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Exercices d'oral en physique et chimie

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Exercices d’entraînement à l’oral

Sommaire 1

1 Ondes (1re année) 3

2 Élec : Lois électriques dans l’ARQS (1re année) 4

3 Syst lin : Transitoire du 1er ordre (1re année) 6

4 Syst lin : Oscillateur harmonique (1re année) 7

5 Syst lin : Oscillateurs amortis (1re année) 8

6 Syst lin : RSF (1re année) 10

7 Syst lin : Filtrages (1re année) 12

8 Élec : Montages avec un ALI 14

9 Élec : Oscillateurs électroniques 18

10 Méca : Dynamique (1re année) 21

12 Méca : Dynamique et énergie (1re année) 23

13 Méca : Dynamique et moment cinétique (1re année) 25

14 Méca : Mécanique du solide (1re année) 26

15 Therm : Statique des fluides 29

18 Therm : 2nd principe (1re année) 32

21 Therm : Machines thermiques (1re année) 34

22 Therm : Transformations infinitésimales 35

23 Therm : Changements d’état et diagrammes 37

24 Therm : Viscosité et relation de Bernoulli 40

25 Therm : Systèmes ouverts 43

26 Therm : Transferts thermiques par conduction 48

27 Opt : Optique géométrique (1re année) 53

28 Opt : Introduction à l’optique ondulatoire 55

29 Opt : Interférences à deux ondes 56

30 Opt : Interférences à N ondes, réseaux 59

31 ÉM : Induction (1re année) 61

32 ÉM : Électrostatique 67

33 ÉM : Magnétostatique 71

34 ÉM : Équations de Maxwell, énergie 73

35 ÉM : Ondes 75

1
36 ÉM : Ondes et réflexions sur un conducteur 77

37 Introduction au monde quantique (1re année) 79

38 Chi - Arc. matière : Architecture de la matière (1re année) 80

39 Chi - TF matière : Transformation physiques et chimiques (1re année) 82

40 Chi - TF matière : Cinétique chimique (1re année) 84

41 Chi : Acide-base, précipitation (1re année) 86

42 Chi : Oxydoréduction (1re année) 88

43 Chi : Thermochimie du 1er principe 90

44 Chi : Déplacement d’équilibre 93

45 Chi : Diagrammes E-pH 95

Ce poly regroupe à la fois des exercices de type “colles”, et d’autres issus d’oraux de concours divers (ceux marqués
par un triangle I).
• Nous en traiterons certains en classe, d’autres serviront de sujet d’oral blanc lors de vos passages. Nous
n’aurons pas le temps de tout aborder, le reste est donc là pour un entraînement en autonomie : il faut
chercher régulièrement des exercices.
• Sauf indication contraire (triangle I), ce ne sont pas tout à fait des exercices d’oraux, qui comporteront en
général plus de documents, demanderont parfois plus d’autonomie, et seront calibrés pour la durée d’un oral.
Ces exercices sont donc très utiles pour réviser les connaissances et les savoir faire du cours (qui sont indis-
pensables à la réussite d’un oral !), mais pas pour s’entraîner spécifiquement au déroulé d’un oral de concours
(aspect gestion du temps, présentation au tableau, façon de réagir, etc...) : pour cela il faudra venir en TD
de révision et en oral blanc !
• La correction de certains des exercices est disponible sur le site de la classe.

Mais attention : on ne progresse qu’en cherchant par soi-même. Se contenter de lire l’énoncé puis lire
la correction sans chercher n’apporte aucun bénéfice. Il faut d’abord essayer seul ou à plusieurs, puis lire la
correction. En revanche, les “coups de pouce” présents dans ce document, à la fin de chaque chapitre, sont là
pour vous aiguiller sans vous donner les réponses, et peuvent être utilisés ou non pour faire varier le niveau de
difficulté.

Melzani M. 2 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Ondes (1re année)

1 Ondes (1re année)


1.4 Question de cours – Onde stationnaire [# # #]

On réalise l’expérience ci-dessus. On note L la longueur de la corde. La corde est fixée à l’extrémité x = L. On
constate expérimentalement que pour certaines fréquences d’excitation, l’amplitude des oscillations de la corde est
très importante. On dit que pour ces fréquences, il y a résonance.

1 - Comment s’appelle le type d’onde observé ? Faire un schéma de l’onde à un instant t fixe et faire apparaître
les nœuds, ventres, et la longueur d’onde λn .
2 - Que valent les conditions aux limites (en x = 0 et en x = L) ? Établir l’expression de la longueur d’onde λn
du mode propre numéro n, ainsi que l’expression de sa fréquence fn .

1.5 Ondes sismiques et localisation d’un séisme [G


# # #]

Un séisme produit deux types d’ondes : des ondes de compression dites ondes P, et des ondes de cisaillement dites
ondes S. Elles se propagent dans la Terre chacune avec une célérité différente, que l’on note respectivement cp et
cs . On a cs < cp .
On supposera que les ondes se propagent en ligne droite, et que leur célérité reste constante.
1 - Suite à un séisme ayant lieu à un instant t0 , une station sismique reçoit le signal issu des ondes P au temps
tp , et celui issu des ondes S au temps ts .
Montrer que l’on peut alors déterminer l’instant t0 et la distance d entre l’épicentre et la station.
On donnera leurs expressions en fonction de ts , tp , cs et cp .
2 - On donne cs = 4.32 km · s−1 , et cp = 7.74 km · s−1 . Suite au séisme du 20 janvier 2003 dans le nord-ouest
pacifique, une station enregistre tp à 3h02min04s, et ts à 3h02min52s.
Déterminer d et t0 .
3 - Expliquer comment on peut, grâce à l’enregistrement des temps d’arrivée de quatre stations, obtenir la position
de l’épicentre.

Coups de pouce

d d
1.5 – 1. On part de deux équations : cs = , et cp = . Les inconnues sont d et t0 , qu’il faut donc
ts − t0 tp − t0
cp tp − cs ts cs cp (ts − tp )
exprimer en fonction du reste. Après manipulations on doit arriver à t0 = et d = .
cp − cs cp − cs
1.4 – Le type d’onde observée est dans le titre de l’exercice. Les conditions aux limites en 0 et en L imposent
λn
une amplitude nulle. Enfin, il faut trouver n × = L avec n ∈ N.
2

Melzani M. 3 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Électronique : Lois électriques dans l’ARQS (1re année)

2 Élec : Lois électriques dans l’ARQS (1re année)


2.3 Question de cours – Associations de résistances, diviseurs tension / courant [G
# # #]

1 - Énoncer la loi d’Ohm.

2 - Quelle est la résistance équivalente à une association de plusieurs résistances en série ? et en parallèle ?
3 - Dessiner un pont diviseur de tension et donner la formule associée.
Idem pour un pont diviseur de courant.
4 - Application : Déterminer le courant I et la tension U en fonction de E = 3 V et de R = 1.5 kΩ.

I R 2R

E 6R R U

2.6 Pont de Weatston et mesure de température [ # ]


On considère le circuit ci-contre, appelé pont de Weatston. On va voir
R1 R3 qu’il permet de réaliser des mesures de résistances assez précises.
L’ampèremètre est modélisable du point de vue électrique comme une
E A A B
résistance r.
R2 R4 On dit que le pont est équilibré lorsque le courant traversant l’ampè-
remètre est nul.

1 - Trouver la relation sur les quatre résistances pour que le pont soit équilibré.

On suppose maintenant que la résistance R1 est une thermistance : sa valeur dépend de la température. On prendra
R1 (T ) = R0 (1 + α∆T ) avec ∆T = T − T0 , T0 = 0°C, α = 1.0 × 10−3 K−1 .
On pose x = R4 /R3 .

2 - La valeur de R0 est telle que le pont est équilibré pour T = T0 . En déduire une relation entre R0 , R2 , et x.
3 - On remplace l’ampèremètre par un voltmètre. Montrer que la tension U = VA − VB qu’il mesure est donnée
−α∆T x
par la relation U = E.
(1 + x)(1 + x + α∆T )
4 - A quoi peut servir ce montage ? Pour une utilisation courante, peut-on négliger le terme α∆T au dénomina-
teur ? Quel est alors l’intérêt de ce montage ?
5 - On peut montrer que la valeur de x qui maximise la sensibilité du montage est x = 1. Donner alors la valeur
de la température si on mesure U = −45 mV avec une tension E = 10 V.

Melzani M. 4 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


2.8 Lampe de poche [ ## ]

La caractéristique tension-courant de l’ampoule d’une


lampe de poche est donnée ci-contre.
Cette ampoule est alimentée par une pile de tension à vide
E = 6.0 V et de résistance interne r = 10 Ω.

1 - Faire un schéma du circuit. Déterminer graphique-


ment le point de fonctionnement du circuit (valeurs
de la tension et de l’intensité).

On modélise maintenant l’ampoule comme une résistance R.


2 - Donner l’expression de la puissance dissipée par l’ampoule en fonction de r, R et E.
3 - On souhaite que cette puissance dissipée soit maximale (pour maximiser l’éclairage). Les caractéristiques de
la pile sont fixées, mais on peut en revanche choisir l’ampoule à utiliser et donc la valeur de R.
Montrer qu’il existe une valeur de R qui maximise la puissance dissipée par l’ampoule.
4 - On conserve les valeurs précédentes. Pour un fonctionnement pendant une heure :
– Quelle est l’énergie délivrée par la pile ?
– Quelle est la charge débitée par la pile ?
5 - Combien de temps la lampe peut-elle fonctionner si on utilise quatre piles AAA de capacité 1250 mAh chacune ?

Melzani M. 5 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Systèmes linéaires : Régime transitoire du 1er ordre
(1re année)

3 Syst lin : Transitoire du 1er ordre (1re année)


3.3 Circuit RC parallèle soumis à un échelon de tension [# # #]

i R
On considère le circuit ci-contre. La tension d’alimentation e(t) est nulle pour
t < 0 et égale à E > 0 pour t > 0.
e(t) R C uc (t) Le condensateur est initialement déchargé.

1 - Donner la valeur de la tension aux bornes du condensateur et de l’intensité le traversant lorsque t < 0.
2 - Faire de même lorsque t > 0 au bout d’un temps très long (donc une fois le régime permanent atteint).
3 - Établir l’équation différentielle portant sur la tension aux bornes du condensateur.
4 - Résoudre cette équation. Tracer l’allure de la réponse.
5 - Quel est l’ordre de grandeur de la durée du régime transitoire ?

3.4 Surtension à la fermeture d’un circuit inductif [ ## ]


L’objectif de cet exercice est d’étudier la surtension qui apparaît aux bornes de l’interrupteur lorsque l’on ouvre un
circuit inductif. Ce phénomène est par exemple utilisé pour amorcer l’éclairage des néons que vous avez l’habitude
de voir tous les jours au plafond du lycée et ailleurs.
i L
On considère donc le circuit ci-contre, qui comporte une bobine. L’in-
terrupteur sera d’abord considéré fermé, puis brusquement ouvert.
E u R1 On s’intéressera à la tension u pour voir si notre modélisation prédit
quelque chose de remarquable.
On prendra E = 10 V, L = 1.0 H, R1 = 50 kΩ, R2 = 1.0 kΩ.

R2
Dans un premier temps, on considère que l’interrupteur est fermé depuis longtemps, si bien que le régime permanent
est atteint.
1 - Que vaut l’intensité du courant dans la bobine ? Et la tension u ?

Dans un second temps on ouvre l’interrupteur. On définit l’instant t = 0 comme celui où l’interrupteur est brusque-
ment ouvert.
2 - Déterminer, sans résoudre d’équation différentielle, la valeur de l’intensité qui traverse la bobine une fois le
régime permanent atteint. On notera i∞ cette valeur. En déduire la valeur u∞ de u au bout d’un temps long.
3 - Que vaut la valeur de i à t = 0+ , juste après l’ouverture de l’interrupteur ? On la notera i(0+ ).
En déduire la valeur u(0+ ) de la tension aux bornes de l’interrupteur juste après l’ouverture de l’interrupteur.
Commentaires ?
4 - Vers quoi tend cette valeur si la résistance R1 est absente ? Justifier alors que l’on observe une étincelle à
l’ouverture du circuit.

On étudie maintenant le régime transitoire qui suit l’ouverture de l’interrupteur.


 
E R1 −t/τ L
5 - Montrer que i(t) = 1+ e avec τ = .
R1 + R2 R2 R1 + R2
En déduire l’expression de u(t), et tracer l’allure de u(t) sur un graphique.

Melzani M. 6 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Systèmes linéaires : Oscillateur harmonique (1re année)

4 Syst lin : Oscillateur harmonique (1re année)


4.1 Question de cours/exercice – Circuit LC [G
# # #]

L
On considère le circuit LC ci-contre. On s’intéresse à la
charge q(t) portée par l’armature du condensateur.
Pour t < 0 le circuit est ouvert et la charge portée par i
q(t)
le condensateur est Q0 . À t = 0 on ferme le circuit, qui uc C
devient alors celui représenté ci-contre.
On prendra L = 1.0 mH et C = 4.0 nF.

1 - Déterminer l’équation différentielle suivie par la charge q(t).


2 - La résoudre.
3 - Donner l’allure de la solution. Tracer également l’allure du portrait de phase, en indiquant de quel point on
part et le sens de parcours.
Quelle est la période des oscillations ? Faire l’application numérique.
4 - Expérimentalement, on ne peut pas suivre l’évolution de la charge q(t), mais plutôt celle d’une tension (à
l’aide d’un oscilloscope).
Quelle est l’expression de la tension aux bornes du condensateur uC (t) ?
Et celle de la tension aux bornes de la bobine ?
5 - Montrer que l’énergie totale dans le circuit est constante au cours du temps.

4.3 Question de cours/exercice – Système masse-ressort vertical [G


# # #]

0
On considère une masse m attachée à un ressort de ~ex
longueur à vide l0 et de constante de raideur k. Le tout
est vertical. On négligera tout frottement. l0
On prendra k = 40 N/m, m = 100 g, g = 10 m/s2 .

1 - Déterminer l’équation différentielle suivie par la po-


sition x(t).
2 - Quelle est la position d’équilibre xéq ?

3 - On pose u(t) = x(t) − xéq . Donner l’équation diffé-


rentielle satisfaite par u(t). x masse m

x
4 - La résoudre.
On considèrera qu’à l’instant initial la masse est en x = xéq + δ, et on lache la masse de cette position sans
vitesse initiale.
5 - Donner l’allure de la solution. Tracer également l’allure du portrait de phase, en indiquant de quel point on
part et le sens de parcours.
Quelle est la période des oscillations ? Faire l’application numérique.
6 - On souhaite ensuite retrouver l’équation du mouvement de la question 1, mais en utilisant une approche
énergétique.
Donner l’expression de l’énergie totale du système, en fonction notamment de x(t) et ẋ.
Utiliser le fait qu’elle est constante pour retrouver l’équation du mouvement.

Melzani M. 7 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Systèmes linéaires : Oscillateurs amortis (1re année)

re
5 Syst lin : Oscillateurs amortis (1 année)
5.2 Question de cours/Exercice – Décharge dans un circuit RLC (suivi du courant) [ ## ]
On étudie le circuit ci-contre, où le condensateur est initialement
chargé à une tension uc (t = 0− ) = U0 .
1 - Déterminer les valeurs de i et de uc à t = 0+ juste après la
fermeture de l’interrupteur.
Même question au bout d’un temps long après fermeture de
l’interrupteur, une fois le régime permanent atteint.
R

2 - Que mesure-t-on sur la courbe ci-contre ? Où brancher l’oscillo-


scope pour faire ce relevé ? C UC
3 - Déterminer l’équation
√ différentielle vérifiée par le courant. On
posera ω0 = 1/ LC et on définira le facteur de qualité Q tel L
que l’équation obtenue soit sous forme canonique.
On suppose Q > 1/2. Quelle est la nature des solutions ?
y1
4 - La solution est de la forme i(t) = (A cos Ωt + B sin Ωt) e−mω0 t y2
1 √
avec m = , Ω = ω0 1 − m2 . Comment s’appelle Ω ? Com-
2Q
ment le déterminer approximativement sur le graphique ? t
Déterminer A et B. t1 t2

5 - Trouver un lien entre y1 /y2 et m.


di
 
6 - Enfin, tracer l’allure du portrait de phase i(t), correspon-
dt
dant à l’évolution temporelle de i de la figure ci-dessus.
7 - (2e année) Proposer une idée de montage pour compenser l’amor-
tissement.

5.3 Question de cours/Exercice – Décharge dans un circuit RLC parallèle [ ##


G ]
On étudie le circuit ci-contre, où le condensateur est initialement
chargé à une tension uc (t = 0− ) = U0 . À t = 0 on ferme l’inter-
rupteur.

1 - Déterminer les valeurs des courants dans chacune des branches


et de uc à t = 0+ juste après la fermeture de l’interrupteur.
Même question au bout d’un temps long après fermeture de
l’interrupteur, une fois le régime permanent atteint.
2 - Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la tension aux
bornes du condensateur. On posera la pulsation propre ω0 et on
définira le facteur de qualité Q tel que l’équation obtenue soit
C R1 L
sous forme canonique.
3 - On prend L = 1.0 mH et C = 4.0 nF. Déterminer la valeur de
la résistance telle que le régime transitoire soit critique.
duc
 
4 - Tracer alors l’allure du portrait de phase uc (t), corres-
dt
pondant à l’évolution temporelle de uc .
5 - Donner, pour le régime critique, la forme générale des solutions.
Préciser enfin l’expression des constantes qui apparaissent dans
l’expression de la solution.

Melzani M. 8 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


5.4 Question de cours/exercice – Système masse-ressort horizontal avec frottements
[ # #]
On considère une masse m attachée à un ressort de lon-
gueur à vide l0 et de constante de raideur k. La masse
glisse sur un plan horizontal. On prend en compte les frot-
tements via une force de frottement f~ = −λ~v , avec λ > 0 masse m
une constante.
l0
À l’instant initial la masse est en x = 0, ce qui correspond
à la position où le ressort n’est ni étiré ni comprimé. On x
communique alors une vitesse initiale v0 > 0 à la masse. ~ex 0 x
On prendra k = 40 N/m, m = 100 g, λ = 0.2 SI.

1 - Déterminer l’équation différentielle suivie par la position x(t).


2 - La résoudre.

3 - Donner l’allure de la solution.


Tracer également l’allure du portrait de phase, en indiquant de quel point on part et le sens de parcours.
4 - Quelle est l’unité de λ ?
Quelle est la période des oscillations ? Faire l’application numérique. Est-ce très différent de la période propre
du système ?

5 - Au bout de combien de temps l’amplitude des oscillations a-t-elle diminué de 95% de sa valeur initiale ?
6 - Montrer que l’énergie totale du système décroît au cours du temps.

Melzani M. 9 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Systèmes linéaires : Régime sinusoïdal forcé (1re année)

6 Syst lin : RSF (1re année)


6.2 Question de cours/exercice – Résonance en intensité du circuit RLC série [ ##]
On étudie le circuit ci-contre. Le générateur idéal de tension délivre
une tension e(t) = Em cos(ωt).

1 - Par une étude asymptotique, donner la valeur du courant pour


ω ' 0, puis pour ω → ∞.
L R
2 - On cherche i(t) sous la forme i(t) = Im cos(ωt + ϕ). i
Par quelle expression complexe ce signal est-il représenté ?
3 - Donner l’expression de l’amplitude complexe I m de i en fonction
de R, L, C, Em et ω. e(t) C
Écrire ensuite cette expression sous la forme canonique I m =
Em /R
  , en introduisant la pulsation propre ω0 , le fac-
1
1 + jQ x −
x
teur de qualité Q, et la pulsation réduite x = ω/ω0 .
On donnera les expressions de ω0 et de Q en fonction de R, L
et C.
4 - En déduire l’expression de l’amplitude Im du courant en fonction de x et tracer l’allure de la courbe Im = f (x).
Pour quelle pulsation la résonance en intensité a-t-elle lieu ?

5 - En déduire également l’expression de la différence de phase ϕ entre l’intensité et la tension d’alimentation en


fonction de x.
Donner l’allure de la courbe en déterminant la valeur de ϕ en hautes fréquences, en basses fréquences et à la
résonance.
6 - Définir la bande passante et établir son expression en fonction de ω0 et Q. Comment varie-t-elle lorsque Q
augmente ?
ωr
7 - L’acuité de la résonance est définie comme Ac = , avec ωr la pulsation à la résonance.
∆ω
Donner son expression en fonction du facteur de qualité.
Quelle est l’influence du facteur de qualité sur l’acuité de la résonance en intensité ?
Représenter Im en fonction de la pulsation pour différentes valeurs de Q.
8 - Application numérique pour C = 1.5 nF, R = 3.0 kΩ, et L = 1.5 mH.
Donner la valeur de la pulsation à la résonance, de la largeur de la bande passante et de l’acuité.

6.5 Résonance pour un système mécanique masse-ressort [ ##]


On considère une masse m attachée à un ressort de lon-
gueur à vide l0 et de constante de raideur k. La masse
glisse sur un plan horizontal. On prend en compte les frot- oscillations forcées

tements via une force de frottement f~ = −λ~v , avec λ > 0 ~ey


une constante. M
masse m
L’extrémité gauche du ressort est forcée par un mouve-
ment d’oscillation (par un système bielle-manivelle par
y
exemple) selon yA (t) = A cos(ωt). 0 yA y
On considérera pour simplifier que l0 = 0.
On prendra k = 40 N/m, m = 100 g, λ = 0.2 SI.
1 - Déterminer l’équation différentielle suivie par la position y(t).

Melzani M. 10 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


2 - Quelle est la représentation complexe de l’amplitude yA (t) = A cos(ωt) ?
De même, on cherche les solutions y(t) sous la forme y(t) = Ym cos(ωt + ϕ). Quelle est la représentation
complexe y(t) de ce signal ? Comment est définie son amplitude complexe ?

3 - Écrire l’équation de la question 1 dans le domaine complexe, pour obtenir une équation sur y(t).
A
Montrer alors qu’on arrive à Y m = x , avec x = ω/ω0 , et ω0 et Q dont on donnera par identification
1 − x2 + j
Q
les expressions en fonction de k, m et α.
4 - En déduire l’expression de l’amplitude Ym des oscillations en fonction de x.
Pour quelles valeurs du facteur de qualité y-a-t’il résonance ? Pour quelle pulsation la résonance a-t-elle alors
lieu ? Quelle est alors la valeur de l’amplitude maximale ?
Tracer l’allure de la courbe Ym = f (x) dans le cas où il y a résonance et dans le cas où il n’y a pas résonance.
5 - En déduire également l’expression de la différence de phase ϕ entre y(t) et yA (t) en fonction de x.
Donner l’allure de la courbe en déterminant la valeur de ϕ en hautes fréquences, en basses fréquences et à la
résonance.
6 - On s’intéresse à la bande passante dans le cas où il y a résonance. Rappeler la définition de la bande passante.
Pour simplifier l’étude, on suppose Q  1.
Quelle est alors l’expression de x à la résonance ? De Ymax ? De Ym (x) ?
Établir√alors l’expression de la bande passante ∆x en fonction de Q. On pourra utiliser le développement
limité 1 +  ' 1 + /2 pour   1.
En déduire celle de la bande passante ∆ω. Comment varie-t-elle lorsque Q augmente ?
ωr
7 - L’acuité de la résonance est définie comme Ac = , avec ωr la pulsation à la résonance.
∆ω
Donner son expression en fonction du facteur de qualité.
Quelle est l’influence du facteur de qualité sur l’acuité de la résonance ?
Représenter Ym (x) en fonction de la pulsation pour différentes valeurs de Q.
8 - À partir de quelle valeur du facteur de qualité la pulsation de résonance et la pulsation propre sont-elles
proches à moins de 1% ?

9 - Application numérique : donner la valeur de la pulsation à la résonance, de la largeur de la bande passante et


de l’acuité.
10 - Reprendre cette étude pour étudier la vitesse du point M .

Melzani M. 11 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Systèmes linéaires : Filtrages (1re année)

7 Syst lin : Filtrages (1re année)


7.3 Question de cours/exercice – Filtre RLC [ ## ]
C
L
i

On considère le filtre ci-contre, dont l’entrée est le signal


e(t) et la sortie le signal s(t).
e R s

1 - Par une analyse du comportement à haute et basse fréquences, donner la nature du filtre (passe-haut, passe-
bas, passe-bande, etc...).
2 - Établir l’expression de la fonction de transfert du filtre. On posera la pulsation réduite x = ω/ω0 , avec ω0 une
H0
pulsation à définir, et on aboutira à la forme canonique  .
1
1 + jQ x −
x
3 - Déterminer l’expression du gain en décibels GdB et de la phase ϕ en fonction de la pulsation réduite x.

4 - Déterminer l’expression des asymptotes en basses et hautes fréquences pour GdB et ϕ.


5 - Tracer le diagramme de Bode asymptotique et l’allure du diagramme réel.
6 - Rappeler la définition de la bande passante. Donner son expression dans le cas présent.
7 - Application numérique pour C = 4.0 nF, R = 2.0 kΩ, et L = 4.0 mH.
Donner la valeur de la pulsation propre, du facteur de qualité, de la largeur de la bande passante.
8 - On envoie en entrée un signal triangle de fréquence 5k̇Hz.
Tracer l’allure du spectre de ce signal, ainsi que l’allure du signal en sortie du filtre.

7.4 Filtre passif RC modifié [ ## ]


0
R −10
GdB (dB)

−20
e R C s
−30
−40
−50
100 101 102 103 104
f (Hz)
On considère le filtre ci-dessus, pour lequel on donne également le diagramme de Bode en gain.

1 - Justifier sans calcul, à partir du circuit électrique, la nature du filtre.


H0
2 - Montrer que la fonction de transfert s’écrit H = , et donner les expressions de H0 et de ωc .
1 + jω/ωc

3 - Comment se nomme ωc ? À l’aide du diagramme, donner une valeur approchée de cette pulsation, puis du
produit RC.

Melzani M. 12 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


4 - On envoie maintenant en entrée du filtre le signal e(t) = E0 [cos(2πf t + ϕ) + cos(2πf 0 t + ϕ0 )], avec f = 30 Hz
et f 0 = 4 kHz.
Justifier que la forme du signal de sortie est e(t) = S0 cos(2πf t + ϕs ) + S00 cos(2πf 0 t + ϕ0s ).
S0
Donner la valeur approchée du rapport 0 .
S0

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Électronique : Montages avec un ALI

8 Élec : Montages avec un ALI


8.2 Question de cours – Montages à ALI : hystérésis [# # #]
On considère le signal d’entrée e(t) ci-dessous à gauche, qui est envoyé dans un comparateur à hystérésis dont on
donne la caractéristique entrée-sortie à droite.
e
s
+Vsat

E+

E- E+ e
0V
t
E-
-Vsat

1 - S’agit-il d’un comparateur hystérésis inverseur ou non inverseur ?


2 - Tracer le signal de sortie s(t).

8.4 Question de cours – Montages à ALI : hystérésis [ ## ]


R1
On considère le comparateur à hystérésis ci-contre.
1 - Établir la caractéristique entrée-sortie du montage.
+
+ B∞ On définira les tensions de basculement.
R2
− 2 - On prend R1 = R2 . On envoie en entrée un signal
− triangle qui augmente de −2 Vsat à +2 Vsat puis qui
s
e redescend à −2 Vsat . Tracer l’évolution de s(t).

8.7 Étude d’un filtre déphaseur [ ## ]


2R On considère le filtre ci-contre. L’ALI est supposé idéal.
2R vs
1 - Calculer la fonction de transfert H(jω) = .
ve
2 - Calculer le module et la phase de H.
C
3 - Tracer l’allure du diagramme de Bode en amplitude et en phase.
ve vs Justifier le nom du montage.
R Ru
4 - Pour R = 1.0 kΩ et C = 130 nF, donner la valeur de la pulsation
ω0 = 1/(RC).

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8.9 Étude d’un pseudo-intégrateur [ ## ]
R′
On considère le filtre ci-contre. L’ALI est supposé idéal.
us
1 - Calculer la fonction de transfert H(jω) = .
C ue

R 2 - Calculer le module et la phase de H.

3 - Tracer l’allure du diagramme de Bode en amplitude et en phase.

ue(t) 4 - À partir de quelle fréquence peut-on dire que ce montage intègre


us(t) le signal d’entrée ?
5 - Si on enlève R0 , que devient H et que fait le montage ?

8.10 Étude d’un amplificateur différentiel [ ## ]


R/ α
αR
R
R

V1 Vs
V2

On considère le montage ci-contre. Les ALI sont supposés idéaux.


1 - Calculer Vs en fonction de V1 et de V2 .

8.14 Filtre [ # ]

On utilise le modèle idéal pour l’ALI, et il fonctionne


en régime linéaire.
1 - Exprimer la fonction de transfert du montage.
2 - Donner l’expression de son module et de son
argument.

8.17 I PSI CCS 2017, électronique (filtre passe-haut) [ #


G ]
On cherche à traiter un signal électrique proche de 300 Hz, comportant un bruit à 50 Hz que l’on veut filtrer.
Plus précisément, on souhaite construire un flitre passe-haut présentant une atténuation importante à f1 = 50 Hz
(GdB (f1 ) ≤ −20 dB), mais la plus faible possible à f2 = 300 Hz (GdB (f2 ) ≥ −0.5 dB).

1 - Tracer le gabarit du filtre. Un filtre passe haut du premier ordre peut-il convenir ? Justifier.

On considère maintenant un filtre passe haut RLC du second ordre, constitué d’une résistance R, d’un condensateur
de capacité C et d’une bobine d’inductance L.

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−x2
Sa fonction de transfert s’écrit H = x avec x = ω/ω0 .
1 − x2 + j Q

2 - Déterminer l’expression de ω0 et de Q en fonction de R, L et C.



3 - Afin d’éviter les distorsions de signal, on souhaite Q = 1/ 2. Déterminer ω0 , puis la valeur minimale de L
sachant que C ≤ 10−6 F.
Commenter le résultat obtenu.
On exploitera la courbe donnée en annexe, représentant la fonction g(x) = log(1 + 1/x4 ) en fonction de x.

Plutôt que d’utiliser une bobine, on décide de simuler une inductance avec un montage à ALI, supposé idéal :

4 - Montrer que l’on a la relation R1 C0 jω us + us = R1 R2 C0 jω i + R1 i.


5 - Déterminer C0 , R1 et R2 pour que le montage ci-dessus convienne (C0 ≤ 10−6 F).

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Coups de pouce

8.4 – Il faut montrer qu’il s’agit d’un comparateur à hystérésis inverseur.


Méthode à suivre :
R2
• Justifier que v+ = s .
R1 + R2
R2
• Supposer que v+ = +Vsat . Alors v+ = Vsat . Reste vrai tant que v− < v+ , ce qui est ⇔ e <
R1 + R2
R2
Vsat = E+ .
R1 + R2
R2
• Supposer que v+ = −Vsat . Alors v+ = −Vsat . Reste vrai tant que v− > v+ , ce qui est ⇔ e >
R1 + R2
R2
−Vsat = E− .
R1 + R2
• Tracer la caractéristique s en fonction de e. Pour cela partir d’un point où s = v+ = +Vsat et e  E− ,
puis e augmente, et s bascule lorsque e passe au dessus de E+ .
Faire ensuite décroitre e : s bascule à nouveau lorsque e passe en dessous de E− .
On arrive à la même chose qu’à l’exercice ??

1 − jRCω
8.7 – On trouve H = −
1 + jRCω
R0 1
8.9 – On trouve H = −
R 1 + jR0 Cω
8.10 – Étudier d’abord le bloc 1. À la fin, Vs = (1 + α)(V2 − V1 ).
1
8.14 – On doit trouver H = .
1 + 2jRCω − 2R2 C 2 ω 2
On ne peut pas utiliser un diviseur de tension au point A, car il y a trois branches avec trois courants. Il
faut utiliser la loi des nœuds exprimée avec les potentiels (ou de façon équivalente mais hors programme de
physique, le théorème de Millman). Et un diviseur de tension sur la patte +.

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Électronique : Oscillateurs électroniques

9 Élec : Oscillateurs électroniques


9.4 Question de cours – oscillateur électronique, critère de Barkhausen [# # #]
On considère l’oscillateur de Wien dont le schéma est donné ci-dessous.

+
+ B∞ R C



v
u R C
v
R1 R2

1 - Encadrer sur le schéma les deux blocs qui composent l’oscillateur et décrire leurs rôles.
1/3
2 - On donne la fonction de transfert du bloc filtre : B =  . On note A le gain de l’amplificateur.

1 + jQ ωω0 − ωω0
Utiliser le critère de Barkhausen pour trouver A et la pulsation des oscillations.

9.7 Oscillateur à résistance négative avec RLC parallèle [ ##


G ]
R

−− B∞
ie On étudie le dipôle représenté à gauche. On suppose que l’ALI est
idéal, et qu’il fonctionne en régime linéaire.
++
1 - Établir la relation entre e et ie .
e
s 2 - À quoi peut être assimilé ce montage ?
R
RN

R
On insère ce montage dans le circuit ci-contre.

−− B∞ 3 - Établir l’équation différentielle vérifiée par la


ie tension e(t).
++ 4 - Discuter selon la valeur de RN de l’évolution
de e(t) à partir d’un état où son amplitude est
e faible.
C R1 L
R
RN 5 - Quels seront les phénomènes limitant la crois-
sance des oscillations ?

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9.8 Oscillateur à cellule LC [ ## ]
R

A
e u
C L s

On considère le montage ci-dessus, où le bloc A est un amplificateur délivrant le signal u(t) = K × e(t), avec K une
constante dans la plage d’amplitude considérée pour l’instant.
Le système ainsi représenté peut être vu comme un filtre d’entrée e et de sortie s.
1 - Sans faire de calcul, quelle est la nature de ce filtre ?
2 - Exprimer la relation entrée-sortie sous la forme d’une équation différentielle.
3 - On reboucle le circuit, c’est-à-dire qu’on relie l’entrée et la sortie par un fil. Discuter, selon la valeur de K,
l’évolution des signaux.

9.9 Oscillateur astable I-2I [ # ]


1 2
K
comparateur
à
I0 C u 2I0
u hystérésis +/- V

On considère le circuit ci-dessus. Le condensateur est de capacité C = 10 nF, alimenté par deux sources idéales de
courant constant. I0 = 1 mA.
La tension u(t) aux bornes du condensateur est envoyée en entrée d’un comparateur à hystérésis inverseur dont la
sortie est ±V , et telle que :
• lorsqu’elle vaut +V , l’interrupteur K est en position 1 ;
• lorsqu’elle vaut −V , l’interrupteur K est en position 2.

1 - Exprimer l’intensité traversant le condensateur lorsque K est en position 1. En déduire l’évolution de u(t).
2 - Faire de même lorsque K est en position 2.
3 - Tracer l’allure de la caractéristique entrée-sortie du comparateur à hystérésis. On notera u0 et −u0 les tensions
de basculement.
4 - Représenter l’évolution temporelle de la tension u(t) et de la tension de sortie du comparateur.
5 - Exprimer la période des oscillations. Quelle valeur doit-on donner à u0 pour que cette période soit de 1 ms ?

Coups de pouce

R1 R0
9.7 – 1 – On trouve e = − ie . 3 – On peut passer par la notation complexe puis revenir dans le
R2
domaine temporel, ou bien établir directement l’équation avec les notations réelles (utiliser une loi des nœuds).
d2 e de
 
1 1 1
Dans les deux cas, on doit aboutir à : 2 + − + ω02 e = 0.
dt C R RN dt
d2 s 1 ds 1 K de
9.8 – 2 – On trouve + + s= .
dt 2 RC dt LC RC dt
9.9 – Interrupteur en position 1 : le courant i dans le condensateur (en convention récepteur par rapport à
la tension u) est donné par la loi des nœuds 2I0 = i + I0 , donc i = I0 . Interrupteur en position 2 : cette fois on
a i = −I0 .

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du
Ensuite penser à i = C que l’on intègre facilement car i est constant.
dt
Question 5, il faut trouver T = 4u0 C/I0 .

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Méca : Dynamique (1re année)

re
10 Méca : Dynamique (1 année)
11.6 Question de cours/exercice – Chute libre avec frottements [G
# # #]

On considère un objet de masse m en chute libre dans le champ de pesanteur ~g . On note z l’axe vers le bas, O
l’origine de l’axe, et M la position de l’objet. À l’instant initial il est situé en O et laché avec une vitesse nulle.
On modélise les frottements par une force f~ = −λ~v avec ~v la vitesse du point M .

1 - Écrire l’équation du mouvement à laquelle est soumise la masse m.


Aboutir à une équation différentielle sur sa vitesse ~v .
2 - Résoudre cette équation.
Montrer que l’objet atteint une vitesse limite dont on donnera l’expression.
3 - On prend une masse de 10 kg, g = 10 m/s2 et on mesure une vitesse limite de 10 m/s. En déduire la valeur de
λ. On précisera son unité.
4 - Quel est le temps caractéristique au bout duquel la masse atteint la vitesse limite ?

11.7 Mesure de la profondeur d’un gouffre [ ## ]


On souhaite mesurer la profondeur d’un gouffre en lançant une pierre dedans et en chronométrant son temps de
chute. La pierre est assimilée à un point matériel M de masse m. On se place dans le référentiel terrestre supposé
galiléen. Le champ de pesanteur est ~g = g~ez avec z axe vers le bas et g ' 10 m/s2 constante.
On suppose d’abord que la pierre est lâchée sans vitesse initiale : ~v0 = ~0.
1 - Montrer que la position z de la pierre augmente quadratiquement avec le temps.
Montrer qu’il y a une relation entre h la profondeur du gouffre et tf l’instant auquel la pierre touche le fond.
On entend l’impact de la pierre au fond du gouffre au bout de tf = 10 s. Quelle est la profondeur ?

Il est en fait difficile de lancer la pierre avec une vitesse initiale nulle si on veut vraiment qu’elle atteigne le fond du
gouffre. On la lance donc avec une vitesse horizontale v0 non nulle.
O
x
par

trajectoire de la pierre
oi d
ug
ouff
re

2 - Reproduire le schéma et faire apparaître, en trois points de la trajectoire, le vecteur vitesse, le vecteur accé-
lération.
3 - Établir les expressions x(t) et z(t) donnant x et z en fonction du temps.
L’expression de h en fonction de tf est-elle différente par rapport au lancer avec v0 = 0 ?

Enfin, il est compliqué de lancer la pierre avec une vitesse strictement horizontale. On suppose donc que la vitesse
initiale, toujours de norme v0 , fait un angle α avec l’horizontal.
4 - Reprendre les deux questions précédentes.

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11.9 Saut à l’élastique [ ##
G ]
Un fabricant d’élastiques de saut donne les caractéristiques suivantes pour un élastique de type M adapté à un
sauteur dont le poids est compris entre 65 et 95 kg et à un site de saut de 30 m :

• Longueur à vide l0 de 6 m.
• Tension appliquée sur un élastique pour un allongement de 100% (la longueur de l’élastique passe de l0 à 2l0 ) :
200 kg.

1 - On s’intéresse à la force exercée par l’élastique. On suppose pour simplifier que la tension appliquée par
l’élastique obéit à une loi de type ressort.
Déterminer la valeur de la constante de raideur k de l’élastique.

2 - On considère un saut réalisé du pont de l’Artuby, plus haut site de saut à l’élastique en France, haut de
h = 182 m au dessus des gorges du Verdon, dans le département du Var.
On souhaite déterminer l’expression de l’altitude z(t) et de la vitesse ż(t) du sauteur. L’axe z est orienté vers
le bas.
On distinguera pour cela deux phases du mouvement : (i) quand l’élastique n’est pas encore tendu (il ne joue
alors aucun rôle), (ii) quand l’élastique est sous tension (il applique alors une force de type ressort sur le
sauteur).

a. Pour quelle valeur de z passe-t-on de la phase (i) à la phase (ii) ?


b. Déterminer l’équation suivie par z(t) pour la phase (i), et la résoudre. En déduire le temps t1 de fin de la
phase (i). En déduire également la vitesse du sauteur à cet instant t1 . Faire les applications numériques.
c. On pose t0 = t − t1 . La phase (ii) commence donc à t0 = 0. Déterminer l’équation suivie par z(t0 ) pour
la phase (ii), et la résoudre.

3 - Donner (simplement) une borne supérieure à l’extension maximale atteinte par l’élastique. Est-ce dangereux
pour le saut considéré ici ? Est-ce compatible avec les indications du fabricant ?
4 - Après plusieurs oscillations, le sauteur s’immobilise. À quelle hauteur ?

Pont de l’Artuby.

Melzani M. 22 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Méca : Dynamique et énergie (1re année)

12 Méca : Dynamique et énergie (1re année)


12.6 Pendule simple, méthode avec le TEC [ ## ]
On considère un pendule dont toute la masse est localisée au point G. Le fil reliant O à G est supposé inextensible
et de masse négligeable. On note a sa longueur. On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le champ
de pesanteur est ~g = g~ez avec z axe vers le bas et g ' 10 m/s2 constante.
1 - Donner l’expression de l’énergie cinétique de la masse en
fonction de a, θ̇ et m.
2 - Rappeler l’énoncé du théorème de l’énergie cinétique.
L’appliquer au cas présent afin d’en déduire une équation
du mouvement portant sur θ(t).
3 - Faire une hypothèse qui permet de résoudre simplement
cette équation. La résoudre.
On supposera qu’à t = 0 le pendule est en θ = 0 et qu’on
lui communique une vitesse angulaire θ̇0 .
4 - Que vaut la période des oscillations pour une masse de
1 kg et un fil de longueur 1.0 m ?

12.7 Question de cours/exercice – Système masse-ressort vertical avec le TEM [ ## ]


0
On considère une masse m attachée à un ressort de
longueur à vide l0 et de constante de raideur k. Le tout ~ex
est vertical. On négligera tout frottement. l0
On prendra k = 40 N/m, m = 100 g, g = 10 m/s2 .

1 - Quelle est la position d’équilibre xéq ?


2 - Donner l’expression de l’énergie mécanique totale du
système, en fonction notamment de x(t) et ẋ.
L’utiliser afin de trouver l’équation du mouvement.

3 - On pose u(t) = x(t) − xéq . Donner l’équation diffé- masse m


x
rentielle satisfaite par u(t).
x
4 - La résoudre.
On considérera qu’à l’instant initial la masse est en x = xéq + δ, et on lâche la masse de cette position sans
vitesse initiale.

5 - Donner l’allure de la solution. Tracer également l’allure du portrait de phase, en indiquant de quel point on
part et le sens de parcours.
Quelle est la période des oscillations ? Faire l’application numérique.

Melzani M. 23 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


12.9 I Bille dans une demi-sphère [ ## ]

Une bille de masse m, assimilable à un point


matériel, est lâchée à l’intérieur d’une demi-
sphère de rayon R, sans vitesse initiale. On
néglige les frottements et on repère la position
de la bille par l’angle θ avec la verticale.

1 - Faire un bilan des forces s’appliquant sur la bille.


2 - Appliquer le principe fondamental de la dynamique et en déduire l’équation différentielle qui régit le mouve-
ment de la bille.

3 - Résoudre l’équation différentielle.


4 - Déterminer la réaction du support à la bille.
5 - Calculer l’énergie mécanique de la bille.
6 - Montrer que l’énergie mécanique se conserve.

7 - Appliquer le théorème du moment cinétique.


8 - Quelle méthode est la plus efficace ?

Coups de pouce

Melzani M. 24 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Méca : Dynamique et moment cinétique (1re année)

13 Méca : Dynamique et moment cinétique (1re année)


13.1 Pendule simple, méthode avec le TMC [ ## ]
On considère un pendule dont toute la masse est localisée au point G. Le fil reliant O à G est supposé inextensible
et de masse négligeable. On note a sa longueur. On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le champ
de pesanteur est ~g = g~ez avec z axe vers le bas et g ' 10 m/s2 constante.
1 - Donner l’expression du moment cinétique de la masse en
fonction de a, θ̇, m et d’un vecteur bien choisi.
2 - Rappeler l’énoncé du théorème du moment cinétique.
L’appliquer au cas présent afin d’en déduire une équation
du mouvement portant sur θ(t).
3 - Faire une hypothèse qui permet de résoudre simplement
cette équation. La résoudre.
On supposera qu’à t = 0 le pendule est en θ = 0 et qu’on
lui communique une vitesse angulaire θ̇0 .
4 - Que vaut la période des oscillations pour une masse de
1 kg et un fil de longueur 1.0 m ?
5 - Redémontrer l’équation du mouvement, mais cette fois en
utilisant le théorème de l’énergie mécanique.
Quelle est votre méthode favorite ?

Melzani M. 25 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Méca : Mécanique du solide (1re année)

14 Méca : Mécanique du solide (1re année)


14.1 Pendule pesant [G
# # #]

1 - On considère un solide en rotation autour d’un axe fixe


Ox. La liaison pivot selon cet axe est supposée parfaite. G
est le centre d’inertie du solide. Le référentiel d’étude est
supposé galiléen. On note J le moment d’inertie du solide
pris en G et projeté sur l’axe Gz.
a. Appliquer le théorème du moment cinétique afin de
trouver l’équation du mouvement.
b. Donner la solution de cette équation dans l’approxi-
mation où θ(t)  1. On posera θ(t = 0) = θ0 et
θ̇(t = 0) = 0.
c. Retrouver l’équation du mouvement, cette fois en uti-
lisant une méthode énergétique.

14.2 Pendule relié à des ressorts [ ##


G ]
y
On considère un pendule pesant constitué par une tige O
homogène, de masse m, longueur L, et moment d’inertie
1
par rapport à l’axe Oz donné par JOz = mL2 . x z
3
Son extrémité en M est attachée à deux ressorts iden-
tiques, de raideur k et longueur à vide l0 . Ils sont fixés à
des points A et B, la longueur AB étant égale à 2l0 , si
bien qu’à l’équilibre le point M est au milieu du segment
AB.
On fera l’hypothèse des faibles angles et on supposera que
les ressorts restent toujours horizontaux.
A M B

1 - (cours) Donner l’expression du moment cinétique de la tige projeté sur l’axe Oz, en fonction de J0z et de θ̇.
Énoncer ensuite le théorème du moment cinétique.
2 - Utiliser la question précédente pour établir l’équation du mouvement.
Puis la résoudre et donner l’expression de la pulsation ω0 des oscillations. On fera l’approximation des petits
angles.

Melzani M. 26 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


14.3 I Machine d’Atwood [ # ]

La machine d’Atwood est utilisée pour étudier la chute libre des corps de façon
“ralentie”. Elle est schématisée ci-contre.
On suppose que le fil est inextensible et de masse négligeable, que la liaison pivot
de la poulie avec le bati est sans frottement. On note J le moment d’inertie de la
poulie par rapport à son axe de rotation.
On prend l’exemple m1 < m2 .

1 - On suppose dans un premier temps que le moment d’inertie J peut être


considéré comme nul.
Déterminer l’accélération de la masse 1.
2 - Cette fois on ne néglige plus J. Reprendre le calcul précédent.

14.4 I PSI CCS 2017, mécanique (constante G) [ ]


1 - Expliquer la mesure du couple de torsion de la balance de torsion, puis exploiter les données suivantes pour
déterminer la constante de gravitation universelle.

• Longueur de tige l = 2 m ;
• masses fixées à la tige : m = 10.105 kg chacune ;
• période du dispositif constitué : T0 = 271.5 s ;

• un miroir disposé dans l’axe de la tige, il est éclairé par un spot lumineux et la lumière réfléchie est projetée
sur un écran situé à D = 2.5 m ;
• des masses M = 158 kg distantes de e = 200 mm des masses de la tige (et disposées selon la figure 1) provoquent
un déplacement de e = 2.42 mm du spot lumineux sur l’écran.

On donne le moment d’inertie produit par une masse ponctuelle m située à une distance d de l’axe de rotation :
md2 .
On donne également l’expression du couple de torsion (c’est un couple de rappel) exercé par le fil de torsion sur la
tige : Γ = −Cα avec α défini sur le schéma.
Le principe de la balance est expliqué dans le document qui suit.

Melzani M. 27 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Le principe de la balance de torsion
Charles Augustin Coulomb (1736–1806) fut l’un des premiers à utiliser ce
système. Pour démontrer que la force entre deux sphères chargées est en
1/𝑅2 , il utilise une balance qui établit l’équilibre entre la force électrique
et la force de torsion. Pour les expériences de Cavendish (1798) et de Boys
(1895), c’est l’attraction gravitationnelle qui est compensée par la force de
torsion. Ce phénomène entraîne une torsion du fil qui maintient le système
en équilibre.

Initialement, les petites sphères sont dans une position stable. Lorsque l’on
approche les grosses sphères des plus petites, la force d’attraction gravi-
tationnelle entre les deux types de sphères va produire un couple tendant
à faire tourner la tige. Les petites sphères s’approchent des plus grosses
jusqu’à ce que la torsion du fil équilibre le couple gravitationnel.
𝛼
À la nouvelle position d’équilibre, il y a égalité entre le moment du couple de
torsion et le moment provoqué par la force d’attraction. Cette condition va
permettre d’obtenir une relation qui sera utilisée pour la détermination de
la valeur de 𝐺. Lors du changement de positions des grosses sphères, le fléau 2𝛼
va passer d’un état d’équilibre à un autre. Il y aura rotation du fléau. La
mesure de l’angle de rotation permettra de remonter au couple de torsion.
Cependant ce couple fait intervenir les caractéristiques mécaniques du fil de Figure 1
suspension. Pour déterminer ces caractéristiques, il suffira de mesurer la pé-
riode d’oscillation de la balance. Ainsi, la mesure de la période d’oscillation
et la mesure de l’angle de rotation du fléau permettent d’obtenir la force d’attraction.

20 mai 2016 23:31 2015-064-PSI-PhC2

Coups de pouce

14.2 – Donner l’expression des forces (attention aux signes pour les ressorts : voir pour cela dans quel sens
cela doit tirer en prenant l’exemple du schéma de l’énoncé), puis des moments, puis appliquer le théorème du
moment cinétique.
14.3 – Indices : il faut appliquer le PFD à la masse 1, puis à la masse 2. Puis appliquer le TMC à la poulie.
Il faut absolument faire un schéma, sur lequel figure les forces, et les orientations (l’angle θ de la poulie par
exemple).

Melzani M. 28 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Thermodynamique : Statique des fluides

15 Therm : Statique des fluides


17.2 Question de cours – Force s’exerçant sur un barrage [ #]
On considère un barrage plan et vertical de dimensions H × L.

1 - Donner l’expression de la force exercée par l’air sur le barrage.


2 - Donner l’expression de la force exercée par l’eau sur le barrage.
vue en coupe du barrage
(question 3)

fa
ce
3 - Exercice : On suppose maintenant que du coté de l’air, le bar- eau air

in
cl
rage n’est pas vertical, mais incliné d’un angle α par rapport à

in
ée
l’horizontale (voir schéma ci-dessous). Donner l’expression de la
résultante des forces de pression exercées par l’air. On donnera H
la composante verticale et la composante horizontale.

®
e

17.3 Question de cours – Atmosphère isotherme [G


# # #]

1 - Quelle est l’expression de l’évolution de la pression avec l’altitude dans le cadre du modèle de l’atmosphère
isotherme ?

2 - Exercice : Démontrer cette expression. On fera les hypothèses nécessaires.

17.5 Tube en U avec deux liquides [ ##]

2
h2
On considère le tube en U ci-contre. Les liquides 1 et 2 sont non miscibles. On h1
note ρ1 et ρ2 leurs masses volumiques. Exprimer ρ2 en fonction des autres données
du problème.

Melzani M. 29 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


17.7 Cube posé au fond d’un récipient [ ## ]
Un cube de côté h et de masse volumique ρc est posé au fond d’un récipient
rempli d’eau. On suppose qu’il n’y a pas d’eau sous le cube.
p0
1 - Quelle est la condition pour que le cube coule ?

2 - Énoncer le théorème d’Archimède. Peut-on l’appliquer ici ? eau

3 - Calculer la résultante des forces de pression exercées sur le cube.


4 - On suppose maintenant que le cube est maintenu tel qu’il y a un peu d’eau H
sous le cube.

a. Reprendre le même calcul qu’à la question précédente pour exprimer h


la résultante des forces de pression.
b. Exprimer maintenant cette résultante en utilisant directement le théo-
rème d’Archimède. Trouve-t-on la même chose ?

17.12 I Statique des fluides (ballon solaire) [ # ]

Le ballon solaire est un aérostat semblable à la montgol-


fière sauf qu’il n’utilise pas de brûleur, ni aucune autre
source de chaleur exceptée celle fournie par le soleil.
Les objectifs d’un vol de ballon solaire sont très variés.
Cela peut aller du simple plaisir de le voir voler, jusqu’à
l’expérience embarquée avec radio-transmission des don-
nées et suivi du ballon par GPS, en passant par la tradi-
tionnelle photographie aérienne. Certaines personnes uti-
lisent même leur ballon pour s’élever dans les airs. (source
texte et image : Wikipédia)

On étudie dans la suite divers aspects liés aux ballons solaires : caractéristiques du vol, mesures... On effectue les
hypothèses simplificatrices suivantes :
• l’atmosphère est supposée au repos, isotherme de température T ;
• le ballon et sa charge constitue le système étudié, de masse m ;
• le rayonnement solaire maintient le gaz à l’intérieur de l’enveloppe du ballon à la température Ti > T ;
• l’enveloppe du ballon est indéformable et ouverte sur l’extérieur ;
• l’air ambiant exerce sur le système une force de traînée F~ = −α~v où ~v est la vitesse du ballon.
1 - Pourquoi le ballon peut-il voler ?
2 - Déterminer l’équation différentielle du mouvement et sa solution.
3 - Le ballon embarque un capteur de pression. Que mesure-t-il au cours de son ascension, supposée verticale ?

Dans le but de réaliser un ballon de grande taille, on étudie le comportement dynamique d’un modèle réduit construit
à l’échelle de sorte que les valeurs du coefficient α soient les mêmes dans les deux cas. On mesure la vitesse de la
chute du modèle réduit, de masse m = 485 g. Après une phase d’accélération, cette vitesse se stabilise à v = 1.5 m/s.
Le ballon est initialement rempli d’air à la température T .
4 - En déduire la valeur de α. Pourquoi est-il intéressant d’estimer α ?
5 - En pratique le ballon solaire ne peut dépasser une altitude limite. Expliquer et estimer cette altitude limite.
On donne : constante des gaz parfaits R = 8.314 J · K−1 · mol−1 , masse molaire de l’air M = 29 g · mol−1 , tempé-
rature de l’atmosphère T = 10°C, température à l’intérieur du ballon chauffé par le soleil Ti = 30°C. Le candidat
peut être amené à employer des grandeurs non listées ici.

Coups de pouce

Melzani M. 30 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


17.3 – Démonstration du cours. Il faut arriver à p(z) = p0 exp(−z/H) avec H = RT /(M g).

Melzani M. 31 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Thermodynamique : 2nd principe (1re année)

18 Therm nd
: 2 principede re
(1 cours/exercice
année)
20.1 Question – compression “monobare” [ ##]
pression p0 pression p0
On considère un cylindre fermé par un piston, dans lequel ez
est enfermé un gaz. On modélise ce gaz par un gaz parfait.
Le rayon du cylindre est R = 5.0 cm et sa hauteur h = M
20 cm. Le cylindre n’est pas particulièrement calorifugé.
Dans l’état initial, le piston est à l’équilibre avec la pres-
sion p0 = 1.0 bar extérieure.
Puis on place une masse M = 1.0 kg sur le piston : ceci Gaz
transformation M
abaisse le piston et après quelques oscillations, le piston
fini par s’immobiliser, définissant ainsi l’état final. On note
pf la pression dans cet état.

1 - Qu’est ce qu’une transformation isobare ? et monobare ? De quoi la transformation considérée ici peut-elle
être qualifiée ?
2 - Donner l’expression de la pression du gaz dans l’état final. Faire l’application numérique.
3 - On suppose que l’état initial et l’état final sont des états d’équilibre thermodynamique. On note Text la
température extérieure. Que peut-on dire de la température du gaz à l’intérieur du cylindre dans ces deux
états ?
4 - Donner l’expression du volume dans l’état final. On fera l’application numérique.
5 - Donner l’expression du travail reçu par le système {piston+cylindre+gaz} au cours de la transformation entre
les deux états. On fera l’application numérique.
6 - Donner l’expression puis la valeur numérique du transfert thermique reçu par le gaz lors de cette transforma-
tion.
7 - Aurait-on pu utiliser le premier principe sous sa forme ∆H = W 0 + Q pour accélérer le raisonnement ?
8 - Donner l’expression de l’entropie échangée avec le milieu extérieur lors de la transformation.
Donner l’expression de l’entropie créée.
On indique l’expression de l’entropie d’un gaz dans le modèle du gaz parfait, en fonction des variables d’état
(T, p, n) :
γR T p
S(T, p, n) = S0 + n ln − nR ln ,
γ − 1 T0 p0

20.2 Compression et travail [ ##]


1 - Déterminer le travail à fournir pour comprimer n moles de gaz parfait de façon quasi-statique sans frottements
et isotherme à T0 en faisant diminuer le volume du gaz de moitié. On pourra imaginer une situation où le gaz
est contenu dans un cylindre fermé par un piston, tout étant en évolution lente au contact avec un thermostat
à T0 .
Donner ensuite l’expression de la variation d’énergie interne du gaz lors de cette transformation.
Donner l’expression du transfert thermique reçu par le gaz.
Donner l’expression de l’entropie échangée et créée.
2 - Mêmes questions pour une compression adiabatique réversible.
On donnera à chaque fois le résultat en fonction de la pression initiale p0 = 1.0 bar et du volume initial V0 . On
suppose par ailleurs que l’exposant adiabatique γ du gaz est connu.
On donne l’expression de l’entropie d’un gaz dans le modèle du gaz parfait, en fonction des variables d’état (T, p, n) :
γR T p
S(T, p, n) = S0 + n ln − nR ln ,
γ − 1 T0 p0

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20.3 Compression : p0 et T 0 [ ## ]
On étudie la compression d’un gaz par un piston dans le cylindre d’un moteur Diesel de voiture. Le volume du
cylindre est typiquement V0 = 500 cm3 , et le gaz est comprimé jusqu’à un volume final V 0 = V0 /20. L’air admis
dans le cylindre est à une pression p0 = 1.0 bar, et à une température T0 = 20°C. La compression est rapide. On
supposera que le gaz est un gaz monoatomique.
1 - Quelle(s) hypothèse(s) peut-on faire pour modéliser cette transformation ?
2 - Exprimer puis calculer p0 et T 0 (pression et température en fin de compression).
3 - Donner l’expression du travail reçu par le système au cours de cette transformation.

4 - Donner la variation d’énergie interne du gaz.


5 - Donner l’entropie échangée, créée, et la variation totale d’entropie au cours de la transformation.

20.4 Création d’entropie et aliment [ ## ]


On considère un aliment sorti du réfrigérateur et abandonné sur la table. Sa température évolue de Ti = 4°C jusqu’à
Tf = 20°C qui est la température de la pièce.
1 - Exprimer puis calculer la création d’entropie lors de cette évolution.
Tf
On donne ∆S = mc ln pour une phase condensée incompressible indilatable. Pour l’aliment on prendra m = 200 g
Ti
et c = 6.0 kJ · kg−1 · K−1 .

20.6 Mélange d’eau [ ## ]


Je viens de préparer 50 cl de café soluble à partir d’eau bouillante. Je voudrais le boire tout de suite, mais il est
trop chaud.
1 - J’ajoute 20 cl d’eau du robinet à 20°C. On suppose que cet ajout est assez rapide. Déterminer la température
finale du mélange en effectuant les hypothèses nécessaires sur la transformation.

2 - Pour pouvoir boire sans se brûler, il faut que la température du breuvage ne dépasse pas les 40°C. Quelle
quantité d’eau du robinet faut-il ajouter ?
On prendra c = 4.2 kJ · kg−1 · K−1 pour l’eau liquide.

Coups de pouce

´f
20.2 – Dans les deux cas p = pext à tout instant. On exprime W = − i
pdV .

1 - Ici p = nRT0 /V . On trouve W = p0 V0 ln 2.


"  #
1−γ
γ p0 V0γ V0 1−γ
2 - Ici p = p0 V0 /V . On trouve W =
γ
− V0 .
γ−1 2

20.4 – Penser à : second principe, expression Séch = Qreçu /Text , premier principe pour déterminer Qreçu ...

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Thermodynamique : Machines thermiques (1re année)

21 Therm : Machines thermiques (1re année)


21.7 Moteur d’Ericsson [ ##
G ]
On considère un moteur ditherme fonctionnant selon le cycle d’Ericsson. Le fonctionnement réel du moteur est
évidemment compliqué, et nous utilisons ici une description idéale du cycle :

• On considère n moles de gaz dans le moteur, qui circule en système fermé, modélisé comme un gaz parfait,
nR nR γ
de capacité thermique à volume constant Cv = , et à pression constante Cp = , avec γ = 1.4
γ−1 γ−1
l’exposant adiabatique (supposé indépendant de la température).
• Lors de l’étape 1 → 2 le gaz est comprimé au contact de la source froide. Cette étape est modélisée comme
une compression isotherme réversible à la température T1 = 300 K (qui est aussi la température de la source
froide).

• Lors de l’étape 2 → 3, le gaz s’échauffe en passant dans ce qu’on appelle un régénérateur. Le régénérateur
est une pièce qui a été chauffée précédemment par le gaz lorsqu’il était chaud, et qui restitue maintenant
cette énergie. Cette étape d’échauffement du gaz lors du passage dans le régénérateur est modélisée comme
un échange thermique isobare.
• Lors de l’étape 3 → 4, le gaz se détend au contact de la source chaude. Ceci est modélisé comme une détente
isotherme réversible à la température T3 = 600 K.
• Lors de l’étape 4 → 1 le gaz se refroidit en passant à nouveau dans le régénérateur. Il cède ainsi de l’énergie
thermique au régénérateur (énergie qui est stockée par le régénérateur pour être restituée au gaz plus tard
lors de l’étape 2-3). Le refroidissement du gaz lors du passage dans le régénérateur est modélisée comme un
échange thermique isobare.

• Le régénérateur est supposé parfait, ce qui se traduit par le fait que cette régénération permet des aller-retour
entre les deux isothermes à T1 et T3 . On peut montrer que ceci n’est possible que si les étapes 23 et 41 sont
réversibles.

1 - Tracer l’allure du cycle dans le diagramme p-V .


2 - On s’intéresse à la détente 3 → 4. Le gaz passe d’un volume V3 à un volume V4 = ρ × V3 .
Donner l’expression du travail W34 reçu par le gaz lors de cette détente, en faisant intervenir n, R ρ et une
température.
Donner ensuite l’expression du transfert thermique Q34 reçu par le gaz.
3 - On considère ensuite l’étape 2 → 3. Donner l’expression du travail W23 et du transfert thermique Q23 reçus
par le gaz, en fonction de T2 , T3 , n, R et γ.
4 - Enfin, on souhaite évaluer le rendement du moteur.
On indique que le régénérateur étant parfait, le transfert thermique Q23 reçu par le gaz lors de l’étape 2 → 3
est exactement égal au transfert thermique −Q41 cédé par le gaz lors de l’étape 4 → 1. Ainsi ces transferts
thermiques ne sont pas coûteux.
Quelle est alors la seule grandeur coûteuse pour ce moteur ?
Quelle est la grandeur utile ?
En déduire une expression du rendement du moteur, puis faire l’application numérique.

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Thermodynamique : Transformations infinitésimales en
thermodynamique

22 Therm : Transformations infinitésimales


22.5 Refroidissement d’une bouteille d’eau [ ## ]
On place une bouteille d’eau initialement à T0 = 20°C dans un congélateur où il fait −20°C. Sa capacité thermique
totale est notée C. On suppose que pendant un temps dt l’eau perd par transfert thermique une chaleur aC(T (t) −
Text )dt. Au bout de combien de temps atteint-elle 0°C ? (On donne a = 2.5 × 10−4 s−1 .)

22.8 Résistance chauffante dans une enceinte [ # ]


On considère une enceinte calorifugée fermée par un piston qui est libre de coulisser sans frottements. La pression
extérieure est notée p0 .
L’enceinte contient un gaz, modélisé par le modèle du gaz parfait. Initialement, le volume de l’enceinte est V0 , la
température et la pression du gaz T0 et p0 .
Il y a dans l’enceinte une résistance, alimentée par un générateur de courant idéal, de courant I. La valeur de la
T
résistance dépend de la température selon la loi R(T ) = R0 .
T0
1 - Déterminer l’évolution de la température du gaz au cours du temps.
2 - En déduire l’expression de l’évolution du volume au cours du temps.
3 - En considérant le système {gaz + résistance + enceinte} entre les instants t et t + dt, montrer que l’entropie
dT
créée s’écrit δSc = Cv .
T
On donne pour cela la variation d’entropie d’un gaz parfait :
dS = Cp dT /T − nRdp/p (1)

4 - Montrer alors qu’on a la relation T δSc = δWélec .


Remarque : Le dispositif étudié dégrade de l’énergie électrique en énergie thermique. Cette dégradation est
équivalente à de la création d’entropie, et le travail dégradé ou dissipé est donné par la température multipliée
par l’entropie créée : δWélec = T δSc . C’est une relation assez générale, qui montre l’équivalence entre création
d’entropie et travail dégradé.

22.9 Étude de l’isolation d’un congélateur [ ##


G ]
On s’intéresse au fonctionnement d’un congélateur domestique placé dans une cuisine où la température ambiante
Tc = 298 K est constante.
Pour étudier les échanges de chaleur entre l’extérieur et l’intérieur du congélateur, on débranche ce dernier. La
température intérieure initiale est Tf = 268 K. Au bout d’une durée ∆t = 6.0 h, cette température passe à la valeur
Tf0 = 273 K.
La puissance reçue de l’extérieur est de la forme : Φ(t) = −aC[T (t) − Tc ] où T (t) est la température dans le
congélateur à l’instant t, C = 500 kJ/K la capacité thermique du congélateur et a une constante. On pourra
supposer que le congélateur et ce qu’il contient se comporte comme une phase condensée incompressible indilatable
de capacité thermique C.
1 - Préciser le signe et l’unité S.I. de la constante a.
2 - Établir l’équation différentielle vérifiée par T (t).
3 - En déduire la loi T (t).
4 - Compte tenu de la valeur de Tf0 , déterminer la valeur numérique de a.
5 - Le congélateur a une efficacité e = 3.
Exprimer, en fonction de a, C, e, Tc et Tf , la puissance à fournir au moteur pour maintenir la température
dans le congélateur constante et égale à Tf . La calculer.

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22.11 Transformations adiabatiques dans l’atmosphère [ #
G ]
On considère l’atmosphère, et on note patm (z), Tatm (z) et ρatm (z) la pression, température et masse volumique à
l’altitude z.
On considère une particule de fluide qui consiste en un volume fermé Vp d’air, située à l’altitude z. On note avec
un indice p les grandeurs qui concernent cette particule de fluide. Ce volume d’air est initialement à l’équilibre
mécanique et thermique avec le reste de l’atmosphère.
On suppose que le volume d’air s’élève brusquement d’une hauteur dz. On note dpp et dTp les variations de pression
et de température associées.

1 - Quelles hypothèses peut-on faire sur cette transformation ?


En déduire une relation entre dpp et dTp .

On suppose qu’à sa nouvelle position (donc à l’altitude z + dz), la particule de fluide est à l’équilibre mécanique
avec l’atmosphère, mais pas à l’équilibre thermique (celui-ci est toujours plus lent à s’établir).
dpp dTp
2 - En déduire l’expression de puis de .
dz dz
Faire l’application numérique pour ce dernier.

La valeur du gradient thermique dans l’atmosphère dépend des conditions météorologiques du moment. Supposons
dTatm
qu’il soit tel que = −12 K/km.
dz
3 - Lorsqu’elle atteint l’altitude z + dz, la particule de fluide sera-t-elle plus froide ou plus chaude que l’air qui
l’entoure ?
Sa masse volumique sera-t-elle plus ou moins élevée que celle de l’air qui l’entoure ?
Conclure sur son mouvement ultérieur et sur la stabilité de l’atmosphère.
Données : pesanteur g = 9.8 m/s2 , constante des gaz parfaits R = 8.314 J · K−1 · mol−1 , masse molaire de l’air
M = 29 g/mol, indice adiabatique de l’air γ = 1.4.

Coups de pouce

22.5 – Premier principe au système fermé {bouteille d’eau et son contenu} entre les instants t et t + dt : ...
22.8 – Encore une fois, penser à un premier principe entre t et t + dt. Puissance dissipée par une résistance ?
22.11 – 1 – On voudrait en fait pouvoir utiliser la relation de Laplace liant Tp à pp . 2 – Penser que dpatm /dz
est donné par la relation de la statique des fluides, ce qui permet de le connaître, ainsi que dpp /dz. Pour Tp ,
utiliser la question 1. On doit trouver ∼ 10 K/km.

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Thermodynamique : changements d’état et diagrammes

23 Therm
23.4 : Changements
Glace dans d’état
l’eauet diagrammes [ ##
G ]
Il fait chaud (30°C !) et on a malheureusement oublié de mettre la bouteille de jus d’orange au frais.
Quelle masse de glaçons faut-il ajouter dans la bouteille pour que le jus d’orange soit à 0°C (entièrement liquide et
sans reste de glace) ?
On prendra c = 4.18 kJ · kg−1 · K−1 pour l’eau liquide et c = 2.06 kJ · kg−1 · K−1 pour la glace. On donne également
l’enthalpie massique de fusion de l’eau sous 1 bar lfus = 330 kJ · kg−1 , et l’enthalpie massique de vaporisation de
l’eau sous 1 bar lvap = 2265 kJ · kg−1 .

Calculer également la variation d’entropie au cours de la transformation.


La transformation est-elle irréversible ?
On rappelle que dans le modèle de la phase condensée incompressible indilatable, la variation d’entropie entre des
Tf
états de températures Ti et Tf est ∆S = mc ln , avec m la masse et c la capacité thermique massique du matériau
Ti
considéré.

23.6 Bilan d’enthalpie avec changement d’état [ # ]


Dans une enceinte calorifugée permettant de travailler en conditions monobares, on place une masse m1 = 500 g
d’eau liquide à T1 = 15°C, et une masse m2 d’eau solide à T2 = −5.00°C.
On attend suffisamment longtemps pour que l’équilibre final soit atteint.
1 - Tracer l’allure du diagramme de Clapeyron pour l’eau.
2 - Quelle est la masse maximale de glace que l’on peut mettre pour que l’état final soit encore entièrement
liquide ?
3 - Quelle masse minimale de glace faut-il mettre pour que l’état final soit entièrement solide ?
4 - Si on place m2 = 200 g, combien de phases y aura-t-il dans l’état final ?
5 - Dans le cas de la question 2, calculer la variation d’entropie au cours de la transformation.
La transformation est-elle irréversible ?

On donne la capacité thermique massique de l’eau liquide cl = 4.18 kJ · K−1 · kg−1 et celle de la glace cs =
2.06 kJ · K−1 · kg−1 , ainsi que l’enthalpie massique de fusion de l’eau sous 1 bar hfus = 330 kJ · kg−1 et l’enthal-
pie massique de vaporisation de l’eau sous 1 bar hvap = 2265 kJ · kg−1 .
On rappelle également que dans le modèle de la phase condensée incompressible indilatable, la variation d’entropie
Tf
entre des états de températures Ti et Tf est ∆S = mc ln , avec m la masse et c la capacité thermique massique
Ti
du matériau considéré.

23.8 Question de cours/exercice – composition d’un mélange diphasé [G


# # #]

1 - Tracer l’allure du diagramme de Clapeyron pour l’eau. Identifier les courbes remarquables, et l’état du fluide
dans chaque zone.
2 - Comment sont reliés volume massique et masse volumique ? Quel est l’ordre de grandeur du volume massique
de l’eau liquide ?

On considère une enceinte initialement vide de volume V0 = 0.50 L. On fait en sorte de maintenir sa température à
T0 = 250°C.
On donne le volume massique de l’eau vapeur saturante à cette température : vv = 0.050 m3 /kg. On prendra l’ordre
de grandeur estimé précédemment pour l’eau liquide saturé.
3 - On place dans cette enceinte une masse m = 15 g d’eau. Déterminer la composition du fluide dans l’état final.
4 - Même question mais avec initialement 5 g d’eau liquide.

Melzani M. 37 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


23.9 Vaporisation de l’eau réversible ou irréversible [ ##
G ]
250 103 65
T(°C) 55 0° T(°C)
0° C
s (kJ/kg/K) 45 C s (kJ/kg/K)=[ 1. 3. 8.]
0°C
h (MJ/kg) h (MJ/kg)=[ 0.5 1. 4. ]

200 350°C
102

250°C
8
150
10
P (bar)

P (bar)
00

101
°C

6 6
150°C
100
300°C
50
35


C

4
C

100 100°C

50
2
4

200°C
50°C
2
0 10-1
0.00 0.05 0.10 0.15 0.20 10-3 10-2 10-1 100 101
v (m^3/kg) v (m^3/kg)

Diagramme de Clapeyron de l’eau, à droite échelle linéaire, à gauche échelle log-log.

Diagramme (ln p)-h de l’eau.

1 - (question de cours) À l’aide des diagrammes ci-dessus, donner une valeur du volume massique de l’eau sous
forme de vapeur saturée à 100 °C, du volume massique de l’eau sous forme de liquide saturé à 100 °C, de
l’enthalpie massique de vaporisation de l’eau sous 100 °C.
On indiquera comment on procède.
Dans la suite on prendra les valeurs suivantes : vg = 1.67 m3 /kg pour le volume massique de l’eau sous forme de
vapeur saturée à 100 °C, et lv = 2.25 MJ/kg pour l’enthalpie massique de vaporisation de l’eau sous 100 °C
2 - Une masse m = 1.0 kg d’eau liquide est contenue dans un récipient fermé par un piston à T = 100°C sous une
pression d’une atmosphère. Le volume initial est tel que l’eau liquide prend tout l’espace.
L’ensemble est placé dans un thermostat à T0 = 100 °C.
On laisse le piston libre de se déplacer sans frottement. On constate qu’il se déplace très lentement. On le
bloque dès que la vaporisation de l’eau est complète.
Calculer le transfert thermique fourni par le thermostat, le travail échangé, les variations d’énergie interne,
d’enthalpie et d’entropie de l’eau.
3 - On réalise une seconde expérience : on place directement la masse m d’eau liquide, prise à T = 100 °C, dans un
récipient thermostaté à 100 °C initialement vide, supposé indéformable, et de volume Vf identique au volume
final atteint dans l’expérience 1. L’eau s’y vaporise instantanément.
Déterminer les mêmes grandeurs que pour la première expérience, ainsi que la création d’entropie.
4 - Vérifier que (T0 Scréée )expérience 2 = (|W |)expérience 1 .
Remarque : Cette relation est en fait assez générale, et relie la création d’entropie à la dégradation de l’énergie :
en conduisant l’expérience de façon réversible, on aurait pu récupérer un travail égal à T0 multiplié par
l’entropie créée. C’est la raison pour laquelle entropie créée ⇔ exploitation non optimale ⇔ baisse de rendement
ou d’efficacité.

Melzani M. 38 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Coups de pouce

23.4 – Décomposer la transformation en étapes (glace+liquide → glace+liquide tous à 0°C → liquide+liquide


tous à 0°C) et utiliser ∆H.
23.6 – Pour 2 et 3, décomposer la transformation en étapes et utiliser ∆H. L’état final à choisir dépend de
la question (soit tout liquide à 0°C, soit tout solide à 0°C).

Melzani M. 39 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Thermodynamique : Viscosité et relation de Bernoulli

24 Therm : Viscosité et relation de Bernoulli


24.1 Calcul de débit [G
# # #]

r
vue de profil

On considère l’écoulement ci-contre dans une conduite cylin-


R v(r)
drique,
2
 
r
~v = v(r)~ez = v0 1 − 2 ~ez . z
R
Il s’agit de la loi de Poiseuille valable pour un écoulement la-
minaire d’un fluide visqueux. Les coordonnées utilisées sont les
coordonnées polaires d’axe z. On rappelle que l’élément de sur- y
face infinitésimal dans ces coordonnées est dS = rdrdθ.

1 - Donner l’expression du débit volumique à travers une sec- dr surface dS = r dθ dr


tion droite du tuyau, orientée dans le sens de l’écoulement, dθ
θ
en fonction de v0 et de R. x
vue de face
z

24.4 Section d’un jet d’eau qui s’écoule [ ##


G ]

Lorsqu’on laisse s’écouler l’eau depuis un robinet, on peut remarquer que le diamètre du filet
d’eau rétrécit à mesure qu’on s’éloigne du robinet.
1 - Pourquoi ?
2 - Des mesures sur une photographie montrent qu’après une chute de 21 cm, le diamètre
du jet passe de d1 = 78 pixels à d2 = 44 pixels. Que vaut le rapport v2 /v1 des vitesses
qui correspondent ?

24.5 Mesure de vitesse d’écoulement par différence de pression [ ## ]


p1
Un écoulement dans une conduite cylindrique horizontale présente un rétrécisse- p2
ment de section comme sur le schéma ci-contre. Des manomètres permettent de
S1
mesurer la pression relative en 1 et en 2. S2
On suppose le fluide parfait et incompressible, et le régime permanent atteint.

1 - Écrire la relation de conservation du débit volumique entre la section 1 et la section 2.


Pourquoi a-t-on conservation de ce débit ?

2 - Donner l’expression de la vitesse v1 en fonction de p1 − p2 , ρ, et S1 /S2 .

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24.10 Hauteur atteinte par un jet d’eau [ ## ]

On fabrique une fontaine avec le dispositif présenté ci-contre. On a h = 10 m. eau p0

1 - Quelle est la hauteur atteinte par le jet d’eau ?

2 - On voudrait que ce jet d’eau atteigne une hauteur de 50 m, avec un débit de 100 L/h. h1
On ajoute pour cela une pompe. Quelle doit être la puissance fournie par la pompe au
fluide ?
3 - On reprend le cas de la question 1. Donner l’expression de la vitesse dans le jet en
fonction de la hauteur z. On prendra p = p0 dans le jet.

24.13 Vidage d’une écluse [ #


G ]
On désire vider une écluse dont la hauteur d’eau est de 4.0 m et la surface libre de 100 m2 .
On effectue ceci grâce à un tuyau de rayon 0.50 m situé au fond et qui débouche à l’air libre.
Combien de temps ceci va-t-il prendre ?

24.14 Vidange d’un récipient fermé [ # ]


On considère une bouteille d’eau de section S constante et de hauteur H. Elle contient une hauteur d’eau h0 < H
qui est initialement à la pression p0 . La pression extérieure est constante égale à p0 . La bouteille reste fermée
hermétiquement. On suppose que tout se passe de façon isotherme à la température T0 .
On perce un trou au bas de la bouteille, de rayon R petit.

1 - Exprimer la vitesse d’éjection de l’eau.


2 - Indiquer comment trouver l’expression de hf , la hauteur d’eau une fois la vidange terminée. On n’ira pas au
bout des calculs.
3 - Donner l’expression de hf dans le cas où initialement h0 = H (en effectuant moins de calculs qu’à la question
précédente).
Faire l’application numérique approchée pour de l’eau.
Que ce passe-t-il si initialement h0 < hf ?

24.16 Vidange en passant par un siphon [ # ]


On considère le récipient ci-contre, de section Σ. On le vidange par un siphon de section S. On suppose le siphon
initialement amorcé, c’est-à-dire que le tuyau est plein d’eau entre A et C. On donne la pression de vapeur saturante
de l’eau à une température de 20 °C : psat (T ) = 2.3 kPa.

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z
B

1 - Donner l’expression de la vitesse du fluide en sortie du siphon, et en déduire une D


condition pour que l’écoulement ait lieu.

2 - Donner une condition sur la hauteur du point B pour que l’écoulement ait lieu.
Faire l’application numérique pour de l’eau.
3 - Déterminer le temps nécessaire pour vider le réservoir. A

24.19 Répartition hydraulique [ ##


G ]
On considère une conduite avec une fourche de séparation. On a S1 =
g
S2 = SA /2.
S1
Le système n’est pas horizontal. Il y a une dénivellation h = 10 cm entre
les deux sorties. Les sorties sont à l’air libre, où la pression atmosphérique SA
est p0 . h

1 - Exprimer les vitesses v1 et v2 en fonction de la vitesse d’entrée vA = S2


1.0 m/s et de la dénivellation h.

Coups de pouce

24.13 – Faire un schéma, placer un point A sur la surface libre et un point B au niveau de l’ouverture, un
axe z vers le haut tel
p que zB = 0 et zA = z(t) varie.
Montrer que vB = 2gz(t).
dz
Trouver un lien entre les vitesses vA et vB , remarquer que vA = − , arriver à l’équation différentielle
dt
SB p
ż = − 2g z(t).
SA
Intégrer cette dernière
r par séparation des variables entre (t = 0, z = h) et (t = tf , z = 0).
SA 2h
On obtient tf = = 114 s.
SB g
24.10 – 1 – Point A sur la surface de l’eau en haut, point B au bout du jet d’eau. Écrire la relation de
Bernoulli (avec hypothèses...), puis simplifier ce qui peut l’être. On doit trouver une hauteur du jet zB = zA .
24.19 – Attention, la relation de Bernoulli s’applique entre deux points le long d’une même ligne de courant.
Faire un schéma sur lequel apparaissent quelques lignes de courant. On peut considérer que les différentes
grandeurs prennent la même valeur en A sur deux lignes de courant proches.

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Thermodynamique : Systèmes ouverts

25 Therm : Systèmes ouverts


25.1 Question de cours – compresseur [G
# # #]

On considère une compresseur qui agit sur un fluide en écoulement. On se place en régime stationnaire.

1 - Que dire des débits massiques et volumique d’entrée et de sortie ?


2 - Donner la relation entre le travail massique indiqué wi fourni au fluide et la différence d’enthalpie massique
entre entrée et sortie. On effectuera les hypothèses qui semblent raisonnables.
3 - On donne en entrée he = 190 kJ/kg et pe = 1.0 bar. On suppose l’évolution réversible. On donne aussi
wi = 3.0 × 104 J/kg.
À l’aide du diagramme T-s, déterminer l’enthalpie massique et la pression en sortie.

25.2 Question de cours – turbine [G


# # #]

On considère une turbine qui agit sur un fluide en écoulement. On se place en régime stationnaire. On suppose
l’évolution réversible.
1 - Que dire des débits massiques et volumique d’entrée et de sortie ?

2 - Donner la relation entre le travail massique indiqué wi fourni au fluide et la différence d’enthalpie massique
entre entrée et sortie. On effectuera les hypothèses qui semblent raisonnables.

Melzani M. 43 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


3 - On prend comme exemple une turbine qui fait circuler du fréon. À l’entrée de la turbine, pe = 30 bar,
he = 250 kJ · kg−1 . En sortie, le fluide est à la pression ps = 15 bar.
À l’aide du diagramme T -s, et en supposant l’évolution réversible, déterminer l’enthalpie massique en sortie.
En déduire le travail massique indiqué récupéré.

25.3 Question de cours – tuyère [G


# # #]

On considère une tuyère dans laquelle un fluide se détend. On se place en régime stationnaire. On suppose l’évolution
réversible.
1 - Que dire des débits massiques et volumique d’entrée et de sortie ?

2 - À l’aide du premier principe, établir l’expression de la vitesse d’éjection des gaz en fonction de he − hs .
3 - Que devient cette expression dans le cas d’un gaz parfait ?
4 - On prend l’exemple d’une tuyère d’avion de chasse. La température et pression des gaz en entrée sont T1 =
1930 K et p1 = 3.40 bar. La pression en sortie est égale à la pression atmosphérique. On peut supposer
la détente adiabatique et réversible. L’air peut être modélisé comme un gaz parfait d’exposant adiabatique
γ = 1.4, de capacité thermique massique à pression constante cp = 1.0×103 J · kg−1 · K−1 et à volume constant
cv = 0.71 × 103 J · kg−1 · K−1 .
Donner la valeur de la vitesse d’éjection des gaz.

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25.5 Turbomachine [ #
G ]
Un fluide (de l’eau, de masse volumique ρ) circule dans une turbomachine. L’objectif est, à partir d’une source de
chaude (chaudière), de fournir un travail sur un arbre moteur, qui peut par exemple entraîner ensuite un alternateur
pour produire de l’électricité.
Le fluide décrit les étapes suivantes, qui forment un cycle :
• Une pompe A amène le liquide saturant, pris à la sortie du condenseur (état F), jusqu’à la pression p1 de la
chaudière. Cette opération est pratiquement isotherme et on peut considérer qu’à la sortie de la pompe, le
fluide est liquide (état G) à la température T2 du condenseur.
• L’eau est alors injectée dans une chaudière où elle se vaporise de façon isobare à la pression p1 . À la sortie de
la chaudière, la vapeur est saturante sèche à la température T1 (état D).
• Elle subit ensuite une détente adiabatique et réversible dans une turbine. À la sortie de la turbine, le fluide
est à la température T2 et à la pression p2 d’un condenseur (point E) dans lequel il achève de se liquéfier de
façon isobare (point F).

1 - Représenter les transformations dans un diagramme de Clapeyron (p, v).


2 - Calculer à l’aide des données l’enthalpie massique de vaporisation à T2 = 293 K.

On admet pour la suite que le titre vapeur en E est xv,E = 0.68 (on le démontre dans une question ultérieure).
3 - Déterminer le travail massique indiqué wT fourni par la turbine à l’alternateur.
4 - On néglige le travail fourni par le compresseur devant celui de la turbine.
Déterminer le rendement de l’installation.
Comparer au rendement du cycle réversible de Carnot fonctionnant entre T1 et T2 .
5 - Déterminer le débit massique de fluide pour obtenir une puissance fournie à l’alternateur égale à 100 kW.
6 - Déterminer le titre en vapeur xv,E du fluide à la sortie de la turbine (point E).
On pourra utiliser (entres autres) la formule donnant l’entropie massique d’une phase condensée incompressible
indilatable :
T
S(T, p) = S0 + c ln ,
T0
avec c la capacité thermique massique. On pourra considérer que l’eau liquide saturée vérifie cette formule.

Données :
• T1 = 523 K, T2 = 293 K.
• Enthalpie massique de vaporisation à T1 : hvap (T1 ) = 1714 kJ · kg−1 .
• Pression de vapeur saturante à T1 : p1 = 39.7 bar, et à T2 : 2300 Pa.
• Enthalpie massique du liquide saturant à T2 : hl (T2 ) = 84.0 kJ · kg−1 , et de la vapeur sèche saturante :
hv (T2 ) = 2538 kJ · kg−1 .
• Enthalpie massique de la vapeur sèche saturante à T1 : hv (T1 ) = 2800 kJ · kg−1 .
• Capacité thermique massique du liquide : cl = 4.18 kJ · kg−1 · K−1 .

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25.6 Machine de Watt [ ##
G ]

On considère le cycle suivant, qui est le cycle de la machine à vapeur de Watt GV S


2 4 5
auquel est ajouté une surchauffe de la vapeur.
On donne le diagramme Ts du fluide utilisé en fin d’énoncé. On a placé sur ce
diagramme la pression d’entrée du compresseur p1 et la pression de sortie du P
compresseur p2 , ainsi que les points 1 et 2 (entrée et sortie compresseur).
1 T
On a les étapes suivantes : 6
C
• Une pompe P qui réalise une compression, que l’on suppose isentropique.
• Un générateur de vapeur (une chaudière) GV qui réalise un échauffement et une évaporation isobares. Le
fluide est à l’état de liquide juste saturant en entrée, et à l’état de vapeur juste saturante en sortie.
• Un surchauffeur S qui échauffe le gaz à pression constante. Cet échauffement est réalisé par un échange
thermique avec les gaz issus de la combustion.
• Une turbine T où le fluide se détend en fournissant un travail mécanique. On suppose la détente adiabatique
réversible et la turbine est telle que le fluide ne subit pas de variation notable d’énergie cinétique. C’est la
turbine qui entraîne la pompe.
• Un condenseur C dans lequel le fluide se condense de façon isobare.
1 - Déterminer la température T5 en sortie du surchauffeur, telle que le fluide en fin de détente soit constitué de
vapeur saturante sèche.
2 - La condition précédente étant vérifiée, tracer le cycle dans le diagramme Ts fourni.
Pourquoi, sur ce diagramme, les points 1 et 2 sont-ils quasi-confondus ?
3 - Déterminer l’énergie échangée par kilogramme de fluide dans chaque partie de la machine.
Calculer le rendement du moteur.
4 - Quel est le rendement maximal que peut atteindre un moteur fonctionnant entre les températures maximale
et minimale de ce cycle ? On supposera avoir trouvé T5 = 100 °C aux questions précédentes, et que l’évolution
dans le GV et la surchauffe sont réalisés au contact d’une source à T5 .
5 - On suppose que l’échange thermique 6→1 se fait au contact d’une source froide à 10 °C, et que l’échange
thermique 2→5 se fait au contact d’une source chaude à T5 = 100 °C.
Quelles sont les étapes du cycle qui sont irréversibles, et qui sont donc responsables de création d’entropie et
de baisse du rendement par rapport au rendement du cycle réversible ?
Calculer l’entropie massique créée lors du cycle.

p2
p1

2
1

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25.7 I Cycle de Brayton [ # ]
On considère le cycle théorique de Brayton, qui est décrit de façon idéalisée une machine motrice de type turbine
à gaz. Le fluide en circulation est toujours à l’état gazeux. Le cycle comporte les étapes suivantes :

• 1 → 2 est une compression isentropique où le gaz passe de la pression p1 à la pression p2 . On pose τ = p2 /p1
le rapport de compression.
• 2 → 3 est un échauffement isobare du gaz dans une chaudière.
• 3 → 4 est une détente isentropique dans une turbine, ce qui fait tourner la turbine.
• 4 → 1 est un refroidissement isobare du gaz.

Les seules parties mobiles sont dans la turbine et le compresseur. Ces deux éléments sont reliés sur le même arbre,
ce qui fait que c’est la turbine qui entraîne le compresseur.
Le fluide est à l’état gazeux, que l’on modélisera par un gaz parfait de coefficient adiabatique γ. L’exposant adia-
batique est γ = 1.4, et on donne cp = 1.0 kJ · K−1 · kg−1 et cv = 0.71 kJ · K−1 · kg−1 .

1 - Tracer l’allure du cycle dans le diagramme p-v.


1
2 - Montrer que le rendement du cycle s’écrit η = 1 − (cette question nécessite plusieurs étapes, et on
τ (γ−1)/γ
commencera par identifier la/les grandeurs utiles et la/les grandeurs coûteuses afin de définir le rendement).
3 - Sur quels paramètres peut-on jouer pour augmenter le rendement ? Par quoi est-on limité en pratique ?

4 - On choisit un rapport de compression tel que z = τ (γ−1)/γ = 2.0. On fait également fonctionner la turbine
entre T1 = 300 K et T3 = 1000 K.
a. Donner la valeur numérique du rendement.
b. Établir également les valeurs des températures T2 et T4 , puis du travail indiqué massique récupéré par
le milieu extérieur.
c. Quelle est alors la puissance fournie par le dispositif si le débit massique est de 1.0 kg/s ?

Coups de pouce

25.3 – Pour une tuyère, l’énergie cinétique de sortie n’est pas négligeable.
25.5 – 1 – Sens de parcours ? Puis commencer par représenter les isothermes à T1 et T2 . 3 – Justifier que
sE − sD = 0. Puis exprimer cette différence en passant par le chemin DHF E avec H sur la courbe du liquide
saturé.
25.6 – 1 – Utiliser le diagramme Ts. Tracer les isobares à p1 et p2 . On rappelle que dans le domaine liquide-
vapeur, elles sont horizontales, et que dans le domaine liquide elles suivent quasiment la courbe d’ébullition.
Placer le point 6. Puis voir où tombe le point 5 et lire T5 .
2 – La travail est quasiment fait avec la question 1. On peut ajouter un point 3 qui est sur la courbe d’ébullition
à T = 50°C (qui est donc dans le GV).

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Thermodynamique : Transferts thermiques par
conduction

26 Therm : Transferts thermiques par conduction


26.1 Question de cours – expression de la résistance thermique [G
# # #]

On considère un barreau cylindrique de longueur L et section S constante, de conductivité thermique λ, calorifugé


sur le pourtour et en contact à ses extrémités avec des thermostats aux températures T1 et T2 . On suppose le régime
stationnaire atteint.
1 - Montrer que le flux thermique au sein du barreau ne dépend pas de la position.
2 - Définir la résistance thermique du barreau et l’exprimer en fonction de S, L, et λ.

26.2 Question de cours – résistance thermique, composant électronique, loi de Newton


[G
# # #]

Un composant électronique dissipe une puissance thermique P = 1 W. On note T sa température, T0 = 20°C la


température de l’air l’entourant, et Rth la résistance thermique entre l’air et le composant.

1 - Donner la relation entre P , T , T0 et Rth .


2 - T ne doit pas dépasser Tmax = 120°C. Donner alors la valeur maximale admissible de Rth .
3 - Le transfert thermique entre le composant et l’air est du type conducto-convectif. Rappeler la loi de Newton.
L’écrire pour faire apparaître une résistance thermique qui dépend de la surface S du composant électronique
et du coefficient conducto-convectif.

26.4 Profil de température dans la Terre [ ]


On considère la planète Terre. Elle est chauffée par la radioactivité de certains éléments contenus dans le manteau.
La radioactivité donne lieu à une source d’énergie thermique pth par unité de volume (la puissance reçue par un
volume dV est pth dV ). On suppose la Terre homogène : ses propriétés physiques ne dépendent pas de la position.
On prendra une conductivité thermique λ = 3 W · K−1 · m−1 .
L’objectif est d’établir le profil de température dans la Terre en fonction du rayon r.

1 - Étant données les symétries du problème, quel système de coordonnées est-il judicieux d’employer ?
De quelles coordonnées vont alors dépendre les différentes grandeurs ?
2 - À l’aide d’un bilan thermique sur un volume bien choisi, établir une équation différentielle portant sur la
température uniquement.
3 - Résoudre cette équation. On notera T0 la température au centre de la Terre (r = 0).
dT
4 - À l’aide de forages, on peut mesurer le gradient thermique en surface : ' −30 K/km.
dr
En déduire, en utilisant le petit modèle précédent, la valeur de la puissance volumique pth . En déduire ensuite
une estimation de la température au centre de la Terre.
5 - Des modèles plus détaillés permettent d’estimer que la radioactivité produit une puissance d’environ 20 TW,
et que la température au centre de la Terre est de 5300°C.
Que dire de la pertinence du modèle simple développé ici ?

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26.6 Barre radioactive [ # ]
On considère une barre de matériau radioactif. La radioactivité donne lieu à une source d’énergie thermique pth par
unité de volume (la puissance reçue par un volume dV est pth dV ). On suppose la section de la barre constante et
le problème unidimensionnel. On note L la longueur de la barre.
1 - Établir l’équation de la chaleur dans le cas présent.
2 - À chaque extrémité, la barre est en contact parfait avec un thermostat à la température T0 .
On suppose le régime permanent atteint. Donner le profil T (x) dans la barre.
Tracer l’allure de ce profil, et donner en particulier la position et la valeur du maximum atteint par T .

26.7 I Barre de cuivre chauffée [ # ]


On considère une barre de cuivre, aux parois calorifugées, de section S = 10 cm2 . Cette barre est en contact avec
un thermostat à 100 °C d’un coté, et avec un serpentin contenant de l’eau à l’autre bout
Ce serpentin est parcouru par de l’eau avec un débit volumique Dv = 1.0 × 10−2 L/s, et l’eau y entre avec la
température T3 = 17°C et y ressort avec la température T4 = 17.5°C. On donne la capacité thermique massique de
l’eau cl = 4.2 kJ · kg−1 · K−1 .
On effectue des mesures de températures dans la barre de cuivre, T1 et T2 , en des points espacés de e = 5.0 cm. On
obtient T1 − T2 = 2.7 °C.
On suppose le régime permanent atteint.

1 - Exprimer la puissance thermique reçu par l’eau du serpentin.


2 - Montrer que dans la barre de cuivre, la température peut se mettre sous la forme T (x) = Ax + B, avec x un
axe parallèle à la barre.
3 - Montrer alors que la mesure de T1 et T2 permet d’en déduire la conductivité thermique du cuivre.

26.14 Transport d’iceberg [ ]


Le projet “icedream” est l’idée de l’ingénieur français Georges Mougin (on peut chercher sur Internet) qui développe
son concept depuis 40 ans : remorquer des icebergs et les exploiter pour produire de l’eau douce.
Les fondamentaux du projet pilote sont les suivants : un iceberg de 10 millions de tonnes, un remorqueur qui relie
en 140 jours Terre-Neuve et les Îles Canaries.
On donne : la puissance thermique Pth échangée par un système à la température T en contact sur une surface S
avec un fluide à la température Tfluide dans le modèle conducto-convectif de Newton :

Pth = h(Tfluide − T )S,

avec le coefficient de transfert thermique pour l’air h = 5 W · m−2 · K−1 , et celui pour l’eau h = 102 W · m−2 · K−1 .
Enthalpie de fusion de la glace : hfus = 333 kJ/kg.
Question : Estimer la proportion de l’iceberg qui fond chaque jour.
En déduire si le projet est raisonnable.
On effectuera toutes les hypothèses simplificatrices nécessaires.

Remarque : Le problème énoncé est volontairement imprécis, il s’agit d’une question qui n’est pas formulée directement
dans le langage physique. Il faut donc modéliser le problème, faire des hypothèses, aller chercher les valeurs numériques des
grandeurs pertinentes dans le cours ou sur Internet (ou demander à l’examinateur si c’est un oral).
La démarche de résolution générale d’un tel problème reprend celle déjà exposée sur les grilles d’évaluation de colle :
• On “pose le problème” : schéma du problème, on identifie les grandeurs pertinentes et on leur donne un symbole, on
estime leurs valeurs numériques. En thermodynamique, on peut commencer par identifier la transformation et ce que
l’on connaît/cherche dans les états initial et final.
• On cherche une stratégie pour résoudre le problème : écrire les relations connues entre les grandeurs, faire des hypo-
thèses.
• On met en œuvre la stratégie : on se lance dans les calculs, on fait les applications numériques.
• On a un regard critique sur les résultats obtenus : formules homogènes, valeurs numériques réalistes. On commente le
résultat.
Indices :
• On peut considérer un seul des deux transfert d’énergie thermique.

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• On peut estimer l’ordre de grandeur de la surface de contact de l’iceberg avec l’eau en simplifiant au maximum
la géométrie.
• La proportion de l’iceberg qui fond correspond à la masse ∆m fondue, divisée par la masse totale m.

26.15 I PSI CCS 2017, CCP, thermodynamique et transferts thermiques (neige artifi-
cielle) [ ]
La neige artificielle est obtenue en pulvérisant de fines gouttes d’eau liquide supposées sphériques de rayon R =
0.2 mm d’eau liquide à Ti = 10°C dans l’air ambiant à la température Te = −15°C.
À l’interface eau-air, le flux thermique dΦ à travers une surface dS dans le sens de la normale extérieure ~n est
dΦ = h(T (t) − Te )dS.
On donne le coefficient conducto-convectif h = 65 W · m−2 · K−1 , la chaleur latente de fusion de l’eau lf = 333 kJ/kg,
la capacité thermique massique de l’eau liquide cl = 4.2 kJ · K−1 · kg−1 , et la capacité thermique massique de l’eau
solide cs = 2.1 kJ · K−1 · kg−1 .

1 - Établir l’équation différentielle régissant l’évolution temporelle de la température de la goutte T (t).


2 - Déterminer le temps t0 mis par la goutte d’eau liquide pour atteindre la température de surfusion T (t0 ) =
−5°C.
3 - Lorsque la goutte atteint la température de −5°C, il y a rupture de la surfusion : la température remonte
brutalement à 0°C et la goutte est partiellement solidifiée (phénomène également brutal). Moyennant des
hypothèses que vous expliciterez, calculer la fraction x de liquide restant à solidifier après la rupture de la
surfusion.
4 - Calculer le temps nécessaire à la solidification du reste de l’eau liquide.

26.16 I PSI CCS 2017, thermodynamique (expérience du regel) [ ]


On pose sur un gros bloc de glace un fil métallique de section rectangulaire de côtés b selon Oy et c selon Oz. On
fixe à ses extrémités deux masses m/2.
On constate que, lentement, la glace fond sous le fil, et que l’eau liquide regèle au-dessus du fil.

On donne m = 5 kg, a = 20 cm, b = 0.5 mm, c = 5 mm. La conductivité thermique du fil est λ = 80 W · m−1 · K−1 .
L’enthalpie de fusion massique de l’eau à 0°C est hf = 330 kJ/kg.

1 - Évaluer la différence de pression, puis de température, entre le dessous et le dessus du fil.


2 - On suppose que le régime de diffusion thermique dans le fil est stationnaire.
Donner l’expression du flux thermique Φth qui passe à travers le fil selon l’axe z, en fonction de ∆T , λ, a, b
et c.
En appliquant le premier principe à la couche d’eau d’épaisseur dz qui fond sous le fil, en déduire la vitesse
dz
v= d’enfoncement du fil.
dt

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dp
Valeur de la pente de la frontière liquide-solide vers 0°C : = −1.3 × 107 Pa/K.
dT

26.18 I Refroidissement tasse de thé [ ##


G ]

On étudie le refroidissement d’une tasse de thé, en mesurant la tempé-


rature au cours du temps. L’eau versée est initialement à T0 = 87.5°C.
La masse d’eau est de 260 g, celle de la tasse est de 120 g. On
donne la capacité thermique massique de l’eau liquide : c =
4.2 × 103 J · kg−1 · K−1 . La capacité thermique massique du matériau
constituant la tasse est environ dix fois moindre.
Le programme Python fournit permet de tracer l’évolution de cette
température mesurée en fonction du temps. Le script peut être modifié
pour changer les variables tracées.

1 - On suppose que la puissance thermique perdue par l’ensemble est donné par une loi du type Pth = a(T (t) −
Text ), avec Text = 24°C la température extérieure et T (t) la température de l’eau dans la tasse.
Quel est le signe de a ? Quel type de transfert thermique cette loi traduit-elle ?
En déduire une équation différentielle portant sur T , puis la résoudre.
2 - Modifier le script Python fournit pour vérifier si la loi T (t) obtenue à la question précédente est vérifiée
expérimentalement.
On montrera d’abord que cette loi T (t) se met sous la forme ln(T − Text ) = A × t + B avec A et B deux
constantes.
3 - Utiliser les données pour les temps supérieurs à 2000 s pour déterminer la valeur de a.

Aide Python : on peut calculer le logarithme d’un tableau tab à l’aide de [Link](tab).

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90
temperature
80 temperature-Text
70
60
50
40
30
20
10
0
0 1000 2000 3000 4000 5000
t (s)

Coups de pouce

26.1 –

1 - Soit on intègre l’équation de la chaleur écrite en régime stationnaire, ce qui donne T (x) = Ax + B, puis
la loi de Fourier montre que ~jth est constant (le faire) ; soit on effectue un bilan sur une tranche comprise
entre x et x + dx : 0 = dU = Φth (x)dt − Φth (x + dx)dt, d’où...
2 - Obligatoirement faire un schéma électrique équivalent pour définir Rth . Ensuite pour déterminer son
T2 − T1 L
expression il faut arriver à T (x) = x + T1 , d’où Φth = ..., d’où Rth = .
L λS

26.4 – Les grandeurs ne vont dépendre que de r (coordonnées sphériques). Pour le bilan thermique, il faut
le faire sur une tranche comprise entre les sphères de rayons r et r + dr.
dΦth
On arrive alors à quelque chose comme = 4πr2 × pth .
dr
Puis utiliser Φth = jth × S(r) = jth × 4πr2 .
dT
Enfin remplacer jth par la loi de Fourier jth (r) = −λ .
dr
d dT
 
pth 2
L’équation est r2 =− r . On la laisse sous cette forme pour l’intégrer.
dr dr λ
26.6 – 1 – Reprendre la démonstration du cours, mais en ajoutant un terme source pth dV dans δQreçu . On
∂T λ ∂2T pth
doit arriver à = + /
∂t ρc ∂x2 ρc
2 – Intégrer l’équation précédente dans le cas du régime stationnaire. À la fin on trouve un maximum au milieu
pth L2
de la barre qui est T = T0 + .

26.7 – 1 – Le serpentin d’eau peut être vu comme un système ouvert où l’eau s’écoule, à l’entrée avec une
température T3 , en sortie T4 . On peut appliquer le premier principe à ce système ouvert pour montrer que
l’eau reçoit un transfert thermique massique qreçu par l’eau = ∆heau = cl (T4 − T3 ). Il faut ensuite multiplier par
Dm pour répondre à la question.

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Optique : Optique géométrique (1re année)

27 Opt : Optique géométrique (1re année)


27.7 Doublet de lentilles non accolées [G
# # #]

On considère un système optique centré, constitué de deux lentilles convergentes de centre optique O1 et O2 , de
même distance focale f 0 = a. On note e = O1 O2 que l’on prendra positif et tel que F10 est avant F2 sur l’axe optique.

1 - Faire une construction géométrique qui permet d’obtenir le foyer image F 0 du système.
Donner l’expression de O2 F 0 en fonction de a et de e.

2 - Faire une construction géométrique qui permet d’obtenir le foyer objet F du système.
Donner l’expression de F O1 en fonction de a et de e.
3 - On prend ensuite e = 2a. On considère un faisceau de lumière incident, parallèle, faisant un angle α avec l’axe
optique.

a. Faire un tracé montrant ce que devient ce faisceau en sortie du système.


b. On note α0 l’angle fait par le faisceau émergent par rapport à l’axe optique. Exprimer α0 en fonction de
α0
α et de a, et en déduire l’expression du grossissement angulaire G = .
α
1
On donne la relation de conjugaison de Descartes pour une lentille mince, avec les notations habituelles : −
OA0
1 1
= 0.
OA f

27.12 Détecteur de pluie sur un pare-brise [ ## ]


On étudie ici le fonctionnement d’un détecteur de pluie installé sur une automobile. Ce dispositif commande la mise
en route des essuies-glace, et doit donc être capable de détecter la présence de gouttes d’eau sur le pare-brise.
air Depuis l’intérieur du véhicule, une diode électrolumines-
B
cente projette un faisceau lumineux d’abord dans du plexi-
D verre glas d’indice optique np = 1.50, sous un angle d’incidence
A θ = 50.0°.
C Puis ce faisceau passe dans le verre du pare-brise, d’indice
plexiglas nv = 1.55, et poursuit son parcours comme indiqué sur le
schéma.
L’indice de l’eau est pris égal à ne = 1.33, et celui de l’air égal à 1.00.
1 - Calculer l’angle de réfraction θ2 .
2 - Pourquoi peut-il y avoir réflexion totale au point B ? Est-ce le cas ici ?
Conclure sur le parcours du rayon lumineux en l’absence de pluie.

3 - On considère maintenant le cas où il y a de la pluie sur le pare-brise. Au point D, y-a-t’il réflexion totale ?
4 - Conclure sur l’intensité du rayon lumineux qui se propage dans le pare-brise en l’absence de pluie ou en
présence de pluie.

Melzani M. 53 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


27.14 I Vidéoprojecteur [ ##]

Un vidéoprojecteur peut être modélisé par un système op-


tique composé d’une lentille sphérique mince (L1), l’objet
projeté étant une dalle LCD de 24 mm de hauteur. À par-
tir de l’image ci-contre, déterminer la distance focale de
la lentille (L1).

27.15 I Profondeur de champ) [ ##


G ]

Obturateur
Objectif
Obj ectif
On s’appuie sur le schéma ci-contre. On associe l’objectif
de l’appareil à une lentille convergente de distance focale
f 0 = 50 mm. On peut placer le film photographique sur D
l’axe optique à une distance d0 comprise entre 50 mm et f
54.5 mm de la lentille. F ilm

Diaphragme

1 - À quelle distance d doit-on placer un objet pour que son image soit nette ?
Que se passe-t-il s’il est légèrement avant ou après ?
Il existe en réalité une légère plage de distances autour de d où l’on considère que l’image est nette. On appelle
cette plage de distance la profondeur de champ.
2 - On place un diaphragme de diamètre D derrière la lentille et on considère que la lentille et le diaphragme sont
f0
confondus. On appelle N l’ouverture maximale, c’est-à-dire la rapport N = .
D
On donne les valeurs standards de N : 1, 1.4, 2, 2.8, 4, ..., 22.4, 32.
On peut aussi régler le temps d’exposition à l’aide de l’obturateur : te = 1 min, 30 s, 15 s, 8 s, 4 s, ..., 1/4000 s.
Comment varie l’énergie reçue par le film photographique en fonction de N et de te ?
3 - On considère que la photographie reste nette tant que les tâches floues restent inférieures à des grains de
0.02 mm de diamètre (c’est la taille des grains de la pellicule argentique).
Comment varie la profondeur de champ en fonction de N et f 0 ?
Faut-il prendre en compte l’effet de la diffraction ?

On donne la relation de conjugaison de Descartes pour une lentille supposée mince, de centre O, focale image f 0 ,
reliant un point objet A et son image A0 :
1 1 1
0
− = 0.
OA OA f

Coups de pouce

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Optique : Introduction à l’optique ondulatoire

28 Opt : Introduction à l’optique ondulatoire


28.1 Question de cours – Laser : fréquence, longueur d’onde, etc. [G
# # #]

Un laser Helium-Néon rouge émet une onde lumineuse de longueur d’onde dans le vide 632.99 nm.

1 - Calculer sa fréquence et sa longueur d’onde dans le vide, dans l’air, puis dans l’eau.
Quelle est la couleur correspondant à cette onde lumineuse ?
2 - Ce laser a une largeur spectrale ∆ν = 300 MHz. En déduire sa largeur spectrale ∆λ0 en pm.
En déduire également la durée des trains d’onde et leur longueur.
Quel est le nombre moyen d’oscillations par train d’onde ?
3 - Un détecteur reçoit la lumière provenant de cette source. À quelle grandeur physique le détecteur est-il
sensible ?
Montrer pour justifier ceci que hcos(ωt)i ' 0 alors que hcos(ωt)i ' 1/2, où h·i signifie que l’on prend la valeur
moyenne sur un temps long devant la période du cosinus.
On donne c = 2.998 × 108 m/s, nair = 1.0003, neau = 1.33.

28.6 Chemin optique et lentille [ ## ]


y

On considère une source quasi-ponctuelle quasi- M'


monochromatique placée en S sur le schéma ci-contre. La
lentille est en verre d’indice n, et son épaisseur au centre est S O M
notée e. On note f 0 sa distance focale. x
On considère un point M (x, 0) et un point M 0 (x0 , y 0 ).

1 - On suppose que OS = f 0 . Construire les rayons issus de S qui arrivent en M et en M 0 . Exprimer les chemins
optiques (SM ) et (SM 0 ).
3f 0
2 - Même question si OS = .
2

Coups de pouce

28.1 – 2 – Attention, on a λ0 = c/ν, mais certainement pas ∆λ0 = c/∆ν !

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Optique : Interférences à deux ondes

29 Opt : Interférences à deux ondes


29.3 Mesure de longueur d’onde à l’aide du dispositif des trous d’Young [ ## ]
On considère un dispositif des trous d’Young, éclairé par une source quasi-monochromatique de longueur d’onde
dans le vide λ0 et qui produit en entrée un faisceau parallèle (laser, ou source placée au foyer d’une lentille).
On place, après les trous d’Young, une lentille convergente de focale f 0 = 0.5 m, et un écran dans le plan focal image
de cette lentille.
1 - Établir les expression de la différence de marche en un point de l’écran, de l’intensité lumineuse, et de l’inter-
frange.
2 - On souhaite utiliser le dispositif pour estimer la longueur d’onde d’une source.
Comme la distance a entre les trous n’est pas connue précisément, on utilise d’abord un laser étalon de
longueur d’onde λ0 = 633 nm. On mesure alors sur l’écran 6 interfranges, ce qui correspond à 14.4 cm.
On utilise ensuite la source dont on ne connaît pas λ. On mesure alors 10.2 cm pour 6 interfranges. En déduire
λ.

29.4 I Mesure de longueur d’onde à l’aide du dispositif des trous d’Young [ ## ]


On dispose de trous d’Young, d’un laser de longueur d’onde λ0 = 633 nm connue avec précision, d’un écran, d’une
lentille, et d’un second laser dont on souhaite déterminer la longueur d’onde. Proposer un protocole permettant de
réaliser cette mesure. On détaillera le dispositif expérimental, les mesures à effectuer, et les calculs nécessaires pour
les exploiter.

29.6 Bilentille de Billet [ #


G ]
On coupe une lentille en deux, on sépare les deux morceaux de quelques dixièmes de millimètres et on place un
cache dans la partie vide. On appelle L1 le morceau supérieur, et L2 le morceau inférieur.
On place ces deux morceaux comme indiqué sur le schéma. On place ensuite une source S quasi-ponctuelle et
quasi-monochromatique sur la bissectrice entre O1 et O2 quelque part avant le plan foyer objet des demi-lentilles,
et un écran parallèle aux lentilles quelque part après le plan focal image.
Vue de face
L1
cache

L2

1 - Sur un schéma, tracer les images S1 et S2 de la source S par le dispositif.


2 - Expliquer où il faut placer l’écran pour pouvoir y observer des interférences. En particulier, on placera un
point M sur l’écran et on tracera deux rayons qui parviennent en M .
De quel type de franges s’agit-il ? Quelle est leur orientation ?
Faire apparaître sur le tracé la zone de l’écran où il va y avoir interférences.
3 - Exprimer la différence de marche δM entre deux rayons arrivant en un point M de l’écran en fonction de
S1 M − S2 M , puis faire le calcul pour l’exprimer en fonction de la position x, y du point M , de la distance D
entre écran et sources, et de a = S1 S2 .
4 - Donner alors l’expression de l’éclairement, puis l’interfrange.
5 - On suppose pour simplifier que la source est très loin des lentilles (distance grande devant la focale). Que vaut
approximativement a ?

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29.9 Fabrication d’un réseau par holographie [ #]
La méthode la plus précise pour fabriquer un réseau est la méthode dite holographique.
Elle consiste à créer une figure d’interférences à deux ondes (donc une intensité variant de manière sinusoïdale, avec
un interfrange i), et à éclairer une surface photosensible avec cette figure.
On peut par exemple créer cette figure en séparant un faisceau laser en deux et en faisant interférer les deux rayons
obtenus, comme illustré sur la figure ci-dessous.

Figure : Fabrication d’un réseau en réflexion.


L’étape 3 sert à passer d’un profil sinusoïdal
Figure : Création d’une figure d’interférence et application sur un support photosensible. à un profil triangle, qui privilégie un ordre, les
(d’après Chen & Hawang, 1977). étapes suivantes consistent à copier le réseau
(d’après [Link]
guide/diffraction/[Link]).
On cherche ici à trouver l’expression de l’interfrange, car c’est ceci qui donnera le pas du réseau ainsi créé.
On considère pour cela une onde plane dont le vecteur d’onde est ~k1 = k(cos α ~ex − sin α ~ey ), et une seconde onde
plane de vecteur d’onde ~k2 = k(cos α ~ex + sin α ~ey ). L’axe y est vers le haut, l’axe x vers la droite, et α > 0. On note
   
s1 (M, t) = s0 cos ~k1 · ~r − ωt + ϕ0 et s2 (M, t) = s0 cos ~k2 · ~r − ωt + ϕ0 .

1 - Représenter ~k1 et ~k2 dans le plan x, y.


2 - En utilisant la notation complexe, donner une expression de l’intensité totale résultant de la somme des ondes
s1 et s2 .
3 - Quel type de franges obtient-on si l’on place un écran perpendiculaire à l’axe des x ? Quelle est l’expression
de l’interfrange ?

29.10 Miroir de Lloyd [ #]

D x
Le dispositif de Lloyd permet d’obtenir des interférences
à deux ondes. Il consiste en une source (quasi-ponctuelle,
quasi-monochromatique λ0 ), un miroir plan, et un écran. S M
1 - Sur le schéma, tracer les deux rayons lumineux qui h
vont de S au point M sur l’écran.
z
On fera intervenir l’image S 0 de la source S par le miroir
miroir.
2 - Expliquer alors pourquoi on s’attend à avoir des in-
terférences du type “à deux ondes” sur l’écran.
3 - On souhaite obtenir l’expression de l’éclairement I(M ) sur l’écran.
On indique qu’une réflexion sur un miroir ajoute un déphasage de π de l’onde, ce qui se traduit par l’ajout
de λ0 /2 au chemin optique.
λ0
a. Montrer que la différence de marche entre les deux rayons interférant en M s’écrit δM = SM −S 0 M − .
2

Melzani M. 57 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


b. En déduire l’expression de l’éclairement I(M ) sur l’écran en fonction de SM − S 0 M . On supposera que
l’intensité des deux rayons est la même, que l’on note I0 .
Quel sera l’allure de la figure d’interférence ? (franges rectilignes ou circulaires ? dans quel sens ?)
c. Donner l’expression de l’éclairement sur l’écran en fonction de x et y.
Quelle est l’expression de l’interfrange ?
4 - Faire apparaître, par une construction géométrique, la zone de l’écran où on verra des interférences.

29.12 Interférences à trois trous d’Young [ # ]


On considère un dispositif avec trois trous d’Young, éclairé par une source quasi-monochromatique de longueur
d’onde dans le vide λ0 = 500 nm placée au foyer d’une lentille convergente.
Un écran est placé dans le plan focal image d’une seconde lentille.
On note a = 0.5 mm la distance entre les deux trous consécutifs, f 0 = 2.0 m la distance focale image de la seconde
lentille.

z
S0

S1 O F'
z
S

S2

1 - Exprimer la différence de phase ϕ entre un rayon venant de S, passant par S0 , et allant en M sur l’écran, et
un rayon faisant de même mais passant par S1 .
Justifier que la différence de phase entre un rayon passant par S0 et un passant par S2 est le double de celle
calculée précédemment.
2 - En utilisant le formalisme complexe, exprimer l’éclairement sur l’écran en fonction de ϕ. On le mettra sous la
forme I0 (1 + 2 cos ϕ)2 .
L’exprimer enfin en fonction de z.

Coups de pouce

29.3 – Il s’agit du montage des trous d’Young avec lentille : il faut utiliser les surfaces d’onde (et ne pas en
dessiner contre la lentille).   
ax 2π ax λ0 D
On doit trouver δM = , I(M ) = 2I0 1 + cos , et un interfrange i = .
D λ0 D a
Enfin, la longueur d’onde inconnue est λ = λ0 × 10.2/14.4 = 448 nm.

Melzani M. 58 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Optique : Interférences à N ondes, réseaux

30 Opt : Interférences à N ondes, réseaux


30.1 Question de cours – Formule des réseaux [ ## ]
On considère un réseau en transmission de pas a. Il est éclairé par un faisceau parallèle (angle θ0 par rapport à la
normale) et monochromatique (λ0 ). On regarde l’intensité transmise dans une direction θ par rapport à la normale
sortante.
1 - Rappeler la formule des réseaux et ce qu’elle indique.
2 - Redémontrer cette formule.

30.2 Mesure de longueur d’onde à l’aide d’un réseau [G


# # #]

On dispose d’une source de lumière quasi-monochromatique qui produit un faisceau parallèle.


On souhaite utiliser un réseau pour mesurer la longueur d’onde de cette lumière. On dispose donc d’un réseau de
pas a, d’une lentille de focale f 0 , et d’un écran. On suppose que l’on connaît a et f 0 .
1 - Proposer un montage permettant de réaliser cette mesure.

2 - Donner l’expression de la position du faisceau correspondant à l’ordre p sur l’écran.


Application numérique pour l’ordre 1 d’une radiation lumineuse de longueur d’onde λ ∼ 500 nm, avec 300
traits par mm et f 0 = 1.0 m. Ceci peut-il être mesuré facilement ?

30.3 Monochromateur à réseau [ # ]


Le montage ci-dessous peut-être utilisé pour fournir un faisceau de lumière monochromatique. Nous allons étudier
comment.
La fente en F est située au point foyer image de la lentille L1, et au point foyer objet de la lentille L2. On note 2H
l’ouverture de cette fente.

réseau fente L2
L1

source lumière blanche

1 - Dans la configuration de la figure, donner l’expression de la longueur d’onde λ0 du faisceau de sortie en fonction
du pas du réseau a et de l’angle d’incidence du faisceau entrant. On s’intéresse uniquement au premier ordre
(ou ordre -1 selon vos conventions).
On prend un réseau 1000 traits par mm. Quel doit être l’angle d’incidence pour que λ0 = 500 nm ?

Melzani M. 59 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


2 - On étudie ensuite le rôle de la fente F. On considère un faisceau en sortie du réseau faisant un angle θ avec la
normale au réseau. À quelle hauteur h ce faisceau passe-t-il dans le plan qui contient F ?
Quels sont donc les angles θ que laisse passer la fente ?
En déduire que le faisceau de sortie n’est pas purement monochromatique, mais possède une certaine largeur
spectrale dont on donnera l’expression.
A.N. pour une fente de demi-largeur H = 1.0 mm et f 0 = 20 cm.

3 - On a ignoré jusqu’ici l’ordre 2. On prend une fente infiniment fine. Quelle est l’expression de la longueur d’onde
du faisceau de sortie qui est causée par l’ordre 2 (ou −2 selon vos conventions) ? En quoi est-ce gênant ?

Melzani M. 60 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Électromagnétisme : Induction (1re année)

31 ÉM : Induction (1re année)


31.1 Induction et sens du courant [G
# # #]

On considère la manipulation schématisée ci-dessous, où


l’on approche le pôle nord d’un aimant d’une spire conduc-
trice. S N
Indiquer le sens dans lequel le courant induit s’établit dans
la spire.

31.2 Question de cours – Force de Laplace [# # #]


On considère le circuit électrique plan ci-dessous, dans lequel le conducteur AB peut glisser sans frottement et
sans que le contact électrique soit rompu, sur les conducteurs DA et BC. L’ensemble est placé dans un champ
magnétique uniforme B ~ 0 normal au plan du circuit. On désigne par l la distance entre les rails.

1 - Donner l’expression de la résultante des forces de Laplace.

31.5 Autoinductance : inductance propre d’une bobine [ ## ]


On considère le composant électronique “bobine”, que l’on modélise comme un enroulement de N spires sur une
longueur l d’axe z, avec un rayon a.
Lorsque cette bobine est parcourue par un courant i, il se crée un champ magnétique B ~ dont on suppose que
l’expression est B = µ0 n i~e? (ceci suppose que l’on néglige les effets de bords, voir démonstration dans le cours de
~
cette année), avec n = N/l et ~e? un vecteur unitaire dont on précisera qui il est étant donné le sens de parcours du
courant sur la figure ci-dessous.

Melzani M. 61 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


1 - Expression du coefficient d’autoinduction
a. Dessiner l’allure des lignes de champ dans la bobine.
b. Rappeler la définition du flux propre du champ magnétique dans la
bobine, puis donner son expression en fonction de µ0 , n, i, et du volume
V = πa2 l de la bobine.
c. Donner enfin l’expression du coefficient d’autoinduction L en fonction
de µ0 , n, et du volume de la bobine.

2 - Utilisation dans un circuit


On place un générateur de tension variable e(t) aux bornes de l’enroule- e(t)
ment de spires. On note R la résistance totale du circuit. On respectera les
conventions de la figure.
a. Faire un schéma électrique équivalent dans lequel la bobine est rem-
placée par une force électromotrice efem (point 3 de la méthode : le
schéma électrique équivalent).
Établir alors l’équation électrique du montage.
b. Obtient-on un résultat cohérent avec l’expression habituelle utilisée en
électrocinétique ?

31.8 Principe de la conversion mécanique → électrique : rail de Laplace [ # ]

On considère le dispositif des rails de Laplace schématisé


ci-contre. Il est incliné d’un angle α par rapport à l’hori-
zontale. La longueur du rail mobile entre les deux points
de contact est notée a.
Le champ magnétique extérieur B ~ ext est constant et uni-
forme à travers le circuit.

1 - Expliquer intuitivement ce qu’il va se produire (création d’un courant ? dans quel sens ? quel effet sur le rail ?)
2 - Suivre la méthode pour établir l’équation électrique du circuit. Quel va être le signe de i d’après cette équation ?
3 - Établir ensuite l’équation mécanique. On négligera tout frottement. On commencera par poser le problème
avec un schéma sur lequel figurent toutes les forces en présence. Puis on se demandera quel est l’axe qui nous
intéresse pour le mouvement en question afin de projeter.
4 - En déduire enfin une équation portant sur la vitesse de la tige.
5 - On se place en régime permanent, où les grandeurs ne varient plus.

a. Quel temps caractéristique faut-il attendre pour que ce soit le cas ?


b. Donner alors l’expression de la vitesse et du courant.
c. Effectuer un bilan de puissance en comparant la puissance mécanique reçue par la tige suite à l’action
de la pesanteur, et la puissance électrique reçue par la résistance R (qui symbolise un appareil électrique
quelconque que l’on souhaite alimenter). Conclure en revenant sur le titre de l’exercice.

31.10 I Rail gun [ ##


G ]
On considère le circuit électrique plan ci-dessous, dans lequel le conducteur AB peut glisser sans frottement et sans
que le contact électrique soit rompu, sur les conducteurs DA et BC. On considère que l’essentiel de la résistance
électrique est concentrée sur les contacts A et B. L’ensemble est placé dans un champ magnétique uniforme B ~0
normal au plan du circuit. On désigne par l la distance entre les rails.

Melzani M. 62 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


1 - Le circuit est alimenté par une source de courant stationnaire I. Déterminer la valeur de B0 pour que l’on
puisse accélérer la masse jusqu’à la vitesse v = 2.4 × 103 m/s sur une distance d = 3 m si on peut produire un
courant I = 1 × 103 A.
2 - On dispose désormais d’un courant d’intensité de l’ordre de I = 1 × 106 A. Montrer qu’on peut atteindre une
vitesse v du même ordre sur la même distance d sans utiliser de champ magnétique externe.

On donne la masse m du conducteur m = 500 g, la longueur l = 10 cm.


L’expression de la force de Laplace s’exerçant sur un conducteur de longueur l placé dans un champ magnétique
~ 0 et parcouru par un courant I orienté selon ~n est F~ = Il~n ∧ B
B ~ 0.

31.11 I Moteur à courant continu [ # ]


On étudie un moteur à courant continu, avec lequel on réalise différents essais :
• Essai 1 : Alimenté sous une tension U1 = 200 V et avec une charge sur l’arbre moteur égale à la charge
nominale, le moteur tourne à Ω1 = 1500 tour · min−1 avec un courant d’induit I1 = 4.2 A.

• Essai 2 : Sans charge sur l’arbre moteur (donc à vide), la même vitesse de rotation est atteinte avec une
tension U2 = 143 V et un courant d’induit I2 = 0.19 A.
• Essai 3 : Démarrage du moteur avec charge nominale : il faut ∆t = 2.8 s pour atteindre 90% de la vitesse de
rotation du régime permanent.

On rappelle par ailleurs que :


• l’action des forces de Laplace sur le rotor produit un couple moteur, dit couple électromagnétique, donné par
Γem = Ki avec i le courant dans l’induit et K une constante qui caractérise le moteur utilisé (et qui est
proportionnelle à l’intensité du champ magnétique produit par l’enroulement statorique) ;
• la rotation du rotor dans le champ magnétique fixe créé par l’enroulement statorique entraine la création
d’une force électromotrice e, que l’on prendra en convention générateur dans le schéma électrique équivalent
du moteur.
On note R la résistance de l’enroulement de l’induit, U la tension d’alimentation de l’induit, et J le moment d’inertie
du rotor et de l’arbre par rapport à son axe de rotation.
Enfin, on note Γr,vide le couple résistant lorsque le moteur tourne à vide, et Γr,n le couple résistant lorsque le moteur
tourne avec une charge nominale. On note ce même couple Γr pour un régime quelconque.

1 - Rappeler la relation existant entre la puissance mécanique des forces de Laplace et la puissance électrique
associée à la fem e.
L’utiliser pour en déduire une expression de e en fonction de K et de la vitesse de rotation ω.
2 - Écrire l’équation électrique associée à l’induit.
Écrire l’équation mécanique associée à la rotation de l’arbre.

3 - Exploiter les différents essais pour déterminer la valeur de la résistance d’induit R, de la constante K, des
couples résistifs Γr,vide et Γr,n , et du moment d’inertie J.
4 - Définir et calculer le rendement de ce moteur en charge nominale.

Melzani M. 63 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


31.12 Moteur asynchrone [ # ]
On considère ici un moteur asynchrone :

Le rotor est modélisé par une spire rectangulaire,


Les bobinages statoriques produisent au centre un champ pouvant tourner autour de l’axe z. On la représente ici
magnétique tournant B(t)
~ de norme constante B0 et vue de dessus. On note S sa surface et ~n le vecteur
tournant à la vitesse angulaire ωs . normal à cette surface.
On note Ω = ωs − ω.

1- a. Le couple exercé sur la spire est donné par ~Γ = M ~ ∧ B,~ avec M ~ = i S~n et i(t) le courant parcourant la
spire.
Expliquer physiquement ce qui provoque ce couple.
b. On note R la résistance de la spire et L son inductance. Donner l’expression du flux Φ(t) du champ B ~ à
travers la spire en fonction de B0 , Ω et S. Puis établir l’équation électrique portant sur le courant i.
La résolution en régime permanent, avec le formalisme
complexe, de l’équation sur i permet d’obtenir i(t), puis
le calcul du couple moyen Γm .
(B0 SΩ)2
On a en particulier |I m |2 = 2
R + (Lω)2
2
(B 0 S) RLΩ
et Γm = h~Γ · ~ez i = . Cette fonction est
2L R + (LΩ)2
2
tracée ci-contre.
2 - À quelle condition sur la vitesse angulaire ω du moteur le couple est-il moteur ?
À quoi correspond physiquement la valeur du couple lorsque ω tend vers 0 ?

On place une charge sur le moteur : cette charge exerce alors un couple Γr (compté positif) sur l’arbre moteur. On
note J le moment d’inertie de l’arbre.
3 - a. Écrire le théorème du moment cinétique pour Moteur 1
établir une relation entre ω̇, J, Γm et Γr . Moteur 2
b. On se donne un couple résistif Γ constant en Moteur 3
r
fonction de ω. Des trois moteurs ci-contre, le-
quel (ou lesquels) est susceptible de démarrer ?
Expliquer.
c. On se place en régime permanent. On consi-
dère le moteur 1 ci-contre. Quelles sont, graphi- Couple résistant
quement, les valeurs possibles pour ω ? Montrer constant
que seule la plus grande correspond à un fonc-
tionnement stable du moteur. 0

4- a. Donner l’expression de la puissance mécanique fournie par le moteur, Pm = Γm ω, et de la puissance


électrique consommée Pél = Pm + PJ avec PJ les pertes joules.
En déduire l’expression du rendement η en fonction de ω/ωs .
b. La vitesse de rotation des moteurs asynchrones s’écarte rarement de plus de 5% de la vitesse de synchro-
nisme ωs . En déduire la valeur correspondante du rendement.

Melzani M. 64 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


31.13 Moteur synchrone [ # ]
y

On considère un moteur synchrone. On retient une modé-


lisation simple :
• Le rotor est assimilé à un moment magnétique M ~ B
x
(on rappelle qu’il peut s’agir d’un aimant perma- x
nent, ou bien d’une spire parcourue par un courant).
La direction de M~ tourne à la vitesse angulaire ω 0 .
• Les bobinages statoriques produisent un champ ma-
gnétique B
~ tournant à la vitesse angulaire ω, de
norme constante.
• Le couple exercé sur le rotor est ainsi donné par
Γ=M ~ ∧ B.
~
• On se place en régime permanent.

By

On prendra 50 tours par seconde pour la rotation du champ magnétique, M = 8 A · m2 , et B = 0.2 T.

1 - D’après le principe du moteur synchrone, que dire de ω et de ω 0 ? Et donc de l’angle θ = (M, ~ ?


~ B)

2 - Que vaut θ pour un fonctionnement à vide ? Et pour un couple moteur Γc = 0.65 N · m ?


Dans ce dernier cas donner également la puissance fournie par le moteur.
3 - La vitesse de rotation dépend-elle de la charge ?
Quel est le couple maximal que peut fournir ce moteur ?

Coups de pouce

31.11 – Rappels sur le moteur à courant continu


- Rotor et stator :

• Le stator, partie fixe liée au bâti. Des aimants permanents ou un enroulement de fil parcouru par un
courant produisent un champ magnétique B(M ~ ) fixe.
Dans le cas de l’enroulement de fil on parle de circuit inducteur.
• Le rotor, partie qui tourne et liée à l’arbre en rotation. Il comporte un ensemble de spires qui sont
alimentées par la tension U , et donc parcourues par un courant i. Un fil parcouru par un courant i dans
un champ B ~ subi une force de Laplace, et c’est précisément ceci qui fait tourner le rotor.
Le circuit électrique constitué des spires du rotor est appelé l’induit.

- Couple électromagnétique (forces de Laplace) :




L’action des forces de Laplace s’obtient en intégrant la force dFLapl = i dl ∧ B ~ le long des spires de l’induit.
Certains exercices peuvent faire effectuer ce calcul dans des situations simplifiées. Dans tous les cas, on aboutit

Melzani M. 65 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


à une expression de la forme suivante pour le couple résultant des actions de Laplace (aussi appelé couple
électromagnétique) :
Γem = K × i,
avec K une constante qui dépend du moteur (nombre de spires, géométrie), et qui est proportionnelle au champ
~ produit par le stator.
B
On rencontre parfois la notation Γem = kΦ×i, avec k une constante et Φ le flux maximal du champ magnétique
produit par le stator à travers le circuit de l’induit.
- Force électromotrice induite :
Le rotor qui tourne constitue un circuit qui bouge dans un champ magnétique fixe : il y a donc création d’une
force électromotrice e dans ce circuit. On la considère en convention générateur comme sur le schéma électrique
Φ
équivalent ci-dessus. Pour la déterminer, on peut soit utiliser la loi de Faraday e = − , soit plus simplement
dt
utiliser la relation entre puissance mécanique des forces de Laplace et puissance électrique associée à la fem :

PLapl + Pfem = 0,

avec PLapl = couple × vitesse angulaire = Γem ω, et Pfem = e × i.


On a donc ei = −Γem ω = −Kiω, d’où la fem

e = −K ω.

- Équation électrique :
On effectue une loi des mailles sur le circuit électrique équivalent : U = −e + ri. On a donc

U = Kω + Ri.

- Équation mécanique :
On applique le théorème du moment cinétique au {rotor+arbre}, dont on note J le moment d’inertie total par
rapport à son axe de rotation. Les couples à prendre en compte sont le couple électromagnétique (> 0 pour un
moteur, c’est lui qui produit la rotation) et le couple résistif total Γr (< 0, il représente les forces de frottement
et le couple à fournir pour entraîner la charge voulue) :

dω dω
J = Γem + Γr , soit J = K i + Γr .
dt dt


Et en régime permanent on a = 0.
dt

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Électromagnétisme : Électrostatique

32 ÉM : Électrostatique
32.5 Champ créé par une boule pleine, puis creuse [ ## ]
1 - (question de cours) On considère une boule de rayon R uniformément chargée (densité de charge ρ).
Déterminer l’expression du champ électrique E ~ en tout point de l’espace. On détaillera toutes les étapes.

2 - En déduire l’expression du potentiel V en tout point de l’espace.


3 - On considère maintenant la même boule de rayon R, mais creuse : seule la coquille sphérique comprise entre
les rayons R1 et R est chargée, l’intérieur (rayons inférieurs à R1 ) est vide de charges.
Sans utiliser le théorème de Gauss, mais en utilisant le résultat de la question précédente, déterminer l’ex-
pression du champ électrique en tout point de l’espace.

32.7 Champ créé par un plan uniformément chargé en volume [ ##


G ]
1 - (question de cours) On considère un plan de symétrie de la distribution de charge. Que dire du champ électrique
pour un point M dans ce plan ? Et pour des points M et M 0 symétriques par rapport à ce plan ?
Même question pour un plan d’antisymétrie.

On considère une couche uniformément chargée : la densité volumique de charges ρ est constante entre les plans
z = +d/2 et z = −d/2, elle est nulle en dehors.

2 - Par des arguments de symétries, montrer que le champ électrique est nul sur le plan z = 0.
3 - Déterminer ensuite l’expression du champ électrique en tout point de l’espace.
On tracera pour conclure l’évolution de kE(z)k.
~

4 - Calculer l’expression du potentiel électrostatique V .


5 - On considère maintenant que la couche est très fine, d’épaisseur d qui tend vers 0.
a - Donner l’expression de la densité surfacique de charge σ en fonction de ρ et de d.
b - Que devient l’expression du champ électrique ? Tracer kE(z)k
~ et commenter la continuité.

32.8 Champ créé par une boule chargée non uniformément [ ##


G ]
1 - (question de cours) Donner l’expression du champ électrique et du potentiel créé par une charge ponctuelle
immobile q placée à l’origine du repère.
Quel est le lien mathématique entre champ électrique et potentiel ?

r2
 
On considère une boule de rayon R, chargée suivant la distribution de charge ρ(r) = ρ0 1 − 2 si r ≤ R, et
R
ρ(r) = 0 si r > R.

2 - Déterminer l’expression de la charge totale Qtot portée par cette boule.


3 - Déterminer l’expression du champ électrique E
~ en tout point de l’espace. On détaillera toutes les étapes.

4 - En déduire l’expression du potentiel électrostatique.


5 - Tracer kEk
~ et V en fonction de r.

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32.11 Pesanteur dans le manteau terrestre [ ##
G ]
g0
Dans le manteau terrestre la masse volumique de la Terre s’exprime selon ρ(r) = où g0 = 9.8 N/kg, r est la
2πrG
distance au centre de la Terre, G la constante de gravitation universelle.
En déduire l’expression du champ gravitationnel g(r) dans le manteau terrestre.

32.14 Anneau chargé et force sur une particule


On considère une particule ponctuelle de masse m, de charge q, qui peut coulisser sans frottements le long de l’axe
z.
La pesanteur ~g est vers les z descendants.
Dans le plan Oxy se trouve une spire circulaire de centre O, de rayon R, et de charge totale Q. Sur l’axe z, cette
spire crée un champ électrique
~ = Q
E
z
~ez .
4π0 (R + z 2 )3/2
2

On prend q > 0 et Q > 0.

1 - Justifier que le champ électrique en un point sur l’axe z est nécessairement dirigé selon ~ez .

2- a. Donner l’expression de la force électrostatique F~ (z) qui s’exerce sur la particule.


Tracer l’allure de Fz (z).
b. On cherche la masse maximale m de la particule pour qu’une position d’équilibre existe.
Physiquement, va-t-il y avoir équilibre au-dessus ou au-dessous de l’anneau ?
Quelle est l’équation à résoudre pour trouver les éventuelles positions z d’équilibre ?
Si on se donne une masse m, comment faire pour trouver graphiquement s’il y a des positions d’équilibre
et où elles sont ?
3- a. Donner l’expression de l’énergie potentielle Ep (z) de la particule en fonction de z.
b. Les deux graphiques ci-dessous sont des tracés de Ep (z).
Dire dans quel cas il y a existence de positions d’équilibre, et dire si elles sont stables ou non.

Ep
Ep
Physique-chimie 2

TSI
z
z

léromètre pendulaire
32.18 I Mécanique, électrostatique (accéléromètre pendulaire) [ #
G]

déo Nintendo Wii adeété


La console jeula première
vidéo NintendoàWii
proposer des manettes
a été la première à proposeréquipées
des
veloppés manettes équipées
conjointement d’accéléromètres
avec développés
la conjointement
société avec la
franco-italienne
société franco-italienne STMicroelectronics. Il s’agit du composant
s’agit du composant électronique ADLX 330 dont quelques
électronique ADLX 330 dont quelques caractéristiques sont données
eportées endans
[Link] Grâce
document 2. Grâce laàtélécommande
à ces accéléromètres, ces accéléromètres,
est capable la
able de déterminer
de déterminerun ungrand nombre
grand nombre de de mouvements
mouvements que le
que le joueur joueur
pro-
: gauche-droite,
duira danshaut-bas, avant-arrière,
l’espace : gauche-droite, rotation,
haut-bas, torsion,
avant-arrière, etc. Tout
rotation,
torsion,
s mains est donc [Link]été
Tout geste par
avecles
les bras
jeuxetWii.
les mains peut donc être in-
terprété par les jeux Wii.

1 - Le composant ADLX 330 vous semble-t-il adapté à l’utilisation proposée ? On pourra évaluer un ordre de
t du composant ADLX 330
grandeur de l’accélération que subit la manette lorsqu’un joueur agite rapidement ou lentement le bras.

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L’accéléromètre est de type pendulaire, modélisé par le système suivant : une masse m est astreinte à se déplacer
le long de l’axe Ax. Elle est soumise à une force de rappel de la part d’un ressort de constante de raideur k, d’une
force de frottement fluide proportionnelle à la vitesse de la masse dans le boitier. X(t) repère la position de la masse
par rapport à la position d’équilibre au repos. À t = 0, le boitier est soumis à une accélération ~a = a~ux constante.
Un dispositif annexe permet la mesure de X(t).

k
Boitier de
A m x l’accéléromètre

2 - Montrer que le dispositif permet bien la mesure de a. On utilisera le fait que l’accélération de la masse dans
le référentiel du laboratoire s’écrit (a + Ẍ)~ux .

3 - Le graphique ci-dessous donne l’évolution temporelle de X(t) pour une accélération a du boitier. Analyser le
type de réponse obtenue. Évaluer le temps de réponse du capteur. Conclure.

Armature fixe Armature mobile

La mesure de X(t) s’effectue à l’aide d’une méthode élec-


trostatique. Le dispositif orange forme un condensateur k
Boitier de
dont l’une des armatures est solidaire de la masse m.
A m x l’accéléromètre
4 - Expliquer comment s’effectue la mesure de a.
X

Extrait de la fiche technique du composant ADLX 330


a - Caractéristiques
Capteur 3 axes.
Boitier compact de faible épaisseur (4 mm par 4 mm par 1.45 mm).
Faible consommation (180 microampere à Vs = 1, 8 V).
Alimentation unique entre 1,8 volt et 3,6 volt.
Résistance à des chocs de 10 000 g
Excellente stabilité en température
Tension minimale mesurable en sortie de ±3 millivolt
b - Description générale
L’ADXL330 est un accéléromètre 3 axes mince et compact de faible consommation avec des sorties conditionnées
en tension, le tout sous forme d’un circuit intégré monolithique. Il mesure toute accélération comprise dans une
gamme minimale de ±3g. Il peut mesurer l’accélération statique gravitationnelle pour des applications nécessitant
de détecter l’inclinaison aussi bien que l’accélération dynamique provenant de mouvements, chocs ou vibrations.
L’utilisateur sélectionne la bande passante de l’accéléromètre en utilisant les capacités Cx, Cy et Cz sur les sorties
Xout, Y out et Zout. Afin de s’adapter à l’utilisation souhaitée, plusieurs bandes passantes peuvent être choisies
dans une échelle de 0,5 hertz à 1600 hertz pour les axes X et Y et de 0,5 hertz à 550 hertz pour l’axe Z.

Melzani M. 69 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


rotection
lization
health devices
d - Sensibilité suivant l’axe X en fonction de la
ADXL330
température
90 0.33
FUNCTIONAL BLOCK DIAGRAM N=8
80 c - Schéma fonctionnel
+3V
0.32
70
VS

60 0.31

SENSITIVITY (V/g)
ADXL330 RFILT XOUT
OUTPUT AMP
CX
50
3-AXIS 0.30
SENSOR RFILT YOUT
40 CDC AC AMP DEMOD OUTPUT AMP
CY

30 0.29
RFILT ZOUT
OUTPUT AMP
20 CZ
0.28
COM ST
10

05677-021

05677-024
05677-001
0 Figure 1. 0.27
–2.0 –1.6 –1.2 –0.8 –0.4 0 0.4 0.8 1.2 1.6 2.0 –30 –20 –10 0 10 20 30 40 50 60 70 80
DRIFT (%) TEMPERATURE (°C)

Figure 23. X-Axis Sensitivity Drift Over Temperature, VS = 3 V soudé 8 points


Figuresur
26. circuit imprimé,
X-Axis Sensitivity vs. V s = 3 volt
Temperature
8 Parts Soldered to PCB, VS = 3 V

70 0.33
by Analog Devices is believed to be accurate and reliable. However, no N=8
60 Coups de pouce
ed by Analog Devices for its use, nor for any infringements of patents or other
One Technology Way, P.O. Box 9106, Norwood, MA 02062-9106, U.S.A.
hat may result from its use. Specifications subject to change without notice. No 0.32
mplication or otherwise under any patent or patent rights of Analog Devices. Tel: 781.329.4700 [Link]
ered trademarks are the property of their respective owners. Fax: 781.461.3113 ©2007 Analog Devices, Inc. All rights reserved.
50 Qtot ρR3
32.5 – 1 – Revoir le cours si besoin. On trouve E ~ = 0.31 ~
e = ~er à l’extérieur de la boule, et
SENSITIVITY (V/g)

r
4π0 r2 30 r2
40 ρr
~ =
E ~er à l’intérieur.
30 0.30
30 2 – Penser au théorème de superposition en décomposant la distribution de charges en deux distributions plus
simples. 0.29
20

10 0.28
05677-022

05677-025
0 0.27
–2.0 –1.6 –1.2 –0.8 –0.4 0 0.4 0.8 1.2 1.6 2.0 –30 –20 –10 0 10 20 30 40 50 60 70 80
DRIFT (%) TEMPERATURE (°C)

Figure 24. Y-Axis Sensitivity Drift Over Temperature, VS = 3 V Figure 27. Y-Axis Sensitivity vs. Temperature
8 Parts Soldered to PCB, VS = 3 V

25 0.33
N=8

0.32
20

0.31
SENSITIVITY (V/g)

15

0.30

10
0.29

5
0.28
05677-023

05677-026

0 0.27
–1.0 –0.6 –0.2 0.2 0.6 1.0 1.4 1.8 2.2 2.6 3.0 –30 –20 –10 0 10 20 30 40 50 60 70 80
DRIFT (%) TEMPERATURE (°C)

Figure 25. Z-Axis Sensitivity Drift Over Temperature, VS = 3 V Figure 28. Z-Axis Sensitivity vs. Temperature
8 Parts Soldered to PCB, VS = 3 V

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Électromagnétisme : Magnétostatique

33 ÉM : Magnétostatique
33.2 Câble parcouru par un courant [ ## ]
On considère un câble cylindrique (rayon R) parcouru par une densité volumique de courant ~j uniforme. On néglige
tout effet de bord.

1 - (question de cours)
a. Donner l’expression de l’intensité totale Itot passant dans le câble en fonction de R et de j.
b. Déterminer la direction et les dépendances du champ magnétique.
c. Déterminer l’expression du champ magnétique en tout point de l’espace.
2 - On suppose maintenant qu’il y a, dans le câble, un cylindre creux de rayon R0 , d’axe identique à celui du
câble, mais décentré.
Déterminer l’expression du champ magnétique à l’intérieur de ce cylindre creux.

33.3 Solénoïde infini [ ## ]


On considère un solénoïde, c’est-à-dire un bobinage parcouru par une intensité I et comportant n spires par unité
de longueur. On note R son rayon.
Le schéma ci-dessous montre l’allure des lignes de champ magnétique pour un solénoïde de longueur finie.

1 - Justifier à partir du schéma ci-dessus que l’intensité du champ magnétique dans le solénoïde est très supérieure
à celle du champ magnétique à l’extérieur au dessus.
2 - On veut déterminer l’expression du champ magnétique à l’intérieur du solénoïde. On néglige tout effet de
bord.
(question de cours) Déterminer sa direction et les coordonnées dont il dépend. Puis déterminer son expression.

3 - Comparer votre résultat au schéma ci-dessus et discuter de sa validité.

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33.4 Faisceau de particules [ ## ]
On considère un faisceau de particules chargées toutes identiques (charge q, masse m) et de même vitesse ~v . Le
faisceau est de rayon R et de longueur supposée infinie (c’est-à-dire que l’on néglige les effets de bord). La densité
de particules est notée n (nombre de particules par unité de volume).

1 - Donner l’expression de la densité volumique de charge ρ et de la densité volumique de courants ~j en fonction


des données de l’énoncé.

2 - Déterminer l’expression du champ électrique créé en tout point de l’espace.


3 - Déterminer l’expression du champ magnétique créé en tout point de l’espace.
4 - On se place maintenant dans le référentiel du faisceau de particules. Reprendre toutes les questions précédentes
dans ce référentiel.

33.8 I Deux cylindres parcourus par I [G


# # #]

Deux cylindres infinis concentriques, de rayons respectifs a < b, sont parcourus par un courant I localisé en surface,
de même valeur mais de sens contraire.

1 - Donner la direction du champ. De quelles variables dépend B(M


~ )?
2 - Donner l’expression du champ.

Coups de pouce

33.2 – 1 – Revoir le cours si besoin.


2 – Penser au théorème de superposition en décomposant la distribution de courants en deux distributions plus
simples.
33.4 – 1 – ρ = q n (C · m−3 ) et ~j = q n ~v (A · m−2 = C · s−1 · m−2 ).

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Électromagnétisme : Équations de Maxwell

34 ÉM : Équations de Maxwell, énergie


34.11 Couche de courants [ ## ]
On considère une plaque métallique d’épaisseur a.
On utilise un repère cartésien tel que la plaque est située entre les côtes z = −a/2 et +a/2, le plan Oxy coupant la
plaque en son milieu. Les dimensions selon x et y sont grandes devant a.
Elle est parcourue par un courant uniforme ~j = j0~ex .
Il s’agit d’un métal de conductivité électrique γ = 6 × 107 S/m.

1 - Par des arguments de symétrie et d’invariance, donner la direction du champ magnétique et les variables dont
il dépend.
2 - Toujours par des arguments de symétrie, montrer que le champ magnétique est nul sur le plan z = 0.
3 - Déterminer l’expression du champ B
~ dans tout l’espace en utilisant les équations de Maxwell (et non pas le
théorème d’Ampère).

4 - Vérifier que l’on a bien div B


~ = 0.

5 - Donner l’expression de la puissance volumique dissipée par effet Joule dans la plaque.
6 - Retrouver l’expression précédente en calculant la divergence du vecteur de Poynting.

34.13 Chauffage et soudure par induction [ ##


G ]
Un dispositif de soudure utilise le phénomène d’induction pour chauffer le métal à souder. Pour cela, une bobine
est parcourue par un courant alternatif I(t) = I0 cos(ωt) de forte intensité et à haute fréquence. Au centre de cette
bobine est placé un cylindre, qui est le métal à chauffer.
On suppose que le champ magnétique dans la bobine est approximé par l’expression B ~ = µ0 nI(t) ~ez , avec n = N/L
le nombre de spires par unité de longueur.
On note a le rayon du cylindre à chauffer. On suppose que la loi d’Ohm locale s’applique dans ce matériau (conduc-
tivité électrique notée γ).

1 - Faire un schéma du dispositif s’inspirant de la photographie, et donner l’orientation de l’axe z pour que le
champ B~ exprimé ci-dessus soit dans le bon sens.

2 - Expliquer rapidement pourquoi le métal placé au centre chauffe.


3 - Le champ électrique induit par le champ magnétique variable est donné par l’équation de Maxwell-Faraday.
On admettra qu’étant données les symétries et invariances, on a E
~ = Eθ (r)~eθ .
dI
En déduire l’expression du champ électrique induit en fonction de µ0 , n, r, et I˙ = .
dt
4 - En déduire l’expression de la puissance volumique dissipée par effet joule dans le matériau.
5 - La tracer en fonction de r.
Faire l’application numérique pour son maximum, en prenant γ = 60 × 106 S/m (cuivre), µ0 = 4π × 10−7 H/m,
I0 = 1.0 A, une fréquence de 100 Hz, un rayon a = 4.0 cm, et n = 1 spire par centimètre.

métal à
chauffer

Melzani M. 73 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


On donne,
 en coordonnées
 cylindriques
 :   
−→ ~ 1 ∂Az ∂Aθ ∂Ar ∂Az 1 ∂(rAθ ) ∂Ar
rot A = − ~er + − ~eθ + − ~ez
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r ∂θ
Voir par exemple : [Link]

34.14 Résistance et puissance dissipée [ ## ]


On considère un conducteur ohmique cylindrique de section S, rayon R et longueur l, de conductivité γ, et parcouru
par un courant I(t) = I0 cos ωt. On suppose que la densité volumique de courants est uniforme à l’intérieur.

1 - (cours) Rappeler l’expression de la puissance volumique dissipée par effet joule. Exprimer cette puissance dans
le cas présent en fonction de I(t), S et γ.
2 - La puissance exprimée précédemment est la puissance dissipée instantanée. Mais dans le cas d’un courant
alternatif, il est plus utile de donner l’expression de la puissance dissipée en moyenne sur une période. Le
faire.
3 - Donner enfin l’expression de la puissance dissipée dans tout le volume du conducteur.
4 - On note T la température du fil, que l’on suppose uniforme pour simplifier. Le fil est chauffé par effet Joule, et
sa température va donc augmenter. D’un autre côté, le fil va évacuer cette énergie thermique par transfert vers
l’extérieur. On peut utiliser la formule conducto-convective de Newton pour exprimer cette énergie évacuée :
Pevac = h(T − Text ) Slat avec Text la température extérieure et Slat la surface latérale du fil.
Donner l’expression du rayon du fil en fonction des autres paramètres lorsque la température du fil ne varie
plus.
Quel rayon faut-il choisir si on souhaite faire passer un courant de 300 A pour un fil de cuivre ? On prendra
h = 10W · m−2 · K−1 , γ = 6.0 × 107 S/m et on donne la température de fusion du cuivre Tfus = 1085°C.

34.16 I Laser mégajoule [G


# # #]

Le sujet décrit le principe de fonctionnement du laser MegaJoule, situé en Gironde. Le texte compte une dizaine de
lignes et l’examinateur laisse du temps au candidat pour le lire soigneusement.
Les informations importantes sont : 264 lasers concentrent leurs rayons vers une cible. L’énergie de ces 264 lasers
est E = 1.8 MJ et le temps d’émission est t = 4 ns. On considère les rayons laser comme des OPPM et on appelle
S leur section, qui correspond à un disque de 10 mm de diamètre.

1 - Calculer l’amplitude du champ électrique et magnétique associés à chaque faisceau laser.


2 - Les cibles sont des atomes de deutérium et de tritium (ce sont des isotopes de l’hélium). Ces éléments sont-ils
ionisés sous l’effet des lasers ?

On donne µ0 = 4π × 10−7 H/m.

Coups de pouce

34.13 – 1 – Règle de la main droite : le courant I(t) dans la bobine produit un champ magnétique B
~ orienté
dP
vers la gauche. 4 – Se souvenir de l’expression de . Et penser à utiliser la loi d’Ohm locale.

Melzani M. 74 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Électromagnétisme : ondes

35 ÉM : Ondes
35.3 Question de cours/exercice – Puissance rayonnée par une OPPM [ ## ]
On considère un laser utilisé en TP. La puissance de la lumière émise est de l’ordre de 1 mW, et on retiendra donc
hPi = 1.0 mW (moyenne temporelle de la puissance émise dans la totalité du faisceau). La lumière émise est quasi-
monochromatique, avec une longueur d’onde λ = 633 nm. Le faisceau est cylindrique, de rayon r = 0.5 mm, et on
suppose l’intensité lumineuse uniforme dans une section droite du faisceau.

1 - (question de cours)
a. On suppose que l’onde émise est une OPPM polarisée rectilignement.
Proposer un repère cartésien adapté au problème, et donner l’expression du champ E
~ qui convient.
b. En déduire l’expression du champ magnétique associé.
c. En déduire l’expression de la puissance moyenne transmise à travers toute une section droite du faisceau.
d. En déduire la valeur de l’amplitude des champs électriques et magnétiques.

2 - Donner le nombre de photons émis par seconde par le laser.


3 - Donner la densité de photons au sein du faisceau (nombre de photons par unité de volume).

On donne la constante de Planck h = 6.63 × 10−34 J · s.

35.6 Pression de radiation [ ##


G ]
On considère une onde plane progressive monochromatique se propageant selon les z croissants et polarisée rectili-
gnement selon ~ex , en incidence normale sur un conducteur situé dans le plan z = 0.

1 - (cours) Donner une expression du champ électrique associé à l’onde incidente.


2 - On montre que la réflexion de l’onde est associée à un courant surfacique sur le conducteur, dont on trouve
l’expression en exploitant les relations de passage :
~js = 20 cE0 cos(ωt) ~ex . (2)

L’onde incidente exerce une force sur le conducteur. Sur un élément de surface dS, cette force est dF~ =
~ i dS, avec B
~js ∧ B ~ i le champ magnétique associé à l’onde incidente.

a. Donner l’expression de la pression exercée sur une surface S du conducteur. Donner l’expression de la
valeur moyenne temporelle.

3 - On souhaite faire l’application numérique pour un laser. On considère un laser utilisé en TP. La puissance
de la lumière émise est de l’ordre de 1 mW, et on retiendra donc hPi = 1.0 mW (moyenne temporelle de la
puissance émise dans la totalité du faisceau). La lumière émise est quasi-monochromatique, avec une longueur
d’onde λ = 633 nm. Le faisceau est cylindrique, de rayon r = 0.5 mm, et on suppose l’intensité lumineuse
uniforme dans une section droite du faisceau.

a. On suppose que l’onde émise est une OPPM polarisée rectilignement.


Proposer un repère cartésien adapté au problème, et donner l’expression du champ E
~ qui convient.
En déduire l’expression du champ magnétique.
b. Donner l’expression de la puissance moyenne transmise à travers toute une section droite du faisceau.
c. En déduire la valeur numérique de E0 .
d. Donner enfin la valeur numérique de la pression de radiation qu’exerce ce faisceau laser sur un conducteur
supposé parfait.

On donne µ0 = 4π × 10−7 H/m.

Melzani M. 75 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


35.9 Polariseur et analyseur, loi de Malus [ ## ]
On réalise l’expérience suivante : sur un banc optique, on place successivement une source de lumière blanche, un
filtre interférentiel de longueur d’onde λ0 , et un polariseur d’axe ~ex . L’axe optique est repéré par l’axe z.

1 - Quel est le rôle du filtre interférentiel ?


2 - En sortie du polariseur, on peut considérer que la lumière est décrite par une onde plane progressive mono-
chromatique de longueur d’onde λ0 et polarisée rectilignement.
Donner l’expression de E~ 1 (M, t) du champ électrique après le polariseur en fonction de ω, k, t et z, et d’une
amplitude E0 et d’une phase à l’origine ϕ.
Quel est la relation entre k et λ0 ? Et entre ω et k ?
3 - On place, après le polariseur, un autre polariseur dont la direction passante α
~ fait un angle θ avec l’axe y. On
note β~ le vecteur tel que (~ ~ ~ez ) soit orthogonal direct.
α, β,
On appelle ce second polariseur l’analyseur. On s’intéresse à l’intensité de la lumière après cet analyseur.
a. Écrire le champ E
~ 1 dans la base (~ ~ ~ez ), et en déduire l’expression du champ électrique E
α, β, ~ 2 (M, t) après
l’analyseur.
b. En déduire l’expression du vecteur de Poynting, puis que l’intensité I reçue par un détecteur placée après
l’analyseur est proportionnelle à E02 sin2 θ. Il s’agit de la loi de Malus.
c. On souhaite vérifier expérimentalement cette loi. On réalise donc le montage décrit dans cet exercice.
Quelles mesures réaliser ? Que faut-il tracer en fonction de quoi si on souhaite vérifier la loi à l’aide d’une
régression linéaire ?

Coups de pouce

35.3 – 1.a – Par exemple E(M,~ t) = E0 cos(ωt − kz) ~ex (la direction de propagation doit être orthogonale au
vecteur E).
~
2 – Se souvenir que l’énergie d’un seul photon de fréquence ν et hν avec h la constante de Planck.

Melzani M. 76 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Électromagnétisme : ondes et réflexions sur un
conducteur

36 ÉM : Ondes et réflexions sur un conducteur


36.1 Question de cours – Déterminer l’onde réfléchie [ ## ]
On considère une onde plane progressive monochromatique se propageant selon les z croissants et polarisée rectili-
gnement selon ~ex , en incidence normale sur un conducteur. On supposera le conducteur parfait.

1 - Rappeler ce que cette dernière hypothèse implique sur les champs totaux dans le conducteur.
Donner également une expression du champ électrique associé à l’onde incidente, que l’on notera E
~ i.

2 - En exploitant les relations de passage, montrer qu’il doit exister une onde réfléchie. On donnera son expression
(pulsation, polarisation, vecteur d’onde).
3 - Donner l’expression du vecteur de Poynting de l’onde incidente et de l’onde réfléchie.
Montrer que leurs valeurs moyennes sont identiques en norme.

On donne les relations de passage pour les champs électrique et magnétique, entre un milieu 1 occupant les z < 0
et un milieu 2 occupant les z > 0 :

• E ~ 1 = σ ~ez , avec E
~2 − E ~2 = E
~ tot (z = 0+ , t), E ~ tot (z = 0− , t), et σ la densité surfacique de charges.
~1 = E
0

• B ~ 1 = µ0~js ∧ ~ez , avec B


~2 − B ~2 = B
~ tot (z = 0+ , t), B ~ tot (z = 0− , t), et ~js la densité surfacique de courants.
~1 = B

36.3 Question de cours – Onde confinée dans une cavité [ ## ]


On considère une onde confinée entre deux miroirs plans, modélisés par des conducteurs parfaits. On note L la
distance entre les deux miroirs. On considère des ondes planes progressives monochromatiques.
L’onde incidente sur un des deux miroirs se propage selon les z croissants, et son champ électrique est de polarisation
rectiligne selon ~ex . L’onde réfléchie est de même pulsation, de vecteur d’onde opposé, et son champ électrique est
déphasé de π par rapport à l’onde incidente.

1 - Donner l’expression des champs électriques incidents E


~ i et réfléchi E
~ r . On introduira la pulsation ω, l’amplitude
E0 , et le vecteur d’onde k.
2 - Donner l’expression du champ électrique total.

3 - En utilisant les relations de passage, donner les valeurs que peut prendre le nombre d’onde k.
Quelles sont les longueurs d’onde λ associées ? Et les fréquences ν associées ?
Tracer l’allure de l’amplitude de l’onde pour les trois premiers modes autorisés (trois plus petites valeurs de
k possibles).
4 - La cavité résonante d’un laser est également constituée de deux deux miroirs. D’après ce qui précède, seuls
peuvent exister certaines fréquences ν.
Donner l’écart entre deux fréquences consécutives. Est-ce grand ou petit devant la fréquence de l’onde (que
l’on prend dans le visible pour un laser) ?

On donne les relations de passage pour les champs électrique et magnétique, entre un milieu 1 occupant les z < 0
et un milieu 2 occupant les z > 0 :

• E ~ 1 = σ ~ez , avec E
~2 − E ~2 = E
~ tot (z = 0+ , t), E ~ tot (z = 0− , t), et σ la densité surfacique de charges.
~1 = E
0

• B ~ 1 = µ0~js ∧ ~ez , avec B


~2 − B ~2 = B
~ tot (z = 0+ , t), B ~ tot (z = 0− , t), et ~js la densité surfacique de courants.
~1 = B

Melzani M. 77 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


36.4 Pertes par effet joule lors d’une réflexion [ # ]
On considère une onde plane progressive monochromatique se propageant selon les z croissants et polarisée rectili-
gnement selon ~ex , en incidence normale sur un conducteur situé dans le plan z = 0.
Avec le modèle du conducteur parfait, on trouve que toute l’énergie de l’onde incidente est réfléchie. Ce n’est pas le
cas en réalité. Nous voulons ici estimer simplement la fraction d’énergie perdue lors de la réflexion. Pour cela, on
utilise les ingrédients suivants :
• Lorsque l’on utilise le modèle du conducteur parfait, on montre qu’il y a présence d’une densité surfacique de
courants donnée par
~js = 20 cE0 cos(ωt) ~ex . (3)

• Lorsque l’on n’utilise pas le modèle du conducteur parfait, mais plutôt un modèle avec une conductivité γ
grande mais finie, on montre que
r les courants (et les champs) sont non nuls dans une couche à la surface du
2
conducteur d’épaisseur ∼ δ = et nuls ailleurs.
µ0 γω
Nous allons donc supposer, dans la suite, que la conductivité du conducteur est γ (on prendra 6 × 107 S/m), et
qu’il y a, suite à l’onde qui se réfléchit, une densité volumique de courant ~j uniforme sur une épaisseur δ, telle que
~j = ~js /δ avec ~js et δ donnés par les expressions ci-dessus.

1 - Donner l’expression de la puissance volumique dissipée par effet joule dans le conducteur.
En donner la valeur moyenne en fonction de 0 , E0 , et ω.
2 - En déduire l’expression de la puissance dissipée dans un conducteur de surface S.
On veut comparer cette puissance dissipée à la puissance associée à l’onde incidente.
3 - Donner l’expression de la valeur moyenne du vecteur de Poynting associé à l’onde incidente.

4 - En déduire l’expression de la puissance incidente sur la surface S du conducteur.


5 - Donner enfin l’expression du rapport α =(puissance dissipée)/(puissance incidente).
Application numérique pour une onde dans le visible. On donne µ0 = 4π × 10−7 H/m.

6 - Combien de fois une telle onde peut-elle se réfléchir entre deux miroirs avant de perdre, disons, 90% de son
amplitude initiale ?
Si les deux miroirs sont séparés de 10 cm, combien de temps cela prend-t-il ?

Melzani M. 78 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Introduction au monde quantique (1re année)

37 Introduction au monde quantique (1re année)


37.1 Nécessité d’un traitement quantique
On donne la constante de Planck h = 6.63×10−34 J · s, la constante d’Avogadro NA = 6.02×1023 mol−1 , la constante
de Boltzmann kB = 1.38 × 10−23 J · K−1 , la masse d’un électron me = 9.1 × 10−31 kg, et la valeur d’un électron-volt
en joules : 1 eV = 1.602 × 10−19 J.
Dire à chaque fois en justifiant si le système considéré nécessite un traitement quantique ou si un traitement classique
est suffisant.

1 - Une mouche de masse m = 2 g vole à une vitesse v = 1 m/s. Calculer la longueur d’onde de De Broglie associée
et conclure.
2 - On considère un gaz de dioxygène à une température T = 300 K et pression p = 1.0 bar. L’énergie cinétique
3
moyenne des molécules est donnée par kB T . La masse molaire du gaz est M = 32 g/mol. On note n le
2
nombre de molécules par unité de volume (unité SI : m−3 ). On donne la loi des gaz parfaits : p = nkB T .

a. Donner la valeur de la longueur d’onde de De Broglie associée à une molécule.


b. D’autre part, la distance moyenne entre deux molécules est donnée par n−1/3 . Conclure.

3 - L’énergie cinétique d’un électron dans un atome est de l’ordre de la dizaine d’eV. Ici aussi conclure sur la
nécessité ou non d’un traitement quantique.

Melzani M. 79 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Chi - Arc. matière : Architecture de la matière (1re année)

38 Chi - Arc. matière : Architecture de la matière (1re année)


38.1 Question de cours – Composition d’un atome et configuration électronique [# # #]
On considère l’élément brome, dont le numéro atomique est 35. Ses deux isotopes les plus stables sont 79
35 Br et 81
35 Br.

1 - Énoncer les règles de remplissage qui permettent de remplir les niveaux électroniques d’un atome.
2 - Donner la composition d’un atome de l’isotope 79
35 Br (c’est-à-dire nombre de protons, neutrons, nucléons et
électrons).

3 - Donner la configuration électronique de cet atome dans son état fondamental.


4 - En déduire la formule de l’ion monoatomique le plus stable de cet élément. Justifier.

38.5 Question de cours/exercice – Réseau cristallin [# # #]


1 - Tracer la maille d’un réseau cubique simple, d’un réseau cubique centré et d’un réseau cubique face centrées.
Que valent les multiplicités (ou populations) de chacun de ces réseaux ?
2 - Lister 4 types de cristaux. Lesquels possèdent une liaison faible par rapport aux autres ?

Le chlorure de sodium cristallise sous la forme d’un réseau


cubique faces centrées.

3 - À l’aide de la figure ci-dessus, déterminer le nombre d’ions chlorure et d’ions sodium dans une maille.
4 - En déduire la formule chimique de ce cristal.
5 - L’ion chlore présent dans ce cristal est Cl− . De l’électroneutralité du cristal, déduire la charge de l’ion sodium.
À quelle famille de la classification périodique l’ion sodium appartient-il ?
6 - Écrire la relation existant entre le paramètre de maille a, le rayon rCl de l’ion chlorure et le rayon rNa de l’ion
sodium.
Peut-on déterminer ces deux derniers si l’on connaît uniquement a ?

38.6 Question de cours/exercice – Molécules


1 - Énoncer les règles du duet et de l’octet.
2 - Donner les schémas de Lewis des molécules suivantes : H2 O, O2 , C2 H6 , CH4 , N2 .

Melzani M. 80 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


38.11 Question de cours/exercice – Galène, cristallographie, configuration électronique,
classification
Autour de la galène – cristallographie
L’élaboration du plomb par voie sèche repose sur l’extraction et l’exploitation d’un minerai appelé galène : le sulfure
de plomb PbS. Ce minerai cristallise selon une structure du type chlorure de sodium.
Données : MPb = 207.2 g · mol−1 , MS = 32.1 g · mol−1 , densité de la galène 7.62, nombre d’Avogadro NA = 6.02 ×
1023 mol−1 .

Maille de la galène. Les anion sulfure sont représentés en vert (boules les plus grosses), les cations plomb en gris
(boules les plus petites).

1 - Si on considère les ions sulfure uniquement, comment se nomme la structure cristalline qu’ils forment ?
2 - Déterminer la multiplicité de chacun des ions sulfure et des ions plomb dans cette maille.
3 - On indique que le numéro atomique du soufre est Z = 16. Donner la configuration électronique d’un atome
de soufre dans son état fondamental.
En déduire l’ion le plus stable formé par cet élément.
On indique que c’est cet ion qui est présent dans la galène.
4 - Déduire de l’électroneutralité du cristal la charge des ions plombs.

5 - Déterminer le paramètre de maille a de la structure.


6 - Parmi les principaux types de cristaux (cristal moléculaire, ionique, covalent, métallique), à quelle catégorie
la galène appartient-il ?
Classer ces quatre catégories de cristaux par ordre croissant de force des liaisons.

Classification périodique

7 - L’oxygène est dans la même colonne que le soufre, une ligne au dessus.
Quelle est la formule de l’ion le plus stable qu’il forme ?
Est-il plus ou moins électronégatif que le soufre ?
Rappeler ce que signifie l’électronégativité.
8 - Rappeler l’allure générale de la classification périodique, et identifier les différents blocs (bloc s, p, d, f).
Y placer les éléments soufre et oxygène.

Lewis
9 - Donner la représentation de Lewis des atomes H, O, C et N.

10 - Donner les schémas de Lewis des molécules suivantes : H2 , CO2 , C2 H6 , C2 H5 OH.

Melzani M. 81 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Chi - TF matière : Transformation physiques et
chimiques (1re année)

39 Chi - TF matière : Transformation physiques et chimiques (1re année)


39.1 Question de cours – Réaction chimique [# # #]
On étudie la réaction de combustion de l’éthanol. Dans cette réaction, les réactifs sont l’éthanol C2 H5 OH(l) et le
dioxygène gazeux. On supposera cette combustion complète : les produits sont uniquement H2 O(g) et CO2 (g) .

1 - Écrire la réaction de combustion en l’équilibrant correctement.


2 - Faire un tableau d’avancement. On considère qu’il y a initialement n1 = 1.0 mol d’éthanol, n2 = 6.0 mol de
dioxygène. La réaction est totale. Donner la quantité de matière de CO2 (g) produit.
3 - Donner l’expression du quotient de réaction de cette réaction.

39.8 Réaction avec l’acide hypochloreux [ ## ]


L’acide hypochloreux HClO est très utile. On étudie la réaction suivante :

2 HClO(aq) + 2 Ag(s) + 2 H+ +
(aq) = Cl2 (g) + 2 Ag(aq) + 2 H2 O(l) .

La constante d’équilibre de cette réaction est K 0 = 1.2 × 1028 à 25°C.


Les conditions expérimentales sont les suivantes : on se place dans un réacteur fermé de volume V0 = 2.0 L maintenu
à T = 25°C. Initialement on a V = 200 mL de solution acide (pH mesuré de 1.0) de HClO de concentration
c1 = 0.050 mol/L ; une masse d’argent solide m2,i = 10 g dont on néglige le volume ; le reste du volume étant occupé
par de l’air.
Masses molaires en g/mol : H (1.0), N (14.0), O (16.0), Cl (35.5), Ag (107.9).
Bilan de matière à un instant quelconque
1 - Construire le tableau d’avancement de la réaction.
Calculer les quantités de matières initiales lorsque cela est possible.

2 - À un instant t donné, on analyse le milieu réactionnel : le morceau d’argent ne pèse plus que m2 (t) = 9.3 g.
En déduire l’avancement ξ(t) à cet instant et déterminer la composition complète du milieu réactionnel,
c’est-à-dire la quantité de matière de chaque espèce chimique.

Détermination de l’état final

3 - Identifier l’éventuel réactif limitant.


4 - Dans l’état final, la réaction peut-elle être rigoureusement totale ?
5 - À l’instant t étudié question 2, le système a-t-il atteint son état d’équilibre ? S’il y a encore évolution, dans
quel sens a-t-elle lieu ?

6 - Compte tenu de la valeur de la constante d’équilibre, que peut-on dire de la transformation ?


Proposer alors une hypothèse sur la valeur de l’avancement final.
En déduire les quantités de matière de toutes les espèces chimiques dans l’état final, hormis le réactif limitant.
En déduire les masses, concentrations ou pressions partielles correspondantes.

7 - Déterminer ensuite la quantité de matière du réactif limitant dans l’état final (utiliser la loi d’action des
masses). Conclure sur l’hypothèse de réaction quasi-totale.

On change l’état initial


On suppose maintenant que l’on introduit initialement une masse m2,i = 0.5 g d’argent.

Melzani M. 82 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


8 - Quel est le réactif limitant ?
L’état final est-il un état d’équilibre ?
Déterminer l’état final.

Déplacement d’équilibre et optimisation (2e année)


Supposons qu’à une certaine température cette réaction n’est pas quasi-totale. Supposons également qu’un calcul
de l’enthalpie standard de réaction montre que celle-ci est négative : ∆r H 0 < 0.
9 - Faut-il augmenter ou diminuer la température pour améliorer le rendement ?

10 - Si l’on choisit de travailler dans des conditions monobares, faut-il augmenter ou diminuer la pression de travail
pour améliorer le rendement ?

Melzani M. 83 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Chi - TF matière : Cinétique chimique (1re année)

40 Chi - TF matière : Cinétique chimique (1re année)


40.5 Étude cinétique de la décomposition de l’ozone en solution aqueuse [ ## ]
Lors de la préparation d’eau potable, l’ozone O3 joue le rôle de désinfectant et dégrade les substances organiques,
ce qui leur confère une meilleure biodégradabilité. D’un point de vue microscopique, ce processus est permis par la
dégradation de l’ozone en radical hydroxyle HO dont le pouvoir oxydant assure la dégradation d’un grand nombre
de polluants.
La cinétique de la dégradation de l’ozone selon l’équation bilan
3
O3 (aq) = O2 (aq) (4)
2
est très sensible aux conditions opératoires et l’ordre par rapport à la réaction fait encore l’objet d’études, il dépend
en particulier du mode d’initiation. On s’intéresse ici à une initiation par voie thermique.
On suppose que la réaction admet un ordre α par rapport à l’ozone, tous les autres ordres partiels sont nuls. On
note k la constante de vitesse.

1 - (cours) Écrire et résoudre l’équation différentielle régissant l’évolution de la concentration d’ozone dans l’hy-
pothèse où α = 1.
Quelle est alors l’unité de k ?
En déduire l’expression du temps de demi-réaction.
2 - (cours) Écrire et résoudre l’équation différentielle régissant l’évolution de la concentration d’ozone dans l’hy-
pothèse où α = 2.
Quelle est alors l’unité de k ?
En déduire l’expression du temps de demi-réaction.

Les résultats sur la figure ci-dessous sont obtenus à T1 = 20°C et à pH 7.0 pour diverses concentrations initiales en
ozone dissous en présence de charbon actif.

Concentration en ozone mesurée au cours du temps

3 - À partir des temps de demi-réaction, indiquer la valeur probable de α.


En déduire la valeur de la constante de vitesse k(T1 ).
Donnée numérique : ln 2 ' 0.69.
4 - À T1 = 20°C et à pH 7.0 en l’absence de charbon actif le temps de demi-réaction vaut 13.1 minutes.
Indiquer le rôle du charbon actif. Justifier.

Melzani M. 84 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


5 - À T2 = 30°C et à pH 7.0, en présence de charbon actif, la constante de vitesse vaut k(T2 ) = 0.18 minute−1 .
Donner l’expression de l’énergie d’activation Ea en fonction de R (constante des gaz parfaits), T1 , T2 , k(T1 )
et k(T2 ).

40.6 Pyrolyse de l’éthanal, cinétique en phase gazeuse [ ## ]


1 - (cours) On considère une réaction du type A = B + C, ayant lieu à volume et température constants.
On suppose que la réaction admet un ordre, et que cet ordre est de 2.
Donner alors l’expression de [A](t).
Montrer que le temps de demi-réaction est inversement proportionnel à la concentration initiale.

On étudie la décomposition en phase gazeuse de l’éthanal, qui peut s’écrire :

CH3 CHO(g) = CH4 (g) + CO(g) .

On donne la constante des gaz parfaits R = 8.314 J · K−1 · mol−1 .


La réaction a lieu dans un réacteur fermé de volume V constant, thermalisé à la température T = 520°C.
La réaction est suivie par manométrie (on mesure la pression dans le réacteur au cours du temps).
On relève, pour différentes valeurs de pression initiale p0 , la valeur du temps de demi-réaction :
p0 (bar) 0.13 0.21 0.27 0.38 0.53 0.60
t1/2 (s) 1400 860 675 492 355 308

2 - Justifier que la pression partielle de chaque constituant est directement proportionnelle à la quantité de matière
du constituant en question.
3 - Dresser un tableau d’avancement en quantité de matière.
Comment faire, par une mesure de pression, pour déterminer le temps de demi réaction ?
4 - Supposons que la réaction est d’ordre 2 par rapport à l’éthanal. Montrer que le temps de demi-réaction est
alors inversement proportionnel à la pression initiale.
5 - Conclure grâce au tableau sur cette hypothèse.
6 - Enfin, l’expérience est reproduite pour différentes températures, pour lesquelles on mesure la constante de
vitesse.

T (°C) 420 470 520 570 620


k (bar−1 · s−1 ) 1.05 × 10−4 8.8 × 10−4 cf avant 2.8 × 10−2 1.2 × 10−1

Que faut-il tracer en fonction de quoi pour vérifier que cette réaction vérifie la loi d’Arrhénius ?
Comment en déduire alors l’énergie d’activation, et la valeur du facteur pré-exponentiel ?

Melzani M. 85 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


Chimie : Acide-base, précipitation (1re année)

41 Chi : Acide-base, précipitation (1re année)


41.2 Question de cours – acide-base [G
# # #]

1 - Définir le pH d’une solution.


2 - Définir la constante d’acidité d’un couple acide/base.

3 - On considère une solution d’acide éthanoïque (CH3 COOH(aq) ). Les concentrations à l’équilibre sont données
par [CH3 COOH] = 0.1 mol/L et [CH3 COO− ] = 0.01 mol/L. On donne le pKa du couple CH3 COOH(aq) /CH3 COO− (aq) :
pKa = 4.8.
Quel est le pH à l’équilibre de la solution ?

41.5 I Précipitation de CaF2 [ ##


G ]
On étudie la réaction de précipitation suivante :

CaF2(s) = Ca2+
(aq) + 2F(aq) .

On indique que F− est une base faible.

1 - Exprimer la réaction de F− dans l’eau.


2 - Exprimer le pKa du couple HF/F− en fonction du pH, de [HF] et de [F− ].
3 - On dissout du CaF2 dans une solution. Exprimer la solubilité S = [Ca2+ ] en fonction du pKs en ignorant les
réactions acide/base.

4 - Reprendre la question précédente en tenant compte du fait que F− est une base : exprimer la solubilité
S = [Ca2+ ] en fonction du pH, du pKa, du pKs.
Commenter l’influence du pH sur la solubilité de Ca2+ .

41.7 Question de cours – pH d’une solution à l’équilibre [ ##


G ]
1 - Quel est le pH à l’équilibre d’une solution d’acide chlorhydrique de concentration c0 = 0.1 mol/L ?
2 - Quel est le pH à l’équilibre d’une solution d’acide éthanoïque de concentration apportée c0 = 0.1 mol/L ?

On donne le pKa du couple CH3 COOH/CH3 COO− : pKa = 4.8.

41.8 I Crampes [ ## ]
Le but de cet exercice est d’expliquer, de façon très simplifiée, les processus mis en jeu lors de l’apparition d’une
crampe pendant un exercice physique violent.
Le pH du sang est principalement imposé par le couple CO2 (aq) /HCO− 3.
Dans le sang d’une personne au repos, les concentrations en CO2 (aq) et HCO− 3 sont respectivement de 2.2 mmol/L
et 22 mmol/L.

1 - D’où proviennent les espèces carbonées présentes dans le sang ?


Calculer le pH d’une personne au repos.
Montrer que l’espèce CO2−
3 est négligeable à ce pH.

Melzani M. 86 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019


2 - Au cours d’efforts physiques importants, il se forme dans les muscles de l’acide lactique noté HA. Cet acide
passe dans le sang où, pour être éliminé, il doit être transformé en ions lactate, notés A− , par :

HA + HCO− −
3 = H2 CO3 + A .

Calculer la constante d’équilibre de cette réaction et conclure.


3 - Après un effort, l’acide lactique passe dans le sang à raison d’environ 3 mmol/L. Une accumulation trop
importante de cet acide lactique est responsable du phénomène de crampe.
Indiquer intuitivement le sens de variation du pH dans le sang. Calculer ensuite précisément ce pH du sang
après l’effort.

Données :
Le CO2 (aq) en solution aqueuse est en réalité hydraté une fois, et est présent sous la forme H2 O,CO2 ,notée encore
H2 CO3 . Les concentrations en CO2 (aq) ou en H2 CO3 sont donc identiques.
Couple CO2 (aq) /HCO− 3 , KA1 = 4.0 × 10
−7
; couple HCO−
3 /CO3 , KA2 = 5.0 × 10
2− −11
.
Couple acide lactique/ion lactate HA/A : KA3 = 1.4 × 10 .
− −4

41.9 I Précipitation de PbCl2 [G


# # #]

1 - On considère le sodium 11 Na.


23
Donner sa structure électronique.
2 - On dispose d’un mélange de Pb2+ + 2NO− 3 et de Na + Cl . On indique que PbCl2 peut précipiter, et on
+ −

donne Ks = 1.2 × 10 . Les concentrations initiales sont [Pb2+ ] = 0.10 mol/L et [Cl− ] = 0.20 mol/L.
−3

L’état final présente-t-il une solution limpide ? Déterminer les concentrations finales.

Coups de pouce

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Chimie : Oxydoréduction (1re année)

42 Chi : Oxydoréduction (1re année)


42.3 Question de cours – Pile Daniell [G
# # #]

A
R
Cl - K +

On considère la pile Daniell ci-contre. L’électrode de zinc


solide est oxydée alors que les ions cuivre II sont réduits.
- +
Zn Cu

SO42- SO42-
2+
Zn Cu 2+

1 - Écrire les deux demi-équations électroniques en jeu.


2 - Compléter le schéma de la pile en indiquant le sens de parcours des électrons dans le fil, le sens du courant,
le pôle + et le pôle -, l’anode et la cathode.

42.5 Dosage par suivi potentiométrique [G


# # #]

On dispose d’une solution de sulfate de fer Fe2+


(aq) + SO4 (aq) , de concentration c0 inconnue. On utilise pour la titrer
2−

une solution contenant des ions cérium Ce(aq) , de concentration connue cB = 0.10mol/L.
4+

On prélève précisément un volume V0 = 50 mL de la solution de sulfate de fer que l’on place dans un bécher.
La burette contient la solution avec les ions cérium. On utilise une électrode au calomel, qui permet d’obtenir le
potentiel E de la solution à tout instant. On ajoute 100 mL d’eau distillée pour que l’électrode trempe dans la
solution.

potentiel
4+
Ce (par rapport
à l'électrode
électrode NO3- utilisée)
au calomel NH4+
800
V
600

400

NH4+
200
SO42-
2+
Fe 0 5 10 15 20 25 30 35

volume V de solution versée

1 - Écrire la réaction du titrage. Donner la valeur de la constante de réaction. Est-elle totale ?


2 - Déterminer la relation entre c0 , V0 , cB et le volume équivalent Véq , puis en déduire c0 .

3 - Est-ce que les 100 mL d’eau ajoutés au début jouent un rôle dans les calculs ?

Données : E 0 (Ce4+ /Ce3+ ) = 1.74 V, E 0 (Fe3+ /Fe2+ ) = 0.77 V.

Coups de pouce

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42.5 – 1 – Pour obtenir la constante d’équilibre en fonction des E 0 , il faut écrire les relations de Nersnt
associées à chaque demi-équation, puis écrire que les potentiels sont égaux pour faire apparaitre K 0 = Qr =
[Ce3+ ][Fe3+ ]/([Ce4+ ][Fe2+ ]).

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Chimie : Thermochimie du 1er principe

43 Chi : Thermochimie du 1er principe


43.8 Principe d’une chaufferette chimique [ ##
G ]
Le principe de certaines chaufferettes est l’exploitation d’une réaction chimique exothermique, ou d’un changement
d’état exothermique.

On étudie ici à titre d’exemple la dissolution du sulfate de magnésium MgSO4 (s) dans l’eau. La réaction de dissolution
s’écrit :
2+
MgSO4 (s) = Mg(aq) + SO2−4 (aq) , ∆r H 0 = −91.2 kJ/mol.
Le protocole est le suivant :
• On place dans un bécher un volume V0 = 150 mL d’eau ditillée. On relève la température : T1 = 25 °C.

• On verse une masse m = 10 g de sulfate de magnésium, on agite.


• On relève alors la température maximale atteinte, T2 .
On effectuera les hypothèses suivantes pour modéliser l’expérience :
• On néglige les pertes thermiques vers l’extérieur du bécher pendant le temps de l’expérience.

• On néglige la capacité thermique du sulfate de magnésium ou des ions produits devant celle du volume d’eau.
• Le bécher a une masse mv = 90 g, est constitué de verre de capacité thermique massique cv = 0.72 kJ · kg−1 · K−1 ,
et passe lors de l’expérience de la température T1 à la température T2 .
• Tous les éléments se comportent comme des phases condensées incompressibles indilatables.

• La dissolution est totale.


On donne également la masse molaire du sulfate de magnésium : M = 120.37 g/mol, la capacité thermique massique
de l’eau ce = 4.18 kJ · kg−1 · K−1 , et sa masse volumique ρe = 1.0 × 103 kg/m3 .

1 - En utilisant la première des hypothèses listées, justifier rigoureusement que la variation d’enthalpie du système
{bécher+eau+sulfate de magnésium} est nulle entre les états initial à T1 et final à T2 .
2 - Obtenir une expression de la différence entre température finale T2 et température initiale T1 .
Faire l’application numérique.

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43.10 I Préparation d’un ciment [ ##
G ]
Le ciment Portland (catégorie la plus utilisée) est élaborée par réaction, dans un four chauffé à 1700 K, d’un mélange
de 80% de calcaire (CaCO3(s) ) et de 20% d’argile (mélange d’oxyde de silicium SiO2 et d’oxyde d’aluminium Al2 O3 ).
Le constituant principal de ce ciment non hydraté est le silicate de calcium Ca3 SiO5(s) , formé selon la réaction totale
d’équation :
3 CaCO3(s) + SiO2(s) −→ Ca3 SiO5(s) + 3 CO2(g) . (1)
L’énergie nécessaire pour alimenter le four est apportée par la combustion isobare du méthane dans l’air :
CH4(g) + 2 O2(g) −→ CO2(g) + 2 H2 O(g) . (2)
L’enthalpie standard de cette réaction est ∆r H20 = −830 kJ · mol−1 à 298 K.
Le méthane est introduit dans le four froid, initialement à 298 K, avec la quantité stœchiométrique de dioxygène
sous P 0 = 1 bar. Il y a présence de diazote (mélange d’air).
La réaction totale de combustion (2) permet alors d’élever la température du four (isolé thermiquement) au-delà de
1700 K. On utilise pour effectuer la réaction (1) la chaleur fournie par le retour à 1700 K des constituants issus de
la réaction (2), à pression constante.
1 - En supposant que la réaction (2) a lieu en conditions adiabatiques, montrer que la température finale atteinte
par le milieu réactionnel est Tf = 2.76 × 103 K.
2 - En déduire l’énergie thermique transférable au milieu réactionnel de la réaction (1) par un refroidissement à
1700 K des constituants issus de (2).
3 - Quelle masse de méthane faut-il brûler pour transformer une tonne de CaCO3(s) par la réaction (1) ?
Données :
• masses molaires (g · mol−1 ) : H : 1, C : 12, O : 16, Ca : 40 ;
• enthalpies standard de formation à 298 K :
CaCO3(s) SiO2(s) Ca3 SiO5(s) CO2(g)
∆f H 0 ([Link]−1 ) -1206 -910 -2930 -393
• capacités thermiques molaires standard, à pression constante :
CH4(g) O2(g) N2(g) CO2(g) H2 O(g)
0
Cp,m (J.K−1 .mol−1 ) 35.3 29.4 29.1 37.1 33.6
• Composition molaire de l’air : 80% de N2(g) et 20% de O2(g) .

43.11 I Thermochimie de la blende [ ##


G ]
La blende ZnS est le principal minerai naturel comportant du zinc. La réaction suivante, appelée grillage de la blende,
permet sa transformation en oxyde de zinc avant l’obtention du zinc pur par d’autres procédés métallurgiques :
3
ZnS(s) + O2 (g) → ZnO(s) + SO2 (g)
2
Cette réaction se fait à 1350 K.
1 - Calculer l’enthalpie standard de la réaction à 298 K et à 1350 K. La réaction est-elle endothermique ou exo-
thermique ?
2 - Quelle est la température finale de la réaction pour un mélange stœchiométrique de ZnS et de dioxygène,
initialement à 298 K, par la réaction à 1350 K, la transformation étant supposée adiabatique ?
On suppose que le dioxygène est introduit sous forme d’air (20% O2 , 80% N2 ).
3 - La réaction est-elle auto-entretenue ?
4 - En fait, la blende n’est pas pure et contient x% en mole de silice SiO2 (s) . Quelle doit être la teneur maximale
x du minerai en silice pour que la réaction demeure auto-entretenue ?
On donne les enthalpies standards de formation à 298 K et les capacités calorifiques moyennes dans le domaine des
température en jeu :

ZnO(s) ZnS(s) SO2 (g) O2 (g) N2 (g) SiO2 (g)


∆f H 0 (298 K) en kJ/mol -348.0 -202.9 -296.9
0
Cp,m en J · K −1
· mol −1
51.6 58.1 51.1 34.2 30.7 72.5

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43.12 I Combustion méthane, photosynthèse [G
# # #]

On donne l’équation de combustion du méthane : CH4 + 2 O2 = CO2 + 2H2 O


Ainsi que l’équation bilan de la photosynthèse : 6CO2 + 6H2 O = C6 H12 O6 + 6O2 .
On donne également les enthalpies standards de formation suivantes (à la température considérée) (l’état des espèces
chimiques correspond à celui dans lequel elles sont pour les réactions considérées) :

CH4 H2 CO2 H2 O O2 C6 H12 O6


∆f H 0 en kJ/mol -74.9 0.0 -393.5 -285.1 0.0 1274.0

Masses molaires en g/mol : H (1.0), C (12.0), O (16.0). Constante des gaz parfaits R = 8.314 J · K−1 · mol−1 .

1 - Calculer l’enthalpie de réaction des deux équations ci-dessus.

2 - Les réaction sont-elles endothermiques ou exothermiques ? D’où provient l’énergie si la réaction est endother-
mique et à quoi sert l’énergie libérée si la réaction est exothermique ?
3 - On introduit 1 L de méthane avec de l’oxygène en excès. On considère le méthane comme un gaz parfait. On
maintient la température constante à T = 298 K et la pression constante à p = 1 bar. Calculer la chaleur
dégagée par la réaction.
4 - Sachant que 1 TEP (tonne équivalent pétrole) est l’énergie produite par la combustion d’une tonne de pétrole
qui libère 41.86 GJ, quelle masse de méthane faut-il bruler pour obtenir la même quantité d’énergie ?
5 - Il faut 7 g d’uranium pour produire la même quantité d’énergie. Commenter.

Coups de pouce

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Chimie : Déplacement d’équilibre

44 Chi : Déplacement d’équilibre


44.1 Question de cours – Divers [G
# # #]

1 - Comment s’exprime l’activité d’un constituant en phase gazeuse, en solution, puis liquide ou solide ?
Donner également l’expression du quotient de réaction en fonction des activités.
Que vaut le quotient de réaction lorsque l’équilibre est atteint ?
2 - On donne la loi de Van’t Hoff, ainsi que K 0 (T1 ). Donner l’expression de K 0 à une autre température T2 . On
utilisera l’approximation d’Ellingham.

3 - Énoncer le principe de modération de Le Châtelier pour la température.

44.2 Dissociation de l’oxyde d’argent [ ##


G ]
On considère la réaction de dissociation de l’oxyde d’argent :

2 AgO(s) = 2 Ag(s) +O2 (g) , K 0 (98°C) = 2.35 × 10−2 .

Elle a lieu dans un réacteur de volume V = 2 L, à température constante (98°C). On indique que l’enthalpie standard
de formation de l’oxyde d’argent est négative.

1 - On place initialement n0 = 10 × 10−3 mol de AgO(s) .


Déterminer la composition dans l’état final.
2 - Même question si n0 = 0.5 × 10−3 mol.
3 - On se place à nouveau dans le cas où n0 = 10 × 10−3 mol. On suppose l’équilibre atteint dans l’état final. On
souhaite optimiser le rendement de la réaction.
Proposer une définition de ce rendement en fonction de l’avancement dans l’état final ξf et de n0 . On le notera
α.
Que vaut α dans le cas présent ?
4 - Comment faut-il varier les paramètres suivants pour optimiser le rendement :

a. la température,
b. la pression,
c. le volume du réacteur,
d. la présence d’un gaz inerte.

44.3 Coefficient de dissociation [ ## ]


On étudie l’équilibre de dissociation
PCl5 (g) = PCl3 (g) +Cl2 (g) .
Dans une enceinte de volume V = 10.0 L thermostaté à la température à T = 280°C et initialement vide, on
introduit n0 = 0.243 mol de PCl5 (g) . On mesure alors une pression à l’équilibre de ptot = 2.00 bar.
On donne les enthalpies standard de formation ∆f H 0 (PCl3(g) ) = −287.0 kJ/mol, ∆f H 0 (PCl5(g) ) = −374.9 kJ/mol.
On supposera ces valeurs approximativement correctes à la température considérée.
ξ
On introduit le taux de dissociation α = , avec ξ l’avancement de la réaction à l’équilibre.
n0
1 - Donner la valeur de α.

2 - En déduire la valeur de la constante d’équilibre K 0 à cette température.

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3 - On augmente la température du système en gardant la pression constante. Dans quel sens l’équilibre est-il
déplacé ?

4 - Quel est l’impact d’un changement de pression sur l’équilibre (si on garde constante la température) ?
À quelle pression faut-il travailler pour obtenir un taux de dissociation de 95% ?
5 - Faut-il augmenter ou diminuer le volume de l’enceinte pour optimiser le rendement ?
Faut-il ajouter ou non un gaz inerte ?

6 - Si on opère à T = 1000°C, quelle est la valeur de la constante de réaction ? On utilisera l’approximation


d’Ellingham.

Coups de pouce

44.2 – 1 et 2 : il faut faire un tableau d’avancement. Calculer l’avancement ξmax (avancement maximal si
la réaction est totale), et calculer ξéq si l’équilibre est atteint (avec K 0 = Qr ). Puis voir s’il est effectivement
possible que l’équilibre soit atteint (pas possible si ξéq > ξmax ).
ξf
3:α= , avec ξmax = ... (tableau d’avancement).
ξmax
4 : Pour la température, montrer d’abord que la réaction est endothermique.
44.3 – Tableau d’avancement. Utiliser Qr = K 0 .

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Chimie : Diagrammes E-pH

45 Chi : Diagrammes E-pH


45.3 E-pH zinc [ ]
##

Zinc
E (V)
On donne le diagramme E-pH du zinc ci-contre. Il est
construit en considérant les espèces chimiques suivantes : 1.23
2−
Zn(s) , Zn(OH)4 (aq) , Zn2+
(aq) , Zn(OH)2 (s) .
ct = 10-2 mol/L

1 - Donner le nombre d’oxydation de l’élément zinc dans


chacune de ces espèces chimiques.
2 - Les placer dans le diagramme E-pH.

3 - Donner l’expression de la pente de la frontière entre


Zn(OH)2 (s) et Zn(s) .
pH
0
7 13.25 14
4 - Déterminer la position de la frontière entre Zn2+
(aq) et
Zn(OH)2 (s) .
On donne pKs = 16.0 pour l’hydroxyde de zinc
Zn(OH)2 (s) .
-0.85
5 - Le zinc métal est-il stable dans l’eau pour certains
pH ?
Écrire l’équation de la réaction entre Zn(s) et l’eau
en milieu acide.

45.6 E-pH chlore [ ]


##
G

On donne le diagramme E-pH du chlore ci-contre. Il est construit en considérant les espèces chimiques indiquées
au-dessous.

1 - Les placer dans le diagramme E-pH.


2 - Quel particularité remarque-t-on ?

3 - On considère une eau de Javel, qui est une solution aqueuse basique contenant des ions Na+
(aq) et ClO(aq) ainsi

que Na(aq) et Cl(aq) , chacun à la concentration c.
+


On introduit progressivement de l’acide chlorhydrique (H+
(aq) ,Cl(aq) ).

a. Décrire ce qu’il se passe en termes de transformations chimiques.


b. Écrire l’équation de la réaction qui forme du dichlore.
c. On donne c = 1.6 mol/L, et on considère un volume d’un litre. On donne le volume molaire d’un gaz
parfait sous 1 atm et 0°C : Vm = 22.4 L/mol. Donner le volume de gaz dichlore qui se dégage si on acidifie
la solution d’eau de Javel.
Pourquoi est-ce dangereux de mélanger de l’eau de Javel et un acide comme du vinaigre blanc ou autre
produit nettoyant ?

4 - On dit que l’eau de Javel n’est pas stable dans l’eau. Expliquer pourquoi à l’aide du diagramme E-pH.
Écrire l’équation de la réaction correspondante. Pourquoi l’eau de Javel reste-t-elle tout de même efficace ?

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Chlore ct = 10-1 mol/L

E (V)
1.43

1.23

pH
0
1 7.5 14

- -
Cl(aq) ClO(aq) HClO(aq) Cl2 (aq)

Melzani M. 96 / 96 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2018-2019

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