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17 G 18 Bis A 01
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
4 heures
Série S1-S3 Coef 8
OFFICE DU BACCALAUREAT
BP 5005-DAKAR-Fann-Sénégal .
Serveur Vocal : 628 05 59 .
Téléfax (221) 33 864 67 39 - Tél. : 824 95 92 - 824 65 81 er
Epreuve du 1 groupe
MATHEMATIQUES
Les calculatrices électroniques non imprimantes avec entrée unique par clavier sont autorisées.
Les calculatrices permettant d’afficher des formulaires ou des tracés de courbe sont interdites.
Leur utilisation sera considérée comme une fraude.([Link] n0 5990/OB/DIR. du 12 08 1998)
CORRECTION
Exercice 1.
1. A(0, 0, 0), B(1, 0, 0), C(1, 1, 0), D(0, 1, 0), E(0, 0, 1), F (1, 1, 0), G(1, 1, 1), H(1, 0, 1)
−−→ −−→ −→ −−→ → −
− →
a. Le vecteur BD = AD − AB a pour coordonnées (−1, 1, 0) c’est à dire BD = − i + j
−−→ −→ −→ −−→ − → − →
Le vecteur BG = AG − AB a pour coordonnées (0, 1, 1) c’est à dire BD = j + k
−−→ −−→ → −
− → → −
− → → −
− → − → −−→ −−→
Donc BD ∧ BG = (− i + j ) ∧ ( j + k ) = − k + j + i . Les coordonnées de BD ∧ BG
sont (1, 1, −1).
b. Le plan (BGD) peut être défini comme le plan passant par B et de vecteur normal
→
− −−→ −−→
n = BD ∧ BG. Un point P de coordonnées (x, z, y) appartient donc à ce plan si et seulement
−−→
si −→
n .BP = 0 c’est à dire 1(x − 1) + 1(y − 0) − 1(z − 0) = 0 ou x + y − z − 1 = 0. Cette
dernière équation est donc une équation cartésienne de (BGD).
−−
→ →
c. On a EC = − n qui est normal au plan (BGD), donc la droite (EC) est bien perpendiculaire
au plan (BGD).
√
|xC + yC − zC − 1| 3
2. La distance du point C au plan (BGE) est r = √ = . Un point P de
12 + 12 + 12 3
coordonnées (x, z, y) appartient donc à la sphère S si et seulement si CP 2 = r 2 c’est à dire
1 1
(x − 1)2 + (y − 1)2 + (z − 0)2 = ou (x − 1)2 + (y − 1)2 + z 2 = . Cette dernière équation est
3 3
donc une équation cartésienne de S.
3. A tout α appartenant à l’intervalle [0, 1] on associe le point M de coordonnées (α, α, 1 − α).
a. Pour que M soit un point du segment [EC], il faut et il suffit qu’il soit barycentre de ces
deux points avec des poids positifs de somme 1.
−−→ −→ −→
cherchons donc t ∈ [0, 1] tel que AM = (1 − t)AE + tAC c’est à dire
(α, α, 1 − α) = (1 − t)(0, 0, 1) + t(1, 1, 0) = (t, t, 1 − t)
Donc t = α.
b. Les points E et C appartiennent au plan médiateur du segment [BD] ; donc ce plan
contient la droite (EC) et partant le point M : MBD est un triangle isocèle en M. La distance
d(α) de M à cette droite est donc égale à MO, O étant le milieu de [BD]. Les coordonnées de
O sont (1/2, 1/2, 0).
r r
1 2 1 2 3
d(α) = MO = (α − ) + (α − ) + (1 − α − 0)2 = 3α2 − 4α + .
2 2 2
c.
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MATHEMATIQUES Série S1-S3
Epreuve du 1er groupe
Pour que la distance de M à la droite (BD) soit mini-
male il faut et il suffit que la fonction d ait un minimum.
3α − 2 x 0 2/3 1
d′(x) = . Voici le tableau de variations de d.
d(α) d (α)
′
− 0 +
Pour que la distance soit minimale il faut et il suffit que
d(α) ❅❅ ✒
α soit égal à 2/3. p ❘❅p
La distance minimaleest alors égale à 1/6 et les co- 1/6
¯
2 2 1
ordonnées de L sont , ,
3 3 3
d. Le centre de gravité du triangle BGD a pour coordonnées
1 1
(xB + xG + xD , yB + yG + yD , zB + zG + zD ) = 2, 2, 1 = coordonnées de L.
3 3
Le centre de gravité de BGD est bien L.
4. a. Soit P un point de coordonnées (x, y, z) et P ′ un point de coordonnées (x′ , y ′, z ′ ).
−−→ −→
P ′ = h(P ) ⇔ EP ′ = αEP
⇔ (x , y , z − 1) = α(x, y, z − 1)
′ ′ ′
x′ = αx
⇔ y ′ = αy
z = αz + 1 − α
′
Ce dernier système est l’expression analytique de h.
b. Posons h(C) = C ′ . D’après la question précédente, C ′ a pour coordonnées :
(k xC , k yC , zC + 1 − k) = (k, k, 1 − α) = coordonnées de M;
donc M = C = h(C).
′
c. S ′ est la sphère de centre h(C) = M et de rayon |k|r. Un point P de coordonnées (x, z, y)
appartient donc à la sphère S ′ si et seulement si MP 2 = k 2 r 2 c’est à dire
1
(x−k)2 +(y −k)2 +(z −1+k)2 = k 2 . Cette dernière équation est donc une équation cartésienne
3
de S ′ .
Exercice 2 (4 points).
Soit a un entier naturel non nul et (un )n∈N la suite définie par :
un = pgcd(n, a).
1. a. u0 = pgcd (0, 15) = 15, u1 = pgcd (1, 15) = 1, u2 = pgcd (2, 15) = 1.
b. Pour a = 4, um = un = 2 signifie pgcd (m, 4) = pgcd (n, 4) = 2.
m et n sont donc des nombres paires non multiples de 4.
Il existe donc des entiers naturels impairs 2m′ + 1 et 2n′ + 1 tels que m = 2(2m′ + 1) et
n = 2(2n′ + 1).
Alors m + n = 4(m′ + n′ + 1), puis pgcd (m + n, 4) = 4 c’est à dire um+n = 4.
2. a. Soit b un entier naturel.
Démontrer que pour tout entier relatif q on a : pgcd(a, b) = pgcd(a, b − qa).
Soit d un entier.
Si d est un diviseur commun de a et b, il existe deux entiers m et n tels que a = dm et b = dn.
Alors b − qa = d(n − qm). Donc d est un diviseur commun de a et b − qa.
Réciproquement, si d est un diviseur commun de a et b − qa, il existe deux entiers m′ et n′
tels que a = dm′ et b − qa = dn′ . Alors b = (b − qa) + qa = d(n′ + qm′ ). Donc d est un diviseur
commun de a et b.
{a, b} et {a, b − qa} ayant les mêmes diviseurs commun ont le même pgcd.
b. u0 = pgcd (0, a) = a et ua = pgcd (a, a) = a.
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MATHEMATIQUES Série S1-S3
Epreuve du 1er groupe 3
c.
un+a = pgcd (a, n + a)
= pgcd (a, n) d’après le a. avec b = n + a et q = −1 .
= un
Nous venons de démontrer que la suite (un ) est périodique et a est une période.
3. n = 1521 + 2 = 2 + 15m avec m = 1520 donc
un = u2+15m
= u2 car 15 est une période de (un )
.
= pgcd (2, 15)
= 1
PROBLEME.
Partie A
1. a.
La fonction ϕ : x 7→ ln x − x est définie et continue sur R∗+ .
Elle est dérivable et x 0 1 +∞
1 1−x ϕ (x)
′
+ 0 −
∀x ∈ R∗+ , ϕ′ (x) = − 1 = . −1
x x
Voici son tableau de variations. ✒ ❅
ϕ(x) ❅
On y voit clairement que le maximum de ϕ est −1 donc ❘❅
∗
∀x ∈ R+ , ln x − x ≤ −1 < 0.
Remarquer qu’on n’a pas besoin des limites de ϕ aux bornes de son ensemble de définition.
b. L’application fn est dérivable sur R et ∀x ∈ R, fn′ (x) = 1 + ex . La dérivé étant strictement
positive, la fonction fn et strictement croissante.
lim fn (x) = +∞ et lim fn (x) = −∞ car lim ex = 0.
x7→+∞ x7→−∞ x7→−∞
Par conséquent, fn réalise une bijection de R sur fn (R) = R, et l’équation fn (x) = 0 ( c’est
à dire l’équation (En )) admet nune
solution unique ( dépendant naturellement n).
n n
fn (ln n) = ln n > 0 et fn ln = ln − < 0 d’après le a.
n 2 2 2
Ainsi fn (ln n) × fn ln < 0, donc un appartient à ln(n/2), ln n
2
n n7→+∞
c. La relation un > ln −−−−→ +∞ entraı̂nent lim un = +∞.
2 n7→+∞
n
De ln < un ≤ ln n on tire :
2
ln n ln 2 un ln n
- En divisant par n, − < ≤ et comme les suites minorante et majorante
n n n n
un
ont 0 comme limite commune, le théorème des gendarmes permet d’écrire lim = 0.
n7→+∞ n
ln 2 un
- En divisant par ln n, 1 − < ≤ 1 et comme les suites minorante et majorante
ln n ln n
(suite constante) ont 1 comme limite commune, le théorème des gendarmes permet d’écrire
un
lim = 1.
n7→+∞ ln n
d. Pour n = 1, on a u1 + eu1 − 1 = 0, donc u1 = 0.
un+1
eun+1 n + 1 − un+1 n+1 1− n+1
2. a. On a, en suivant la remarque un = = un
e n − un n 1−
n
Le premier facteur a pour limite 1 et le deuxième facteur, compte tenu du fait que
un eun+1
lim = 0, a aussi pour limite 1. Donc lim un = 1.
n7→+∞ n n7→+∞ e
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Epreuve du 1er groupe
eun+1
Comme = eun+1 −un a pour limite 1, on a bien lim un+1 − un = 0
eun n7→+∞
b. On a fn (un ) = 0 et en suivant la remarque fn (un+1) = un+1 + eun+1 + n = (n + 1) − n = 1.
la relation fn (un ) = 0 < 1 = fn (un+1 ) et la stricte croissance de l’application fn entraı̂nent
un < un+1 ; la suite (un ) est donc strictement croissante.
c.
Z un+1
An = fn (x) dx
h u1n iun+1
2 x
= x + e − nx
2 un
1 2 un+1
1
= un+1 + e − nun+1 − u2n + eun − nun puis, suivant la remarque
2 2
1 2 1
= un+1 + (n + 1) − un+1 − nun+1 − u2n + n − un − nun
2 2
1 2 2
= (u − un ) − (n + 1)(un+1 − un ) + 1
2 n+1
Puisque l’application fn est croissante, on a pour tout t appartenant à [un , un+1],
fn (un ) ≤ fZn (t) ≤ fn (un+1 ) c’est à dire 0 ≤ fn (t) ≤ 1 puis par intégration
un+1
0 ≤ An ≤ 1 dx = un+1 − un .
un
comme les suites minorante (suite constante égale à 0) et majorante ont 0 comme limite
commune, le théorème des gendarmes permet d’écrire
lim An = 0
n7→+∞
3. a. La fonction ψ : x 7→ ln(1 + x) est définie, continue et dérivable sur son ensemble de
1
définition D =] − 1, +∞[. Sa dérivé est l’application x 7→ , elle vaut 1 au point 0. Donc
1+x
ψ(h) − ψ(0)
lim − 1 = 0. En posant
h7→0 h
ψ(h) − ψ(0)
ε(h) = − 1 si h 6= 0 et ε(0) = 0,
h
on bien ψ(h) = h + hε(h) pour tout h appartenant à D.
un
b. On sait d’après le résultat de la question 1 que a pour limite 1, donc (αn ) a pour
ln n
limite 0.
On déduit de un = ln n + αn ln n et en suivant la remarque :
eun = n− un = n − ln n − αn ln n
⇒ un = ln n − ln n − αn ln n
ln n ln n
= ln n + ln 1 − − αn
n n
= ln n + ln 1 + yn )
Puisque la suite (yn ) a pour limite 0, on peut écrire, d’après la question précédente : un =
ln n + yn + yn εn , (εn ) étant une suite ayant pour limite 0.
ln n ln n ln n ln n
Donc un = ln n − − αn − − − αn εn
n n n n
ln n ln n
= ln n − + βn avec βn = −αn + εn + αn εn
n n
Partie B
1. a.
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MATHEMATIQUES Série S1-S3
Epreuve du 1er groupe 5
On a d’après l’indication de la première partie,
eu2 = 2 − u2 c’est à dire u2 = ln(2 − u2 ) = g(u2).
u2 est un point fixe de g.
1
Or g est dérivable dans [a, b] et ∀x ∈ [a, b], g ′ (x) = − . La dérivée de g étant < 0, g est
2−x
strictement décroissante ; donc u2 est le seul point fixe de g.
2
f2 (b) = b + eb − 2 = ln 2 + 22/3 − 2 ∼ 0.46 > 0.
3
f2 (a) = f2 (ln(2 − b)) = ln(2 − b) + 2 − b − 2 = ln(2 − b) − b ∼ −0.31 < 0.
Puisque f2 (a) et f2 (a) sont de signe contraire, u2 appartient à ]a, b[
1
b. On a déjà montré que g est dérivable sur I et ∀x ∈ I, g ′(x) = − .
2−x
1
Alors |g ′ (x)| = .
2−x
1 1
L’application p : x 7→ est dérivable sur I et sa dérivée x 7→ est > 0 sur I. p
2−x (2 − x)2
est donc croissante. Par conséquent
∀x ∈ I, x ≤ b =⇒ p(x) ≤ p(b) c’est à dire |g ′(x)| ≤ |g ′(b)|
Voici le théorème appelé Inégalité des accroissements finis qui permet d’en déduire que
∀x, y ∈ I, |g(x) − g(y)| ≤ |g ′ (b)| |x − y|.
Soit ϕ une application définie sur un intervalle J = [u, v] à valeurs dans R.
On suppose que ϕ est continue sur J, dérivable sur ]u, v[ et il existe un réel k ≥ 0 vérifiant
∀x ∈]u, v[, |ϕ′(x)| ≤ k
Alors
∀x, y ∈ J, |ϕ(x) − ϕ(y)| ≤ k |x − y|.
c. g étant continue et décroissante, g([a, b]) = [g(b), g(a)] = [a, g(a)].
Pour que g(I) ⊂ I, il suffit que g(a) ≤ b c’est à dire g[g(b)] ≤ b, ce que montre un calcul
direct (on trouve b − g[g(b)] ∼ 0.011)
2. a. Pour répondre à la question, puisque I est contenu dans l’ensemble de définition de g,
il suffit de démontrer par récurrence la propriété Pn : ≪ an existe et an ∈ I ≫.
a0 = b existe et ∈ I, P0 est donc vraie.
Si Pn est vraie pour un entier donné n alors an existe et
an ∈ I ⇒ g(an ) ∈ I car g(I) ⊂ I
⇔ an+1 ∈ I
Pn+1 est donc vraie.
b. Démontrons par récurrence la propriété Dn : ≪ |an − u2 | ≤ |g ′(b)|n (b − a) ≫.
On a |a0 − u2 | ≤ b − a = |g ′(b)|0 (b − a), D0 est donc vraie.
Si Dn est vraie pour un entier donné n, on a :
|g(an ) − g(u2)| ≤ |g ′(b)||an − u2 | d’après la question 1. b.
⇔ |an+1 − u2 | ≤ |g ′(b)||an − u2 |
≤ |g ′(b)||g ′(b)|n (b − a) car Dn est supposée vraie
= |g ′(b)|n+1 (b − a)
Dn+1 est donc vraie.
1
k = |g ′ (b)| = ∼ 0.65 est < 1 donc lim k n = 0 et la propriété Dn et le théorème des
2−b n7→+∞
gendarmes entrainent lim |an − u2 | = 0.
n7→+∞
La suite (an ) est donc convergente et de limite u2 .
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6 Epreuve du 1er groupe
c. Pour que an soit une valeur approchée de u2 à 10−3 , il suffit que k n (b − a) soit ≤ 10−3
3 ln 10 + ln(b − a)
c’est à dire n ≥ ∼ 8.02. On peut donc prendre n = 9 et a9 ≡ 0.442.
ln(2 − b)
3. Voir la figure 2.
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MATHEMATIQUES Série S1-S3
Epreuve du 1er groupe 7
H G
E F
L
D C
O
A B
Figure 1. Figure de l’exercice 1
1 Cf 2
Cg
A2
u2 ∼ 0.442 u3
0
0 a b 1
Figure 2. Figure du problème