LTID/DAKAR Systèmes d’Allumage Eélectronique des Année Scolaire
2 BT/MVM moteurs à Essence 2023- 2024
I. ALLUMAGE TRANSISTORISE AVEC RUPTEUR
1) Inconvénients de l’allumage classique
Détérioration des surfaces de contact du rupteur malgré la présence du condensateur
L’usure de l’arbre entraine des inégalités dans les valeurs de l’angle de came
L’usure du toucheau du linguet mobile décale l’avance
2) Description et critique de l’allumage transistorisé avec contact
L’électronique qui a été intégrée, a pallié certaines insuffisances des éléments mécaniques propres au système
classique ; c’est l’allumage transistorisé.
Le rupteur mécanique servant uniquement à produire le signal qui excite le transistor. Il n’est traversé que par un
courant très faible et dure donc plus longtemps.
Mais le rupteur conserve quelques points faibles :
Usure du toucheau,
Rebondissement possible du rupteur à régime élevé.
L’allumage transistorisé sans contact supprime ces inconvénients.
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II. ALLUMAGE TRANSISTORISE SANS RUPTEUR
1) Inconvénients du système à rupteur assiste (allumage transistorisé avec contact)
Usure du toucheau
Rebondissements du rupteur
C’est un générateur d’impulsion à induction ou à effet Hall, situé en lieu et place du rupteur, qui émet le
signal destiné au transistor qui assure la rupture.
2) Schéma fonctionnel
3) Le module
Il régule l’intensité primaire et l’intensité secondaire pour produire l’étincelle
Il régule le temps de fermeture du primaire de la bobine
Il procède à la coupure progressive de l’alimentation de la bobine après 2 secondes de non rotation du
générateur (temporisation).
Attention
Il n’y a aucune compatibilité des modules électroniques entre commande inductif et commande Hall.
III. ALLUMAGE TRANSISTORISE A GENERATEUR INDUCTIF
1) Schéma formel
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2) Principe de fonctionnement
Le fonctionnement de ce type de capteur est basé sur le fait que toute variation de champ magnétique dans le
bobinage crée dans ce dernier un courant induit.
Le rotor 1 en acier doux comporte autant de branches qu’il y a de cylindres. Il est entrainé par l’arbre d’allumeur.
Le stator 2 comporte un aimant permanent et un bobinage enroulé autour d’une âme métallique : le noyau.
3) Rôle
Donner les tops d’allumage qui sont envoyés au module pour commander l’ouverture et la fermeture du primaire.
4) Schéma technique
IV. L'ALLUMAGE ELECTRONIQUE INTEGRALE (AEI)
Introduction
Les AEI sont gérés en commun avec l’injection.
Si l’allumage transistorisé présente un net progrès par rapport à l’allumage classique, il n’en demeure pas moins
certains inconvénients liés aux corrections mécaniques de l’avance à l’allumage :
Usure
Déréglage
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Difficultés d’optimiser ces corrections d’avances pour obtenir un rendement maximum, performances
maximums et pollution minimum.
Seul l’allumage entièrement électronisé peut résoudre ces problèmes. L’utilisation de capteurs
numériques et de la mise en mémoire des courbes d’avance programmées permettent d’améliorer
considérablement la fonction allumage.
4) Organisation Fonctionnelle
4) Fonction des éléments
Le capteur de cliquetis
Il est composé d’une embase vissée sur le bloc moteur et d’un boîtier
renfermant un élément Piezo-électrique comprimé par une masse métallique
maintenue par une rondelle élastique.
La masse métallique est soumise aux vibrations du moteur, aussi elle
comprime plus ou moins l’élément sensible Piezo-électrique.
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Ce dernier émet des impulsions qui sont envoyées au boîtier électronique
par un câble de deux fils avec blindage.
En cas de cliquetis, des vibrations parasites de fréquence déterminée
apparaissent et engendrent des impulsions électriques de même fréquence.
Ainsi alerté, le calculateur réduit l’avance pour éviter la détérioration du
moteur.
Signal du capteur de Cliquetis
Le capteur de régime et position moteur
Constitué d’un noyau magnétique et d’un bobinage, il est généralement placé au niveau du volant moteur, en
regard d’une cible tournante comportant des dents et des creux à intervalles réguliers.
Quand ces dents défilent devant le capteur, la
variation de l’entrefer crée une variation de champ
magnétique dans le bobinage ce qui génère une
tension alternative à ses
bornes. Cette tension a une
fréquence proportionnelle à
la vitesse de rotation de la
cible.
L’endroit où la cible n’a pas de dents constitue un repère fixe qui va provoquer une
modification du signal du capteur, de façon à informer le calculateur de la position des
pistons par rapport au PMH.
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Signal émis par le capteur de régime
Le capteur de dépression
Le capteur de dépression informe le calculateur de la pression dans la tubulure d’admission afin de déterminer la
quantité d’air admise.
Il est composé d’un cristal de quartz ou d’une pellicule de silicium qui subit une déformation
proportionnelle à la pression. Cette déformation modifie la résistance du capteur et la tension de sortie
évolue.
Signal du capteur
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Il est alimenté sous 5V par le calculateur et délivre une tension proportionnelle à la pression de l’air dans le
collecteur d’admission.
Le calculateur
Il a d’autre fonction que l’allumage (gestion moteur).
Son rôle est de traiter les informations qu’il reçoit, afin de
gérer au mieux le déclenchement de l’allumage en
commandant la ou les bobine(s) haute tension.
Les bobines HT
Elles peuvent être simples, doubles ou multiples (1 / cylindre). Leurs rôles est toujours le même, c’est-à-dire,
transformer l’énergie électrique basse tension (12V) en énergie électrique haute tension (30 000 à 50 000 V). Voici
quelques modèles.
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L’éclateur : la bougie
Lorsque le moteur tourne à 6000 tours minute, il faut 50 étincelles par seconde et par cylindre. Le choix du type
d’éclateur est donc très important.
Caractéristiques principales des bougies :
L’indice thermique. (En fonction du type
de moteur)
Le type de culot. (Siège plat ou conique)
Le nombre d’électrode.
Les dimensions. (Diamètre et longueur du
culot)
La température de fonctionnement d’une bougie doit être comprise entre :
- 400°C mini pour éviter l’écrasement
- 800°C maxi pour éviter l’auto-allumage
En fonction de leur niveau de performance, les moteurs sont équipés
de bougies évacuant facilement les calories (bougies froides) et
d’autres les conservant (bougies chaudes). Elles sont caractérisées
par leur degré thermique.
1) Comment génère-t-on une étincelle ?
Lorsque le contact est mis, le module d’allumage, ferme le circuit primaire à la
masse. L’enroulement primaire est alimenté et génère un champ magnétique. Ce
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champ magnétique à pour fonction de charger le circuit secondaire. Lorsque le module d’allumage coupe la masse
du circuit primaire, l’enroulement primaire n’est plus alimenté.
A cet instant précis, il y a apparition d’une haute tension (50 000V) dans le circuit secondaire. Cette haute tension
est acheminée jusqu’aux électrodes de la bougie et se transforme en étincelle : c’est l’allumage.
4) Différentes architectures d’allumages
Allumage électronique à distributeur mécanique
Ce type d’allumage possède un bloc compact où sont rassemblé le calculateur, la bobine haute tension et le capteur
de dépression. Il possède néanmoins un distributeur mécanique.
Principe de distribution
0° = 720° 180° 360° 540° 720°
Cylindre 1
Cylindre 2
Cylindre 3
Cylindre 4
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Allumage jumostatique
A partir des informations données par les capteurs, le calculateur détermine la durée de remplissage de la bobine
et le degré d’avance à l’allumage. Le distributeur mécanique est remplacé par une bobine à double sorties
actionnées alternativement par le calculateur.
Des étincelles jaillissent simultanément sur les cylindres 1 et 4 puis 2 et 3.
Principe de distribution
Une étincelle se fait en fin de compression et l'autre se fait en fin d’échappement.
Il y a une étincelle perdue à chaque allumage.
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Allumage statique multi bobines
Le distributeur est remplacé par autant de bobines qu’il y a de cylindres. Le calculateur pilote les bobines
individuellement selon l’ordre d’allumage. Pour ce faire, il lui faut un capteur supplémentaire, le capteur de phase
ou de référence cylindre.
Principe de distribution
0° = 720° 180° 360° 540° 720°
Cylindre 1
Cylindre 2
Cylindre 3
Cylindre 4
Le capteur de phase ou capteur d’arbre à cames
Son rôle est de renseigner le calculateur sur la position de
l’arbre à cames. Avec cette information plus celle de la
position du vilebrequin, le calculateur connaît avec exactitude
le cylindre en phase de compression qui a besoin d’une
étincelle.
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