Résumé des lectures au Lycée Carriat
Résumé des lectures au Lycée Carriat
Classe : 1ère 5
Situation(s) particulière(s) :
Une élève a obtenu un aménagement de la liste des textes ainsi ramenés à 17.
Trois élèves de la classe bénéficient d’un tiers temps.
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RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère 5
Situation(s) particulière(s) :
2
RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère5
Situation(s) particulière(s) :
3
RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère5
Situation(s) particulière(s) :
4
RECAPITULATIF DES LECTURES CHOISIES PAR LES ELEVES DE LA CLASSE POUR L’ENTRETIEN
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RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère 7
Situation(s) particulière(s) :
Une élève a obtenu un aménagement de la liste des textes ainsi ramenés à 17.
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Explication linéaire
Arrias
Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c’est un homme universel, et il se donne
pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On
parle à la table d’un grand d’une cour du Nord : il prend la parole, et l’ôte à ceux qui allaient
dire ce qu’ils en savent ; il s’oriente dans cette région lointaine comme s’il en était
originaire ; il discourt des mœurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses
coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le
premier jusqu’à éclater. Quelqu’un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu’il
dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire
contre l’interrupteur : « Je n’avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d’original : je
l’ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis
quelques jours, que je connais familièrement, que j’ai fort interrogé, et qui ne m’a caché
aucune circonstance. » Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu’il ne l’avait
commencée, lorsque l’un des conviés lui dit : « C’est Sethon à qui vous parlez, lui-même, et
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Pamphile
Pamphile ne s'entretient pas avec les gens qu'il rencontre dans les salles ou dans les cours : si l'on
en croit sa gravité et l'élévation de sa voix, il les reçoit, leur donne audience, les congédie ; il a des
termes tout à la fois civils et hautains, une honnêteté impérieuse et qu'il emploie sans
discernement ; il a une fausse grandeur qui l'abaisse, et qui embarrasse fort ceux qui sont ses amis,
et qui ne veulent pas le mépriser.
Un Pamphile est plein de lui-même, ne se perd pas de vue, ne sort point de l'idée de sa grandeur,
de ses alliances, de sa charge, de sa dignité ; il ramasse, pour ainsi dire, toutes ses pièces, s'en
enveloppe pour se faire valoir ; il dit : Mon ordre, mon cordon bleu ; il l'étale ou il le cache par
ostentation. Un Pamphile en un mot veut être grand, il croit l'être ; il ne l'est pas, il est d'après un
grand. Si quelquefois il sourit à un homme du dernier ordre, à un homme d'esprit, il choisit son
temps si juste, qu'il n'est jamais pris sur le fait : aussi la rougeur lui monterait-elle au visage s'il était
malheureusement surpris dans la moindre familiarité avec quelqu'un qui n'est ni opulent, ni puissant,
ni ami d'un ministre, ni son allié, ni son domestique. Il est sévère et inexorable à qui n'a point encore
fait sa fortune. Il vous aperçoit un jour dans une galerie, et il vous fuit ; et le lendemain, s'il vous
trouve en un endroit moins public, ou s'il est public, en la compagnie d'un grand, il prend courage, il
vient à vous, et il vous dit : Vous ne faisiez pas hier semblant de nous voir. Tantôt il vous quitte
brusquement pour joindre un seigneur ou un premier commis ; et tantôt s'il les trouve avec vous en
conversation, il vous coupe et vous les enlève. Vous l'abordez une autre fois, et il ne s'arrête pas ; il
se fait suivre, vous parle si haut que c'est une scène pour ceux qui passent. Aussi les Pamphiles sont-
ils toujours comme sur un théâtre : gens nourris dans le faux, et qui ne haïssent rien tant que d'être
naturels ; vrais personnages de comédie, des Floridors, des Mondoris.
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Lecture analytique : Les Animaux malades de la peste
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Les moins pardonnables offenses :
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit : " J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. "
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
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Lecture linéaire
La Cour d’Henri II
Madame de La Fayette
L’ambition et la galanterie étaient l’âme de cette cour, et occupaient également les hommes
et les femmes. Il y avait tant d’intérêts et tant de cabales différentes et les dames y avaient tant de
part que l’amour était toujours mêlé aux affaires et les affaires à l’amour. Personne n’était tranquille
ni indifférent, on songeait à s’élever, à plaire, à servir ou à nuire, on ne connaissait ni l’ennui, ni
l’oisiveté et on était toujours occupé des plaisirs ou des intrigues. Les dames avaient des
attachements particuliers pour la reine, pour la reine dauphine, pour la reine de Navarre, pour
Madame sœur du roi, ou pour la duchesse de Valentinois. Les inclinations, les raisons de la
bienséance ou le rapport d’humeur faisaient ces différents attachements. Celles qui avaient passé la
première jeunesse et qui faisaient profession d’une vertu austère, étaient attachées à la reine. Celles
qui étaient plus jeunes, et qui cherchaient la joie et la galanterie faisaient leur cour à la reine
dauphine. La reine de Navarre avait ses favorites : elle était jeune, et elle avait du pouvoir sur le roi
son mari ; il était joint au connétable, et avait par-là beaucoup de crédit. Madame, sœur du roi,
conservait encore de la beauté, et attirait plusieurs dames auprès d’elle. La Duchesse de Valentinois
avait toutes celles qu’elle daignait regarder ; mais peu de femmes lui étaient agréables ; excepté
quelques-unes qui avaient sa familiarité et sa confiance, et dont l’humeur avait du rapport avec la
sienne, elle n’en recevait chez elle que les jours où elle prenait plaisir à avoir une cour comme celle
de la reine.
Toutes ses différentes cabales avaient de l’émulation et de l’envie les unes contre les autres ;
les dames qui les composaient avaient aussi de la jalousie entre elles, ou par la faveur, ou pour les
amants ; les intérêts de grandeur et d’élévation se trouvaient souvent joints à ces autres intérêts
moins importants, mais qui n’étaient pas moins sensibles. Ainsi il y avait une sorte d’agitation sans
désordre dans cette cour, qui la rendait très agréable, mais aussi très dangereuse pour une jeune
personne.
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RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère 5
Situation(s) particulière(s) :
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Explication linéaire
La Rencontre
J'avais marqué le temps de mon départ d'Amiens. Hélas ! que ne le marquais-je un jour plus tôt !
j'aurais porté chez mon père toute mon innocence. La veille même de celui que je devais quitter
cette ville, étant à me promener avec mon ami, qui s'appelait Tiberge, nous vîmes arriver le coche
d'Arras, et nous le suivîmes jusqu'à l'hôtellerie où ces voitures descendent. Nous n'avions pas d'autre
motif que la curiosité. Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une,
fort jeune, qui s'arrêta seule dans la cour, pendant qu'un homme d'un âge avancé, qui paraissait lui
servir de conducteur, s'empressait pour faire tirer son équipage des paniers. Elle me parut si
charmante que moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un
peu d'attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai
enflammé tout d'un coup jusqu'au transport. J'avais le défaut d'être excessivement timide et facile à
déconcerter ; mais loin d'être arrêté alors par cette faiblesse, je m'avançai vers la maîtresse de mon
cœur. Quoiqu'elle fût encore moins âgée que moi, elle reçut mes politesses sans paraître
embarrassée. Je lui demandai ce qui l'amenait à Amiens et si elle y avait quelques personnes de
connaissance. Elle me répondit ingénument qu'elle y était envoyée par ses parents pour être
religieuse. L'amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu'il était dans mon cœur, que je
regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs. Je lui parlai d'une manière qui lui fit
comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C'était malgré elle qu'on
l'envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir, qui s'était déjà déclaré et qui
a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens.
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Explication linéaire
La Lettre de Manon
Enfin, n'étant plus le maître de mon inquiétude, je me promenai à grands pas dans nos
appartements. J'aperçus, dans celui de Manon, une lettre cachetée qui était sur sa table. L'adresse
était à moi, et l'écriture de sa main. Je l'ouvris avec un frisson mortel ; elle était dans ces termes :
Je te jure, mon cher Chevalier, que tu es l'idole de mon cœur, et qu'il n'y a que toi au monde que je
puisse aimer de la façon dont je t'aime ; mais ne vois-tu pas, ma pauvre chère âme, que, dans l'état
où nous sommes réduits, c'est une sotte vertu que la fidélité ? Crois-tu qu'on puisse être bien tendre
lorsqu'on manque de pain ? La faim me causerait quelque méprise fatale ; je rendrais quelque jour le
dernier soupir, en croyant en pousser un d'amour. Je t'adore, compte là-dessus ; mais laisse-moi,
pour quelque temps, le ménagement de notre fortune. Malheur à qui va tomber dans mes filets ! Je
travaille pour rendre mon Chevalier riche et heureux. Mon frère t'apprendra des nouvelles de ta
Manon, et qu'elle a pleuré de la nécessité de te quitter.
Je demeurai, après cette lecture, dans un état qui me serait difficile à décrire car j'ignore encore
aujourd'hui par quelle espèce de sentiments je fus alors agité. Ce fut une de ces situations uniques
auxquelles on n'a rien éprouvé qui soit semblable. On ne saurait les expliquer aux autres, parce qu'ils
n'en ont pas l'idée ; et l'on a peine à se les bien démêler à soi-même, parce qu'étant seules de leur
espèce, cela ne se lie à rien dans la mémoire, et ne peut même être rapproché d'aucun sentiment
connu. Cependant, de quelque nature que fussent les miens, il est certain qu'il devait y entrer de la
douleur, du dépit, de la jalousie et de la honte. Heureux s'il n'y fût pas entré encore plus d'amour !
Elle m'aime, je le veux croire ; mais ne faudrait-il pas, m'écriai-je, qu'elle fût un monstre pour me
haïr ? Quels droits eut-on jamais sur un cœur que je n'aie pas sur le sien ? Que me reste-t-il à faire
pour elle, après tout ce que je lui ai sacrifié ? Cependant elle m'abandonne ! et l'ingrate se croit à
couvert de mes reproches en me disant qu'elle ne cesse pas de m'aimer ! Elle appréhende la faim.
Dieu d'amour ! quelle grossièreté de sentiments ! et que c'est répondre mal à ma délicatesse ! Je ne
l'ai pas appréhendée, moi qui m'y expose si volontiers pour elle en renonçant à ma fortune et aux
douceurs de la maison de mon père ; moi qui me suis retranché jusqu'au nécessaire pour satisfaire
ses petites humeurs et ses caprices. Elle m'adore, dit-elle. Si tu m'adorais, ingrate, je sais bien de qui
tu aurais pris des conseils ; tu ne m'aurais pas quitté, du moins, sans me dire adieu. C'est à moi qu'il
faut demander quelles peines cruelles on sent à se séparer de ce qu'on adore. Il faudrait avoir perdu
l'esprit pour s'y exposer volontairement.
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Explication linéaire
Nana
Chapitre 1
Zola
À ce moment, les nuées, au fond, s’écartèrent, et Vénus parut. Nana, très grande, très forte
pour ses dix-huit ans, dans sa tunique blanche de déesse, ses longs cheveux blonds simplement
dénoués sur les épaules, descendit vers la rampe avec un aplomb tranquille, en riant au public.
Et elle entama son grand air :
Lorsque Vénus rôde le soir…
Dès le second vers, on se regardait dans la salle. Était-ce une plaisanterie, quelque
gageure de Bordenave ? Jamais on n’avait entendu une voix aussi fausse, menée avec moins de
méthode. Son directeur la jugeait bien, elle chantait comme une seringue. Et elle ne savait même
pas se tenir en scène, elle jetait les mains en avant, dans un balancement de tout son corps,
qu’on trouva peu convenable et disgracieux. Des oh ! oh ! s’élevaient déjà du parterre et des
petites places, on sifflotait, lorsqu’une voix de jeune coq en train de muer, aux fauteuils
d’orchestre, lança avec conviction :
— Très chic !
Toute la salle regarda. C’était le chérubin, l’échappé de collège, ses beaux yeux écarquillés,
sa face blonde enflammée par la vue de Nana. Quand il vit le monde se tourner vers lui, il devint
très rouge d’avoir ainsi parlé haut, sans le vouloir. Daguenet, son voisin, l’examinait avec un
sourire, le public riait, comme désarmé et ne songeant plus à siffler ; tandis que les jeunes
messieurs en gants blancs, empoignés eux aussi par le galbe de Nana, se pâmaient,
applaudissaient.
— C’est ça, très bien ! bravo !
Nana, cependant, en voyant rire la salle, s’était mise à rire. La gaieté redoubla. Elle était
drôle tout de même, cette belle fille. Son rire lui creusait un amour de petit trou dans le menton.
Elle attendait, pas gênée, familière, entrant tout de suite de plain-pied avec le public, ayant l’air
de dire elle-même d’un clignement d’yeux qu’elle n’avait pas de talent pour deux liards, mais que
ça ne faisait rien, qu’elle avait autre chose. Et, après avoir adressé au chef d’orchestre un geste
qui signifiait : « Allons-y, mon bonhomme ! » elle commença le second couplet :
À minuit, c’est Vénus qui passe…
(…) Alors, sans s’inquiéter, elle donna un coup de hanche qui dessina une rondeur sous la
mince tunique, tandis que, la taille pliée, la gorge renversée, elle tendait les bras. Des
applaudissements éclatèrent. Tout de suite, elle s’était tournée, remontant, faisant voir sa nuque
où des cheveux roux mettaient comme une toison de bête ; et les applaudissements devinrent
furieux.
15
Explication linéaire
Lettre LXXXI
Choderlos de Laclos
Mais moi, qu’ai-je de commun avec ces femmes inconsidérées ? Quand m’avez-vous vue
m’écarter des règles que je me suis prescrites, et manquer à mes principes ? je dis mes principes, et
je le dis à dessein : car ils ne sont pas, comme ceux des autres femmes, donnés au hasard, reçus sans
examen et suivis par habitude ; ils sont le fruit de mes profondes réflexions ; je les ai créés, et je puis
dire que je suis mon ouvrage.
Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j’étais vouée par état au silence et à
l’inaction, j’ai su en profiter pour observer et réfléchir. Tandis qu’on me croyait étourdie ou distraite,
écoutant peu à la vérité les discours qu’on s’empressait de me tenir, je recueillais avec soin ceux
qu’on cherchait à me cacher.
Cette utile curiosité, en servant à m’instruire, m’apprit encore à dissimuler ; forcée souvent de
cacher les objets de mon attention aux yeux qui m’entouraient, j’essayai de guider les miens à mon
gré : j’obtins dès lors de prendre à volonté ce regard distrait que vous avez loué si souvent.
Encouragée par ce premier succès, je tâchai de régler de même les divers mouvements de ma figure.
Ressentais-je quelque chagrin, je m’étudiais à prendre l’air de la sérénité, même celui de la joie ; j’ai
porté le zèle jusqu’à me causer des douleurs volontaires, pour chercher pendant ce temps
l’expression du plaisir. Je me suis travaillée avec le même soin et plus de peine, pour réprimer les
symptômes d’une joie inattendue. C’est ainsi que j’ai su prendre sur ma physionomie, cette
puissance dont je vous ai vu quelquefois si étonné.
J’étais bien jeune encore, et presque sans intérêt ; mais je n’avais à moi que ma pensée, et je
m’indignais qu’on pût me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières
armes, j’en essayai l’usage : non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m’amusais à me montrer
sous des formes différentes ; sûre de mes gestes, j’observais mes discours ; je réglais les uns et les
autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies : dès ce moment, ma
façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu’il m’était utile de laisser voir.
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RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère5
Situation(s) particulière(s) :
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Prologue
Jean-Luc Lagarde
18
Première partie, scène 10
Louis
qu’on endort,
on l’espère,
19
on songe à voir les autres, le reste du monde, après la mort.
On les jugera.
On les imagine à la parade, on les regarde, ils sont à nous maintenant, on les observe et on ne les
les aimer trop rendrait triste et amer et ce ne doit pas être la règle.
on s’amuse, je m’amusais,
On se voit aussi, allongé, les regardant des nuages, je ne sais pas, comme dans les livres d’enfants,
On voudrait commander, régir, profiter médiocrement de leur désarroi et les mener encore un peu.
On pleure.
On est bien.
Je suis bien.
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Juste la Fin du monde
J-L Lagarce
[Link], sc.2
Louis. -Non, il n’a pas été brutal, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Antoine. -Oh, toi, ça va, « la Bonté même » !
Catherine. -Antoine.
Antoine. – Je n’ai rien, ne me touche pas !
Faites comme vous voulez, je ne voulais rien de mal, je ne voulais rien faire faire de mal,
Il faut toujours que je fasse mal,
Je disais seulement,
Cela me semblait bien, ce que je voulais dire
-toi, non, plus, ne me touche pas !-
Je n’ai rien dit de mal,
Je disais juste qu’on pouvait l’accompagner, et là, maintenant,
Vous êtes à me regarder comme une bête curieuse,
Il n’y avait rien de mauvais dans ce que j’ai dit, ce n’est pas bien,
Ce n’est pas juste, ce n’est pas bien d’oser penser cela,
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Il fait comme il veut, je ne veux plus rien,
Je voulais rendre service, mais je me suis trompé,
Il dit qu’il veut partir et cela va être de ma faute,
Cela va encore être de ma faute,
Ce ne peut pas toujours être comme ça,
Ce n’est pas une chose juste,
Vous ne pouvez pas toujours avoir raison contre moi,
Cela ne se peut pas,
Je disais seulement,
Je voulais dire
Et ce n’était pas en pensant mal,
Je disais seulement,
Je voulais juste dire…
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Monologue de Rodrigue
Le Cid
Acte 1 scène 6
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320 M'es-tu donné pour perdre ma Chimène ?
Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu'à mon père :
J'attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
J'attire ses mépris en ne me vengeant pas.
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RECAPITULATIF DES LECTURES ET DES TEXTES
étudiés, SESSION 2024
Classe : 1ère 5
Situation(s) particulière(s) :
Intitulé du parcours :
Œuvre intégrale : Parcours
Les Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud Emancipations créatrices
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Texte n°1
Vénus Anadyomène
26
Le mal
Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud
27
Les Effarés
Arthur Rimbaud
28
Et quand, pendant que minuit sonne,
On sort le pain,
Et les grillons,
Du ciel rouvert,
29
-Si fort, qu’ils crèvent leur culotte
Au vent d’hiver…
30
Explication linéaire
Baudelaire
31