0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
80 vues105 pages

Etude de La Qualité Physico-Chimique Et Bactériologie Des Eaux Épurées Issues de La Station D'épuration de La Ville de Saida

Transféré par

fatimazohraboudinar82
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
80 vues105 pages

Etude de La Qualité Physico-Chimique Et Bactériologie Des Eaux Épurées Issues de La Station D'épuration de La Ville de Saida

Transféré par

fatimazohraboudinar82
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعلـيم العالي والبحث العلمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫ سعيدة‬،‫جامعـة موالي الطاهر‬
Université MOULAY Tahar, Saida

‫كلية العلوم‬
Faculté des Sciences
‫قسم البيولوجيا‬
Département de Biologie

Mémoire pour l’obtention du diplôme de Master


En Sciences biologiques
Spécialité : Microbiologie Appliquée
Thème
Etude de la qualité physico-chimique et bactériologie des eaux
épurées issues de la station d’épuration de la ville de Saida

Présenté par :

 M : lakehal maroua

Soutenu le : 01/06/2023

Devant le jury composé de :

Présidant Mr. Kefifa Abdelkrim Pr Université UMTS


Examinateur Mr. Kahloula Khaled MCA Université UMTS
Examinateur Mr. Loth Mustapha MAA Université UMTS
Rapporteur Mr. Saidi Abdelmoumene MCB Université UMTS

Année universitaire 2022/2023


Remerciements

J’exprime d’abord mes profonds remerciements à Allah le tout puissant, merci de m’avoir
accordé le force et la patience d’aller jusqu’au au bout de mon rêve et le bonheur d’archiver
ce travail.

Je remercie mon père, mon Soutien, et ma mère, la lumière de mes yeux, et mes frères pour
leur soutien constant.

Ce mémoire n’aurait pas pu avoir lieu sans un encadrement de grand qualité celui de Mr.
Saidi pour avoir proposé et dirigé ce sujet de mémoire et pour son appui scientifique, sa
disponibilité et son en encouragement durant la préparation de mon projet de fin d’é[Link] le
remercie également pour son aide précieuse et continuelle pendant l’élaboration de ce travail.

Mes grands remerciement aussi aux membres de jury qui ont pris la peine d’évaluer mon
travail.

Je remercie [Link] et M. Benfatima .

Enfin, nous tenons également à remercie toutes les personnes qui ont participé de prés ou
de loin à la réalisation de ce travail.
Dédicace

Je dédie ce modeste travail :

A mon cœur, mon amour, le bonheur et la joie de ma vie, mon chère père qui ma
appris le sens de la persévérance tout au long de mes études, pour son sacrifice, ses conseils et
ses encouragement.

A l’ombre de mes pas et le bonheur de ma vie chère mère qui ma apporté son appui
durant toutes mes années d’études, pour son sacrifice et soutien qui m’ont donnée confiance,
courage et sécurité.

A mes chers sœurs Fatima, Amina, Fatiha, Sara, et aussi a mon frère Abdelkader.

A ma petite princesse Ferdaousse Nour Elyakine.


Résumé

L’eau, ressource naturelle indispensable à la vie, est de plus en plus convoitée de par le
monde est aussi devenue, de manière directe ou induite, la première cause de plusieurs maladies, de
mortalité et un enjeu planétaire potentiellement source de conflits au monde.
La présente étude porte sur le suivi et la caractérisation de la qualité physico-chimique et
bactériologique des eaux épurées de la station d’épuration de la ville de Saida, afin de savoir s’il y a
une possibilité pour une éventuelle réutilisation de ces eaux à des fins agricoles, industrielles ou
autre.
Les résultats obtenus révèlent une efficacité de dégradation de la pollution carbonée (MES de
21 mg/l, DBO5 de 13 mg/l et DCO de 46 mg/l) par rapport aux normes Algériennes avec un taux
d’abattement de cette pollution de 92 % pour la MES, 96 % pour la DBO5et92 % pour la DCO. Les
résultats bactériologiques confirment la présence de divers germes indicatrices de contamination
fécale et en germes pathogènes tels que les coliformes totaux et fécaux, les streptocoques fécaux et
les clostridiums sulfite-réducteurs en nombre important.

Mots clés : L’eau, qualité physico-chimique, bactériologique, eau épurée, pollution.


Abstract

Water, a natural resource essential to life, and increasingly coveted around the world and also
become, directly or indirectly, the cause of several diseases, mortality and a planetary issue
potentially source of conflict in the world.
The present study concerns the follow-up and the characterization of the physico-chemical
and bacteriological quality of the purified waters of the wastewaster treatment plant of the city of
Saïda, in order to know if there is a possibility for a possible reuse of its waters at agricultural
purposes, industrial or otherwise.
The résults obtained reveal an efficiency of degradation of carbon pollution (21mg/l for ss,
13mg/l for BOD and 46mg/l for COD) compared to Algerian standards with a pollution reduction
rate of 92% for ss, 96% for BOD and 92% for COD. The bacteriological results confirm the presence
of various germs indicative of faecal contamination and pathogenic germs such as total and faecal
coliforms, faecal streptococci and sulfite-reducing clostridia in significant numbres.
Key words : The water, physico-chemical qualité, bacteriological, purified water, pollution.
‫ملخص‬

‫الماء‪ ،‬وهو مورد طبيعي ضروري للحياة‪ ،‬ويتزايد الطلب عليه في جميع أنحاء العالم وأصبح أيضً ا‪ ،‬بشكل مباشر أو غير مباشر‪،‬‬
‫سببا للعديد من األمراض و الوفيات و قضية كوكبية يحتمل أن تكون مصدرا للصراع في العالم‬
‫تتعلق الدراسة الحالية بمتابعة وتوصيف الجودة الفيزيائية والكيميائية والبكتريولوجية للمياه النقية لمحطة تنقية مدينة سعيدة‪،‬وذلك‬
‫لمعرفة ما اذا كانت هناك امكانية العادة استخدام مياهها في هذه المنطقة‪.‬أغراض زراعية‪،‬صناعية أو غير ذلك‪.‬‬
‫النتائج التي تم الحصول عليها تكشف عن كفاءة تحلل التلوث الكربوني (‪12‬مغ‪/‬ل من نظام التنفيذ التصنيعي‪21،‬مغ‪/‬ل من طلب‬
‫األكسجين البيوكيميائي و‪64‬مغ‪/‬ل من طلب األكسجين الكيميائي) مقارنة بالمعايير الجزائرية مع معدل خفض لهذا التلوث (فيما يخص‬
‫نظام التنفيذ التصنيعي‪ % 64،‬بالنسبة لطلب األكسجين البيوكيميائي و‪ % 61‬بالنسبة لطلب األكسجين الكيميائي)‪.‬تؤكد النتائج‬
‫البكتريولوجية وجود العديد من الجراثيم التي تشير إلى تلوث البراز و الجراثيم المسببة لألمراض مثل القولونيات البرازية و‬
‫الكلية‪،‬والمكورات العقدية البرازية و المطثيات المقلصة للكبريت بأعداد كبيرة‪.‬‬
‫الكلمات المفتاحية ‪:‬الماء‪،‬الجودة الفيزيوكيميائية‪،‬البكتريولوجية‪،‬الماء المقطر‪،‬التلوث‬
Liste des tableaux

Numéro du Nom de tableau Numéro


tableau de la page
01 données socioéconomiques de la Wilaya de Saida 21

02 Les caractéristiques techniques de la STEP 24

03 normes de rejet de l’O.M.S, appliquées en Algérie. 32

04 Dénombrement des Coliforme totaux (UFC/100ml 65

05 Dénombrement des coliforme fécaux (UFC/100ml) 66

06 Dénombrement des streptocoques (UFC/100ml) 66

07 Dénombrement des clostridium sulfito-réducteurs (UFC/100ml 67


Liste des figures

Numéro Numéro
de la Titre de la figure de la page
figure
Partie bibliographique
01 Bassin biologie 13
02 Schéma d’une lagune naturelle 18
03 Coupe schématique du procédé de phytoépuration 19
04 Situation géographique de la zone d’étude 20
05 Moyenne mensuelle de la précipitation (2000-2018). 22
06 Répartition des températures moyennes, maximales et minimale 2000 à 2018. 22
07 La Station d’épuration à boues activées 23
08 les étapes de traitement des eaux usées dans la STEP de Saida 28
Partie expérimentale
09 Prélèvement des échantillons d’eau epurée 33
10 PH mètre 38
11 l’oxymètre du bassin biologique 39
12 Unité de filtration 40
13 Balance de précision 40
14 Etuve 105c° 40
15 D.B.O mètre 42
16 flacon à D.B.O avec oxytope 42
17 spectrophotomètre DR 3900 43
18 Réactif DCO 44
19 Bloc Chauffant 44
20 Recherche et dénombrement des germes totaux dans l’eau 48
21 Recherche et dénombrement coliformes fécaux dans l’eau 49
22 Recherche et dénombrement streptocoques fécaux dans l’eau 51
23 Recherche et dénombrement Clostridium sulfito-réducteurs dans l’eau 53
24 variations des valeurs de la température de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la 55
STEP
25 variations des valeurs du pH de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP 56
26 variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée et épurée 57
27 Variation des teneurs en MES de l’eau brute et épurée 58
28 variations de la DBO5 de l’eau brute et traitée 59
29 variations de la DCO de l’eau brute et traitée 60
30 variations des taux d’oxygène dissous dans les eaux brutes et épurées de la STEP 61
31 variations des teneurs en nitrites à l’entrée et la sortie de la STEP 62
32 variations des teneurs en nitrate à l’entrée et la sortie de la STEP 63
33 variations des teneurs en PO43-à l’entrée et la sortie de la STEP 64
Abréviation

STEP : Station de traitement et d'épuration,

DBO : Demande biologique en oxygène,

DCO : Demande chimique en oxygène

ONM : Office Nationale de météo.

MES : Matière en suspension.

pH : Potentielle acido-basique.

Eq/Hab : équivalent par habitant.

To : Température.

Co : Degrés Celsius.

% : Pourcent.

Mm : Millimètre.

Mg : Milligramme.

Km: kilomètre.

M/h/an : Mètre cube par habitant par ans.

MO : Matière organique.

ONA : Office national d'assainissement.

PCA : Plate Count Agar.

BCPL : Bromo-Cresol Pourpre Lactose.

D/C : Double concentration .

S/C : Simple concetration.


Table de Matière

Remerciements……………………………………………….……………………………………. I

Dédicace…………………………………………………….………………..…………………… II

Résumé………………………………………………………….………………………………… III

Liste des tableaux…………………………………………………………………………………. IV

Liste des figure ……………………………………….……………..……………………………. 1

Abréviation………………………………………………………………………………….…….. 1

Introduction....................................................................................................................................... 01

Chapitre I : Synthése bibliographique sur les eaux usées

1 Définition........................................................................................................................................ 03

2Origine deseaux usées..................................................................................................................... 03

2-1 Origine domestiques.................................................................................................................... 03

2-2 Origine agricole........................................................................................................................... 03

2-3 Origine industrielle...................................................................................................................... 04

2-4 Eaux ruissellement...................................................................................................................... 04

3 Caractéristiques des eaux usées ..................................................................................................... 04

3-1 Paramétres physiques.................................................................................................................. 04

- Température.................................................................................................................................... 04

- Matiéres en suspension (M.E.S)...................................................................................................... 05

3-2 Paramétres chimiques.................................................................................................................. 05

- Le potentiel hydrogène (PH)........................................................................................................... 05

- L’oxygéne dissous (O2).................................................................................................................. 05

- La demande chimique en oxygéne (DCO)...................................................................................... 05

- La demande biochimique en oxygéne (DBO)................................................................................. 05

- La conductivité................................................................................................................................ 06

- L’azote............................................................................................................................................. 06

-L’azote ammoniacal......................................................................................................................... 06

-Les nitrates....................................................................................................................................... 06
-les nitrites......................................................................................................................................... 07

- Le phosphore................................................................................................................................... 07

- Les métaux lourds........................................................................................................................... 07

3-3 Paramétres Organoleptique......................................................................................................... 07

- La turbidité..................................................................................................................................... 07

- Couleur et odeur.............................................................................................................................. 08

3-4 Paramétres bactériologique (indices de contamination fécale)................................................... 08

- Les germes totaux........................................................................................................................... 08

- coliformes totaux............................................................................................................................ 08

- coliformes fécaux........................................................................................................................... 09

- Stréptocoques fécaux..................................................................................................................... 09

4 Les procédés de traitements des eaux usées ................................................................................ 09

- Etapes des processus d’épuration.................................................................................................. 09

1-Prétraitements .............................................................................................................................. 10

a :dégrillage .................................................................................................................................... 10

b:dessablage ................................................................................................................................... 10

c:dégraissage-déshuilage................................................................................................................ 10

2-Traitement primaire..................................................................................................................... 11

a:traitement physico-chimiques ..................................................................................................... 11

b:coagulation-floculation................................................................................................................ 11

c:décantation................................................................................................................................... 12

d : filtration..................................................................................................................................... 12

3-traitement secondaire (biologique).............................................................................................. 12

a :traitement anaérobies.................................................................................................................. 13

b :traitement aérobies ..................................................................................................................... 14

c :boues activées............................................................................................................................. 14

d :lits bactériens ............................................................................................................................. 14

e :biofiltration................................................................................................................................. 15
4-traitement tertiaires..................................................................................................................... 15

a :élimination de l’azote................................................................................................................. 15

b :élimination du phosphore.......................................................................................................... 16

c :désinfection............................................................................................................................... 16

- Traitement des eaux usées par lagunage..................................................................................... 17

1-lagunage naturel......................................................................................................................... 17

2-lagunage aéré............................................................................................................................. 18

- Phyto épuration.......................................................................................................................... 18

Chapitre II :Présentation de la STEP de Saida

1 Présentation de la wilaya de Saida............................................................................................ 20

1-1 Localisation............................................................................................................................ 20

1-2 Structure de la population...................................................................................................... 21

1-3 Caractéristiques climatiques de la zone d’étude......................................................................... 21

1-4 Le réseau hydrographique........................................................................................................... 22

2 Présentation de la station d’épuration de la ville de Saida……………......................................... 23

2-1 Situation géographique de la station par rapport à la ville de saida ........................................... 23

3 Historique de la STEP............................................................................................................. 24

4 Les caractéristiques technique de la STEP..................................................................................... 24

I :traitement des eaux........................................................................................................................ 24

II :traitement des boues..................................................................................................................... 27

5 Fonctionnement de la STEP Saida ......................................................................................... 29

6 L’impact de la STEP.............................................................................................................. 29

7 Procédé d’épuration de la STEP Saida.................................................................................... 29

a :caractéristique du procédé .................................................................................................... 30

a .1 paramétres de fonctionnement............................................................................................ 30

-la charge massique.................................................................................................................. 30

-charge volumique................................................................................................................... 30

-age des boues........................................................................................................................ 31


-indice et mohlman................................................................................................................. 31

-besoin en oxygéne................................................................................................................. 31

8 Les objectifs épuratoires de la STEP de Saida ...................................................................... 31

Chapitre III : Matériel et méthode

- Échantillonnage de l’eau ..................................................................................................... 33

1 Le choix du prélèvement en cas de prélèvement manuel ...................................................... 34

2 Type d’échantillonnage....................................................................................................... 34

-échantillonnage instantané.................................................................................................... 34

-échantillonnage composé...................................................................................................... 34

3 Identification des échantillons ............................................................................................ 35

4 Transport des échantillons................................................................................................... 35

- Matériels utilisés................................................................................................................. 36

- Protocoles d’analyses physico-chimiques effectuées............................................................. 37

1. Température...................................................................................................................... 37

2 .Potentiel hydrogène........................................................................................................... 38

3. L’oxygéné dissous............................................................................................................ 38

4. Les matières en suspension .............................................................................................. 39

-Dosage des matières en suspension M.E.S........................................................................... 40

5. Détermination de la demande biochimique en oxygène ( DBO5) ....................................... 41

6. Dosage spectroscopique..................................................................................................... 43

7. Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO) .............................................. 44

8. Dosage des nitrites............................................................................................................ 45

9. Dosage des nitrates........................................................................................................... 46

[Link] de phosphore...................................................................................................... 46

- Protocole d’Analyses bactériologiques.............................................................................. 47

1. Recherche et dénombrement des germes totaux............................................................... 47

2. Recherche et dénombrement des coliforme en milieu liquides (méthode NNP) ….…...... 48

3. Recherche des streptocoques fécaux en milieu liquide.................................................... 50


[Link] et dénombrement des clostriduim sulfito-réducteurs...................................... 52

Chapitre IV : Résultats et discussion

1 Résultats des analyses des paramètres physicochimiques …….….………….....………. 54

1-1 La température ............................................................................................................ 54

1-2 Le pH........................................................................................................................... 55

1-3 La conductivité............................................................................................................ 56

1-4 Matière en suspension (MES)..................................................................................... 57

1-5 La demande biologique en oxygène (DBO5).............................................................. 58

1-6 La Demande chimique en oxygène (DCO)................................................................. 59

1-7 Oxygène dissous (O2)................................................................................................ 60

1-8 Les nitrites (NO2.)..................................................................................................... 61

1-9 les nitrates (NO3)...................................................................................................... 62

1-10 Ortho phosphates (PO43- )...................................................................................... 63

2 Résultats des analyses des paramètres bactériologique................................................ 64

2-1 Les coliformes totaux ............................................................................................... 64

2-2 Les coliformes fécaux ............................................................................................... 65

2-3 Recherche des streptocoques .................................................................................... 66

2-4 Clostridium sulfito-réducteurs .................................................................................. 66

Conclusion................................................................................................................. 68

Référence bibliographique

Annexe
Introduction
Introduction :

L’eau est une ressource limitée et précieuse, tous les êtres vivantes (animale ou
végétales) ont besoin d’eau pour exister par ce que c’est l’un des 5 éléments indispensables
à la vie (Anonyme, 2011), elle nous permet de boire, de nous laver, de cuisiner, d’irriguer
nos cultures, de produire de l’électricité et bien d’autre choses encore (Anonyme, 2023),
l’ensemble de ces activités humaines produit des eaux usées.

Les eaux usées regroupent les eaux résiduaires domestiques (les eaux de vannes et les eaux
ménagères), les eaux de ruissellement et les effluents industriels (eaux usées des usines).
Elles constituent donc un effluent pollué, et qui sont rejetées dans un émissaire d'égout vers
le milieu naturel (Zeghoud, , 2014)

En Algérie, la plus part des régions du pays se trouvent dans un climat aride à semi-
aride, avec un déficit hydrique considérable, les ressources en eau existantes sont menacées
par une pollution causée par les rejets d'eaux urbaines et industrielles dans les milieux
récepteurs. Ces rejets peuvent contenir de nombreuses substances, sous forme solide ou
dissoute, ainsi que de nombreux micro-organismes pathogènes, menacent la qualité de
l’environnement dans son ensemble (Degrémant, 2005). Le traitement de ces rejets
s’avère indispensable afin de lutter contre leurs effets nocifs. Différentes techniques de
traitement sont utilisées qu’elles soient biologiques (lagunage naturel ou aéré, boues
activées oulits bactériens), physicochimiques (la coagulation-floculation, la précipitation
ou l’oxydation) ou membranaires (l’osmose inverse, la nanofiltration ou l’électrodialyse)
(Edeline, 1997 ; Degrémant, 2005).

Le traitement de l'eau usée a pour objectif de réduire le niveau de contamination en


divers éléments, pour la rendre respectueuses des milieux récepteurs ou facilement
réutilisable en agriculture ou en industrie. Différentes méthodes sont utilisées dans le
domaine de l’épuration, telles que la méthode à boues activées. Dans le traitement par
boues activées, l'élimination de la charge polluante organique est assurée par les
communautés de microorganismes de l'eau et des sédiments appelées biomasse épuratrice
composées d’algues, de bactéries et de parasites, ce procédé de traitement des eaux usées
se déroule généralement en plusieurs étapes à savoir : le dégrillage, dessablage-
dégraissage, traitement biologique, décantation/clarification, traitement des boues (ONA,
2023).

1
Introduction :

La wilaya de Saida est exposée à l’instar des autres régions du pays au problème
de la pollution hydrique, liée à l’activité humaine en particulier l’utilisation domestique.

L’objectif de ce travail, c’est l’étude de la qualité physico-chimique et bactériologique des


eaux épurées issues de la station d’épuration de la ville de Saida, afin de savoir l’impact de
la réutilisation de ces eaux et sa valorisation dans le domaine agricole ou industriel.

Notre travail est subdivisé en quatre chapitres à savoir :

 Le premier chapitre : dans ce chapitre nous allons présenter une synthèse


bibliographique sur les eaux usées ;
 le deuxième chapitré sera consacré à une présentation de la ville de Saida et la
station d’épuration de Saida ;
 Le matériel utilisé et la méthodologie adoptée pour la réalisation de ce travail dans
le troisième chapitre ;
 Dans le dernier chapitre nous allons exposer les résultats de notre étude et
l’interprétation de ces résultats ;

En fin, une conclusion générale.

2
Chapitre I
Synthése
biblioghraphique sur
les eaux usées
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

L’eau après usage subira une modification défavorable de ces propriétés causé par
l’activité humaine quel que soit la nature de ses activités (domestique, industriel ou
agricole.) (Mezhoud , 2019) les rendant impropre à l’utilisation. L’objectif de ce chapitre
est de donner une idée sur les eaux usées et leurs caractéristiques.

1. Définition:

Une eau est dite usée ou pollué une fois qu’elle perd ces caractéristiques physiques
chimiques et organoleptiques (Audic et Esser , 2006). Ce sont des eaux chargées de
polluants, solubles ou non, provenant essentiellement de l’activité humaine. (Rejsek ,
2002).selon (Grosclaude , 1999) une eau usée est généralement un mélange de matières
polluantes répondant à ces catégories, dispersées ou dissoutes dans l’eau qui a servi aux
besoins domestiques ou industriels.

2. Origine des eaux usées:

On distingue quatre catégories des eaux usées :

2 .1 Origine domestiques : elles sont issues des habitations. Elles comprennent

* Les eaux ménagères: qui sont évacuées par les cuisines et les salles de bain elles sont
polluée par des détergents، les lessives et des graisses.

*Les eaux des vannes: qui proviennent des sanitaires (W.C), très chargées en matières
organiques hydrocarbonées, en composés azotés, phosphatés et microorganisme (Rejsek,
2002)

2.2 Origine agricole : les eaux d’origine agricoles sont constituées


essentiellement des eaux de drainage des champs agricoles et des rejets de lavage des
fermes d’élevage Ce sont des eaux qui ont été polluées par des substances utilisées dans le
domaine agricole et qui peuvent présenter, des risques pour l’environnement et plus
particulièrement pour la qualité des eaux. Il s’agit principalement :

* Des fertilisants (engrais minéraux du commerce ou déjections animales produites ou non


sur l’exploitation).

* Des produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides,..) (Gros Claude,


1999)

3
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

2.3. Origine industrielle : ce sont les déchets liquides résultants selon les
activités exercées de l’extraction ou de la transformation de matières premiers en produits
industriels. (Ben Slimane , 2001) Elles sont très différentes des eaux usées domestiques.
Leurs caractéristiques varient d'une industrie à l'autre. En plus des matières organiques,
azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir (Rodier , 2005)

* Des graisses (industries agroalimentaires).


* Des hydrocarbures (raffineries).
* Des métaux (métallurgie).
*Des acides, des bases et divers produits chimiques (industries chimiques diverses,
tanneries).
*De l'eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques).
* Des matières radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs).

2.4. Eaux de ruissellement : Ce sont des eaux de ruissellement qui se forment


après une précipitation. Elles peuvent être particulièrement polluées, surtout en début de
pluie, par deux mécanismes.

* Le lessivage des sols et des surfaces imperméabilisées. Les déchets solides ou liquides
déposés, par temps sec, sur ces surfaces, sont entraînés dans le réseau d'assainissement
parles premières précipitations qui se produisent.

* La remise en suspension des dépôts des collecteurs. Par temps sec, l'écoulement des eaux
usées dans les collecteurs du réseau est lent, ce qui favorise le dépôt des matières
décantables. Lors d'une précipitation, le flux d'eau, le plus important permet la remise en
suspension de ces dépôts (Rodriguez et Garcia , 2004)

3. Caractéristiques des eaux usées:

3.1. Paramètres Physiques

-Température : elle joue un rôle important en ce qui concerne la solubilité des Sels
et des gaz. Comme elle détermine le taux et la vitesse des réactions de dégradation, elle
permet également de corriger les paramètres d’analyse (conductivité- PH- O2) dont les
valeurs sont lie à la température (Rejsek, 2002).

4
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

L’augmentation de la température diminue la solubilité des gaz ce phénomène est


important dans le cas de l’O2 ce qui implique une insuffisance de la réserve en O2 (Gaid,
1984)

-Matières en suspension (MES) : On appelle matière en suspension les très fines


particules qui ne sont pas dissoutes dans l’eau qui donnent un aspect trouble à l’eau et qui
s’opposent à la pénétration de la lumière nécessaire à la vie aquatique.

3.2. Paramètres chimiques :

- Le potentiel Hydrogène (pH) : ce paramètre donne le degré d’acidité ou


d’alcalinité d’une eau le PH est le reflet de la concentration d’une eau en ions H+il traduit
la balance entre acide et base. Son rôle est capital pour la croissance des micro-organismes,
cette croissance sera directement affectée lorsque le PH est inférieur à 5 ou supérieure à 8
(Hamadani , 2002)

Ce paramètre doit être mesuré sur le train par un ph mètre ou par colorimètre (Olivier ,
1995)Dont sa valeur optimum est entre 7 et 8.5.

-L’Oxygène Dissous (O2) : C’est un paramètre important dans l’évaluation de la


qualité des eaux. Il est dissous dans l’eau suite au contact entre l’air et l’eau ou grâce à la
photosynthèse des plantes aquatiques, la présence d’O2 dans l’eau est indispensable pour
les êtres vivants aérobie sa concentration dépend de nombreux facteurs dont la température
de l’eau, la pénétration de la lumière, la salinité, comme elle est en fonction de la vitesse
d’appauvrissement du milieu en O2 par l’activité des organismes aquatique et les processus
d’oxydation et de décomposition de la matière organique présente dans l’eau.

-La demande Chimique en Oxygène (DCO) : Elle exprime la quantité d’oxygène


nécessaire pour oxyder par voie chimique toutes les substances oxydable trouve dans l’eau
la mesure de la DCO se fait par oxydation au dichromate de potassium.

-La demande Biologique en Oxygène (DBO) : La DBO est l’un des paramètres
les plus importants et utile indiquant la force organique des eaux usées. Elle correspond à
la quantité d’oxygène nécessaire aux micro-organismes aérobies de l’eau pour oxyder les
matières organiques(MO) biodégradables d’une eau (Rejsek, 2002). La mesure la plus
couramment réalisé est celle de la DBO5 correspond à la demande biochimique en
oxygène après 5 jours d’incubation de l’échantillon à une température 200C.

5
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

- La conductivité : La conductivité électrique désigne la capacité de l’eau à


conduire un courant électrique, elle traduit le degré de minéralisation globale. Comme elle
nous renseigne aussi sur le taux de salinité. Ce paramètre est dû à la présence des ions dans
le milieu qui sont mobile dans un champ électrique, elle dépond de la nature de ces ions et
de leur concentration (Rejsek, 2002). Pour la États-Unis elle dépend essentiellement de la
qualité de l’eau potable utilisée, du régime alimentaire de la population ainsi que des
activités industrielles.

-L’azote : L’azote présent dans l’eau usée se trouve sous forme organique ou
minéral.

L’azote organique (constitué par des composés tels que des protéines, des
polypeptides, des acides aminés, de l’urée) dont leur concentration est souvent plus faible
que celle de l’azote minérale (ammoniaque-nitrite-nitrate) qui constitue la majeur partie de
l’azote totale (Rodier, 2005).

L’azote ammoniacal : L’ammoniaque constitue un des maillons du cycle de l’azote.

Dans son état primitif, l’ammoniac (NH3) est un gaz soluble dans l’eau, mais,
suivant les conditions de pH, il se transforme soit en un composé non combiné, soit sous
forme ionisée (NH4+). Les réactions réversibles avec l’eau sont fonction également de la
température et sont les suivantes : NH3 +H2O → NH4OH → NH4+ + OH- (Rejsek, 2002)

Les nitrates : Les nitrates se trouvant naturellement dans les eaux provenant en grande
partie de l’action de l’écoulement des eaux sur le sol constituant le bassin versant dont sa
nature joue un rôle essentiel dans leur présence et l’activité humaine accélère le processus
d’enrichissement des eaux en nitrates. Leurs concentrations naturelles ne dépassent pas 3
mg/l dans les eaux superficielles et quelques mg/L dans les eaux souterraines. Ces
dernières années la teneur en nitrates est en augmentation, de l’ordre de 0,5 à1 mg/l/
(Mezhoud , 2019) , dans certaines régions égale à 2 mg/l/an. Cette augmentation a
plusieurs origines :

6
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

 Agricole : agriculture intensive avec utilisation massive d’engrais azoté ainsi


que rejets d’effluents d’élevage. Cette source représente les 2/3 de l’apport en
nitrates dans le milieu naturel ;
 Urbaine : rejet des eaux épurées des stations d’épuration où l’élimination de
l’azote n’est pas totale et qui peuvent rejeter des nitrates ou des ions ammonium
qui se transformeront en nitrates dans le milieu naturel.
 Industrielle : rejet des industries minérales, en particulier de fabrication des
engrais azotés. Cette source représente 1/9 des apports. (Rejsek, 2002)

Les nitrites : L’azote nitreux (NO2) provient d’une oxydation incomplète de l’azote
ammoniacal ou par une réduction des nitrates par dénitrification. Les nitrites sont instables
et se transforment rapidement en nitrates. Les nitrites sont toxiques pour l’organisme
humain, sa présence en quantité importante dégrade la qualité de l’eau, ils sont dosés
suivant la méthode colorimétrique.

-Le Phosphore : Le phosphore est l’un des composants essentiels de la matière


vivante. Les composés phosphorés ont deux origines, le métabolisme humain et les
détergents. Dans les eaux usées, le phosphore se trouve soit sous forme d’ions ortho
phosphates isolés, soit sous forme d’ions phosphates avec des molécules organiques. Les
ortho phosphates correspondent au groupement PO, ces phosphates sont fixés facilement
par le sol, leur présence dans les eaux est souvent liée à la nature des terrains traversés, à la
décomposition de la matière organique, aux engrais phosphatés industriels entraînés par
lessivage. ([Link] Salghi s.d.)

- Les métaux lourds : Les métaux lourds se trouvent dans les eaux usées urbaines
à l’état de trace. Ils englobent l’ensemble des métaux lourds dont certains sont essentiels
pour l’organisme vivant telle que le cuivre, le zinc, le chrome... en petite quantité alors que
d’autres ont souvent un effet toxique, même à l’état de traces comme le plomb, le mercure
,l’arsenic et le cadmium. Leur présence, est nuisible pour l’activité des micro-organismes,
donc perturbe le processus d’épuration biologique.

3.3 .Paramètres Organoleptique :

-La Turbidité : C’est la réduction de la transparence d’un liquide due à la présence


de matières non dissoutes. Elle est causée, dans les eaux, par la présence de matières en
suspension (MES) fines (argiles, limons, microorganismes.) Une faible part de la turbidité

7
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

peut être due également à la présence de matières colloïdales d’origine organique ou


minérale.

Elle est mesure à l’aide d’un turbidimètre ou bien un spectrophotomètre (Bontoux , 1993)

-Couleur et odeur : Une eau pure observée sous une lumière transmise sur une
profondeur de plusieurs mètres émet une couleur bleu clair car les longueurs d’ondes
courtes sont peu absorbées alors que les grandes longueurs d’onde (rouge) sont absorbées
très rapidement. (Rejsek, 2002).

La coloration d’une eau est dite vraie ou réelle lorsqu’elle est due aux seules substances en
solution. Elle est dite apparente quand les substances en suspension y ajoutent leur propre
coloration. (Mezhoud , 2019)

3.4. Paramètres bactériologique (Indices de contamination fécale) :

Ils proviennent essentiellement des matières fécales qui contiennent


majoritairement une flore anaérobie (109-1010 bactéries /g fèces) détruite à l’air, et une
flore aérobie – anaérobie facultative (106 – 107 bactéries / g fèces).
La présence de ces microorganismes dans les eaux usées et les boues résiduaires
nécessite des règles sanitaires lors de leur traitement et de leur élimination. En particulier,
lorsque le rejet se fait à proximité d’une zone conchylicole, d’une zone de baignade ou
d’une prise d’eau potable, il est nécessaire d’effectuer une désinfection (Rejsek, 2002).

-Les germes totaux :

Ce paramètre permet de mesurer les conditions sanitaires de la distribution et


résiduel de désinfection, une concentration très importante en germes totaux peut entrainer
des problèmes d’ordre organoleptique, par contre une faible valeur est le témoin de
l’efficacité du traitement et de l’intégrité du système de distribution. (Nani, Touil , 2021)

- Coliformes totaux :

Les bactéries coliformes existent dans les matières fécales mais se développent
également dans les milieux naturels, les eaux traitées ne doivent pas contenir de
coliformes, cependant l’absence de ces derniers ne signifie pas nécessairement, que l’eau
ne présente pas un risque pathogène. (Nani et Touil , 2021)

8
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

-Coliformes fécaux :

Ils sont capables de se développer à 44°C, et permettent d’estimer le risque


épidémiologique dans l’eau et devrait en tout logique tenir compte de la présence plus aux
moins important de germes pathogènes. La principale bactérie fécale est Escherichia coli.
(Nani et Touil , 2021)

-Streptocoques fécaux :

Ce groupe n’est généralement pas considérer comme pathogène, tout fois leur
recherche associée celle des coliformes fécaux consiste un bon indice de contamination
fécale car les streptocoques étaient un meilleur témoin que les coliformes fécaux pour des
pathologies infectieuses. (Nani et Touil , 2021)

4. Les procédés de traitements des eaux usées :

La dépollution des eaux usées nécessite une succession d'étapes faisant appel à des
traitements physiques, physico-chimiques et/ou biologiques. En dehors des plus gros
déchets présents dans les eaux usées, l'épuration doit permettre, au minimum, d'éliminer la
majeure partie de la pollution dissoute. Selon le degré d'élimination de la pollution et les
procédés mis en œuvre, plusieurs niveaux de traitements sont définis : les prétraitements, le
traitement primaire et le traitement secondaire. Dans certains cas, des traitements tertiaires
sont nécessaires, notamment lorsque l'eau épurée doit être rejetée en milieu
particulièrement sensible. (Memento , 1989).Les rejets dans les eaux de baignade, dans
des lacs souffrant d'un phénomène d'eutrophisation ou dans des zones d'élevage de
coquillages, sont concernés par ce troisième niveau de traitement. Les traitements tertiaires
peuvent, également, comprendre des traitements de désinfection. (Ademe , 2005)

- Etapes du processus d’épuration :

Le processus d’épuration des eaux usées comprend plusieurs étapes : (Berne et


Cordonier , 1991).
*Prétraitements et traitement primaire.
* Traitement secondaire.
*Traitement tertiaire.

9
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

* Traitement des boues résiduaires.

1. Prétraitements :

Les eaux brutes doivent généralement subir, avant leur traitement proprement dit,
un prétraitement qui comporte un certain nombre d'opérations, uniquement physiques ou
mécaniques. Il est destiné à extraire de l'eau brute, la plus grande quantité possible
d'éléments dont la nature ou la dimension constitueront une gêne pour les traitements
ultérieurs (Degremont , 1978)78Ces prétraitements constituent une première étape très
importante pour assurer un traitement efficace des eaux usées. Trois types principaux
peuvent être distingués :

a. Dégrillage :

Au cours du dégrillage, les eaux usées passent au travers d'une grille dont les
barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les matières les plus volumineuses transportées
par l'eau brute, qui pourraient nuire à l'efficacité des traitements suivants ou en compliquer
leur exécution. Le dégrillage permet aussi de protéger la station contre l'arrivée
intempestive des gros objets susceptibles de provoquer des bouchages dans les différentes
unités de l'installation. Les éléments retenus sont, ensuite, éliminés avec les ordures
ménagères (Degremont, 1978).

b. Dessablage :

Le dessablage a pour but d'extraire des eaux brutes les graviers, les sables et les
particules minérales plus ou moins fines, de façon à éviter les dépôts dans les canaux et
conduites, à protéger les pompes et autres appareils contre l'abrasion et à éviter de
surcharger les étapes des traitements suivants. (Degremont, 1978).

c. Dégraissage – Déshuilage :

Le déshuilage est une opération de séparation liquide-liquide, alors que le


dégraissage est une opération de séparation solide-liquide (à la condition que la
température de l'eau soit suffisamment basse, pour permettre le figeage des graisses). Cette
opération consiste à récupérer grâce à des racleurs, les graisses domestiques ou
industrielles qui se trouvent à la surface des eaux usées naturellement ou par flottation
(injection de fines bulles d’air).Ces deux procédés visent à éliminer la présence des corps

10
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

gras dans les eaux usées, qui peuvent gêner l'efficacité du traitement biologique qui
intervient ensuite (Degremont, Gaid in Noureddine , 2017)

2. Traitement primaire :

Après les prétraitements, il reste dans l'eau une charge polluante dissoute et des
matières en suspension que ce traitement va permettre d’éliminer en partie. La nature
(organique ou minérale), les dimensions (particules grossières non piégées lors des étapes
de prétraitements, finement dispersées ou à l'état colloïdal) et la densité de ces particules
sont très variables. Le traitement primaire correspond à une étape gravitaire qui permet
d’isoler par décantation les particules décantables. Les eaux vont traverser les bassins
décanteurs à faible vitesse pour que les matières en suspension puissent sédimenter, le
traitement "primaire" fait appel à des procédés physiques, avec filtration et décantation
plus ou moins aboutie, éventuellement assortie de procédés physico-chimiques, tels que la
coagulation- floculation : (Cardot , 1999)

a. Traitements physico-chimiques :

Le traitement physico-chimique va permettre d'agglomérer les particules


(coagulation –floculation) par adjonction d'agent floculant (chlorure de fer,...). Ces amas de
particules ainsi formés seront séparés de l'eau par décantation dans des clarificateurs (de
taille généralement supérieure à 50μm). Ce traitement peut être effectué préalablement aux
traitements biologiques et s’intègre dans ce cas dans les étapes du traitement primaire.

b. Coagulation – floculation :

La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des particules
très petites, dites particules colloïdales. Ces particules, qui peuvent rester en suspension
dans l'eau durant de très longues périodes, peuvent même traverser un filtre très fin. Par
ailleurs, puisque leur concentration est très stable, ces dernières n'ont pas tendance à
s'accrocher les unes aux autres. Pour les éliminer, on a recours aux procédés de coagulation
et de floculation.
La coagulation a pour but principale de déstabiliser les particules en suspension,
c'est-à-dire provoquer la neutralisation de leurs charges électriques superficielles et faciliter
l’agglomération de ces particules, pour former un flocon volumineux décantable, appelé
floc.

11
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

La floculation a pour objectif de favoriser, à l'aide d'un mélange lent, les contacts
entre les particules déstabilisées. Ces particules s'agglutinent pour former un floc qu'on
peut facilement éliminer par les procédés de décantation et de filtration (Desjardins,
1990).

c. Décantation :

La décantation est un procédé qu'on utilise dans, pratiquement, toutes les stations
d'épuration et de traitement des eaux (Desjardins, 1990). Son objectif est d'éliminer les
particules dont la densité est supérieure à celle de l'eau par gravité. La vitesse de
décantation est en fonction de la vitesse de chute des particules, qui elle-même est en
fonction de divers autres paramètres parmi lesquels : grosseur et densité des particules
(Vilagines , 2003)
Les matières solides se déposent au fond d'un ouvrage appelé "décanteur" pour
former les boues "primaires". Ces dernières sont récupérées au moyen de systèmes de
raclage. L'utilisation d'un décanteur lamellaire permet d'accroitre le rendement de la
décantation. La décantation est encore plus performante lorsqu'elle s'accompagne d'une
floculation préalable (Degremont, 1978).

d. Filtration :

La filtration est un procédé physique destiné à clarifier un liquide, qui contient des
matières solides en suspension, en le faisant passer à travers un milieu poreux. Les solides
s'y accumulent ; il faut donc nettoyer ce milieu de façon continue ou de façon intermittente.
La filtration, habituellement précédée des traitements de coagulation-floculation et
de décantation, permet d'obtenir une bonne élimination des bactéries, de la couleur, de la
turbidité et indirectement de certains goûts et odeurs (Desjardins , 1990)

3-Traitement secondaire (Biologique) :

Dans la grande majorité des cas, l'élimination des pollutions carbonées et azotées
s'appuie sur des procédés de nature biologique, basés sur la croissance de micro-
organismes aux dépens des matières organiques "biodégradables" qui constituent leur
nourriture (Vilagines, 2003) :
L’épuration biologique a pour but d’éliminer la matière polluante biodégradable contenue
dans l’eau usée (décantée ou non), en la transformant en matières en suspension : micro-

12
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

organismes et leurs déchets, plus facilement récupérables. La dégradation peut se réaliser


par voie aérobie (en présence d’oxygène) ou anaérobie (en l’absence d’oxygène).
La biomasse utilisée dans le traitement des eaux usées constitue un écosystème très
simplifié, ne faisant appel qu’à des microorganismes. Elle peut être, soit libre, c’est-à-dire
intimement mêlée au milieu aqueux à épurer (boues activées), soit fixée ; elle est alors
accrochée sur un support solide à la surface duquel percole l’eau à traiter(lit bactérien,
biofiltre). (Gaid,Ademe,[Link] in Noureddine , 2017)

Figure 01 :Bassin biologie (Source : Benfatima et Becharef,2022)

a. Traitements anaérobies :

Les traitements anaérobies font appel à des bactéries n'utilisant pas de l'oxygène, en
particulier, aux bactéries méthanogènes qui conduisent, comme leur nom l'indique, à la
formation du méthane à partir de la matière organique, et à un degré moindre de CO2.
Ce type de fermentation est appelé digestion. C'est une opération délicate qui
demande une surveillance importante de la température, qui doit être maintenue à un
niveau très stable et suffisamment élevée, Il faut aussi éviter les écarts brutaux de pH et les
substances inhibitrices du développement bactérien, tels que les cyanures, les sels de
métaux lourds et les phénols. Ce système est davantage utilisé pour le traitement des
effluents urbains, que pour le traitement des effluents industriels généralement toxiques
pour les bactéries (Vilagines, 2003).

13
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

b. Traitements aérobies :

Les bactéries utilisées exigent un apport permanant d'oxygène. Le traitement


consiste à dégrader les impuretés grâce à l’action d’une biomasse épuratrice, à laquelle doit
être fourni l’oxygène nécessaire à son développement.
Si la culture est en suspension dans un bassin aéré, il s’agit du procédé à boues
activées. Dans le procédé de type lit bactérien par contre, la culture est fixée ou retenue sur
un support solide. D’autres processus sont aussi utilisés (tel que les disques biologiques,
...).

c. Boues activées :

Les boues activées constituent le traitement biologique aérobie le plus répandu


(OMS ,1979).Ce type de traitement implique l'aération du bassin des eaux usées afin
d'assurer les conditions adéquates (O2) pour le développement des micro-organismes qui
s'agglomèrent et forment le floc bactérien .Cette étape a pour but d’éliminer la charge
carbonée par une épuration biologique de l’eau usée. C’est un procédé mettant en œuvre un
réacteur aérobie à biomasse en suspension. Les matières organiques polluantes vont être
captées par ces flocs et former des boues activées qui sont brassées et assurent l'épuration
des eaux usées dans le bassin. A l'aval de ce traitement, un clarificateur (ou décanteur
secondaire) permet l’isolation des boues. Pour conserver un stock constant et suffisant de
bactéries dans le bassin de boues activées, une partie des boues extraites du clarificateur est
renvoyée en tête de bassin. L’autre partie est évacuée du circuit et dirigée vers les unités de
traitement des boues. (Degremont, 1978).

d. Lits bactériens :

Le principe de ce procédé (appelé aussi filtre bactérien ou filtre percolateur),


consiste à faire ruisseler les eaux usées, préalablement décantées sur une masse de
matériaux poreux ou caverneux qui sert de support aux micro-organismes (bactéries)
épurateurs. L’aération est pratiquée soit par tirage naturel soit par ventilation forcée.

Il s’agit d’apporter l’oxygène nécessaire au maintien des bactéries aérobies en bon


état de fonctionnement. Les matières polluantes contenues dans l’eau et l’oxygène de l’air
diffusent, à contre courant, à travers le film biologique jusqu’au micro-organisme
assimilateurs. Le film biologique comporte des bactéries aérobies à la surface et des

14
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

bactéries anaérobies prés du fond. Les sous-produits et le gaz carbonique produits par
l’épuration s’évacuent dans les fluides liquides et gaz. Une étape de séparation liquide-
biomasse est assurée par un dispositif de clarification.

Comme pour les boues activées, une partie de ces boues sert à réensemencer les
bassins biologiques tandis que le reste est transféré vers la filière boue.
(Gaid,Ademe,[Link] in Noureddine , 2017)

e. Biofiltration :

Cette technique est surtout utilisée pour le traitement des eaux urbaines lorsque se
pose un problème d’encombrement. Elle utilise comme support un matériau granulaire qui
assure d’une part, la rétention des matières en suspension par filtration et d’autre part, la
fixation d’une biomasse épuratrice. L’air est insufflé par le bas ; l’eau peut être introduite
par courant ascendant ou descendant suivant la technique utilisée. Les micro-organismes
adhèrent à chaque grain sous la forme d’un film biologique épurateur ou biofilm.

4. Traitements tertiaires :

Les traitements tertiaires regroupent tous les traitements complémentaires, visant à


affiner la qualité de l'effluent, ayant subi les traitements physiques, physico-chimiques et
biologiques.
Leur utilisation s'impose lorsque la nature des milieux récepteurs recevant l'eau
dépolluée l'exige (Degremont, 1978) : Le traitement le plus utilisé afin de réduire les
matières en suspension et la pollution organique biodégradable, est la filtration tertiaire
qui, selon la nature du matériau utilisé, permet de réaliser une épuration essentiellement
physique ou biologique. Pour fixer les matières carbonées dissoutes non biodégradables
(par exemple les détergents), le moyen le plus utilisé est l'adsorption sur charbon actif. Les
traitements tertiaires englobent, principalement, l'élimination de l'azote, du phosphore et la
désinfection, mais aussi le traitement des odeurs. Parmi les différentes techniques de
traitements tertiaires, la déphosphatation est celle qui est principalement utilisée dans la
majorité des stations d’épuration.

a. Elimination de l'azote :

Les stations d'épuration classiques, prévues pour éliminer les matières carbonées,
n'éliminent que des quantités réduites d'azote présent dans les eaux usées. Pour satisfaire

15
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

aux normes de rejet en zones sensibles, des traitements complémentaires doivent être mis
en place. L'élimination de l'azote est, le plus souvent, obtenue grâce à des traitements
biologiques, de "nitrification-dénitrification".
Les procédés physiques et physico-chimiques d'élimination de l'azote
(électrodialyse, résines échangeuses d'ions, "strippage" de l'ammoniaque) ne sont pas
utilisés dans le traitement des eaux résiduaires urbaines, pour des raisons de rendement et
de coût (Bechac et Boutil , 1987)

b. Elimination du phosphore :

Les techniques de déphosphatation qui sont généralement appliquées font appel à


des réactions de précipitation (procédés physico-chimiques) ou à des micro-organismes
épurateurs qui assurent une sur-élimination du phosphore (procédés biologiques).
La déphosphatation chimique se fait grâce à l'utilisation de réactifs (tels que les sels
de fer et d'aluminium ou la chaux) qui donnent naissance à des précipités ou complexes
insolubles séparés de l'eau par des techniques de séparation solide-liquide. La
déphosphatation biologique repose sur un transfert de phosphore de la phase liquide (eaux
usées à épurer) vers la phase solide (boues) par stockage intracellulaire. Cette
accumulation conduit à la formation de granules de polyphosphates (poly-P) et entraîne un
enrichissement progressif de la boue en phosphore jusqu'à des teneurs très importantes. Il
est alors aisé d'assurer l'élimination du phosphore de l'eau par simple soutirage des boues
en excès après une étape de décantation. (Satin et Selmi , 1999)

c. Désinfection :

Les traitements primaires et secondaires ne détruisent pas complètement les germes


présents dans les rejets domestiques. C'est pourquoi, la désinfection de l'eau s'impose. La
désinfection est un traitement qui permet de détruire ou d'éliminer les micro-organismes
susceptibles de transmettre des maladies ; ce traitement n'inclut pas nécessairement la
stérilisation qui est la destruction de tous les organismes vivants dans un milieu donné.
On peut procéder à la désinfection en ajoutant à l'eau une certaine quantité d'un
produit chimique, doté de propriétés germicides. Les produits chimiques les plus utilisés
sont : le chlore (Cl2), le dioxyde de chlore(ClO2), l'ozone (O3), le brome (Br2), l'iode (I2)
et le permanganate de potassium (KMnO4).

16
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

On peut également désinfecter l'eau grâce à des moyens physiques : ultrasons, ultraviolets
(UV) ou rayon gamma (Desjardins, 1990).

Il y a aussi la désinfection par l’ozone

- Traitement des eaux usées par lagunage :

Le lagunage est un procédé d'épuration des eaux usées qui consiste en un lent
écoulement de l'eau dans un ou plusieurs réservoirs peu profonds (la profondeur des
lagunes varie de 0,5 à1,5 m) où prolifèrent des bactéries et autres organismes vivants au
détriment des matières organiques et des sels minéraux contenus dans les eaux.
L’apport d’oxygène se fait par échange avec l'atmosphère ou par photosynthèse des
algues de surface qui se forment et fournissent de l'oxygène nécessaire au développement
des bactéries qui vont dégrader cette matière organique selon les processus de fermentation
aérobie.
Le temps de séjour dans les réservoirs est élevé (3 à 30 jours voire plus) ce qui
entraîne une diminution du nombre d'agents pathogènes (bactéries, virus, parasites...). Le
lagunage permet également l'élimination de la pollution microbienne, ce qui est un
avantage par rapport aux autres techniques d'épuration. Les boues vont se concentrer sur le
fond des lagunes (bassins de terre), intervenir dans la biologie du système et ne devront pas
être évacuées avant 5 ou 10 ans. (Valiron , 1983).
Le procédé permet d’obtenir des rendements d’élimination de la pollution de
l’ordre de 70 à80% et un très bon abattement de la pollution bactériologique (Chaib ,
2004).

1. Lagunage naturel :

Le lagunage naturel peut être utilisé en traitement complet des effluents ou en


traitement tertiaire pour affiner la qualité de l'eau traitée par une boue activée (par exemple
pour la désinfection).
Les lagunes naturelles sont nommées étangs de stabilisation (Koller , 2004) que
l'on classe en fonction des filières de développement des bactéries en trois catégories :
anaérobies, aérobies ou facultatifs (mixtes). Le lagunage naturel peut être utilisé, en
traitement complet des effluents ou en traitement tertiaire, pour affiner la qualité de l'eau
traitée par une boue activée. (Degremont, 1978).

17
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

Figure 02 : Schéma d’une lagune naturelle (source :Noureddine,2017)

2 .Lagunage aéré :

Ce sont de vastes bassins, constituant un dispositif très proche du procédé à boues


activées à faible charge. On y effectue une épuration biologique bactérienne comme celle
qui se pratique naturellement dans les étangs, en apportant de l'extérieur par insufflation
d'air ou oxygénation au moyen d'aérateurs de surface, l'oxygène nécessaire au maintien des
conditions aérobies des bactéries épuratrices. Bien que théoriquement elle ne s'impose pas,
une recirculation de l'eau traitée et parfois des boues biologiques en tête de lagune est
souvent pratiquée. Elle permet d'améliorer le mélange complet et d'assurer une meilleure
répartition de la biomasse. Il est rare, en raison de la concentration relativement élevée en
matières en suspension, que l'on puisse rejeter directement l'effluent traité à l'exutoire sans
décantation finale (Koller, 2004).

- Phytoépuration :

La phytoremediation ou phytoépuration des eaux usées est une technologie qui


s’adapte aux contextes climatiques, géologiques et socio-économiques. C’est un procédé
d’épuration écologique, propre et non polluant qui repose sur des écosystèmes, dans
lesquels les végétaux ainsi que l’utilisation des énergies renouvelables, prennent une place
importante (Noureddine , 2017)

La phytoremédiation est réalisée grâce à des bassins successifs, étanches, remplis


de graviers et plantés de diverses espèces aquatiques, appelés macrophytes, (roseaux,
joncs, iris, phragmites, massette, salicaire). Ces macrophytes ont un rôle de structuration et
d’aération du massif, tout en servant de support aux bactéries qui font l’essentiel du travail.

18
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

Les graviers de granulométrie croissante en évoluant vers la profondeur,


permettent la filtration mécanique des eaux usées. Les végétaux fixent les colonies de
bactéries sur la base de leurs tiges et leurs rhizomes, ce qui améliore les performances des
organismes épurateurs.

Par ailleurs, ils absorbent par leurs racines une partie (10 % environ) des sels
minéraux, nitrates et phosphates, issus de la décomposition de la matière organique
présente dans les eaux usées. La plupart des macrophytes sont capables d’assimiler les
métaux lourds, toujours présents dans les eaux usées et nocifs pour l’environnement
(Allouche et al in Noureddine , 2017)

Figure 03 : Coupe schématique du procédé de phytoépuration (source :


Noureddine,2017)

19
Chapitre I synthèse bibliographique sur les eaux usées

20
Chapitre II
Présentation de la
STEP de Saida
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

1- Présentation de la wilaya de Saida :

1-1-localisation :

La wilaya est située dans l'ouest algérien et elle s'étend sur une superficie de 7562km2. La
wilaya de Saïda est délimitée depuis le découpage administratif de 1985, comme suit :
 Au nord par la wilaya de Mascara.

 À l'ouest par la wilaya de Sidi-Bel Abbés.

 Au sud par la wilaya d'EI-Bayadh.

 À l’est par la wilaya de Tiaret.


La population totale de la wilaya est estimée à 350 766 habitants, soit une densité de 200
habitants par Km².
D’une altitude de 750 m, latitude de 34°52 N ,et longitude de 00° et 09°.

Figure 04 : Situation géographique de la zone d’étude (source : DPSP, 2012)

20
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

1-2-Structure de la Population

La population totale de la wilaya est estimée à 350 766 habitants, soit une densité de 200
habitants par Km².

Tableau 01 : données socioéconomiques de la Wilaya de Saida (DPSP, 2012)

DESIGNATION Données
Total population 350 766
Population active 151 180
Taux d’activité 25 %
Population active occupée 252 280
Taux de chômage 16 %

1-3-Caractéristiques climatiques de la zone d’étude

Le climat Le facteur climatique est toujours important dans n’importe quelle étude, il
constitue un élément déterminant dans le développement. Les données utilisées sont celle de la de
stations météorologique de Rebahia (Saida).

Située dans l’étage semi-aride, le climat dans la région de Saïda est sec et chaud en été et
froid en hiver. La zone d’étude reçoit en moyenne une pluviométrie moyenne annuelle de l’ordre de
348 mm ; la période pluvieuse s’étale généralement du mois de septembre à au mois de mai soit 9
mois avec un maximum au printemps et en hiver. Les mois les plus arrosés avec 69 % de la tranche
pluviométrique sont les mois d’octobre (52.3mm) et novembre (56.3 mm). Les minima sont
enregistrés en été où sévit la sécheresse estivale caractéristique essentielle du climat méditerranéen
(ONM, 2018).

21
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Figure 05 : Moyenne mensuelle de la précipitation (2000-2018).

Pour la même période d’observation (2000-2018), la température minimale enregistrée en mois de


janvier est ave 3°C (figure 06) et celle du mois le plus chaud est observée au mois de juillet avec
de 36°C. La température moyenne annuelle est située autour de 15° avec une amplitude moyenne
de 22° C (ONM, 2018).

Figure 06 : Répartition des températures moyennes, maximales et minimale 2000 à 2018.

1-4- Le réseau hydrographique:

La majorité des oueds drainent le bassin de l’oued de Saida les importants sont (ONA, 2023)

-L’oued tebouda qui prend sa source à Ain Beida a environ 3 Km au sud

D’Ain El Hadj

22
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

– L’oued Saida qui constitué le plongement de l’oued tebouda.

- L’oued Rebahia qui prend sa source à Ain Zerga.

- L’oued Massil qui prend sa source à Ain Mettiouia.

2- Présentation de la station d’épuration de la ville de Saida :

2-1 Situation géographique de la station par rapport à la ville de Saida :

Les eaux usées de la ville de Saida sont dirigées vers un exutoire qui est la station
d’épuration, située en aval de la ville.
La station d’épuration est implantée dans la partie nord-ouest de la ville a proximité de
l’oued Saida qui constitue le milieu récepteur des eaux épurées.
Le choix de ce site est d’après une étude géologique qui a montré la nature du sol pour
éviter tout tassement des ouvrages et l’existence des couches argileuse pour évité tout contact par
infiltration vers la nappa souterraine.
L’épuration des eaux avant leur rejet dans le milieu naturel devient ainsi une nécessité, il
faut protéger la nature, d’où la mise en service de la station d’épuration de Saida qui devra épurer
ces eaux urbaines et industrielles. (ONA, 2023).

Figure 07 : La Station d’épuration à boues activées (Google Earth, 2023)

23
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

3- Historique de la STEP :

L’expansion économique de ces dernières années et le phénomène de concentration urbaine


et industrielle, ont provoqué un énorme accroissement de la pollution.
Les eaux usées étaient alors directement rejetées dans le milieu naturel (l’oued) sans
traitement au préalable, mais l’importance des rejets conduit a une pollution du milieu naturel et
provoque des déséquilibres et des nuisances. (ONA, 2023)
La réalisation de la station d’épuration de la ville de Saida a été assurée par l’entreprise
espagnole COMSA, l’achèvement des travaux La mise en service de la STEP en 2010. La STEP a
été transférée à l’ONA le 01/01/2012, le traitement biologique de la station de la ville de Saida est
un procédé à boues activées à faible charge.

4- Les caractéristiques technique de la STEP

Tableau 02 : Les caractéristiques techniques de la STEP

Procédé d'épuration Boue activée à faible charge


Capacité en (Eq/hab) 150000
Débit nominal en (m3/j) 30000
Lieu de rejet Oued SAIDA
Type de réseau Unitaire
Nature des eaux brutes Domestiques

Le traitement se fait selon le procédé suivant (ONA, 2023) :


I-Traitement des Eaux :
Déversoir d’orage : 01
Longueur : 20m
Largeur : 20m
Hauteur : 2,5m
Volume total : 1.000m 3
Temps de rétention a débit maximum : 24min

24
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

A-PRETRAITEMENT

Les eaux usées véhiculent des matières en suspension très hétérogènes et souvent
volumineuses. On entend par « prétraitement » une série d’opérations qui a pour but d’éliminer
la partie la plus visible de la pollution et la plus gênante sur le plan de l’exploitation des
ouvrages. Ils ont un rôle déterminant sur le plan de l’exploitation de la station d’épuration et se
compose de:

1- Bassin de relevage :
4 pompes –immergées
Marque : ABS
Poids : 42Kg
1 - Dégrilleur :
 Le dégrillage: Passage de l’eau à travers des barreaux plus ou moins espacés.
- Grilles grossières: espacement entre barreaux: 60-100mm.
- Grilles fines: espacement entre barreaux: 10-25mm.
 Dégrilleur grossier manuel : 01
Largeur : 1 .500mm
Longueur : 6 .000mm
 Dégrilleurs fin automatique :
Nombre de canaux de dégrillage fin : 0 2
Largeur de la grille : 1.000mm.
Largeur nette de passage : 660mm
Séparation entre barreaux : 10mm
Nombre de barreaux : 33
Séparation entre barreaux : 20m
2- Déssableur - Déshuileur : 02 Unité
 Le dessablage: Extraction par sédimentation des graviers, sables et particules minérales,
ayant une taille de 0,2 à 2 mm.
 Le dégraissage-déshuilage: combiné avec le dessablage, vise la séparation des produits de
densité légèrement inférieure à l’eau par flottation naturelle ou accélérée par injection de fines
bulles d’air. Nuisibles à la phase biologique du traitement (formation de mousses…) et
représentent environ 35 % de la DCO de l’eau brute.
Largeur totale zone de dessablage-déshuilage : 4m
Largeur totale zone de dessablage : 3m

25
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Largeur totale zone de dessablage : 1m


Hauteur totale : 5m
Hauteur de l’eau : 4m
Longueur totale : 18m
Volume utile total: 242,9m

B- Traitement biologique
Bassin d’aération (02 unités)

Forme rectangulaire de :

Longueur : 66,0 m.
Largeur : 44,0 m.
Hauteur d‘Eau : 4,5 m.
Profondeur total : 5m
Hauteur Béton : 5,60 m.
Volume utile total : 26.136 m³.
Volume utile unitaire : 13.068 m³.
Equipements des bassins.

Nombre de turbine : 12
Puissance des turbines installées : 75/55 KW
02 0xymètres de mesure d’oxygène dissous.
Décanteur secondaire (02 unités)
Nombre : 02
Diamètre : 43 m.
Surface unitaire : 1.452 m³.
Hauteur d’eau : 3 ,50 m.
Volume cylindrique : 5.0827 m³
Chloration, stérilisation
Le bassin de chloration est en béton armé
Longueur : 30m
Largeur : 12m
Hauteur utile : 3,5m
Hauteur total : 4m

26
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Volume : 1.260m
II- Traitement des boues
Epaississement des boues,
Les dimensions de l’épaississeur sont :
Nombre : 01
Diamètre : 16 m.
Hauteur : 4 m.
Surface : 201 ,1 m 2
Volume de l’épaississeur :
804,25 m³.
Déshydratation des boues sur lits de séchage.
Longueur : 30 m
Largeur : 15m
Nombre total des lits : 20
Surface totale à mettre en œuvre : 9000 m 2
Production annuelle des boues : 83.865 m³ /an
Equivalent- habitant par unité d’aire : 16,7 eq / hab / m 2

27
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Déversoir d’orage

Dégrilleur manuel Dégrilleur Mécanique

Déssableur Déshuileur

Bassin d’aération

Décanteur secondaire

Bassin de chloration Epaississeur

Lits de séchage

28
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Figure 08 : les étapes de traitement des eaux usées dans la STEP de Saida (source : Benfatima et

Becharef, 2022)

5 -Fonctionnement de la STEP SAIDA :

La station d’épuration est installée à coté de réseau de collecte d’assainissement, juste à


l’extrémité de la sortie des eaux vers le milieu naturel. La stations d’épuration est une installation
qui sert à dépolluée l’eau usée pour éviter la destruction totale des écosystèmes aquatiques et
naturels due aux effluents pollués ; l’épuration est une technique qui consiste à éliminer les matières
indésirables que l’eau véhicule en vue de son déversement dans le milieu naturel ou sa réutilisation
dans des fonctions diverses ; les eaux usées de la station de Saida sont soumises au procédés de
boues activées(ONA, 2023)

6-L’impact de la STEP : (ONA, 2023)

La réalisation de la station d’épuration de la ville Saida est destinée à épurer les eaux usées
rejetée par la population de la ville, l’objectif principal et de lutter contre la pollution du milieu
récepteur (Oued Saida) :

 Protection de la nappe phréatique et oued Saida,


 Préserver la santé de la population contre les maladies à transmission hydriques.
 Réutiliser les eaux épurées en irrigation.
 Réutiliser les boues issues de l’épuration a des fins agricoles.

7- Procédé d’épuration de la STEP Saida :

La station d’épuration de la ville de Saida est implantée au niveau de la commune de Saida


sur une superficie de 11.47 Hec est d’une capacité de 150 000 Eq/Hab, elle est conçue pour traiter
chaque jour 30 000 m3 d’eaux usées par voie biologique.
Le procédé d’épuration de la STEP est un procédé biologique basé sur le principe de boues
activées, Le procédé de traitement par boues activées est un traitement biologique à culture en
suspension. Il est constitué d’un réacteur biologique dans lequel les eaux usées sont mélangées avec
une biomasse aérée et maintenue en suspension. Le substrat contenu dans les eaux usées sert de
nourriture pour la multiplication et le développement des micro-organismes contenus dans la

29
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

biomasse. La biomasse est ensuite séparée par décantation et une partie de cette biomasse est
recyclée dans le réacteur. La biomasse excédentaire est extraite du système et constitue les boues
secondaires. Les systèmes de boues activées sont le plus souvent conçus pour être exploités en
mode continu avec un réacteur biologique, un décanteur secondaire et des équipements de retour
des boues du décanteur vers le réacteur. Un schéma de procédé typique est montré à la figure ci
dessous. Ils peuvent aussi être conçus pour être exploités en mode séquentiel, une période étant
réservée à la décantation directement dans le réacteur. (ONA, 2023)

a- Caractéristiques du procédé

a.1 Paramètres de fonctionnement

- La charge massique (Cm):


La charge massique s’exprime par le rapport entre la pollution appliquée journellement; en
kg DBO5 ; et la masse de matière épuratrice, en kg de poids sec des boues contenues dans le
réacteur biologique:

Cm = L0.Q / St.V

Cm en kg DBO5 / kg MesT/j.

V (m3): volume de bassin d’aération.

St (kg/m3): concentration en MesT des boues en aération.

Lo (mg/l): concentration moyenne en DBO5.

Q (m3/j):débit journalier d’eaux résiduaires à épurer.

Lo.Q (kg DBO5/j ) : charge polluante journalière traitée .

- Charge volumique:
Il correspond au quotient du poids journalier DBO5 appliqué; rapporté au volume unitaire du
bassin d’aération:

CV = Lo.Q / V

CV est exprimé en kg DBO5 / m3.j

30
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

- Age des boues:


L’âge des boues est défini comme étant le rapport entre la masse des boues présentes dans le
réacteur et la masse journalière de boues en excès.

A = V.X / [Link]

A: âge des boues(h).

V: volume de liqueur mixte.

X : concentration en solide (ou solide volatil) de la liqueur mixte (mg/l).

QW: débit d’évacuation des boues.

XW : concentration en solide (ou solide volatil) des boues (mg/l).

L’âge des boues est inversement proportionnel à la charge massique.

- Indice et Mohlman :
Cet indice définit le volume de boue activée décantée an ½ heure

( en ml) par rapport à la masse de résidu sec de cette boue (en g de matières).

Im = V / M

V: volume de boue obtenu après 30 minutes de décantation d’un litre de boue activée.
M: concentration de MES de la boue activée.
-Plus l’indice est élevé, moins la boue décante bien.

-Une boue activée de bonne structure a un indice compris entre 50 et 100.

- Besoin en oxygène :
A fin de garantir aux micro-organismes des conditions satisfaisantes de croissance tout en
assurant un fonctionnement normal ; il faudrait maintenir la concentration en oxygène dans
le bassin d’aération supérieur à 2 mg /l en tout temps et quelque soit la charge.

8- Les objectifs épuratoires de la STEP de Saida (les concentrations des eaux épurées à la
Sortie) (ONA, 2023)

Conformément aux recommandations de l’organisation mondiale de la santé(OMS), les


normes de rejets des eaux usées en Algérie sont résumées dans le tableau03 :

31
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

Tableau 03 : normes de rejet de l’O.M.S, appliquées en Algérie.

Paramètres Normes
T° (°C) ˃ 30
pH (mg/l) 6.5 - 8.5
O2 (mg/l) 5
DBO5 (mg/l) 30
DCO (mg/l) 90
MES (mg/l) 120
Zinc (mg/l) 2
Chrome (mg/l) 0.1
Azote total (mg/l) 50
Phosphore total (mg/l) 2
Hydrocarbures (mg/l) 10
Détergents (mg/l) 1
Huiles et graisses (mg/l) 20

32
Chapitre II Présentation de la STEP de SAIDA

33
Chapitre III
Matériel et méthode
Chapitre III Matériel et Méthodes

Echantillonnage de l’eau

L’échantillonnage des eaux est une opération qui consiste à prélever des
échantillons d’eau en vue d’analyse. L’échantillonnage est une étape primordiale de
l’analyse car pour obtenir un résultat d’analyse pertinent, il est nécessaire que l’échantillon
d’eau soit représentatif, qu’il soit conservé dans de bonnes conditions jusqu’au lieu de
l’analyse, et qu’il ne soit pas contaminé par toute substance qui pourrait provoquer un
résultat d’analyse erroné.

Au niveau de la STEP de la ville de Saida, les prélèvements se font de façon


automatique, toutes les 15mn un volume d’eau de 100 ml est prélevé par le préleveur
automatique durant 24 h pour avoir un litre d’échantillon moyen.
Les prélèvements s’effectue à l’entrée de la station (E) c’est une eau brute qui n’a subie
aucun traitement, le deuxième échantillon d’eau épurée est prélevé à la sortie de la station
(S) avant d’être renversé dans l’oued de SAIDA.

Figure 09 : Prélèvement des échantillons d’eau epurée ( prises au niveau de la STEP de Saida)

33
Chapitre III Matériel et Méthodes

1-Le choix du prélèvement en cas de prélèvement manuel :

Le point d’échantillonnage est certes l’un des facteurs les plus important lors
d’une campagne d’échantillonnage et doit être choisis judicieusement . Idéalement ,
son emplacement est sélectionné en fonction de la représentativité des échantillons .
Le choix de points d’échantillonnage représentatifs doit s’appuyer sur une déduction
logique tenant compte des objectifs de l’échantillonnage et des substances à analyser.

Généralement , le point d’échantillonnage se situe à un endroit de l’effluent


ou il y a suffisamment de turbulences pour assurer l’homogénéité de l’effluent . le
point d’échantillonnage des effluents dans les canaux ouverts se situe au centre du
canal et à une profondeur permettant la prise d’échantillons même en condition de
débit minimum . (ONA, , 2023)

2-Types d’échantillonnage :

-Echantillonnage instantané :

Les échantillons instantanés sont prélevés en milieux dynamiques en une


seule prise dans un intervalle généralement inférieur à 15 minutes . Les échantillons
instantanés sont principalement utilisés lorsque l’on veut :

 Déterminer les variations temporelles des concentrations ou des paramètres ;


 Connaitre la qualité d’un effluent à un instant donné ;
 Connaitre les variations des concentrations ;
 Prélever des échantillons de volumes variables ;
 Comparer les résultats d’analyse avec ceux des échantillons composés ;
 Echantillonner une solution en circuit fermé , dont la concentration et la
nature ne sont pas appelées à varier en raison de son temps de rétention
prolongé (ONA, , 2023)

- Echantillonnage composé :

Un échantillon composé est obtenu en combinant dans même contenant des


échantillons instantanés prélevés périodiquement en fonction du temps ou du débit en
respectant l’égalité des proportions .un échantillon composé peut se prélever
automatiquement ou manuellement.

34
Chapitre III Matériel et Méthodes

On obtient un échantillon composé en fonction du temps en prélevant des


échantillons de même volume à intervalles de temps régulier. On obtient aussi des
échantillons composés en fonction du débit en prélèvent des échantillons
proportionnellement au débit des eaux Un échantillon composé couvre une période de
temps définie en fonction des besoins généralement 24 heures. (ONA, , 2023)

3-Identification des échantillons :

Il est primordial d’enregistrer correctement et adéquatement l’ensemble des


enregistrements pertinents pour décrire et identifier tous les échantillons prélevés. Il
convient d’étiqueter les récipients contenant les échantillons de façon claire, sans
ambiguïté et durable (se référer à la norme internationale ISO 5667-3 :2003(F)).

Par ailleurs, il peut être nécessaire de noter, au moment de l’échantillonnage, les


détailles qui permettront d’interpréter correctement les informations fournies (par
exemples date et heure du prélèvement, nom de la personne chargée de l’échantillonnage,
nature et quantité de conservateurs ajoutés).
Il convient que les échantillons particuliers de substances anormales soient repérés
de façon claire et accompagnés d’une description détaillée de l’anomalie constatée.
Il est essentiel que les échantillons contenant des substances dangereuses ou
potentiellement dangereuses, par exemple des acides, soient clairement identifiés comme
tels. (ONA, , 2023)

4-Transport des échantillons :

Il convient que les récipients contenant les échantillons soient protégés et bouchés
de sorte que les échantillons ne se détériorent pas et qu’ils ne perdent aucun de leurs
constituants durant le transport. Il convient que le matériau d’emballage protège les
récipients contre toute contamination extérieure et toute rupture éventuelles, notamment
près de l’ouverture du récipient, et qu’il ne soit pas lui-même une source de
contamination.

Pendant le transport, il convient de stocker les échantillons suivant les lignes


directrices. (ONA, , 2023)

35
Chapitre III Matériel et Méthodes

- Matériels utilisés : (ONA, , 2023)

Désignation du matériel
Etuve – RAYPA
Four à monflle – DINKO
Centrifugeuse
Unité de filtration avec pompe à Vide
Distillateur (SG)
Plaque chauffante DCO
Balance de Précision
Spectrophotomètre
Agitateur
Microscope Optique
Conductimètre
Réfrigérateur
Armoire thermostatique
PH mètre

-Verre de précipité

-Dessiccateur

-Balance de précision électronique

-Pince

-Filtres de microfibres de verre

-Equipe DBO système :

-Têtes mesureurs (OXYTOP)

-Ampoules de mesure marron

36
Chapitre III Matériel et Méthodes

-Agitateurs magnétiques

- Pince

-carcasses de gommes pour les goulots des ampoules

- lentilles de NAOH

- Inhibiteur de nitrification

-Kit pour DCO LCK 314 et LCK 514

-Pipette graduée de 2 ml

-Réacteur DCO

-Spectrophotomètre

- Protocoles d’analyses physico-chimiques effectuées : (ONA, , 2023)

1 La température :

La température est un facteur écologique important des milieux aqueux. Son


élévation peut perturber fortement la vie aquatique (pollution thermique).
La mesure de la température s’effectue à l’aide d’un thermomètre (plage de mesure (0-
30°C) plongé à l’intérieur d’un bécher de 100 ml. La lecture est faite après stabilisation
du thermo- mètre en degré Celsius (°C). (ONA, , 2023)

2. Le potentiel Hydrogène (pH)

Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ions H+ de l'eau. Il traduit


ainsi la balance entre acide et base. Le pH est exprimé sans unité. Ce paramètre caractérise
un grand nombre d'équilibre physico-chimique et dépend de facteurs multiples, dont
l'origine de l'eau. (ONA, , 2023)

Pour la réalisation de cet analyse, on a suivi la normative Française et


réglementation ISO international ; NF T 90 -008(Février 2001).

37
Chapitre III Matériel et Méthodes

Figure 10 : PH mètre (Source : ONA , 2023)

*Procédure expérimentale :

-l’appareil nécessite un étalonnage quotidien dans les trois points de calibration :


4,01_7,0_9,21

-Après calibration, laver l’électrode à l’eau distillée

-Appuyer sur le bouton analyse échantillon pour démarrer la mesure

-lire l’évaluation une fois la lecture se stabilise

-Laver l’électrode à l’eau distillée et remettre le dans la solution électrolyte de KCL

3. L’oxygène dissous :

L’oxygène dissous est un compose essentiel de l’eau, car il permet la vie de la faune
et la flore, il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes
aquatiques. Dans le domaine de l’épuration, il est indispensable pour la dégradation de la
pollution, l’oxygène dans l’eau dépend des différents facteurs dont la température, la
pression et la force ionique du milieu.

La Solubilité est relativement faible de l’oxygène dans l’eau dépend de la


température.
La mesure de L’oxygène dissous a été effectuée à l’aide d’un oxymétrie. On plonge
la sonde dans l’échantillon d’eau avant et après l’épuration. On note la valeur affichée
après la stabilisation des résultats sur l’afficheur de l’appareil. (ONA, , 2023)

38
Chapitre III Matériel et Méthodes

Figure 11 :l’oxymètre du bassin biologique (Source : ONA , 2023)

4. Les Matières en suspension :

Ce sont des particules solides très fines et généralement visibles à l’œil nu.
Théoriquement, ils ne sont pas solubilisés. Les MES sont en majeure partie de nature
biodégradable ; La plus part des micro-organismes pathogènes contenues dans les eaux
usées sont transportées par les MES qui les protègent de beaucoup de traitements. Si les
MES sont présentes en trop grande quantité, elles peuvent entraîner le colmatage des
canalisations. (ONA, , 2023)

Dosage des Matières en suspension - MES -

C’est la méthode gravimétrique pour déterminer la concentration des solides en


suspension présents dans les différents échantillons d’eau et de liqueurs mélangées obtenus
dans la Station d’épuration. Le résultat sera exprimé en mg /l de solides. (ONA, , 2023)

Pour le suivi de cette analyse on a suivi la normative Française, La norme (Norme


française du Travail) NFT EN 872 NF EN : 2005-06 (Juin2005)

39
Chapitre III Matériel et Méthodes

Figure 12 : Unité de filtration Figure 13 : Balance de précision


(Source : ONA , 2023) (Source : ONA , 2023)

Figure 14 : Etuve 105c° (Source : ONA , 2023)

*Procédure expérimentale :

-Peser le filtre vide P° dans la balance électronique.

-Placer le filtre sur l’entonnoir de l’unité de filtration (partie lisse en bas).

-Agiter le flacon de l’échantillon.

-Verser un volume V= 50ml d’eau dans l’éprouvette graduée.

-Filtrer l’échantillon.

- Libérer le dispositif sous vide lorsque le filtre est pratiquement sec.

40
Chapitre III Matériel et Méthodes

-Retirer avec précaution le papier filtre à l’aide d’une pince à extrémité plate.

-Placer le filtre sur un support de séchage (ex capsule).

- Sécher le filtre dans l’étuve à 105 C ° pendant deux heures et plus.

-Reporter la capsule dans le dessiccateur.

-Peser P1.

-Renouveler ces opération jusqu’à l’obtention d’un poids constant (La différence entre
deux pesées consécutives n’excède pas 0,5 ou 0,1 mg.

Calculs et résultats

MES (mg /l) = P1- P°/V * 10005.


5.Détermination de la demande biologique en oxygène (DBO5) :

La demande biochimique en oxygène (ou DBO) est la quantité d’oxygène


nécessaire aux micro-organismes pour assimiler la pollution biodégradable sur une période
définie. En effet, une période allant de 5 à 21 jours serait nécessaire aux micro-organismes
pour assimiler la totalité de la pollution biodégradable (ONA, , 2023).

Pour la réalisation de cette analyse on a consulté la normative Française

NF EN 1899-1(MAI 1998).

Figure 15 :D.B.O mètre (Source : ONA , 2023)

41
Chapitre III Matériel et Méthodes

Figure 16 : flacon à D.B.O avec oxytope (Source : ONA , 2023)

*Procédure expérimentale :

-Remplir deux flacons, le premier par 97 ml d’eau usée et le second par 365 ml d’eau
épurée.

-Placer un barreau magnétique dans chacun des flacons pour l’homogénéisation du milieu
interne.

- Verser le gel nutriment DBO pour activer les bactéries.

- Rajouter 1g d’hydroxyde potassium (KOH) dans les bouchons hermétiques pour absorber
l’humidité (CO2).

-Visser l’oxytope sur le flacon .Ensuite on règle les plages des mesures de [0 à 600] pour
les eaux usées et de [0 à 90] pour les eaux épurées.
- Placés les flacons dans l’armoire thermostatique, sur l’agitateur.
- L’incubation des échantillons dure 05 jours à une température de 20°C, Les valeurs
prises, seront celles affichées à la fin des 05jours.

6. Dosage spectroscopique :

Les nitrates, les nitrites, l’ammoniac et la DCO ont été déterminés à l’aide d’un
spectrophotomètre de type HACH DR 3900 et des tubes en verre de 25 ml de capacité. La
détection se fait dans le domaine du visible de l’appareil allant de 325 à 900 nm. L’analyse
de l’élément ou du composé est réalisée suite à une complexassions de celui-ci avec le
réactif ajouté, ce qui développe une couleur. L’intensité de la couleur obtenue et le choix
approprié de la longueur d’onde permettent l’analyse de l’élément contenu dans
l’échantillon. (ONA, , 2023)

42
Chapitre III Matériel et Méthodes

Figure 17 : spectrophotomètre DR 3900

7. Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO) :

La demande chimique en oxygène (ou DCO) est la quantité d’oxygène consommée


par les bactéries pour la dégradation des matières organiques et minérales. Le test consiste
en une oxydation chimique par un oxydant fort, acide à température élevée par le
bichromate de potassium, acide sulfurique, sulfate de mercure. (ONA, , 2023)

Pour la réalisation de cette analyse on a consulté la normative Française, pour ce


PNT , la norme NFT 90 – 101.

Figure 18 : Réactif DCO Figure 19 : Bloc Chauffant

43
Chapitre III Matériel et Méthodes

*Procédure expérimentale :

-Allumer le spectrophotomètre pour calibrage automatique.

-Pupitre 2 ml de chaque échantillon (sortie).

-Ouvrir le bouchon du kit adéquat soigneusement et ajuster l’échantillon.

-Bien fermer le kit et mélanger délicatement (réaction thermique immédiate).

-Placer les deux kits dans le réacteur DCO.

- Programmer le réacteur DCO à 148C° pendant deux heures.

- Après refroidissement du kit lire au spectrophotomètre.

- Lire la valeur affichée par le code à barre imprimé sur le kit.

8. Dosage des Nitrites :

On parle aussi de l’azote NO 2, des Nitrites, ils sont souvent en quantité très faible
car c’est une forme chimique très instable. (ONA, , 2023)

*procédure expérimentale :

Pour les nitrites, le numéro de programme du spectrophotomètre est 371. La


langueur d’onde sera réglée à 507 nm. L’afficheur indique : mg/l NNO2
- on prépare deux cuvettes, de 10 ml chacune (échantillons témoins)
- Deux autres cuvettes remplies de 10 ml d’échantillon plus le réactif de NitriVer3
-Mettre un barreau magnétique dans chaque cuvette
-Laisser agir pendant 20 mn sur l’agitateur
- Formation d’un composé complexe de l’acide sulfanilique pour former un sel de
diazomium qui réagit avec l’acide chromotropique pour produire un complexe coloré rose.
La réaction est la suivante:

44
Chapitre III Matériel et Méthodes

-Au spectrophotomètre

-On place le blanc dans le puits de mesure et on presse ZERO L’affichage Indique 0.000
mg/l NNO2
–On place l’échantillon préparé et on lit le résultat affiché en mg/l NNO2
– Pour avoir les nitrites en mg/l, on multiplie par la constante 4.4 et par le facteur de
dilution (10) s’il ya lieu de dilution.
9. Dosage des nitrates

L'ion nitrate (NO3-) est la principale forme d'azote inorganique trouvée dans les eaux
naturel Pour les nitrates, sélectionner le numéro au spectrophotomètre 353 (ONA, , 2023)

*Procédure expérimentale :

-L’afficheur indique : mg/l NNO3.


- On prépare deux cuvettes, de 10 ml chacune (échantillons témoins).
- Deux autres cuvettes remplies de 10 ml d’échantillon plus le réactif de NitraVer5.
-Mettre un barreau magnétique dans chaque cuvette.
-Laisser agir pendant 05 mn sur l’agitateur.
-On place le blanc dans le puits de mesure et on presse ZERO L’affichage Indique 0.000
mg/l NNO3.
–On place l’échantillon préparé et on lit le résultat affiché en mg/l NNO3
– Pour avoir les nitrates en mg/l, on multiplie par la constante 4.4 et par le facteur de
dilution (10) s’il ya lieu de dilution.

10. Dosage du Phosphore :

Le phosphore peut se présenter sous différentes formes phosphore organique


insoluble contenu dans le matériel cellulaire végétal ou animal.

L’Ortho phosphate dissocie (sucrephosphatés, phospholipides, phosphate


inorganique, ………)

*Procédure expérimentale :

- On prépare deux cuvettes, de 10 ml chacune (échantillons témoins).


- Deux autres cuvettes remplies de 10 ml d’échantillon plus le réactif de PhosVer 3.
-Mettre un barreau magnétique dans chaque cuvette.

45
Chapitre III Matériel et Méthodes

-Laisser agir pendant 02 mn sur l’agitateur.


-Sélectionner le code 490 sur le spectrophotomètre.
-L’afficheur indique : mg/l PO4-3.
-On place le blanc dans le puits de mesure et on presse ZERO L’affichage Indique 0.0 mg/l
de PO4-3.
–On place l’échantillon préparé puis on lit le résultat affiché en mg/l.

-Protocole d’Analyses bactériologiques : (Tfyeche, , 2014) :


L’analyse bactériologique a pour but la recherche et le dénombrement des germes existant
dans les échantillons d’eau à analyser. En raison de la diversité des espèces bactériennes,
virales et parasitaire, des germes test vont être analysés qui représenteront par la suite
l’aspect microbiologique de ces eaux. Une analyse complète de l’eau brute a été effectuée
en se basant sur la recherche et le dénombrement des paramètres suivants :

 Coliforme totaux.
 Coliformes fécaux.
 Streptocoques fécaux.

 Clostridium sulfito-réducteurs.

1. Recherche et dénombrement des Coliforme totaux :

Selon les normes internationales, les micro-organismes reviviscibles se définissent


comme étant la totalité des bactéries, levures et moisissures capables de former des
colonies dans ou sur le milieu de culture spécifié dans les conditions d’essai décrites
(Tfyeche, , 2014).

Mode opératoire:
A partir de l’eau à analyser, on met 2 fois 1 ml dans deux boites de Pétri vides préparées à
cet usage et numérotées. Compléter ensuite chacune des boites avec environ 15ml de
gélose PCA et mélanger avec précaution en mouvement rotatoire puis laisser solidifier
(Tfyeche, , 2014)

Incubation et lecture : Retourner les boites et incuber à une température de 37 °C


pendant 24 h à 48 h, l’autre à 22 °C pendant 72 h. La lecture se fait après chaque 24h. On

46
Chapitre III Matériel et Méthodes

calcule le nombre de colonies formées présentes dans un millilitre d’échantillon (Tfyeche, ,


2014)

Expression des résultats :

Les résultats sont exprimés en nombre de germes par 1 ml (Germe/1ml).

Porter 1ml d’eau analyser dans completer la boite bétri environ 15ml de
la boite bétri gélose PCA

Figure 20 : Recherche et dénombrement des Coliforme totaux dans l’eau

2. Recherche et dénombrement des coliformes en milieux liquides (Méthode de NPP) :

Test de présomption :

A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement :


 3 fois 10 ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu BCPL D/C muni d’une cloche de
Durham.
 3 fois 1ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de
Durham.
 3 fois 0,1ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de
Durham
Chassez le gaz présent éventuellement dans les cloche et bien mélanger le milieu,
l’incubation se fait à 37 °C pendant 24 à 48 heures. (Tfyeche, 2014)
Seront considérés comme positif + ; les tubes présentant à la fois :
 Un dégagement du gaz (supérieur au 1/10 de la hauteur de la cloche).
- Un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu au jaune (ce qui constitue le
témoin de la fermentation du lactose présent dans le milieu).

47
Chapitre III Matériel et Méthodes

 La lecture
se fait selon les prescriptions de la table de Mac Grady NPP ANNEXEV.

Eau à analyser

3× 10 ml 3× 1 ml 3 × 0.1ml

Milieu BCPL
3× 10ml 3×10ml 3 ×10ml

Figure 21 : Recherche et dénombrement coliformes fécaux dans l’eau


48
Chapitre III Matériel et Méthodes

3. Recherche des Streptocoques fécaux en milieu liquide :

Test de présomption :
A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement :

 3 fois 10 ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu ROTHED/C (double concentration).


 3 fois 1 ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu ROTHE S/C (simple concentration).
 3 fois 0.1ml dans 3 tubes contenant 10 ml de milieu ROTHE S/C :
- Bien mélanger le milieu et l’inoculum.
- L’incubation se fait à 37 °C pendant 24 à 48 heures (Tfyeche, , 2014).

Lecture

Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :

 Un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu pendant cette période est
présumé contenir un streptocoque fécal.
 La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table du NPP annexe ANNEXEV.

49
Chapitre III Matériel et Méthodes

Eau à analyser
3× 10 ml 3× 1 ml 3× 0.1ml

Milieu ROTHE
3× 10ml 3×10ml 3 ×10ml

Figure 22 : Recherche et dénombrement streptocoques fécaux dans l’eau

50
Chapitre III Matériel et Méthodes

4. Recherche et dénombrement des Clostridium Sulfito-Réducteurs :


 Porter dans deux tubes de 1 ml de l’échantillon à analyser
 Elaborer pour les deux tubes un chauffage à 80°C, pendant 10
Minutes, puis un refroidissement brutal sous l’eau de robinet (chocthermique qui à pour
but d’éliminer la forme végétative et reste seulement la forme sporulée des bactéries
Sulfito- Réducteurs).
 Compléter ensuite chacune des tubes avec environ 15 ml de VFSR et mélanger avec
précaution.
 Laisser solidifier, puis incuber à 37°C pendant 48 heures avec une
première lecture après 16 heures d’incubation. (Tfyeche, 2014)
 Lecture :
Après la période d’incubation sera considère comme positif, les tubes contenant de
grosses colonies noires, qui correspond au Clostridium sulfito-réducteur. Le résultat est
exprimé par le nombre des Clostridium sulfito-réducteurs par 1 ml de l’échantillon à
analyser.

51
Chapitre III Matériel et Méthodes

Eau à analyser 2×1ml

Chauffage à 80 c°,10 minute.


refroidissement brutale sous
l’eau de robinet

Milieu VFSR 2×15ml


Figure 23 : Recherche et dénombrement Clostridium sulfito-réducteurs dans l’eau

52
Chapitre IV
Discussion du résultat
Chapitre IV Résultats et discussion

Dans ce chapitre, nous allons exposer les résultats des analyses des paramètres
physico-chimiques et bactériologiques des eaux épurées de la station d’épuration de la ville
de Saida durant une période d’étude de cinq mois. En effet, la STEP traite un volume
moyen mensuel d’eau usée de 683 309 m3 d’eau brute, soit un volume de 22 170 m3 par
jour (ONA, 2023). Les résultats obtenus feront l’objet d’une analyse et interprétation afin
de caractériser la qualité de l’eau traitée et de mentionner les carences qui peuvent exister
dans le processus de traitement de la STEP, pour une éventuelle réutilisation et valorisation
de ces eaux épurées dans le domaine agricole, industriel, les espaces verts ou d’autres
usages.
Il est à noter que les analyses des paramètres de N-NO2-, N-NO3- et PO4 -3
ont été
faite une seule fois, et ce, suite au manque de réactifs chimiques au niveau de la STEP de
Saida durant la période d’étude.

1- Résultats des analyses des paramètres physicochimiques :

Le suivi de la qualité physico-chimique consiste à la détermination et la mesure des


paramètres de pollution. Il s’agit de faire le bilan journalier et mensuel de la pollution, par
la mesure de la température, du pH, de la conductivité (CE), des matières en suspension
(MES,), l’oxygène dissous (O2), de la pollution organique carbonée (DCO, DBO5), des
différentes formes d’azote (N-NO2-, N-NO3-) et l’orthophosphate (PO4 -3).

1-1 La température

La température des eaux usées et épurées constitue un des paramètres influençant


leur composition (effet sur la solubilité des sels). Elle favorise aussi la formation d’une
biomasse bactérienne importante (Harzouli et al, 2007). La figure 24 montre que les
valeurs de températures varient de 9.9 à 19.3 °C. Cela indique que l’eau épurée à la sortie
de la STEP et dans les conditions optimales de température (inférieur à 30°C) est inférieure
à la valeur maximale de la norme Algérienne (JORAD, 2012).

54
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 24 : variations des valeurs de la température de l’eau usée et épurée de la STEP

1-2 Le pH

Le ph de l’eau est un indice exprimant l’acidité ou l’alcalinité dont l’intérêt de la


mesure réside dans la détermination de l’agressivité de l’eau. Selon Rodier et al. (2005), le
pH est un élément important pour définir le caractère agressif ou incrustant d’une eau.

La figure ci-dessus (figure 25) montre que les valeurs du pH durant les
cinq mois d’étude se situent entre 7.46 à 7.93 pour les eaux usées brutes
et 7,83 à 8,35 pour les eaux épurées. Donc ces résultats montrent que les
valeurs obtenues au cours de nos analyses obéissent aux normes de
l’OMS et la norme algérienne de rejet comprises entre 6.5 et 8.5 (OMS,
2007 ; JORAD, 2012). ANNEXE 55

55
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 25 : variations des valeurs du pH de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP

1-3 La conductivité

La présence des ions confère à l’eau une certaine conductivité électrique, due aux
déplacements de ces charges dans l’eau. Donc la conductivité permet de connaitre le degré
de minéralisation des eaux, elle mesure la concentration des sels ioniques et nous informe
sur le degré de salinité de l’eau (Thomas, 1995).

Les valeurs de la conductivité enregistrées durant la période d’étude varient de


1930μS/cm et 2340 μS/cm avec une moyenne de 2198 μS/cm pour l’eau brute. Concernant
l’eau traitée, les valeurs sont comprises entre 1990 μS/cm et 2115 μS/cm avec une
moyenne de 2056 μS/cm (figure26). Ces résultats indiquent une forte minéralisation dans
ces eaux, ces valeurs élevées restent conforme à la norme fixée par l’OMS (OMS, 2007)
est inférieure à la norme Algérienne qui est 3000 μS/cm pour la réutilisation agricole
(JORAD, 2012).
On remarque une diminution de la conductivité d’eau épurée par rapport à celle de
l’eau brute qui est due à la sédimentation des éléments minéraux.

56
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure26: variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée et épurée

1-4 Matière en suspension (MES)

La matière en suspension est la pollution particulaire due à la présence de particules


de grande taille, supérieure à 10μm, en suspension dans l’eau (Rejsek, 2002).

Selon la FAO (2003), la présence de matière en suspension dans les eaux usées ne
constitue pas, sauf cas très particulier, un obstacle à la réutilisation de ces eaux. Bien au
contraire, elle contribue à la fertilité des sols. Cependant, une présence excessive de
matières en suspension peut entraîner des difficultés de transport et de distribution des
effluents ainsi que l’obturation des systèmes d'irrigation.
Les valeurs enregistrées révèlent un abattement important de MES entre
les eaux brutes et traitées (figure27). Elles se situent entre 246 mg/l et
329 mg/l avec une moyenne de 286 mg/l pour les eaux brutes. Pour les
eaux épurées, le taux de MES varie entre 12 mg/l et 26 mg/l. Ces faibles
valeurs sont dues à la décantation des matières décantables. Elles restent
cependant dans les normes de rejet fixé par l’OMS (30 mg/l) et à celle
du journal officiel algérien limitée à 35 mg/l (JORAD, 2012), ce qui
explique une bonne élimination de MES. ANNEXE 57

57
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 27: Variation des teneurs en MES de l’eau brute et épurée

1-5 La demande biologique en oxygène (DBO5)

Ce test constitue un moyen de l'étude des phénomènes naturels de dégradation des


matières organiques. Il s'agit de déterminer la quantité d'oxygène consommée dans les
conditions de l'essai après une incubation durant 5 jours à 20°C et dans l'obscurité. La
DBO5 est exprimée par mg d'oxygène par litre. Elle exprime la quantité de matières
organiques biodégradables présentes dans l'eau (ONA, 2023). Les valeurs de la DBO5 des
eaux brutes enregistrées au sein de la STEP de Saida varient entre 271et 470 mg/l avec une
moyenne de 358 mg/l, pour l’eau épurée ces valeurs oscillent entre 7,1 et 23 mg/l et une
moyenne de 13,7 mg/l (figure28). Les valeurs enregistrées à la sortie de la STEP sont
inférieure à la valeur maximale de la norme Algérienne de rejet qui est de 30 mg/l
(JORAD, 2012) donc cette eau traitée peut être réutilisée en irrigation par rapport à la
DBO5. ANNEXE 58

58
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 28 : variations de la DBO5 de l’eau brute et traitée

Les valeurs de la DBO5 enregistrées au niveau de la sortie, indiquent l’efficacité du


traitement biologique de la STEP de Saida. Cette réduction de la DBO5 souligne le rôle
des bactéries aérobies et micro-organismes épurateurs qui assurent la dégradation et la
transformation de la matière organique en utilisant l’oxygène, permettant donc
l’élimination de la pollution organique. Au même temps cette diminution témoigne sur le
bon fonctionnement de la STEP.

1-6 La Demande chimique en oxygène (DCO)

La demande chimique en oxygène (DCO) mesure la quantité d’oxygène nécessaire


pour dégrader par oxydation toutes les matières organiques ou minérales. La DCO donc
couvre la pollution biodégradable et non-biodégradable.
Les valeurs de la DCO de l’eau brute oscillent entre 460 et 613 mg/l,
avec une moyenne de 587 mg/l (figure 29). Concernant l’effluent traité,
les valeurs enregistrées varient entre 31 et 55 mg/l avec une moyenne de
46 mg/l. ce qui signifie que le traitement effectué sur l’eau brute est très
acceptable et conforme à la norme de rejet qui est de 90 mg/l (OMS,
2004) et 120 mg/l par rapport à la norme algérienne de rejet (JORAD,
2012). ANNEXE 59

59
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 29 : variations de la DCO de l’eau brute et traitée

1-7 Oxygène dissous (O2)

Les variations de la teneur en oxygène peuvent être liées à la présence d'algues, de


matières organiques, d'organismes et de germes aérobie. la solubilité de l'oxygène
dépendant de la température et de même de la pression atmosphérique (Rodier, 2009).
L’oxygène dissous est un paramètre trés important dans la dégradation de la matière
organique.

La figure 30 montre que les teneurs de l'oxygène dissous dans les eaux épurées sont
nettement supérieures à celles des eaux brutes (une moyenne de 0,11 mg/l pour les eaux
brutes et 2,44 mg/l les eaux épurées). L'augmentation de l'oxygène dissous indique le bon
fonctionnement du procéde et que les bactéries épuratrices trouvent un milieu bien aéré et
favorable pour leur croissance, ce qui conduit à une bonne épuration biologique des eaux
usées.

60
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 30 : variations des taux d’oxygène dissous dans les eaux brutes
et épurées de la STEP

1-8 Les nitrites (NO2 -)

Les nitrites proviennent soit d'une oxydation incomplète de l'ammoniaque, soit


d'une réduction des nitrates sous l'influence d'une action dénitrifiante.

La figure ci-dessous (figure 31), montre que les teneurs en nitrites sont inférieures à
la norme de l’OMS (2004) qui est de 1 mg/l et la norme algérienne. La moyenne
enregistrée est de 0.07 mg/l pour l’eau brute et 0.69 mg/l pour l’eau épurée. nos résultats
indiquent une augmentation des nitrates dans l’eau traitée, ceci peut être expliqué par le
phénomène de la nitrification due à un surplus d’aération au niveau des bassins d’aération.

61
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 31 : variations des teneurs en nitrites à l’entrée et la sortie de la STEP

1-9 Les nitrates (NO3)

Toutes les formes d'azote sont susceptibles d'être à l'origine des nitrates par un
processus d'oxydation biologique. L’augmentation de la teneur en nitrate dans les eaux
usées est liée à la nitrification, ce qui signifie la transformation des nitrites en nitrates par
les Nitrobacter.
La moyenne de la teneur en nitrates durant les deux mois de janvier et
février reste comparable entre les valeurs de l’eau brute et l’eau épurée,
pour l’eau brute nous avons enregistré 5,59 mg/l et 5,54 m/l pour l’eau
épurée (figure. 32). Ces résultats restent nettement inférieurs à la norme
de fixée par OMS (2004) qui est de 50mg/l. ANNEXE 62

62
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 32 : variations des teneurs en nitrate à l’entrée et la sortie de la STEP

1-10Ortho phosphates (PO43-)

Les formes chimiques du phosphore dans les eaux usées sont très variées. Ils
peuvent être solubles ou bien particulaires, minérales et organiques.

L’orthophosphate est le composé le plus présent dans la charge totale en phosphate dans
les eaux usées. En général, les orthophosphates sont rarement toxiques pour l’homme, les
animaux et les poissons. Par ailleurs, ils peuvent favoriser l’eutrophisation lorsqu’ils sont
présents en trop grande quantité.
Les valeurs du PO43-enregistrés sont 4,6 mg/l pour les eaux brutes et 4,28 pour les eaux
épurées (figure. 33). Ces valeurs dépassent les seuils fixés à 2 mg/l pour la réutilisation des
eaux traitées. Ceci s’explique par l’arrivée excessive de phosphates dans la station
d’épuration, ces valeurs restent élevées du moment qu’il n’y pas de traitement tertiaire.

63
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 33 : variations des teneurs en PO43-à l’entrée et la sortie de la STEP

2-Résultats des analyses des paramètres bactériologique :

L’importance de cette analyse bactériologique d’une eau n’est pas d’effectuer un


inventaire de toutes les espèces présentes, mais de rechercher soit celles qui sont
susceptibles d’être pathogènes soit, ce qui est souvent plus aisé, celles qui accompagnent et
qui sont en plus grand nombre souvent présentes dans l’intestin des mammifères et sont par
leur présence indicatrices d’une contamination fécale (Rodier et al, 2005). Cette analyse
est importante car la qualité bactériologique d’une eau nécessite des contrôles permanents
et représentant la cause la plus fréquente pour la non-conformité de ces eaux pour une
réutilisation (Rodier et al, 2005).

Le suivi de la qualité bactériologique des eaux consiste en la recherche et au


dénombrement des germes suivants : les coliformes totaux (CT) et fécaux (CF), les
streptocoques fécaux (SF), ainsi que les clostridium sulfito-réducteur (CSR).

2-1 Les coliformes totaux :

Sous le terme de « coliformes » est regroupé un certain nombre d’espèces bactériennes


appartenant en fait à la famille des Enterobacteriaceae, correspondent à des bacilles Gram
négatif, non sporulés, aéro/anaérobies facultatifs, possèdent des propriétés caractéristiques
de structure et de culture à 35- 37C°, ils sont sensibles au chlore. Ils se répartissent en deux
catégories : - Les germes thermophiles ; - Les germes psychrophiles (aquatique ou

64
Chapitre IV Résultats et discussion

terrigène). Leur intérêt plus moindre pour déceler une contamination d’origine fécale. Les
coliformes comprennent les genres : Escherichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Sérratia. (Rodier, 2005).

Les résultats obtenus du dénombrement des coliformes totaux à 22°C et à 37°C sont
illustrés dans le tableau 05.

Tableau 04: Dénombrement des Coliforme totaux (UFC/100ml) :

Mois La
Température Janvier Février Mars Avril charge
Temps moyenne
24 h 01 04 12 01 04
37 c° 48 h 11 07 12 03 8
72 h 13 08 15 05 10
24 h 00 00 00 00 00
22c° 48 h 05 10 05 02 5
72 h 07 22 08 03 10

Les résultats d’analyses bactériologiques des eaux épurées de STEP de Saida


révèlent des charge bactériennes qui varient entre 0 UFC/100 et 15 UFC/100ml

Selon Edberg et al (2000), La présence de coliformes totaux dans les eaux traitées
ou leur dépassement par rapport aux normes réglementaires n’implique pas nécessairement
un risque pour la santé publique, en effet, la plupart des espèces de ce groupes se trouvent
naturellement dans le sol ou la végétation mais ils peuvent indirectement associer à une
pollution d’origine fécale (Rodier, 2009).

2-2 Les coliformes fécaux :

Les coliformes fécaux sont un sous-groupe de coliformes totaux, l’existence de ces


germes peut être une indication de la présence des micro-organismes entéropathogènes,
comme les salmonelles (Debabza, 2005). Un autre test peut fournir les mêmes indications
que celles fournies par le dénombrement des coliformes fécaux, c’est le dénombrement des
E. coli présumés qui correspondent à des coliformes thermo-tolérants qui produisent de
l’indole à partir du tryptophane, à 44°C. E. coli: L’espèce la plus fréquemment associée
aux coliformes fécaux est E. coli représente toutefois 80 à 90% des coliformes thermo-
tolérants détectés. Selon l’'OMS (2004), n’énonce que la présence d’[Link], apporte la
preuve incontestable d’une pollution fécale récente (Maiga, 2005).

65
Chapitre IV Résultats et discussion

Tableau 05 : Dénombrement des coliforme fécaux (UFC/100ml):

Mois
La charge
Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 93 23 240 04 90
48 h 150 1100 1100 1100 862

Les coliformes fécaux présentent des valeurs oscillent entre 23/100ml et 1100
/100ml avec une valeur moyenne égale à (862 /100ml) dans l’eau épurée. Les valeurs
enregistrées dépassent dans la plupart des cas la norme de l’OMS (1000 germes /100ml)
(OMS, 1989) pour les eaux destiné à une réutilisation notamment dans le domaine
agricole.

2-3 Recherche des streptocoques :

Le terme «streptocoques fécaux» désigne les streptocoques généralement présents


dans les fesses de l'homme et des animaux, les streptocoques fécaux se multiplient
rarement dans l’eau polluée et leur persistance est supérieure à celle d’[Link] et des
coliformes (OMS, 2000). Il s’agit de cocci à Gram positif (CGP) de forme sphérique ou
ovoïde, se présentant en chainettes plus ou moins longues, non sporulées aéro-anaérobies
facultatives, ne possédant ni catalase ni oxydase, ce sont des hôtes normaux d’homme et ne
sont pas considérés comme pathogène (Berne, 1972).

Tableau 06: Dénombrement des streptocoques fécaux (UFC/100ml):

Mois
La charge
Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 240 23 93 23 94.75
48 h 1100 150 240 1100 647.5

Les résultats de la recherche et de dénombrement des streptocoques fécaux dans les


eaux épurées révèlent des charge bactériennes qui varient entre 23 germes/100ml à 1100
germes/100ml avec une moyenne 647 germes/100ml.

66
Chapitre IV Résultats et discussion

2-4Clostridiumsulfito-réducteurs :

Ils regroupent des espèces de clostridia telles que perfringens, Clostridium


sporogenes, Clostridium nooyi, Clostridium fallax…, ils sont ainsi dénommées car ils sont
capables de réduire les sulfites (sulfite de sodium, par exemple) présent dans le milieu de
culture en sulfure, ceux-ci se combinent avec un sel de fer pour donner du fer noir, les
colonies noir entourées d’un halo noir sont caractéristiques des bactéries sulfito-réductrices
(Dellaras, 2014). Les Clostridia, bactéries gram positif, anaérobies sporulées comprennent
plus de 150 espèces (Bergey’s, 2014).

Tableau 07 : Dénombrement des clostridium sulfito-réducteurs (UFC/100ml):

La charge
Mois Janvier Février Mars Avril
moyenne
Temps
24 h 03 07 04 03 4.25
Tube 01
48 h 05 08 04 04 5.25
24 h 07 07 00 00 3.5
Tube 02
48 h 08 07 02 03 05

La présence de clostridium sulfito-réducteurs dont le nombre varie de 3.5UFC/ml à


5.25UFC/ml

La présence de Clostridium sulfito réducteur témoigne d’une contamination


tellurique (Rejsek, 2002), leur action protéolytique est mise en évidence par l’odeur
putride qui se dégage des rejets (Oughidni, 2015).

Enfin, les résultats de l’analyse microbiologique des eaux épurées ont montré que
l’eau analysée renferme des germes de contamination ou des germes pathogènes. La
réutilisation direct de ces eaux épurées sans aucun traitement préalable, entraîne des
risques sanitaires ce qui présente un dans danger pour la santé humaine.

67
conclusion
Conclusion générale

Conclusion

L’objectif de ce travail, c’est l’étude de la qualité physico-chimique et


bactériologique des eaux épurées issues de la station d’épuration de la ville de Saida, afin
de savoir l’impact de la réutilisation de ces eaux et sa valorisation dans le domaine agricole
ou industriel.

Le procédé d'épuration dans station d’épuration de la ville de Saida se base sur un


traitement biologique intensif à boue activée. En effet, cette STEP traite une quantité d’eau
usée très importante, avec un volume moyen mensuel de 683309 m3d’eau brute, soit un
volume de 22170 m3 par jour (ONA, 2023).Les eaux usées brutes entrant à la STEP
présentent une pollution organique et bactériologique assez élevée. Les eaux traitées sont
rejetées chaque jour hors de cette STEP dans le milieu récepteur qui est Oued Saida, sans
d’être exploitées ou valorisées. En revanche, ces volumes d’effluents épurés représentent
un gisement important en eau riche en éléments nutritifs, qui, s’ils sont réutilisés
raisonnablement auront certainement des impacts très bénéfiques sur le développement de
l’agriculture.

Les résultats obtenus révèlent une efficacité de dégradation de la pollution carbonée


(MES, DBO5 et DCO) qui sont conformes aux normes de rejet fixées par l’OMS et la
législation Algérienne avec un taux d’abattement de cette pollution de 92 % pour la MES,
96 % pour la DBO5 et 92 % pour la DCO, cependant la quantité de phosphore mesurée est
supérieure à la valeur limite préconisée par l’OMS qui est de 2mg/l.

Concernant la qualité physico-chimique des eaux traitées, ces eaux ne présentent


aucun risque quant à une réutilisation en irrigation agricole. Les résultats obtenus
répondent également aux normes requises pour leur rejet dans le milieu récepteur naturel
sans préjudice sanitaire et donc sans aucune nuisance pour l’environnement.
Les résultats bactériologiques confirment la présence de divers germes indicateurs
de contamination fécale et en germes pathogènes tels que les coliformes totaux et fécaux,
les streptocoques fécaux et les clostridiums sulfite-réducteurs en nombre important. De ce
fait, les eaux analysées ne sont pas de bonne qualité microbiologique et par conséquent,
dans la plupart des cas elles ne sont pas conformes aux normes internationales pour être
réutilisées directement dans l’agriculture.

68
Conclusion générale

Pour assurer une meilleure réutilisation des eaux épurées sans risques majeurs et sans
impacts négatifs sur l’environnement, il est souhaitable de prendre en considération les
recommandations suivantes :

 une désinfection de ces eaux (une désinfection à l’UV est préconisée) si ces eaux
feront l’objet d’une irrigation des cultures des légumes qui vont être consommé
crus (cultures maraîchères) ;
 un suivi régulier de la qualité des eaux épurées en faisant périodiquement des
analyses physico-chimiques et biologiques ;
 suivre l’évolution des paramètres de l’eau rejetée par la station tout le long de son
parcours (Oued Saida), afin d’évaluer les conséquences de l’utilisation de ces eaux
sur l’irrigation, sur l’environnement et la santé humaine et animale ;
 respect de la réglementation en vigueur (journal officiel) qui fixe les diverses
activités agricoles qui pourraient exploiter les eaux usées traitées non désinfectées
(cultures fourragères, céréaliculture, arboriculture, les espaces verts…ect) sans
risques sanitaire pour le consommateur des produits agricoles et sans danger pour
l’environnement, et les systèmes d’irrigation préconisées ;
 Enfin, la sensibilisation et l’orientation des agriculteurs sur les intérêts de la
réutilisation des eaux usées épurées en irrigation, et aussi les bonnes pratiques de la
réutilisation ;

69
Référence
bibliographique
Bibliographie

Bibliographie
Ademe,(2005).Agence De l'Envirennement et de la Maitrise de l'Energie
,Inventaire des émissions des polluants atmosphériques, France.

(Anonyme, 2011).[Link] [Link]

(Anonyme, 2023).[Link]

Audic et Esser ,(2006). l'épuration :nettoyée pour protéger l'écosystéme


aquatique.

Bechac et Boutil,(1987).Traitement des eaux usées,2émé éditition .

Benfatima et Becharef,(2022).Analyse physico-chimique et


microbiologique des eaux dans la station d'épuration de Saida.

Ben Slimane ,(2001). Contribution a L'étude des eaux résiduaires de la


ville de skikda et sa périphérie.Mé[Link] et [Link]
écosystemes. Université d'Annaba 95p.

Berne,(1972). Les traitements des eaux dans l'industrie pétroliére.


Édition : Technip. p : 207.

Berne et Cordonier ,(1991). Traitement des [Link] .,p306 .

Bergey’s, (2014).systématic Bactériology de bergey.

Bontoux ,(1993). Introduction à l'etude des eaux douces,eaux


naturelle,eaux usées de boisson ;qualité et santé 2éme Edition :Lavoisier
Technique et documentation. Paris.

Cardot ,(1999). "Génie de l'énvironement ,les traitements de l'eau


,procédés physico-chimiques et biologiques .cours et problémes
résolus".[Link] .

Chaib ,(2004). Bioépuration par lagunage naturel .Bulletin des énérgies


renouvelables,N°5 .
Bibliographie

Debabza,(2005). Mémoire de Magister en Microbiologie appliquée :


Analyse microbiologique des eaux des plages de la ville d'Annaba
Evaluation de la résistance aux antibiotiques des microorganismes
pathogènes, Université des sciences de Badji-Mokhtar, Annaba(Algérie),
2005.

Degremant,(2005).Mémento technique de l'eau. Tomel .9Eme 6d

Degremont,(1978). Mémento technique de l'eau ,8 éme [Link] et


Documentation Lavoisier,p1200 .

Delarras,(2014) : Camille 2014 : Pratique en microbiologie de


laboratoire Recherche de bactéries et de levures et moisissures .p: 199-
231.

Desjardins ,(1990). "Le traitement des eaux ,2 éme Ed .revue de l'école


polytechnique de Montréal" .

DPSP,(2012).Direction de la Planification des Statistique et des Programmes.

[Link] Salghi. Professeur à l'Ecole National des Sciences appliquées


d'[Link] chimie des eaux .

Edberg et Rice et Karlin et Allen, (2000). Escherichia coli : the best biologicaldrinking
water indicator for public health protection. Journal of Applied Microbiology, 88 : 106S-
116S .

Edeline,(1998).L'épuration physico-chimique des eaux ,théorie et technologie,4émé édition


LAVOISIER,Paris.

FAO. (2003). Food and Agriculture Organisation. L’irrigation avec des eaux
usées traitées : Manuel d’utilisation, 73 p.

Gaid,(1984).Epuration biologique des eaux usées urbaines .Tome1 .


OPU, Alger,.

GLEESON et GRAY,(1997). The coliform index and waterborne disease


problems of microbial drinking water assessment. E & FN Spoon, London,
194p.
Bibliographie

Grosclaude ,(1999). L'eau usage et polluant ,Tome II . 4éme


Edition:INRAparis.
Hamadani,(2002).Caractérisation et essais de traitement des effluents
d'une industrie laitiére:aspects microbiologique et physico-chimiques
.Thése de l'université Chouaib Doukkali ,Eljadida ,Maroc.

Hazourli et Boudiba et Ziati, (2007). Caracterisation de la pollution des


eaux residuaires de la zone industrielle d’el-hadjar, Annaba, Larhyss
Journal, n° 06, pp 45-55.
Jorad,(2012).Journal Officiel de la Republique Algérienne,Annexe,
Spécifications des eaux Usées épurées utilisées à des fins d'irrigation. N°
41, 18-21p.
Koller,(2004).Traitement des pollutions industrielles
,eau,air,déchets,sols,[Link],p424 .

Maiga,(2005). Qualité organoleptique de l’eau de consommation


produite et distribuée par l’[Link] dans la ville de Bamako :
évaluation saisonnière, Thèse de Doctorat en Pharmacie, Université de
Bamako, Bamako, Mali p77.

Memento, (1989). Technique de l'eau ,tom [Link]


Ed,Cinquantenaire .

Mezhoud,(2019).L'éficacité des filtration plantés devmacrophytes dans


la dépollution des eaux usées urbaines dans la dépollution des eaux
usées urbaines dans les zones semi-aride-cas de Biskra.

Nani et Touil,(2021).la réutilisation des eaux usées en agriculture à


partire de la station d'épuration (STEP03).wilaya de'EL-Oued.

Noureddine,(2017).Contribution a la reduction du Cr(VI) par voie


biologique. Effet de l'azote et du carbone.

Olivier .,(1995). Métrologie des eaux résiduaires .

OMS,(1979). Recommandation pour la surveillance sanitaire des zones


cotiéres à usage récréatif et des zones conchylicoles . Bureau régional de
l'OMS pour l'Europe ,Copenhague.
Bibliographie

OMS ,(1989). L’utilisation des eaux usées en agriculture et aquiculture : recommandation a

visées sanitaires. Organisation Mondiale de la Santé, Genève.


OMS,(2000). Directives de qualité pour l'eau de boisson 2éme édition.
Volume 2 critères d'hygiène et documentation à l'appui. Genève. p : 353.

OMS,(2004).Directives de qualité pour l'eau de bessoin .3émé édition


vol1

OMS, (2007). Contrôle et suivi de la qualité des eaux usées.

ONA,(2023).Unité de Saida .

ONM,(2018).Les donnée climatiques de la station météorologique de


Rabahia .

Oughidni,(2015).Contrubtion à l'étude physico-chimique et


bactériologique de l'eau des zones humides urbaines de la wilaya
d'Annaba: cas de marais de boussedra.

Rejsek ,(2002). Analyse des eaux,Aspects Réglementaire Et Techniques .


Centre régional de documentation pédagogique. France .

Rejsek,(2002). Analyse des eaux aspects réglementaires et techniques. Ed CRDP,


Aquitaine. France. 358 p.
Rodier ,(2005). Analyse de l'eau:Eaux naturelles ,Eaux résiduaires ,Eau
de mer.8émé Ed. Dunod,Paris(France).

Rodier,(2009), L’analyse de l’eau : Eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer,


9emeédition, Dunod , Paris.

Rodier et Bazin et Broutin et Cham bon et Cham Psaur et Rodi, (2005).L'analyse de l'eau,
eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer, chimie, physico-chimie, microbiologie,
biologie, interprétation des résultats. Ed. Dunod, Paris, 1384 p.

Rodrigue et Garcia, (2004). Etude de la congélation comme technique de


traitement des eaux :applications spécifiques .Thése de doctorat .
L'institut national des sciences appliquées de Toulouse .Université de
Toulouse , France.
Bibliographie

Satin et Selmi ,(1999). Guide technique de l'assainissement ,2 éme édition


.[Link] MONITEUR,Paris,p680 .

Tfyeche,(2014).Suivi de la qualité physico-chimique et Bactériologique


des eaux usées d'Ourgla au cours de leurs traitement ,MFE(universite
KASDI MERBAH OURGLA)

Thomas,(1995).Métrologie des eaux résiduaires. Ed. Cebedoc. Tec. et


Doc. Lavoisier,
192 p.
Valiron,(1983).La réutilisation des eaux usées .[Link] et
Documentation Lavoisier ,p207 .

Vilagines ,(2003). Eau,environnement et santé publique


.Lavoisier(Editeur),Paris .Recommandations pour la surveillance
sanitaire zones cotiéres à usage récréatif et des zones conchylicoles.
Bureau régionale de l'OMS pour l'Europe , Copenhague,p168.

Zeghoud,(2014).Etude de système d'épuration des eaux usées urbaines par


lagunage naturel de village de Méghibra, mémoire de fin d'étude de master en
hydraulique université d'EL-Oued.
ANNEXE
ANNEXEI: Résultats de recherche des germes totaux :

I
ANNEXEII: Résultats de recherche des coliformes fécaux :

II
ANNEXEIII: Recherche des streptocoques fécaux :

III
ANNEXEIV: Recherche des clostridiums sulfito-réducteurs :

IV
ANNEXEV: table de MAC-GRADY

V
ANNEXEVI : Extrait table de MAC – GRADY

Nombre de tubes positifs

NPP par 100 ml

3 de 10ml 3 de 1 ml 3 de 0.1 ml

03 0 0 23

03 02 0 93

03 02 01 150

03 03 0 240

03 03 02 1100

VI
ANNEXE VII : Journal officiel de la republique Algérienne

VII

Vous aimerez peut-être aussi