1
0. INTRODUCTION GENERALE
1.1. Problématique
La Croissance économique joue un rôle clef dans la progression du
revenu par tête, dans le rattrapage éventuel des niveaux de vie entre pays
développés et pays en développement ou en voie de développement.
La problématique de la croissance économique est indissociable de la
question du niveau de vie d’une population, les économistes ont depuis
longtemps chargé à en comprendre les ressorts, si les mécanismes à
l’œuvre sont désormais assez bien identifiés (capacité à mobiliser les
facteurs de production, rôle du progrès technique, l’entrepreneur,
primauté de l’investissement matériel et immatériel) etc.
La croissance économique est une préoccupation majeure pour la RDC en
général et particulièrement pour la province du Kwango.
Elle est essentiellement un processus visant à améliorer la vie des
individus en leur procurant plus des biens et services. Cette évolution de
ce processus est menée à travers notamment des mesures d’accroissement
de la production économique fondées sur des facteurs classiques, tels que
la quantité de capital, de travail ou encore d’autres facteurs de la
production ou par leurs productivité et l’innovation à la plupart des
modèles de croissance économique, que soit celui de Harrod-Domar, ou
celui de Solow fondaient leurs mécanismes sur ces variables essentielles.
L’économique du Kwango est soutenue essentiellement par l’agro-
pastoral (vivrières : manioc, maïs, arachide, riz, millet, patate douce,
soja, niébé, sésame, pomme de terre…) ; de son l’élevage de bovins,
caprins, ovins et porcins et elle renferme dans son sous-sol le diamant de
joaillerie aux alentours de Kenge, Kahemba et Tembo 1. Malgré ses
ressources, elle n’a pas encore atteint une croissance économique
envisagée.
Car la croissance économique est un processus continue de l’innovation
technologique, de la modernisation, de la diversification basés sur
l’amélioration des infrastructures, des équipements, de la qualité de sa
main d’œuvre, et des soubassements réglementaires, le tout assis sur une
programmation conçue, exécutée, soutenue tant par le Secteur Privé que
les Pouvoirs Publics.2
La pauvreté ne sera réduite que si l’activité économique connait une
impulsion vers la croissance économique.
1
Fec - Etat des lieux de l’économie congolaise : Problèmes et pistes de solutions, 2007.
2
Jean Bamanisa, l’industrialisation et la croissance économique en
RDC, Kinshasa le 12 Avril 2018.
2
Construire une croissance économique dans le Kwango exige que tous
les niveaux national, provincial et local soient engagés avec des
responsabilités partagées clairement définies.
Particulièrement, elle permet de susciter la dynamique du monde rural,
éloigné du centre, en vue de l’amener à se reformer pour devenir un pôle
de développement communautaire qui doivent capitaliser leur épargne au
profit de leur développement et accéder à tous les services et leur vie
quotidienne.
La problématique de la croissance économique dans la province du
Kwango se cristallise au tour des questions suivantes :
- Y a-t-il une évolution significative de la croissance des
investissements économiques dans la province du Kwango ?
- Les Producteurs et les consommateurs sont-ils entrains
d’augmenter leur épargne pour soutenir cette croissance ?
- Quel facteurs socioéconomiques permettraient à la province de
réduire ses consommations finales afin d’accroître ses
investissement dans le futur ?
1.2. Choix et intérêt du le sujet
Il est sans savoir que les investissements et les innovations sont un gage
d’une croissance économique pour un développement durable, ceci est
possible si l’état est en mesure de lancer son programme pour le
développement de la province.
Ce travail intervient dans un moment particulier ou le pays passe à une
réforme de la décentralisation qui doit produire les effets énormes sur le
plan socioéconomique, monétaire, financière et développement.
D’où le choix qui s’est développer à nous à partir du constat selon
laquelle la croissance économique produit une augmentation de la
richesse collective et modifie le niveau de vie et réduit le niveau de la
pauvreté.
- Intérêt personnel : ce travail étend prouver notre assimilation
personnelle des matières apprises tout au long de notre parcours
estudiantin et constitue une épreuve de maturité scientifique ; il
est aussi question de démontrer les bénéfices de ce travail pour
notre pays (province) et proposer quelques solutions pour une
réussite d’un développement durable ;
- Intérêt pratique : cette étude va permettre aux gouvernements
provinciale d’avoir l’idée sur l’économie de la province et sa
production en vue de restaurer les tissus de la croissance
économiques et le développement durable de la province;
3
C’est aussi un cadre de référence pour le renforcement du
partenariat avec tous les acteurs du développement pour la
relance de son économie sur des bases saines, la création des
emplois et la lutte contre la pauvreté.
- Intérêt scientifique : cette étude s’explique en majeure partie
par le fait que, en faisant une analyse approfondie, nous
pensons apporter notre contribution à la recherche des solutions
pour le développement de notre société et ce travail contribuera
comme un point de repère ,comme une banque de données pour
les futurs chercheurs.
1.3. Hypothèses de recherche
Partant des questions soulevées dans notre problématique, nous estimons
que :
a. L’activité économique de la province du Kwango, suivant
l’approche de la production ne serait pas essentiellement soutenue
par le secteur secondaire du à la faiblesse des investissements
industriels et énergétiques ;
b. Les producteurs et les consommateurs ne seraient pas prêts à
accroître leurs épargnes pour soutenir les investissements dans les
secteurs économiques les plus rentables notamment le secteur
secondaire (Industrie et Énergie).
c. Le niveau des investissements de la province du Kwango
n’accroîtrait pas significativement du à certaines difficultés
d’ordre social, politique, économique, technologique et financière ;
1.4. Objectifs de recherche
L’objectif de notre recherche est donc d’évaluer la croissance
économique de la province du Kwango afin d’en dégager les pistes de
sortie de la pauvreté et du sous-développement.
Partant des hypothèses ci-dessus, nous assignons les objectifs suivant à
cette étude :
- Déterminer les croissances sectorielles et globale des activités
économiques de la province du Kwango ;
- Décrire les profils de la production et de la consommation des
acteurs socio-économiques de la province ;
- Analyser les contraintes et opportunités de la croissance
économique de la province du Kwango.
4
1.5. Etat de la question
Etant un inventaire de certains travaux qui ont en commun avec notre
sujet de recherche qui nous permet de faire la démarcation avec les points
de vue des autres.3
Evidemment, beaucoup vont se demander à quoi servirait une étude sur «
la problématique de la croissance économique de la province du
Kwango», pendant que beaucoup de travaux scientifique y ont été
consacré dans le passé ;
Nous devons retenir la matière est trop vaste et plus complexe du point de
vue scientifique et que chaque chercheur tire seulement une partie qui
peut changer à tout moment selon la réalité sociale.
En parcourant les travaux antérieures nous avons découvert quelques
travaux scientifique ayant trait à notre sujet et notre attention est tourner
par deux travaux à savoir :
Le premier est celui de Franck KAZADI KITENGE qui traite sur
l’évolution de la croissance économique en RDC.
Cette étude a été défendu à 2013 à UNILU, l’auteur s’est poser une
question de savoir : comment a évolué la croissance économique de la
RDC durant cette période sous examen ?
A cette question l’auteur postule l’hypothèse selon laquelle la croissance
économique a connu une trajectoire à la hausse durant cette période sous
examen.
Le deuxième est celui de Bob KAMBALE KIGHOMA qui traite sur la
stratégie de la croissance économique et environnement de
l’investissement au Nord Kivu, période post conflit 2009.
Il pose la question de savoir :
Existe-t-il une stratégie visant à accroître les investissements dans la
province de Nord Kivu ?
Et l’auteur propose l’hypothèse en disant que l’attraction des
investissements du Nord Kivu, serait-elle au système politique, la
gouvernance et politique économique inefficace ;
La faiblesse du cadre juridique et particuliers d’une juridiction d’arbitrage
et droit des affaires au nord Kivu aurait des liens avec l’attraction des
investissements au nord Kivu ;
L’instabilité sociopolitique serait un frein à la croissance et
investissement politique et privé de Nord Kivu.
Malgré que ces auteurs aient traité la problématique de la croissance
économique et aient donné leur contribution en ce sens, ils n’ont abordé
«la problématique de la croissance économique de la province du
Kwango » qui est le fondement de notre étude.
3
BRINO, A., Les méthodes des sciences sociales, Paris, Ed. Mont Chrétien,
1979.
5
1.6. Méthodes et Techniques
Tout travail scientifique utilise des méthodes et des Techniques pour
atteindre ses objectifs.
La méthode est définie comme toutes les démarches entreprises sur le
terrain de la recherche, un ensemble des règles et des principes qui
organisent le mouvement d’ensemble de la connaissance, c'est-à-dire les
relations entre l’objet de la recherche et le chercheur, entre les
informations concrètes rassemblées à l’aide des techniques et le niveau de
la théorie des concepts.4.
Pour réaliser cette étude, nous avons recouru à la méthode : sociologique
qui permet d’étudier les faits sociaux. Cette méthode a été appuyée par
les techniques d’analyse documentaire qui nous permettrons de lire des
ouvrages ayant trait avec notre étude, des magazines, des revues, ainsi
que des publications online(en ligne), la technique d’observation, cette
technique nous aidera à être en relation avec les institutions et la
population et le méthode statistique qui nous permettra de chiffrer les
résultats de notre recherche et les présenter sous forme des tableaux ou
graphiques ,cette donne au lecture une vision agréable et synthétique du
travail5.
1.7. Difficultés rencontrées
Ce travail nous a coûté non seulement de notre temps et énergie mais
également de nos moyens financiers et matériels. Mais nous l’avons
quand même surmonté en obtenant certaines données liées à notre
sujet ,certes ,il ne nous a pas été permis de trouver toutes les données
voulues.
Que cela soit une excuse pour les nombreuses imperfections rencontrées
dans ce mémoire.
1.8. Délimitation du sujet
Tout travail scientifique doit être délimité dans le temps et dans l’espace.
Dans le temps, la période prise en compte va du 2015 à 2017, période de
nos investigations. Dans l’espace, nos investigations sont menées dans la
province du Kwango.
1.9. Division du travail
4
SHOMBA. K. et all, Méthodologie de recherche, étapes, Contraintes et
perspectives, éd MES, 2003.
5
[Link], méthode de sciences économiques,4e édition ,paris,dalloz,1997.
6
Outre, l’Introduction et la conclusion générale, notre travail est subdivisé
en trois chapitres.
Le premier chapitre porte sur le cadre conceptuel et théorique, à travers
trois sections, nous avons défini les concepts clés de notre étude,
présenter le cadre Théorique ainsi que quelques indicateurs de la
croissance économique ;
Le deuxième présente l’aperçu générale sur la province du Kwango et le
dernier chapitre, enfin, porte sur la problématique de la croissance
économique de la province du Kwango qui aboutira sur l’analyse et
interprétation des résultats de données, des stratégies à mettre en place
par le gouvernement provinciale et les différentes institutions qui
l’accompagnent et enfin, présenté quelques recommandations.
7
CHAPITRE PREMIER
CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE
Ce chapitre est consacré à la revue de la littérature. Il traite des sections :
généralité sur la croissance économique, les théories de la croissance et
afin calcul des indicateurs de la croissance.
SECTION 1 GENERALITE SUR LA CROISSANCE
ECONOMIQUE
Depuis Adam Smith et sa richesse des nations, la croissance occupe
l’esprit de nombreux économistes. La croissance est ainsi associée à
plusieurs qualificatifs : illimitée, limitée, instable…
1.1.1. Définition de la Croissance économique
Les économistes utilisent le terme de croissance conventionnellement
pour décrire une augmentation de la production sur le long terme.
Selon la définition de François Perroux : la croissance économique
correspond à l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes
longues d’indicateur de dimension pour une nation, le produit global net
en termes réels6
SIMON Kuznets va au-delà et affirme qu’il y a croissance lorsque la
croissance du PIB est supérieure à la croissance de la population. 7
- A court terme, les économistes utilisent plutôt le terme
d’expansion qui s’oppose à récession et qui indique une phase
de la croissance dans un cycle économique.
La croissance potentielle estime que l’écart entre la croissance mesurée et
celle qui serait obtenue avec une peine utilisation de tous les facteurs de
production, cet écart est minimal au plus fort d’une expansion.
- Au sens strict, la croissance décrit un processus
d’accroissement de la seule production économique. Elle ne
renvoie donc pas directement à l’ensemble des mutations
économique et sociale propre à une économie en
développement.
- Au sens large ces transformations sont conventionnellement
désigner par le terme de développement économique.
6
Pierre Robert, croissance et crises, 10, édition Person, Paris, p 2.
7
Simon Kuznets, Modern economic growth: findings and reflections,1973, American
economic revue vol 63 n°3,USA, p247,
[Link]
%20Economic%[Link]
8
La croissance économique peut aussi se définir comme « un
accroissement durable de sa dimension, accompagné de changements de
structure et conduisant à l’amélioration d’un niveau de vie ». 8
La croissance est un phénomène quantitatif, car toute hausse du PIB
correspond à une hausse de la croissance ainsi celle l'augmentation
soutenue pendant une période longue d'un indicateur de production en
volume ».9
Cette croissance se manifeste à travers 4 effets :
1.1.2. Effets de la Croissance sur le Niveau de vie
Par la mécanisation du travail et la standardisation des
produits,
La croissance fordiste accroit la productivité du travail et génère des
économies d'échelle. Le surplus dégagé permet d'accroitre les salaires, la
consommation et donc les profits. Dans ce modèle, la consommation de
masse permet d'absorber la production de masse. D'une manière plus
générale la croissance permet d'accroitre le revenu des agents et de
satisfaire d'avantage de besoins.
La croissance économique produit une augmentation de la
richesse collective et une augmentation statistique de la richesse
monétaire par tête. Cette augmentation est mesurée par le
PIB/habitant. Et les comparaisons internationales doivent prendre
en compte l'effet de la parité du pouvoir d'achat. 10
La croissance modifie le niveau de vie, lié à la variété de l'offre
proposée aux ménages et au pouvoir d'achat des agents (compte
tenu de l'augmentation des revenus réels). La croissance permet de
satisfaire de nouveaux besoins par la consommation de biens,
comme le montre l'évolution du taux d'équipement des ménages en
biens durables (automobile et électroménager, puis informatique et
téléphones portables) et par la consommation de services
(augmentation des dépenses de santé).
La croissance modifie partiellement des conditions de vie en
modifiant l'environnement économique. D'une part, les gains de
productivité permettent, sur une longue période, de réduire la durée
du travail. D'autre part, l'augmentation du revenu réel des parents
permet l'augmentation de la durée des études des enfants.11
8
Idem p248
9
INSEE, Niveaux de vie et pauvreté en France
10
Idem
11
Ibidem
9
1.1.3. Le Développement économique et ses effets
Le développement est un mouvement continu sur le long terme, de
nature qualitative et quantitative, qui modifie durablement les structures
économiques, sociales et démographiques de la société. Cependant le
développement s'appuie sur la croissance, et la prolonge en modifiant sa
nature et ses effets. Le niveau de développement et de bien-être des
différentes nations s'apprécie par des indicateurs spécifiques (IDH et
IPH). 12
Le développement est un mouvement qui s'inscrit sur le très long terme
(plusieurs décennies, voire plusieurs siècles dans le cas de l'Europe).
Il produit de multiples effets :
- Effets démographiques : allongement de l'espérance de vie,
baisse de la mortalité infantile puis diminution du taux de
natalité (phénomène de transition démographique);
- Effets sociaux-culturels : développement de la scolarité,
allongement de la durée des études et du niveau de formation
de la population active, évolution des rôles liés au genre ;
- Effets économiques : augmentation de la productivité des
facteurs, amélioration des conditions de vie (baisse de la
malnutrition), développement de la variété de la consommation
et de l'épargne, et développement des infrastructures publiques
(écoles, hôpitaux, communication).13
1.1.4. Les Relations entre Croissance et Développement
La croissance et le développement est interdépendants, la croissance est
une condition préalable au développement et un certain seuil de
développement est nécessaire pour amorcer un véritable décollage
économique.
La croissance est un préalable au développement dans la mesure
où l'augmentation du PIB et de la richesse distribuée (le PIB/ha)
entraine la réduction de la pauvreté, la constitution d'une épargne
favorable à l'investissement des entreprises, et la création de
12
L'IDH du PNUD[Link]
acceder/
13
STIGLITZ J.E., SEN A., FITOUSSI J.P (2009), Rapport de la
Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès
social.
10
recettes fiscales qui autorisent les investissements publics
(infrastructures).14
Le développement est nécessaire pour amorcer la croissance
dans la mesure où l'investissement public en capital humain
(éducation, santé) autorise les transformations de la structure des
emplois par type de qualification et par secteurs d'activité
(phénomène de tertiarisation de l'économie).
1.1.5. Quelques indicateurs de la croissance et du Développement
Le PIB est le principal indicateur de la croissance mais il ne mesure pas
les multiples effets (démographiques et sociaux) produits par le
développement.
De plus le PIB ne tient pas compte des « dégâts du progrès » sur
l'environnement, dont la préservation est pourtant indispensable au bien-
être.
On utilise deux indicateurs principaux pour apprécier le développement.15
L'IDH (indice du développement humain)
Est un indice statistique composite créé par le Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD) en 1990 (sur base de travaux du
prof Amartya Sen, prix Nobel de l’économie 1997) sur base de travaux,
prix Nobel de l’économie en 1997du professeur. Depuis 2010, l'IDH est
construit selon un nouveau mode de calcul à partir de trois indicateurs :
1. l'espérance de vie à la naissance (santé),
2. la durée moyenne et attendue de scolarisation (éducation),
3. le PIB réel par habitant exprimé en PPA (niveau de vie) ;
Mesure de la Croissance économique
La croissance économique est généralement mesurée par l’utilisation
d’indicateurs économiques dont le plus courant est le Produit Intérieur
Brut(PIB).
Le PIB mesure la richesse économique crée par les agents (nationaux ou
étrangers) dans le territoire nationale.
Alors que le PNB mesure la valeur produite par des agents nationaux n’
importe où dans le monde.
14
Jean-Pierre, La croissance et le développement économique et leurs indicateurs
15
Idem
11
Il offre une certaine mesure quantitative du volume de la production.
Afin d’effectuer des comparaisons internationales, et on utilise également
la part de pouvoir d’achat(PPA) qui permet d’exprimer le pouvoir
d’achat dans une monnaie de référence pour comparer la situation d’un
pays à des époques différentes en terme de monnaie constante.
Les Facteurs déterminant la Croissance économique
On peut distinguer plusieurs types de déterminants à la croissance :
- La Richesse naturelle ;
- L’Environnement extérieur ;
- La Population ;
- L’Innovation (Concept qui ne concerne pas seulement le
progrès technique mais également l’évolution des besoins de la
société et la dynamique du marché) ;
- L’Investissement ;
- La Connaissance et cohérence du développement.
SECTION 2 LES THEORIES DE LA CROISSANCE
1.2.1. Brève historique de la Croissance économique
La plupart des manuels de théorie économique, d’histoire de la pensée
économique et d’histoire des faits économiques, font remonter les
origines de la croissance à la première révolution industrielle. Initié en
1776 par la vision optimiste d’Adam Smith (vertus de la division du
travail), le thème de la croissance réapparaîtra au XIXe siècle dans les
travaux de Malthus, Ricardo et Marx. Il faudra cependant attendre le XXe
siècle et les années 50 pour que les modèles théoriques de la croissance
connaissent un véritable succès.
Les modèles postkeynésiens (Harrod-Domar) et néoclassiques (Solow)
ont introduit un véritable débat sur la question de la croissance équilibrée.
Depuis les années 70-80, la croissance a connu un nouvel essor sous
l’impulsion des théoriciens de la régulation et de la croissance
endogène.16
1.2.2. Les Précurseurs
Depuis plus de deux siècles, les économistes s’interrogent sur les causes
de la croissance.
16
Guellec Dominique et Pierre Ralle, les nouvelles Théories de la croissance, la
découverte, 1995.
12
Adam Smith, Thomas Malthus, David Ricardo et Karl Marx sont les
véritables précurseurs de cette réflexion.
1.2.3. La division internationale d’Adam Smith (1776)
Dans ses Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des
Nations (1776), Adam Smith met en évidence le rôle de la division du
travail (surplus, marché, gains de productivité) comme facteur de
croissance.
Cette division du travail se trouve renforcée par la participation du pays
au commerce international (théorie des avantages absolus). L’optimisme
de Smith apparaît à travers les traits d’une croissance illimitée (elle dure
tant que l’on peut étendre la division du travail et le marché).
1.2.4. Le principe de population de Thomas Malthus (1796)
Dans son Essai sur le principe de population (1796), Thomas Malthus
considère que la croissance est limitée en raison de la démographie
galopante. Il attribue la misère en Angleterre au décalage entre deux lois :
la loi de progression arithmétique des subsistances et la loi de progression
géométrique. La sortie de cet état passe par la mortalité, la baisse de la
natalité et le célibat.
1.2.5. Les rendements décroissants de David Ricardo (1817)
Dans ses principes de l’économie politique et de l’impôt (1817), David
Ricardo souligne que la croissance est limitée par la loi des rendements
décroissants.
La valeur ajoutée se répartit entre trois agents :
- les propriétaires fonciers (rente foncière),
- salariés (salaire de subsistance) et
- le capitaliste (profit).
Précisons que le profit des capitalistes est résiduel, c’est-à-dire qu’il
intervient une fois le salaire et la rente foncière payés.
Lorsque la population s’accroît, il convient d’augmenter la production
agricole, or les nouvelles terres mises en culture sont de moins en moins
productives.
1.2.6. La destruction du capitalisme selon Marx (1844)
Karl Marx a été le premier économiste à proposer un modèle formel de
croissance, à l’aide de ses schémas de reproduction élargie. Il considère
13
que la croissance est limitée dans le mode de production capitaliste en
raison de la baisse tendancielle des taux de profit (1867, Le Capital).
En effet, la recherche d’une plus-value toujours plus importante
(notamment grâce à des salaires bas, que Marx appelle, Minimum de
Subsistance) et la concurrence entre capitalistes devraient provoquer une
paupérisation des ouvriers et un blocage dans le développement du
système capitaliste (crise).
1.2.7. Schumpeter (1911) et Le Rôle de l’Entrepreneur
Dans son ouvrage, Capitalisme, Socialisme et démocratie, Joseph
Schumpeter (1942) fait du progrès industriel la clé du changement :
« L’impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la
machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de la
consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les
nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle – tous
éléments créés par l’initiative capitaliste ». 17
En d’autres termes, le progrès industriel est porté par des innovateurs qui
cherchent à emporter le gros lot.
1.2.8. Les Modes d’Investissements de Harrod et Domar
A la suite de la crise de 1929, de nombreux économistes inspirés par les
travaux de [Link], vont s’interroger sur les possibilités d’une
croissance équilibrée. Les modèles de Domar et Harrod vont chercher à
rendre compte des conditions et caractéristiques essentielles de l’équilibre
d’une économie capitaliste en croissance.
Le point de départ de Domar (1946) est de considérer que
l’investissement exerce une double influence sur l’économie (Muet,
1993). Du côté de la demande (et à court terme), la variation de
l’investissement détermine via le principe du multiplicateur keynésien,
le niveau de revenu et de la demande globale. 18
Selon Pierre Alain Muet (1993), Harrod aurait été conduit à poser deux
problèmes « dont l’un est la stabilité de la croissance, l’autre est la
possibilité de maintenir le plein emploi ».
17
SCHUMPETER J. (1911), (1939) Business Cycles, A Theoretical,
Historical and Statistical Analysis of the Capitalist Process, Mc Graw
Hill, NY / London.
18
Lionel Stoléru, l’équilibre et la croissance économique, 3éme édition : Dunod, 1976,
paris p497.
14
En introduisant les anticipations de croissance dans la détermination de
l’investissement, Domar arrive à la conclusion que la relation déterminant
le taux de croissance par le rapport du taux d’épargne au coefficient de
capital (taux de croissance garanti) est fondamentalement instable. La
raison de cette instabilité sera que l’effet multiplicateur serait sans
commune avec l’effet accélérateur, sauf pour une valeur bien particulière
correspondant au régime de croissance équilibrée.
1.2.9. Le Modèle Néoclassique de Solow(1956)
Robert Solow (Prix Nobel en 1987) attribue l’origine de la croissance par
tête au montant de capital technique investi (machines, équipements,
logiciels, infrastructures…). Lorsque l’investissement par tête dépasse le
montant de la dépréciation du capital par tête existant, chaque travailleur
dispose d’un équipement plus performant et peut produire davantage.
Toutefois, lorsqu’on augmente le capital par tête, la production augmente,
mais pas de façon proportionnelle (c’est le principe des rendements
décroissants). Ainsi à force d’augmenter le capital par tête, va venir un
moment où la production par tête augmentera moins vite que cela ne
coûte. La croissance par tête va cesser, c’est que Solow appelle l’état
régulier.
1.2.10. Arrow (1962) et Sheshinski (1967)
On alors proposé des modèles dans lesquels les découvertes étaient des
retombées de la production ou de l’investissement (mécanisme décrit
comme l’apprentissage). Chaque découverte a des retombées
immédiates sur l’économie (diffusion rapide). Le modèle de Solow fût
enrichi en y intégrant la notion d’investissement en capital humain.
Sous l’impulsion de Gregory Mankiw, David Romer et David Weil
(1992), la notion d’investissement en capital humain fût assimilée à un
investissement de court terme. Si une formation permet de transformer du
travail non qualifié en travail plus qualifié, donc d’utiliser des
équipements plus complexes et d’en tirer meilleur parti, le niveau
technologique du pays augmente du même coup son état régulier et son
rythme de croissance.
Certes, ce modèle continue à faire appel au progrès technique exogène
pour expliquer que la croissance ne se ralentit pas au fur et à mesure que
l’on se rapproche de l’état régulier.19
19
AGHION P., HOWITT P. (2000), Théorie de la croissance endogène, Dunod.
15
Le capital physique
C’est l’équipement dans lequel investit une entreprise pour la production
de biens et de services.
L’explication à ce phénomène réside dans le fait que l’investissement
dans de nouvelles technologies est le point de départ à de nouveaux
apprentissages par la pratique. Parmi les formes d’apprentissage, on peut
citer l’amélioration des équipements en place, les travaux d’ingénierie
(agencement des techniques existantes), l’augmentation de la compétence
des travailleurs…Or ce savoir ne peut être approprié par la firme qui le
produit. Il se diffuse inévitablement aux autres firmes.
L’investissement a un double effet : il agit directement sur la croissance
et indirectement sur le progrès technique.
La technologie
Cette théorie repose sur l’analyse des conditions économiques qui
favorisent le changement technique. Chaque changement technique
provient d’une idée mise en forme et testée.
Cependant, entre l’émergence d’une idée nouvelle et sa mise en œuvre
concrète, il peut y avoir un très long chemin (test, essais-erreurs…) qui
nécessite le concours de plusieurs personnes.20
D’un point de vue économique, cette théorie porte atteinte au cadre
concurrentiel et permet l’incorporation d’éléments de concurrence
imparfaite qui rendent possibles l’apparition de produits nouveaux et de
nouvelles idées. A défaut les idées nouvelles ne tomberont pas forcément
dans les mains de l’inventeur mais ceux de l’humanité (exemple de
l’écriture, de la mécanique, de la relativité…).21
Le capital humain
Le capital humain désigne l’ensemble des capacités apprises par les
individus et qui accroissent leur efficacité productive. 22 Chaque individu
est en effet, propriétaire d’un certain nombre de compétences, qu’il
valorise en les vendant sur le marché du travail. Cette vision n’épuise pas
l’analyse des processus de détermination du salaire individuel sur le
20
ROMER P. (1990), Endogenous Technological Change, Journal of Political
Economy, vol 95, pp. 71-102.
21
ALLEMAND S. (2004), « Les ressorts de la croissance », Sciences Humaines, juillet, n°
151, p. 42 – 45.
22
RICARDO D. (1817), Les principes de l’économie politique et de l’impôt
(Réimpression, Champs-Flammarion, 1977).
16
marché du travail, mais elle est très puissante lorsqu’il s’agit d’analyser
des processus plus globaux et de long terme.
Dans ce schéma, l’éducation est un investissement dont l’individu attend
un certain retour. Il est alors naturel de souligner que la tendance plus que
séculaire dans les pays occidentaux à un allongement de la durée
moyenne de la scolarité est une cause non négligeable de la croissance. 23
Le capital public
Il correspond aux infrastructures de communication et de transport. Elles
sont au cœur du modèle élaboré par R.J Barro. En théorie, le capital
public n’est qu’une forme de capital physique. Il résulte des
investissements opérés par l’Etat et les collectivités locales. 24
Le capital public comprend également les investissements dans les
secteurs de l’éducation et la recherche. En mettant en avant le capital
public, cette nouvelle théorie de la croissance souligne les imperfections
du marché. Outre l’existence de situations de monopole, ces
imperfections tiennent aux problèmes de l’appropriation de l’innovation.
25
La productivité du travail
La productivité est au cœur du débat économique. Sans elle, pas de
progrès du niveau de vie, ni réduction du temps de travail. La croissance
de la productivité détermine en effet les revenus réels, le taux d’inflation
et le taux d’intérêt, les profits et les cours boursiers. La productivité
apparaît généralement sous la forme d’un rapport entre la production
totale et un facteur de production (le travail ou le capital ou les deux à la
fois). La productivité du travail indique comment varie la production
totale lorsque l’on fait varier le facteur travail. On recherche en d’autres
termes à préciser la contribution du facteur travail à la croissance de la
production. On retient en général deux mesures de la productivité :
La productivité moyenne et la productivité marginale du travail. 26
23
Jean-Olivier Hairault ; Ouvrage- la croissance : théories et régularités empiriques ;
2004, Edition Économisa, Paris, p13.
24
ALLEMAND S. (2000), « La croissance », Sciences Humaines, n° 105, mai, p. 42-
43.
25
ARROUS J. (1999), Les théories de la croissance, Seuil.
26
CETTE G. (2004), « Productivité et croissance, quelles relations ? », Futuribles,
n°299, juillet-août.
17
1.2.11. Origine du Progrès Technique
Le progrès technique est lié à la connaissance scientifique mais également
à l’expérience et la recherche des entreprises.
Le progrès technique, appréhendé sous l’angle de la connaissance
scientifique, peut concerner aussi bien les produits, que les procédés de
fabrication ou les modes d’organisation.
Le progrès technique s’appuie également sur les programmes de
recherche mis en place par les entreprises et l’expérience acquise au fil
des années.27
SECTION 3 CALCUL DES INDICATEURS DE LA
CROISSANCE
1.3.1. Produit Intérieur Brut
Est l’un des agrégats majeurs des comptes nationaux. En tant
qu’indicateurs principal de mesure de la production économique réalisée
à l’intérieur d’un pays donné, le PIB vise à quantifier pour un pays et une
année donnés, la valeur totale de la« production de richesse»
Effectuée par les agents économiques résident à l’intérieur de ce territoire
(ménage, entreprise et administration publiques).
Le PIB reflète donc l’activité économique interne d’un pays et la
variation du PIB d’une période à l’autre est censée mesurer son taux de
croissance économique.28
1.3.2. Origine du Produit Intérieur Brut
A la demande des congres américains en 1932, Simon Kuznets crée une
comptabilité nationale aux Etats unis, et invente le produit intérieur brut,
en 1934 afin de mesurer l’effet de la Grande dépression sur l’économie,
on ne dispose en effet à cette époque d’aucun indicateur synthétique.
[Link]. Définition
Selon Insee, l’agrégat PIB représente le résultat final de l’activité de
production des unités productiques résidentes d’un pays. Cette notion
peut se définir de trois manières :
27
BOYER R. (1986), La théorie de la régulation : une analyse critique, Agalma, La
Découverte.
28
ARTUS P., CETTE G. (2004), Productivité et croissance, La Documentation Française.
18
- Le PIB est la somme des valeurs ajoutées brutes des différents
secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité,
augmentée des impôts moins les subventions sur les produits
(lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches
d’activités).
- Le PIB est la somme des emplois finaux intérieur de bien et de
services (consommation finale effective, formation brute de
capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins
les importations ;
- Le PIB est la somme des emplois des comptes d’exploitation
des secteurs institutionnels : rémunération salaire, impôts sur la
production et les importations moins les subventions, excédent
brut d’exploitation et revenu mixte.
[Link]. Modes de Calcul de Produit Intérieur Brut
L’appellation exacte du PIB est « le produit intérieur aux prix du marché»
sa valeur comptable est issue d’un compte de résultat (charges et
produits) et non du bilan (actif-passif).
Le PIB mesure la valeur de l’ensemble des biens et services produits sur
le territoire d’un pays donné au cours d’une période donnée (en général,
une année, parfois un trimestre), quelle que soit la nationalité des
producteurs présents sur ce territoire.
1.3.3. Détermination des composantes du PIB
[Link]. Composantes marchandes ou non marchandes
Le PIB recense à la fois la production marchande et la production non
marchande, composée exclusivement de services. En France, le PIB non
marchand est presque exclusivement le fait des administrations publiques
(sécurité, justice, santé, enseignement). Par convention, il est évalué à son
cout de production (voir service non marchand).
a. Composantes vues sous l’angle de la production
Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques
résidents, calculées aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la
valeur ajoutée récupérée par l’Etat (taxe sur valeur ajoutée et droits de
douane) et de laquelle on soustrait les subventions.
PIB=Somme des valeurs ajoutées+TVA+Droits et taxes sur les
importations –subventions sur les produits.
19
Il existe trois (3) méthodes pour calculer le PIB d’un pays ou d’une
région (via la production, la dépense ou revenu).
La première méthode c’est l’approche par production : est utiliser pour
des raisons pratiques.
Selon cette technique, on additionne toutes les valeurs ajoutées issues des
comptes de résultats fournis par les entreprises et les administrations
publiques.29
b. Composantes vues sous l’angle des dépenses
Le PIB est égal à la somme des empois finaux intérieurs de biens et de
services, c.à.d. la consommation finale effective (CF), l’investissement
(formation brute de capital fixe (FBCF)) et les variations de stocks (VS).
Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de
l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.
La situation d’autarcie, on a (équilibre Ressources-Emplois) :
PIB=CF+ FBCF +VS
Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux
ressources, les exportations (notées X) aux emplois, si bien que la relation
ci-dessous devient :
PIB+ M =CF + FBCF+ VS+ X
La dernière relation peut se réécrire :
PIB=CF+ FBCF +VS+ X − M
Ou, en omettant les variations de stock et en développent la
consommation finale :
PIB=C+G+ I + ( X − M )
(C) Consommation;
(G) Dépense publiques courantes;
(I) Investissement;
(X) Exportation;
(M)Importation.
29
KIALA, Cours de macroéconomie, ISP- Kenge L2 SCAD 2018, inédit.
20
c. Composantes vues sous l’angle des revenus
Le PIB est égal à la comme des revenus bruts des secteurs
institutionnels : rémunération des salariés(RS), impôts sur la production
et les importations moins les subventions(T), excédent brut d’exploitation
et revenus mixtes(EBE).
PIB=( S +B+ I + Rn+ A ) + ( Tn+ D )
« Facteur d’ajustements»
(S)Rémunération;
(B)Bénéfices des sociétés avant impôts ;
(I)Intérêts et revenus divers de placement ;
(Rn)Revenus nets des entreprises ;
(A)Ajustement de la valeur des stocks ;
(Tn)Taxes nettes ;
(D)Dépréciation.
[Link]. Mesure du PIB en volume et en valeur
Le PIB réel ou en volume est la valeur du PIB en ne tenant pas compte
des variations des prix c'est-à-dire de l’inflation.
Le PIB réel à l’avantage de monter les variations à la hausse et à la baisse
dans le volume (les quantités) de la production de biens et services. C’est
la valeur utilisée lorsque l’on mesure la croissance du PIB.
En effet, on ne pas savoir uniquement en observant le PIB nominal(en
valeur), si la hausse de l’indicateur provient d’une hausse des prix, d’une
hausse de la production ou dans quelles proportions ces deux variations
se combinent.
Lorsqu’on calcule le volume du PIB, les trois approches qui permettaient
de calculer le PIB nominal (demande, production, et revenus) ne sont
plus équivalentes.
1.3.4. Epargne
Est l’excèdent du revenu sur le dépenses de consommation des ménages
et les dépenses de l’état.
Pour Keynes, plus le revenu augmente, plus la part consacrée à la
consommation diminue au profit de l’épargne.
Dans les années de forte croissance (30 Glorieuses), le taux d’épargne
était élevé.
21
Parallèlement, le ralentissement de la croissance (et donc du revenu
disponible) s’est traduit par une baisse de l’épargne.
1.3.5. Consommation
Les agents économiques possèdent un revenu disponible qu’ils vont soit
utiliser pour satisfaire leurs besoins, et alors ils vont consommer, soit
épargner.
[Link]. Définition de la consommation.
La consommation, au sens économique du terme, c'est l'action d'utiliser
ou de détruire, immédiatement ou progressivement, des biens et des
services (un yaourt, un ordinateur), dans le but de satisfaire un besoin.
Consommer un aliment par exemple, c'est le détruire pour satisfaire le
besoin de se nourrir.
Consommer de l'information, c'est aussi en quelque sorte la détruire pour
l'intégrer à son propre capital culturel.
La consommation est donc motivée par les besoins qu’un individu
cherche à satisfaire, à l’aide d’un bien ou d’un service prévu à cet effet.
[Link]. Les formes de la consommation.
On distingue généralement :
La consommation individuelle et la consommation collective :
a. consommation individuelle
Le bien ou le service consommé ne l’est que par un seul individu,
excluant tout autre individu du même usage en même temps (une paire de
lunettes).
b. la consommation collective
Plusieurs individus peuvent consommer en même temps le même bien ou
le même service (utilisation d'une autoroute, par exemple), sans
possibilité d'exclusivité et tout en satisfaisant le même besoin.
Les consommations collectives sont en général des services non
marchands produits par des administrations publiques (certains services
22
collectifs pouvant toutefois être produits par le secteur privé, comme les
cliniques par exemple).
1.3.6. Les déterminants de la consommation.
Plusieurs facteurs influencent la consommation, que l'on peut classer en
deux grandes catégories :
Les facteurs économiques et les facteurs sociologiques.
- Les facteurs économiques : Il s'agit des deux contraintes
économiques auxquelles sont confrontés les individus et qui
limitent leur capacité à consommer, à savoir le prix des biens et
le revenu disponible.
- Les facteurs sociologiques : De nombreux facteurs
sociologiques vont être déterminants dans le processus de
consommation.
1.3.7. Dépenses Publiques Courantes
Les dépenses publiques peuvent être classées en fonction des personnes
qui la mettent en œuvre (Etat, collectivité territoriales et sécurité sociale)
et fonction de leur nature (dépenses de consommation, d’investissement
et de transfert.
La classification en fonction des personnes sont inclus dans le périmètre
des dépenses publiques, conformément au traité de Maastricht :
Les administrations publiques centrales, à savoir l’Etat ;
Les administrations publiques locales ;
Les administrations de sécurité sociale.
Il existe trois types de dépenses publiques selon sa classification :
Les dépenses de fonctionnement
Elle représente les dépenses les plus traditionnelles des personnes. On
distingue les dépenses de fonctionnement courant d’un service public
(dépenses d’entretien du matériel), les dépenses de personnel relatives
aux traitements des agents de l’état qui sont les plus importantes et en
enfin, la charge de la dette (intérêt et capital).
23
Les dépenses d’investissement ou en capital
Elles recouvrent deux catégories que sont les dépenses en capital en
matière militaire et les dépenses en capital en matière civile. Ces derniers
prennent la forme de dotations de l’Etat au capital des entreprises
publiques favorisant la réalisation d’infrastructures.
Les dépenses de transfert ou d’intervention
Sont des aides financières inscrites au budget d’une collective publique,
mais qui vont seulement transiter par ce budget pour être redistribuées à
des particuliers, ou de droit privé.
3.3.8. Investissement
L’investissement est un grand facteur de la croissance, il est une
opération qui consiste, pour une entreprise ou pour un pays, à augmenter
le stock, le moyen de production (machines, équipements de tous types,
infrastructures, bien de tout ordre, mais aussi acquisition de
connaissances et formation des hommes), avec pour perceptive une
production future. Il est brut ou net, selon qu’il rend en compte ou non
l’usure et l’entretien des biens durables qui interviennent dans la
production (si l’investissement brut est inférieur à cette usure, on dit alors
qu’il y a désinvestissement).
Selon le lexique économique, quatre sens d’investissement qui sont :
- Dans le sens étroit, l’investissement est synonyme de
l’acquisition des biens de production en vue de l’exploitation
d’une entreprise et de dégager un niveau ou une augmentation
de la capacité de production ;
- Dans le sens large, il est l’acquisition d’un capital en vue d’en
percevoir ou d’en consommer le revenu ;
- Dans le sens particulier et familier, il est synonyme de
placement, de mise en réserve d’un bien de consommation
durable en vue de sa revente ou de sa consommation ultérieure ;
- Enfin, sur le plan national, l’investissement constitue donc un
renouvellement des équipements et l’augmentation apportée au
patrimoine d’un agent au cours d’une période.
1.3.9. La Balance des paiements
[Link]. La Balance Commerciale
24
Comparant les seules importations et exportations de marchandises et de
matière première, la balance commerciale permet d'apprécier le degré de
compétitivité de l'industrie et de l'agriculture d'un pays. Un solde
commercial positif témoigne ainsi soit de la performance de l'industrie
soit de l'efficacité du réseau commercial.
La balance commerciale permet également de calculer le «taux de
couverture» du commerce extérieur, c'est à dire le rapport des
exportations aux importations.
[Link]. La Balance des invisibles
Cette balance présente les échanges qui ne donnent pas lieu à des
mouvements de marchandises : Les services (frais de transport,
assurances, tourisme), les dividendes sans contrepartie (appelles les
transferts unilatéraux - ce poste concerne principalement le rapatriement
des revenus des travailleurs immigrés).
L'analyse de cette balance est délicate, car elle regroupe beaucoup de
postes disparates. Il est donc nécessaire d'analyser chaque ligne de la
balance. Cependant, une balance invisible importante et excédentaire
caractérise souvent les pays fortement développes, entres dans l'ère
postindustrielle.
[Link]. La Balance des transactions courantes
Appelée aussi balance des opérations courantes, balance des paiements
courants ou balance courante, elle recense toutes les opérations
définitives d'un pays, c'est à dire les opérations qui ne donneront pas lieu
ultérieurement a des flux de sens inverse. Le solde des transactions
courantes revêt une grande importance puisqu'il permet de savoir si une
économie vit ou non au-dessus de ses
Moyens. La balance des paiements étant toujours équilibrée, un déficit de
la balance des transactions courantes signifie que le pays devra avoir un
excédent de la balance des capitaux, donc soit s'endetter, soit accepter des
investissements étrangers, soit réaliser ses créances sur l'étranger.
[Link]. La Balance des Capitaux
Cette balance regroupe les mouvements de capitaux a long ternie et a
court terme du secteur prive non bancaire. Son interprétation doit être
menée avec prudence. En effet, une amélioration de la balance des
capitaux signifie que les entrées de capitaux dans le pays sont supérieures
aux sorties, soit, en d'autres termes, que le pays emprunte beaucoup a
l'étranger ou rapatrie des capitaux places a 'extérieur. Au contraire, une
détérioration de la balance des capitaux (solde négatif) peut indiquer que
25
le pays investit beaucoup à l'étranger. Cette exportation de capitaux est
porteuse de revenus futurs.
[Link]. L'Equilibre de la Balance des paiements
La balance des paiements devant être présentée en équilibre, le solde
global traduit la position monétaire extérieure du pays. Il est donc inscrit
avec un signe oppose (+, -), dans le poste : variation de la position
monétaire.
[Link]. Balances Particuliers
Une balance de paiements est un compte retraçant les emplois et les
ressources se rapportant à une certaine opération économique.
La balance des paiements est constituée de deux grandes parties: la
balance des transactions courantes et la balance des capitaux. La balance
des transactions courantes est elle-même la résultante de deux balances :
la balance commerciale, qui regroupe toutes les opérations marchandises
et la balance des invisibles qui regroupe les échanges ne portant pas sur
des biens réels (services et transferts unilatéraux), la balance des capitaux
comporte deux balances: la balance des capitaux à long terme concerne
les opérations dont les échanges sont supérieurs a un an. La balance des
capitaux à court terme retrace les flux de créances et d'engagements a
moins d'un an.
La balance des paiements fait souvent l'objet de décomposition en
balances partielles plus significatives au plan économique comme
indiquée dans la figure 1
26
Fig : [Link]ésentation de la balance de paiement.
27
CHAPITRE DEUXIEME
PRESENTATION DE LA PROVINCE DU KWANGO
Ce chapitre comprend 3 sections la première traite l’historique de la
province du Kwango, la deuxième aborde la sur la subdivision
administrative de la province du Kwango et parle des facteurs de la
production.
SECTION 1. HISTORIQUE DE LA PROVINCE DU KWANGO
2.1.1. Présentation de la Province du Kwango
Partant de la période de l’Etat Indépendant du Congo, le nom de la rivière
Kwango était attribué à l’entité administrative dénommée jadis le plateau
de Lunda.
Cette entité fut rebaptisée District du Kwango-occidental suivant le
Décret du 10 juin 1890, puis redevenue District du Kwango
respectivement grâce aux Décrets du 7 mars 1910 et du 28 mars 1912.
28
Ainsi, la loi du 9 mars 1962, modifiant l’article 7 de la loi fondamentale
du 19 mai 1960 sur les structures du Congo consacre le nom du Kwango
comme nom de la Province.
Lors de la deuxième République en 1965 et au terme de l’ordonnance-loi
n°66-205 du 6 avril 1966 portant modification des structures
administratives du pays le nom Kwango redevient encore le nom du
District faisant partie de la Province de Bandundu.
A l’avènement de la troisième République, la Province du Kwango est
enfin créée par la constitution promulguée le 18 février 2006 faisant
d’elle une entité politique dénommée Province à l’instar des autres
districts de la République Démocratique du Congo.30
2.1.2. Situation géographique
La Province du Kwango se situe au sud de la Province du kwilu entre les
longitudes Est 16° 5’ 17’’ et 19° 58’ 15’’ et entre les latitudes sud 4°
21’ 10’’ et 8° 5’ 17’’.
Elle est limitée :
- A l’Ouest par la Ville-Province de Kinshasa, le Territoire de
Kimvula dans la Province du Bas-Congo et de la République
d’Angola ;
- Au Nord par le Territoire de Bagata dans la Province du Kwilu
et de la nouvelle Province de Mai-Ndombe ;
- A l’Est par les Territoires de Masimanimba et Gungu dans la
Province du Kwilu et de la Province du Kasaï et ;
- Au Sud par la Province de Lund-nord de la République
d’Angola avec laquelle elle partage une frontière d’environ 1
200 Km partant des Territoires de Popo Kabaka ,
Kasongolunda et Kahemba où dans maintes endroits tels que
les localités de Shakufa , Shamukwala et Nzofo dans Kahemba,
Tembo et Kahungula dans Kasongolunda et Kiamfu kinzadi et
Kisoma dans le Territoire de Popo Kabaka .
2.1.3. Relief
Les principaux traits caractéristiques du relief de la Province du Kwango
se résument par territoire comme suite :
- Le Territoire de Feshi est un vaste plateau entrecoupé par les
rivières Inzia, Lukula, Kwenge, Lutshima, Bwele-Bisaki,
Bwele-milonda, Bakali et Luie ;
30
Kwango le pays de bana lunda,p.19
29
- Le Territoire de Kahemba, est un vaste plateau disséqué par les
vallées en ange des rivières Lutshima, Kwenge, Tundwala et
Kwilu ;
- Le Territoire de Kasongo-Lunda, comprend trois formes de
relief :
Un vaste plateau servant de bordure méridionale à la cuvette centrale du
Congo, entre les rivières Kwango et Wamba. Les altitudes varient de 1
000 à 1 300 m ;
Une plaine alluviale, de la rivière Kwango sur la cote s’étend de 500 m
jusqu'aux chutes de la Kwango (François et Joseph) vers le Sud et ;
Un ravin, en forme d’entonnoir dont la profondeur est presque 200 m
avec paroi abrupte, ainsi que des monts dont : Mongo zulu (1 600 m),
Nkumbi (1 500 m), Mongo Musanda (1 300 m), Mont Antenne (1 200
m), Ntulu Mbemba (2 080 m), et Muteba (2 000 m).
- Le Territoire de Kenge comprend une vallée á fond plat de la
Twana allant du sud vers le nord, le plateau d’Inzia et une
partie du plateau de Bateke ;
- Le territoire de Popo Kabaka est une région des hautes
montagnes telles que les chaines de Pangala, Tsakala (Tsaala),
Itombe ; des monts : Bisadi, Mambamba et Mpumbu plus ou
moins 800 m d’altitude, Mamba (720 m), Itombe (650 m),
Lalulalu et Makoko ; des hauts plateaux et pénéplaines.31
2.1.4. L’Hydrographie
La Province du Kwango possède un réseau hydrographique dense avec
ses grandes rivières et leurs affluents importants à savoir :
- Dans le Territoire de Feshi : Inzia, Lukula, Kwenge, Kwilu,
Lutsima et Bakali ;
- Dans le Territoire de Kahemba, on trouve les amonts et les
sources presque toutes les grandes rivières telles que Wamba
avec ses affluents ;
- Dans le Teritoire de Kasongo Lunda on trouve Kwango,
Wamba, Bakali, Kilau et Tungila ;
- Dans le Territoire de Popo kabaka on trouve la grande rivière
Kwango et ses affluents tels que Lubitshi, Ngowa, Kwilu ; …
31
Idem
30
2.1.5. Climat
La Province est située dans la zone intertropicale caractérisée par 2
saisons : une saison pluvieuse allant de septembre à mi-mai et une saison
sèche allant de mi-mai à mi-septembre. Elles sont entrecoupées par une
intersaison sèche entre mi-janvier à mi-mars.
La pluviométrie annuelle moyenne est de 1 600 mm, c'est-à-dire au
centre elle s’élève à 1 700 mm tandis que dans la pente méridionale elle
marque 1 500 mm.
2.1.6. Géologie
La géologie du Kwango comprend les formations de Karoo (recourent
des dépôts du sable éolien du Kalahari) et des roches précambriennes.
Les formations très anciennes sont rencontrées dans les cours supérieures
des rivières Kwango et Wamba. Elles sont composées des micaschistes,
ampli soles et des migmatites. 32
2.1.7. Sol et Sous-sol
[Link]. Sol
Le Sol du Kwango est essentiellement constitué des aérosols, sols
sableux couverts par transport éolien du sol Kalahari. Ces sols ont des
propriétés physicochimiques médiocres surtout améliorées par recyclage
des matières organique : en savanes les sols sont plus pauvres qu’en forêt
où le recyclage y est fréquent. Par ailleurs, les sols sont limoneux dans les
vallées.
Les formations géologiques de la Province du Kwango appartiennent aux
deux grands systèmes du Kalahari et du Karoo.
[Link]. Sous-sol
Le sous-sol du Kwango appartient à la même zone minéralogique de la
riche Province Angolaise de Lunda-northe dont il est le prolongement ; il
offre la possibilité d’exploitation de plusieurs carrières de matériaux de
construction des bâtiments, des routes, des ponts …
Ces matériaux se retrouvent en formes de moellons, caillasses, sables …
Le sous-sol du Kwango renferme les ressources suivantes :
Le Gypse
32
Ibidem
31
C’est une roche sédimentaire composée du sulfate de calcium hydraté,
aussi appelé pierre à plâtre.
Cette roche peut être exploitée pour la poterie, la cimenterie justifiée par
la teneur en calcium du sol.33
Les indices probants du gypse sont signalés dans les Territoires de
Kasongo-Lunda et Territoire de Kenge.
Le Diamant
Le diamant rencontré dans le Kwango est de type joaillerie.
Il coule principalement dans les rivières ci-après : Kwango, Wamba,
Lwayi, Inzia et les autres petites rivières. Cette pierre précieuse est
exploitée artisanalement par les populations à Kasongo lunda,
Popokabaka, Kenge et Kahemba(Tembo).
Le Fer
La présence du fer est justifiée à travers l’exploitation par les sociétés
traditionnelles dans la fabrication des armes à feu et autres matériels
aratoires.
Le Phosphate
Le phosphate est rencontré au bord des rivières Kwango, Wamba, Inzia et
Bakali.
2.1.8. Eaux de Surface et Souterraines
Le réseau hydrographique du Kwango est dense avec plusieurs rivières et
affluents, on compte :
Dans le territoire de Feshi : Rivières coulant en savanes, avec
nombreux rapides et chutes (Bakali, Inzia, Luie, Kwango,
Yambashi, Lutshima, Kwilu. Des nombreux ruisseaux et étangs
sont signalés.
Dans le territoire de Kahemba : Rivières presque concentrées dans
une bande centrale (Lushiko, Tshitambi, Kwilu, Bwela-Basaki,
Lutshima, Kwenge. Ruisseaux et étangs sont inombrables.
33
IDEM
32
Dans le territoire de Kasongo-lunda : Rivières à trois principaux
axes (Kwango, Wamba. Bakali et Inzia). Plusieurs ruisseaux et
grands étangs les alimentent.
Dans le territoire de Kenge : Les rivières principales sont :
Kwango, Wamba, Bakali, Lonzo, Konzi. Des petites rivières,
ruisseaux et étangs sont aussi á compter selon les secteurs.
Dans le territoire de Popokabaka : Kwango, Wamba, Twana,
Lubisi et quelques lacs (Pumbu à Tsunza et Lendo près de
Kimandingu).
Dans la Province du Kwango, les eaux souterraines paraissent abondantes
compte tenu de la diversité de reliefs (collines, vallées) qui présente de
nombreuses sources gravitaires.
2.1.9. De l’Air et de l’Atmosphère
Le Kwango est sous le climat tropical du type Aw selon Köppen.
Les caractéristiques essentielles qui font la richesse de cette zone sont :
Insolation maximale : 70 % (saison pluie) ;
Insolation minimale : 40 % (saison sèche) ;
Pluviométrie moyenne annuelle : plus ou moins 1600mm ;
Saison pluvieuse : plus ou moins 8 mois intercalé par une saison
sèche ;
Saison sèche: plus ou moins 4 mois ;
Température moyenne mensuelle : 25-28°c ;
Amplitude thermique : 4-5°c ;
Rayonnement : 75 kcal/cm .
2.1.10. La Faune
Le Kwango possède une grande diversité animale regroupée en quatre
catégories :
1. Poissons : Poissons Tigres, poissons éléphants, poissons chats …
2. Amphibiens et Reptiles : Grenouilles, les crocodiles en trois
espèces (crocodiles du Nil, le faux gavial d’Afrique et le
crocodile) ; Python, Cobra cracheur noir, Vipère, Mamba noir,
Mamba vert, Lézards, Tortues, Escargots, Salamandre …
33
3. Oiseaux : Calao, Eperviers, Aigle, Cigogne, Tourterelle, Perroquet,
Colombe, Martin-pêcheur, Pintade, Perdrix, Rossignol, Moineaux,
Tisserin, Hirondelles, Canards sauvages, Corbeau, …
4. Mamiferes : Babouins, Hyène tachetée, Pangolin, Eléphants
d’Afrique, Hipopotame, Buffle d’Afrique, Hylochère (zumbu),
Guib harnaché, Chacal, Aula code, Civette, Antilope de marais
(kabasi), Antilope chevaline(Palanga), Antilope à arrière jouie,
Antilope élan (sefu), Situtung (mvudi), Oryctérope (nzimba),
Colombe magistrat, Mangouste, Ratel, Rat de gambie, Ecureil,
Renard, Singe doré, Termites, Chenilles, Sauterelles, Abeilles,
Chauves-souris, Renard ...
2.1.11. Flore
La couverture végétale du Kwango est dominée par deux principaux
types de végétations : la savane et la forêt. La végétation trouvée dans la
savane est de nature herbeuse, arbustive, arboré ou boisé. La savane
herbeuse occupe la partie Est, tandis que le centre et le Sud-est sont
occupés par La savane arbustive.
La forêt s’étend sur 1 318,500 ha de la superficie totale de la province qui
est de 89 974 Km. Elle est dense, humide et claire.
Tableau 1 : Principaux types de végétations
N° Types de végétations Superficie %
1 Forêt dense humide 1 062 739 11,85
2 Foret hydro morphe 13 187 0,15
3 Foret claire 1 595 721 17,8
4 Savane arboré 1 344 861 15
5 Savane arbustive 1 771 824 19,43
6 Savane herbeuse 588 898 0,57
7 Totale végétation naturelle 6 347 230 70,3
8 Agriculture permanente 2 916 0,03
9 Complexe agriculture 2 616 246 29,21
Source : Kwango le pays de bana lunda p.41.
La forêt dense humide du Kwango est localisée principalement dans le
sud (Kingwangala, Kibunda), à l’ouest (Kasongo lunda) et la grande
partie le long de la rivière Wamba. Les forêts claires sont rencontrées : A
34
l’Est (Ka-lwanzo), à l’ouest (Panzi, Kingulu, Matuka), au centre (entre les
rivières Kwango et Mbwele-Bisaka).34
2.1.12. Environnement
Le profil environnemental de la Province du Kwango se présente en
terme des variables relatives à sa climatologie, son relief, sa géologie, sa
flore, sa faune et autres ressources y afférentes telles que décrites ci-
dessous qui peuvent constituer le support de son développement durable.
SECTION 2. SUBDIVISION ADMINISTRATIVE DE LA
PROVINCE DU KWANGO
2.2.1. Présentation Administrative
La Province du Kwango a une superficie de 89 974 Km2. Elle est
composée de cinq Territoires, à savoir : Feshi, Kahemba, Kasongo
Lunda, Popo Kabaka et Kenge.
Administrativement les cinq Territoires sont structurés de la manière
suivante :
Tableau 2 Subdivision administrative de la province du Kwango
Territoire Chef-lieu Superficie Secteur Chefferie Groupement Village
s s s s
Feshi Feshi 19 187 Km2 4 - 36 649
Kahemba Kahemba 19 264 Km2 4 2 59 847
Kasongo Kasongo 26 648 Km2 6 2 53 392
lunda Lunda/Cit
é
Popo Popo/Cité 6.749 Km2 3 - 7 518
kabaka
Kenge KengeII 18 126 Km2 4 1 87 1314
Total 89 974 Km2 21 5 242 3720
Source : Ministère de l’intérieur, annuaire statistique 2015
2.2.2. Cadre Politique de la Province
A l’avènement de la troisième République, la Province du Kwango est
enfin créée par la constitution promulguée le 18 février 2006 faisant
34
Ibidem p.41
35
d’elle une entité politique dénommée Province à l’instar des autres
districts de la République Démocratique du Congo. La province est une
composante politique et administrative du territoire de la RDC, dotée
d’une personnalité juridique et gérée par les organes locaux. L’Assemblée
provinciale, élue au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans,
est l’organe délibérant.
Concrétiser par l’ordonnance N°15/081 du 29 octobre 2015 portant
nomination des commissaires spéciaux et des commissaires spéciaux
adjoints du gouvernement chargés d’administrer les provinces.
2.2.3. Démographie
La Province du Kwango est sous peuplée par rapport à l’étendue avec
38,56 habitants/Km2.
La population totale en 2011 est de 4 589 680 habitants. Par rapport au
territoire, cette répartition de la population est inégale et sous peuplée
considérant les effectifs de la population. Le territoire de Kasongo Lunda
est le plus peuplé avec un effectif de 1 422 740 habitants, suivi de Kenge
avec 1 335 030 habitants.
Le territoire le moins peuplé est Feshi avec 597 841 habitants. Cette
population est ainsi répartie entre les territoires qui composent la
Province du Kwango.
Tableau 3 Répartition des Territoires
N° Territoire Superficie Population Densité
1 Feshi 19 .187 597.841 16,69
2 Kahemba 19 .264 616 .218 23,17
3 Kasongo lunda 26.648 1.422.740 43,95
4 Kenge 18.126 1.335.030 59,37
5 Popo-kabaka 6.749 617.851 67,48
Total 89.974 4.589.680 38,56
Source : Inspection Développement rural Kwango : rapport annuel 2011.
2.2.4. La situation linguistique dans le Kwango
La province du Kwango fait partie de l’espace Ouest où le kikongo fut
retenu comme langue officielle.
Celle-ci est désormais utilisée dans l’enseignement comme dans
l’Administration. Mais de nos jours, le lingala acquiert de plus en plus le
statut de seconde langue officielle parlée dans le Kwango, en raison des
36
contacts de plus en plus poussés avec Kinshasa, Les différents peuples
qui habitent l’espace kwangolais ont une certaine homogénéité
linguistique et culturelle.
Il y a lieu, dès lors, de regrouper ces peuples selon leurs affinités
linguistiques :
Tableau 4 Occupation linguistique du Kwango
Territoire Langues parlées
luwa, mbala, sonde, suku, chokwe, balasa, kwese, hungana,
Feshi lunda,pende,lunda,tsamba
chokwe, sonde, pende, lunda, minungu, shindji,yaka,
Kahemba
shindji,kwese,mbala,suku
Kasongo-
Lunda yaka, suku,chokwe,holo,lunda, shindji,sonde
yaka, lonzo, pelende, suku, ntantu,chokwe,mbata, mbala,
Popokabaka
ntantu, lula,mbeko, tsamba.
yaka, suku, tsamba, nkalanga (suku+yaka+tsamba)mbala,
Kenge hungana,ngongo,teke,yansi,kimpondo,lonzo,humba,kitsongo,ng
ondi (pelende-suku)
Source : Kwango le pays des bana lunda
2.2.5. Cadre économique
La Province du Kwango est à vocation agro-pastorale. Elle regorge
d’énormes potentialités propices à son développement économique. Avec
des produits agricoles tels que le manioc, le maïs, l’arachide, le haricot, la
courge, le niébé … l’élevage de gros et petit bétail, la volaille et la basse-
cour ; les cultures pérennes (café, cacao) sans oublier les productions
industrielles d’huile de palme ainsi que la production de la pèche, la
pisciculture et de l’apiculture (miel) ;
La production de Diamant reste artisanale et Fer et l’or sont aussi
signalés dans la province du Kwango.
2.2.6. Les Atouts de la province du Kwango
Le Kwango dispose d’un espace physique et économique qui s’étend sur
89 974 Km2 de superficie comprenant en son sein beaucoup de ressources
disponibles favorables à son épanouissement économique et social.
La province a une grande vocation agro-pastorale. Les pâturages naturels
de Kwango sont propices à l’élevage de bovins, caprins, ovins et porcins.
37
Elle comporte beaucoup de biefs poissonneux, notamment : les rivières
Kwango, Wamba, Bakali, Konzi et Inzia.
La pêche y est pratiquée de manière artisanale, on trouve également le
parc agro-industriel de BUKANGA LONZO, et 2 stations de l’hydro
carburant à Kenge (Total et Nasac).
La province dispose de nombreuses chutes qui peuvent permettre la
construction des micro-barrages hydroélectriques.
Le Kwango renferme dans son sous-sol le diamant de joaillerie aux
alentours de Kahemba, Kenge et Tembo. Des indices de : Coltan et d’or
sont signalés dans la province.
Quant à I ‘exploitation forestière, le Kwango possède des forêts qui
contiennent diverses essences de grande valeur pouvant servir aux
besoins locaux ou à la commercialisation et Important réseau
hydrographique .
Outre sa vocation essentiellement agro-pastorale, la province est a la
proximité relative d'un grand marché qu'est Kinshasa; la route nationale
n°1 qui traverse une petite partie de la province ; et la longue frontière
avec l'Angola.35
2.2.7. Le pôle économique
Le Kwango à comme ville économique Kenge qui est le capitale de la
province du Kwango regroupant un grand nombre d’activités importantes
de la province ou on trouve les entités administratives à statut particulier
qui joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la
province. Cette ville connait une très forte concentration de l’activité
économique et des services.
Les territoires de la province s’avèrent être importants dans la mesure où
les richesses de la province sont équitablement reparties.
2.2.8. Secteur Financier et Bancaire
L'administration financière du Kwango n'est pas performante pour offrir à
la Province les ressources financières suffisantes et nécessaires à son
développement. Hormis la présence récente de la (TMB) Trust Merchant
Bank SA à Kenge, chef-lieu de la Province, la couverture bancaire est
presque nulle. Ce secteur nécessite donc de sérieuses réformes et une
redynamisation conséquente. On note notamment la présence des micro-
finances et les agences de transfert de fonds a travers toute la province.
35
ibidem
38
2.2.9. Portefeuille
Le portefeuille de l’état dans la Province est très pauvre, cependant on
note l’existence de quelques entreprises ou sociétés d’Etat, tel que la
REGIDESO, la SCTP, RTNC, SNEL, Office de route, RENALTELSAT,
OVD …
2.2.10. Climat des Affaires
Le climat des affaires est particulièrement peu attractif pour les
investissements privés. Il se caractérise par la persistance de nombreux
obstacles, notamment le déficit infrastructurel, la corruption, un cadre
administratif et réglementaire complexe et peu stable, l’insécurité
juridique, une fiscalité complexe et peu transparente, le faible
développement du secteur financier et la faible capacité de
l’administration publique à piloter la mise en œuvre des réformes.
Le Gouvernement est conscient des contraintes structurelles qui entravent
le développement du secteur privé et a adopté un plan d’actions pour
l’amélioration du climat des affaires.36
2.2.11. Habitat et Urbanisme
Les édifices publics qui existent à ce jour avec une durée de plus de 50
ans ne sont que l´œuvre du colon Belge. Ces maisons abritent en grande
partie l´administration de l´enseignement et les églises. Ils sont en état
vétuste sans réhabilitation. Il est à remarquer d´une manière générale que
la construction en durable de certaines écoles et centres de santé est l
´œuvre de certains organismes internationaux et aussi nationaux. Il est
aussi à observer que ces édifices en majorité n´existent que dans de
grands centres (Chef-lieu de la Province, des territoires, des secteurs et
dans les paroisses,…)37
2.2.12. Alimentation
36
Document de stratégie pays 2013-2017, juin 2013.
37
Astrid BUKA, plan du développement de la future province du
Kwango,
39
Sa population en majeure partie s’alimente des végétaux (feuilles de
manioc, légumes, niébés, ignames et bananes …). La consommation de la
viande est rare.
Souvent cette fréquence de la consommation des végétaux engendre le
dédain de cette alimentation surtout riche en protéine. Les gens préfèrent
les Chinchards (poissons de mer) congelés, les poissons salés moins
protéiques par rapport aux végétaux. Les produits de l’élevage sont plus
destinés à la vente qu’à la consommation.
Dans des grands centres où le trafic avec la capitale est régulier (Kenge,
Kasongo-lunda, Popo Kabaka), les marchés fournissent á la population
des produits variés allant des légumes á la viande et aux poissons.
Cette population connaît un régime alimentaire composé essentiellement
du Fufu à base de la farine de manioc accompagné des différentes
légumes. A cette alimentation, s’ajoutent les produits de ramassage
(chenilles, champignons, miel, …).
Nombre de repas par jour
Dans la Province du Kwango, le nombre de repas quotidien est de 1 à 2
repas par jours dans le ménage, le territoire de Feshi, 18,1 mange un
repas par jour, suivi de popokabaka 17,2. 77,4 des ménages dans le
territoire de Kenge mangent 2 repas et 8,9 des ménages mangent 3 repas
par jour.
Tableau 5 Nombre de repas par jour province du Kwango
Un repas Deux repas Trois repas Plus de trois
Territoires par jour par jour par jour repas par jour
Kenge 13,7 77,4 8,9 0
Feshi 18,1 70,6 7,1 0
Kahemba 12,9 79,1 7,2 0,70
Kasongo lunda 6,1 86,1 7,4 0,40
popo kabaka 17,2 58,6 24,2 0
Sources : Analyse de l’Enquête auprès des Ménages agricoles. PAB 172-
355. Avril 2012.
2.2.13. Les Disparités provinciales de l’Indice du Développement
Humaine
40
Les progrès moyens affichés par le pays couvrent en effet des disparités
importantes entre provinces en ce qui concerne les trois composantes de
l’IDH en chiffres absolus.
Tableau 6 : Composantes de l'IDH de la province du Kwango en
2016.
Province Espérance de Nombre Nombre moyen RNB par hab.
vie à la d'années de d'années de (en USD PPA)
naissance scolarisation scolarisation des
attendue adultes
Kwango 51,5 10,71 5,16 711
Source : INS, Enquête QUIBB / RDC 1 et Comptes nationaux pour le
RNB de la RDC, et Calcul.
Pour ce qui est de l’espérance de vie à la naissance, la province du
Kwango est en dessous des autres provinces qui dépassent le niveau de
vie de 58,9 ans seules neuf provinces sur les vingt-six atteignent ou
dépassent le niveau national de 58,9 ans.38
2.2.14. Genre
Dans la Province du Kwango, la situation de la femme est presque
déplorable dans tous les domaines. Par contre dans la société
traditionnelle du Kwango, la femme jouit d’une certaine considération
tant sur le plan politique, sociologique qu’économique. Elle est la source
de procréation.
Les discriminations basées sur le genre sont constatées dans tous les
domaines de la vie à savoir l’éducation, la santé, l’emploi, l’accès aux
ressources, l’exercice de droit politique, etc.
Les femmes sont encore en minorité au sein des institutions et structures
publiques au niveau de la Province notamment dans les organisations
professionnelles et au niveau des organisations communautaires de base.39
Tableau 7 Variable genre et indice de parité(IP),(femmes pour cent
hommes)
N° Territoire Hommes Femmes Total IP
38
INS, Enquête QUIBB / RDC 1 et Comptes nationaux pour le RNB de la
RDC, et Calcul.
39
Guy BUTANDU, la bancarisation des agents et fonctionnaires de l’état
dans la province du Kwango à la veille de la décentralisation en rcd cas
de la tmb Kenge, 2015, inédit
41
1 Feshi 52.676 66.234 118.910 125,74
2 Kahemba 49.421 55.399 104.820 112,1
3 Kasongo lunda 161.848 179.826 341.674 111,11
4 Kenge 209.346 238.277 447.623 113,82
5 Popo kabaka 76.824 87.978 164.802 114,52
6 TOTAL 550.115 627.714 1.177.82 114,11
9
Source : Kwango, le Pays des Bana Lunda 2012.
2.2.15. Jeunesse
Sur un total de 12 780 313 habitants, la jeunesse prédomine l’ensemble
de la population avec au-moins 60 %.
Cependant, les jeunes sans emploi sont en mouvement perpétuel vers les
provinces voisines et pays limitrophes à la recherche du mieux-être.
2.2.16. Paix et Sécurité
L’état d’esprit de la population du Kwango est généralement calme.
Celle-ci (la population) est pacifique, généreuse et hospitalière.
Les rapports entre les services spécialisés de sécurité, les différents
services publics de l’état, la société civile, les partis politiques et la
population sont caractérisés par une franche collaboration.
Par contre, un certain comportement incivique laisse à désirer dans
certains coins de la Province.
SECTION 3. FACTEURS DE LA PRODUCTION
2.3.1. Facteur sociaux
[Link]. Emploi
L’accès à des emplois de qualité est la voie la plus sure pour sortir de la
pauvreté ; c’est une condition indispensable pour parvenir à mettre fin à
l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée pour un
développement meilleur.
La Province du Kwango ne dispose pas des infrastructures économiques
de nature industrielle proprement dites, capable d’absorber la main
d’œuvre disponible. Seules les structures étatiques (fonction publique et
entreprises paraétatiques) constituent le grand pourvoyeur d’emplois.
La petite transformation de nature artisanale et le secteur informel
absorbe à son tour une masse des sans-emploi. D’où, l’accès général à
42
l’emploi dans le Kwango constitue une problématique quant à
l’utilisation des ressources humaines dans l’effort du développement.
[Link]. La Dynamique communautaire
Face à une crise aiguë sévissant dans tous les secteurs de la vie, la
population du Kwango s’est engagée dans plusieurs activités créatives,
ayant permis aux uns et aux autres de développer les moyens de
subsistance.
Ce dynamisme s’est traduit par le développement de la micro-entreprise,
ce qui a permis la réactivation des initiatives traditionnelles d’assistance
mutuelle, le maintien de quelques infrastructures locales, le
développement de l’esprit coopératif, notamment dans le secteur agricole,
le développement des associations locales, ainsi que la préservation de la
nature et du patrimoine local.
Dans ce processus, les communautés locales bénéficient tant soit peu de
l’assistance de certaines structures formelles d’encadrement et d’appui
notamment :
Organisations paysannes en prédominance en milieu rural ;
ONG (asbl) plus visibles en milieux urbains ;
Associations mutualistes plus rencontrées dans les centres urbains.
Tableau 8 : Répartition des Associations par Territoire
N° Territoire Nombre Catégorie
1 Feshi 49 OP, ONG
2 Kahemba 89 OP, ONG
3 Kasongo-lunda 87 OP
4 Kenge 148 OP, ONG, AM
TOTAL 437
Source : Inspection Développement rural Kwango : rapport annuel 2015.
[Link]. Education et Santé
a. Enseignement Primaire et Secondaire
43
La Province du Kwango compte une Division de la Province
éducationnelle de l’EPSP Kwango, située à Kenge, chef -lieu de la
Province.
Cette division regorge 2 827 écoles reparties en 49 régimes de gestion.
Quant aux effectifs des élèves, la Division de la Province éducationnelle
de l’EPSP Bandundu III possède en son sein 470 452 élèves dans tous les
territoires et dans tous les cycles d’enseignement (maternel, primaire,
secondaire).
Parmi ces élèves nous pouvons dénombrer 173 717 filles ainsi que 296
745 garçons.
En ce qui concerne les effectifs des enseignants, il se présente une
sommation de 22 724 enseignants, dont 4 029 enseignantes ainsi que 18
695 enseignants.
b. Enseignement Supérieur et Universitaire
L’enseignement Supérieur et Universitaire dans la Province du Kwango
regorge une vingtaine d’établissements tant publics que privés.
La ville de Kenge seulement compte :
1. Université du Kwango/UNIK ;
2. Institut Supérieur Pédagogique de Kenge/ISP-Kenge
3. Institut Supérieur des techniques Médicales /ISTM Marie Reine de
la Paix ;
4. Institut Supérieur des Techniques Appliqués/ISTA Kenge ;
5. CEPROMAD.
c. La Santé
La Province du Kwango dispose d’une Division Provinciale de la Santé,
offrant à travers la province, une disponibilité d’accès aux soins de santé.
Le Kwango possède 14 zones de santé avec 14 hôpitaux généraux de
référence et 5 hôpitaux secondaires avec une capacité moyenne de 22 lits
et 586 FOSA (centres de santé, postes de santé, et Dispensaires).40
Tableau 9 : Présentation des Personnelles de santé selon leurs
catégories dans la province du Kwango
40
DPS Kwango
44
Indir. Méd AG Nutr Pharm Tech Radi Kin Sage Tec Chu Ad Total
. a labo o é fém. h r m
AC
3 325 138 17 26 1 58 2 3 4 1 1 251 6 246
4 3
Source : Division provinciale de la santé du Kwango 2017.
[Link]. L’eau et Assainissement
En dépit de l’existence d’un important réseau hydrographique, la
Province du Kwango éprouve des difficultés pour accéder à l’eau potable,
en milieu urbain et rural, soient respectivement de 39% et 20%
La majorité de la population du Kwango utilise l’eau de surface (rivière,
source) et l’eau de pluie.
2.3.2. Les Facteurs économiques
[Link]. L’Agriculture
La Province du Kwango est à vocation agro-pastorale, elle regorge
d’énormes potentialités propices à son développement économique,
produits agricoles tels que : le manioc, le maïs, l’arachide, le haricot, la
courge, le niébé…
Elle dispose aussi l’agriculture Moderne qui concerne les exploitants
disposant de moyens modernes de production, particulièrement les
grandes sociétés agro-industrielles cultivant intensivement de grandes
étendues, avec des rendements importants (parc agro industrielle de
BUKANGA LONZO).
[Link]. Pêche, Chasse et la Cueillette
Au Kwango, la pratique de la pêche est surtout prise dans les fonds plats
des eaux de Kahemba et Feshi etc
Elle se fait au moyen d’un outillage artisanal : nasses, filets, hameçons,
harpons, etc.
La province commercialise la majeure partie des produits de la chasse,
celle-ci est une activité secondaire et destinée avant tout à
l’autosubsistance.
La province en est particulièrement bien pourvue, principalement en
mikungu (Macaronicus africanum) et en mfumbwa (Metone africanum),
mais les espaces naturels sont confrontés à une forte dégradation.
45
Au Kwango, la cueillette des chenilles est pratiquée partout, mais plus
spécifiquement dans les territoires de Kasongo-Lunda, Feshi et de
Kahemba.
[Link]. L’élevage
L’élevage traditionnel est pratiqué par la population dans les ménages un
peu comme les cultures vivrières. Les ménages possèdent quelques unités
de petit bétail (caprins, ovins, porcins) et quelques sujets des animaux de
basse-cour. Dans la plupart des cas, ce « élevage » est pratiqué non point
d’abord pour manger, mais plutôt comme une sorte de caisse d’épargne
en vue de résoudre des problèmes sociaux, tels que les palabres, les frais
scolaires, les soins de santé, les fêtes, les frais funéraires, les frais de
mariages etc.
[Link]. Mines
L’exploitation minière au Kwango est faite artisanalement, sa
commercialisation repose essentiellement sur l’achat et vente du diamant,
moellon, caillasse et sable. Le diamant dans sa commercialisation obéit
plus aux aléas du marché minier informel et entraine par conséquent un
important manque à gagner auquel s’ajoute la mauvaise canalisation des
recettes du secteur par les services générateurs de la province.
Tableau 10 Permis d’exploitation, Droit miniers et des carrières
N° Titulaire Type Localisation
1 MIDAMINES SARL PE Kwango ; S8/17, S9/17
2 ACACIA Sprl PR(PP) Kwango ; popokabaka ;
S6/16
3 COMPAGNIE DE PR(PP) Kwango, kahemba ;
DEVELOPPEMENT RURAL S7/17
4 DELRANDRESSOURCES CONGO PR(PP Kwango, kenge,
SPRL popokabaka, S5/16
5 KWANGO MINES SPRL PR(PP Kwango, S8/17
6 OSIFAL PR(PP Kwango, kahemba S8/19
Source : Ministère de mines 2015
[Link] Tourisme
46
Le tourisme étant tout point géographique et ou tout paysage présentant
une valeur à caractère naturel, historique, culturel, esthétique, scientifique
et récréatif, qui est exploité et réservé, en tout ou en partie à des fins
touristiques.41
Le tourisme dans le Kwango est encore non observable, néanmoins il y a
des potentialités touristiques qui peuvent être mises à contribution.
Il s’agit de :
Chutes sur la rivière Kwango (ex chutes Guillaume) à
Sukambundu ;
Chutes Lippens (Feshi) ;
Chutes Tsakala Mumvidia (Kenge) ;
Pont Kwango.
chutes François Joseph ;
Chutes Rutten sur la rivière Lufuku ;
Chutes Lippens-R sur la Luie ;
Chutes de la Ngulunga (dans Pelende) ;
Chutes de Pata Kibunda (dans Mawanga) ;
Rapides de Kapanga sur la Wamba ;
Rapides de Feshi sur Kwengo ;
Chutes de Mbinda-nzadi sur la rivière Yungu ;
Rapides de Kingunzi à PopoKabaka ;
Chutes Mpundi à Kimbala-Twana.
a. Les hôtels dans la province du kwango
41
Journal officiel de la république démocratique du Congo du 1 er aout
2018,p.110/division provincial du Kwango du tourisme
47
La province du Kwango possède dans son sein plusieurs hôtels construits
preste dans chaque Territoire.
Tableau 11 Liste des hôtels de la Province du Kwango
N Nombre Lits
° Dénomination des Double Lieu
Simples
chambres s
1 Hôtel la kwangolaise 15 1 14 Kenge-ville
1 Hôtel Musey 18 - 18 Kenge
2 Hotel bar Musamu 18 - 18 Kenge
3 Auberge Pinazza/II 6 1 5 Kenge
4 Auberge Benito 14 - 14 Kenge 1
5 Auberge Visitation 12 - 12 Kenge-ville
6 Auberge Kindeke 10 - 10 Kenge
7 Guest house procure de 8 - 8 Kenge-ville
Kenge
8 Hôtel Vainqueur Kiala 14 - 14 Kenge-ville
9 Hôtel Mutangu 10 - 10 Popokabaka
10 Hôtel Tyty 19 - 19 Popokabaka
11 Hôtel Bialosuka 10 - 10 Popokabaka
12 Hôtel Mutangu 10 - 10 Feshi
13 Hôtel Kimo Frère 10 10 Feshi
14 Hôtel Clan Meninkosi 10 - 10 Feshi
15 Hôtel Tsikay 14 - 14 Kahemba
16 Hôtel Mille Carats 24 10 14 Kahemba/
Tembo
17 Guest house Kasongo 10 10 Kasongo lunda
lunda
Source : Division provinciale du tourisme.
b. Parc national et Reserve
Un domaine de chasse relativement petit se trouve dans le Kwango. Il
s’agit de celui de Swa-Kibula, dans le territoire de Kasongo-Lunda à la
frontière avec Angola, sa superficie est de 140 000 ha, cette réserve a été
créée en 1952 par l’arrêté Départementale n°658/AGI du 24/1952.
La distribution originale de plusieurs grands reptiles et mammifères
couvre cette réserve dans la province du Kwango.
48
[Link]. Moyens de Communication
Le service de la poste fonctionne à ce jour au ralenti et a poussé les
autres opérateurs à récupérer les activités de celles-ci.
Ainsi, la Province du Kwango est partiellement couverte par 3 réseaux de
communication moderne (Vodacom, Airtel, Orange), cette couverture
est presque dans tous les territoires de la province.
On trouve une station terrienne à Kenge. Quant aux stations
radiophoniques on dénombre 15 avec une dominance des stations dans le
territoire de Kenge.
Les stations officielles des télévisions ne fonctionnent que dans les
territoires de Kenge et de Popo Kabaka.
2.3.2. 7. Infrastructures de Transport
Les infrastructures existantes s’articulent autour de trois réseaux
principaux :
Le réseau routier, le réseau fluvial et le réseau aérien.
Les moyens utilisés restent : l’auto, la baleinière, la pirogue, la moto, le
vélo et l’avion pour les territoires de Kahemba et Kasongo-Lunda.
a. Le Réseau Routier
Artère vitale de tout circuit commercial, le maillage des voies de
communication est au cœur du développement socio-économique du
Kwango. Celles-ci conditionnent à la fois la mobilité des personnes et du
travail, partant l’allocation efficiente des forces productives de la région,
et l’intégration des zones rurales, périphériques aux grands centres
urbains, pôles économiques d’envergure.
La Province du Kwango dispose d’un réseau routier subdivisé en :
Route Nationale, Provinciale et de desserte agricole.
Le Kwango est traversé par la route nationale qui relie Kinshasa-Kikwit
(524 Km). A ce jour, elle a connu un réaménagement sensible, s’insérant
dans le programme des cinq chantiers et de la Révolution de la
Modernité.
b. Le Réseau Fluvial
La Province du Kwango détient une potentialité hydraulique considérable
capable d’être mise à contribution. L’on dénombre un maximum 851
Km de voies navigables partagées entre trois rivières soit :
49
- la rivière Kwango, du pont Kwango à Nzasi- Mwadi, soit 288
km ;
- la rivière Wamba, de Fayala à Kapanga, soit 198 km ;
- la rivière Inzia, de Kimbau à Kwilu, soit 365 km.
c. Le Réseau Aérien
Généralement, chaque territoire dispose d’une piste d’aviation bien
qu’inexploitée et délabrée dans la plupart des cas.
Le Kwango, cependant, compte à peine 9 pistes, courtes et non asphaltées
: Kenge, Tembo, Kahemba, Kasongo- Lunda cité, Pelende, Kingwangala,
Panzi et Wamba- Lwadi.
A ces jours, seuls les territoires de Kahemba et Kasongo Lunda sont
suffisamment exploités 42
2.3.2. 8. Le Commerce
Le commerce reste l’activité la plus pratiquée dans la Province du
Kwango par les jeunes débrouillards à ce jour renforcés par l’arrivée des
commerçants indiens. Cette activité reste tributaire de
l’approvisionnement de sa matière à partir de la Capitale Kinshasa et
Kikwit. Les produits spécifiques liés au commerce sont les suivants :
les produits manufacturés ;
les produits agricoles, les produits de l’élevage, les produits de la
cueillette et ramassage,
Les produits de la pèche, les produits de la pisciculture.
Les produits agricoles, d’élevage et de pêche du Kwango sont destinés à
80 % au marché de Kinshasa, grand centre de commercialisation et
consommation.
[Link]. L’Industrie
L’industrie dans le Kwango est de type artisanal. Elle se manifeste à
travers les unités de type : Malaxeurs pour l’huile de palme, distillation
de l’alcool local (lotoko), petites minoteries et boulangeries familiales. Ce
domaine reste encore ouvert aux nouveaux investissements.
42
Kwango pays de bana lunda, p378).
50
[Link]. L’Energie
Le Kwango dispose des grandes potentialités hydro-énergétiques non
exploitées à ce jour. Cependant, l’état actuel de la production énergétique
reste lié à leurs mises ; L’on compte :
la centrale thermique dans la cité de Kenge 1 avec 0,352Puissance
MW ;
un micro barrage à Kimbau dans le secteur de Mosamba, territoire
de Kenge ;
Centrales photos voltaïques d’une puissance totale de 100
Mégawats, réalisé par une firme Italienne dénommée KEYWEL
SOLUTION ITALIA dans les 5 territoires de la province du
Kwango pour leur développement Socio-économique
indispensable et les mieux être de communauté locale.43
Tableau 12 Répartition des Mégawatts dans la Province
N Territoires et viles Mégawatts
°
1 Kenge-Ville 25 Mg
2 Kasongol cité 20Mg
3 Kahemba cité 20vMg
4 Feshi cité 20 Mg
5 Popokabaka cité 10 Mg
6 Kenge II 5 Mg
Total 100Mg
Source: ANAPI ,Site web hh//[Link]
Les travaux de centrales photos voltaïques est remarquable que dans la
ville de Kenge, ou on trouve les poteaux le long du boulevard Lumumba.
43
ANAPI ,Site web hh//[Link]
51
CHAPITRE TROISIEME
PROBLEMATIQUE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE DANS
LA PROVINCE DU KWANGO 2015-2017
Le chapitre troisième présente les résultats de 3 objectifs de notre
recherche.
SECTION 1. ANALYSE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
DU KWANGO
3.1.1. Evolution de la croissance économique de la province du
Kwango
En cette période sous études (2015-2017) l’économie kwangolaise a été
marquée par la consolidation de sa croissance économique, dans un
contexte d’austérité et d’hésitation de son économie.
Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) exprimé en terme
réels, est en effet resté quasiment constant soit 5,8 en 2015,5 ,9 en 2016
et 5,7 en 2017.
Cette position est restée essentiellement soutenue par les secteurs
primaires et tertiaires. En d’autre terme la croissance économique du
Kwango est soutenue principalement par le secteur de l’agriculture et du
commerce.
Malgré tout, des efforts considérables restent à entreprendre, notamment
la poursuite des reformes structurelles pour maintenir dans la durée une
croissance forte, susceptible de créer significativement l’emploi et, par
conséquent, de réduire sensiblement la pauvreté.
Tableau 13 Indicateurs macroéconomiques de la province du
Kwango
Branche 2015 2016 2017
Taux de croissance du PIB 5,8 5,9 5,7
Déflateur du PIB 1,0 1,0 1,2
Taux d’inflation moyen 4,0 4,1 4
Taux d’inflation période 4,1 4,2 4
Taux de change moyen (FC/USD) 948 948,5 967,9
Taux de change fin période (FC/USD) 960 970 984
Source : Ministère de finance et du budget, province du Kwango.
52
Du tableau13, il ressort que la province ne connait pas une réelle
performance économique significative en termes de croissance. Cette
position est liée notamment à un niveau des investissements très bas dans
la province qui ne s’accroit pas significativement dû à certaines
difficultés d’ordre social, politique, économique, technologique et
financière.
3.1.2 Evolution de l’activité économique et Financière du Kwango
2015-2017
Pour mesurer le PIB de notre province, nous sommes basés sur
l’approche demande ou dépense qui est l’approche la plus utilisée au
monde.
Tableau 14 Utilisation du Produit Intérieur Brut selon l’approche
demande(en millions de CDF courants)
Composantes 2015 2016 2017
Demande intérieure 992 379 673 1 379 465 221 1 319 717 772
Consommation 713 025 593 1 087 798 761 1 025 051 412
Secteur public 174 606 880 447 260 044 256 256 103
Secteur privé 538 418 713 640 538 717 768 795 309
Investissements bruts 279 354 080 291 666 460 294 666 360
Produits public 69 838 520 72 916 615 75 916 515
Secteur privé 209 515 560 218 749 845 218 749 845
Demande extérieur nette -2 515 656 950 -1 842 697 020 -1 542 505 645
Exportation nette 11 125 818 050 13 192 532 480 16 850 321 355
Exportation des biens 10 929 190 100 13 027 330 900 16 715 223 200
Produits miniers 196 627 950 165 201 580 135 098 155
Importation de biens 13 641 475 000 15,035 229 500 18 392 827 000
Produit intérieure brut -3 508 036 623 -3 222 162 241 -2 862 223 417
Sources : Elaboré par nous-mêmes sur base de transfert par rubrique et
province budget 2015 à 2017.
Note1 : Estimation formulée d’après la part moyenne du Kwango dans la
production du grand Bandundu (2015).
53
Figure 1 PIB selon approche demande 2015
Consommation
Investissements bruts
3% 1%
Importation Exportation
de biens nette
53% 43%
La production créer en 2015 a été utilisée de cette manière :
51% d’importation de biens à été importés dans la province ; 43%
d’exportation nette dans les provinces a voisinage à été constaté ; 3% de
la consommation et 1% d’Investissement.
Figure 2 PIB selon approche demannde 2016
Consommation Investissements bruts
4% 1%
Importation Exportation
de biens nette
51% 44%
On note 51% de l’importation de biens en 2016, dont 44% d’exportation
nette soit une diminution de 2% de l’importation de biens et une
augmentation de 1 % de l’exportation de nette entre 2015 et 2016.
La consommation à légèrement augmenter à 4% soit une différence de
1% par rapport en 2015 et l’investissement reste quasiment 1% entre
2015 et 2016.
54
Figure 3 PIB selon approche demande 2017
Consommation
Investissements bruts
3% 1%
Importation Exportation
de biens nette
50% 46%
Il ressort dans ce graphique, l’importation de biens est de 50%, avec une
baisse de 1% par rapport à 2016 et l’exportation est remarquable avec
46% soit 2% d’augmentation par rapport en 2016 et 2015.
La consommation fait mention de 3% et l’investissement 1%.
3.1.3. Analyse sectorielle de la croissance économique de la province
du Kwango
L’analyse de l’activité économique, selon l’approche de la production,
indique que la croissance en 2015,2016 et 2017 a été soutenue
principalement par le secteur primaire, dont la contribution s’est établie à
46,8 en pourcentages,44,5 et 45,7 soit un léger augmentation de 1% en
2016.
En deuxième position vient le secteur tertiaire, cette situation est
consécutive au dynamisme observé dans les branches «Commerce»,
«Transports et télécommunications», dont la contribution à la croissance
a été de 34,6 en 2015, contre 36,6 en 2016 et 40,3 point de pourcentage
en 2017. Ce niveau a résulté de la baisse d’activités dans le secteur
secondaire soit 3,9 % en 2015, 3,4 % en 2016 et 3,1 % en 2017.
55
Tableau 15 Croissances sectorielles et globale de l’activité
économique
Branches d’activité 2015 2016 2017
Secteur primaire 46,8 44,5 45,7
Agriculture 16,9 16,8 16,6
Vivrière 15,1 15,2 15,9
rente 0 0 0
sylviculture 0,1 0,1 0,1
élevage, pèche, foret et chasse 0,8 0,8 0,8
Extraction 13,9 11,6 12,3
Secteur secondaire 3,9 3,4 3 ,1
Industries manufacturières 0 0 0
Industries alimentaires, boissons et 0 0 0
tabac
Autres industries manufacturières 0 0 0
Bâtiment et travaux publics 3,6 3,1 2,7
Electricité et eau 0,3 0,3 0,4
Secteur tertiaire 34,6 36,6 40,3
Commerce 15,6 16,2 17,8
Transports et télécommunications 12 12,4 12,5
Autres services hors adm. publique 3 3 4
Services d’administration publique 4 5 6
SIFIM (Services d’Intermédiation 0 0 0
financière indirectement mesurés)
PIB au coût des facteurs 85,3 84,5 89,3
Taxes sur les produits 14,7 15,5 10,9
PIB aux prix constants du marché 100 100 100
Sources : Etabli par nous-mêmes sur base de données récoltées dans les
différents services de la province et des budgets, (Auteur 2017).
[Link]. Agriculture
En 2015, la valeur ajoutée de la sous-branche « Agriculture » s’est fait de
16,9 % à la croissance sectorielle contre 16,8 en 2016 et 16,6 en 2017.
Cette position a été favorisée par les Organisations paysannes en
prédominance en milieu rural et à l’appui de la CTB. Et une baisse a été
constatée de 0,1 % entre 2015 et 2016 ainsi que ,2% entre 2016 à 2017.
56
- Production agricole vivrière
Avec une valeur ajoutée à 2015, de 15,1 %, 15,2% en 2016 et 15,9 en
2017, Cette évolution est attribuable aux efforts des paysans avec des
plantations des bananiers et des cultures de manioc.
- Sylviculture
La croissance de cette sous-branche a quasiment stagné autour de 0,1 %,
durant les 3 années sous études.
- Forêt
Cette sous-branche recèle la source d’énergie la plus utilisée par les
ménages, en vue de remédier au déficit énergétique par la société
nationale et provinciale d’électricité. Ainsi, les deux productions, à savoir
: le bois de chauffage et le charbon, reste l’activité les plus utilisés dans
le Kwango.
[Link]. Elevage, Pêche et Chasse
La valeur ajoutée de cette sous-branche est de 0,8 % en
[Link]èlement, sa contribution à la croissance du PIB a été
quasiment le même en 2016 et 2017
[Link]. Extraction
La performance de la branche « Extraction » s’est montré au cours de
l’année 2015, à la hausse par apport à l’année 2016 soit 13,9 2015 et 11,6
en 2016 avec une baisse de 2,3 % en 2016 et une légère augmentation en
2017 soit 12,3.
En termes de contribution à la croissance, la branche a renseigné un
niveau négatif de 2,3 % en 2016 contre +0,7 % une année de 2017. Et,
son évolution a tiré vers la hausse la contribution du secteur primaire à la
croissance pour les 3 années consécutive. Ces évolutions sont également
reflétées par l’indice d’activité de la production minière seulement dans le
territoire de Kasongo lunda et Kahemba.
[Link]. Electricité
Cette branche a connu un accroissement de 0,3 % de ses activités au
cours des années 2015 et 2016, induisant une légère augmentation de 0,1
% de sa contribution à la croissance du PIB de 2017, justifié par le projet
de Centrales photos voltaïques d’une puissance totale de 100 Mégawats.
Cette régression reste imputable aux difficultés traditionnelles que
connait la Société Nationale d’Electricité, du fait notamment de la vétusté
de l’outil de production et de l’ensablement du canal d’amenée.
57
[Link]. Eau
D’une année à l’autre, l’indice de production d’eau potable s’est établi à
0,15 entre 2015 et 2016 contre 0,2 en 2017. Indiquant une augmentation
de 0.1 % des quantités produites par rapport à 2015 et 2016.
En effet, en volume, ces dernières se sont situées à 324.241 milliers de
m3 pour 2016 et 311.021 milliers l’année d’avant 44. Cette hausse des
activités relève des efforts d’amélioration de la capacité de production
dans ce secteur.
Par contre, la consommation d’eau a légèrement chuté de 1,5 % contre
une augmentation de 2,9 % en 2015, consécutivement à des volumes de
178.798 milliers de m3 consommés en 2016 revenant de 181.450 milliers
en 2015.
[Link]. Bâtiments et travaux publics
Cette branche se fait 3,6% de leur valeur ajoutée en 2015, les activités de
construction se sont de nouveau contractées de 3,1 % en 2016, en raison
notamment du ralentissement observé dans l’exécution des travaux de
reconstruction et de modernisation initiés par le Gouvernement.
2,7 % a été observé en 2017. Cette situation a induit une baisse de la
consommation du ciment gris de 47,4 % au cours de l’année 2016.45
[Link]. Commerce
La branche « Commerce » est en progression, basé sur le commerce de
détail, lesquelles fait intensément recours aux biens d’équipement et de
consommation importés, à la commercialisation de gros et de petit bétail,
de produits agricoles, et celui des activités minières à Tembo.
Soit 15,6 en 2015, 16,2 en 2016 et 17,8 en 2017.
[Link]. Transports
Dans l’ensemble durant les 3 dernières années rien n’est observé comme
évolution des activités du secteur de transport dans la province, car il
atteste par le comportement de trafic des marchandises et des personnes
qui peine à arriver même dans le chef-lieu de la province .Malgré
quelques efforts fourni par la CTB pour la réhabilitation de certaines
routes de désertes agricoles de la province.
44
Regideso centre de Kenge
45
Budgets provincial du Kwango 2016-2017
58
Le trafic des marchandises et des personnes reste au ralenti durant cette
période. En effet, a connu une bonne progression dans l’ensemble suite à
la réhabilitation de la route nationale Kinshasa-Kenge-Kikwit.
[Link]. Télécommunications
Après plusieurs années de croissance, les activités de télécommunication
ont connu une forte contraction en 2016. En effet, il a été observé une
baisse de temps de communication en 2016 de l’ordre de 2,4 %,
correspondant à dizaine de milliers de minutes consommées, en liaison
notamment avec la baisse du revenu réel des ménages. 46
[Link].10. Autres services hors Administration publique
La valeur ajoutée de cette branche est restée vigoureuse, enregistrant un
accroissement de 4,0 % 2017. Rapproché à son niveau de 2016 et 2015, il
s’est observé une augmentation de 1,0%. En effet, suite à une progression
observée dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui s’est fait
ressentir dans la province.47
[Link]. Services d’Administration publique
La branche « Services d’Administration publique » a enregistré un
accroissement de 2 % de sa valeur ajoutée entre 2015 à 2017.
Ce comportement s’explique par l’amélioration constatée notamment
dans les domaines de la santé et de l’enseignement.48
46
Rapport annuel bcc 2016
47
Division provinciale du tourisme Kwango
48
Fonction publique du Kwango et Développement Rural du kwango
59
SECTION 2 EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET
CONSOMMATION GLOBALES DANS LE KWANGO
3.2.1. Les Ménages Agricoles
D’après les données récoltées par l’inspection de l’agriculture du
Kwango, les ménages agricoles représentent entre 75 et 100% du nombre
total des ménages. La population du Kwango est donc entièrement
consacrée à l’agriculture.
Tableau 16 Évolution des ménages agricoles, des productions et des
superficies au Kwango (2015-2017).
Produit Année Ménages Superficie Rendemen Production
agricoles globale(en t (en T. totale (en
ha) par ha) T.)
2015 874 295 709 813 15 10 647 195
Manioc 2016 887 410 754 298 15 11 314 470
2017 322 313 162 626 7 1 138 382
2015 7 506 697 515 985 0,7 384 925
Arachid
2016 787 201 543 169 0,8 461 694
e
2017 284 324 889 580 0,6 570 111
2015 815 383 456 615 0,7 322 371
Maïs 2016 832 172 482 660 0,7 345 102
2017 252 383 180 065 0,5 106 238
2015 300 475 391 040 0,06 24 283
Haricot
2016 201 680 412 261 0,06 24 888
et pois
2017 201 020 423 510 0,6 262 510
Sources : Inspection provincial de l’agriculture du Kwango : rapport
annuel 2015-2017
L’expansion remarquable de cette dernière culture étonne cependant : son
volume de production passerait d’environ 10 647 195 tonnes en 2015 à
11 314 470 tonnes en 2016, soit un écart de 667 275 tonnes entre 2015
et 2016 pour le Manioc.
La baisse de production de Manioc en 2017 est constatez à 1 138 382
tonnes soit un écart de 10 176 088 de tonnes entre 2016 et 2017.
Cette baisse serait due à une multiple forme, d’ordres politiques,
sociologiques, économiques et environnementaux.
60
3.2.2. Évolution des effectifs du petit bétail (2015-2017)
Le tableau ci-dessous renseigne que l’élevage des chèvres comme des
ovins et des porcins est pratiqué de manière inégale entre les territoires, et
concerne finalement peu de ménage : le tiers pour les chèvres, un peu
plus de 10 % pour les ovins et les caprins. Cet élevage reste un facteur de
différenciation sociale, comme celui des bovins. C’est un élevage en
divagation, nullement lié à des stratégies d’amélioration de la fertilité et
pour l’essentiel voué à la vente en cas de « coup dur ».
Tableau 17 Évolution des effectifs du petit bétail (2015-2017)
Années Capridés Suidés Ovidés Volailles
Poules canards pintade
2015 120000 53000 42000 24000 90000 11000
2016 194542 153078 68823 687267 15000 15870
2017 230000 360000 110000 900000 18000 21000
Source : Inspection provinciale de l’agriculture du Kwango
L’élevage des poules est mieux partagé, il concerne plus de 75 % de la
production. Cela signifie quand même que 25 % des ménages n’ont pas
de poules. Ce sont en général les plus pauvres du village, ceux chez qui
vont se constater par ailleurs les cas de malnutrition, de disette
périodique. L’élevage du canard, pourtant moins exigeant et plus rustique
que celui des poules est rare, celui des pintades encore plus rare.
Tableau 18 Evolution des effectifs bovins 2015-2017
Années Génisses Taurillons Vaches
2015 25000 17178 30478
2016 30000 18241 35000
2017 37195 20145 41200
Source : Inspection provinciale de l’agriculture du Kwango
Fortes des résultats encourageants rencontrés, l’élevage devient alors
presque « obligatoire », à l’image des cultures, pour la population
kwangolaise et le secteur enregistre une progression appréciable, à
l’instar du reste de 2015 et 2016.
Résultant des effets conjugués de la continuation de la croissance des
effectifs et de l’installation de la province, la progression se reflète dans
chacun des territoires du Kwango.
61
3.2.3. La Cueillette
La cueillette est une activité très répandue dans le kwango, 54% des
personnes cueillent les champignons, 48 % les chenilles, 29 % les feuilles
d’amarantacée, 26 % le mfumbwa, 13 % les larves d’insecte, 12 % les
termites, 5% les fougères, 3% les grillons49.
Ces cueillettes rapportent des revenus monétaires outre leurs apports
protéiques importants dans la consommation de la population.
Cette production est essentiellement commercialisée (à 90 %) dans les
grands centres urbains de la province, Kikwit, Kinshasa, Tshikapa, Kenge
et l’Angola.
A peine 1,4% des ménages collectent le miel, principalement dans le
Kahemba
3.2.4. La Chasse
La chasse n’est plus manifestement visible dans le Kwango, Seulement,
en moyenne, 15 % de la population pratiquent la chasse, mais avec de
grandes disparités d’un territoire à l’autre : les territoires qui ont des
fréquences de pratique relativement élevée (19% à 27% entre Kahemba et
Popokabaka).
3.2.5. Les ressources minières : le diamant
Si le Kwango reste, à ce jour, une province essentiellement agricole, le
sous-sol a également quelques dispositions minières : l’exploitation du
phosphate, du sable fin (verrerie), du fer, du nickel ou encore du gypse
(ciment) pourrait contribuer, à terme, à l’activité économique de la
région. Jusqu’à présent néanmoins, seule l’activité diamantaire procure
des ressources à la région, ressources liées à la commercialisation des
diamants angolais et à l’extraction sur sites propres.50
Par ailleurs, le Kwango est la quatrième province pour la production
artisanale de Diamant dans le pays dont la plus part des exportations de
ces diamants sont à la destination de l’union européenne et Emirats
arabes unis, la Chine ainsi que d’autres pays.51
En dépit de plusieurs difficultés qu’elle connait, l’exploitation minière en
RDC en générale et au Kwango en particulier demeure encore le fer de
49
Analyse de l’Enquête auprès des Ménages agricoles. PAB 172-355. Avril 2012. 55
50
Kwango pays de bana lunda p.364
51
Rapport de Ministère des Mines, Commission Interministérielle d’Harmonisation et de
Consolidation des Statistiques Minières 2015,2016 et 2017.
62
lance de l’économie nationale et provinciale de par la hauteur de sa
participation au PIB.
Tableau 19 Evolution de la Production artisanale de diamant au
Kwango 2015- 2017 (en carat)
ANNEE 2015 2016 2017
1er Trimestre 32589,52 72 526 ,62 36 142 ,98
2er Trimestre 44 285,36 20 342,60 10 489,44
3er Trimestre 38 888,81 9030,93 13 200,91
4er Trimestre 35253,22 25 204,15 38 161 ,88
Cumul 151 016,91 127 104,30 97 995,21
Sources : Ministère des Mines, Commission Interministérielle
d’Harmonisation et de Consolidation des Statistiques Minières.
Au cours des années sous examen, la production totale du diamant s’est
chiffrée à 151.016,91 de carats en 2015 ,127.104, 30 de carats en 2016 et
97 995,21 de carats, marquant une différence de 23912,61 carats entre
2015 et 2016.
La production artisanale a corroboré ce fléchissement de la production
globale, en enregistrant un volume de production de 127 104,30 de carats
en 2016, soit une différence de 23912,61 carats entre 2015 et 2016, une
baisse par rapport à l’année précédente.
Parallèlement, il a été observé une baisse de la production 2017 soit
97 995,21 de carats, avec une différence de 29 109,09 carats entre 2016 et
2017.
3.2.6. La Balance commerciale
A titre de rappel, la balance commerciale permet également de calculer le
«taux de couverture» du commerce extérieur, c'est à dire le rapport des
exportations aux importations.
Un solde commercial positif ou négatif témoigne ainsi soit de la
performance de l'industrie soit de l'efficacité ou de l’inefficacité du réseau
commercial.
Qui se calcul de cette manière (balance commerciale =exportations-
importations).
63
Tableau 20 Balance commerciale des biens (en CDF) de 2015 à 2017
Année Exportation Importation Balance commerciale
2015 11 125 818 050 13 641 475 000 -2 516 356 950
2016 13 192 532 480 15,035 229 500 -1 842 697 020
2017 16 850 321 355 18 392 827 000 -1 542 505 645
Sources : calculé sur base des exports et des imports, (Auteur 2017)
3.2.7. Commerce extérieur dans la province du Kwango
Par manque des données de l’exportation et importations dans le service
du commerce extérieur suite aux manques de personnel dans le service
pouvant couvrir les postes organiques vacants dans les territoires et portes
frontaliers, nous avons procédé aux enquêtes sur terrain qui nous aboutit
aux tableaux en annexe.52 1 ,2 et 3.
3.2.8. Commercialisation des produits à l’extérieur de la province
La commercialisation des produits revêt une importance particulière du
fait qu’il permet d’appréhender la base des revenus monétaires de la
plupart de la population de la province.
Elle est dominée par des dizaines de milliers de petits acheteurs
ambulants (les ‘par-colis’) qui achètent quelques sacs, bidons, caisses ou
colis au niveau des villages et qu’ils revendent dans les marches de demi-
gros de Kinshasa et des centres urbains.
Si les chiffres sont globalement peu fiables, ils donnent à notre avis des
indications approximatives déjà intéressantes et qui comblent un vide à
peu près total d’information (voir annexes 4,5 et 6)
3.2.9. Revenus et Dépenses des ménages dans la province
A l’origine de leurs ressources monétaires, 78,5 % des ménages déclarent
que leur première ressource monétaire est la vente des produits agricoles,
viennent ensuite dans l’ordre d’importance des ressources monétaires les
services de l’état (l’enseignement, et autres services) après viennent la
pêche, la pisciculture, la vente des produits d’élevage et de cueillette, et la
vente des produits maraîchers. On examine dans le tableau suivant
comment ces revenus sont employés.
52
Transmission état de lieu service provincial du commerce extérieur du Kwango au
Gouverneur
64
Tableau 21 Consommation annuelle moyenne des ménages dans la
province (en CDF) en 2015-2017
Indicateurs (montant en CDF) 2015 2016 2017
Consommation annuelle par 1 555 646 1 639 490 1 668 230
ménage
Consommation annuelle par tête 272 000 283000 291 000
Fonctions de dépenses par ménage (en CDF)
Dépense d'alimentation 873 321 920000 931000
Dépense de boisson 27 312 32000 33000
Dépense d'habillement 53 016 56310 56400
Dépense de logement 135 800 146300 148020
Dépense d'ameublement 48657 50000 55000
Dépense de santé 25000 30000 31000
Dépense de transport 30000 30000 30000
Dépense de communication 10500 11200 11310
Dépense de loisir 8000 8500 8200
Dépense d'éducation 20000 22180 22700
Dépense de restaurant et d'hôtels 15290 13200 13800
Dépense de biens et services 36750 36800 36800
Sources : les enquêtes sur terrain (Auteur 2017)
Nous estimons que, les dépenses des ménages en quatre postes : produits
alimentaires locaux, éducation, santé, et l’habillement, qui sont les
principaux postes de dépenses.
Les dépenses varient entre 873 321FCen 2015 et 920 000Fc en 2016 soit
un écart de 46679 FC pour les produits alimentaires locaux, entre
920 000FC et 931 000FCen 2017 soit une différence de 11000 FC, 22700
FC pour l’éducation et 31000 FC pour la santé en 2017, soit plus de 50 %
pour l’alimentation.
Pour ce, les ménages ne disposent que d’un faible revenu pour l’épargne
et l’investissement à cause des niveaux élèves de pauvreté et
l’importance, dans ces gains, de l’agriculture de subsistance.
65
3.2.10. Accès aux services financiers
L’accès aux services financiers n’existe pratiquement pas dans le
Kwango. Elle garde ses revenus monétaires à la maison (92,2%). 1,22 %
des répondants déclarent le garder dans une « caisse d’épargne (banque)
», 2,5 % dans une association communautaire, 2% dans des tontines,
1,8% chez un membre de la famille.
Très peu des gens obtiennent les crédits, 4,7 % des répondants déclarent
avoir reçu un crédit.
Ce crédit est à 46 % octroyé par des membres de la famille, et à 32 % par
des amis ou des voisins, à 10,3% par des prêteurs privés. Encore s’agit-il
à 47 % d’un prêt en nature (semences ou alimentation), et les taux
d’intérêt étaient loin d’être gratuits puisqu’à 55 %, le taux était à 50 % et
la durée d’un mois ! 16 % des prêts étaient à des taux sur un mois
compris entre 30 et 40 %.53
SECTION 3 CONTRAINTES ET OPPORTUNITES DE LA
CROISSANCE ECONOMIQUE DANS LA PROVINCE DU
KWANGO
3.3.1 Analyse de Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces
Le diagnostic de croissance démontre que le faible d’accessibilité au
financement représente la principale contrainte actuellement à la
croissance économique et à la réduction de la pauvreté.
Plus qu’ailleurs au pays, l’absence d’institutions pour le financement
domestique formel cause des problèmes d’épargnes et de crédits requis
par l’industrie agricole et les agents économiques.
Tableau 22 Analyse de Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces
Production Dépenses
A.F.F.O.M Exportation Importation Consommati Investissements
s s ons
Forces Produits de Consommati Existence Attraction des
première on de d’un marché investisseurs par
nécessité produits local des le courant
consommés vivriers produits électrique du parc
aux venus de vivriers de Bukanga lonzo
provinces l’étranger
53
Analyse de l’Enquête auprès des Ménages agricoles. PAB 172-355.
Avril 2012. 68
66
avoisinantes
Production Développem Forte capacité Potentiel
du diamant ent des de distribution d’exploitation
artisanal capacités des produits industrielle du
locales à miniers vers diamant à Tembo
utiliser les la capitale de territoire de
nouvelles Kinshasa Kasongo lunda et
technologies kahemba.
Absence de Forte Faible propension
la taxation dépense des à épargner et à
de bien de produits investir ;
première importés Absence d’un
nécessité (économie réseau électrique
(secteur extravertie) Un taux des pouvant alimenter
Faiblesses primaire). acheteurs trop l’industrie.
faible
Production
minière
limitée au
diamant
artisanal
Opportuni Possibilité Renforceme L’afflux de Existence de petit
tés d’exportatio nt des nouvelles investissement
n du diamant capacités technologies dans le secteur
et autres locales par de tertiaire ;
produits à les l’information Existence d’un
l’étranger partenaires et de la pool de
due à la extérieurs ; communicatio partenaires
proximité Investisseme n (NTIC) financiers ;
avec la ville nt pour le Réalisation de
Kinshasa développem projets durable
ent durable dans les secteurs
de la santé et de
l’éducation ;
Utilisation
d’ENR ;
La présence de
l’énergie
électrique au parc
de Bukanga
Lonzo et
Centrales photos
67
voltaïques.
Dépendance Absence de
totale du partenariat
financement d’investissement
extérieure ; dans les secteurs
Economie miniers et
extravertie. industriels ;
Menaces Manque de
volonté politique
afin de booster les
secteurs
énergétiques et
industriels dans le
Kwango
Source : apport des données d’enquête, (Auteur 2018).
3.3.2. Projet d’Investissement dans la province du Kwango
Nous avions identifiés plusieurs projets qui s’appuient dans plusieurs
secteurs pour le développement de la province.
La RDC en générale et Kwango en particulier, fait état de la persistance
des fléaux qui se traduisent principalement par des maux ayant pour nom
la corruption, la fraude fiscale ainsi que les diverses tracasseries.
Ces gangrènes constituent des antivaleurs qui freinent le développement
de la province et qui découragent les initiatives des investisseurs tant
nationaux qu’étrangers dont les affaires ne peuvent s’épanouir dans un
environnement en proie à ces fléaux.54
54
[Link], Problématique des investissements directs étrangers, cas de Bas
congo ISC, inédit
68
Tableau 23 Investissement dans le secteur de l’agriculture
Cout
Financemen Description du
Province d’investissement en Durée
t Projet
Euros
Projet d’assistance
Technique au
PRODADEKK.
Kwango et Vise à réduire le
CTB 152058 Euros 2013-2018
Kwilu déficit alimentaire et
la capacité dans les
provinces du kwilu
et Kwango
Source : Ministère de l’agriculture
Ce projet avait à améliorer la situation de la population dans le milieu
rural en réduisant le déficit alimentaire et la réhabilitation des routes de
désertes agricoles de la province.
Tableau 24 Investissement dans le secteur de la Santé
Cout
Province Financement d’investissemen Description du projet Durée
t en USD
Union
Kwango Européenne 5 600 394,00 Fortification des aliments pour la contre 2017
en RDC les carences en micronutriments dans le
Kwango
Kwango KOICA 10 millions KOICA-Appui le Kwango avec l’aide 2015
à la protection de la mère et enfant
EUP-Provinces
Mai ndombe,Kwilu,Kwango ,Sud
Ubangi,Mongala,Equateur,Tshapa,Haut
katanga,Lualaba,Haut lomamie et
11 maniema .
EUP 220 millions 2015-
Provinces Projet sur la population et santé de la
reproductivité des santés de l’enfant,
performance de système de santé,
Nutrition et sécurité alimentaire, Blessure
et maladies non transmissible.
69
Unicef –ACT For Performance pour
réaliser une étude d’évaluabiliter du
cadre d’accélération des OMD 4 et 5
provinces UNICEF 75.446
dans les DPS du sud
Ubangi,kwilu,kwango et kongo
centrale
Source : Ministère de la santé 2017
Ces projets sont déjà exécutés et les autres continues à fonctionnés.
Tableau 25 Investissement dans le secteur de l’Infrastructure
Cout
Description du
Province Financement d’investissemen Durée
Projet
t en USD
PADIR –Appui au
développement des
infrastructures
rurales :
la réhabilitation des
routes de desserte
agricole et la
construction des
infrastructures de
DAB via ministre
Kwango, commercialisation des
de l’agriculture et
kwilu et Mai 1.130.828 zones de production : 2014-2017
développement
ndombe - Réhabilitation et
rural
entretien des pistes
rurales : 245 km ;
- construction de 8
marchés ruraux ;
- Construction de 3
d’airs d’abattage ;
-Construction de quai
d’accostage : 1 ;
-Forage d’eau : 5.
Source : Ministre de l’agriculture et développement rural 2014
Ce projet se concrétise sur la construction de 3 marchés dans la province
du kwango, notamment à kolokoso, Feshi et la Ville de Kenge ajouter
d’une construction d’un air d’abattage.
70
Tableau 26 Investissement dans le secteur de l’éducation
Cout
Province Financement d’investissement Description du Projet Durée
en USD
PRRIS-Projet de reconstruction
/réhabilitation des infrastructures
scolaires à travers la RDC.
Construction de 14 complexes
scolaires dans la province du
Sud Kwango et du sud Ubangi soit 7
Gouvernemen
Ubangi et 2.904.645 c.s pour le Kwango. 2015-2016
t de la RDC
Kwango Feshi :
[Link],[Link]
/Mukoso,[Link],[Link] .
Kahemba:
[Link],[Link] et
[Link].
Source : Ministère de l’EPSP 2015
Les 7 c.s dans la province du Kwango sont exécutés depuis 2016.
Tableau 27 Investissement dans le secteur de l’Energies
Cout
Province Financement d’investissement en Description du Projet Durée
USD
Centrales photos
voltaïques d’une
Keywel solution puissance totale de 100
Kwango 200 millions 2017
ITALIA Mégawats pour les 5
territoires de la province
du Kwango
Source: ANAPI ,Site web hh//[Link].
Une partie de ce projet c’est réaliser dans la ville de kenge avec
l’installation de centrales photos voltaïques au long du Boulevard
Lumumba et les restes de territoires semble projeter ultérieurement.
71
Tableau 28 Projets d’hydroélectricité soumis au financement 2016
Province Sites à Couts Données du Données du Puissance
électrifie centre site demandée
r
Kwango YUNGU 3,52 Coordonnées Rivière :
Millia géographiques: YUNGU
rd Longitude:04°47 puissance
USD ’.231" Secteur estimée :
de services 1.600kw 21.494,4207
Kenge chef-lieu kw
de la province
du Kwango.
Kwango KULUN 3 ,3 Coordonnées Rivière :
DJI Millia géographiques: Lutshima
rds Longitude:18°33 puissance
USD ’56"E estimée :
Secteur de près de
services zone de 1.500kw
santé, 1 hôpital
de référence
Source : ANAPI, investir dans l’électricité en RDC, cahier sectoriel, kin,
février 2016, page 41
Pour tous ce qui précède, nous affirmons que, durant cette période sous
études, il n’y a pas eu l’évolution significative dans la croissance des
investissements économique dans la province du Kwango qui devrait
permettre de réduire sensiblement la pauvreté, dérober le chômage et
d’arriver à une croissance économique souhaitable. Malgré les
opportunités qu’offre la province.
72
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATION
En sommes, notre travail a porté sur «la problématique de la croissance
économique dans la province du Kwango 2015-2017».
Notre objectif de recherche était d’évaluer la croissance économique de la
province du Kwango afin d’en dégager les pistes de sortie de la pauvreté
et du sous-développement.
Partant de la problématique de notre recherche nous avions constatez que
malgré des les potentialités de ressources que regorge la province :
- Il y a pas d’évolution significative dans la croissance des
investissements économique dans la province du Kwango ;
- Les ménages n’arrivent pas à augmenter leur épargne pour
soutenir cette croissance ;
- Les acteurs économiques n’arrivent pas également à réduire
leurs dépenses de consommations finales afin d’accroitre leurs
investissement dans le futur.
A cet effet, l’économie kwangolaise a été marquée par la consolidation de
sa croissance économique, dans un contexte d’hésitation.
Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) exprimé en terme
réels, est en effet resté quasiment constant soit 5,8 en 2015,5 ,9 en 2016
et 5,7 en 2017.
Cette position est restée essentiellement soutenue par les secteurs
primaires et tertiaires. En d’autre terme la croissance économique du
Kwango est soutenue principalement par le secteur de l’agriculture et du
commerce.
L’analyse de l’activité économique, selon l’approche de la production,
indique que la croissance en 2015,2016 et 2017 a été soutenue
principalement par le secteur primaire, dont la contribution s’est établie à
46,8 en pourcentages,44,5 et 45,7 soit un léger augmentation de 1% en
2016.
En deuxième position vient le secteur tertiaire, cette situation est
consécutive au dynamisme observé dans les branches «Commerce»,
«Transports et télécommunications», dont la contribution à la croissance
a été de 34,6 en 2015, contre 36,6 en 2016 et 40,3 point de pourcentage
en 2017.
Parlant des ressources monétaires, 78,5% des ménages déclarent que leur
première ressource monétaire serait la ventent de produits agricoles
73
malgré l’état des routes de desserte agricole qui reste encore peu
praticable.
Pour ce, les ménages ne disposent que d’un faible revenu pour l’épargne
et l’investissement à cause des niveaux élèves de pauvreté et
l’importance, dans ces gains, de l’agriculture de subsistance qui ne
permets aux ménages d’épargner ou d’investir.
Nous nous sommes arrivés à analyser les Forces, les Faiblesses, les
Opportunités, et les Menaces de la croissance économique de la province
du Kwango ainsi nous avons constaté un faible taux d’investissement
pendant cette période dans la province qui permettrait de réduire
sensiblement la pauvreté, dérober le chômage et d’arriver à une
croissance économique souhaitable.
RECOMMENDATIONS
1. Au Gouvernement central
Renforcer les capacités de nouvelles institutions prévues par la
constitution de 2006 ;
Réaffecter le personnel de qualité à travers toutes les entités
territoriales décentralisés;
Etudier les possibilités de partenariat public/privé dans la
fourniture d’infrastructures d’énergie et de services publics dans
les provinces.
2. Au Gouvernement provinciale du Kwango
Pour que le Gouvernement provincial puisse créer les conditions à même
d’accélérer la croissance économique, seule solution pour lutter contre la
pauvreté, il devra, aller dans le sens des recommandations ci-dessous :
o Renforcer les capacités de gestion et de planification de la
province ;
o Améliorer son cadre de mobilisation des ressources locales et
extérieures ;
o Promouvoir une plus grande intégration de ses activités dans les
secteurs primaires (agriculture, pèche…), secondaire (artisanat,
transformation des produits locaux,….) et tertiaire (commerce
transport, prestations de services en général) ;
o Accroitre la synergie du secteur privé et des pouvoirs publics
locaux dans la valorisation des potentialités de la province ;
74
o Préparer une large campagne de communication, afin de vulgariser
auprès des opérateurs économiques les opportunités qu’offre la
province dans les secteurs ciblés ci-haut;
o Faire fonctionner, le guichet unique pour assurer la promotion des
investissements;
o Entreprendre les études nécessaires pour la création, d’un office
d’un fonds provincial de développement agricole ;
o Promouvoir les coopératives d’épargne et de crédit et banque de
micro crédit;
o Renforcer l’administration fiscale, afin de procéder au
recouvrement effectif de tous les impôts et taxes relevant de la
nomenclature figurant dans les textes légaux et réglementaires en
vigueur;
o Sécuriser le recouvrement de recettes provinciales et leur trésorerie
par des actes légaux et moyens logistiques ad hoc ;
o Promouvoir les échanges frontières entre Angola et la RDC ;
o Faire réhabiliter les routes de désertes agricoles de la province ;
o Assurer la promotion des activités minières par l’organisation de
campagnes d’information et de sensibilisation des investisseurs
potentiels;
o Assurer la promotion de l’enseignement technique et
professionnel ;
o Organiser les formations sur l’entreprenariat pour inciter la
population à créer leurs propres entreprises.
75
ANNEXES
Annexe 1 Importations des produits 2015 (estimation)
2015
Produits importés Quantités Prix Unitaire Total (en millions de
CDF courants)
Produits vivrières 858 285 000
Poissons de mer kg 2015 45 000,00 90 675 000,00
Huile 5 litres 3500 10 500,00 36 750 000,00
Poulets cartons 3200 45 000,00 144 000 000,00
L’eau paquets 2800 4 200,00 11 760 000,00
Sucre kg 15020 5 000,00 75 100 000,00
Riz kg 20000 25 000,00 500 000 000,00
Matériels de constructions 1 436 380 000,00
Ciments kg 60000 12 500,00 750 000 000,00
Barre de fer pièces 35000 9 500,00 332 500 000,00
Clous kg 1920 3 500,00 6 720 000,00
Tôles simple pièces 36000 65 000,00 234 000 000,00
tôles Nigeria pièces 8200 13 800,00 113 160 000,00
Matériels, Informatiques, mécaniques et 11 346 810 000,00
électroménagers
Canal plus pièces 350 75 000,00 26 250 000,00
Téléphone pièces 1021 35 000,00 37 735 000,00
Imprimante pièces 120 50 000,00 6 000 000,00
Ordinateur pièces 350 450 000,00 157 500 000,00
Ventilateur pièces 80 35 000,00 2 800 000,00
Téléviseur pièces 212 350 000,00 74 200 000,00
Rallonge pièces 500 3 500,00 1 750 000,00
Stabilisateur pièces 450 35 000,00 15 750 000,00
Convertisseur pièces 450 37 500,00 16 875 000,00
Motos pièces 10020 950 000,00 9 519 000 000,00
congélateurs pièces 250 280 000,00 7 000 000,00
Batteries pièces 6400 85 000,00 544 000 000,00
76
panneaux solaire pièces 10500 85 000,00 892 500 000,00
Groupe électrogènes pièces 101 450 000,00 45 450 000,00
13 641 475 000,00
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2017).
Annexe 2 Importations des produits 2016 (estimation)
2016
Produits importés Total (en millions
Quantités Prix Unitaire
de CDF courants)
Produits vivrières 1 216 970 000
Poissons de mer kg 2 019 60 000,00 121 140 000
Huile 5 litres 3 200 11 000,00 35 200 000
Poulets cartons 4 300 40 000,00 172 000000
L’eau paquets 3 100 4 300,00 13 330 000
Sucre kg 16 200 6 500,00 105 300 000
Riz kg 22 000 35 000,00 770 000 000
Matériels de constructions 1 854 900 000
Ciments kg 64 000 15 200,00 972 800 000
Bar de fer pièces 37 200 10 000,00 372 000 000
Clous kg 3 600 3 500,00 12 600 000
Tôles simple pièces 38 000 9 500,00 361 000 000
tôles Nigeria pièces 9 100 15 000,00 136 500 000
Matériels Informatiques, mécaniques et électroménager 11 963 359 500
Canalsat pièces 360 65 000,00 23 400 000
Téléphone pièces 1 032 45 000,00 46 440 000
Imprimante pièces 130 78 000,00 10 140 000
Ordinateur pièces 350 500 000,00 157 000 000
Ventilateur pièces 75 45 000,00 3 375 000
Téléviseur pièces 220 382 000,00 84 040 000
Rallonge pièces 550 3 500,00 1 925 000
Stabilisateur pièces 455 38 500,00 17 517 500
Convertisseur pièces 420 38 000,00 15 960 000
Motos pièces 10 021 995 000,00 9 900 748 000
Congélateurs pièces 260 35 000,00 910 000
Batteries pièces 7 000 95 000,00 665 000 000
panneaux solaire 11 200 92 000,00 1 030 400 000
pièces
Groupe électrogènes 105 460 000,00 48 300 000
pièces
77
15 035 229 500
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2017).
Annexe [Link] des produits 2017
2017
Estimation (en
Produits importés
Quantités Prix Unitaire millions e CDF
courants)
Produits vivrières 1 478 620 000
Poissons de mer kg 2020 136 000,00 274 720 000
Huile 5 litres 3300 11 000,00 36 300 000
Poulets kg 4500 40 000,00 132 000 000
L’eau paquets 3200 4 500,00 14 400 000
Sucre kg 15600 7 000,00 109 200 000
Riz kg 24000 38 000,00 912 000 000
Matériels de constructions 2 067 700 000
Ciments kg 65000 16 000,00 1 040 000 000
Bar de fer pièces 38000 10 000,00 380 000 000
Clous kg 2200 3 500,00 7 700 000
Tôles simple pièces 40000 10 000,00 400 000 000
tôles Nigeria pièces 10000 24 000,00 240 000 000
Matériels Informatiques, mécaniques et électroménagers 14 846 507 000
Canalsat pièces 360 75 000,00 27 000 000
Téléphone pièces 11000 50 000,00 550 000 000
Imprimante pièces 135 80 000,00 10 800 000
Ordinateur pièces 350 650 000,00 227 500 000
Ventilateur pièces 78 51 000,00 3 978 000
Téléviseur pièces 230 700 000,00 161 000 000
Rallonge pièces 561 4 000,00 2 244 000
Stabilisateur pièces 450 38 700,00 17 415 000
Convertisseur pièces 422 38 000,00 16 036 000
Motos pièces 11500 1 100 000,00 12 650 000 000
Congélateurs pièces 265 36 000,00 954 000
Batteries pièces 710 98 000,00 69 580 000
panneaux solaire pièces 11200 95 000,00 1 064 000 000
Groupe électrogènes 100 460 000,00 46 000 000
pièces
18 392 827 000,00
78
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2017).
Annexe 4. Exportations de biens 2015
2015
Total (en
Exportations
Quantités Prix Unitaire millions de CDF
courants)
10 929 190 100
Manioc en cossettes (sac) 25 000 30 000 750 000 000
Bananes (pièces) 183 1 000 183 000
Mais sac 4076 48 000 195 648 000
Arachides (sac) 1250 100 000 125 000 000
Poivres (ekolo) 2290 2 100 4 809 000
Niébés (kg) 24566 600 14 739 600
Huile de palme (25litres) 1474 25 000 36 850 000
Taro (kg) 2456 1 000 2 456 000
Patate douce (kg) 1200 3 000 3 600 000
igname (kg) 2347 4 500 10 561 500
Chenilles (sac) 150 15 000 2 250 000
Feuille de manioc (bottes) 625460 100 62 546 000
Braise ou Charbon de bois 30253 9 000 272 277 000
(sac)
Bovins (en milliers de têtes) 11000 765 000 8 415 000 000
Ovins (en milliers de têtes) 7230 75 000 542 250 000
Caprins (en milliers de têtes) 2510 82 000 205 820 000
Porcins (en milliers de têtes) 3100 92 000 285 200 000
Diamants artisanal en carats 83174,17 - 196 627 950
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2017).
79
Annexe 5. Exportations des produits 2016
2016
Exportions Quantités Prix Unitaire Total (en millions
de CDF courants)
13 027 330 900
Manioc en cossettes (sac) 26 000 30000 780 000 000
Bananes (pièces) 192 1200 230 400
Mais sac 4 210 50000 210 500 000
Arachides (sac) 3 950 105300 415935000
Poivres (Ekolo) 2 352 2000 4 704 000
Niébés (kg) 26 210 1550 40 625 500
Huile de palme (25litres) 15 200 26000 395 200 000
Taro (kg) 3 200 1500 4 800 000
Patate douce (kg) 1 850 3000 5 550 000
igname (kg) 2 451 4500 11 029 500
Chenilles (sac) 152 2000 304 000
Feuille de manioc (bottes) 731 250 150 109 687 500
Braise ou Charbon de bois 34 500 10000 345 000 000
(sac)
Bovins (en milliers de têtes) 12 300 775000 9 478 250 000
Ovins (en milliers de têtes) 10 230 75000 767 250 000
Caprins (en milliers de têtes) 2 615 81000 211 815 000
Porcins (en milliers de têtes) 2 650 93000 246 450 000
Diamants artisanal en carats 95 210 0 165 201 580
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2018).
80
Annexe 6. Exportations des produits 2017
2017
Quantités Prix Unitaire Estimation (en
Exportations
millions de CDF
courants)
16 715 223 200
Manioc en cossettes (sac) 26100 32000 835 200 000
Bananes (pièces) 100 1200 120 000
Mais sac 5000 52000 260 000 000
Arachides (sac) 3500 110 000 385 000 000
Poivres (ekolo) 2410 2000 4 820 000
Niébés (kg) 27501 1600 44 001 600
Huile de palme (25litres) 13300 27000 359 100 000
Taro (kg) 3526 2000 7 052 000
Patate douce (kg) 2300 3000 6 900 000
igname (kg) 2562 4500 11 529 000
Chenilles (sac) 154 2000 308 000
Feuille de manioc (bottes) 79523 200 15 904 600
Braise ou Charbon de bois 39200 15000 588 000 000
(sac)
Bovins (en milliers de têtes) 15250 775000 11 818 750 000
Ovins (en milliers de têtes) 16000 75000 1 200 000 000
Caprins (en milliers de têtes) 2670 81000 216 270 000
Porcins (en milliers de têtes) 3540 93000 329 220 000
Diamants artisanal en carats 90417,21 0 135 098 155
Sources : Sur base de nos enquêtes sur terrain, (Auteur 2017).
81
BIBLIOGRAPHIE
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1. AGHION P., HOWITT P. (2000), Théorie de la croissance endogène,
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2. ALLEMAND S. (2004), « Les ressorts de la croissance », Sciences
Humaines, juillet, n° 151, p. 42 – 45.
3. ALLEMAND S. (2000), « La croissance », Sciences Humaines, n° 105,
mai, p. 42-43.
4. ARTUS P., CETTE G. (2004), Productivité et croissance, La
Documentation Française.
5. ARROUS J. (1999), Les théories de la croissance, Seuil.
6. BOYER R., MISTRAL E. (1978), Accumulation, inflation et crises, PUF.
7. CETTE G. (2004), « Productivité et croissance, quelles relations ? »,
Futuribles, n°299, juillet-août.
8. DOMARD E.D (1957), Essays in the Theory of Economic Growth,
Oxford University.
9. GUELLEC D., RALLE P. (1996), Les nouvelles théories de la
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[Link] K. (1867), Le capital (Réimpression, Editions Sociales, 8 vol,
1978)
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(Réimpression, Champs-Flammarion, 1977).
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[Link] R.M (1956), A Contribution to the Theory of Economic Growth,
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[Link] A. (1776) Recherche sur la nature et les causes de la Richesse
des Nations, Vol I et II (réimpression, GF Flammarion, 1991)
[Link] J.E., SEN A., FITOUSSI J.P (2009), Rapport de la
Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès
social.
[Link]. K. et all, Méthodologie de recherche, étapes, Contraintes et
perspectives, éd MES, 2003.
[Link] KUZNETS,Modern economic growth: findings and
reflections,1973, American economic revue vol 63 n°3,USA,
II. Note de cours
1. KIALA, Cours de macroéconomie, ISP- Kenge L2 SCAD 2018, inédit.
2. NKOY BOR, Cours de méthode de recherche, ISP- kenge, L1 SCAD,
inédit 2017
III. TFC & Mémoires
1. Bob KAMBALE KIGHOMA,la stratégie de la croissance économique et
environnement de l’investissement au Nord Kivu, période post conflit
2009, inédit.
2. Franck KAZADI KITENGE, l’évolution de la croissance économique en
RDC, 2013, UNILU inédit.
3. Guy BUTANDU, la bancarisation des agents et fonctionnaires de l’état
dans la province du Kwango à la veille de la décentralisation en RDC cas
de la tmb Kenge, 2015, inédit
4. [Link], Problématique des investissements directs étrangers, cas
de Bas Congo ISC, inédit
IV. Autres documents
1. FEC - Etat des lieux de l’économie congolaise : Problèmes et pistes de
solutions, 2007.
2. Jean Bamanisa, l’industrialisation et la croissance économique en RDC,
Kinshasa le 12 Avril 2018.
3. Document de stratégie pays 2013-2017.
4. Astrid BUKA, plan du développement de la future province du Kwango,
5. Analyse de l’Enquête auprès des Ménages agricoles. PAB 172-355. Avril
2012.
6. INS, Enquête QUIBB / RDC 1 et Comptes nationaux pour le RNB de la
RDC, et Calcul.
83
7. Rapport annuel [Link] Développement rural Kwango ;
8. Rapport annuel 2013 (EPSP BANDUNDU III).
9. Journal officiel de la république démocratique du Congo du 1 er aout 2018,
p.110/division provincial du Kwango du tourisme ;
10. ANAPI, investir dans l’électricité en RDC, cahier sectoriel, kin, février
2016, page 41
11. Budget provincial du Kwango exercices 2015,2016 et 2017.
12. Rapport annuel BCC 2016
13. Rapport annuel 2015-2017, Inspection provincial de l’agriculture du
Kwango
14. Ministère des Mines : rapport de Commission Interministérielle
d’Harmonisation et de Consolidation des Statistiques Minières2015-2017.
15. Transmission état de lieu service provincial du commerce extérieur du
Kwango au Gouverneur 2017
16. Document de stratégie de la croissance et de la réduction de la pauvreté,
province de Bandundu 2006.
V. Webgraphie
1. [Link]
2. [Link]
7426_chap01.pdf
3. [Link]
%20Economic%[Link]
4. [Link]
%20Change%20and%20the%20Aggregate%20Production%20Function
%20-%[Link]
5. ANAPISite web hh//[Link]
84
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE……………………………………………………………………i
DEDICACE……………………………………………………………………. ii
REMERCIEMENT…………………………………………………………... iii
LISTE D'ABREVIATIONS ET SIGLES…………………………………… iv
[Link]……...…………………………………………………….1
[Link]………………….…………………………………………..…1
02. Choix et intérêt du le sujet…………...…………………..………………….2
03. Hypothèses de recherche…………………....……………………………….3
04. Objectifs de recherche………………….........………………………………3
05. Etat de la question…………………………..……………………………….4
06. Méthodes et Techniques…………...……………………….………………..5
07. Difficultés rencontrées…………………........………………………………5
08. Délimitation du sujet………………………………….……………………..5
09. Division du travail………………………..………………………………….6
CHAPITRE PREMIER CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE……..7
SECTION [Link] SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE…...….7
1.1.6. Définition de la Croissance économique……………………...………….7
1.1.7. Effets de la Croissance sur le Niveau de vie………………………..........8
1.1.8. Le Développement économique et ses effets……........………………….9
1.1.9. Les Relations entre Croissance et Développement…………….………...9
1.1.10. Quelques indicateurs de la croissance et du Développement….…10
SECTION 2 LES THEORIES DE LA CROISSANCE………………………..11
1.2.1. Brève historique de la Croissance économique…………..…………….11
1.2.2. Les Précurseurs……………………...………………………………….11
1.2.3. La division internationale d’Adam Smith (1776)……………………….12
1.2.4. Le principe de population de Thomas Malthus (1796)……….. ………..12
1.2.5. Les rendements décroissants de David Ricardo (1817)… ………...……12
1.2.6. La destruction du capitalisme selon Marx (1844)……………………. ...12
1.2.7. Schumpeter (1911) et Le Rôle de l’Entrepreneur…….......……………..13
1.2.8. Les Modes d’Investissements de Harrod et Domar…….....……………13
1.2.9. Le Modèle Néoclassique de Solow(1956)……………….. ….. ……….14
1.2.10. Arrow (1962) et Sheshinski (1967)…………... …………… …………14
1.2.11. Origine du Progrès Technique………………..………………..……….17
SECTION 3 CALCUL DES INDICATEURS DE LA CROISSANCE….….18
1.3.2. Origine du Produit Intérieur Brut ………………………………….……18
[Link]. Définition………………………………………………………………18
[Link]. Modes de Calcul de Produit Intérieur Brut……………………………19
1.3.3. Détermination des composantes du PIB………………………..………..19
[Link]. Composantes marchandes ou non marchandes …...................………19
[Link]. Mesure du PIB en volume et en valeur……………………..……….21
1.3.8. Epargne…………………………..…………………………………..21
1.3.9. Consommation……………………………..………………………...21
85
[Link]. Définition de la consommation……………....................……………21
[Link]. Les formes de la consommation………………………..……………22
1.3.6. Les déterminants de la consommation…………………………….…….22
1.3.7. Dépenses Publiques Courantes…………………..…...………………….23
3.3.8. Investissement………………………………...…………………………23
1.3.10. La Balance des paiements………...………………………………24
[Link]. La Balance Commerciale…………………..………………………….24
[Link]. La Balance des invisibles……………………...………………………24
[Link]. La Balance des transactions courantes…...…………………………....25
[Link]. La Balance des Capitaux……………………...……………………….25
[Link]. L’Equilibre de la Balance des paiements……………..……………….25
[Link]. Balances Particuliers……….....................……………………………25
CHAPITRE DEUXIEME PRESENTATION DE LA PROVINCE DU
KWANGO……………………………………………………………………..28
SECTION 1. HISTORIQUE DE LA PROVINCE DU KWANGO………..…28
2.1.1. Présentation de la Province du Kwango………....................……………28
2.1.2. Situation géographique……..................…………………………………28
2.1.3. Relief………...…………………………..………………………………29
2.1.4. L’Hydrographie…….……………………….…………………………...30
2.1.5. Climat……………………………………………………………………30
2.1.6. Géologie………..................................…………………………………..30
2.1.7. Sol et Sous-sol………………..................................…………………….30
[Link]. Sol………………………...........................……………………………30
[Link]. Sous-sol…………......................………………………………………31
2.1.8. Eaux de Surface et Souterraines………......................………...………..32
2.1.9. De l’Air et de l’Atmosphère…………………………..…………………32
2.1.10. La Faune………..................................…………………………………32
2.1.11. Flore…………........................................................……………………33
2.1.12. Environnement ………………..............................…………………….34
SECTION 2. SUBDIVISION ADMINISTRATIVE DE LA PROVINCE DU
KWANGO…………………………...…………………………………………34
2.2.1. Présentation Administrative……….....................……………………….34
2.2.2. Cadre Politique de la Province……….............………………………….35
2.2.3. Démographie…………………...……..…………………………………35
2.2.4. La situation linguistique dans le Kwango…………..…………..……….36
2.2.5. Cadra économique…………………………..…………………………..36
2.2.8. Secteur Financier et Bancaire…………….................………………….37
2.2.7. Le pôle économique……………………………………………………..37
2.2.6. Les Atouts de la province du Kwango………………….………………37
2.2.9. Portefeuille….…………………...………….…………………………..38
2.2.10. Climat des Affaires……………...................................………………..38
2.2.11. Habitat et Urbanisme……………...................…………………………38
2.2.12. Alimentation ………...........................…………………………………39
86
2.2.13. Les Disparités provinciales de l’Indice du Développement Humaine…40
2.2.14. Genre…...………………………………...…………………………….40
2.2.15. Jeunesse…………...........................................…………………………41
2.2.16. Paix et Sécurité……............................…………………………………41
SECTION 3. FACTEURS DE LA PRODUCTION…………………..……….41
2.3.1. Facteur sociaux……………………….………………………………….41
[Link]. Emploi………………………………...……………………………….41
[Link]. La Dynamique communautaire…………………..……………...…….42
[Link]. Education et Santé ……………………….……………………...…….43
[Link]. L’eau et Assainissement ………………...............…………………….44
2.3.2. Les Facteurs économiques…………………….......…………………….44
[Link]. L’Agriculture……………………..……………………………………44
[Link]. Pêche, Chasse et la Cueillette………………………………………….44
[Link]. L’élevage……………...…………….…………………………………45
[Link]. Mines……...………………………….………………………………..45
[Link] Tourisme…………………………….………………………………….46
[Link]. Moyens de Communication……………….......................................…48
2.3.2. 7. Infrastructures de Transport………………........……………………..48
2.3.2. 8. Le Commerce………...………………………………………………49
[Link]. L’Industrie……………………….…………………………………….49
[Link]. L’Energie………………………….………………………………….50
CHAPITRE TROISIEME PROBLEMATIQUE DE LA CROISSANCE
ECONOMIQUE DANS LA PROVINCE DU KWANGO 2015-2017…….51
SECTION 1 ANALYSE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE DU
KWANGO…………………………………………………………………..….51
3.1.1. Evolution de la croissance économique de la province du Kwango…….51
3.1.2. Evolution de l’activité économique et Financière du Kwango 2015-
2017.....................................................................................................................52
3.1.3. Analyse sectorielle de la croissance économique de la province du
Kwango…………………………………………………………………………54
[Link]. Agriculture……………….……………………………………………55
[Link]. Elevage, Pêche et Chasse…………………………….......……………56
[Link]. Extraction……………………….……………………………………..56
[Link]. Electricité………………………………………………………………56
[Link]. Eau…………………………………………………………………….57
[Link]. Bâtiments et travaux publics…………………………..………………57
[Link]. Commerce……………………….…………………………………….57
[Link]. Transports…………………..………………………………………….57
[Link]. Télécommunications…………….…………………………………….58
[Link].10. Autres services hors Administration publique…………….……….58
[Link]. Services d’Administration publique………………………………….58
SECTION 2 EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET CONSOMMATION
GLOBALES DANS LE KWANGO.............................................…………….59
87
3.2.1. Les Ménages Agricoles……….……………………...………………….59
3.2.2. Évolution des effectifs du petit bétail (2015-2017)…………….………..60
3.2.3. La Cueillette…………………………………………….……………………………………..……61
3.2.4. La Chasse………………………………………………………………...61
3.2.5. Les ressources minières : le diamant…………..……………..………….61
3.2.6. La Balance commerciale…………………..…………………………….62
3.2.7. Commerce extérieur dans la province du Kwango………………………63
3.2.8. Commercialisation des produits à l’extérieur de la province…...……….63
3.2.9. Revenus et Dépenses des ménages dans la province…………..………..63
3.2.10. Accès aux services financiers………………………………………….65
SECTION 3 CONTRAINTES ET OPPORTUNITES DE LA CROISSANCE
ECONOMIQUE DANS LA PROVINCE DU KWANGO……...………….….65
3.3.1. Analyse de Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces…………...…….65
3.3.2. Projet d’Investissement dans la province du Kwango……………...……67
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATION………….………..72
ANNEXES………...……..…………………………………………………….75
ANNEXE 1…………………………..………..……………………………….75
ANNEXE 2……..……………………..……………………………………….76
ANNEXE 3…………………………………………………………………….77
ANNEXE 4……………..……..……………………………………………….78
ANNEXE 5………..…………..……………………………………………….79
AXENNE 6…………………………..…..…………………………………….80
BIBLIOGRAPHIE…….……………………………………………………….81
TABLE DE MATIERES………………………………….……………...…….84