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FAO LIBRARY AN: 372771

DI PA PROGRAMME POUR LE DÉVELOPPEMENT 3YÉGRÉ iS


PÊCHES ARTISANALES EN AFRIQ1E DE L'O1EST

DAF

PROGRA1VME DU .

Rapport Technique N° 81 avril 1996

Revue sectorielle de la pêche


artisanale maritime au Gabon

i Mauritanie 0.
2 Sénégal
3 Cap-Vert
4 Gamble
5 Guinée Bissau
6 Guinée e

7. Sierra Léone
8 Libéria
9 Côte d'ivoire Guinée Equatoriale
10. Ghana Gabon
11 Togo São Tomé et Principe
12. Bénin Congo
13 Nigéria Zaire
14 Cameroun Angola

DANiDA DEPARTEMENT DE COOPERATION ET DU DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DU DÄNEMARK

ORGANISATION DES NATIONS L1!iES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE


Rapport Technique N° 81 avril 1996

Revue sectorielle de Ia pêche


artisanale maritime au Gabon

par

Moustapha Kébé,
Economiste, Consultant DIPA

Jean Calvin Njock,


Bio-statisticien, Consultant DIPA

et

Jean Gallène,
Technologiste des pêches DIPA

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR IJALIMENTATION ET LAGRICULTURE


Cotonou, avril 1996
Les appellations employées dans cette publication et la présentation des
données qui y figurent, n'impliquent de la part de l'Organisation des Nations
Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture aucune prise de position quant au
statut juridique des pays, territoires, villes oi,i zones, ou de leurs autorités ni
quant au tracé de leurs frontières ou limites.

La référence bibliographique de ce document doit être donnée ainsi:

Kébé, M., Njock J.C. et Gallène J.- Revue sectorielle de la pêche artisanale maritime au Gabon.
1996 Programme pour le Développement Intégré des Pêches Artisanales en Afrique de
l'Ouest (DIPA), 39 p.+ annexes, DIPA!WP/8 1.

Projet DIPA
FAO
B.P. 1369
Cotonou, République du Bénin

Télex: 5291 FOODAGRI Fax: (229) 3305.19 Tél: (229) 33.09.25


LA W/N r4 ITh ,r
143E iii
I]TRODUCTION

La stratégie de développement pendant les années 60 et 70 était basée sur la philosophie


selon laquelle les pays en développement manquaient de technologie perfectionnée et de capitaux
pour accélérer leur développement. L'industrialisation était donc promue dans le but de tirer profit
des abondantes ressources halieutiques alors disponibles. Cependant, l'essor économique
escompté n'a pas eu lieu et l'approche de développement s'est tournée vers une stratégie rurale
intégrée où l'accent est mis sur la communauté tout entière. Cela visait à améliorer les revenus et
la qualité de vie à travers l'assistance technique et la participation active de la population de
pêcheurs et de la communauté.

Dans ce contexte, l'accent était initialement mis sur le concept de Centre Communautaire
des Pêches (CCP) en tant que moyen de promotion du développement de la pêche artisanale.
Mais, il s'est avéré que la présence d'un ensemble d'installation et de services réunis pour satisfaire
les besoins locaux ne garantissait nullement que les structures/installations seraient utilisées ou que
le développement allait se produire. La participation active de la population de pêcheurs et la
mobilisation des ressources locales et communautaires étaient un impératif en vue d'assurer la
durabilité des initiatives entreprises par les projets de développement et/ou la communauté.

Jusque-là et d'une façon générale, le Programme DIPA a travaillé dans un cóntexte de


ressource de pêche abondante ou apparemment adéquate avec une faible pression démographique.
Le scénario est cependant en train de changer et il faudra bientôt faire face à la triple contrainte
de la réduction de stocks de poisson, de la dégradation de l'environnement et de la pression d'une
population croissante. Comme cela s'est passé dans bien d'autres secteurs, il faut s'attendre à ce
que d'autres couches de la population découvrent une nouvelle raison de vivre dans la pêche
artisanale renforçant aussi la conçurrence pour les ressources entre les artisans pêcheurs à laquelle
s'ajoute la concurrence déjà existante entre les pêches artisanale et industrielle avec leur effet
conséquent sur l'environnement.

Ce scénario requiert la mise en oeuvre continue de la stratégie intégrée qui reste valable
pour le développement des pêches artisanales, mais avec un nouveau compromis: l'accent sur les
éléments et les mécanismes qui favorisent la durabilité des initiatives, sur une pêche responsable,
sur les mécanismes pouvant favoriser la décentralisation du pouvoir et des prises de décision par
la communauté locale en ce qui concerne l'aménagement des ressources et le développement, et
sur le renforcement des capacités nationales pour un aménagement et un développement durables
et équitables des ressources, ainsi que sur la consolidation des acquis.

L'OBJECTIF DE FFEVELOPPEMENT

Ainsi, l'objectif de développement de la troisième phase du Programme DIPA qui a débuté


le 1er juillet 1994 est d'assurer à vingt pays côtiers d'Afrique de l'Ouest un développement et un
aménagement durables de leur pêche artisanale en vue de maximiser les avantages sociaux et
économiques des communautés de pêcheurs en termes d'emploi, de protéines et de revenus. Ceci
se fera selon une approche intégrée et participative en mettant l'accent sur l'équité, le rôle des
femmes, le transfert de technologie, la protection de l'environnement, ainsi que le renforcement
des capacités humaines et institutionnelles.
Les objectifs immédiats sont:

identifier, évaluer et diffuser les stratégies et mécanismes d'aménagement et de


développement durables de la pêche artisanale au sein des communautés de pêcheurs;

améliorer les compétences du personnel des Départements des Pêches nationaux en


matière de planification du développement et d'aménagement de la pêche artisanale;

renforcer les compétences techniques dans les disciplines de la pêche, principalement en


technologie de la pêche et du poisson;

améliorer l'échange d'information et d'expériences relatives à la pêche artisanale dans la


région;

promouvoir la collaboration régionale et sous-régionale pour le développement et


l'aménagement des pêcheries artisanales.

Dans ce contexte, Le Programme DIPA abordera, au cours de son intervention Les


principaux aspects suivants:

assistance à l'élaboration et à la mise en oeuvre d'une politique nationale de


développement claire et cohérente en faveur du secteur;

conseils en matière d'aménagement et d'allocation des ressources entre les différentes


flottes de pêche artisanale et industrielle, nationale et étrangère;

u implication des utilisateurs dans la conception et la gestion des infrastructures à terre;

suivi de l'évolution du secteur par la mise en oeuvre d'un système d'indicateurs


économiques adapté aux disponibilités financières et humaines;

amélioration des technologies de captures en fonction des ressources disponibles;

augmentation de la valeur du produit final par l'amélioration du traitement et de la


commercialisation;

promotion du développement communautaire en accord avec les leçons tirées des Phases
I et II, et orienté vers la durabilité des actions entreprises;

amélioration du système d'information/communication du Programme.

Il est attendu qu'à la fin de la troisième phase du Programme DIPA, la région disposera
d'un noyau d'experts orientés vers les activités de terrain, capables de répondre aux défis du
secteur de la pêche artisanale et de favoriser son développement dans leur pays en conformité
avec les aspirations et besoins des artisans pêcheurs.
RESUME

La Zone Economique Exclusive du Gabon est de 213.000 km2. Sa façade maritime a une longueur
de 750 km, de Cocobeach au droit de Ndindi. La largeur moyenne du plateau continental est de
60 km, soit une surface approximative de 40.600 km2 de la côte jusqu'à l'isobathe des 200 mètres,
dont 8 % réservés aux activités d'extraction pétrolière. Le réseau hydrographique, extrêmement
vaste et diversifié, regroupe de nombreux cours d'eau, lacs, lagunes côtières, estuaires, barrages
et retenues artificiels.

La population est caractérisée par un exode rural intensif au profit des villes dont la population est
en majorité composée de jeunes.

L'économie gabonaise est une économie de rente dominée par les ressources pétrolières, le secteur
agricole connaît une stagnation depuis plusieurs années, le poids de la dette reste considérable
(2.607 milliards de FCFA en 1994)

Le potentiel est de l'ordre de 195.000 tonnes pour toutes les espèces sauf les crevettes et les thons,
autres composantes importantes des eaux gabonaises.

Plusieurs communautés de pêcheurs artisans évoluent sur le littoral gabonais. La pêche est
dominée par des étrangers originaires principalement du Nigéria, du Ghana, du Bénin, du Togo,
de Sao Tomé et Principe, de la Guinée Equatoriale et du Sénégal. Les pêcheurs nationaux ne
représentent que 10 % de l'effectif total, soit 500 personnes. Le nombre de pirogues est estimé à
1.500 concentrées essentiellement à Libreville et Port Gentil et débarquant en moyenne 18.000
tonnes de poissons par an.

La pêche industrielle est animée par 46 sociétés armant 111 unités. La production est de 10.180
tonnes, dont 794 tonnes de crevettes.

La pêche continentale est essentiellement pratiquée sur la lagune Feman Vaz, dans la région de
Lambarané (lacs de Zilé et d'Onangué) et sur la lagune de Banjo. La pisciculture rurale, activité
introduite au Gabon au début des années 50, représente à ce jour la seule forme d'aquaculture
pratiquée. Malgré les nombreux projets de relance, elle n'a pas beaucoup progressé.

Comme dans la plupart des pays de la région, les femmes épouses ou non de pêcheurs jouent un
rôle primordial dans la valorisation des prises débarquées par la pêche artisanale. Ce sont elles qui
assurent la première mise en marché, le traitement (fumage et séchage), la distribution et la
commercialisation sur les marchés locaux.

Afin de combler ses besoins en produits halieutiques le Gabon importe du Sénégal et de la


Mauritanie du poisson à l'état congelé (5.000 tonnes/an). Malgré ce déficit, des produits
halieutiques sont exportés vers les pays européens (2.000 t/an).

La poisson représente la base alimentaire des populations avec 13 % des protéines totales et
3 7,4% des protéines d'origine animale. Le Gabon constitue un des pays africains les plus grands
consommateurs de poisson (28,2 kg per capita par an).

Rapport technique DIPA N° 81


Le développement de la pêche artisanale maritime au Gabon reste confrontée à de nombreuses
contraintes d'ordre écologique, socio-culturel, institutionnel et économique.

L'insuffisance de connaissances du potentiel, notamment en ce qui concerne les ressources en


thonidés, céphalopodes, crevettes et autres espèces côtières et lagunaires comme l'ethmalose, le
bar ou le bossu, limite fortement la capacité de planification du secteur. Les populations côtières
du Gabon se sont très peu tournées vers la mer. Elles se sont impliquées traditionnellement dans
une pêche de subsistance dans les eaux peu profondes. Les pêcheurs nationaux sont caractérisés
par un individualisme qui explique sans doute l'impact technologique limité de la présence des
pêcheurs étrangers au Gabon. La faible collaboration entre professionnels de la pêche et la DGPA
n'est pas de nature à favoriser le développement du secteur. Ceci se traduit par des défaillances au
niveau de l'encadrement (insuffisance ou manque de formation du personnel, inorganisation des
différents acteurs...). Le manque de voies de communication est une contrainte majeure pour
l'écoulement des produits halieutiques et l'approvisionnement des pêcheurs. Bien que les
interventions des organismes financiers soient relativement importantes dans le sous-secteur, on
constate que les pêcheurs artisans ne constituent pas les principaux bénéficiaires ; ils ne servent
que de prête-noms. Par ailleurs, il n'existe pas de politique tendant à intégrer véritablement les
pêcheurs étrangers dans la société gabonaise pour qu'ils puissent se sentir comme chez eux et
contribuer à la formation des pêcheurs nationaux.

Le Gabon dispose de nombreux atouts pour un développement intégré du secteur des pêches
potentiel halieutique et aquacole relativement important, forte demande en produits halieutiques,
forte présence de pêcheurs étrangers professionnels, environnement économique et social
favorable.

Des efforts ont été entrepris par l'Administration des pêches depuis quelques années pour disposer
d'informations de base pouvant alimenter les prises de décisions dans ce secteur. Mais il reste
beaucoup à faire pour mieux saisir l'évolution du système. Il est nécessaire de procéder à des
enquêtes-cadres régulières au cours desquelles il sera procédé à un recensement exhaustif des
unités de pêche opérationnelles sur l'ensemble du littoral et à des enquêtes spécifiques sur les
infrastructures et services liés à la pêche, disponibles dans les villages et campements de pêcheurs.
Les résultats de ces enquêtes-cadres serviront également à élaborer une stratégie d'échantillonnage
pour les besoins des autres enquêtes. Le système de collecte des données sur la pêche artisanale
(captures et effort de pêche), mis en place par la DGPA, devra être étendu à l'ensemble des sites
de débarquement. Tout ce travail devra être complété par une enquête coûts et revenus et des
enquêtes socio-économiques. Les objectifs visés sont d'une part d'estimer la rentabilité économique
et financière des différentes types d'unités de pêche artisanale en activité sur le littoral gabonais,
et d'autre part d'évaluer la structure soci,o-économique du système.

11
Rapport technique DIPA N° 81
ACRONYMES

BAD Banque Africaine de Développement


BEAC Banque des Etats de l'Afrique Centrale
BNCR Banque Nationale du Crédit Rural
CEBEVIRHACommunauté Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques
CGPD Commissariat Général au Plan et au Développement
COPACE Comité des Pêches pour l'Atlantique Centre-Est
CPCA Comité des Pêches Continentales pour l'Afrique
DANIDA Agence Danoise pour le Développement International
DGE Direction de l'Economie (MIEFBP)
DGPA Direction Générale des Pêches et de l'Aquàculture
DIPA Programme de Développement Intégré des Pêches Artisanales en Afrique
de l'Ouest
EPIC Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial
FAGA Fonds d'Aide et de Garantie des PME (MPIVIEIAIR)
FAO Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
FED Fonds Européen de Développement
FMI Fonds Monétaire International
FODEX Fonds d'Expansion et de Développement de la PME
ICCAT Commission internationale pour la conservation des thonidés de
l'Atlantique
IDH Indice de Développement Humain
IRAF Institut de Recherches Agronomiques et Forestières
MFEBP Ministère des Finances, de l'Economie, du Budget et des Participations
MPAT Ministère de la Planification et de ¡Aménagement du Territoire
MPMEIAIR Ministère des PME, de l'industrie, de l'Artisanat, chargé de l'Insertion Rurale
MTMMPTPN Ministère des Transports, de la Marine Marchande, de la Pêche, chargé du
Tourisme et des Parcs Nationaux
NIO Navire Océanographiqiue
OMS Organisation Mondiale pour la Santé
pue. Prise par unité d'effort de pêche
PAS Programme d'Ajustement Structurel
Pm Produit Intérieur Brut
PME Petite et Moyenne Entreprise
PMI Petite et Moyenne Industrie
PNB Produit National Brut
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
UC Unité de Compte
UDEAC Union Douanière des Etats d'Afrique Centrale
US Etats Unis d'Amérique
ZEE Zone Economique Exclusive

Rapport technique DIPA N° 81 iii


AVANT-PROPOS

La présente étude rentre dans le cadre des activités du programme pour le développement intégré
des pêches artisanales en Afrique de l'Ouest (DIPA), notamment le volet relatif à la mise en place
d'une méthodologie appropriée pour le suivi socio-économique de la pêche artisanale maritime.
Auparavant, la Guinée Bissau, le Cameroun, Sao Tomé et Principe, le Congo et la Gambie avaient
bénéficié de l'assistance du DIPA dans ce domaine (DIPAIWP/46; DIPAIWP/48; DIPA/WP/55;
DIPA!WP/70 et IDAF/WP/80).

L'étude a été réalisée par une équipe composée d'un économiste (chef d'équipe), d'un bio-
statisticien et d'un technologiste des pêches. La mission a séjourné au Gabon du 18 mars au 05
avril 1996.

L'objectif du travail est l'analyse sectorielle de la pêche artisanale maritime gabonaise (importance
du sous-secteur dans I' économie nationale) en vue d'identifier quelques indicateurs quantitatifs et
qualitatifs permettant à l'avenir de mesurer l'évolution du sous-secteur.

L'équipe tient à remercier le personnel de la Direction Générale des Pêches et de l'Aquaculture


(DGPA) à Libreville ainsi que toutes les personnes rencontrées (annexe I) pour l'aide, le soutien
et les précieux renseignements fournis. Un remerciement particulier est adressé à MM Robert
Ondoh, Maga-Pa-Maga et Mme Boulingui Agnès pour leur assistance continue durant la mission
ainsi que pour le grand intérêt porté à ce travail

Après une description du contexte général, le document présente les principales caractéristiques
du secteur des pêches (ressources, embarcations, techniques de pêche, opérateurs économiques
et captures), ainsi que les méthodes de valorisation des produits débarqués (traitement,
conservation et commercialisation). L'examen de la politique de développement national a permis
de passer en revue les principaux programmes et projets de développement, les structures
administratives impliquées. Enfin, l'analyse des contraintes et opportunités pour le développement
du sous-secteur débouche sur l'identification des principaux indicateurs socio-économiques retenus
pour le suivi par l'Administration des pêches.

Toutefois, ce travail n'est pas une fin en soi. H se veut plutôt un premier élément dans l'élaboration
d'un réel outil de suivi permanent du sous-secteur de la pêche artisanale maritime au Gabon. C'est
dans cette optique que le programme DIPA espère qu'il sera utilisé.

iv Rapport technique DIPA N° 81


TABLE DES MATIERES

CONTEXTE GENERAL
1. Milieu physique i
12. Milieu humain 2
1.3, Situation économique 2

PR[NCIPALES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR ......... 6


2. 1 Les ressources halieutiques 6
2.2 La pêche artisanale maritime . 8
2.2. 1. Les embarcations 8
2.2.2. Les engins et techniques de pêche . 9
2.2.3. Les communautés de pêcheurs 11
2.2.4. La production débarquée 12
2.3. La pêche industrielle 13
2.4. La pêche et l'aquaculture continentales 14

3. DEVENIR DES CAPTURES .. 16


3.1. Traitement 16
3.2. Conservation 17
3.3. Commercialisation 17
3.4. Consommation 19

POLITIQUE ET PLAN DE DEVELOPPEMENT NATIONAL ... 19


4. 1. Politique économique 19
4.2. Principaux objectifs de développement sectoriel 21
4.3. Projets de développement de la pêche 21
4.3.1. Centre d'appui d'Owendo 21
4.3.2. Complexe frigorifique d'Omboué 22
4.3.3. Mise en place d'un système statistique informatisé
pour les pêches maritimes 22

STRUCTURES ADMINISTRATIVES ET INSTITUTIONS DE RECHERCHE . 22


5. 1.L'Administration des pêches 22
5.2. Institutions de crédit 23
5.2.1. LaBGD 23
5.2.2. LaBNCR 24
5.2.3. LeFODEX 24
5.2.4. Le FAGA 25
5.2.5. LaCFD 26
5.3. Institutions de recherche et de formation 26
5.3.1. Formation 26
5.3.2. Recherche 26
5.4. Institutions régionales 27
5.4.1. COREP 27
5.4.2. COPACE 27
5.4.3. Conférence Ministérielle 27

Rapport technique DIPA N° 81


5.4.4. CEBEVIRHA 27
5.4.5. DIPA 28
5.4.6. CPCA 28
5.4.7. ICCAT 28

OPPORTUNITES ET CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DU SECTEUR 28


6.1. Contraintes 28
6. 1. 1. Facteurs écologiques 29
6. 1 2. Facteurs socio-culturels 29
6.1.3. Facteurs institutionnels 30
6. 1 .4. Facteurs économiques 31
6.2 Opportunités 32

7. SUIVI SOCIO-ECONOMIQUE DE LA PECHE ARTISANALE 33


7. 1 Enquête-cadre 33
7.2, Evaluation des quantités débarquées 34
7.3. Etude socio-économique 34
7.4. Autres travaux importants à mener 35
7.5. Synthèse des informations à suivre 35

Références bibliographiques 37

Annexe I. - Personnes rencontrées 40

Annexe 2.- Liste des principales espèces commerciales ,


41

Annexe 3.- Principales caractéistiques des engins de pêhe uilisés au Gabon 42

Annexe 4.- Organigramme de la Direction Générale des Pêches et de lAquaculture 44

Liste des tableaux

Tableau 1-. Principaux indicateurs de base du Gabon (1994) 7


Tableau 2.- Récapitulatif du suivi socio-économique de la pêche artisanale maritime 36

Liste des figures

Figure 1,- Taux de croissance du Gabon (PIB base 100 en 1985) 3


Figure 2.- Structure du PIB en 1994 4
Figure 3.- Evolution de la balance commerciale (1985-1994) 5

Figure 4.- Evolution de la flottille industrielle 13


Figure 5.- Captures de la pêche industrielle 14
Figure 6.- Prix de quelques espèces vendues dans les poissonneries de Libreville
(FCFA!kg avril 1996) 18

vi Rapport technique DIPA N° 81


REPUB[JQUE GABONAISE

Minvoul
Bitare

Carte Générale
WOLEU ÑTEM

Alékambo
Mdaudea
0GO OU E-
STUAmE
ou

{quaten

0GO Okthld/a - -
LasloufYille
Lambré
O GO OU
j. .undji
4Jdni

OOffE
Omboué Wgouolí -. Lékon
Ñoaada

MandIl Mbigo
F.n
Bakoumba

MARITIME
Lébamba Boumango
e Maling

Jchibanga

Roules Limites de pro vince


Ma yumba
Rivières Chel lieu de province

Chemin de (er Chef lieu de département

Rapport technique DIPA N° 81 vii


i. CONTEXTE GENERAL

1.1. Milieu physique

Située en Afrique centrale, face à l'Atlantique, la République du Gabon, est limitée au nord par
la Guinée Equatoriale et le Cameroun, à l'est et au sud par le Congo. Son indépendance a été
proclamée le 17août1960. Elle couvre une superficie totale de 267.667 km2.

La Zone Economique Exclusive (ZEE) est de 2 13.000 km2 ; eile est plus vaste que celle de Sao
Tomé et Principe, pays insulaire voisin (160.000 km2). La façade maritime a une longueur de 750
km, de Cocobeach au droit de Ndìndi. La largeur moyenne du plateau continental est de 60 km,
soit une surface approximative de 40.600 km2 de la côte jusquà l'isobathe des 200 mètres, Ce
plateau se termine par un talus peu abrupt, d'une longueur de 750 km et d'une superficie de
11.200km2 entre 200 et 800 mètres de profondeur.

Au sud du Cap Lopez jusqu'à 1°37'S, il existe des zones interdites à la pêche à cause de
l'exploitation pétrolière. La part de la superficie du plateau continental réservée ainsi aux activités
d'extraction pétrolière représente environ 8 % (17.000 km2).

Le réseau hydrographique est extrêmement vaste et diversifié. Il regroupe (i) les cours d'eau
(ii) les grands lacs du bassin inférieur de I'Ogooué (iii) les lagunes côtières ; (iv) les estuaires et
(y) les barrages et retenues artificiels. Les nombreux cours d'eau qui parcourent le Gabon
constituent un réseau extrêmement riche dominé par l'Ogooué. Ce fleuve long de plus de .000
km dont 800 km au Gabon, aux ramifications innombrables et dont les principaux affluents sont
la Ngounié, l'Ivindo, l'Offoué, l'Okano et la Sehe, draine les 3/4 du pays d'est en ouest pour se
jeter dans l'Océan Atlantique à Port Gentil. Les autres fleuves importants sont la Nyanga à
l'extrême sud du pays, le Woleu et le N'Tem dans la partie nord, ainsi que le Como dont la partie
terminale constitue l'estuaire du Gabon, immense embouchure de 75 km de long, atteignant une
largeur de 30 km entre le Cap Estérias et la Pointe Denis. 1] existe également un grand nombre
de rivières côtières (Rembo, Ndogo, Rabi, etc. .) dont la plupart débouchent dans les lagunes ou
des lacs côtiers, les principales lagunes étant Feman Vaz, Iquéla, Ndogo et Banio (du nord au
sud).

On signale la présence d'un upwelling côtier (remontées d'eaux froides riches en sels minéraux)
au sud du Cap Lopez (ORSTOMISGTE, 1983). Dans la baie de Corisco, de 1°N à 0°30'N, il
existe des fonds calcaires à une profondeur de 30 m. Le corail apparaît à partir de l'isobathe de
60 mètres rendant le chalutage difficile. De même à 0°30'S, sont observés des fonds durs entre
100 et 180m.

Le climat est de type équatorial et se caractérise par d'abondantes précipitations (1.500 à 3.000
mm annuels d'eau selon les régions) et un fort degré hygrométrique (80 à 99 %). La forte
pluviométrie rend les communications terrestres difficiles, .notamment durant les saisons humides.

Quatre saisons peuvent être distinguées (i) une petite saison sèche en janvier-février ; (ii) une
grande saison des pluies de mars à juin (iii) une grande saison sèche de juillet à septembre et (iv)
une petite saison des pluies d'octobre à décembre. A l'exception de brèves tornades pouvant
subvenir pendant la saison des pluies, les vents sont généralement faibles et la mer calme.

Le Gabon présente un relief complexe dont le Mont Milondo, dans le massif du Chailu au sud du

Rapport technique DIPA N° 8 1


pays, est le point culminant, avec une altitude de 1 .020 m.

1.2. Milieu humain

Selon le dernier recensement (1993), la population gabonaise est de 1 .0 14.976 habitants. Le taux
de croissance démographique est moins élevé que dans les autres pays en développement : 2,5 %
par an.

En 1960, 67 % de la population gabonaise vivaient en milieu rural. Depuis lors, la tendance a été
inversée et en 1993 la population rurale ne représentait plus que 27 % du total. La densité de
population est de 3,8 habitants au km2. Plus de 40 % de la population urbaine vivent dans la
capitale, Libreville, et sa périphérie qui comptent 4 19.596 habitants. Ceci témoigne de l'intensité
de l'exode rural au Gabon. Le milieu rural se désertifie au profit des villes dont la population est
en majorité composée de jeunes.

La masse de la population gabonaise est arrivée relativement récemment, durant les 600 ou 7Q0
dernières années dans le cadre de migrations séparées constituées essentiellement de groupes
parlant bantou. Près de 50 grands groupes ethniques différents peuvent être dénombrés au Gabon
Par tradition, ils ont développé une économie de subsistance basée sur les produits de chasse et
de cueillette en combinaison avec une agriculture sur brûlis (Ijif, 199 1).

Le Gabon est également caractérisé par une forte présence des étrangers dont le nombre recensé
en 1993 est de 153.490 soit 15,2 % de la population totale. Cette population étrangère est
composée essentiellement de ressortissants des pays voisins et d'Afrique de l'Ouest invités et/ou
attirés par le boom des années 80 ainsi que par des opportunités professionnelles et commerciales
qu'offriraient le Gabon.

La couverture médicale est de 90 % selon les normes OMS. Près de 68 % de la population ont
accès à l'eau salubre et on compte 1 médecin pour 2.500 habitants. Cependant, l'espérance de vie
à la naissance ne progresse que lentement (53,5 ans en 1992). Les taux de mortalités infantile et
maternelle qui connaissent une régression permanente depuis 30 ans restent néanmoins encore
élevés compte tenu du niveau économique du pays (respectivement 94/1.000 et 190/100.000).
La politique en matière d'éducation au Gabon depuis l'indépendance a permis d'atteindre un taux
net de scolarisation proche de 100 %. Mais le faible rendement interne du système éducatif (4,4%
de réussite au baccalauréat pour les élèves admis en sixième) ne permet pas de satisfaire
pleinement les besoins du marché du travail. Le nombre d'années de scolarité ne dépasse pas 3 ans
en moyenne (2,6 années). Le nombre d'adultes non alphabétisés est relativement faible (41 %) par
rapport aux autres pays de la région.

L'Indicateur de Développement Humain, mis au point par le PNUD, classe le Gabon en 114ème
place mondiale en 1994. II est en régression par rapport à 1992 et 1993 (91ème et 109ème places
respectivement), malgré les possibilités qu'offl e le pays.

1.3. Situation économique

L'économie gabonaise se caractérise par cinq faits majeurs : (i) la prédominance du pétrole, à la
fois en termes de recettes publiques et de balance commerciale ; (ii) une production intérieure

2 Rapport technique N° 81
brute en croissance rapide (iii) la stagnation de l'agriculture (iv) une forte dépendance de
l'extérieur et (y) une faible participation des nationaux dans le secteur moderne de production.

Bien que disposant d'importantes ressources naturelles comprenant le bois, le manganèse,


l'uranium et d'autres minéraux non encore exploités comme les grands gisements de fer, ce sont
les réserves de pétrole du pays qui ont une influence déterminante sur l'économie et la société.

Avec la flambée des prix du pétrole brut en 1973-1974, le Gabon est devenu l'un des pays les plus
riches du continent. Ce boom économique a été suivi d'une récession entre 1975 et 1977, période
marquée par une activité excessive de l'économie (secteur construction et services). Le
programme de stabilisation et de redressement financier mis en place par le gouvernement a
permis d'engager un désendettement extérieur, d'éponger les arriérés de paiement et d'équilibrer
la balance des paiements. L'inflation a été ramenée de 15 % par an (période d'intense activité
économique 1974-1977) à 8% en 1979 Mais on a assisté à une forte contraction du PIB qui est
ainsi passé de 719 milliards de FCFA en 1976 à 540 milliards de FCFA en 1978.

Figure 1.- Taux de croissance du Gabon (PIB base 100 en 1985)

l'94
I°Q3

l
99

1000

9go

999

0987

[; 1986«.!
°s' E
094

093 fl

I 91

I 990

979

1978,'

-40 30 .l) .10 20 30

(Source: BEAC)

La chute des prix des produits pétroliers en 1986 a constitué le second bouleversement observé
dans l'économie et la société gabonaises La période de prospérité, considérée comme illimitée,
a été brutalement arrêtée. En effet, la croissance de l'économie et des recettes publiques est
extrêmement dépendante du pétrole, ressource temporaire et soumise aux lois du marché
international. Le pétrole qui représentait environ les deux tiers des recettes de l'Etat a vu sa part
dans le PIB passer de 50% à 40% en 1980 puis à 29% en 1995. Le PNB a chuté de 29% en
1986 et de 14 % en 1987.

Cette crise pétrolière a amené les pouvoirs publics à mettre l'accent sur la diversification de
l'économie et à encourager la production alimentaire. Il a été difficile d'atteindre ce dernier objectif

Rapport technique DIPA N° 81 3


eu égard à l'intensité de l'exode rural. Par ailleurs, les techniques agricoles ont très peu évolué au
cours de ces dernières années et les populations s'adonnent aux cultures vivrières de subsistance
ainsi qu'à la chasse, la pêche et la cueillette de fruits sauvages pour la consommation locale. Toute
production de surplus destiné à la vente à l'extérieur du terroir est découragée par le mauvais état
des routes et l'absence virtuelle de structures de commercialisation intérieure. Le Gabon dispose
de 648 km de voies ferrées et de 7.800 km de routes dont 1. 160 km de bitumage (15 o,/) C'est
ainsi que l'agriculture, l'élevage et la pêche occupent une part marginale dans l'économie gabonaise
(8,5 % du PIB en 1967 contre 6,8 % en 1993 et 5,4 % en 1994).

L'analyse de l'évolution de la structure du PIB montre que l'économie gabonaise reste dominée
par les secteurs primaire et tertiaire même si les services non marchands prennent de l'importance
(figure 2)

Figure 2.- Structure du PIB en 1994

Services non
m arc h a od s
(11%)

Secteur tertiaire
(25%

Secteur prim aire


(53%)

S e c te ur se co n da ire
(12%)

Le Gabon est caractérisé par son niveau de revenu par habitant, relativement l'un des plus élevés
en Afrique sub-saharienne. En 1994, le P113 par habitant a été estimé à 3.9 13 SUS et le PNB per
capita à 4.220 SUS.

La vigueur de l'économie gabonaise définie comme une économie de rente tient essentiellement
des ressources naturelles extraites du sol et du sous-sol du pays (pétrole, uranium, manganèse et
bois). Ces productions sont exclusivement destinées à l'exportation et ont beaucoup profité de la
dévaluation du FCFA intervenue en janvier 1994, malgré la baisse du prix du pétrole (15 SUS le
baril) et le taux de change du dollar américain. C'est ce qui explique l'excédent qu'enregistre
régulièrement la balance commerciale bien que le Gabon reste largement dépendant des
importations de biens alimentaires qui représentent 50 % de ses besoins (figure 3).

Cependant, la balance des paiements continue d'accuser un déficit global, même s'il s'est nettement
amélioré entre 1992 et 1994 (-241 milliards et -128,4 milliards de FCFA respectivement). Ce
déficit résulte de la détérioration des services nets et des mouvements de capitaux. En effet, la
dévaluation du FCFA a eu pour conséquence l'alourdissement du déficit des Services nets avec

4 Rapport technique N° 81
le doublement de la facturation des Services exprimés en monnaies étrangères (transports, frais
d'exportations et d'importations).

Figure 3.- Evolution de la balance commerciale (1985-1994)

1400

1200

\
1000

u 800 N

C
e
600

r
400

200

LI4
1985
k

986 987 988 1989

An n des
1990
î' 1991 1992 1993 1994

Exportations Importations Solde

(Source BEAC DGE)

Compte tenu de la sortie nette de capitaux pour le remboursement des amortissements dus au titre
de la dette extérieure, la balance des capitaux enregistre des déficits de plus en plus importants.
En fait, la dette constitue le point noir de l'économie gabonaise. L'encours de la dette publique,
augmenté par les effets de la dévaluation, est estimé à environ 2.607 milliards de FCFA en 1994
(4.750 millions de sUS), aggravant ainsi la capacité du Gabon à financer le développement. Le
niveau d'endettement extérieur représente 120 % du PIB en 1994 contre 83 % l'année précédente.

L'Aide Publique au Développement (APD) a permis, grâce notamment au rééchelonnement et à


l'annulation d'une partie de la dette publique de financer quelques programmes de développement.
Elle a plus que doublé (102 o/e) entre 1993 et 1994, passant de 63,6 millions de SUS à 128
millions de SUS, Du fait de son PNB élevé, le Gabon est considéré comme pays à revenu
intermédiaire. Par conséquent il ne peut accéder à diverses sources de financement à des taux
concessionnels comme les autres pays d'Afrique sub-saharienne. Entre 1993 et 1994, lAPD par
tête d'habitant est passée de 62,7 SUS à 126,7 $US. Rapportée au PIB et aux recettes
d'exportation, I'[Link] représente respectivement 1,2% et 2,7% en 1993 3,4 % et 5,5 % en 1994.

A l'image des pays de la zone franc, le Gabon était habitué à une très faible inflation. En 1991,
le taux était même légèrement négatif. Au lendemain de la dévaluation du FCFA, on a enregistré
une flambée des prix de la plupart des produits locaux et importés d'où une inflation de l'ordre de
30 %. Les mesures prises par le gouvernement, notamment l'augmentation modérée des salaires
(10 % pour la Fonction publique et 15 % pour le privé), le gel du prix de l'énergie et la baisse de
ceux des produits pétroliers raffinés, la réforme fiscalo-douanière ont permis de contenir l'inflation
qui s'est ainsi établie à 10% en moyenne pour l'année 1995.

Rapport technique DIPA N° 8 1 5


La population active du secteur moderne en 1994 est de 91.182 personnes contre 124.000 en
1985, soit une perte de 30.000 emplois en moins de 10 ans. Cette perte est plus marquée du côté
des entreprises privées (-52 % sur la période) les mesures restrictives prises dans le cadre des
Programmes d'ajustement structurel (PAS) depuis 1985 ont entraîné la restructuration, la
reconversion ou la dispersion de nombreuses entreprises. Le secteur public est devenu le principal
employeur, représentant 44 % de l'emploi salarié. Il existe actuellement près de 60.000
demandeurs d'emplois. Il est à craindre que ce nombre continue à augmenter en l'absence de
mesures visant à accroître l'offie de travail et à améliorer les qualifications de la population active
et que l'offre de main d'oeuvre gabonaise ne soit pas en mesure de pouvoir répondre à une
éventuelle reprise de l'activité économique. Il ressort d'une récente étude que 70 o,/ des chômeurs
n'ont pas atteint le cycle d'enseignement secondaire et que moins de 10 % possèdent un diplôme
à dominante technique, scientifique ou professionnelle (PNUD, 1995).

Le tableau I récapitule les principaux indicateurs de base disponibles pour le Gabon

2. PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR

2.1. Les ressources halieutiques

D'après Gilbert et al. (1989), près de 300 espèces de poissons ont été trouvées au Gabon en
milieux marin et continental confondus. Le potentiel de faune ichtyologique marine a été estimé
au cours des campagnes menées depuis 1985 par le navire océanographique (N/U) Dr Fridtjof
Nansen sur le plateau continental du Congo et du Gabon (Anonyme, 1989a, 1989b, 1994a
l994b et 1995). Les principales espèces rencontrées sont des sardinelles, des carangidés, des
scombridés, des barracudas et des sabres pour les pélagiques ; des pagres, des sciaenidés et des
grondeurs pour les démersales (annexe 2).

Les sardinelles (Sardine/ía aun/a et Sardine/la maderensis) sont distribuées sur la côte sud, au
large de d'Iguéla, de Bouti et de Mayumba jusqu'à la frontière avec le Congo. Les juvéniles sont
côtiers (20-30 m) tandis que les adultes se rencontrent dans la partie plus profonde de l'aire de
distribution (60-70 m). La biomasse moyenne estimée lors des campagnes de 1994 et 1995 est de
114.000 tonnes et 103.000 tonnes respectivement. Les autres espèces pélagiques sont également
communes dans la zone côtière. Cependant, seule la biomasse du chinchard (Trachurus trecae)
a été estimée lors des campagnes de 1994 (14.700 tonnes) et 1995 (19.300 tonnes). L'aire de
distribution de cette espèce s'étend de la frontière avec le Congo à la Pointe Panga. Dans les
innombrables estuaires et lagunes sont capturées d'importantes quantités d'ethmaloses par les
pêcheurs artisans. Bien que ces espèces n'apparaissent pas dans les estimations des navires
océanographiques, elles occupent une place de choix dans la biomasse des petits pélagiques
côtiers.

La biomasse démersale a été estimée à 79.600 tonnes par les campagnes de 1994 et à 59.400
tonnes par celles de 1995, répartie pour plus de 55 % dans la zone côtière (<50 m).

La biomasse moyenne totale est de l'ordre de 195.000 tonnes (quantité basée sur les années 1994
et 1995). Cette quantité est nettement supérieure à celle obtenue lors de la campagne de 1989
(143.000 tonnes), ce qui tend à montrer que le milieu ne se serait pas appauvri. Il convient de
noter que ces évaluations ne concernent ni les crevettes, ni les thons, autres composantes
importantes des eaux gabonaises.

6 Rapport technique N° 81
Tableau 1-. Principaux indicateurs de base du Gabon (1994)

Indicateurs géographiques

Superficie territoire (km2) 267.667


Longueur côtes (km) 750
Superficie plateau continental (km2) 40600
Zone Economique Exclusive (km2) 213.000
Routes (km) 7.800
Routes bitumées (km) I . 160
Voies ferrées (km) 648

Indicateurs démographiques

Population totale 1.014.976


Part population rurale (%) 27
Part population étrangère (%) 15,2
Densité de population (habitants/km2) 3,8
Taux de croissance population 2,5
Rang mondial selon l'IDH 114

Indicateurs sociaux

Taux de couverture médicale 90


Population ayant accès à l'eau salubre (%) 68
Rapport médecins/population 1/2500
Espérance de vie à la naissance (années) 53,5
Taux de mortalité infantile 94/1 .000
Taux de mortalité maternelle 190/100.000
Taux consolidé de scolarisation primaire et secondaire (%) 42
Nombre d'années de scolarité 2,6
Taux d'alphabétisation des adultes (%) 58,9
Population active du secteur salarié 91.182
Taux de chômage (%) 17,1

Indicateurs macro-économiques

PIB nominal national (milliards de FCFA) 2. 172,5


PNB par tête d'habitant (SUS) 4.220
APD/tête d'habitant ($US) 126,7
APD/PIB (%) 3,4
APD/Recettes d'exportation (%) 5,5
Taux d'inflation (%) 35-45
Niveau d'endettement/PIB (%) 120
Part du secteur primaire dans le PIB (%) 52,6
Part du sous-secteur agriculture, élevage et pêche dans le PIB (%) 5,4
Part du secteur tertiaire dans le PIB (%) 24,5
(Source DGPA PNUD, DGE/MFEBP) ]$US = 534,6 FCFA en 1994

Rapport technique DIPA N° 8 1 7


2.2. La pêche artisanale maritime

2.2.1. Les embarcations

Quatre catégories principales de pirogues peuvent être distinguées sur le littoral gabonais (i) la
pirogue gabonaise (ii) la pirogue ghanéenne (iii) la pirogue nigériane et (iv) la. pirogue en fibre
de verre.

La pirogue gabonaise, caractérisée par son profil rectiligne, est composée de plusieurs pièces de
bois dont l'assemblage lui confère une forme plus ou moins hydro-dynamique. La pièce maí'tresse,
pièce monoxyle, est extraite d'une bille de bois d'okoumé elle est coupée à l'arrière et peut
atteindre 60 cm de large. Un petit roof et une étrave très inclinée termine l'avant de l'embarcation.
Un ou deux bordés rehaussent la pirogue sur toute sa longueur. Des bordés complémentaires
peuvent être montés légèrement inclinés vers l'extérieur de façon à donner un peu de tonture à la
partie avant de la coque. Enfin une pièce de bois épais constitue le tableau arrière où sera fixé le
moteur hors-bord. D'autres pièces de bois de renforcement viennent compléter l'embarcation telles
que ceinture extérieure et bancs lui conférant une certaine rigidité. Il faut noter que compte tenu
de sa forme particulière, la pirogue gabonaise possède une largeur et une profondeur constantes
sur plus des deux tiers de sa longueur hors-tout. On remarque que l'embarcation est de manière
générale très étroite, relativement instable et d 'une capacité de port en lourd limitée à son faible
volume. Cette embarcation semble bien adaptée à la navigation en estuaire et au large puisque la
mer est le plus souvent calme.

Les pirogues ghanéennes et nigérianes Sont construites à partir de troncs d'arbres de bois
d'okoumé, d'ozigo ou de wawa (pour les pirogues ghanéennes importées par les pêcheurs
béninois). Ces troncs peuvent atteindre 12 à plus de 15 mdc long pour un diamètre d'environ 1,50
m (selon l'essence d'arbre utilisée). La forme générale de la coque est très arrondie suivant le
tronc. La base est rabotée, ce qui lui donne un fond plat sur toute sa longueur. Les formes avant
et arrière sont incurvées afin de lui donner une forme adaptée au passage dans la houle et pour
assurer un minimum de sécurité au passage des barres. La hauteur des planches fixées sur le
pourtour extérieur est moins développée que pour la pirogue gabonaise et n'augmente que très
légèrement sa largeur et sa profondeur. Ces embarcations diffèrent à l'arrière par le mode de
fixation du moteur. Ce dernier est monté soit sur une cloison intérieure, la pirogue étant percée
d'un puits (cas de la pirogue nigériane), soit à l'extérieur sur un chevalet de bois de forme
triangulaire (cas de la pirogue ghanéenne pêchant à la senne tournante).

Ces différentes pirogues sont généralement fabriquées sur place, la grande majorité des
charpentiers étant gabonais, les adaptations sont effectuées en fonction de l'origine du pêcheur.
Les pirogues de type ghanéen utilisées par les pêcheurs béninois et togolais sont achetées au
Ghana puis transportées sur cargo au Gabon via Cotonou. Hormis celles utilisées pour la senne
tournante, les pirogues sont coupées à l'arrière pour installer le moteur hors-bord, une fois
arrivées au Gabon.

Le prix d'une pirogue de type gabonais varie entre 200.000 FCFA et 3 75.000 FCFA1 pour une
longueur comprise entre 6 et 11 m. Pour les plus grandes pirogues (12 m), le coût de fabrication
peut atteindre 500.000 FCFA. La pirogue de type ghanéenne importée par les pêcheurs béninois

'1 US$ = 500 F CFA (mars 1996)

8 Rapport technique N° 81
revient actuellement à 2,7 millions de FCFA ; coût d'achat de 2 millions ; coût de transport pour
500.000 FCFA et frais de douane (droits d'entrée sur le territoire gabonais) pour 200.000 FCFA.

Les pirogues en fibre de verre utilisées pour la pêche artisanale et le transport de personnes sont
fabriquées de façon industrielle au Gabon. Elles sont équipées de cales à glace pour des marées
de plus d'une semaine et appartiennent essentiellement à des Gabonais (propriétaires non
embarqués). Ces embarcations ont une durée de vie plus longue que les pirogues traditionnelles
en bois mais leur coût est assez élevé (8 millions de FCFA avec la glacière). Elles sont inadaptées
aux différentes techniques de pêche propres à chaque communauté de pêcheurs. Mais elles sont
pratiques pour la pêche à la ligne qui est le fait des pêcheurs sao-toméens, les seuls à embarquer
à bord,

Faute d'une véritable enquête-cadre, on estime à 1,500 le nombre de pirogues en activité sur le
littoral gabonais. L'enquête socio-économique menée en 1992 par la DGPA dans deux des
provinces maritimes montre que les pirogues de type nigérian dominent dans l'Estuaire (56 % du
total).

2.2.2. Les engins et techniques de pêche

Sur le littoral gabonais différents engins de pêche sont rencontrés en fonction des spécificités des
communautés de pêcheurs en activité. On distingue plusieurs variétés de filets (senne tournante,
filets maillants dérivants, dormants et encerclants), des palangrottes et des palangres (annexe 3).

La senne tournante et coulissante (crwaishq) est destinée principalement à la capture des


ethmaloses appelées localement sardines. Elle a été introduite au Gabon par des pêcheurs
ghanéens et béninois. Elle est utilisée à bord d'une pirogue de type ghanéen ou gabonais améliorée
de 12 à 14 m de long, propulsée par un moteur hors-bord de 40 CV fixé sur un support
triangulaire à l'extérieur de l'embarcation. Un équipage expérimenté de 10 à 14 hommes variant
selon le volume du filet est nécessaire à la manoeuvre. Ce filet peut atteindre plus de 350 m de
corde de flotteurs et plus de 30 m de hauteur. Le maillage étiré du corps du filet est généralement
de 50 mm et celui de la poche de moins de 40 mm. La pêche se pratique de jour seulement,
Actuellement, on dénombre 1 9 sennes tournantes évoluant sur l'ensemble du littoral gabonais et
concentrées dans la région de Libreville. Ce nombre limité s'explique par son utilisation réservée
à la lagune et à la mer ainsi que son coût élevé (environ 10 millions de FCFA).

Le filet de fond "lambo", est calé sur le fond des lagunes et des estuaires d'eau saumâtre pour
pouvoir capturer les bars, capitaines, bossus et autres espèces démersales associées. Il est utilisé
principalement en saison sèche par deux pêcheurs à partir d'une pirogue monoxyle de 10 à 11 m
propulsée par un moteur hors-bord de 40 CV. C'est un engin robuste dont la nappe est constituée
de PA multifilament 210/d18 à 24 voire même 36 selon la taille de la maille étirée qui varie de 120
à 175 mm. Une pirogue de dix mètres embarque un filet de 800 m de long sur 1 65 à 3 m de haut.

Le filet maillant dérivant de fond est long de 500 m pour 7,50 m de profondeur. Il est fortement
lesté, possède un maillage étiré de 1 80 mm en fil de diamètre excessif pouvant atteindre le
210d/48 et nécessite un fort courant pour son déplacement. Le maillage et la grosseur de fil
varient selon les disponibilités des nappes sur le marché local. Une extrémité du filin de balisage
est fixée à une pirogue de type gabonais de 9 à 10 m de long. L'engin de pêche est utilisé en saison
des pluies et généralement de septembre à juin dans les estuaires pour la capture des bars,

Rapport technique DIPA N° 8 1 9


capitaines, bossus, daurades, etc.

Le filet maillant encerclant appelé localement trémail a pour espèce cible l'ethma!ose. Il a la
particularité d'être fabriqué avec une nappe principale en PA monofilament, renforcée à la partie
inférieure et supérieure d'une bande de filet en multifilament. Il est manoeuvré par 3 pêcheurs à
partir d'une pirogue de iO à 12 m de long propulsée par un moteur hors-bord de 25 à 40 CV. La
pêche se pratique en fonction de la marée, sur des fonds sableux et vaseux de 6 à 35 m environ,
essentiellement de décembre à mars et de juin à août lors de la période d'abondance de
l'ethmalose.

Le filet maillant dérivant de surface est conçu de manière très simple, sans ralingue plombée. Ceci
permet une mise à l'eau et un démêlage du poisson relativement faciles. Le filet a la particularité
d'être suspendu sous la surface par des flotteurs en polystyrène expansé de - 480 grammes force
régulièrement espacés tous les dix m environ sur la ralingue supérieure par des pantoires de 1,50
m de long. La plupart du temps, la partie inférieure de la nappe entre en contact avec le fond.
L'engin est utilisé près de la côte, sur des fonds inférieurs à 10 m par 3 ou 4 pêcheurs à partir
d'une pirogue monoxyle de 7 à 8 m propulsée par un moteur hors-bord de 8 à 15 CV. La pêche
se pratique toute l'année pour les espèces ciblées telles que les bars, capitaines, bossu et
mâchoirons.

Le filet maillant "ovia" est utilisé à partir d'une pirogue gabonaise de 10 à 12 m propulsée par un
moteur de 15 à 40 CV. Il a une longueur de 600 à 1.000 m pour une profondeur de 3 m. Le
maillage peut varier énormément (entre 70 et 110 mm étiré) selon les espèces ciblées (mâchoirons,
mulets, carpes rouges, petits capitaines...).

Les pêcheurs togolais de Cap Lopez font appel également à la senne de plage. Ce grand filet avec
poche centrale (400 à 600 m de longueur de ralingue supérieure) est mouillé à partir d'une pirogue
de type ghanéen motorisée (25 à 40 CV) de 12 à 14 m en partant du rivage. La profondeur
maximum étirée est de 12 m. Le maillage étiré dans les ailes est de 50 à 70 mm, celui de la poche
entre 50 mm à 90 mm selon les modèles et la disponibilité de matériel. L'engin est relevé par 25
à 60 hommes et permet la capture de diverses espèces : petits brochets, grandes carangues,
barracudas, rougets, trachinotes, etc... Son prix est généralement élevé : 14 millions de FCFA
pour une senne de 600 m.

La pêche à l'épervier avec ou sans poche ("mbouza") se pratique largement sur l'étendue du
littoral gabonais à bord d'une pirogue ou à partir de la rive. L'engin est utilisé pour la capture de
l'appât nécessaire aux palangres et palangrottes bien que pouvant ramener des mulets et tilapias
pour l'autoconsommation.

Les palangres de fond sont utilisées en de nombreux points du littoral. La communauté de


pêcheurs gabonais de Port Gentil emploie 200 à 300 hameçons par pirogue. A Owendo Grand
village près de Libreville, les pêcheurs nigérians utilisent 2.000 à 3.000 hameçons par pirogue. Ces
palangres sont en général assez courtes: 200 à 300 m de ligne mère et par panier avec un flotteur
d'environ 500gr/force placé tous les 320 m en général; chaque engin est constitué parfois de plus
de quatre paniers reliés entre eux et contenant 600 hameçons. L'appât employé est l'ethmalose ou
le mulet pêché la plupart du temps à l'épervier. La palangre est utilisée toute l'année à bord d'une
pirogue de type nigérian de 12 m, équipé d'un moteur de 40 CV. Les espèces ciblées sont les
carpes rouges, les mérous, les barracudas, les gros capitaines, les requins, les mâchoirons, les
dentex et les raies.

10 Rapport technique N° 81
Les lignes à main et les lignes de traîne sont utilisées occasionnellement dans la région de Port
Gentil par certains pêcheurs togolais. En revanche, dans la province de l'Estuaire, l'engin semble
être plus intensément employé. Des cordiers de plus de dix m de long faisant des marées d'environ
une semaine le long du talus continental (pêche semi-industrielle) opèrent avec des lignes de 8 -
10 hameçons appâtées d'ethmalose. Les espèces ciblées sont les carpes rouges, les mérous, les
barracudas, les carangidés et autres espèces associées de haute valeur commerciale.

On peut également mentionner trois techniques de pêche utilisées par la communauté de pêcheurs
nigérians basés à Owendo Grand village.

Le filet de fond "igbo", long de I .000 m pour une profondeur étirée de 4,80 à 6 m en maillage
étiré de 45 à 65 mm, est utilisé près des roches à bord d'une pirogue monoxyle de type nigérian
de 12 m avec un équipage de 3 à 4 pêcheurs ; en conséquence, la nappe doit être changée tous
les 6 mois environ. Les espèces ciblées sont les bossus, les capitaines et les carpes rouges.

Le filet à crevettes est remorqué par deux femmes. Cet engin de 30 m de long sur 150 à 180 cm
de haut ressemble à une petite senne utilisée en aquaculture pour la collecte des alevins. Il est
destiné à la capture de petites crevettes d'estuaire durant toute l'année. La pêche se pratique sans
pirogue ; les femmes pénètrent dans l'eau. Fabriqué en maillage étiré de 12 mm, il est très peu
sélectif; son impact potentiel sur les espèces vivant près des rives et des mangroves devrait faire
l'objet d'une étude approfondie.

Le filet à mulets est également utilisé par les épouses des pêcheurs. Long de 35 m sur 150 cm de
haut, ce filet est fabriqué à partir d'une nappe de monofilament en fil de diamètre de 0,28 à 0,30
mm. Le maillage étiré est de 35 mm. L'engin est fixé aux branches de palétuviers dans les estuaires
pour la capture de mulets et d'espèces associées. La pêche est pratiquée durant toute l'année. La
fragilité de la nappe est à l'origine de son renouvellement régulier, tous les 6 à 8 mois.

2.2.3. Les communautés de pêcheurs

Il existe plusieurs communautés de pêcheurs artisans évoluant sur le littoral gabonais. On trouve
des pêcheurs originaires principalement du Nigéria, du Ghana, du Bénin, du Togo, de Sao Tomé
et Principe, de la Guinée Equatoriale, du Sénégal et du Gabon. L'enquête socio-économique de
1992 a permis de dénombrer 2.420 pêcheurs dans les provinces de l'Estuaire (432 propriétaires
et 1.586 membres d'équipages appelés à tort aides pêcheurs) et de l'Ogooué (186 propriétaires
et 216 "aides pêcheurs"). En incluant la province de Nyanga qui n'a pas été enquêtée, on estime
à près de 5.000 le nombre de pêcheurs en activité actuellement sur le littoral gabonais. La
proportion de pêcheurs nationaux est relativement faible : I O % du total à bord de 200 pirogues
(13 % de l'effectif),

L'analyse historique du peuplement gabonais révèle l'absence de tradition de pêche maritime. Sur
les 50 groupes ethniques que compte le pays, seuls 2 se sont impliqués traditionnellement dans
une pêche de subsistance dans les eaux peu profondes et semblent avoir peu progressé. Il s'agit
des benga originaires du Cap Estérias et des vili venant de la partie méridionale de la côte et
mieux connus pour leurs activités de pêche au Congo. On peut également y inclure quelques
ouroungo de la région de Port Gentil.

En 1906, on signalait la pêche en mer pratiquée de façon irrégulière par les habitants des villages

Rapport technique DIPA N° 8 1 11


côtiers et la présence de pêcheurs professionnels seulement à Libreville et Loango (Derboux et
al, 1906). Ceci s'explique par les dangers de la barre à traverser pour aller dans les zones de
pêche. C'est vers les années 1950 que s'est développée l'utilisation de la pirogue monoxyle comme
moyen de transport, de pêche, de chasse et de guerre. L'estuaire du Gabon est devenu pendant
cette période un point de rencontre des intérêts coloniaux français, des missionnaires romains et
des commerçants britanniques.

La première arrivée de pêcheurs étrangers au Gabon remonte au début des années 50 , les
premiers pêcheurs qui sont originaires du Nigéria et du Togo sont venus en 1949 et 1952 à
Libreville et Port Gentil.

Les pêcheurs nigérians en activité au Gabon appartiennent à deux principaux groupes ethniques
les ijaw originaires de Port Harcourt et de ses environs, les iladje venant du village de Ugbo Ils
utilisent les mêmes techniques de pêche qu'au Nigéria : filets dormants de fond et filets maillants
dérivants de surface.

Les pêcheurs togolais sont des mina et des ewe, basés tous au Cap Lopez où ils pratiquent surtout
la pêche à la senne de plage. Les équipages sont constitués par des jeunes recrutés par les
propriétaires au Togo pour une durée de deux ans en général.

Les pêcheurs béninois appartiennent aux groupes popo (plah) et pedah originaires de Grand
Popo. Ils pratiquent les mêmes techniques de pêche qu'aux villages d'origine. Au sein des
équipages des sennes tournantes, on retrouve des pêcheurs ghanéens.

Les autres pêcheurs étrangers sont originaires principalement de Sao Tomé et Principe. Ils
travaillent comme contractuels pour les propriétaires gabonais d'unités de pêche artisanale
constituées d'embarcations en fibre de verre avec des cales à glace (glacières) pour la pêche à la
ligne. Ils opèrent dans des campements séparés de ceux des pêcheurs béninois et des nigérians.

En règle générale, les pêcheurs artisans étrangers présents au Gabon y sont en permanence. De
rares cas de retour aux pays d'origine ont été observés pour les Nigérians pendant la guerre de
Biafra (entre 1967 et 1972) et les pêcheurs béninois lors du différend politique entre le Bénin et
le Gabon en 1978. Avec l'application de la nouvelle politique d'immigration en 1986, on a assisté
à un rapatriement massif de pêcheurs étrangers en situation irrégulière.

En 1987, on dénombrait 1.615 pêcheurs dans la province de l'Estuaire (région de Libreville) dont
62% de Nigérians et 15 % de Béninois (Ijif, 1991). En 1992, la DGPA a recensé 432 patrons-
pêcheurs et 1.586 "aides pêcheurs", la majorité étant toujours composée de Nigérians (72 %) et
de Béninois (17 %). Dans la région de Port Gentil, on trouve des pêcheurs togolais au Cap Lopez
(160 en 1987; 260 en 1995), béninois à Matemba, Lip et Rini Ango (1.000 en 1987).

2.2.4. La production débarquée

Le manque de doimées ne permet pas d'analyser l'évolution de la production au cours des


dernières années. Seules quelques estimations grossières sont disponibles à la DGPA. Elles sont
de 22.608 tonnes en 1995 contre 16.000 tonnes en 1994 et 17.241 tonnes en 1993. Le suivi
effectué depuis 1995 par la DGPA dans certains sites de débarquement de la Province de
l'Estuaire a permis de calculer les rendements par type d'engin ainsi qu'il suit : 424 kg/jour pour

12 Rapport technique N° 81
la senne tournante 247 kg/jour pour le filet à crevettes et 212 kg/jour pour le filet maillant
dérivant, Les ethmaloses représentent l'essentiel des prises (77 % soit 11.787 tonnes), suivies des
sardinelles (1.145 tonnes; 7,5 % de la production).

2.3. La pêche industrielle

La pêche industrielle met à contribution plusieurs métiers. Les 46 sociétés enregistrées en 1995
arment 111 unités dont 35 chalutiers, 29 crevettiers, 13 ligneurs et 34 thoniers (DGPA, 1996).
La figure 4 montre l'évolution récente de cette flottille qui fait ressortir une légère tendance à la
hausse de l'effectif des navires.

Une faible proportion de ces bateaux (35 % en 1995) débarque sa production à Libreville et Port
Gentil. Cette dernière localité qui dispose d'un port en eau profonde depuis 1980, a fait l'objet de
plusieurs études (CEPIA, COPESCA, EDP, SGTE...) visant à en faire un port thonier. Mais
l'inadaptation des installations portuaires, le coût élevé des prestations par rapport aux autres
ports de la région (Abidjan et Dakar) ainsi que le redéploiement de la flottille thonière de
l'Atlantique oriental à l'Océan indien n'ont pas permis la réalisation de ce projet.

Les débarquements locaux de 1 995 qui sont le fait de 22 chalutiers, 13 crevettiers et 4 ligneurs
s'élèvent à 1 0. 180 tonnes dont 794 tonnes de crevettes, On note un accroissement sensible des
prises de poissons depuis 1990 alors pour les crevettes la tendance est à la baisse (figure 5).
Pendant la même période les rendements des poissons ont fluctué entre 900 et 2.300 kg par jour
de mer, ceux des crevettes entre 200 et 400 kg par jour de mer

Figure 4.- Evolution de la flottille industrielle

120

0(1

80

60

ç)
ç)
40

20

O
V4
1990 991 1992 1993 1994 1995

Années

Chalutiers Crevettiers Ligneurs Thoniers [il Total

Rapport technique DIPA N° 8 1 13


Figure 5.- Captures de la pêche industrielle

Les autres navires (72) appartenant à des sociétés basées hors du Gabon débarquent leurs
captures à l'étranger. Une partie importante des statistiques (effort de pêche et captures) échappe
ainsi aux services officiels chargés de leur collecte.

2.4. La pêche et l'aquaculture continentales

La pêche continentale est essentiellement pratiquée sur la lagune Feman Vaz, dans la région de
Lambarané (lacs de Zilé et d'Onangué) et sur la lagune de Banjo.

La lagune de Feman Vaz fait partie intégrante du bassin de l'Ogooué dont il constitue l'extrémité
sud. Elle est en contact avec la mer en son extrémité nord, dans la région de Ningué Rodé et
s'étend vers le sud et le sud-est sur une superficie d'environ 500 km2.

Les Nkomi constituent le plus ancien groupe présent dans la région, occupant les rives des fleuves
et des lagunes. Ils sont essentiellement pêcheurs et pratiquent l'agriculture comme activité
secondaire. L'organisation du travail reste individuelle même si la pêche peut être pratiquée dans
un cadre familial.

Le nombre de pêcheurs en activité dans la zone a été estimé en 1987 à plus de 100 avec une
prédominance de la pêche au filet maillant et à la palangrotte pour l'autoconsommation et la vente
locale, à bord de pirogues motorisées (15 à 25 CV) ou non (CGPD, 1987).

La région de Lambaréné constitue le point culminant de la vaste cuvette que forme le fleuve
Ogooué dans le bassin sédimentaire gabonais avec différents bras et de nombreux lacs dont les
principaux sont l'Azinguo, le Nkonié Gomé au nord et l'Ezanga, l'Onangué et l'Oguémoué au sud.

14 Rapport technique N° 81
Ces trois derniers lacs communiquent entre eux et avec le fleuve Ogooué ils couvrent en saison
sèche une superficie de 266,5 km2 et sont situés à 30 km environ en aval de Lambaréné et à 160
km de la baie de Port Gentil.

Les populations appartiennent aux groupes ethniques gaiao et fang. Le premier groupe est
constitué d'agriculteurs disposant de plantations (banane, tarot, manioc) et se déplaçant en petits
campements sur le lac Zilé en saison sèche pour pêcher. Le second est composé essentiellement
de pêcheurs qui peuvent se consacrer aux activités agricoles pendant la saison des pluies, en cas
de réduction des rendements de la pêche.

Le problème d'écoulement que rencontrent les pêcheurs de la zone est à l'origine de la sous-
exploitation du lac d'Onangué.

Située à l'extrême sud de la côte gabonaise, la lagune de Banio s'étend sur environ 90 km en
direction nord-ouest/sud-est parallèlement à la côte. A son extrémité nord elle est en contact avec
la mer tandis qu'à l'intérieur se jettent les eaux de différents fleuves (Dounsou, Louzoubi,
Djoungou, Ndouma, Loutsibi).

L'isolement de la lagune de Banio détermine une économie de subsistance basée sur l'agriculture
et la pêche, Seuls les groupes de pêcheurs étrangers béninois et togolais, dont le nombre peut
dépasser la cinquantaine selon la saison, pratiquent une pêche commerciale aussi bien en lagune
qu'en mer, près de Mayumba. Ils utilisent des filets maillants dormants ou dérivants de fond alors
que les pêcheurs autochtones font appel à des lignes appâtées ainsi qu'à des pièges à mâchoirons.
Ces derniers sont constitués de bambous creux attachés deux à deux pour former de longues files
placées parallèlement à la côte et s'enfonçant lentement pour rester au fond pendant quelques
jours avant d'être relevés.

Le marché de Mayumba reste le principal débouché de la production de la lagune de Banjo.


Tchibango constitue un marché potentiel mais l'impraticabilité de la route le reliant à Mayumba
pendant la saison des pluies, ne favorise pas la consolidation de ce débouché commercial.

La pisciculture rurale, activité introduite au Gabon au début des années 50, représente à ce jour
la seule forme d'aquaculture pratiquée. Après la construction des stations d'alevinage de Libreville
et de Oyem (1954) ainsi que les premiers essais d'élevage à partir de tilapias en provenance de
Brazzaville (1955), ftit lancé un vaste plan de développement de la pisciculture rurale à l'intérieur
du pays (1956) aboutissant à la construction d'environ 2.000 étangs (1959).

Le déclin de cette activité a amené les autorités gabonaises à initier en 1 967 un projet régional
d'extension et de développement de la pisciculture rurale, en rapport avec les pays voisins
(Cameroun, Congo et Centre-Afrique) et avec l'appui financier et technique du PNUD et de la
FAO. Au Gabon, ce projet a démarré début 1 970 avec la création du Centre National Piscicole
installé dans la région de Oyem où ont été développées des recherches appliquées sur
l'alimentation des tilapias à partir des produits disponibles localement (techniques de fertilisation
des feuilles de manioc et d'élevages associés - porcs et volailles). A la fin de ce projet (1972),
l'activité piscicole s'est à nouveau ralentie, faute de moyens pour diffuser les acquis en matière de
techniques d'élevage auprès des producteurs d'étangs.

Le schéma directeur pour la pêche et de l'aquaculture continentales et les cultures marines, élaboré
en 1987 n'a jusqu'ici pas été réalisé. Un inventaire des sites piscicoles est en cours. Deux nouvelles

Rapport technique DIPA N° 8 1 15


sociétés gabonaises viennent d'être mises en place pour le développement de la crevetticulture
industrielle. Aquagabon se propose d'élever l'espèce Penaeus monodon au sud de Port Gentil dans
les sites de Batanga (1.500 ha) et de Ntchengue (100 ha) cédés par la DGPA. La production
prévue qui sera assurée par 300 personnes est de 2,000 tonnes par an pour un chiffre d'affaires
de 7 milliards de FCFA. La Société Anonyme Ferme Aquacole de Ndoumié (SAFAN) prévoit
l'aménagement de 10 ha de bassins de grossissement et d'une écloserie de crevettes. L'objectif visé
parla phase pilote (1995/1996) est 10 tonnes/an de silures et de tilapias. La phase industrielle qui
démarre en 1997 verra l'extension de l'exploitation jusqu'à loo ha pour la production annuelle de
300 tonnes de crevettes (Penaeus monodon) et de 50 tonnes de silures et tilapias.

3. DEVENIR DES CAPTURES

Comme dans la plupart des pays de la région, les femmes épouses ou non de pêcheurs jouent un
rôle primordial dans la valorisation des prises débarquées par la pêche artisanale. Ce sont elles qui
assurent la première mise en marché, le traitement, la distribution et la commercialisation sur les
marchés locaux.

3.1. Traitement

L'insuffisance des infrastructures de communication nécessaires à l'acheminement des produits des


centres de production vers les centres de consommation oblige les pêcheurs à en transformer une
grande partie. Ce travail est effectué par des femmes. Le fumage et le salage-séchage sont les
méthodes de traitement courantes. Largement rencontrée chez les femmes des communautés de
pêcheurs étrangers (béninois et nigérians), la première technique est utilisée pour le traitement des
poissons pélagiques (ethmaloses et sardinelles). Comme au Congo, les fumoirs sont réalisés à
partir de flits métalliques de 200 litres (Kébé et al., 1995). Deux modèles ont été observés au
campement de pêcheurs béninois à Port-Gentil. L'un est confectionné avec un fût entier auquel
l'on a découpé le fond et préparé une ouverture carrée de 35 cm x 35 cm à la base de la paroi pour
pouvoir introduire le bois de fumage, le poisson à fumer étant déposé sur une grille métallique
posée sur la partie supérieure ouverte du fût, en quatre couches superposées, espacées par des
baguettes de bois. Le bois de fumage est constitué de résidus de scierie (lattes et chevrons). Dans
les localités où ce combustible n'est pas disponible, les fumeuses utilisent le bois de palétuviers,
participant ainsi à la dégradation de la mangrove. Il y a donc un problème d'environnement qu'il
conviendra de prendre en compte dans l'avenir. Le deuxième modèle est une version élargie du
premier conçu à partir de deux fûts métalliques. Selon les utilisateurs, il est possible de fumer
environ 30 kg d'ethmaloses en même temps sur ce "grand fumoir". Dans certains ports de pêche
artisanale des environs de Libreville, le dispositif de fumage est constitué de grandes claies
généralement connues sous le terme de "banda".

La technique de salage-séchage concerne principalement les espèces démersales de grande taille


(Sciaenidés et Ariidés). Elle permet une longue conservation du produit et une difftision sur de
longues distances. En vigueur aussi bien chez les fumeuses autochtones que chez les femmes des
communautés étrangères, elle est également pratiquée par quelques hommes.

16 Rapport technique N°81


3. 2. Conservation

La conservation des produits pêchés à bord d'embarcations est limitée à quelques pirogues de
pêche (poissons de fond) de Port Gentil et de Libreville où la glace est disponible. Les pêcheurs
disposent de caisses isothermes à bord, leur permettant d'effectuer des sorties de quelque 2 à 3
jours voire une semaine et plus à Libreville (pêcheurs sao-toméens). A Port Gentil la glace écaille
(concassée) leur est vendue à 30.000 FCFA la tonne. Dans certaines localités comme Cap Lopez
où une prise de senne de plage peut atteindre 12 tonnes à certaines périodes de l'année, les
pêcheurs manifestent le désir de disposer d'une chambre froide à proximité comme cela est le cas
au Centre de pêche d'Owendo.

Il n'existe pas d'infrastructures adéquates de stockage et de conservation des produits obtenus


après traitement. Le poisson fumé est entassé sur les fumoirs, le tout recouvert de tôles,
accompagné d'une légère fumée. Le stockage se fait à l'air libre.

Les armements de pêche industrielle disposent de fabriques de glace qui alimentent leurs propres
navires. Au port de pêche de Libreville, un seul armateur et une autre société vendent de la glace
au public à raison de 20.000 FCFA la tonne. Les bateaux sont équipés de tunnels de congélation
ou de cales réfrigérées. Certaines villes de l'intérieur disposent de chambres froides alimentées par
des camions frigorifiques appartenant aux mareyeurs ou à des sociétés de transport.

3. 3. Commercialisation

La commercialisation du poisson débarqué par les pirogues se fait à partir du débarcadère. Au


niveau des sites de débarquement occupés par les pêcheurs étrangers, le poisson est vendu aux
femmes des pêcheurs qui l'écoulent à l'état frais (poisson de fond) ou transformé (sardinelles et
ethmaloses fumées, et poisson salé). La gestion de l'argent encaissé incombe à ces femmes. Bon
nombre de pêcheurs ont recours à ces opératrices pour préfinancer leurs activités. A Libreville
les femmes gabonaises achètent le produit débarqué par les pêcheurs nigérians en préfinançant la
campagne de pêche. Les pêcheurs gabonais confient les captures à leurs épouses qui, comme leurs
consoeurs étrangères, se chargent de la commercialisation. D'après les déclarations des pêcheurs
rencontrés à Port Gentil, le revenu généré est géré par le mari, chef de famille. Une expérience
originale a été tentée au Centre de pêche d'Owendo dont la gestion a été confiée à un promoteur
privé, Promopêche. Cette structure agissait comme mareyeur en procédant à la collecte du
poisson sur les lieux de production et comme organisme de financement en accordant des prêts
aux pêcheurs artisans.

Pendant longtemps, les prix du poisson étaient fixés par une mercuriale définie par le Ministère
des Finances. Avec la politique de libéralisation de l'économie, ils sont désormais déterminés par
le marché (loi de l'offre et de la demande) mais ne doivent pas atteindre un certain niveau qui
pénaliserait les consommateurs. Apparemment tous les pêcheurs n'ont pas été informés de cette
nouvelle mesure de peur de se faire pénaliser, ils continuent à vendre leurs prises aux mêmes prix
bien que des corrections aient été apportées suite à la dévaluation du FCFA. A l'état frais les
ethmaloses sont vendues par 6 ou 7 individus pour 100 FCFA. Fumées elles sont cédées à 100
FCFA pour 4 ou 5 pièces. Pour les gros individus et les poissons de fond (bars, bossus, bécunes,
etc...) le prix varie selon le site de débarquement entre 700 et 1000 FCFAIkg. Sur les marchés le
prix moyen est de 1200 FCFAIkg.

Rapport technique DIPA N° 8 1 17


Afin de combler ses besoins en produits halieutiques le Gabon importe du Sénégal et de la
Mauritanie du poisson à l'état congelé. Au cours des trois dernières années les quantités importées
ont tourné autour de 5.000 tonnes/an (DGPA, 1996). Du poisson salé est également importé de
la Norvège. Mais depuis 1992, du fait des fluctuations importantes de la monnaie norvégienne qui
ont renchéri le coût d'importation pour le Gabon, les quantités ont été fortement réduites.

Malgré le déficit en poisson le Gabon exporte des produits halieutiques. Les exportations vers les
pays de l'Union Européenne concernent essentiellement des crevettes, des mollusques et des
poissons de grande valeur commerciale Les quantités exportées se sont élevées à 800 t en 1993,
2.000 t en l994 et 2.261 t en 1995. Presque tous les petits pélagiques (ethmaloses notamment)
capturés par les pêcheurs artisans (40-50 % des débarquements) sont achetés par les commerçants
camerounais et acheminés par la route dans leur pays d'origne. A cause du caractère informel de
ce commerce, les quantités exportées sont mal connues. II en est de même des exportations de
poisson effectuées directement par les pêcheurs étrangers, notamment nigérians dans leur pays
d'origine et qui échappent au contrôle administratif

Pour la pêche industrielle, la distribution est assurée par les sociétés de pêche qui jouent aussi le
rôle de mareyeurs, les poissonniers et les petits revendeurs. On peut signaler également la
présence de bateaux-usines coréens qui remorquent des pirogues sénégalaises pêchant à la ligne
sous contrat dans les eaux sous juridiction gabonaise. Le produit pêché par les pirogues est livré
au bateau puis traité à bord et directement exporté.

Avant la dévaluation du FCFA, le poisson congelé importé était meilleur marché que le poisson
pêché localement. Actuellement, à part le fait que le poisson frais pourrait être préféré au poisson
congelé, le consommateur gabonais n'a pas beaucoup d'intérêt à acheter le poisson local, puisque
le poisson congelé est vendu au même prix sinon moins cher que le poisson frais de qualité
supérieure débarqué par les pêcheurs artisans (figure 6).

Figure 6.- Prix de quelques espèces vendues dans les poissonneries de Libreville (FCFAIkg ; avril
1996)

Bossu

Disque

Sole

Capitaine D Frais
D Congelé
Daurade grise

M âchoiron

Bar

0 200 400 600 800 1000 1200 1400

Prix (FCFNkg)

18 Rapport technique N° 81
Libreville et Port Gentil sont les principaux centres de commercialisation des produits halieutiques
d'origine marine, Ils absorbent à eux seuls plus de 50 % de la production écoulée. L'acheminement
des produits vers certains centres de consommation de l'intérieur du pays se fait au départ de
Libreville par l'intermédiaire du Chemin de Fer Transgabonais et des principaux axes routiers qui
malheureusement n'atteignent qu'un nombre limité de localités. Cette insuffisance des voies de
communication constitue l'une des principales contraintes pour la commercialisation du poisson.

3.4. Consommation

A limage des pays de la sous-région, la pêche joue un rôle de premier plan dans
l'approvisionnement des populatiöns locales en protéines d'origine animale. En 1990, le poisson
représentait 13 % des protéines totales et 37,4 % des protéìnes d'origine animale. Avec une
moyenne per capita de 28,2 kg eri 1990, le Gabon constitue le troisième grand pays africain
riverain de l'Océan Atlantique consommateur de poisson derrière Sao Tomé et Principe (35,1 kg)
et le Congo (33,4 kg), et devant le Ghana (27,1 kg) et le Sénégal (25,1).

Cependant, on observe des disparités régionales très importantes de la consommation de poisson


en raison des difficultés de pénétration des produits halieutiques à l'intérieur du pays. La
consommation est plus importante à Libreville et Port Gentil, qui sont proches des villages et
campements de pêcheurs.

4. POLITIQUE ET PLAN DE DEVELOPPEMENT NATIONAL

4.1. Politique économique

Le Gabon a élaboré son premier plan quinquennal de développement économique social en 1968.
Jusqu'en 1975, l'économie gabonaise a connu une croissance soutenue. La récession qui a suivi
ce boom économique a conduit les autorités à mettre en place, avec l'appui du Fonds Monétaire
International (FMI), un programme de stabilisation et de redressement financier en 1978. Ceci a
permis d'éponger les arriérés de paiement, d'engager le désendettement extérieur et d'équilibrer
la balance des paiements. Mais la forte contraction du PIB a amené le gouvernement à mettre en
place un plan intérimaire (1980-1982) qui en réalité a servi de quatrième plan de développement
économique et social. Conformément à l'objectif fixé, il a été possible d'assurer une croissance de
l'économie à un rythme qui puisse être maintenu à moyen terme sans tensions inflationnalistes,
même si des difficultés sont apparues en 1982.

Le second bouleversement important subi par l'économie est intervenu au cours de l'exécution du
cinquième plan (1984-1988) avec la nouvelle crise internationale qui s'était traduite par la chute
des prix des produits pétroliers. La très grande dépendance de l'économie au pétrole et la faiblesse
du secteur agricole ont été responsables de cette situation. Dès lors, le gouvernement a opté pour
une diversification de l'économie basée sur la développement de la production alimentaire. La
première loi triennale glissante (LTG), votée en 1988 inaugure l'entrée du Gabon dans l'ère des
Programmes d'ajustement structurels (PAS) imposés par les institutions de Bretton Woods aux
pays de la région pour corriger les déséquilibres macro-économiques. Les nombreux mouvements
sociaux survenus en fin 1989 et début 1990 ont perturbé la bonne marche de l'économie. La
Conférence Nationale réunie en mars-avril 1990 a abouti à des réformes consensuelles dans les

Rapport technique DIPA N° 8 1 19


institutions du pays et notamment à l'organisation des premières élections législatives en
septembre 1990.

Après l'échec des nombreux PAS dans les différents pays africains de la zone franc, la dévaluation
est apparue comme une nouvelle stratégie de correction des déséquilibres internes (déficit
budgétaire notamment) et externes (déficit de la balance courante) enregistrés depuis un certain
temps. Pour ce faire, les pays de la zone franc doivent, avec l'appui des aides financières
apportées par la communauté internationale, mettre en place des programmes d'ajustement
comportant des mesures conjoncturelles et structurelles.

Au Gabon, le changement de parité du FCFA a été suivi d'une tension politique et sociale. Les
négociations politiques organisées ont abouti à la signature des "Accords de Paris" dont l'objectif
principal visé est la normalisation de la vie politique au pays et la réalisation d'un programme de
redressement économique et social par un gouvernement intérimaire. La mesure de dévaluation
a été complétée par la mise en oeuvre de la réforme fiscalo-douanière avec la réduction des droits
et taxes à l'importation, l'introduction de la TVA et la réforme des entreprises publiques. En même
temps le Gabon doit faire face à un service important de sa dette extérieure, ne pouvant bénéficier
d'aucun traitement de faveur du fait du niveau relativement élevé de son PIB par habitant.
Cependant, il a obtenu en 1994 l'accord de confirmation du FMI, ce qui lui a permis d'alléger le
service de la dette. L'analyse des premiers résultats de la dévaluation fait appara?tre une reprise
de la croissance, un excédent des avoirs extérieurs et une réduction importante de la balance des
paiements. Mais aucune amélioration sensible n'a été observée quant à la compétitivité de
l'économie nationale et aux activités tournées vers le marché intérieur, notamment l'agriculture,
l'élevage et la pêche les contraintes de développement du pays restent les mêmes que celles
identifiées depuis les programmes de redressement économique de 1987.

Devant cette situation, le gouvernement gabonais a élaboré en collaboration avec le FMI et la


Banque Mondiale, un programme d'appui à la relance économique la "Déclaration de politique
de développement" (1995-1997). La stratégie qui sous-tend ce programme est articulée autour
de quatre axes principaux (PNUD, 1995)

la relance de l'économie par un effort d'investissement en faveur du secteur


productif dans le cadre de politiques sectorielles cohérentes et bien définies, afin
de tirer profit des avantages engendrés par la dévaluation;

la poursuite de l'assainissement des finances publiques tout en améliorant


qualitativement les dépenses publiques et en trouvant des solutions pour réduire
le poids de la dette

l'assainissement des entreprises para-publiques et le désengagement de ces secteurs


d'activité;

l'amélioration de la qualité et de la couverture des services sociaux, la réforme de


l'enseignement et la promotion d'activités créatrices d'emploi.

Par ailleurs, le troisième PAS qui cadre avec les objectifs de la Loi triennale glissante 1996-1998
permet entre autres une meilleure gestion des dépenses d'investissements.

20 Rapport technique N° 81
4.2. Principaux objectifs de développement sectoriel

Le secteur des pêches a toujours constitué le parent pauvre de la planification nationale. Etant
considéré comme activité économique marginale, il n'a jamais fait l'objet de priorité de
développement. C'est à partir du troisième plan quinquennal de développement économique et
social (1975-1979) que l'importance du secteur dans la fourniture de protéines animales et de
revenus a commencé à être reconnue. Une étude socio-économique de la pêche artisanale y a été
demandée de manière à dégager les perspectives de développement du secteur et les actions à
mener. Ce travail ne s'est réalisé qu'en 1987 lors de l'élaboration du schéma directeur des pêches
au Gabon. Le bilan diagnostic de la situation qui prévalait à l'époque a débouché sur l'élaboration
d'une stratégie de développement et l'identification des projets types. Mais ce schéma n'a jamais
été approuvé par le gouvernement.

Compte tenu de l'évolution du paysage économique gabonais dans lequel s'insère le secteur des
pêches, il est apparu vite nécessaire d'actualiser le schéma directeur des pêches. Cette actualisation
a été tentée en 1 995 mais les 5 projets pilotes retenus n'ont pas été jugés pertinents pour leur
réalisation : (i) pêche à la langouste verte (ii) pêche industrielle de petits poissons pélagiques
;

côtiers; (iii) pêche de crevettes profondes ; (iv) réactivation de la pêche cordière ; (y) promotion
de la pêche continentale.

Dans tous les cas, trois objectifs majeurs sont assignés au secteur des pêches : (i) participer à la
réalisation du programme d'autosuffisance alimentaire afin de réduire la dépendance extérieure;
(ii) utiliser les potentialités halieutiques pour diversifier l'économie et (iii) impliquer davantage les
Gabonais dans l'exercice de la pêche. Il reste entendu que la pêche artisanale devra constituer la
principale source de protéines animales de qualité à bas prix pour les populations locales ; en
revanche, l'objectif de la pêche industrielle sera de contribuer davantage aux recettes en devises.
Dès lors, les stratégies à mettre en oeuvre ne devront pas seulement viser à accroître la production
mais également à mieux valoriser les prises débarquées et à améliorer la gestion des ressources
halieutiques de la ZEE gabonaise notamment en mettant l'accent sur la recherche.

4.3. Projets de développement de la pêche

Trois principaux projets ont été initiés dans le sous-secteur de la pêche artisanale maritime le
Centre des pêcheurs de l'Estuaire à Owendo (Communauté Européenne et coopération italienne),
le complexe frigorifique d'Omboué et la mise en place d'un système statistique informatisé pour
les pêches maritimes (FAO).

4.3.1. Centre d'appui d'Owendo

La construction de ce centre a été effectuée entre janvier .1983 et février 1984 par l'Etat gabonais
sur financement de la CE et de la coopêration italienne pour un montant de 840 millions de FCFA.
L'objectif principal est de promouvoir la participation des jeunes de la région de Libreville à la vie
économique en les impliquant dans le sous-secteur de la pêche artisanale. Le Centre était prévu
pour commercialiser annuellement 7.000 tonnes de poisson, 6.000 tonnes de glace et 1.639m3
de carburant. Il devrait desservir 20 villages de pêcheurs de la Province de l'Estuaire et attirer
environ 500 proprìétaires de pirogues.

Rapport technique DIPA N°81 21


Mais au bout d'un an de fonctionnement (mai 1984 à août 1985), les résultats obtenus par
l'Administration des Eaux et Forêts ont été mitigés une perte de 4,2 millions de FCFA a été
enregistrée. La gestion du centre a été alors confiée dans un premier temps à la société Centra-
pêche (de septembre 1985 à novembre 1988) puis à Promopêche, SARL gabonaise à statut de
PME au capital de 20 millions de FCFA. Promopêche s'est attachée à développer la pêche en
organisant la collecte du poisson frais sur les lieux de production pour la vente sur le marché local
et en Europe, et en établissant des contrats avec les pêcheurs pour des prêts moyennant la priorité
d'achat des prises. Un montant de 270 millions de FCFA a été débloqué pour aider les pêcheurs
à renouveler leurs équipements de pêche.

La restructuration en cours de ce centre envisage d'en confier la gestion à un Comité de pêcheurs


sous la supervision de la DGPA. Mais les infrastructures devenues obsolètes (machine à glace et
chambres froides) nécessitent des investissements supplémentaires avant la cession aux pêcheurs.

4.3.2. Complexe frigorifique d'Omboué

Il a été construit en 1974 par l'Administration des Eaux et Forêts pour développer la pêche dams
le département d'Etimboué. Il devait assister les pêcheurs gabonais de la zone par la fourniture
de glace, la mise en service d'une chambre froide et la réparation des moteurs hors-bord. Suite à
une panne en 1976, ii fut abandonné jusqu'en 1983, date à laquelle sa gestion fut confiée à Promo-
Gabon après sa remise en état. Cette société y a installé un magasin d'approvisionnement en
équipements de pêche et pièces détachées pour les moteurs hors-bord. Malheureusement, la
nouvelle gestion du complexe n'a jamais donné entière satisfaction à la communauté de pêcheurs
ciblés du fait du coût élevé des prestations de services (fourniture de glace et de pièces détachées),
de la panne de certaines infrastructure (chambre froide, fabrique de glace en paillette) et l'absence
de véritable aide aux pêcheurs (ramassage captures, préfinancement pour l'acquisition de matériel
de pêche...).

4.3.3. Mise en place d'un système statistique informatisé pour les pêches maritimes

Dans le cadre de la mise en place d'un système statistique informatisé pour les pêches maritimes,
l'Administration des pêches a bénéficié de la part de la FAO, dans le cadre de son programme de
coopération technique (PCT), d'une assistance d'une durée de deux ans (octobre 1993 -
novembre 1995) pour un montant de 185.000 US$. Ce projet a permis la formation d'une équipe
de collecte et d'analyse de données avec l'utilisation des logiciels dBase, Excel, Artfish et Artser.

5. STRUCTURES ADMINISTRATIVES ET INSTITUTIONS DE RECHERCHE

5.1. L'Administration des pêches

Pendant longtemps la pêche maritime a constitué une composante marginale du Ministère ayant
en charge les Eaux et Forêts : Ministère des Eaux et Forêts, chargé du reboisement (1960-1989),
Ministère des Eaux et Forêts, de la Pêche et de l'Environnement (1990-1992). En 1993, la tutelle
de la Direction des Pêches Maritimes et Cultures Marines est assurée par le Ministère des
Transports, de la Marine Marchande, de la Pêche, chargé du Tourisme et des Parcs nationaux
(MTM1M1PTPN).

22 Rapport technique N° 81
La priorité accordée par les Pouvoirs publics au secteur des pêches s'est traduite récemment par
la création de la Direction Générale des Pêches et de l'Aquaculture - DGPA (décret n°
001260/PR!MTMMPTPN du 09/1 1/1995). La DGPA est chargée de la mise en oeuvre de la
politique gouvernementale en matière d'aménagement des ressources halieutiques, notamment
l'exploitation, l'évaluation, l'amélioration et le développement des stocks, la conservation et la
protection des écosystèmes maritimes, lagunaires, lacustres et des rivières. Elle est par ailleurs
responsable de la planification des activités de recherche halieutique.

La DGPA dispose de quatre services centraux : (i) la Direction des pêches industrielles ; (ii) la
Direction des pêches artisanales (maritime et continentale) (iii) la Direction de l'Aquaculture
(aquaculture continentale et cultures marines) et (iv) la Direction de la réglementation, du contrôle
et de la surveillance. Il existe un service de l'évaluation et de l'aménagement des ressources
halieutiques au sein de la Direction des pêches industrielles.

Les services provinciaux de la DGPA sont constitués par les inspections provinciales des pêches
et de l'aquaculture qui sont au nombre de trois. Chaque inspection provinciale comprend deux
bureaux (pêche et aquaculture), des brigades de pêche, des stations d'aquaculture continentale et
des centres d'expérimentation des cultures marines.

5.2. Institutions de crédit

La crise économique que traverse le Gabon n'a pas épargné le secteur bancaire. Ce dernier connaît
depuis 1993 une certaine baisse d'activités résultant des difficultés de trésorerie des entreprises.

L'épargne s'est chutée en raison principalement des besoins importants en fonds de roulement des
entreprises, d'évasion des capitaux pour cause de la dévaluation et d'endettement des ménages.
La politique d'encadrement du crédit, le climat socio-économique et le faible niveau des dossiers
bancables ont contribué à la contraction généralisée des crédits à court, moyen et long termes
(BGD, 1995).

A l'heure actuelle, cinq organismes de financement interviennent dans le secteur des pêches au
Gabon : la Banque Gabonaise de Développement (BUD), la Banque Nationale du Crédit Rural
(BNCR), le Fonds d'Expansion et de Développement de la Petite et Moyenne Entreprise
(FODEX), le Fonds d'Aide et de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises (FAGA) et la
Caisse Française de Développement (CFD).

Le secteur informel participe également au financement de la pêche artisanale. Les pêcheurs


étrangers entretiennent de bonnes relations avec les commerçants individuels (femmes gabonaises)
ou sociétés de commercialisation de produits halieutiques (Promopêche) qui leur fournissent des
prêts moyennant la priorité de vente notamment des espèces de haute valeur commerciale. Ce
système a fonctionné pendant longtemps à Libreville où également des possibilités d'emprunt
étaient offertes par le représentant de Yamaha.

5.2.1. La BGD

C'est une société d'intérêt national mise en place au lendemain de l'indépendance (juin I 960) pour
prendre le relais de la Société Gabonaise de Crédit (CREDIGABON) qui a vu le jour en juillet

Rapport technique DIPA N° 8 1 23


1959. Le capital qui s'élevait à 400 millions de FCFA au moment de la constitution de la banque,
est passé à 10,5 milliards de FCFA depuis le 31 décembre 1989.

En plus de quelques interventions dans le sous-secteur de la pêche industrielle, la BGD a accordé


au cours de ces dernières années certains prêts d'équipement à la pêche artisanale maritime
(pirogues, moteurs, filets et caisses isothermes). Jusqu'en 1995, les interventions de la banque
dans le secteur des pêches étaient limitées en raison de l'insuffisance voire l'absence de ressources
adaptées. Par ailleurs, des problèmes de garanties et d'apport personnel restent posés pour les
pêcheurs artisans. Le FODEX a permis à la BGD de multiplier ses interventions dans le secteur.
Un fonds de garantie équivalent à 50 % du crédit sollicité est mis en place. Pour ne pas pénaliser
l'emprunteur, un apport personnel de 10% est exigé. Ceci a permis de financer 15 à 20 projets
de pêche pour un montant de 80 à 90 millions de FCFA en 1995. La BGD incite les pêcheurs à
se regrouper pour créer une société de caution mutuelle, à l'image de l'expérience tentée en
partenariat avec l'Office National de l'emploi dans l'opération taxi. Malheureusement il n'existe pas
de véritable collaboration entre ¡'Administration des pêches et les organismes financiers.

5.2.2. La BNCR

De création plus récente (juillet 1986), la BNCR a pris le relais de la Caisse Nationale du Crédit
Rural qui constituait une cellule au sein de la BGD. Elle mène deux activités principales (i) :

collecte de l'épargne auprès des populations exerçant leurs activités en milieu rural (ii)
distribution de crédit à toute personne qui réalise un projet concourant au développement rural.
Mais compte tenu de son implantation (Libreville et Lambaréné), les activités de la banque sont
plus orientées vers la pêche que les autres secteurs de l'économie. Dès lors, la pêche artisanale est
considérée comme un secteur prioritaire par cette banque.

La plupart des crédits sont consentis à des salariés fonctionnaires. Tout pêcheur professionnel
qui sollicite un prêt doit obtenir une garantie ou caution d'une autre personne salariée. Par ailleurs,
l'emprunteur doit avoir la nationalité gabonaise, faute de quoi, une caution d'un citoyen gabonais
est exigée. Il faut préciser que depuis quelques années, l'aval de la Direction des pêches n'est plus
nécessaire pour les prêts atteignant un niveau moyen de 2,5 à 3 millions de FCFA, compte tenu
des lourdeurs administratives dénoncées par les professionnels de la pêche.

Les prêts sont accordés pour le financement d'équipements de pêche et/ou la constitution de fonds
de roulement (couvrant le fonctionnement d'un à deux mois d'activités). Ils ne peuvent dépasser
15 millions et sont accordés pour une durée de 12 à 48 mois à un taux d'intérêt de 16 % et avec
un apport personnel de 20 % du montant sollicité.

La BNCR a financé 119 projets de pêche artisanale en 1993 contre 162 en 1994 essentiellement
dans la Province du Littoral (60 %) et au profit de fonctionnaires (90 %). Elle peut également
servir de caution douanière. En effet, une Petite et Moyenne Entreprise (PMIE) qui veut importer
du matériel de pêche et qui ne dispose pas de liquidités suffisantes peut s'adresser à la banque et
assurer le règlement dans un délai de 6 mois.

5.2.3. Le FODEX

Le FODEX a été mis en place en septembre 1993 par l'Etat gabonais pour relancer, soutenir le

24 Rapport technique N° 81
développement de la PME et améliorer les perspectives de l'emploi. C'est un établissement public
placé sous la tutelle du Premier Ministre et composé de spécialistes de la PME. Il dispose de
lignes de crédit du Budget de l'Etat, de la Banque Africaine de Développement (BAD) et d'autres
bailleurs internationaux (FED, Coopération Belge...).

Les crédits du FODEX sont accordés à toute entreprise privée de droit gabonais, exerçant une
activité dans les secteurs de l'industrie manufacturière, de l'extraction, du bois, des services, de
la pêche, de l'agriculture et du commerce, ayant un capital détenu pour 51 % par des Gabonais
(personnes physiques ou morales) et un chufle d'affaires annuel au plus égal à i milliard de FCFA.
La priorité de financement est accordée aux secteurs de l'agriculture et des pêches.

Les conditions du FODEX sont moins rigides que celles des banques commerciales un taux
préférentiel d'intérêt de 12 % est accordé, la durée du crédit varie entre 3 et 4 ans avec un différé
de 3 mois. Une convention lie le FODEX à deux banques de la place (BGD et BNCR) qui
s'occupent de l'étude et du financement des dossiers de demande de prêts. Dans le respect des
conditions et procédures en place, le FODEX intervient dans trois domaines : (i) le financement
de 50 % des études de faisabilité du projet et des coûts de suivi des cabinets agréés durant les
trois premières années du projet (ii) l'accord de crédits participatifs destinés au renforcement des
fonds propres et (iii) la garantie de prêts accordés, jusqu'à 50 % de l'encours en capital.

5.2.4. Le FAGA

Le décret 0968/PRIIvfINPME du 01/06/1985 fixe les modalités de fonctionnement du FAGA. Ce


dernier peut fournir une aide directe par l'octroi d'un prêt plafonné à 1 5 millions de FCFA à des
personnes physiques ou à des sociétés à majorité gabonaise dont le chiffre d'affaire ne dépasse pas
500 millions de FCFA. Le prêt est en général accordé pour une durée de 3 à 4 ans, avec un différé
de 3 à 6 mois et au taux préférentiel de 12 %, par une Commission interministérielle présidée par
le Ministre chargé des PM.E.

Les dossiers sont préalablement instruits par Promogabon, Etablissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC) créé en 1964 et placé sous la tutelle du Ministère du Commerce.
Promogabon est chargé d'étudier et d'assister tout projet de création ou de développement
d'établissements industriels et artisanaux. Depuis quelques temps, le service est payé et
Promogabon (qui a connu une fermeture provisoire) ne constitue plus un passage obligatoire pour
toute demande de prêt émanant de petits artisans et PME d'autres sociétés privées de la place
peuvent établir le dossier de demande d'agrément.

La Chambre de Commerce qui est membre de la Commission d'agrément au même titre que la
BGD et les ministères concernés, joue le rôle de conseillère dans les domaines de la planification,
de la fiscalité, de la réglementation douanière, du code du travail, etc...

Au 3 1/12/1995, le FAGA a financé 18 entreprises de pêche artisanale pour un montant de 922


millions de FCFA soit 5 % du porte-feuille total. Des problèmes de recouvrement des créances
se posent dans la mesure oit les promoteurs qui bénéficient des prêts sont rarement des pêcheurs
professionnels ce qui ne permet aucun contrôle des activités par le FAGA.

Selon les recommandations de la BAD, le FAGA devait disparaître à la création du FODEX et


une partie de son personnel affecté à cette nouvelle structure. Aucune décision n'a été prise dans

Rapport technique DIPA N° 8 1 25


ce sens et il existe actuellement une convention entre les deux institutions qui offre la possibilité
au FAGA de bénéficier du concours du FODEX pour toute demande de prêt supérieure à ses
capacités financières.

5.2.5. La CFD

La CFD assiste les promoteurs gabonais. A travers un de ces outils, l'Aide à l'initiative de
production de base (AIPB), elle accorde des crédits au secteur de la pêche. Le financement
s'adresse aux pêcheurs tant gabonais qu'étrangers et exige un apport personnel de 30 % du
montant du projet et un avaliste. Jusqu'ici six projets ont été financés à travers l'AJPB, dont un
seul de la pêche. En effet, un prêt de 19 millions de FCFA a été accordé à un groupement de
pêcheurs béninois basés à Cocobeach avec l'aval de Promopêche. La faible sollicitation de I'AJPB
par les pêcheurs artisans est la conséquence directe du manque de promotion de cette structure.

5.3. Institutions de recherche et de formation

5.3.1. Formation

Il n'existe aucune structure nationale chargée de la formation du personnel d'encadrement de la


pêche maritime gabonaise.

Du fait que la pêche maritime dépendait du Ministère chargé des Eaux et Forêts, son personnel
était composé principalement d'ingénieurs techniques (cadres supérieurs) et d'agents techniques
(cadres moyens) formés à l'Ecole Nationale des Eaux et Forêts du Cap Estérias. Dans cette école
est dispensé un enseignement général essentiellement tourné vers l'exploitation forestière et la
pêche continentale. Il est prévu de restructurer ce cadre de formation de manière à prendre en
charge l'aquaculture et la pêche maritime. Pour ces deux domaines précis, les spécialisations sont
présentement acquises à l'extérieur dans le cadre de la coopération bi- ou multi-latérale. La
formation des agents techniques et techniciens en pêche maritime est assurée au Sénégal. Les
perfectionnements des cadres et techniciens en pisciculture se font en Côte d'Ivoire (Bouaké), au
Nigéria (Port Harcourt) et en France (Montpellier). Les Universités marocaines (Rabat),
canadiennes (Québec) et françaises (Brest et Marseille) contribuent à la formation des cadres des
pêches maritimes.

5.3.2. Recherche

Il existe une structure nationale de recherche destinée à appuyer les programmes de


développement de l'aquaculture, et dans une moindre mesure, de la pêche continentale. Le
Laboratoire d'Hydrologie et d'Ichtyologie, créé officiellement en janvier 1989, constitue une
nouvelle unité de l'Institut de Recherches Agronomiques et Forestières (TRAF) au sein du Centre
National de la Recherche Scientifique et Technologique qui relève du Ministère de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche Scientifique.

26 Rapport technique N° 81
5.4. Institutions régionales

Le Gabon est membre de plusieurs institutions régionales liées à la pêche.

5.4.1. COREP

Le Comité Régional des Pêches du Golfe de Guinée (COREP) a été créé en 1 984 à Libreville par
le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé Principe et le Zaire. Il a pour objectifs de
coordonner, d'harmoniser et de développer l'exploitation des stocks partagés qui se trouvent dans
les ZEE des pays membres et de les gérer. Jusqu'à ce jour la convention n'a pas été ratifiée par la
Guinée Equatoriale, ce qui limite le comité à quatre pays. Cette convention reste ouverte à
l'accession pour le Cameroun et l'Angola

Le COREP bénéficie de trois projets financés par l'Union Européenne non encore opérationnels
(recherche halieutique, formation et construction navale).

5.4.2. COPACE

Le Comité des Pêches pour l'Atlantique Centre-Est (COPACE) a été créé en 1967 en vertu de
l'acte constitutif de la FAO et en application d'une résolution du conseil de la FAO. Il comprend
des pays côtiers du Maroc au Zaire, et I O pays non africains qui opèrent dans la région.

Le COPACE est habilité à donner des avis aux Gouvernements des Etats membres pour les aider
à définir les bases scientifiques de mesures de réglementations. L'objectif étant d'assurer la
conservation et l'amélioration des ressources marines dans l'ensemble de la zone de compétence
du pays membre.

5.4.3. Conférence Ministérielle

La Conférençe Ministérielle sur la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de
l'Océan Atlantique (du Maroc à la Namibie) a tenu sa première réunion en avril 1989 à Rabat. Les
Etats membres ont exprimé leur volonté commune de renforcer et de développer leur coopération
dans les domaines de l'évaluation et de la préservation ainsi que la production halieutique. Pour
cela, ils Ont insisté sur le développement de la recherche scientifique et le renforcement de la
formation professionnelle et technique.

5.4.4. CEBEVIRHA

La Commissìon Economique du Bétail, de la Vinde et des Ressources Halieutiques


(CEBEVLRHA) constitue la plus jeune organisation dans la sous-région. Elle a été mise en place
en 1994 dans le cadre de l'Union Douanière des Etats de l'Afrique Centrale (UDEAC) pour
centraliser les problèmes relatifs au bétail et aux ressources halieutiques. Des études socio-
économiques sont ainsi prévues pour assurer la sécurité alimentaire et développer les échanges
commerciaux entre les pays membres Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.
C'est ce dernier pays qui abrite le siège de la Commission (N'Djaména).

Rapport technique DIPA N° 81 27


5.4.5. DIPA

Le Programme pour le Développement Intégré des Pêches Artisanales en Afrique de l'Ouest


(DuPA) a démarré en 1983. Financé par l'Agence Danoise pour le Développement International
(DANIDA), il est exécuté par la FAO. Il regroupe les Etats côtiers ouest-africains, de la
Mauritanie à l'Angola. Il joue un rôle essentiel dans le suivi des décisions techniques et
recommandations de la Conférence mondiale de la FAO sur la gestion et le développement des
pêcheries, tenue à Rome en 1984. Son objectif est de contribuer à promouvoir les compétences,
les capacités ainsi que les potentialités des communautés des pêcheurs à travers l'engagement et
la participation active de ces dernières dans la planification et l'exécution des activités de gestion
et de développement. Chaque pays membre dispose d'un fonctionnaire de liaison du DIPA qui sert
de relais entre les autorités locales et le programme. La troisième phase du DIPA, qui a démarré
en juillet 1 994, devra permettre d'assurer aux 20 pays membres un développement et un
aménagement durables de leur pêche artisanale. Ceci contribuera à la maximisation des avantages
sociaux et économiques des communautés de pêcheurs en termes d'emplois, de protéines et de
revenus.

5.4.6. CPCA

Le Comité des Pêches Continentales pour l'Afrique (CPCA) a été créé en 1971 sur initiative de
la FAO. Il regroupe l'ensemble des pays africains impliqués dans l'exploitation des eaux
intérieures. Les principaux domaines d'intérêts retenus par le CPCA sont la pêche dans les lacs,
lagunes, fleuves et en plaines inondables, l'aquaculture et les activités coopératives dans les eaux
intérieures internationales.

5.4.7. ICCAT

Créée en 1966, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique


(ICCAT en anglais) comprend 22 membres dont 10 d'Afrique: Angola, Bénin, Cap-Vert, Côte
d'ivoire, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Equatoriale, Sao Tomé et Principe et Sénégal. L'ICCAT
s'intéresse essentiellement aux pêcheries de la haute mer du fait du caractère migratoire des
espèces étudiées (thonidés et espèces associées). Son travail consiste principalement à (i)
rassembler et analyser les renseignements statistiques relatifs aux conditions, tendances actuelles
des ressources, mesures et méthodes d'aménagement des pêcheries ; (ii) présenter aux parties
contractantes des recommandations visant les études et enquêtes à entreprendre; (iii) publier et
diffuser les résultats de ses travaux et de divers renseignements scientifiques concernant son
domaine d'intervention.

6. OPPORTUNITES ET CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DU SECTEUR

6.1. Contraintes

Le développement de la pêche artisanale maritime au Gabon reste confronté à de nombreuses


contraintes d'ordre écologique, socio-culturel, institutionnel et économique.

28 Rapport technique N° 81
6.1.1. Facteurs écologiques

L'insuffisance de connaissances du potentiel, notamment en ce qui concerne les ressources en


thonidés, céphalopodes, crevettes et autres espèces côtières et lagunaires comme l'ethmalose, le
bar ou le bossu, limite fortement la capacité de planification du secteur. Dans le même ordre d'idée
il convient de souligner l'absence d'une politique d'aménagement intégré des ressources côtières
(terres, eaux, etc). A l'état actuel de la situation, de toutes les activités côtières (pétrole, industrie,
aménagement du littoral), la pêche pâtit tout particulièrement de l'absence d'une gestion intégrée
des ressources. C'est ainsi qu'au sud de Port Gentil, une zone de 17.000 km2 est interdite à la
pêche à cause de l'exploitation pétrolière. Un autre cas préoccupant est à signaler aux environs
de Libreville. Il s'agit de l'érosion côtière qui, entraînant le recul du rivage, a désorganisé les
activités de pêche artisanale sur le site d'Owendo en faisant déplacer les habitations, les points de
débarquement et les ateliers de fumage. Ce fait est généralement imputable aux travaux portuaires
comme ceux qui ont conduit au cours des dernières années à la construction du port d'Owendo.

L'utilisation abusive du bois de palétuviers pour le fumage du poisson pourrait accélérer la


dégradation de la mangrove. Cette dernière constitue un biotope indispensable au renouvellement
et à la conservation des ressources côtières nécessaires au développement durable de la pêche
artisanale.

Même si certaines lagunes apparaissent sous-exploitées, des signes de dégradation continue


persistent du fait de la pollution d'origine pétrolière, qui semble avoir commencé avec la
construction de puits et de pipe-line au nord de la lagune Feman Vaz (entre Batanga et
l'embouchure), Un autre élément effectivement alarmant, dénoncé par les pêcheurs et cause
probable de l'appauvrissement de la lagune, est l'incursion des chalutiers provenant de Port Gentil
dans les zones traditionnelles de pêche.

6.1.2. Facteurs socio-culturels

L'économie gabonaise étant une économie de rente totalement dépendante des ressources
extractives du sous-sol du pays, l'organisation sociale s'est faite principalement autour du pétrole.
La faiblesse de l'agriculture (au sens large) liée à l'intensité de l'exode rural, à la stagnation des
techniques agricoles et l'absence de structures de commercialisation intérieure n'a pas encouragé
le développement d'une économie marchande fondée sur l'échange et la monnaie. Le système
repose sur un approvisionnement extérieur régulier en biens alimentaires en échange des devises
provenant de l'exploitation des importantes ressources naturelles. Les populations s'adonnaient
à des activités destinées avant tout à la consommation locale (cultures vivrières, chasse, pêche,
cueillette de fruits sauvages).

Les populations côtières du Gabon se sont très peu tournées vers la mer. Elles se sont impliquées
traditionnellement dans une pêche de subsistance dans les eaux peu profondes. Malgré leur
présence sur une partie du littoral, les pêcheurs nationaux semblent avoir peu progressé. L'esprit
d'initiative et d'entreprise a été tardivement favorisé par les pouvoirs publics.

Les pêcheurs étrangers évoluant dans les eaux sous juridiction gabonaise, doivent embarquer des
pêcheurs nationaux de manière à contribuer à leur formation. Mais rares sont ceux qui acceptent
de travailler à bord des pirogues manoeuvrées par des pêcheúrs étrangers, n'étant pas préparés
à affronter les difficultés de navigation et de pêche en mer (traversée de la barre, travail d'équipe

Rapport technique DIPA N° 8 1 29


avec certaines techniques de pêche). Les équipages des pirogues gabonaises sont le plus souvent
réduits à une seule ou deux personnes, ce qui ne favorise pas une amélioration des techniques de
pêche tendant à accroître la productivité. Cet individualisme explique sans doute l'impact
technologique limité de la présence des pêcheurs étrangers au Gabon. Les différents groupes de
pêcheurs conservent les techniques de pêche qui leur sont familières et ne peuvent pas les
transmettre aux pêcheurs nationaux. Mais quand ces derniers sont au courant de nouveaux
développements comme le cas des sennes tournantes, ils préfèrent employer des pêcheurs
ghanéens qui sont habitués à ces techniques plutôt que les essayer eux-mêmes.

L'enquête socio-économique menée en 1992 par la DGPA révèle que la majorité des pêcheurs
gabonais ont un âge avancé (entre Si et 60 ans). Dès lors, la résorption de cette catégorie de
pêcheurs par les jeunes est lente. Or la contrainte principale pour le Gabon est sa faible
population.

6.1.3. Facteurs institutionnels

Des efforts ont été déployés récemment avec l'adoption d'un nouvel organigramme de la Direction
Générale des Pêches et de l'Aquaculture. Bien que les tâches et responsabilités attribuées aux
différents postes y sont décrites de façon précise, cet organigramme n'est pas encore véritablement
fonctionnel. La restructuration se poursuit avec la nomination des responsables des nouvelles
structures mises en place. Cependant, la DGPA reste confrontée à un problème de personnel
spécialisé notamment dans les domaines des Sciences sociales (Economie, Sociologie, Droit...),
Par ailleurs une partie du personnel dispose de peu d'expérience professionnelle. La collaboration
avec les institutions de formation et de recherche existant dans la région doit être mise à profit,
notamment dans le domaine de la pratique quotidienne par des stages de courte durée et des
bourses d'étude.

Différents schémas directeurs ont été élaborés pour les pêches, l'aquaculture et les cultures
marines. Mais les mauvais diagnostics effectués n'ont pas permis d'avoir une image claire des
choix de développement du secteur. Actuellement, aucune véritable politique des pêches n'est
définie pour permettre à la fois une évaluation objective de l'évolution du secteur et une
mobilisation de l'assistance extérieure nécessaire. L'absence de structure scientifique nationale
pour suivre de façon régulière les facteurs déterminants du système et formuler des
recommandations ne facilite pas ce travail.

La faible collaboration entre professionnels de la pêche et la DGPA n'est pas de nature à favoriser
le développement du secteur. Ceci se traduit par des défaillances au niveau de l'encadrement
(insuffisance ou manque de formation du personnel, inorganisation des différents acteurs...).

L'absence de surveillance et de contrôle des activités de pêche dans le ZEE gabonaise est à
l'origine de l'ampleur des accidents en mer. L'enquête sur la sécurité en mer menée en septembre
1995 par la DGPA avec l'appui technique du DuPA dans les zones de Port Gentil, Mayumba et
Cocobeach a permis d'identifier 34 cas d'accidents ¡incidents. L'incursion des chalutiers dans la
zone réservée à la pêche artisanale représente la principale raison des accidents en mer (10 cas
recensés soit 29,4 %). Puis viennent les chavirements d'embarcations (8 cas ; 23,5 %), la piraterie
c'est-à-dire l'agression des pêcheurs en mer sous la menace d'une arme à feu dans le but de leur
voler le moteur et parfois la pirogue ou la cargaison de poisson (17,6 %).

30 Rapport technique N° 81
Parmi les facteurs considérés comme ayant contribué aux accidents on notera l'inattention couplée
à la négligence des pêcheurs ainsi que les conditions météorologiques (vent et vagues). La fragilité
et l'instabilité des petites pirogues monoxyles ainsi que l'inexpériences des pêcheurs nationaux y
contribuent certainement pour beaucoup. Les préjudices subis au niveau des pertes de matériels
lors de ces accidents représentent au total 39, 6 millions de FCFA, Ces pertes concernent par
ordre d'importance les filets, les embarcations, les moteurs, les glacières et autres matériels, les
captures. Un seul mort a été enregistré.

6.1.4. Facteurs économiques

Le littoral gabonais est formé dune large plaine alluviale entrecoupée d'estuaires et de lagunes
côtières bordées de mangroves sur une grande partie. L'ensemble forme un espace marécageux
difficile d'accès, ce qui a retardé jusqu'à présent la réalisation de projets routiers pour le
désenclavement de cette région qui demeure relativement isolée de l'intérieur du pays. Ce manque
de voies de communication est une contrainte majeure pour l'écoulement des produits halieutiques
et l'approvisionnement des pêcheurs.

Au regard de ce qui se passe dans les autres pays de la sous-région, on peut considérer que les
interventions des organismes financiers sont relativement importantes dans le sous-secteur de la
pêche artisanale maritime gabonaise. Mais force est de reconnaître que la situation n'a pas
beaucoup évolué puisque les pêcheurs artisans ne constituent pas les principaux bénéficiaires. En
effet, les pêcheurs nationaux éprouvent d'énormes difficultés pour remplir les conditions exigées
par les organismes financiers. Rares sont ceux qui trouvent des avaliseurs fonctionnaires qui
acceptent de prendre tous les risques liés au décès du promoteur ou à sa mauvaise gestion. Ainsi
ce sont des personnes extérieures au milieu qui détiennent les moyens de production et les
pêcheurs sont réduits à de simples pourvoyeurs de main d'oeuvre, des salariés. Dans ces
conditions, il sera difficile aux pêcheurs nationaux d'adopter de nouvelles technologies et de
devenir propriétaires d'unités de pêche.

En réalité l'accès au crédit souffre de l'absence d'une étude et d'un suivi du secteur pour cerner et
évaluer les types de financement adéquats.

Par ailleurs, il n'existe pas de politique tendant à intégrer véritablement les pêcheurs étrangers dans
la société gabonaise pour qu'ils puissent se sentir comme chez eux. Ces pêcheurs qui constituent
un poids considérable dans l'économie de la pêche artisanale maritime gabonaise ne peuvent pas
bénéficier des lignes de crédit mises en place. Ils contribuent sans doute à la fourniture de poisson
même si l'impact est amoindri par les expéditions de l'essentiel des petits pélagiques sous forme
fUmée vers le Cameroun. Aucune infrastructure de santé et de scolarité n'est disponible dans les
villages et campements des pêcheurs étrangers où les conditions de vie sont souvent dures et où
s'effectuent régulièrement des contrôles inopinés.

Selon la législation gabonaise, les pêcheurs étrangers sant autorisés à pêcher en mer et dans les
lagunes. Des difficultés surgissent dès qu'ils opèrent dans les estuaires, zones traditionnelles
réservées exclusivement aux pêcheurs nationaux.

Le capital nécessaire au démarrage des opérations de pêche dans les eaux sous juridiction
gabonaises reste élevé pour les nouveaux si on tient compte des différents droits et taxes requis.
En plus du matériel de pêche, tout pêcheur étranger en activité au Gabon est supposé : (i) détenir

Rapport technique DIPA N° 8 1 31


une autorisation de pêche qui coûte 60.000 FCFA par an ou 15.000 FCFA par trimestre ; (ii)
payer l'enregistrement de sa pirogue pour 20.000 FCFA; (iii) s'acquitter d'une taxe de 200.000
FCFA à titre de droits d'importation d'une pirogue neuve et (iv) avoir une carte de pêcheur (3.000
FCFA/an) utilisable en guise de passeport. Par ailleurs, comme toute personne en immigration au
Gabon, le pêcheur étranger doit payer 272.000 FCFA à son arrivée puis 50.000 FCFA tous les
deux ans pour la carte de séjour.

A l'heure actuelle la pêche artisanale ne bénéficie d'aucun soutien sur le plan fiscal. En 1976, un
décret avait créé un régime spécial du prix des carburants en faveur des pêcheurs artisans et
industriels l'essence ordinaire leur était fournie à 40 FCFA le litre contre 48 FCFA à la pompe.
Ce soutien financier s'est déprécié au fil des années réduit de moitié en 1986, il a été supprimé
l'année suivante. Depuis lors, les pêcheurs artisans sont obligés de s'approvisionner en carburant
au prix du marché qui est élevé en dépit du fait que le Gabon soit producteur de pétrole. La
dévaluation du FCFA est venue aggraver la situation avec le renchérissement des coûts des
facteurs de production et surtout l'instauration en 1995 d'une TVA de 18 % sur les intrants
importés. A titre d'exemple, le moteur hors bord Yamaha de 08 CV a vu son prix passer de
56 1.348 FCFA avant la dévaluation à 1.500.000 FCFA après le changement de parité, soit une
hausse de 167 %. Les droits d'entrée payés sur le matériel pêche importé restent assez élevés
malgré la réforme fiscalo-douanière intervenue au lendemain de la dévaluation 29,8 % pour les
filets et 41,6 % pour les moteurs.

L'exode rural pose un véritable défi de développement avec notamment le manque de main
d'oeuvre pour la mise en valeur des terres, les engorgements des services de base en ville, la
remise en question des valeurs traditionnelles, l'apparition de poches de pauvreté urbaine et de
marginalité/déviance parmi les jeunes et les enfants. A ce rythme la population restera encore
faible dans les 25 ans à venir, ce qui risque de poser des problèmes d'approvisionnement en
produits agricoles notamment halieutiques pour la satisfaction des besoins en protéines d'origine
animale compte tenu du niveau de production.

6.2. Opportunités

Le Gabon dispose de nombreux atouts pour un développement intégré du secteur des pêches.

Même si les connaissances du potentiel halieutique et aquacole du Gabon restent insuffisantes,


le niveau actuel d'exploitation des ressources est te! qu'il est possible d'accroître l'effort de pêche
sans gros risques. Les deux villes principales Libreville et Port Gentil constituent, avec le taux
d'urbanisation poussé, des débouchés sûrs pour les produits halieutiques. Ces marchés offrent de
réelles perspectives de développement de la pêche continentale et donc l'implication des pêcheurs
nationaux. Compte tenu des préférences des consommateurs pour le poisson frais d'eau douce,
on peut penser qu'il est possible de promouvoir la production locale (pêche maritime et
continentale) au dépens des importations, notamment en améliorant le réseau routier et les
infrastructures de froid.

On signale la présence d'importantes réserves d'huîtres dans la première partie de la lagune Banio
tout de suite après l'embouchure, qui sont exploitées pendant la saison sèche. Le développement
d'infrastructures à Mayumba pourrait contribuer à une exploitation rationnelle de cette ressource.

Par ailleurs, le littoral gabonais semble présenter des conditions favorables au développement de

32 Rapport technique N°81


l'aquaculture intensive. Des projets sont en préparation dans ce domaine. Si ceux-ci sont réalisés
sans précaution préalable, il y a lieu de craindre pour l'environnement côtier. Parmi les effets
néfastes figurent la charge en éléments nutritifs, l'accumulation de produits chimiques,
l'épuisement en oxygène, l'éventuelle prolifération d'algues, les modifications de la structure des
communautés et la propagation de maladies. Par conséquent, parallèlement au développement
de cette activité nouvelle, qui du reste ne se fera pas sans destruction d'écosystèmes particuliers
qui sont les mangroves et les marais, il conviendra de mener à bien des recherches appropriées
permettant d'évaluer ses impacts sur l'environnement côtier (FAO, 1995).

Les pêcheurs étrangers continueront à jouer un rôle primordial au sein de la pêche artisanale
maritime gabonaise. Dès lors ils devront être associés à toute politique de développement du
secteur, notamment à la formation des pêcheurs nationaux. La différence de connaissances de base
en matière de technologie entre le pêcheurs autochtones et allochtones est liée en grande partie
à l'inexpérience des premiers et à leur refus d'embarquer à bord des embarcations des seconds.

Le pêcheurs professionnels nationaux présentent une certaine homogénéité sociale et culturelle


malgré leur individualisme. Par ailleurs la libéralisation de l'économie gabonaise a été à l'origine
de la promotion de la PME. Ceci devrait favoriser le développement du mouvement associatif
dans le secteur de la pêche et donc l'émergence d'une nouvelle génération d'opérateurs
économiques nationaux pouvant profiter des opportunités offertes par les organismes financiers
et la dévaluation du FCFA. Dans ces conditions, il est possible de procéder au remplacement
progressif des étrangers par des nationaux de manière à augmenter la production, ce qui
contribuera efficacement à l'approvisionnement des populations en poisson et à la création de
valeur ajoutée.

7. SUIVI SOCIO-ECONOMIQUE DE LA PECHE ARTISANALE

Avant le démarrage projet FAO d'assistance à la mise en place d'un système statistique informatisé
pour les pêches maritimes, seul le sou s-secteur industriel bénéficiait depuis 1979 d'un système de
suivi. Ce dernier est basé sur les déclarations des sociétés de pêche qui sont tenues de remplir à
chaque marée, à l'attention de la DGPA, une fiche d'identification par navire faisant ressortir les
lieux de pêche et les prises correspondantes par espèce. La compilation des données des
différentes fiches permet de calculer les statistiques de production et d'effort. Basé sur une totale
confiance aux armements, ce système s'est avéré à l'expérience peu performant car bon nombre
de sociétés ne communiquent pas leurs données ou le font trop tardivement. En outre, la fiabilité
de ces dernières n'est pas garantie. Devant ces contraintes majeures, il est urgent d'affecter aux
ports de pêche industrielle de Libreville et de Port Gentil des agents de la DGPA dont la tâche
principale sera de collecter de façon continue les statistiques de production et d'effort. Afin de
couvrir toutes les captures réalisées par des navires enregistrés au Gabon, il est primordial de
poster des observateurs à bord. Cela permettra effectivement de prendre en compte les rejets et
les prises des navires débarquant à l'étranger.

7.1. Enquête-cadre

Jusqu'ici il n'y a pas eu véritablement d'enquête-cadre au Gabon, c'est-à-dire une photographie


instantanée de la situation de la pêche artisanale maritime, Cette opération qui consiste à faire un
inventaire des moyens de production est généralement effectuée en deux temps. On procède

Rapport technique DIPA N° 81 33


d'abord à un recensement exhaustif des unités de pêche opérationnelles (en état de prendre la mer)
sur l'ensemble du littoral. Les informations à collecter pour chaque village et campement de
pêcheurs identifié portent sur le nombre, l'activité saisonnière et la taille des embarcations, les
types d'engins de pêche utilisés, l'origine géographique des propriétaires, le mode de propulsion
(rame, voile, puissance motrice), le nombre de pêcheurs autochtones et allochtones (équipage
moyen par type d'unité de pêche). Ce comptage des embarcations est complété par des enquêtes
spécifiques sur les villages et campements de pêcheurs de manière à avoir une idée précise sur les
infrastructures et services liés à la pêche (routes, eau courante, électricité, santé, écoles, marchés,
centres d'approvisionnement, réparation et entretien des moteurs, chantiers de construction des
embarcations, projets de développement, devenir des produits débarqués, profil des activités
halieutiques...). Ces informations seront consignées dans un dictionnaire des villages de pêcheurs
dont la mise à jour régulière permet au planificateur de mieux connaître l'environnement dun
projet et rend possible le suivi d'une évolution consécutive à la mise en place de nouvelles
infrastructures

Les résultats de l'enquête-cadre qui doit se dérouler au moins une fois par an compte tenu du
dynamisme du secteur, servent également à élaborer une stratégie d'échantillonnage pour les
besoins des autres enquêtes.

7.2. Evaluation des quantités débarquées

La collecte des données sur la pêche artisanale a débuté avec le projet FAO. Pour la phase pilote,
seule la Province de l'Estuaire a été couverte. Sept enquêteurs affectés à certains points de
débarquement distribués autour de Libreville suivent les unités de pêche en consignant sur des
fiches, des informations sur les prises par type d'engin ainsi que sur l'effort de pêche. Le système
mis en place n'a pas permis d'avoir des données sur l'activité dans les deux autres provinces
maritimes, l'Ogooué Maritime et la Nyanga, qui n' ont pas été couvertes par le projet pilote. Par
conséquent, l'extension du système de collecte à l'ensemble des sites de débarquement est
vivement recommandée. Pour ce faire les brigades provinciales devront être dotées de moyens
suffisants tant humains, financiers que matériels. La formation régulière des agents chargés de
ces tâches (collecte, traitement et analyse de données) devra être prioritaire. Le choix des sites
devra être déterminé par les résultats de l'enquête-cadre.

7.3. Etude socio-économique

En rapport avec le Ministère de la Planification et de l'Aménagement du Territoire, la DGPA a


effectué du 15 juin au 3 1 juillet 1992 une enquête socio-économique sur la pêche artisanale
maritime au Gabon. L'objectif du travail était de fournir aux autorités responsables du
développement du secteur les éléments nécessaires à toutes prises de décision. Dans le souci de
disposer en même temps d'informations complémentaires utiles aux statisticiens démographes, de
nombreux éléments sociaux et économiques ont été intégrés (200 paramètres), ce qui a alourdi
le dispositif. Par ailleurs, l'enquête n'a couvert que les Provinces de l'Estuaire et de l'Ogooué
Maritime.

Pour les besoins du suivi du secteur, ce dispositif doit être allégé de manière à prendre en
considération les aspects liés d'une part aux coûts et revenus, et d'autre part les aspects purement
socio-économiques.

34 Rapport technique N° 81
L'enquête coûts et revenus vise à estimer la rentabilité économique et financière des différentes
types d'unités de pêche artisanale en activité sur le littoral gabonais. Elle permet de collecter et
d'analyser les données relatives à l'exploitation des ressources halieutiques. Elle vient compléter
les enquêtes régulières d'évaluation des captures. Donc il est recommandé que ces deux enquêtes
se fassent simultanément. Le bordereau actuellement utilisé par la DGPA pour l'évaluation
quotidienne des captures devra être modifié en intégrant les informations suivantes prix de vente
unitaire par espèce, frais de marée (carburant, appât, glace...), taille de l'équipage, mode de
partage des revenus générés. Pour les besoins de comparaison et de détermination des marges de
commercialisation des revendeurs, il serait bon de collecter systématiquement les prix de détail
du poisson (local et importé) dans les poissonneries et sur les principaux marchés (Libreville et
Port Gentil).

Ce travail en continu sera complété par une enquête de base sur les aspects socio-économiques.
Il s'agit d'évaluer la structure socio-économique de la pêcherie artisanale et d'obtenir une image
de ce système en terme d'organisation, de rapports de production, de coûts d'investissement,
d'emplois générés, de stratégies développées par les acteurs, de relations entre les différents
éléments constitutifs du système. Conjointement avec les enquêtes de coûts et revenus, les.
résultats de ce travail ponctuel (à répéter tous 3 à S ans) servent également de point de référence
pour toute évaluation ex-post des actions de développement.

74. Autres travaux importants à mener

Pour que la DGPA puisse disposer d'informations précises sur la gamme des engins et techniques
de pêche utilisés au Gabon (type, maillage), il conviendrait de réviser et de compléter le travail
entrepris depuis plus de quinze ans dans ce domaine (Seck, 1987). Le catalogue des engins de
pêche qui a été élaboré à cet effet ne couvre qu'une partie du littoral gabonais. En effet, la zone
partant de Port Gentil jusqu'à la frontière congolaise n'est pas concernée. Les filets en
monofilament plus récemment introduits ainsi que divers pièges utilisés en lagune et dans les
estuaires profonds méritent également d'y être mentionnés. Ce document de travail pourra
constituer un ouvrage de base pour la mise en oeuvre d'une réglementation sur le maillage
minimum à utiliser. L'absence actuelle de telles mesures est une source de conflits permanents
entre les pêcheurs gabonais et étrangers dans les zones de pêche.

La collecte des données sur les accidents en mer effectuée en novembre 1995 est incomplète
puisque la région de Libreville n'a pas été couverte. Les renseignements figurant sur les fiches
d'enquêtes manquent de précision. Il s'avère nécessaire de reprendre ce travail sur l'ensemble du
littoral gabonais et de le renouveler tous les ans afin que l'Administration des pêches puisse
disposer de données mises à jour régulièrement sur ce sujet. L'analyse de ces données pourra
désormais être réalisée par le statisticien de la DGPA à partir du logiciel Dbase III disponible.

7.5. Synthèse des informations à suivre

Les différentes actions à mener pour une meilleure planification et un développement durable de
la pêche artisanale maritime au Gabon sont récapitulées dans le tableau 2.

Rapport technique DIPA N° 81 35


Tableau 2.- Récapitulatif du suivi socio-économique de la pêche artisanale maritime

Travail à mener Objectifs Activités principales Données à suivre Périodicité


Enquêtecadrc Inventaire des Recensement Nombre, activité el taille des Ponctuelle, au
moyens de exhaustifdes unités embarcations, types d'engins moins une
production de pêche el des de pêche, origine des fois par an
pêcheurs propriétaires, mode de
Etablissement propulsion, nombre de
d'une stratégie pêcheurs
d'échantillonnage
pour les autres
enquêtes

Mise à jour Enquêtes sur les Infrastructures et services


régulière du villages et liés à la pêche
dictionnaire de campements de (eau, santé, éducation,
villages de pêcheurs électricité, marchés, centres
pêcheurs d'approvision-
nement, réparation des
moteurs, projets de
développement, chantiers
construction d'embarcations,
devenir des captures, profil
des activités halieutiques,,,
Evaluation des Estimation de la Recueil des données Captures par espèce, effort Permanente,
captures production totale sur l'effort de pêche de pêche, fréquences de suivi régulier
et de la produc- et les captures taille
tivité par type
d'unité de pêche

Etude socio- Estimation de la Enquête sur les coûts Prix au débarquement par Continue
économïque rentabilité des et revenus des unités espèce, frais de marée,
unités de pêche et de pêche nombre de pêcheurs
de la valeur embarqués, système de
ajoutée dégagée partage du produit de la
par le secteur vente

Evaluer la Enquêtes de base sur Coûts d'investissement, Ponctuelle,


structure socio- un échantillon charges de structure, tous les 3 à 5
économique du d'unités de pêche organisation sociale, ans
système rapports de production,
emplois générés, stratégies
des acteurs, relations entre
les différents éléments du
système

Catalogue des Disposer d'un Enquêtes sur les Caractéristiques des Ponctuelle, en
engins de pêche document de base engins et techniques techniques des engins de fonction de
artisanale pour la réglemen- de pêche utilisés sur 'pêche l'évolution du
tation sur le tout le littoral secteur
maillage gabonais

Enquête sur la Mesurer l'ampleur Enquêtes sur les Causes et effets des Ponctuelle,
sécurité en mer des accidents en accidents en mer accidents en mer (dégâts tous les ans
mer matériels et corporels)

36 Rapport technique N° 81
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Raport technioue DIPA N' 8 1 39


ANNEXE L- PERSONNES RENCONTREES

Mr Gabriel Pambo Directeur Général des Pêches et de l'Aquaculture,


Libreville
Mr Romain Mbokou Directeur de la Peche Industrielle, Libreville
Mr Robert Ondoh Chef du service Evaluation et Aménagement, DGPA,
Libreville
Mr Maga-Pa-Maga Chef du Service Réglementation et contentieux, DGPA,
Libreville
Mme Boulingui Agnes Chef de service de la peche artisanale, DGPA, Libreville
Mme Ossoungah Henriette Chargé d'études, DGPA, Libreville
Mr Aflim Yves Johnson Administrateur, Chargé des Finances et de l'Adminis-
tration, PNUD, Libreville
Mr Adandé Michel Chef du Service Statistiques économiques et monétaires,
BEAC, Libreville
Mr Didier Guy Mebaly Economiste PNUD, Libreville
Mr Voubou B.H. Chargé de programme, PNUD, Libreville
Mr Moutaga Alphonse Assistant financier, PNUD, Libreville
Mr Mba Ndong Augustin Directeur Général Adjoint BGD, Libreville
Mr Moussavou K. Boukonzou Chef de service Crédit, BNCR, Libreville
Mr Leinda Pascal Agent service Crédit BNCR, Libreville
Mr Obote Mbote Secrétaire Général Gouvernorat Province de l'Ogooué
Maritime, Port Gentil
Mr BonaventureAboghe Directeur Général FAGA
Mr Mezui David Directeur du Contrôle des denrées alimentaires, Ministère
de l'Agriculture
Mr Paul Henri Nguéma Meye Service Comptabilité, Direction Générale de la Statistique
et des Etudes Economiques, MIPAT
Mr Amousso Jean Pierre Pêcheur béninois, Matanda 1, Port Gentil
Mr Ngamba Jean Médard Chef de Brigade des Pêches, DGPA, Port Gentil
Mr Robivient Franck Pêcheur gabonais, Port Gentil
Mr Kawanga Dominique Pêcheur gabonais, Port Gentil
Mr Abenelang Guillaume Pêcheur gabonais, Port Gentil
Mr Ogandaga François Pêcheur gabonais, Port Gentil
Mr Djossou Nakonou Pêcheur béninois, Matanda 3, Port Gentil
Mr Amoussou Koffi André Pêcheur béninois, Matanda 3, Port Gentil
Mr Athanase Hounsou Pêcheur béninois, Port Gentil
Mr Kofigo Alexandre Pêcheur béninois, Port Gentil
Mme Nakonou Daphrose Transformatrice béninoise, Port Gentil
Mr Setoh Kokou Raphael Pêcheur béninois, Village Pont Nomba, Libreville
Mr Agbogba Ouwlou Pêcheur béninois, Village Pont Nomba, Libreville
Mr Apaflo Accam Joseph Pêcheur béninois, Village Pont Nomba, Libreville
Mr Gamado Comlan Julien Pêcheur béninois, Village Pont Nomba, Libreville
Mr Hounnsounoukpé Ananine Pêcheur togolais, Cap Lopez
Mr Jonathan Pêcheur nigérian, Grand Village Owendo, Libreville
Mr Gomes-Da-Gloria Domingos Pêcheur sao-toméen, Oulimi, Libreville.

40 Rapport technique N° 81
ANNEXE 2.- LISTE DES PRINCIPALES ESPECES COMMERCIALES

Familles Noms scientifiques Noms commerciaux Noms vernaculaires


Ariidae Carangidae Anus spp. Machoiron Etoure (Fang)
Caranx spp. Carangue Nkawa (Galoa)
Eviababa (Fang)
Clupeidae Ethmalosa fimbriata Eth mal ose Mbéré (Nkorni)
Sardinella aurita Sardinel le
Sardinella maderensis Sardinel le
Cynoglossidae Cynoglossus browni
Cynoglossus canariensis
Cynoglossus monodi
Drepanidae Drepane africana Disque
lstiophoridae Istiophorus aìbïcans Voilier
Lutja nida e Lutjanus spp. Rouge Ntchivo (Galoa),
Engil (Fang)
Mullidae Pseudupeneus prayensis Rouget
Polynemidae Galeoides decadactylus Petit capitaine Ntsena mandji (Nkomi)
Pentanemus quinquarius Barbillon Ntsena oranga (Fang)
Polydactylus quadrifihis Grand capitaine Ntsena (Nkomi et
Galoa),
Nsna (Fang)
Po madasyidae Pomadasys jubelini Dorade grise Nkuéré (Galoa),
Woroworé (Fang)
Psettodidae Psettodes beicheri Turbot
Rajida e Raja spp. Raie
Sciaenidae Pseudotohithus elongatus Bossu Mongo (Galoa),
Moueng (Fang)
P. senegalensis Bar
P. typus Bar
Scombridae Scorn beromus tritor Maquereau
Thunnus albacares Thon albacore
Serranidae Epinephelus spp. Mérou
Spa rid ae Dentex spp. Dorade rose
Pagehlus spp. Pageot
Sphyraenidae Sphyraena spp. Bécune
Triakidae Galeorhinus galeus Requin
Mustelus rnustelus
Penaeidae Peanaeus notialis Crevettes
Peanaeus kerathurus
Parapenaeopsis atlantica
Palaernonidae Nematopalaemon hastatus Crevette destuaire
Palinuridae Panulirus regius Langouste
Portunus validus Crabe

Rapport technique DIPA N° 8 I 41


ANNEXE 3.- PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES ENGINS DE PECHE UTILISES AU GABON

Filet et nom local Filet maillant de Filet maillant Senne de plage Epervier à Filet maillant dc Balances à crabes Filet maillant
fond/ s'rai Lambo à Ethmalose poche fond "trémail" "Ovia"
Longueur d'un filet 1000 mètres 500-800-1000 400 - 600mètres 100 mètres 30-50 balances 600-1000 mètres
ralingue étirée mètres diamètre 25-30cm
Hauteur 35 mailles. - 1,20 m 0.54 mm 12 m 30 mm 1,30 m Nappe de filet PA 3m
Maillage étiré 175mm 64-70mm 115cm x 50-70mm 64 à 110mm
N°dufildenappeet 210D/24 E:0.66 210d19 E:0.55 210d/6 210d/6 210d/18-24 210d16 E:0.50
rapport d'armement
Flotteurs,typeet 40-60 gf 1p1x65 gf x 1,45m Pl-'-SO-lSOgf 65gf PVC ovale
flott, en gr/force
Ralingue inférieure Sschappe 0 6mm PA multifil tressé, Pp o 5n,
PA-PP-PE- autre 03,5mm double
Ralingue supérieure Schappe 0 8mm PA 0 5-6mm Filin de balisage
PA-PP-PE- autre
3-5mO 6 mm idem
Poids d'un/des lest lpb x 100 gr 80-110 gf 150-200 gr Pb - 100- 120 gf
x55-6Ocm
Prix de l'engin de 1 million 350-400 000 12-1 4rnillions 60 000 220 000 4 nappes 500-600
pêche (F CFA)
Durée de vie moyenne 4 à 5 ans 2 ans 4-5 ans - 2 ans 2-3 ans 2 ans 3 mois pour nappe
de l'engin de pêche
Type de pirogue li mètres 11 mètre s 12-14 mètres 7 - 1 Omètres 8-10 mètres 6-9 mètres type gabonaise
utilisée monoxyles monoxyles monoxyle monoxyle monoxyles 10 - 12 mètres
Système propulsif 40 cv à pétrole 40 CV à pétrole ou 40 CV pétrole 15 -25 CV 25-40 CV 6 CV ou pagaies 15-25-40 CV
essence essence/pétrole pétrole pétrole/essence
Taille de l'équipage 2 personnes 4 - 6 personnes 25 - 60 personnes I - 2 personnes 2 1 personne 3-4 personnes
Saison (s) de pêche saison sèche toute l'année Toute l'année toute l'année Principalement Toute l'année Toute l'année
heures de pêche/sortie en saison sèche
Espèces cibles Capitaines,crabes, Ethmaloses et Bossus,sérioles, Mulets,tilapïas Fthmaloses, bars, ci-ahes Machoiron, mulet
bars, rouges et espèces associées maquereaux, ethmaloses, capitaines carpes rouges,
autres espèces carangidae, bars crevettes capitaines
démersales capitaines
ANNEXE 3- uite
Type de filet Filet maillant Filet remorqué à Filet maillant Senne Palangres de fond Ligne à Ligne de traîne
et nom local de fond lgbo main (crevettes) monofilament tournante / "Eiowa-awolo" main
Awasha
Longueur d'un 1000 mètres 30 mètres 35 mètres 600- 200-300 mètres par 200 mètres 150 mètres
filet ralingue 700mètres panier 0 4mm 0 4 -5 mm
étirée
Hauteuret 4,80à6 12mm l,SOm. 35-50m PAmonofil 0 1,2mm diam.8mmà
maillage étiré mètres. 35 mm 40mm 0 1 ,2rnm PA monofil. 2,00 mm
45 - 65mm poche
N° du fil de 210d124 210d14-6 0 28-30mm 210d/12-15 3-4mètres 28cm
nappe et rapport E :0.50 E: 0.55
d'armement
FJotteurs,tpe et 480-SOOgfx I Pl. ovale,-7ogfx IOOPI x 85 gf 175 gf 9-10-12 9-10-12mm grappins et N
flott, en gr/force 10 mètres 30cm en PVC cylindrique 600 H. 10- 12
Ralingue - PP 0 5-6mm PA 0 4mm PA 0 .10 ethmaloses ethmaloses leurres
inférìeu re mulets mullets artificielles
Ralingue PAO 5mm idem PA 0 3mm idem IPLx-50gfx320
supérieure mètres
Poids d'un lest - lOOgfx 30cm 600b/2SOgf 3-4 kg x2 cem. 2kg

Prix de l'engin 1,645 950 35000 60000 10 millions monoxvle IO - 13 12 mètres


de pêche ( nigeriane 12m mètres gabonaises
FCFA)
Durée de vie 6 mois 2 ans 6-8 mois 8-10 ans 40 cv 40 - 60 cv 25 - 40 cv
de l'engin
Tipe de pirogue Nigériame 12 - pêche à pieds 12-14m 3 -5 5 - 17 2-4
utilisée m béninois
Système 25-40 cv - - 40 cv 300-600 000 5000/ligne 5000 / ligne
aro ulsif étrole
Taille de 3 -4 2 2 12- 17 1-2 ans 2-
l'équipage mètres
Saisons de pêche Toute l'année Toute Vannée Toute l'année Toutel'anné Toute l'année Toute l'année Occasionnel
e
Espèces cibles Bossus, rouges Petites crevettes Mulets et Ethmaloses, Machoirons, Requins Machoirons Coryphénes
Capitaines d'estuaires espèces assoc. Dorades, Rouges et Dorades bécunes
Bossus, bars espèces, associées Bécunes
Capitaine
ANNEXE 4.- ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION GENERALE DES PECHES ET DE J]AQUACULTURE

01111:1 Il() (;
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1:1 1,1: I'AQIA( I 1:1 IICI

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SEIh\'T( ES SERVICES
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I - SQI AI I l;FI IT I: EEC; I KM EN ISITON El
I- I'ECIIES INDUSTRIEL[,ES I. ¡'ECl (ES ARTISANALES ('ONT EN'Il (I N
I UNTIE ENI A! .1':
MARiTIM ES
i- EVALUATION ET AMENAIJEMENÌ I ((JE ((OIE ('I S(rIIVrl(I,SN(E
DES DESSOIJECES UAUEUTIQUE.S 2- rECITES ('ONTINENTALES Z III J II(I'.S MAITINKS

INSPECTIONS PROVINCIALES

RECAP!II3LATIJ?'
I DIRECTION (2ENERALE
- ISICTc;AI)ES DES ('EChES I l)flliÇTtON mINEI1ALTADJOENTE
- STATIONS IyAQuAcuI;TUITE I I'I(IlIS DmECrror4S UNTQtES
CONTINENTALE 8 SERVICES CL?TRAUX
CENTRES D'EXPERIM ENTATTON 2 AQV\( 1IFI EF:
0ES ('ULICIRES MARINES
9 INSPECTiONS PRO VINCULES
LISTE DES RAPPORTS DIPA - LIST OF IDAF REPORT

L Documents techniques I Technical documents


De Graauw, MA. . Etude de préfactibilité technique de Paménagement d'abris pour la pêche maritime
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1985 WestAfrica. Cotonou. IDAF Project. 5lp., IDAF/WP/3.
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Kébé, M., Gallène J. et Thiam D. - Revista sectorial da pesca artesanal na Guiné-Bissau Programa de
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Pro amme sour le Develo. sement Inté: é des Pêches Artisanales en Afrisue de l'Ouest
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Kébé M., Njock J.C. et Gallène J., - Revue sectorielle de la pêche artisanale maritime au Gabon. Programme
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II. Manuds de terrain I Fidd Manuals

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1988 de participation et de la planification. Cotonou, Projet DIPA, 157p. + annexes, Manuel de
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1988 development units. Cotonou. IDAF Project, 116 p., IDAF Field Manual N° 2.

IlL IDAF Newsletter I La Lettre du DIPA

IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 1, October/Octobre 1985, 4 p.


IDAF Newsletter/Lettre du DJPA, 2, January/Janvier 1986, 14 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 3, June/Juin 1986, 40 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 4/5, Sept./Dec. 1986, 76 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA. 6. September 1987,58 p,
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 7, June/Juin 1988, 84 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA. 8. Junc/Juin 1989. 74 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 9, October/Octobre 1989. 84 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 0. August/Août 1990, 84 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, January/Janvier 1991,6 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, April/Avril 1991, 8 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, JuIv/Juillet 1991, 6 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 4, October/January 1992, 12 p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 5, September/Septembre 1992, 85p
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, 6. December/Décembre 1992. 3lp.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA. 7. MarchlMars 1993, 39p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, June/Juin 1993, 38p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, September/Septembre 1993, 32p
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, December/Décembre 1993, 28p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, March/Mars 1994, 32.p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, June/Juin 1994, 32p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, September/Septembre 1994, 52p
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, December/Décembre 1994, 36p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, March/Mars 1995. 32p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, June/Juin 1995, 32p.
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA. 27. September/Septembre 1995, 4Op
IDAF Newsletter/Lettre du DIPA, December/Décembre 1995, 32p.
IDAF/Newsletter/Lettre du DIPA, March/Mars 1996, 28p.
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Coacklev. A.D.R.. Installation dun moteur diesel 'inboard' dans une pirogue ghanéenne. Cotonou,
1988 Projet Modèle. 9 p. ± annexe. PMB/WP/1 (Fr).
Zannou. L.H.. Etudes technico-économiques des fours améliorées pour le fumage de poisson en
1988 République Populaire du Bénin. Cotonou, Projet Modèle. 8 p. + 6 tableaux, PMB/WP/2.
Atti-Mama, C.. et M. Rais, Etude démogiaphiquc des communautés cibles du projet Modèle Bénin.
1988 Cotonou, Projet Modèle, 20 p. + 10 annexes, PMB/WP/3.

Jorion. P., Non-monetary distribution of fish as food in Beninoìs small-scale fishing villages and its
1988 importance for auto-consumption. Cotonou, Model Project, 26p.. PMBÌWP/4.
Tanimomo, PF., Catalogue des engins de pêche maritime artisanale du Benin. Cotonou, Projet Modèle,
1989 46 p. + 3 annexes, PMB/WP/4. PMB1WP/5.

Tanimomo, PF., Rapport de consultation sur la formation des jeunes pêcheurs de I'UNICOOPEMA
1989 à Lomé. Cotonou, Projet Modèle. 17 p. + 6 annexes. PMB/WP/6.
Atti Mama, C., Impact socio-économique de la piste Pahou-Kpota. Cotonou, Projet Modèle, 10 p.
1989 + 3 annexes, PMB/WP/7.

Ahouanmènou, C., C. Atti-Mama, B. Houndékon, D. Tempelman et D. Turcotte, Animation, gestion


1989 et planification, séance de travail avec les agents de terrain. Cotonou, Projet Modèle, 142
p. + annexes, PMB/WP/8.

Atti-Mama, C., D. Turcotte, et W. Wentholt, Evaluation interne des activités du projet modèle Bénin
1989 dans le secteur de Ouidah. Cotonou. Projet Modèle. 36 p. + 7 annexes. PMB/WP/9.

Tempelman, D., The participatory approach in an integrated artisanal fisheries project; structuring
1989 community development - womens activities. Cotonou, Model Project, 43 p., PMB[WP/lO.

Landry, J., Cours d'alphabétisation fonctionnelle en calcul. Cotonou, Projet Modèle, 59 p. + 3 annexes
1989 PMB/WP/l1.
Landry, J., and D. Tempelman, Functional literacy, Training Guide for a numeracy course. Cotonou,
1989 Model Project, 55 p. + 3 annexes, PMB/WP/1 1.
Atti-Mama, C., Systèmes traditionnels et modernes d'épargne et de crédit en milieu pêcheur au Bénin.
1990 Cotonou, Projet Modèle, 41 p. + annexes, PMB/WP/ 12.

Sènouvo, P., Statistiques de pêches des villages du Projet Modèle Année 1987. Cotonou, Projet Modèle,
1990 33p., PMB/WP/13.

Sheves, G.T., P.T. Holler and P.F. Tanimomo, Report on demonstration with echo-sounders, compas
1990 ses and multimono gillnets in Ghana. Cotonou, Model Project, 22 p., PMB/WP /14.
Coackley, A.D.R., and G.T. Sheves, A review of the experimental introduction of diesel inboard
1990 motors to Ghana canoes. Cotonou, Model Project, 4lp., PMB/WP/l5.
IJff, A.M. et D.E. Tempelman, Etude sur les relations entre les captures de poisson et l'état nutri
1990 tionnel des communautés de pêcheurs dans la province du Mono, au Bénin. Cotonou, Projet
Modèle, 27 p., PMB/WP/16.

Sènouvo, A.P. et A.A. Gbaguidi, Recueil des données statistiques des pêches maritimes au Bénin.
1990 Période de 1984 à 1989. Cotonou, Projet Modèle, l34p., PMB/WP/17.
Houndékon, BR., Initiative locale et développement: Expérience des communautés de pêcheurs
1990 marins du Bénin. Cotonou, Projet Modèle, Yip., PMB/WP/18.
Le Gurun, J.F.. La section de technique des pêches. Cotonou, Projet Modèle, 43 p.. PMB/WP/19.
1991

FAO/Government Cooperative Programme. Integrated Development of Small-Scale Fisheries in West


1991 Africa, Model Project Benin. Project findings and recommendations. FAO, Rome,
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Programme de Coopération FAO/Gouvernements. Développement Intégré de la pêche artisanale en


1991 Afrique de l'Ouest, Projet Modèle Bénin, Conclusions et recommandations du Projet. FAO,
Rome, Fl:GCP/RAF/198/DEN Rapport terminal. 40 p.

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