0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
34 vues4 pages

Mineur Français

Transféré par

heriniainamiorasoa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
34 vues4 pages

Mineur Français

Transféré par

heriniainamiorasoa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

Approche et prise en compte de la personne 6

 Le mineur Fiche n°71

Mineur français
Textes de référence
• Code civil.
• Loi n°2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des
majeurs.

• Généralité
Art. 388 CC
« Le mineur est l'individu de l'un ou l'autre sexe qui n'a point encore l'âge de dix-huit ans
accomplis. »
Le mineur est placé sous l'autorité parentale (cf. 72/175) ou a défaut sous tutelle.

Quelques âges « clés »

Pendant l’action de secours


Naissance à la
Nouveau-né
chute du cordon
De la chute du
Nourrisson
cordon à 2 ans
8 ans Âge jusqu'auquel en secourisme on parle d'enfant
13 ans Majorité pénale
15 ans Majorité sexuelle
16 ans Fin de scolarité obligatoire, émancipation possible
18 ans Majorité civile

• Émancipation du mineur
L’émancipation est un acte par lequel un mineur obtient les mêmes droits que s’il était majeur.
L’émancipation fait disparaître l’autorité parentale : le mineur émancipé devient seul
responsable de ses faits et gestes. Cela signifie notamment que s’il est responsable d’un
accident et cause un dommage à un tiers, il en assumera seul la responsabilité. Il sera
également seul responsable de ses dettes.
Art. 413-7 CC
« Le mineur émancipé cesse d’être sous l’autorité de ses père et mère. Ceux-ci ne sont pas
responsables de plein droit, en leur seule qualité de père ou de mère, du dommage qu’il
pourra causer à autrui postérieurement à son émancipation. »
L’émancipation ne donne cependant pas tous les droits. Même émancipé, le mineur ne peut
pas, sans le consentement de ses parents ou du Conseil de famille :
-- se marier et conclure un contrat de mariage, consentir à son adoption ;
Art. 413-6 CC
« Le mineur émancipé est capable, comme un majeur, de tous les actes de la vie civile. Il
doit néanmoins, pour se marier ou se donner en adoption, observer les mêmes règles que s’il
n’était point émancipé. »
-- être électeur ;
-- être désigné comme juré dans le procès d’assises ;

>>
171
6 1. Approche et prise en compte de la personne

-- témoigner pour un acte d’état civil ;


être commerçant.
On distingue deux sortes d’émancipation :
-- émancipation par le mariage : en principe, elle ne concerne que les femmes puisque la
loi les autorise à se marier, avec l’autorisation des parents, à partir de 15 ans contre 18
ans pour les hommes. Un garçon âgé de moins de 18 ans et une fille âgée de moins de 15
ans devront obtenir une dispense du Procureur de la République pour motifs graves.
-- émancipation par la décision de justice : le mineur peut être émancipé dès l’âge de
16 ans à la demande du père et de la mère ou de l’un des d’eux avec approbation de
l’autre parent, ou alors par le Conseil de famille.
Art. 413-1 CC
« Le mineur est émancipé de plein droit par le mariage. »
Art. 413-2 CC
« Le mineur, même non marié, pourra être émancipé lorsqu’il aura atteint l’âge de seize
ans révolus. Après audition du mineur, cette émancipation sera prononcée, s’il y a de justes
motifs, par le juge des tutelles, à la demande des père et mère ou de l’un d’eux.
Lorsque la demande sera présentée par un seul des parents, le juge décidera, après avoir
entendu l’autre, à moins que ce dernier soit dans l’impossibilité de manifester sa volonté. »
Art. 413-3 CC
« Le mineur resté sans père ni mère pourra de la même manière être émancipé à la demande
du conseil de famille. »
Un mineur ne peut demander lui-même son émancipation. Certains juges des tutelles, avertis
par le juge des enfants qu’un mineur souhaite être émancipé, peuvent convoquer les parents
et les inciter à en faire la demande.
L’émancipation doit être prononcée par le Juge des tutelles. Le mineur pourra être entendu
par le juge avant que celui-ci ne se prononce sur la demande d’émancipation. Cet entretien
lui permet de mieux apprécier les capacités du mineur et son aptitude à gérer seul ses biens
et sa vie, voire même d’éviter le cas extrême où le mineur serait émancipé contre son gré,
simplement parce que les parents voudraient se décharger de leurs obligations légales.

Mineur étranger
Les mineurs étrangers isolés sont définis par le Haut commissariat aux réfugiés comme les
enfants venus en France sans être accompagnés d’un adulte responsable d’eux, de par la
loi ou la coutume (réfugiés, fugueurs, errants). Ces mineurs posent généralement une triple
problématique aux secouristes :
-- le fait qu'il soit mineur : ce qui renvoie à la notion d'incapacité juridique et à une non
représentation légale ;
-- le fait qu'il soit isolé : ce qui renvoie à l'idée de danger et à une non autorité parentale
ce qui implique un besoin de protection ;
-- le fait qu'il soit étranger : ce qui renvoie au statut et au droit des étrangers en france.

 Le mineur étranger, qui réside en France, n’est pas obligé de posséder un titre de séjour.

Cette triple problématique vient d'autant que les causes de leur présence en France sont
parfois troubles, à savoir :
-- enfants « exilés », qui fuient une région en guerre, les persécutions, l’enrôlement
forcé dans l’armée ou les troupes rebelles ; certains ont transité par des camps de
réfugiés, d’autres ont été recueillis par des proches, des communautés religieuses ou
des organisations humanitaires qui tentent de les mettre à l’abri en les envoyant en
Europe ;
>>
172
1. Approche et prise en compte de la personne 6

-- enfants « mandatés » : certains sont envoyés en Occident pour y poursuivre leurs études,
mais pour la plus grande majorité afin d'y travailler et envoyer de l’argent à leur famille
restée au pays ;
-- enfants « exploités » : victimes de la traite, pris dans des réseaux de prostitution,
contraints au travail clandestin, à des activités délictuelles ou criminelles ;
-- enfants « fugueurs » : qui quittent le domicile familial ou l’institution dans laquelle ils
étaient placés en raison de relations conflictuelles ou de mauvais traitements ;
-- enfants « errants » : déjà en situation d’errance dans leur pays d’origine et vivant de
petits emplois, de mendicité, de prostitution ou de délinquance.
Art. L.521-4 Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
« L’étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l’objet d’une mesure d’expulsion. »
Pour déterminer l’age d’une personne qui se dit mineure (étrangers en situation irrégulière,
sans-papiers se prétendant mineurs pour éviter leur expulsion, jeunes délinquants mentant
sur leur âge afin d’éviter une sanction pénale…), et en l’absence de toute pièce justificative,
le médecin légiste pourra avoir recours à une méthode radiologique basée sur des critères
de maturation osseuse (âge osseux) et dentaire, en complément de l’état de développement
des caractères sexuels secondaires. Ces techniques permettent à un opérateur entraîné de

Pendant l’action de secours


déterminer l’âge osseux ou dentaire d’un individu à plus ou moins 6 mois.
-- âge osseux : l’appréciation du degré de croissance osseuse se fait par l’examen des
cartilages de conjugaison, en se rapportant aux dates d’apparition et de soudure à la
diaphyse des points osseux épiphysaires et complémentaires. Les deux techniques les
plus utilisées sont :
.. la technique de Risser qui étudie le degré de soudure du cartilage de conjugaison de
la crête iliaque (le cartilage de la crête iliaque se soude de façon progressive, sur
plusieurs années, entre la puberté et l’âge de 20 ans environ) ;
.. la technique de Greulich et Pyle qui étudie le degré de maturation osseuse au niveau
de l’extrémité distale des deux os de l’avant-bras, des os du carpe, des métacarpiens
et des phalanges ;

5 ans 12 ans Adulte

-- l’exploitation de la maturation dentaire pour la détermination de l’âge repose sur la


chronologie d’apparition des dents déciduales (dents de lait) et définitives.

>>
173
6 1. Approche et prise en compte de la personne

Prise en charge d’un mineur

Prise en charge
d’un mineur

Entre 16 et 18 ans
Moins de 18 ans
+
+
a fait l’objet
n’a pas fait l’objet
d’une émancipation
d’une émancipation
(doit en apporter la preuve)

Se trouve sous la protection Doit être considéré comme


du secouriste, donc sous sa une personne majeure libre
responsabilité de ses actes

Nécessité de transport Pas de nécessité de transport

Doit être confié à une tierce


Refus de transport
personne avant le départ du
non recevable de la part
secouriste : représentant légal,
du mineur
force de l’ordre, entraîneur…

Peut faire l’objet d’un transport sans Refus de transport


représentant légal ou la présence des des parents
forces de l’ordre, mais accompagnement
recommandé

Appel aux forces


de l’ordre possible, Décharge Appel régulation
sur décision de la médicale
régulation médicale

174

Vous aimerez peut-être aussi