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Optimisation thermo-économique d’une chambre froide Opportunité d’utilisation d’une source d’énergie hybride

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République Tunisienne Université de Gabès

Ministère de l’Enseignement Supérieur Ecole Nationale d’Ingénieurs de Gabès


et de la Recherche Scientifique Ecole Doctorale Sciences Ingénierie
ThèseEt
deSociété
doctorat

N° d’ordre : 28

THESE DE DOCOTRAT
Présentée à
L’UNIVERSITE DE GABES
ECOLE NATIONALE D’INGENIEURS DE GABES

Par

ZINA GHILOUFI
En vue de l’obtention du titre de:
DOCTEUR EN GENIE CHIMIQUE-PROCEDES

Directeur de la Thèse:
Pr. KHIR Tahar

Optimisation thermo-économique d’une chambre froide


Opportunité d’utilisation d’une source d’énergie hybride

Soutenue le 30/10/2019devant le jury composé de :

Président Mr CHAOUACHI Béchir Professeur à l’ENIG


Rapporteurs Mr DRISS Zied Professeur à l’ENIS
Mr HAJJI Nejib Professeur à l’ENIG
Examinateur Mr HAJJAJI Noureddine Maître de Conférences à l’ENIG
Encadreur Mr KHIR Tahar Professeur à l’ENIG

ENIG-RUE IBN EL KHATTAB 6029 GABES Tel : 75392100/380 Fax : 75392190 Email contact @ enig.rnu.tn
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :

Mes parents .Aucun hommage ne pourrait être à la hauteur de

L’amour Dont ils ne cessent de me combler. Que dieu leur procure

bonne santé et longue vie.

A celui que j’aime beaucoup et qui m’a soutenue tout au long de ce

projet : ma sœur Fouzia, et bien sur A mes frères Raouf, Salem,

Mohamed, Belgacem et Younes

sans oublié mes très chers neveux : Ahmad yassine, Amin, Ritaj et

Aman

A tous mes amis,

Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce

projet soit possible, je vous dis merci.


Remerciements

L’étude développée dans le cadre de cette thèse a été réalisée à l’Unité de Recherche
Modélisation Mécanique, Energie et Matériaux M2EM UR17ES47 à l’Ecole Nationale
d’Ingénieurs de Gabès.

Je remercie vivement Monsieur CHRIGUI Mouldi, Professeur à l’Ecole Nationale


d’Ingénieurs de Gabès et directeur de l’unité de recherche pour m’avoir accueilli dans l’unité
et de m’avoir donné la possibilité de travailler dans son équipe.

J’adresse mes sincères remerciements à Monsieur KHIR Tahar, Professeur à l’Ecole


Nationale d’Ingénieurs de Gabès et mon directeur de thèse pour l’encadrement de ce travail,
ses conseils judicieux et ses discussions qui m’ont beaucoup aidé au cours de mes recherches.
Un grand merci pour sa patience et sa grande disponibilité, ainsi que ses qualités humaines et
scientifiques.

Je tiens à remercier avec plus grande gratitude Monsieur CHAOUACHI Béchir,


Professeur à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Gabès de l’honneur qu’il me fait d’avoir
accepté de présider le jury de soutenance de ma thèse.

Je remercie vivement Monsieur DRISS Zied Professeur à l’Ecole Nationale


d’Ingénieurs de Sfax pour l’intérêt qu’il porte à mon travail et d’avoir bien accepté
d’examiner le rapport de ma thèse.
Je tiens à remercier également Monsieur HAJJI Najib, Professeur à l’Ecole
Nationale d’Ingénieurs de Gabès d’avoir bien accepté d’examiner le rapport de ma thèse.
Je tiens à exprimer mes vifs remerciements à Monsieur HAJJAJI Noureddine Maître
de Conférences à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Gabès de bien accepté d’examiner ce
rapport et de faire partie du jury de soutenance.
Enfin je tiens à exprimer ma gratitude à tous mes collègues doctorants et docteurs à
l’unité de recherche « Modélisation Mécanique, Energie et Matériaux » pour tous leurs
conseils, leurs encouragements et leur esprit d’équipe et d’avoir partagé avec moi tous les
soucis de recherche.

GHILOUFI Zina
Table des matières

RESUME
Liste des figures
Listes de tableaux
NOMENCLATURE
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................ 1

Chapitre I : Etude bibliographie ............................................................................................. 5

I.1 Techniques de conditionnement des produits alimentaires……………………………......6

I.1.1 Réfrigération.................................................................................................................. 6

I.1. 2 Congélation .................................................................................................................. 9

I.2 Conception et aménagement de chambre froide ................................................................ 12

I.2.1 Règle générale ............................................................................................................. 12

I.2.2 Conception d’une chambre froide .............................................................................. 13

I.2.3 Isolation ....................................................................................................................... 14

I.2.4 Aménagement des denrées dans une chambre froide .................................................. 15

I.2.5 Aménagement de temps de refroidissement................................................................ 16

I.2.6 Humidité ....................................................................................................................... 16

I.2.7 Système de refroidissement .......................................................................................... 17

I.2.8 Dégivrage ..................................................................................................................... 23

I.3 Conservation des fruits et légumes .................................................................................... 25

I.3.1 Conditions de stockage ………………………………………………………...25


I.3.2 Prétraitaient et Emballage ........................................................................................ 26

I.3.3 Mécanismes de transfert thermique et de matière .................................................... 26

I.3.4 Conditionnement de stockage .................................................................................. 27

I.4 Importance de la production des dattes pour la Tunisie .................................................... 29

I.5 Etude antérieur .................................................................................................................. 31

GHILOUFI Zina
I.6 Conclusion ......................................................................................................................... 37

Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide ...................................................... 38

II.1 Bilans thermiques d’une chambre froide .......................................................................... 39

II.1.1 Charges thermiques à travers les parois ...................................................................... 39

II.1 .2 Charge thermique due au renouvellement d’air ......................................................... 40

II.1.3 Charge thermique due aux personnes ......................................................................... 41

II.1.4 Charge thermique due à l’éclairage............................................................................. 41

II.1.5 Charge thermique due au dégivrage ............................................................................ 42

II.1.6 Charge thermique due aux machines ou engins de manutention ................................ 42

II.1.7 Charge thermique due aux produits ............................................................................ 42

II.1.8 Charge thermique due à la respiration et à la fermentation des produits ................... 43

II.1.9 Charge thermique due à l’emballage et aux palettes ................................................... 44

II.1.10 Puissance de la chambre froide ................................................................................ 44

II.2 Dimension de la chambre ................................................................................................ 44

II.2.1 Epaisseur d’isolation .................................................................................................... 45

II.2.2 Aménagement et dimensionnement de la chambre froide .......................................... 47

II.3 Dimension de circuit frigorifique ..................................................................................... 48

II.3.1 Evaporateur ................................................................................................................ 49

II.3.2 Compresseur .............................................................................................................. 51

II.3.3 Condenseur ............................................................................................................... 51

II.4 Conclusion ........................................................................................................................ 52

Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide ........... 53

III.1 Les équations de Navier stokes ....................................................................................... 54

III.1.1 Equation de conservation de masse ......................................................................... 54

III.1.2 Equation de mouvement ........................................................................................... 54

III.1.3 Equation d’énergie .................................................................................................... 55

III.2 Modélisation numérique ................................................................................................. 55

GHILOUFI Zina
III.2.1 Méthode des volumes finis ....................................................................................... 56

III.2.2 Maillage ..................................................................................................................... 57

III.2.3 Outils de résolution des équations de Navier Stokes ................................................. 57

III.2.4 Modélisation numérique de pré-refroidissement ...................................................... 58

III.2.4.1 Géométrie et maillage ......................................................................................... 59

III.2.4.2 Algorithme .......................................................................................................... 60

III.2.4.3 Convergence ....................................................................................................... 61

III.2.4.4 Simulation « FLUENT »..................................................................................... 61

III.2.4.5 Paramètres de « FLUENT » ............................................................................... 62

III.2.4.6 Critères de simulation lors de pré-refroidissement ............................................. 64

III.3 Résultats de simulation................................................................................................... 66

III.3.1 Validation de modèle « vérification numérique » .................................................... 66

III.3.2 Analyse aérodynamique et thermique de la chambre de refroidissement ............... 70

III.3.2.1 Distribution air ………..…..………...………………………………………..71

III.3.2.2 Variation de température ……….………………………….………………...73

III.3.2.3 Taux de refroidissement………………………………………………………76

III.4 Conclusion ....................................................................................................................... 80

Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide ......................... 81

IV.1 Optimisation aérodynamique et énergétique de la chambre ........................................... 82

IV.1.1 Refroidissement dans une chambre avec un seul déflecteur ..................................... 82

IV.1.1.1 Emplacement de déflecteur ............................................................................... 82

IV.1.1.2 Distribution d’air .............................................................................................. 83

IV.1.1.3 Distribution de la temperature .......................................................................... 84

IV.1.2 Refroidissement dans une chambre avec trois déflecteurs ..................................... 86

IV. 1.2.1 Optimisation de la géométrie des déflecteurs ................................................... 86

IV. 1.2.2 Optimisation de l’emplacement des déflecteurs ............................................... 88

IV.1.2.3 Distribution de l’air ........................................................................................... 90

GHILOUFI Zina
IV.1.2.4 Distribution de la température ............................................................................ 91

IV.2 Comparaison thermo-économique du refroidissement dans les chambres froides avec les
deux géometries des déflecteurs ............................................................................................... 93

IV.2.1 Comparaison thermique ............................................................................................ 93

IV.2.2 Comparaison économique......................................................................................... 95

IV.3 Matériaux de construction de déflecteur ........................................................................ 96

IV.4 Dimensionnement d’un système PV pour l’alimentation en énergie électrique de la


chambre froide………………………………………………………………….…………….97

IV.4.1 Besoin en énergie électrique d’une chambre froide .............................................. 97

IV.4.2 Nombre de panneau solaire ................................................................................... 98

IV.4.3 Rendement d’installation PV ............................................................................... 99

IV.5 Conclusion ..................................................................................................................... 100

CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES……………….……………………101


ANNEXE……………………………………………………………………………………104
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………106

GHILOUFI Zina
RESUME

L’étude porte sur l’optimisation énergétique et économique d’une chambre froide destinée
pour la conservation de 11 tonnes de dattes. L’objectif de ce travail est d’analyser le
comportement aérodynamique et thermique de l’air de refroidissement ainsi que les modes de
transfert thermique au niveau des produits stockés à l’intérieur de la chambre. Ce qui permet
de définir les conditions optimales de refroidissement. Les équations régissant l’écoulement
d’air et les transferts thermiques entre le produit et l’air froid sont établies. L’évolution du
taux de refroidissement du produit en fonction de temps est définie. Des améliorations
concernant la géométrie de la chambre froide sont proposées en vue d’optimiser les
conditions de refroidissement. Une modélisation numérique est développée pour déterminer
les distributions des vitesses de l’air et de la température dans l’espace refroidi en utilisant
logiciel FLUENT. Les résultats de cette simulation ont permis d’apporter des modifications
sur la géométrie de la chambre froide par l’ajout des déflecteurs d’air afin d’homogénéiser le
refroidissement des produits stockés. Dans le but de réduire le coût de fonctionnement de la
chambre froide, une station photovoltaïque fournissant l’énergie électrique nécessaire est
prévue.
Mots clés: Optimisation énergétique; chambre froide ; Dattes ; Pré-refroidissement ;
Simulation-Fluent, Ecoulement d’air ; transfert thermique ; taux de refroidissement ;
Déflecteurs d’air ; station photovoltaïque.

ABSTRACT

The study deals with an energy and economic optimization of a cold store room used for the
conservation of 11 tones of dates. The main objective of this work is to analyze the
aerodynamic and thermal behavior of the cooling air as well as the heat transfer modes around
the products stored inside the room. This permits to define the optimal cooling conditions.
Equations governing air flow and heat transfer between product and cold air are established.
The product cooling rate evolution is defined. Improvements concerning the geometry of the
cold room are proposed in order to optimize the cooling conditions. A numerical modeling is
developed to determine the air velocity and temperature distributions in the cooled space
using FLUENT software. The simulation results are taken into consideration to modify the
geometry of the cold room by adding air deflectors in the purpose to homogenize the stored
products cooling. In order to reduce the cold room operating cost, a photovoltaic station
providing the necessary electrical energy is provided.

Key Words :Energy Optimization; Cold room ; Dates ; Pre-cooling ; Simulation-Fluent, Air
flow ; Heat transfer ; Cooling Rate ; Air deflectors ; Photovoltaic Station.

GHILOUFI Zina
Listes des figures

Liste des figures

Figure I.1 : L’écoulement d’air dans une chambre froide


Figure I.2 : Tunnels de refroidissement avec les trois types d’évacuation d’air : horizontal,
verticale et les deux au même temps
Figure I.3 : Schéma typique d'un congélateur à air pulsé
Figure I.4: Congélateur « fluidized-bed »
Figure I.5 : Architecture de l’entrepôt
Figure I.6 : Types isolation ; a : isolation par remplissage de lame d’air, b : isolation
extérieur, c : isolation intérieur
Figure I.7 : Panneau sandwich d’isolation thermique
Figure I.8: Cycle de refroidissement à compression
Figure I.9 : Modèle des évaporateurs utilisés dans les chambres froides
Figure I.10 : Types des compresseurs utilisés dans les installations de réfrigérations
industrielles
Figure I.11 : Condenseur à tubes
Figure I.12 : Condenseur à faisceau tubulaire et calandre
Figure I.13: Détendeur thermostatique
Figure I.14 : Schéma représentatif d’une chambre froide avec le système de réfrigération
Figure I.15 : Givre à la surface de tubes de l’évaporateur
Figure I.16 : Résistance électrique de dégivrage
Figure I.17 : Mécanismes de transfert déclenchés lors de refroidissement d’un produit
Figure I.18 : Conditionnement en couches ou en vrac selon Zou
Figure I.19 : Courbe de refroidissement : temps demi- et sept-huitièmes refroidissement
Figure I.20 : Représentation de la configuration étudiée par Alvarez
Figure I.21 : Palettes de pommes et chambre froide avec blocs solides
Figure I.22 : Matériaux et modèle d’emballages pour différents produits agricoles
Figure I.23 : Trois formes d’emballage
Figure I.24 : Taux moyen de refroidissement en fonction de temps et l’aire de ventilation
Figure I. 25 : Variation de l’hétérogénéité de refroidissement des produits dans caisse avec
variation de nombre d’air de ventilation
Figure II.1: Emplacement de la chambre froide dans l’entrepôt

GHILOUFI Zina
Listes des figures

Figure II.2 : Composition du mur exposé à l’extérieur


Figure II.3 : Composition du plancher
Figure II.4 : Aménagement interne de la chambre froide
Figure II.5: Cycle de réfrigération à compression
Figure II.6 : Modèle de l’évaporateur choisi.
Figure III.1 : Volume de contrôle bidimensionnel
Figure III.2: Schéma de maillage
Figure III.3 : Modèle de la chambre froide
Figure III. 4 : Maillage de la chambre froide
Figure III.5: Algorithme « SIMPLE »
Figure III. 6: Conditions aux limites de la chambre froide
Figure III.7: Dimensions de la chambre froide étudiée par Hoang et al
Figure III.8-a : Profil de vitesses dans plan horizontal (z = 0.92 m)
Figure III.8-b : Profil de vitesses dans plan vertical (y = 1.86 m)
Figure III. 9 : Localisation des points pour la validation thermique
Figure III. 10: Variation de la température au niveau des différents points dans la chambre
Figure III. 11 : Profil des vitesses de l’air à la sortie des ventilateurs
Figure III. 12 : Profil de vitesses dans un plan entre les rangées
Figure III. 13: Profil de vitesses dans plan au milieu des rangées
Figure III.14 : Positions des trois plans d’étude
Figure III. 15 : Répartition de la température du produit après 3 heures de refroidissement
Figure III.16: Hétérogénéité de refroidissement pour une caisse
Figure III. 17 : Distribution de la température dans les trois plans après 25 heures de
refroidissement
Figure III. 18 : Taux de refroidissement des produits dans différentes positions du plan 1
Figure III. 19 : Taux de refroidissement au milieu du Plan 2
Figure III.20: Taux de refroidissement au milieu du Plan 3
Figure III. 21 : Taux de refroidissement moyen en fonction de temps
Figure IV.1 : Chambre avec un seul déflecteur placé dans deux positions
Figure IV.2 : Distribution de l’air dans des chambres sans et avec un seul déflecteur
cubique
Figure IV.3-a : Distribution de la température dans une chambre avec un déflecteur cubique à
L=1.3 m

GHILOUFI Zina
Listes des figures

Figure IV.3-b : Distribution de la température dans une chambre avec un déflecteur cubique à
L=1.9 m
Figure IV. 4 : Chambres avec différentes géométries des déflecteurs
Figure IV.5 : Répartition de température après 25 heures de refroidissement
Figure IV.6 : Trois déflecteurs avec profils lissés
Figure IV.7: Emplacement des trois déflecteurs dans la chambre froide
Figure IV. 8: Distribution de l’air froid à l’intérieur de la chambre avec trois déflecteurs
placés dans trois différentes positions
Figure IV.9 : Répartition de température dans trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 1.16 m
Figure IV.10 : Répartition de température dans les trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 2 m
Figure IV.11 : Répartition de température dans trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 3.07 m
Figure IV. 12 : Taux de refroidissement moyen
Figure IV.13 : Coût d’un kWh de refroidissement pour les trois configurations de la chambre
froide
Figure IV.14 : Production électrique de l’installation PV

GHILOUFI Zina
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau I.1 : Avantages et les inconvénients des condenseurs à air et à eau


Tableau I.2: Fluides frigorigènes utilisés dans les chambres froides
Tableau I.3: Condition de conservation au froid pour quelque légume et fruit
Tableau I.4 : Propriétés thermo-physiques de quelques produits agricoles
Tableau I.5 : Répartition des exportations Tunisiennes des dattes (2003/2004)
Tableau II.1 : Composition des murs
Tableau II.2 : Composition du Plancher
Tableau II.3: Epaisseur d’isolation
Tableau II.4: Charges thermiques de la chambre
Tableau III.1 : Propriétés thermo-physiques des dattes et de l’air
Tableau III. 2 : Conditions aux limites de la chambre froide considérée pour la validation du
modèle
Tableau IV.1 : Consommation électrique relative au pré-refroidissement
Tableau IV.2: Puissance crête pour les deux périodes de stockage de datte

GHILOUFI Zina
Nomenclature

Nomenclature

BP Basse pression
ch Chambre
cp Chaleur spécifique massique J.kg-1.K-1
cr Crête
Cs Coefficient swiriling
D Diffusion massique m2 s−1
div Divergence
dg Dégivrage
E Est
Eel Energie électrique kWh
e Epaisseur m
eff Effectif
emb Emballage
ext Extérieur
f Fluide
H Enthalpie kJ kg-1
h Coefficient transfert par convection W m-2 K-1
HR Humidité relative
HP Haute pression
IS Irradiation Solaire
i Intérieur
L Chaleur latente kJ kg-1
m Masse g
mach Machine
max Maximum
ṁ Débit massique g s-1
N Nord
n Nombre
Nu Nombre de Nusselt
P Pression Pa

GHILOUFI Zina
Nomenclature

pd Produit
Pr Nombre de Prandtl
PV Système Photovoltaïque
Ṗ Puissance W
Q Quantité de chaleur J
qv Débit volumique m3 s-1
RA Renouvellement d’air
Re Reynolds
ref Fluide réfrigérant
Ré Résistance m2 K W-1
Rmax Rayon de ventilateur m
r Rayon m
S Sud
s Surface m2
T Température K
t Temps s
tot Total
U Coefficient de transmission W m-2K-1
thermique surfacique
u Vitesse m s-1
V Volume m3
ve’’ Volume massique spécifique m3 kg-1
W Ouest
Y Taux de refroidissement
Lettre grecques
ρ Masse volumique kg. m−3
λ Conductivité thermique W. m−1. K−1
µ Viscosité dynamique kg. m-1. s-1
β Coefficient de dilatation isobare
ф Dissipation du frottement visqueux
Ω Vitesse angulaire rad s-1
∇ Gradient
ΔT Différence de température k
∑ Somme
GHILOUFI Zina
Introduction Générale

INTRODUCTION GENERALE

GHILOUFI Zina
Introduction Générale

Introduction générale

La conservation au froid des produits agricoles, après la récolte, représente un secteur


d’activités très important. Les basses températures permettent de limiter la croissance des
micro-organismes et par conséquent de conserver la qualité et prolonger la période d’accès
aux produits dans les marchés. Selon les propriétés thermo-physique des produits et aussi la
période de stockage, deux types de refroidissement peuvent être adoptés ; le froid négatif
(congélation à des températures inférieures à 0°C), froid positif (réfrigération à des
températures supérieures à 0°C). C’est sur le deuxième type de refroidissement que porte
étude menées dans le cadre de cette thèse. Plusieurs procédés technologiques sont utilisés
pour le procédé de refroidissement positif. La convection forcée est largement utilisée pour
cette opération compte tenu de son efficacité et son coût d’investissement et de
fonctionnement relativement faible.

La conservation des produits tels que les légumes ou les fruits doivent être réalisés en
limitant la perte en eau du produit afin de ne pas altérer la qualité. Des enveloppes spécifiques
contrôlées en température et en humidité sont conçus pour cette finalité. La cinétique de
refroidissement au cours de conservation dépend essentiellement de la vitesse de l’air, des
échanges thermiques aux interfaces (air/produit), aux propriétés thermo physiques des
produits et au type de l’emballage utilisé. Une bonne maîtrise de ce type de procédé nécessite
des études d’optimisation portant sur les produits conservés, les conditions de réfrigération et
les machines frigorifiques utilisées.

Les études menées durant cette thèse sont focalisées sur le refroidissement par convection
forcée des dattes. Ce fruit présente une grande importance alimentaire pour la Tunisie, surtout
durant le mois de « Ramadan », d’un part, et une source économique appréciable liée à
l’exportation d’autre part. En effet l’exportation des dattes a reconnu une évolution
significative pendant les dernières années. Elle a augmenté de 18068,5 tonnes en 1997 à
50490 tonnes pendant la saison 2003-2004.

GHILOUFI Zina 2
Introduction Générale

Par ailleurs, selon le ministère du Commerce, les prix d’exportation des dattes ont
enregistré, en 2018, une progression de 40% par rapport à 2017, et que les recettes des
exportations ont atteint 700 millions de dinars (MDT).

La Tunisie compte 60.000 agriculteurs exerçant dans la filière des dattes. La superficie
réservée aux palmeraies dépasse les 50.000 hectares, soit environ 6 millions palmiers.

Le volume de la production annuelle s’élève à 300.000 tonnes, dont la moitié est destinée à
l’exportation.

Cette quantité peut être améliorée par la maîtrise adéquate des différentes opérations de
traitement et de préservation des dattes.

Plusieurs entrepôts de stockage sont construits dans différentes régions du pays pour
répondre aux besoins du marché dans les différentes saisons. Cependant l’aménagement de
ces entrepôts est généralement effectué de façon artisanale voir même anarchique sans respect
des conditions de refroidissement et de stockage définies selon les normes en vigueur. Ce qui
entraine des pertes parfois considérable sur le plan quantité et surtout qualité des produits
stockés.

De ce fait on mène dans le cadre de cette thèse, une étude thermodynamique sur
l’optimisation des conditions de pré-refroidissement de chambre froide destinée à la
préservation des dattes et fonctionne sous les conditions environnementales du sud Tunisien.

L’objectif principal de cette étude est d’analyser l’influence des différents paramètres
intervenant dans le processus de pré-refroidissement des dattes afin de définir les conditions
optimales de leur aménagement et de leur préservation.

Par ailleurs l’opportunité d’utiliser une source hybride pour produire les besoins
énergétique de la chambre sera traitée en vue de réduire les factures liées aux dépenses
énergétiques.
Le rapport de cette thèse comporte quatre chapitres.
Dans le premier chapitre, on développe une étude bibliographique sur les techniques de
refroidissement utilisées ainsi que sur les problèmes qui peuvent être rencontrés durant la
période de stockage des fruits et légumes. Une étude détaillée sera établie sur la conception
GHILOUFI Zina 3
Introduction Générale

et l’aménagement des chambres froides. Les caractéristiques techniques dues systèmes de


réfrigération à compression généralement utilisés pour les chambres froides seront également
présentées. A la fin de ce chapitre on présente les travaux antérieurs effectués sur la
modélisation thermique et aérodynamiques des chambres froides.

Le deuxième chapitre est consacré au dimensionnement d’une chambre froide destinée à la


préservation d’environ 11 tonnes de dattes et opérant sous les conditions environnementales
du sud Tunisien. Les équations régissant les charges thermiques internes et externes ainsi que
les bilans énergétiques seront établis. L’emplacement de la chambre et le choix des matériaux
de construction et d’isolation seront définis conformément aux conditions du marché local. La
capacité frigorifique requise sera calculée et les éléments standards du système de
réfrigération à compression de vapeur seront choisis d’après les catalogues des constructeurs.

Dans le troisième chapitre, une modélisation numérique à l’aide de CFD sera établie suite à
laquelle une analyse aérodynamique et thermique sera effectuée en vue de prédire le
déroulement de pré-refroidissement dans une chambre froide. La distribution de la vitesse et
de la température de l’air dans l’espace refroidi sera définie. Le taux de refroidissement
moyen au niveau de chaque rangée de produit sera déterminé.

Les résultats obtenus dans le troisième chapitre serviront comme bas pour entreprendre une
étude d’amélioration des performances thermiques et énergétique de la chambre froide. Ce qui
fera l’objet du quatrième chapitre. L’intégration de déflecteurs d’air dans la chambre froide
sera étudiée. Plusieurs fromes des déflecteurs seront proposés. Les résultats obtenus suite à
ces modifications concernant la distribution de la vitesse et de la température de l’air de
refroidissement seront présentés et interprétés. La configuration optimale des déflecteurs
conduisant aux meilleures performances sera identifiée. Les évolutions des taux de
refroidissement durant la période de réfrigération seront établies. La consommation
énergétique de la chambre froide sera déterminée.

Dans la dernière partie du quatrième chapitre, et dans le but de réduire les dépenses
énergétique, on se propose d’utiliser une installation photovoltaïque comme source d’énergie
supplémentaire. Le dimensionnement de cette installation ainsi que le gain énergétique qu’elle
offre seront présentés.

GHILOUFI Zina 4
Chapitre I : Etude bibliographique

Chapitre I
Etude bibliographique

GHILOUFI Zina
Chapitre I : Etude bibliographique

Dans la première partie de ce chapitre on présente les différentes techniques de


préservation des produits après la récolte. Dans la deuxième partie on présente, une étude
bibliographie détaillée sur la méthode de conservation des produits alimentaires dans une
chambre froide ainsi que le circuit frigorifique à compression utilisé pour fournir la capacité
de réfrigération requise. Les conditions de stockage et les phénomènes de transfert thermique
des produits agricoles seront présentés dans la troisième partie de ce chapitre. Un recueil des
travaux antérieurs effectués sur la modélisation des flux thermiques dans une chambre froide
et son comportement dynamique et énergétiques durant la période de refroidissement sera
présenté dans la dernière partie de ce chapitre.

I.1 Techniques de conditionnement des produits alimentaires


Apres la récolte, les produits agricoles continuent à respirer, de plus plusieurs phénomènes
microbiologiques se déclenchent pouvant affecter leur qualité nutritive et diminuer leur durée
de vie [1]. Pour éviter ces phénomènes, un pré-refroidissement direct après la récolte est
nécessaire qui sera suivie une période de refroidissement à longue durée. Plusieurs méthodes
peuvent être utilisées au cours de ces étapes. Dans ce qui suit on présente les méthodes les
plus utilisées pour la préservation des produits alimentaires.

I.1.1 Réfrigération
La conservation froide est un procédé polyvalent, qui connaît un grand sucés dans le domaine
de l’agriculture. La baisse de température permet de diminuer le taux de respiration et limite
le phénomène microbien qui se déclenche juste après la récolte des fruits et des légumes. Les
méthodes de conservation froide sont diverses et leurs efficacités sont variées suivants
plusieurs facteurs. Généralement les produits agricoles destinés à la préservation doivent
perdre leurs chaleurs rapidement dès la récolte durant l’étape appelée pré-réfrigération
effectuée dans une chambre froide spécifique. Une fois la chaleur est extraite et la température
devient proche ou égale à température de conservation, les produits sont déplacés vers la
chambre de préservation longue durée ; cette étape est dite réfrigération.

I.1.1.1 Réfrigération par ventilation forcée

Cette technique consiste à produire une circulation d’air très rapide dans des chambres ou à
l’intérieur de tunnels spécialement conçus à cette fin, les produits y sont empilés de manière à
exposer la plus grande superficie possible à l’air [2]. Le refroidissement par air forcé peut
provoquer une perte d'eau des produits frais [3]. Ainsi des apports d’eau en surface peuvent

GHILOUFI Zina 6
Chapitre I : Etude bibliographique

être réalisés par brumisation pendant le refroidissement [4]. Ce qui nécessite que l’air de
refroidissement soit très humide pour éviter le risque de dessécher les denrées.
Les procédés de réfrigération à l’air froid sont les moins rapides, mais ils sont polyvalents
et donc mieux adaptés pour des stations ayant souvent des produits divers à traiter. Ils sont les
moins coûteux et leur emploi tend à se généraliser [2].
Chambre froide

Elle consiste à introduire les produits chauds dans une chambre dans laquelle une circulation
d’air est imposée à l’aide de ventilateurs comme elle est indiquée sur la Figure I.1.

Figure I.1 : L’écoulement d’air dans une chambre froide

Selon les conditions de stockage, deux types des chambres froides sont utilisés :
Chambre froide positive : dans laquelle règne une température située au-dessus de 0°C. Bien
que la température de référence pour ce type de chambre froide soit de 3°C, elle peut
néanmoins varier en fonction de la nature des aliments qui y sont stockés. Ce type de chambre
froide est particulièrement adapté aux fruits et aux légumes, c'est à dire à des aliments prêts à
l'emploi nécessitant une réfrigération (et non une congélation) : une douceur fraîche (entre 0
et 4°C) et une forte humidité (entre 85 et 95%) sont conseillées si on souhaite conserver toutes
les qualités gustatives et nutritionnelles de ces produits [5].

Chambre froide négative : dans ce type de chambre la température est inférieure à 0°C. Elle
est statuée à environ -18°C. Mais la chambre froide peut être conçue pour des températures
encore plus froides. Le froid négatif entraîne la solidification de l'eau contenue dans les
aliments et la formation de cristaux de glace ne détériorant pas les cellules de l'aliment. Ce
type de chambre froide convient donc aux aliments nécessitant une congélation pour une plus
longue durée de conservation [5].
GHILOUFI Zina 7
Chapitre I : Etude bibliographique

Refroidissement dans Tunnel

Les tunnels de réfrigération sont des procédés efficaces de refroidissement des produits. Ils
permettent un refroidissement rapide des produits agricoles. Une humidification de l’air de
refroidissement est souvent nécessaire compte tenu des vitesses d’air élevées au niveau du
produit. La puissance frigorifique installée ainsi que le système de ventilation doivent être
plus conséquents que celles les chambres de refroidissement pour pouvoir traiter des produits
périssables. L’efficacité du dispositif dépend fortement de l’agencement des palettes, de
l’adaptation des contenants et de la qualité de l’étanchéité aux flux d’air parasites [6]. Le
tunnel avec différents directions d’écoulement d’air froid est présenté par la Figure I. 2.

Figure I.2 : Tunnels de refroidissement avec les trois types d’évacuation d’air : horizontal,
verticale et les deux au même temps [7]

I.1.1.2 Réfrigération par eau glacée

Cette méthode est efficace pour extraire la chaleur des denrées horticoles. Elle consiste à
utiliser l’eau froide pour enlever la chaleur. Ils existent plusieurs modes de refroidissement ;
la douche, la pulvérisation ou l’immersion [2].
Le procédé est très rapide (30 minutes en général) et n'entraîne pas de problèmes de
dessiccations ; par contre, il ne convient pas à certains produits sensibles aux moisissures. La
qualité de l'eau doit être irréprochable pour éviter les contaminations éventuelles. Si le produit
est conditionné, il faut que ce soit avec un emballage qui supporte l'humidité [2].
Cette méthode est peu adaptée aux produits qui nécessitent un lavage avant leur
commercialisation (les produits à feuilles). Elle est très utilisée dans la phase de transport des
denrées.

GHILOUFI Zina 8
Chapitre I : Etude bibliographique

L’inconvénient majeure de cette méthode est l’hétérogénéité de refroidissement ; les produits


qui sont en contact direct se refroidissent rapidement par contre les produits qui sont dans la
partie inferieur ne se refroidissent que par la fonte de glace. Aussi le contact direct de
certains fruits et légumes n’est pas envisageable.
I. 1.1.3 Réfrigération sous vide

Cette méthode consiste à évaporer sous vide une petite partie de l’eau contenue dans le
produit qui entraine l’évacuation de la chaleur sous forme vapeur. Le produit est placé dans
un caisson étanche sous vide assez poussé (4 à 5 mm Hg), de sorte que 3 à 4% de son eau de
constitution s’évapore permettant de diminuer sa masse. La chaleur d’évaporation (environ
600kcal /kg) provoque le refroidissement désiré de produit [2]. Cette méthode est conçue pour
les produits de grande surface par rapport à leur volume (laitue, légumes-feuilles).

La pression est seul facteur qui fait varier la rapidité et l’homogénéité de refroidissement, elle
est aussi liée à la facilité de contrôle de température finale. C’est une méthode est
performante mais son usage est limité au agroalimentaire, telles que les salades et les
champignons [8, 9].

Les coûts d'investissement du matériel pour le refroidissement sous vide étant élevés, ce
procédé convient mieux aux exploitations de grande taille. Le coût d’exploitation est par
contre favorable à cette technique [10].

I.1. 2 Congélation
La congélation est un terme désignant le changement d’état d’eau liquide en glace, et consiste
à abaisser la température du produit à une température négative et à la maintenir de façon à
congeler l’eau. La congélation combine la diminution de la température et la diminution de la
de l’eau « libre » des aliments servant à la croissance des micro-organismes. En effet une
partie de l’eau est sous forme cristallisée. La vitesse de congélation ainsi que la température
finale de conservation sont des points critiques du procédé de congélation. La vitesse de
congélation affecte la qualité du produit conservé. Si le produit congelé présente des cristaux
d’eau de petites tailles ils n’endommagent pas les cellules des produits conservées. Plusieurs
procédés sont utilisés pour congeler des produits.

I.1.2.1 Congélation par « AIR »

Ce procédé dit « Sharp Freezing » consiste à une congélation dans des chambres froides
négatives entre -15°C à - 29°C. C’est une méthode généralement un peu lente pour laquelle le

GHILOUFI Zina 9
Chapitre I : Etude bibliographique

produit conservé peut prendre des heures, même plusieurs jours pour atteindre une
solidification complète [11].

I.1.2.2 Congélation par « Air Blast Freezing »

Au cours de ce type de congélation, les produits sont placés sur des plateaux en vrac ou bien
dans des emballages. Ces plateaux sont placés sur des serpentins de congélation avec l’air
froid soufflant sur le produit. L’air froid est soit distribué à l’aide des grands ventilateurs soit
soufflé par des serpentins réfrigérés situé dans l’espace de congélation qui est la méthode la
plus utilisé. La température de l’air est entre -18°C et -34°C [11, 12]. Un schéma typique d’un
congélateur à air pulsé est présenté sur la Figure I.3.

Figure I.3 : Schéma typique d'un congélateur à air pulsé [11]

I.1.2.3 Congélation par « fluidized - bed »

C’est une modification de « Air Blast Freezing » pour laquelle les particules solides du
produit conservé sont rangées selon leurs tailles : par exemple les fraises et les pois peuvent
être fluidisés par formation d’un lit de 1 à 5 in. Il est présenté sur la Figure I.4. Les avantages
de cette méthode sont :
- Minimiser la déshydratation du produit et réduire dégivrage de l’équipement.
- Transfert de chaleur plus efficace et taux de congélation plus rapide.
- Temps de congélation courte dû à la faible perte d’humidité [11,12].

GHILOUFI Zina 10
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.4: Congélateur « fluidized-bed » [11]

I.1. 2.4 Congélation « Plate-Freezing »

Cette méthode consiste à stocker les produits sur des plaques verticalement ou
horizontalement entre lesquels circule un réfrigérant de température -40°C. Les plaques sont
parallèles les unes aux autres. L’espace entre les plaques est variable et dépend du produit à
congeler. Les plaques sont en contact avec l’emballage ou bien avec le produit dans le cas où
le produit à congeler est non emballé. Le congélateur à plaque double est couramment utilisé.
Les avantages de ce type d’équipement comprennent : une bonne gestion de l’espace, des
coûts d’exploitation réduits comparés à d’autres méthodes, une faible déshydratation du
produit et des taux élevés de transfert de chaleur [11].

I.1.2.5 Congélation par immersion liquide

Parmi les méthodes de congélation, on a la congélation directe par immersion ou par


pulvérisation d’un agent de congélation sur le produit alimentaire. Des solutions aqueuses
sont utilisées comme agents de congélation telles que le propylène glycol, le glycérol, la
chlorure de sodium et les mélanges de sel et de sucre. Des solutions comprenant 23% de
chlorure de sodium ou 40% d'éthanol permettent d’obtenir des températures basses entre
-20 ° C et -30 ° C. Cette technique est généralement utilisée pour la congélation des jus de
fruit [11].

I.1.2.6 Congélation par cryogène « Cryogenic Freezing »:

La congélation cryogénique permet une congélation très rapide pour les produits
alimentaires, finement emballé ou non. Dans un réfrigérant « cryogène » tous les liquides
cryogéniques sont extrêmement froids. Les points d'ébullition des liquides cryogéniques sont
inférieurs à -150 °C. La méthode cryogénique la plus répandue utilise comme produits de
congélation l’azote bouillant et le dioxyde de carbone bouillant ou sublimé. L'azote liquide
est utilisé dans de nombreux congélateurs cryogéniques. La vitesse de congélation obtenue

GHILOUFI Zina 11
Chapitre I : Etude bibliographique

avec les méthodes cryogéniques est plus grande que celle obtenue avec le jet d’air ou la
congélation sur plaque. Mais elle n’est que modérément supérieure à celle obtenue avec un
lit fluidisé ou par immersion liquide. Les avantages de ce type de congélation sont :

- La perte de déshydratation du produit est généralement bien inférieure à 1%.


- L'oxygène est exclu pendant la congélation.
- Les morceaux de produit congelés individuellement ne subissent pas des dommages
dus au gel.
- L’équipement est simple et adapté aux opérations en flux continu.

I.2 Conception et aménagement de chambre froide


I.2.1 Règle générale
La construction et l'installation des chambres froides ont contrôlé par des normes de sécurité
et d'hygiène. Les normes en vigueur sont NF E 35-400 pour l'installation frigorifique et NF C
15-100 pour l'installation électrique. Le respect de cette norme a une influence importante sur
la qualité des produits distribués et la protection du consommateur [13].

Plusieurs règles doivent être respectées lors de construction d’une nouvelle chambre froide.
Les règles générales avant la construction concernent le choix de localisation. En effet elle
doit être près aux grands axes routiers ou prêts des ports maritimes. Leur emplacement doit
être choisi convenablement afin d’assurer les sources d’énergie nécessaires. L’aménagement
territorial indispensable doit être effectué. De plus l’emplacement doit être facilement
accessible aux agriculteurs qui fournissent les fruits et les légumes [14].
La chambre froide est généralement placée dans un grand entrepôt comme le montre la Figure
I.5, pour minimiser leur exposition à l’irradiation solaire et augmenter leur isolation
thermique. L’entrepôt ayant une grande surface, est constitué des chambres de per-
refroidissement et des chambres de refroidissement. De même une grande espace est
préservée pour le chargement et le déchargement des produits. Par ailleurs à l’entrée de
l’entrepôt, on trouve une zone de triage ; seulement les produits qui sont matures et de bonne
qualité seront stockés. Les produits d’emballage utilisés au cours de stockages des produits
(cageots, caisses, palettes,..) doivent avoir une espace spécifique dans l’entrepôt [14].

GHILOUFI Zina 12
Chapitre I : Etude bibliographique

Zone de stockage
d’emballage
Chambre de Chambre de Chambre de

Refroidissement

Charges et décharges
Refroidissement Refroidissement

Porte et quai
Zone de triage
Chambre de Chambre de Chambre de

Pré-refroidissement Pré-refroidissement Pré-refroidissement

Figure I.5 : Architecture de l’entrepôt

I.2.2 Conception d’une chambre froide


La chambre froide est un local bien dimensionné et isolé, désiré à la conservation des produits
sous conditions optimales. La construction de la chambre doit être très étudiée ; les murs de la
chambre doivent être bien isolés thermiquement. Plusieurs méthodes sont utilisées pour cette
isolation.

Murs double : C’est une méthode utilisé dans la construction de maisons et aussi de chambre
froides industrielles. Elle consiste à doubler le mur : à l’extérieur le mur est constitué de
brique ou blocs béton apparents. A l’intérieur, on utilise des petits éléments de maçonnerie ou
en béton banché. Entre les deux murs, un vide est préservé, dans lequel est interposé le
matériau d’isolation thermique. Trois types d’isolation sont adoptés comme le montre la
Figure I.6 [20].

a b c

Figure I.6 : Types isolation ; a : isolation par remplissage de lame d’air, b : isolation
extérieur, c : isolation intérieur

GHILOUFI Zina 13
Chapitre I : Etude bibliographique

Sur le plan architectural, deux possibilités sont utilisées pour isoler une paroi :
- L’isolation par l’intérieur qui consiste à isoler un bâtiment de l’intérieur en apposant un
isolant derrière une cloison maçonnée ou une ossature. Ce procédé est le plus utilisé par
les constructeurs à cause de sa facilité de mise en œuvre. Son inconvénient est qu’il
annule l’inertie thermique de la paroi isolée et n’évite pas les ponts thermiques sur la
maçonnerie.
- L’isolation par l’extérieur qui consiste à installer l’isolant sur la surface extérieure du mur.
C’est souvent la solution la plus couteuse mais aussi la plus performante. Elle constitue la
meilleure isolation pour le confort d’été et d’hiver, car elle permet de conserver l’inertie
thermique forte des murs intérieurs et supprime les ponts thermiques.

I.2.3 Isolation
L’isolation thermique fait une importante étape lors de construction d’une chambre, la
chambre doit être calorifugée des toutes charges thermiques pour optimiser le coût de
frigories. Actuellement, sont apparus les panneaux sandwich qui sont plus pratiques comme le
montre la Figure I.7.

Figure I.7 : Panneau sandwich d’isolation thermique

Les isolants ont des origines diverses : minérales, végétales et synthétiques. Leur choix se fait
en se basent sur certains critères tels que [15] :

 Critère thermique : Il est généralement décrit par des notions telles que la
conductibilité thermique (W m-²K-1). l’effusivité thermique (la racine carrée du produit
de la masse volumique, de la conductivité thermique et de la chaleur spécifique du
matériau). Elle représente la vitesse à laquelle la température de surface d’un matériau
varie, et donc sa capacité à accumuler et restituer de la chaleur (inertie thermique).

GHILOUFI Zina 14
Chapitre I : Etude bibliographique

 Critères liés à la perméabilité à la vapeur d’eau, le comportement à l’humidité, le type


de mise en œuvre, la stabilité dans le temps, l’isolation acoustique…
 Critère environnemental : Impact énergétique de la production, du transport, risques
pour la santé, maintenance, traitement en fin de vie (recyclage).
 Critère économique : coût du matériau.
Généralement les martiaux d’isolation s’appuient tous sur une technologie basée sur la
présence d’une infinité de cellules emplies d’air ou de gaz statique. Selon les matériaux, les
cellules sont soit emprisonnées dans un réseau de fibres serrées (principe de fonctionnement
des laines minérales), soit insérées dans des bulles de plastique (c’est le principe de
fonctionnement du polystyrène et des isolants synthétiques plus globalement) [15].
L’air sec et immobile présente le meilleur isolant thermique. Dans le domaine de
refroidissement de bâtiment et aussi industriel on utilise le pare-vapeur. C’est une couche de
protection en film kraft polyéthylène, kraft aluminium, PVC, polyester. Cette couche inhibe
une formation des gouttes d’eau dans l’isolant sous l’effet des chocs thermiques. Elle assure
une longévité au matériau isolant. L’emplacement de la pare-vapeur est de coté de milieu
chaud [15].

I.2.4 Aménagement des denrées dans une chambre froide


L’aménagement de surface froide est très important et il a fait l’objet de plusieurs travaux de
recherche ont été l’origine d’instauration de certaines normes qui doivent être respectés pour
assurer une bonne circulation de l’air et des ouvriers, des équipements de manutention et bien
maitriser le froid. Les distances suivantes sont à respecter :
-10 à 25 cm entre les palettes du produit stocké et le mur. Cette espace est nécessaire pour le
retour d’air circulant vers les ventilateurs et pour éviter le gradient de température près des
murs de l’entrepôt dû aux conditions extérieurs.
-50 à 100 cm entre le sommet des produits emmagasinés et le plafond pour permettre à l’air
de circuler vers les murs extérieurs sans être gêné par les solides du plafond
-Les palettes de produit doivent être parallèles à la direction d’écoulement d’air et espacés de
12 à 15cm les unes des autres.
-La vitesse de l’air sortant du ventilateur ou d’une conduite d’aération doit être suffisante pour
assurer une circulation uniforme dans les points les plus éloignés de la chambre froide. Sinon
la réfrigération est inadéquate. La répartition non uniforme de températures favorise la
condensation ou le gel localisé [16, 17].

GHILOUFI Zina 15
Chapitre I : Etude bibliographique

I.2.5 Aménagement de temps de refroidissement


Le fonctionnement des ventilateurs (soufflage de l’air froid), sont arrêtés ou bien modulés en
vitesse, en fonction du déroulement de procédé. En générale, pour les chambres froides
positives ou commerciales, les ventilateurs fonctionnent environ 16 heures par jours. Les
machines frigorifiques des chambres froides négatives ayant des heures de fonctionnement
plus de 18 heures. Par contre dans les chambres de pré-refroidissement la machine
frigorifique fonctionnent en continue jusqu’à atteindre la température désirée du produit.

La chambre froide est un domaine fermé dans lequel les produits agricoles continuent à
respirer durant période de conservation et dégagent du gaz de CO. Ce qui nécessite l’arrêt des
ventilateurs pour quelque minute par jour pour l’aération de la chambre.

I.2.6 Humidité
L’un de problème majeur lors de refroidissement est la perte d’eau du produit. Pour réduire ce
problème la majorité des systèmes frigorifiques sont équipés d’un brumisateur. La
brumisation est l’humidification d’air à l’entrée par l’ajout de fines gouttelettes d’eau. Elle
consiste à fabriquer de la brume en suspension dans l’air constituée d’une multitude de
microgouttelettes d’eau dont la taille est inférieure de 10 𝜇m [3]. L’humidification n'a aucun
effet significatif sur la température des produits [18]. Plusieurs types d’humidificateurs sont
utilisés dans le froid industriel [19] :

- Humidificateur à pulvérisation : les buses d’humidificateur produisent des gouttelettes


de 7.5 μm.
- Humidificateurs à évaporation : ce type comportent une paroi humide et poreuse qui
est dans l'axe d'un ventilateur. L'air résultant est donc chargé en humidité.
- Humidificateurs à ultrasons : un diaphragme métallique vibrant à une fréquence
ultrasonore crée des microgouttelettes d'eau (de 1 à 3 μm). Elles quittent
l'humidificateur sous forme d'un brouillard frais. Ces appareils sont particulièrement
silencieux.
- Humidificateur à haute pression, c’est une pompe à haute pression (environ 70 bars)
qui pousse l’eau vers des buses. Ce qui permet de diffuser largement de grandes
quantités d’eau pour humidifier l’air.

GHILOUFI Zina 16
Chapitre I : Etude bibliographique

I.2.7 Système de refroidissement


Dans cette partie, on s’intéresse aux éléments constituant l’installation industrielle de pré-
réfrigération à compression généralement utilisée pour fournir la capacité frigorifique
nécessaire pour la chambre froide.

Le circuit frigorifique à compression industriel est constitué de 4 éléments principaux :


L’évaporateur, le compresseur, le condenseur et le détendeur comme le montre la Figure I.8.

Qf
Evaporateur

Compresseur
Détendeur

W comp

Condenseur

Q cond
Figure I.8 : Cycle de refroidissement à compression

 Evaporateur

L’évaporateur est le composant placé à l’intérieur de la chambre. Son rôle consiste à fournir
un flux d’air froid à l’intérieur de la chambre à l’aide des ventilateurs afin d’extraire la
chaleur de la chambre. L’évaporateur est constitué d’un échangeur thermique entre le fluide
frigorifique et l’air du milieu intérieur de la chambre froide.

Généralement, le type d’évaporateur utilisé dans les chambres froides est l’évaporateur à air
[20]. L’évaporateur est constitué de tubes à ailettes et est muni d’un (ou plusieurs)
ventilateur(s) pour assurer la circulation de l’air à travers les surfaces d’échanges.

Les tubes comportent des ailettes de forme rectangulaire, ils sont disposés en série formant
une nappe et les différentes nappes sont associées en parallèle.
Deux configurations sont utilisées :

GHILOUFI Zina 17
Chapitre I : Etude bibliographique

 Les nappes sont assemblées en parallèle aussi bien à l’entrée qu’à la sortie, le
collecteur d’entrée est alors alimenté par le détendeur.
 Les nappes sont assemblées en parallèle seulement à la sortie, chaque entrée de nappe
reçoit une fraction du fluide frigorifique injectée par l’intermédiaire du distributeur de
liquide et d’un tube capillaire d’alimentation [20].

Evaporateur cubique avec ventilateurs axiaux

Evaporateurs à plaques
Figure I.9 : Modèle des évaporateurs utilisés dans les chambres froides
 Compresseur :

Selon la capacité de la chambre froide on utilise des compresseurs hermétiques, semi-ouverts


ou ouverts comme le montrent la Figure I.10. Ces compresseurs sont de types à pistons, spiral
(Scroll compresseurs), à vis (Scrow compressor) ou centrifuge (Centrifugal compressor).

GHILOUFI Zina 18
Chapitre I : Etude bibliographique

compresseur hermétique compresseur semi-ouvert

compresseur ouvert
Figure I.10 : Types des compresseurs utilisés dans les installations de réfrigérations
industrielles

 Condenseur

Le condenseur permet d’éjecter la chaleur du fluide frigorifique vers l’extérieur sous forme
latente. Le condenseur est un échangeur thermique à travers lequel le fluide frigorifique
gazeux rejette sa chaleur pour se transformer à l’état liquide. Trois procédés thermiques se
produisent dans le condenseur : la désurchauffe, la condensation et le sous refroidissement.
Selon la capacité frigorifique mise en jeu, deux types de condenseur sont utilisés : le
condenseur refroidi à l’air et celui refroidi à l’eau.
Le condenseur refroidi à l’air est constitué d’un échangeur à tubes à ailettes comportant
plusieurs ventilateurs actionnés selon la température environnementale comme indiqué sur la
Figure I.11.

GHILOUFI Zina 19
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.11 : Condenseur à tubes

Le condenseur refroidi à l’eau est constitué d’un échangeur à faisceau tubulaire et calendre
pour lequel le fluide frigorigène est généralement condensé en film tombante sur la surface
externe des tubes, alors que l’eau circule à l’intérieur des tubes comme le montre la Figure
II.12.

Figure I.12 : Condenseur à faisceau tubulaire et calandre


Le tableau I.1 présente les avantages et les inconvénients du chaque type.

Tableau I.1 Avantages et inconvénients des condenseurs à air et à eau

Avantages Inconvénients
- Disponibilité d’une source d’eau
Condenseur à -Coefficients globaux d’échange
à température convenable
eau thermique plus élevés
- Nécessité de mise en place d’un

GHILOUFI Zina 20
Chapitre I : Etude bibliographique

système de refroidissement de
-Plus compacts et moins encombrants
l’eau
à puissance égale
- Coûts d’investissement et
-Températures de condensation stables
d’entretien élevés
et de bas niveau

-Fonctionnement moins bruyant

-Possibilité de récupération d’énergie


- Air disponible en quantité illimitée - Coefficients globaux d’échange
Condenseur à
- Entretien simple et réduit thermique relativement faibles
air
- Plus encombrants et plus lourds
- Températures de condensation
élevées dans les pays chauds

 Détendeur

Les détendeurs utilisés dans les systèmes de réfrigération industriels sont généralement des
détendeurs thermostatiques permettant de contrôler le débit du réfrigérant injecté dans
l’évaporateur selon la capacité frigorifique requise. Ce type de détendeur comporte un bulbe
chargé d’un gaz convenablement plaqué sur le tube à la sortie de l’évaporateur pour le
contrôle de la surchauffe du fluide frigorigène. En cas d’augmentation de la surchauffe le gaz
se détend et agit sur la membrane pour augmenter l’ouverture du siège du détenteur. Ce qui
augmente le débit du réfrigérant comme l’illustre la Figure I.13.

GHILOUFI Zina 21
Chapitre I : Etude bibliographique
Tube capillaire
chargé

Régulation
Ressort

Vers
l’évaporateur

Bulbe
Corps
Clapet
Filtre

Venant du
condenseur

Figure I.13 : Détendeur thermostatique

La Figure I.14 montre un exemple d’un système de réfrigération à compression utilisé pour
une chambre froide.

Figure I.14 : Schéma représentatif d’une chambre froide avec le système de réfrigération

 Fluide frigorigène

Le fluide frigorigène est le fluide qui il permet les échanges de chaleur dans une machine
frigorifique. Le choix d’un fluide se fait en fonction de ses propriétés thermo-physiques, mais
également en fonction d’autres critères tels que des critères technologiques, des critères de
coût, de sécurité et notamment son impact sur l’homme, et sur l’environnement. Le choix

GHILOUFI Zina 22
Chapitre I : Etude bibliographique

d’un fluide frigorigène influe directement sur les performances, le coût de conception d’une
installation frigorifique [21].
Tableau I.2 : Fluides frigorigènes utilisés dans les chambres froides
Fluide frigorigène Formule
Dioxyde de carbone, R744
Ammoniac R717
Les familles de PFC R218, R290, R600, R602
Les familles de HFC R404A, R32, R410A, R407A

I.2.8 Dégivrage
Le fonctionnement à des températures faibles et avec une grande humidité cause plusieurs
problèmes. L’un de ces problèmes est le givrage de l’évaporateur qui et le plus rencontré.
L’air froid avec une grande humidité à l’interface avec surface de l’évaporateur forme de
givre qui augmente la résistance de transfert thermique et par suite diminue le rendement de
l’évaporateur [22].

I.2.8.1 Effet de givre sur le fonctionnement de circuit frigorifique

- Les givres formées sur les tubes à ailettes d’évaporateur présentent un isolant thermique
ce qui entraine la diminution d’échange thermique entre l’évaporateur et la chambre
froide comme le montre la Figure I.15.

Figure I.15 : Givre à la surface de tubes de l’évaporateur


- La quantité de vapeur produite diminue, mais le compresseur continue d'aspirer du

GHILOUFI Zina 23
Chapitre I : Etude bibliographique

frigorigène puisque la température de consigne n'est pas atteinte. La pression à l'entrée du


compresseur (BP) diminue. Si la pression diminue, la température d'évaporation diminue
également. A court terme, cela augmente le froid donné à la chambre (l'écart de température
chambre-évaporateur augmente), mais ceci augmente l'effet de givrage.
- Le détendeur va réagir : Une surchauffe des gaz trop faible donne l’impression que la
charge frigorifique dans la chambre a diminué ; le détendeur diminue par conséquent le débit
du réfrigérant. La quantité de vapeur produite diminue encore, la basse pression BP diminue
également et le givrage s'accentue.
- Au point que la conduite d'aspiration vers le compresseur peut complètement givrer.
Quelques gouttes liquides de réfrigérant peuvent alors se retrouver à l'entrée du compresseur,
avec le risque de créer des "coups de liquide" qui peuvent être néfaste pour la tenue
mécanique du compresseur.
Pour surmonter ses contraintes les chambres froides sont équipées de systèmes de dégivrage
qui sont mis en service de façon automatique selon un cycle de fonctionnement bien défini.
Dans ce qui suit on présente quelques exemples de systèmes de dégivrage.

I.2.8.2 Les méthodes de dégivrage


 Dégivrage de la chambre froide à température positive, si la température de conservation
de la denrée dépasse 4°C, il sera possible de profiter de la « chaleur de l’air » pour
dégivrer l’évaporateur sans avoir besoin d’une source de chaleur supplémentaire. Pour
cela, on doit, arrêter périodiquement la production de froid et forcer la ventilation
d’évaporateur pour que l’air permette le dégivrage de l’échangeur de chaleur. En général,
ces installations auront 4 dégivrages d’une demi-heure par jour.
 Dégivrage de la chambre froide à température négative, il est nécessaire d’apporter de la
chaleur à l’évaporateur pour permettre son dégivrage.
Plusieurs techniques sont utilisées pour le dégivrage de chambre froide à température
négative :

Dégivrage par résistances électriques : cette méthode consiste à installer des résistances
électriques au niveau des ailettes de l’évaporateur. Ces résistances sont alimentées par une
horloge programmée (Timer) qui sépare le cycle de fonctionnement de l’installation
frigorifique en deux périodes : période de réfrigération et période de dégivrage comme le
montre la Figure I.16.

GHILOUFI Zina 24
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.16 : Résistance électrique de dégivrage

Dégivrage par inversion de cycle : cette méthode permet d’utiliser le condenseur comme
source de chaleur pour le cycle de dégivrage. Un inverseur de cycle est alors utilisé.
L’’évaporateur devient alors condenseur pendant la durée du dégivrage. La chaleur due à la
condensation provoque le dégivrage. Ce procédé présente l’avantage d’être rapide et
économique.

Dégivrage par gaz chauds : Cette méthode consiste à injecter dans l’évaporateur les gaz
chauds prélevés au refoulement du compresseur via une électrovanne de dégivrage. Si
plusieurs évaporateurs sont utilisés dans une chambre froide, il est possible de dégivrer un
évaporateur à la fois par injection de gaz chaud et maintenir les autres évaporateurs en
fonctionnement normal.

Notons par ailleurs que plusieurs organes de contrôle et de régulation sont additionnés au
cycle de base de réfrigération industriel dans le but d’assurer une meilleur souplesse de
fonctionnement et d’optimiser les performances de l’installation.

I.3 Conservation des fruits et légumes

I.3.1 Conditions de stockage


Chaque produit ayant des conditions de stockage qui dépendent de leurs propriétés. La
température de stockage doit vérifier le compromis d’une température assurant l’équilibre
des réactions biochimiques et une température basse (mais supérieur à la température de
congélation). De plus une température plus basse peut augmenter la durée de conservation,

GHILOUFI Zina 25
Chapitre I : Etude bibliographique

mais peut aussi engendrer une dégradation accélérée des produits due à un déséquilibre des
réactions biochimiques [23].
Le choix de l’humidité relative a aussi un rôle important pour la conservation des légumes Sa
valeur doit être maintenue aussi élevée que possible afin de minimiser le phénomène de
transpiration qui est engendré par la différence de pression entre l’air ambiant et la surface du
produit.

Dans le tableau suivant on présente les conditions de conservation de quelque fruits et


légumes les plus consommés dans les régions sud-est de la Tunisie.

Tableau I.3: condition de conservation au froid pour quelque légume et fruit [23]

Produit Température (°C) Humidité relative Durée de


(%) conservation (mois)
Pomme -1 à 4 90-95 1-12
Pomme de terre 2à3 90 -95 -
Fraise 0 90 - 95 5-7 jours
Datte 0 75 0-6

I.3.2 Prétraitaient et Emballage


Après la récolte les produits passent par plusieurs procédés avant leur conservation.
Initialement les produits agricoles doivent passer par une étape de triage où seulement les
produits de bonne qualité seront conservés. De même certains produits agricoles doivent être
rincés avant leur conditionnement. Dans plusieurs domaines, le produit subit des traitements
chimiques pour minimiser le risque de fermentation ou dégradation des produits. Une
opération de maturation complémentaire peut être nécessaire avant le conditionnement de
quelques types de tels que la banane et l’avocat. Cette étape consiste à prendre ces fruits dans
des zones à une température et humidité relative convenable. On peut également utiliser des
produits chimiques pour accélérer le processus de maturation par exemple l’apport de
l’éthylène permet d’accélérer la maturité de banane.

I.3.3 Mécanismes de transfert thermique et de matière


Durant la période réfrigération, le produit libère sa chaleur de façon continue selon différents
mécanismes (conduction, convection, respiration...) liés à ses propriétés thermo-physiques.
Ces différents mécanismes de transfert sont présentés sur la Figure. I.17.

GHILOUFI Zina 26
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.17 : Mécanismes de transfert déclenchés lors de refroidissement d’un produit

La variation de température et de la teneur en eau, peuvent être déterminée par résolution des
équations suivantes [24]

Tpd
ρ pd c ppd  (λ pd Tpd )  Q resp (I.1)
t

Ye
 (Deff Ye ) (I.2)
t

Avec Tpd : Température du produit en K


Ye : Teneur en eau
Deff : Coefficient de diffusion massique effectif en m2s−1
Qresp : Quantité de chaleur dégagée par le produit lors de respiration en W m-3

ρpd, cppd, λ𝑝d désignent respectivement la masse volumique en kgm−3, la capacité calorifique à
pression constante en J kg−1K−1 et la conductivité thermique du produit en W m−1K−1

La quantité de respiration est variable et dépend de température du produit et du mode de


réfrigération. Dans la phase de pré-refroidissement cette chaleur est pratiquement négligeable
devant la chaleur sensible des denrées [25].

I.3. 4 Conditionnement de stockage


Pour la répartition des produits durant la phase de refroidissement, ils peuvent être disposés en
vrac ou placés à l’intérieur de containers empilés sur des palettes. Ces containers sont
généralement perforés afin de permettre un contact direct entre l’air de refroidissement et le
produit (emballage ventilé).

GHILOUFI Zina 27
Chapitre I : Etude bibliographique

La cinétique de refroidissement des produits dépend de plusieurs facteurs : la différence de


température entre le produit et la chambre, la géométrie du produit et leurs propriétés et aussi
du type d’emballage [26]. La Figure I.18 illustre des exemples d’emballages utilisés pour
différents produits.

Figure I.18 : Conditionnement en couches ou en vrac selon Zou [27]

La diminution de température du produit au cours de stockage n’est pas constante dans le


temps mais il suit une fonction exponentielle comme le montre la Figure I.19. La durée de
refroidissement est définie par deux constantes : le temps « demi-refroidissement » et le temps
de « sept-huitième de refroidissement », ce dernier est une constante importante dans le
refroidissement industriel pour lequel la température du produit devient près de la température
de stockage. A cette température le produit on peut être déplacé vers une autre chambre
destinée au stockage à longue durée. En général les fruits et légumes n'atteignent jamais la
température de l’air de refroidissement. Le temps « sept-huitième de refroidissement » peut
être considéré comme critère pour la fin de la période de pré-refroidissement [26].

GHILOUFI Zina 28
Chapitre I : Etude bibliographique

Température
produit

t1/2
t7/8 Temps

Figure I.19 : Courbe de refroidissement : temps demi- et sept-huitièmes refroidissement

Les fruits et légumes frais ayant une grande capacité thermique et une conductivité thermique
relativement faible libèrent difficilement leurs chaleurs ; ce qui augmente la période pré-
refroidissement. Les propriétés thermo-physiques de quelques produits agricoles sont
données dans le tableau I.4

Tableau I.4 : Propriétés thermo-physiques de quelques produits agricoles [23]

Produit Densité Conductivité thermique Capacité calorifique


(kg m-3) (W m-1K-1) (J kg-1K-1)
Pomme 864 0.56 3750
Fraise 800 0.75 3770
Poire 1000 0.52 3800
Datte 1320 0.337 2310
Pomme de terre 1100 0.5 3600
Concombre 968.6 0.55 4060

I.4 Importance de la production des dattes pour la Tunisie


L’organisation des nations unis pour l’alimentation et Agriculture a déterminé la quantité de
la production mondiale des dattes d’environ 6.75 millions de tonnes en 2003. Cette production
a connu une diminution de 2 millions de tonnes par rapport à la quantité produite en 1999. La

GHILOUFI Zina 29
Chapitre I : Etude bibliographique

production est répartie entre les pays du Moyen Orient (52%), les pays du Maghreb (31%),
l’Asie 11.5% et l’Afrique 4.6 % [28].
L’Egypte est le plus grand producteur mondial de dattes avec plus de 1.1 millions de
tonnes/an ; ce qui représente 25% de la production mondiale. Le deuxième pays est l’Iran
avec environ 875.000 tonnes/an ; cette quantité a connu une diminution suite aux dernières
guerres. Ensuite on trouve l’Arabie Saoudite avec 830.00 tonnes/an et les Emirats Arabes
Unis par 760.000 tonnes/an.
Notons par ailleurs que les dattes produites par ces pays sont du type «communes » et se
vendent à bas prix; surtout elles ne sont pas comparables à la variété « Deglet Nour « produit
au Maghreb Arabe.

La Tunisie est le leader au niveau de la valeur des exportations de dattes « Deglet Nour ». Elle
détient 31% de la valeur des exportations mondiales et elle est dans la meilleure position
possible en matière de valeur exportée des dattes. La France grand ré-exportateur, a une
position relativement stable, avec cependant un important recul de prix dû à la pression
concurrentielle de la Tunisie, de l’Algérie et des autres ré- exportateurs européens.
La production de dattes ayant une valeur très importante ; soit pour la consommation
intérieure, surtout durant le mois de Ramadan, soit pour l’exportation. Elle constitue par
conséquent un facteur économique non négligeable pour le pays. Sur le tableau I.5 on donne
la répartition des exportations Tunisiennes des dattes en tonnes vers les différents pays.
Tableau I.5 : Répartition des exportations Tunisiennes des dattes (2003/2004) [28]
Quantité en tonnes
Pays
France 12.500 (30% des exportations)

Italie 5.500
Maroc 5.400

Espagne 4.200

Allemagne 4.000

Angleterre 1.500

Suisse 0.850

GHILOUFI Zina 30
Chapitre I : Etude bibliographique

Belgique 0.800

Pays Bas 0.550

Mauritanie 0.500

Dans la mesure où la Tunisie est le premier exportateur vers l’U.E elle doit faire face à la
concurrence de l’Algérie et des USA pour conserver cette position. Par conséquent l’industrie
de conditionnement et de conservation de dattes au Tunisie doit être effectuée conformément
aux normes en vigueur et ne doit surtout pas être laissée à des pratiques anarchiques non
contrôlées.
De ce fait une étude est conduite dans le cadre de cette thèse sur l’optimisation thermo-
économique d’une chambre froide destinée à la préservation des dattes. L’objectif principal de
cette étude est de définir les conditions optimales de stockage permettant de réduire les pertes
du produit et de minimiser l’énergie consommée par les chambres froides.

I.5 Etude antérieur


Le refroidissement des produits agricoles est un procédé très compliqué ou cours duquel se
déclenchent plusieurs phénomènes. Dans le but de comprendre et de contrôler ces
phénomènes, plusieurs recherches et études ont été établies. Woolrich et al. (1970) [29],
Tressler et al. (1968) [30], N.J. Smale et al. (2006) [31] ont déterminé les règles à respecter
pour la construction des entrepôts frigorifiques. De même plusieurs études sont dirigées pour
optimiser les conditions de refroidissement par optimisation de l’écoulement de l’air. Son H.
Ho et al (2010) [32] ont mené une étude expérimentale afin de déterminer la localisation
optimale de l’unité de refroidissement (évaporateur) dans une chambre froide et d’analyser
son effet sur distribution de la température et de la vitesse de l’air.

Généralement la détermination expérimentale du comportement dynamique et énergétique de


la chambre froide ainsi que la cinétique de refroidissement est difficile à réaliser. Pour cela
plusieurs études théoriques, basées sur des résolutions numériques ont été développées pour
résoudre ce problème. Dans ce qui suit on présente les différents modèles établis.

GHILOUFI Zina 31
Chapitre I : Etude bibliographique

Modélisation simplifiée

Parmi les travaux réalisés pour l’analyse du refroidissement rapide des produits de forme
sphérique et cylindrique, on peut citer ceux de Dincer [33- 35] effectués en adoptant une
solution analytique de l’équation de la chaleur pour déterminer la température au centre du
produit. Ces études qui sont validées expérimentalement mettent en évidence l’influence des
échanges par rayonnement et les phénomènes d’évaporation en surface sur les cinétiques de
refroidissement.

On peut citer aussi les travaux conduits par Alvarez [36-38], sur le refroidissement de
l’ensemble de sphères en gel-PVC polychlorure de vinyle disposées dans des bacs de
diamètre 75 mm comme le montre la Figure I.20.

Figure I.20 : Représentation de la configuration étudiée par Alvarez [36]

En exploitant des modèles aux différences finies et des corrélations de la littérature, l’auteur a
réalisé des études numériques sur le comportement thermique et aérodynamique du flux d’air
entre les caisses d’emballage. Ces études sont validées expérimentalement. Les résultats
obtenus ont montré l’hétérogénéité du refroidissement des produits. A partir de ce modèle,
l’auteur a également établi une méthode de contrôle-commande d’une installation afin de
minimiser la consommation d’énergie. L’idée était d’ajuster la consigne de la température de
l’air de refroidissement afin de réduire le temps de traitement. Une modélisation plus détaillée

GHILOUFI Zina 32
Chapitre I : Etude bibliographique

a ensuite été mise en œuvre afin de prédire l’écoulement turbulent bidimensionnel, et le


coefficient de transfert de chaleur local [39].

Modélisation avancée

Dans ces dernières années et avec le développement des logiciels de simulation numérique, on
trouve plusieurs études utilisant le logiciel CFD basé sur la résolution des équations de
Navier-Stokes par volume finis.
Dans ce contexte, on peut citer les travaux de Martins et al [40] qui ont établi un modèle
adimensionnel 2D pour étudier le refroidissement de deux pommes placées successivement.
La simulation montre qui la chaleur dégagée par la première pomme permet de retarder le
refroidissement de la suivante.
Nahor et al. [41] ont construit un modèle 3D pour prévoir le flux turbulent et pour prédire le
transfert thermique et massique des poires dans une chambre froide.
Xu et Burfoot [42] ont établi un modèle transitoire en 3D pour analyser les transferts de
masse et d’énergie des pommes de terre en vrac assimilées à un milieu poreux. Ce modèle est
validé par des résultats expérimentaux.
Dans toutes les études présentées, les produits sont modélisés comme étant un milieu poreux,
Hoang et al. [43] ont fait une comparaison à l’aide de modèle 3D CFD de deux approches :
l’une considère les palettes de pommes comme un milieu poreux et l’autre les assimile à des
blocs solides comme indiqué sur la Figure I.21. Les résultats obtenus par ces deux approches
sont validés par des valeurs expérimentales issues de littérature. Cette simulation montre qui
l’approche de blocs solides permet de mieux prédire la température de produit.

GHILOUFI Zina 33
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.21 : Palettes de pommes et chambre froide avec blocs solides [43]

Zou et al [44, 45] ont établi un modèle CFD pour l’étude thermique et dynamique des deux
types de conditionnement en vrac et par couche de pommes. Les résultats obtenus sont validés
à l’aide de données expérimentales tirées de la littérature.

Par ailleurs, plusieurs travaux ont été établis dans le but d’optimiser les conditions de
conservation froide. Dans ce contexte on peut citer l’amélioration d’emballage utilisée au
cours de la conservation des produits agricoles. Plusieurs matériaux et modèles sont utilisés
pour l’emballage comme illustré sur la Figure I.22.

Figure I.22 : Matériaux et modèle d’emballages pour différents produits agricoles [46]

GHILOUFI Zina 34
Chapitre I : Etude bibliographique

Thijs Defraeye et al. [47] ont testé l’effet de type d’emballage sur la variation de la cinétique
de refroidissement. Ils ont fait varier la géométrie de caisse d’emballage comme elle est
présentée sur la Figure I.23. Les auteurs ont constaté que le coefficient de transfert thermique
dépend de type de caisse d’emballage. Le type « supervent » donne le plus faible coefficient
de transfert mais dans le même temps, il assure une cinétique de refroidissement uniforme du
produit.

Ecopack

Figure I.23 : Trois formes d’emballage [47]

D’autre part, plusieurs travaux ont été réalisés pour optimiser le refroidissement des produits.
M. A. Delele et al [48] sont testé l’efficacité de l’emballage avec trou de ventilation sur
l’uniformité de la vitesse de l’air et température du produit à l’intérieur de caisse. Ils ont
trouvé que l’aire des trous de ventilation a un grand effet sur le refroidissement. Pour cela ils
ont varié l’aire de ventilation de 1% à 100% comme présenté sur la Figure I. 24. On constate
que le temps de refroidissement s’accélère avec l’augmentation de l’aire de ventilation.

GHILOUFI Zina 35
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure I.24 : Taux moyen de refroidissement en fonction de temps et l’aire de ventilation [48]

De même ils ont trouvé que la forme des trous de ventilation n’a pas d’effet sur le
refroidissement. Dehghannya et al. [49] ont montré, à l’aide d’une modélisation
mathématique validée expérimentalement, que l’hétérogénéité de refroidissement entre les
produits dans la même caisse peut être diminuée en augmentant le nombre des vents d’air
comme le montre la Figure I.25.

Figure I. 25 : Variation de l’hétérogénéité de refroidissement des produits dans caisse avec


variation de nombre d’aire de ventilation [49]

Les auteurs ont conduit des études thermiques et aérodynamiques sur le refroidissement par
convection forcée de sphères en polymère empilées selon trois configurations. Ils ont montré

GHILOUFI Zina 36
Chapitre I : Etude bibliographique

l’intérêt d’augmenter les sections de passage de l’air de refroidissement afin d’obtenir une
distribution plus uniforme ; Ce qui diminue l’indice de l’hétérogénéité.

Larissa et al. [50] ont travaillé sur l’optimisation de l’aire de ventilation de l’emballage pour
une sphère de diamètre 0.8 mm. Ils ont affirmé que 14% de la surface de la caisse, réservés à
l’aire de ventilation, est une valeur optimale pour le taux d’uniformité de refroidissement ainsi
que pour le coût énergétique.

I.6 Conclusion
Dans ce chapitre, les technologies utilisées pour le refroidissement des produits agricoles
destinés au stockage à court et à long termes sont présentées. Par la suite conditions de
stockage ainsi que les propriétés thermo-physiques des produits agricoles les plus
consommées sont données.

Les règles de conception des chambres froides et les techniques d’isolement thermiques des
murs sont indiquées.

Les composants des cycles frigorifiques, utilisés pour les chambres froides, sont présentés
avec leurs modes de fonctionnement.

La production mondiale des dattes ainsi que sont importance pour l’économie du pays est
soulignés.

Les travaux antérieurs développés sur la modélisation de l’écoulement d’air de


refroidissement dans les chambres froides, ainsi que les différents modes d’emballage sont
présentées.

Cette étude bibliographique servira comme base pour le dimensionnement d’une chambre
froide destinée à la conservation d’une quantité d’environ 11 tonnes de dattes et installée
dans le sud Tunisien. Les détails de cette conception ainsi que la détermination du système
frigorifique seront présentés dans le deuxième chapitre.

GHILOUFI Zina 37
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Chapitre II
Dimensionnement d’une chambre froide

GHILOUFI Zina
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Dans ce chapitre, on établit, en première partie, un bilan thermique pour déterminer la


puissance frigorifique nécessaire d’une chambre froide destinée à la conservation d’environ
11 tonnes des dattes et installée au Sud-est de la Tunisie. Dans la deuxième partie, on calcule
les dimensions et l’épaisseur d’isolation thermique nécessaire de la chambre froide. Dans la
troisième partie, on détermine les composants de circuit frigorifique à compression
convenable pour fournir la capacité frigorifique requise.

II.1 Bilans thermiques d’une chambre froide


II.1.1 Charges thermiques à travers les parois
L’environnement présente une charge thermique externe de la chambre froide. La
conservation de fruits et légumes dans les pays chauds est plus couteuse que dans les pays
froids. L’apport thermique à travers les murs est variable. Le plus grand apport se produit à
travers le plafond du fait que sa surface est plus exposée au soleil durant le jour. Ce qui
nécessite une isolation thermique (épaisseur d’isolant) plus importante que les autres murs.
L’apport thermique de chaque mur peut être calculé en utilisant l’équation suivante [51] :

Q p  U  S  ΔT (II.1)

Avec U : Coefficient de transmission thermique surfacique global de mur en W m-2K-1

s : Surface de mur considérée en m2

ΔT : Différence de la température extérieure de mur et la température intérieure de la


paroi en K
Le coefficient de transmission thermique global U est calculé à l’aide d’équation suivante :

1 1 1 (II.2)
U   
Ré total Ré  e  Ré 1 e
 
1
si  s ext
λ hi λ h ext

Avec Ré total : Résistance totale de la paroi en m2 K W-1

Rési : Résistance superficielle interne en m2 K W-1

Résext : Résistance superficielle externe en m2 K W-1

e : Epaisseur de l’isolant en m

GHILOUFI Zina 39
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

λ : Conductivité thermique de l’isolant en W m-1 K-1

hi et hext: Coefficient de transmission par convection en W m-2 K-1

L’apport thermique à travers les murs est fixé pour chaque type de refroidissement
frigorifique ; Pour un refroidissement positif (chambre froide positive T ≥ 0) l’apport
thermique surfacique à travers le mur ne doit pas dépasser 8 W m-2. Pour la congélation (une
chambre froide négative T< 0) cet apport thermique doit rester inferieur à 10W m-2.

II.1 .2 Charge thermique due au renouvellement d’air


Le renouvèlement de l’air de la chambre froide est nécessaire dans le but essentiel est de
changer la composition de l’air due à la respiration des produits agricoles stockés. De plus
cette étape permet de maintenir l’intérieur de la chambre en bon état de fraicheur et éliminer
les odeurs [51]. Le nombre de renouvèlements nécessaires dépend généralement du volume de
la chambre. Plus le volume est petit plus le nombre d’aération est grand. La relation entre le
volume de la chambre et le nombre d’aération par jour est donnée par l’équation suivante
[51] :
70 (II.3)
n
Vch

Suivant la technique d’aération utilisée dans la chambre; naturelle ou bien mécanique, on


détermine l’apport thermique à l’aide de l’une des équations suivantes :
- Ventilation naturelle :

V  n  ΔH
Q  ch (II.4)
RA ve ' '

Avec Vch : Volume de la chambre en m3

n: Nombre de renouvellement d’air par jour

H : Différence d’enthalpie de l’air à l’extérieur et à l’intérieur de la chambre en

kJ kg-1

ve’’ : Volume massique ou spécifique de l’air extérieur entrant dans la chambre en


m3kg-1

- Ventilation mécanique

GHILOUFI Zina 40
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

q  t  ΔH
Q  v (II.5)
RA ve ' '

Avec qv : Débit volumique d’air extérieur entrant dans la chambre en m3s-1.

t : Temps de fonctionnement de la ventilation mécanique en seconde

II.1.3 Charge thermique due aux personnes


Le personnel de contrôle et de manutention induit un apport thermique interne supplémentaire
à la chambre froide. La puissance thermique dégagée par une personne dépend de la
température à l’intérieur de la chambre. La puissance thermique générée par une personne
dans une température de la chambre froide 0°C est égale à 270 W [51]. Cette charge
thermique est déterminée par l’équation suivante :

Qper  n  P  t (II.6)

Avec n : Nombre de personne dans la chambre froide

Ṗ: Puissance totale dégagée par personne en W

t : Temps de présence du personnel en seconde

II.1.4 Charge thermique due à l’éclairage


La charge thermique dégagée par l’éclairage est un apport thermique interne de la chambre
froide, elle peut être calculée en utilisant l’une des équations suivantes [51] :
Qécl  Raécl  splafond  t (II.7)

Q écl n  P  t (II.8)
Ou

Avec Ra écl : Ratio d’éclairement en W m-2

s plafond: Surface de plafond en m2

t : Temps de fonctionnement de l’éclairage en seconde

n : Nombre de sources d’éclairage identiques

Ṗ : Puissance de la source l’éclairage en W

GHILOUFI Zina 41
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

II.1.5 Charge thermique due au dégivrage


Le système de dégivrage de l’évaporateur produit une charge thermique additionnelle à la
chambre. Elle est considérée comme une charge thermique interne à la chambre. Cet apport
thermique est en fonction de la puissance et du temps du procédé de dégivrage [51]. Cette
charge est calculée à l’aide de l’équation suivante :

 t
Q dg  P (II.9)

Avec
Ṗ : Puissance du système de dégivrage en W
t : Temps de fonctionnement du système de dégivrage en seconde

II.1.6 Charge thermique due aux machines ou engins de manutention


Ces machines peuvent être très diversifiées : matériels roulants, étuves, cutters, etc. L’apport
thermique produit par ces machines présente une charge thermique interne de la chambre
[51]. Elle est déterminée à l’aide de la formule suivante :
Q mach  P  t (II.10)

Avec Ṗ : Puissance de la machine en W


t : Temps de fonctionnement en seconde

II.1.7 Charge thermique due aux produits


Cette charge présente la plus grande portion des apports thermiques totaux de la chambre. Les
produits sont introduits à une température ambiante supérieure à la température de la
chambre. Dans le cas de la conservation à une température négative et inférieur à la
température de congélation de produit conservé, la charge thermique se répartit comme suit
[51]:
Qpd  Q1  Qcong  Q2 (II.11)

Q1 est la chaleur dégagée par le produit conservé afin de diminuer sa température de la


température d’entrée jusqu’à la température de congélation. Elle est donnée par :
Q1  m  cp  ΔT (II.12)

Avec m : Masse des denrées en kg

cp: Capacité calorifique des produits avant congélation en kJ.kg-1.K-1

T : Différence entre la température initiale et la température de congélation des

GHILOUFI Zina 42
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

denrées en K

Qcong est la chaleur latente de congélation des denrées, elle est déterminée en utilisant
l’équation suivante :

Qcong  m  Lcong (II.13)

L cong : Chaleur latente de congélation des denrées en kJ kg-1

Q2 est la chaleur dégagée après la congélation de produit conservé, elle est calculée à l’aide de
l’équation suivante :

Q2  m  cpcong  ΔT (II.14)

Avec cpcong : Capacité calorifique des denrées après la congélation en kJ kg-1 k-1

ΔT : Différence entre la température de congélation et la température de conservation


en K.

II.1.8 Charge thermique due à la respiration et à la fermentation des produits


Les produits agricoles maintiennent leur respiration après la récolte. Cette respiration
s’accompagne avec un dégagement thermique. La quantité de chaleur de respiration varie
d’un produit à l’autre [23]. On peut calculer cet apport à l’aide de l’équation suivante :
Qresp  m  cresp (II.15)

Avec m : Masse des produits en kg


cres: Chaleur de respiration du produit avant congélation en kJ kg-1h-1.

La modification physico-chimique des tissus d’un produit après la récolte, sous l'action des
liquides biologiques, est un processus connu en biologie par le terme « fermentation » [23]. Il
provoque un dégagement thermique. Cette quantité de la chaleur dégagée est calculée à l’aide
de l’équation suivante:
Qfer  m  cfer (II.16)

Avec m : Masse des produits en kg


cfer: Chaleur de fermentation du produit avant congélation en kJ kg-1.

GHILOUFI Zina 43
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

II.1.9 Charge thermique due à l’emballage et aux palettes


L’emballage du produit conservé entre dans la chambre à la température ambiante. Il libère
une quantité de chaleur sous forme d’une chaleur sensible déterminée d’après l’équation
suivante :

Qemb  memb  cemb  ΔT (II.17)


Avec m emb : Masse des emballages en kg
cemb : Chaleur massique d’emballage en kJ kg-1K-1
T : Différence de température initiale et finale des emballages en K

II.1.10 Puissance de la chambre froide


Dans la phase de construction de la chambre froide, la puissance frigorifique utile est calculée
sans introduire la chaleur de dégivrage et des machines. Elles sont ajoutées par la suite sous
forme d’une surestimation à la puissance frigorifique calculée [51]. La puissance frigorifique
initiale de la chambre est déterminée à l’aide de l’équation suivante :

 Q tot
P nec  (II. 18)
t
Avec Q tot : Somme totale des apports thermiques de la chambre froide en kJ.
t :Temps de fonctionnement de la machine frigorifique (pour une chambre froide
positive t de 14 à 16h).
On majore la puissance frigorifique obtenue Ṗnec de 5% à 10% pour tenir compte des apports
non calculables.

II.2 Dimension de la chambre


La chambre froide est généralement placée dans un grand entrepôt comme indiqué sur la
Figure II.1. L’entrepôt engendre plusieurs chambres froides de pré-refroidissement et de
stockage à longue durée. Pour l’étude actuelle on considère que l’entrepôt est localisé au sud-
est Tunisien (Gabès). Les conditions environnementales considérées seront celles de cette
région.

Les conditions climatiques de base pour le dimensionnement d’une installation froide dans
cette région sont fournies par l’agence nationale de météorologie [52]. La température de base
et l’humidité relative recommandées pour dimensionner l’installation froide dans la région
de Gabès sont égales à 38°C et 38% respectivement.

GHILOUFI Zina 44
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Notons par ailleurs que la température de base est définie par l’ASHRAE. La méthode de
détermination de cette température est basée sur les courbes des fréquences cumulées des
températures horaires sur toute la période de la saison de refroidissement durant les quinze
années prises en considération.

Chambre de Chambre de Chambre de


refroidissement refroidissement refroidissement
3 2 1

Espace de triage
Extérieur
Entrepôt frigorifique
T=38°C
T=36°C, HR=38%
HR =38%

Chambre de Chambre de Chambre de


Pré- Pré- Pré-
refroidissement refroidissement refroidissement
Figure II.1:T=3°C,
Emplacement
HR=75%
de laT=3°C,
chambre froide dans l’entrepôt.
HR=75%
T=3°C, HR=75%

Figure II.1: Emplacement de la chambre froide dans l’entrepôt

II.2.1 Epaisseur d’isolation


Compte tenu de l’emplacement de la chambre froide dans l’entrepôt, les murs peuvent être
directement exposés au milieu extérieur. Ils seront construits avec double cloison en brique et
une couche de matière isolante pour augmenter leur résistance thermique. La composition des
murs et du plancher de la chambre froide est présentée sur les Figure II.2 et II.3. Les
conductivités thermiques des produits de construction sont données dans les Tableau II.1 et
II.2. Pour les autres murs et le plafond qui sont en contact avec l’environnement interne de
l’entrepôt, ils sont constitués seulement d’une couche isolante avec armature de
renforcement. L’isolation thermique choisie pour la chambre froide est assurée par des
panneaux sandwich de polystyrène expansé largement utilisés dans ce genre d’applications.
Leur conductivité thermique est égale à 0.36 W m-1 K-1.

GHILOUFI Zina 45
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Tableau II.1 : Composition des murs


N° Matériau λ (w-1.m-1 K-1)
Chambre Extérieur Revêtement
froide 1 0.9
ciment
2 Brique 0.68
3 Lame d’air -
4 Pare-vapeur -
5 41 2 3 2 1 5 Isolant 0.36
Figure II.2: Composition du mur
exposé à l’extérieur

Tableau II.2 : Composition du Plancher

N° Matériau λ (w-1.m-1 K-1)


Chambre froide
1 Béton 1.5119
2
Revêtement
4 2 0.9
3 ciment
2
1 3 Pare-vapeur -
Sol
4 Isolant 0.36
Figure II.3: Composition du plancher

Pour calculer l’apport thermique des murs, on utilise la composition de chaque mur pour
déterminer l’épaisseur de l’isolation et le coefficient global de transfert thermique U de
chaque mur à l’aide de l’équation (II.2).
En considérant l’orientation de la chambre froide dans l’entrepôt (murs Sud et Ouest exposés
au milieu extérieur) l’épaisseur de l’isolation thermique prévue pour chaque mur est donnée
dans le Tableau II.3.
Tableau II.3: Epaisseur d’isolation
Murs Epaisseur (m)
Ouest et Sud 0.105
Nord, West et Plafond 0.134
Plancher 0.069

GHILOUFI Zina 46
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

II.2.2 Aménagement et dimensionnement de la chambre froide


Le conditionnement des denrées dans la chambre a une grande influence sur la cinétique de
refroidissement [29]. La quantité des dattes est distribuée dans des caisses plastiques de
dimension 32x31x15 cm. Les caisses sont remplies seulement jusqu’à 11 cm de leur hauteur,
le reste est laissé pour la circulation d’air. Les caisses des produits sont reparties en six
colonnes. Toutes les deux colonnes sont espacées aux autres par une espace de 0.7 m comme
le montre la Figure II.4. Certaines distances doivent également être respectées (la distance
entre le mur et l’évaporateur, la distance entre le mur et les caisses, la distance entre le
plancher et les caisses), ces distances sont nécessaires pour assurer une bonne circulation de
l’air froid [29]. L’aménagement des produits, l’emplacement de l’évaporateur et les corridors
de circulation de l’air sont montrés sur la Figure II.4. L’aménagement intérieur de la chambre
froide permet de fixer ses dimensions internes. Les dimensions longueur, largeur et hauteur
sont égale à 5.6 m, 3.62m et 3.3m respectivement.

2.361 m

0.643 m
1.3m

0.64m 0.62m

0.5m 0.7m 0.7m 0.5m


0.5m

Figure II.4 : Aménagement interne de la chambre froide

En considérant des dimensions de la chambre et en se basant sur les équations des charges
thermiques déjà établies, on détermine la puissance frigorifique nécessaire de la chambre
froide à l’aide de l’équation (II.18).

Les calculs sont effectués pour les valeurs suivantes des températures internes et externes :

- Température externes (saison d’été) : 38°C

GHILOUFI Zina 47
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

- Température à l’intérieur d’entrepôt : 36°C


- Température du produit en fin de refroidissement : 3°C

La durée de fonctionnement de l’évaporateur est prise égale à 16 heures par jours. Les
résultats obtenus montrent que la charge thermique des denrées représente 76% des charges
thermiques totales. La charge thermique induite par les murs représente 19% des apports
totaux. Les 5% qui restent sont dus aux autres sources thermiques. Les différents apports
thermiques sont présentés dans le Tableau II.5. En considérant une surestimation de 15 %, la
puissance frigorifique nécessaire de la chambre est évaluée à environ Ṗnec = 24 kW.

Tableau II.4: Charges thermiques de la chambre

Charges thermiques Ṗ (kW)


Murs 3.86
dattes 15.59
Renouvellement d’air air 0.69
Emballage 0.32
Personne 0.025
Eclairage 0.03
Totale 20.515

II.3 Dimension de circuit frigorifique


En se basant sur la puissance frigorifique nécessaire de la chambre froide, les composants du
circuit frigorifique à compression seront fixés par la détermination de la puissance de chaque
composant. A l’aide des transformations d’un cycle de réfrigération (Figure II.5), on
détermine les puissances échangées au niveau de l’évaporateur, de compresseur, et du
condenseur.

Comme mentionner précédemment, la température du produit à la fin du pré-refroidissement


est de 3 °C. La température de l’air issu de l’évaporateur est d’environ 0 °C.

Le réfrigérant le plus utilisé dans les chambre froide commercialisée dans le marché locale est
le R404A. Ce réfrigérant sera considérant comme fluide de travail le cycle frigorifique
considéré.

En considérant la température de l’air de refroidissement, la température de vaporisation du


cycle est fixée à – 10 °C. Ce qui donne une différence de température de conception pour
l’évaporateur T conp = 13 K comme le montre la Figure II.5.

GHILOUFI Zina 48
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

P Condensation
Sous refroidissement
Désurchauffe

3' 3 2 2'
HP

Température d’air froid

ΔT conp= 13K
BP
4 +36-3062.
Température 1 1'
13°K
vaporisation

H3=H4 H1 H2 H
Surchauffe

Figure II.5: Cycle de réfrigération à compression

Les transformations thermodynamiques engendrées par le fluide frigorifique, au cours d’un


cycle de réfrigération, sont :
1’- 2’ : Compression
2’-2 : Désurchauffe
2-3 : Condensation isotherme
3- 3’ : Sous-refroidissement du fluide frigorifique à la sortie du condenseur
3’- 4 : Détente enthalpique
4– 1 : Evaporation isotherme
1-1’ : Surchauffe du fluide frigorifique à la sortie de l’évaporateur

II.3.1 Evaporateur
L’évaporateur est le composant le plus important du fait qu’il fournit le flux d’air froid
nécessaire au refroidissement du produit et l’élimination des charges thermiques. Il est installé
à l’intérieur de la chambre à une hauteur plus élevée que l’empilement du produit. En
considérant une efficacité de transfert entre le flux d’air et l’environnement interne de la
chambre froide de l’ordre de 90 %, la puissance nécessaire de l’évaporateur est déterminé
comme suit :

P
P évap  nec (II. 19)
ηenv

Ce qui donne une puissance de l’évaporateur de l’ordre de Ṗévap = 27 kW.

GHILOUFI Zina 49
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Le débit d’air nécessaire pour le refroidissement de la chambre est calculé par :

Pnec
 air 
m
ηenv  cpair  ΔTair (II.20)

Ce qui donne un débit d’air nécessaire ṁ air = 0.808 kg s-1

Cette puissance est obtenue en considérant le débit du réfrigérant dans le cycle ainsi que
l’efficacité de l’évaporateur lui-même estimée à 80 %, soit :

 ref  L vap
m
Pévap  (II. 21)
0.8

Avec ṁ ref: Débit massique de fluide frigorifique kg s-1

L vap : Chaleur latente de vaporisation du fluide frigorifique.

Le débit obtenu du réfrigérant est ṁ ref = 0.124 kg s-1

Ces résultats ont permis de choisir l’évaporateur convenable à partir des catalogues des
fournisseurs. L’évaporateur approprié pour cette chambre est un évaporateur cubique
comportant trois ventilateurs axiaux de diamètre d = 0,45 m. Les dimensions globales de cet
évaporateur sont indiquées sur la Figure II.6 [53]. Les caractéristiques de cet évaporateur
sont :

- Débit total d’air : 12300 m3h-1


- Surchauffe : 8 K
- Réfrigérant : R404A
- Vitesse de rotation des ventilateurs : Nvent = 1500 tr/mn

GHILOUFI Zina 50
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

Figure II.6 : Modèle de l’évaporateur choisi.

II.3.2 Compresseur
Le choix de compresseur est basé sur la puissance que doit fournir pour assurer la
compression du fluide frigorigène de la basse pression (BP) à la haute pression (HP). Le
rendement isentropique du compresseur est estimé à 85 %. Ce qui donne :

 ref  ΔHcomp
m
Pcomp  (II. 21)
0.85

Avec H comp : Différence d’enthalpie au niveau du compresseur.

La puissance électrique fournie au compresseur est estimée à 1.1xṖcom.

Les caractéristiques du compresseur utilisé sont présentées en ANNEXE.

II.3.3 Condenseur
La puissance du condenseur est déterminée à l’aide de l’équation II. 22.

Qcond  m
 ref  Lcond (II. 22)

Avec L cond : Chaleur latente de la condensation de R 404A

Le condenseur choisi est de type à air.

Les caractéristiques du condenseur utilisé sont présentées en ANNEXE.

Le détenteur considéré pour le système frigorifique est un détendeur thermostatique.

GHILOUFI Zina 51
Chapitre II : Dimensionnement d’une chambre froide

II.4 Conclusion
Les bilans thermiques externes et internes de la chambre froide sont établis. L’épaisseur de
l’isolation thermique nécessaire de chaque mur est déterminée. L’aménagement du produit à
l’intérieur de la chambre est défini. La puissance de réfrigération requise est calculée en
tenant compte des différentes charges thermiques.

Les puissances des composants du circuit frigorifique sont par la suite déterminées. Ce qui a
permis de choisir les modèles standards disponibles dans le marché local.

Le mode de distribution du flux d’air dans l’espace interne de la chambre froide et le


comportement thermique du produit durant la période de réfrigération, constituent des
paramètres clés pour l’optimisation des conditions de fonctionnement de la chambre et par
suite l’économie d’énergie nécessaire pour le système frigorifique. L’objectif recherché est
d’atteindre une répartition homogène de la température au niveau du produit et de réduire
autant que possible la période de pré-refroidissement.

Une modélisation numérique s’avère alors indispensable pour simuler la distribution de la


vitesse de l’air de refroidissement et de la température dans les différents coins de la chambre.
Ce qui fera l’objet du troisième chapitre.

GHILOUFI Zina 52
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Chapitre III :
Modélisation aérodynamique et thermique d’une
chambre froide

GHILOUFI Zina
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Dans ce chapitre, les équations régissant la dynamique de fluide et le transfert


thermique dans la chambre froide sont établies. Les méthodes de résolution numérique des
équations de Navier stokes sont présentées. La modélisation numérique à l’aide logiciel
« Computational Fluid Dynamics CFD » est décrite. Un modèle CFD 3D est développé pour
étudier le comportement aérodynamique et thermique de la chambre froide durant la phase du
pré-refroidissement. Les résultats relatifs à la distribution d’air de refroidissement et de la
température dans les différentes localisations de la chambre sont présentés et discutés.

III.1 Les équations de Navier stokes


Les équations de Navier stokes sont utilisées pour décrire l’écoulement de l’air froid et le
transfert thermiques dans la chambre froide.

III.1.1 Equation de conservation de masse


C’est l’équation qui exprime la loi de conservation de la masse pour un volume de contrôle
matériel donné. Elle s’exprime sous la forme suivante :
ρ
 div( u )  0 (III.1)
t

Avec ρ : Masse volumique en kg m-3


u : Vecteur de vitesse en m s-1
Dans le cas d’un fluide incompressible, la densité est considérée constante. L’équation de
continuité s’écrit :
ρdiv(u)  0 (III.2)

III.1.2 Equation de mouvement


Le principe de conservation de la quantité de mouvement permet d’établir les relations entre
les différentes caractéristiques du fluide lors de son mouvement. Cette équation s’écrit :
 1 (III.3)
(ρ u))  ρF  grad(P)  μΔu  μgrad(div( u))
t 3

Avec F : Force par unité de volume en N m-3

P : Champ de pression en Pa

μ : Viscosité dynamique en kg m-1 s-1

III.1.3 Equation d’énergie


L’équation de conservation d’énergie est obtenue à partir du premier principe de la
thermodynamique. Ce principe met en relation les différentes formes d’énergie, soit :

GHILOUFI Zina 54
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

 p
(ρ c pT)  ΔT  Pdis  βT  μΦ (III.4)
t T

Avec
 : Variation totale d’énergie (par accumulation et conservation).
(ρ c p T)
i

Δ(λT) : Variation d’énergie par conduction.


Pdis : Puissance volumique dissipée.

βT
p : Variation d’énergie due à la compressibilité.
T

μΦ : Dissipation irréversible due au frottement visqueux.

cP : Capacité calorifique
λ : Conductivité thermique
β : Coefficient de dilatation isobare du fluide.

III.2 Modélisation numérique


La résolution numérique des équations de Navier-stokes se fait par l’utilisation l’une des
méthodes numériques suivantes : la méthode des éléments finis, la méthode des différences
finies et la méthode des volumes finis. La méthode numérique consiste à développer un
système d’équations algébriques non linéaires par discrétisation. Ces équations décrivent les
propriétés discrètes du fluide au niveau des différents nœuds dans le domaine de résolution.
La mécanique des fluides numérisés « Computational Fluid Dynamics CFD » consiste
actuellement un outil puissant pour résoudre les équations de Navier-Stokes en utilisant la
méthode des volumes finis avec des volumes de contrôles quadrilatéraux ou triangulaires
régulières ou un maillage non uniforme selon la complexité de la géométrie. Cette méthode
de résolution se distingue par sa fiabilité quant à la précision des résultats, son adaptation au
problème physique, sa garantie pour la conservation de masse et de quantité de mouvement et
de tout scalaire transportable sur chaque volume de contrôle et dans tout le domaine de calcul.
Ce qui n’est pas le cas pour les autres méthodes numériques.

III.2.1 Méthode des volumes finis


La méthode des volumes finis a été décrite pour la première fois en 1971 par Patankar et
Spalding et elle a été publiée en 1980 par Patankar [54]. Le principe de la méthode des
volumes finis est basé sur la technique de discrétisation. Cette technique consiste à convertir
les équations de conservation aux dérivées partielles en équations algébriques qui peuvent être
résolues numériquement. Le domaine de calcul est divisé en un nombre fini de sous-domaines

GHILOUFI Zina 55
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

élémentaires. Ils sont appelés volume de contrôle. Chacun de ces derniers englobe un nœud
dit nœud principal comme indiqué sur la Figure III.1. La technique des volumes de contrôle
consiste à l’intégration des équations aux dérivées partielles sur chaque volume de contrôle
pour obtenir les équations discrétisées qui conservent toutes les grandeurs physiques sur un
volume de contrôle. Les étapes de résolution par la méthode des volumes finis sont :
- La discrétisation du domaine considéré en volume de contrôle;
- La formulation intégrale des équations différentielles aux dérivées partielles;
- Ecriture des équations algébriques aux nœuds du maillage ;
- Résolution du système algébrique linéaire obtenu.

Figure III.1. Volume de contrôle bidimensionnel

Le volume de contrôle est présenté sur la Figure III.1 pour un nœud principal P. Les points E
et W (Est et Ouest) sont des voisins dans la direction x, tandis que N et S (Nord et Sud) sont
ceux dans la direction y. Le volume de contrôle entourant P est montré par les lignes
discontinues. Les faces de volume de contrôle sont localisées aux points e et w dans la
direction x, n et s dans la direction y.

III.2.2 Maillage
Le maillage est la subdivision du domaine d’étude en grilles longitudinales et transversales
dont l’intersection représente un nœud, où l’on trouve la variable P et les composantes u et v
du vecteur de la vitesse qui se trouve au milieu des segments reliant deux nœuds adjacents. La
discrétisation du domaine est obtenue par un maillage constitué d’un réseau des points

GHILOUFI Zina 56
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

(nœuds). Ainsi, un élément de volume de contrôle est défini autour de chaque nœud. Les
grandeurs scalaires pression et température sont stockées dans le nœud P de maillage (Figure
III. 2), tandis que les grandeurs vectorielles u et v sont stockés aux milieux des segments
reliant les nœuds. L’équation générale de transport est intégrée sur le volume de contrôle
associé aux variables scalaires et les équations de la conservation de quantité de mouvement
sont intégrées sur le volume de contrôle associé aux composantes de vitesse.

Figure III.2: Schéma de maillage

III.2.3 Outils de résolution des équations de Navier Stokes


La modélisation des écoulements en régime turbulent reste un grand défi à relever, malgré les
recherches intensives qui sont établies depuis plus d’un siècle. On distingue trois principaux
axes de simulation :
La simulation numérique directe : DNS « Direct Numerical Simulation ». Elle consiste à
résoudre explicitement toutes les échelles de la turbulence en résolvant numériquement les
équations de Navier-Stokes. Le champ tridimensionnel et instationnaire obtenu décrit de
façon fiable et précise l’agitation turbulente, car aucune modélisation n’est pratiquée.
La simulation des grandes échelles : LES « Large Eddy Simulation ». Elle consiste à
résoudre les équations filtrées de Navier-Stokes. Le champ obtenu est également
tridimensionnel et instationnaire, mais il caractérise uniquement les structures tourbillonnaires
aux grandes échelles. Les petites échelles, qui ont un comportement plus universel, sont
modélisées.
La simulation par la décomposition de Reynolds : RANS « Reynolds-Averaged Navier-
Stokes ». Elle consiste à décomposer les grandeurs instantanées (vitesse, pression,
température, etc.) en une partie moyenne et une partie fluctuante. Cette méthode est
largement utilisée pour les applications industrielles compte tenu de son coût de calcul
relativement faible.

GHILOUFI Zina 57
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

III.2.4 Modélisation numérique de pré-refroidissement


La modélisation numérique en mécanique des fluides est reconnue aujourd’hui comme l’un
des outils incontournables de conception largement utilisée dans l’industrie. Le choix de
l’utilisation de telle méthode numérique va dépendre essentiellement du type et de la
complexité du problème à résoudre : la nature du fluide, le comportement thermodynamique,
la modélisation du milieu et le problème stationnaire ou in stationnaire. Dans cette étude, la
résolution des équations, régissant l’écoulement de l’air et le refroidissement des dattes, est
effectuée par la méthode des volumes finis à l’aide du code de calcul « CFD». L’outil de
résolution des équations de Navier Stokes utilisé est la simulation RANS. L’application de
l’introduction de cette décomposition et l’application de l’opérateur ‘moyenne statistique’ aux
équations instantanées de Navier-Stokes permettent d’obtenir les équations RANS.

Equation RANS de continuité :

 ui
0
x i (III.5)

ui désigne la vitesse de l’air en m s-1

Equation RANS de mouvement :

ui u j p   ui u j   u i' u ij


ρf   μ(  )  ρf
xj x j x j  x j x i  x j
  (III.6)

Le dernier terme de la partie droite de l’équation de mouvement présente la tension de

Reynolds ; il peut être calculé à l’aide de l’équation suivante :

u u j 2
ρ f u i' u 'j  μ t ( i  )  ρ f kδij
x j x i 3 (III.7)

Avec k : Energie cinétique turbulente m2 s-2

µt : Viscosité turbulente en kg m-1 s-1

Equation RANS d’énergie :

Tf T 1 p  λ eff Tf


 ui ( f  ) ( )
t x i ρf cpf x i x i ρf cpf x i
(III.8)

GHILOUFI Zina 58
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

λeff est la conductivité thermique effective. Elle est déterminée à l’aide de l’équation suivante :

cpf μ t
λ eff  λ f 
Prt
(III.9)

Avec λf : Conductivité thermique de fluide en W m-1 K-1

cpf : Capacité calorifique du fluide en kJ kg-1 K-1

Pr : Nombre de Prandlt
III.2.4.1 Géométrie et maillage
III.2.4.1.1 Géométrie
A l’aide de logiciel « CFD design modeler », on construit le modèle géométrique de la
chambre froide. Ce modèle est présenté sur la Figure III.3-a. Les cageots (caisses)
d’emballage utilisés sont assimilés à des blocs solides. Les caisses sont rangées en colonnes
constituées d’un empilement de deux cageots juxtaposés comme le montre la Figure III.3-b.
Les colonnes sont réparties à l’intérieur de la chambre froide en respectant ses dimensions
internes déjà définies dans le chapitre précédent.
1.8m

0.64m 0.62m

(a) (b)
Figure III.3 : Modèle de la chambre froide

III.2.4.1.2 Maillage
A l’aide de logiciel CFD ANSYS Mesher, un maillage non structuré hybride de l’espace
interne de la chambre est établi comme il est présenté par la Figure III. 4. Le domaine de la
chambre est divisé en 16 millions cellules. Une subdivision très finies est également adoptée
au niveau de l’interface air- produit.

GHILOUFI Zina 59
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

a Chambre froide b Plan vertical au ventilateur

Figure III. 4 : Maillage de la chambre froide

III.2.4.2 Algorithme
Plusieurs algorithmes de couplage sont offerts par « CFD ». Pour cette étude l’algorithme de
couplage vitesse-pression utilisé est le Semi-Implicit Method for Pressure-Linked Equations
(SIMPLE), instauré par Patankar et Spalding (1972) [54].
Cet algorithme permet de résoudre les équations de la mécanique de fluide et d’énergétique
selon les étapes présentées sur la Figure III. 5.

GHILOUFI Zina 60
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Figure III. 5: Algorithme « SIMPLE »

III.2.4.3 Convergence
Le critère de convergence de la résolution numérique des équations est calculé par
l’intermédiaire des résidus normalisés comme la somme sur tous les volumes de contrôles.
Pour l’étude numérique du pré-refroidissement des dattes, on a fixé le critère de la
convergence pour le résidu de la vitesse et la pression à 10-3 alors que un résidu inférieur ou
égal à 10-6 pour la résolution de l’équation de l’énergie.

III.2.4.4 Simulation « FLUENT »


FLUENT est un code de calcul utilisé pour modéliser les écoulements des fluides et les
transferts thermiques dans des géométries complexes. Il est écrit en langage de
programmation C++. FLUENT est basé sur la méthode des volumes finis comme procédé de

GHILOUFI Zina 61
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

discrétisation des équations gérant l'écoulement. La modélisation par "FLUENT" passe par les
étapes suivantes :
- Division du domaine en volumes de contrôle discrets en utilisant une grille (maillage) de
calcul.
- Intégration des équations gouvernant les volumes de contrôle individuels, afin de
construire les équations algébriques pour les variables inconnues discrètes dépendantes telles
que les vitesses, les pressions et les températures.
- Linéarisation des équations discrétisées et résolution du système d’équations linéaires
résultant.
Pour tenir compte des effets turbulents, le logiciel de calcul offre la possibilité de choisir un
des modèles de turbulence suivants :
- Le modèle à une équation de Spalart Allmaras;
- Le modèle à deux équations k –ε ;
- Le modèle à deux équations k – ω ;
- Modèle de contrainte de Reynolds (Reynolds stress model).
Le choix entre ces modèles dépend des résultats obtenus par chacun des modèles indiqués, des
conditions aux limites prédéfinies et aussi de la nature de l’écoulement étudié. Delele et al.
[55] ont testés les modèles à deux équations k-ε et k-ω (standard k-ε, RNG k-ε, réalisable k-ε,
standard k-ε et Shear Stress Transport k-ω SST) lors de l’étude de l’écoulement de l’air et le
transfert thermique dans les entrepôts frigorifiques. Ils ont trouvé que le modèle à deux
équations k-ω SST est le plus convenable pour décrire la vitesse de l’air et le transfert
thermique à l’intérieur de la chambre. Ce modèle donne des résultats plus proches aux valeurs
expérimentales. Ceci est dû au fait que ce modèle est une combinaison entre le modèle k-ω et
k-ε. Le modèle k-ω est activé au bord du mur et aux interfaces alors que le modèle k-ε est
activé au cœur de l’écoulement.

III.2.4.5 Paramètres de « FLUENT »


Une fois le chargement de fichier de maillage est effectué sous FLUENT et avant de lancer la
simulation, certains paramètres essentiels doivent être fixés :
Simple ou double précision : pour le mode de calcul « simple précision », les nombres à
virgule flottante sont représentés en utilisant 32 bits alors que pour le mode « double
précision » on utilise la représentation à 64 bits. Ce mode est préconisé pour les
écoulements impliquant des longueurs très importantes, comme dans le cas d’un canal très
long et mince [56].

GHILOUFI Zina 62
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Formulation du solveur : on peut choisir entre plusieurs formulations solveur :


- La formulation « Segregated » ou isolée (implicite) consiste à résoudre, de façon
séquentielle, les équations de continuité, de quantité de mouvement et si nécessaire celle
de l'énergie. C'est-à-dire les résolutions de ces équations sont isolées les unes des autres
(implicite par défaut). Le solveur isolé est classiquement employé pour les écoulements
incompressibles ou modérément compressibles.
- La formulation « Coupled », ou couplée (implicite ou explicite) : Cette option permet
aux équations gouvernantes d'être résolues simultanément ; c'est-à-dire couplées les unes
avec les autres. Initialement, ce mode a été conçu pour les écoulements compressibles à
grandes vitesses. Ceci lui donne un avantage pour le traitement des écoulements
hautement couplés (forte interdépendance entre la densité, l'énergie et les moments) avec
des forces de volume (par exemple forces de rotation). Il faut signaler que le solveur
couplé implicite nécessite presque le double de la mémoire qu'utiliserait le solveur isolé.
En terme de besoins en ressources, le solveur couplé explicite vient au milieu. La
convergence est plus lente que dans le cas de formulation implicite. Ce solveur n'est pas
conseillé que pour les écoulements instationnaires.
Schémas de discrétisation : Sous fluent, les variables stockées au centre de la cellule
doivent êtres interpolées aux faces de volume de contrôle. Il est possible de choisir entre
différents schémas de discrétisation pour les termes convectifs des équations
gouvernantes. Les termes visqueux sont automatiquement discrétisés au second ordre
pour plus de précision. La discrétisation au premier ordre procure une meilleure
convergence, alors que le "Second Order Upwind Scheme" est de rigueur pour les
écoulements non alignés au maillage. Il existe d’autres schémas discrétisation. Le schéma
à loi de puissance "Power Law" est plus précis que le "First Order Upwind Scheme" pour
les écoulements à très bas nombres de Reynolds. Le schéma "QUICK" (Quadratic
Upwind Interpolation for Convective Kinetics) fournit une précision meilleure que le
schéma au second ordre pour les écoulements rotationnels et tourbillonnaires (Swirling)
avec un maillage régulier. Cependant, il n’est pas recommandé pour un maillage
triangulaire. Le schéma "third-order MUSCL" donne plus de précision que les autres
schémas.
Schéma d’interpolation de la pression : Le schéma « Standard » est acceptable pour
des écoulements spécifiques. Le schéma (force de volume pondéré) « Body-Force-
Weighted » est recommandé pour les écoulements impliquant d'importantes forces de
volume. Le schéma « Pressure Staggering Option » PRESTO, est approprié pour les

GHILOUFI Zina 63
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

écoulements hautement tourbillonnaires et à grande vitesse de rotation ou pour les


écoulements dans des domaines fortement courbés. On peut choisir le schéma au "Second
Ordre" qui est utilisé pour les écoulements compressibles et pour améliorer la précision
dans le cas d’écoulements incompressibles. On peut utiliser aussi le schéma linéaire
"Linear" comme alternative dans le cas où les autres options ont des difficultés de
convergence ou génèrent des comportements non physiques.

III.2.4.6 Critères de simulation lors de pré-refroidissement


III.2.4.6.1 Conditions aux limites
Au cours de résolution des équations RANS. Les conditions aux limites doivent être définies.
Les conditions aux limites, pour l’étude aérodynamique et énergétique, effectuée lors du
processus de pré-refroidissement dans une chambre froide, sont montrées sur la Figure III.6.

Entrée
y

Sortie

Murs

x z

Figure III. 6: Conditions aux limites de la chambre froide

L’air froid est évacué par les ventilateurs. L’un des défis rencontré lors de l’étude des
entrepôts frigorifiques, est la modélisation du mouvement des ailettes des ventilateurs. Dans
cette étude, on a décrit le mouvement des ailettes comme une sortie variable de l’air froid du
ventilateur ; qui présente au même temps une entrée de l’air de réfrigération pour l’espace
interne de la chambre. Ceci est défini par la fonction suivante :
Vitesse axiale :

u max
ua  r (III. 10)
R

Avec ua : Vitesse axial en m s-1

u max : Vitesse maximale donnée par le fabriquant en m s-1

GHILOUFI Zina 64
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

R : Rayon du ventilateur en m

Vitesse tangentiel :

u t  cs  r  Ω (III. 11)

Avec ut : Vitesse tangentiel en m s-1

Ω : Vitesse angulaire du ventilateur en rad s-1

cs : Coefficient « swirling »
Pour une entrée variable, FLUENT dispose d’une option permettant de compiler des
fonctions au modèle établi. Cette fonction doit être formulée avec le logiciel C++. C’est ce
qu’on a utilisé pour définir le profil de l’air à la sortie de l’évaporateur.
Par ailleurs, la résolution de l’équation RANS de l’énergie nécessite les données suivantes :
- Température de l’air froid : 0°C
- Température de stockage des dattes : 3°C
- Température initiale des dattes : 36°C
Au cours de la résolution numérique on utilise les propriétés thermo-physiques des dattes et
de l’air qui sont présentées dans le Tableau III. 2.

Tableau III.1 : Propriétés thermo-physiques des dattes et de l’air [23]

Propriétés Masse Viscosité Capacité Conductivité


volumique calorifique thermique
(Kg m-1s-1)
thermo-physiques -3
(kg m ) (J kg-1K-1) (W m-1K-1)

Air 1.293 1.72 10-5 1004 24.07 10-3

Datte 1320 - 2310 0.337

III.2.4.6.2 Simulation numérique


La simulation numérique est effectuée avec le code de calcul CFD « FLUENT 16 ». Le
modèle des équations RANS est utilisé pour l’étude aérodynamique et énergétique de la
chambre froide compte tenu de sa bonne adaptation pour ce genre d’applications. Ce modèle
est combiné avec le modèle de turbulence k-ω SST. Le schéma de discrétisation utilisé
est« second-order ». L’algorithme de couplage vitesse – pression utilisé est l’algorithme
« SIMPLE ».

GHILOUFI Zina 65
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

La modélisation se fait en deux étapes. La première étape consiste à résoudre les équations de
continuité et de mouvement pour déterminer le régime d’écoulement. Une fois le régime
d’écoulement est établi, on résout l’équation de l’énergie pour chaque caisse dans le but de
déterminer numériquement le coefficient du transfert thermique par convection. Cette
méthode est dite « Convective Heat Transfer Coefficient CHTC » ; elle a été définie par
Krokida et al (2002) [57], Kondjoyan (2006) [58] et Datta 2007 a, b [59, 60]. Cette méthode
consiste à fixer la température de la caisse étudiée à la température chaude (36°C) et la
température de la chambre et les autres caisses à la température froide (3°C). Ceci présente
une grande performance pour la détermination du flux thermique surfacique normal à la caisse
du produit stocké qui conduit au coefficient du transfert. Cette méthode a été utilisée et
validée expérimentalement dans plusieurs travaux [47, 61].
Le coefficient de transfert thermique par convection peut être calculé en fonction du flux
thermique surfacique, transféré normalement à la caisse, à l’aide de l’équation suivante :

Qsurf
h (III.12)
ΔT

Avec h : Coefficient de transfert thermique par convection en W m-2 K-1

ΔT : Différence entre la température de la chambre et celle du produit en K.

La chaleur dégagée par respiration n’est pas considérée au cours de la modélisation du pré-
refroidissement. Le phénomène de transfert par convection est le phénomène de transfert
thermique le plus important au cours de pré-refroidissement. La quantité de la chaleur libérée
par respiration et transpiration est pratiquement négligeable devant celle libérée par
convection [62, 63].

Le transfert de matière n’influe pas sur le transfert thermique. Il est aussi négligeable durant la
période pré-refroidissement. Soulignons que Nahor et al. ont constaté, durant leurs études sur
la conservation du poire, que la perte de masse moyenne après 38 jours de stockage ne
représente qu’environ 1.89 ±12% de la masse initiale [41].

III.3 Résultats de simulation


III.3.1 Validation de modèle « vérification numérique »
Pour vérifier l’adéquation du modèle numérique établi à l’aide de code FLUENT, on a adopté
la méthode dite de « vérification numérique ». Cette méthode consiste à établir un modèle

GHILOUFI Zina 66
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

numérique et à comparer ses résultats avec un autre modèle validé expérimentalement pour
des investigations conduites dans des conditions semblables.
Pour cela on a considéré les résultats d’une étude numérique développée par Hoang et al. [43].
Ces auteurs ont conduit une analyse numérique sur la distribution de la vitesse et de la
température de l’air dans une chambre froide destinée à la conservation d’environ 2.5 tonnes
de pommes et de dimensions de cette chambre sont L x ł x h = 3.4 x 3.4 x 2.5 m. Dans cette
chambre, quatre palettes (A, B, C et D) sont utilisées pour le rangement des produits. Sur
chaque palette sont empilées 64 caisses de pommes comme le montre la Figure III. 7. La
chambre est occupée d’un évaporateur comportant deux ventilateurs axiaux de diamètre
0.3 m.

Figure III.7 : Dimensions de la chambre froide étudiée par Hoang et al. [43]
La simulation est établie avec les mêmes conditions aux limites indiquées dans le Tableau
III.3. Les composantes de la vitesse de l’air, à la sortie de l’évaporateur, est décrite par une
fonction définie par Hoang et al. [43]. Seule la condition aux limites de la température de l’air
à la sortie de l’évaporateur n’est pas la même pour la modélisation actuelle et celle établie par
Hoang et al. [43]. En effet les auteurs ont déterminé la température de l’air issu du ventilateur
avec une fonction spécifique. Alors que pour l’étude actuelle, cette température considérée
pour la validation du modèle, est prise constante égale à 2°C.

GHILOUFI Zina 67
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Tableau III.2 : Conditions aux limites de la chambre froide considérée pour la validation du
modèle

Modèle de Hoang et al. [43] Modèle Actuel


u max u max
ua  r ua  r
R R
ut = cs r Ω ut = cs r Ω
T sortie gauche du ventilateur =2.2+ (-5 - 2.2) e (-t/τ) T sortie du ventilateur = 2°C
T sortie droite du ventilateur = 3.2+ (-5.5 - 2.2) e (-t/τ) Température initiale de pommes : 20°C
Température initiale de pommes : 20°C Température de conservation des pommes : 4°C
Température de conservation des pommes: 4°C

III.3.1.1 Validation aérodynamique


Dans la première partie de validation, on a déterminé le profil de l’air dans la chambre par la
résolution des équations de continuité et de mouvement. Les résultats obtenus sont présentés
les Figure III.8 a et b.

Hoang et al. [43] Notre Modèle


Figure III.8-a : Profil de vitesses dans plan horizontal (z = 0.92 m)

GHILOUFI Zina 68
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Hoang et al. [43] Notre Modèle


Figure III.8-b : Profil de vitesses dans plan vertical (y = 1.86 m)

On constate que profil de vitesses obtenu avec le modèle actuel est pratiquement semblable
que celui établi par le modèle de Hoang et al. [43] déjà validé expérimentalement.

III.3.1.2 Validation thermique


Pour compléter la validation du modèle établi, on a déterminé l’évolution de température des
produits durant la période de refroidissement. Quatre points sont considérés dans un plan
vertical passant par le milieu d’une colonne de produits comme le montre la Figure III.9.

B4

Figure III. 9 : Localisation des points pour la validation thermique

Les courbes présentées sur la Figure III.10 illustrent la cinétique de refroidissement dans les
différents points mentionnés définie par le modèle actuel et par le modèle de Hoang et al [44].

GHILOUFI Zina 69
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Hong et al Hong et al
B1 actual
B2 actual
20 20
18 18
16 16

Temperature (°C)
Temperature(°C)

14 14
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
0 0
0 10 20 30 0 10 20 30
Time(h) Time(h)

Hong et al Hong et al
B3 actual B4 actual
20
20
18
18
16 16
Temperature(°C)
Temperature(°C)

14 14
12 12
10 10
8 8
6 6
4
4
2
2 0
0
0 10 20 30
0 10 20 30
Time(h)
Time(h)

Figure III.10 : Variation de la température au niveau des différents points dans la chambre

On constate que l’écart entre les deux modèles varie entre 3 et 5 %. Ce faible décalage peut
être expliqué par le fait que la température de l’air à la sortie des ventilateurs n’est pas définie
de la même façon pour les deux modèles comme déjà mentionné.

Tous ces résultats confirment la validité de notre modèle pour l’analyse aérodynamique et
énergétique du comportement de la chambre lors de pré-refroidissement.

III.3.2 Analyse aérodynamique et thermique de la chambre de refroidissement

Dans ce qui suit, on analysera le comportement dynamique et thermique de la chambre froide


remplie avec environ 11 tonnes de dattes. Les dimensions de la chambre ainsi que les
caractéristiques de l’évaporateur sont celles mentionnées dans le chapitre précédent (voir
II.2).

GHILOUFI Zina 70
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

III.3.2.1 Distribution air


L’un de défit de ce travail est la modélisation de l’effet tourbillon à la sortie des ventilateurs.
Cet effet est décrit, dans la simulation, par le coefficient de Swirling (Cs). Le profil de l’air à
la sortie des ventilateurs est présenté par la Figure III.11. La magnitude de la vitesse est
variable, elle est maximale à l’extrémité (7.5 m s-1) et nulle au centre au niveau de l’axe de
rotation du ventilateur.

m s-1

Figure III. 11 : Profil des vitesses de l’air à la sortie des ventilateurs


Pour mieux décrire la répartition d’air froid à l’intérieur de la chambre, on a déterminé le
profil et la magnitude de la vitesse de l’air dans un plan normal à l’axe du ventilateur entre
deux colonnes des cageots comme illustré sur la Figure III.12. Le jet d’air sort du ventilateur
avec une grande vitesse de 2 à 7.5 ms-1. Il parcourt le milieu de la chambre jusqu’au mur du
fond en face de l’évaporateur. En contact de ce mur l’air rebrousse son chemin pour revenir
vers l’évaporateur. A son retour, l’air, se répartit à travers les caisses du produit pour le
refroidir.
Par ailleurs on constate l’existence de zone de recirculation d’air au niveau desquelles
apparaissent des tourbillons (Zone 1). Alors que la plus part du flux d’air revient directement
vers l’évaporateur pour se refroidir de nouveau (Zone 2). Une autre partie de flux est
entrainée par le mouvement des ventilateurs (Zone 3).

GHILOUFI Zina 71
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

m s-1
Zone 3 Zone 1

Zone 2

1
Figure III. 12 : Profil de vitesses dans un plan entre les rangées
Le profil de l’air entre les caisses du produit est présenté sur la Figure III.13. La vitesse de
l’air entre les caisses est très faible (inférieure à 0.1 m s-1) ; ce qui va retarder le processus de
refroidissement du produit. Le coefficient de transfert par convection est proportionnel à la
vitesse de l’air et la surface de contact (air-produit). Wakao et Kaguei (1982) [64] proposent
la corrélation suivante pour déterminer ce coefficient de transfert.
hD
Nu   2  1.1Re0.6Pr1/3 (III.11)
λf

La Figure III.13 montre la répartition de l’air froid au niveau des caisses du produit. L’air
parcourt le milieu de la chambre froide jusqu’au fond. Des zones de recirculation d’air
apparaissent au-dessus des rangées les plus hautes des cageots. Ces zones permettent
d’augmenter le temps de séjours de l’air froid à l’interface caisses-produit. Le flux thermique
échangé entre l’air et le produit dans ces endroits devient plus important. Ce qui permet
d’accélérer le refroidissement.

m s-1

Zone de circulation d’air

Figure III. 13: Profil de vitesses dans plan au milieu des rangées

GHILOUFI Zina 72
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

III.3.2.2 Variation de température


Pour analyser le comportement thermique la chambre lors de refroidissement, la variation de
la température du produit (dattes) au cours de la période de pré-refroidissement est étudiée
dans différents plans comme le montre la Figure III. 14. Trois plans verticaux sont considérés
à l’intérieur de la chambre : plan 1 situé à gauche de l’espace refroidi (X = 0.23 m), plan 2
situé au milieu de la chambre (X = 1.7 m) et plan 3 situé à droite (X = 3.33 m) de la chambre.

Plan 2 Plan 3
Plan 1

Figure III.14: Positions des trois plans d’étude

La répartition de la température de l’air, au niveau des trois plans, est représentée sur la
Figure III.15. On constate qu’après quatre heures de ventilation d’air froid, la distribution de
température de l’air reste hétérogène. En effet la température du produit demeure supérieure à
celle de stockage. Le plan 1 présente une distribution de la température de l’air plus
homogène que les deux autres plans 2 et 3.
Par ailleurs, la température de l’air est minimale (température de stockage 3°C) à arrière des
rangées, et elle est maximale (16°C) près des ventilateurs. Cette répartition de la température
est liée au profil d’air. L’air froid soufflé par ventilateurs arrive direct à l’arrière des rangées
avec une température égale à environ 0°C. Puis il est distribué entre rangées des dattes au
fond de la chambre pour les refroidir. A son passage à travers les caisses, l’air gagne une
quantité de chaleur qui permet d’élever progressivement sa température, jusqu’à atteindre une
valeur maximale T max vers l’avant de la chambre. La répartition de la température de l’air la
plus hétérogène est remarquée au milieu de la chambre (plan 2).
En générale, le produit reste chaud, dans les trois plans considérés. La température des dattes
au fond de la chambre atteint 14°C dans les trois plans (zone froide). Cette zone présente le
premier contact entre l’air froid (T=0°C) et les produits chauds.

GHILOUFI Zina 73
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

D’autre part une hétérogénéité de la distribution de la température du produit est remarquée


dans les plans. Dans le plan 1, toute la quantité du produit est refroidie à température
inférieure à 26°C. Dans le plan 3 la température de la quantité la plus importante du produit
devient inférieure à 28 °C. Le refroidissement le plus long est localisé au milieu de la
chambre (plan 2) pour lequel a température moyenne du produit reste supérieure à 30°C.

Zone Zone
Plan 1 froide Plan 2 froide

Plan 3 Zone froide


Figure III. 15 : Répartition de la température du produit après 3 heures de refroidissement

L’hétérogénéité de refroidissement est également détectée pour la même caisse de dattes


comme le montre la Figure III.16. En effet la température des dattes proches du contact
directe avec l’air froid localisées atteint environ 28°C. Alors que la température du produit
situé au milieu de la caisse reste supérieure à 32°C.
Cette variation de la cinétique de refroidissement est due au fait que les dattes situé en haut
de la caisse sont en contact direct avec l’air. Par contre dans les autres zones le produit est
refroidit par la conduction produits-emballage et la conduction entre les dattes elles même.
Les caisses avec une grande aire de ventilation donneront donc une meilleure homogénéité de
refroidissement.

GHILOUFI Zina 74
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Figure III.16 : Hétérogénéité de refroidissement pour une caisse

Après 25 heures du refroidissement, l’hétérogénéité de refroidissement persiste encore mais


avec des degrés plus faibles comme le montre la Figure III.17. Au niveau des deux plans (1
et 3) la répartition de la température est plus homogène et pratiquement égale à celle de
conservation des dattes (3 °C). La température moyenne de l’air circulant au milieu de la
chambre (plan 2) reste supérieure à la température de stockage (7°C).
En général les produits localisés dans le plan 1 sont mieux refroidis que les produits localisés
au niveau des autres plans. Une température finale moyenne inférieure à 7 °C est obtenue
dans la totalité de l’espace refroidi. Ce qui est proche de la température de conservation
désirée.
On peut noter que la quantité de 10.8 tonnes de dattes nécessite une durée de pré-
refroidissement supérieure à 25 heures pour diminuer sa température de 36 à 3°C.

Plan 1 Plan 2

Plan 3
Figure III. 17 : Distribution de la température dans les trois plans après 25 heures de
refroidissement

GHILOUFI Zina 75
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

III.3.2.3 Taux de refroidissement


Pour analyser de plus près l’hétérogénéité de refroidissement du produit dans la chambre, on
est étudié la variation de la cinétique du refroidissement des caisses dans différents points
distribués sur les trois plans 1, 2 et 3.
La cinétique du refroidissement peut être étudiée par la détermination du taux du
refroidissement Y défini par l’équation suivante :

T  TS (III. 19)
Y
Ti  Ts

Avec Y : Taux du refroidissement

T: Température actuelle de produit en K

Ti : Température initiale de produit en K

Ts : Température finale de conservation de produit en K

Le taux de refroidissement renseigne sur la cinétique de diminution de la température du


produit au cours de la période de préservation. Il n’est pas constant et il est
exponentiellement décroissant au cours de temps. Certains facteurs influent sur la cinétique du
refroidissement tels que les propriétés thermo-physiques du produit conservé, la différence
entre température de conservation et température environnementale, la distribution de l’air et
le type d’emballage.
Dans ce qui suit, on analyse la cinétique du refroidissement dans six différentes positions
choisies dans la chambre. Les positions sélectionnées sont présentées par les points P1 à P6
distribués sur le trois plans Plan1, Plan2 et Plan 3. Sur la Figure III.18 on montre les
variations du taux de refroidissement, durant la période de pré-refroidissement, au niveau des
quatre points (P1, P2, P3 et P4) localisés sur le Plan1. On constate que les taux de
refroidissement du produit stocké dans la dernière colonne en haut (P3) et en bas (P2)
diminuent rapidement au cours de la période de pré-refroidissement. On atteint le « demi-
refroidissement » pour un taux de refroidissement Y=0.5 après 5 heures et 7 heures
respectivement. La température du « sept-huitième du refroidissement », caractérisé par Y =
0.125, est atteinte après 10heures et 15 heures respectivement. Par contre le produit stocké en
bas de la première colonne P1, la moitié de sa chaleur sensible est libérée après 7 heures de
refroidissement. De même plus de 20 heures de refroidissement sont nécessaires pour
atteindre le « set-huitième de refroidissement ».

GHILOUFI Zina 76
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

La diminution la plus lente du taux de refroidissement est constatée pour les produits stockés
au milieu des colonnes des cageots (Point P4). En effet pour cette localisation plus de 25
heures sont nécessaires pour atteindre un taux de refroidissement Y = 0.125.

Plan1

* P3

P1 * * P2
P4
P1 P2
11 1

0,8
0.8 0,8
0.8

0.6
0,6 0.6
0,6
Y
Y

0,4
0.4 0.4
0,4

0,2
0.2 0.2
0,2
Y = 0.125 Y = 0.125
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Temps (h) Temps (h)

P3 P4
11 11

0,8
0.8 0,8
0.8

0,6
0.6 0.6
0,6
Y

0,4
0.4 0.4
0,4

0,2
0.2 0.2
0,2
Y = 0.125 Y = 0.125
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Temps (h) Temps (h)

Figure III. 18 : Taux de refroidissement des produits dans différentes positions du plan 1

GHILOUFI Zina 77
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Les mêmes constatations sont obtenues pour les produits stockés dans les dernières colonnes
des caisses placées dans les deux plans (Plan2 et Plan3). Ceci est expliqué par le fait que ces
colonnes sont directement exposées au retour flux d’air froid après son contact avec le mur
du fond de la chambre où sa vitesse est élevée comme c’est illustré sur la Figure III.13.

Par ailleurs pour les produits stockés au milieu des colonnes des cageots dans les plans
(Plan2 et Plan3), le refroidissement est très lent comme le montre les Figures III.19 et 20. En
effet au niveau des points (P5, Plan 2) et (P6, Plan 3) le taux de refroidissement diminue
lentement. Le demi-refroidissement (Y=0.5) est atteint après 8 heures. De même il faut plus
de 25 heures de refroidissement pour abaisser la température jusqu’à 10°C pour les produits
stockés au niveau du point P5 (Plan2) et jusqu’à 7 °C pour les produits stockés au niveau du
point P6 (Plan3).

P5
11
Plan2
0,8
0.8
0,6
0.6
Y

0,4
0.4

0,2
0.2 Y = 0.125
*
0
0 5 10 15 20 25
Temps (h)
P5
Figure III. 19 : Taux de refroidissement au milieu du Plan 2

Plan3
P6
11

0,8
0.8
0,6
0.6
Y

0,4
0.4

* 0,2
0.2 Y = 0.125
0
0 5 10 15 20 25
Temps (h)
P6
Figure III.20 : Taux de refroidissement au milieu du Plan 3

GHILOUFI Zina 78
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

D’autre part, comme nous l’avons souligné, la cinétique de refroidissement n’est pas
homogène à l’intérieur de la même caisse remplie de dattes. En effet c’est le produit au milieu
qui se refroidie le plus lentement. Pour cela on déterminé le taux de refroidissement Yc au
milieu de chaque caisse. Pour une rangée totale des cageots, le taux de refroidissement moyen
Ymoy est défini comme le moyenne des valeurs obtenues pour chaque caisse, soit :

n
Ymoy   Yc (III. 20)
i

n est le nombre des caisses dans une rangée.

La Figure III. 21 montre l’évolution du taux de refroidissement moyen au cours du temps


pour les trois rangées des produits (voir Figure III.14).

11
1 ère 1er rangée
rangée
2 ème2rangée
éme rangée
0,8 3 ème rangée
0.8 3 éme rangée

0.6
0,6
Ymoy = 0.5
Ymoy

0,4
0.4

0,2
0.2
Ymoy = 0.125

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Time (h)

Figure III. 21 : Taux de refroidissement moyen en fonction de temps

On constate que pour les deux rangées extrêmes (à droite et à gauche) le refroidissement
s’effectue plus rapidement que pour la rangée du milieu. En effet pour les deux premières
rangées le demi-temps de refroidissement (Y=0.5) est atteint après environ 13 h. Alors que
pour la rangée du milieu il est atteint après 15 h.

De même le sept-huitième de refroidissement (Y=0.125) est atteint après presque 28 heures


pour les deux rangées d’extrémité et après 37 h pour la rangée du milieu.

GHILOUFI Zina 79
Chapitre III : Modélisation aérodynamique et thermique d’une chambre froide

Par ailleurs on constate que le décalage entre les courbes de refroidissement au niveau des
rangées augmente dans la deuxième partie de la période de pré-refroidissement pour atteindre
environ 66%.

III.4 Conclusion
Une modélisation numérique de la chambre froide est établie selon la méthode des volumes
finis. Une simulation du comportement thermique et aérodynamique de la chambre froide est
effectuée en utilisant le code de calcul CFD. Pour cela les équations de Navier Stokes sont
établies et résolues. Les profils des vitesses de l’air de refroidissement dans l’espace refroidie
sont définis. La répartition de la température de l’air et du produit est analysée.
Les résultats obtenus montrent que le pré-refroidissement n’est pas homogène à l’intérieur de
la chambre froide. Les produits stockés au fond de la chambre subissent le refroidissement le
plus rapide suivis par les produits stockés dans les premières colonnes des cageots. Le
refroidissement le plus lent est constaté pour les produits stockés dans la rangée du milieu.
Cette hétérogénéité de distribution de température et de la vitesse de l’air à l’intérieur de la
chambre froide influe sensiblement sur la période de pré-refroidissement et par conséquent
sur le coût énergétique nécessaire pour faire fonctionner le système de réfrigération.

Quelles solutions faut-il entreprendre pour homogénéiser le refroidissement des produits


stockés et réduire le coût de fonctionnement ? Ce qui fera l’objet du quatrième chapitre.

GHILOUFI Zina 80
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Chapitre IV :

Optimisation thermo-énergétique d’une chambre


froide

GHILOUFI Zina
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Dans ce chapitre, des nouvelles configurations de la conception de la chambre froide,


sont proposées afin d’optimiser les conditions de préservation de dattes. En première partie on
présente une simulation des conditions de pré-refroidissement pour une chambre comportant
un seul déflecteur d’air de refroidissement. En deuxième partie, on présente les résultats d’une
simulation des conditions de refroidissement en considérant une chambre froide avec trois
déflecteurs avec différentes géométries. Ces déflecteurs sont placés dans différentes positions
dans la chambre a fin de trouver la position optimale de cette nouvelle configuration de
déflecteurs. Une comparaison énergétique et économique est établie pour définir la
configuration et l’emplacement optimal des déflecteurs. Dans troisième partie, on présente
une simulation numérique effectuée pour déterminer l’aire de ventilation maximale de
l’emballage.

IV.1 Optimisation aérodynamique et énergétique de la chambre


Les résultats obtenus dans le chapitre précédent ont montré que le pré-refroidissement génère
un comportement thermique hétérogène de la chambre froide. En effet la distribution de la
température et la cinétique de refroidissement présentent un retard au milieu de la chambre
et entre les colonnes en avant et en arrière d’une même rangée. Dans cette partie on va
optimiser la répartition de l’air froid en vue de réduire cette hétérogénéité. L’optimisation
désirée est établie par l’ajout de déflecteur d’air dans le parcourt du flux de refroidissement à
l’intérieur de la chambre pour répartir l’air froid d’une façon plus uniforme entre les produits.

Les déflecteurs d’air sont placés parallèlement à l’évaporateur dans la partie haute de
l’espace interne de la chambre. Plusieurs géométries et positions sont testées afin de définir la
configuration optimale.

IV.1.1 Refroidissement dans une chambre avec un seul déflecteur


IV.1.1.1 Emplacement de déflecteur
Un seul déflecteur cubique est ajouté parallèlement à l’évaporateur comme il est présenté sur
la Figure IV.1. Deux emplacements de ce déflecteur sont testés : en avant de la chambre à
L=1.3 m au milieu de la chambre à L=1.9 m. Une simulation est effectuée pour analyser
l’effet du déflecteur sur le comportement aérodynamique et thermique de la chambre froide.

GHILOUFI Zina 82
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Chambre avec deflecteur à L=1.3 m Chambre avec deflecteur à L=1.9 m


Figure IV.1 : Chambre avec un seul déflecteur placé dans deux positions

IV.1.1.2 Distribution d’air


Pour l’ancienne géométrie de la chambre froide, le débit d’air évacué par l’évaporateur,
parcourt la chambre jusqu’à la fin, sans contact avec les produits chauds. Le premier contact
de l’air froid avec les produits se fait au retour de l’air (voir Figure III.11). Cette distribution
non uniforme de l’air froid influe sur le refroidissement des colonnes des cageots. En effet les
produits situés dans la zone arrière de la chambre se refroidissent plus rapidement que dans
les autres zones.

La distribution de l’air de refroidissement dans une chambre avec un déflecteur est


représentée sur la Figure IV.2. On constate que le déflecteur a permis de diviser l’air froid en
deux flux : le premier flux est dirigé entre les colonnes vers le bas avant de déflecteur. Le
deuxième flux continue son parcourt droit au-dessus du déflecteur pour atteindre le mur du
fond puis changer de direction. Cette nouvelle configuration a permis d’augmenter la vitesse
de l’air. En effet au-dessus des caisses la vitesse de l’air atteint 3 m s-1. Alors que pour une
chambre normale sans déflecteur, la vitesse de l’air était plus faible comme le montre la
Figure IV.2-a.

On remarque, pour les deux chambres avec déflecteur, une augmentation nette de la vitesse
de l’air dans le sens horizontal. Alors qu’une légère élévation est observée dans le sens
vertical entre les caisses.

GHILOUFI Zina 83
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

m s-1

a Vecteur vitesse dans la chambre sans optimisation


L = 1.3
L = 1.9
m
m
m s-1

b Chambre avec déflecteur à L=1.3m c Chambre avec déflecteur à Z=1.9m


Figure IV.2 : Distribution de l’air dans des chambres sans et avec un seul déflecteur cubique

Dans la chambre avec déflecteur situé au milieu, la vitesse de l’air froid augmente entre les
caisses des colonnes au milieu. Elle devient supèrieur à 1.1m s-1. Elle augmente également à
l’interface avec toutes les caisses en haut de la rangée. ce qui n’est pas le cas dans la chambre
avec deflecteur placé plus en avant.

IV.1.1.3 Distribution de la température


Sur les Figures IV.3-a et b, on présente la répartition de la température de chambre après 25
heures de refroidissement et pour deux emplacements du déflecteur. Dans les deux chambres
on obtient une distribution totalement différente que celle constaté pour la chambre froide
normale sans déflecteur.
Pour la chambre avec déflecteur placé en avant, la répartition de la température d’air dans les
trois plans déjà mentionnés (Figure III.13), est montrée sur la Figure IV.3-a. La majorité des
produits situés dans la première rangée (plan 1) atteint une température de 5°C qui proche à
celle désirée. La distribution de la température des produits dans la rangée du milieu prouve
que la nouvelle configuration a permis d’accélérer le processus de refroidissement. En effet la
température de tous les produits a diminué jusqu’à atteint une température moyenne d’environ
GHILOUFI Zina 84
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

10°C. Par contre hétérogénéité persiste au niveau des produits situés dans la troisième rangée
(Plan 3). Les produits en avant et en arrière sont refroidis jusqu’à environ 8°C ; alors que les
produits au milieu de la rangée (Zone chaude), leur température moyenne reste à environ
16°C. 1.3 m

Plan 1 Plan 2

Zone
chaude
T >16°C

Plan 3
Figure IV.3-a : Distribution de la température dans une chambre avec un déflecteur cubique
à L=1.3 m
1.9 m

Plan1 Plan 2

Plan 3
Figure IV.3-b : Distribution de la température dans une chambre avec un déflecteur cubique à
L=1.9 m

Par ailleurs la distribution de la température, pour un déflecteur placé à L=1.9m de


l’évaporateur, est différente que celle obtenu pour un déflecteur placé à L=1.3 m. comme le
montre la Figure IV.3-b. Pour un déflecteur éloigné de l’évaporateur, la cinétique de
refroidissement dans les deux plans (plan 1 et plan 2) est presque la même. Les produits sont

GHILOUFI Zina 85
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

refroidis à une température moyenne entre 10 et 12 °C. Le refroidissement plus rapide est
détecté au niveau de la troisième rangée (plan 3) pour laquelle la majorité des produits est
refroidie jusqu’à 6°C à l’exception de quelques caisses qui restent relativement chaudes à une
température moyenne supérieur à 12°C.

Les Figures IV.3-a et b montrent que l’intégration d’un déflecteur permet d’améliorer la
distribution de température à l’intérieur de la chambre. De même l’emplacement du déflecteur
par rapport à l’évaporateur influe sur la cinétique de refroidissement. La chambre froide avec
un déflecteur cubique placé à L= 1.9 m par rapport à l’évaporateur présente un meilleur
comportement thermique.

IV.1.2 Refroidissement dans une chambre avec trois déflecteurs


IV. 1.2.1 Optimisation de la géométrie de déflecteur
Pour cette partie deux géométries des déflecteurs sont testées : Pour la première géométrie on
considère trois déflecteurs cubiques disposés en parallèles devant l’évaporateur comme
l’illustre la Figure IV.4-a. Pour la deuxième géométrie on considère trois déflecteurs avec une
géométrie spécifique : deux déflecteurs de même géométrie à profil lissé placés à droite et à
gauche et un déflecteur cubique placé au milieu comme le montre la Figure IV.4-b.

1.68 m
0.75 m

0.45 m

a Chambre froide avec trois déflecteurs cubiques

GHILOUFI Zina 86
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

0.75 m
0.45 m

1.1 m

b Chambre froide avec trois deflecteurs de géometrie spécifique

Figure IV. 4 : Chambres avec différentes géométries des déflecteurs

L’utilisation de trois déflecteurs a permis d’obtenir une répartition de température plus


uniforme que celle obtenue avec un seul déflecteur cubique. La nouvelle distribution de
température obtenue avec les trois déflecteurs cubiques est présentée sur la Figure VI.5-a. Au
niveau des trois plans les produits sont refroidis à une température inférieure à 8°C à
l’exception de quelques caisses qui restent relativement chaudes à une température supérieure
à 12°C.
Bien que le refroidissement devienne plus homogène dans toute la chambre froide, les
conditions de stockage ne sont pas atteintes.

a Chambre avec trois déflecteurs cubiques

GHILOUFI Zina 87
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

b Chambre avec trois déflecteurs aérodynamique


Figure IV.5 : Répartition de température après 25 heures de refroidissement

Une meilleure distribution de température dans les trois plans est obtenue avec les déflecteurs
à géométrie spécifique, pour lesquels la température moyenne de la chambre atteint 7°C.

Ces résultats montrent que les déflecteurs avec une géométrie spécifique à profil lissé
permettent d’obtenir un refroidissement plus uniforme avec un temps de pré-refroidissement
plus court. Pour cela ce type de déflecteur sera utilisé dans les parties suivantes afin de
déterminer leur emplacement le plus adéquat.

IV.1.2.2 Optimisation de l’emplacement des déflecteurs


Les trois déflecteurs considérés y compris celui du milieu, sont avec des profils lissés comme
le montre la Figure IV.6.

Figure IV.6 : Trois déflecteurs avec profils lissés

GHILOUFI Zina 88
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Les déflecteurs sont placés à différentes distances par rapport à l’évaporateur.


Comme on a constaté que la variation de l’emplacement de déflecteur affecte la distribution
de température, on va tester plusieurs positions afin de définir l’emplacement optimal des
trois déflecteurs. Trois localisations distantes de l’évaporateur sont considérées : à L = 1.16m,
à L= 2 m et à L= 3.07 m comme indiqué sur la Figure IV.7.

L = 1.16 m

Chambre avec déflecteurs à L= 1.16 m


L=2m

Chambre avec déflecteurs à L= 2 m

GHILOUFI Zina 89
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

L= 3.07 m
Chambre avec déflecteurs à L= 3.07 m

Figure IV.7: Emplacement des trois déflecteurs dans la chambre froide

IV.1.2.3 Distribution de l’air


La distribution de l’air dans les trois chambres est présentée sur la Figure IV.8. Sous l’effet
des déflecteurs, l’écoulement devient plus tourbillon (présence de plusieurs zones de
recirculations d’air). Pour la chambre avec déflecteur placé le plus proche de l’évaporateur, la
magnitude de vitesse augmente et devient supérieure à 1 m s-1 seulement au niveau des caisses
situées en bas de l’empilement. Par contre la vitesse de l’air entre le reste des caisses reste
inférieure à 0.5 m s-1.

GHILOUFI Zina 90
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Chambre avec déflecteurs à L= 1.16 m Chambre avec déflecteurs à L= 2 m

Chambre avec déflecteurs à L= 3.07 m

Figure IV. 8: Distribution de l’air froid à l’intérieur de la chambre avec trois déflecteurs
placés dans trois différentes positions

La distribution de l’air froid dans la chambre avec des déflecteurs placés le plus loin de
l’évaporateur est différente à celle déjà obtenue pour la chambre avec déflecteurs en avant. La
vitesse de l’air supérieure à 1 m s-1 est localisée entre quelques caisses au milieu de la rangée.
Une légère augmentation de la vitesse est détectée entre les caisses situées en bas.

La bonne distribution de la vitesse de l’air est obtenue pour la chambre avec des déflecteurs
placés au milieu. La vitesse de l’air froid entre les colonnes devient supérieure à 1.2 m s-1. La
vitesse entre les deux dernières colonnes reste inférieure à 0.83m s-1.

IV.1.2.4 Distribution de la température


Après la comparaison des profils de l’air à l’intérieur des trois chambres. On analyse dans ce
qui suit l’effet des nouvelles distributions de l’air sur répartition de la température du produit
durant la période de refroidissement.

Les distributions de température dans les trois chambres avec déflecteurs et après 25 heures
de refroidissement, sont présentées sur les Figures IV.9, IV.10 et IV.11.

Pour la première chambre avec les déflecteurs les plus proches de l’évaporateur, la diminution
de la température des produits n’est pas homogène comme le montre la Figure IV.9. Pour les

GHILOUFI Zina 91
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

caisses placées au niveau des plans (plan 1, plan 2) la température de la plus part du produit
est refroidie jusqu’à atteindre environ 7°C. Le produit libère le sept-huitième de sa quantité de
chaleur sensible pour devenir très proche de la température de stockage. Mais pour les caisses
situées au niveau du plan 3 la température des colonnes au milieu, reste supérieure à 10°C.
Pour quelques caisses la température demeure supérieure à 16°C.

Plan 1 Plan 2

Plan 3
Figure IV.9 : Répartition de température dans trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 1.16 m

La distribution de température du produit obtenue dans la chambre avec des déflecteurs placés
au milieu est représentée sur la Figure IV.10. Le refroidissement est plus uniforme. Au niveau
des trois rangées (plan 1, plan 2 et plan 3) les caisses de produit sont refroidies jusqu’à une
température inférieure à 7°C.

Plan 1 Plan 2

Plan 3
Figure IV.10 : Répartition de température dans les trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 2 m

GHILOUFI Zina 92
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

La répartition de température dans la chambre avec des déflecteurs placés plus en arrière est
représentée sur la Figure IV.11. On constate que la température des produits reste hétérogène.
Au niveau de chaque plan, on a une distribution de température différente à l’autre. Le produit
de première rangée (plan 1) atteint une température moyenne inférieure à 9°C. Alors qu’au
niveau du plan 3 la température du produit reste légèrement supérieure à 10°C. Pour les deux
rangées on atteint le sept-huitième de refroidissement. Le refroidissement le plus long est
observé au milieu de la chambre (plan 2) où la température moyenne du produit reste
supérieure à 11°C.

Plan 1 Plan 2

Plan 3
Figure IV.11 : Répartition de température dans trois plans à l’intérieur de la chambre avec
déflecteurs à L= 3.07 m

IV.2 Comparaison thermo-économique du refroidissement dans les chambres


avec les deux géométries des déflecteurs
D’après les résultats obtenus, deux configurations des déflecteurs conduisent à une
distribution optimale de la température dans l’espace refroidie de la chambre : les déflecteurs
cubiques placés à L=1.9 m et les trois déflecteurs aérodynamiques placés à L= 2 m. Dans
cette partie, on va établir une comparaison des impacts économique et énergétique du procédé
de pré-refroidissement entre les deux chambres avec les différents types de déflecteurs.

IV.2.1 Comparaison thermique


Afin d’analyser l’efficacité des deux géométries de déflecteurs, on a déterminé le taux de
refroidissement moyen Ymoy (voir chapitre III) au niveau de chaque rangée dans les deux
chambres comme le montrent sur les Figures. IV.12 a et b.

GHILOUFI Zina 93
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

11
1 ère 1er
rangée
rangée
2 ème2éme rangée
rangée
0,8
0.8 3 ème3éme rangée
rangée

0,6
0.6
Ymoy
Ymoy = 0.5

0,4
0.4

0,2
0.2
Ymoy = 0.125

0
0 10 20 30 40 50
Temps (h)

a Chambre froide avec un déflecteur cubique

11
1 ère1er
rangée
rangée
2 ème2éme
rangée
rangée
0.8 3 ème3éme
rangée
rangée
0,8
Ymoy

0,6
0.6
Ymoy = 0.5

0.4
0,4

0,2
0.2
Ymoy = 0.125

0
0 10 20 30 40
Temps(h)

b Chambre froide avec trois déflecteurs à profils lissés

Figure IV. 12 : Taux de refroidissement moyen

A partir de la courbe d’évolution du taux de refroidissement moyen du produit dans la


chambre avec seul déflecteur cubique (Figure IV.12-a), on peut constater l’hétérogénéité de
refroidissement de produit au niveau de trois rangées. La première rangée présente le
refroidissement le plus lent. Le produit dans cette rangée atteint le demi-temps de
refroidissement après 15 heures. Alors que ce niveau de refroidissement est atteint après 8

GHILOUFI Zina 94
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

heures et 13 heures dans la troisième et la deuxième rangée respectivement. La période


convenable du pré-refroidissement est déterminée par l’obtention d’un taux de
refroidissement Y = 0.125. En considérant la courbe du taux de refroidissement au niveau de
la première rangée qui présente un retard par rapport aux deux autres rangées, on constate que
cette période est égale à environ 31 heures. Le déflecteur cubique permet de réduire la période
de pré-réfrigération de 6 heures en se référant à une chambre normale sans déflecteur (voir
Figure .III 20).

Pour la chambre avec trois déflecteurs à profil lissés, les courbes de taux de refroidissement
au niveau des trois rangées sont confondues. Les produits se refroidissent avec la même
cinétique dans toute la chambre. Ce qui confirme l’efficacité de cette configuration des
déflecteurs pour assurer une répartition uniforme de l’air de refroidissement dans l’espace de
la chambre. Le produit au niveau des trois rangées atteint le 7/8 de refroidissement après 25
heures. La période de pré- refroidissement diminue d’environ 10 heures par rapport à une
chambre normale. Après cette période le produit libère la plus grande partie de sa chaleur et
peut être déplacé vers une autre chambre froide destinée à la conservation à long terme.

Tous ces résultats montrent que la chambre froide équipée de trois déflecteurs de géométrie
aérodynamique spécifique permet de garantir des conditions optimales de pré-refroidissement
des dattes.

IV.2.2 Comparaison économique


A l’aide de la courbe de taux moyen de refroidissement (Ymoy) dans les trois chambres
froides : une chambre normale, une chambre avec un seul déflecteur cubique et une chambre
avec trois déflecteurs aérodynamiques, on détermine le temps nécessaire de pré-
refroidissement des dattes au cours duquel la température de produit diminue de 36°C à 7°C.
Le tableau IV .1 montre le besoin énergétique nécessaire de fonctionnement de circuit
frigorifique à compression pour produire la quantité de froid nécessaire à cette réfrigération.

Tableau IV.1 : Consommation électrique relative au pré-refroidissement

Heures de fonctionnement de kW heures


Configuration cycles frigorifique Consommées

Chambre normale 37 189

GHILOUFI Zina 95
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Chambre avec un seul 33 180


déflecteur cubique
Chambre froide avec trois 25 137
déflecteurs aérodynamiques

A partir de ces besoins énergétiques relatifs au procédé de pré-réfrigération dans chaque


chambre et en se basant sur le prix d’un kWh fixé par « STEG » (0.3 Dinars/ kWh), on peut
calculer le coût de refroidissement des dattes pour chaque configuration de la chambre froide.

Sur l’histogramme Figure IV.13 on montre les coûts d’extraction de 1 kW de chaleur à partir
des produits stockés dans les différentes chambres. Ce coût est d’environ 20 Dinars pour une
chambre froide normale. Alors qu’il est d’environ 8 dinars seulement pour une chambre
froide avec trois déflecteurs de profils aérodynamiques.

La conception proposée pour une chambre froide avec trois déflecteurs de géométries
spécifiques permet de diminuer sensiblement le coût de refroidissement d’environ 58% par
rapport à une chambre normale. Ce qui représente un gain économique important.

25
Cout de de refroidissement

20
DT/kW

15

10

0
chambre sans chambre avec chambre avec
optimisation deflecteur cubique deflecteur
aérodynamique

Figure IV.13 : Coût d’un kW de refroidissement pour les trois configurations de la chambre
froide

IV.3 Matériaux de construction de déflecteur


Les matériaux utilisées pour construire les déflecteurs doit être de faible conductivité
thermique pour que l’air ne perte pas une partie de sa capacité de réfrigération au contact des

GHILOUFI Zina 96
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

déflecteurs. De même la fabrication des déflecteurs doit être la moins chère possible pour ne
pas ajouter des coûts supplémentaires à la construction de la chambre froide. La matière
plastique peut être un bon choix pour construire les déflecteurs. Elle n’est pas chère et
n’absorbe pas d’humidité et peut être facilement installée sans charges supplémentaires.

IV.4 Dimensionnement d’un système PV pour l’alimentation en énergie


électrique de la chambre froide
Dans cette partie on s’intéressera au dimensionnement d’une plateforme photovoltaïque
permettant de fournir la puissance électrique nécessaire pour l’alimentation de la chambre
froide durant la période de pré-refroidissement.

Vue l’importance du gisement solaire dans la région prospectée (Sud de la Tunisie), on se


propose de réduire autant que possible la consommation énergétique de la chambre froide. Ce
qui aura un effet très bénéfique pour les dépenses des agriculteurs qui désirent installer des
chambres froides tout près des champs d’exploitation.

Le potentiel solaire de la région sera présenté, le dimensionnement de l’installation


photovoltaïque sera établi.

V.4.1 Besoin en énergie électrique d’une chambre froide


La phase la plus couteuse énergétiquement est le pré-refroidissement, pour laquelle le produit
est introduit dans la chambre à une température ambiante d’environ 38°C. Durant cette
période, la température du produit doit être réduite jusqu’à les conditions de conservation. Le
cycle frigorifique doit fonctionner en continue durant cette période. Ce qui engendre une
consommation importante de l’énergie électrique. Pour une chambre froide avec trois
déflecteurs aérodynamiques, le besoin en énergie électrique durant la période de pré-
refroidissement s’élève à environ 138 kWh.

Durant la période de la conservation à longue durée qui suit la période de pré-refroidissement,


le besoin en énergie électrique devient plus faible et s’élève à environ 90 kWh j-1.

L’intégration d’une installation photovoltaïque PV permettra de réduire considérablement ces


dépenses énergétiques.

Pour déterminer les caractéristiques de l’installation PV destinée à alimenter la chambre


froide on utilise la méthode dite simplifiée, permettant de calculer la puissance crête par la
formule suivante :

GHILOUFI Zina 97
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

E
kWcr 
IS  PR
(IV. 1)

Avec E : besoin électrique en kWh j-1

IS: irradiation solaire journalière kWh j-1

PR : performance du panneau photovoltaïque

Les calculs effectués pour les deux périodes de pré-refroidissement et de refroidissement à


longue durée ont permis de déterminer les puissances crêtes nécessaires comme mentionner
dans le tableau IV.2

Tableau IV.2: Puissance crête pour les deux périodes de stockage de datte

Chambre froide Puissance crête nécessaire (kWcr)


Pré-refroidissement 35
Refroidissement longue durée 22

Le pré-refroidissement est une courte période, il persiste seulement durant les premiers jours
(maximum 3 jours) après la récolte. C’est la puissance électrique nécessaire pour alimenter
une chambre froide durant la période de refroidissement à longue durée qui sera utilisée pour
dimensionner l’installation photovoltaïque.

La technologie du système raccordée au réseau est la mieux adaptée pour la production de


besoin électrique de la chambre froide. L’excès de production durant la journée et le manque
d’énergie électrique durant la nuit seront attribués à la STEG.

Le dimensionnement de l’installation PV est basé sur l’ensoleillement disponible et la


performance des panneaux durant la saison d’hiver vue que les dattes sont des fruits
saisonniers et leur récolte coïncide avec la fin de la saison d’autonome et le début de l’hiver.

IV.4.2 Nombre de panneau solaire


Le nombre de panneau photovoltaïque nécessaire sera déterminé en fonction de la tension de
sortie demandée et de l’irradiation reçue. Le nombre de cellules photovoltaïques d’une station
PV est déterminé à l’aide de la puissance spécifique du type de la cellule photovoltaïque
utilisée. La relation entre la puissance crête de l’installation et le nombre de modules est
donnée par la formule suivante :

GHILOUFI Zina 98
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

KWcr  Ppan  n pan (IV. 2)

Avec Ṗpan : Puissance crête de panneau photovoltaïque en kWcr

n pan : Nombre de panneau photovoltaïque

A partir de la puissance crête de la période de refroidissement trouvée (Tableau IV.2) et aussi


l’équation (IV.2), on détermine le nombre des panneaux photovoltaïques nécessaires. Le
panneau photovoltaïque utilisé pour ce dimensionnement est de panneau poly cristallin d’une
puissance crête égale à 0.245 kWcr.

Une chambre froide durant la période de refroidissement nécessite 89 panneaux


photovoltaïques. Ils ont incliné à un angle optimal défini pour la ville de Gabes [64]. Il est
égal à 33°.

IV.4.3 Rendement d’installation PV


En considérant les irradiations saisonnières et la performance de l’installation photovoltaïque
installée à la ville de Gabès. La production d’électricité saisonnière de l’installation PV déjà
dimensionnée est représentée sur le diagramme Figure IV.14.

kWh
125

100

75
excès
50 besoin

25

0
automne hiver printemps été

Figure IV.14 : Production électrique de l’installation PV

La production maximale de l’installation est obtenue durant la saison du printemps. Cette


saison est caractérisée par une irradiation maximale de 8 kWh/m2 durant la journée. Elle est
caractérisée aussi par une performance maximale égale à 81%. L’excès de production
électrique journalier de l’installation PV au cours de cette saison est égal à 40 kWh.

GHILOUFI Zina 99
Chapitre IV : Optimisation thermo-énergétique d’une chambre froide

Au cours de la période de pré-refroidissement (saison d’hiver), la production électrique de


l’installation PV est minimale et égale à 90 kWh. Le besoin en énergie électrique de la
chambre froide sera complété par le réseau public de la STEG.

Le calcul ainsi effectué montre que l’installation PV produit un important excès d’électricité
durant trois saisons de l’année. Cette quantité d’énergie électrique sera injectée dans le réseau
public. Par conséquent l’installation PV constitue une source de gain économique.

IV.5 Conclusion
Des chambres froides avec différentes formes et configurations de déflecteurs d’air sont
étudiées numériquement. Une simulation du comportement thermique et cinétique de ces
chambres est conduite en considérant plusieurs formes de déflecteurs d’air placés dans trois
localisations par rapport à l’évaporateur. L’objectif recherché est d’obtenir un refroidissement
rapide et uniforme des produits stockés.

Une conception des déflecteurs avec des profils aérodynamiques a permis d’obtenir la
répartition la plus uniforme de l’air de réfrigération et la période de refroidissement la plus
courte. L’effet de cette configuration sur le taux et le coût de pré-refroidissement est analysé.

Dans le but de réduire les dépenses énergétiques relatives à l’alimentation de la chambre


froide, une installation photovoltaïque est conçue et dimensionnée permettant de fournir
l’énergie électrique nécessaire durant la période de pré-refroidissement et celle de
conservation à longue durée. Cette installation PV est raccordée au réseau de la STEG pour
mieux gérer les excès et les manques d’énergie.

GHILOUFI Zina 100


Conclusion Générale et Perspectives

CONCLUSION GENERALE ET
PERSPECTIVES

GHILOUFI Zina
Conclusion Générale et Perspectives

Conclusion générale et Perspectives

L’étude menée dans le cadre de cette thèse porte sur l’optimisation des conditions de
fonctionnement d’une chambre froide destinée à la préservation d’environ 11 tonnes de dattes
sous les conditions environnementales du sud Tunisien. L’objectif principal de cette étude et
de définir les conditions optimales conduisant aux meilleures performances de la chambre
froide et au minimum coût énergétique.

Pour bien comprendre les solutions adoptées pour la préservation des produits agricoles, une
étude bibliographique est conduite sur les techniques de conservation par le froid ainsi que sur
les caractéristiques technologiques des systèmes de réfrigération à compression de vapeur
généralement utilisés pour les chambres froides. Cette étude bibliographie est également
complétée par des visites des entrepôts de froid installés dans la région de Gabès et destinés à
la conservation des produits agricoles à moyennes et longues durées.

Les travaux antérieurs effectués sur la modélisation thermique et dynamique des chambres
froides sont rappelés.

Les charges thermiques internes et externes pouvant existé dans les chambres froides sont
énumérées. Un bilan thermique global est établi au niveau de l’espace interne d’une chambre
froide. Ce qui a permis de dimensionner une chambre froide destinée au pré-refroidissement
d’environ 11 tonnes de dattes à partir des conditions de la récolte jusqu’à les conditions de
stockage. Les dimensions internes et externes de cette chambre sont définies. Les matériaux
de construction des parois ainsi que les matériaux d’isolation thermique sont choisis. Les
caractéristiques techniques du système de réfrigération permettant de fournir la capacité
frigorifique requise sont calculées. Les composants standards de ce système sont choisis
d’après les catalogues des constructeurs.

Une modélisation numériquement de la chambre froide dimensionnée est par la suite établie à
l’aide du logiciel « Fluent » dans le but de prédire la distribution de la vitesse et de la
température de l’air dans l’espace refroidi de la chambre.

Les premiers résultats ont montré une grande hétérogénéité de refroidissement et une
réparation non uniforme de la température du produit stocké dans les différentes zones de la
chambre froide.

GHILOUFI Zina 102


Conclusion Générale et Perspectives

Pour cela des modifications sont apportées à l’espace interne de la chambre froide par
l’intégration des déflecteurs d’air. Plusieurs géométries et localisations de ces déflecteurs sont
testées et modélisées à l’aide du logiciel Fluent. La solution optimale conduisant aux
meilleures performances thermique et énergétique de la chambre froide est obtenue avec
l’intégration de trois déflecteurs de géométries spécifiques avec des profils aérodynamiques.
Cette solution a permis d’obtenir une répartition uniforme de la vitesse et de la température de
l’air de refroidissement dans les différentes zones de la chambre. Ce qui a conduit à des taux
de refroidissement homogènes et à une diminution significative de la période de
refroidissement et par conséquent à un gain énergétique non négligeable. Les déflecteurs d’air
proposés sont de fabrication et d’installation facile ; ce qui n’engendre pas des charges
supplémentaires pour les coûts d’investissement et de fonctionnement de la chambre froide.

Dans le but de réduire d’avantage les dépenses énergétiques requises pour le fonctionnement
de la chambre froide, on a procédé à la conception et au dimensionnement d’une installation
photovoltaïque permettant de fournir l’énergie électrique nécessaire pour le fonctionnement
du système de réfrigération. Cette installation sera connectée au réseau national de la STEG
pour mieux gérer les excès et les manques de la production de l’électricité.

Les résultats obtenus dans le cadre de cette étude serviront comme base pour mieux
entreprendre la conception des chambres froides et réduire la facture relative aux dépenses
énergétiques.

Des améliorations pourront être apportées sur la modélisation de la géométrie des caisses
d’emballage et l’aménagement des produits à l’intérieur de la chambre. Ce qui fera l’objet de
nos futures investigations. Par ailleurs une étude expérimentale s’avère indispensable pour
mieux valoriser les résultats obtenus numériquement. Ce qui nécessitera l’acquisition et
l’installation d’une chambre froide pilote sur laquelle seront conduites les différentes mesures.

GHILOUFI Zina 103


ANNEXE

ANNEXE

Compresseur

Figure 1 : Compresseur DLE-20X

Tableau 1. Les caractéristiques de compresseur

Réfrigérant R-134a - R-404A

Puissance frigorifique 1140 | 2750W

EWL : 240V / 3 / 50 Hz couplage et


Type moteur 400V / 3 / 50 Hz couplage Y

Technologie de compresseur Semi-hermétique à piston

Plage d'application - 20°C à +12.5°C | -40°C à +12.5°C

Nombre de cylindres 2

Tension 400 / 3 / 50

Volume balayé 9.9 m3/h

Intensité maximale 5.7A

Dimensions
(longueur x largeur x hauteur) 470 x 330 x 385mm

Poids 84kg

GHILOUFI Zina 104


ANNEXE

Condenseur à air

Figure 2 : condenseur à air WA 04P (1500/1000 r. p. m)

Tableau 2 : Les caractéristiques du condenseur

Réfrigérant R-404A

Puissance DT1 =15K


18.6 kW

Débit d’air 6940 m3/h

Type moteur 400V / 3 / 50 Hz couplage ∆

Nombre = 1
Ventilateur
Φ = 500 mm

Surface 26 m2

Tension 400V / 3 / 50

Intensité maximale 1.05 A

Poids 40 kg

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