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Stress Travail

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STRESS AU TRAVAIL : UNE REALITE

La définition du stress est variable selon les auteurs. Disons qu’il s’agit des conséquences de
la difficulté d’adaptation de l’individu au milieu extérieur. D’une manière théorique,
« l’inventeur » du terme stress, le docteur Hans Selye définit le stress comme « la réponse non
spécifique à l’organisme à toute sollicitation ». A chaque instant de notre vie, nous sommes
plus ou moins en rapport avec notre environnement et nous sommes plus ou moins en
harmonie avec lui. C’est de ce degré d’harmonie, d’équilibre, d’échange que résulte notre
niveau de stress. Il est devenu un véritable mal du siècle, et ne cesse d’étendre ses ravages
dans le monde du travail. Un fléau dont les causes majeures sont l’incitation permanente à la
compétition et à la productivité. Les pays industrialisés apparaissent certes les plus touchés,
cependant les pays en développement ne sont pas épargnés non plus. Aussi, de nombreuses
recherches ont montré que le stress n’augmente pas forcément avec le niveau de
responsabilité.
Par ailleurs tout stress qui reste supportable, sain et, faut-il le dire, nécessaire, doit en tant
qu’eu-stress (stress positif), être distingué du dis-stress qui est le fait d’un sujet surmené,
débordé, et présente un caractère pathologique.

Facteurs de stress au travail :


Les facteurs de stress sont les composantes d’une situation de travail qui génèrent une tension
ou un état de stress. Dans un même contexte professionnel stressant, bien qu’il existe de fortes
différences de perception entre les personnes qui y sont confrontées, certains facteurs sont
souvent identifiés, pour le plus grand nombre, « responsables » de l’état de stress.

• Facteurs liés à la tâche :

- fortes exigences quantitatives (charge de travail, rendement, pression


temporelle, masse d’information à traiter, …)
- fortes exigences qualitatives (précision, qualité, vigilance, …)
- caractéristiques de la tâche (monotonie, absence d’autonomie, répétition, …)
- risques inhérents à l’exécution même de la tâche (ex : erreur médicale fatale
du chirurgien)
- etc…

• Facteurs liés à l’organisation du travail :

- absence de contrôle sur la répartition et planification des tâches


- imprécision des missions confiées (qu’attend-on de moi ? comment dois-je
m’y prendre ? sur quelle base serai-je évalué ?)
- contradiction entre les exigences du poste (comment faire vite et bien ?)
- inadaptation des horaires de travail aux rythmes biologiques, à la vie sociale
et familiale
- instabilité des contrats de travail (contrat précaire, sous-traitance)
- etc…
• Facteurs psychosociaux (liés aux relations de travail) :

- manque d’aide de la part des collègues et/ou des supérieurs hiérarchiques


- management peu participatif, autoritaire, déficient, …
- absence de reconnaissance du travail accompli
- etc…

• Facteurs liés à l’environnement physique et technique :

- nuisances physiques au poste de travail (bruit, chaleur, humidité, …)


- mauvaise conception des lieux et/ou postes de travail (manque d’espace,
éclairage,…)
- etc…

• Facteurs liés à l’environnement socio-économique de l’entreprise :

- surenchère à la compétitivité sur le plan national et international


- mauvaise santé économique de l’entreprise ou incertitude sur son avenir
- etc…

• Caractéristiques individuelles associées au stress :

De nombreuses études ont été réalisées sur l’impact des facteurs de personnalité dans
la survenue de l’état de stress. Il a été rapporté que les personnalités dites « type A »,
caractérisées par une extrême compétitivité, un grand désir de réussite, et une fréquente
agressivité et impatience, étaient plus exposées au stress professionnel et plus
fréquemment victimes de problèmes de santé. Toutefois, les études récentes n’ont pas
confirmé ces résultats.
Parmi les facteurs de personnalité qui semblent effectivement jouer un rôle dans la
survenue du stress, on peut à l’heure actuelle citer l’instabilité émotionnelle (ou
névrosisme). Elle réfère à un état chronique d’irritabilité et de prédisposition à la
détresse psychologique. Elle correspond également à une prédisposition à percevoir et
ressentir la réalité comme menaçante, problématique et pénible. Elle est de ce fait un
facteur fragilisant, qui rend la personne plus vulnérable, moins armée face aux
événements négatifs de la vie professionnelle.

Mécanismes physiologiques du stress :


Le terme de stress a été introduit pour la première fois par Hans Selye. Pour Selye, le
stress est une « réponse non spécifique de l’organisme face à une demande ». Il est à
l’origine du concept de Syndrome Général d’Adaptation (en 1935).

• Le syndrome général d’adaptation :

Face à un stimulus stressant, l’organisme réagit en trois phases : c’est le syndrome


général d’adaptation ou SGA.
- Phase 1 : Réaction d’alarme

Dès la confrontation à la situation évaluée comme stressante, des hormones sont


libérées par l’organisme via la glande médullosurrénale : les catécholamines
(adrénaline et noradrénaline). Ces hormones ont pour effet d’augmenter la
fréquence cardiaque, la tension artérielle, les niveaux de vigilance, la
température corporelle et de provoquer une vasodilatation des vaisseaux des
muscles. Toutes ces modifications ont pour but de préparer l’organisme au
« combat ou à la fuite ».

- Phase 2 : Résistance

Si la situation stressante persiste, l’organisme entre en phase de résistance. Un


second axe neurohormonal, l’axe corticotrope est activé préparant ainsi
l’organisme aux dépenses énergétiques que nécessitera la réponse au stress. De
nouvelles hormones, les glucocorticoïdes sont sécrétés; elles augmentent le taux
de sucre dans le sang pour apporter l’énergie nécessaire aux muscles, au cœur et
au cerveau, en y maintenant un apport constant en glucose.

- Phase 3 : épuisement

Si la situation stressante se prolonge encore ou s’intensifie, les capacités de


l’organisme peuvent être débordées. L’organisme entre dans une phase
d’épuisement caractérisée par une hyperstimulation de l’axe corticotrope. Les
récepteurs du système nerveux central deviennent moins sensibles aux
glucocorticoïdes lesquels augmentent constamment dans la circulation.
L’organisme est alors submergé d’hormones activatrices pouvant nuire à la
santé.

Ce qui arrive quand vous tombez dans le piège du stress :

• Réactions physiques :
- votre bouche se dessèche et votre voix devient plus aigue (moins de salive,
gorge contractée)
- votre rythme cardiaque s’accélère et votre respiration devient irrégulière (les
muscles de la poitrine se contractent, les bronches se dilatent, la production
d’adrénaline se déclenche)
- palpitations
- vous avez besoin de vous rendre aux toilettes plus souvent que d’habitude (la
vessie se relâche)
- vous avez des crampes à l’estomac (les muscles se tendent)
- vos mains deviennent moites (les pores s’ouvrent et la sudation augmente)
- vous vous sentez inquiet (l’adrénaline se met à circuler dans l’organisme)
- vous devenez nerveux, vous allez et venez, vos mains et vos genoux
tremblent (le taux de glucose monte pour fournir un supplément d’énergie,
l’adrénaline et les corticoïdes accélèrent le fonctionnement de l’organisme)
- insomnies
- troubles sexuels
• Réactions mentales et émotionnelles :
- manque de concentration
- l’esprit tourne en rond
- indécision
- prises de décisions irrationnelles
- erreurs fréquentes
- imprécision
- importance exagérée accordée à des détails
- angoisse
- crises de panique
- sentiment de persécution
- agressivité
- sentiment de culpabilité
- crises de larmes
- sentiment d’isolement
- inquiétude excessive

• Réactions comportementales :
- consommation accrue du tabac
- absorption importante de l’alcool
- modifications des conduites alimentaires (boulimie, perte d’appétit)
- comportements violents et agressifs
- isolement social (repli sur soi, difficultés à coopérer)
- ongles rongés
- cheveux arrachés
- démangeaisons
- idées fixes et pensées obsédantes

Ces symptômes ont des répercussions gênantes qui amènent les personnes à recourir à des
produits calmants ou excitants (café, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques,…)
Si la situation stressante se prolonge dans le temps et/ou si elle est très intense, l’organisme
s’épuise. Les différents symptômes s’aggravent et/ou se prolongent entraînant des altérations
de la santé irréversibles.
Les relations entre certains facteurs professionnels de stress et le risque d’accidents cardio-
vasculaires ont été très largement étudiées, aussi il a été démontré un risque accru de maladies
coronariennes.
La dépression et l’anxiété ont été largement explorées dans des situations de stress au travail.

Lutter contre le stress :


Il ne faut pas aujourd’hui considérer le stress comme une agression subie : nous ne sommes
pas désarmés devant cette angoisse. Nous sommes capables de mettre au point des parades, ou
des mécanismes de défense qui nous permettent de réagir positivement.
Il n’y a pas de remède universel contre le stress, il existe cependant des règles générales, qu’il
est important de respecter. Elles relèvent essentiellement de l’hygiène de vie. Voici quelques
unes de ces règles :
- Essayez autant que possible de vivre dans une ambiance familiale et sociale
agréable. Se protéger du stress, c’est d’abord avoir des amis et une famille
avec qui l’on s’entend bien.
- Développez vos loisirs. Il est important que toute votre vie ne soit pas centrée
sur le travail. Ayez à côté une activité complémentaire qui vous permet de
changer de centre d’intérêt.
- Faites du sport. L’exercice physique est essentiel et trop souvent oublié.
Retenez que le sport a un rôle prépondérant pour atténuer les effets du stress.
- Surveillez votre alimentation : la diététique a un rôle également fondamental.
Apprenez à vous alimenter correctement, en faisant un bon petit déjeuner et
en mangeant plus légèrement le soir. Faites attention au café, au tabac et à
l’alcool. Certes, ils agissent souvent comme des calmants dans des situations
stressantes, mais l’escalade est dangereuse, et ils ne font alors que renforcer
l’angoisse.
- Ménagez vous un moment quotidien de relaxation.

Avec les règles énoncées ci-dessus, vous supportez beaucoup mieux les différents stress de
votre existence.

Prévention du stress au travail :


Des publications rapportent des orientations préventives du stress au travail dont un aperçu est
donné ci-dessous :
- Adapter le travail demandé aux capacités et aux ressources des employés.
- Organiser le travail pour le rendre stimulant et donner l’opportunité au
personnel d’utiliser ses compétences.
- Définir clairement le rôle et les responsabilités de chacun.
- Donner la possibilité aux employés de participer aux décisions et aux actions
de changement qui affecteront leur travail.
- Améliorer les communications et réduire les incertitudes, par exemple en ce
qui concerne les plans de carrière.
- Permettre l’opportunité d’interactions sociales entre tous les acteurs de
l’entreprise.

La prévention du stress au travail orientée vers l’amélioration de l’organisation et des


conditions de travail a des effets durables, contrairement aux actions centrées sur le
renforcement des résistances de l’individu.

• Principales étapes d’une démarche de prévention du stress au travail :

1ère étape : pré-diagnostic ou analyse de la situation :


L’entreprise qui souhaite s’engager dans une action de prévention peut établir un pré-
diagnostic en s’appuyant sur un certain nombre d’informations à sa disposition. Ce sont
des données qui concernent son fonctionnement ou la santé de ses salariés et qu’elle
peut mobiliser facilement et rapidement.

Concernant l’entreprise, les données portent sur les indicateurs suivants :


- organisationnels (absentéisme, faible respect des horaires, problèmes
disciplinaires, intimidations, …).
- de production (quantité, qualité, …).
- économiques (cotisations accidents de travail et maladies professionnelles…).
Concernant les salariés, les données recueillies par le service de santé au travail sont
présentées sous forme « d’indicateurs de santé ».

2ème étape : mise en place d’un projet spécifique :


Il est recommandé de constituer en interne un « groupe projet ». Globalement, il aura
pour mission d’impliquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise en les informant de
participer à la formulation de pistes d’action ainsi que le suivi de ces actions et leur
évaluation.
Ce groupe doit être représentatif de l’ensemble des salariés concernés par le projet.
Ses membres doivent être crédibles et respectés par leurs pairs. Ils doivent également
avoir des compétences en communication, pour le travail en équipe et bien connaître
la structure dans laquelle ils travaillent.

3ème étape : diagnostic approfondi :


Le diagnostic de stress dans une entreprise s’appuie d’une part sur les données
mobilisables dans l’entreprise et d’autre part identifier les sources de stress,
d’expliquer pourquoi un certain nombre d’indicateurs passent au rouge.
Différentes méthodes peuvent être utilisées : observations de l’environnement et des
conditions de travail, entretiens individuels ou de groupe, groupes de discussion,
questionnaires portant sur la perception des conditions de travail, du stress, de la
santé et de la satisfaction au travail.

4ème étape : restitution des résultats :


Une fois les analyses effectuées, les résultats sont communiqués aux différents
acteurs de l’entreprise.

5ème étape : élaboration et mise en œuvre d’un plan d’action :


A la suite du diagnostic, le groupe projet arrêtera un ou des plans d’action, suivant
trois niveaux décroissants de priorité : (1) l’élimination du risque, (2) l’isolement du
risque, (3) la réduction du risque.

6ème étape : évaluation de l’action et suivi :


Pour être complète, la démarche doit inclure l’évaluation des actions menées et le
suivi du plan d’action (notamment par le contrôle d’indicateurs avant-après). Cette
évaluation permet de réajuster la démarche dans une optique d’amélioration continue.

« Il est temps que les pouvoirs publics et surtout les instances concernés par la santé
en milieu professionnel, à prendre en mesure du problème que pose le stress en
milieu de travail et ses conséquences sur la santé mentale et physique des individus.
« Il y a une réelle demande sociale ».Autrement dit, les manifestations pathologiques
avec un coût économique et social évident, générées par les évènements stressants en
milieu professionnel suscitent une réelle inquiétude. D’où la nécessité de lancer des
programmes spécifiques de lutte contre le stress au niveau des entreprises. Les
professionnels de la santé s’accordent à dire que le stress en milieu de travail est un
problème qui se pose avec acuité mais qui tarde a être intégré dans la nomenclature
des maladies professionnels. La législation algérienne relative aux maladies
professionnelles et aux accidents de travail ne fait pas référence aux pathologies
mentales et physiques générées par la dégradation de la qualité de la vie
professionnelle et des conditions liées à l’exercice d’un métier ».

Dr [Link] / CMT « DG »

Ref : - Dossier INRS


- Dr Sergyl Lafont « comment vivre en bonne santé »
- Dr Verra Peiffer « principles of stress management »

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