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Cours Éléments Montés Sur Arbre

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Esprit

Département d’électromécanique
Cours 3 Montage des éléments sur arbres

Les arbres de machine servent le plus souvent à transmettre la puissance. Cette


transmission se fait par l’intermédiaire d’éléments tels que les engrenages, les
poulies, les cames… Tous ces éléments doivent être montés sur l’arbre ; fixés
définitivement (liaison encastrement) ou alors ils doivent se déplacer dans une
direction axiale uniquement (liaison glissière) en empêchant toute rotation relative
par rapport à l’arbre. Il existe plusieurs types de montages : à clavette, à cannelures,
à force et à retrait… et d’autres solutions restent possibles.

I- Clavette
La clavette est utilisée entre un arbre et un élément de machine (poulie,
engrenages…) et permet de transmettre un couple. C’est un moyen commode et
économique destiné surtout aux montages qui tournent à basse vitesse, c’est un
montage fréquemment démontable.

En général, le montage à clavette est accompagné d’un serrage léger pour éviter
l’excentricité et le jeu de rotation. La clavette est fixée sur l’arbre soit par des vis
d’assemblage soit par un ajustement avec serrage (clavette parallèle).

On distingue trois types principaux de clavettes :


- Clavettes parallèles (section a x b) normalisées NF E 27-656
- Clavettes inclinées ; à talon NF E 27-657
- Clavettes disques NF E 27-653

1.1. Calcul d’une clavette parallèle :

 Section : elle est choisie en fonction du diamètre de l’arbre.


3Soit dn, le diamètre du noyau de l’arbre, résultat d’une prédétermination par la
RDM il faudrait choisir le diamètre réel d de cet arbre recevant une clavette sans
modifier sa résistance.
S2
d Clavette
Pour conserver la section nette
du noyau de l’arbre, on doit dn
h

respecter la condition
approximative : S1
j = d – h dn arbre
j

j, d et h sont normalisées S3
relevées sur les tables
correspondantes
 Longueur de la clavette : modélisation d’une clavette parallèle dans son
montage (le modèle le plus proche de la réalité)
a
La clavette est en contact avec le moyeu selon la
surface (S1)  (S1) est donc sollicitée
Elle est montée serrée dans sa rainure sur l’arbre
b

( S2) et (S3) sont sollicitées par ses contacts


h

1
Les contacts clavette/moyeu et clavette/arbre sont surfaciques, d’où naissance de
la pression de contact. Donc, au cours de fonctionnement, ces surfaces peuvent
êtres écrasées et déteriorées ( c’est le matage) si le matériau ne résiste pas à sa
pression de contact.

1.2. La condition de résistance à la pression de contact (condition de


non matage)

Pression de contact au niveau de la surface sollicitée par F2 :


y On démontre que :
h
h
F2 = P L où P est la pression de
2
contact ente la clavette et le moyeu.
L Avec F2 = 2 Ct/d
 d : diamètre de l’arbre
x

Tel que F2[N] est l’effort tangentiel transmis par la clavette et Ct [N.m] est le couple
transmis.

La condition de résistance à la pression de contact est PMaxPmaximaleadmissibble

D’où PMax = 2 F2  PMax Adm  L 2 F2


hL h PMax Adm

Remarque :

L’usinage de l’arbre, sa rainure, amènera à une concentration de contraintes. On


utilisera les valeurs des facteurs de concentration des contraintes suivantes :

 1,4 à 1,8 pour un arbre sollicité à la flexion


Ki = 
3 pour un arbre sollicité à la flexion et à la torsion

1.3.Vérification au matage

Pour qu’une clavette résiste au matage, il faut que la pression de matage P soit < ou = à la
pression admissible Pa. Pour vérifier cette condition, il suffit de dérouler les calculs ci-
dessous :

 Surface matée Sm (mm²) :


o Sm = (b x L) / 2 avec b = hauteur de la clavette en mm et L = longueur de la
clavette en mm.
 Effort appliqué sur la clavette F (N) :
o F = 2C / D avec C = couple dans l’arbre en N.mm et D = diamètre de l’arbre
en mm.
 Pression de matage Pm (MPa) :
o Pm = F / Sm
 Pression admissible Pa (MPA) :

2
o Clavetage glissant sous charge : 2 à 20 MPa
o Clavetage glissant sans charge : 20 à 50 MPa
o Clavetage fixe (cas le plus fréquent) : 40 à 150 MPa

1.4. Vérification au cisaillement

Les clavettes sont généralement dimensionnées au matage. Cependant la tenue mécanique au


cisaillement étant rapidement vérifiée, il convient de réaliser également ce calcul.

Pour qu’une clavette résiste en cisaillement, il faut que la contrainte τ soit < ou = à Rpg. Pour
vérifier cette condition, il suffit de dérouler les calculs ci-dessous :

 Surface cisaillée Sc (mm²) :


o Sc = a x L avec a = largeur de la clavette en mm et L = longueur de la clavette
en mm.
 Effort appliqué sur la clavette F (N) :
o F = 2C / D avec C = couple dans l’arbre en N.mm et D = diamètre de l’arbre
en mm.
 Contrainte de cisaillement τ (MPa) :
o τ = F / Sc = 2C / aLD <= Rpg avec Rpg = résistance pratique élastique
au glissement (ou cisaillement)

Rpg = Rg / s avec s = coefficient de sécurité (généralement = à 2).

Rg = 0,5 à 0,8 Re avec Re = Résistance élastique à la traction.

1.5. Dimensions et tolérances normalisées des clavettes

A chaque plage de diamètre d’arbre correspond une hauteur et une largeur de clavette. Les
dimensions normalisées des clavettes sont données ci-dessous.

 Suivant la forme de la clavette, la longueur L à utiliser dans les calculs ci-dessus doit
correspondre à la longueur active de la clavette, soit :
o Pour une clavette de forme A : L active = L totale – a
o Pour une clavette de forme B : L active = L totale
o Pour une clavette de forme C : L active = L totale – (a/2)

3
Application

Un arbre (1) de diamètre d=30 mm tourne à N=300tr/min et transmet a une poulie (2) une
puissance P=1,5 KW. Cette poulie (2) est liée en rotation à l‘arbre (1) par l’intermédiaire
d’une clavette parallèle (3) de forme B, de longueur l.
Travail demandé:
1) Déterminer les dimensions transversales a x b de la clavette en fonction du diamètre
de l’arbre (tableau page 4).
2) Déterminer la longueur l de la clavette afin qu’elle supporte la pression de matage sur
son flanc ( Padm = 40MPa).
3) Déterminer la longueur l de la clavette afin qu’elle résiste au cisaillement ( s=3 , Re=
335 MPa).

II- Cannelure

Ce calcul s’assimile à celui d’une liaison par clavette.L’effort tangentiel à transmettre


s’exerce sur les flancs des cannelures de l’arbre et sur ceux des rainures du moyeu, sur une
surface totale théorique
𝑆 = 𝑛. 𝐿. ℎ

En pratique: Hypothèse : S’=0,75.S=0,75.n.L.h


𝑇 𝐶𝑚
La condition de non matage s’écrit: ≤ 𝑃𝑎𝑑𝑚 ; ′
≤ 𝑃𝑎𝑑𝑚
𝑆′ 𝑠 .𝐿.𝑅𝑚𝑜𝑦

4
Application :
• On désire remplacer la clavette (dimensionné précédemment) par des cannelures a
flancs parallèles pour transmettre un couple plus important (C=120N.m).
• Données:Série moyenne, d = 32 mm
• Travail demandé:
1) Déterminer le nombre (n) et les dimensions des cannelures (D; B; s) (tableau ci-dessus)
2) Déterminer la longueur L des cannelures pour résister au matage.

III- Montage à force


Le montage à force s’obtient avec un ajustement serré. Pour ce qui est de montage à
force, on réalise le serrage en poussant l’élément à monter sur l’arbre de façon à
vaincre le frottement.
Dans le cas du montage à retrait, on chauffe l’élément à une température
suffisamment élevée pour que l’alésage (en se dilatant) devienne plus grand que le
diamètre de l’arbre. En refroidissant, l’élément tend à reprendre sa dimension
originale, ce qui provoque le serrage.
La théorie des cylindres à paroi épaisse sert à calculer les contraintes engendrées
par la pression entre l’arbre et l’élément.

3.1. Problème :
Soit à réaliser un assemblage serré suffisant pour transmettre un couple Cd’un arbre
(1) à un élément(2) par serrage. Il convient donc de réaliser des usinages sur l’arbre
et l’élément tels que darbre = da délémet = dé

5

Elément

b
c
Arbre
F

a

da
f
L

On définit  = e -a l’interférence radiale entre l’arbre et l’élément où a étant la


diminution du rayon de l’arbre et é est l’augmentation du rayon de l’élément.

3.2. Montage à force


En appliquant la théorie des cylindres à paroi épaisse, on peut trouver la relation de
l’interférence radiale  (serrage sur rayon) en fonction des dimensions de
l’assemblage et des caractéristiques des matériaux.

 1  c2  b2  1  b2  a 2 
 = e -a = bP       -  a 
 Eé  c - b  Ea  b 2 - a 2 
2 2 é
  
E : module d’élasticité longitudinale  : coefficient de Poisson
P : pression de contact
Le montage à force nécessite un effort axial F pour vaincre le frottement axial à
l’interface :

F =  f dN  f P  dA  2  b L f P et le couple transmissible par le serrage sera C = r F


Application

Une manivelle en acier coulé est montée sur un arbre en acier ayant un diamètre de 240 mm
de manière à produire un certain serrage. Le diamètre extérieur du moyeu de la manivelle est
de 440mm. La contrainte tangentielle maximale que l’on admet dans le moyeu est de 135
MPa. Le coefficient de frottement entre l’arbre et le moyeu est de 0,15 et le coefficient de
poisson est de 0,28. Déterminer :
1) Le serrage maximal max permis.
2) La capacité minimale de la presse hydraulique pour effectuer un montage à force
si la longueur du moyeu est de 240 mm.
3) Le couple qu’un tel assemblage pourra transmettre si le serrage maximal est
atteint.

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