Etude de La Qualité Physico-Chimique Et Bactériologie Des Eaux Épurées Issues de La Station D'épuration de La Ville de Saida
Etude de La Qualité Physico-Chimique Et Bactériologie Des Eaux Épurées Issues de La Station D'épuration de La Ville de Saida
كلية العلوم
Faculté des Sciences
قسم البيولوجيا
Département de Biologie
Présenté par :
M : lakehal maroua
Soutenu le : 01/06/2023
J’exprime d’abord mes profonds remerciements à Allah le tout puissant, merci de m’avoir
accordé le force et la patience d’aller jusqu’au au bout de mon rêve et le bonheur d’archiver
ce travail.
Je remercie mon père, mon Soutien, et ma mère, la lumière de mes yeux, et mes frères pour
leur soutien constant.
Ce mémoire n’aurait pas pu avoir lieu sans un encadrement de grand qualité celui de Mr.
Saidi pour avoir proposé et dirigé ce sujet de mémoire et pour son appui scientifique, sa
disponibilité et son en encouragement durant la préparation de mon projet de fin d’é[Link] le
remercie également pour son aide précieuse et continuelle pendant l’élaboration de ce travail.
Mes grands remerciement aussi aux membres de jury qui ont pris la peine d’évaluer mon
travail.
Enfin, nous tenons également à remercie toutes les personnes qui ont participé de prés ou
de loin à la réalisation de ce travail.
Dédicace
A mon cœur, mon amour, le bonheur et la joie de ma vie, mon chère père qui ma
appris le sens de la persévérance tout au long de mes études, pour son sacrifice, ses conseils et
ses encouragement.
A l’ombre de mes pas et le bonheur de ma vie chère mère qui ma apporté son appui
durant toutes mes années d’études, pour son sacrifice et soutien qui m’ont donnée confiance,
courage et sécurité.
A mes chers sœurs Fatima, Amina, Fatiha, Sara, et aussi a mon frère Abdelkader.
L’eau, ressource naturelle indispensable à la vie, est de plus en plus convoitée de par le
monde est aussi devenue, de manière directe ou induite, la première cause de plusieurs maladies, de
mortalité et un enjeu planétaire potentiellement source de conflits au monde.
La présente étude porte sur le suivi et la caractérisation de la qualité physico-chimique et
bactériologique des eaux épurées de la station d’épuration de la ville de Saida, afin de savoir s’il y a
une possibilité pour une éventuelle réutilisation de ces eaux à des fins agricoles, industrielles ou
autre.
Les résultats obtenus révèlent une efficacité de dégradation de la pollution carbonée (MES de
21 mg/l, DBO5 de 13 mg/l et DCO de 46 mg/l) par rapport aux normes Algériennes avec un taux
d’abattement de cette pollution de 92 % pour la MES, 96 % pour la DBO5et92 % pour la DCO. Les
résultats bactériologiques confirment la présence de divers germes indicatrices de contamination
fécale et en germes pathogènes tels que les coliformes totaux et fécaux, les streptocoques fécaux et
les clostridiums sulfite-réducteurs en nombre important.
Water, a natural resource essential to life, and increasingly coveted around the world and also
become, directly or indirectly, the cause of several diseases, mortality and a planetary issue
potentially source of conflict in the world.
The present study concerns the follow-up and the characterization of the physico-chemical
and bacteriological quality of the purified waters of the wastewaster treatment plant of the city of
Saïda, in order to know if there is a possibility for a possible reuse of its waters at agricultural
purposes, industrial or otherwise.
The résults obtained reveal an efficiency of degradation of carbon pollution (21mg/l for ss,
13mg/l for BOD and 46mg/l for COD) compared to Algerian standards with a pollution reduction
rate of 92% for ss, 96% for BOD and 92% for COD. The bacteriological results confirm the presence
of various germs indicative of faecal contamination and pathogenic germs such as total and faecal
coliforms, faecal streptococci and sulfite-reducing clostridia in significant numbres.
Key words : The water, physico-chemical qualité, bacteriological, purified water, pollution.
ملخص
الماء ،وهو مورد طبيعي ضروري للحياة ،ويتزايد الطلب عليه في جميع أنحاء العالم وأصبح أيضً ا ،بشكل مباشر أو غير مباشر،
سببا للعديد من األمراض و الوفيات و قضية كوكبية يحتمل أن تكون مصدرا للصراع في العالم
تتعلق الدراسة الحالية بمتابعة وتوصيف الجودة الفيزيائية والكيميائية والبكتريولوجية للمياه النقية لمحطة تنقية مدينة سعيدة،وذلك
لمعرفة ما اذا كانت هناك امكانية العادة استخدام مياهها في هذه المنطقة.أغراض زراعية،صناعية أو غير ذلك.
النتائج التي تم الحصول عليها تكشف عن كفاءة تحلل التلوث الكربوني (12مغ/ل من نظام التنفيذ التصنيعي21،مغ/ل من طلب
األكسجين البيوكيميائي و64مغ/ل من طلب األكسجين الكيميائي) مقارنة بالمعايير الجزائرية مع معدل خفض لهذا التلوث (فيما يخص
نظام التنفيذ التصنيعي % 64،بالنسبة لطلب األكسجين البيوكيميائي و % 61بالنسبة لطلب األكسجين الكيميائي).تؤكد النتائج
البكتريولوجية وجود العديد من الجراثيم التي تشير إلى تلوث البراز و الجراثيم المسببة لألمراض مثل القولونيات البرازية و
الكلية،والمكورات العقدية البرازية و المطثيات المقلصة للكبريت بأعداد كبيرة.
الكلمات المفتاحية :الماء،الجودة الفيزيوكيميائية،البكتريولوجية،الماء المقطر،التلوث
Liste des tableaux
Numéro Numéro
de la Titre de la figure de la page
figure
Partie bibliographique
01 Bassin biologie 13
02 Schéma d’une lagune naturelle 18
03 Coupe schématique du procédé de phytoépuration 19
04 Situation géographique de la zone d’étude 20
05 Moyenne mensuelle de la précipitation (2000-2018). 22
06 Répartition des températures moyennes, maximales et minimale 2000 à 2018. 22
07 La Station d’épuration à boues activées 23
08 les étapes de traitement des eaux usées dans la STEP de Saida 28
Partie expérimentale
09 Prélèvement des échantillons d’eau epurée 33
10 PH mètre 38
11 l’oxymètre du bassin biologique 39
12 Unité de filtration 40
13 Balance de précision 40
14 Etuve 105c° 40
15 D.B.O mètre 42
16 flacon à D.B.O avec oxytope 42
17 spectrophotomètre DR 3900 43
18 Réactif DCO 44
19 Bloc Chauffant 44
20 Recherche et dénombrement des germes totaux dans l’eau 48
21 Recherche et dénombrement coliformes fécaux dans l’eau 49
22 Recherche et dénombrement streptocoques fécaux dans l’eau 51
23 Recherche et dénombrement Clostridium sulfito-réducteurs dans l’eau 53
24 variations des valeurs de la température de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la 55
STEP
25 variations des valeurs du pH de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP 56
26 variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée et épurée 57
27 Variation des teneurs en MES de l’eau brute et épurée 58
28 variations de la DBO5 de l’eau brute et traitée 59
29 variations de la DCO de l’eau brute et traitée 60
30 variations des taux d’oxygène dissous dans les eaux brutes et épurées de la STEP 61
31 variations des teneurs en nitrites à l’entrée et la sortie de la STEP 62
32 variations des teneurs en nitrate à l’entrée et la sortie de la STEP 63
33 variations des teneurs en PO43-à l’entrée et la sortie de la STEP 64
Abréviation
pH : Potentielle acido-basique.
To : Température.
Co : Degrés Celsius.
% : Pourcent.
Mm : Millimètre.
Mg : Milligramme.
Km: kilomètre.
MO : Matière organique.
Remerciements……………………………………………….……………………………………. I
Dédicace…………………………………………………….………………..…………………… II
Résumé………………………………………………………….………………………………… III
Abréviation………………………………………………………………………………….…….. 1
Introduction....................................................................................................................................... 01
1 Définition........................................................................................................................................ 03
- Température.................................................................................................................................... 04
- La conductivité................................................................................................................................ 06
- L’azote............................................................................................................................................. 06
-L’azote ammoniacal......................................................................................................................... 06
-Les nitrates....................................................................................................................................... 06
-les nitrites......................................................................................................................................... 07
- Le phosphore................................................................................................................................... 07
- La turbidité..................................................................................................................................... 07
- Couleur et odeur.............................................................................................................................. 08
- coliformes totaux............................................................................................................................ 08
- coliformes fécaux........................................................................................................................... 09
- Stréptocoques fécaux..................................................................................................................... 09
1-Prétraitements .............................................................................................................................. 10
a :dégrillage .................................................................................................................................... 10
b:dessablage ................................................................................................................................... 10
c:dégraissage-déshuilage................................................................................................................ 10
2-Traitement primaire..................................................................................................................... 11
b:coagulation-floculation................................................................................................................ 11
c:décantation................................................................................................................................... 12
d : filtration..................................................................................................................................... 12
a :traitement anaérobies.................................................................................................................. 13
c :boues activées............................................................................................................................. 14
e :biofiltration................................................................................................................................. 15
4-traitement tertiaires..................................................................................................................... 15
a :élimination de l’azote................................................................................................................. 15
b :élimination du phosphore.......................................................................................................... 16
c :désinfection............................................................................................................................... 16
1-lagunage naturel......................................................................................................................... 17
2-lagunage aéré............................................................................................................................. 18
- Phyto épuration.......................................................................................................................... 18
1-1 Localisation............................................................................................................................ 20
3 Historique de la STEP............................................................................................................. 24
6 L’impact de la STEP.............................................................................................................. 29
a .1 paramétres de fonctionnement............................................................................................ 30
-charge volumique................................................................................................................... 30
-besoin en oxygéne................................................................................................................. 31
2 Type d’échantillonnage....................................................................................................... 34
-échantillonnage instantané.................................................................................................... 34
-échantillonnage composé...................................................................................................... 34
- Matériels utilisés................................................................................................................. 36
1. Température...................................................................................................................... 37
2 .Potentiel hydrogène........................................................................................................... 38
3. L’oxygéné dissous............................................................................................................ 38
6. Dosage spectroscopique..................................................................................................... 43
[Link] de phosphore...................................................................................................... 46
1-2 Le pH........................................................................................................................... 55
1-3 La conductivité............................................................................................................ 56
Conclusion................................................................................................................. 68
Référence bibliographique
Annexe
Introduction
Introduction :
L’eau est une ressource limitée et précieuse, tous les êtres vivantes (animale ou
végétales) ont besoin d’eau pour exister par ce que c’est l’un des 5 éléments indispensables
à la vie (Anonyme, 2011), elle nous permet de boire, de nous laver, de cuisiner, d’irriguer
nos cultures, de produire de l’électricité et bien d’autre choses encore (Anonyme, 2023),
l’ensemble de ces activités humaines produit des eaux usées.
Les eaux usées regroupent les eaux résiduaires domestiques (les eaux de vannes et les eaux
ménagères), les eaux de ruissellement et les effluents industriels (eaux usées des usines).
Elles constituent donc un effluent pollué, et qui sont rejetées dans un émissaire d'égout vers
le milieu naturel (Zeghoud, , 2014)
En Algérie, la plus part des régions du pays se trouvent dans un climat aride à semi-
aride, avec un déficit hydrique considérable, les ressources en eau existantes sont menacées
par une pollution causée par les rejets d'eaux urbaines et industrielles dans les milieux
récepteurs. Ces rejets peuvent contenir de nombreuses substances, sous forme solide ou
dissoute, ainsi que de nombreux micro-organismes pathogènes, menacent la qualité de
l’environnement dans son ensemble (Degrémant, 2005). Le traitement de ces rejets
s’avère indispensable afin de lutter contre leurs effets nocifs. Différentes techniques de
traitement sont utilisées qu’elles soient biologiques (lagunage naturel ou aéré, boues
activées oulits bactériens), physicochimiques (la coagulation-floculation, la précipitation
ou l’oxydation) ou membranaires (l’osmose inverse, la nanofiltration ou l’électrodialyse)
(Edeline, 1997 ; Degrémant, 2005).
1
Introduction :
La wilaya de Saida est exposée à l’instar des autres régions du pays au problème
de la pollution hydrique, liée à l’activité humaine en particulier l’utilisation domestique.
2
Chapitre I
Synthése
biblioghraphique sur
les eaux usées
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
L’eau après usage subira une modification défavorable de ces propriétés causé par
l’activité humaine quel que soit la nature de ses activités (domestique, industriel ou
agricole.) (Mezhoud , 2019) les rendant impropre à l’utilisation. L’objectif de ce chapitre
est de donner une idée sur les eaux usées et leurs caractéristiques.
1. Définition:
Une eau est dite usée ou pollué une fois qu’elle perd ces caractéristiques physiques
chimiques et organoleptiques (Audic et Esser , 2006). Ce sont des eaux chargées de
polluants, solubles ou non, provenant essentiellement de l’activité humaine. (Rejsek ,
2002).selon (Grosclaude , 1999) une eau usée est généralement un mélange de matières
polluantes répondant à ces catégories, dispersées ou dissoutes dans l’eau qui a servi aux
besoins domestiques ou industriels.
* Les eaux ménagères: qui sont évacuées par les cuisines et les salles de bain elles sont
polluée par des détergents، les lessives et des graisses.
*Les eaux des vannes: qui proviennent des sanitaires (W.C), très chargées en matières
organiques hydrocarbonées, en composés azotés, phosphatés et microorganisme (Rejsek,
2002)
3
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
2.3. Origine industrielle : ce sont les déchets liquides résultants selon les
activités exercées de l’extraction ou de la transformation de matières premiers en produits
industriels. (Ben Slimane , 2001) Elles sont très différentes des eaux usées domestiques.
Leurs caractéristiques varient d'une industrie à l'autre. En plus des matières organiques,
azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir (Rodier , 2005)
* Le lessivage des sols et des surfaces imperméabilisées. Les déchets solides ou liquides
déposés, par temps sec, sur ces surfaces, sont entraînés dans le réseau d'assainissement
parles premières précipitations qui se produisent.
* La remise en suspension des dépôts des collecteurs. Par temps sec, l'écoulement des eaux
usées dans les collecteurs du réseau est lent, ce qui favorise le dépôt des matières
décantables. Lors d'une précipitation, le flux d'eau, le plus important permet la remise en
suspension de ces dépôts (Rodriguez et Garcia , 2004)
-Température : elle joue un rôle important en ce qui concerne la solubilité des Sels
et des gaz. Comme elle détermine le taux et la vitesse des réactions de dégradation, elle
permet également de corriger les paramètres d’analyse (conductivité- PH- O2) dont les
valeurs sont lie à la température (Rejsek, 2002).
4
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
Ce paramètre doit être mesuré sur le train par un ph mètre ou par colorimètre (Olivier ,
1995)Dont sa valeur optimum est entre 7 et 8.5.
-La demande Biologique en Oxygène (DBO) : La DBO est l’un des paramètres
les plus importants et utile indiquant la force organique des eaux usées. Elle correspond à
la quantité d’oxygène nécessaire aux micro-organismes aérobies de l’eau pour oxyder les
matières organiques(MO) biodégradables d’une eau (Rejsek, 2002). La mesure la plus
couramment réalisé est celle de la DBO5 correspond à la demande biochimique en
oxygène après 5 jours d’incubation de l’échantillon à une température 200C.
5
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
-L’azote : L’azote présent dans l’eau usée se trouve sous forme organique ou
minéral.
L’azote organique (constitué par des composés tels que des protéines, des
polypeptides, des acides aminés, de l’urée) dont leur concentration est souvent plus faible
que celle de l’azote minérale (ammoniaque-nitrite-nitrate) qui constitue la majeur partie de
l’azote totale (Rodier, 2005).
Dans son état primitif, l’ammoniac (NH3) est un gaz soluble dans l’eau, mais,
suivant les conditions de pH, il se transforme soit en un composé non combiné, soit sous
forme ionisée (NH4+). Les réactions réversibles avec l’eau sont fonction également de la
température et sont les suivantes : NH3 +H2O → NH4OH → NH4+ + OH- (Rejsek, 2002)
Les nitrates : Les nitrates se trouvant naturellement dans les eaux provenant en grande
partie de l’action de l’écoulement des eaux sur le sol constituant le bassin versant dont sa
nature joue un rôle essentiel dans leur présence et l’activité humaine accélère le processus
d’enrichissement des eaux en nitrates. Leurs concentrations naturelles ne dépassent pas 3
mg/l dans les eaux superficielles et quelques mg/L dans les eaux souterraines. Ces
dernières années la teneur en nitrates est en augmentation, de l’ordre de 0,5 à1 mg/l/
(Mezhoud , 2019) , dans certaines régions égale à 2 mg/l/an. Cette augmentation a
plusieurs origines :
6
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
Les nitrites : L’azote nitreux (NO2) provient d’une oxydation incomplète de l’azote
ammoniacal ou par une réduction des nitrates par dénitrification. Les nitrites sont instables
et se transforment rapidement en nitrates. Les nitrites sont toxiques pour l’organisme
humain, sa présence en quantité importante dégrade la qualité de l’eau, ils sont dosés
suivant la méthode colorimétrique.
- Les métaux lourds : Les métaux lourds se trouvent dans les eaux usées urbaines
à l’état de trace. Ils englobent l’ensemble des métaux lourds dont certains sont essentiels
pour l’organisme vivant telle que le cuivre, le zinc, le chrome... en petite quantité alors que
d’autres ont souvent un effet toxique, même à l’état de traces comme le plomb, le mercure
,l’arsenic et le cadmium. Leur présence, est nuisible pour l’activité des micro-organismes,
donc perturbe le processus d’épuration biologique.
7
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
Elle est mesure à l’aide d’un turbidimètre ou bien un spectrophotomètre (Bontoux , 1993)
-Couleur et odeur : Une eau pure observée sous une lumière transmise sur une
profondeur de plusieurs mètres émet une couleur bleu clair car les longueurs d’ondes
courtes sont peu absorbées alors que les grandes longueurs d’onde (rouge) sont absorbées
très rapidement. (Rejsek, 2002).
La coloration d’une eau est dite vraie ou réelle lorsqu’elle est due aux seules substances en
solution. Elle est dite apparente quand les substances en suspension y ajoutent leur propre
coloration. (Mezhoud , 2019)
- Coliformes totaux :
Les bactéries coliformes existent dans les matières fécales mais se développent
également dans les milieux naturels, les eaux traitées ne doivent pas contenir de
coliformes, cependant l’absence de ces derniers ne signifie pas nécessairement, que l’eau
ne présente pas un risque pathogène. (Nani et Touil , 2021)
8
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
-Coliformes fécaux :
-Streptocoques fécaux :
Ce groupe n’est généralement pas considérer comme pathogène, tout fois leur
recherche associée celle des coliformes fécaux consiste un bon indice de contamination
fécale car les streptocoques étaient un meilleur témoin que les coliformes fécaux pour des
pathologies infectieuses. (Nani et Touil , 2021)
La dépollution des eaux usées nécessite une succession d'étapes faisant appel à des
traitements physiques, physico-chimiques et/ou biologiques. En dehors des plus gros
déchets présents dans les eaux usées, l'épuration doit permettre, au minimum, d'éliminer la
majeure partie de la pollution dissoute. Selon le degré d'élimination de la pollution et les
procédés mis en œuvre, plusieurs niveaux de traitements sont définis : les prétraitements, le
traitement primaire et le traitement secondaire. Dans certains cas, des traitements tertiaires
sont nécessaires, notamment lorsque l'eau épurée doit être rejetée en milieu
particulièrement sensible. (Memento , 1989).Les rejets dans les eaux de baignade, dans
des lacs souffrant d'un phénomène d'eutrophisation ou dans des zones d'élevage de
coquillages, sont concernés par ce troisième niveau de traitement. Les traitements tertiaires
peuvent, également, comprendre des traitements de désinfection. (Ademe , 2005)
9
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
1. Prétraitements :
Les eaux brutes doivent généralement subir, avant leur traitement proprement dit,
un prétraitement qui comporte un certain nombre d'opérations, uniquement physiques ou
mécaniques. Il est destiné à extraire de l'eau brute, la plus grande quantité possible
d'éléments dont la nature ou la dimension constitueront une gêne pour les traitements
ultérieurs (Degremont , 1978)78Ces prétraitements constituent une première étape très
importante pour assurer un traitement efficace des eaux usées. Trois types principaux
peuvent être distingués :
a. Dégrillage :
Au cours du dégrillage, les eaux usées passent au travers d'une grille dont les
barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les matières les plus volumineuses transportées
par l'eau brute, qui pourraient nuire à l'efficacité des traitements suivants ou en compliquer
leur exécution. Le dégrillage permet aussi de protéger la station contre l'arrivée
intempestive des gros objets susceptibles de provoquer des bouchages dans les différentes
unités de l'installation. Les éléments retenus sont, ensuite, éliminés avec les ordures
ménagères (Degremont, 1978).
b. Dessablage :
Le dessablage a pour but d'extraire des eaux brutes les graviers, les sables et les
particules minérales plus ou moins fines, de façon à éviter les dépôts dans les canaux et
conduites, à protéger les pompes et autres appareils contre l'abrasion et à éviter de
surcharger les étapes des traitements suivants. (Degremont, 1978).
c. Dégraissage – Déshuilage :
10
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
gras dans les eaux usées, qui peuvent gêner l'efficacité du traitement biologique qui
intervient ensuite (Degremont, Gaid in Noureddine , 2017)
2. Traitement primaire :
Après les prétraitements, il reste dans l'eau une charge polluante dissoute et des
matières en suspension que ce traitement va permettre d’éliminer en partie. La nature
(organique ou minérale), les dimensions (particules grossières non piégées lors des étapes
de prétraitements, finement dispersées ou à l'état colloïdal) et la densité de ces particules
sont très variables. Le traitement primaire correspond à une étape gravitaire qui permet
d’isoler par décantation les particules décantables. Les eaux vont traverser les bassins
décanteurs à faible vitesse pour que les matières en suspension puissent sédimenter, le
traitement "primaire" fait appel à des procédés physiques, avec filtration et décantation
plus ou moins aboutie, éventuellement assortie de procédés physico-chimiques, tels que la
coagulation- floculation : (Cardot , 1999)
a. Traitements physico-chimiques :
b. Coagulation – floculation :
La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des particules
très petites, dites particules colloïdales. Ces particules, qui peuvent rester en suspension
dans l'eau durant de très longues périodes, peuvent même traverser un filtre très fin. Par
ailleurs, puisque leur concentration est très stable, ces dernières n'ont pas tendance à
s'accrocher les unes aux autres. Pour les éliminer, on a recours aux procédés de coagulation
et de floculation.
La coagulation a pour but principale de déstabiliser les particules en suspension,
c'est-à-dire provoquer la neutralisation de leurs charges électriques superficielles et faciliter
l’agglomération de ces particules, pour former un flocon volumineux décantable, appelé
floc.
11
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
La floculation a pour objectif de favoriser, à l'aide d'un mélange lent, les contacts
entre les particules déstabilisées. Ces particules s'agglutinent pour former un floc qu'on
peut facilement éliminer par les procédés de décantation et de filtration (Desjardins,
1990).
c. Décantation :
La décantation est un procédé qu'on utilise dans, pratiquement, toutes les stations
d'épuration et de traitement des eaux (Desjardins, 1990). Son objectif est d'éliminer les
particules dont la densité est supérieure à celle de l'eau par gravité. La vitesse de
décantation est en fonction de la vitesse de chute des particules, qui elle-même est en
fonction de divers autres paramètres parmi lesquels : grosseur et densité des particules
(Vilagines , 2003)
Les matières solides se déposent au fond d'un ouvrage appelé "décanteur" pour
former les boues "primaires". Ces dernières sont récupérées au moyen de systèmes de
raclage. L'utilisation d'un décanteur lamellaire permet d'accroitre le rendement de la
décantation. La décantation est encore plus performante lorsqu'elle s'accompagne d'une
floculation préalable (Degremont, 1978).
d. Filtration :
La filtration est un procédé physique destiné à clarifier un liquide, qui contient des
matières solides en suspension, en le faisant passer à travers un milieu poreux. Les solides
s'y accumulent ; il faut donc nettoyer ce milieu de façon continue ou de façon intermittente.
La filtration, habituellement précédée des traitements de coagulation-floculation et
de décantation, permet d'obtenir une bonne élimination des bactéries, de la couleur, de la
turbidité et indirectement de certains goûts et odeurs (Desjardins , 1990)
Dans la grande majorité des cas, l'élimination des pollutions carbonées et azotées
s'appuie sur des procédés de nature biologique, basés sur la croissance de micro-
organismes aux dépens des matières organiques "biodégradables" qui constituent leur
nourriture (Vilagines, 2003) :
L’épuration biologique a pour but d’éliminer la matière polluante biodégradable contenue
dans l’eau usée (décantée ou non), en la transformant en matières en suspension : micro-
12
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
a. Traitements anaérobies :
Les traitements anaérobies font appel à des bactéries n'utilisant pas de l'oxygène, en
particulier, aux bactéries méthanogènes qui conduisent, comme leur nom l'indique, à la
formation du méthane à partir de la matière organique, et à un degré moindre de CO2.
Ce type de fermentation est appelé digestion. C'est une opération délicate qui
demande une surveillance importante de la température, qui doit être maintenue à un
niveau très stable et suffisamment élevée, Il faut aussi éviter les écarts brutaux de pH et les
substances inhibitrices du développement bactérien, tels que les cyanures, les sels de
métaux lourds et les phénols. Ce système est davantage utilisé pour le traitement des
effluents urbains, que pour le traitement des effluents industriels généralement toxiques
pour les bactéries (Vilagines, 2003).
13
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
b. Traitements aérobies :
c. Boues activées :
d. Lits bactériens :
14
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
bactéries anaérobies prés du fond. Les sous-produits et le gaz carbonique produits par
l’épuration s’évacuent dans les fluides liquides et gaz. Une étape de séparation liquide-
biomasse est assurée par un dispositif de clarification.
Comme pour les boues activées, une partie de ces boues sert à réensemencer les
bassins biologiques tandis que le reste est transféré vers la filière boue.
(Gaid,Ademe,[Link] in Noureddine , 2017)
e. Biofiltration :
Cette technique est surtout utilisée pour le traitement des eaux urbaines lorsque se
pose un problème d’encombrement. Elle utilise comme support un matériau granulaire qui
assure d’une part, la rétention des matières en suspension par filtration et d’autre part, la
fixation d’une biomasse épuratrice. L’air est insufflé par le bas ; l’eau peut être introduite
par courant ascendant ou descendant suivant la technique utilisée. Les micro-organismes
adhèrent à chaque grain sous la forme d’un film biologique épurateur ou biofilm.
4. Traitements tertiaires :
a. Elimination de l'azote :
Les stations d'épuration classiques, prévues pour éliminer les matières carbonées,
n'éliminent que des quantités réduites d'azote présent dans les eaux usées. Pour satisfaire
15
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
aux normes de rejet en zones sensibles, des traitements complémentaires doivent être mis
en place. L'élimination de l'azote est, le plus souvent, obtenue grâce à des traitements
biologiques, de "nitrification-dénitrification".
Les procédés physiques et physico-chimiques d'élimination de l'azote
(électrodialyse, résines échangeuses d'ions, "strippage" de l'ammoniaque) ne sont pas
utilisés dans le traitement des eaux résiduaires urbaines, pour des raisons de rendement et
de coût (Bechac et Boutil , 1987)
b. Elimination du phosphore :
c. Désinfection :
16
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
On peut également désinfecter l'eau grâce à des moyens physiques : ultrasons, ultraviolets
(UV) ou rayon gamma (Desjardins, 1990).
Le lagunage est un procédé d'épuration des eaux usées qui consiste en un lent
écoulement de l'eau dans un ou plusieurs réservoirs peu profonds (la profondeur des
lagunes varie de 0,5 à1,5 m) où prolifèrent des bactéries et autres organismes vivants au
détriment des matières organiques et des sels minéraux contenus dans les eaux.
L’apport d’oxygène se fait par échange avec l'atmosphère ou par photosynthèse des
algues de surface qui se forment et fournissent de l'oxygène nécessaire au développement
des bactéries qui vont dégrader cette matière organique selon les processus de fermentation
aérobie.
Le temps de séjour dans les réservoirs est élevé (3 à 30 jours voire plus) ce qui
entraîne une diminution du nombre d'agents pathogènes (bactéries, virus, parasites...). Le
lagunage permet également l'élimination de la pollution microbienne, ce qui est un
avantage par rapport aux autres techniques d'épuration. Les boues vont se concentrer sur le
fond des lagunes (bassins de terre), intervenir dans la biologie du système et ne devront pas
être évacuées avant 5 ou 10 ans. (Valiron , 1983).
Le procédé permet d’obtenir des rendements d’élimination de la pollution de
l’ordre de 70 à80% et un très bon abattement de la pollution bactériologique (Chaib ,
2004).
1. Lagunage naturel :
17
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
2 .Lagunage aéré :
- Phytoépuration :
18
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
Par ailleurs, ils absorbent par leurs racines une partie (10 % environ) des sels
minéraux, nitrates et phosphates, issus de la décomposition de la matière organique
présente dans les eaux usées. La plupart des macrophytes sont capables d’assimiler les
métaux lourds, toujours présents dans les eaux usées et nocifs pour l’environnement
(Allouche et al in Noureddine , 2017)
19
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées
20
Chapitre II
Présentation de la
STEP de Saida
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
1-1-localisation :
La wilaya est située dans l'ouest algérien et elle s'étend sur une superficie de 7562km2. La
wilaya de Saïda est délimitée depuis le découpage administratif de 1985, comme suit :
Au nord par la wilaya de Mascara.
20
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
1-2-Structure de la Population
La population totale de la wilaya est estimée à 350 766 habitants, soit une densité de 200
habitants par Km².
DESIGNATION Données
Total population 350 766
Population active 151 180
Taux d’activité 25 %
Population active occupée 252 280
Taux de chômage 16 %
Le climat Le facteur climatique est toujours important dans n’importe quelle étude, il
constitue un élément déterminant dans le développement. Les données utilisées sont celle de la de
stations météorologique de Rebahia (Saida).
Située dans l’étage semi-aride, le climat dans la région de Saïda est sec et chaud en été et
froid en hiver. La zone d’étude reçoit en moyenne une pluviométrie moyenne annuelle de l’ordre de
348 mm ; la période pluvieuse s’étale généralement du mois de septembre à au mois de mai soit 9
mois avec un maximum au printemps et en hiver. Les mois les plus arrosés avec 69 % de la tranche
pluviométrique sont les mois d’octobre (52.3mm) et novembre (56.3 mm). Les minima sont
enregistrés en été où sévit la sécheresse estivale caractéristique essentielle du climat méditerranéen
(ONM, 2018).
21
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
La majorité des oueds drainent le bassin de l’oued de Saida les importants sont (ONA, 2023)
D’Ain El Hadj
22
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
Les eaux usées de la ville de Saida sont dirigées vers un exutoire qui est la station
d’épuration, située en aval de la ville.
La station d’épuration est implantée dans la partie nord-ouest de la ville a proximité de
l’oued Saida qui constitue le milieu récepteur des eaux épurées.
Le choix de ce site est d’après une étude géologique qui a montré la nature du sol pour
éviter tout tassement des ouvrages et l’existence des couches argileuse pour évité tout contact par
infiltration vers la nappa souterraine.
L’épuration des eaux avant leur rejet dans le milieu naturel devient ainsi une nécessité, il
faut protéger la nature, d’où la mise en service de la station d’épuration de Saida qui devra épurer
ces eaux urbaines et industrielles. (ONA, 2023).
23
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
3- Historique de la STEP :
24
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
A-PRETRAITEMENT
Les eaux usées véhiculent des matières en suspension très hétérogènes et souvent
volumineuses. On entend par « prétraitement » une série d’opérations qui a pour but d’éliminer
la partie la plus visible de la pollution et la plus gênante sur le plan de l’exploitation des
ouvrages. Ils ont un rôle déterminant sur le plan de l’exploitation de la station d’épuration et se
compose de:
1- Bassin de relevage :
4 pompes –immergées
Marque : ABS
Poids : 42Kg
1 - Dégrilleur :
Le dégrillage: Passage de l’eau à travers des barreaux plus ou moins espacés.
- Grilles grossières: espacement entre barreaux: 60-100mm.
- Grilles fines: espacement entre barreaux: 10-25mm.
Dégrilleur grossier manuel : 01
Largeur : 1 .500mm
Longueur : 6 .000mm
Dégrilleurs fin automatique :
Nombre de canaux de dégrillage fin : 0 2
Largeur de la grille : 1.000mm.
Largeur nette de passage : 660mm
Séparation entre barreaux : 10mm
Nombre de barreaux : 33
Séparation entre barreaux : 20m
2- Déssableur - Déshuileur : 02 Unité
Le dessablage: Extraction par sédimentation des graviers, sables et particules minérales,
ayant une taille de 0,2 à 2 mm.
Le dégraissage-déshuilage: combiné avec le dessablage, vise la séparation des produits de
densité légèrement inférieure à l’eau par flottation naturelle ou accélérée par injection de fines
bulles d’air. Nuisibles à la phase biologique du traitement (formation de mousses…) et
représentent environ 35 % de la DCO de l’eau brute.
Largeur totale zone de dessablage-déshuilage : 4m
Largeur totale zone de dessablage : 3m
25
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
B- Traitement biologique
Bassin d’aération (02 unités)
Forme rectangulaire de :
Longueur : 66,0 m.
Largeur : 44,0 m.
Hauteur d‘Eau : 4,5 m.
Profondeur total : 5m
Hauteur Béton : 5,60 m.
Volume utile total : 26.136 m³.
Volume utile unitaire : 13.068 m³.
Equipements des bassins.
Nombre de turbine : 12
Puissance des turbines installées : 75/55 KW
02 0xymètres de mesure d’oxygène dissous.
Décanteur secondaire (02 unités)
Nombre : 02
Diamètre : 43 m.
Surface unitaire : 1.452 m³.
Hauteur d’eau : 3 ,50 m.
Volume cylindrique : 5.0827 m³
Chloration, stérilisation
Le bassin de chloration est en béton armé
Longueur : 30m
Largeur : 12m
Hauteur utile : 3,5m
Hauteur total : 4m
26
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
Volume : 1.260m
II- Traitement des boues
Epaississement des boues,
Les dimensions de l’épaississeur sont :
Nombre : 01
Diamètre : 16 m.
Hauteur : 4 m.
Surface : 201 ,1 m 2
Volume de l’épaississeur :
804,25 m³.
Déshydratation des boues sur lits de séchage.
Longueur : 30 m
Largeur : 15m
Nombre total des lits : 20
Surface totale à mettre en œuvre : 9000 m 2
Production annuelle des boues : 83.865 m³ /an
Equivalent- habitant par unité d’aire : 16,7 eq / hab / m 2
27
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
Déversoir d’orage
Déssableur Déshuileur
Bassin d’aération
Décanteur secondaire
Lits de séchage
28
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
Figure 08 : les étapes de traitement des eaux usées dans la STEP de Saida (source : Benfatima et
Becharef, 2022)
La réalisation de la station d’épuration de la ville Saida est destinée à épurer les eaux usées
rejetée par la population de la ville, l’objectif principal et de lutter contre la pollution du milieu
récepteur (Oued Saida) :
29
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
biomasse. La biomasse est ensuite séparée par décantation et une partie de cette biomasse est
recyclée dans le réacteur. La biomasse excédentaire est extraite du système et constitue les boues
secondaires. Les systèmes de boues activées sont le plus souvent conçus pour être exploités en
mode continu avec un réacteur biologique, un décanteur secondaire et des équipements de retour
des boues du décanteur vers le réacteur. Un schéma de procédé typique est montré à la figure ci
dessous. Ils peuvent aussi être conçus pour être exploités en mode séquentiel, une période étant
réservée à la décantation directement dans le réacteur. (ONA, 2023)
a- Caractéristiques du procédé
Cm = L0.Q / St.V
Cm en kg DBO5 / kg MesT/j.
- Charge volumique:
Il correspond au quotient du poids journalier DBO5 appliqué; rapporté au volume unitaire du
bassin d’aération:
CV = Lo.Q / V
30
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
A = V.X / [Link]
- Indice et Mohlman :
Cet indice définit le volume de boue activée décantée an ½ heure
( en ml) par rapport à la masse de résidu sec de cette boue (en g de matières).
Im = V / M
V: volume de boue obtenu après 30 minutes de décantation d’un litre de boue activée.
M: concentration de MES de la boue activée.
-Plus l’indice est élevé, moins la boue décante bien.
- Besoin en oxygène :
A fin de garantir aux micro-organismes des conditions satisfaisantes de croissance tout en
assurant un fonctionnement normal ; il faudrait maintenir la concentration en oxygène dans
le bassin d’aération supérieur à 2 mg /l en tout temps et quelque soit la charge.
8- Les objectifs épuratoires de la STEP de Saida (les concentrations des eaux épurées à la
Sortie) (ONA, 2023)
31
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
Paramètres Normes
T° (°C) ˃ 30
pH (mg/l) 6.5 - 8.5
O2 (mg/l) 5
DBO5 (mg/l) 30
DCO (mg/l) 90
MES (mg/l) 120
Zinc (mg/l) 2
Chrome (mg/l) 0.1
Azote total (mg/l) 50
Phosphore total (mg/l) 2
Hydrocarbures (mg/l) 10
Détergents (mg/l) 1
Huiles et graisses (mg/l) 20
32
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA
33
Chapitre III
Matériel et méthode
Chapitre III Matériel et Méthodes
Echantillonnage de l’eau
L’échantillonnage des eaux est une opération qui consiste à prélever des
échantillons d’eau en vue d’analyse. L’échantillonnage est une étape primordiale de
l’analyse car pour obtenir un résultat d’analyse pertinent, il est nécessaire que l’échantillon
d’eau soit représentatif, qu’il soit conservé dans de bonnes conditions jusqu’au lieu de
l’analyse, et qu’il ne soit pas contaminé par toute substance qui pourrait provoquer un
résultat d’analyse erroné.
Figure 09 : Prélèvement des échantillons d’eau epurée ( prises au niveau de la STEP de Saida)
33
Chapitre III Matériel et Méthodes
Le point d’échantillonnage est certes l’un des facteurs les plus important lors
d’une campagne d’échantillonnage et doit être choisis judicieusement . Idéalement ,
son emplacement est sélectionné en fonction de la représentativité des échantillons .
Le choix de points d’échantillonnage représentatifs doit s’appuyer sur une déduction
logique tenant compte des objectifs de l’échantillonnage et des substances à analyser.
2-Types d’échantillonnage :
-Echantillonnage instantané :
- Echantillonnage composé :
34
Chapitre III Matériel et Méthodes
Il convient que les récipients contenant les échantillons soient protégés et bouchés
de sorte que les échantillons ne se détériorent pas et qu’ils ne perdent aucun de leurs
constituants durant le transport. Il convient que le matériau d’emballage protège les
récipients contre toute contamination extérieure et toute rupture éventuelles, notamment
près de l’ouverture du récipient, et qu’il ne soit pas lui-même une source de
contamination.
35
Chapitre III Matériel et Méthodes
Désignation du matériel
Etuve – RAYPA
Four à monflle – DINKO
Centrifugeuse
Unité de filtration avec pompe à Vide
Distillateur (SG)
Plaque chauffante DCO
Balance de Précision
Spectrophotomètre
Agitateur
Microscope Optique
Conductimètre
Réfrigérateur
Armoire thermostatique
PH mètre
-Verre de précipité
-Dessiccateur
-Pince
36
Chapitre III Matériel et Méthodes
-Agitateurs magnétiques
- Pince
- lentilles de NAOH
- Inhibiteur de nitrification
-Pipette graduée de 2 ml
-Réacteur DCO
-Spectrophotomètre
1 La température :
37
Chapitre III Matériel et Méthodes
*Procédure expérimentale :
3. L’oxygène dissous :
L’oxygène dissous est un compose essentiel de l’eau, car il permet la vie de la faune
et la flore, il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes
aquatiques. Dans le domaine de l’épuration, il est indispensable pour la dégradation de la
pollution, l’oxygène dans l’eau dépend des différents facteurs dont la température, la
pression et la force ionique du milieu.
38
Chapitre III Matériel et Méthodes
Ce sont des particules solides très fines et généralement visibles à l’œil nu.
Théoriquement, ils ne sont pas solubilisés. Les MES sont en majeure partie de nature
biodégradable ; La plus part des micro-organismes pathogènes contenues dans les eaux
usées sont transportées par les MES qui les protègent de beaucoup de traitements. Si les
MES sont présentes en trop grande quantité, elles peuvent entraîner le colmatage des
canalisations. (ONA, , 2023)
39
Chapitre III Matériel et Méthodes
*Procédure expérimentale :
-Filtrer l’échantillon.
40
Chapitre III Matériel et Méthodes
-Retirer avec précaution le papier filtre à l’aide d’une pince à extrémité plate.
-Peser P1.
-Renouveler ces opération jusqu’à l’obtention d’un poids constant (La différence entre
deux pesées consécutives n’excède pas 0,5 ou 0,1 mg.
Calculs et résultats
NF EN 1899-1(MAI 1998).
41
Chapitre III Matériel et Méthodes
*Procédure expérimentale :
-Remplir deux flacons, le premier par 97 ml d’eau usée et le second par 365 ml d’eau
épurée.
-Placer un barreau magnétique dans chacun des flacons pour l’homogénéisation du milieu
interne.
- Rajouter 1g d’hydroxyde potassium (KOH) dans les bouchons hermétiques pour absorber
l’humidité (CO2).
-Visser l’oxytope sur le flacon .Ensuite on règle les plages des mesures de [0 à 600] pour
les eaux usées et de [0 à 90] pour les eaux épurées.
- Placés les flacons dans l’armoire thermostatique, sur l’agitateur.
- L’incubation des échantillons dure 05 jours à une température de 20°C, Les valeurs
prises, seront celles affichées à la fin des 05jours.
6. Dosage spectroscopique :
Les nitrates, les nitrites, l’ammoniac et la DCO ont été déterminés à l’aide d’un
spectrophotomètre de type HACH DR 3900 et des tubes en verre de 25 ml de capacité. La
détection se fait dans le domaine du visible de l’appareil allant de 325 à 900 nm. L’analyse
de l’élément ou du composé est réalisée suite à une complexassions de celui-ci avec le
réactif ajouté, ce qui développe une couleur. L’intensité de la couleur obtenue et le choix
approprié de la longueur d’onde permettent l’analyse de l’élément contenu dans
l’échantillon. (ONA, , 2023)
42
Chapitre III Matériel et Méthodes
43
Chapitre III Matériel et Méthodes
*Procédure expérimentale :
On parle aussi de l’azote NO 2, des Nitrites, ils sont souvent en quantité très faible
car c’est une forme chimique très instable. (ONA, , 2023)
*procédure expérimentale :
44
Chapitre III Matériel et Méthodes
-Au spectrophotomètre
-On place le blanc dans le puits de mesure et on presse ZERO L’affichage Indique 0.000
mg/l NNO2
–On place l’échantillon préparé et on lit le résultat affiché en mg/l NNO2
– Pour avoir les nitrites en mg/l, on multiplie par la constante 4.4 et par le facteur de
dilution (10) s’il ya lieu de dilution.
9. Dosage des nitrates
L'ion nitrate (NO3-) est la principale forme d'azote inorganique trouvée dans les eaux
naturel Pour les nitrates, sélectionner le numéro au spectrophotomètre 353 (ONA, , 2023)
*Procédure expérimentale :
*Procédure expérimentale :
45
Chapitre III Matériel et Méthodes
Coliforme totaux.
Coliformes fécaux.
Streptocoques fécaux.
Clostridium sulfito-réducteurs.
Mode opératoire:
A partir de l’eau à analyser, on met 2 fois 1 ml dans deux boites de Pétri vides préparées à
cet usage et numérotées. Compléter ensuite chacune des boites avec environ 15ml de
gélose PCA et mélanger avec précaution en mouvement rotatoire puis laisser solidifier
(Tfyeche, , 2014)
46
Chapitre III Matériel et Méthodes
Porter 1ml d’eau analyser dans completer la boite bétri environ 15ml de
la boite bétri gélose PCA
Test de présomption :
47
Chapitre III Matériel et Méthodes
La lecture
se fait selon les prescriptions de la table de Mac Grady NPP ANNEXEV.
Eau à analyser
3× 10 ml 3× 1 ml 3 × 0.1ml
Milieu BCPL
3× 10ml 3×10ml 3 ×10ml
Test de présomption :
A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement :
Lecture
Un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu pendant cette période est
présumé contenir un streptocoque fécal.
La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table du NPP annexe ANNEXEV.
49
Chapitre III Matériel et Méthodes
Eau à analyser
3× 10 ml 3× 1 ml 3× 0.1ml
Milieu ROTHE
3× 10ml 3×10ml 3 ×10ml
50
Chapitre III Matériel et Méthodes
51
Chapitre III Matériel et Méthodes
52
Chapitre IV
Discussion du résultat
Chapitre IV Résultats et discussion
Dans ce chapitre, nous allons exposer les résultats des analyses des paramètres
physico-chimiques et bactériologiques des eaux épurées de la station d’épuration de la ville
de Saida durant une période d’étude de cinq mois. En effet, la STEP traite un volume
moyen mensuel d’eau usée de 683 309 m3 d’eau brute, soit un volume de 22 170 m3 par
jour (ONA, 2023). Les résultats obtenus feront l’objet d’une analyse et interprétation afin
de caractériser la qualité de l’eau traitée et de mentionner les carences qui peuvent exister
dans le processus de traitement de la STEP, pour une éventuelle réutilisation et valorisation
de ces eaux épurées dans le domaine agricole, industriel, les espaces verts ou d’autres
usages.
Il est à noter que les analyses des paramètres de N-NO2-, N-NO3- et PO4 -3
ont été
faite une seule fois, et ce, suite au manque de réactifs chimiques au niveau de la STEP de
Saida durant la période d’étude.
1-1 La température
54
Chapitre IV Résultats et discussion
1-2 Le pH
La figure ci-dessus (figure 25) montre que les valeurs du pH durant les
cinq mois d’étude se situent entre 7.46 à 7.93 pour les eaux usées brutes
et 7,83 à 8,35 pour les eaux épurées. Donc ces résultats montrent que les
valeurs obtenues au cours de nos analyses obéissent aux normes de
l’OMS et la norme algérienne de rejet comprises entre 6.5 et 8.5 (OMS,
2007 ; JORAD, 2012). ANNEXE 55
55
Chapitre IV Résultats et discussion
1-3 La conductivité
La présence des ions confère à l’eau une certaine conductivité électrique, due aux
déplacements de ces charges dans l’eau. Donc la conductivité permet de connaitre le degré
de minéralisation des eaux, elle mesure la concentration des sels ioniques et nous informe
sur le degré de salinité de l’eau (Thomas, 1995).
56
Chapitre IV Résultats et discussion
Selon la FAO (2003), la présence de matière en suspension dans les eaux usées ne
constitue pas, sauf cas très particulier, un obstacle à la réutilisation de ces eaux. Bien au
contraire, elle contribue à la fertilité des sols. Cependant, une présence excessive de
matières en suspension peut entraîner des difficultés de transport et de distribution des
effluents ainsi que l’obturation des systèmes d'irrigation.
Les valeurs enregistrées révèlent un abattement important de MES entre
les eaux brutes et traitées (figure27). Elles se situent entre 246 mg/l et
329 mg/l avec une moyenne de 286 mg/l pour les eaux brutes. Pour les
eaux épurées, le taux de MES varie entre 12 mg/l et 26 mg/l. Ces faibles
valeurs sont dues à la décantation des matières décantables. Elles restent
cependant dans les normes de rejet fixé par l’OMS (30 mg/l) et à celle
du journal officiel algérien limitée à 35 mg/l (JORAD, 2012), ce qui
explique une bonne élimination de MES. ANNEXE 57
57
Chapitre IV Résultats et discussion
58
Chapitre IV Résultats et discussion
59
Chapitre IV Résultats et discussion
La figure 30 montre que les teneurs de l'oxygène dissous dans les eaux épurées sont
nettement supérieures à celles des eaux brutes (une moyenne de 0,11 mg/l pour les eaux
brutes et 2,44 mg/l les eaux épurées). L'augmentation de l'oxygène dissous indique le bon
fonctionnement du procéde et que les bactéries épuratrices trouvent un milieu bien aéré et
favorable pour leur croissance, ce qui conduit à une bonne épuration biologique des eaux
usées.
60
Chapitre IV Résultats et discussion
Figure 30 : variations des taux d’oxygène dissous dans les eaux brutes
et épurées de la STEP
La figure ci-dessous (figure 31), montre que les teneurs en nitrites sont inférieures à
la norme de l’OMS (2004) qui est de 1 mg/l et la norme algérienne. La moyenne
enregistrée est de 0.07 mg/l pour l’eau brute et 0.69 mg/l pour l’eau épurée. nos résultats
indiquent une augmentation des nitrates dans l’eau traitée, ceci peut être expliqué par le
phénomène de la nitrification due à un surplus d’aération au niveau des bassins d’aération.
61
Chapitre IV Résultats et discussion
Toutes les formes d'azote sont susceptibles d'être à l'origine des nitrates par un
processus d'oxydation biologique. L’augmentation de la teneur en nitrate dans les eaux
usées est liée à la nitrification, ce qui signifie la transformation des nitrites en nitrates par
les Nitrobacter.
La moyenne de la teneur en nitrates durant les deux mois de janvier et
février reste comparable entre les valeurs de l’eau brute et l’eau épurée,
pour l’eau brute nous avons enregistré 5,59 mg/l et 5,54 m/l pour l’eau
épurée (figure. 32). Ces résultats restent nettement inférieurs à la norme
de fixée par OMS (2004) qui est de 50mg/l. ANNEXE 62
62
Chapitre IV Résultats et discussion
Les formes chimiques du phosphore dans les eaux usées sont très variées. Ils
peuvent être solubles ou bien particulaires, minérales et organiques.
L’orthophosphate est le composé le plus présent dans la charge totale en phosphate dans
les eaux usées. En général, les orthophosphates sont rarement toxiques pour l’homme, les
animaux et les poissons. Par ailleurs, ils peuvent favoriser l’eutrophisation lorsqu’ils sont
présents en trop grande quantité.
Les valeurs du PO43-enregistrés sont 4,6 mg/l pour les eaux brutes et 4,28 pour les eaux
épurées (figure. 33). Ces valeurs dépassent les seuils fixés à 2 mg/l pour la réutilisation des
eaux traitées. Ceci s’explique par l’arrivée excessive de phosphates dans la station
d’épuration, ces valeurs restent élevées du moment qu’il n’y pas de traitement tertiaire.
63
Chapitre IV Résultats et discussion
64
Chapitre IV Résultats et discussion
terrigène). Leur intérêt plus moindre pour déceler une contamination d’origine fécale. Les
coliformes comprennent les genres : Escherichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Sérratia. (Rodier, 2005).
Les résultats obtenus du dénombrement des coliformes totaux à 22°C et à 37°C sont
illustrés dans le tableau 05.
Mois La
Température Janvier Février Mars Avril charge
Temps moyenne
24 h 01 04 12 01 04
37 c° 48 h 11 07 12 03 8
72 h 13 08 15 05 10
24 h 00 00 00 00 00
22c° 48 h 05 10 05 02 5
72 h 07 22 08 03 10
Selon Edberg et al (2000), La présence de coliformes totaux dans les eaux traitées
ou leur dépassement par rapport aux normes réglementaires n’implique pas nécessairement
un risque pour la santé publique, en effet, la plupart des espèces de ce groupes se trouvent
naturellement dans le sol ou la végétation mais ils peuvent indirectement associer à une
pollution d’origine fécale (Rodier, 2009).
65
Chapitre IV Résultats et discussion
Mois
La charge
Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 93 23 240 04 90
48 h 150 1100 1100 1100 862
Les coliformes fécaux présentent des valeurs oscillent entre 23/100ml et 1100
/100ml avec une valeur moyenne égale à (862 /100ml) dans l’eau épurée. Les valeurs
enregistrées dépassent dans la plupart des cas la norme de l’OMS (1000 germes /100ml)
(OMS, 1989) pour les eaux destiné à une réutilisation notamment dans le domaine
agricole.
Mois
La charge
Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 240 23 93 23 94.75
48 h 1100 150 240 1100 647.5
66
Chapitre IV Résultats et discussion
2-4Clostridiumsulfito-réducteurs :
La charge
Mois Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 03 07 04 03 4.25
Tube 01
48 h 05 08 04 04 5.25
24 h 07 07 00 00 3.5
Tube 02
48 h 08 07 02 03 05
Enfin, les résultats de l’analyse microbiologique des eaux épurées ont montré que
l’eau analysée renferme des germes de contamination ou des germes pathogènes. La
réutilisation direct de ces eaux épurées sans aucun traitement préalable, entraîne des
risques sanitaires ce qui présente un dans danger pour la santé humaine.
67
conclusion
Conclusion générale
Conclusion
68
Conclusion générale
Pour assurer une meilleure réutilisation des eaux épurées sans risques majeurs et sans
impacts négatifs sur l’environnement, il est souhaitable de prendre en considération les
recommandations suivantes :
une désinfection de ces eaux (une désinfection à l’UV est préconisée) si ces eaux
feront l’objet d’une irrigation des cultures des légumes qui vont être consommé
crus (cultures maraîchères) ;
un suivi régulier de la qualité des eaux épurées en faisant périodiquement des
analyses physico-chimiques et biologiques ;
suivre l’évolution des paramètres de l’eau rejetée par la station tout le long de son
parcours (Oued Saida), afin d’évaluer les conséquences de l’utilisation de ces eaux
sur l’irrigation, sur l’environnement et la santé humaine et animale ;
respect de la réglementation en vigueur (journal officiel) qui fixe les diverses
activités agricoles qui pourraient exploiter les eaux usées traitées non désinfectées
(cultures fourragères, céréaliculture, arboriculture, les espaces verts…ect) sans
risques sanitaire pour le consommateur des produits agricoles et sans danger pour
l’environnement, et les systèmes d’irrigation préconisées ;
Enfin, la sensibilisation et l’orientation des agriculteurs sur les intérêts de la
réutilisation des eaux usées épurées en irrigation, et aussi les bonnes pratiques de la
réutilisation ;
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Référence
bibliographique
Bibliographie
Bibliographie
Ademe,(2005).Agence De l'Envirennement et de la Maitrise de l'Energie
,Inventaire des émissions des polluants atmosphériques, France.
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116S .
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Rodier et Bazin et Broutin et Cham bon et Cham Psaur et Rodi, (2005).L'analyse de l'eau,
eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer, chimie, physico-chimie, microbiologie,
biologie, interprétation des résultats. Ed. Dunod, Paris, 1384 p.
I
ANNEXEII: Résultats de recherche des coliformes fécaux :
II
ANNEXEIII: Recherche des streptocoques fécaux :
III
ANNEXEIV: Recherche des clostridiums sulfito-réducteurs :
IV
ANNEXEV: table de MAC-GRADY
V
ANNEXEVI : Extrait table de MAC – GRADY
3 de 10ml 3 de 1 ml 3 de 0.1 ml
03 0 0 23
03 02 0 93
03 02 01 150
03 03 0 240
03 03 02 1100
VI
ANNEXE VII : Journal officiel de la republique Algérienne
VII