0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Budget de l'État : Composantes et Principes

Exam finance publique sajid fsjesm

Transféré par

Chaimaa Lk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Budget de l'État : Composantes et Principes

Exam finance publique sajid fsjesm

Transféré par

Chaimaa Lk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

EXAMEN 2018/2019

➢ Question 1
A/ Les conceptions de l’Etat
Les libéraux
Ne reconnaissent à l’Etat aucun rôle économique. Les libéraux sont pour une neutralité des finances
publiques.
La conception Keynésienne
L’Etat doit intervenir pour soutenir la demande. Selon Keynes, les dépenses de l’Etat
provoquent un accroissement du revenu égal à un multiple de la dépense initiale.
Le courant marxiste
Pour les marxistes, l’Etat est un comité de gestion des affaires de la bourgeoisie. l’Etat est un appareil
servant les intérêts du capital.
Théorie de croissance endogène
L’Etat est un producteur d’externalités positives dans le domaine de la recherche, de l’éducation.
La loi de Wagner
« Plus la société se civilise, plus l’État est dispendieux ».
La loi d’Engel
Plus le niveau de vie de la population augmente, plus celle-ci accroît sa consommation de biens dits
supérieurs. En d’autres termes, la consommation de ces biens augmente plus vite que le revenu de la
population
B/ Les fonctions de l’Etat
L’Etat doit remplir trois grandes fonctions :
- Une fonction d’affectation ou d’allocation des ressources. L’Etat s’occupe ainsi de la production et
de la fourniture des biens et services. Il s’agit du financement des biens et services collectifs.
- La fonction de régulation de l’économie : par cette mission, l’Etat s’occupe de la manipulation de
ses outils de politiques économiques pour relancer ou stabiliser la conjoncture économique et:/ou
pour orienter l’économie.
- La fonction de redistribution des richesses : par cette fonction, l’Etat assure une fonction d’équité
et de justice sociale et procède à la redistribution des richesses entre particuliers et groupes sociaux
ainsi qu’entre les régions
➢ Question 2
A / Le budget de l’Etat est formé de trois composantes :
• le budget général :
Le BG représente la structure de base de budget de l’Etat puisqu’il concerne les opérations
budgétaires relatives aux institutions étatiques (Cour royale, Parlement, départements ministériels,
etc.)
• le budget des SEGMA :
Sont des budgets alloués à des structures qui rempliraient les fonctions de l’Etat en offrant des
prestations dans les meilleures conditions moyennant des rémunérations qui couvrent le coût du
service rendu. les budgets SEGMA sont répartis selon plusieurs domaines d’intervention, notamment
dans les domaines de la santé (cas des CHU ) et de l’enseignement et de la formation professionnelle.
• les comptes spéciaux du trésor (CST) :
Ces comptes constituent des lignes budgétaires caractérisées par l’exceptionnalité et la
flexibilité dans leur gestion, et qui ont pour objet :
-décrire des opérations qui, ne peuvent être incluses dans le cadre du budget général.
- décrire des opérations en conservant leur spécificité et en assurant leur continuité d'une
année budgétaire sur l'autre.
- garder trace, sans distinction d'année budgétaire, d'opérations qui se poursuivent pendant plus d’une
année
B / présentez les principes encadrant la loi des finances :
Le principe d’annualité
Ce principe souvent cité en premier lieu pour insister sur le fait que le budget ne saurait, pour des
raisons d'opérationnalité fiscale, déborder le cadre annuel qui coïncide avec l'année civile
Le principe d’unité
Ce principe oblige à avoir un document budgétaire unique pour l'ensemble des dépenses et des
recettes de chacune des institutions publiques dont l'Etat.
Cette présentation permet de concilier le principe de l'unité avec la diversité et la particularité qui
caractérisent les opérations budgétaires de l'Etat.
Le principe d’universalité
Il est fondé pour sa part sur la règle du montant intégral des produits et sur la non-affectation
préalable des recettes. Des exceptions à ce principe coexistent cependant avec ces règles en dehors
et ou au sein du budget général.
Le principe de spécialité
Ce principe impose d’indiquer précisément le montant et la nature des opérations prévues par la loi
de finances, ce qui implique une nomenclature budgétaire appropriée. Les crédits sont ainsi ouverts
de manière détaillée, spécialisés par programmes Le principe de spécialité vise à assurer une
information suffisante pour permettre l’exercice d’un contrôle efficace sur l’exécution du budget de
l’État.
Le principe de sincérité budgétaire
Ce principe implique l’exhaustivité, la cohérence et l’exactitude des informations financières fournies
par l’État. Ce principe est consacré par les nouvelles dispositions de la loi organique relative à la loi
de finances (LOLF) promulguée en 2015.
➢ QUESTIONS AUX CHOIX

➢ Question 4 :
A / Explique le lien entre déficits publique et la dette publique :
L’accumulation des déficits publics (en tant que flux) fait gonfler le montant de la dette publique (en
tant que stock).
B/Expliquer la situation de la dette publique au Maroc :
la situation d’endettement détériore l’équilibre financier de l’Etat qui se trouve confronté au
paiement des intérêts et du principal et entraînant ainsi un effet « boule de neige », c’est-à-dire que
l’encours de la dette ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que les soldes budgétaires
enregistrent des déficits importants.
➢ Question 5 :
A / Les sources du financement de déficit budgétaire
En cas de déficit budgétaire, le financement peut se faire par :
- Emission de titres (bons de trésor) = Emprunt interne.
- Endettement extérieur (emprunt externe)
- Création monétaire.
- Recours à des réserves préalablement accumulées.
- Hausses/baisses d’impôts.
- Réduction des dépenses publiques.
c)- Le poids des budgets des SEGMA Et des CST
Les Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome (SEGMA) constituent un instrument budgétaire
privilégié qui permet de contribuer efficacement à l’accompagnement et la mise en œuvre des
réformes structurelles engagées par le Gouvernement, notamment, au niveau des secteurs sociaux.
Des CST
Ces comptes constituent des lignes budgétaires caractérisées par l’exceptionnalité et la
flexibilité dans leur gestion, et qui ont pour objet :
-décrire des opérations qui, ne peuvent être incluses dans le cadre du budget général.
- décrire des opérations en conservant leur spécificité et en assurant leur continuité d'une
année budgétaire sur l'autre.
- garder trace, sans distinction d'année budgétaire, d'opérations qui se poursuivent pendant
plus d’une année.
Les ressources des CST comprennent des recettes diverses. Les dotations budgétaires, les produits
d’impôt et taxes, et des recettes des dons. Leurs dépenses prennent des formes spécifiques en
l’occurrence la couverture des coûts de certains programmes.

➢ Question 6
A)- Les principales reforme et caractéristiques du système fiscale marocain
Un système fiscal se caractérise par deux caractéristique: - Le caractère obligatoire: les
individus sont soumis aux Etats, Ceux-ci (Etats) disposent d’un pouvoir de contrainte pour se
procurer leurs moyens d’action. L’absence de contrepartie directe après le paiement des
individus aux Etats.
Les réformes engagées depuis les années 1980 se poursuivent visant deux orientations: - La
libéralisation économique et l’amélioration du positionnement compétitif - L’assainissement
(normalisation) des finances publiques et des équilibres macroéconomiques. Le processus de
libéralisation économique se concrétise par des mesures qui ont pour but de favoriser un
environnement attractif aux investissements nationaux et internationaux: - Processus de
démonopolisation, privatisations; - Adoption d’une loi sur la liberté des prix et la concurrence…
B)- Les prélèvements obligatoires :
L’impôt sur le revenu (IR) : L’impôt sur le revenu est un impôt direct qui s’applique aux revenus et
profits des personnes physiques et des personnes morales dont l'activité engendre des profits et
n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés (Exp : sociétés des personnes).
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt sur la consommation.
Il s’agit d’un impôt indirect,
C’est-à-dire qu’il n’est pas collecté directement par l’État mais par le vendeur qui le collecte et le
reverse à l’État.
D’impôt sur société (IS) : et import direct qui s’applique aux et profits des personnes physique et des
personnes morale dans l’activité engendre des profits et n’ayant pas opté pour l’impôt sur le société.
➢ Question 7
A- Les différentes lois des finances ;
La loi de finances prend plusieurs formes selon l’objet pour lequel elle a été créée. On distingue trois
types de loi de finances :
La loi de finances de l’année :
C’est l’acte légal à travers lequel s’effectuent la prévision, l’évaluation, l’énoncé, et
l’autorisation pour chaque année budgétaire des ressources et des dépenses de l’Etat en
respectant l’équilibre économique et financier dans lequel elle a été élaborée.
-La loi de finances rectificative :
Est une loi de finances qui est élaborée en cours d’année budgétaire et qui vise à apporter
des changements à la loi de finances de l’année par rapport aux ressources et aux dépenses
préalablement établies. Elle est mise en place suite à une conjoncture particulière ayant un
impact sur la loi de finances de l’année.
-La loi de règlement :
Est une loi qui constate les résultats financiers de chaque année budgétaire et mesure les différences
entre les résultats obtenus et les prévisions de la loi de finances de l’année, est un moyen qui permet au
parlement d’évaluer la qualité de la gestion des politiques publiques et leurs performances.
B- les objectifs de la loi organique relative à la loi des finances :
La loi organique relative à la loi de finances a été adoptée pour assurer la performance au niveau de la
gestion des deniers publics et pour changer profondément le sens des lois de finances et leur rôle pour
en faire un outil principal de mise en œuvre des politiques publiques ainsi que de leur efficacité et
cohérence. Aussi, parmi les principaux objectifs de la loi organique des lois de finances, il convient de
mentionner le souci de son adaptation aux nouvelles dispositions de la constitution dans le domaine
des finances publiques ; l’amélioration de la situation financière de l’Etat ainsi que le
renforcement des principes de l’efficience et de la transparence des finances de l’Etat.
C- Le mode de préparation et l’élaboration de la loi des finances pour le cas du Maroc :
Le processus de préparation du projet de loi de finances de l'année englobe les étapes suivantes : •
Avant le 15 mars, le Chef du gouvernement invite par circulaire, les ordonnateurs à établir leurs
propositions de programmations budgétaires assorties d'objectifs et d'indicateurs de performance.
• Avant le 15 avril, les départements ministériels et institutions transmettent, au ministère des
finances, les propositions de programmations budgétaires se rapportant à leurs budgets, aux
budgets des services de l'Etat gérés de manière autonome qui leur sont rattachés et aux comptes
d'affectation spéciale dont ils sont ordonnateurs.
• Avant le 15 mai, Ces propositions sont examinées en commissions de programmation et de
performance.
• Avant le 15 juillet, le ministre chargé des finances expose, en Conseil du gouvernement, l'état
d'avancement de l'exécution de la loi de finances en cours et présente la programmation des
ressources et des charges. de l'Etat ainsi que les grandes lignes du projet de loi de finances de
l'année suivante.
• avant le 31 juillet, le ministre chargé des finances expose devant les commissions des finances
du Parlement, le cadre général de préparation du projet de loi de finances de l'année suivante. Cet
exposé comporte aussi l'évolution de l'économie nationale, l'état d'avancement de l'exécution de la
loi de finances en cours à la date du 30 juin.
• Invitation, par circulaire du Chef du gouvernement, des ordonnateurs à établir leurs
propositions de recettes et de dépenses pour l'année budgétaire suivante.
• Septembre-début octobre: Centralisation et examen des propositions des départements
ministériels en particulier en ce qui concerne les recettes, les dépenses.
• Début octobre : Suivi de l'adoption des orientations générales du projet de loi de finances de
l'année au conseil des ministres et ensuite au conseil du gouvernement.
• Au plus tard le 20 octobre de l'année budgétaire en cours : dépôt du projet de loi de finances de
l'année au bureau de la chambre des représentants ;
• Les 30 jours suivants le dépôt du projet : La Chambre des représentants se prononce sur le
projet de loi de finances de l'année.
• Les 22 jours suivants le vote du projet par la chambre des représentants ou l'expiration du délai
imparti : le Gouvernement saisit la Chambre des conseillers qui se prononce sur le projet. • Les 6
jours suivants le vote du projet par la chambre des conseillers ou l'expiration du délai imparti :
Adoption finale du projet de loi de finances par la chambre des représentants dans le cadre de la
deuxième lecture.
• Si au 31 décembre, la loi de finances de l'année n'est pas votée, le gouvernement ouvre, par
décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l'exercice de leur mission.
➢ Question 9 :
Expliquez les objectifs du control supérieur des finances publiques : Le contrôle supérieur des
finances publiques est passé d’un simple contrôle administratif des comptes publics à un véritable
dispositif de contrôle. La Cour des comptes en tant qu’institution indépendante de contrôle
supérieur des finances publiques, son travail est orienté en faveur de la performance des finances
publiques et la bonne gouvernance. Pour une bonne gestion des fonds publics, leur rationalisation et
optimisation, la Cour des comptes œuvre à la mise en place d’un dispositif efficace de contrôle des
finances publiques au niveau des différentes organismes publiques (Etat, collectivités territoriales,
établissements publics)Cette juridiction financière est chargée aussi du contrôle supérieur des
dépenses publiques et particulièrement l’exécution de la loi de finances. Le contrôle qu’elle effectue
concerne la régularisation des opérations de recettes et de dépenses des organismes soumis à son
contrôle, la Cour des comptes audite tous les organismes ayant bénéficié du concours étatiques ou
reçus des fonds publics quel que soit sa forme.
➢ LES QUESTIONS
7. La loi de règlement :
Est une loi qui constate les résultats financiers de chaque année budgétaire et mesure les différences
entre les résultats Obtenus et les prévisions de la loi de finances de l’année, est un moyen qui permet
au parlement d’évaluer la qualité de la Gestion des politiques publiques et leurs performances.
8. les objectifs de la loi organique relative à la loi des finances :
La loi organique relative à la loi de finances a été adoptée pour assurer la performance au niveau de
la gestion des deniers Publics et pour changer profondément le sens des lois de finances et leur rôle
pour en faire un outil principal de mise en Œuvre des politiques publiques ainsi que de leur efficacité
et cohérence. Aussi, parmi les principaux objectifs de la loi Organique des lois de finances, il convient
de mentionner le souci de son adaptation aux nouvelles Dispositions de la constitution dans le
domaine des finances publiques ; l’amélioration de la situation financière de l’Etat Ainsi que le
renforcement des principes de l’efficience et de la transparence des finances de l’Etat.
9. expliquez l’évolution de la politique économique marocaine:
Depuis le début des années 80, Le Maroc a adopté une politique d'ouverture économique et
financière visant le renforcement de la libéralisation des échanges extérieurs, une plus grande
intégration de l'économie marocaine dans l'économie mondiale, et la contribution à la consolidation
du système commercial multilatéral.
10. expliquez le lien étroit entre le système fiscal et le développement social :
Les impôts ont des répercussions économiques et sociales considérables. Ils financent les dépenses
publiques, jouent un rôle dans la distribution des revenus et ont des conséquences à court terme sur
la demande globale. Le système fiscal peut aussi servir à internaliser les externalités
environnementales et donc encourager la transition vers une croissance verte. En outre, les impôts
ont toute une série d’effets sur la croissance potentielle, car ce sont d’importants déterminants de
l’utilisation de la main-d’œuvre et de la productivité du travail, considérées comme les deux moteurs
du PIB par habitant sur le long terme.
11. Expliquez l’organisation et le rôle de la cour des comptes :
La Cour des comptes en tant qu’institution indépendante de contrôle supérieur des finances
publiques, son travail est orienté en faveur de la performance des finances publiques et la bonne
gouvernance. Pour une bonne gestion des fonds publics , leur rationalisation et optimisation , la Cour
des comptes œuvre à la mise en place d’un dispositif efficace de contrôle des finances publiques au
niveau des différentes organismes publiques ( Etat , collectivités territoriales , établissements publics
) Cette juridiction financière est chargée aussi du contrôle supérieur des dépenses publiques et
particulièrement l’exécution de la loi de finances . Le contrôle qu’elle effectue concerne la
régularisation des opérations de recettes et de dépenses des organismes soumis à son contrôle, la
Cour des comptes audite tous les organismes ayant bénéficié du concours étatiques ou reçus des
quel que soit sa forme.
12: explique l’effet d’éviction et l’effet “boule” en matière d’endettement public:
L’effet d’éviction:
Traduit la baisse de l’investissement et de la consommation privée engendrée par la hausse des
dépenses publiques. Autrement dit, il y a effet d’éviction lorsque l’activité économique du secteur
public commence à supplanter graduellement l’activité économique du secteur privé
L'effet boule:
De neige de la dette désigne le processus autonome d’aggravation du déficit public résultant d’un
écart entre le taux de croissance économique et le coût de la dette publique (associé à un niveau
donné des taux d’intérêt).
13. expliquez les facteurs explicatifs de la crise d’endettement extérieur du Maroc:
L’enjeu de l’endettement extérieur est lié à sa place dans l’activité économique de toute société.
Ainsi, du point de vue économique, l’endettement extérieur permet de casser le lien qui devrait
exister
Entre l’épargne et la consommation au sein des frontières d’un pays. Cependant, en dépit de cet
avantage indéniable, le problème c’est que la dette peut devenir dangereuse quand elle dépasse
certaines limites.

Vous aimerez peut-être aussi