Diplomatie publique US à l'ère numérique
Diplomatie publique US à l'ère numérique
Raphaël Ricaud*
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Variations américaines
32 Politique Américaine n° 30
Circonvolutions numériques : lorsque la public diplomacyEFT²UBUT6OJTtøR. Ricaud
1 CULL, Nicholas J., The Cold War and the United States Information Agency : American Propaganda
and Public Diplomacy, 1945–1989, Cambridge : Cambridge University Press, 2008.
2 CULL, Nicholas J., The Decline and Fall of the United States Information Agency : American
Public Diplomacy, 1989-2001, New York : Palgrave Macmillan, 2012.
3 LESNES, Corine. « George Bush est confronté au doute des Américains sur l’Irak ». Le Monde.
11 août 2005.
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4 GILBOA, Eytan. “Searching for a Theory of Public Diplomacy”. The Annals of the American
Academy of Political and Social Science. 2008, vol. 616, n° 1, p. 55-77.
5 ZAHARNA, R.S., “Mapping Out a Spectrum of Public Diplomacy Initiatives: Information and
Relational Communication Frameworks”, p. 86-97, in SNOW, Nancy et TAYLOR, Philip M., dir.,
Routledge Handbook of Public Diplomacy, New York : Routledge, 2008.
6 INNIS, Harold A., The Bias of Communication, Toronto : Univeristy of Toronto Press, 2003 [1951],
cité dans ibid.
7 Cette distinction entre idéalistes et réalistes remonte au philosophe William James. Voir DEIBEL,
Terry & ROBERTS, Walter, Culture & Information : Two Foreign Policy Functions, Beverly Hills :
Sage Publications, 1976.
8 Pour une approche critique du terme, voir MAGUIRE, Lori, “GWOT, The Global War on Terror –
Gee, What’s in a Name?”, in ABRIOUS, Yves et MAGUIRE, Lori, dir., Naming and Narrating,.,
St Denis : Collections patrimoniales de l’université Paris 8, 2014.
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9 ZAHARNA, R.S. Zaharna. “The Network Paradigm of Strategic Public Diplomacy”. Foreign Policy
In Focus. Avril 2005.
10 SNOW, Nancy, Information War : American Propaganda, Free Speech and Opinion Control since
9/11, New York :Seven Stories Press, 2003, p. 86.
11 ANHOLT, Simon. “Public Diplomacy and Place Branding: Where’s the Link?”. Place Branding
and Public Diplomacy. Octobre 2006, vol. 2, n° 4, p. 261-275.
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12 ZAHARNA, R.S., Battles to Bridges : US Strategic Communication and Public Diplomacy after
9/11, Basingstoke : Palgrave Macmillan, 2010.
13 FISCHER, Ali et LUCAS, Scott, Trials of Engagement : The Future of US Public Diplomacy, Leiden:
Martinus Nijhoff, 2010.
14 ZAHARNA, R.S.. “Mapping Out a Spectrum of Public Diplomacy Initiatives: Information and
Relational Communication Frameworks”, op. cit., p. 97.
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les uns des autres. Désormais, un seul support est en mesure d’arrimer tous les
autres médias et de diffuser leur contenu. Enfin, Shirky fait remarquer que les
internautes ne sont pas exclusivement des consommateurs ou des producteurs
des contenus véhiculés par ces médias. La facilité avec laquelle le consommateur
peut lui-même créer du contenu et la rapidité avec laquelle il peut le mettre en
ligne fait de lui un potentiel « consomm’acteur »15. En bref, Shirky présente les
nouveaux médias non seulement comme une révolution en soi, mais également
comme susceptible de générer des révolutions d’ordre politique16.
Quelques mois plus tard, le chercheur Evgeny Morozov lui apporte la contra-
diction17, en dénonçant la naïveté de son approche, qualifiée « d’utopie tech-
nologique ». Pour lui, tout régime peut se servir de l’Internet comme outil de
surveillance. S’appuyant sur des exemples concrets, il souligne que ce qui permet
aux dissidents de s’organiser permet également à leurs oppresseurs de les pister.
Pire encore, pour Morozov, là où autrefois les manifestations physiques menaient
inévitablement à quelques arrestations, désormais, la nature des outils virtuels
renseigne la police des régimes autoritaires sur l’ensemble de la communauté.
Il craint que les réseaux sociaux ne tuent la dissidence et son mode d’organisa-
tion. En bref, l’utopie technologique de Shirky se heurte au désenchantement
de Morozov.
Les deux spécialistes des nouvelles technologies ont affirmé leurs différends
dans les mois suivants, s’exprimant tour à tour dans la presse18, via des sites
Internet19, mais également lors de conférences filmées puis mises en ligne20.
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Zeitgeist
En femme politique avertie, Hillary Rodham Clinton a également tiré
profit de l’effervescence autour des nouveaux médias : elle est la secrétaire
d’État qui a fait entrer la diplomatie américaine dans l’ère numérique. Non pas
qu’elle était technophile : de son propre aveu, elle ne savait guère différencier
les gazouillis d’un oiseau d’un court message en 140 caractères. En revanche,
son principal rival lors de la course à l’investiture du Parti démocrate a su faire
des nouvelles technologies (et par conséquent du réseau de personnes qu’elles
pouvaient mobiliser) une arme de campagne redoutable. Les médias n’ont pas
manqué de souligner l’utilisation novatrice qu’Obama, alors jeune sénateur de
l’Illinois, fit des réseaux sociaux. D’aucuns arguaient que ceux-ci le portèrent
jusqu’à la Maison-Blanche. Une fois la défaite passée, Hillary Clinton n’oublia
pas la leçon. En annonçant l’avènement d’une nouvelle ère diplomatique, la
diplomate en chef puisait donc dans son histoire personnelle tout autant qu’elle
misait sur l’engouement suscité par les nouvelles technologies.
De discours en rapports21, Mme Clinton exprimait son désir de moderniser
le département d’État. Pour évoluer dans un contexte géopolitique ayant radica-
lement changé, clamait-elle, l’Amérique se devait de se doter d’outils de commu-
nication virtuels. Ceux-ci, transnationaux par nature, seraient utilisés au-delà
des frontières américaines, mais également en interne22. Mme Clinton prônait
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l’article, met en scène ces deux jeunes gens. Ils posent devant le capitole, exhibant
ostensiblement leurs mobiles (et leur mobilité). Même si les deux adjoints de
Clinton sont vêtus d’un costume (de rigueur à Washington) et que la photo est
en noir et blanc, ils affichent la volonté effrontée que l’on associe à la jeunesse. Le
cadrage de la photo participe de cet effet. Il donne l’impression que la jeunesse et
l’adjuvant technologique permettraient d’aller de l’avant, renouant avec l’esprit
pionnier qui fonda la nation américaine.
La tonalité du discours qu’ils tenaient était à l’image de la photo : pour eux,
le mode désuet du fonctionnement diplomatique et la lenteur notoire de celui-ci
étaient une chose du passé. À l’avenir, les téléphones portables résoudraient en
un éclair les problèmes de ce monde (éducation dans les pays pauvres, crises
humanitaires, santé, ou transition démocratique). Ils affichaient également leur
proximité avec les grands de la Silicon Valley et son esprit de conquête.
Arguments de vente
Des modifications internes à Foggy Bottom furent également annoncées.
À l’instar de nombre de ses illustres prédécesseurs, Mme Clinton s’embar-
qua dans une véritable entreprise de modernisation du département d’État25.
Mentionnons entre autres l’Office of eDiplomacy, qui prit son envol en 2009,
lorsque son directeur Richard Boly tenta d’installer au sein de ce ministère un
nouvel état d’esprit, propre au monde de l’entreprise26.
S’inspirant de la firme Hewlett-Packard, Boly chercha à valoriser la prise
de risque et le sens de l’innovation. Il voulait encourager les agents en poste à
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25 CULL, Nicholas J.. “The Long Road to Public Diplomacy 2.0: The Internet in US Public
Diplomacy”. International Studies Review. 2013, vol.15, n °1, p. 123-139.
26 The Partnership for Public Service. “Advancing US Foreign Policy through eDiplomacy”. The
Washington Post. 26 juin 2012.
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Praxen
Cet élan annoncé vers les réseaux et le numérique induit-il des changements
dans la pratique de la diplomatie publique menée dans le monde arabe ? Bien que
l’air du temps fut à la dé-hiérarchisation, envisageons, tout comme le fit Judith
McHale, différents niveaux de réponses.
Obama, public diplomat en chef
Un premier élément de réponse vient du sommet de l’exécutif. À l’heure
de l’hyper-communication, la réputation de l’Amérique passe inévitablement
27 United States Department of State, Leading Through Civilian Power: The First Quadrennial
Diplomacy and Development Review, Washington DC : GPO, 2010. Disponible sur : www.
[Link]/qddr (consulté le 12 août 2017).
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par des images28. Parmi celles-ci se trouve l’idée que l’on se fait d’un président.
Bush, ayant tenté d’opérer un changement de régime régional à la pointe de la
baïonnette, se positionnait comme le commandeur en chef d’une Amérique en
guerre. Obama utilisait a contrario les subtilités qu’offrent différents outils du
soft power américain, devenant le public diplomat en chef29.
Des différences rhétoriques contribuèrent à la construction de ces images.
Obama eut recours à une terminologie qui le distinguait nettement de son prédé-
cesseur. Là où George W. Bush évoquait un « Grand Moyen-Orient », Obama
préférait l’appellation MENA (Middle East and North Africa30). Le terme public
diplomacy fut également abandonné31. L’appellation avait tellement été malme-
née par Bush et ses communicants qu’elle en devenait hypocrite. Obama préféra
donc utiliser un nouveau terme pour signifier un nouvel élan : « engagement »
(engagement). Mais au-delà de ces artifices, la différence dans l’utilisation respec-
tive que ces hommes faisaient du langage disait quelque chose de leur personne.
George W. Bush semblait s’embrouiller dans ses phrases, butant sur les mots,
leur prononciation et leur sens32. Ses soutiens aux États-Unis ne lui en tenaient
pas rigueur. Au contraire, pensaient-ils, c’était là le signe qu’il n’appartenait pas
à l’élite. Par ailleurs, l’élocution importait peu puisqu’il se posait en homme
d’action. Ses détracteurs, en revanche, utilisaient sa non maîtrise du logos pour
le tourner en ridicule.
Barack Obama partait avec une longueur d’avance, tout particulièrement
au Moyen-Orient. Sa couleur de peau, son deuxième prénom (Hussein) et le
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28 KHATIB, Lina, Image Politics in the Middle East: The Role of the Visual in Political Struggle, New
York : I.B. Tauris, 2012.
29 SNOW, Nancy. “The Death of Public Diplomacy Has Been Greatly Exaggerated”. Layalina
Productions. Novembre 2009, vol.1, n ° 7.
30 KAUFFMANN, Sylvie. « Printemps arabe, automne occidental ». Le Monde, 29 octobre 2011.
31 CULL, Nicholas J.. “Engagement is the New Public Diplomacy or the Adventures of a Euphemism
of a Euphemism”. CPD Blog, 5 juin 2009. Disponible sur : [Link]
engagement-new-public-diplomacy-or-adventures-euphemism-euphemism (consulté le 28 août
2017).
32 “The ‘Misunderestimated’ President?”. BBC News. 7 janvier 2009.
33 OBAMA, Barack, Dreams from My Father: A Story of Race and Inheritance, New York : Three
Rivers Press, 1995.
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de journalistes locaux, ces derniers pouvaient jouir d’un privilège jadis réservé
à quelques privilégiés46.
Suite au « Printemps arabe », cette stratégie de communication fut élargie
à tout un chacun : à l’heure de la double révolution, tout citoyen devenait un
journaliste en puissance. Dans le même temps, les ambassades prirent le soin
de personnaliser les messages en fonction des enjeux locaux. Le 19 mai 2011, le
président américain se fendait d’un discours d’une cinquantaine de minutes
sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord47. Parmi les thématiques abordées, la
presse internationale retint le conflit israélo-palestinien, la répression brutale des
manifestants au Bahreïn, un appel urgent aux réformes en Syrie, et un hommage
aux héros du printemps arabe. Les ambassades américaines au Moyen-Orient,
elles, découpèrent le discours en quelques courts extraits susceptibles d’intéres-
ser les populations locales. En postant six fragments du discours sur Youtube,
l’ambassade des États-Unis à Tunis faisait le pari que les internautes pouvaient
eux-mêmes choisir lesquelles seraient intégrées à leurs pages, signifier leur
approbation (l’icône like de la page Facebook), sélectionner les éléments qui
leur plaisaient (quote), recommander et partager (l’icône share), et l’envoyer
(l’icône send) à une sélections « d’amis » (friends).
Cette stratégie témoigne d’une volonté de passer d’un message global à un
autre, davantage ciblé sur des préoccupations locales : alors que les extraits
faisant référence au Moyen-Orient au sens large furent visionnés une soixantaine
de fois en 6 ans, le clip faisant spécifiquement référence à la Tunisie fut dix fois
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46 RUGH, William A., Frontline Public Diplomacy: How US Embassies Communicate with Foreign
Publics, New York : Palgrave Macmillan, 2014, p. 105.
47 OBAMA, Barack H. “Remarks by the President on the Middle East and North Africa”. Office
of the Press Secretary. 19 mai 2011. Disponible sur : [Link]
the-press-office/2011/05/19/remarks-president-middle-east-and-north-africa (consulté le 31 août
2017).
48 Disponible sur : [Link] (consulté le 31 août 2017).
44 Politique Américaine n° 30
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49 PICQUET, Virginie, L’image du président de John Kennedy à Barack Obama, Paris : Ophrys, 2010,
p. 338.
50 RUGH, William A.. “Repairing American Public Diplomacy”. Op. cit., p. 1.
51 BELY, Lucien. « Peut-on parler d’une culture diplomatique à l’époque moderne ? ». Caliban. 2015,
vol. 54, n ° spécial Formes de la diplomatie (XVIe-XXIe siècle), , p. 14.
52 COPELAND, Daryl, Guerilla Diplomacy: Rethinking International Relations, Boulder : Colorado,
Lynne Rienner Publishers, 2009.
53 Disponible sur : [Link] (consulté le 13 août 2017).
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moyenne une tous les trois jours. La moitié des posts relayaient des informations
officielles en lien avec la politique des États-Unis. Le tiers faisait référence à des
programmes spécifiques de l’ambassade. Seules trois entrées furent véritable-
ment personnelles ; elles faisaient référence à sa passion de la course à pied. Par
ailleurs, bien que le type de blog choisi par l’ambassadeur ait permis de dialoguer
avec les internautes, celui-ci ne le fit pas. De leur côté, les internautes formulèrent
peu de remarques. Comme tout ambassadeur de carrière, une fois sa mission en
Tunisie terminée, Son Excellence Godec fut ensuite amené à exercer en d’autres
lieux. Son blog migra également sur un support différent, qui supposait une
communication plus succincte, mais également plus fréquente54. Le style et le
type d’entrées, en revanche, changèrent peu.
En définitive, ces carnets de bord virtuels tenus en amont et en aval des
« révolutions arabes », furent une mise en ligne d’une agrégation d’éléments
(photos, discours, déclarations officielles du gouvernement américain) qui ne
différèrent guère des opérations de représentation et de communication menées
par l’ambassadeur dans l’espace physique. Cet exemple illustre ce que la litté-
rature consacrée à la diplomatie publique confirme par ailleurs : les membres
du corps diplomatique, formés à éviter la gaffe, les fuites et le scandale, ne
prennent pas davantage de risques dans l’espace virtuel que dans l’espace réel55.
Considérant que ces deux lieux sont publics, ils cherchent avant tout à exercer
un contrôle sur le contenu de l’échange et à maîtriser le mode de représentation.
En privé, en revanche, l’ambassadeur Godec pouvait poser sans ambages un
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Conclusion
Lors de son discours auprès des membres du Council on Foreign Relations60,
Judith McHale présenta le « Printemps arabe » et l’accès à l’information que
permettaient les réseaux sociaux comme un double électrochoc qui allait profon-
dément modifier la diplomatie publique des États-Unis.
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Variations américaines
61 HOCKING, Brian et MELISSEN, Jan, Diplomacy in the Digital Age, Clingandael Report, juillet
2015. Disponible sur : [Link] (consultéle
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48 Politique Américaine n° 30
Circonvolutions numériques : lorsque la public diplomacyEFT²UBUT6OJTtøR. Ricaud
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de l’université Paris 8, 2014.
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dir., Routledge Handbook of Public Diplomacy, New York : Routledge, 2008.
Rapports
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