Ed JR 21-016
Ed JR 21-016
JR
21-016
Photos de la couverture:
1. TZA-06 Formation sur la tenue des registres des stocks 5. SLE-02 Différence dans la croissance des cultures
dans l’entrepôt(Rapport d’achèvement du projet) – avec ou sans engrais –(Project Progress Report2)
2. CIV-01 Séance de dégustation du riz local 6. MOZ-01 Repiquage(Manual de Cultivo de Arroz)
(Rapport d’achèvement du projet) 7. CMR-02 Riz blanchi(Résultats de l’étude de marché)
3. GHA-06 Contrôle technique des installations d’irrigation 8. SEN-03 Moissonneuse-batteuse
(Operation and Management Manual) (Manuel pratique sur la technologie post-récolte)
4. TZA-02 Canal principal ayant subi des travaux de
maintenance(Final report – Annex)
Pays membres de la CARD
Groupe 1
Groupe 2
Groupe 3
1
Localisation des pays membres de la CARD
1 Établi par notre co-entreprise sur la base de la Page d’accueil de la CARD [Link]
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
1-2 Evolution dans les 23 pays membres de la 1ère phase de la CARD ........................................ 1-5
3-4 Création d’un système de vulgarisation durable qui peut se répandre d’une
région à l’autre .......................................................................................................................................... 3-30
4-7 Vulgarisation et recherche en vue d’un développement à grande échelle ....................... 4-12
Fig. 1-2 Surfaces récoltées et rendements par unité de surface en riz ............................................ 1-2
Fig. 1-3 Consommation du riz, du maïs et du blé considérées comme les trois principales
céréales cultivées dans le monde..................................................................................................1-3
Fig. 1-4 Evolution des volumes de production et d’importations du riz ........................................ 1-4
Fig. 1-7 Production de riz de chaque pays membre (1 000 t) ............................................................. 1-5
Fig. 1-8 Données des pays qui ont enregistré une production de moins de 2 millions de
tonnes (unite :1 000 t) ....................................................................................................................... 1-5
Fig. 1-9 Rapport entre les rendements par unité de surface et l’autosuffisance(gauche :
2007 / droite:2018)...................................................................................................................... 1-7
Fig. 2-5 Différence du nombre de jours de croissance selon les variétés ...................................... 2-4
Fig. 2-12 État souhaitable des semences après le semis ..................................................................... 2-30
ii
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Fig. 2-16 Directives pour la récolte avec une moissonneuse-batteuse ......................................... 2-47
Fig. 2-17 Etat de croissance du riz à différentes hauteurs sur une pente..................................... 2-55
Fig. 2-18 Cartographie des terres aptes à la culture du NERICA des différents pays de
l’Afrique de l’Est ................................................................................................................................ 2-57
Fig. 2-22 Meilleures positions où l'épi de riz est frappé contre la pierre ..................................... 2-69
Fig. 2-25 Influence de la méthode de séchage sur le taux de grains cassés ............................... 2-73
Fig. 2-26 Effets des différentes teneurs en humidité sur le rendement au décorticage et
sur le taux de grains entiers/cassés ........................................................................................... 2-74
Fig. 2-27 Relation entre le taux d’humidité du riz et le profit ........................................................... 2-75
Fig. 2-30 Relations entre les acteurs de la production de semences ............................................. 2-84
Fig. 2-31 Flux des opérations pour la production de semences de riz standard ....................... 2-86
Fig. 2-32 Exemple d’un calendrier cultural (gauche) / Schéma de culture dans l’IVS (marais
de plaines intérieures) de la Sierra Leone ............................................................................... 2-93
Fig. 2-33 Exemple d’un journal des travaux agricoles .......................................................................... 2-95
Fig. 2-34 Exemple d’un manuel concernant l’analyse des recettes et des dépenses ............... 2-96
Fig. 2-35 Défis identifiés lors de l’introduction de la double culture au Sénégal...................... 2-99
Fig. 2-39 Exemple d’analyse des variations des prix du riz paddy et du riz blanchi...............2-103
iii
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Fig. 2-41 Système de crédit pour l’achat d’intrants adopté dans le cadre du projet CIV-
01 ..........................................................................................................................................................2-113
Fig. 2-42 Système de crédit adopté dans le cadre du projet CIV-01 ...........................................2-114
Fig. 2-44 Relation entre le volume d’eau d’irrigation et le rendement par unité de surface
...............................................................................................................................................................2-118
Fig. 2-45 Grandes lignes des étapes d’un projet d’irrigation ..........................................................2-120
Fig. 2-49 Points de vue à respecter dans le cadre de l’exécution des travaux .........................2-123
Fig. 2-51 Rôles joués par les diguettes sur différentes configurations du sol ..........................2-131
Fig. 2-54 Formation des artisans locaux à la fabrication des machines agricoles et plan
d’une sarcleuse rotative ...............................................................................................................2-139
Fig. 2-55 Formation des forgerons à la fabrication d’une sarcleuse améliorée, corps de la
sarcleuse, travaux de désherbage et parcelle agricole après désherbage, et plan
d’assemblage ...................................................................................................................................2-139
Fig. 2-57 Stratégie de croissance de chaque partie prenante allant de pair avec le contenu
des formations dispensées en Côte-d’Ivoire .......................................................................2-141
Fig. 2-58 Catalogues des machines agricoles et prix des prestations de services ..................2-144
Fig. 3-2 Image du renforcement du lien entre recherche et vulgarisation .................................. 3-10
Fig. 3-3 Exemple des matériels didactiques (gauche:GHA-04, droite:MDG-01) .............. 3-26
iv
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Tableau 1-2 Surfaces récoltées en riz de chaque pays membre(unité : 1 000 ha) ............... 1-6
Tableau 1-4 Importation de riz de chaque pays membre (1 000 t) .................................................. 1-8
Tableau 1-14 Profils statistiques par pays (Sierra Léone) ................................................................... 1-15
Tableau 1-18 Profils statistiques par pays (Burkina Faso) ................................................................... 1-18
Tableau 1-19 Profils statistiques par pays (République Centrafricaine) ........................................ 1-18
Tableau 1-21 Profils statistiques par pays (République Démocratique du Congo) .................. 1-19
Tableau 2-2 Définition des environnements de culture (exemples du projet MOZ-04) ........... 2-5
v
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Tableau 2-3 Méthode de gestion adéquate de la culture à chaque stade de la croissance ... 2-7
Tableau 2-4 Points demandant une attention particulière pour le choix des variétés............ 2-12
Tableau 2-5 Exemples de variétés recommandées dans chaque pays adoptées dans les
projets de la JICA .................................................................................................................... 2-13
Tableau 2-7 Méthodes d’application des engrais de fond recommandées dans le cadre
des projets ................................................................................................................................. 2-18
Tableau 2-10 Techniques liées aux pépinières introduites dans divers projets ......................... 2-21
Tableau 2-11 Exemples de surface de pépinière, quantité de semences utilisée sur les lits
et quantité de semences recommandées par le projet ........................................... 2-24
Tableau 2-12 Exemple de critères pour la densité de repiquage selon le degré de fertilité 2-28
Tableau 2-16 Exemples des dispositions spécifiques prises dans le cadre de chaque
projet pour l’apport d’engrais ........................................................................................... 2-36
Tableau 2-19 Dommages typiques causés par les insectes et les contre-mesures .................. 2-42
Tableau 2-20 Variétés recommandées dans le cadre des différents projets .............................. 2-48
Tableau 2-21 Facteurs pris en compte lors du choix des sites dans le cadre des différents
projets ......................................................................................................................................... 2-51
Tableau 2-22 Méthode d'application de l'engrais de fond recommandée par le projet ....... 2-54
Tableau 2-23 Quantités de semences recommandées dans le cadre des différents projets 2-56
Tableau 2-24 Conditions en termes de pluviométrie définies dans les différents projets..... 2-56
Tableau 2-25 Méthodes d’apport d’engrais de couverture recommandées par les projets . 2-60
Tableau 2-26 Astuces utilisés dans les différents projets concernant l’application
d’engrais..................................................................................................................................... 2-60
Tableau 2-27 Points demandant une attention particulière pour l’opération et entretien
des batteuses ........................................................................................................................... 2-69
vi
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Tableau 2-28 Épaisseur d’étalement des grains de riz pour le séchage au soleil et
exemples de méthodes de séchage ................................................................................ 2-72
Tableau 2-31 Évolution des prix du riz transformé avant et après l'installation de
machines de triage du riz .................................................................................................... 2-79
Tableau 2-33 Problématique par projet lié à la production de semences et contenu ............ 2-88
Tableau 2-34 Défis et mesures à prendre en matière de gestion de la riziculture ................... 2-91
Tableau 2-35 Points à examiner et à inclure dans un plan d’exploitation agricole .................. 2-92
Tableau 2-36 Points importants en vue d’une optimisation des investissements agricoles . 2-94
Tableau 2-37 Teneur des formations sur l’aspect genre et l’économie des ménages ............ 2-96
Tableau 2-39 Exemple d’estimation des coûts de transformation du riz et des bénéfices
pour 1 kg de paddy .............................................................................................................2-104
Tableau 2-42 Fonctions des GSA et soutiens apportés par le projet ...........................................2-110
Tableau 2-43 Éléments des formations en matière de fonctionnement des organisations 2-111
Tableau 2-44 Défis en matière d’irrigation et manuels représentatifs pour leur résolution
.....................................................................................................................................................2-119
Tableau 2-45 Comparaison entre l’irrigation par pompage et l’irrigation gravitaire .............2-122
Tableau 3-1 Défis des organismes en charge de la vulgarisation et mesures prises dans
les projets de la JICA ............................................................................................................... 3-3
Tableau 3-2 Exemples de formation pour la réalisation des activités de vulgarisation ............ 3-4
Tableau 3-3 Défis des centres de recherches/chercheurs et mesures prises dans les
projets de la JICA ...................................................................................................................... 3-6
vii
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Tableau 3-5 Défis de la vulgarisation aux agriculteurs et mesures prises dans les projets
de la JICA ................................................................................................................................... 3-12
Tableau 3-8 Calendrier des préparatifs pour les sessions FFS .......................................................... 3-18
Tableau 3-10 Exemples de lignes directrices pour l’encadrement des producteurs noyaux 3-20
Tableau 3-12 Critères de sélection des groupes d’agriculteurs (exemple) .................................. 3-23
Photo 2-1 MDG-01 Procédure de l’étude des éléments constitutifs du rendement ................. 2-9
Photo 2-2 Labour primaire avec charrue à soc (réversible) et charrue à disques ..................... 2-15
Photo 2-4 Réparation des diguettes par collage de pâtés de sol ................................................... 2-17
Photo 2-11 Mozambique (semis en ligne à l’aide d’un semoir), Ghana (semis en ligne
manuel), Sénégal (semis à la volée) .................................................................................... 2-31
Photo 2-12 Exemple d’écart de croissance dû à un apport inégal d’engrais .............................. 2-36
Photo 2-15 Lutte contre les oiseaux par mise en place de filets ..................................................... 2-44
viii
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Photo 2-20 Différence dans la croissance après le semis résultant de la réalisation ou non
des diguettes ............................................................................................................................... 2-53
Photo 2-23 Sarcleuse à tracter destinée aux champs de riz de plateau ....................................... 2-62
Photo 2-25 Exemples de séchage des épis avant le décorticage .................................................... 2-67
Photo 2-27 Scènes de battage avec un support spécial en bois ..................................................... 2-69
Photo 2-31 Une machine de transformation du riz montée sur un véhicule.............................. 2-79
Photo 2-36 Différents types de sarcleuses pour rizière inondée mises au point à
Madagascar ................................................................................................................................2-136
Photo 2-37 Sarcleuse pour la culture du riz de plateau développée à Madagascar .............2-136
Photo 2-38 Travaux de désherbage avec l’outil local Angaj et la sarcleuse pour la culture
du riz de plateau ......................................................................................................................2-137
Photo 2-39 Travaux de désherbage effectués à la main, avec une sarcleuse poussée
manuellement ou une sarcleuse électrique ...................................................................2-138
Photo 2-40 Problèmes rencontrés lors de travaux effectués avec des tracteurs dans des
zones boueuses ........................................................................................................................2-146
Photo 3-1 Cours FFS de l’agent agricole de district et de l’agent vulgarisateur engagé
par la coopérative (RWA-02) ................................................................................................... 3-5
ix
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Photo 3-2 Scènes des activités de recherche (à gauche et au milieu : MDG-03, à droite :
UGA-03) ........................................................................................................................................... 3-7
Photo 3-6 Formation en salle des agriculteurs par théâtre en images (CMR-01) ..................... 3-26
x
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Unités et monnaies
kg kilogramme
t, TM tonne métrique = 1.000 kg
h heure
mm millimètre
cm centimètre
km kilomètre
ha hectare
CV chevaux (puissance)
km2 kilomètre carré
m3 mètre cube
MMC millions mètres cubes
a.s.l au-dessus du niveau de la mer
MW mégawatt
LPS,l/s litre par seconde
mm/mois millimètre par mois
mm/j millimètre par jour
km/j kilomètre par jour
m/s mètre par seconde
m3/s mètre cube par seconde
ºC degré centigrade
% pourcent
USD ou $US dollars des États-Unis
EUR EURO
xi
MANUEL TECHNIQUE DE LA JICA POUR LA RIZICULTURE EN AFRIQUE
– Mise en œuvre de la CARD 2008-2018 –
Abréviations
ADERIZ Agence pour le Développement de filière Riz (Côte d'Ivoire, French)
AfDB African Development Bank
AGRA Alliance for a Green Revolution in Africa
ANADER Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (Côte d'Ivoire, French)
CARD Coalition for African Rice Development
Centre de Formation et d'Application de Machinisme Agricole (Madagáscar,
CFAMA
French)
CGL Comprehensive Guidelines (Tanzanie)
COVID-19 Corona Virus Disease
C/P Counterpart
DF/R Draft Final Report
F/R Final Report
FAO Food and Agriculture Organization of the United Nations
FAOSTAT Food and Agriculture Organization Corporate Statistical Database
FARA Forum for Agricultural Research in Africa
FBO Farmer Based Organization (Sierra Leone)
FFS Farmer Field School
FRG Farmer Research Group (Éthiopie)
FSG Farming Support Group (Mozambique)
GIS Geographic Information System
IC/R Inception Report
ICT Information and Communication Technology
IFAD International Fund for Agricultural Development
IMT Irrigation Management Transfer
IRRI International Rice Research Institute
ISRIC International Soil Reference and Information Center
IVS Inland Valley Swamp
JCC Joint Coordinating Committee
JICA Japan International Cooperation Agency (Japon)
JIRCAS Japan International Research Center for Agricultural Sciences (Japon)
JOCV Japan Overseas Cooperation Volunteers (Japon)
JST Japan Science and Technology Agency (Japon)
KATC Kilimanjaro Agricultural Training Centre (Tanzanie)
KIS Kpong Irrigation Scheme (Ghana)
MATI Ministry of Agriculture Training Institute (Tanzanie)
MIS Mwea Irrigation Scheme (Kenya)
M&E Monitoring and Evaluation
NaCRRI National Crops Resources Research Institute (Ouganda)
NEPAD The New Partnership for Africa's Development
NERICA New Rice for Africa
NRDS National Rice Development Strategy
OIRiC Optimum Input Rice Cultivation (Ghana)
OJT On the Job Training
O&M Operation and Maintenance
PIM Participatory Irrigation Management
RECs Regional Economic Communities
R/D Record of Discussion
R&D Research and Development
SATREPS Science and Technology Research Partnership for Sustainable Development
SHEP Smallholder Horticulture Empowerment & Promotion
SL Sales Leader (Tanzanie)
SNS Social Networking Service
TICAD Tokyo International Conference on African Development
ToT Training of Trainers
TP-R Technical Package on Rice Production (Sierra Leone)
UNVDA Upper Noun Valley Development Authority (Cameroun)
WB World Bank
xii
À propos de l’utilisation de ce manuel
2 Coalition pour le Développement de la Riziculture en Afrique (CARD), Rapport de la revue en fin de parcours, Vol. 2 « Contribution
I-1
À propos de l’utilisation de ce manuel
en vue de permettre sa pleine utilisation par les personnes liées à la riziculture, il a été rédigé en 4
langues : japonais, anglais, ainsi que français et portugais.
ressources humaines et la
Fig : Approche RICE pour l’atteinte de l’objectif de la
coopération Sud-Sud.
Phase 2 de la CARD
Dans l’approche par milieu de
culture, la sélection des variétés en fonction des trois milieux de culture que sont la « rizière irriguée »,
le « bas-fonds pluvial » et le « champ pluvial », l’amélioration des techniques de culture et la promotion
d’utilisation des intrants nécessaires (eau, engrais, etc.) ont été assurées. En ce qui concerne les rizières
irriguées, la réhabilitation des ouvrages existants et le renforcement des associations des utilisateurs de
3 BAD, Centre du riz pour l'Afrique, AGRA, FAO, FARA, FIDA, IRRI, JICA, JIRCAS, NEPAD, BM
4 Pays membres de la CARD 1 : Groupe 1 : Cameroun, Ghana, Guinée, Kenya, Madagascar, Mali, Mozambique, Nigeria, Sénégal,
Sierra-Leone, Tanzanie, Ouganda, Groupe 2 : Bénin, Burkina Faso, République Centrafricaine, Côte d’Ivoire, République du Congo,
Éthiopie, Gambie, Liberia, Rwanda, Togo et Zambie.
I-2
À propos de l’utilisation de ce manuel
l’eau, et pour les bas-fonds pluviaux, l’établissement et la diffusion d’un modèle de développement de
la riziculture, et pour les champs pluviaux, la vulgarisation de la variété NERICA ont principalement été
promus.
Depuis 2019, la Phase 2 de la CARD visant encore une fois de doubler la production de riz (de 28 à 56
millions de tonnes) en 12 ans jusqu’en 2030 a démarré, et la JICA prévoit de poursuivre sa coopération
technique dans ce cadre.
Dans sa deuxième phase d’activité, en plus de l’augmentation de la production et de la surface cultivée,
la CARD a adopté « l’approche RICE » qui vise à soutenir la facilitation de la chaîne logistique et la
promotion du commerce avec les communautés économiques régionales (CER) afin de produire du
« riz de qualité vendable ». Dorénavant, les éléments techniques utiles spécifiés dans la Phase 1 de la
CARD seront appliqués, et l’atteinte de l’objectif sera visée par le biais de l’assistance basée sur
« l’Approche RIZ » de la Phase 2 de la CARD.
【Lecteurs cibles】
Acteurs concernés par des projets liés au soutien de la CARD (en particulier les responsables
de la formulation de projets, les techniciens travaillant dans le domaine de la riziculture)
Points focaux en charge de la SNDR de chaque pays, membres du groupe de travail, agents
des ministères et agences intervenant dans le domaine de la riziculture
Responsables de la formulation de projets des bailleurs de fonds et organisations
internationales soutenant la CARD
Volontaires tels que JOCV
Étudiants s’intéressant à l’agriculture (en particulier la riziculture) en Afrique
Ce manuel se compose de 4 chapitres, les chapitres 2 et 3 constituant le corps du manuel de
techniques de riziculture.
I-3
À propos de l’utilisation de ce manuel
Pour atteindre l’objectif de la Phase 2 de la CARD, il est nécessaire de résoudre les problèmes en
examinant l'ensemble de la chaîne de valeur du riz en tenant compte du marché, plutôt que de se
contenter d'améliorer la technologie de production et la technologie post-récolte, ce qui a été
l'objet des politiques de promotion du riz jusqu'à présent. Pour cette raison, « 2-6 Gestion de
l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur » a été inclus dans ce manuel afin
d’expliquer l’amélioration de la profitabilité par le biais de la planification et gestion agricole, la
commercialisation et le renforcement de l’organisation, ainsi que les problèmes d’accès au
financement et les mesures prises, en tant que politique pour renforcer la collaboration du haut
vers le bas de la chaîne de valeurs.
I-4
À propos de l’utilisation de ce manuel
Quant aux techniques de culture, compte tenu des différences dans les milieux de culture, la
riziculture pratiquée sur des rizières irriguées ou des rizières pluviales (bas-fonds pluvial, eaux
profondes) est abordée dans la section « 2-2 Riziculture de bas-fond », et celle sur des champs
pluviaux dans « 2-3 Riziculture de plateau ». Cependant, seules les techniques de culture spéciales
au riz de plateau sont indiquées dans « 2-3 Riziculture de plateau », et les autres éléments
communs au riz de bas-fond et au riz de plateau (par exemple « 2-2-3 Plantation ») sont compilés
sous « 2-2 Riziculture de bas-fond ».
Dans « 2-5 Production de semences », la production de semences différentes des semences de riz
ordinaires est présentée avec des exemples de pratique dans les projets concernant le système de
production de semences, ainsi que le rôle des organismes des inspecteurs des semences, les
processus de travail, les points à prendre en considération, les défis et des exemples de soutien.
Pour l’irrigation, la gestion de l’eau dans les champs d’irrigation est expliquée dans « gestion de la
culture » sous « 2-2 Riziculture de bas-fond » et « 2-3 Riziculture de plateau ». Dans « 2-7
Irrigation » sont expliquées principalement la construction des ouvrages, la création et le
fonctionnement des organisations de gestion de l’eau, la maintenance et la gestion de l’eau
comme étant les éléments techniques concernant le système de distribution d’eau sur une zone
élargie depuis la source d’eau fournissant l’eau aux champs d’irrigation.
Dans « 3-2 Transfert de technologies en faveur des homologues » sont abordés les organismes
chargés de la vulgarisation et les organismes de recherche, et dans « 3-3 Vulgarisation aux
agriculteurs » les techniques appropriées et les méthodes de vulgarisation.
I-5
À propos de l’utilisation de ce manuel
Pour les éléments qui seront nécessaires pour la vulgarisation après l’achèvement du projet, le plan
de vulgarisation, le système de vulgarisation, les informations concernant l’application élargie des
techniques sont abordés dans « 3-4 Etablissement d’un système de vulgarisation durable ».
De nombreux documents et
manuels étant utilisés, les
informations détaillées des
projets et les documents Fig : Exemple de la source citée
collectés ont été classés et
listés. *Indication bibliographique avec le numéro de projet
correspondant et l’URL du document auquel il est fait référence. (Image
extraite de la section 2-2 « Riz de bas-fond »
I-6
À propos de l’utilisation de ce manuel
Les lettres alphabétiques et numéros apparaissant dans le texte et les sources indiquent « nom du
pays + numéro de série (ci-dessous numéro de projet) ». Pour les numéros de projet, veuillez
consulter la « Liste des projets » et l’Annexe 1 « Liste des éléments techniques ».
L’Annexe 1 « Liste des éléments techniques » énumère les durées de mise en œuvre, les formes de
mise en œuvre, l’environnement de culture des sites du projet, les éléments techniques utilisés
dans les projets en tant qu’informations détaillées de chaque projet.
L’Annexe 2 « Liste des livrables » comprend les manuels et les guides produits dans les projets avec
des informations telles que les mots clés et les langues utilisées ; veuillez donc vous y référer
lorsque vous souhaitez utiliser les originaux.
I-7
À propos de l’utilisation de ce manuel
NGA-02 Nigeria (English) Policy Advisor to Federal Ministry of Agricultural and Rural Development 2018 - 2019
RWA-01 Rwanda (English) Project for Increasing Crop Production with Quality Extension Services in the Eastern Province novembre 2010 - octobre 2013
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project octobre 2014 - septembre 2019
RWA-03 Rwanda (English) Irrigation Adviser 2011 - 2013
RWA-04 Rwanda (English) Agricultural Mechanization Advisor 2012 - 2015
RWA-05 Rwanda (English) Irrigation Adviser 2013 - 2016
RWA-06 Rwanda (English) Irrigation Adviser 2016 - 2018
(*) Projet indiqué dans les Termes de Référence pour être inclus bien qu’il soit réalisé avant la mise en œuvre de la CARD.
I-8
À propos de l’utilisation de ce manuel
I-9
1-1 Situation des pays d’Afrique subsaharienne en général
1-1
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
Rendemens (t / ha)
14.000
8 millions ha en 2007 à 16 millions ha en
12.000
2018. D’un autre côté, le rendement par 1,5
10.000
unité de surface dans l’ensemble de
8.000 Superficie récoltée
l’Afrique sub-saharienne reste (1000ha)
1,0
6.000
stationnaire (Fig. 1-2). Cela laisse Rendements (t/ha)
4.000
entendre que l’augmentation des 0,5
2.000
surfaces récoltées constitue l’un des
0 0,0
facteurs majeurs qui ont contribué au 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
doublement de la production rizicole. Fig. 1-2 Surfaces récoltées et rendements par unité de
Il est désormais nécessaire, pour surface en riz
augmenter davantage le volume de Source : Données de FAOSTAT « Cultures »(Riz paddy, en date du 13
production, non seulement d’accroître janvier, idem pour les données ci-après )
les surfaces récoltées mais aussi d’appliquer des techniques qui permettent d’améliorer le rendement
par unité de surface.
Pendant la période 1990 - 2018, la part du maïs dans la consommation de ces trois céréales a diminué
de 56% (1990) à 46% (2018). Par contre, la part du riz a légèrement augmenté évoluant de 22% (1990)
à 24% (2018), son volume de consommation en 2018 étant 2,8 fois plus élevé par rapport à celui de
1990.
4 On a utilisé ici le terme « surfaces récoltées » compte tenu du fait que les données « Zones récoltées » présentées dans FAOSTAT
excluent les surfaces des terres qui ont été emblavées mais où la récolte n’a pas eu lieu en raison des calamités naturels, du
manque de moyens techniques etc.
1-2
1-1 Situation des pays d’Afrique subsaharienne en général
27.012
60.000 7.782 (21%) (29%)
50.000 20.441 (56%)
Alimento
Aliments
40.000
30.000 42.512
(46%)
20.000
10.000
0
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2018
Fig. 1-3 Consommation du riz, du maïs et du blé considérées comme les trois principales céréales
cultivées dans le monde
Source : Données de FORSTAT « Bilans Alimentaires » (jusqu’en 2013 : Anciens bilans alimentaires, à partir de 2014 : Nouveaux
Bilans) - Maïs et produits -, - Riz et produits-, - Blé et produits- en date du 02 février 2021, idem pour les données ci-après)
Comme il n’y a pas de données statistiques portant sur les volumes de consommation dans la base de données d’après 2014
FAOSTAT, nous nous nous sommes référés aux données sous la rubrique « ELEMENTS - Disponibilité intérieure - Aliments pour
animaux – Semences- Pertes - Transformés - Autres utilisations (non alimentaires) - Alimentation pour touristes - » sensées être les
plus proches des volumes de consommation. A noter également que pour les données statistiques d’après 2014 sous la rubrique
« Nouveaux Bilans » qui sont vraisemblablement des valeurs en riz paddy, nous avons appliqué la formule suivante pour les
convertir en riz décortiqué : [poids du riz décortiqué = poids du riz en paddy x 0,667].
1-3
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
1-4
1-2 Evolution dans les 23 pays membres de la 1ère phase de la CARD
1.200
769
800
L’augmentation par rapport à 2007 600
588
1-5
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
1-2-2 Relation entre les surfaces récoltées, les rendements par unité de
surface et le taux d’autosuffisance
En date de 2018, le Nigeria, la Guinée et la République
Tableau 1-2 Surfaces récoltées en
Démocratique du Congo étaient les trois premiers pays en
termes de surfaces récoltées ayant enregistré respectivement riz de chaque pays membre(unité :
5,87 millions d’ha, 1,86 millions d’ha et 1,69 millions d’ha, 1 000 ha)
(Tableau 1-2). Pour l’ensemble des pays membres de la phase 1000 ha
Pays 2007 2018 Variaton
1 de la CARD, les surfaces récoltées sont devenues 2,1 fois Bénin 27 135 4,9
plus importantes durant la période 2007-2018. Les pays qui Burkina Faso
Cameroun
41
68
161
256
4,0
3,8
ont enregistré une augmentation particulièrement importante République centrafricaine 25 7 0,3
de surfaces récoltées pendant ladite période sont l’Ethiopie Côte d'Ivoire 356 757 2,1
(150 fois plus élevées), le Bénin (4,9 fois plus élevées), le République Démocratique du Congo
Éthiopie
419
0,4
1.693
63
4,0
150,5
pays). Kenya
Liberia
16
160
26
238
1,6
1,5
Madagascar 1.272 786 0,6
Par ailleurs, la Gambie, le Cameroun, le Sénégal et l’Ethiopie Mali 392 970 2,5
Les pays dont les rendements par unité de surface et MOYENNE - - 8,9
Les pays dont les rendements par unité de surface est élevé mais l’autosuffisance est faible :
Le Sénégal et l’Ethiopie. Pour ces deux pays, aussi bien les rendements par unité de surface que
l’autosuffisance ont connu une augmentation par rapport à 2007, cependant, l’autosuffisance demeure
modéré de l’ordre de 30%. Il reste à réaliser une augmentation en termes de surfaces récoltées en vue
d’accroître davantage la production de riz.
Les pays dont l’autosuffisance est élevée mais les rendements par unité de surface sont faibles:
La Zambie et le Nigeria font partie de cette catégorie. Ces deux pays ont connu une augmentation de
l’autosuffisance par rapport à 2007, mais les rendements par unité de surface restent stationnaires. Il y
a lieu de continuer à déployer des efforts pour augmenter les rendements par unité de surface.
Les pays dont les rendements par unité de surface et l’autosuffisance sont tous deux faibles :
Il s’agit du Cameroun, la Gambie, la Mozambique, entre autres. Il est nécessaire d’engager davantage
d’actions visant à améliorer les rendements par unité de surface, tout en prenant en compte la nécessité
d’augmenter les surfaces récoltées à l’instar du cas du Cameroun (Fig. 1-9).
1-6
1-2 Evolution dans les 23 pays membres de la 1ère phase de la CARD
100 100
République Madagascar
République Mali Tanzanie
centrafricaine
90 Tanzanie 90 centrafricaine
Sierra Leone Mali Madagascar
Nigeria Rwanda
80 Guinée 80
Zambie
Ouganda Rwanda Ouganda
自給率(%)(%)
自給率(%)(%)
Nigeria
60 Guinée
Autosuffisance
60
Autosuffisance
Liberia Côte d'Ivoire
50 50
Liberia
Togo Ghana
40 40
Côte d'Ivoire Burkina Faso Éthiopie
Cameroun Sénégal
30 30
Burkina Faso Sénégal Togo
Ghana Gambie
20 Mozambique 20 Bénin
Éthiopie
Cameroun Kenya Mozambique Kenya
10 10 République
République
Gambie Démocratique
Démocratique Bénin
0 0 du Congo
du Congo
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5
Fig. 1-9 Rapport entre les rendements par unité de surface et l’autosuffisance(gauche : 2007 /
droite:2018)5
Source : Les Figures sont établies sur la base des données de FAOSTAT « Cultures » pour les rendements par unité de surface, et
« Bilans Alimentaires » pour l’autosuffisance
l’Ouest où le riz joue traditionnellement un rôle majeur République Démocratique du Congo n.a. n.a. n.a.
Éthiopie 0,7 2,6 4,0
dans l’alimentation des ménages. Comme le montre le Gambie 58,5 49,6 0,8
Tableau 1-3, la consommation de riz en Afrique de Ghana 25,4 25,1 1,0
Guinée 92,9 112,6 1,2
l’Ouest en général est plus élevée en comparaison avec Kenya 7,6 14,6 1,9
celle du Japon. Liberia 73,3 74,2 1,0
Madagascar 102,4 104,4 1,0
Par ailleurs, il y a d’autres pays comme l’Ethiopie, le Mali 53,4 42,4 0,8
Mozambique 19,7 24,4 1,2
Kenya et le Cameroun, où la consommation annuelle de Nigeria 23,2 26,1 1,1
riz par habitant augmente de façon accélérée. Toutes Rwanda 5,6 7,5 1,3
ces données laissent constater que la consommation de Sénégal 73,5 79,8 1,1
Sierra Leone 94,0 107,5 1,1
riz est de plus en plus importante dans beaucoup de Tanzanie 19,9 23,5 1,2
pays. On peut ainsi conclure que la demande en riz Togo 23,2 16,2 0,7
Ouganda 4,7 5,7 1,2
augmente au fil des années dans tous les 23 pays Zambie 1,5 2,0 1,3
membres. MOYENNE 38,1 40,3 1,1
JAPON 56,3 54,1 1,0
* n.a: Données non disponibles
5 Dans les figures, l’autosuffisance de la RDC (République Démocratique du Congo) est placée au niveau « zéro », en raison de la non
disponibilité des données correspondantes.
1-7
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
Par ailleurs, les pays qui ont enregistré un taux élevé Bénin
Burkina Faso
660
153
1.645
245
2,5
1,6
d’augmentation des importations de riz par rapport à Cameroun 471 492 1,0
République centrafricaine 2 0 0,0
2007 sont notamment l’Ethiopie (4,6 fois plus élevé), le Côte d'Ivoire 899 1.663 1,9
Togo (4,1 fois plus élevé), la Sierra Léone (3,0 fois plus République Démocratique du Congo n.a. n.a. n.a.
Éthiopie 45 208 4,6
élevé) et Madagascar (2,9 fois plus élevé). Gambie 113 137 1,2
Ghana 443 706 1,6
D’un autre côté, le Nigeria a connu une baisse des Guinée 335 939 2,8
Kenya 265 620 2,3
importations jusqu’à 850 mille tonnes en 2018, alors Liberia 149 228 1,5
Madagascar 192 562 2,9
qu’il avait été au premier rang des pays importateurs de Mali 160 98 0,6
l’Afrique subsaharienne. Ceci résulte, d’après certaines Mozambique 500 492 1,0
Nigeria 1.247 852 0,7
sources, des mesures de restriction à l’importation de riz Rwanda 20 30 1,5
Sénégal 1.069 1.280 1,2
instaurées en vue de promouvoir la consommation du Sierra Leone 115 343 3,0
riz local6. Tanzanie
Togo
47
82 333
0 0,0
4,1
Ouganda 74 87 1,2
Zambie 12 13 1,1
TOTAL 7.053 10.973 1,6
n.a : Données non disponibles
6 Source : Policy Research Institute, Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries “Cross-sectional and comprehensive agricultural
strategies of major countries” Research Institute Material No. 8, 2018
1-8
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
1-3-1 Groupe 1
(1) Cameroun
En ce qui concerne le volume de production, la réalisation étant de 300 400 tonnes en 2018, le taux
d’atteinte de l’objectif de la SNDR a été limité à 31% (Tableau 1-5Tableau 1-5 Profils statistiques par
pays (Cameroun)). La même année, la superficie cultivée ayant été de 256 206 ha et le rendement par
unité de surface de 1,2 t /ha, les taux d’atteinte de l’objectif se sont élevés respectivement à 74% et à
43%. Le Cameroun, en mettant un accent particulier sur la promotion de la riziculture de plateau, avait
fixé dans sa SNDR l’objectif en termes de superficie cultivée en 2018 à 279 000 ha. Si la superficie totale
cultivée est devenue 6 fois plus grande en comparaison avec celle de 2008, cette importante
augmentation devrait sans doute être attribuable principalement à l’élargissement de la superficie de
riziculture de plateau. En effet, il a été rapporté dans le cadre d’un projet lié à la CARD que, plusieurs
activités ont été menées visant à promouvoir la culture des variétés NERICA en mettant l’accent sur
l’amélioration des techniques de riziculture de plateau et sur la formation des vulgarisateurs, ayant
contribué à l’augmentation du nombre de producteurs qui se lancent dans la riziculture de plateau
(CMR-01).
Par ailleurs, les projets de coopération technique de la JICA mettent aussi un accent particulier sur la
production des semences en plus de la promotion de la riziculture de plateau. Le transfert de
technologies accompagné par le renforcement de la formation des acteurs chargés de la sélection des
variétés et ceux travaillant dans le domaine de la production de semences a contribué à réaliser une
amélioration dans le secteur semencier, ce qui est considéré par le gouvernement des pays bénéficiaires
comme un des résultats importants qui ont été obtenus7.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture,(Usinage de riz)Ⅲ (mars 2009) / Données de FAOSTAT
« Cultures » (Riz paddy)
(2) Ghana
En ce qui concerne le production en 2018, le chiffre s’est élevé à 769 401 tonnes, et le taux d’atteinte
de l’objectif de la SNDR à 51% (Tableau 1-6). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface
à la même année ont été respectivement de 272 476 ha et de 2,8 t/ha, avec les taux d’atteinte de
l’objectif de la SNDR relativement élevés, à savoir respectivement 72% et 70%.
7 Bilan des actions entreprises dans le cadre de la CARD - Rapport final, Mars 2018, JICA.
1-9
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
Au Ghana, dans la majorité des cas (78%)8, le riz est cultivé dans la rizière pluviale de bas-fond et, de
ce fait, les chiffres visés sont à un très haut niveau pour le volume de production (1 050 000 t) et la
superficie cultivée (300 000 ha) en pluvial. Les chiffres visés pour la riziculture irriguée sont aussi à un
niveau relativement haut, compte tenu du fait qu’il est difficile de réaliser le volume total de production
visé avec seulement le développement de la riziculture pluviale. Dans le cadre d’un projet lié à la CARD,
des activités ont été menées visant à la gestion et à l’entretien des installations d’irrigations qui sont
aujourd’hui vétustes, mais aussi au renforcement des capacités des associations d’usagers de l’eau
(GHA-06).
Taux d'atteinte
Production de riz (t) 75 500 10 600 230 100 316 200 180 000 112 500 1 050 000 1 500 000 769 401
de l'objectif 51%
Taux d'atteinte
Superficie cultivée (ha) 18 900 7 100 92 000 118 000 30 000 45 000 300 000 375 000 272 476
de l'objectif 72%
Source : « National rice development strategy of Ghana » (Fevrier 2009) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(3) Guinée
Le volume de production réalisé étant de 2 339 747 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif de
la SNDR s’est élevé jusqu’à 86% (Tableau 1-7). Quant à la superficie cultivée et le rendement par unité
de surface, à la même année, ils ont été de 1 859 767 ha et de 1,2 t/ha, permettant d’élever les taux
d’atteinte de l’objectif respectivement jusqu’à 140% et 43%.
En Guinée, la riziculture est pratiquée principalement dans des marais de palétuviers et des plaines
alluviales s’étendant le long de la côte. C’est la raison pour laquelle le volume de production visé pour
cette catégorie était élevé à presqu’au même niveau que celui de la riziculture de plateau. Il en est de
même en ce qui concerne la superficie cultivée, les chiffres visés ayant été de 331 286 ha pour les marais
de palétuviers et plaines alluviales et de 861 344 ha pour la riziculture de plateau. Comme résultat, aussi
bien le volume de production que la superficie cultivée ont presque doublé en 2018 par rapport à ceux
de 2008. Etant donné que l’augmentation de la production et l’accroissement de la superficie cultivée
sont proportionnels entre eux, on peut supposer que dans ce cas de figure l’accroissement de la
superficie cultivée a contribué à l’augmentation de la production.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, Guinée (Avril 2009) /
Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
8 « National Rice Development Strategy » Ministry of Food and Agriculture, Ghana (Février 2009)
1-10
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
(4) Kenya
Le volume de production réalisé étant de 166 099 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé jusqu’à 93% (Tableau 1-8). En ce qui concerne la superficie cultivée et le rendement
par unité de surface, à la même année, les chiffres se sont situés à 50 751 ha et à 3,2 t /ha, permettant
d’élever les taux d’atteinte de l’objectif respectivement jusqu’à 144% et 63%.
Bien que 90% environ de riz produits au Kenya soient cultivés dans des rizières irriguées9, des chiffres
importants ont été visés dans le cadre de la SNDR pour toutes les catégories d’environnement de
culture. Comme résultat, la production a connu une augmentation substantielle dans les catégories
« Irrigué » (passant de 58 513t en 2008 à 146 886 t en 2018) et « pluvial » (passant de 8 777 t en 2008
à 13 120 t en 2018).
Par ailleurs, il a été démontré que bien que les producteurs augmentent leur production pour la vendre
à des moments précis où les consommateurs cherchent à s’approvisionner en produits agricoles, les riz
importés sont distribués aux mêmes moments à de bas prix, ce qui ne permet pas facilement
d’augmenter les revenus des producteurs.
Une étude réalisée dans le cadre d’un projet de coopération technique de la JICA (KEN-01) a permis
de constater qu’à Mwea, le riz local est vendu en passant par deux stades de distribution (producteurs
– opérateurs – détaillants), ce qui rend les prix de vente à environ 40% plus élevés que ceux du riz
importé. D’où la nécessité d’élaborer une stratégie de récolte et de vente orientée vers le marché.
Source: « National Rice Development Strategy 2008-2018 / Revision 2014 » et « National Rice Development Strategy II 2019-
2030 (2020) » Ministry of Agriculture, Livestock and Fisheries, Republic of Kenya / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(5) Madagascar
En ce qui concerne le volume de production, la réalisation étant de 4 030 000 tonnes en 2018, le taux
d’atteinte de l’objectif de la SNDR a été limité à 33% (Tableau 1-9). Quant à la superficie cultivée et au
rendement par unité de surface, à la même année, il se sont situés à 786 265 ha et à 5,1 t /ha10, se
traduisant par le taux d’atteinte de l’objectif de 30% pour la superficie cultivée.
Il est supposé que la grave sécheresse qui a sévi depuis 2017 dans les parties centrale et septentrionale
de Madagascar où 80% environ de riz local sont produits a entraîné une baisse par rapport à 2008 en
termes de volume de production (passant de 4 914 452 t en 2008 à 4 030 000 t en 2018) et en termes
de superficie cultivée(passant de 1 620 815 ha en 2008 à 786 265 ha en 2018)11 Par ailleurs, bien que
Madagascar se situe au deuxième rang parmi les pays membres de la phase1 de la CARD pour le volume
de production (en date de 2018), il recourt toujours aux importations pour satisfaire ses besoins de
consommation. Il reste donc à promouvoir davantage le développement de riziculture dans le pays.
9 National Rice Development Strategy 2008-2018, Ministry of Agriculture, Livestock and Fisheries, Republic of Kenya (2009)
10 En référence aux données de FAOSTAT. Cependant beaucoup de petits producteurs n’atteignent pas le seuil de 4 t/ha.
11 USAID Commodity Intelligence Report « Madagascar Rice: Severe Drought Lowers Production », juin 2017
1-11
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
* Dans la SNDR, une mention est faite sur la riziculture irriguée en saison et la riziculture pluviale en contre saison (double culture)
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture , Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, République de
Madagascar / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(6) Mali
Le volume de production réalisé étant de 3 167 528 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif de
la SNDR s’est élevé jusqu’à 98% (Tableau 1-10). Pour ce qui est de la superficie cultivée et du rendement
par unité de surface, à la même année, les chiffres se sont situés à 969 519 ha et à 3,2 t /ha, permettant
d’élever les taux d’atteinte de l’objectif respectivement jusqu’à 95% et 103%. Le Mali occupe la
deuxième place après le Nigeria parmi les pays d’Afrique de l’Ouest en ce qui concerne la production
rizicole, et 90% de ses besoins de consommation de riz sont satisfaits par la production locale7.
Le volume de production a doublé, évoluant de 1 607 647 t en 2008 à 3 167 528 t en 2018. La riziculture
est activement pratiquée notamment dans les plaines inondées dans la vallée du fleuve Niger au sud
du pays 12 . On suggère que le développement des périmètres irrigués de ces zones a contribué
grandement à l’augmentation du volume de production et de la superficie cultivée. On peut désormais
espérer que ce pays se développera en tant que pays exportateur de riz en tirant profit du potentiel de
la riziculture.
Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de l'Agriculture République du Mali / Données de FAOSTAT
« Cultures » (Riz paddy)
(7) Mozambique
Le volume de production ayant été de 413 000 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé à 30% (Tableau 1-11). Pour ce qui est de la superficie cultivée et du rendement par
unité de surface, à la même année, les chiffres ont presque doublé réalisant un taux d’atteinte d’objectif
respectivement de 223% et de 13%.
Au Mozambique, la riziculture est pratiquée principalement par des petits exploitants agricoles, et le
volume de production reste à un niveau modeste, juste pour répondre aux besoins
d’autoconsommation. Dans le cadre des projets de la JICA, des actions ont été menées en faveur
principalement des petits producteurs, ayant pour objectifs l’amélioration des techniques de culture
12 Agricultural Development Consultants Association / Rapport de l’étude pour l’identification de projets, Novembre 2007
1-12
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
visant à augmenter les rendements par unité de surface et le renforcement des activités des groupes
d’exploitants agricoles. Cependant il a été rapporté, à l’issue d’une étude sur des parcelles de
démonstration dans les périmètres irrigués et dans les zones de culture pluviale, que les rendements
par unité de surface ont été réduits à cause des dégâts causés par les sécheresses, les inondations etc.
(MOZ 04). On peut supposer que ceci est un des facteurs qui ont contribué à baisser les rendements
par unité de surface en 2018 par rapport à 2007. Il y a aussi le fait que, les différents partenaires de
développement n’ont pas pu apporter suffisamment d’appuis à cause des contraintes financières, ait
pu constituer un facteur de réduction du volume de production7. La mise en place de budgets destinés
au développement des techniques qui ne dépendent pas des conditions climatiques et à l’apport
d’appuis à la riziculture est attendue.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de la Sécurité alimentaire, République du Mozambique
(Mars 2016) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(8) Nigeria
Le volume de production réalisé étant de 8 403 000 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif de
la SNDR s’est élevé à 63% (Tableau 1-12). Pour ce qui est de la superficie cultivée à la même année, le
chiffre s’est situé à 5 873 615 ha contribuant à réaliser un taux élevé d’atteinte de l’objectif de 168%.
Par contre, quant au rendement par unité de surface, il a été réduit par rapport à 2008, à savoir à 1,4t
/ha.
Le Nigeria est le premier pays producteur de riz parmi les pays membres de la CARD. La riziculture se
pratique principalement dans les périmètres pluviaux et irrigués, de ce fait les objectifs en chiffres ont
été fixés pour ces deux types de cultures à un haut niveau (de 2 471 880 tonnes en 2008 à 7 021 000
tonnes en 2018 pour la riziculture irriguée et de 167 297 tonnes en 2008 à 4 480 000 tonnes en 2018
pour la riziculture pluviale).
Bien que la production globale ait doublé évoluant de 3 465 458 tonnes en 2008 à 8 403 000 tonnes
en 2018, il n’a pas été possible d’atteindre un niveau de production permettant de couvrir le volume de
consommation dû à l’insuffisance des compétences techniques en matière de transformation post-
récolte, ce qui se traduit par un recours aux importations relativement plus grand en comparaison avec
les autres pays membres. Pour arriver à favoriser davantage la production, il est important de vulgariser
des techniques de transformation post-récolte qui constituent un goulet d’étranglement.
Source : National Rice Development Strategy (Mars 2009), Federal Ministry of Agriculture and Rural Development / Données de
FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
1-13
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
(9) Sénégal
Le volume de production fixé au titre de l’objectif de la SNDR pour 2012 a été de 469 640 tonnes, et
le taux d’atteinte de l’objectif a été de 31% (Tableau 1-13). En ce qui concerne la superficie cultivée et
le rendement par unité de surface, pour 2012, les chiffres ont été respectivement de 117 729 ha et de
3,9t/ha, réalisant un taux d’atteinte de l’objectif de 36% pour la superficie cultivée.
Les chiffres visés pour le volume de production et pour la superficie cultivée ont été les plus importants
pour la riziculture dans les périmètres irrigués de la vallée du fleuve Sénégal à savoir respectivement de
1 088 596 tonnes et de 175 580 ha. Par ailleurs, l’objectif en termes de production dans les rizières
pluviales pour 2012 a été fixé à 325 700 tonnes, soit presque le double de la production qui avait été
réalisée en 2008 (160 000 tonnes, ayant représenté environ 30% de la production globale).
En étant conscient de l’insuffisance de l’appui technique accordé à la riziculture pluviale, des objectifs
ambitieux ont été fixés dans la perspective de réaliser un renforcement des capacités techniques y
afférentes, tout en visant une promotion du développement du riz local durable13.
D’un autre côté, dans le cadre des projets liés à la CARD, différentes activités ont été mises en œuvre
visant à améliorer la qualité et la productivité du riz cultivé en pluvial.
Les taux de réalisation des objectifs fixés à l’horizon 2012 ont été faibles à savoir 31% pour le volume
de production et 36% pour la superficie cultivée, certes, mais ces deux éléments ont presque triplé en
2018 par rapport à 2012, ce qui laisse entendre que la production du riz local est en train de se
développer.
Tableau 1-13 Profils statistiques par pays (Sénégal)
SNDR 2008(Chiffres actuels) SNDR 2018(Objectif) FAOSTAT(Résultat)
Irrigué Irrigué Irrigué Irrigué 2012 2018
Rubrique Total / Total / Remarque
fleuve bassin Pluvial fleuve bassin Pluvial
Moyen Moyen (Résultat) (Résultat)
Sénégal* Anambé* Sénégal* Anambé*
Taux d'atteinte de
Production de riz (t) 341 000 34 000 160 000 535 000 1 088 596 87 884 327 500 1 503 980 469 640 1 206 587
l'objectif 31%
Taux d'atteinte de
Superficie cultivée (ha) 55 000 7 500 80 000 142 500 175 580 20 500 131 000 327 080 117 729 323 635
l'objectif 36%
Rendement
6,2 - - - 6,2 - - - 3,9 3,7 -
unitaire (t/ha)
* « Irrigué fleuve Sénégal » et « Irrigué bassin Anambé » désignent respectivement les périmètres irrigués de la vallée du fleuve
Sénégal et ceux du bassin de l’Anambé.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural,
République du Sénégal (Février 2009) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(10) Sierra Léone
En ce qui concerne le volume de production, la réalisation étant de 919 785 tonnes en 2018, le taux
d’atteinte de l’objectif de la SNDR a été limité à 29 % (Tableau 1-14). La même année, le rendement par
unité de surface ayant été de 1,1t /ha, le taux d’atteinte de l’objectif s’est élevé à 27%. Quant à la
superficie cultivée, elle s’est située à 796 354 ha pour réaliser un taux élevé d’atteinte de l’objectif de
72%.
En Sierra Léone, la riziculture est souvent pratiquée par des petits exploitants agricoles : Pendant la
campagne agricole de 2014-2015, la proportion des producteurs ayant cultivé plus d’un ha a été de
44% tandis que celle des producteurs ayant cultivé moins d’un ha a été de 56%14. On peut dire que le
rendement par unité de surface n’augmente pas facilement chez les petits exploitants agricoles, en
1-14
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
raison entre autres du fait que ceux-ci ne disposent que d’outils simples et d’une main-d’œuvre limitée
et qu’ils ont des difficultés à s’approvisionner en intrants agricoles tels que les engrais.
Dans la SNDR, l’accroissement des surfaces de culture en mettant en valeur les terres qui ne sont pas
exploitées de façon suffisante, et l’augmentation des rendements par unité de surface dans tous les
environnements de culture (plateau et bas-fond pluvial) ont été mis en avant en tant que stratégie
visant à développer la production du riz local. En suivant cette stratégie, le développement de marais
de la vallée intérieure (IVS) et l’établissement d’un système de production semencière ont été entrepris
dans le cadre d’un projet ayant trait à la CARD.
Tableau 1-14 Profils statistiques par pays (Sierra Léone)
Mention dans la SNDR FOSTAT
Rubrique 2008 2018 2018 Remarque
(Chiffres actuels) (Objectif) (Résultat)
Taux d'atteinte de
Production de riz (t) 637 983 3 100 000 919 785
l'objectif 29%
Taux d'atteinte de
Superficie cultivée (ha) 659 487 1 100 000 796 354
l'objectif 72%
Rendement Taux d'atteinte de
0,9 4,0 1,1
unitaire ( t/ha) l'objectif 27%
Source : Sierra Leone National Rice Development Strategy (Mars 2009) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(11) Tanzanie
Le volume de production, la superficie cultivée et le rendement par unité de surface ayant été de 3
414 815 tonnes, de 1 032 902 ha et de 3.3 t/ha en 2018, les taux d’atteinte de l’objectif de la SNDR se
sont élevés à un haut niveau à savoir respectivement à 174%, 149% et 118% (Tableau 1-15). La même
année, le rendement par unité de surface ayant été de 1,1t /ha, le taux d’atteinte de l’objectif s’est élevé
à 27%. Quant à la superficie cultivée, elle s’est située à 796 354 ha pour réaliser un taux élevé d’atteinte
de l’objectif de 72%.
En ce qui concerne les chiffres visés par type d’environnement de culture, un chiffre plus élevé a été
fixé pour la production en riziculture irriguée (1 365 000 tonnes). On peut supposer que ce chiffre,
correspondant à 70% environ de la production globale visée pour 2018, a été fixé dans la perspective
de réaliser un développement des périmètres irrigués de grande envergure.
Pour ce qui est de la riziculture pluviale, la superficie cultivée visée pour 2018 a été de 274 000 ha alors
qu’elle avait été de 464 000 ha en 2008. Quant au rendement par unité de surface, le chiffre visé a été
de 2,0 t/ha pour 2018 alors qu’il s’était situé à 1,0 t/ha, soit le double. Ce qui laisse supposer que ces
objectifs ont été élaborés dans la perspective d’augmenter le volume de production en suivant un
système de culture à haute productivité.
La SNDR 2 prévoit, en se basant sur les démarches entreprises pendant la période de la SNDR
précédente et en visant à augmenter davantage le volume de production, un travail en collaboration
avec des instituts de recherche et des entreprises privées dans le cadre de la production semencière en
vue de développer des variétés améliorées et de distribuer des semences qui permettront la réalisation
de meilleurs rendements.
Tableau 1-15 Profils statistiques par pays (Tanzanie)
SNDR 2008(Chiffres actuels) SNDR 2018(Objectif) FAOSTAT
Rubrique 2018 Remarque
Irrigué Pluvial Plateau Total/Moyen Irrigué Pluvial Plateau Total/Moyen
(Résultat)
Taux d'atteinte de
Production de riz (t) 426 000 464 000 9 000 899 000 1 365 000 548 000 50 000 1 963 000 3 414 815
l'objectif 174%
Taux d'atteinte de
Superficie cultivée (ha) 200 000 464 000 17 000 681 000 390 000 274 000 31 000 695 000 1 032 902
l'objectif 149%
Rendement unitaire Taux d'atteinte de
2,1 1,0 0,5 1.3 3,5 2,0 1,6 2,8 3,3
(t/ha) l'objectif 118%
Source : National Rice Development Strategy , Ministry of Agriculture, Food Security and Cooperatives, The United Republic of
Tanzania, (Mai 2009) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
1-15
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
(12) Ouganda
Le volume de production réalisé ayant été de 245 910 tonnes en 2018, le taux d’atteinte de l’objectif
de la SNDR a été limité à 36 % (Tableau 1-16). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface
à la même année se sont élevés à 88,796 ha et à 2.8 t/ha, permettant de réaliser les taux d’atteinte de
l’objectif de la SNDR à un haut niveau à savoir respectivement de 40% et de 89%.
En Ouganda, la riziculture se pratique dans la plupart des cas sur les rizières pluviales15. De ce fait, pour
cette catégorie de culture, les objectifs ont été fixés à un niveau élevé en prévoyant que le volume de
production évoluerait de 104 103 tonnes en 2008 à 442 553 tonnes en 2018, et la superficie cultivée de
43 388 ha en 2008 à 130 163 ha en 2018. Ces chiffres correspondent respectivement à 60% environ de
la production globale et de la superficie cultivée totale visées pour 2018.
Bien que l’Ouganda dispose de très vastes surfaces de terres, l’absence de machines agricoles
nécessaires à l’élargissement des terres agricoles constitue un goulet d’étranglement. Il est donc
nécessaire de s’engager dans la promotion de l’introduction des machines agricoles afin d’augmenter
davantage le volume de production.
Source : National Rice Development Strategy 2008-2018, Ministry of Agriculture, Animal Industry and Fisheries, Uganda (2012) /
Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
15 National Rice Development Strategy 2008-2018, Ministry of Agriculture, Animal Industry and Fisheries, Uganda (2012)
1-16
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
1-3-3 Groupe 2
(1) Bénin
Le volume de production en 2018 a été de 459 313 tonnes, ce qui a contribué à la réalisation d’un taux
d’atteinte de l’objectif de la SNDR relativement élevé à savoir de 77% (Tableau 1-17). La superficie
cultivée et le rendement par unité de surface ont été de 135,185 ha et de 3.4 t/ha, permettant d’obtenir
les taux d’atteinte de l’objectif de la SNDR respectivement de 98% et de 79%. Les Bénin est un pays
avec peu de relief, et ses vastes terres d’une altitude moyenne de 200m environ sont aptes à la
riziculture de plateau16. Ceci explique la raison pour laquelle les chiffres visés sont à un haut niveau
aussi bien pour la production de riz de plateau(prévision de l’augmentation de 21 000 tonnes en 2008
à 210 000 tonnes en 2018)que pour la superficie cultivée(prévision de l’augmentation de 10 500 ha
en 2008 à 70 000 ha en 2018). Il est considéré que l’augmentation du volume de production réalisée
résulte de l’accroissement de la superficie cultivée.
Une quantité de 5 219 tonnes de semences a été produite au cours de ces dernières années alors que
la SNDR avait visé l’amélioration de la production et de l’utilisation des semences certifiées avec une
augmentation de la production semencière jusqu’ à 2 800 tonnes à l’horizon 20147. Il a par ailleurs été
constaté que l’amélioration de l’accès aux intrants agricoles tels que les produits phytosanitaires,
herbicides etc. a également contribué à l’augmentation du volume de production. Cependant, l’accès
aux engrais est toujours limité, nécessitant une amélioration.
* Les rizières pluviales incluent une partie des terres agricoles irriguées.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche,
République du Bénin / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
1-17
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
* Comme la production en riziculture irriguée inclut la production de la double culture, le calcul de la superficie et du rendement
par unité de surface a été fait en appliquant les coefficients indiqués dans le document cité en référence.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Burkina Faso (octobre 2011) / Données de FAOSTAT « Cultures »
(Riz paddy)
(3) République Centrafricaine
Le volume de production en 2018 ayant été de 12 000 tonnes, le taux d’atteinte de l’objectif de la SNDR
est resté modeste à savoir de 6% (Tableau 1-19). La superficie cultivée et le rendement par unité de
surface à la même année ont été de 6 971 et de 1,7 t/ha, réalisant ainsi les taux d’atteinte de l’objectif
de la SNDR respectivement de 25% et de 61%.
Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, RCA
(octobre 2012) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(4) Côte d’Ivoire
Le volume de production en 2018 ayant été de 2 007 000 tonnes, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé à 62% (Tableau 1-20). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface à la
même année ont été de 756 623 ha et de 2,6 t/ha, réalisant ainsi le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR de 53% pour la superficie cultivée.
Le gouvernement de Côte d’Ivoire considère l’autosuffisance en riz comme étant un enjeu prioritaire.
De ce fait, la Direction de la riziculture a été séparée du Ministère de l’Agriculture et du Développement
Rural pour devenir un ministère chargé de la promotion de la riziculture et, en outre, l’Agence pour le
développement de la filière riz (ADERIZ) 17 , a vu le jour. La création d’une telle agence chargée
spécialement de la filière riz, unique en son genre parmi les Etats membres de la CAD, témoigne d’une
volonté politique forte de promouvoir la production du riz local (CIV-01).
17 A la suite d’une réorganisation en janvier 2008, l’Office National de Développement de la Riziculture porte son nouveau nom :
Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ).
1-18
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
18 Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture, CARD et Ministère de l’Agriculture et du Développement rural, RDC
(décembre 2013)
19 Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture 2020-2030, CARD et RDC, (février 2020)
1-19
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
Par ailleurs, en Ethiopie, l’un des défis majeurs est qu’une bonne partie des activités de riziculture sont
mises en œuvre par des femmes, constituant un lourd fardeau pour elles. Il est nécessaire désormais
d’introduire des outils et des machines agricoles afin d’alléger les charges des femmes, et en même
temps les faire participer aux formations et aux autres activités relatives notamment à la chaîne de
valeur.
Source : National Rice Research and Development Strategy (NRRDS) , Ministry of Agriculture, Federal Republic of Ethiopia (2009) /
Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz paddy)
(7) Gambie
Le volume de production en 2018 ayant été de 22 000 tonnes, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé à 7% (Tableau 1-23). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface à la
même année se sont élevés à 65 000 ha et à 3,0 t/ha, réalisant ainsi des taux d’atteinte faible de l’objectif
de la SNDR, à savoir respectivement de 47% et de 14%. Alors que le volume de production du riz de
plateau occupait 62% de la production globale en 2013 (53,800 t / 86,800 t), l’objectif pour cette
catégorie de culture pour 2019 a été fixé à 42% de la production globale (130,000 t/306,000 t). On
peut comprendre que ce sont plutôt la riziculture irriguée et la rizière pluviale pour lesquelles des
chiffres élevés ont été fixé comme objectif à l’horizon 2019, à savoir respectivement 10 000ha et 63 000
ha. Ce qui explique qu’un accent particulier est mis sur le développement des périmètres irrigués et
pluviaux.
Par ailleurs, dans le cadre d’un projet lié à la CARD, avec l’appui de la Bank africaine de développement,
un programme de gestion de la chaîne de valeur a été mis en place, une usine de transformation a été
créée et une formation des formateurs portant sur le traitement post-récolte et la gestion de
planification de la production a été mise en œuvre.
* Comme la production en riziculture irriguée inclut la production de la double culture, le calcul de la superficie et du rendement
par unité de surface a été fait en appliquant les coefficients indiqués dans le document cité en référence.
Source : National Rice Development Strategy, Republic of the Gambia (octobre 2011) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Riz
paddy)
20 Les « chiffres actuels » en date de 2009 étaient supérieures à ceux indiqués dans la base de données statistiques FAOSTAT (le
volume de production mentionné dans la SNDR : 498 331t, le volume indiqué dans FAOSTAT : 103 128t. Si les taux de réalisation
des objectifs sont faibles, c’est probablement à cause du fait que les objectifs en chiffres ont été fixés en tenant compte desdits
chiffres actuels.
1-20
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
(8) Libéria
Le volume de production en 2018 ayant été de 257 995 tonnes, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé à 29% (Tableau 1-24). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface à la
même année se sont élevés à 238 090 ha et à 1,0 t/ha, réalisant ainsi des taux d’atteinte de l’objectif de
la SNDR respectivement de 79% et de 34%.
Dans le cadre de la SNDR 1, le développement des périmètres irrigués et pluviaux était considéré
comme prioritaire pour augmenter le volume de production. C’est la raison pour laquelle un chiffre
élevé a été fixé comme objectif pour le volume de la production (périmètres irrigués : 273 000 t,
périmètres pluviaux : 225 700 t)
La SNDR a par ailleurs mis en avant l’examen d’un programme concernant les semences et l’apport du
matériel et d’intrants agricoles. Comme résultat, une loi sur les semences (Seed Act) a été instituée et
un comité de gestion des semences (Seed Boad) a été créé, contribuant au développement des
techniques dans le domaine des semences7.
Source : National Rice Development Strategy(NRDS), Republic of Liberia (2012) / Données de FAOSTAT « Cultures » (Données
converties en Riz paddy)
(9) Rwanda
Le volume de production en 2018 ayant été de 119 932 tonnes, le taux d’atteinte de l’objectif de la
SNDR s’est élevé à 33% (Tableau 1-25). La superficie cultivée et le rendement par unité de surface à la
même année se sont élevés à 34 025 ha et à 3,5 t/ha, réalisant ainsi des taux d’atteinte de l’objectif de
la SNDR de 120% pour la superficie cultivée.
Au Rwanda, il existe beaucoup de terres en pentes abruptes qui causent des érosions entraînant la
dégradation de la fertilité du sol, ce qui constitue un problème grave.
Un projet « Land-husbandry, Water- harvesting and. Hillside-irrigation » (ou Aménagement du sol,
collecte des eaux et irrigation sur la colline) a été réalisé par plusieurs partenaires de développement
en vue de développer des techniques de protection des terres en pentes abruptes et de fournir un
appui dans l’aménagement des installations d’irrigation21, ledit projet incluant le développement de
l’irrigation dans les collines mais aussi des marais alentours. On peut considérer que ces travaux
d’aménagement ont contribué à l’accroissement de la superficie au niveau des périmètres irrigués et
dans les bas-fonds humides.
1-21
Chapitre 1 Résultats de la phase 1 de la CARD
1-22
1-3 Degré d’aboutissement de la SNDR des pays membres
En outre, une cartographie des potentiels de riziculture intégrant des images satellites, données SIG
etc. a été créée pour une bonne compréhension des environnements de culture(ZMB-02).
Source : National Rice Development Strategy(NRDS 2011-2018), Ministry of agriculture and cooperatives, Republic of Zambia
(Août 2011) / Données de FAOSTAT « Cultures »( Riz paddy)
1-23
2-1 Généralités de la riziculture
Techniques de Riziculture
2-1 Généralités de la riziculture
2-1-1 Vie du riz (Cycle de croissance du riz)
Les riz cultivés en Afrique
Le riz asiatique (Oryza Sativa L.) et le riz africain (Orya glaberrima Steud.) sont largement cultivés en
Afrique. Il existe trois groupes de variétés de riz asiatique à savoir Indica, Javanica et Japonica, et parmi
ces trois groupes, les variétés Indica sont principalement cultivées en Afrique. Par ailleurs, depuis 1992,
le Centre de riz pour l’Afrique (ADRAO, aujourd’hui Africa Rice Center) a développé le NERICA (New
Rice for Africa) en croisant des riz asiatique et africain, dont 18 variétés de riz de plateau et 60 variétés
de riz de bas-fond, diffusées et cultivées dans de nombreux pays, principalement en Afrique
subsaharienne.
Dans beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, du riz de bas-fond ou du riz de plateau est cultivé
selon les différences d’environnement, dans des bas-fonds humides, sur les plaines, dans les collines
etc. La culture du riz de bas-fond nécessite beaucoup d’eau parce que le riz de bas-fond est dans l’eau
pendant pratiquement toute sa croissance. Le riz de plateau, quant à lui, a besoin de moins d’eau que
le riz de bas-fond, à cause de ses caractéristiques physiologiques, et il est cultivé sur des champs et des
collines.
2-1
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tige
Graine
Racines
Tige
Talles principale
2-2
2-1 Généralités de la riziculture
Les zones où le riz est cultivable dépendent des conditions climatiques, et varient selon les régions.
En général, une variété qui peut être naturellement cultivée dans une certaine région est appelée une
variété de mi-saison, et une variété avec une période de croissance plus courte (plus longue) est
appelée une variété précoce (tardive). Cela signifie que, si la zone de culture diffère, une même variété
peut être considérée comme variété précoce, de mi-saison ou tardive. Le caractère précoce/tardif
d’une variété dépend de la longueur de sa phase végétative, et est défini par la capacité de croissance
végétative propre à ladite variété liée au passage de la croissance végétative à la croissance
reproductive, à sa sensibilité à la longueur du jour et à sa thermo-sensibilité. Le nombre de jours de
la phase reproductive et de la phase de maturation des grains est d’environ 30 jours pour chacune,
et est généralement le même pour toutes les variétés. Il est toutefois à noter que la durée de la
période de maturation peut être variable selon les conditions météorologiques.
2-3
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
La moitié supérieure de la figure ci-dessus présente l’exemple de cycle de croissance d’une variété
précoce (env. 120 jours) et la moitié inférieure celle d’une variété tardive (env. 180 jours), toutes les
deux observées dans le projet SLE-01. Pour les deux, la période allant de la phase d’initiation paniculaire
à la récolte a été d’environ deux mois, mais la phase végétative de la variété précoce a duré 2 mois,
alors que celle de la variété tardive 4 mois.
2-4
2-1 Généralités de la riziculture
Source: Photos de la rizière irriguée, de la rizière pluviale et du champ de plateau sont extraites du document « Généralités sur le
riz »(CMR-02), et la photo de la rizière d’eau profonde est fournie par un expert travaillant dans le cadre du projet MOZ-04.
2-5
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Riz de Plateau : L’emblavement dépend exclusivement de la tombée de pluies. Les précipitations sont
l’élément le plus important pour la culture. L’application d’engrais est nécessaire si l’on vise un
rendement élevé avec des variétés améliorées telles que NERICA, mais on court le risque d’un
approvisionnement en eau instable et par conséquent, peu d’agriculteurs appliquent de l’engrais. Par
ailleurs, dans les zones où le riz de plateau est nouvellement introduit (CMR-01, etc.), la priorité est
donnée aux méthodes de culture traditionnelles, ce qui fait retarder la mise en culture du riz de
plateau. De ce fait un manque d’eau est souvent observé dans la seconde moitié de la période de
culture, conduisant ainsi à une baisse du rendement. Dans le projet CMR-01, quand la mise en culture
a été clairement jugée inadaptée, avec retard du commencement de la saison des pluies,
précipitations faibles, retard du semis, etc., l’option de ne pas semer est aussi envisagée.
Par ailleurs, dans le cadre du projet TZA-07, au niveau politique, les « périmètres irrigués »
prometteurs d’un rendement élevé sont considérés importants du point de vue de la sécurité
alimentaire du pays, et les « champs pluviaux » et « bas-fonds pluviaux » sont considérés importants
du point de vue de la sécurité alimentaire des agriculteurs.
Le « nombre d’épillets par panicule » est déterminé par la différence entre le nombre d’épillets
différenciés et le nombre d’épillets dégradés au moment de la phase d’initiation paniculaire. Le nombre
d’épillets est influencé par la fertilisation au moment de la phase reproductive.
Le « pourcentage de grains non remplis » est défini par le pourcentage de stérilité (pourcentage de
grains non chargés) et le degré d’accumulation d’amidon dans l’albumen à la phase de maturation des
grains. De ce fait, il est influencé par les conditions climatiques de l’épiaison à la phase de maturation
des grains. La stérilité en particulier augmente sous l’effet de la haute/basse température et de la
sécheresse, etc. entre la méiose et la floraison, ce qui provoque une baisse du rendement.
2-6
2-1 Généralités de la riziculture
Le « poids de 1000 grains » est influencé par l’accumulation d’amidon dans l’albumen pendant la
phase de maturation des grains, mais comme ce poids est fixe dans une certaine mesure selon la variété
de riz, la variation est faible comparée à celle des autres éléments.
(2) Points importants pour l’amélioration du rendement au niveau de chaque composante
Pour l’amélioration du rendement, il est essentiel de gérer adéquatement la culture aux moments où
chaque composante est déterminée, et le tableau ci-dessous classe les techniques qui ont été
recommandées pour chaque phase de croissance dans le cadre des projet SLE-01 et GHA-04.
Tableau 2-3 Méthode de gestion adéquate de la culture à chaque stade de la croissance
Que faire à chaque phase de la croissance pour augmenter le nombre de grains complets ?
Phase végétative : augmentation du Phase reproductive : Phase de maturation des
nombre de panicules augmentation du nombre de grains : augmentation du
grains taux des grains remplis
1) Utilisation de semences 1) Gestion de l’eau adéquate 1) Gestion de l’eau
améliorées 2) Application du dosage adéquate
2) Préparation du sol adéquate correct d’engrais en temps 2) Ensoleillement suffisant
3) Pépinière adéquate, culture de voulu 3) Récolte au moment
plants sains 3) Ensoleillement suffisant correct
SLE-01
Pour l’évaluation du rendement, la récolte complète (couper tout le riz sur la parcelle à étudier) est
préférable afin d’assurer une précision. Mais, comme cela exige du temps et de la main-d’œuvre, une
méthode d’estimation par échantillonnage est généralement utilisée. Cette méthode consiste à
2-7
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
effectuer la récolte sur une partie de la parcelle pour évaluer le rendement de la parcelle entière, et les
composantes du rendement.
1) Récolte au m2
1. Collecter 3 échantillons de 1 m2. 2. Après la récolte d’1 m2, si l’on 3 . Effectuer l’égrenage par
Sélectionner un emplacement non étudie les composantes du échantillon.
pas à la limite des diguettes, mais à rendement, compter le nombre de
l’intérieur de la parcelle. Choisir un plants, collecter 5 plants en continu
emplacement où les plants sont de et les placer dans des sacs différents.
croissance moyenne.
4.Trier les grains par vannage. 5.Mesurer le poids des grains mûrs. 6.Mesurer le taux d’humidité des
grains. Le taux d’humidité est de 20-
25% immédiatement après la récolte.
Estimer le rendement en le
convertissant à 14%.
Fig. 2-6 Méthode de la récolte au m2
Source : « Document annexé au rapport d'avancement des activités (2e année), Annexe 13-1 » et « Extension Package for Rice
Production and Marketing (1st Draft) » (MOZ-04)
Les points demandant une attention particulière au moment de la collecte d’échantillons sont les
suivants.
- A la collecte d’échantillons en utilisant un cadre en bois d’1 m2, faire en sorte qu’il y ait le plus de
plants possibles dans le cadre.
- En cas de correction, calculer la densité de culture réelle, puis corriger avec la différence obtenue
en comparant avec le nombre de plants coupés sur 1 m2 (nombre moyen des plans prélevés aux
points d’échantillonnage).
2-8
2-1 Généralités de la riziculture
L’étude des composantes du rendement est souvent faite sur la base de plants représentatifs. À
plusieurs endroits où la croissance est jugée moyenne sur la parcelle, compter le nombre d’épis de
10 plants, obtenir la moyenne et choisir 5 plants proches de la moyenne. Effectuer l’étude suivante
sur ces 5 plants.
La formule suivante est utilisée pour calculer le rendement à partir des composantes du rendement.
Rendement = (1) [nombre de plants au m2 (plants/m2)] x (2) [nombre de panicules par plant
(panicules/plant)] x (3) [nombre de grains par panicule (grains/panicule)] x (4) [pourcentage de grains
remplis (%)] x (5) [poids de 1000 grains (g/1000 grains)]
2-9
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
- En cas de semis à la volée, en lignes : couper le riz sur 1 m2 et compter les plants.
- En cas de repiquage, semis en poquet : le calcul est possible à partir de la densité de repiquage
et du nombre de plants repiqués (nombre de grains semés).
(2) [nombre de panicules par plant (panicules/plant)]
- En cas de semis à la volée, en lignes : compter le nombre de panicules du riz coupé et le diviser
par le nombre de plants.
- Compter le nombre de grains par surface unitaire (tous modes de semis confondus) et le
diviser par le nombre de panicules.
(4) [pourcentage de grains remplis (%)]
- Le nombre de grains de riz chargés parmi tous les grains. Compter le nombre de grains
flottants et immergés, et diviser le nombre de grains immergés par le nombre total de grains.
(5) [Poids de 1000 grains (g/1000 grains)]
- Compter 1000 grains (immergés) et les peser, ou bien compter des grains chargés ayant un
certain poids (fixé à 2g ou 5g), répéter la procédure 3 à 5 fois et faire la moyenne, et convertir
en poids de 1000 grains après avoir obtenu le nombre de grains par poids fixé (grains/g).
2-10
2-1 Généralités de la riziculture
Comparée aux heures de travail de la méthode traditionnelles sur 5 lignes obliques, qui exige
un total de 175 min., la présente méthode n’en demande que 80, soit une réduction de plus de
la moitié du temps requis.
Cette méthode, qui permet de collecter toutes les données sur le site sans emporter les
matériaux, est vraiment pratique.
Source: MDG-01 « Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicoles sur les hautes terres centrales, Activités et résultats
obtenus (version révisée) - Mesure des éléments constitutifs du rendement avec la méthode de semi-synchronisation »
2-11
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Le tableau ci-dessous classe les variétés recommandées adoptées dans les projets de la JICA dans les
régions cibles et leurs caractéristiques.
2-12
2-2 Riz de bas-fond
Tableau 2-5 Exemples de variétés recommandées dans chaque pays adoptées dans les projets de la
JICA
N° de projet Nom de variété Caractéristiques (Origine)
GHA-06 Legon Rice1 - Panicules petites et nombreuses,
tige courte
Gbewaa(Jasmine85) - Panicules petites et nombreuses,
tige courte
AGRA Rice - Tige courte
MDG-01 Mailaka(X265), - Non-photosensible, grain de taille IRRI
moyenne, résistante à la
pyriculariose
FOFIFA160 - Grain long, photosensible Variété reproduite
Makalioka 34, - Photosensible, bonne qualité Variété indigène
gustative
X1648, - Résistante à la pyriculariose IRRI
2509 - Grain de taille moyenne, cycle IRRI
végétatif long
SEN-02 Sahel 108 - Tolérance au sel Africa rice
ROK5 Sierra Leone (variétés
BG-90-2 reproduites)
SEN-03 Variétés ISRIZ - Comparées aux variétés du Sahel Développées par l’Agence
existantes, meilleure résistance au coréenne de coopération
froid et à la salinité pendant les internationale (KOICA),
périodes de végétation et de
maturation
ISRIZ1 - Variété précoce, résistante au Africa Rice,
froid, aromatique
ISRIZ7 - Rendement élevé, une forte l’Université de Louisiane,
viscosité, aromatique
ISRIZ10/11 - Résistance à la salinité élevée, l’Agence de recherche
aromatique léger agronomique brésilienne,
etc.
2-13
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-14
2-2 Riz de bas-fond
1) Labour primaire
Le labour primaire est réalisé avec un tracteur, par traction animale ou manuellement. Comme
exemples d’utilisation du tracteur, dans le cadre des projets CMR-01, GHA01 (Région du Nord du
Ghana), KEN-01, et MOZ-02, le labour primaire est pratiqué avec le tracteur 30 à 60 CV équipé d’une
charrue à disques ou d’une charrue à soc.
2-15
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2) Labour secondaire
Après le labour primaire, le hersage et l’aplanissement du sol ont lieu avec une herse à disques, une
herse rotative, une houe rotative, etc. Dans certains cas, le labour et le hersage sont effectués par un
tracteur ou un motoculteur équipé d’outils rotatifs sans labour primaire. Dans les parcelles du projet
GHA-05, le taux d’utilisation des tracteurs est élevé, ce qui devrait conduire à l’élargissement de la
surface cultivée, mais bien que le labour soit réalisé avec une charrue, le hersage avec herse à disques,
etc. n’est pas généralisé, et beaucoup de parcelles sont insuffisamment plates.
2-16
2-2 Riz de bas-fond
Mise en boue par patinage Outils pour le nivelage Mise en boue /nivelage par traction
animale
Photo 2-3 Scènes de mise en boue
Source : GHA-04 In-House Training « LD-IHT.1-4-1 Land Leveling and Paddling (Ashanti Region) » (à gauche, au centre), MOZ-01
« MANUAL ON RICE CULTIVATION » (à droite)
La mise en boue est réalisée manuellement dans beaucoup de régions. Dans le cadre du projet GHA-
04, on a recouru au piétinage et à un outil agricole en bois pour le travail de mise en boue/nivelage des
pépinières avant le semis direct sans labour et le repiquage. Dans le cadre du projet SLE-01 également,
la mise en boue et le nivelage se font avec un outil agricole en bois. Dans le projet MOZ-01, la technique
de mise en boue/nivelage par traction animale a été développée. Il faut cependant noter que, dans le
projet MOZ-02, les effets de la mise en boue en recourant à un motoculteur et de la mise en boue
humaine conventionnelle sur le rendement et les composantes du rendement ont été vérifiés, et qu’il y
avait une différence significative dans la tendance à augmenter le rendement et le nombre d'épis par
surface unitaire lorsque le motoculteur était utilisé.
(3) Réparation/renforcement et construction de diguettes
Le rôle essentiel des diguettes est d’assurer la disponibilité d’eau en quantité suffisante pendant toute
la période végétative, et d’éviter le ruissellement des engrais (pertes de nutriments végétaux du sol)
hors de la parcelle sous l’effet des pluies torrentielles et de l’inondation. Pour les parcelles avec présence
de diguettes, il est important de désherber et de réparer/renforcer les diguettes avant la mise en culture
pour éviter les fuites d’eau. En cas de développement de nouveaux bas-fonds, la construction de
diguettes est recommandée notamment dans les régions où la rareté de l'eau est susceptible d'être
élevée.
Dans le cadre du projet MOZ-04, les diguettes ont été considérées très importantes pour la rétention
d’eau, et la construction de diguettes non seulement autour des parcelles, mais aussi à l’intérieur des
parcelles pour les sectionner est jugé efficace pour augmenter la capacité de rétention en eau du sol.
2-17
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Les photos ci-dessus montrent la réparation de diguettes sur les sites du projet RWA-02. Après
élimination préalable des mauvaises herbes des diguettes, un mélange collant de sol et eau est appliqué
sur les diguettes pour les renforcer (enrobage de boue).
(4) Engrais de fond/fumiers
L’application de l’engrais de fond est réalisée avant le labour, avant la mise en boue ou avant le
repiquage (au moment de la mise en boue). L’engrais de fond a pour objectif de favoriser
l’enracinement après le repiquage et d’augmenter le nombre de talles. La quantité d’application varie
selon le type d’engrais utilisé, la fertilité du sol, les conditions climatiques, les variétés, etc. Et en
particulier sur les rizières pluviales, des diguettes doivent être construites afin d’éviter le ruissellement
des engrais par l’eau de pluie et l’assèchement du sol par manque d’eau et maintenir l’eau sur les
parcelles pendant la période définie. Par ailleurs, le fumier d’animaux n’est pas couramment utilisé en
Afrique subsaharienne, mais son utilisation est recommandée s’il est disponible, pour augmenter la
fertilité du sol.
Tableau 2-7 Méthodes d’application des engrais de fond recommandées dans le cadre des projets
Par ailleurs, dans le cadre du projet SLE-01, il a été considéré que l’augmentation du rendement avec
seulement les techniques améliorées s’est limitée à 1 t/ha, que l’apport d’engrais est indispensable pour
2-18
2-2 Riz de bas-fond
assurer un rendement supérieur mais que les engrais sont efficaces seulement si le nivelage, le
désherbage, des plants sains, la gestion adéquate de l’eau sont assurés. Il a été conseillé de ne pas
appliquer d'engrais là où il y a un courant d'eau, car celui-ci s'écoulera.
2-19
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
des semences à l’eau chaude est recommandée pour la réduction de la pyriculariose et de l’emploi de
pesticides.
2-20
2-2 Riz de bas-fond
substantiel peut être sélectionné car il est trié par gravité spécifique. Toutefois, comme l’achat de sel
peut constituer une charge pour les agriculteurs, le sel doit être utilisé judicieusement selon la situation
sur place. Pour l’eau salée, utiliser 2 kg de sel pour 10 l d’eau. Faire flotter un œuf pour vérifier l’effet
gravitationnel.
(2) Test de germination
La vérification du taux de germination permet un calcul plus précis de la quantité de semences
nécessaire, et d’évaluer la vitalité (qualité) des semences. La méthode utilisée pour le test de
germination est indiquée ci-dessous.
Jugement :
- Si le taux de germination dépasse 80%, la quantité de semences recommandée est applicable.
- Si le taux de germination est de 60 à 80%, la quantité de semences à semer doit être augmentée par rapport à la
quantité recommandée.
- Si le taux de germination est inférieur à 60%, l’emploi de ces semences doit être abandonné, et elles doivent être
remplacées par des nouvelles.
Source: SEN-02 Matériel didactique pour la formation en technologie de la riziculture pluviale « TEST DE GERMINATION ET PRE-
GERMINATION »
Culture de semis
La culture de semis s’effectue sur des champs secs et champs humides (inondés). Dans le cadre des
projets de la JICA, (i) les pépinières semi-irriguées sont les plus employées, mais (ii) des pépinières
humides améliorées, (iii) des pépinières Dapog et (iv) des pépinières sur les champs de plateau sont
aussi introduites. Elles sont utilisées judicieusement selon l’environnement local. Le tableau ci-dessous
présente les particularités des techniques liées aux pépinières introduites dans divers projets.
Tableau 2-10 Techniques liées aux pépinières introduites dans divers projets
Pépinière semi-irriguée
Pépinière irriguée Pépinière sur le
Type (Pépinière irriguée Pépinière Dapog
améliorée champ de plateau
améliorée)
N° de CIV-01, GHA-06, MDG-01, GHA-04 UGA-03, MDG-02, KEN- MOZ-03, SLE-01
projet MOZ-01, SEN-01/02, SLE- 02
01, TZA-07, ZMB-01, entre
autres.
2-21
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Pépinière semi-irriguée
Pépinière irriguée Pépinière sur le
Type (Pépinière irriguée Pépinière Dapog
améliorée champ de plateau
améliorée)
Particu Des lits de 1 à 1,2 m de Une pépinière est Permet la croissance des Dans le projet SLE-01,
larités largeur sur 10 cm de créée dans un coin plants n’importe où, et la culture des plants
hauteur sont aménagés, d’une parcelle. sans arrachage des sur les champs de
puis de l’eau est introduite plants à la veille du plateau a commencé
une fois jusqu’à la hauteur repiquage. La période pour éviter la
des lits. Le semis est de croissance est courte, submersion des plants
effectué après évacuation les plants sont petits et au moment des pluies
de l’eau. L’apparition de nécessitent un arrosage torrentielles de la
plants grêles due à l’excès fréquent. saison pluvieuse.
d’eau est ainsi évitée.
2-22
2-2 Riz de bas-fond
2-23
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
risque de maladies. Pour ces raisons, il est important d’adopter une surface de pépinière et une quantité
de semences appropriées.
Tableau 2-11 Exemples de surface de pépinière, quantité de semences utilisée sur les lits et quantité
de semences recommandées par le projet
Surface de pépinière Quantité de semences Quantité
N° de projet
nécessaire dans une pépinière d’ensemencement
KEN-01 375 m2/ha 100 g/m2 38 kg/ha
GHA-04 500 m2/ha 100 g/m2 50 kg/ha
GHA-06 150 à 200 m2/ha - 40 à 50 kg/ha
MDG-01 100 m2/ha 180 g/m2
(après traitement de
germination)
MOZ-02 200 à 330 m2/ha - 60 kg/ha
RWA-02 15m2/500 m2 100 g/m2 1 à 1,5 kg/500 m2
SEN-02 120 à 150 m2/ha 200 g/m2 25 à 30 kg/ha
UGA-03 250 à 375 m2/ha 100 g/m2 38 kg/ha
2-24
2-2 Riz de bas-fond
2-25
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Repiquage
Le repiquage se fait dans l’ordre de l’arrachage, du transport et du repiquage, et il est nécessaire
d'envisager l'affectation de la main-d’œuvre et l’emploi du temps pour garantir le bon déroulement de
chacune de ces procédures. Traditionnellement, de grands plants cultivés en pépinière 1 à 2 mois sont
plantés avec le bout des feuilles coupées, mais comme ils sont grands, leur croissance est lente, et il est
difficile d'obtenir suffisamment de paddy pour un rendement élevé. Pour la culture de variétés
améliorées, il est recommandé d’utiliser des jeunes plants, de moins de 25 jours de culture sur pépinière
pour obtenir un tallage précoce, cependant, l’arrachage et le repiquage des jeunes plants requièrent
plus de travail que ceux des grands plants, il est important de bien faire comprendre aux agriculteurs
l’importance de ce travail et les différentes tâches à suivre.
(2) Transport
Placer les plants dans un sac ou une bassine en prenant garde que les racines des plants ne sèchent
pas pendant le transport.
(3) Repiquage
Vu que le repiquage traditionnel ne se faisait pas de façon ordonnée, le repiquage en lignes a été
recommandée dans beaucoup de projets. Le repiquage en lignes, avec l’introduction d’une désherbeuse,
facilite la gestion des mauvaises herbes par la suite. Il convient de noter que dans le cadre du projet
MOZ-04, les agriculteurs se sont rendus compte que le repiquage en lignes exige plus de temps mais
que le rendement est élevé et le désherbage est facile. Toutefois, d’un autre côté la taille des parcelles,
la disponibilité de la main-d’œuvre, le temps qui peut être consacré au semis direct varient d’un
agriculteur à l’autre, les agriculteurs ont eu l’option de choisir entre le repiquage en ligne ou le
repiquage traditionnelle.
Lorsque l’on repique en lignes, on utilise des marqueurs de lignes pour guider le processus de
repiquage, ou bien une corde avec des marques régulièrement espacées. La densité de culture
(intervalle entre les plants) est fixée à 20 cm x 20 cm, ou bien 25 cm x 25 cm, selon l’état du sol de la
région concernée et les particularités de la variété.
2-26
2-2 Riz de bas-fond
Photo 2-8 Repiquage en lignes à l’aide Photo 2-9 Tracé de lignes à l'aide d'un
2 à 3 plants de 2 à 3 semaines après le semis sont repiqués par poquet. Il est important d’utiliser des
jeunes plants parce que l’emploi de plants à croissance avancée entraîne des problèmes d’enracinement.
Si le nombre de plants par poquet est trop important, il y a concurrence dans la population, ce qui se
traduit par une baisse du rendement.
Comme une profondeur de repiquage trop grande gêne le tallage, il y a lieu de respecter la profondeur
standard qui est d’environ 3 cm. Si le tallage est obstrué, le nombre de panicules par surface unitaire
diminue, et résulte en un faible rendement.
Photo 2-10 Exemples d’âge foliaire, profondeur de plantation et nombre de plants repiqués
Source : UGA-03 « Rice cultivation handbook» (à gauche, au centre), MDG-02 « Technique Spécifique Pour la Riziculture Irriguée » (à
droite).
2-27
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tableau 2-12 Exemple de critères pour la densité de repiquage selon le degré de fertilité
Source : RWA-01 « Technical Manual for Rice Cultivation, Water Management and Post-Harvest practice »
(2) Efforts entrepris pour le repiquage sur des parcelles pauvres en phosphate
Dans le cadre du projet MDG-03, Il a été démontré que la technique de trempage des racines ou P-
dipping, qui consiste à imprégner les jeunes touffes de riz dans un mélange composé de boue, d'eau,
et d'engrais phosphatée juste avant le repiquage, peut améliorer considérablement le rendement du
riz et l'efficacité de l'application d'engrais, et que cette technique est efficace pour raccourcir le nombre
de jours de croissance et éviter le stress dû aux basses températures dans la deuxième moitié de la
croissance du riz. L’application de cette technique a permis une augmentation du rendement de paddy
de 9 à 35% par rapport à la méthode d’apport d’engrais traditionnelle (engrais de couverture).
2-28
2-2 Riz de bas-fond
Source : « The Impact of Training on Technology Adoption and Productivity of Rice Farming in Tanzania: Is Farmer-to-Farmer
Extension Effective? » JICA-RI Working Paper, No.90, March 2015, JICA Research Institute.
Semis direct
Le semis direct du riz de bas-fond est une méthode très économique puisqu’elle évite le travail de la
culture de plants sur pépinière et du repiquage. Mais une préparation plus soignée des parcelles
(hersage et nivelage) est essentielle pour augmenter le rendement. Il y a deux méthodes de semis
direct : semis direct sur parcelle asséchée et semis direct sur parcelle inondée.
Le semis direct est réalisé dans des zones à risque élevé de manque d’eau, sans source d’eau à
proximité et où l’eau ne peut pas être obtenue au besoin (GHA-04/05), des zones où le volume d’eau
nécessaire à la mise en boue ne peut pas être obtenu à cause du début tardif de la saison des pluies.
Et le retard dans le repiquage provoque une baisse du rendement. Ou éviter la submersion suite aux
dégâts causés par le vent fort au moment où les plants sont encore petits après le repiquage dans un
bas-fond (MDG-01), à cause de la situation des agriculteurs, par exemple le retard dans le temps de
repiquage (MOZ-04), en raison de grande superficie des parcelles et coût élevé du repiquage (SEN-01),
etc.
2-29
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
secondaire a été réalisé après des chutes de pluie, les mottes ont été pulvérisées le plus finement
possible et la surface aplanie, ce qui a permis d’assurer une croissance homogène après le semis.
(3) Semis
1) Semis direct sur le champ inondé
En général, le semis direct sur une parcelle inondée se fait par le semis à la volée. Dans le cadre du
projet GHA-06, le semis à la volée a été effectué après la mise en boue, le drainage et le nivellement
simple en utilisant des semences prégermées, et la méthode suivante a été adoptée pour semer
uniformément : La parcelle a été divisée en sections de 5 m de largeur, et marquée (distance permettant
le semis manuel). Les semences ont aussi été divisées en 5 quantités uniformes, et le semis a été effectué
en va-et-vient dans chaque section. Lorsque l’on utilise cette méthode, il est souhaitable qu’après le
semis, les semences soient visibles à la surface de la parcelle sans être plongées.
Fig. 2-11 Méthode du semis uniforme Fig. 2-12 État souhaitable des semences après le
semis
Source : GHA-06 « Optimum Input Rice Cultivation under Irrigation »
2-30
2-2 Riz de bas-fond
Semis en ligne à l’aide d’un semoir Semis en ligne manuel Semis à la volée
Photo 2-11 Mozambique (semis en ligne à l’aide d’un semoir), Ghana (semis en ligne manuel),
Sénégal (semis à la volée)
Source : MOZ-04 « Rapport d'avancement des activités (2e année) » (à gauche), GHA-04 In-House Training « RC IHT 1-2-2 Direct
Sowing » (au centre), SEN-02 Matériel didactique pour la formation en technologie de la riziculture pluviale « Semis direct » (à droite)
La quantité de semences finale est fixée sur la base des résultats des essais de germination. Il est
recommandé de déterminer la quantité à semer en s’appuyant sur les résultats des essais afin d’éviter
un gaspillage de semences. Dans le cas du projet MOZ-02, tout en fixant une quantité de semences à
100 à 120 kg/ha, il est conseillé de la réajuster en fonction des taux de germination, à savoir 120 kg si
le taux de germination est de 100%, 132 kg/ha si le taux est de 90% et 156 kg/ha si le taux est de 70%.
Dans le cadre du projet GHA-06, les agriculteurs de la zone cible pratiquant une culture traditionnelle
semaient plus de 120 kg, ce qui constituait une lourde charge pour eux. Vu cette situation, des essais
ont été effectués sur l’influence de la différence de quantité de semences sur le rendement, en vue de
réajuster la quantité à semer. A l’issue des essais sur 3 variétés avec 60 kg/ha et de 120 kg/ha, il a été
constaté que la différence en termes de rendement résultant de la différence de la quantité des
semences semées est minime. Compte tenu de ce résultat, le projet a fixé la quantité recommandée de
semences à semer à 60 kg/ha (sous réserve de l’utilisation de semences de qualité suffisante).
(2) Méthode de semis (semis direct sur le champ sec)
Les trois méthodes de semis direct sur le champ de plateau sont les suivantes : semis à la volée, semis
en ligne et semis en poquets. Le travail pour le semis en ligne et le semis en poquets est plus consistant
2-31
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
que pour le semis à la volée, mais ces deux premiers permettent d’effectuer les opérations de
désherbage ultérieures d’une manière plus efficiente.
2-32
2-2 Riz de bas-fond
2-33
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tableau 2-15 Méthodes d’apport d’engrais de couverture recommandées dans le cadre des projets
N° de Type d’engrais Quantité appliquée Méthode d’apport et moment, Environnement
projet etc. de culture
CIV-01 (1) Urée 50 kg/ha 3 semaines après le repiquage Irrigué
(2) Urée 50 kg/ha Au moment de l’initiation
paniculaire
MDG-01 (1) Urée 50 kg/ha 15 jours après le repiquage Irrigué
(2) Urée 30 kg/ha Au moment de l’initiation
paniculaire
* Exemple du département de
Vakinankaratra
RWA-02 (1) Urée 50 kg/ha 30 jours après le repiquage Irrigué
(2) Urée 50 kg/ha Stade de montaison
MOZ-01 Urée 100-150 kg/ha au (i) 7-10 jours après le repiquage : Irrigué
total 50 % (repiquage)
(ii) 14-20 jours après le
repiquage : 25 %
(iii) 18 à 20 jours avant
l’épiaison:25%
2-34
2-2 Riz de bas-fond
2-35
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tableau 2-16 Exemples des dispositions spécifiques prises dans le cadre de chaque projet pour
l’apport d’engrais
Source : SEN-01 Guide du Vulgarisation de la Riziculture Irriguée « 9- Gestion de l’engrais » (à gauche), SLE-01 « Guidelines for the
Dissemination of the Technical Package on Rice Production through Farmer Field Schools » (à droite)
2-36
2-2 Riz de bas-fond
2-37
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
1) A la main
Le désherbage est fait avec les mains ou avec une houe. Les efforts à faire sont importants, et
souvent le désherbage ne peut pas s’achever en temps opportun.
2) Sarcleuse
Le désherbage avec une sarcleuse manuelle a l’avantage de réduire le temps requis pour l’activité par
rapport au désherbage manuel. Toutefois, dans le cas du projet KEN-01, l’emploi d’une sarcleuse
manuelle rotative destinée à la rizière n’a pas permis un bon désherbage quand les mauvaises herbes
étaient trop grandes, et elle n’a pas fonctionné quand le niveau d’eau était trop élevé ou le sol trop sec.
Dans cet exemple, l’emploi d’une sarcleuse manuelle rotative a été estimé correspondre aux heures de
travail de 10 hommes/jour à l’ha.
Les mauvaises herbes restant après la sarcleuse manuelle sont éliminées à la main.
3) Herbicide
L’emploi d’un herbicide réduit aussi les heures de travail par rapport au désherbage manuel.
L’herbicide a surtout l’avantage de permettre le travail en quelques heures sur de grandes surfaces.
Mais il a un inconvénient, d’augmenter le coût de production.
2-38
2-2 Riz de bas-fond
Il y a deux types d’herbicide : non-sélectif et sélectif ; un herbicide non-sélectif est utilisé avant la mise
en culture et à l’étape de la préparation du sol. Un herbicide sélectif est employé après la mise en
culture. Le type d’herbicide à utiliser varie selon les mauvaises herbes cibles, et les modes d’utilisation
doivent être lus attentivement avant l’emploi. La méthode de gestion de l’eau variant selon les produits
chimiques, la méthode d’utilisation assurant l’effet optimal doit être prise en compte. Par exemple, dans
le cadre du projet SEN-01, un apport d’eau a été faite sur les parcelles lors de la pulvérisation de Londax
(nom chimique : Bensulfuron métyl) et l’eau a été évacuée pour la pulvérisation de Propanil (nom
chimique : Propanil) et Weedone (nom chimique : Acide dichlorophénoxyacétique ou 2,4D). L’effet de
l’herbicide diminuant quand les mauvaises herbes sont grandes, le désherbage doit être réalisé en
temps opportun (quand les mauvaises herbes ont 2-3 feuilles). Il est important d’éliminer à la main les
mauvaises herbes restantes après le désherbage à l’herbicide.
Pour éviter tout risque pour la santé, la pulvérisation doit se faire en marchant du côté au vent vers le
côté sous le vent. Ne pas pulvériser par vent fort ou température élevée. Il est aussi important de ne
pas déverser l’herbicide restant après emploi dans les canaux ou d’autres cours d’eau.
(2) Points demandant une attention particulière pour le désherbage lors du semis direct
Dans le cas du semis direct, les semences des mauvaises herbes germent en même temps que le riz,
et comme le nombre des mauvaises herbes augmentent d’une année à l’autre, les mauvaises herbes
doivent être contrôlées à tout moment. Par exemple, dans le cadre du projet MOZ-02 (semis direct sur
le champ de plateau), le désherbage a eu lieu 3 fois au total : 2 fois la première moitié du stade de
tallage et 1 fois 70-80 jours après le semis. Il a été recommandé d’utiliser de l’herbicide la 1ère fois, et
de désherber à la main les 2e et 3e fois. Répéter l’utilisation de l’herbicide deux fois étant plus efficace,
il a été employé la 1ère fois immédiatement après le semis et la 2e fois 20-25 jours après le semis. Dans
le projet MOZ-04 (semis direct sur le champ de plateau), le désherbage a été réalisé au moins 2 fois,
dont la 1ère fois 5-7 jours après la germination. Dans le projet GHA-06 (semis direct dans le champ
inondé), la pulvérisation d’un herbicide non-sélectif la veille du semis, d’un herbicide sélectif 11-14 jours
après le semis, et le désherbage manuel 60-70 jours après le semis ont été recommandés.
(3) Désherbage en environnement pluvial
Le désherbage est nécessaire plus tôt en environnement pluvial que sous irrigation. Par exemple, dans
le cadre du projet GHA-04, le désherbage a été réalisé au moins 2 fois, 3 semaines et 5 semaines après
le semis ; la première fois, le travail a été fait à la houe, etc. et la 2e fois, la combinaison avec un herbicide
a été autorisée. Les mauvaises herbes ne posent pas de problème pour les rizières à grande profondeur
d’eau.
2-39
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Source : SEN-01 Guide de vulgarisation de la riziculture irriguée «10- Gestion des mauvaises herbes»
Par ailleurs, dans le projet UGA-03, les particularités et méthodes d’élimination de 112 espèces de
mauvaises herbes pouvant être trouvées dans les rizières irriguées, dans les rizières pluviales et en
environnement de riziculture de plateau ont été compilées sous forme de « Principales mauvaises
herbes en Ouganda - Major Rice weeds in Uganda».
2-40
2-2 Riz de bas-fond
2-41
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
D’autres maladies sont : charbon (GHA-04, UGA-03), brûlure des feuilles (TZA-07), échaudure des feuilles
(SLE-01, UGA-03), riz tacheté (UGA-03), pourriture des grains (UGA-03), carie du riz (UGA-03), etc.
2-42
2-2 Riz de bas-fond
Autres insectes : cécidomyie du riz (SLE-01, UGA-03), tordeuse des feuilles (UGA-03), punaise farineuse
du riz (UGA-03), hispa du riz (MDG-01, UGA-03), ténébrion du riz (UGA-01 et 03, SLE-02), scarabée noir
du riz (ZMB-02), termites (voir 2-3 Riz de plateau), criquets, etc.
2-43
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Photo 2-15 Lutte contre les oiseaux par mise en place de filets
Source : GHA-04 In-House Training « RC IHT 3-3-1 Bird scaring and Timing of harvest »
Outre ces mesures préventives physiques, il est possible de faire en sorte que les parcelles ne soient
pas la cible des oiseaux en réalisant la culture en même temps que les parcelles voisines. Effectuer la
culture en évitant les périodes où les dégâts des oiseaux sont nombreux est aussi l’une des possibilités.
Quant aux animaux ravageurs, les rongeurs dévorent les feuilles, tiges et grains de riz. Des mesures
préventives physiques comme la mise en place de clôtures, la pose de pièges, l’élimination des
cachettes des rongeurs en nettoyant fréquemment les diguettes etc. autour des parcelles, l’utilisation
de mort-aux-rats, la couverture d’eau au stade de maturation pour empêcher l’approche des rongeurs,
sont possibles.
2-2-5 Récolte
Si la récolte est réalisée trop tôt, du riz immature sera mélangé à la récolte, et si elle est trop tardive,
des craquelures peuvent apparaître, les deux affectant la qualité des grains. De plus, si la récolte est
trop tardive, le rendement peut baisser suite à la verse du riz, la chute des grains due à la pluie ou au
vent, et les dégâts causés par les oiseaux, les insectes et autres animaux. Il est donc important de récolter
au moment adéquat.
2-44
2-2 Riz de bas-fond
quand la couleur du cou paniculaire a changé, quand la teneur en eau a atteint 20-25%, si la chute de
grains est possible en saisissant doucement la panicule, etc. Pour estimer la teneur en eau sans utiliser
d’humidimètre, mordre le riz, et si sa dureté fait qu’il ne craque pas, cela montre que sa teneur en
humidité est adaptée à la récolte.
Le nombre de jours après l’épiaison sert aussi parfois de critère pour le moment de la récolte, mais ce
nombre de jours dépendent du climat (par exemple dans GHA-06 : 25-30 jours après épiaison, NGA-
01 : 30-45 jours après floraison, RWA-02 : 40-50 jours après épiaison). Il est donc nécessaire de définir
le nombre de jours adéquat pour chaque région respective.
Dans le projet de SLE-01, le travail tôt le matin a été évité car la rosée du matin a rendu les plants
mouillés et glissants, et donc le travail de battage difficile.
Si la récolte est retardée, le pourcentage de grains creux (voir le paragraphe Transformation post-
récolte pour les détails) augmente, ce qui fait diminuer la valeur marchande, et donc la récolte doit être
surveillée (SEN-03 : Dans certains pays comme le Sénégal, les grains brisés ont pratiquement la même
valeur marchande que les grains complets. Mais c’est seulement si les grains brisés et grains complets
sont correctement triés). Dans le projet MOZ-01, la perte de récolte-blanchiment a été supérieure à
15% si la récolte est retardée de 10 jours par rapport à la date de récolte optimale, et supérieure à 25%
si elle est retardée de 20 jours.
Méthode de la récolte
(1) Coupe à la main
La coupe à la main est adaptée quand la parcelle n’est pas suffisamment sèche ou petite. Dans le cas
d’une variété à perte de grains importante, la coupe à la main entraîne une perte de récolte importante.
2-45
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
1) Faucheuse
Comme indiqué ci-dessous, la faucheuse a une largeur de coupe de 30 cm par rangée, et la hauteur
de coupe est ajustable de 10 à 30 cm. Elle comprend des chaînes et des guidons. Le riz coupé est
transporté, et déversé sur la droite. La structure de la machine est simple par rapport à la moissonneuse-
batteuse, et comme elle est petite et s’opère en marchant, elle s’adapte en souplesse à la taille et la
forme de la parcelle ; toutefois, les pertes de récolte ont tendance à être importantes pour les variétés
à pertes de grains importantes. Des faucheuses ont été utilisées dans les régions cibles de la CARD,
notamment les régions cibles des projets KEN-01 et TZA-07. En outre, l’introduction à l’essai d’une
faucheuse de fabrication locale est en cours dans le cadre du projet SEN-03.
2) Moissonneuse-batteuse
La moissonneuse-batteuse est une machine de récolte qui effectue le battage simultanément à la
coupe. Le travail est efficace, et beaucoup d’agriculteurs souhaitent en introduire une, mais son prix
élevé, et l’aménagement du sol des parcelles et un opérateur aguerri, etc. sont nécessaires. Cette
machine a été utilisée dans les régions cibles de la CARD où la mécanisation est relativement avancée
comme celles cibles des projets KEN-01, MOZ-01, SEN-01, 03, TZA-07, GHA-06, etc.
Les orientations sur le travail de récolte avec une moissonneuse-batteuse sont présentées ci-dessous.
2-46
2-2 Riz de bas-fond
Comment juger du sol peu solide Les plants versés sont coupés à la main (les pertes de
récolte deviennent énormes s’ils sont récoltés avec la
moissonneuse-batteuse)
La moissonneuse-batteuse avance à angle droit par rapport Des espaces de pénétration et de rotation de la
à la parcelle. Si elle est déportée, un aide doit le signaler et moissonneuse-batteuse doivent être prévus dans les 4
indiquer la direction à angle droit. De plus, un marchepied coins.
doit être employé si la machine franchit des diguettes, etc.
même s’il s’agit d’une largeur de l’ordre de 10 cm.
2-47
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-48
2-3 Riz de plateau
Numéro de
Variétés Caractéristiques Origine
projet
2-49
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Le NERICA est connue comme étant une variété tolérante à la sécheresse. Cependant, il convient
de noter que la variété Oryza glaberrima (CG 14), variété parente du NERICA, se caractérise par
une consommation d’eau très importante. Il faut également tenir compte du fait que le NERICA
étant une variété de riz, il est moins résistant à l’aridité en comparaison avec d’autres cultures
telles que le maïs, le mil et le sorgho et son rendement diminue considérablement lorsqu’il est
planté dans un environnement très sec. C’est pourquoi il n’est pas conseillé de cultiver le NERICA
dans des zones arides et semi-arides où le maïs, le mil et le sorgho sont des cultures dominantes.
Les photos ci-dessous montrent les résultats d’une expérience qui a été réalisée en Ouganda.
On peut observer une différence dans la croissance végétative entre deux plants, découlant de
la différence du volume d’eau arrosé. Le plant que l’on voit sur la photo à gauche, moins arrosé
et se trouvant dans un état de sécheresse, croit plus lentement que le plant sur la photo à droite.
Le plan sur la photo de gauche n’atteint même pas le stade de l’épiaison.
Photo 2-17 Différence dans la croissance découlant de la différence du volume d’eau reçu
Source : UGA-03 “Rice Cultivation Handbook”
2-50
2-3 Riz de plateau
Tableau 2-21 Facteurs pris en compte lors du choix des sites dans le cadre des différents projets
Numéro de
Exemple d’astuce
projet
CMR-01 La culture peut être pratiquée même sur un terrain incliné,
toutefois, il est important de semer en ligne perpendiculairement
au sens de la pente afin de prévenir la perte de sol qui
peut résulter du ruissellement des eaux pluviales. Il y a lieu de
choisir des endroits ensoleillés. Il faut éviter des endroits où il y
a des problèmes de salinité. Il faut éviter aussi de choisir un site
où le manioc a été cultivé précédemment.
TZA-07 Le NERICA 1 possède un certain niveau de tolérance à la sécheresse, mais aime un sol humide, plus
que les autres cultures de plein champ. C’est pourquoi il est recommandé de le cultiver sur un
terrain hautement fertile et humide. Il convient de le planter en dessous des autres cultures, ou
dans un endroit qui n’est pas utilisé pour la culture du maïs en raison d’une teneur en eau du sol
trop élevée. La culture sur une surface escarpée est à éviter.
UGA-03 Il convient de choisir, dans la mesure du possible, un terrain de basse altitude afin de s’assurer de
la disponibilité de l’eau nécessaire pour la maturation du riz. Le riz de plateau peut être cultivé en
association avec le maïs, le soja, la banane, le café etc.
ZMB-02 Il convient de choisir autant que possible un terrain bas où des eaux d’infiltration sont
disponibles, même s’il s’agit de la culture du riz de plateau. Les types de sols appropriés sont :
les sols ayant une bonne capacité de rétention d'eau (les dambos, par exemple), les sols
2-51
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Numéro de
Exemple d’astuce
projet
hautement fertiles, les sols de sablo-limoneux à pH variant entre 4,5 -7,0 et les sols argilo-
limoneux.
Dans le cadre du projet TZA-07, certaines zones présentant des conditions qui ne sont pas
nécessairement appropriées à la riziculture de plateau ont été retenues, comme des zones arides à
faible pluviométrie. Ceci est dû à l’insuffisance des informations servant de base à la sélection des zones
cibles. Il y a donc lieu de mener suffisamment d’études préalables sur les conditions météorologiques
des zones candidates pour la vulgarisation de la riziculture de plateau(Pour plus de détail, voir le point
« Préparation du sol » de la section « Riziculture de bas-fond »).
(2) Labour primaire
Les travaux de préparation du sol sont à peu près identiques à ceux effectués dans les parcelles de riz
de bas-fonds. Ces travaux débutent après le début des pluies lorsque le sol devient mou, en
commençant par l’élimination des mauvaises herbes et le nettoyage des résidus des récoltes
précédentes. Quand il s’agit d’un premier labour, il est souhaitable d’éliminer autant que possible les
racines et les mottes qui se trouvent dans le sol afin de faciliter le nivellement (pour plus de détails, voir
le point « Préparation du sol » de la section « Riziculture de bas-fond »).
2-52
2-3 Riz de plateau
Photo 2-20 Différence dans la croissance après le semis résultant de la réalisation ou non des
diguettes
Source : UGA-03 « Rice Cultivation Handbook »
2-53
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Dans le cadre du projet CMR-02, une méthode de confection du fumier à base de paille de riz,
facile à réaliser, a été mise au point. Cette méthode ne nécessite que la paille de riz et de l’eau
de pluie comme matières premières :
1. Déposer les pailles de riz en tas
2. Remuer les pailles après la pluie, chaque mois
3. Appliquer le fumier ainsi produit sur le sol avant le labour
La technique de fabrication simple avec la matière première facilement disponible est un point
clé pour que les agriculteurs acceptent de l’introduire
Source : CMR-02 « Généralités sur le riz »
2-54
2-3 Riz de plateau
Fig. 2-17 Etat de croissance du riz à différentes hauteurs sur une pente
Source : UGA-03 «Rice Cultivation Handbook »
2-55
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
(2) Semis
1) Quantité de semences à semer
La quantité de semences à semer varie d’une variété à l’autre, mais aussi en fonction de la fertilité du
sol, de la méthode choisie pour l’ensemencement etc. Le semis direct nécessite généralement une
quantité de semences un peu plus élevée en comparaison avec le repiquage.
Tableau 2-23 Quantités de semences recommandées dans le cadre des différents projets
Numéro de projet Semis en ligne Semi en poquet
CMR-02 70 -80 kg/ha(écartement entre les 35 kg/ha(20×20 cm)
lignes : 30 cm)
MDG-01 70~80 kg/ha(écartement entre les 40-50 kg/ha (20×20 cm,
lignes : 20 cm-25 cm) 5 grains/poquet)
SEN-02 (En utilisant des plaques de semis) 60 kg/ha (20×15 à 20 cm,
Ecartement entre les lignes:30 cm 3 à 5 grains/poquet)
- 30 à 32 trous:70 à 80 kg/ha
- 24 trous:40 à 60 kg/ha
- 16 trous:30 à 40 kg/ha
TZA-07 (30×1,8 cm, 1 grain/poquet) 30×12,5 cm, 7 grains/poquet
UGA-03 50 kg/ha(30×1,8 cm) 50 kg/(30×12,5 cm)
ZMB-01/02 50 à 60 kg/ha(Ecartement entre les ―
lignes :30 cm, 50 grains/m)
Souce : SEN-02 Matériel pédagogique de la formation technique sur la riziculture pluviale "Semis direct", CMR-02 "GUIDE for NERICA
CULTIVATION", CMR-02 "Généralités sur le riz", UGA-03 " Rice Cultivation Handbook ", ZMB-01 "Upland rice cultivation Kafue District
(2011/2012) Version 1.1", ZMB-02 "REP Vol.2 NERICA 4 PRODCITION & EXTENSION MANUAL"
Tableau 2-24 Conditions en termes de pluviométrie définies dans les différents projets
Numéro de
Exemple d’astuce
projet
CMR-01 Les précipitations constituent l’un des facteurs les plus importants pour la croissance du riz de
plateau. Le volume d’eau requis n’est pas très important au début du cycle de croissance, mais
l’insuffisance de pluie pendant la période allant du stade de l’initiation paniculaire jusqu’au stade
grain laiteux (2 semaines avant la récolte) peut entraîner une diminution du rendement.
SEN-02 La culture du riz de plateau exige des pluies périodiques durant une saison s’étalant sur trois
mois au moins, avec une pluviométrie supérieure à 600 mm.
TZA-07 Le riz croît bien dans les zones où les précipitations annuelles se situent entre 800 et 1200 mm
(le volume optimal est de 1000 à 1200 mm). La pluie est nécessaire durant tout le cycle de
croissance.
UGA-02 Il est recommandé, sur la base des données cumulées au cours des vingt dernières années, de
ne pas appliquer d’engrais dans les zones à faible pluviométrie. Par ailleurs, en s’appuyant sur
l’analyse des taux de précipitations, on conseille de réduire la taille de la riziculture et d’associer
le riz avec d’autres cultures de plateau (le maïs, par exemple) dans les zones où le nombre de
jours consécutifs sans pluie dépasse souvent cinq jours.
UGA-03 Le riz de plateau croît bien dans les zones où des précipitations au cours de chacune des périodes
de cinq jours consécutifs dépassent 20 mm durant environ 90 jours à compter de la date de
semis jusqu’ à 15 jours avant la récolte.
2-56
2-3 Riz de plateau
Par ailleurs, dans le cadre du projet UGA-03, une cartographie des terres aptes à la culture du NERICA
en Ouganda et dans ses pays voisins a été créée sur la base des données sur les précipitations annuelles,
les altitudes topographiques et le pH des sols.
Uganda
3) Méthodes de semis
Il y a trois méthodes de semis à savoir le semis en ligne, le semis en poquet et le semis à la volée. Le
semis en ligne est recommandé dans beaucoup de projets, en raison de sa facilité de mise en œuvre
des travaux qui suivent tels que le désherbage, l’apport d’engrais, etc. Par ailleurs, certains matériels de
semis tels que des semoirs, des marqueurs de ligne etc. ont été développés et améliorés dans le cadre
des projets.
Pour le détail de ces techniques, voir la section portant sur le semis direct du riz de bas-fond (semis
direct à sec).
2-57
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
En cas d’utilisation d’un semoir destiné à des cultures autres que le riz, il est nécessaire de prendre
en compte la variation des quantités de semences pouvant être semées due à la différence du nombre
de trous sur la plaque de semis, de rainures, etc. Dans le cadre du projet SEN-02, un examen a été fait
pour le choix de plaques de semis appropriées à la culture du riz de plateau, en comptant le nombre
d’individus qui ont germé et émergent, parmi ceux qui ont été semés avec un semoir destiné à
d’autres cultures que le riz et d’autres qui ont été semés avec un semoir développé dans le cadre du
projet, respectivement. Cette expérience a permis de constater que la plaque 32 trous qui a été
développée par le projet est appropriée en tenant compte de la densité de semis qu’elle réalise (pour
plus de détail, voir la section 2-8 « Mécanisation de la riziculture »).
Photo 2-21 Différence dans la croissance végétale en rapport avec la profondeur de semis
Source : UGA-03 “Rice Cultivation Handbook”
2-58
2-3 Riz de plateau
Encadré. Différence dans l’émergence des plantules entre les différentes variétés
Un essai a été mené en vue d’identifier la résistance et la sensibilité des variétés par rapport à
la profondeur, sur cinq variétés de riz de plateau utilisées dans le cadre du projet MDG-01 (3737,
Boing22, FOFIFA161, NERICA4, Sebota70). Il s’agit de semer à des profondeurs différentes entre
1 cm et 6 cm à 1cm d’intervalle vertical. A l’issue de cet essai, il a été observé que chez le NERICA
4 le taux d’émergence diminue considérablement quand la profondeur de semis dépasse 5cm,
tandis que chez les autres variétés, il n’y a pas eu de diminution du taux d’émergence liée à la
profondeur, sur les couches de sol ne dépassant pas cm de profondeur. De ce fait, bien que
plusieurs manuels indiquent que la profondeur de semis standard recommandé est de 3cm, il y
a lieu de tenir compte du fait que cela varie d’une variété à l’autre.
Source: Projet d' Amélioration de la Productivité Rizicole sur les Hautes Terres Centrales de Madagascar
Comme la culture du riz de plateau est pratiquée sur des parcelles non inondées, il est
préférable d’effectuer le semis direct, cependant, dans une zone cible du projet MOZ-04, des
plants provenant de pépinières sont repiqués dans les champs. Il s’agit d’une zone où différentes
cultures comme la patate douce, les légumineuses, le manioc etc. sont cultivées sur les mêmes
champs avant la période des semis du riz. Etant donné qu’il y a lieu de procéder à la préparation
des sols après la récolte desdites cultures, les agriculteurs ont opté pour faire croître des plants
de riz ailleurs puis les planter dès que les sols sont prêts, au lieu de commencer le semis
tardivement.
2-59
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tableau 2-25 Méthodes d’apport d’engrais de couverture recommandées par les projets
N° de projet Type d’engrais Quantité appliquée Méthode d’apport et moment
CMR-01 (1) Urée 50 kg/ha Stade d’initiation paniculaire : 60 à 65 jours après le
semis
(2) Urée 50 kg/ha Stade de la méiose : 70 à 75 jours après le semis
MDG-01 Urée 50 kg/ha 25 à 30 jours après le semis
SEN-02 (1) Urée 50 kg/ha Au début du tallage
(2) Urée 50 kg/ha Stade d’initiation paniculaire
TZA-07 (1) Urée 30 kg/ha 21 jours après l’émergence
(2) Urée 20 kg/ha 21 jours après l’émergence
UGA-03 Urée 50 kg/ha 55 à 65 jours après la germination
ZMB-02 Urée 50-100 kg/ha Appliquer au stade de tallage (30 à 35 jours après la
germination) et au stade d’initiation paniculaire (60
jours après la germination)
Comme l’engrais est absorbé par les racines du riz après sa dissolution dans l’eau, il est efficace de
l’appliquer lorsque le sol est humide. C’est pourquoi il est conseillé d’effectuer l’apport d’engrais après
la pluie. Il est par ailleurs important de sarcler avant l’application de l’engrais, sinon les mauvaises herbes
concurrencent les plants de riz en détournant pour elles les nutriments destinés aux besoins de la
culture du riz. Par contre il est déconseillé d’appliquer des engrais sous un ciel voilé ou sous de
mauvaises conditions météorologiques, où les stomates de la plante de riz s’ouvrent moins et par
conséquent la transpiration est limitée, freinant ainsi l’absorption par les racines.
On trouvera dans le tableau ci-dessous des astuces qui ont été utilisés dans le cadre de différents
projets, concernant l’application d’engrais.
Tableau 2-26 Astuces utilisés dans les différents projets concernant l’application d’engrais
Numéro de
Astuces utilisés
projet
CMR-01 Sur un terrain où le riz est cultivé pour la première fois, l’apport en engrais de fond peut favoriser la
croissance de plants, bien que ce ne soit pas obligatoire.
UGA-03 Une rotation avec d’autres cultures permet de maintenir la fertilité du sol. L’enfouissement de pailles
de riz dans le sol et l’apport de fumier animal sont aussi efficaces pour améliorer la fertilité du sol.
MOZ-04 Dans ce projet il est recommandé de ne pas appliquer d’engrais pour les variétés indigènes
sélectionnées pour la riziculture de plateau.
2-60
2-3 Riz de plateau
savoir une fois 2 à 3 semaines après la germination, et une autre fois 6 à 7 semaines après la germination.
Le désherbage sur le pourtour des champs est aussi important pour atténuer les dégâts causés par les
rongeurs.
Parcelle non sarclée Parcelle qui a été sarclée Parcelle qui été sarclée deux Parcelle qui été sarclée trois
une fois fois fois
2-61
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
d’observer que différents facteurs peuvent entraver la croissance du riz et réduire considérablement le
rendement à savoir, entre autres : la forme du matériel de sarclage, les conditions pédologiques (la
nature du sol et sa teneur en eau ), les largeurs des sillons dans lesquels les cultures sont plantées (les
poquets sont largement espacés à raison de 60 à 80 cm pour les cultures autres que le riz), l’aptitude
technique et l’expérience des personnes (et animaux) qui se chargent de ce travail, etc. L’impact a
notamment été visible dans la parcelle où le premier sarclage a été effectué 2 à 3 semaines après le
semis : au stade 4 à 5 feuilles, la hauteur des tiges est peu élevée, de sorte que certains plants sont
enfouis et meurent sous le sol.
En se basant sur les résultats de ces essais, une sarcleuse (accessoire) originale a été développée dans
le cadre du projet. Il s’agit d’une pièce à tracter dont la structure de base est composée d’un cadre en
acier en forme de trapèze d’une hauteur de 40 cm, avec une base supérieure de 40 cm et une base
inférieure de 20 cm, laquelle est en forme de lame (photo 2-8). Elle est conçue de manière à ce que la
terre renversée s’étale en direction des deux côtés extérieurs, en évitant d’enfouir les plants de riz. Cette
pièce peut être fabriquée par les forgerons locaux.
(2) Espèces de mauvaises herbes présentes dans les champs de riz de plateau
Dans les champs de certains projets entre autres CMR-02, UGA-03 et ZMB-01, le Striga fait partie des
adventices majeurs. Le Striga est une plante parasite qui s’associe aux plantes de riz et d’autres cultures,
et prélève chez son hôte les éléments nutritifs.
Par ailleurs, comme cela a été mentionné dans l’encadré « Exemples de mauvaises herbes présentes
en Afrique » à la section 2-2-4, les caractéristiques de certaines plantes d’adventices que l’on trouve
dans les environnements où le riz de plateau est cultivé et des mesures pouvant être prises pour lutter
contre elles ont été mises au point et présentées avec des photos dans le document intitulé « Major
Rice weeds in Uganda », dans le cadre du projet UGA-03.
2-62
2-3 Riz de plateau
2-63
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
En dehors de ceux qui sont cités ci-dessus, la présence d’autres insectes est observer sur différents
sites de projets, parmi lesquels la punaise (CRM-01), la courtilière (SEN-02), les mouches Diopsidae
(CMR-01) (une mention sur ces insectes est aussi faite dans la section portant sur le riz de bas-fond).
Dans le cadre du projet CMR-01, l’utilisation de produits insecticides est recommandée lorsqu’environ
20 % de la surface total d’un champ est endommagée par des insectes.
(3) Mesures préventives pour lutter contre les maladies et les insectes ravageurs
Pour lutter contre les maladies et les insectes ravageurs, il est important, entre autres, d’utiliser des
variétés résistantes, d’effectuer la désinfection des semences, de choisir des semences et des plants qui
ne sont pas infectées par des maladies, de désherber les champs, de respecter les conseils techniques
et les densités de semis recommandées et de cultiver le riz en rotation avec d’autres cultures.
2-64
2-3 Riz de plateau
Dans les pays d’Afrique où la riziculture est pratiquée (la Guinée, par exemple), il est de
coutume depuis relativement longtemps d’effectuer des mesures d’effarouchement d’oiseaux
soit en famille ou en groupe. Pendant les périodes de récolte, on trouve des agriculteurs qui
construisent de petites baraques sur leurs champs pour observer et faire fuir les oiseaux toute la
journée notamment le matin et à la fin de l’après-midi où ceux-ci arrivent en grand nombre.
Cependant, au Cameroun, nombreux étaient des agriculteurs qui considère l’effarouchement
d’oiseux comme une charge supplémentaire, car les espèces qui l’exigent n’ont pas été cultivées
auparavant et de ce fait un tel travail ne faisait pas partie de leurs activités agricoles. Cela a été
pendant la période 2012 -2013 que le projet a réalisé une série d'enquêtes sur les périmètres
agricoles afin de cerner les situations des dégâts causés par des oiseaux et élaborer des mesures
de prévention. Il a été démontré à l’issue d’un sondage mené en 2013 que le problème le plus
difficile à résoudre dans le domaine de la culture de riz de plateau est la lutte contre les oiseaux
nuisibles.
2-3-5 Récolte
Les méthodes de récolte sont identiques à celles utilisées pour le riz de bas-fond.
Dans le cadre des projets CMR-01 et CMR-02, des directives données mentionnent qu’il est
préférable d’effectuer la récolte le matin entre 9 h et 10 h ou plus tard pour éviter la rosée, et qu’en cas
de pluie il vaut mieux attendre jusqu’à ce qu’elle cesse de tomber, et qu’il faut faire sécher le riz aussitôt
après la récolte si l’on est obligé de récolter sous la pluie dû au fait qu’elle tombe pendant plusieurs
jours consécutifs.
2-65
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
22 L’épierreuse n’est pas incluse dans la figure. Il est souhaitable d’éliminer les pierres avec les autres éléments étrangers
dans le processus de nettoyage avant le décorticage, mais si l’introduction d’une machine de nettoyage du paddy est
difficile, l’épierrage est réalisé dans le processus d'usinage du riz. ASI, dans la figure, fait référence à une batteuse-
vanneuse à moteur de fabrication sénégalaise.
2-66
2-4 Transformation post-récolte
2-4-1 Égrenage
Généralités
De manière générale, les variétés cultivées en Afrique subsaharienne présentent des caractéristiques
qui leur permettent de s’égrener plus facilement en comparaison avec les variétés japonaises. Pour cette
raison, les épis coupés sont battus à la main avec un gourdin, un tonneau métallique, ou un bâton. Dans
certaines régions, comme à Madagascar, la méthode traditionnelle de battage du riz consiste à faire
marcher des vaches sur les épis de riz. Avec la diffusion de variétés à panicules qui s’égrènent peu
facilement (par exemple, NERICA4) par les projets de la JICA, et le besoin croissant d'améliorer
l'efficacité du travail dans le contexte où la production de riz augmente, de nombreux projets
recommandent le battage par machine. En cas d’utilisation d’une moissonneuse-batteuse, ce processus
est omis parce que la coupe et le battage sont effectués simultanément.
Étalement sur la parcelle pour le Placement temporaire sur les Adossement aux diguettes
séchage tiges restantes
Photo 2-25 Exemples de séchage des épis avant le décorticage
Source : (Photo à gauche) MOZ-04 Annexe-13 « Extension Package for Rice Production and Marketing (1st Draft) » du rapport
sur l'état d'avancement du projet (2e année) , (Photo au milieu) GHA-04 Onsite Training « Harvesting and Post Harvesting »,
(Photo à droite) CMR-02 Présentation des activités du Projet de développement de la riziculture (PRODERIP) Cameroun
2-67
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Encadré. Mesures prises pour que les agriculteurs se rendent compte des mauvaises odeurs
de boue et de moisissure, et signes de changement (CMR-02)
Afin de produire du riz de qualité supérieure, les producteurs ont besoin de comprendre les
exigences du niveau de qualité, mais pour avoir grandi en consommant pendant plusieurs années
du riz avec cette mauvaise odeur de boue et de moisissure, ils se sont habitués à cette odeur de
sorte que ce n’est plus un problème pour eux. Dans cette situation, il leur est difficile de
comprendre l’importance de garder les épis de riz hors de l'eau boueuse après la récolte et de les
sécher jusqu'au taux d'humidité approprié. Pour cette raison, nous avons pris certaines mesures,
comme faire sentir aux participants l’odeur originale du paddy frais non placé dans l’eau boueuse
et suffisamment séché, et l’odeur dégagée par ce riz fraîchement cuit, puis leur faire sentir à
nouveau l'odeur boueuse et moisie et comparer réellement les goûts, ce qui a permis d’améliorer
leur degré de compréhension.
La Société de Développement de la Haute Vallée du Noun (UNDVA), qui est l’organisme
homologue du projet a signalé que, pour le riz des bas-fonds, les agriculteurs ont remarqué que
les prix de vente du paddy varient en fonction de la qualité (les prix d'achat de l'UNDVA pour le
paddy sont catégorisés en trois niveaux : 200 CFA/kg, 150 CFA/kg et 125 CFA/kg selon la qualité).
Des changements sont observés dans les activités des producteurs qui pensent désormais à
prendre des dispositions en vue de maintenir la qualité de leurs produits. Par exemple, ils font le
semis plus tardivement que d’habitude pour pouvoir procéder à la récolte après la décrue.
Source : Elaboré par l’Equipe de l’étude sur la base du « l’Enquête par questionnaire pour les experts en coopération technique »
(CMR-02)
En cas de battages successifs de différentes variétés, il est important, aussi bien pour le battage
manuel que mécanique, qu’il ne reste pas de grains de la variété antérieurement décortiquée dans les
matériels et machines agricoles. En particulier, les machines agricoles notamment les batteuses ont des
résidus (résidus à l'intérieur de la machine) difficiles à voir, il est donc nécessaire de les démonter et
nettoyer de temps à autre, après avoir bien compris leurs structures en se référant au manuel, au schéma
etc.
2-68
2-4 Transformation post-récolte
Tableau 2-27 Points demandant une attention particulière pour l’opération et entretien des
batteuses
Type de batteuse Points demandant une attention particulière pour l’opération et entretien
- Système d’exploitation de la machine
- Prévision des coûts de gestion et de maintenance
Gestion de (constitution de fonds)
Commun aux types à l’exploitation - Classement et communication des coordonnées de
pédale et mécanique réparateurs
- Prévention des vols
- Ajustement de la quantité de paille de riz introduite
Opération
2-69
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Type de batteuse Points demandant une attention particulière pour l’opération et entretien
- Main-d’œuvre suffisante (5 personnes par unité, assistants y
compris)
- Poids de la machine : Réduire le poids de la machine permet
une meilleure mobilité, mais plus la machine devient légère,
Batteuse à pédale Opération plus le problème de la stabilité se produit ( la machine danse
à cause de son poids trop léger).
- Stabilisation de la vitesse de rotation
- Vérification de la praticabilité de la route d’accès au lieu du
Gestion de battage
l’exploitation - Financement des coûts de carburant
- Inspection périodique et entretien du moteur
Batteuse mécanique - Ajustement de la vitesse de rotation du moteur
- Serrage de la courroie du moteur
Opération - Ravitaillement en eau de refroidissement du moteur
- Mesures de sécurité (prévention des risques de happage des
doigts, port de chaussures)
Photo (3)
Photo (1) Photo (2)
2-70
2-4 Transformation post-récolte
2-71
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Tableau 2-28 Épaisseur d’étalement des grains de riz pour le séchage au soleil et exemples de
méthodes de séchage
N° de Épaisseur
Méthode de séchage et fréquence de mélange
projet d’étalement
CMR-02 4-5 cm Séchage sur bâches ou bien sur aire de séchage revêtue. Après séchage au soleil de 3-
4 h par jour, avec mélange toutes les heures, laisser sécher le riz lentement à l’ombre.
Cela permettra de réduire le taux de brisure. Procéder ainsi de 2 à 4 jours, pour faire
baisser au degré d’humidité défini, et stocker le jour suivant, le 5e jour.
GHA-04/06 5-10 cm Par temps ensoleillé, le riz est mélangé 7 à 8 fois par jour, toutes les 30 minutes
(augmentation au nombre de fois adéquat selon le degré d’humidité). Pendant la
journée, la température de surface de l’aire de séchage dépasse 50˚C, ce qui peut
provoquer des brisures. Il y a lieu de recouvrir le riz pendant les tranches horaires très
chaudes, ou, le cas échéant, le faire sécher en plusieurs jours. S’il pleut, protéger les
grains avec des bâches (étanches).
MOZ-03 3-7 cm Mélange adéquat sur l’aire de séchage, par exemple sur une bâche étanche ou une
dalle en béton.
RWA-01 5 cm Mélange toutes les 30-60 minutes sur l’aire de séchage, par exemple sur une bâche
étanche ou une dalle en béton, et séchage lent en 2-3 jours.
SEN-01 - L’humidité du riz cultivé pendant la saison sèche devient élevée au moment de la
récolte. D’où la nécessité de laisser sécher 1-2 jours de plus que d’ordinaire.
SLE-01 - Laisser sécher lentement. Après le vannage avec un panier ou une vanneuse, exposer
les grains au soleil en les mélangeant toutes les heures. L’aire de séchage doit être aussi
plat et propre que possible. Une aire de séchage à bâches étanches ou recouverte de
béton est recommandée.
TZA-07 3-5 cm Après le battage, on procède à un premier tri avant de passer au séchage. Mélanger
les grains toutes les 30 minutes. Il est conseillé de mesurer la température des grains
de temps à autre, et avant que la température soit trop chaude (50˚C pour le riz de
consommation, et 42˚C pour la semence), déplacer le riz à l’ombre ou bien le recouvrir.
Pendant la nuit, déplacer les grains à un emplacement couvert. Les recouvrir par temps
pluvieux, et protéger contre les dommages des animaux et oiseaux.
UGA-03 4-5 cm Mélanger les grains toutes les 30-60 minutes, les laisser sécher lentement et
uniformément (de manière à baisser leur teneur en eau de 3%/jour).
ZMB-01 5 cm Séchage au soleil 3 h par jour, pendant 3 jours, laisser sécher lentement en mélangeant
adéquatement.
(3) Vannage
Un van (manuel) ou une vanneuse (tournant à la main, motorisée) est utilisé(e) pour le vannage destiné
à éliminer les matières étrangères telles que paille et grains non chargés mélangés aux riz après le
battage. Par exemple, dans le projet MOZ-03, le vannage permettant l’élimination des matières
étrangères et insectes a été effectué avant le transport du lieu de battage à l’entrepôt, ce qui a permis
d’éviter l’augmentation du degré d’humidité des grains et les dommages dus aux insectes.
2-72
2-4 Transformation post-récolte
2-73
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
(2) Points demandant une attention particulière pour le séchage des grains de riz étuvés
Le taux d’humidité du riz étuvé 23 est élevé,
à savoir de l’ordre de 30% à 35%. Comme une
bâche en plastique n’aspire pas l’eau, le
séchage sur une surface en béton bien
nettoyée est recommandé. L’épaisseur
d’étalage recommandée est de moins de 2 cm
pour faciliter le séchage, c’est ce qui diffère de
la méthode de séchage ordinaire. Le degré
d’humidité final du riz séché est estimée à
12,5-13%. En cas d’absence d’humidimètre,
enlever l'enveloppe et mordre le riz brun avec
les dents de sorte qu’il est bon s’il est
croustillant, solide et cisaillé sous la dent.
23 L’étuvage consiste en une série des procédés comprenant le trempage, la cuisson à la vapeur et le séchage à effectuer
avant le polissage du riz (Kimura et autres, 1976, Étude sur le riz étuvé).
2-74
2-4 Transformation post-récolte
2-4-3 Polissage
Généralités
Le polissage du riz a un fort impact sur la qualité. C’est un domaine dans lequel il est nécessaire
d’aménager des installations en vue de la distribution future au niveau régional. Beaucoup de grains
sont brisés via le polissage, avec la décortiqueuse Engelberg largement diffusée dans la région, dont le
processus fait passer directement des grains au riz blanc. Dans ce contexte, des expériences ont été
faites pour démontrer qu'il est possible d'améliorer la qualité du riz en recourant à un système qui
combine les fonctions des machines de décorticage et d'usinage, et en introduisant un trieur qui sépare
le riz paddy, le riz décortiqué et le riz blanchi dans le processus. (MDG-01, SEN-01/03), etc.)
En ce qui concerne les critères de qualité, le système de catégorisation n’est pas établi de la même
manière que les pays asiatiques qui disposent de systèmes basés sur la taille des grains (riz complet, riz
brisé, riz cassé) ou sur le taux de mélange de matières étrangères (riz rougeâtre, riz jaunâtre, riz
blanchâtre, riz non traité) etc. Néanmoins, d’un autre côté, les projets mis en œuvre jusqu'à présent ont
progressivement confirmé la possibilité d'une différenciation des prix basée sur les différences de
qualité, mais aussi la possibilité d'expédition hors saison en utilisant des installations de stockage. Les
besoins en riz de marque sur les marchés sont aussi constatés.
2-75
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Schéma
Source : Elaboré par l’Equipe de l’étude sur la base de « TASTY vol.33 (2006) » (SATAKE)
(2) Épierrage
Il est souhaitable d’éliminer les pierres dans le processus de nettoyage avant l’injection des grains dans
la décortiqueuse, mais des entreprises de transformation disposant de telles installations sont peu
nombreuses (CIV-01, SEN-03, etc.). Certains types de décortiqueuses éliminent une partie des pierres
au cours du processus de transformation du riz certes, mais une épierreuse est tout de même nécessaire
pour éliminer totalement les pierres du riz poli. Toutefois, en réalité, pour les transformateurs et les
distributeurs qui n’en disposent pas, l’épierrage ne peut être effectué qu’à la main. Il y a aussi eu des
cas où le tamis à l’intérieur de la machine a été endommagé parce que l’épierrage n’avait pas été fait
(MOZ-01/02). Du côté des consommateurs, ils souhaitent vivement du riz avec peu ou sans pierres, et
le riz avec la mention « stone-less rice / stone-free rice » sur l’emballage se vend à un prix élevé. Dans
le projet NGA-01, au moins 3 lieux de mélange de pierres au riz ont été identifiés au cours de
2-76
2-4 Transformation post-récolte
l’acheminement depuis la récolte par l’agriculteur jusqu’à la mise sur le marché du riz blanc, et la
conclusion a été que l’épierrage doit être réalisé avec une machine après le décorticage pour éliminer
complètement les pierres (Tableau 2-29).
Source : Elaboré par l’Equipe d’étude sur la base du Rapport d'achèvement des activités du projet (NGA-01)
(3) Tri
Le tri est fait pour classer les grains selon leurs tailles à savoir le riz complet, riz avec grosses brisures
et le riz avec petites brisures, et pour éliminer des grains dégradés et décolorés. Pour le classement, le
travail se fait par une trieuse vibrante ou par un tamis manuel. Et pour l’élimination des grains décolorés,
l’opération doit se faire à la main, à moins qu'une trieuse de couleur ne soit installée. Le niveau de
précision du tri à effectuer est déterminé en fonction de la demande du marché (voir 2-6 Gestion de
l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur).
2-77
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
la méthode « polissage-friction-riz blanchi » pour le riz long grains. En outre, Il a été défini que la
meilleure combinaison favorisant le rendement au décorticage est [polissage-polissage-polissage-riz
poli-riz poli] (qui correspond aux étapes allant de « Paddy » à « Riz usiné / blanc » présentées dans la
Fig. 2-21. Par ailleurs, dans le projet NGA-01, Il s’est révélé qu’il est possible de limiter le taux de brisures
à 15% environ en utilisant la décortiqueuse Engelberg si l’on réalise préalablement un étuvage
approprié. L’application de cette méthode est recommandée, tout en préconisant de passer les grains
2 fois au martèlement avant de les injecter dans la partie inférieure la décortiqueuse pour le polissage.
(2) Exploitation, gestion et entretien
Une gestion et un entretien appropriés sont requis pour l’exploitation durable de la machine d’usinage
de riz. Dans le cadre des projets CMR-01/02, un montant de 50 Fcfa/kg payé pour les services de
décorticage, 23 Fcfa sont épargnés en vue de l’achat futur de nouvelles machines d’usinage, de
l’installation de celle-ci et ainsi que des salaires des opérateurs de ces machines. Concernant le reste
du montant, 17 Fcfa sont utilisés pour l’approvisionnement en consommables tels que carburant, huile,
rouleaux, courroies, etc. et 10 Fcfa pour l’achat des outils et des services de réparation. Par ailleurs, dans
le cadre du projet TZA-07, le montant reçu pour les services de décorticage étant de 60 Tsh/kg, 20 %
de ce montant est utilisés pour l’entretien, 10% pour le paiement des opérateurs de machines, 30%
pour les factures d’électricité et 40% pour l’achat des consommables onéreux et le renouvellement de
machines. L’obtention des pièces de rechange est un problème commun à tous les pays. À titre
d’exemple, le Tableau 2-30 présente les points importants en matière de gestion et d’entretien de la
décortiqueuse-polisseuse de type «One Pass» pour laquelle l’encadrement a été assuré dans le cadre
du projet CMR-01.
Source : Nettoyage et Révision Journalier dans une Station du Décorticage « Entretien de la machine d’usinage SB10 » (CMR-01)
2-78
2-4 Transformation post-récolte
Tableau 2-31 Évolution des prix du riz transformé avant et après l'installation de machines de triage
du riz
Code de Prix du riz transformé avant Après installation de machines de triage du riz
l’atelier l'installation de machines de Riz complet Riz brisé Riz brisé Riz brisé
d’usinage triage du riz grand moyen petit
D-1 210 260 250
D-2 210 250 250 240 -
D-3 200 270 270 250 280
D-4 210 260 240 250 140
P-1 220 270 250 250 150-160
P-2 210-220 260 240 240 140
Remarques : L’unité dans le tableau est FCFA/kg, 210 FCFA équivalant à environ 40 yens.
Source : SEN-03 « Rapport d’avancement du projet » (3e année)
(2) Essai d'un service mobile de transformation du riz utilisant une machine de transformation
du riz montée sur un véhicule (UGA-03)
Un service de transformation du riz en utilisant un
véhicule transportant sur sa caisse une machine de
transformation de type « One Pass », avec un
groupe électrogène, a été mis en œuvre à titre
d’essai dans des zones rurales à réseau routier et
électrification insuffisants. Cet essai a permis de
vérifier que la fourniture d’un service de
transformation d’une capacité de 200 kg/h et
rendement au décorticage de 62,2% était possible.
2-79
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-80
2-4 Transformation post-récolte
Source :« Activités de diffusion de la technologie améliorée d'étuvage au Nigeria », Hiroshi Kodama (2018) Japan Association
for International Collaboration of Agriculture and Forestry (JAICAF) 40-4, NGA-01 « Rapport d'achèvement du projet »,
2-81
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
éviter la chute des grains. Pour les cas de transport du riz paddy, il faut veiller à l’état des récipients ou
des sacs afin d’éviter l’utilisation des matériels cassés ou usés.
(2) Environnement de l’installation de stockage
Concernant l’environnement de l’installation de stockage, dans beaucoup de projet, l’accent est mis
sur les points suivants : utilisation de palettes, hauteur d’entassement des sacs de riz paddy, méthode
d’entassement des sacs, distance par rapport aux murs, orifices d’aération, ventilation, antivol, matériau
des sacs, mesures pour éviter les dégâts aux sacs (bien faire entrer les têtes des clous sur les palettes),
mesures pour éviter les dégâts dus aux oiseaux et rongeurs, etc. La figure ci-dessous présente
l’agencement d’un entrepôt représentatif et un exemple d’entassement des sacs de riz paddy.
Source : RWA-01 Technical Manual for Rice Cultivation, Water Management and Post-Harvest practice(dessin à gauche),
TZA-06 Appendice du Rapport d’achèvement des activités du projet(dessin à droite)
(3) Critères relatifs au taux d’humidité des grains de riz et la durée de stockage possible
Comme indiqué au paragraphe relatif au séchage et à l’ajustement, en effectuant le stockage après un
séchage des grains jusqu’au taux d’humidité adapté, le stockage est possible sans détérioration de la
qualité des grains par la respiration et les moisissures, etc. Le tableau ci-dessous indique les critères de
taux d’humidité par utilisation au moment du stockage et la période de stockage possible
recommandés par le projet.
Tableau 2-32 Critères de taux d’humidité par utilisation au moment du stockage et période de
stockage possible
Critères relatifs au taux d'humidité pendant le stockage des grains de riz
N° de destinés à des fins différentes et durée approximative de stockage possible
Remarques
projet Pour la Comme semences à
Comme semence
consommation stockage prolongé
GHA-06 - 12% -
KEN-01 14% 13% Inférieur à 9%
NGA-01 13-14% - -
RWA-01 14-15% - -
RWA-02 13-14% (6-12 mois) - -
(après 1 an, le taux de Forte humidité de
CMR-01 - germination est très - climat de forêt
faible) tropicale
Sécher à nouveau si
SLE-01 Environ 15% - -
le degré d’humidité
2-82
2-4 Transformation post-récolte
2-83
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-84
2-5 Production de semences
Les critères de qualité des semences sont : (1) la pureté (pureté génétique, absence d'hybridation,
pas de mélange de grains d’autres variétés ou d’autres variétés d’autres cultures ou d’herbes), (2)
la vigueur (taux de germination élevé, non attaquées par des maladies et insectes), (3) la bonne
qualité (les grains sont bien remplis et le poids/volume est élevé, bonne uniformité, lustrés, pas de
grains endommagés), etc.
L’utilisation de bonnes semences (améliorées) laisse espérer une augmentation de la production,
et une augmentation du prix de vente suite à l’amélioration de la qualité et l’augmentation du profit
suite à la diminution de la quantité de semences à utiliser. Il a été rapporté que l’utilisation de
bonnes semences a permis une augmentation du rendement de 5 à 20% dans les projets CIV-01 et
GHA-06, et le rendement a été augmenté de 1,5 fois dans le projet CMR-02.
Le mélange de semences est dû aux croisements naturels, aux changements génétiques et aux
pratiques d'auto-ensemencement, et il faut y prendre garde parce que des mélanges au moment
de la manipulation des semences (lors de l’inspection et du traitement après la récolte, lors du
stockage et lors du semis, etc.) par les agriculteurs ou organismes d’inspection sont possibles.
La qualité des semences étant affectée par les conditions de conservation, un stockage adapté est
nécessaire. Après inscription de la date de la récolte, du nom de la variété, de la catégorie de
semences, du poids et du nom du producteur, etc. sur les sacs, les stocker autant que possible à un
emplacement bien aéré et frais, et éviter les dégâts dûs aux maladies, insectes et rongeurs, et à
l’humidité. En particulier, en cas d’entreposage de longue durée, maintenir le taux d’humidité à
moins de 12-13%, et si l’humidité est élevée, prendre des mesures pour réaliser un nouveau séchage.
Le rôle essentiel de l’organisme d’inspection des semences comprend (1) l’enregistrement des
producteurs de semences, (2) l’inspection des parcelles des producteurs de semences enregistrés
et (3) l’inspection de certification (en laboratoire) des semences produites. Dans les pays objets de
la CARD, l’inspection des parcelles est souvent faite deux fois : au stade de montaison et à l’épiaison.
Et lors de l’inspection de certification, le taux de germination, l’inspection visuelle des variétés
étrangères mélangées, le mélange de semences de mauvaises herbes, etc., le mélange de pierres
ou de boue, l’existence ou non de dégâts dûs aux maladies et insectes, etc. sont mesurés.
Toutefois, le nombre et les capacités des inspecteurs semenciers et les installations d’inspection
sont insuffisants dans beaucoup de pays, les inspections sur parcelles ne sont pas effectuées aux
moments adéquats et en nombre suffisant, et de ce fait, des semences de basse qualité passent
l’inspection de certification, ce qui engendre un problème de basse qualité des semences certifiées.
2-85
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Fig. 2-31 Flux des opérations pour la production de semences de riz standard
Source: MOZ-01 « Rapport d’achèvement du projet », Annexe 8 «Flux de la mise en œuvre des travaux et des résultats/réalisations
- Choisir des parcelles éloignées des parcelles d’autres variétés (pour éviter les croisements avec
d’autres variétés)
- Ne pas utiliser une parcelle où des plants de riz d’une autre variété ont été plantés l’année
précédente (le mélange est possible avec la germination de semences tombées l’année
précédente)
- Désinfecter les semences (pour éviter les maladies infectieuses des semences)
- Autant que possible, ne pas semer directement mais repiquer un plant par poquet (pour faciliter
la détection des hors-types)
- Désherber dans la rizière et sur les diguettes (pour éviter le mélange de semences de mauvaises
herbes et l’apparition de maladies et insectes)
2-86
2-5 Production de semences
- Éliminer les hors-types, le faire surtout plusieurs fois après l’épiaison (pour éviter le mélange
des semences)
- En cas de proximité d’autres variétés, ne pas collecter les populations sur les bords de la parcelle
(pour éviter les croisements avec d’autres variétés)
- Ne pas collecter de semences de parcelles affectées par l’inondation ou la sécheresse (les hors-
types deviennent difficiles à distinguer à cause de la perturbation de la croissance)
Les points importants pour discerner les hors-types sont : morphologie du plant, longueur de la
tige, morphologie des feuilles (feuilles courtes/longues, largeur, angle, couleur), type de tallage,
longueur et forme des épis, nombre de grains (paddy), longueur, forme et couleur, existence ou
non de barbes, courtes/longues et couleur, différence entre la phase de l’épiaison et la phase de
maturation des grains, degré de perte des grains, etc.
2-87
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-88
2-5 Production de semences
Niveau des
N° de
semences Problématique Cible Contenu du soutien
projet
cibles
Authentification des
MDG-01★ Les semences de pré-base Institutions de semences de souche,
MOZ-03 sont de mauvaise qualité recherche semences de pré-
Semences
base
de pré-
Associations de Formation pour
base La capacité de production de
production de renforcer les
CMR-01/02 semences de pré-base est
semences de pré- capacités des
faible
base producteurs
【Exemple de soutien qui peut être fourni dans une période de temps et de contribution limitée】
L’amélioration du système de certification a été jugée difficile compte tenu de la période du projet et
【CIV-01】 de la quantité d’intrants. Comme solution réaliste, une formation aux pratiques d'auto-ensemencement
a été réalisée pour des agriculteurs qui pourront devenir des producteurs de semences prometteurs
dans l’avenir.
【Exemple de soutien intégré allant de la production à la distribution et vente, en passant par la certification】
Les producteurs de semences ont eu l’occasion de suivre la formation d’un autre bailleur de fonds ou d’une ONG,
mais il n’y avait pas de matériel pédagogique de formation spécialisé pour la production de semences de riz. Les
semences produites étaient de basse qualité et difficiles à vendre. Le projet a assuré une assistance pour les formalités
【SEN-02】
requises pour la certification et l’encadrement technique des associations de producteurs de semences, et rédigé le
« Manuel de production de semences » et le « Guide de la production de semences ».
De plus, en vue de la distribution et vente des semences certifiées, il a aidé à établir une relation entre distributeurs
d’intrants et matériels agricoles, l’Agence de vulgarisation et les producteurs de semences.
【Exemple d’authentification des semences de souche et des semences de pré-base dans le cadre du
projet】
【MDG-01】 Comme l’institution de recherche ne fournissait pas de semences hautement authentiques produites à
partir des semences de souche et semences de pré-base qu’il gère, un expert à court terme du projet
a réalisé l’authentification des semences. Les agriculteurs ont également été formés à l’authentification
des semences de variétés indigènes que l’organisme étatique ne fait pas.
2-89
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-90
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
2-91
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-92
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Fig. 2-32 Exemple d’un calendrier cultural (gauche) / Schéma de culture dans l’IVS (marais de
plaines intérieures) de la Sierra Leone
Source : Document distribué à l’occasion d’une formation à l’échelle nationale « Training on Rice Production Essence of
Technical Package » « Technical Package on Rice Production » SLE-01
Lorsque l’on veut mettre en œuvre le principe d’un bon cycle cultural, le calendrier cultural
constitue un outil efficace, mais on constate certains cas où, dans la réalité, son application est
problématique pour des agriculteurs qui n’ont pas l’habitude d’en élaborer ou pour ceux qui ne
savent pas suffisamment lire et écrire. Il faut non seulement mettre à leur disposition un format
2-93
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
aisément utilisable du calendrier cultural, mais également faire prendre conscience aux agents
vulgarisateurs et aux producteurs noyaux 24 de l’importance de l’élaboration de ces calendriers
culturaux.
Tableau 2-36 Points importants en vue d’une optimisation des investissements agricoles
Éléments concernés Points à examiner
Semences La quantité semée et la densité des semis sont-elles appropriées ?
Les types d’engrais et leurs quantités sont-ils bien fixés de façon à maximiser les
Engrais
Intrants bénéfices ?
Produits
Les quantités utilisées et le nombre d’applications sont-ils appropriés ?
phytosanitaires
Lequel de ces deux modes, culture avec repiquage ou culture en semis direct,
Mode de appliquer ? Dans certains cas, compte tenu des conditions locales de culture et
Gestion de plantation du coût de la main-d’œuvre, il est plus rentable de recourir à la culture en semis
la culture direct (Ex. : MOZ-01 et 02)
Gestion de Est-il possible d’économiser l’eau, notamment au moyen de l’irrigation
l’eau intermittente ?
Par exemple, dans le cadre du projet GHA-06, les résultats de l’enquête de référence ont
clairement démontré qu’il y avait un surinvestissement en termes de quantité des semis, de densité
de plantation et de volume d’engrais, et ont posé le problème de l’optimisation de la quantité
d’intrants. Dans ce contexte, un package de techniques rizicoles appropriées (OIRiC) a été
développé, des investissements agricoles permettant de maximiser les bénéfices ont été
encouragés, et dans le même temps, un encadrement a été dispensé en matière de gestion
appropriée des cultures (utilisation de semences de qualité supérieure, préparation des semences,
amélioration de la quantité et de la période d’épandage des engrais et des produits phytosanitaires,
etc.).
24 Ce terme désigne les agriculteurs directement ciblés par le transfert de technologie qui jouent un rôle central dans la diffusion
des techniques auprès des agriculteurs de leur entourage, également désignés comme des agriculteurs clés ou des agriculteurs
modèles. Le mode de sélection et la formation des producteurs noyaux sont traités en détail dans le point « 3-3-2 Méthodologies
de vulgarisation » du chapitre 3 « Transfert de technologie et vulgarisation ».
2-94
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
net (revenu brut moins les charges de production) permet de mettre au clair les problèmes en
matière de production, et dans le même temps d’indiquer des mesures d’amélioration. Élaborer un
bilan des recettes et dépenses après chaque campagne permet également de rehausser la volonté
d’améliorer la gestion de la culture lors de la campagne suivante pour augmenter le rendement.
Charges de production : coût des intrants + coût de la main-d’œuvre + coût de gestion de l’eau
+ coût d’utilisation de machines agricoles, etc. (changent en fonction notamment des conditions
de culture)
Revenu brut : montant des ventes
Revenu net : revenu brut moins les charges de production
2-95
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Fig. 2-34 Exemple d’un manuel concernant l’analyse des recettes et des dépenses
Source : Document de référence pour les agriculteurs « Farm record keeping book » GHA-04
(3) Formations sur l’aspect genre et l’économie des ménages
Dans une perspective d’amélioration des moyens de subsistance des petits producteurs, il importe
que les revenus et les dépenses des ménages soient bien gérés. Partant du fait que, pour procéder
à la gestion du budget familial, il faut également identifier les dépenses annuelles autres que celles
afférentes à la production de riz, une gestion conjointe par les hommes et les femmes du budget
familiale constituera la clé du problème. Grâce à la mise en œuvre de formations sur l’aspect genre
et l’économie des ménages telles que présentées ci-dessous, on mettra en œuvre une amélioration
générale des moyens de subsistance des petits producteurs, et plus encore, l’on débouchera sur
une amélioration de la productivité de la riziculture en renouvelant la prise de conscience de
l’importance des femmes dans la production agricole. Pour ce qui concerne cette démarche, les
activités de promotion d’une agriculture orientée vers le marché (SHEP) promues par la JICA
serviront également de référence.
Tableau 2-37 Teneur des formations sur l’aspect genre et l’économie des ménages
Éléments concernés Contenu de formation
Les participants, divisés en groupes d’hommes et de femmes, procèdent au classement
des rôles des hommes et des femmes dans les activités de production agricole et de
Rôles et responsabilités
production non agricole, et les hommes et les femmes prennent connaissance de leurs
perceptions réciproques en la matière.
Les groupes d’hommes et de femmes procèdent chacun de leur côté au classement
Accès aux ressources et
des pouvoirs de chacun en matière d’accès aux ressources et de gestion de ces
gestion de ces
ressources, puis prennent connaissance de leurs perceptions réciproques en la
ressources
matière.
Les hommes et les femmes classent chacun de leur côté les activités quotidiennes
(production agricole, travaux de la maison, etc.) et établissent un calendrier simplifié.
Calendrier des activités
Après cela, les calendriers des uns et des autres sont comparés, et il est procédé à un
réexamen de l’emploi du temps.
Les groupes d’hommes et de femmes écrivent chacun de leur côté les dépenses
Gestion du budget mensuelles par poste de dépenses. Après cela il est débattu des différences de
familial perception concernant les fiches de gestion du budget familial établies par les uns et
les autres, et des problèmes à résoudre en matière de budget familial.
Source : Tableau établi par l’équipe d’étude sur la base de « SHEP Handbook for Extension Staff»25 et « SMAP Cooperative
Management and Gender Mainstreaming Technical Manual » RWA-02.
25 [Link] 、 SHEP
2-96
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Source : JICA (2010) « Rapport de l’Étude d’analyse de l’aspect genre dans la promotion de la riziculture en Tanzanie dans le cadre de
l’initiative CARD »
Dans beaucoup de cas, les cultures introduites étant des cultures de rente destinées à améliorer
les revenus, il est nécessaire, lors de leur sélection, de prendre en compte les possibilités de
stockage des récoltes, le transport et les tendances en termes de consommation. La répartition de
la force de travail tout au long de l’année en fonction du système de cultures est également
importante, et il faut prendre garde à ce que le pic de travail en matière de gestion ne se concentre
pas sur une seule période.
D’un autre côté, si l’on procède aux cultures en évitant le pic de la période de récolte, il est à
craindre un accroissement des ravages dus aux rongeurs ou aux oiseaux qui ne trouvent pas
d’autres cultures à consommer dans les environs, ce qui requiert une prévention et des mesures de
lutte contre ces ravages.
2-97
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Riz : double culture (culture en saison des pluies et culture en saison sèche), culture des repousses26
(culture en saison des pluies et culture des repousses)
Cultures autres que celle du riz : Après la récolte de saison des pluies, cultures en champ ou
cultures maraîchères.
Tableau 2-38 Points demandant une attention particulière en matière de diversification des
systèmes de cultures
Éléments concernés Points demandant une attention particulière
L’eau agricole ou l’eau de pluie est-elle en quantité suffisante pour la pratique de la
Environnement de culture en saison sèche ?
culture Si l’on introduit des cultures en champ ou maraîchères, n’y a-t-il pas de problème en
matière notamment de drainage après la fin de la culture de saison des pluies ?
Les intrants à utiliser pour la culture en saison sèche peuvent-ils être acquis ?
Financement
Le remboursement et l’emprunt des fonds sont-ils possibles ?
La période de maturation des variétés de riz utilisées est-elle appropriée (utilisation de
variétés précoces, etc.) ?
Calendrier de mise en Le calendrier est-il tel que la plantation et la récolte en saison des pluies et en saison
culture sèche se font à la période appropriée ?
N’y a-t-il pas de problème en termes de réservation de la main-d’œuvre et des machines
agricoles ?
26 Les pousses latérales qui apparaissent naturellement à partir de la tige du riz après la récolte, une fois poussées, sont appelées
des « repousses ». La culture sur repousses est principalement pratiquée dans les zones tropicales et subtropicales, et dans certaines
zones on peut obtenir un rendement représentant 20 à 50 % de celui issu des plants.
2-98
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
double culture, il est nécessaire de mener les activités de vulgarisation en gardant à l’esprit les
problèmes présentés ci-dessous :
On trouvera ci-dessous les activités dans lesquelles s’est engagé le projet SEN-03 lors de
l’introduction de la double culture, et les défis qu’il doit dorénavant résoudre :
1) Gestion par blocs : la « gestion par blocs » consistant à considérer un ensemble de canaux
secondaires comme un bloc ainsi qu’à gérer les travaux agricoles (utilisation de la même variété,
mise en œuvre de la gestion des cultures à la même période) et à procéder à la gestion de l’eau
au niveau de ces blocs a été introduite.
2) Aménagement de périmètres irrigués appropriés : En vue de la réalisation de la double
culture basée sur un plan de culture, des activités de gestion et maintenance par les
coopératives ont été mises en œuvre. Les réparations de grande ampleur des installations
existantes et la mise en place des infrastructures constituent désormais des défis.
3) Plans de double culture : un « calendrier cultural de double culture recommandé » a été
élaboré afin que puissent être réalisés au bon moment les travaux de préparation et la gestion
de la culture du riz, et des ateliers ou des formations ont été organisés.
4) Facilitation des procédures de remboursement des financements (financement tout au
long de l’année) : jusqu’à présent, il fallait, pour chacune des deux campagnes de saison des
pluies et de saison sèche, présenter aux institutions financières des documents qui faisaient
l’objet d’un examen, ce qui représentait une charge importante pour les agriculteurs. Dans ce
contexte, un mécanisme consistant à présenter une demande de financement pour les deux
campagnes avant le début de la saison sèche a été introduit, permettant de supprimer la
procédure d’examen avant la campagne de saison des pluies. Ce mécanisme s’est montré
efficace pour faire fonctionner la double culture, toutefois, certaines améliorations sont à
apporter au système, notamment en termes de communication des informations par les
agriculteurs ou les coopératives aux transformateurs et aux acteurs du financement au moment
où le paddy est stocké dans les entrepôts.
(2) Introduction de cultures autres que celle du riz, y-compris la culture des repousses
(KEN-01)
Dans le périmètre irrigué de Mwea (MIS), au Kenya, le système de cultures officiel était celui d’une
culture et demie annuelle, c’est-à-dire la culture du riz comme culture principale et la culture de
repousses comme culture secondaire, mais il a été mis au clair qu’une partie des producteurs
obtenaient des revenus élevés en réalisant en plus de cela des cultures horticoles après cette culture
et demie. Dans ce contexte, le projet KEN-01, définissant un système d’exploitation agricole à haute
2-99
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Fig. 2-36 Revenus générés par différents Fig. 2-37 Calendrier cultural
systèmes de cultures
* CP: Courte saison pluvieuse RACP : Repousses après la courte saison pluvieuse
Source : KEN-01 « Guideline of Sequential Crop Management in MIS »
2-6-2 Vente
Au moment de la formulation du projet, puis juste après son démarrage, il est fréquent que ne
soient pas suffisamment collectées ni analysées les informations en matière de qualité du paddy et
du riz poli requises par le marché et par les consommateurs. Pour cette raison, il est important de
procéder à une collecte et analyse des informations dans l’objectif d’identifier la situation présente
en termes notamment de préférences de consommateurs, de quantité et de qualité des riz nationaux
et importés distribués, de niveau des fluctuations saisonnières des prix, de situation réelle en matière
d’existence ou non de normes de qualité, ainsi que de rôles et de relations entre les parties prenantes
concernées, pour examiner quelle stratégie de vente appliquer.
À cette occasion, il est souhaitable que soient planifiées, initiées et réalisées les études en gardant
à l’esprit le fait que toutes sortes de besoins du marché et de formes de distribution peuvent exister
en fonction des pays et des territoires, notamment des spécificités qui ne se rencontrent
pratiquement pas dans d’autres pays, comme dans le cas du Sénégal où, le riz entier et les brisures
étant parfaitement triées, les brisures ont quasiment la même valeur marchande que le riz entier
(SEN-01.03), ou dans le cas de la région du Nord au Ghana, où le schéma de distribution diffère
selon que c’est le mari ou la femme qui est gestionnaire des terres (voir la Fig. 2-38).
De plus, il est fréquent que les petits producteurs susceptibles d’être la cible du soutien des projets
de la JICA soient dans une situation défavorable du point de vue de la gestion, traitant des volumes
en général peu importants, ayant peu de capacités en matière de collecte d’informations et en
matière technique, et habitant dans des endroits distants des marchés. Pour répondre à cela, il
importe de leur apporter un soutien qui leur permette de vendre leur production dans des conditions
plus avantageuses, en organisant les agriculteurs qui se trouvent dans une même situation, en
2-100
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
rehaussant les volumes traités, les capacités en collecte d’informations et les capacités techniques
et, en renforçant aussi leurs capacités de négociation face aux acteurs externes au moyen de
formations de renforcement des capacités.
Fig. 2-38 Exemple de représentation schématique d’un système de distribution du riz dans la
Région du Nord du Ghana
Source : GHA-05 « Rapport d’avancement du travail pour la deuxième année du projet, 2017 »
2-101
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
01 et autres), ainsi qu’à des tests de vente du riz poli sous des emballages de taille différente (CIV-
01 et autres).
Si dans certains cas les enquêtes détaillées sont confiées à des intervenants extérieurs, il arrive aussi
qu’elles soient réalisées conjointement avec les personnes cibles du transfert de technologie, dans
l’objectif de renforcer leurs capacités à effectuer d’elles-mêmes ces études, et dans celui
d’encourager leur « prise de conscience ».
Source : Rédaction faite par l’équipe d’étude se fondant sur la «Ligne directrice de l’approche du Projet (avril
2020) » et sur l’enquête par questionnaire auprès des employés du projet CIV-01
2-102
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Dans le cadre du projet TZA-07, le système de récépissés d’entrepôt (Warehouse Receipt System)
a été présenté lors des formations en marketing. Il s’agit d’un mécanisme par lequel les agriculteurs
déposent le riz dans un entrepôt pour le stocker jusqu’à ce que les prix montent, et peuvent le
vendre quand ils le souhaitent en présentant un récépissé. De plus, il est fait en sorte que les
agriculteurs s’engagent aisément dans ce mécanisme, dans la mesure où chacun d’entre eux peut
décider par lui-même de la part qu’il peut raisonnablement mettre de côté pour la vendre en
période de soudure, et de la part qu’il vend immédiatement après la récolte pour subvenir à ses
besoins quotidiens. Dans une région où a été dispensée la formation, il a été constaté qu’un
entrepôt et une unité de transformation du riz avaient été construits avec une subvention de la
Région, et qu’il était maintenant possible de vendre le riz après l’avoir stocké.
Il a été rapporté que, dans un village situé dans la zone cible du projet TZA-06, les agriculteurs ont
réussi à vendre leur production hors-saison à un prix supérieur de 56 à 78 % à celui pratiqué juste
après la récolte, et qu’il a été constaté une tendance chez les agriculteurs ayant pris conscience des
bénéfices que cela apportait à choisir le stockage en tant que stratégie de subsistance.
D’un autre côté, avec le projet RWA-02, des enseignements ont également été tirés dans le sens
où, du fait d’aménagements des infrastructures insuffisants et de retards dans la collecte du paddy
par les transformateurs, l’accroissement des bénéfices espéré n’a pas été généré.
Dans le cadre du projet MOZ-02, alors qu’il a été constaté un effet de rareté du fait d’une demande
en riz local élevée avec un volume distribué faible, les problématiques en matière de rendement et
de qualité du riz blanchi et de coûts élevés ont été identifiées. Le Tableau 2-39 présente le résultat
2-103
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
des calculs réalisés dans trois schémas différents pour estimer dans quelle mesure la transformation
et la vente du riz par les groupements d’agriculteurs contribuent aux bénéfices de ces producteurs.
Ces résultats ont montré que si l’on convertit toutes les charges de main-d’œuvre pour la
transformation, etc., dans le cas où les agriculteurs vendent directement leur production sous la
forme de riz blanchi, même s’ils fixent un prix élevé en mettant en avant le label d’un riz produit au
Mozambique, leurs bénéfices seront encore moins élevés que s’ils vendaient leur paddy aux
grandes rizeries. Cela est dû au fait que le tri, l’épierrage du riz après son polissage ainsi que la
main-d’œuvre induisent des coûts. Cette analyse a permis de savoir que, pour que les groupements
de producteurs obtiennent des bénéfices par la vente du riz usiné, ils doivent nécessairement
partager entre eux le travail en termes de nettoyage, de tri et de vente.
Tableau 2-39 Exemple d’estimation des coûts de transformation du riz et des bénéfices pour
1 kg de paddy
Cas dans lesquels le Cas dans lesquels le Cas dans lequel le
Éléments concernés travail n’est pas partagé travail est partagé paddy est vendu en
(Mt) (Mt) l’état (1) (Mt)
Chiffre des ventes (2) 15 15 8,74
Coût de polissage 3 3 0
2-104
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
2-105
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Schéma A : vente du paddy par les producteurs individuels aux transformateurs ou aux
distributeurs
Ce processus de vente est généralement pratiqué avant que les agriculteurs ne soient organisés.
Dans les zones éloignées des marchés, et sous-équipées en infrastructures telles que les routes et
les entrepôts, des cas sont rapportés d’intermédiaires achetant les productions à vils prix, mais si
l’on réussit à bien mettre en valeur les schémas de vente existants, l’apport du projet peut être
réduit à de faibles niveaux. On trouvera ci-dessous des exemples concrets de cette démarche :
- GHA-04 : un nouveau « forum d’amélioration de la qualité du riz » constitué notamment
d’agriculteurs, de transformateurs et d’intermédiaires a été créé, donnant l’opportunité aux
agriculteurs de connaître les préférences des consommateurs à travers les transformateurs et
les intermédiaires, et aux transformateurs et intermédiaires d’apprendre de quelle façon les
agriculteurs s’engageaient dans l’amélioration de la qualité. Avant la création du forum, les
productions des agriculteurs engagés dans l’amélioration de la qualité étaient mélangées avec
celles des autres agriculteurs à l’étape de la distribution, si bien que les efforts des agriculteurs
engagés peinaient à se voir pris en compte dans les prix, mais, après la création du forum, la
séparation à l’étape de la distribution des riz de qualité d’avec les autres riz a permis de réaliser
des ventes précoces et des ventes à un prix élevé.
- CIV-01 : la création d’une plateforme à laquelle participent les principaux acteurs, notamment
les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, tout en favorisant les dialogues et les
échanges d’informations entre parties prenantes, a permis d’introduire de façon intégrée des
formations en matière de gestion de la qualité ou de comptabilité s’adressant aux
transformateurs ou au distributeurs, le crédit à l’achat du paddy destiné aux producteurs (voir
les mentions faites sur les transformateurs et les distributeurs dans le paragraphe 2-6-4 Accès
aux financements), etc., ce qui a généré un accroissement de 78 % du volume d’achat de paddy
par les transformateurs et un accroissement de 74 % du volume des ventes de riz transformé
par les distributeurs.
Schéma B : vente du paddy par les groupements d’agriculteurs aux transformateurs ou aux
distributeurs
La vente en commun du riz produit par des groupements d’agriculteurs rend possible l’ouverture
de nouveaux débouchés et une démarche de création de marques qui étaient hors de portée pour
les producteurs individuels. Néanmoins, pour une vente en commun, contrairement aux ventes
individuelles, il faut veiller aux trois points suivants : (1) élaboration d’un plan annuel de production
(quantité du riz paddy vendu par le groupement, calendrier de la collecte et de la vente), (2) examen
et unification des variétés vendues en commun par le groupement, et (3) sécurisation des intrants,
etc. permettant d’atteindre les objectifs du plan de production (y-compris le financement). On
trouvera ci-dessous des exemples concrets de démarche en matière de vente en commun :
- MDG-01 : En regroupant au niveau des régions ou des districts les agriculteurs semenciers qui
travaillaient individuellement ou dans le cadre de petits groupements informels, et en leur
permettant de mener les commercialisations, la collecte et la vente en commun, le projet leur
a garanti volume de vente et pouvoir de négociation. Comme résultat, l’atelier de
développement de débouchés organisé par le projet a conduit à des activités volontaires telles
que la publicité auprès des agriculteurs ordinaires des alentours, la promotion des ventes aux
commerçants de matériels agricoles dans des marchés locaux réguliers et dans les centres villes,
et aux grands demandeurs de la capitale et toute la quantité (150 tonnes au total pour les deux
2-106
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
régions) a été vendue. Néanmoins, si les pouvoirs de négociation des ventes se sont accrus
avec le renforcement organisationnel, un enseignement a été tiré en termes de nécessité de
règles pour maintenir le dispositif de coopération.
- TZA-06 : Le système de Sales Leader (ou
chargé des ventes), par lequel un membre
est désigné par l’organisation paysanne pour
recueillir les informations sur les prix du riz
sur le marché et sur les acheteurs, dans le but
d’une vente groupée par l’organisation
paysanne, a été introduit. Les avantages de
ce système de Sales Leader sont, comme le
montre la Fig. 2-40, d’alléger le travail de
chacun en matière d’acquisition
d’informations sur le marché et de
négociations du prix de vente, et dans le
même temps de pouvoir vendre la Fig. 2-40 Avantages du système Sales
production à un prix plus intéressant. Les
Leader
points demandant une attention particulière
Source : TZA-06 « Rapport d’achèvement des activités »
lors de la mise en œuvre de ce système sont
(1) de faire prendre en charge par les membres de l’organisation paysanne les frais projet, 2016 »
d’activités
du chargé des ventes, ainsi que d’inciter l’organisation à élaborer un plan de marketing réaliste
et à mener des activités de marketing, et (2) que les membres de l’organisation s’entendent
préalablement pour fixer un objectif en termes de prix de vente. Cela permet non seulement
au chargé des ventes de mener les négociations avec les acheteurs dans de bonnes conditions,
mais également d’arrêter les « comportements de jeu de hasard » consistant à continuer
d’attendre dans l’espoir que les prix montent.
Schéma C : vente de riz blanchi aux distributeurs ou aux consommateurs par les groupements
d’agriculteurs
La méthode consistant pour les groupements d’agriculteurs à vendre directement le riz blanchi
aux distributeurs ou aux consommateurs présente de grands avantages pour les agriculteurs, mais
également de grands désavantages. De plus, cette méthode de vente n’est possible que si un
certain nombre de conditions sont satisfaites, parmi lesquelles on peut par exemple citer (1) le
groupement d’agriculteurs a un bon niveau organisationnel, (2) la proximité d’un marché, par
exemple être situé dans le pourtour d’une grande ville, (3) l’aménagement des infrastructures de
transport, notamment des routes, permettant l’accès aux marchés, et (4) le dispositif permet une
production stable du paddy ou du riz blanchi en termes de qualité et de quantité. De plus, le
nombre de grands acheteurs auxquels la production peut être vendue en vente directe étant limité,
il est à craindre que ne s’instaure immédiatement une compétition entre les groupements. On
trouvera ci-dessous des exemples concrets :
- MOZ-02 : En résultat de la vente en consignation de riz réalisée dans trois épiceries d’une ville
de province les ventes ont été bonnes dans deux d’entre elles, et mauvaises dans la troisième
pour des problèmes d’emballage. Cela était dû au fait que le producteur, le lieu de production,
la variété, l’année de production n’étaient pas indiquées (capacités limitées du groupe de
soutien agricole (GSA, en anglais : Farmer Support Group, FSG) rassemblant les agriculteurs). De
plus dans un cas où un groupement d’agriculteurs a, de sa propre initiative, procédé à un test
de vente en face à face dans un quartier animé d’une ville de province, il a vendu sur un petit
2-107
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
étal en quatre jours 76 sacs de 5 kg, mais il a fallu tirer la leçon du fait que les frais de personnel
occasionnés ont induit un accroissement des charges.
- GHA-05 : Comme résultat de formations, les opportunités de vente directe aux détaillants et
aux consommateurs se sont accrues, et les prix de vente ont également augmentés. Les
agriculteurs ayant, de leur propre initiative, mené des actions de promotion auprès des
détaillants et des consommateurs, (mise à disposition de riz gratuit) pour plaider en faveur de
la qualité de sorte qu’ils ont pu vendre leur riz en le différenciant du riz de qualité ordinaire.
- GHA-04 : Une application développée par la société Esoko a été présentée dans le cadre de
formations au marketing, application qui permet, si l’on s’y inscrit, de connaître les prix dans les
46 marchés principaux de l’ensemble du Ghana et de recevoir des informations météo, mais
aussi, si l’on y entre des informations sur les producteurs et sur le volume de productions qu’ils
peuvent vendre, de mettre en relation ces producteurs avec les acheteurs.
- MOZ-01 : La vente à un prix élevé aux restaurants de la capitale Maputo du riz local de marque
à partir du paddy produit par les groupes de soutien agricole créés dans le cadre du projet,
blanchi et trié, en ajoutant les coûts de transports, a été un succès. Néanmoins, on peut citer
parmi les facteurs de succès le fait que le réseau routier entre le site du projet et la capitale était
bien aménagé, ce qui a permis de faire le trajet en environ quatre heures en véhicule.
2-108
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Organisation
S’il n’existe pas de groupement d’agriculteurs ou de coopérative, on peut envisager de former des
organisations en fonction des nécessités. Même s’il existe dans la zone des associations
d’utilisateurs de l’eau, on rencontre également des cas dans lesquels celles-ci manquent de
fonctions de soutien à l’exploitation agricole, ainsi que des cas où il n’y a pas d’organisations se
consacrant à des objectifs tels que la production de semences. Parmi les organisations formées
dans le cadre des projets de la JICA, l’exemple va être pris des groupements du projet MOZ-01 qui
poursuivent encore aujourd’hui leurs activités dix ans après la fin du projet, et l’on trouvera ci-
dessous les étapes du processus adopté par ce projet :
2-109
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Renforcement organisationnel
Dans les cas où des groupements d’agriculteurs ou des coopératives existent déjà dans la zone
cible, une démarche est mise en œuvre pour en renforcer le fonctionnement. Dans de nombreux
cas, il est constaté que la gestion comptable pour le fonctionnement de l’organisation ou le soutien
en matière d’exploitation agricole apportés aux membres ne sont pas mis en œuvre de façon
suffisante, et un soutien sera apporté à des activités d’autonomisation de ces organisations à travers
les moyens suivants :
2-110
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
2-111
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-112
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
de bons cycles culturaux par le respect des calendriers culturaux, en se référant à des exemples
concrets tels que ceux présentés ci-dessous :
Dans le cadre du projet CIV-01, un système de crédit fondé sur la collaboration entre une
institution financière du secteur privé (la COOPEC) et des commerçants en intrants a été institué.
On trouvera ci-dessous les conditions et les enseignements tirés de ce système appliqué dans le
cadre de ce projet :
- Le crédit a été proposé non pas sur la base de la superficie cultivable, mais sur celle de la
superficie cultivée. Le fait que les agriculteurs mesurent la superficie cultivée leur a permis
d’éviter d’acheter des intrants en surplus.
- Les agriculteurs virent sur leur propre compte un montant d’argent représentant 10 % du
montant du crédit et dans le même temps effectuent une déclaration de biens en gage
représentant 30 %. Le montant maximal des crédits (150 000 FCFA/ha) a été fixé à partir des
standards de culture et d’un calcul des recettes et des dépenses en matière de riziculture. Le
taux d’intérêt appliqué a été le taux ordinaire de la COOPEC (10,8 %)
- Le succès d’un système de crédit dépend grandement du bon ou du mauvais fonctionnement
du groupement d’agriculteurs ou de la coopérative. De plus, dans les cas où il n’y a pas
d’installations de retenue
d’eau ou l’eau d’irrigation
n’est pas bien gérée, le
risque de baisse des
revenus à cause d’un
manque d’eau est élevé, ce
qui augmente le risque de
non remboursement.
- Le crédit pour intrants ne Fig. 2-41 Système de crédit pour l’achat d’intrants adopté
fonctionne pas s’il est dans le cadre du projet CIV-01
appliqué isolément. Il doit Source : Figure élaborée par l’équipe de l’étude sur la base de la Ligne directrice
notamment s’accompagner de l’approche du projet (CIV-01)
d’une amélioration des
techniques de production, d’une organisation solide des agriculteurs, et de l’assurance d’un
marché stable formé par le fonctionnement des autres acteurs de la chaîne de valeurs.
Le projet MOZ-02 a mis en œuvre le procédé consistant à fournir des intrants agricoles aux
agriculteurs modèles, lesquels remboursaient au groupe de soutien agricole (GSA) en paddy ou en
argent les frais d’intrants après la récolte (remboursés avec un supplément de 10 %, mis en réserve
pour le cas où le prix des intrants augmenterait). Le mécanisme mis en place consistait à faire des
fonds collectés du fait de ces remboursements un fonds de roulement, à acheter des intrants pour
la campagne suivante, pour mettre en œuvre un soutien durable à l’exploitation agricole au
bénéfice des agriculteurs. Même dans les cas où il est difficile de travailler avec les institutions
financières du secteur privé, il est ainsi possible d’instituer un dispositif ne dépendant pas de
soutiens extérieurs à travers un tel système de prêts interne à la coopérative.
2-113
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
par les transformateurs s’est accru de 70 % par rapport à l’année précédente, ce qui laisse dans le
même temps à supposer que beaucoup de transformateurs ne disposent pas de fonds de
roulement suffisants. On trouvera ci-dessous les conditions et les enseignements tirés de ce
système appliqué dans le cadre de ce projet :
- Le contrat de prêt est passé entre ADVANS et le transformateur, le taux d’intérêt est un taux
unique de 5 %, la durée du prêt est de huit mois, le remboursement à ADVANS se faisant en
argent liquide.
- Lors de la sélection des transformateurs usagers de ce crédit, sont vérifiés la présence de
machine de transformation à hautes performances, le portefeuille du transformateur, l’existence
ou non de contrats de partenariat avec des sites de production pour l’achat de paddy, et
l’existence de biens à mettre en gage ou de garants.
2-114
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Schéma B : mise à disposition continue de fonds de roulement et de fonds pour les achats en
recourant aux matériels achetés par le projet
Dans le cadre du projet NGA-01, une étude a été réalisée sur les services financiers proposés par
les institutions financières du secteur privé existantes pour l’achat d’épierreuses par les
microtransformateurs qui ne peuvent les acquérir sur fonds propres. Comme résultat, il a été mis
au clair qu’il n’existait pas dans la zone cible de service susceptible de bénéficier à ces
microopérateurs. Dans ce contexte, le projet a adopté l’outil du fonds renouvelable consistant à
octroyer les biens (les épierreuses) en demandant le remboursement en plusieurs fois d’une partie
du prix de ces épierreuses, et en utilisant ces fonds pour introduire de nouvelles épierreuses. On
trouvera ci-dessous les enseignements tirés dans le cadre de ce projet à l’occasion de l’introduction
de cet outil :
- Procéder à des prospectives permettant de lancer les affaires des microopérateurs et d’assurer
le remboursement. Par exemple, avant de passer aux prêts payants, commencer par des prêts
gratuits pendant une période déterminée pour constater les problèmes qui se posent dans les
activités d’affaires réelles, et vérifier la rentabilité.
- Examiner les risques (mauvaises récoltes dues aux intempéries, montée des prix des épierreuses
importées, etc.)
- Dans le cas où il est à prévoir qu’un remboursement pendant la durée du projet peut être
problématique, on peut notamment envisager des mesures telles que celle consistant à ne pas
faire prendre en charge la somme entière aux bénéficiaires, en allégeant la charge du
recouvrement par l’octroi de subventions, tout en évitant les aléas moraux.
Pour atteindre l’objectif visé par la CARD 2 qui est de doubler de nouveau la production en riz,
des engagements doivent être pris en prenant en compte les besoins des marchés et en examinant
les chaînes de valeur d’un point de vue général et global, en sus de la mise en œuvre des projets
axés sur des techniques spécifiques comme ceux qui ont été réalisés jusqu’ici, même si le
développement et la vulgarisation des techniques restent toujours nécessaires en tant que
conditions de base préalables. Dans les zones où se déroulent les différents projets, on observe des
démarches entreprises visant à accroître la demande : certains transformateurs de riz
commercialisent un mélange de balles broyées et du son de riz obtenus lors de l’usinage en tant
qu’aliment du bétail (MDG-01), et d’autres ajoutent la poudre de riz à l’Injera qui est un aliment de
base en Ethiopie (ETH-02). Il importe de tenir compte de ces tendances au fil du processus de
développement des chaînes de valeur du riz.
2-115
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Pour ce faire, comme cela a été évoqué dans le point « 2-6-2 Vente », il est indispensable que les
acteurs à différents niveaux de la chaîne de valeur, qu’ils soient individuels ou en groupe, analysent
les préférences des consommateurs et élaborent leurs stratégies de marketing en fonction de
celles-ci.
L’enquête sur les préférences des consommateurs menée dans le cadre du projet CIV-01 a
démontré que la demande est plus forte pour le riz produit dans le pays que le riz importé, et les
résultats de tests de dégustation ont permis de constater que certaines variétés spécifiques du pays
sont très demandées aussi bien dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux. Dans ce
contexte, en Côte d’Ivoire, l’Agence pour le Développement de la filière Riz s’engage dans une
stratégie de promotion du riz produit localement avec prise en compte des tendances des marchés
en classant les variétés qui se vendent particulièrement bien comme étant des variétés
recommandées. Les transformateurs et les distributeurs du secteur privé ayant participé à des
activités du projet CIV-01 tendent aussi à apprécier positivement ces mêmes variétés. Certains se
mettent à la recherche de producteurs cultivant les variétés à la mode, et d’autres préconisent aux
producteurs de les cultiver.
Les détails de toutes ces démarches, y compris des essais à tâtonnement effectués au cours de la
réalisation du projet sont compilées au titre de Ligne directrice de l’Approche du Projet (CIV-01).
2-116
2-6 Gestion de l’exploitation rizicole et développement de la chaîne de valeur
Dans le cadre du projet CIV-01, la chaîne de valeur du riz a été prise en considération de façon
globale, et une série d’analyses ont été effectuées sur les défis à relever concernant la promotion
de la distribution et de la vente du riz local. Des engagements ont été pris en collaboration avec
le Ministère de la promotion de la riziculture et l’Agence pour le Développement de la filière
RIZ en Côte d'Ivoire (ADERIZ) mis en place par le gouvernement de Côte d’Ivoire au cours de la
période de réalisation du projet, pour promouvoir des échanges commerciaux et d’informations
sur les plateformes réunissant les différentes parties prenantes. La figure ci-dessous schématise
la manière dont les activités ont été menée de façon intégrée en vue de consolider la chaîne de
valeur.
Semenciers
←Formation en multiplication de semences dans le champ
(Plateforme : offre de semences de qualité)
Transforma- Informations
←Financement pour l’achat du riz paddy
teurs sur les
(Plateforme : Echange d’informations)
variétés très
demandées
Vendeurs ←Développement de produits,
Confection de matériaux d’emballage de marque
(campagnes de promotion de ventes)
消費者
Conso-
mmateurs ←Tests gustatifs, Enquête sur les préférences
2-117
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-7 Irrigation
La culture du riz, qui a commencé en pluvial
bas-fonds, a été améliorée par l’irrigation pour
rendre stable la production en saison pluvieuse,
la rendre possible en saison sèche et accroitre la
productivité avec des variétés à rendements
élevés, etc. La Fig. 2-44 montre que pour obtenir
un haut rendement, il faut assurer une eau
d’irrigation suffisante, et sur cette base recourir
à des variétés à haut rendement et à une bonne
Fig. 2-44 Relation entre le volume d’eau
fertilisation.
d’irrigation et le rendement par unité de
Au départ, l’eau des cours d’eau et des sources,
surface
tirée jusqu’aux rizières par des canaux, servait de Source:Smith et al., “Crop Water productivity Under
ressources en eau, mais, avec le progrès des Deficient Water Supply”, 2001
techniques de travaux, dans les cas où le climat et
les conditions topographiques le permettaient, des systèmes d’irrigation sophistiqués se sont
développés, tels que celui consistant à retenir pendant un temps l’eau dans un barrage ou une
petite retenue pour l’utiliser en cas de besoin, celui consistant à pomper l’eau à partir de bas-fonds
pour l’amener vers des parcelles situées en hauteur, ou encore des dispositifs d’économie d’eau
tels que l’irrigation au goutte-à-goutte ou par sprinklers.
Pour réaliser continuellement une irrigation, il ne suffit pas de construire des installations, car cela
nécessite une gestion et maintenance après leur achèvement. Une répartition appropriée de l’eau
d’irrigation et, pour assurer cela, un gestionnaire équitable est aussi indispensable. Le rôle de
gestionnaire était à l’origine assumé par des structures publiques, notamment étatiques, et, bien
que, depuis 1990, le transfert de leurs compétences pour la gestion de l’irrigation à des
organisations de gestion de l’eau regroupant les agriculteurs bénéficiaires ait été mis en œuvre, les
exemples concrets de réussite durable sont limités.
Le Tableau 2-44 présente les défis en matière d’irrigation dans les pays membres de la CARD et
les manuels les plus représentatifs servant de référence en vue de la résolution de ces défis (les
détails en sont donnés plus loin). Les défis soulevés, trouvant principalement leur origine dans le
fait que l’irrigation a une histoire récente, sont notamment la faiblesse de l’implication des
agriculteurs qui sont les bénéficiaires de l’aménagement des installations, le petit nombre
d’organisations de gestion de l’eau autonomes, l’absence de clarté dans la répartition des
responsabilités en matière de gestion et maintenance et l’absence d’enracinement d’une gestion
de l’eau équitable et efficiente.
2-118
2-7 Irrigation
Tableau 2-44 Défis en matière d’irrigation et manuels représentatifs pour leur résolution
No de
Défis Manuel correspondant
projet
- Il n’y a pas de canaux
menant aux parcelles. Irrigation Management and Operation
MOZ-01
- Les installations sont Manual
Aménagement
difficiles à manœuvrer, et
des
les dépenses s’accumulent.
installations - Besoins de construire des
Manual on rice cultivation MOZ-02
installations simples et bon
marché.
- Les opinions des
bénéficiaires ne
parviennent pas à Operation and Management Manual for
l’organisation GHA-06
Water Users Association (WUA)
- Pas de confiance envers
Organisation
l’organisation le
de gestion de
fonctionnement, de
l’eau l’organisation étant
opaque. Implementation Guideline for Subject
- La façon dont sont utilisées Matter Training Course on Irrigation TZA-07
les redevances de l’eau Scheme Management
n’est pas connue.
- Des installations en panne
sont laissées à l’abandon. O&M Manual for WUA GHA-06
- L’endroit où se trouvent les
pièces et les appareils de
Gestion et
manœuvre n’est pas MANUAL TÉCNICA DE MANUTENÇÃO,
maintenance
clairement indiqué. OPERAÇÃO DO SISTEMA DE REGADIO,
- Des dommages causés par MOZ-03
IRRIGAÇÃO E DRENAGEM PARA O CULTIVO
des désastres ne sont pas
DE ARROZ
réparés.
- Les demandes des
GUIDELINES ON IRRIGATION WATER
bénéficiaires ne sont pas
MANAGEMENT IN MWEA IRRIGATION KEN-01
prises en compte.
Gestion de - L’eau n’arrive pas à l’endroit SCHEME
2-119
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-120
2-7 Irrigation
Lorsque l’on met en œuvre un projet d’irrigation, pour réaliser un système d’irrigation tel que les
agriculteurs qui en sont les bénéficiaires ainsi que les gestionnaires puissent l’utiliser aisément, mais
également supporter la charge des dépenses, il importe de prendre en compte leurs idées dès
l’étape de l’initiative et de la planification du projet, pour qu’ils prennent en charge en tant que
principaux acteurs de la gestion et de l’opération des installations, considérées comme leur propre
patrimoine. Ce processus est appelé « gestion participative de l’eau » et constitue l’un des points
de vue les plus essentiels dans les cas de mise en œuvre du développement de l’irrigation.
En tant que lignes directrices pour la mise en œuvre du développement de l’irrigation, des lignes
directrices exhaustives traitant toutes les étapes nécessaires à un projet d’irrigation ont été
élaborées en Tanzanie, comme le montre la Fig. 2-45. Dans la présente section, on récapitule les
points importants en matière technique en se concentrant particulièrement sur (i) les points
importants en matière technique, (ii) la construction des installations (étape 9), (iii) la création et le
fonctionnement de l’organisation de gestion de l’eau (étape 1s), (iv) la gestion et la maintenance
(étapes 2, 3, 4 et 5), et (v) la gestion de l’eau (étapes 2 et 4).
2-121
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
termes de topographie, de géologie, etc., ainsi que du type d’installations et de leur état. Les pertes
en cours de transport, par exemple, varient fortement en fonction du type des canaux (en béton,
en pierres, en briques, en terre, etc.), de leur longueur, de leur état de gestion et maintenance, etc.
Les installations d’irrigation, comme le montre la Fig. 2-48 se composent notamment (i)
d’équipements de ressources en eau (barrages, sources d’eau, etc.), (ii) d’équipements de captage
(ouvrages de prise d’eau, pompes, etc.), (iii) de canaux d’irrigation (canaux primaires, canaux
secondaires, canaux dans les parcelles, etc.) et (iv) d’équipements de répartition de l’eau. Pour une
irrigation par pompage, entraînant des coûts d’électricité, etc., et exigeant dans le même temps un
entretien des machines et le réapprovisionnement des pièces de rechange, si l’on prend en compte
l’aspect des dépenses afférentes à l’opération, à la gestion et à la maintenance, il est souhaitable,
autant que les conditions topographiques et autres le permettent, de choisir l’irrigation gravitaire
en captant l’eau d’un barrage ou d’une source (Fig. 2-45).
2-122
2-7 Irrigation
il est important de disposer d’un moyen pour que les agriculteurs, qui sont les bénéficiaires et
les principaux acteurs de la gestion de l’eau et de la gestion et maintenance des installations
après leur achèvement, s’impliquent dès l’étape de la planification, et pour que les utilisateurs
obtiennent la prise en compte de leurs opinions dans les décisions prises à toutes les étapes
du processus. Néanmoins, comme, bien souvent, la façon de mettre en œuvre le projet dépend
des intentions des partenaires qui fournissent les fonds, il arrive fréquemment que la
construction des installations avance sans implication suffisante des agriculteurs. Ce qui
rehausse le risque de ne pas garantir une opération, une gestion et une maintenance
autonomes des installations par ces agriculteurs. Il faut que les gouvernements des pays
récipiendaires de l’aide, quel que soit le bailleur de fonds, suivent une procédure permettant
de bien prendre en compte les opinions des bénéficiaires.
- Les points de vue à respecter en matière de gestion des travaux ont été mis au point en
Mozambique de la façon présentée à la page suivante dans la Fig. 2-49 Points de vue à respecter
dans le cadre de l’exécution des travaux.
- Les étapes nécessaires incluant la formation d’un consensus sur la planification, la conception,
la réalisation des travaux de construction d’une installation d’irrigation sont telles que
présentées à la Fig. 2-45. Mais il est nécessaire de vérifier les normes techniques relatives à la
construction des installations sur lesquelles se fondent les différents pays, ainsi que les
standards d’exécution des travaux et les procédures de commande notamment en matière
d’entrepreneurs et de contrôle des travaux.
- En tant que moyen pour que les agriculteurs, qui sont les utilisateurs des installations
d’irrigation, les perçoivent comme leur propre bien, l’idée de construire avec la participation
des agriculteurs des petits partiteurs et des canaux secondaires, testée dans beaucoup de pays,
produit des effets.
Fig. 2-49 Points de vue à respecter dans le cadre de l’exécution des travaux
Source : MOZ-01 « Irrigation Management and Operation Manual (Revised edition)»
2-123
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Partant du fait que l’introduction des déversoirs de dérivation rehausse la facilité d’utilisation des
systèmes de canaux, ce qui débouche également sur une bonne gestion et maintenance, une
méthode de confection d’un ouvrage de déversoir recourant à une technique traditionnelle
japonaise, pouvant être assemblés par les agriculteurs eux-mêmes en utilisant des matériaux locaux,
a été intégrée dans le cursus de formation, et il a été procédé à des démonstrations. De ce fait, la
perception par les agriculteurs des installations d’irrigation comme étant leur propre bien a été
rehaussée, ce qui a exercé un impact positif en termes d’amélioration de la gestion et maintenance
des installations ainsi que de la gestion de l’eau, à travers une participation active aux activités de
l’association d’utilisateurs de l’eau.
Source : RWA-01 « Technical Manual for Rice Cultivation, Water Management and Post-Harvest Practice »
2-124
2-7 Irrigation
1. Étendue du bénéfice apporté (noms et prénoms des membres, superficie dont ils
bénéficient, plan de situation, etc.)
2. Organisation de la coopérative (composition et compétences des différentes
commissions, mode d’élection incluant un ratio hommes-femmes, etc.)
3. Droits et obligations des membres
4. Principes en matière de gestion de l’eau et de gestion et maintenance des installations
(mode de mise en œuvre, personnes responsables, prise en charge des frais, etc.)
5. Bases de calcul des redevances de l’eau et règles de leur perception
6. Modes de résolution des conflits et dispositions en matière de sanctions
2-125
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Encadré. Les conditions que doit satisfaire une organisation de gestion d’un système
d’irrigation efficace
Selon Freeman, pour qu’un système d’irrigation réussisse, il est primordial que soit maintenue
l’équité entre les bénéficiaires, et pour cela, les six caractéristiques essentielles d’une organisation
de gestion de l’eau efficace ci-dessous, en particulier celle de la liaison entre la distribution de
l’eau et la contribution financière, et celle du système de partage consistant à corriger l’inégale
répartition de la parole (points 3. et 4. de la liste ci-dessous) sont indispensables.
1. Qualité du leader : Les dirigeants de l'organisation locale ne doivent pas être des
étrangers cosmopolites, mais ceux représentant les différents tronçons du système
local de canaux.
2. Responsabilités du leader et des agents : Les dirigeants et le personnel de
l'organisation locale sont responsables devant les membres locaux, non pas devant le
gouvernement central.
3. Liaison entre la distribution de l’eau et la contribution financière : La distribution de
l'eau dépend de l'accomplissement des obligations organisationnelles (c'est-à-dire du
système de répartition des parts).
4. Correction des disparités entre l’amont et l’aval : Le système de partage de l'eau doit
supprimer les distinctions de tête et de queue dans les files d'attente de service
(c'est-à-dire le système de partage de la distribution).
5. Capacités en matière de maîtrise des ressources en eau : Le degré de maîtrise des
ressources en eau par les membres est élevé.
6. Soutien de l’organisation par ses membres : Les membres ont une tendance
prononcée à soutenir l’organisation locale.
Source: « Local Organization for Social Development », D. Freeman, Westview Press (Boulder), 1989,
partiellement modifié par I. Kakuta, « Irrigation management problems derived by a WUA evaluation at
Kpong Irrigation Scheme (KIS) in Ghana » 2019, basé sur « Reregulating the Flows of the Arkansas
River », T. Lepper, 2007, et une conversation personnelle par e-mail avec D. Freeman, 2009.
Dans le cadre du projet GHA-06, les six points (gestion du système, égalités des chances,
perception de la redevance de l’eau, distribution de l’eau digne de confiance, réduction des
conflits et maintien de hauts revenus) de la figure ci-dessous ont été listés en tant qu’éléments
nécessaires à la gestion participative de l’irrigation.
Source : GHA-06 « Operation and Management Manual for Water Users’ Association (WUA) »
2-126
2-7 Irrigation
2-127
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Les conditions préalables à une bonne gestion de l’eau sont que les quantités d’eau dont ont
besoin les agriculteurs en bout de canalisation soient bien collectée de façon appropriée et en
temps voulu par une entité assumant le partage de l’eau, qu’un plan de répartition impartiale et
réaliste de l’eau, fondé sur la quantité d’eau de la source en eau, soit établi, et que soient assurés
les techniques et les agents permettant de réaliser une gestion de l’eau fondée sur ce plan de
répartition.
2-128
2-7 Irrigation
La gestion de l’eau revêt une plus grande importance en période de sécheresse, quand l’eau de la
source d’eau est en quantité insuffisante, qu’en temps ordinaire. La répartition de l’eau en temps
de sécheresse doit être gérée en accordant la première priorité à l’impartialité, en se fondant sur
des règles fixées à l’avance dans le cadre de l’organisation de gestion de l’eau. À cette occasion,
concernant les quantités d’eau utilisables
dans le processus d’irrigation et la méthode
de répartition de cette eau, il est requis de
divulguer les informations aux agriculteurs
bénéficiaires en toute transparence.
Pour réaliser l’optimisation de la quantité
d’eau d’irrigation qui est un préalable à la
gestion de l’eau, le planage des parcelles est
un élément d’importance (Fig. 2-50). Sachant
que, dans une même parcelle, la quantité
d’eau d’irrigation est insuffisante dans les
endroits où la profondeur est peu importante,
que des dommages dus à l’immersion se
produisent dans les endroits où la
profondeur est importante, en s’engageant Fig. 2-50 Effets du planage de la parcelle
dans un planage de l’ensemble de la zone Source :SEN-03 « MANUEL PRATIQUE DE GESTION
(2) Soutien en collaboration avec des experts d’un pays tiers (MOZ-03)
Des experts vietnamiens ayant établi un projet de manuel de gestion et maintenance des
installations d’irrigation, après un examen par les acteurs concernés, les homologues mozambicains
ont élaboré un projet révisé qui a été finalisé en juin 2014 sous le titre de « manuel de gestion et
maintenance (en portugais) ». L’implication d’experts d’un pays tiers dans lequel l’état
2-129
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
2-130
2-7 Irrigation
【Référence : projets de la JICA représentatifs ayant pris pour sujet central l’irrigation ces dernières
années】
- Ghana : Project for Enhancing Market-Based Agriculture by Smallholders and Private Sector
Linkages in Kpong Irrigation Scheme (GHA-06)
- Kenya : Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Project (KEN-01)
- Tanzanie : Project for Capacity Development for the Promotion of Irrigation Scheme
Development under the District Agriculture Development Plans, Phase 1&2 (TZA-03/09))
2-131
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Généralités
L’objectif de la mécanisation de la riziculture est d’augmenter la productivité du travail et des
terres et de réduire la pénibilité du travail agricole. La mécanisation favorise les changements
quantitatifs, tels que l’expansion des terres cultivées, mais apporte également des changements
qualitatifs, tels que le développement des techniques de labours et de nivelage ou encore
l’efficacité du travail de lutte contre les parasites, et permet ainsi de produire de bonnes récoltes
pendant la saison optimale, ce qui est un aspect important du travail agricole.
Les trois piliers essentiels dont il faut tenir compte pour promouvoir la mécanisation de
l’agriculture, à savoir « la réduction des coûts d’exploitation des machines agricoles », « la réduction
de la main-d’œuvre dans le travail agricole » et « l’augmentation du rendement en produits de
qualité supérieure», comportent de nombreux éléments connexes qui sont étroitement imbriqués
les uns aux autres (Fig. 2-52).
Dans le cadre de plusieurs projets de la JICA, des sarcleuses pour désherbage à pousser
manuellement sont en cours de développement. Le désherbage est un travail pénible qui nécessite
d’être courbé pendant de longues heures et doit se pratiquer pendant une longue période.
2-132
2-8 Mécanisation de la riziculture
Concernant l’utilisation des sarcleuses à pousser manuellement qui ont été introduites dans le cadre
du projet de la JICA, les agriculteurs disent que « cela a permis de réduire le travail de désherbage
et permet de ce fait de consacrer le temps rendu disponible aux travaux ménagers ». De plus, étant
donné que cet outil de désherbage a une structure simple et qu’il est fabriqué avec des matériaux
trouvables facilement, ces outils peuvent être fabriqués et entretenus dans des usines sidérurgiques
locales (ce qui est en conformité avec l’orientation visant à réduire les coûts d’utilisation du matériel
agricole, illustrée dans la Fig. 2-52).
D’autre part, l’introduction de moissonneuses-batteuses dotées d’une capacité de travail et d’un
rendement extrêmement élevés est attendue pour les travaux de récolte qui sont intensifs et
nécessitent une main-d’œuvre importante et dont la période de travail est limitée en raison de la
courte durée des saisons de récolte. Cependant, avant d’introduire une moissonneuse-batteuse qui
est à la fois coûteuse et de structure complexe, il est nécessaire de mener une étude de faisabilité
portant sur tous les éléments liés aux trois piliers présentés ci-dessus et d’en discuter avec les
utilisateurs futurs de la machine agricole.
Pour faire progresser la mécanisation de l’agriculture, il est également important de répondre aux
besoins des agriculteurs tout en s’adaptant aux conditions locales du sol, aux conditions climatiques
et environnementales ainsi qu’aux conditions sociales de la région. Cette section résume les points
importants et les orientations portant sur « le développement et l’amélioration des machines
agricoles », « la promotion de la fabrication et de l’utilisation des machines agricoles », « la gestion
et l’entretien des machines agricoles » et « les considérations sur les questions de sécurité des
machines agricoles » portant sur la mécanisation de la riziculture mise en place dans chaque projet.
Exemple de projet
(1) Semoirs
Depuis 5 ans, des semoirs de culture à semis direct sur terrain sec sont développés et améliorés
au Mozambique. Jusqu’à présent, la technique de la culture conventionnelle courante consistait à
semer à la volée des graines sur l’ensemble du champ mais dans le projet MOZ-02, on a estimé que
pour obtenir un rendement élevé, il valait mieux adopter le semis direct qui, tout en réduisant la
quantité de semences et en maintenant une bonne densité de plantation, permet la gestion de la
fertilisation et du désherbage, et c’est dans ce contexte que le semoir à tirer manuellement (Semoir
POMPAC) a été développé et qu’un test de semis a été réalisé. Ce semoir ne s’est pas diffusé parmi
les agriculteurs car la fonction de la chaîne pour recouvrir les graines semées qui se trouve à l’arrière
du semoir n’était pas stable et il a d’ailleurs été confirmé que sur une portion de parcelle agricole
2-133
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
testée, le recouvrement des graines était incomplet et avait entrainé une diminution du rendement
(Photo 2-35).
Dans le projet MOZ-04, une version améliorée du semoir mis au point dans le MOZ-02 a été
développée afin de répondre au besoin de semis direct, ce qui peut réduire considérablement la
pénibilité du travail de semis par rapport au repiquage. Le semoir de type PROMPAC avait une
charge de remorquage importante en raison de sa conception à quatre rangées, et le semoir a
nécessité plusieurs personnes pour être manipulé sur des terrains mal nivelés ou vers les entrepôts,
de même que le semoir était difficile à manipuler au moment de faire tourner l’engin au niveau des
tournières. En tenant compte de ces différentes remarques, un semoir avec un concept et des
orientations dans la fabrication de l’engin présentés ci-dessous a été développé.
D’autre part, lors des travaux de semis en ligne, il était nécessaire que l’agriculteur s’assure que les
trois points (deux points de contact des outils à rainurer se trouvant sur le semoir et un point de
contact de la roue, soit un total de trois points de contact) étaient toujours en contact avec le sol
pour assurer un semis uniforme et respecter le taux de semis spécifié de 50 kg/ha. La méthode de
remorquage (Fig. 2-53 : A), où la personne qui tire le semoir entre dans le cadre du semoir en ligne
et fait face à la marche, a provoqué l’apparition de marques sans ensemencement parce que
l’agriculteur n’a pas pu surveiller les trois points de contact avec le sol. Pour cette raison, une
2-134
2-8 Mécanisation de la riziculture
Dans le cadre du projet, un test comparatif a été réalisé pour confirmer l’efficacité de la méthode
consistant à appliquer un cordeau de guidage (cordeau pour indiquer une direction rectiligne :
corde utilisée dans la riziculture) dans le sens de déplacement de l’agriculteur remorquant le semoir
que ce dernier tire en longeant le cordeau de guidage (Fig. 2-53 : B). Le nombre de personnes
nécessaires et le temps requis ont été mesurés pour les deux méthodes suivantes : le remorquage
en marchant en avant (sans cordeau de guidage) sur une parcelle d’essai (10 m x 25 m) et le
remorquage en marche arrière (avec cordeau de guidage) dans trois parcelles d’essai. Le temps
total requis pour le remorquage avec cordeau de guidage (remorquage en marche arrière) était de
réduit de moitié (286,2 minutes) que le temps total requis pour le remorquage sans cordeau de
guidage (remorquage en marchant en avant) (495 minutes). On estime que l’utilisation du cordeau
de guidage a permis de rendre évident la ligne sur laquelle marcher, et du fait que cette ligne soit
parfaitement droite, cette méthode conduit à l’amélioration de l’efficacité du travail de
recouvrement du sol après semis.
(2) Sarcleuse
Plusieurs sarcleuses manuelles ont été développées et utilisées dans le cadre de projets de la JICA,
ce qui a permis de réduire les effectifs en main-d’œuvre et d’augmenter le rendement des cultures.
Des exemples de développement de sarcleuses dans différents pays sont présentés ci-dessous.
Dans le cadre du projet MDG-01, des sarcleuses à utiliser dans la riziculture en parcelle inondée
et dans la culture du riz de plateau sont mises au point et améliorées. Concernant les sarcleuses à
utiliser dans la riziculture inondée, leurs formes peuvent changer en fonction de l’état de la terre.
Lorsque la sarcleuse a tendance à s’enfoncer dans un sol mou, un flotteur en forme d’étoile est fixé
à l’arrière des griffes rotatives de la sarcleuse, et lorsque le sol est dur et qu’un désherbage efficace
est nécessaire, une double rangée de griffes rotative est utilisée. De plus, des sarcleuses avec une
largeur entre les sillons de 20 cm et une largeur entre les sillons de 15 cm ont été préparées afin
de répondre aux conditions de riziculture (voir Photo 2-36).
2-135
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
L’adaptabilité du prototype de la sarcleuse a été testée dans les parcelles des agriculteurs, et les
sarcleuses ont été retravaillées en tenant compte des commentaires émis par les agriculteurs et les
agents vulgarisateurs. Le prix de cette sarcleuse est de 45 000 Ar (soit 1 189 JPY selon le taux de
change de janvier 2021), soit environ le double du prix de la sarcleuse que l’on trouve dans le
commerce qui est de 20 000 Ar (soit 528 JPY), mais du point de vue de l’utilisateur, cette sarcleuse
s’avère légère et très efficace pour désherber.
Dans les Hautes Terres centrales de Madagascar, le développement des rizières a progressé
parallèlement à l’augmentation de la population rurale, laissant peu de place pour la culture de
nouvelles rizières, et à la place, la culture du riz de plateau s’accroît rapidement. La lutte contre les
mauvaises herbes est l’aspect le plus important de la culture du riz de plateau, et beaucoup de
main-d’œuvre et de temps sont consacrés au désherbage effectué à la main. C’est pourquoi le
projet a également développé un prototype de sarcleuse pour la culture du riz de plateau en
prenant pour modèle la sarcleuse utilisée dans les champs locaux. Les sarcleuses existantes pour
désherber dans les champs (Photo 2-37, à gauche) remuent la terre en faisant tourner les roues
dentées en forme d’étoile, mais ces sarcleuses présentent les inconvénients suivants : la terre
humide adhère facilement aux roues dentées de la sarcleuse et la sarcleuse s’enfonce dans des
terres molles. Les spécifications de la sarcleuse dans la culture du riz de plateau (Photo 2-37, à
droite) ont été conçues pour un espacement supposé entre les sillons de 20 cm, et sont les
suivantes : la largeur de désherbage est de 12 cm, la longueur de la poignée attachée à la partie de
désherbage est de 115 cm et la sarcleuse pèse 6 kg. Une amélioration majeure par rapport à la
sarcleuse pour les champs consiste en l’utilisation de tuyaux en PVC (diamètre 132 mm, épaisseur
4 mm) sur la partie qui désherbe, rendant l’ensemble de la sarcleuse plus léger et la terre molle est
moins susceptible d’adhérer à la partie de désherbage (la vitesse de désherbage est de 1-2 km/h
(comprenant la poussée et le tirage), et l’efficacité du désherbage est de 100 h/ha).
2-136
2-8 Mécanisation de la riziculture
La comparaison entre la sarcleuse pour la culture de riz de plateau et l’outil de désherbage local
facile d’utilisation Angaj a révélé que l’efficacité de la sarcleuse pour la culture de riz de plateau
était plus de cinq fois supérieure à celle de l’outil de désherbage local, et que les dépenses en main-
d’œuvre étaient réduites en conséquence. Le travail de désherbage avec l’outil local et la sarcleuse
pour la culture du riz de plateau est illustré sur la Photo 2-38.
Travaux de désherbage avec Travaux de désherbage avec la sarcleuse pour la culture de riz de plateau
l’outil local Angaji
Photo 2-38 Travaux de désherbage avec l’outil local Angaj et la sarcleuse pour la culture du
riz de plateau
Source : Activités et réalisations du Projet d’amélioration de la productivité rizicole des Hautes Terres centrales de Madagascar
(version révisée) « Développement des sarcleuses pour la culture du riz de plateau »
La méthode consistant à utiliser la sarcleuse qui a été mise au point et améliorée dans le cadre du
projet sur une vraie parcelle agricole, puis à faire remonter les résultats de cette utilisation pour y
apporter des améliorations, à calculer les coûts de désherbage pour ensuite dégager les avantages
et les points qui posent problèmes, est une méthode indispensable pour le développement des
machines (équipements) agricoles.
Dans le projet KEN-01, une comparaison du coût de désherbage entre le désherbage avec une
sarcleuse poussée manuellement et le désherbage électrique a été menée. La sarcleuse électrique
nécessite 3,5h de travail par acre, des frais s’élevant à 1 195 [Link] pour les frais de carburant, de
livraison et de conducteur et enfin quatre personnes pour aider au désherbage entre les rangées,
soit un total de 2 395 [Link] (soit 2 268 JPY, au taux de change de janvier 2021). En revanche, le
désherbage à la main nécessite 5 personnes x 4 jours de travaux (20 hommes-jours) pour une acre
de travail, soit un total de 6 000 [Link] (soit 5 681 JPY). Les résultats montrent que les travaux
effectués avec une sarcleuse électrique coûteraient 3 605 [Link], moins chers (soit 3 413 JPY/acre)
que ceux effectués par désherbage manuel. Les travaux de désherbage à la main, avec des
sarcleuses manuelles et les sarcleuses électriques sont illustrés sur la Photo 2-39.
2-137
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Travaux de désherbage à la main Travaux de désherbage avec une Travaux de désherbage avec
sarcleuse poussée manuellement une sarcleuse électrique
Photo 2-39 Travaux de désherbage effectués à la main, avec une sarcleuse poussée
manuellement ou une sarcleuse électrique
KEN-01 « Mechanization Training Material for Land Preparation and Power Weeding »
Exemples de projets
(1) Formation aux méthodes de fabrication
Dans le cadre du projet MDG-01, différents types de machines agricoles sont développées en
coopération avec des experts indonésiens en machines agricoles et, pour la diffusion, des artisans
locaux (professionnels régionaux de machines agricoles) des cinq régions cibles ont été réunis au
Centre de formation et d’application du machinisme agricole (CFAMA) pour une formation à la
fabrication. La formation est dirigée par des experts indonésiens et des professeurs et techniciens
du CFAMA, les machines agricoles cibles de la formation sont déterminées et un appel à
candidatures par l’intermédiaire de la DRDR (Direction régionale du développement rural du
ministère de l’agriculture) de chaque région est lancé. En raison du fait que le CFAMA ne dispose
que d’un seul ensemble de machines-outils pour la fabrication de machines agricoles, et qu’en plus
de fournir une formation suffisante à chaque personne, il faut tenir compte des questions de
sécurité, la formation est réalisée en petits groupes d’environ 10 à 20 personnes à chaque fois.
2-138
2-8 Mécanisation de la riziculture
Fig. 2-54 Formation des artisans locaux à la fabrication des machines agricoles et plan d’une
sarcleuse rotative
Source : Activités et réalisations du Projet d’amélioration de la productivité rizicole des Hautes Terres centrales de Madagascar
(version révisée) « Résultats de la formation sur la fabrication de machines agricoles destinée aux artisans locaux »
Concernant la formation, il est nécessaire de sélectionner des artisans locaux qui ont une capacité
de gestion pour développer leur propre production et leur vente. Les artisans locaux qui recevront
la formation apprendront à (1) fabriquer les machines agricoles à partir des matières premières (en
général, les artisans fabriquent à partir de pièces d’occasion provenant d’autres machines et
équipements), (2) à fabriquer des machines agricoles à partir de plans de fabrication afin que le
produit fini soit toujours identique. Des photos de la formation et une partie des plans de
fabrication qui ont été fournis sont présentés dans la Fig. 2-54 ci-dessus.
Dans le cadre du projet SEN-02, une formation destinée aux forgerons locaux sur la sarcleuse
tractée par le bétail a été réalisée en tant que formation pratique à la fabrication d’une sarcleuse
améliorée. De nombreux producteurs de riz reconnaissent l’avantage de ce mode de désherbage
car la sarcleuse, qui a été développé dans le cadre du projet, est conçue de manière que le sol
retourné s’étale vers l’extérieur en n’ensevelit pas le riz. Afin de diffuser la sarcleuse développée,
une formation pour fabriquer ladite sarcleuse a été dispensée sur deux jours et des plans de
conception ont été fournis auprès de 12 forgerons installés dans les trois régions cibles. Un total
de 23 sarcleuses ont été fabriquées pendant la formation, et un exemplaire de sarcleuse a été laissé
à chaque forgeron tandis que le reste des sarcleuses a été distribué aux agriculteurs et aux agents
de vulgarisation (Fig. 2-55).
Formation pratique destinée aux Sarcleuse tractée par le bétail Plan de montage de la partie
forgerons à la fabrication de la de coupe des mauvaises
sarcleuse herbes
Fig. 2-55 Formation des forgerons à la fabrication d’une sarcleuse améliorée, corps de la
sarcleuse, travaux de désherbage et parcelle agricole après désherbage, et plan d’assemblage
SEN-02« GUIDE DE CONFECTION DE LA LAME DESHERBEUSE KAPRIP »
Les forgerons qui ont acquis des compétences en matière de fabrication grâce à la formation ont
commencé à fabriquer des machines et outils agricoles dans leur région, et la diffusion des outils
2-139
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
agricoles progresse. En outre, pour les agriculteurs des régions où il n’y a pas de distributeurs,
d’ateliers de réparation, etc., la présence d’un fabricant local a créé un environnement favorable où
les réparations peuvent être effectuées en fonction des nécessités.
Fig. 2-56 Création de coopératives de professionnels des machines agricoles et Contenu des
activités du CFAMA
Source : MDG-01 - Activités et réalisations du Projet d’amélioration de la productivité rizicole des Hautes Terres centrales de
Madagascar (version révisée) « ‘Projet pilote’ pour l’amélioration de la qualité et la vente des machines agricoles »
(3) Formation pour les agriculteurs, les agents vulgarisateurs et les conducteurs
Dans le cadre du projet CIV-01, une formation a été dispensée aux agents vulgarisateurs agricoles,
aux producteurs et aux conducteurs des machines agricoles, comprenant les trois modules
suivants : (1) les machines agricoles ; (2) les techniques de culture ; (3) les récoltes et les
transformations post-récoltes.
En ce qui concerne les machines agricoles, des formations sur la mécanisation agricole ont été
dispensées auprès du personnel en charge de la mécanisation agricole sur les sites cibles de l’appui,
des conducteurs de machines agricoles, des mécaniciens et des agents vulgarisateurs de l’Agence
Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER). Dans le projet, il a été décidé que les
principaux producteurs des sites cibles allaient recevoir avec les agents vulgarisateurs agricoles des
formations sur (1) la mécanisation agricole, (2) les techniques de riziculture, (3) la récolte et la
transformation post-récolte afin de partager les résultats de la formation avec d’autres producteurs.
2-140
2-8 Mécanisation de la riziculture
En outre, il a été souligné que l’implication du secteur privé est une condition indispensable au
développement durable et approprié du secteur rizicole.
Par la suite, des entreprises privées spécialisées dans la vente, l’entretien et la formation sur les
machines agricoles ont participé à des formations sur la mécanisation agricole, l’implication du
secteur privé dans le secteur rizicole a été encouragée. Ainsi, le projet améliore le contenu de ses
formations étape par étape, et développe sa stratégie de croissance telle que présentée ci-dessous
(Fig. 2-57) avec pour idée que « le renforcement des capacités ne se fait pas d’une seule manière,
mais nécessite une coordination de toutes les parties intéressées (secteur public, animateurs et
bénéficiaires).
Fig. 2-57 Stratégie de croissance de chaque partie prenante allant de pair avec le contenu des
formations dispensées en Côte-d’Ivoire
Source:CIV-01 « Rapport d’achèvement du projet »
Les modes d’utilisation des machines agricoles comprennent la propriété privée des machines,
l’achat et l’utilisation conjointes des machines et l’utilisation de services de location. L’état de
chaque mode d’utilisation des machines dans le projet, son mode de fonctionnement et l’efficacité
économique du travail effectué par les machines agricoles sont présentés ci-dessous.
Exemples de projets
(1) Résultats d’une enquête réalisée sur les conditions réelles d’utilisation des machines
agricoles
Le projet SEN-03 réalise une enquête de référence sur les machines agricoles des régions de
Dagana et Podor afin de comprendre la situation actuelle de chaque type de machines agricoles
(tracteurs, moissonneuses-batteuses, batteuses). Les détails sont présentés ci-dessous.
2-141
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
ii. Réponses apportées aux demandes de location de machines agricoles par les clients ou les
membres des coopératives
78% des prêteurs de machines agricoles et 77% des coopératives de la région de Dagana
et 94% des prêteurs de machines agricoles et 100% des coopératives de la région de Podor
ont déclaré avoir été « capables de répondre aux commandes de prêt de machines
agricoles » et « relativement capables de répondre favorablement aux demandes de prêts
de machines agricoles ».
iii. Causes des pannes des machines agricoles
Parmi les fabricants et les réparateurs, 87% pour la région de Dagana et 78% pour la région
de Podor ont indiqué qu’une mauvaise utilisation, par le conducteur des machines
agricoles, était la cause de la panne des machines agricoles.
iv. Compatibilité des machines agricoles possédées avec les conditions locales de sol
96 % des professionnels et 90 % des coopératives ont répondu que les tracteurs étaient
« adaptés ». 100% des professionnels et des coopératives ont répondu que les
moissonneuses-batteuses étaient « adaptées ».
v. Obtention des pièces de rechange
Les professionnels et les coopératives rencontrent des difficultés pour obtenir des pièces
de rechange. Les principales raisons de ces difficultés reposent sur le fait que les produits
compatibles sont difficiles à trouver dans le bassin du fleuve Sénégal ou dans l’ensemble
du pays, et que les pièces de rechange étaient trop chères.
Les résultats de l’enquête seront utilisés comme source d’information sur les derniers progrès de
la mécanisation agricole dans le bassin du fleuve Sénégal, et seront utilités pour revoir le contenu
des formations et des séminaires du projet et pour élaborer la mécanisation agricole.
Dans le cadre du projet SEN-03, les travaux de labour et de nivelage, de récolte et de battage sont
mécanisés, et le producteur supporte les coûts nécessaires à la mécanisation. « Le surplus de travail
par les machines agricoles » est considéré comme efficace pour améliorer le rendement des travaux
de riziculture. Il est important que les producteurs comprennent et expérimentent l’accroissement
de ces avantages économiques, comme l’augmentation de la production ou la diminution des coûts
de la main-d’œuvre, obtenu par « le surplus de travail par les machines agricoles ». Le projet
examine par ailleurs les coûts liés à l’utilisation des machines agricoles dans la riziculture. Selon le
calcul du coût de production par hectare de culture du riz (en saison sèche) par la SAED (Société
Nationale d’Aménagement des Terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal
et de la Falémé), en prenant comme rendement unitaire 7 tonnes/ha, les recettes s’élèvent à 875
000 FCFA, les dépenses à 604 822 FCFA, donnant un solde de 270 178 FCFA (se référer au Tableau
2-47).
2-142
2-8 Mécanisation de la riziculture
Par ailleurs, les postes de dépenses relatifs aux machines agricoles sont inclus dans les postes
figurant au Tableau 2-47. Par exemple, selon une étude réalisée dans le cadre du projet SEN-03, le
coût des travaux de préparation du sol grâce à l’utilisation d’un tracteur est de 90 000 FCFA sur 25
000 FCFA.
Pour mettre en place une mécanisation des travaux agricoles, il est important d’établir un plan de
travail basé sur le coût d’utilisation des machines agricoles pour l’ensemble des travaux de
riziculture. Par exemple, lors de travaux de préparation du sol, dans le cas où l’aplanissement de la
parcelle agricole est effectué, il est important de comparer et de confirmer les coûts par rapport
aux effets bénéfiques avant de prendre la décision de procéder à la mécanisation des travaux
agricoles. L’encadré suivant montre un exemple des coûts et des effets bénéfiques de
l’aplanissement d’une parcelle agricole avec un tracteur.
Encadré Exemple de calcul des coûts et des bénéfices pour les travaux d’aplanissement
d’une parcelle agricole avec un tracteur
Le coût des travaux d’aplanissement à l’aide d’un tracteur est supposé être le même que celui
des travaux de nivelage, à savoir 25 000 FCFA. Partant de cette hypothèse, les dépenses
engendrées pour l’aplanissement de la parcelle agricole augmentent de 25 000 FCFA et
l’augmentation de ce coût par les travaux est de 4,1% des dépenses totales de culture du riz, (25
000 / 604 822), et équivaut à une valeur de 200 kg de riz paddy (25 000 / 125). Si les travaux
d’aplanissement entraînent une « augmentation du rendement de plus de 200 kg/ha », ou si « la
réduction du coût de la main-d’œuvre est de 25 000 FCFA ou plus », le solde indiquera une
augmentation des bénéfices et le bénéfice des travaux d’aplanissement grâce à un tracteur pourra
être confirmé.
Afin de confirmer les coûts et les bénéfices décrits dans l’encadré, il est essentiel d’analyser les
coûts de production et les coûts d’utilisation des machines pour les travaux agricoles, et il sera
nécessaire, tout au long du projet, de collecter et d’analyser les informations recueillies auprès des
agents locaux du gouvernement, des entreprises de location des machines agricoles, des
coopératives, des agriculteurs, etc.
2-143
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Au sujet du fait que les services de location de machines agricoles n’ont pas été fournis à temps
et que le travail agricole de ce fait n’a pas pu être effectué conformément au calendrier de culture,
le projet SEN-03 a mis l’accent sur la formation des prestataires de services de machines agricoles
et celles des coopératives pour renforcer leurs capacités. La méthode de renforcement des
capacités des prestataires de services adoptée dans le projet est une méthode en cascade
reposant sur la répétition du cycle suivant : (1) Organisation de formations pour les
professionnels et les conducteurs des coopératives qui sont réputés dans la région et qui ont
gagné un haut niveau de confiance dans leur travail ; (2) Les conducteurs formés deviennent à
leur tour des formateurs et donnent des conseils à d’autres conducteurs de la région ; (3) Les
conducteurs formés dans la région se développent et deviennent formateurs, entraînant à leur
tour des conducteurs d’autres régions. Il a par ailleurs été rapporté que cette méthode de
formation était efficace.
2) Prix des travaux de labour par la location de services et de machines agricoles au Kenya
Fig. 2-58 Catalogues des machines agricoles et prix des prestations de services
Source:KEN-01 « Brochure sur la mécanisation agricole »
Dans le projet KEN-01, le prix de la location des machines agricoles indiqué dans la Fig. 2-58 est
répertorié dans le catalogue sous le nom du projet et le nom de Système d’irrigation Mwea (MIS).
Dans le cas de la faucheuse, il est mentionné que le temps de travail est de 4,11 h/acre (10,28 h/ha)
et le prix du prestataire de services est de 3 200 Kshs/acre (soit 7 575 JPY/ha), tandis que dans le
cas de la coupe manuelle, le temps de travail est de 8h/acre (soit 20 h/ha) et le prix est de 8 000
Kshs/acre (soit 18 883 JPY/ha). Par ailleurs, il est indiqué que la prestation de services pour la
location d’une moissonneuse-batteuse est de 5 000 Kshs/acre (soit 11 803 JPY/ha), ce qui est
inférieur au coût d’une récolte manuelle qui est de 9 000 Kshs/acre (soit 21 243 JPY/ha).
2-144
2-8 Mécanisation de la riziculture
inutilisable dans l’année qui suit. Des exemples de l’état de la maintenance des machines agricoles
des projets sont présentés ci-dessous.
Exemples de projet
(1) Renforcement des compétences des utilisateurs
Dans le projet MDG-01, des manuels de fabrication et des manuels d’utilisation des sarcleuses
et autres équipements développés dans le cadre du projet ont été élaborés et distribués pour
faciliter l’entretien des équipements (Tableau 2-48).
désherbage
2-145
Chapitre 2 Techniques de Riziculture
connaître le contenu de la formation reçue ainsi que le niveau des techniciens de réparation, ce qui
rendra la liste des distributeurs encore plus efficace.
Exemples de projets
(1) Mesures de sécurité au Kenya
Dans le projet KEN-01, le manuel explique comment manipuler le tracteur sur un terrain boueux
(Photo 2-40). Il est très dangereux d’entrer et d’utiliser un tracteur dans un terrain boueux, car il
peut s’immobiliser et, notamment lorsqu’il franchit les bords surélevés des parcelles, il peut
provoquer un accident grave, en tomber ou en se renversant. Après avoir confirmé le contenu
du manuel entre le propriétaire du tracteur et le conducteur, il est nécessaire de discuter
attentivement du travail et des consignes de sécurité dans les zones boueuses.
Embourbement dans une zone Passage d’un bord surélevé en partant Discussions sur la méthode
boueuse d’un terrain boueux et franchissement de travail à adopter dans
d’une zone boueuse des terrains boueux
Photo 2-40 Problèmes rencontrés lors de travaux effectués avec des tracteurs dans des
zones boueuses
Source : KEN-01 « PROPOSED ALTERNATIVE LAND PREPARATION METHOD »
2-146
2-8 Mécanisation de la riziculture
étape importante pour améliorer la qualité des machines de Madagascar et pour garantir la
qualité des produits importés. Toutefois, il est très difficile d’obtenir une certification
internationale, et il est nécessaire d’acquérir des connaissances techniques et de l’expérience ainsi
que d’améliorer le système juridique au préalable.
Pour cette raison, il semble difficile pour un seul pays d’obtenir une certification internationale
mais il est possible de créer un centre d’essai des machines agricoles qui serait utilisé par les pays
membres de la CARD. En plus de réaliser des inspections de qualité des machines agricoles, etc.,
le centre devra avoir comme objectif d’élever le niveau de technologie des fabricants, des
réparateurs et des distributeurs, etc., de chaque pays, et s’efforcer d’acquérir une certification
internationale sur la base d’une compréhension des exigences que requièrent les machines
agricoles de qualité supérieure. En outre, lors de la mise en place future d’un système d’essai de
certification pour les machines agricoles, il est essentiel d’installer, au niveau du centre, des
équipements d’évaluation de la sécurité des machines agricoles, d’ajouter des lois et règlements
relatifs à la sécurité ainsi que des normes de sécurité.
2-147
3-1 Structure de la vulgarisation technique
3-1
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-2
3-2 Transfert de technologies aux homologues
Tableau 3-1 Défis des organismes en charge de la vulgarisation et mesures prises dans les
projets de la JICA
Élément Défis Mesures prises N° de projet
Nécessité du renforcement des
capacités des agents
vulgarisateurs (connaissances de
Renforcement des capacités via FdF,
base concernant la riziculture et Nombreux
OJT
les domaines connexes, capacités
Capacités
pratiques de vulgarisation, suivi et
évaluation, etc.)
Nécessité de développements
Démonstration des techniques sur les
techniques compatibles avec les Nombreux
parcelles de démonstration
besoins des agriculteurs
Vulgarisation de producteur à
Faible fréquence de
producteur et par groupe de Nombreux
l’encadrement et des visites au
producteurs
champ par les agents
Diversification des acteurs de
vulgarisateurs (nombre de SEN-02, RWA-02
vulgarisation
vulgarisateurs, moyens de
MDG-01, SEN-02,
transport, etc.) Vulgarisation efficace et publicité
etc.
Réduction des frais de formation et
Planification TZA-07
création de package de formation
et
Manque de fonds pour les Demande et obtention de budget par
politiques
activités signature du protocole d’accord entre
RWA-02
les 3 parties concernées (districts,
ministère et projet)
Établissement d’un plan de
Absence de plan de vulgarisation
vulgarisation, répercussion sur la GHA-05, MOZ-01
et de mesures politiques connexes
politique agricole
Création d’un système de
Absence de système de suivi SEN-03
vulgarisation avec fiches de suivi
3-3
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
pratiques par le biais d’activités de vulgarisation réelles. Il est aussi souhaitable de faire mener les
activités principalement par les agents vulgarisateurs à partir de la 2e année, pour encourager leur
autonomie.
3-4
3-2 Transfert de technologies aux homologues
3-5
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-6
3-2 Transfert de technologies aux homologues
Photo 3-2 Scènes des activités de recherche (à gauche et au milieu : MDG-03, à droite :
UGA-03)
3-7
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
Exemples de projets
(1) Application de l’approche de la recherche participative impliquant agriculteurs (ETH-
01)
Une initiative pour renforcer les liens entre la recherche et la vulgarisation qui a été entreprise en
Éthiopie est l'approche de recherche participative impliquant agriculteurs, qui utilise les Groupes
de Recherche des Agriculteurs (FRG) pour développer et améliorer les technologies. L'approche
FRG est une approche de recherche agricole participative, dans laquelle une équipe de chercheurs,
un groupe d'agriculteurs et des agents de vulgarisation travaillent ensemble, et ayant les trois
fonctions suivantes.
Les étapes de base de l’approche FRG établie par le biais de la pratique dans le projet ETH-01 sont
les suivantes.
3-8
3-2 Transfert de technologies aux homologues
35,2% de l’ensemble des agriculteurs ont bénéficié directement des recherches par approche FRG
réalisées dans le cadre du projet ETH-01, et 41,8% en ont bénéficié indirectement 27 . Certains
agriculteurs ont aussi acquis des techniques via l’approche FRG, mais comme dans certains cas les
thèmes abordés dans la recherche par approche FRG n’ont pas toujours coïncidé avec les besoins
des agriculteurs, le transfert de technologies concernant l’approche FRG et l’amélioration des
capacités de communication des chercheurs avec les agriculteurs sont encore jugés nécessaires.
3-9
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
(3) Création d’un système de soutien technique aux acteurs de vulgarisation par les centres
de recherches (UGA-03)
Dans UGA-03, afin de remédier au fait que les connaissances et les technologies ne sont pas
utilisées efficacement en raison du manque de coordination entre les centres de recherche, les
acteurs de la vulgarisation, les agriculteurs et d'autres acteurs connexes, les centres de recherche
ont mis au point un système destiné à servir de banque de connaissances et de soutien technique
pour les acteurs de la vulgarisation. Concrètement, les centres de recherches assurent la formation
FdF pour les acteurs de vulgarisation et l’encadrement des agriculteurs, la création du matériel
didactique, la production de semences de qualité indispensables pour les activités de vulgarisation,
etc. Via les activités du projet, l’Institut de recherche agronomique national d’Ouganda a organisé
des stages de formation pour un grand nombre de chercheurs de centres de recherche et
développement agricoles régionaux et d’acteurs de la vulgarisation, et au cours des activités sur les
sites de démonstration du projet (Musomesa Field-School : voir la page 3-22), les chercheurs ont
interrogé les agriculteurs sur leurs défis et fait des essais sur les parcelles des agriculteurs, ce qui a
fait progresser la collaboration entre recherche et vulgarisation.
3-10
3-2 Transfert de technologies aux homologues
3-11
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-12
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
Il y a lieu de réaliser une enquête de référence dans l’environnement de culture cible pour cerner
les défis techniques des agriculteurs.
Tableau 3-6 Exemples d’éléments de l’enquête de référence
Catégorie Points à étudier
Surface de culture de chaque agriculteur, variétés de riz et d’autres cultures, production de
riz et quantités vendues, et adhésion ou non à l’organisation des agriculteurs ou l’association
Informations
des utilisateurs de l’eau, en plus des informations générales sur les agriculteurs (nombre de
générales
personnes du foyer, nombre d’années d’école, existence ou non d’un revenu non agricole,
etc.)
Conditions climatiques, conditions hydrauliques (en cas de zone irriguée : type d’eau
Environnement
agricole utilisée, période où l’eau est utilisable, etc.), type de sol des parcelles, existence ou
de culture
non de diguettes, emplacement des parcelles (acquisition GPS si nécessaire)
Calendriers culturaux, préparation des parcelles, méthode de plantation, gestion des engrais,
Techniques de
lutte contre les mauvaises herbes et les parasites, gestion de l’eau sur les parcelles, méthode
culture
de récolte
Existence ou non d’accès aux financements, méthode de vente (clients et période), état
Autres
d’utilisation de machines agricoles
Par ailleurs, comme la faible fertilité des sols et la carence en nutriments sont aussi considérés
comme des causes du faible rendement dans les pays d’Afrique subsaharienne, il est efficace aussi
de vérifier les caractéristiques des nutriments des parcelles cibles si nécessaire tout en se référant
à la carte des sols de chaque pays et aux informations mondiales sur les sols de la FAO28 et du
Centre international de référence et d'information pédologique (ISRIC)29.
3-13
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-14
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
Source : « Rapport final du projet » NGA-01 et les résultats de l’interview des personnes concernées par le projet
3-15
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
Par ailleurs, si la structure de vulgarisation de la région cible est très vulnérable, l’encadrement
direct des agriculteurs est efficace pour assurer la durabilité du projet, mais l’agent vulgarisateur
reste l’élément clé pour la mise en pratique des méthodes de vulgarisation précitées. Comme
indiqué dans la section 3-2 « Transfert de technologies aux homologues », le renforcement des
capacités de l’organisme homologue reste un défi majeur.
3-16
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
Le CEP est une approche d’apprentissage participatif développée par la FAO, qui a commencé
à être utilisée en Asie du Sud-Est dans les années 1980, et est aujourd’hui pratiquée dans plus
de 90 pays dans le monde. Comme enseigner simplement le package de techniquse ne permet
pas de résoudre les défis rencontrés par les agriculteurs, cette méthode insiste sur le
renforcement de la capacité de décision pour permettre aux agriculteurs de résoudre eux-mêmes
leurs problèmes.
Dans l’approche CEP, un groupe de 15 à 25 agriculteurs se réunit périodiquement, et apprend
les techniques agricoles par le biais d’activités agricoles réelles et d’observation des cultures sous
la conduite du facilitateur CEP. La clé du succès est considérée être la formation du formateur-
maître CEP et des facilitateurs CEP, un facilitateur CEP ne devant pas « enseigner » les techniques,
mais posséder les capacités de « faciliter » vis-à-vis des agriculteurs participants. L’approche CEP
est utilisée dans divers domaines de l’agriculture, foresterie et pêche, et a permis la formation de
plus de 4 millions d’agriculteurs dans le monde.
Source : « Farmer Field School Guidance Document , 2016»
Les parcelles de démonstration servant de base au FFS sont fixées en tenant compte des points
suivants.
3-17
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
(3) Préparatifs
Avant chaque session CEP, il faut prévoir la fourniture des matériels nécessaires, effectuer la
préparation de terrain nécessaire et la gestion de la culture (terminer préalablement le labour et la
mise en boue, vérifier les dommages de croissance, etc.) et inviter les participants. Dans le projet
RWA-02, les préparatifs nécessaires avant la tenue de chaque session et le moment de commencer
les préparatifs ont été précisés dans les lignes directrices pour la mise en œuvre de la formation à
la culture du riz, afin que les agents de vulgarisation puissent tenir les CEP au bon moment. (Tableau
3-8)
Formation théorique Mise en place de parcelles de Activités pratiques sur les parcelles de
démonstration démonstration
Photo 3-3 Scènes de sessions CEP (SLE-02)
3-18
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
toutes les sessions terminées, il est demandé aux participants d’évaluer le CEP et les résultats des
techniques de culture recommandées sont étudiés en comparant le rendement des parcelles de
démonstration avec celui des parcelles traditionnelles. A ce moment-là, il est vérifié si les techniques
de culture pratiquées en CEP ont eu un effet sur le rendement et la profitabilité, en tenant compte
aussi les frais devenus nécessaires pour les équipements et matériels agricoles.
Le suivi des indicateurs ci-dessous est aussi effectué pour mesurer les effets des activités de
vulgarisation du projet, et évaluer les effets des activités en comparaison avec les données au
moment de l’enquête de référence.
- Taux d’adoption des techniques de culture recommandées (état d’utilisation par élément
technique ou bien par package de techniques, etc.)
- Rendement, surface cultivée, production, bénéfices, quantités vendues, etc.
vulgarisateurs ont emprunté des smartphones à chaque saison de campagne afin de mener une
enquête de référence et un suivi avec une application conçue à cette fin, ce qui a permis la
collecte régulière des données.
Source : Résultats de l’interview des experts du projet SLE-02
3-19
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
En plus de la formation aux techniques de culture, le renforcement des capacités des producteurs
noyaux est nécessaire pour leur permettre de remplir leur rôle (Tableau 3-10).
Tableau 3-10 Exemples de lignes directrices pour l’encadrement des producteurs noyaux
Étape Points à vérifier
Critères de sélection des agriculteurs intermédiaires, établissement de la
1)Planification liste de ceux-ci, vérification du rôle et des droits des agriculteurs
intermédiaires, établissement du calendrier des activités.
Formation de démarrage pour les agriculteurs intermédiaires, formation
2)Formation
sur site des agriculteurs intermédiaires par 4) Démonstration aux parcelles
Critères de sélection des parcelles de démonstration, méthode de mise en
3)Mise en place de parcelles de place, préparation des parcelles de démonstration, promotion de la mise
démonstration en place de parcelles de démonstration auprès des agriculteurs ordinaires
par les agriculteurs intermédiaires.
Organisation de la démonstration (plants, repiquage, gestion des engrais,
4)Démonstration sur les parcelles
récolte, etc.).
5)Suivi et évaluation Vérification du rendement et des bénéfices.
Source : Tableau établi par l’équipe d’étude sur la base de « Guideline on how to disseminate WSRC through farmer to farmer
approach » (KEN-01).
(3) Activités de vulgarisation basées sur les parcelles des agriculteurs noyaux
La présentation des techniques de culture recommandées aux agriculteurs du voisinage est
largement effectuée via la promotion de la mise en place de parcelles de démonstration chez les
agriculteurs noyaux. A ce moment-là, il est essentiel que, suite à l’exécution de la formation précitée
et la distribution des lignes directrices, l’agriculteur noyau puisse sans faute mettre en place des
parcelles de démonstration. En cas de besoin, les intrants agricoles nécessaires peuvent leur être
distribués pour permettre l’utilisation des techniques de culture recommandées sur ces parcelles
3-20
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
de démonstration (la fourniture de matériels peut jouer parfois un rôle d’incitation à la mise en
place de parcelles de démonstration).
Dans un cas, un producteur noyau a encadré 5 agriculteurs intermédiaires, et ceux-ci à leur tour 2
agriculteurs ordinaires (TZA-02). Il est aussi efficace de donner aux agriculteurs noyaux des objectifs
numériques concrets.
Pour la formation de producteur à producteur via le producteur noyau, il faut noter que si les liens
sociaux sont faibles dans la zone concernée ou si le transfert de technologies au producteur noyau
est insuffisant, il se peut que les techniques ne se diffusent pas de producteur clé aux agriculteurs
ordinaires. L’étude effectuée dans le cadre du projet MDG-03 a mis au clair que parmi les 33
agriculteurs ayant obtenu les informations directement des formateurs formés dans le MDG-02,
seulement 3 agriculteurs (second group émetteur d’informations) ont transmis les informations de
leur propre initiative à plusieurs autres agriculteurs. Il est donc nécessaire d’augmenter le nombre
d’agriculteurs formés pouvant diffuser des informations pour la vulgarisation efficace des
techniques. De plus, il est possible que, sur les sites où la vulgarisation est difficile, les producteurs
formateurs ne comprennent pas suffisamment les techniques et leur propre rôle, et qu’en plus de
la « formation des producteurs noyaux » précitée, le soutien pour permettre aux formateurs
agricoles d’être actifs en continu soit nécessaire. N’y a-t-il pas un autre mot plus simple pour faciliter
la compréhension ?
Exemples de projets
(1) Engagement dans la vulgarisation de producteur à producteur en Tanzanie (TZA-07)
En Tanzanie où la JICA réalise des projets de coopération technique depuis de longues années, un
package de formation « formation à la riziculture irriguée » a été créé suite à des tâtonnements et
améliorations. Initialement, un package avec durée de formation longue et encadrement soigneux
a été adopté, puis le package de formation a été amélioré du point de vue de la durabilité financière
comme indiqué ci-dessous, en prenant garde de ne pas diminuer sa qualité.
3-21
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
1) Amélioration des capacités rizicoles des agriculteurs : Non seulement les vulgarisateurs,
mais le suivi par Musomesa aux environs constitue la clé.
2) Formation des agents vulgarisateurs agricoles : Cours FdF et fourniture d’occasions de
communication périodiques avec des organismes de
recherche.
3) Maintien d’une motivation ne dépendant pas
d’éléments extérieurs : Fournir des expériences
émouvantes et des occasions de création de liens de
confiance.
4) Amélioration du degré de connaissance de Musomera :
Campagne publicitaire sur les médias existants tels que
SNS et radio. Photo 3-5 Cérémonie de fin MFS
(UGA-03)
30 Y. Nakano, et al. (2015) « The Impact of Training on Technology Adoption and Productivity of Rice Farming in Tanzania: Is
Farmer-to-Farmer Extension Effective? »
3-22
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
Les agriculteurs enregistrés en tant que Musomesa motivés en sont venus à remplir le rôle des
producteurs noyaux et de ce fait le taux d’adoption des techniques via MFS sur des sites modèles
a atteint de 85 à 100%.
Souvent les agents vulgarisateurs etc. choisissent eux-mêmes leur groupe d’agriculteurs, mais
dans le projet RWA-01, le système ascendant où la coopérative fait une proposition au projet a été
adopté, et les coopératives cibles ont été sélectionnées en respectant leur initiative et leur volonté
de participer au projet. Dans les zones concernées, beaucoup de coopératives fondées dans le seul
but d’obtenir des subsides publics et de coopératives ne souhaitant pas participer à la formation,
ce qu’il a fallu volontairement éviter. Les coopératives agricoles recrutées selon la méthode de
proposition ont activement participé aux activités du projet et la méthode de la proposition s’est
avérée efficace pour les zones concernées.
3-23
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-24
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
Exemples de projets
(1) Soutien continuel aux organisations paysannes (Farmer-based organizations, FBO)
(SLE-02)
En Sierra Leone, auparavant, les projets d’appui sous la forme du CEP étaient mis en œuvre par le
Ministère de l’agriculture seulement pour une période d’un an. Il s’agissait juste de fournir des
intrants comme semences, engrais etc. et d’enseigner les techniques concernées, ce qui ne
permettait pas l’enracinement des techniques. C’est pour cette raison que le projet SLE-02 a été
conçu de sorte qu’un package de techniques rizicoles (TP-R) soit enseigné la 1ère année sur les
parcelles de démonstration sous forme de CEP, et la seconde année, les résultats de l’année
précédente étant exposés sur les sites, les parcelles du groupe soient élargies à 1 acre (0,4 ha)
maximum, pour pratiquer la riziculture avec application du TP-R. Le projet a pris en charge les
semences (13 kg) et les engrais (env. 110 kg d’engrais chimiques), pour que la 2e année, sous
l’encadrement technique du projet, la reproduction de semences soit faite sur 100 m2, et la 3e année,
la FBO devienne indépendante et obtienne elle-même les semences et engrais pour continuer à
appliquer le TP-R. Selon une estimation faite, si le rendement cible du TP-R de 3 t/ha est atteint sur
une acre la 2e année, et si environ la moitié du riz récolté est vendue, l’achat de la quantité d’engrais
nécessaire est possible. En fait, grâce à cette démarche, plusieurs FBO sont devenues autonomes
et poursuivent la production de riz en appliquant le TP-R.
(2) Gestion des parcelles communes par l’organisation des agriculteurs et obtention du
fonds de roulement (MOZ-04)
Parmi les organisations d’agriculteurs de la région cible du MOZ-04, il y avait des organisations
qui assuraient en commun le labour, l’achat des matériels, la culture, la vente, etc. en utilisant des
parcelles communes possédées. Dans la méthode de vulgarisation utilisée pour ces organisations
d’agriculteurs, les parcelles communes et les parcelles de démonstration ont servi de base de
vulgarisation des techniques au sein de l’organisation, en visant l’acquisition des techniques par le
biais de la pratique de gestion de ces parcelles. Les agriculteurs participant aux activités sur les
parcelles communes ont introduit plusieurs techniques recommandées par le projet, et la
vulgarisation de ces techniques continue toujours. De plus, comme tout le riz récolté sur les
parcelles communes appartient à l’organisation d’agriculteurs et sert de base pour le fonds de
roulement, cela permet aussi la gestion durable de l’organisation.
3-25
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-26
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
3-27
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
3-28
3-3 Vulgarisation aux agriculteurs
d’affectation les techniques qu’ils ont apprises. La mise en œuvre du suivi par les volontaires au
niveau des parcelles permet d’enraciner les techniques de façon efficace.
3-29
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
En Afrique subsaharienne, le nombre des agents vulgarisateurs et les fonds pour leurs activités
sont limités, et par conséquent, assez souvent les activités de vulgarisation stagnent après la fin du
projet. Des mesures concrètes doivent être prises pour assurer leur durabilité et permettre la
continuité. De plus, lors de l’extension de la zone objet de la vulgarisation, il est important de
revérifier, si besoin est, si les techniques diffusées sont adaptées à la zone, parce que
l’environnement de culture peut être différent d’une zone à l’autre.
Exemples de projets
(1) Répercussion sur le plan du district (GHA-05)
Dans le projet GHA-05 où l’un des résultats attendus consistait à « améliorer les capacités de
planification et de budgétisation de la vulgarisation rizicole», les résultats des activités de
vulgarisation réalisées conformément aux « Grandes lignes de la vulgarisation de la riziculture »
établies au cours de la phase 1 du projet ont été expliqués au directeur de la Direction de
l’agriculture du district, et une formation à la planification et la budgétisation a aussi été réalisée
pour les agents administratifs. Suite à cela, la Direction de l’agriculture du district a établi un plan
de vulgarisation rizicole du district, et les activités de vulgarisation rizicole ont donc été incorporées
dans le Plan de développement à moyen terme du district. Les autorités du district, par le biais du
processus annuel de planification/budgétisation après la préparation du plan de vulgarisation
rizicole, ont obtenu des moyens financiers du gouvernement, de bailleurs de fonds et des dons
d’investisseurs privés, et mis en place quelque 150 parcelles en dehors de celles soutenues
directement par le projet.
3-30
3-4 Création d’un système de vulgarisation durable qui peut se répandre d’une région à l’autre
Exemples de projets
(1) Approbation et utilisation des lignes directrices de la vulgarisation (SLE-02)
Le package des techniques et les lignes directrices de la vulgarisation développés en collaboration
avec les homologues de projets doivent être approuvés en tant que documents officiels, et
l’organisme en charge de la vulgarisation doit les utiliser pour l’extension des surfaces rizicoles. Les
lignes directrices établies dans des projets de la JICA ont été approuvées officiellement en Sierra
Leone, au Ghana, au Sénégal et en Tanzanie.
3-31
Chapitre 3 Transfert de Technologie et Vulgarisation
et de suivre les activités de vulgarisation d’une manière uniforme. Les fiches de vulgarisation/suivi
utilisées sur le terrain sont pour le moment sous forme de papier, mais l’introduction d’une version
numérique (TIC) est aussi envisagée.
de la révision des outils de S&E et de la formation. Les outils ont été rendus plus facile à utiliser
selon les capacités des agents qui utilisent Excel ou d’autres logiciels, et une formation a été menée
sous forme d'exercices pratiques.
Exemples de projets
(1) Exemple d’amélioration des techniques en vue de développement étendu des
techniques (SLE-02)
Le TP-R est un package de techniques pour les marécages des vallées intérieures (IVS) créé en tant
que résultat du développement des techniques acquis au cours de 7 ans au total dans le cadre d’un
projet de soutien au renforcement de l’agriculture dans le district de Kambia (2006-2009) et le
projet SLE-02. Les techniques ayant été développées sur la base d’une quantité énorme de
connaissances et données de base, le package n’a pas nécessité de révision importante pour la
vulgarisation des techniques par la suite. Cependant, lorsque des tests ont été effectués sur le
terrain d'une organisation d'agriculteurs en modifiant la quantité de semis par unité de surface de
la pépinière, le rendement n'a pas changé même si la quantité de semis a été augmentée de deux
fois celle du TP-R dans la pépinière avec l'engrais. Il a donc été décidé d'augmenter la densité de
semis et de réduire de moitié la surface de la pépinière à partir de la campagne suivante. Les variétés
idéales varient aussi selon les conditions climatiques des régions, par exemple l’influence des pluies
3-32
3-4 Création d’un système de vulgarisation durable qui peut se répandre d’une région à l’autre
torrentielles pendant la saison des pluies. Ainsi, même après la mise au point d'un package de
techniques, il est important de vérifier à nouveau l'efficacité de la technique par des tests sur le
terrain, le cas échéant, et de continuer à étudier les variétés et le moment de mise en culture
optimaux, en particulier dans les rizières pluviales avec des environnements de culture variés, afin
d'améliorer la productivité.
3-33
4-1 Réalisation de l’objectif de la Phase 2 de la CARD
4-1
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
Dans la phase 2 de la CARD, la JICA continuera à fournir ses coopérations techniques pour
contribuer à l'initiative. Le présent manuel, qui a été préparé afin de promouvoir efficacement ces
coopérations techniques, explique les éléments techniques utiles en Afrique sub-saharienne étape
par étape de la chaîne de valeur du riz, accompagnés d'exemples.
Fig. 4-2 Relations entre les éléments nécessaires à un nouveau doublement de la production
Comme indiqué plus haut, le doublement de la production est possible en atteignant dans
l’ensemble une augmentation de la surface cultivée et une augmentation du rendement par unité
de surface, et le présent manuel classe et explique les points ci-dessous dans ses chapitres 2 et 3
4-2
4-1 Réalisation de l’objectif de la Phase 2 de la CARD
ii. Fourniture des semences de qualité supérieure qui constitueront la base de la production.
viii. Vision d’ensemble de chaîne de valeur du riz et exploitation rizicole qui renforce les liens
entre les différents composants.
Les huit éléments ci-dessus sont également des éléments indispensables pour renforcer la chaîne
de valeur de la filière riz, et le renforcement de la motivation des agriculteurs à produire du riz qui
en découle constituera la base du développement de la filière. Dans ce manuel sont compilés d’une
manière facile à comprendre un abrégé des techniques concernant les différents éléments, le
processus de mise en œuvre, les problèmes concrets, les contre-mesures prises dans les différents
projets, les points essentiels des techniques, les mécanismes techniques clés, ainsi que des
exemples de soutien du projet. Sur la base de ces informations, l’analyse des exemples dans chaque
pays, la sélection des techniques utilisables dans le pays et leur application sont attendues.
De plus, pour assurer la vulgarisation des techniques et leur enracinement, l’amélioration des
connaissances et capacités de tous les acteurs que sont, en plus des techniciens locaux et des
agents vulgarisateurs, les producteurs, transformateurs, distributeurs, vendeurs, fournisseurs
d’intrants, institutions financières, fournisseurs de services, etc. est requise, mais ce ne sera pas
suffisant pour concrétiser les objectifs de la Phase 2 de la CARD. Pour soutenir les différents acteurs,
et faire progresser la vulgarisation et l’enracinement des techniques, il est important que les
agences gouvernementales et autres acteurs concernés prennent l’initiative des actions multiples
suivantes qui contribuent au renforcement de la chaîne de valeur du riz.
Dans ce Chapitre 4, des recommandations seront fournies concernant les politiques et mesures
ci-dessus qui doivent être mises en œuvre. Elles sont destinées principalement aux décideurs
politiques et aux planificateurs de projets dans chaque pays, en espérant que chaque pays/région
concerné identifiera leurs priorités en fonction de leur besoins et urgence et établira une feuille de
route pour leur réalisation, et les mettra en œuvre de manière constante.
4-3
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
Afin de s'assurer une part de riz local compétitive par rapport au riz importé sur le marché de
chaque pays, il est nécessaire non seulement d'augmenter le volume de production mais aussi
de livrer du riz local de qualité répondant aux besoins des consommateurs et des marchés, en
quantité suffisante et à un prix raisonnable tout au long de l'année. Pour y parvenir, il est
nécessaire non seulement d'améliorer les techniques et les capacités des acteurs individuels, mais
aussi d'adopter une approche globale qui englobe l'ensemble de la chaîne de valeur de la filière
riz. A l'heure actuelle, seuls certains projets, parmi lesquels le CIV-01, s’engage dans ce sens, mais
il est souhaitable que tous les projets mènent des activités en tenant compte de la chaîne de
valeur.
Pour la mise en œuvre efficace des projets de développement de la riziculture, il est nécessaire
de garder à l'esprit tout au long de la période de mise en œuvre du projet sa position dans les
SNDR, et de partager les informations avec le point focal des SNDR, les membres du groupe de
travail et les autres partenaires de développement travaillant dans le pays concerné. En outre, il
est important pour le côté projet de faire des efforts pour diffuser les informations sur les résultats
obtenus, par exemple en les présentant à l’occasion de la semaine de travail SNDR organisée
dans le pays concerné, et d’entreprendre une série d’actions incluant la participation active à la
révision de la SNDR et l’élaboration des propositions d’un plan d’action.
En Tanzanie, le système légal national d’irrigation établi en 2015 mentionne clairement que les
grandes lignes compréhensives (CGL) définies dans les projets de la JICA doivent être suivies lors
des projets de développement de l’irrigation, et de ce fait les CGL sont largement connues en
tant que lignes directrices à l’échelle nationale. La reconnaissance des lignes directrices et
manuels établis dans les projets en tant que documents officiels, permet ainsi d’utiliser les
résultats des projets en continu et de manière élargie.
4-4
4-3 Politique et stratégie en vue du développement de la riziculture
Les activités et résultats des projets stagnent après leur achèvement, ou sont souvent repris
dans d’autres projets, mais ils devraient être repris et internalisés par l’organisme homologue du
projet pour assurer la durabilité de la politique. Pour résoudre les problématiques telles que le
manque de ressources humaines et les capacités de gestion insuffisantes, il faut impliquer le
personnel permanent de l’organisme homologue au cœur des activités dans la seconde moitié
de la période du projet, et faire des efforts pour assurer non seulement le transfert des techniques,
mais aussi celui de savoir-faire de gestionnaire.
En tant que stratégie de sortie des projets de coopération technique, il est possible d’établir
officiellement un plan directeur prévoyant la fin du projet après environ 10 ans ou un plan
d’action à court, moyen et long terme en remontant depuis le moment de la fin, avec l’organisme
homologue qui fait l'objet d'une internalisation des activités du projet, et de promouvoir des
activités de suivi concrètes sur cette base. Mais encore plus important, il est efficace d’utiliser une
tierce partie pour le suivi et l’évaluation pour que le plan ne soit pas sclérosé.
Comme les lignes directrices et manuels établis dans le projet risquent d’être dépassées avec
les changements de l’environnement social et naturel, leurs vérification et révision sont
nécessaires tous les 10 ans environ. Pour ces activités, l’organisme homologue ayant internalisé
les activités du projet en sera responsable, et il sera important que non seulement il distribue et
informe les autorités régionales et organismes concernés et les bénéficiaires des produits, mais
qu’il diffuse le contenu révisé et assure un encadrement technique pratique.
4-5
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
En Côte d’Ivoire, chose rare dans le monde, un ministère spécialisé dans le développement de
la riziculture a été créé en septembre 2019. En ce qui concerne le développement de la riziculture,
un grand nombre de personnes connexes sont liées aux semences, culture, transformation post-
récolte, irrigation, mécanisation, matériaux, distribution, financement, etc. La filière riz aussi est
formée, et les directions administratives concernées aussi, à la fois centrales et régionales,
travaillent dans divers domaines. Pour cette raison, un organisme responsable doit être mis en
place dans chaque pays, ce qui permettra d’unifier les informations sur les projets propres audit
pays et ceux des partenaires de développement, et de les partager avec les personnes concernées,
et une coordination pratique est requise pour s'assurer qu'il n'y a pas de manque ou de domaines
conflictuels dans les mesures à prendre pour résoudre les problématiques.
La réalisation de formations etc. en utilisant les lignes directrices et les manuels du projet a fait
apparaître des résultats tels que l’augmentation de la productivité, le rehaussement de la qualité,
la réduction des pertes post-récolte, mais plusieurs années après la fin du projet, les effets des
projets ont baissé dans certains cas. De ce fait, les résultats doivent autant que possible être
évalués quantitativement, et un suivi s’appuyant sur des valeurs mesurées doit être réalisé après
la fin du projet ; dans ce cadre, il est important que les organismes gouvernementaux centraux
et régionaux et les organismes privés connexes collaborent pour assurer un suivi efficace, avec
l’organisme homologue cible de l’internalisation des activités du projet jouant le rôle de pivot.
Les homologues du projet, qui ont réalisé des activités de transfert des techniques avec les
experts de la JICA pendant 3 à 5 ans, ont pu faire l’expérience de la gestion du projet de l’intérieur.
Cette expérience pratique constitue une capacité et un bien très profitables et précieux pour
l’organisme homologue, qui fera l’objet de l’internalisation des activités du projet. Toutefois,
après la fin du projet, des homologues sont redéployés dans des directions régionales sans
relation avec le développement de la riziculture, et dans certains cas quittent l’organisme. Pour
utiliser ces ressources précieuses pour le développement de la riziculture dans le pays concerné,
l’organisme homologue doit considérer la période de délégation au projet en tant que période
4-6
4-4 Systèmes soutenant le développement de la riziculture
Au Nigeria, en collaboration avec la GIZ et la FIDA, le bureau JICA s’est engagé dans la diffusion
d’un faux fond en fonte-aluminium contribuant à l’amélioration de la qualité du riz étuvé
(parboiled) développé dans le cadre du projet JICA. La fourniture active d’informations
conjointement par l’équipe du projet et le bureau JICA non seulement sur les résultats, mais aussi
sur l’enregistrement des activités jusque-là à divers bailleurs de fonds est aussi importante. De
ce fait, les résultats du projet n’ont pas simplement été utilisés tels quels, mais appliqués de
manière élargie à divers problèmes où leur application était possible, ce qui a permis d’atteindre
des résultats au-delà de ceux prévus.
Les agriculteurs participent souvent à plusieurs organisations à fonctions diverses telles que
l’association des utilisateurs de l’eau qui gère les ouvrages d’irrigation et l’association des
producteurs, telle que la coopérative agricole pour la fourniture des équipements et matériels,
les techniques d’exploitation et la vente. L’obtention des matériels pour la culture, l’assurance de
l’eau d’irrigation et le passage à nouveau à la pratique des techniques d’exploitation sont ainsi
possibles. De ce fait, assurer l’encadrement technique des agriculteurs via les agents
vulgarisateurs, en tenant compte de la collaboration entre les organisations connexes telles que
l’association des utilisateurs de l’eau et l’association des producteurs, permet d’obtenir un
meilleur résultat.
Dans beaucoup de cas, l’association des utilisateurs de l’eau, l’association des producteurs,
l’association des transformateurs de riz, etc. sont indépendantes, et les relations mutuelles et le
partage d’informations avec des associations similaires d’autres zones sont insuffisantes. Le
soutien administratif de haut en bas du gouvernement central et des autorités régionales, etc.
ont lieu, mais la gestion des organisations et les activités pratiques sont souvent apprises par le
biais du partage d’informations dans le sens horizontal de groupes avancés possédant
4-7
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
L’utilisation de machines agricoles pour les travaux agricoles contribue à améliorer l’efficacité
du travail et à augmenter le rendement, mais l’absence de fonds pour l’achat et de capacités de
maintenance font que l’achat et la possession sont difficiles en général pour les agriculteurs et
les associations de producteurs de petite taille. Aussi, pour que les agriculteurs puissent réaliser
en temps voulu le labour et nivelage, et la récolte des rizières, etc., il est important de former des
fournisseurs de services à qui confier les activités de labour et de récolte avec des machines.
Toutefois, comme les responsables de ce domaine sont souvent immatures dans beaucoup de
pays, le soutien organisationnel et financier du gouvernement, des organismes financiers, des
fabricants d’équipements agricoles, etc. et le soutien pour l’exploitation, par exemple
encadrement technique et approvisionnement en pièces de rechange etc., sont indispensables.
En Ouganda, des formations à l’intention des volontaires JOVC et leurs homologues locaux en
matière de techniques rizicoles sont tenues, et en Zambie, des formations destinées aux membres
du Peace Corps américain en plus des volontaires JOVC ont lieu. Chacune de ces formations, a
permis de soutenir les techniques rizicoles des agriculteurs dans leurs régions d’affectation
respectives. Ces volontaires sont en contact quotidien avec les agriculteurs dans les
communautés villageoises, et peuvent assurer le suivi technique en continu, ce qui leur permet
de compléter les activités du gouvernement et du projet ; cela est considéré comme une méthode
efficace pour promouvoir l’application des techniques agricoles en relation avec le projet
également dans d’autres pays.
En Sierra Leone, des agents d’ONG internationales assurant le soutien pour des activités diverses,
telles que la riziculture, la certification des semences et reproduction, le développement des bas-
fonds, l’élevage de volailles, etc., ont été invités à la formation et par la suite ils ont introduit des
formations techniques similaires dans leurs projets. Au Sénégal, l’accent a été mis sur la
coopération avec les ONG, notamment les ONG locales recevant une formation conformément
à l'indicateur de réalisation du projet. Dans les cas où les ressources humaines impliquées dans
la promotion du projet sont insuffisantes, par exemple lorsqu'il y a une pénurie de vulgarisateurs
agricoles, il peut être bénéfique pour les deux parties d'approfondir la coopération avec ces ONG
internationales et locales et de mener des activités de collaboration.
4-8
4-5 Système de mise en pratique des techniques
Selon les besoins du marché, les producteurs définissent les variétés et les quantités nécessaires,
et fixent la quantité à acheter et le prix après négociation avec des distributeurs de semences. Pour
la distribution des semences certifiées, un tel ajustement de l’offre et de la demande qui assure des
activités commerciales stables, est essentiel à la fois pour les producteurs et les distributeurs de
semences ; et le soutien nécessaire pour la fourniture des informations et la promotion des activités
sont aussi requis par le gouvernement afin d’assurer une communication fluide.
Au Cameroun, des activités sont en cours visant à former des agriculteurs compétents capables
de soutenir le secteur de la production semencière, afin d'assurer un approvisionnement durable
en semences. Le gouvernement est également invité à améliorer le transport des semences et à
augmenter la production, ainsi qu'à accroître la capacité de production de semences des
producteurs noyaux. À l'heure où un système d'approvisionnement en semences à l'échelle
nationale n'est pas encore en place, de telles mesures pratiques doivent être envisagées.
Le manque d’inspecteurs semenciers, aussi bien en nombre qu’en qualité, pour soutenir le
système d’approvisionnement en semences est une réalité dans tous les pays membres de la CARD.
Pour cette raison, des efforts sont faits auprès des différents gouvernements pour augmenter leur
nombre, et selon les résultats de l’analyse des conditions de distribution des semences, le
renforcement des capacités des inspecteurs des semences peut être requis dans le cadre du projet.
Il est aussi important de prévoir les instruments d’inspection nécessaires à leurs activités ainsi que
les frais requis pour leurs activités.
Dans beaucoup des pays membres de la CARD, la disponibilité et la mise à jour des informations
statistiques concernant la situation réelle pour le rendement, la productivité, les quantités
distribuées, les quantités vendues, les quantités consommées et les différentes parties prenantes
sont insuffisantes, et le manque de données pour établir la politique sur la base de l’analyse précise
de la situation et le suivi des effets réels posent problème. Les informations statistiques correctes
4-9
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
Ces dernières années, les risques de sécheresse et d’inondation augmentent avec les
changements climatiques. Dans ce cadre, la diffusion d’une assurance agricole de type index
climatique est en cours dans le projet JICA en Éthiopie 31 AfricaRice aussi propose une
plateforme 32 incluant une assurance agricole et s’efforce de soutenir durablement les activités
commerciales des riziculteurs, et selon la situation locale, l’étude de son introduction dans l’avenir
en tant que mesure de résilience est jugée significative.
Chaque pays est dans une situation financière difficile, mais pendant la période d’exécution du
projet, il s’efforce d’assurer le budget de contrepartie sur la base du R/D (procès-verbal). Mais
sous l’influence de la situation financière sévère liée au Covid-19, il y a des cas où un budget
suffisant ne peut pas être alloué. Pour cette raison, il faut manifester auprès de l’autorité
financière autant que possible les effets concrets et quantitatifs du projet, tels que l’augmentation
de la production, l’augmentation du revenu des agriculteurs, l’effet de vague vers d’autres
personnes concernées, l’augmentation du revenu fiscal, l’économe des devises consacrées pour
l’achat de riz d’importation, la réduction du coût à la charge de l’État, etc. en plus de la promesse
internationale basée sur le R/D, et dans quelle mesure les effets des activités du projet
contribuent à la politique nationale et à l’économie régionale, pour faire comprendre que
l’obtention du budget, y compris après la fin du projet, est nécessaire.
31 « Rural Resilience Enhancement Project » et « Index-based Crop Insurance Promotion Project for Rural Resilience
Enhancement »
32 [Link]
chain-in-africa/
4-10
4-6 Budget et subventions pour la réalisation de la politique
Dans certains pays, bien que des mesures de réduction des taxes soient fixées légalement lors
de l‘importation de machines agricoles, la réalité est qu’elles ne sont pas souvent appliquées à
cause de la complexité des formalités. La mécanisation est jugée nécessaire aux étapes de la
culture, de la récolte, du battage, du décorticage et du polissage du riz pour la promotion de la
riziculture. Et comme soutien pour l’achat de machines agricoles, des mesures de soutien
globales, incluant le soutien des agriculteurs tels que le prêt du fonds d’achat, doivent être
étudiés, de même que les mesures de réduction des taxes d’importation précitées et les mesures
de soutien officiel, telles que la subvention, le fonds d’achat ou le financement.
Pour distribuer l’eau d’irrigation équitablement et efficacement sur des périmètres bénéficiaires,
la condition préalable est d’assurer une bonne maintenance des ouvrages d’irrigation conçus et
construits aux conditions locales. Pour cela, selon la fonction et la taille de chaque ouvrage allant
de la source d’eau aux parcelles, un gestionnaire compétent doit être en charge de la gestion.
Dans certains cas, les ouvrages de base sont entretenus par un organisme gouvernemental et les
ouvrages terminaux par l’association des utilisateurs de l’eau composée d’agriculteurs, mais il est
important que la prise en charge des frais soit faite selon la méthode approuvée par les personnes
concernées, et que la maintenance et la gestion de l’eau soient assurées durablement et de
manière assainie conformément aux lois et ordonnances connexes de chaque pays.
Les intrants, tels que les bonnes semences, les engrais et les insecticides agricoles, doivent être
prévus pour l’application des techniques d’exploitation agricole. Mais beaucoup d’agriculteurs
ne disposent pas de l’argent nécessaire, et peuvent difficilement acheter les intrants en quantité
nécessaire en temps voulu. En Côte d’Ivoire, la corrélation entre le taux d’application des
techniques de culture et l’acquisition d’intrants agricoles a été clairement indiquée. De l’argent
4-11
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
liquide est aussi nécessaire pour obtenir le service de mécanisation pour le labour, la récolte, etc.
Pour cette raison, les organismes d’exécution assurant le développement de la riziculture sont
tenus de coopérer avec les institutions financières privées afin de développer des instruments
financiers pour les agriculteurs ainsi que, pour les transformateurs et les distributeurs de riz, et
de soutenir la bonne mise en œuvre des activités économiques à chaque étape de la filière riz.
En Ouganda, le nombre des agents vulgarisateurs a été réduit et limité, mais compte tenu de leur
importance, les départements ont commencé à en recruter. Il a été demandé aux fonctionnaires
nouvellement engagés, qui ont acquis rapidement les capacités pratiques et de base via la
formation FdF et le recyclage, de promouvoir l’utilisation du package des techniques développé
dans le projet. Dans d’autres pays également, même en cas de budget limité, le recrutement des
fonctionnaires requis doit être assuré, ainsi que l’introduction d’une méthode de vulgarisation
efficace compensant l’insuffisance d’agents vulgarisateurs, telle que l’emploi de TIC.
4-12
4-7 Vulgarisation et recherche en vue d’un développement à grande échelle
En Ouganda, l’amélioration des capacités de recherche est un défi à relever d’urgence pour assurer
la durabilité du projet, l’assurance de chercheurs et d’assistants de recherche est réclamée, mais
simultanément des coordinateurs sont aussi nécessaires pour aménager l’environnement de
recherche. À titre d’essai d’amélioration de la qualité des chercheurs, au Kenya, l’aménagement
d’une installation et d’équipements de recherche et la formation des ressources humaines de
recherche ont été entrepris via des formations internationales communes, et ladite installation
deviendra sans doute une base pour la formation des chercheurs dans la région. Un budget est
aussi nécessaire pour faire progresser la recherche, et en Ouganda, un engagement en vue de la
collaboration entre la recherche rizicole et un projet de service de soutien des techniques et
activités commerciales agricoles est en cours, en tant que projet national visant le développement
des techniques agricoles et l’amélioration de la vulgarisation. Ainsi, l’aménagement de
l’environnement de recherche, à la fois sur le plan organisationnel, des ressources humaines et du
budget, doit être poursuivi en mettant au clair l’objectif de recherche rizicole.
En Éthiopie, la recherche agricole avec participation des agriculteurs utilisant FRG visant le
développement et l’amélioration des techniques, a été adoptée en tant que méthodologie
appropriée pour élaborer des solutions aux problèmes auxquels font face les agriculteurs
actuellement, et a donné des résultats positifs. Au Mozambique, des activités en vue du
renforcement des relations entre agriculteurs et organismes de recherche et de vulgarisation sont
poursuivies afin de bien saisir les problèmes et les besoins des agriculteurs. De plus, en Zambie, la
collaboration entre les organismes de recherche et de vulgarisation a été renforcée, et le centre de
recherche national ne sert pas uniquement pour la recherche rizicole, mais aussi comme centre de
formation agricole. Le lien entre la promotion de la recherche et la vulgarisation basée sur les
besoins des agriculteurs est une question commune à chaque pays, et l'organisme de coordination
du développement de la riziculture dans chaque pays devrait prendre la responsabilité de
promouvoir ce lien.
Pour les activités de vulgarisation, des agriculteurs, tels que les producteurs noyaux et les
agriculteurs intermédiaires (adeptes) qui seront le centre des activités, sont souvent sélectionnés
pour assurer le transfert de technologies sur place avec les homologues. Pour cette sélection,
4-13
Chapitre 4 Recommandations sur les politiques à suivre
comme le producteur noyau etc. ne devient pas automatiquement le leader de la zone, il est
important de trouver des ressources humaines ayant la volonté et la capacité de vulgariser les
connaissances et techniques acquises au cours de la formation, et des ressources humaines ayant
une influence réelle sur la communauté locale.
4) Motivation (BFA-02)
Pour la réussite des activités de vulgarisation, il est important de motiver et d'inciter les
agriculteurs cibles à participer à la formation. À ce moment-là, aborder l’augmentation du
rendement et l’amélioration des conditions de vie, qui sont des effets clairement visibles, renforcera
leur désir de participer au projet et d’en absorber les effets. En plus de la formation au centre de
formation, il est important que les participants fassent l'expérience des effets qui peuvent être
exprimés en chiffres par la confirmation sur les parcelles de démonstration-formation par
vérification locales, la pratique dans leurs propres parcelles et le suivi par le biais de projets, et un
suivi efficace.
4-14
Annexe-1
Annexe-2
Annexe-3
Rapports et autres documents Données et informations recueillies au cours des
Annexe 2 Liste des livrables existants enquêtes par questionnaire et par interview
Références
Langue*
Supplé Chapitre 2 Techniques de Riziculture
Chapter 3.
ment dans 2-6 Gestion de Transfert
No de le cadre 2-1 2-4 l’ 2-8 Mé de
Pays Nom de projet Nom de dossier Désignation du produit livrable Mots-clés Catégorie 2-5
projet J A F P Langue de la pré Généralit 2-2 2-3 Transform
Productio exploitation 2-7 canisatio Technologie
P G R R locale sente é és de la Riz de Riz de ation
n de
rizicole et dé Irrigatio n de la et
rizicultu bas-fond plateau post-ré veloppement de n rizicultu Vulgarisati
tude semences la chaîne de
re colte valeur
re on
d’Ivoire
(English) Project for Enhancing Development and Dissemination of Vulgarisation de la riziculture, Résultats de
ETH-01 Éthiopie 01 Manuel FRG Research Inventory (2013) final draft 〇 〇
Agricultural Innovation through Farmer Research Group (FRG II) Culture l'inventaire
(English) Project for Enhancing Development and Dissemination of 02 Rapport d'é Vulgarisation de la riziculture,
ETH-01 Éthiopie Rapport sur la révision à mi-parcours Rapport 〇 〇
Agricultural Innovation through Farmer Research Group (FRG II) valuation Culture
(English) Project for Enhancing Development and Dissemination of 02 Rapport d'é Vulgarisation de la riziculture,
ETH-01 Éthiopie Rapport d'évaluation finale Rapport 〇 〇
Agricultural Innovation through Farmer Research Group (FRG II) valuation Culture
03
(English) Project for Enhancing Development and Dissemination of Rappord'avancemen Rapport d'achèvement du projet Promotion de l’approche de recherche Vulgarisation de la riziculture,
ETH-01 Éthiopie Rapport 〇 〇 〇
Agricultural Innovation through Farmer Research Group (FRG II) t/achèvement du participative en agriculture Culture
projet
Résumé de la présentation donnée à l’occasion d’une conférence acadé
mique de « Japanese Society for Tropical Agriculture ».
Evaluation de l’impact des techniques de l’exploitation agricole dé Résumé de la pré
(English) Project for Enhancing Development and Dissemination of Vulgarisation de la riziculture,
ETH-01 Éthiopie 04 Autres veloppées par le biais de recherches participatives – Exemple d’un projet sentation à la confé 〇 〇
Agricultural Innovation through Farmer Research Group (FRG II) Culture
de coopération technique entre la JICA et l’Institut éthiopien de rence académique
recherche agricole « Project for Enhancing Development and Dissemination
of Agricultural Innovations through Farmer Research Groups (FRGs II) » –
(English) Project for Functional Enhancement of the National RICE-Book-PGD
ETH-02 Éthiopie 01 Manuel Général Lignes directrices 〇 〇
Rice Research and Training Center Advances in Rice Research and Development in Ethiopia
Vulgarisation de la riziculture,
(English) Project for Functional Enhancement of the National 02 Rapport d'é
ETH-02 Éthiopie Tableau d'évaluation préliminaire du projet Culture , Renforcement des capacité Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center valuation
s
03
①Rapport de mission de l’expert 01.03.2016-06.04.2016
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie Rapport d’achèvement de la mission de l’expert (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 01 mars 2016 au 06 avril 2016
projet
03
②Rapport de mission de l’expert 25.05.2016-06.07.2016
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 25 mai 2016 au 06 juillet 2016
projet
03
③Rapport de mission de l’expert 0.08.2016-14.09.2016
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 10 août 2016 au 14 septembre 2016
projet
03
④Rapport de mission de l’expert 20.02.2017 – 04.04.2017
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 20 février 2017 au 04 avril 2017
projet
03
⑤Rapport de mission de l’expert 05.23.2017 –06.21.2017
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 23 mai 2017 au 21 juin 2017
projet
03
⑥Rapport de mission de l’expert 01.08.2017 –09.27.2017
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 01 août 2017 au 27 septembre 2017
projet
03
⑦Rapport de mission de l’expert 19.10.2017 –25.12.2017
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi :Du 19 octobre 2017 au 25 décembre 2017
projet
03
⑧Rapport de mission de l’expert 02.20.2018 –05.04.2018
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi : Du 20 février 2018 au 05 avril 2018
projet
03
⑨Rapport de mission de l’expert 05.20.2018 –07.03.2018
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
ETH-02 Éthiopie (Shiratori) Vulgarisation Rapport 〇 〇
Rice Research and Training Center t/achèvement du
Période d’envoi : Du 05 mai 2018 au 03 juillet 2018
projet
03
⑩Rapport de mission de l’expert 05.19.2019 –21.06.2019
(English) Project for Functional Enhancement of the National Rappord'avancemen
Annexe-9
pour la formation
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Guide for Certified Rice Seed production under Irrigation Production de semences Lignes directrices 〇 〇 〇
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
MASAPS Issues on Rice Seed Production in Ghana
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Production de semences Document d'atelier 〇 〇
Short-Term Expert of JICA Ryoichi Ikeda
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Seed Production of Rice in Ghana
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Production de semences Document d'atelier 〇 〇
Short-Term Expert of JICA Ryoichi Ikeda
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by MASAPS Technical Workshop Seed production of rice
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel in Ghana (2) Production de semences Document d'atelier 〇 〇
Scheme in Ghana (MASAPS) Short-Term Expert of JICA Ryoichi Ikeda
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Renforcement organisationnel,
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Capacity Development Plan Plan (en papier) 〇
Approche de la formation
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Project Brochure Relations publiques Prospectus 〇
Scheme in Ghana (MASAPS)
Formulaire de
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
registre de
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Participatory self assessment Marketing 〇 〇
l'exploitation
Scheme in Ghana (MASAPS)
agricole
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Gestion de l'exploitation agricole, Support pédagogique
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rice farm management handbook 〇 〇
Marketing pour la formation
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel KPONG IRRIGATION SCHEMEBASELINE SURVEY REPORT Irrigation Rapport 〇 〇
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Effects of different plant population on three rice varieties in minor Preuve expérimentale, Distance de
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
season 2017 repiquage
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Effects of different plant population on three rice varieties in major Preuve expérimentale, Distance de
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
season 2018 repiquage
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Effects of different plant population on three rice varieties in minor Preuve expérimentale, Distance de
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
season 2018 repiquage
Scheme in Ghana (MASAPS)
Effect of different fertilizer rate on Jasmine 85 rice in minor season
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
2017 Preuve expérimentale, Distance de
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
Report on trial on the effects of different fertilizer rates on Jasmine85 repiquage
Scheme in Ghana (MASAPS)
rice
Effectinofminor seasonfertilizer
different 2017 rate on Jasmine 85 rice in major season
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
2018 Preuve expérimentale, Thèmes
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
Report on trial on the effect of different nitrogen fertilizer rate on relatifs aux engrais
Scheme in Ghana (MASAPS)
GBEWAA of
Effect (Jasmine85)
differentrice in majorrate
fertilizer season 2018
on Jasmine 85 rice in minor season
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
2018 Preuve expérimentale, Thèmes
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
Report on trial on the effect of different nitrogen rate on GBEWAA relatifs aux engrais
Scheme in Ghana (MASAPS)
(Jasmine85) rice in minor season 2018
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Effect of nitrogen fertilizer application timing on Jasmine 85 rice in Preuve expérimentale, Thèmes
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel Rapport 〇 〇
minor season 2018 relatifs aux engrais
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Preuve expérimentale, Thèmes
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel WUA Specific Soil map KIS Carte géologique 〇 〇
relatifs aux engrais
Scheme in Ghana (MASAPS)
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Soil specific fertilizer recommendation KIS Preuve expérimentale, Thèmes Matériel didactique
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation 01 Manuel 〇 〇
NITROGEN, PHOSPHORUS AND POTASSIUM FERTILIZER RECOMMENDATIONS relatifs aux engrais pour la formation
Scheme in Ghana (MASAPS)
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Rappord'avancemen Guideline on the process of Water Users Associations
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation Association hydrolique Lignes directrices 〇 〇
t/achèvement du establishment with facilitation by Supervising Authority(GIDA)
Scheme in Ghana (MASAPS)
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Rappord'avancemen Guideline the process of Water Users Associations
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation Association hydrolique Lignes directrices 〇 〇
t/achèvement du establishment with supervising Authority (GIDA)
Scheme in Ghana (MASAPS)
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Rappord'avancemen
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation KPONG IRRIGATION SCHEME BASELINE SURVEY REPORT Association hydrolique Rapport 〇 〇
t/achèvement du
Scheme in Ghana (MASAPS)
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by The Project for Enhancing Market-Based Agriculture
Rappord'avancemen
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation by Smallholders and Private sector linkages in KpongIrrigation Scheme Association hydrolique Prospectus 〇 〇
t/achèvement du
Scheme in Ghana (MASAPS) (MASAPS-KIS) Project brochure
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Rappord'avancemen The Project for enhancing Market-based Agriculture by Smallholders and
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation Association hydrolique Prospectus 〇 〇
t/achèvement du Private Sector linkages in Kpong Irrigation Scheme (MASAPS - KIS)
Scheme in Ghana (MASAPS)
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by Rapport de fin de mission de l’expert (Riziculture)
Rappord'avancemen
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation (Urayama) Culture Rapport 〇 〇
t/achèvement du
Scheme in Ghana (MASAPS) Période d’envoi : Du 12 janvier 2017 au 10 février 2017
projet
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by Rapport de fin de mission de l’expert (Gestion du progarmme)
Rappord'avancemen
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation (Toda) Gestion administrative Rapport 〇 〇
t/achèvement du
Scheme in Ghana (MASAPS) Période d’envoi : Du 06 juin 2016 au 23 août 2017
projet
03 Rapport de fin de mission de l’expert (Coordination de la mission /
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by
Rappord'avancemen Approche orientée vers le marché)
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation Approche orientée vers le marché Rapport 〇 〇
t/achèvement du (Chinen)
Scheme in Ghana (MASAPS)
projet Période d’envoi : Du 28 janvier 2016 au 20 avril 2018
03
(English) Project for Enhancing Market-Based Agriculture by Rapport de fin de mission de l’expert (Production de semences)
Rappord'avancemen
GHA-06 Ghana Smallholders and Private Sector Linkages in Kpong Irrigation (Ikeda) Production de semences Rapport 〇 〇
t/achèvement du
Scheme in Ghana (MASAPS) Période d’envoi : Du 15 février 2020 au 15 mars 2020
projet
03
Annexe-13
(English) Research on Sustainable Rural Development in the Rappord'avancemen Elaboration du plan directeur,
GIN-01 Guinée Rapport final (Tome principal) Rapport 〇 〇
Central/Upland Guinea t/achèvement du Renforcement des capacités
projet
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Guidelines of MACHINE HARVESTING OF PADDY RICE for Mwea Irrigation Scheme Transformation post-récolte Lignes directrices 〇 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Mechanization Terminal Presentation Aménagement de parcelles, Machine Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel 〇 〇 〇
Project PROPOSED ALTERNATIVE LAND PREPARATION METHOD agricole pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Mechanization Training Material for Harvesting and Threshing Récolte, Machine agricole 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Aménagement de parcelles, Sarclage, Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Mechanization Training Material for Land Preparation and Power Weeding 〇 〇
Project Machine agricole pour la formation
Aménagement de parcelles,
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel MECHANIZATION FOR ENHANCED PRODUCTION & POST-HARVEST SYSTEM Transformation post-récolte, Prospectus 〇 〇
Project
Machine agricole
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion COMBINE HARVESTING Reduces grain loss, is fast
KEN-01 Kenya 01 Manuel Récolte, Machine agricole Prospectus 〇
Project & efficient
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Aménagement de parcelles, Machine
KEN-01 Kenya 01 Manuel ALTERNATIVE LAND PREPARATION METHOD Prospectus 〇
Project agricole
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Guideline of Sequential Crop Management in MIS Introduction de cultures associées Lignes directrices 〇 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel RiceMAPP Training for Unit Leaders on Sequential Crops Production Introduction de cultures associées 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel GUIDELINE ON HOW TO DISSEMINATE WSRC THROUGH FARMER TO FARMER APPROACH Vulgarisation fermier-à-fermier 〇 〇 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Guideline on how to disseminate WSRC through farmer to farmer approach Vulgarisation fermier-à-fermier 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Guideline on how to disseminate WSRC through farmer to
KEN-01 Kenya 01 Manuel Vulgarisation fermier-à-fermier Lignes directrices 〇
Project farmer approach (Draft)
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Enhancing the Capacity of Irrigation Water Management by Water Management Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Gestion de l'eau 〇
Project Guideline pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Enhancing the Capacity of Irrigation Water Management by Water Management Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Gestion de l'eau 〇
Project Guidelines pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel WSRC-INTERMITTENT IRRIGATION Gestion de l'eau 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Matériel didactique
KEN-01 Kenya 01 Manuel Water management about ratoon Gestion de l'eau 〇
Project pour la formation
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel GUIDELINES ON IRRIGATION WATER MANAGEMENT IN MWEA IRRIGATION SCHEME Gestion de l'eau Lignes directrices 〇 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel MWONGOZO WA MAJI YA UNYUNYIZI KATIKA SKIMU YA MWEA Gestion de l'eau Lignes directrices Swahili
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Outline of Water Management Guideline Gestion de l'eau Prospectus 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Mukhtasari wa muongozo wa matumizi ya maji Gestion de l'eau Prospectus Swahili
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Cropping calendar on 2015SR Plan d'exploitation agricole Calendrier 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Doublle cropping calendar on 2016LR Plan d'exploitation agricole Calendrier 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Cropping calendar on 2016SR Plan d'exploitation agricole Calendrier 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Guideline of WSRC Water Saving Rice Culture For Mwea Irrigation Scheme Irrigation efficiente Lignes directrices 〇 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion
KEN-01 Kenya 01 Manuel Guideline of IRaP Improved Ratoon Production For Mwea Irrigation Scheme Repousse Lignes directrices 〇
Project
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Improved Ratoon Production - IRaP
KEN-01 Kenya 01 Manuel Repousse Affiche 〇
Project by Rice based Market oriented Agriculture Promotion Project - RiceMAPP
projet
03
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rappord'avancemen Annex 4_Expert List Appui politique, Marketing, Machine
KEN-01 Kenya Document en annexe 〇 〇
Project t/achèvement du Japanese Expert List agricole, Exploitation agricole
projet
03
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rappord'avancemen Appui politique, Marketing, Machine
KEN-01 Kenya Annex 5_CP_Training List Document en annexe 〇 〇
Project t/achèvement du agricole, Exploitation agricole
projet
03
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rappord'avancemen Appui politique, Marketing, Machine
KEN-01 Kenya Annex 6_Seminar Training List Document en annexe 〇 〇
Project t/achèvement du agricole, Exploitation agricole
projet
03
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rappord'avancemen Appui politique, Marketing, Machine
KEN-01 Kenya Annex 7_Provided Equipment List Document en annexe 〇 〇
Project t/achèvement du agricole, Exploitation agricole
projet
03
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rappord'avancemen THE FINAL REPORT ON RiceMAPP Appui politique, Marketing, Machine
KEN-01 Kenya Rapport 〇 〇
Project t/achèvement du Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Project agricole, Exploitation agricole
projet
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Report on the Verification of Water Saving Rice Culture from the view of
KEN-01 Kenya 04 Autres Essai de culture Rapport de l'enquête 〇 〇
Project farmers’ practice
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Report on the Influence of Seedling Age on Rice Growth and its grain yield
KEN-01 Kenya 04 Autres Essai de culture Rapport de l'enquête 〇 〇
Project from the view of farmers’ practice
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Comparaison entre la Riziculture d'économie d'eau et le Système de Document de rapport
KEN-01 Kenya 04 Autres Techniques de culture 〇 〇
Project riziculture intensive de l'enquête
(English) Rice-based and Market-oriented Agriculture Promotion Rapport de l’étude sur le développement des techniques rizicoles et sur
KEN-01 Kenya 04 Autres Techniques de culture, Subsistance Rapport de l'enquête 〇 〇
Project les changements de revenus des riziculteurs ayant appliqués ces techniques
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding A manual for conducting field trial verification of the improved
KEN-02 Kenya 01 Manuel Techniques de culture Manuel 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya cultivation technologies (ver1.1)
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding
KEN-02 Kenya 01 Manuel A plan for developing rice varieties (ver1.1) Variété Plan 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding 02 Rapport d'é Développement de variétés,
KEN-02 Kenya Rapport sur la révision à mi-parcours Rapport 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya valuation Techniques de culture
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding 02 Rapport d'é Développement de variétés,
KEN-02 Kenya Rapport d'évaluation finale Rapport 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya valuation Techniques de culture
THE JOINT TERMINAL EVALUATION REPORT ON JAPANESE TECHNICAL COOPERATION
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding 02 Rapport d'é Développement de variétés,
KEN-02 Kenya (SATREPS) ON THE PROJECT ON RICE RESEARCH FOR TAILOR-MADE BREEDING AND Rapport 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya valuation Techniques de culture
CULTIVATION TECHNOLOGY DEVELOPMENT IN KENYA
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding 02 Rapport d'é Développement de variétés,
KEN-02 Kenya Document annexé au rapport d'évaluation finale Document en annexe 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya valuation Techniques de culture
03
(English) The Project on Rice Research for Tailor-Made Breeding Rappord'avancemen Développement de variétés,
KEN-02 Kenya rapport de fin de projet Rapport 〇 〇
and Cultivation Technology Development in Kenya t/achèvement du Techniques de culture
projet
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicoles sur les hautes terres
Highland
MDG-01 Madagascar 01 Manuel centrales Riziculture en général Manuel 〇 〇 〇 〇 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur
Activités et résultats obtenus (Version révisée)
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland Données de l’analyse de rendement fait avec la méthode « semi-synchronisé
MDG-01 Madagascar 01 Manuel Rendement Données 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur e »
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland
MDG-01 Madagascar 01 Manuel brochure_donor_french_01-04, project_brochure_french_01-02 Général Prospectus 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
Highland
MDG-01 Madagascar 01 Manuel Rapport d'essai FOFIFA Mahitsy Techniques de culture, Variété Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland
MDG-01 Madagascar 01 Manuel Rapport d'essai FOFIFA Antsirabe Techniques de culture, Variété Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Matériel didactique
Highland Culture , Calendrier, Machine
MDG-01 Madagascar 01 Manuel Matériel pédagogique en langue locale (package de techniques, etc.) pour la formation, Malgache 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur agricole, Comptabilité familiale
prospectus
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland 02 Rapport d'é
MDG-01 Madagascar Rapport sur la révision à mi-parcours Général Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur valuation
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland 02 Rapport d'é
MDG-01 Madagascar Rapport d'évaluation finale Général Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur valuation
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central
Highland 02 Rapport d'é
MDG-01 Madagascar Rapport d'évaluation finale(phase prolongée) Général Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur valuation
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz)
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03
Mr. JOKO Pitoyo
Highland Rappord'avancemen
MDG-01 Madagascar FINAL REPORT ON PROJECT FOR RICE PRODUCTIVITY IMPROVEMENT IN CENTRAL Machine agricole Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du
HIGHLAND IN THE REPUBLIC OF MADAGASCAR June 2012
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03
Rapport de l’expert
Highland Rappord'avancemen
MDG-01 Madagascar (Shoji) Machine agricole Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du
Rapport de la mission de l’expert PAPRix (envoi pour une courte période)
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03 Rapport de l’expert
Highland Rappord'avancemen (Sugiura)
MDG-01 Madagascar Variété Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du Rapport d’achèvement de la mission de l’expert (sur une courte période):
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet Du 16 février 2013 au 09 mars 2013
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03 Mr. Suismono Antsirabe,
Highland Rappord'avancemen February, 2013
MDG-01 Madagascar Transformation post-récolte Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du FINAL REPORT ON PROJECT FOR RICE PRODUCTIVITY IMPROVEMENT IN CENTRAL
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet HIGHLAND IN THE REPUBLIC OF MADAGASCAR September 2013
Rapport de l’expert
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03
(Hoshino)
Highland Rappord'avancemen
MDG-01 Madagascar Rapport de l’étude sur la production de semences à Madagascar Mai 2012 Production de semences Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du
Rapport d’achèvement de la mission : 21 mai 2013
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet
Rapport d’achèvement de la mission : 28 mai 2014
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03 Rapport de l’expert
Highland Rappord'avancemen (Yamaguchi)
MDG-01 Madagascar Sol, Gestion des engrais Rapport 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du Rapport d’achèvement de la mission : le 17 décembre 2012
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet Rapport d’achèvement de la mission : le 31 décembre 2013
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03 Evaluation of Ammonium Sulfate Effect on Rice Production in Madagascar
Highland Rappord'avancemen (2012-2013)
MDG-01 Madagascar Sol, Gestion des engrais Rapport de l'enquête 〇 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du Evaluation de l’effet du Sulfate d’Ammonium sur la production du riz à
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet Madagascar (2012-2013)
Rapport de l’expert
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Central 03 (Fujimori)
Highland Rappord'avancemen Rapport de l’expert en gestion des eaux , à court terme
MDG-01 Madagascar Gestion de l'eau Rapport 〇 〇 〇
(French) Projet d'Amélioration de la Productivité Rizicole sur t/achèvement du Rapport de l'expert à court terme sur la gestion de l’eau :12.12.2013-
les Hautes Terres Centrales (PAPRiz) projet 07.02.2013
Période de mission 02.11.2013 – 02.12.2013
(English) Integrated Agricultural Development Project for Small Training Material / Extension Resource
MOZ-01 Mozambique 01 Manuel Vulgarisation Manuel 〇
Scale Farmers in Chokwe Irrigation Scheme Transplanting Rice Cultivation Technique
(English) Integrated Agricultural Development Project for Small Material de Treinamento/Recurso para Extensão
MOZ-01 Mozambique 01 Manuel Vulgarisation Manuel 〇
Scale Farmers in Chokwe Irrigation Scheme Técnica de Cultivo De Arroz transplantando
(English) Integrated Agricultural Development Project for Small Manual de Técnica de Produção de Sementes de
MOZ-01 Mozambique 01 Manuel Semences Manuel 〇
Scale Farmers in Chokwe Irrigation Scheme Alta Qualidade (Edição Corregido)
(English) Integrated Agricultural Development Project for Small Manual on Agricultural Extension (Revised version)
MOZ-01 Mozambique 01 Manuel Vulgarisation Manuel 〇
Scale Farmers in Chokwe Irrigation Scheme ** Group demonstration and farmers group activity **
(English) Integrated Agricultural Development Project for Small Manual de Extensão Agrícola (Edição Revisita )
MOZ-01 Mozambique 01 Manuel Vulgarisation Manuel 〇
Scale Farmers in Chokwe Irrigation Scheme ** Demonstração e apoio a grupo de Productor **
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe MANUAL ON RIICE CULTIIVATIION Matériel didactique
MOZ-02 Mozambique 01 Manuel Culture 〇 〇 〇
Irrigation Scheme Chokwe Project Rice cultivation Manual (English) pour la formation
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Rice cultivation Manual (Portuguese) Matériel didactique
MOZ-02 Mozambique 01 Manuel Culture 〇
Irrigation Scheme MANUAL SOBRE O CULTIVO DE ARROZ pour la formation
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe 02 Rapport d'é Techniques de culture, Exploitation
MOZ-02 Mozambique Tableau d'évaluation préliminaire du projet Rapport 〇 〇
Irrigation Scheme valuation agricole, Irrigation , Formation
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe 02 Rapport d'é Techniques de culture, Exploitation
MOZ-02 Mozambique Rapport sur la révision à mi-parcours Rapport 〇 〇
Irrigation Scheme valuation agricole, Irrigation , Formation
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe 02 Rapport d'é Techniques de culture, Exploitation
MOZ-02 Mozambique Rapport d'évaluation finale Rapport 〇 〇
Irrigation Scheme valuation agricole, Irrigation , Formation
03
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Rappord'avancemen Techniques de culture, Exploitation
MOZ-02 Mozambique Rapport d'achèvement des activities du projet Rapport 〇 〇 〇 〇
Irrigation Scheme t/achèvement du agricole, Irrigation , Formation
projet
03
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Rappord'avancemen Techniques de culture, Exploitation
MOZ-02 Mozambique Project completion report ANNEX 6-1 - 6-3 Document en annexe 〇 〇
Irrigation Scheme t/achèvement du agricole, Irrigation , Formation
projet
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Carte de localisation des parcelles modèles D4 et D7 Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Essai de culture 〇 〇 〇
Irrigation Scheme Schéma général de la parcelle modèle D4 (situation en date du 31.08.2008) te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Manual on Rice Cultivation Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Essai de culture 〇 〇
Irrigation Scheme ** Based on survey, experiment and verification trial ** te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Rendement sur D4 (comparaison avec celui de la période 2006-07)- en Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Essai de culture 〇 〇
Irrigation Scheme anglais te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Rendement sur D7 (comparaison avec les données de la pépinière) juin 06 – Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Essai de culture 〇 〇
Irrigation Scheme en anglais te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Résultats de l’analyse sur le rendement de la parcelle modèle de la 4e Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Essai de culture 〇 〇
Irrigation Scheme année / Graphique de rendement (SAED) te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Résultats de l’enquête par interview auprès des agriculteurs modèles (en Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Interview 〇 〇 〇
Irrigation Scheme japonais) te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Résultats de l’enquête par interview du groupe « Promotion de la traction Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Interview 〇 〇
Irrigation Scheme animale » (en japonais) te
(English) Project for Rice Productivity Improvement in Chokwe Résultats de l’enquête par interview auprès des agriculteurs modèles (en Résultats de l'enquê
MOZ-02 Mozambique 04 Autres Interview 〇 〇
Irrigation Scheme japonais) te
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento DRENAGEM PARA O CULTIVO DE ARROZ pour la formation
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District,
Zambezia Province
MOZ-03 Mozambique 01 Manuel MANUAL TÉCNICA DE CULTIVO DE ARROZ Techniques de culture Manuel 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District,
Techniques de culture, Irrigation ,
Zambezia Province 02 Rapport d'é
MOZ-03 Mozambique Rapport de l'enquête d'évaluation finale Exploitation agricole, Renforcement Rapport 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento valuation
des capacités
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District, 03
Zambezia Province Rappord'avancemen Techniques de culture, Irrigation ,
MOZ-03 Mozambique Rapport sur les résultats des activités sur le terrain Rapport 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento t/achèvement du Production de semences, Formation
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da projet
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District, 03
Zambezia Province Rappord'avancemen Essai au champ, Variété, Qalité, Résultats de l'enquê
MOZ-03 Mozambique Rapport sur les résultats des activités sur le terrain(2e année) 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento t/achèvement du Rendement te
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da projet
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District, 03
Zambezia Province Rappord'avancemen Essai au champ, Variété, Qalité,
MOZ-03 Mozambique Rapport sur les résultats des activités sur le terrain(3e année) Rapport 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento t/achèvement du Rendement
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da projet
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District, 03
Zambezia Province Rappord'avancemen Document de référence annexé au rapport sur les résultats des activités Techniques de culture, Irrigation ,
MOZ-03 Mozambique Document en annexe 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento t/achèvement du sur le terrain(3e année) Production de semences, Formation
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da projet
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
(English) Improvement of techniques for increasing rice
cultivation productivity in Nante, Maganja da Costa District, 03
Zambezia Province Rappord'avancemen Techniques de culture, Irrigation ,
MOZ-03 Mozambique Rapport sur les résultats des activités sur le terrain(4e année) Rapport 〇 〇
(Portuguese) Projecto para Melhoria das Técnica para o Aumento t/achèvement du Production de semences, Formation
da Produtividade da Cultura de Arroz em Nante, Distrito da projet
Maganja da Costa, Provincia da Zambezia (PANA)
03
Riziculture irriguée, Riziculture
(English) Project for Improvement of Rice Production in Zambezia Rappord'avancemen
MOZ-04 Mozambique Document annexé au rapport d'avancement des activités (1ère année) pluviale, Renforcement Document en annexe 〇 〇
Province(ProAPA) t/achèvement du
organisationnel
projet
03
(English) Project for Improvement of Rice Production in Zambezia Rappord'avancemen
MOZ-04 Mozambique Rapport de l’enquête initiale Enquête de référence Rapport 〇 〇
Province(ProAPA) t/achèvement du
projet
03
Riziculture irriguée, Riziculture
(English) Project for Improvement of Rice Production in Zambezia Rappord'avancemen
MOZ-04 Mozambique Rapport d'avancement des activités (2e année) pluviale, Renforcement Rapport 〇 〇 〇 〇
Province(ProAPA) t/achèvement du
organisationnel
projet
03
Riziculture irriguée, Riziculture
(English) Project for Improvement of Rice Production in Zambezia Rappord'avancemen
MOZ-04 Mozambique Document annexé au rapport d'avancement des activités (2e année) pluviale, Renforcement Document en annexe 〇 〇 〇 〇
Province(ProAPA) t/achèvement du
organisationnel
projet
(English) Rice Post-Harvest Processing and Marketing Pilot OPERATIONS MANUAL FOR BUSINESS OF TRACTOR RENTAL AND PROCESS SERVICES IN
NGA-01 Nigeria 01 Manuel Mashines / Tracteurs Manuel 〇
Project in Nasarawa and Niger States TAJIKISTAN
(English) Rice Post-Harvest Processing and Marketing Pilot Document sur la vulgarisation des techniques d’étuvage (Vol.2) Document Matériel didactique
NGA-01 Nigeria 01 Manuel Technique de l'étuvage 〇
Project in Nasarawa and Niger States en annexe pour la formation
(English) Rice Post-Harvest Processing and Marketing Pilot Guideline for Low Cost Extension Session (70 min. on site session) of the
NGA-01 Nigeria 01 Manuel Technique de l'étuvage Lignes directrices 〇
Project in Nasarawa and Niger States Improved Parboiling Technology
Annexe-21
(English) Rice Post-Harvest Processing and Marketing Pilot Guideline for Training of Trainers for Low Cost Extension Session (70 min.
NGA-01 Nigeria 01 Manuel Technique de l'étuvage Lignes directrices 〇
Project in Nasarawa and Niger States on site session) of the Improved Parboiling Technology
(English) Rice Post-Harvest Processing and Marketing Pilot Number of Trainees and Adopters of Improved Parboiling Technology in
NGA-01 Nigeria 01 Manuel Technique de l'étuvage Carte topographique 〇 〇
Project in Nasarawa and Niger States Nigeria
(English) Policy Advisor to Federal Ministry of Agricultural and Guideline for Seminar on SON Paddy Grading Standard and
NGA-02 Nigeria 01 Manuel Qualité du paddy, Vulgarisation Lignes directrices 〇
Rural Development FMARD/JICA Simple Paddy Checking Method
(English) Policy Advisor to Federal Ministry of Agricultural and Manual on Simple Paddy Quality Checking in the fieldsstorages of
NGA-02 Nigeria 01 Manuel Qualité du paddy, Vulgarisation Manuel 〇
Rural Development farmerstraders
03
Riziculture pluviale, Horticulture,
(English) Project for Increasing Crop Production with Quality Rappord'avancemen
RWA-01 Rwanda Document annexé au rapport d’achèvement du projet Techniques de culture, Exploitation Document en annexe 〇 〇
Extension Services in the Eastern Province t/achèvement du
agricole
projet
Culture , Gestion de l'eau, Amé
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project 01 Manuel Guidelines for Arrangement of Rice Training Program nagement de parcelles, Lignes directrices 〇 〇
Transformation post-récolte
Culture , Gestion de l'eau, Amé
Farmer’s Textbook for Rice Cultivation,Water Management and Post-Harvest
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project 01 Manuel nagement de parcelles, Manuel 〇 〇 〇
Practice Training
Transformation post-récolte
Organisation des agriculteurs,
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project 01 Manuel SMAP Cooperative Management and Gender Mainstreaming Technical Manual Manuel 〇 〇
Questions de Genre
Culture , Gestion de l'eau, Amé
Matériel didactique
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project 01 Manuel Refreshment Training Workshop for FFS Facilitators on Rice nagement de parcelles, 〇 〇
pour la formation
Transformation post-récolte
Culture , Gestion de l'eau, Amé
SMAP Rice Cultivation Technical Manual for Improvement of Quality and
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project 01 Manuel nagement de parcelles, Manuel 〇 〇
Productivity
Transformation post-récolte
Culture , Gestion de l'eau, Amé
02 Rapport d'é (DRAFT) The Terminal Evaluation Report
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project nagement de parcelles, Rapport 〇 〇
valuation for “The Smallholder Market-Oriented Agriculture Project in Rwanda”
Transformation post-récolte
(DRAFT) The Terminal Evaluation Report Culture , Gestion de l'eau, Amé
02 Rapport d'é
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project for “The Smallholder Market-Oriented Agriculture Project in Rwanda” nagement de parcelles, Document en annexe 〇 〇
valuation
ANNEX Transformation post-récolte
03
Culture , Gestion de l'eau, Amé
Rappord'avancemen
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project Rapport d’achèvement du projet (version « SMAP») nagement de parcelles, Rapport 〇 〇
t/achèvement du
Transformation post-récolte
projet
03
Culture , Gestion de l'eau, Amé
Rappord'avancemen
RWA-02 Rwanda (English) Smallholder market oriented agriculture project Document annexé au rapport d’achèvement du projet nagement de parcelles, Document en annexe 〇 〇
t/achèvement du
Transformation post-récolte
projet
(English) Project on Improvement of Rice Productivity for Irrigation , Périmètre de petite
Irrigation Schemes in the Valley of Senegal SAED Staff's Manual for Participatory Investigation, Survey, Planning and envergure, Approche participative,
SEN-01 Sénégal 01 Manuel Manuel 〇
(Frebch) Projet d’Amélioration de la Productivité du Riz dans Design for Repair & Improvementof Small-scale Irrigation Scheme Enquête, Planning , Conception, Ré
les Aménagements Hydro-Agricoles de la Vallée du Fleuve Sénégal paration, Amélioration
Annexe-22
Matériel didactique
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Fertility Evaluation of Soils in Sierra Leone by a Pot Culture Diagnostic de sols 〇
pour la formation
Choix de variétés, Nivellement,
Semis, Culture de plants,
Technical Package on Rice Production Repiquage, Culture , Sarclage,
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Lignes directrices 〇
Revised Edition Gestion de l'eau, Méthode de ré
colte, Transformation post-récolte,
Exploitation agricole
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Extension Material on Technical Package on Rice Production Farmer Field School (FFS) Lignes directrices 〇 〇 〇
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Land preparation Farmer Field School (FFS) Lignes directrices 〇
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Uprooting of seedlings and transplanting Farmer Field School (FFS) Lignes directrices 〇
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project 01 Manuel Rodent control and bird scaring Farmer Field School (FFS) Lignes directrices 〇
02 Rapport d'é
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project Rapport sur la révision à mi-parcours Riziculture, Vulgarisation Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project Rapport de l'enquête d'évaluation finale Riziculture, Vulgarisation Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project Tableau d'évaluation ex post Riziculture, Vulgarisation Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
03
Rappord'avancemen
SLE-01 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Development Project Rapport d’achèvement du projet Riziculture, Vulgarisation Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
projet
Overview of Sustainable Rice Production Project in Sierra Leone (2017-
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) 01 Manuel Relations publiques Prospectus 〇 〇
2022)
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) 01 Manuel Newsletter No.1~No.3 Présentation des activités Lettre 〇
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) 01 Manuel Sustainable Rice Production Project(SRPP) Baseline Survey Report Enquête de référence Rapport 〇
Matériel didactique
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) 01 Manuel Overview of Sustainable Rice Production Project in Sierra Leone Approche de vulgarisation 〇
pour la formation
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) 04 Autres Survey using ICT (Sierra Leone) Enquête de référence, ICT Photo 〇 〇
Tableau d'évaluation
02 Rapport d'é
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) Tableau d'évaluation préalable du projet Document de la JICA préliminaire du 〇 〇
valuation
projet
03
Rappord'avancemen Vulgarisation, Parcelle de dé
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) Rapport sur l'état d'avancement du projet (1ère annéé) Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du monstration
projet
03
Rappord'avancemen Vulgarisation, Parcelle de dé
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) Document annexé au rapport sur l'état d'avancement du projet (1ère annéé) Document en annexe 〇 〇
t/achèvement du monstration
projet
03
Rappord'avancemen Vulgarisation, Parcelle de dé
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) Rapport sur l'état d'avancement du projet (2e annéé) Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du monstration
projet
03
Rappord'avancemen Vulgarisation, Parcelle de dé
SLE-02 Sierra Leone (English) Sustainable Rice Production Project(SRPP) Rapport sur l'état d'avancement du projet (3e annéé) Rapport de l'enquête 〇 〇 〇
t/achèvement du monstration, Machine agricole
projet
(English) Technical Cooperation for Formulation and Training of Document de réfé
TZA-01 Tanzanie 01 Manuel Informat Sheet of Rice production Related Project in Africa Irrigation 〇 〇 〇
the DADP Guidelines on Irrigation Scheme Development rence
(English) Technical Cooperation in Supporting Service Delivery Importance of basic cultivation techniques to increase irrigated rice Vulgarisation, Techniques de
TZA-02 Tanzanie 04 Autres Article scientifique 〇 〇
Systems of Irrigated Agriculture yields in Tanzania culture, Riziculture irriguée
(English) Technical Cooperation in Supporting Service Delivery Importance of market-oriented research for rice production
TZA-02 Tanzanie 04 Autres Marché, Distribution Article scientifique 〇 〇
Systems of Irrigated Agriculture in Tanzania. A review
Performance of a Number of NERICA Cultivars in
(English) Technical Cooperation in Supporting Service Delivery
TZA-02 Tanzanie 04 Autres Zanzibar, Tanzania: Yield, Yield Components and NERICA, Variété, Essai de culture Article scientifique 〇 〇
Systems of Irrigated Agriculture
Grain Quality
(English) Technical Cooperation in Supporting Service Delivery Performance of Four Rice Cultivars Transplanted Monthly over Full Year NERICA, Période de semis, Essai de
TZA-02 Tanzanie 04 Autres Article scientifique 〇 〇
Systems of Irrigated Agriculture under Irrigated Conditions in Tanzania culture
Riziculture irriguée,
(English) Technical Cooperation in Supporting Service Delivery Résultats obtenus du projet « Technical Cooperation in Supporting Service
TZA-02 Tanzanie 04 Autres Vulgarisation, Renforcement des Rapport 〇 〇
Systems of Irrigated Agriculture Delivery Systems of Irrigated Agriculture (Tanrice) »
capacités
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
The Comprehensive Guidelines for Irrigation Scheme Development under Planning / Exécution / Entretien et
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Lignes directrices 〇
District Agricultural Development Plan gestion
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Mwongozo Kabambe wa uendelezaji wa skimu za umwagiliaji chini ya mpango wa Planning / Exécution / Entretien et
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Lignes directrices Swahili
maendeleo ya kilimo wa Wilaya gestion
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Planning / Exécution / Entretien et Matériel didactique
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Reference for Training material 〇
gestion pour la formation
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Compilation of rehabilitation activities Matériel didactique
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Entretien, gestion et suivi 〇
- Case study of 10 irrigation schemes - pour la formation
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Matériel didactique
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel PROPOSAL ON O&M TRAINING AND MONITORING FRAMEWORK Entretien, gestion et suivi 〇
pour la formation
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel OPERATION AND MAINTENANCE TRAINING MANUAL FOR SCHEME FACILITATORS Entretien et gestion Manuel 〇
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
MWONGOZO KABAMBE WA UMWAGILIAJI KATIKA UENDELEZAJI WA SKIMU ZA UMWAGILIAJI Matériel didactique
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Entretien et gestion Swahili
CHINI YA MPANGO WA KUENDELEZA KILIMO WA WILAYA (DADPs) pour la formation
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Manual for Farmers’Participatory Repair work of irrigation facilities Entretien et gestion Manuel 〇
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Kitini Cha Wakulima Cha Ukarabati Shirikishi Wa Miundombinu Ya Umwagiliaji Entretien et gestion Manuel Swahili
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel 10 Training Needs Assessment - Field Notebook - Entretien et gestion Manuel 〇
Agricultural Development Plans(DADPs)
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the THE JOINT TERMINAL EVALUATION REPORT ON THE PROJECT FOR
02 Rapport d'é
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District CAPACITY DEVELOPMENT FOR THE PROMOTION OF IRRIGATION SCHEME DEVELOPMENT Irrigation / Gestion de l’eau Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
Agricultural Development Plans(DADPs) UNDER THE DISTRICT AGRICULTURE DEVELOPMENT PLANS
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the THE JOINT TERMINAL EVALUATION REPORT ON THE PROJECT FOR
02 Rapport d'é
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District CAPACITY DEVELOPMENT FOR THE PROMOTION OF IRRIGATION SCHEME DEVELOPMENT Irrigation / Gestion de l’eau Document en annexe 〇 〇
valuation
Agricultural Development Plans(DADPs) UNDER THE DISTRICT AGRICULTURE DEVELOPMENT PLANS ANNEX
03
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Rappord'avancemen
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District Rapport d’achèvement du projet de coopération technique Irrigation / Gestion de l’eau Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
Agricultural Development Plans(DADPs)
projet
03
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Rappord'avancemen Document annexé au rapport d’achèvement du projet de coopération Compte-rendu de ré
TZA-03 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District Irrigation / Gestion de l’eau 〇 〇
t/achèvement du technique union
Agricultural Development Plans(DADPs)
projet
Handbook for Outreach Training and Follow-up Guidance Programme
TZA-04 Tanzanie (English) The Kilimanjaro Agricultural Training Center Project 01 Manuel Participatory Farmer Training and Extension in Irrigated Rice Farming Vulgarisation, Formation Livret 〇 〇
Areas
02 Rapport d'é
TZA-04 Tanzanie (English) The Kilimanjaro Agricultural Training Center Project Rapport de la mission d'étude Vulgarisation, Formation Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
TZA-04 Tanzanie (English) The Kilimanjaro Agricultural Training Center Project Minutes of The Second Joint Advisory Committee Meeting dor KATC Project Vulgarisation, Formation Document en annexe 〇 〇
valuation
(English) Project for Strengthening the Backstopping Capacities Technical Supporting Manuals -Local Coordination and Public-Private
TZA-06 Tanzanie 01 Manuel Collaboration public-privé Manuel 〇
for the DADP Planning and Implementation under the ASDP Phase 2 Partnership (PPP)-
(English) Project for Strengthening the Backstopping Capacities Technical Supporting Manuals -Market-oriented Horticulture for DADP
TZA-06 Tanzanie 01 Manuel Marketing Manuel 〇
for the DADP Planning and Implementation under the ASDP Phase 2 Planning and Implementation-
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Teaching materials of Infield Training Culture , Gestion de l'eau, Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Swahili
in Tanzania Kitini cha mafunzo ndani ya skimu Exploitation agricole pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Implementation Guideline for Subject Matter Training Course on Irrigation
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Organisation des agriculteurs Lignes directrices 〇 Swahili 〇
in Tanzania Scheme Management (3rd Edition)
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA Cultivation Training Course Guide Riziculture de plateau Swahili
in Tanzania pour la formation
Méthode de récolte, Transformation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development post-récolte, Transport, Dégâts Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel KUVUNA NA SHUGHULI BAADA YA UVUNAJI Swahili
in Tanzania causés par les insectes, Dégâts pour la formation
causés par les animaux
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel HARVESTING AND POST-HARVEST OPERATION Transformation post-récolte Swahili
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel UVUNAJI WA MPUNGA NA KAZI ZINAZOFUATA BAADA YA KUVUNA Transformation post-récolte 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Culture , Exploitation agricole, Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Manuel de formation collective Chapter1~5 〇 〇 〇
in Tanzania Gestion de l'eau, Vulgarisation pour la formation
[Link] survey report_Njoomlole_Namtumbo_Mtwara
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel REPORT OF BASELINE SURVEY MODIFIED STANDARD TRAINING Namtumbo Formation Rapport 〇 〇
in Tanzania
district,Ruvuma region
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Training video_Irrigated Rice Farming Formation 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA (New Rice for Africa) Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Demo-Plot for NERICA dissemination Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA Training Course Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
in Tanzania
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA Tutors Training Aims & Scopes by Tomitaka Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA Promotion in 2010-11 by Sekiya Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NERICA Dissemination for Upland Rice Farmers Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel NRICA Training Course Riziculture de plateau 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Seed Production Production de semences 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Aménagement de parcelles / Gestion Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel ADDITIONAL SLIDES ON RICE CULTIVATION WITH SOIL AND WATER CONSERVATION 〇 〇
in Tanzania de l'eau pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Aménagement de parcelles / Gestion Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Rice cultivation with soil and water conservation technologies for TOT 〇 〇
in Tanzania de l'eau pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel SITE SELECTION FOR NERICA CULTIVATION Exploitation agricole 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel TOT schedule(modifiedMar2015) Formation 〇 〇
in Tanzania pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Rice farming diary_3 years_Swahili Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Riziculture de plateau Swahili 〇
in Tanzania Kumbukumbu za Kilimo cha Mpunga Miaka Mitatu pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Workbook_Baseline survey_2018 Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Formation Swahili 〇
in Tanzania Daftari la upembuzi yakinifu Kwa mafunzo ya kilimo bora cha mpunga pour la formation
Workbook_IF&M&P_2018
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Daftari la Mafunzo ya Kilimo bora cha Mpunga kwa njia ya Umwagiliaji / Formation Swahili 〇
in Tanzania pour la formation
Ufuatiliaji na Mpango
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Proseedings of TANRICE2 seminar(Final) Matériel didactique
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Formation 〇 〇
in Tanzania PROCEEDINGS OF TANRICE2 SEMINAR pour la formation
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Implementation Guidelines for Subject Matter Training on Rice Marketing
TZA-07 Tanzanie 01 Manuel Formation sur les études de marché Lignes directrices 〇 〇
in Tanzania 2018 Version
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours – Chapitre 2 : Méthodologie de la ré Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Rapport de l'enquête 〇 〇
in Tanzania valuation vision à mi-parcours pluviale de bas-fond
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours – Chapitre 3 : Résultats obtenus du Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Rapport de l'enquête 〇 〇
in Tanzania valuation projet pluviale de bas-fond
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours – Chapitre 4 : Résumé des résultats Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Rapport de l'enquête 〇 〇
in Tanzania valuation de l’évaluation pluviale de bas-fond
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours – Chapitre 5 : Avis du chef d’é Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Rapport de l'enquête 〇 〇
in Tanzania valuation quipe et de ses membres pluviale de bas-fond
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Document annexé au rapport sur la révision à mi-parcours Document en annexe 〇 〇
in Tanzania valuation pluviale de bas-fond
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development 02 Rapport d'é Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Rapport d'évaluation finale Rapport de l'enquête 〇 〇
in Tanzania valuation pluviale de bas-fond
03
PROGRESS REPORT OF THE PROJECT FOR SUPPORTING RICE INDUSTRY DEVELOPMENT IN
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Rappord'avancemen Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie TANZANIA (TANRICE2: 16 November, 2012 – 15 November, 2018) Rapport 〇 〇
in Tanzania t/achèvement du pluviale de bas-fond
and PROCEEDINGS OF TANRICE2 SEMINAR
projet
03
FINAL REPORT OF THE PROJECT FOR SUPPORTING RICE INDUSTRY
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Rappord'avancemen Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie DEVELOPMENT IN TANZANIA Rapport 〇 〇 〇
in Tanzania t/achèvement du pluviale de bas-fond
(TANRICE2: 16 November, 2012 – 15 December, 2019)
projet
03
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Rappord'avancemen Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie Document annexé au rapport d’achèvement du projet(TANRICE2) Document en annexe 〇 〇 〇
in Tanzania t/achèvement du pluviale de bas-fond
projet
(English) The Project for Supporting Rice Industry Development Riziculture de plateau, Riziculture
TZA-07 Tanzanie 04 Autres Tableau de synthèse de l’exécution et de l’exploitation Tableau de synthèse 〇 〇
in Tanzania pluviale de bas-fond
03
(English) The Project for Irrigation Human Resource Development
Rappord'avancemen Renforcement des capacités, Rizière
TZA-08 Tanzanie by Strengthening the Capacity of Arusha Technical College Project Completion Report Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du irriguée, Irrigation
(AIHRD-Project)
projet
03
(English) The Project for Irrigation Human Resource Development
Rappord'avancemen Renforcement des capacités, Rizière
TZA-08 Tanzanie by Strengthening the Capacity of Arusha Technical College List of Modules that use JICA supported Facilities Document en annexe 〇 〇
t/achèvement du irriguée, Irrigation
(AIHRD-Project)
Annexe-29
projet
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Irrigation , Gestion de l'eau, Exé
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Guidelines for Training p1-54, Appendix for Training Guidelines Lignes directrices 〇 〇
cution des travaux, Culture
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
The Comprehensive Guidelines for Irrigation Scheme Development Volume 1 Irrigation , Gestion de l'eau, Exé
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Lignes directrices 〇
Formulation, Volume 2 Implementation, Volume 3 Operation and Maintenance cution des travaux, Culture
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Sample Design Note of Headworks for Small Scale Irrigation Development
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Méthode de conception Manuel,etc. 〇 〇
Project
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the Gestion de l'eau, Entretien et
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel OPERATION AND MAINTENANCE TRAINING MANUAL FOR SCHEME FACILITATORS gestion, Organisation de Manuel 〇 〇
Agricultural Development Plans Phase 2 l'irrigation
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the Gestion des coûts de conception,
SITE HANDBOOK for Construction Management & Supervision Livret, Fichier
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Planning contractuel, Gestion de la 〇 〇
of Small Scale Irrigation Scheme Development Chapter 1~6 original
Agricultural Development Plans Phase 2 sécurité
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the Gestion des coûts de conception,
SITE HANDBOOK for Construction Management & Supervision
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Planning contractuel, Gestion de la Document en annexe 〇 〇
of Small Scale Irrigation Scheme Development Attachment1~!6
Agricultural Development Plans Phase 2 sécurité
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Manual for Rehabilitation Work of Irrigation Facilities
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Réhabilitation Manuel 〇 〇
(Check Points for Better Design and Construction)(Ver.1.0)
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Environmental & Social Considerations Handbook Considérations environnementales et
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Livret 〇 〇
for Irrigation Scheme Development sociales
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Manual for Standard Design of Irrigation Canal(Ver.1.1) Conception Manuel 〇 〇
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Manual for Water D istribution in I rrigation Schemes (Version 2) Irrigation / Gestion de l’eau Manuel 〇 〇
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Operation & Maintenance Monitoring Result Irrigation / Gestion de l’eau Fiche de suivi 〇 〇
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Rehabilitation Guide book(Draft) TANCAID Ⅱ
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District 01 Manuel Entretien et gestion Guide 〇 〇
F&I and O&M team
Agricultural Development Plans Phase 2
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
02 Rapport d'é
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District Rapport d'évaluation finale (Draft) Irrigation / Gestion de l’eau Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
Agricultural Development Plans Phase 2
03
(English) Technical Cooperation for Capacity Development for the
Rappord'avancemen
TZA-09 Tanzanie Promotion of Irrigation Scheme Development Under the District Project Completion Report Irrigation / Gestion de l’eau Rapport de l'enquête 〇 〇 〇
t/achèvement du
Agricultural Development Plans Phase 2
projet
(English) Project on the Revision of National Irrigation Master 02 Rapport d'é
TZA-10 Tanzanie Tableau d'évaluation préalable du projet Irrigation Rapport 〇 〇
Plan valuation
03
(English) Project on the Revision of National Irrigation Master Rappord'avancemen
TZA-10 Tanzanie Rapport final Irrigation Rapport 〇 〇
Plan t/achèvement du
projet
03
(English) Project on the Revision of National Irrigation Master Rappord'avancemen
TZA-10 Tanzanie Document annexé au rapport final Irrigation Document en annexe 〇 〇
Plan t/achèvement du
projet
(English) Technical Assistance Support to Sustainable Irrigated Matériel didactique
UGA-01 Ouganda 01 Manuel LOWLAND RICE CULTIVATION GUIDE Irrigation 〇 〇
Agriculture Development Project in Eastern Uganda pour la formation
(English) Technical Assistance Support to Sustainable Irrigated 02 Rapport d'é
UGA-01 Ouganda Rapport d'évaluation finale Irrigation Rapport de l'enquête 〇 〇
Agriculture Development Project in Eastern Uganda valuation
(English) Technical Assistance Support to Sustainable Irrigated 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours
UGA-01 Ouganda Irrigation Rapport de l'enquête 〇 〇
Agriculture Development Project in Eastern Uganda valuation
(English) Technical Assistance Support to Sustainable Irrigated 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours
UGA-01 Ouganda Irrigation Rapport de l'enquête 〇 〇
Agriculture Development Project in Eastern Uganda valuation Annexe 1
(English) Technical Assistance Support to Sustainable Irrigated 02 Rapport d'é Rapport sur la révision à mi-parcours
UGA-01 Ouganda Irrigation Rapport de l'enquête 〇 〇
Agriculture Development Project in Eastern Uganda valuation Annexe 2
02 Rapport d'é
UGA-02 Ouganda (English) NERICA Rice Promotion Project in Uganda Rapport sur la révision à mi-parcours NERICA, Riz de plateau, Culture Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
UGA-02 Ouganda (English) NERICA Rice Promotion Project in Uganda Rapport d'évaluation finale NERICA, Riz de plateau, Culture Rapport de l'enquête 〇 〇
valuation
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Dapog Seedling Culture Affiche de formation 〇 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel How to transplant rice Culture Affiche de formation 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel How to raise rice seedlings Culture Affiche de formation 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Seed Mutiplication Culture Affiche de formation 〇
Culture , Transformation post-ré
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Post Harvest Handling Affiche de formation 〇
colte
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Is Weeding important? Sarclage Affiche de formation 〇 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Where do you grow lowland rice? Riz de bas-fond Affiche de formation 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel How to sow rice seeds Culture Affiche de formation 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Where do you grow rice? Riz de plateau Affiche de formation 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Upland Rice Cultivation Guide Riz de plateau Manuel 〇 〇 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Rice Cultivation Handbook Général Manuel 〇 〇 〇 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Lowland Rice Cultivation Guide Agriculteur, Culture Manuel 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Rice Diseases and Insects Maladies , Insectes nuisibles Manuel 〇 〇
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Major Rice weeds in Uganda Sarclage Matériel didactique 〇 〇 〇
Annexe-30
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Rice Cultivation Training Cultures en général 〇
pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Training Workshop on Rice Production Rice Yield Cultures en général 〇
pour la formation
Training Workshop on Rice Production Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Cultures en général 〇
STANDARD EVALUATION SYSTEM FOR RICE pour la formation
Training Workshop on Rice Production Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Cultures en général 〇
Crop Cut Yield Survey pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Guide for Upland Rice (NERICA) Experiments Cultures en général 〇
pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Rice Disease and Insects Maladies et insectes nuisibles 〇
pour la formation
Rice Cultivation Training Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Cultures en général 〇 〇
Rice in the world pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Upland rice cultivation in Uganda Cultures en général 〇 〇
pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Yield and Yield components Cultures en général 〇
pour la formation
Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel LOWLAND RICE CULTIVATION Cultures en général 〇 〇
pour la formation
Présentation des
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel PRiDe -Activité de vulgarisation de la riziculture Vulgarisation de la riziculture 〇 〇
activités
Présentation des
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel MUSOMESA FIELD SCHOOL (MFS) MODEL Vulgarisation de la riziculture 〇 〇
activités
Présentation des
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Document d'explication de « Musomesa Field Schoo l» Vulgarisation de la riziculture 〇 〇
activités
Centre de formation, Renforcement Présentation des
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel NAISE center briefing 〇 〇
des capacités activités
NATIONAL AGRICULTURAL INNOVATIONS AND SKILLS ENHANCEMENT CENTER (NAISE) Centre de formation, Renforcement
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Aperçu de projet 〇 〇
PROJECT Project Concept des capacités
Seed Production in NaCRRI, ZARDIs and NaSARRI Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Production de semences 〇 〇
PRiDe Project pour la formation
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel TRACTOR HIRING SERVICE MODELS FOR AGRICULTURAL MECHANIZATION IN UGANDA Machine agricole Document de rapport 〇 〇
Technical note for The method of selecting suitable area for paddy field Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Irrigation 〇 〇
and The method of making paddy field(Draft) pour la formation
Rice Yellow Mottle Virus (RYMV) Matériel didactique
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Pathologie 〇 〇
La panachure jaune du riz pour la formation
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project 01 Manuel Use of FTA for RYMV Detection Pathologie Manuel 〇 〇
02 Rapport d'é
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project Terminal evaluation report Général Rapport 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project Rapport sur la révision à mi-parcours Général Rapport 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project Document annexé au rapport sur la révision à mi-parcours Général Rapport 〇 〇
valuation
02 Rapport d'é
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project Rapport d'évaluation finale (Draft) Général Rapport 〇 〇
valuation
03
Rappord'avancemen
UGA-03 Ouganda Promotion of Rice Development Project PRiDe Completion Report (Final) Général Rapport 〇 〇
t/achèvement du
projet
(English) The Project on Irrigation Scheme Development in 02 Rapport d'é
UGA-04 Ouganda Tableau d'évaluation préalable du projet Général Rapport 〇 〇
Central and Eastern Uganda valuation
03
(English) The Project on Irrigation Scheme Development in Rappord'avancemen
UGA-04 Ouganda Raport final Tome principal Général Rapport 〇 〇
Central and Eastern Uganda t/achèvement du
projet
Matériel de
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel RICE CULTIVATION MATERIAL FOR FARMER TRAINING Culture , Formation vulgarisation et de 〇
formation
Matériel de
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel REP Vol.5_Rice Variety Catalog Variété vulgarisation et de 〇
formation
Matériel de
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel REP Vol.6_Guidelines for Rice Cultivation in Research Stations Essai de culture vulgarisation et de 〇
formation
MAP OF CENTRAL PROVINCE SHOWING AREAS
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
WITH POTENTIAL FOR GROWING RICE
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF COPPERBELT PROVINCE SHOWING AREAS WITH POTENTIAL FOR GROWING RICE Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF EASTERN PROVINCE SHOWING AREAS WITH POTENTIAL FOR GROWING RICE Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF MUCHINGA PROVINCE SHOWING AREAS WITH POTENTIAL FOR RICE GROWING Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF NORTHERN PROVINCE SHOWING THE POTENTIAL AREAS FOR GROWING RICE Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF SOUTHERN PROVINCE SHOWING AREAS WITH POTENTIAL FOR GROWING RICE Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project 01 Manuel MAP OF WESTERN PROVINCE SHOWING AREAS WITH POTENTIAL FOR GROWING RICE Carte de potetiel Carte topographique 〇 〇
02 Rapport d'é
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Rapport d'évaluation finale Vulgarisation, Recherches Rapport 〇 〇
valuation
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Project Completion Report Rice Dissemination Project (RDP)(Draft) Vulgarisation, Recherches Rapport 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Project Completion Report Rice Dissemination Project (RDP) ANNEX Vulgarisation, Recherches Document en annexe 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Extension Activity Report for the 2018/2019 Planting Season Vulgarisation Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Rice Production Potential in Zambia Vol.2 Général Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Analysis of Data of Demo-sites of RDP Culture Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Rice Cultivation Research Report Recherches Rapport de l'enquête 〇 〇
t/achèvement du
projet
03
Rappord'avancemen
ZMB-02 Zambie (English) Rice Dissemination Project Template for District Agricultural Profile Culture Format 〇 〇
t/achèvement du
projet