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Sujet E41 Session2012

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BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR

ELECTROTECHNIQUE

SESSION 2012

--------------

EPREUVE E.4.1.

Etude d’un système technique industriel


Pré-étude et modélisation

Durée 4 heures – Coefficient 3

Calculatrice à fonctionnement autonome autorisé conformément à la


circulaire N°99-186 du 16/11/99. L’usage de tout autre matériel ou
document est interdit.

---------------

Le sujet comporte 18 pages.


Le document réponse (page 18) est à remettre avec la copie.

--------------

- Il sera tenu compte de la qualité de la rédaction, en particulier pour


les réponses aux questions ne nécessitant pas de calcul. Le (la)
correcteur (trice) attend des phrases construites respectant la
syntaxe de la langue française. Chaque réponse sera clairement
précédée du numéro de la question à laquelle elle se rapporte.

- Les notations du texte seront scrupuleusement respectées.

Epreuve E41 Page 1


Augmentation de la productivité dans une sucrerie

Matière première Site de production Produit fini

Présentation générale
La sucrerie de Pithiviers-Le-Vieil qui fait partie du Groupe VERMANDOISE est l’une
des plus anciennes sucreries françaises. Sa production n’a jamais cessé
d’augmenter pour atteindre aujourd’hui 125 000 tonnes de sucre par an.
La sucrerie extrait le sucre des betteraves produites localement. Une fois le produit
fini, sous forme de sucre blanc cristallisé, celui-ci est stocké sur place en vrac puis
commercialisé et expédié à l’industrie agroalimentaire.

Campagne de production
L’activité de production de la sucrerie est très saisonnière. Elle commence dès la
récolte des betteraves (octobre) et ne dure en moyenne que 70 jours en traitant
environ 10 000 tonnes de betteraves par jour.
Face à une progression constante des volumes à traiter, l’objectif de la sucrerie est
de passer à 12 000 tonnes de betteraves par jour.
Cette activité très ponctuelle, liée à la durée de conservation de la matière première,
nécessite un fonctionnement continu 24h / 24h et un objectif « zéro panne »
pendant cette période.

Epreuve E41 Page 2


Processus d’extraction du sucre
Après réception des betteraves, il faut les nettoyer et les couper pour en extraire le
jus. Il faut ensuite réduire le jus par évaporation afin de le concentrer pour qu’il
cristallise. Les cristaux de sucre seront enfin séchés par centrifugation.

Lavage des betteraves à


l’eau froide

Découpage des betteraves


propres en « cossettes »
(fines lamelles)

Extraction du jus sucré par


Apport de chaleur diffusion des cossettes dans de
l’eau chaude

Epuration du jus sucré par voie


Figure 1
chimique
(ajout de chaux)

Apport de chaleur Concentration du jus sucré par


évaporation

Cristallisation du sucre blanc


Apport de chaleur dans des chaudières :
obtention de la masse cuite

Centrifugation de la masse
cuite : séparation du sucre blanc
Apport de chaleur
du reste de jus dans des
centrifugeuses

La Figure 1 résume les différentes étapes de la production qui, pour plusieurs


d’entre elles nécessitent un important apport de chaleur.

Cogénération
La sucrerie profite de son installation de production de vapeur d’eau nécessaire au
processus de fabrication, pour produire également sa propre énergie électrique.
Cette double utilisation de la vapeur d’eau s’appelle « cogénération » et permet de
produire 90% de l’électricité du site. Le reste est acheté à un fournisseur d’électricité
local.

Epreuve E41 Page 3


D’un point de vue économique, cela permet de limiter abonnement et facture
énergétique.
Entrée
betteraves
Eau Vapeur d’eau
Liquide à à 35 bars
35 bars

Chaudière Extraction du
Distribution jus par diffusion

Turbine
Gaz Concentration
naturel
2 groupes Alternateur
identiques
Pompe de
compression Vapeur d’eau
à 3 bars Cristallisation

Centrifugation

Condenseur Sortie
sucre

Production Processus de
d’énergie fabrication du sucre

Légende
Circuit d’eau Figure 2
Circuit de vapeur

Une chaudière alimentée en eau (Figure 2) permet de générer de la vapeur d’eau


avec une pression de 35 bars à partir de la combustion de gaz naturel.
Cette vapeur entraine deux groupes turbo-alternateurs identiques (turbines +
alternateurs) qui assure la production d’énergie électrique.
En sortie de turbine, la vapeur détendue à 3 bars est distribuée pour alimenter le
processus de production.
Il est ainsi possible de répondre au double défi de l’entreprise en matière d’énergie :
- assurer l’essentiel de la production d’énergie électrique nécessaire à
l’alimentation du parc des moteurs installés à toutes les étapes de la
production ;

Epreuve E41 Page 4


- assurer l’apport de chaleur (énergie thermique) pour le processus de
fabrication du sucre grâce à l’utilisation de la vapeur d’eau récupérée en sortie
de turbine.
Centrifugation
Pour produire du sucre cristallisé, il faut extraire les cristaux d’un sirop concentré
(appelé « masse cuite ») par centrifugation. La masse cuite est placée dans un
malaxeur tampon qui la distribue ensuite dans six centrifugeuses. Un décalage du
fonctionnement entre chacune d’elles assure un flux de production constant.

Moteur asynchrone
355 kW
960 tr·min-1

Pupitre de
commande
BMA

Tambour de
centrifugation

Pores

Bâti

Figure 3

Un moteur asynchrone commandé en vitesse variable (Figure 3) permet de mettre


en rotation le tambour de centrifugation. Le sucre cristallisé reste alors dans le
tambour, tandis que le jus s’échappe par les pores.

Enjeu
La quantité de betteraves traitée est en progression constante. Afin de ne pas
augmenter la durée de la campagne pour des raisons économiques, il y a nécessité
d’augmenter la productivité de l’usine.
Or, celle-ci est limitée par la dernière phase de fabrication : la centrifugation.
Actuellement, l’entrainement de la centrifugeuse est réalisé par un ensemble moteur-
variateur de technologie ancienne, dont la maintenance devient difficile à assurer.

L’enjeu pour l’entreprise est donc d’augmenter la productivité afin de passer


de 10 000 à 12 000 tonnes de betteraves traitées par jour tout en maintenant
une parfaite continuité de service.

Problématiques

Epreuve E41 Page 5


Dans la première partie de cette épreuve, on vérifiera si la chaudière permet
d’assurer l’autonomie électrique de la sucrerie durant la production et on verra
comment l’entreprise assure la maintenance préventive des turboalternateurs.
Dans la deuxième partie, on déterminera les paramètres permettant l’augmentation
de la productivité.

A : Cogénération de l’énergie électrique


Problématique : vérifier si l’autonomie électrique est assurée par la cogénération
pendant la période de production.
La chaudière à gaz naturel est dimensionnée afin de répondre aux besoins du
processus de production, essentiellement la concentration et la cristallisation.
L’énergie électrique nécessaire est produite à partir de la vapeur d’eau générée par
la chaudière.
La vapeur est produite sous une pression de 35 bars, détendue ensuite dans les
turbo-alternateurs et disponible ensuite sous une pression de 3 bars pour la
production.

Les parties A1, A2 et A3 sont indépendantes.

A.1. Débit en vapeur de la chaudière


La distribution de la vapeur fonctionne en circuit fermé. Après utilisation, celle-ci est
recondensée et ramenée à l’entrée de la chaudière à une température de 100 °C.
Une pompe permet de la comprimer sous une pression de 35 bars. On va calculer
ici le débit massique de vapeur nécessaire à la production.

L’obtention de la vapeur s’obtient alors en 3 temps :

a. Chauffage de l’eau liquide sous 35 bars de 100 °C à 240 °C

b. Transformation de l’eau liquide en vapeur à 240°C : ébullition sous une


pression de 35 bars.

c. Chauffage de la vapeur d’eau sous 35 bars jusqu’à 410 °C.

On rappelle que l’énergie thermique nécessaire pour élever la température de T


d’une masse M d’un fluide (gaz ou liquide) se calcule avec la relation :
où C désigne la capacité thermique massique du fluide.
On donne :
capacité thermique massique de l’eau CLiq = 4 320 J·kg-1·°C-1

capacité thermique massique de la vapeur d’eau CVap = 2 090 J·kg-1·°C-1

A.1.1. Energie thermique nécessaire pour la production de 1 kg de vapeur


A.1.1.1. Chauffage de l’eau liquide sous 35 bars

Epreuve E41 Page 6


Calculer l’énergie thermique Wath nécessaire pour chauffer 1kg d’eau liquide de
100 °C à 240 °C.
A.1.1.2. Chauffage de la vapeur d’eau sous 35 bars.
Calculer l’énergie thermique Wcth nécessaire pour chauffer 1 kg de vapeur d’eau de
240 °C à 410 °C.
A.1.1.3. L’énergie thermique nécessaire pour faire passer 1 kg d’eau liquide à l’état
vapeur à 240 °C est de 1 740 kJ. (attention à l’unité)
Déduire des questions précédentes l’énergie thermique totale, WTth nécessaire à la
production de 1 kg de vapeur à 410 °C à partir d’eau liquide à 100 °C.

A.1.2. Débit massique de la chaudière en vapeur


L’entreprise annonce une consommation moyenne journalière de gaz naturel de
170 000 m3 dont le pouvoir calorifique est de 11,54 kW·h·m-3.
A.1.2.1. Calculer en kW·h l’énergie thermique journalière libérée par la combustion
du gaz.
A.1.2.2. Calculer la puissance thermique disponible en W sachant que la production
est assurée 24h / 24h.
A.1.2.3. Donner en kg·s-1 le débit massique de production de vapeur d’eau de la
chaudière en prenant un rendement de 75 % et sachant que l’énergie thermique
nécessaire pour produire 1 kg de vapeur est de 2700 kJ.

A.2. Production d’énergie électrique


L’énergie électrique produite résulte de la transformation de l’énergie mécanique
libérée sur l’arbre des turbines des alternateurs lors de la détente de la vapeur dans
ces turbines.
Cette vapeur est admise à une pression de 35 bars et tombe à 3 bars en sortie.
Compte tenu de cette variation de pression, l’énergie récupérée est de 350 kJ par kg
de vapeur détendue.
On souhaite vérifier si les besoins de la production sont couverts par les turbo-
alternateurs.
A.2.1. Calculer la puissance mécanique disponible en prenant un débit massique de
vapeur d’eau de 22,7 kg·s-1.
A.2.2. Calculer la puissance électrique disponible en prenant un rendement des
turbo-alternateurs de 92 %

Afin de maitriser au mieux sa consommation énergétique, l’entreprise en tient un


relevé journalier. En voici un extrait pour une journée type de la dernière campagne
de production :
Energie électrique Durée de
consommée en MW·h fonctionnement en h

174 24

A.2.3. Calculer la puissance électrique active moyenne consommée en kW : Pcons

Epreuve E41 Page 7


A.2.4. L’objectif d’autonomie énergétique électrique est-il atteint ?
Dans le cadre de l’augmentation de la productivité, l’entreprise prévoit à court terme
la récupération des pertes thermiques. Ceci permettra de conserver la chaudière
actuelle.

A.3. Maintenance des alternateurs


La production d’énergie électrique est assurée par 2 turbo-alternateurs triphasés
identiques. Afin de tenir l’objectif « zéro panne » pendant la période de production, ils
sont régulièrement contrôlés par une société extérieure à l’entreprise.
Les essais sont réalisés dans les locaux de cette société. L’alternateur est
entièrement démonté afin de vérifier l’état des pièces d’usure, l’isolement des circuits
induit et inducteur. Après remontage, les essais classiques : essai à vide et essai en
court circuit sont réalisés sur un banc spécifique. Pour cela, un moteur est accouplé
à l’alternateur en test et permet l’entraînement jusqu’à la vitesse de synchronisme.
La puissance électrique absorbée par ce moteur (parfaitement connu de la société
de maintenance) permet de remonter aux différentes pertes de l’alternateur.
On se propose de prédéterminer le rendement d’un alternateur à partir de ces
essais.

A.3.1. Analyse de la plaque signalétique d’un alternateur

rpm : rotation per minute soit tours par minute

Plaque signalétique d’un alternateur

A.3.1.1. La vitesse de rotation des turbines est de 9 000 tr·min -1. Justifier la nécessité
d’installer un réducteur de vitesse en sortie de turbine et calculer son rapport de

réduction défini par .

A.3.1.2. Calculer le nombre total de pôles d’un alternateur.


A.3.1.3. Calculer la valeur du courant nominal de l’induit à partir de la puissance
apparente nominale et vérifier la cohérence de la plaque signalétique.

Epreuve E41 Page 8


A.3.2. Prédétermination du rendement d’un alternateur

La société de maintenance procède à la mesure des résistances des bobinages


statoriques (entre phases) et du bobinage rotorique à la température ambiante. Elle
les corrige ensuite pour la température de fonctionnement (75°C). Les résultats sont
les suivants :
Rph_stator = 93,2 m
Rrotor = 245,5 m

Lors de l’essai à vide à la vitesse de synchronisme, on mesure les pertes totales de


l’alternateur pour différentes valeurs de la tension à vide :

56,7

5,5

On procède de même pour l’essai en court-circuit à la vitesse de synchronisme et on


mesure des pertes fer dites « supplémentaires » créées par le courant statorique.
Elles valent 25,9 kW pour un courant statorique de 525 A.

On souhaite prédéterminer le rendement de l’alternateur pour son point de


fonctionnement nominal avec une charge alternative triphasée sinusoïdale dont le
facteur de puissance est de 0.8.

Epreuve E41 Page 9


A.3.2.1. Calculer la puissance électrique active fournie.
A.3.2.2. A partir de la courbe donnant les pertes totales en fonction de la tension à
vide, justifier que l’on peut estimer les pertes mécaniques : pméc à 20 kW.
A.3.2.3. Donner alors la valeur des pertes fer pour la tension nominale à vide : pfer
A.3.2.4. Calculer les pertes Joule statoriques : pJs
A.3.2.5. La modélisation de l’alternateur (non traitée ici) permet d’estimer le courant
continu rotorique à 276,5 A pour le point de fonctionnement choisi.
Calculer les pertes Joule rotoriques : pJr
A.3.2.6. En déduire alors la somme de toutes les pertes, y compris supplémentaires.
A.3.2.7. Calculer le rendement de l’alternateur. Comparer avec la valeur donnée sur
la Plaque signalétique d’un alternateur.

Epreuve E41 Page 10


B. Augmentation de la productivité

Problématique :
La sucrerie veut augmenter sa production de 10 000 à 12 000 tonnes par jour sans
modification majeure de structure. Or, c’est la dernière étape de production, la
centrifugation de la masse cuite qui limite la productivité.
On va déterminer dans cette partie les paramètres sur lesquels on peut agir afin de
répondre au cahier des charges et proposer une solution technique conservant la
structure mécanique des centrifugeuses.

Les parties B1, B2, B3, B4 et B5 sont indépendantes.

B.1. Analyse du cycle de centrifugation existant


La centrifugeuse permet d’assécher le sucre cristallisé de la « masse cuite » en en
éliminant le reste de jus non cristallisé.

La figure ci-dessus représente la modélisation du tambour de centrifugation


cylindrique de hauteur H = 1,1 m et de diamètre D = 1,6 m dans lequel la masse
cuite est introduite par la partie supérieure. Ce tambour est en acier inoxydable et est
percé de pores qui permettent l’écoulement du jus lors de sa mise en rotation. Sa
masse est Mtam = 1 250 kg.

Epreuve E41 Page 11


Cycle de centrifugation actuel

Le schéma ci-dessus représente le cycle de fonctionnement actuel d’une phase de


centrifugation.

On notera que la vitesse de rotation du tambour est de 60 tr·min-1 lorsqu’il est vide.

Phase 1 : accélération constante « tambour vide » pour atteindre 220 tr·min-1 ; durée
10 s.
Phase 2 : chargement de la masse cuite à 220 tr·min-1 par la partie supérieure du
tambour à vitesse constante (ce qui permet de bien répartir la masse) ; durée 20 s.
Phase 3 : accélération constante « tambour plein » pour atteindre 980 tr·min-1 ;
durée 40 s.
Phase 4 : c’est la centrifugation proprement dite à vitesse constante ; durée 40 s.
C’est la phase essentielle ; trop courte : le sucre ne serait pas suffisamment
séché, trop longue : le sucre se prendrait en masse.
Phase 5 : décélération constante pour atteindre 60 tr·min-1 ; durée 50 s.
Phase 6 : déchargement du sucre blanc cristallisé par la partie inférieure du tambour
à vitesse constante ; durée 20 s.
Phase 7 : Phase inactive permettant de lancer un cycle pour l’une des autres
centrifugeuses ; durée 20 s.

B.1.1. Calculer la durée d’un cycle complet.


B.1.2. Donner le nombre de cycles par heure de fonctionnement.

Epreuve E41 Page 12


B.2. Prise en compte de l’augmentation de la productivité
Afin de porter la capacité de production de 10 000 à 12 000 tonnes, la sucrerie doit
augmenter le nombre de cycles de fonctionnement de la centrifugeuse qui est
actuellement de 18.

B.2.1. Calculer le nombre minimum de cycles par heure de fonctionnement


permettant de passer la production de 10 000 à 12 000 tonnes par heure.

B.2.2. Le choix de l’entreprise se porte sur 22.5 cycles par heure afin d’avoir un peu
de souplesse de fonctionnement.
Donner la nouvelle durée d’un cycle de fonctionnement.

B.3. Construction du nouveau cycle de centrifugation

L’entreprise exclut toute modification des éléments de structure suivants :


- Amenée de la masse cuite
- Evacuation du sucre cristallisé
- Taille du tambour de la centrifugeuse
B.3.1. Justifier dans ces conditions que la durée des phases 2, 4 et 6 ne peut être
modifiée.

On choisit de diminuer les phases d’accélération ou de décélération de la façon


suivante :
Phase 1 : durée 5 s.
Phase 3 : durée 30 s.
Phase 5 : durée 30 s.
La Phase 7, inactive est également raccourcie à une durée de 15 s.
B.3.2. Calculer la durée du nouveau cycle de centrifugation.
B.3.3. Cette durée permet-elle de répondre à l’augmentation de productivité ?

B.4. Contraintes dues au nouveau cycle de centrifugation


Le document en annexe page 17 représente le cycle actuel de centrifugation et le
profil de couple que développe la motorisation actuelle.
Le document réponse page 18 représente dans sa partie haute le nouveau cycle
de centrifugation. On se propose dans cette partie de construire le profil de couple
imposé par ce nouveau cycle.

B.4.1. Phase 2, 4 et 6
Rien n’étant modifié sur ces phases, reporter la valeur du couple à partir de l’annexe.

Epreuve E41 Page 13


Pour les questions suivantes, on rappelle que le couple accélérateur Cacc d’un
système en rotation est donné par la relation : avec J : moment d’inertie
autour de l’arbre de rotation et Ω : vitesse angulaire de rotation.

B.4.2. Formuler le principe fondamental de la dynamique pour les systèmes en


rotation. On désignera par Cmot le couple imposé par la motorisation et par Crés le
couple résistant opposé par la charge.
B.4.3. Donner l’expression de Cmot en fonction de Cacc et de Crés.

B.4.4. Phase 1
Le moment d’inertie du tambour Jtam est donné par la relation avec

Mtam : masse du tambour et Rtam : rayon du tambour

B.4.4.1. Calculer Jtam en donnant explicitement son unité légale.

B.4.4.2. Calculer sur la phase 1 et en déduire Cacc1, couple accélérateur sur la


phase 1.
B.4.4.3. En déduire alors que le couple mécanique pendant cette phase est proche
de 3020 N·m.

B.4.5. Phase 2
On introduit 1 750 kg de « masse cuite » de masse volumique mc = 1 450 kg·m-3
dans le tambour. Compte tenu de la rotation, cette masse va se « coller » sur la
périphérie du tambour modifiant ainsi le moment d’inertie du tambour. Sa valeur
devient J’tam = 1 530 USI (USI signifie unité légale) en fin de remplissage.
En supposant que la vitesse de rotation est maintenue constante sur cette phase,
justifier que le couple accélérateur Cacc2 est nul sur cette phase 2.

B.4.6. Phase 3
On prendra la même valeur du moment d’inertie (1530 USI) car la phase de
centrifugation n’a pas commencée.

B.4.6.1. Calculer sur la phase 3 et en déduire Cacc3, couple accélérateur sur la


phase 3.
B.4.6.2. En déduire alors que le couple mécanique pendant cette phase est proche
de 4400 N·m.

Epreuve E41 Page 14


B.4.7. Phase 5
A la fin de la phase de centrifugation, le jus a été extrait et le moment d’inertie est
encore modifié. Sa valeur devient J’’tam = 1 270 USI.

B.4.7.1. Calculer sur la phase 5 et en déduire Cacc5, couple accélérateur sur la


phase 5.
B.4.7.2. En déduire alors que le couple mécanique pendant cette phase est proche
de -3740 N·m.
B.4.7.3. Dessiner sur le document réponse le profil du couple mécanique à fournir
par la motorisation Cmot sur tout le cycle de centrifugation.

B.4.7.4. Compléter le document réponse en notant dans les cases correspondantes


le rôle de la motorisation : M pour moteur ou G pour générateur.

B.5. Choix d’un nouveau moto variateur


On va proposer ici une motorisation permettant de répondre à l’augmentation de la
productivité.

B.5.1. Justifier à partir du nouveau profil de couple que la motorisation actuelle ne


peut plus convenir.

Un bureau d’étude consulté pour répondre à l’augmentation de la productivité a


préconisé de changer l’ensemble moteur et variateur par un matériel SIEMENS
nouvelle génération, ce qui résoudra les problèmes de maintenance actuels.
Le moteur retenu a les caractéristiques nominales suivantes :
PuN = 315 kW
UN = 400 V
IN = 580 A
cos N = 0.82
nN = 741 tr·min-1
N = 0.96
fN = 50 Hz

B.5.2. Calculer le couple nominal du nouveau moteur proposé.

Le variateur de vitesse et le moteur ont la particularité d’absorber une surcharge de


50 % pendant une durée de 60 s. Il existe plusieurs versions de ce variateur : 1
quadrant, 2 quadrants et 4 quadrants.
Donner la version que l’entreprise doit commander pour remplir le cahier des
charges.

Epreuve E41 Page 15


B.5.3. Surcharge du moto-variateur
B.5.3.1. A partir du document réponse, relever le couple maximum nécessaire à
l’entrainement de la centrifugeuse.
B.5.3.2. Exprimer alors en % la surcharge en couple du moteur.
B.5.3.3. Justifier le choix du couple moteur-variateur en termes de surcharge et de
durée de la surcharge.
B.5.3.4. Sur quelles grandeurs physiques appliquées au moteur le variateur agit-il
pour permettre la rotation à 980 tr·min-1 ?

B.5.4. Réversibilité du moto-variateur


On propose ci-dessous une structure classique de moto variateur.

Redresseur à Filtrage de la Onduleur MAS


diodes tension

B.5.4.1. Cette structure permet-elle la réversibilité mécanique nécessaire ? Justifier


la réponse.
B.5.4.2. Si la réponse est non, proposer une solution.

Epreuve E41 Page 16


Annexe

Profil de vitesse actuel et profil de coule moteur associé

Epreuve E41 Page 17


Document réponse à remettre avec la copie

Epreuve E41 Page 18

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