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Cours Complexes

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Guillaume Laget - version du 23-06-2006 06:03 (document mis à jour sur http ://maths.tetras.

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mathématiques - S’1 Nombres complexes département Mesures Physiques - IUT1 - Grenoble

1 Généralités sur les complexes : – z + z0 = z̄ + z0 , – |zz0 | = |z||z0 |, et donc |zn | = |z|n ,


– z̄¯ = z, – |z + z0 | ≤ |z| + |z0 |
On admet le résultat suivant : – z + z̄ = 2Re(z), z − z̄ = 2iIm(z) (c’est l’inégalité triangulaire),

– zz0 = z̄z0 , et donc zn = z̄n , – zz̄ = |z|2 ,

– |z| = 0 si et seulement si z = 0, – tout z non nul admet un inverse,


1 z̄
Il existe un ensemble C, et l’on a = 2 .
– |z̄| = |z|, z |z|
dont les éléments sont appelés nombres complexes
et qui vérifie les propriétés :
1
C contient tous les réels, exemples : si z1 = i, Re(z1 ) = 0, Im(z1 ) = 1, z¯1 = −i, |z1 | = 1, z21 = −1, = −i.
z1
√ 1 3+i
C contient un nombre, noté i, tel que i2 = −1, Si z2 = 3 − i, Re(z2 ) = 3, Im(z2 ) = −1, z¯2 = 3 + i, |z2 | = 10, z22 = 8 − 6i, = .
z2 10
√ 1 1−i
Tout élément z de C s’écrit de façon unique z = a + ib avec a, b ∈ R, Si z3 = 1 + i, Re(z3 ) = Im(z3 ) = 1, z¯3 = 1 − i, |z3 | = 2, z23 = −2, = .
z3 2
Les calculs algébriques s’effectuent comme sur R, en rajoutant Méthode de la quantité conjuguée : une « astuce » fondamentale dans les calculs dé-
simplement la nouvelle règle i2 = −1. Ainsi : coule de la relation zz̄ = |z|2 :
(a + ib) + (a0 + ib0) = (a + a0) + i(b + b0), dans une fraction, si l’on souhaite faire disparaître un dénominateur complexe, il suffit
(a + ib).(a0 + ib0 ) = (aa0 − bb0 ) + i(ab0 + a0 b). de multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur pour obtenir
une fraction égale à la première et dont le dénominateur est un réel strictement positif.
3 + 2i 3 + 2i 5 − i (3 + 2i)(5 − i) 17 + 7i
Ainsi par exemple, = × = = .
5+i 5+i 5−i (5 + i)(5 − i) 26

Pour un nombre complexe z = a + ib, on définit successivement :


2 La forme trigonométrique des complexes
sa partie réelle Re(z) = a et
sa partie imaginaire Im(z) = b, 2.1 l’exponentielle complexe
son conjugué z̄ = a − ib, Commençons par une définition :

son module |z| = a2 + b2, qui est un réel positif
pour tout θ réel, on note eiθ le nombre complexe cos(θ) + i sin(θ).

Citons quelques propriétés valables pour tous z, z0 ∈ C et n ∈ N : Cela permet de prolonger à C la fonction exponentielle déjà définie sur R :

1
2.3 argument d’un nombre complexe
l’exponentielle d’un complexe z = a + ib est exp(z) = ez = ea eib = ea (cos b + i sinb). Soit z un complexe non nul.
z z
Alors est de module 1, donc il existe θ tel que = eiθ , et donc z = |z|eiθ .
|z| |z|
Parmi les propriétés de l’exponentielle complexe, citons : θ est appelé un argument de z ; θ n’est bien défini qu’à 2kπ près.
Mais z possède un unique argument compris dans l’intervalle ] − π, π] : c’est son argu-
ment principal, noté arg(z).
e2iπ = 1, eiπ = −1, eiπ/2 = i,

pour tout θ ∈ R, |eiθ | = 1,


Si z est un complexe non nul, z = ρeiθ , avec ρ = |z| et θ = arg(z) + 2kπ, k ∈ Z.
pour tout z ∈ C, ez 6= 0,
0 0
pour tous z, z0 ∈ C, ez ez = ez+z , En particulier arg(zn ) = n arg(z) + 2kπ, k ∈ Z (mais on n’a pas égalité en général : par
donc en particulier, si z ∈ C et n ∈ Z, exemple arg(i4 ) = arg(1) = 0 6= 4arg(i) = 2π).
1
(ez )n = enz et = e−z .
ez remarques :
– arg(0) n’est pas bien défini car 0 = 0eiθ pour n’importe quelle valeur de θ.
z0
Cas d’égalité : si ez = e , peut-on comparer z et z0 ? Posons z = a + ib, z0 = a0 + ib0. – les réels non nuls sont caractérisés par le fait que arg(z) = 0 ou arg(z) = π,
0 0 0
On a alors |ez | = ea et |ez | = ea , donc ea = ea , et par conséquent a = a0 . – les imaginaires purs non nuls, nombres de la forme z = bi, b ∈ R∗ , sont caractérisés
0
Mais alors eib = eib , donc cos b = cos b0 , sin b = sin b0 , et donc b = b0 + 2kπ avec k ∈ Z. π π
par le fait que arg(z) = ou arg(z) = − .
Ainsi : 2 2

0 Pour un nombre complexe z,


ez = ez si et seulement si Re(z) = Re(z0 ) et Im(z) = Im(z) + 2kπ, k ∈ Z.
la notation z = a + ib est la forme algébrique ou forme cartésienne de z,
la notation z = ρeiθ est la forme polaire ou forme trigonométrique de z.
Selon les problèmes, l’une ou l’autre de ces écritures sera plus simple à manipuler.
2.2 nombres complexes de module 1
On vient de voir que pour tout θ réel, |eiθ | = 1.
Réciproquement, fixons a + ib de module 1 : a2 + b2 = 1. En particulier, −1 ≤ a ≤
2.4 formules de Moivre et d’Euler
1, donc arccos a est bien défini et cos arccosa = a, sin2 arccos a = 1 − a2 = b2 , donc Les deux importantes formules qui suivent découlent immédiatement des propriétés
sin arccosa = ±b. vues dans ce qui précède ; on va les expliciter et expliquer leur utilité. On commence par la
Si sin arccosa = b, on pose θ = arccos a, et si sin arccosa = −b, θ = − arccosa. Dans
tous les cas, pour la valeur choisie de θ, cosθ = a et sin θ = b, donc a + ib = e iθ . En résumé :
formule de Moivre :
soit z ∈ C ; alors |z| = 1 si et seulement si il existe θ ∈ R tel que z = eiθ . si θ est un réel, n un entier positif ou négatif,

(cos θ + i sinθ)n = cosnθ + i sinnθ.


Et l’angle θ ainsi défini est unique à 2kπ près, k entier.

2
Elle permet de déterminer les formules usuelles de l’arc double, triple, ... bien plus La multiplication par un complexe trouve alors aussi son intérprétation géométrique :
rapidement qu’en appliquant les formules donnant cos(a + b) et sin(a + b) pour obtenir multiplier un complexe par eiθ revient à donner son image par la rotation d’angle θ. Mul-
successivement cos 2θ = cos(θ + θ), cos 3θ = cos(θ + 2θ), . . . tiplier un complexe par un nombre réel k revient à donner son image par l’homothétie de
Par exemple, si l’on souhaite calculer cos 3θ en fonction de cos θ et sin θ, on sait que rapport k. Et donc la multiplication par un complexe z quelconque revient à appliquer la
cos 3θ = Re(e3iθ ), donc par la formule de Moivre, cos 3θ = Re(eiθ )3 = Re(cos θ + i sin θ)3 , similitude de rapport |z| et d’angle arg(z).
et en utilisant la formule du binôme, cos 3θ = Re(cos3 θ + 3i cos2 θ sin θ − 3 cosθ sin2 θ −
i sin3 θ) = cos3 θ − 3 cosθ sin2 θ, que l’on peut aussi écrire cos 3θ = 4 cos3 θ − 3 cosθ.
D’autre part on a la
3 Equations dans C
formule d’Euler : si θ est un réel,
3.1 les racines carrées
eiθ − e−iθ eiθ + e−iθ
sin θ = et cos θ = .
2i 2 Si z ∈ C est fixé, une racine carrée de z est un nombre complexe w tel que w 2 = z.

Dans le cas réel, on sait :


Cette formule est utile en particulier pour linéariser les polynômes trigonométriques
– que 0 admet une unique racine carrée réelle, 0 ;
(dans le but par exemple de calculer leurs intégrales). Un polynôme trigonométrique est
une somme de termes du type (sin θ) p (cos θ)q avec p, q ∈ N ; le linéariser, c’est l’exprimer – que tout nombre réel x >√ 0 admet exactement deux racines carrées réelles
√ : l’une
comme une somme de termes de la forme sin kθ ou cos kθ. strictement positive notée x, et l’autre strictement négative qui vaut − x ;
Pour cela, on commence par remplacer grâce à la formule de Moivre dans le polynôme – qu’un nombre réel strictement négatif n’admet aucune racine carrée (car « un carré
eiθ − e−iθ eiθ + e−iθ est toujours positif »).
tous les cos θ et sin θ par sin θ = et cos θ = . Puis, à l’aide de la formule
2i 2
du binôme, on développe toutes les puissances, on effectue tous les produits. En utilisant Mais, par définition même de i, le réel -1 admet (au moins) deux racines carrées com-
la propriété eiaθ eibθ = ei(a+b)θ , on obtient finalement des sommes d’exponentielles eikθ . Et plexes : i et −i. Ce résultat se généralise-t-il ? Autrement dit, un nombre complexe admet-il
on peut toujours regrouper les termes eikθ et e−ikθ de manière à exprimer le résultat comme toujours des racines carrées complexes ? Nous allons voir que la réponse est positive.
somme de sin kθ et coskθ.
Précisons : si z = 0, z admet 0 pour unique racine carrée complexe, car un racine w doit
exemple : si on souhaite linéariser cos2 θ sin2 θ, qui est un polynôme en sinus et cosinus, vérifier |w2 | = |w|.|w| = 0, donc le module de w est nul, ce qui impose à w d’être nul aussi.
 iθ 2  iθ 2
e + e−iθ e − e−iθ 2 − e4iθ − e−4iθ 1 − cos4θ
2 2
on écrit cos θ sin θ = = = , Dans tous les autres cas, écrivons z = ρeiθ avec ρ > 0 et θ ∈ R ; on cherche alors
2 2i 16 8 w = reiφ , avec r > 0 et φ ∈ R, tel que w2 = z. Mais alors :

2.5 représentation plane


w2 = z ⇐⇒ (reiφ )2 = ρeiθ
On fixe un repère direct du plan (O,~i, ~j). 2 2iφ iθ
Entre autres applications, les nombres complexes permettent de décrire facilement les
⇐⇒  2 r e = ρe
r = ρ
points du plan : si un point a pour coordonnées M(a, b), on peut lui associer le complexe ⇐⇒
2φ = θ + 2kπ, k ∈ Z
z = a + ib, appelé l’affixe de M. Réciproquement, à tout complexe z = a + ib on peut asso- √
r = ρ

cier le point M(a, b). w2 = z ⇐⇒
φ = θ/2 + kπ, k ∈ Z
Il est alors d’interpréter géométriquement la forme trigonométrique de l’affixe : si
z = a + ib = ρeiθ est l’affixe de M, ρ = OM, distance de M au centre du repère, et θ est
~
l’angle (~i, OM). Donc :

3
tout nombre complexe non nul z = ρeiθ b c
admet exactement deux racines carrées complexes distinctes, az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ a(z2 + z + ) = 0
a a
b c
√ iθ/2 √ i(θ/2+π) √ ⇐⇒ z2 + z + = 0
ρ e et ρ e = − ρ eiθ/2 . a a
b b c
⇐⇒ (z + )2 − ( )2 + = 0
2a 2a a
b b2 4ac
⇐⇒ (z + )2 − 2 + 2 = 0
2a 4a 4a
b 2 b2 − 4ac
az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ (z + ) =
exemple 1 : déterminer les racines carrées de i. 2a 4a2
1+i 1+i
Comme i = eiπ/2 , ses racines carrées sont eiπ/4 et −eiπ/4 , soit √ et − √ .
2 2
exemple 2 : si x est un réel strictement positif, quelles-sont les racines carrées de −x ? Si δ désigne une racine carrée de ∆ = b2 − 4ac, on a donc :
La forme
√trigonométrique
√ de −x √ est −x =√x eiπ , donc −x admet deux racines carrées
complexes, xeiπ/2 et xe−iπ/2 , soit xi et − xi. b 2 δ2
az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ (z + ) = 2
2a 4a
remarque 1 : on peut montrer avec les r formes algébriques que les racines car- b δ
√ ⇐⇒ z+ =±
a + a2 + b 2 b 2a 2a
rées de a + ib sont, dans le cas où b 6= 0, + iq et −b ± δ
2 √ az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ z=
2(a + a2 + b2) 2a
r √
a + a2 + b 2 b
− −iq √ . Formules qu’il n’est pas nécessaire de retenir...
2 Ainsi,
2(a + a2 + b2 )

√ remarque 2 : il est formellement



interdit d’employer la notation, source d’erreurs,
−1, et plus généralement z pour désigner « la » racine carrée d’un nombre complexe
(non réel positif)...si z n’est pas un réel positif, il n’y a aucune raison de « préférer » l’une si a, b, c sont des nombres complexes avec a 6= 0,
des racines à l’autre. Il faut utiliser une phrase du type « soit w une racine carrée de z ». les solutions complexes de l’équation az2 + bz + c = 0 sont

−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = ,
2a 2a
3.2 l’équation du second degré δ désignant une racine carrée du discriminant ∆ = b2 − 4ac.

La recherche des racines carrées d’un nombre c est équivalente à la résolution de l’équa-
tion d’inconnue X 2 − c = 0. Et le fait d’avoir résolu cette dernière va nous permettre fa-
cilement de résoudre une équation un peu plus générale, l’équation du second degré à
coefficients complexes : il s’agit de l’équation az2 + bz + c = 0 d’inconnue z, avec a, b, c L’équation a donc deux solutions distinctes si ∆ 6= 0, et une solution unique si ∆ = 0.
des complexes fixés, a étant non nul.
Dans le cas coefficients sont réels, le discriminant ∆ est réel, et donc
√ particulier où les √
On commence par transformer l’équation : δ vaut soit ± ∆ si ∆ ≥ 0, soit ±i −∆ si ∆ < 0. On retrouve le résultat bien connu :

4
Les nombres ωk = e2ikπ/n pour 0 ≤ k ≤ n − 1 sont donc les racines n-ièmes de l’unité.
si a, b, c sont des nombres réels avec a 6= 0, si ∆ = b2 − 4ac, Et on voit que si z est un nombre complexe et w l’une, quelconque, de ses racines n-
l’équation ax2 + bx + c = 0 d’inconnue x admet : ièmes, les racines n-ièmes de z sont exactement les wωk pour k compris entre 0 et n − 1.
Géométriquement, ces racines correspondent aux p sommets d’un polygone régulier à n
si ∆ > 0, deux
√ solutions réelles,
√ côtés inscrit dans le cercle de centre O et de rayon n |z|.
−b + ∆ −b − ∆
x1 = et x2 = exemple 1 : déterminer les racines cubiques de l’unité.
2a 2a
On écrit 1 = 1 × ei×0 ; les racines cubiques sont donc e0 = 1, e2iπ/3 = cos 2π 2π
3 + i sin 3 =
√ √
si ∆ = 0, une unique solution réelle, − 12 + 3
et e4iπ/3 = cos 4π 4π 1 3
2 i 3 + i sin 3 = − 2 − 2 i. √ √
−b −1 + 3i −1 − 3i
x= Les trois racines cubiques de l’unité sont donc 1, et .
2a 2 2
si ∆ < 0, pas de solutions réelles, exemple 2 : déterminer les racines quatrièmes de l’unité.
mais deux solutions complexes conjuguées, 1 = 1e0i , donc les quatres racines sont 1, e2iπ/4 = eiπ/2 , e4iπ/4 = eiπ , et e6iπ/4 = e3iπ/2 =
√ √ e−iπ/2 , soit 1, i, −1, −i.
−b + i −∆ −b − i −∆
x1 = et x2 = .
2a 2a exemple 3 : déterminer √ les racines cubiques de 1 + i. √
√ On écrit 1 + i = 2
√ × eiπ/4 ; ses racines cubiques sont donc w1 = 6 2eiπ/12 , w2 =
6
2 eiπ/12+2iπ/3 et w3 = 6 2 eiπ/12+4iπ/3. √ √
2iπ/3 −1 + 3i 4iπ/3 −1 − 3i
On remarque que w2 = w1 e = w1 et w3 = w1 e = w1 : il
3.3 les racines n-ièmes 2 2
suffit donc de calculer la forme algébrique de w1 .
π π π π
Si z ∈ C et n ∈ N∗ , une racine n-ième d’un nombre z est un nombre w tel que wn = 1. w1 = cos 12 + i sin 12 , il reste à déterminer cos 12 et sin 12 . La relation cos2 x = 1+cos2x
2
√ √ √
Grâce à l’écriture sous forme trigonométrique des complexes, il est tout aussi facile de 2 π 1+cos π6 2+ 3 π 2+ 3
donne cos 12 = 2 = 4 , donc, étant positif, cos 12 = 2 . On en déduit
déterminer les racines n-ièmes d’un nombre complexe que ses racines carrées : z non nul √ √ √ √ √ √ √
π 2− 3 6 2+ 3 2− 3
étant fixé, écrivons z = ρeiθ avec ρ > 0 ; on cherche w = reiφ , avec r > 0, tel que wn = z. sin 12 = 2 , et donc finalement w1 = 2( 2 + i 2 ).
Alors : Et il reste à développer les produits pour trouver d’affreuses formes algébriques pour
w2 et w3 ...
wn = z ⇐⇒ (reiφ )n = ρeiθ
n inφ iθ
⇐⇒  n r e = ρe
r = ρ
⇐⇒
nφ = θ + 2kπ, k ∈ Z

r = nρ

wn = z ⇐⇒
φ = θ/n + 2kπ/n, k ∈ Z
Ainsi :

un nombre complexe z non nul possède n racines n-ièmes complexes distinctes,



les n ρ eiθ/n e2ikπ/n , pour k compris entre 0 et n − 1.

remarque : on peut aussi faire varier k entre 1 et n, ou bien si n est pair entre − n−2
2
et n2 , ou bien si n est impair, entre − n−1 n−1
2 et 2 . Ce qui compte est de prendre n entiers
consécutifs pour obtenir n racines n-ièmes distinctes.

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