0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
226 vues28 pages

Environnement juridique de l'entreprise

Transféré par

Camille Tehua
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
226 vues28 pages

Environnement juridique de l'entreprise

Transféré par

Camille Tehua
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L’environnement juridique de l’entreprise

Introduction
Bien que tout acte émanant d’une entreprise ne peut nullement se soustraire aux normes
juridiques constituant le corpus du droit, beaucoup de gestionnaires considèrent et

Page 1
restent convaincus que les règles du droit ne touchent l’entreprise
qu’occasionnellement et dans des domaines bien précis.

C’est pour cette raison qu’un grand nombre de nos managers ne réservent pas le soin
nécessaire au management juridique dans l’entreprise. Ainsi, les structures juridiques
des entreprises, dans la majorité des cas, sont des minuscules services qui se limitent à
la gestion des contentieux et dans les meilleurs des cas des conflits commerciaux.

A travers ce cours, nous essayerons de faire comprendre à nos étudiants l’importance


des effets du droit en général sur l’entreprise durant toutes les étapes de sa vie. Le droit
est omniprésent avec l’entreprise depuis sa création (naissance), en passant par son
activité (sa vie au quotidien) et enfin sa mort (Dissolution – Liquidation).

Partie 1 : L’environnement juridique de l’entreprise


La vie des entreprises est encadrée par un ensemble de normes juridiques qui forment le
cadre de son action en dehors duquel, elle se met nécessairement en marge de la
légalité.

CHAPITRE 1 : DEFINITIONS, CONCEPTS DE BASE ET


SYSTEMES DE DROIT

Section 1 : Définition du Droit


Le droit est l’ensemble des règles obligatoires qui organisent la vie en société.
Cependant il reste que toutes les normes qui gouvernent la vie en société ne sont pas
toutes des règles de droit. Il en est de nombreuses qui relèvent du social non juridique :
le droit d’aîné, les règles d’un match de foot, le panneau « sortie d’école – attention à
nos enfants », les usages d’éducation, de savoir-faire…

Nous distinguons deux types de règles de droit :

Section 2 : les branches de Droit

Page 2
DROIT PUBLIC

Le DROIT PUBLIC est l’ensemble des règles qui gouvernent l’organisation des
relations de l’Etat et des collectivités publiques avec les particuliers. Il se subdivise en
plusieurs branches : le Droit constitutionnel, Le Droit Administratif, Le Droit Financier,
Le Droit Pénal, Le Droit de Procédures Pénales.
L’Etat ayant par nature des droits exorbitants et afin droit public est la branche de droit
en charge de l’organisation d’une part, des relations de l’Etat avec ses citoyens, tantôt
comme puissance publique possédant, tantôt comme personne ordinaire. Et d’autre part
avec les autres Etats du monde.

1. Le droit administratif est la branche qui encadre les actes administratifs, actes de
gouvernement, fonction publique, justice administrative, marché publics, domanialité de
l’Etat…

Puisque « Il n’y a pas d’autorité durable sans ordre, il n’y a pas d’ordre ni stable ni
juste sans discipline » le droit administratif est venu fixer le cadre.

2. Le droit pénal est la branche qui définit les infractions et les peines.

Les infractions : ce sont des faits qui menacent l’ordre social (cela va du stationnement
interdit à l’assassinat) : une infraction est un acte ou une omission interdite par la loi
sous la peine d’une peine (exemples d’une omission : non-assistance à personne en
danger, défaut d’information d’un client sur les mesures de sécurité à prendre)

Les peines : sanctions applicables à ces faits ; cela va de l’amende à la réclusion à


perpétuité.

DROIT PRIVE
Le droit privé qui se compose du droit civil, droit commercial, droit des sociétés, droit
de la consommation, droit de la concurrence, droit de la propriété intellectuelle,

1. Droit civil : régit les rapports entre les particuliers. Il s’applique à tous.

En principe ce droit devrait suffire, mais il est trop général…La société évolue et se
développe, ses lois aussi.

2. Droit commercial : c’est l’ensemble des règles applicables aux commerçants dans
l’exercice de leur activité professionnelle.

L’entreprise est impliquée dans ses activités variées dans un réseau de relations
contractuelles qui la lie juridiquement aux différents intervenants.

Page 3
Les contrats commerciaux (qui sont des instruments juridiques) permettent à l’entreprise
de réaliser les objectifs qu’elle se fixe en termes d’organisation, de contrats de vente, de
transport, d’assurances, de location…etc.

CHAPITRE 2 : DROIT DES SOCIETES

Le droit des sociétés commerciales, considéré comme l’une des branches du droit les
plus importante et intiment lié à l’évolution de l’économie moderne.

En effet, la nécessité de l’économie moderne dépasse de plus en plus souvent les


moyens dont dispose un commerçant isolé, aussi riche soit-il. En conséquence les
groupements commerciaux et plus spécialement les sociétés commerciales jouent elles
un rôle prépondérant.

Le droit de commerce retient six (06) types de sociétés commerciales :

 La Société en Nom collectif,


 La Société en Commandite Simple,
 La Société à Responsabilité Limitée,
 Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée,
 La Société par Actions,
 La Société en Commandite par Actions.

Section 1 : Nature juridique de la société


Deux conceptions juridiques de la société s'opposent :

A/ La conception contractuelle

Développée au 19ème siècle et issue du dogme de l'autonomie de la volonté, la société


est un contrat, comme le mariage, et obéit tant dans la formation que dans son
fonctionnement aux règles du droit des contrats.

Critiques : la personnalité morale est accordée par la puissance publique et non du seul
fait de la volonté des associés, la société à des intérêts différents de ceux des associés,
les statuts peuvent être modifiés à la majorité

Page 4
B/ La conception institutionnelle

L'institution, ensemble de règles qui organisent de façon impérative et durable un


groupement de personnes autour d'un but déterminé, semble répondre aux critiques de la
conception contractuelle (subordination des intérêts individuels à l'intérêt social). La
théorie contractuelle est admise par la JP (Paris, 26 mars 1966) et par le code (art 1932
al 2 : la société est instituée

C/ La société instituée par un ou plusieurs actes de volonté

Aucune des 2 théories n'est suffisante en elle-même, et la notion de société nécessite la


combinaison des deux. Il ya une coexistence entre les 2 conceptions bien que l'on
puisse considérer une prédominance de la conception contractuelle dans les sociétés de
personnes et une prédominance de la conception institutionnelle dans les sociétés de
capitaux traditionnelles.

Section 2 : Généralités sur les sociétés


A/ Caractère commercial d’une société

Le caractère commercial d’une société est déterminé par son objet ou sa forme :
Sont commerciales à raison de leur forme, et quel que soit leur objet, les sociétés en nom
collectif, les sociétés en commandite, les sociétés à responsabilité limité et les sociétés
par actions.

B/ Exigence de la Solennité dans la constitution des sociétés

À peine de nullité les sociétés commerciales doivent impérativement être constatées par
acte authentique. Il est également requis que tous les actes constitutifs ou modificatifs
soient publiés au Bulletin Officiel des Annonces Légales, édité par le Centre National
du Registre du Commerce.

C/ Contenu des statuts (document de base requis de la constitution

La forme - la durée qui ne peut excédée 99 ans – L’objet social – Le capital social –
la dénomination social - le siège social.

D/ L’immatriculation au registre de commerce est requise

La société ne peut se prévaloir de la personnalité morale qu’après avoir accomplie les


formalités d’immatriculation.

Page 5
E/ Exigence de publicité

Tous les actes se portant sur la vie de la société (Constitution, modification,


dissolution…) doivent faire l’objet de publicité par leur insertion de l’acte dans le
BOAL (Bulletin Officiel des Annonces Légales) et au moins un quotidien de presse

Section 3 : Éléments constitutifs de la société :


Le contrat de société (conditions générales d’un contrat : Consentement, Capacité, Objet
et Cause sont requises) est constitué pour un certain nombre d’éléments nécessaires à sa
formation (conditions spécifiques requises). Ces éléments sont :

A/ Un capital social

Constitué à l’aide des apports en espèces (Numéraire), en nature et en industrie effectués


par les partenaires.

B/ La volonté commune

Volonté commune de s’associer ou l’affectio-societatis, cette volonté constitue une


solidarité et une coopération entre l’ensemble des associés dans un but d’intérêt général
collectif. En vertu de cet élément tous les associés sont placés sur le même pied
d’égalité. Ils ont un droit de contrôle sur l’entreprise

C/ La quête du profit

La poursuite des bénéfices en vue de les partager et l’intention de supporter


solidairement les pertes éventuelles.

Section 4 : La personnalité morale de la société et ses effets :


A l’image des individus qui sont des personnes physiques, les hommes de droit ont
inventé le concept de la personnalité morale.

La société ne jouit de la personnalité morale qu’à compter de son immatriculation au


registre du commerce.

La société dotée de la personnalité morale a tous les attributs de la personnalité


juridique, comme une personne physique :

A/ Les éléments d’identification de la personne morale

Le nom (Dénomination sociale ou Raison sociale) * Le Siège social * La Nationalité *


L’Identification fiscale * L’Identification parafiscale * L’Identification statistique.

Page 6
B/ Le patrimoine des sociétés

Le patrimoine de la société se distingue du patrimoine de ses associés

C/ La capacité de la société

La pleine capacité de jouissance est reconnue à la société. Par contre la société n’a pas la
capacité d’exercice, elle est représentée par des personnes physiques.

D/ La responsabilité de la société

La responsabilité civile de la société est engagée pour les préjudices causés aux tiers par
l’activité de l’entreprise. L’évolution du droit pénal, à permet de rendre société
pénalement responsable suite des infractions commises pour son compte par des organes
ou des représentants.

Section 5 : Typologie des sociétés commerciales :


Le code de commerce algérien prévoit six (06) types de sociétés :
La Société en Nom Collectif, La Société en Commandite Simple, La Société à
Responsabilité Limitée, L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, La
Société par Actions et La Société en Commandite par actions.

A/ Sociétés de personnes :

Ce sont des sociétés constituées sur la base de l’intuiti-personae c’est-à-dire en


considération de la personne des associés. A ce titre, les parts sociales constituant le
capital social ne sont pas librement cessibles. Pour le faire l’accord de l’ensemble des
associés est requis.

B/ Sociétés de capitaux :

Elles sont essentiellement instituées au vu des capitaux investis.

C/ Sociétés hybrides

Ce sont des sociétés qui tiennent des caractéristiques des sociétés de


personnes et des sociétés de capitaux en même temps. (Ex : SARL)

Société en Nom Collectif :


1. Société de personnes :

Page 7
Tous les associés, au minimum de deux, sont commerçants, et sont responsables
indéfiniment et solidairement des dettes de la société. Les parts sociales ne sont pas
cessibles sauf accord unanime préalable des associés.

2. Son fonctionnement :

La gérance est un droit de tous les associés. Cependant la SNC est gérée par un gérant
ou plusieurs gérants désignés qui peuvent être associés ou non. Ils sont révocables à la
majorité. En l’absence d’une quelconque limitation ou spécification de leurs pouvoirs,
les gérants agissent dans le cadre de l’objet social et dans l’intérêt de la société. Cette
limitation n’est pas opposable aux tiers en relation avec la société.

3. Causes de dissolution propres à la SNC :

Mort d’un associé * Survenance, pour l’un des associés, d’une incapacité juridique ou
d’interdiction d’exercer le commerce * Prononcé d’un jugement de liquidation judiciaire
ou d’un jugement arrêtant un plan de cession totale à l’égard de l’un des associés.

Société à Responsabilité Limité :


1. Société hybride :

Crée en 1925, forme idéale pour les PME, société à gérance. Le minimum d’associés
est de deux et le maximum est de vingt. Le minimum de capital social est de 1 000 000
divisé en part sociales d’égal montant nominal. La souscription totale et la libération
intégrale est requise impérativement sous peine de nullité de la constitution. Les parts
sociales sont librement transmissibles par voie de succession et librement cessible entre
conjoints, descendants et ascendants.
2. Son fonctionnement

Gérée par un gérant ou plusieurs gérants désignés qui ne sont pas obligatoirement
associés. Ils sont révocables par juste motif ou par révocation judiciaire à la majorité. En
l’absence d’une quelconque limitation ou spécification de leurs pouvoirs, les gérants
agissent dans le cadre de l’objet social et dans l’intérêt de la société. Cette limitation
n’est pas opposable aux tiers de bonne foi en relation avec la société. Les décisions des
associés sont prises en assemblées.

Société par actions :


1. Société de capitaux :

Page 8
La société par action est la société modèle des sociétés de capitaux. Le capital social est
divisé en actions. Le nombre des associés ne peut être inférieur à sept (07). Le capital
social doit être de cinq millions au moins si la société fait publiquement appel à
l’épargne et dix millions dans le cas contraire. À la constitution, la souscription du
capital doit se faire intégralement et sa libération au moins au quart. La libération du
reliquat est requise dans un délai qui ne peut excéder cinq ans à partir de la date de
l’immatriculation. En cas d’apports en nature, au moins un commissaire aux apports est
requis

2. Son fonctionnement :

L’administration de la société est assurée par un conseil d’administration composé de


trois membres au moins et de douze au plus. Les membres sont appelés également,
administrateurs. Ils sont désignés par l’assemblée générale constitutive ou l’assemblée
générale ordinaire pour un mandat qui ne peut excéder six ans. L’administrateur ne peut
cumuler simultanément, cinq mandats. Ils sont révocables ad nutum par l’assemblée
ordinaire des actionnaires. Le conseil d’administration est investi, dans le cadre de
l’objet social, des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société. Le conseil
d’administration prend ses décisions par délibération. Il ne délibère valablement que si
la moitié de ses membres sont présents.

3. Son contrôle :

Interne est assuré par l’assemblée générale ordinaire et externe par un commissaire aux
comptes.

CHAPITRE 4 : DROIT DES CONTRATS

Page 9
Dans la vie sociale tous nos rapports sont régis par des contrats, même quand ils ne
donnent lieu à aucune démarche spéciale : acheter un journal est un contrat, consommer
de l’électricité résulte d’un contrat, prendre l’avion, se marier … etc.

Section 1 : Définition du contrat


A/ Définition doctrinale

Le contrat est un acte juridique conventionnel qui se définit comme une manifestation
de volonté destinée à produire des effets de droit.

L’acte juridique

Est une manifestation de volonté destinée à avoir une conséquence juridique. En droit
des obligations c’est l’acte par lequel on devient volontairement créancier ou débiteur. Il
existe trois types d’actes juridiques : les actes conservatoires, les actes d’administration
et enfin les actes de disposition.

 Actes conservatoires : L’ensemble des actes juridiques dont le but est d’empêcher
un appauvrissement du patrimoine par disposition d’un bien ou d’un droit.
Exemple : souscription d’un contrat d’assurance contre les dommages pouvant
atteindre les biens.

 Actes d’administration : l’ensemble des actes juridiques intervenant dans la gestion


d’un patrimoine pour les besoins normaux de sa mise en valeur. Exemple :
Donner à bail d’un bien dont on n’a pas l’usage actuel
 Actes de disposition : l’ensemble des actes juridiques qui se traduisent par la sortie
d’un bien du patrimoine, avec ou sans remplacement de sa valeur. Exemple : La
vente – La donation

On entend par conventionnel la rencontre de volontés

Par effets de droit on entend, une conséquence juridique ou autrement dit une
modification d’une situation juridique donnée.

B/ Définition légale

Dans le code civil ivoirien le contrat est défini de la manière suivante :


« Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou
plusieurs autres, à donner, à faire ou ne pas faire quelque chose. »

Page 10
Section 2 : Conditions de formation des contrats
La structure de tout contrat est constituée autour de quatre éléments fondamentaux : Le
consentement des contractants ; La capacité des contractants ; L’objet ; La cause.

1. Le consentement :

Pour se trouver obligé il faut l’avoir voulu. Donc le consentement est cette volonté de se
trouver engagé dans les liens d’un contrat. Cette volonté doit être exprimée. Elle doit
être également saine. L’expression de la volonté peut se réaliser par la parole, le geste,
attitude, l’écrit.

La volonté de contracter doit être saine, c’est à dire exempte de défauts, appelés
également vices.

a) L’expression du consentement

Le Consensualisme : La rencontre des volontés des parties, suffit à la création du contrat.


Elle n’exige nullement des formalités précises pour que le contrat acquière sa force
obligatoire. La rencontre entre deux ou plusieurs volontés prend corps à partir du
moment ou une offre, ferme non indécise, précise et complète émanant de l’une des
parties est acceptée par l’autre d’une manière explicite, sans équivoque et sans réserve.

Le formalisme : En plus de la rencontre des volontés, la loi exige le respect de


procédures et l’accomplissement de formalités pour que le contrat puisse acquérir sa
force juridique. La sanction d’une inobservation d’une solennité est la nullité absolue et
même l’inexistence de l’acte.

b) Les vices du consentement


Le vice Définition de la notion Les effets

l’état d’un esprit qui se La nullité du contrat peut


trompe être demandée par la
l’opinion contraire à la victime de l’erreur.
vérité qui détermine à
L’erreur agir. Celle-ci possède aussi la
On se trompe sur la faculté de confirmer l’acte
qualité de la chose ou sur annulable.
la
personne
L’ensemble des manœuvres
frauduleuses, mensonges ou
silence intentionnel visant à Nullité du contrat et
Le dol provoquer une erreur dans possibilité de demander
l’esprit de l’autre des dommages et intérêts.
contractant, l’amenant à
contracter. C'està-dire des
Page 11
manœuvres ayant pour objet
de tromper l’une des parties
en vue d’obtenir son
consentement. Ces
manœuvres sont telles qu’il
est évident que sans elles
l’autre partie n’aurait pas
contracté
Tout acte de violence
générant une crainte,
Nullité du contrat et
amenant la victime, contre
La violence possibilité de demander
son gré, à contracter. La
des dommages et intérêts.
violence peut être morale ou
physique
La lésion est le déséquilibre
Prise en considération dans
objectif des prestations « les
le cas d’existence d’un
obligations de l’un des
abus de faiblesse (une
La lésion contractants sont hors de
légèreté notoire ou une
toute proportions avec les
passion
obligations de
effrénée)
l’autre »

2. La capacité

Le consentement joue un rôle si fondamental dans le contrat qu’il faut s’assurer que la
volonté qui s’y trouve exprimée soit le fait d’une personne en mesure de se rendre
parfaitement compte de ce qu’elle fait.

« Toute personne majeure jouissant de ses facultés mentales et n’ayant pas été interdite,
est pleinement capable dans l’exercice de ses droits civils. La majorité est fixée à 18
ans révolus. »

On peut donc définir la capacité comme étant l’aptitude d’une personne à être titulaire
de droits et d’obligations et à les exercer

En termes de capacité il y a lieu de distinguer entre capacité de jouissance et capacité


d’exercice.

Capacité de jouissance : C’est la faculté que toute personne possède pour être titulaire
des droits.

Capacité d’exercice : C’est la faculté, que toute personne, possède pour exercer des
droits.

Page 12
Toute personne physique à une capacité générale de jouissance, seulement la capacité
d’exercice peut être réduite et même anéantie par le fait d’une absence de discernement
(âge, sénilité, démence, Prodigalité…)

3. L’objet

L’objet de l’acte juridique est l’obligation qu’il crée, modifie ou éteint. En matière de
contrat l’objet doit être certain, possible et licite.

Objet certain : On entend par objet certain, une chose ou une prestation déterminée
d’une manière assez claire pour éviter toute équivoque sur l’objet du contrat.

« Il faut que l’obligation ait pour objet une chose au moins déterminée quant à son
espèce. La quotité de la chose peut être incertaine, pourvu qu’elle puisse être
déterminée. »

« si l’objet de l’obligation n’est pas un corps certain, il doit sous peine de nullité, être
déterminée quant à son espèce et quant à sa quotité. Toutefois, il suffit que l’objet soit
déterminé quant à son espèce, si le contrat fournit le moyen d’en préciser la quotité… »

Objet possible : La chose ou la prestation objet du contrat doit être possible


matériellement et physiquement. On ne peut par exemple prétendre rendre autrui
immortel. Prendre l’engagement de rendre l’âme à un corps inanimé.

Objet licite : Tout objet contraire aux règles impératives du droit positif est illicite. « Il
n’y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet de conventions
».

• Les droits de famille sont des biens dont on ne peut disposer.

• Les biens du domaine public sont hors du commerce.

• Conformité avec les règles de l’ordre public et les bonnes mœurs.

4 - La cause
Le contrat est nul lorsqu’on s’oblige sans cause ou une cause contraire à l’ordre public
ou aux bonnes mœurs (prohibé par la loi)

Exemple. Un contrat de police d’assurance vie contracté par un homme marié pour sa
concubine.

Section 3 : les étapes de la conclusion d’un contrat

Page 13
A/ Première phase : Phase pré contractuelle (Très importante) : Durant cette phase les
contractants échangent les informations relatives à leur projet contractuel. La volonté
n’est pas encore exprimée, le contrat n’est pas encore formé et les parties ne sont pas
encore engagées. Toutefois, elles sont tenues par une obligation de renseignement pour
prévenir les vices de consentement et une obligation de conseil, en particulier dans les
contrats entre professionnels et profanes (médecins, architectes, entrepreneurs).

En l’absence du respect de ces deux obligations, la nullité du contrat formé par la suite
peut être prononcée avec responsabilité et dommages et intérêts.

B/ Deuxième phase : L’avant contrat ou promesse de contracter : Cette phase n’est


pas obligatoire mais nécessaire dans les contrats importants. On peut la retrouver dans
les contrats de coopération inter-entreprise (Franchise, groupement, partenariat,
processing…)

C/ Troisième phase : La formation du contrat : La rencontre d’une offre ou


pollicitation et d’une acceptation forme le contrat

D/Quatrième phase : l’exécution du contrat : Les obligations légalement formées


tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites : les conventions ne peuvent être révoquées
que par consentement mutuel et doivent être exécutées de bonne foi (obligation de
loyauté).

Section 4 : Les effets du contrat

A/ La force obligatoire du contrat : « Le contrat fait la loi des parties. Il ne peut être
révoqué ni modifié que de leur consentement mutuel ou pour les causes prévues par la
loi»

« Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ; elles
ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou pour les causes que la
loi autorise ; elles doivent être exécutées de bonne foi. »

Cette force obligatoire du contrat engendre une obligation d’exécution et une exécution
de bonne foi.

« Le contrat doit être exécuté conformément à son contenu et de bonne foi »

B/ L’effet relatif du contrat : Les obligations contractuelles ne peuvent être mises à la


charge d’une tierce partie.

« Le contrat n’oblige point les tiers mais il peut faire naître des droits à leur profit »

Page 14
« Celui qui adresse au public une promesse de tiers n’oblige point le tiers. Il est tenu
d’indemniser l’autre contractant si le tiers refuse de s’engager. Il peut toutefois
s’exonérer de l’obligation d’indemniser en effectuant la prestation à laquelle il s’est
obligé »

Section 5 : L’exécution des contrats


En cas d’exécution non conforme : Obligation non exécutée à la manière convenue ou
au moment convenu le juge prononce une réfraction du contrat (ex. réduction sur le prix
des marchandises lorsque la qualité ou la quantité des choses livrées ne sont pas
conformes à celles convenues lors de la conclusion du contrat) Le débiteur peut être
tenu de verser des dommages et intérêts, et cela à condition qu’il y ait :

 Absence de cas de force majeure ou cas fortuit

 Préjudice causé au créancier

 Mise en demeure (la faute doit être régulièrement constatée, établir un carnet de
carence)

Section 6 : La responsabilité contractuelle


Il faut savoir qu’en cas d’inexécution ou de mauvaise exécution d’un contrat par l’une
des parties, sa responsabilité contractuelle peut être engagée par l’autre. Pour que la
responsabilité contractuelle soit engagée trois conditions doivent cependant être
remplies :

• Il doit y avoir une faute.


• Cette faute doit avoir entrainé un préjudice.
• Et il doit exister un lien de causalité entre la faute commise et le dommage subi.

La faute :

Il existe cinq types de fautes que l’on peut distinguer selon leur degré de gravité :

• La faute légère (négligence ou imprudence de faible gravité).


• La faute.
• La faute grave (erreur de comportement qu’une personne normalement avisée
ne commettrait pas dans la gestion de ses propres affaires).
• La faute lourde (comportement d’une extrême gravité).
• La faute dolosive ou intentionnelle (malhonnêteté).

Page 15
Il existe deux causes d’exonération de la responsabilité contractuelle : • La force
majeure (imprévisibilité, irrésistibilité, extériorité au débiteur). Les parties peuvent
prévoir dans le contrat les évènements qu’ils qualifieront de cas de force majeure.
• Le fait étranger au débiteur.

Le dommage ou préjudice :

Le préjudice invoqué doit avoir été prévisible lors de la conclusion du contrat.


Cependant, en cas de faute dolosive du débiteur, même l’imprévisibilité du préjudice
n’exclut pas l’indemnisation.

Le lien de causalité :

C’est une relation de cause à effet entre la faute et le préjudice. Le juge apprécie ce
lien de causalité au cas par cas.

Si ces trois conditions sont remplies, le créancier de l’obligation doit mettre en


demeure le débiteur qui n’exécute pas son obligation. La responsabilité du débiteur ne
peut pas être engagée en cas d’inexécution, elle ne le sera qu’en cas de mise en
demeure d’exécuter restée sans suite de sa part.

Si l’une des parties n’exécute pas son obligation il pourra être demandé une exécution
en nature dans un premier temps. Si cette exécution en nature n’est pas possible, le
créancier pourra se voir dédommagé par équivalent.

Notons qu’il existe des clauses pouvant limiter ou même exonérer la responsabilité de
l’une des parties. D’une autre manière, les parties peuvent décider d’une justice privée
en optant pour une clause pénale. Elles prévoiront un montant de réparation en cas
d’inexécution. Ce type de clause est limité par la force majeure, elle pourra par ailleurs
être réputée non écrite par le juge et réévaluée si elle est modique ou excessive.

L’autre type de responsabilité souvent confondu et assimilé à tort à la responsabilité


contractuelle est la responsabilité délictuelle. Les deux responsabilités relèvent de la
responsabilité civile.

Page 16
CHAPITRE 5 : SUJETIONS JURIDIQUES IMPOSEES A
L’ENTREPRISE PAR SON ENVIRONNEMENT
L’environnement impose à l’entreprise durant son existence, des obligations qu’elle doit
veiller strictement à respecter. Si elle omit de le faire, elle peut en payer le prix fort. Pas
uniquement sur le plan de la réputation, mais également sur le plan financier

Section 1 : Contraintes liées à l’exercice des activités des entreprises


A/ Droit de la concurrence

Le droit de la concurrence regroupe l'ensemble des dispositions législatives et


réglementaires visant à garantir le respect du principe de la liberté du commerce et de
l'industrie. Il est connu sous l'expression de droit antitrust dans le monde anglo-saxon.

Fondements théoriques

« La concurrence apparaît de plus en plus comme une forme d’organisation et non plus
comme un état naturel, spontané, normal. »

A défaut de pouvoir décréter la concurrence, le rôle du droit de la concurrence est


souvent d’obliger les entreprises à se faire concurrence, ou à la subir. La protection des
concurrents n’est pas le souci premier du droit de la concurrence ; ce qui le préoccupe,
en principe, c’est le fonctionnement macroéconomique du marché et notamment la
recherche de l’efficience économique. L'efficience économique est entendue comme «la
plus grande satisfaction du consommateur par les producteurs compte tenu de la rareté
des ressources globales de la collectivité ».

En pratique, et en fonction de la pondération des politiques de concurrence, les règles de


droit de la concurrence et plus largement du droit économique ont vocation,
concomitamment ou alternativement à :

 Autoriser, voir stimuler la concurrence entre les entreprises garantissant :

1. L’accès au marché ;
2. La transparence du marché ;
3. Protéger la concurrence existante en sanctionnant la concurrence déloyale ;
4. Les pratiques élusives de concurrence ;

 Limiter ou interdire la concurrence dans certains cas :

1. En autorisant certaines entités à échapper à l’application du droit de la


concurrence (but exclusivement social, prérogatives de puissance publique…);

Page 17
2. En concédant provisoirement certains monopoles pour encourager la recherche
(propriété intellectuelle des brevets).

B/ Droit de la consommation

La consommation, comme toute autre activité est source de litiges : produits ou services
défectueux, exécution tardive, clauses abusives…etc. Elle se base en cela sur Trois
notions fondamentales : l’obligation d’information des consommateurs, la loyauté des
transactions et la sécurité attente légitime des consommateurs.

C/ Droit de l’environnement

Les préoccupations écologiques dans l’entreprise ne sont plus aujourd’hui, du domaine


de la morale uniquement, les enjeux financiers induits au titre des réparations prévues
par le droit de l’environnement et les normes juridiques assimilées, sont de plus en plus
importantes et peuvent engager l’existence même de l’entreprise.

Section 2 : Les contraintes juridiques imposées par la responsabilité sociale


des entreprises
A/ Droit de la sécurité sociale

La sécurité sociale est l’ensemble des dispositifs mis en place pour assurer et aider les
individus devant les risques majeurs de l'existence (chômage, maladie, vieillesse,
famille).

La protection sociale a donc à la fois des objectifs matériels (permettre aux individus
de survivre quand ils sont malades, ou âgés, ou chargés de famille nombreuses, par
exemple) et des objectifs sociaux (réduire l'inégalité devant les risques de la vie et
assurer aux individus un minimum de revenus leur permettant d'être intégrés à la
société).

La plupart des dépenses de protection sociale sont financées par les prélèvements
obligatoires, dont une importante proportion est assumée par les entreprises.

Ainsi, on comptabilise sur ces dernières des obligations déclaratives et des obligations
de règlement des prélèvements dus.

B/ Droit du travail

Le droit du travail s’applique aux relations juridiques liées au travail salarié et se


distingue en ce sens des rapports juridiques naissant de la formation, du travail

Page 18
bénévole, du travail indépendant ou enfin du travail exercé dans le cadre de la fonction
publique.

Dans ce cadre, les règles de ce droit encadrent les relations entre employeurs et
employés en ce qui concerne la rémunération, le temps de travail et la durée de travail,
les congés, les Maladie - accident - arrêt de travail, les Sanctions disciplinaires,
Démission, Licenciement, Rupture conventionnelle – transaction, Harcèlement au
travail, Inspection du travail, etc.…

Partie 2 : L’impact du droit sur l’entreprise


Le droit dans toutes ses branches influe le cours des choses dans l’entreprise. Les effets
induits par son application ou non, son respect ou non peuvent avoir une portée sans
limites. Aussi, nous allons essayer de déterminer la notion de risque de l’entreprise en
général, ensuite nous définirons le risque juridique et enfin nous tracerons à titre
indicatif, une cartographie des risques juridiques.

CHAPITRE 1 : LE RISQUE DANS L’ENTREPRISE


« Le risque est classiquement défini comme l’événement aléatoire pouvant entrainer des
dommages ; sa réalisation est ainsi génératrice de pertes pour l’entreprise.

A contrario, si l’on est moins adverse au risque, on peut considérer que celui-ci
constitue une possibilité de gain »

On distingue deux catégories de risques le risque pur et le risque spéculatif.

Le premier se définit comme étant le risque supporté par l’entreprise à son insu, son
avènement, soudain et sans signes précurseurs, génère une perte certaine pour
l’entreprise. Il se résume en un événement aléatoire et indépendant de la volonté des
parties.

Le second se définit par contre comme étant

Section 1 : Définition du risque juridique


Le risque juridique peut être défini comme un aléa ou l’éventualité d’un événement qui
est lié au droit, à son éventuelle mauvaise conception, à la difficulté de son
interprétation, à l’instabilité législative et à l’insécurité judiciaire.
Page 19
Le risque juridique fait également de plus en plus référence à la survenance de tout
événement, lié à l’activité normale de l’entreprise, pouvant entraîner des conséquences
pécuniaires et/ou pénales mettant bien souvent en jeu aussi bien la responsabilité du
dirigeant que celle de l’entreprise.

D’une manière générale le risque juridique ne se perçoit qu’à travers le dommage qu’il
cause. Il n’est donc appréhendé que dans sa dimension négative. Le doyen Cornu dans
le Vocabulaire Juridique le définit comme « l’événement dommageable dont la
survenance est incertaine... »

Les conséquences du risque juridique peuvent se révéler très lourdes, naturellement du


point de vue financier, mais aussi en termes d’image. Il s’en suit qu’elles sont
susceptibles de mettre en difficulté l’entreprise, ou même causer sa défaillance.

Page 20
Section 2 : Typologie des risques juridiques
Bien que tout au long de notre exposé, nous avons essayé d’identifier certains risques juridiques, en ce qui suit nous allons présenter, à
titre indicatif, un inventaire sommaire des risques juridiques qui peuvent entraver le bon fonctionnement de l’entreprise :

BANQUES
Risque Définition Impact Exemple/Risque

Banques ayant le jour ou la banque se désengage des entreprises


inconsidérément soutenu qu’elle a elle-même soutenu auparavant, les autres
Soutien abusif
des entreprises non créanciers n’auront aucune garantie de recouvrer
viables leurs droits

ayant brutalement coupé


Rupture fautive les crédits à des Bien qu’elles soient viables, les autres créanciers
de crédit entreprises viables n’auront aucune garantie de recouvrer leurs droits

Financement et détention
Pratique présentement interdite par
Conflit d’intérêt simultanée du capital
la législation nationale
social par une banque

ENTREPRISES
Risque Définition Impact Exemple/Risque

 Fausse déclaration ou
déclaration
erronée ; Règlement des droits dus avec
Droit de douane
des pénalités induites
 Fraude sur la valeur
en douanes

Il y a délit, lorsque la loi le


prévoit, en cas de faute
d'imprudence, de négligence ou
de manquement à une obligation
de prudence ou de sécurité, s'il
est établi que l'auteur des faits
Droit de la
Délit d’imprudence n'a pas accompli les diligences
consommation
normales compte tenu, le cas
échéant, de la nature de ses
missions ou de ses fonctions, de
ses compétences ainsi que du
pouvoir et des moyens dont il
disposait.
Droit des marchés
Mise en liste noire et règlement de
public et droit de la Ententes illégales
pénalités.
concurrence

Rappel de droits et Pénalités


Présentation d’une
Droit comptable fiscales + Sanction pénale
comptabilité inexacte.
éventuellement.

Pollution de l’air
Droit de Redevances Pénalités et fermeture
l’environnement éventuelle des installations
Pollution de l’eau
Usage d’information Pécuniaires et
confidentielles ou
délit d’initié

Le délit d'initié est une


infraction résultant de
l'utilisation d'une
information
confidentielle sur une
société cotée. Cette
utilisation d'une
information
Droit boursier privilégiée est Sanction
sanctionnée car elle pénales
fausse la confiance
dans l'égalité des
investisseurs dans le
marché. Le détenteur
d'une information
confidentielle a une
obligation
d'abstention jusqu'à ce
que l'information soit
publique.
Chapitre 2 : Le management juridique dans l’entreprise
Comme énoncé au début de ce cours, aujourd’hui encore, les entreprises perçoivent trop
souvent le droit comme une contrainte. Pourtant, mis au service de la stratégie, le droit
peut constituer pour elles un moyen efficace d'optimiser leurs actions et d’accroître
leurs performances. L’entreprise, en tant qu’acteur économique, utilise la règle juridique
autant qu’elle est contrainte par elle. L’entreprise a besoin de droit comme de sécurité
juridique, et l’évolution continue de son environnement économique l’amène à réclamer
toujours plus de droit et de sécurité juridique.

L’insécurité juridique est un sentiment diffus, mais elle est aussi ressentie comme une
réalité : « Plus une entreprise mesure l’importance de son environnement juridique,
plus l’insécurité est grande. A contrario, si les dirigeants de l’entreprise ne se sentent
pas concernés, le sentiment s’estompe, sans pour autant réduire les conséquences de
ces risques ». Car c’est bien de risque(s) qu’il s’agit… Or, si le risque est de l'essence
même de l'entreprise, sa bonne gestion est un gage de performance et de viabilité à long
terme. Le risque juridique nécessite dès lors un traitement similaire à celui par lequel
sont abordés les autres risques auxquels l’entreprise est exposée

En ce qui suit nous allons essayer de décliner une démarche de management juridique
dans l’entreprise :

Section 1 : Organisation de la fonction juridique


L’entreprise, doit se doter d’une structure juridique dédiée. Cette fonction ne peut pas se
concevoir comme étant un simple appendice d’une autre fonction (DRH ou DFC). Son
rattachement organique est par essence la Direction Générale.

Cette structure dédiée est chargée notamment de :

• Elaboration et émission des normes et des procédures visant la conformité


juridique de l’Entreprise, en vérifiant l’application correcte ;

• Assistance juridique à toutes les unités de l’Entreprise et Coordination des


activités juridiques entre l’ensemble de ses entités ;

• Fourniture des avis juridiques en cas de contentieux en matière de droit civil,


pénal, administratif, du travail et commercial ;

• Gestion des relations avec les avocats et les experts juridiques extérieurs à
l’entreprise ;
• Mise en place et gestion d’un centre de documentation de la législation pouvant
intéresser les activités de l’Entreprise ;

• Veuille juridique

On peut imaginer une structure organisationnelle semblable à l’organigramme ci-après

Section 2 : Outils d’un management juridique efficace


Dans ce qui suit nous allons inventorier quelques moyens et outils d’une gestion
juridique efficace qui permettent de prévenir le risque juridique et de gérer les
contraintes de droit en se disant toujours que le droit est une source de contraintes non
négligeables, il est aussi une source d’opportunités potentiellement profitables, au
service de la création de valeur pour l’entreprise

A/ Veille juridique

La veille juridique consiste plus spécifiquement pour une organisation ou un individu :

1. à identifier à travers différentes sources d’informations sélectionnées, toute


nouvelle disposition juridique ou texte de droit. Celle-ci peut être actuelle –
droit positif opposable car publié - ou en cours d’élaboration. Elle a ou peut
avoir une influence sur l’activité d’une personne juridique , une personne
morale (organisation publique ou privée : administration, entreprise, syndicat,
association, etc.) voire une personne physique (majeur, mineur, salarié,
électeur, etc.) ;
2. à traiter cette information en lui donnant une pertinence juridique ;

3. à diffuser cette information à son demandeur (« On demande »), à un réseau de


personnes intéressées (diffusion par « abonnement », ou en mode « push »),
voire un lectorat sur tout support approprié et adapté à l’organisation
(publication papier, internet, intranet).

B/ Communication et propagation de la culture juridique

A travers les médias d’entreprises (revues, journaux, blogs, affichage) l’entreprise,


essaye d’instaurer avec un esprit de pédagogie, une culture juridique de manière à
permettre à l’ensemble de ses acteurs d’être sensibilisé sur les enjeux de la connaissance
et de l’ignorance de la norme juridique.

C/ Le lobbying juridique

Enormément d’entreprise réservent des fonds spécialement dédiés à des actions


d’influence sur les centres qui peuvent êtres des sources de normes juridiques et
règlementaire. Elles peuvent concrétiser cela par l’organisation de séminaires et de
manifestations, des journées d’étude à l’adresse des parlementaires, le financement
d’association non lucratives travaillant dans le sens voulu de ces entreprises…

BiBLioGrApHie
 Droit civil la formation du contrat, Antoine VIALARD, OPU 1981.
 Droit Maritime, Antoine VIALARD, Presses Universitaires de France.

 Le droit des affaires, Claude CHAMPAUD, Presses Universitaires de France


1994.

 Droit des affaires : Relations de l’entreprise commerciale, Annie


CHAMOULAUD –Gulsen YILDIRIM, Lexi Fac Droit, Février 2003.

 Politique juridique de l’entreprise, M. Deslandes – P. Laurent, Edition


Vuibert 1989.

 Droit de la distribution et de la consommation, Jean Beauchard, Presses


Universitaires de France.

 La responsabilité pénale des cadres et dirigeants dans le monde des affaires,


Jean-Paul Antona – Philippe Colin – François Lenglart, Dalloz, 1996.

 Management du risque
C. Marmuse – X. MONTAIGNE, Vuibert, 1989.

 Divers site internet

Vous aimerez peut-être aussi