendante qui effectue des audits
financiers et de performance.

3- Angleterre : audit préalable au vote du budget

1
En Angleterre, l’audit des comptes publics était réalisé avant le vote du budget par le parlement. Cela
permettait de s’assurer que les dépenses passées étaient correctement comptabilisées et que les
prévisions budgétaires futures étaient basées sur des informations fiables et exactes. Ce processus
contribue à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques.

- Contrôle des opérations financières

1- Enron :

Enron est un exemple célèbre de fraude financière au sein d'une entreprise privée. Enron Corporation,
autrefois une grande entreprise de l'énergie, a utilisé des pratiques comptables trompeuses pour masquer
ses dettes et exagérer ses profits. La découverte de cette fraude en 2001 a conduit à l'un des plus grands
scandales financiers de l’histoire et a mis en lumière l’importance des audits rigoureux des états
financiers des entreprises pour détecter et prévenir de telles fraudes.

2- WorldCom :

WorldCom est un autre exemple majeur de fraude comptable. Cette société de télécommunications a été
impliquée dans un scandale financier en 2002 lorsqu'il a été révélé qu'elle avait falsifié ses comptes pour
cacher ses pertes. La fraude a été découverte grâce à des audits internes et externes, ce qui a souligné la
nécessité d’un contrôle financier indépendant et rigoureux pour protéger les investisseurs et le public.

En somme, l’audit est une démarche rigoureuse qui vise à évaluer la concordance entre les assertions
financières et la réalité, tout en fournissant des recommandations pour une meilleure gestion.

3. L’audit : pour qui ? Et Pourquoi ? :

- Pour qui ?

• Les dirigeants (qu’a-t-on fait ? peut-on faire mieux ?)


• Les actionnaires actuels (résultats, situation financière peut-on faire mieux ?)
• Les actionnaires potentiels (doit-on acheter ?)
• Les salariés (suis-je dans une situation d’emploi précaire ?)
• Les fournisseurs (puis-je traiter ? serai-je payé ?)
• Les clients (puis-je traiter ? serai-je servi durablement ?)
• L’Etat (résultat fiscal ?)

- Pourquoi ?

• Nécessité de confirmer la validité des informations données par l’entreprise.

4. Typologies d’audit :

Il y a quatre critères pour classifie l’audit

Classification par statut :

L’audit peut être classé en fonction du statut de l’auditeur. On peut distinguer deux grandes catégories
d’audit :

1- Audit Interne : Réalisé par des professionnels de l'audit qui travaillent pour l'entreprise elle-
même. Le rôle de l'auditeur interne est de fournir une assurance raisonnable quant à la
conformité des opérations de l'entreprise aux normes, aux politiques et aux procédures

2
internes. L'auditeur interne travaille en étroite collaboration avec les responsables de
l'entreprise pour identifier les risques et améliorer les processus et les contrôles internes.
« - permet une certaine continuité des analyses réalisées,
- possibilité de reprendre les conclusions des interventions précédentes,
- possède une meilleure connaissance de la culture d’entreprise,
- il est moins coûteux. »
2- Audit Externe : Il est effectué par les professionnels de l'audit indépendant de l'entreprise
auditée. Les auditeurs externes ont pour mission de vérifier la conformité des états financiers
de l'entreprise avec les normes comptables et les réglementations en vigueur. L'audit externe
est souvent requis par les actionnaires, les prêteurs et les organismes de réglementation pour
assurer la transparence et la fiabilité des informations financières de l'entreprise.
« - permet une plus grande indépendance pour l’auditeur,
- une plus large gamme de références extérieures (degré de professionnalisation plus élevé),
- permet de cacher la personnalité du prescripteur. »

Classification par objectifs d’audit :

L’audit peut également être classé en fonction des différents objectifs de l’audit :

1- Audit de régularité (de conformité) : Assurer que les états financiers de l'entreprise sont
réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation financière de l'entreprise et
vérifie la bonne application des règles internes de l’organisation et l’application correcte des
dispositions légales et règlementaires.
2- Audit d’efficacité : Cet audit vérifie l'efficacité des opérations et des processus d'une
organisation en termes d'atteinte aux objectifs fixés. Il examine si les ressources sont utilisées
de manière efficace et efficiente pour obtenir les résultats proposés, et identifie les opportunités
d'amélioration de la performance.
3- Audit de management : Cet audit vise à évaluer les pratiques de gestion d'une organisation,
y compris les processus de prise de décision, la planification stratégique, la gestion des
ressources, la communication interne, la culture d'entreprise, la performance du leadership
et la gestion du changement.

Classification par domaine :

La classification d'audit par domaine est une approche qui regroupe les audits en fonction des domaines
spécifiques d'une organisation qui sont audités :

1- Audit financier : Est un type d'audit qui se concentre sur l'évaluation des informations
financières d'une organisation pour en vérifier la fiabilité, l'exactitude et la conformité aux
principes comptables et aux normes d'audit applicables. Il est généralement réalisé par des
experts-comptables ou des professionnels compétents et indépendants des cabinets d'audit
externe, qui examinent les états financiers de l'organisation, ainsi que de contrôle interne
associés, pour donner un rapport et une opinion sur la sincérité et la fiabilité des informations
financières répandu.

« Dans ce type d’audit, il est question de voir si les comptes de l’Ese reflètent son image fidèle.
Il peut être conduit dans une perspective légale. »

2- Audit opérationnel : Est un type d'audit qui se concentre sur l'évaluation de l'efficacité, de
l'efficience et de l'économie des opérations et des processus d'une organisation. Il vise à

3
améliorer la performance opérationnelle d'une organisation en identifiant les opportunités
d'amélioration, les faiblesses et les risques potentiels dans les opérations internes.

« C’est l’examen critique des performances et de l’efficacité des fonctions dans l’entreprise :
systèmes d’information, méthodes de direction, conditions d’exploitation, stratégie… etc. »

Classification au regard de la loi :

Selon la loi, l’audit est devisé en deux, audit légal et audit contractuel :

1- Audit légal : Est généralement requis par la législation ou la régulation dans de nombreux
pays pour certaines catégories d'entreprises, telles que les sociétés cotées en bourse, les
banques, les compagnies d'assurance, etc. destinées à être utilisées par les parties prenantes
externes, telles que les actionnaires, les créanciers, les investisseurs, les autorités de régulation,
pour prendre des décisions éclairées sur la situation financière et la performance d'une
entreprise.

« - mission définie par des textes légaux (conditions de la désignation du commissaire aux
comptes et les conditions d'exercice de sa mission),
- aboutit à la certification des comptes annuels,
- strict respect des règles légales et déontologiques. »

2- Audit contractuel : est un type d'audit réalisé en vertu d'un contrat spécifique entre l'auditeur
et son client. Il peut couvrir diverses activités, processus ou projets spécifiques de l'organisation,
tels que l'audit de projets de construction, l'audit de la conformité à des contrats de
fournisseurs, l'audit de la conformité à des normes ou des réglementations spécifiques, ou
d'autres types d'audits spécialisés en fonction des besoins et des exigences du client.
Contrairement à l'audit légal qui est généralement requis par la loi ou par des normes
comptables, l'audit contractuel est souvent réalisé sur une base volontaire en fonction des
besoins spécifiques de l'organisation ou de ses parties concernées.

« - “service” modulable en fonction des besoins spécifiques de l’entreprise,


- accès facile à l’information,
- rapport final – synthèse des recommandations. »

5. Complémentarité entre l’audit interne et l’audit externe :

La complémentarité entre l’audit interne et l’audit externe réside dans le fait qu’ils peuvent se soutenir
mutuellement dans l’évaluation des risques, des contrôles internes et de la gouvernance de
l’organisation. L’audit interne peut fournir une évaluation continue et approfondie des processus
internes de l’organisation, identifier les faiblesses potentielles, proposer des améliorations et fournir un
suivi régulier. L’audit externe, quant à lui, peut apporter une perspective indépendante et objective sur
les états financiers de l’organisation, vérifier la conformité aux normes comptables et financières, et
donner une opinion impartiale sur la fiabilité de ces états financiers.

4
6. Normes et responsabilités :
➢ Normes
NORMES APPLICABLES À L’AUDITEUR

Normes applicables au choix de l’auditeur

- La compétence : Est l'un des principales normes de comportement professionnel d'audit et pour
confirmer la régularité des comptes et exercer la mission de CAC, l'auditeur doit être premièrement
inscrit à l'OEC, puis avoir les compétences techniques et professionnelles nécessaires pour mener à
bien leur mission d'audit. Il doit se tenir informé des évolutions de la profession et se former
régulièrement pour maintenir son niveau de compétence.

- L’indépendance : Les auditeurs doivent être intègres, objectifs, impartiale et indépendants dans
l'exercice de leur mission. Ils doivent faire preuve de professionnalisme, de diligence et de compétence,
et éviter tout conflit d'intérêts ou toute situation qui pourrait compromettre leur indépendance.

On peut distinguer deux catégories distinctes de l'indépendance de l'auditeur sont :

1- L'indépendance matérielle : l'auditeur ne doit pas avoir de lien financier direct ou indirect avec
l'entreprise auditée ou avec ses dirigeants qui pourraient compromettre son jugement et son objectivité
lors de l'exécution de sa mission.

2- Indépendance morale : il est essentiel que l'auditeur soit libre de toute pression ou influence qui
pourrait compromettre son jugement lors de l'exécution de sa mission et faire preuve d’honnêteté,
d’intégrité et se conformer à une déontologie prescrite par la profession.

Normes relatives aux travaux de l’auditeur (respect des diligences minimales)

Mr. JELLOULI

- L'orientation et la planification : La planification et l'organisation de la mission d'audit ainsi que


l'identification et l'évaluation des risques significatifs d'erreurs ou de fraudes qui pouvant affecter les
états financiers et concevoir et mettre en œuvre des procédures d'audit appropriées pour répondre aux
risques identifiés.

- La délégation et supervision : Vise à assurer que la mission est menée de manière efficace et
efficiente. Elle énonce que l'auditeur doit s'assurer que les membres de l'équipe d'audit ont les
compétences et les connaissances nécessaires pour remplir leurs responsabilités. La supervision
implique également l'examen et la documentation de toutes les étapes de la mission d'audit, y compris
l'évaluation des conclusions et la formulation des opinions.

Mr. CHATGPT

- Planification et supervision : Avant de commencer l’audit, l’auditeur doit élaborer un plan détaillé
pour guider ses travaux. Cela inclut la définition des objectifs, la sélection des procédures d’audit
appropriées et la supervision de l’équipe d’audit.

- Justification de l’opinion : L’auditeur doit évaluer les preuves collectées lors de l’audit pour former
une opinion sur les états financiers. Cette opinion peut être favorable (sans réserve), réservée (avec des
réserves) ou défavorable.

5
- Appréciation des sécurités en place : L’auditeur examine les contrôles internes mis en place par
l’entreprise pour s’assurer que les risques sont gérés de manière adéquate. Cela permet de déterminer si
les états financiers sont fiables.

- Rédaction d’un rapport : À la fin de l’audit, l’auditeur rédige un rapport formel qui résume ses
conclusions. Ce rapport est destiné aux parties prenantes telles que les actionnaires, les créanciers et les
gestionnaires.

NORMES APPLICABLES PAR L’AUDITEUR

Normes comptables : Ces normes définissent les principes et les règles comptables à suivre lors
de la préparation des états financiers. Elles garantissent la cohérence et la transparence des
informations financières. Les normes comptables varient d’un pays à l’autre, mais certaines
normes internationales, telles que les Normes internationales d’information financière (IFRS),
sont largement adoptées.
Normes d’audit : Les Normes Internationales d’Audit (ISA) sont à la base de la réglementation
de l’audit des comptes. Elles fournissent un cadre méthodologique pour la conduite des audits.
Les ISA guident l’auditeur dans la planification, la réalisation et la communication des résultats
de l’audit. Elles visent à assurer la transparence et l’intégrité des informations financières.

➢ Responsabilités
L’auditeur est tenu par l’obligation de moyen et non de résultat et cette obligation consiste en la mise
en œuvre des normes professionnelles et de procéder aux vérifications pour motiver son opinion et il a
les responsabilités disciplinaires, civiles ou pénales en cas d’omission ou de violation à ses devoirs ou à
l’éthique. Et l’auditeur qui donne et confirme des fausses informations sur la situation de l’entreprise,
qui ne respecte pas les normes juridiques et comptables va sanctionner.

« - responsabilité civile (fraude ou négligence),


- responsabilité pénale (inf. Mensongères, non-respect du secret professionnel),
- responsabilité disciplinaire (déontologie). »

UNITÉ 2 : L’AUDIT INTERNE


1. L’Audit interne : Une fonction récente

➢ Origine de l’audit interne :

L’émergence de l’audit interne est liée à la crise économique de 1929 aux États-Unis. Cette période de
turbulences financières a mis en évidence la nécessité d’un contrôle interne plus rigoureux au sein des
entreprises.

Avant cette crise, la notion d’audit était principalement utilisée par les pouvoirs publics, et les entreprises
privées ne s’en préoccupaient pas autant.
« Origine : crise économique de 1929 aux E.U »

6
➢ Évolution en France :
Années 60 (comptable) :

L'audit interne a émergé en France dans les années 1960, surtout en comptabilité. Les entreprises l'ont
adopté pour contrôler les opérations comptables et éviter les fraudes.

Années 80 (autres fonctions) :

Dans les années 1980, l'audit interne s'est étendu à d'autres domaines comme la gestion des risques et la
conformité. Il est devenu stratégique pour l'efficacité et la sécurité des organisations.

« France : 60’ (comptable) / 80’ (autres fonctions) »

2. Une fonction Universelle :

« - Application à toutes les organisations.

- Application à toutes les fonctions. »

3. Une fonction Périodique :

« - L’audit interne est une fonction permanente dans l’E/se,

- Les activités d’audit interne sont conduites suivant un plan d’audit. »

4. Les fondements de l’audit interne :


Assistance au management :

L'audit interne aide la direction à améliorer les processus et la gestion des risques.

Sans jugement des hommes :

L'audit évalue les processus et les systèmes, non les individus.

En toute indépendance :

L'audit interne est mené de manière objective, sans influence externe.

« - Assistance au management,
- Sans jugement des hommes,
- En toute indépendance. »
5. Définition de l’audit interne :

« L’audit interne, c’est tout ce que devrait faire un responsable pour s’assurer de la bonne maîtrise
de ses affaires

– S’il en avait le temps,

– Et s’il savait comment s’y prendre. »

RENARD, 2000

« Fonction d’expertise indépendante au sein de l’entreprise, assistant la direction de celle-ci


pour le contrôle général de ses activités. »
I.F.A.C.I (Institut Français des Auditeurs et Consultants internes), 1999

7
« Fonction de conseil, s’exerçant avec indépendance et objectivité »
« Propose un apport de valeur ajoutée et une amélioration de l’organisation »
« Aide à atteindre les objectifs par une approche systématique et raisonnée d’évaluation et
d’amélioration de la gestion des risques, des dispositifs de contrôle et des méthodes de
management » (juin 1999) »
I.I.A (The Institute of Internal Auditors)

« L'audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et
contribue à créer de la valeur ajoutée.

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise,
et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité. »

Conseil d'Administration de l'IFACI, 21 mars 2000


6. Acteurs et Organismes de l’audit interne :

- NATIONAL : Association Marocaine des Auditeurs internes.

- INTERNATIONAL : IIA (1941).

• Examen professionnel : C.I.A (The Certified Internal Auditor examination).

- Confédération européenne des instituts d’audit interne.

- Union francophone de l’audit interne.

7. Finalité de l’audit interne : le contrôle interne

DÉFINITION
« Fonction d’investigation et d’appréciation du contrôle interne, exercée de façon périodique au
sein de l’organisation pour aider les responsables de tous niveaux à mieux maîtriser leurs activités
»

« Le contrôle interne est l'ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise »

« But : assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de


l’information…l’application des instructions de la direction et favoriser l’amélioration des
performances »

« Se manifeste par l’organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de
l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci »

Définition de l’OEC (1977)

« Processus mis en œuvre par le conseil d’administration, les dirigeants et le personnel d’une
organisation destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs »

Définition du C.O.S.O (1992): Committee of Sponsoring Organizations of


Treadway Commission

8
OBJECTIFS
« - Sécurité des actifs,

- Qualité des informations,

- Respect des directives,

- Optimisation des ressources. »

DÉMARCHE
« - Appréciation des préalables,

- Identification des dispositifs spécifiques,

1. Découper l’activité

2. Identifier et évaluer les risques

3. Identifier les dispositifs

4. Qualifier les dispositifs

- Validation de la cohérence. »

MISE EN ŒUVRE DU CI DANS L’ORGANISATION : PROCÉDURES à


METTRE EN PLACE

8. Normes de l’audit interne :

5 documents fondamentaux

• Normes pour la pratique professionnelle de l’audit interne


• Bulletins des normes professionnelles Déclaration des responsabilités de l’audit
interne
• Code de déontologie
• Documents interprétatifs des normes
9
Normes Professionnelles

Normes de qualification

• Caractéristiques des auditeurs (Indépendance, Compétence professionnelle, Assurance


et amélioration qualité).
Normes de fonctionnement

• Nature des activités et critères de qualité (Gestion de l’audit interne, Nature du travail,
Planification de la mission, Accomplissement de la mission, Communication des
résultats, Surveillance des actions de progrès).
Normes de mise en œuvre

• Application à des missions spécifiques

9. Différences et Complémentarités entre Audit interne – Audit externe :

DIFFÉRENCES
o Statut,
o Bénéficiaires de l’audit,
o Objectifs de l’audit,
o Champ d’application de l’audit,
o Prévention des fraudes
o Indépendence,
o Périodicité des audits,
o Méthode.

COMPLÉMENTARITÉS
o L’audit externe est un complément de l’audit interne,
o Echange de rapports,
o Réunions de travail périodiques,
o Etablissement en commun de planning d’intervention,
o Utilisation d’outils identiques,
o Interdiction de toute immixtion dans la gestion…

10
UNITÉ 3 : L’AUDIT SOCIAL
1. Définition :

« Un instrument de direction et de gestion et une démarche d’observation qui, à l’instar de l’audit


financier et comptable, dans son domaine, tend à estimer la capacité d’une entreprise ou d’une
organisation à maîtriser les problèmes humains ou sociaux que lui pose son environnement, et à
gérer ceux qu’elle suscite elle-même par l’emploi du personnel nécessaire à son activité. »

RAYM et VATIER

« Une démarche indépendante et inductive d’observation, d’analyse, dévaluation et de


recommandation reposant sur une des référentiels explicites, d’identifier, dans une première étape,
les points forts et les problèmes induits par l’emploi du personnel, les contraintes, sous formes de
coûts et de risques. Ceci conduit à diagnostiquer les causes des problèmes décelés à en évaluer
l’importance et, enfin, à aboutir à la formation de recommandations ou propositions d’action qui ne
sont jamais mises en œuvre par l’auditeur »

Pierre CANDOU

« L’audit social aura pour mission d’analyser chaque facteur de risque et de proposer les
recommandations de nature à les réduire. »

Alain COURET et Jacques IGALENS

2. Spécificités :

La spécificité de l’audit social se fonde essentiellement sur la nature du domaine audité, qui détermine
l’utilisation de certaines méthodes et techniques propres à ce type d’audit. La fonction ressources
humaines à une dimension qualitative qui infléchit la méthodologie et en particulier dans le recueil
d’informations et dans la recherche de référentiels spécifiques.

Pour parvenir au diagnostic ou pour suppléer l’insuffisance des informations quantitatives, l’auditeur
utilise des méthodes et des techniques appartenant au domaine des sciences sociales. Il se différencie
ainsi des autres types d’audit.

3. Démarche :

Cadre de la mission :

L’ordre de mission remis à l’auditeur responsable fixe les caractéristiques de l’audit à mener selon les
trois points suivants :

• Axes principaux :
Un audit de la formation peut avoir les objectifs ci-dessous :
• S’assurer qu’il existe en matière de formation un personnel suffisant ;
• Apprécier le bon emploi des sommes consacrées à la formation :

• Étendue du contrôle :
Il est nécessaire de préciser les limites du champ et les points exclus.

• Les méthodes et les moyens :


Les divers types d’audit doivent être précisés : audit de conformité, audit comptable, audit
opérationnel.

11
L’organisation de la mission :

A partir du cadre défini par l’ordre de mission, l’auditeur est responsable de la mise en œuvre de
moyens propres à assurer des résultats satisfaisants.
Quatre étapes peuvent être distinguées :

• L’enquête préliminaire :
L’auditeur doit se familiariser avec l’activité à contrôler afin de déterminer les points significatifs du
contrôle, élaborer un programme d’audit adapté, bien répartir son temps et ses efforts.

• Etablissement du programme de travail détaillé :


Ce programme précise :
– Les personnes à rencontrer ;
– Les constatations matérielles à effectuer ;
– Les documents à utiliser ;
– La chronologie détaillée des interventions ;
– Le budget temps

• Réalisation des travaux


• Rédaction du rapport

4. Travaux de l’audit :

Conformément au programme arrêté, l’auditeur réalise les divers travaux d’audit.


Parmi les travaux les plus fréquents, il faut mentionner :
• L’analyse par diagramme
Le diagramme doit faire ressortir :
– La division des responsabilités pour les opérations à effectuer ;
– La localisation des points d’action, de décision, de contrôle et de vérification ;
– La description des documents utilisés pour le transfert d’information ou d’instruction ;
– La liaison avec d’autres circuits et les interconnexions.
Par sa représentation symbolique, le diagramme permet mieux qu’une description rédigée,
d’appréhender la complexité des procédures, de mettre en évidence les sécurités et éventuellement les
carences ou les redondances.

• Les questionnaires d’audit


Pour mener à bien la collecte des informations, l’auditeur utilise une batterie de questions.
La forme du questionnaire dépendra des objets de la mission, du module audité.
L’auditeur dispose parfois de questionnaires standards qu’il adapte aux caractéristiques de l’entreprise
et de la mission. Plus fréquemment, il construit son questionnaire autour des six familles de question :
Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Combien ? Comment ? Avec, après chaque réponse, une question de
relance : Pourquoi ?
L’ensemble de ces questions décrit d’une façon complète la réalisation d’une tâche.

• L’analyse des documents obligatoires


L’entreprise est tenue de rédiger périodiquement des déclarations et des rapports sur divers aspects de
la GRH.
L’analyse de ces documents doit permettre à l’auditeur de porter un jugement sur le respect des
dispositions applicables. Ces documents peuvent également fournir des informations nécessaires à la
réalisation des missions.

12
• Examen des manuels de procédure et des descriptifs de poste
L’examen des descriptions de poste apporte à l’auditeur des éléments importants pour apprécier
l’efficience de l’organisation et la qualité de l’information.
L’auditeur utilise les descriptions existantes et contrôle leur validité. En leur absence, il pratique lui-
même les analyses nécessaires à leur élaboration.
Les descriptions de poste ne présentent pas le détail des procédures. Celles-ci sont décrites dans les
manuels.
Ces manuels regroupent l’ensemble des instructions et des notes de service qu’une personne doit
appliquer. L’auditeur intervient à trois niveaux :
– Existence de procédures écrites portant sur les activités du poste ;
– Fiabilité des procédures ;
– Opérationnalité des procédures.
Par des sondages dans les services, il relève les procédures réelles qui parfois se substituent aux
procédures formelles.
• Les enquêtes auprès du personnel
• Le traitement des comptes rendus
• L’analyse des incidents critiques :
L’auditeur utilise l’arbre des causes pour reconstituer la chaîne causale.
L’arbre des causes permet d’identifier les responsabilités et d’élaborer des préconisations adaptées.
Parmi les différents travaux, l’auditeur choisit ceux qui sont adaptés à sa mission.

5. L’enquête préliminaire

Selon IGALENS : Toute mission d’audit impose une enquête préliminaire pour se familiariser avec
l’entreprise et le problème à traiter. Cette enquête permet d’adopter un programme de travail adapté en
sélectionnant les points significatifs sur lesquels centrer la mission.
Les modalités qui régissent la présence et le travail des hommes dans l’entreprise dépendent de
contraintes externes et internes, des choix effectués et du poids du passé. Il faut, pour une connaissance
préalable de l’entité auditée, identifier les caractéristiques technologiques, commerciales, économiques
et financières qui ont un impact humain et social. Le bilan social de l’établissement et de l’entreprise
contient une masse importante d’informations.

L’analyse de ce document complète la connaissance préalable de l’entité à auditer sur le plan des
caractéristiques sociales, des politiques passées et du poids des décisions antérieures. Il est également
nécessaire pour comprendre les politiques sociales de se référer aux choix de sa politique sociale.
L’enquête préliminaire doit permettre d’identifier les axes et orientations mis en œuvre dans le
domaine audité.

De nombreuses règles sont déterminées en dehors de l’entreprise par les pouvoirs publics ou
conventionnellement, entre les organisations professionnelles patronales auxquelles adhèrent
l’entreprise et les syndicats des salariés.

Connaissance générale de l’entité auditée :


Cette prise de conscience porte sur les caractéristiques techniques, commerciales et financières. Elle
débute par un recueil d’informations générales et s’achève par la rédaction d’une fiche d’information.

• Les informations générales


L’auditeur rassemble les chiffres significatifs, les données historiques et des informations sur la
structure des responsabilités.

• Les caractéristiques techniques


Il s’agit ici de faire ressortir les contraintes qui pèsent sur l’organisation du travail, les conditions
physiques de travail, l’aménagement des temps, les niveaux de qualification, les risques et, plus
généralement, l’ensemble des conditions de vie et de travail des salariés dans l’entreprise.

13
Une description succincte du cycle de production, des équipements et des postes de travail est
nécessaire. L’auditeur sera particulièrement attentif aux aspects techniques pouvant avoir une
incidence sur le thème de sa mission.
Si, par exemple, la mission concerne la formation, l’analyse des caractéristiques techniques est entrée
sur les qualifications requises pour les différentes opérations et sur leur évolution à moyen terme. Les
perspectives d’innovations et de mutations technologiques, la transformation des compétences
requises font l’objet d’un intérêt particulier.

• Les caractéristiques financières et économiques


Pour élaborer son programme de travail, l’auditeur doit connaître l’importance des enjeux. Il doit donc
analyser les documents comptables et financiers.
Il s’intéresse également aux documents de comptabilité analytique afin de connaître les composantes
du prix de revient.

Le suivi des charges liées au personnel sur plusieurs années permet à l’auditeur de mieux situer les
points importants de sa mission.

La stratégie sociale de l’entreprise :


Toute mission d’audit social s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie sociale, partie
importante de la politique générale de l’entreprise.
L’auditeur, au cours de son enquête préliminaire, doit identifier les principaux axes de la politique
humaine et sociale de l’entreprise.
La réglementation applicable :
La richesse du cadre légal, réglementaire et conventionnel en matière sociale limite la liberté d’action
de l’entreprise. Il est donc nécessaire d’identifier les règles applicables préalablement à toute mission
d’audit. Cet inventaire doit être particulièrement minutieux s’il s’agit d’un audit de conformité. Cette
recherche des règles applicables est délicate du fait de la variété des sources : sources étatiques, sources
conventionnelles, autres sources.

6. Le rapport d’audit

La réussite de la mission d’audit social repose sur la qualité de l’information transmise à la direction et
sur sa volonté et sa capacité à l’exploiter.
Cette information est présentée selon diverses modalités. Elle doit répondre à plusieurs exigences. Sa
qualité est essentielle. L’information porte sur trois points :
– Les travaux effectués, leur finalité et les constatations ;
– L’opinion de l’auditeur ;
– Les recommandations permettant d’orienter l’action.
La qualité de l’information résulte de la rigueur de la démarche présentée et de la pertinence et la
praticabilité des recommandations. La réussite de l’audit repose également sur la mise en œuvre
effective des recommandations et son suivi.
Cette formule de L. SAWYER traduit l’importance du rapport comme outil de communication et
comme appel à l’action :
« L’auditeur doit voir son rapport sous le même angle qu’un vendeur considère l’occasion qu’il a
d’offrir son produit au directeur d’une entreprise : une ouverture pour une présentation bien répétée,
bien conçue et sans faille ».
Le rapport d’audit social peut revêtir trois formes :
– Rapport intermédiaire ;
– Rapport oral ;
– Rapport final.

Le rapport final comporte trois parties.


Les réalisations (travaux effectués et constations).
Quelle que soit la nature des investigations réalisées, il est nécessaire d’apporter au lecteur
tous les éléments lui permettant d’apprécier la rigueur, la portée et les limites des travaux.

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L’opinion
C’est le jugement professionnel formulé par l’auditeur. Elle repose sur les constations effectuées. Elle
doit être l’expression exacte de ce que pense l’auditeur, ne comporter que des éléments justifiables et
appuyés sur des faits.
Selon Peretti « Une anomalie mineure n’entraîne pas la formulation d’une opinion défavorable. Leur
multiplication constitue un élément négatif.
L’anomalie majeure empêche d’atteindre l’un des objectifs importants de l’entité. Elle justifie
généralement une opinion défavorable.
Une analyse des causes des anomalies est nécessaire. Les causes les plus souvent identifiées dans les
missions d’audit social portent sur les quinze points suivants :
– Définitions insuffisantes d’objectifs;
– Définitions insuffisantes des responsabilités;
– Absence de guide de procédure et d’instructions adéquates;
– Formation insuffisante du personnel;
– Absence de dispositions propres à garantir le respect des dispositions légales ou internes;
– Absence de mise à jour et d’actualisation;
– Absence d’affectation d’un personnel suffisant;
– Absence d’affectation d’un personnel suffisant;
– Absence d’équipement suffisant;
– Absence de coordination;
– Absence de fixation ou de respect des délais;
– Attitude non satisfaisante du personnel;
– Erreurs humaines;
– Absence de fixation de priorité;
– Surveillance insuffisante.
L’analyse des causes permet d’orienter les préconisations.

Les recommandations
Les attentes de la direction ne se limitent pas aux constatations et aux opinions. Elle souhaite que ces
préconisations permettent d’améliorer la conformité et l’efficacité des pratiques, la définition et la mise
en œuvre des politiques sociales.
Le rapport de l’auditeur doit donc s’achever sur des recommandations. En fonction des problèmes
soulevés et des difficultés constatées, l’auditeur peut parfois formuler des propositions opérationnelles
: Modification des procédures existantes, transformation de documents, précisions à apporter dans une
définition de fonction, nouveaux circuits, etc. Ce n’est pas toujours le cas.
Dans de nombreux domaines, l’auditeur se limitera à proposer une démarche permettant d’aboutir à des
recommandations opérationnelles : organisation d’un groupe de travail, d’une action de formation,
recours à un expert interne ou externe, audits complémentaires. Etc.

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