Cartographie de la carrière Ankiabe
Cartographie de la carrière Ankiabe
CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION
DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE,
DISTRICT D’AMBILOBE, REGION
DIANA
Promotion : 2012
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
D’ANTANANARIVO
****************
DOMAINE : SCIENCE DE L’INGENIEUR
****************
MENTION : INGÉNIERIE MINIERE
****************
PARCOURS : SCIENCES ET TECHNIQUES
MINIERES
****************
Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de Licence
en Ingénierie Minière
Intitulé :
CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION
DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE,
DISTRICT D’AMBILOBE, REGION
DIANA
INTRODUCTION
CONCLUSION
ANNEXES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES
TABLE DES MATIERES
RESUME ET ABSTRACT
ii
LISTE DES ABREVIATIONS
iii
LISTE DES ANNEXES
iv
LISTE DES CARTES
v
LISTE DES FIGURES
vi
LISTE DES PHOTOS
vii
LISTE DES TABLEAUX
viii
INTRODUCTION
Après l’eau et l’air, l’homme éprouve un besoin essentiel et fondamental dans la vie,
voir même dans le quotidien. Cela se traduit par un besoin en matériaux, tels que le sable, les
granulats, les cailloux de différentes tailles. Une construction durable qui traverse des époques
est héritée par des générations ; cela s’obtient par la connaissance et l’utilisation des bons
matériaux. Madagascar dans toute sa grandeur, une île dotée de ressources naturelles variables ;
on va dire une immense réserve de diverses ressources que ce soit animale ou végétale et sans
doute les substances minérales dans le sous-sol. En parlant de la grande île, actuellement dans
la partie nord, un projet est en cours, concernant la réhabilitation et le bitumage de la route
nationale numéro 6 par l’entreprise Colas. Allant d’Ambanja jusqu’à Diégo-Suarez, d’une
longueur d’environ 233 km entre le PK 467+000 et le PK 703+000. Une route qui sera à la fois
une fierté de la population locale mais aussi un vaisseau qui relie les districts sur d’autres, tout
en garantissant le développement du pays.
Dans une exploration minière, une meilleure préservation de l’environnement est
importante soit de la couverture forestière dans ce cas d’étude, l’objectif est d’obtenir, en
utilisant la méthode électrique, les parties favorables à l’exploitation du massif étudié, localiser
le toit du substratum rocheux dur et sain en profondeur, à quelques mètres sous la surface du
sol, cartographier la surface affleurée et souterraine et délimiter son extension dans l’espace.
Le cadre d’étude se trouvant à Ankiabe, District d’Ambilobe sur la RN 6.
La réalisation de ce mémoire s’est basée sur la pratique de la méthode électrique en
procédant par un calcul de cubatures pour estimer les surfaces 2D et 3D des roches massives.
Le thème choisi « CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION DE LA CARRIERE DES
ROCHES D’EMPIERREMENT D’ANKIABE, DISTRICT D’AMBILOBE, REGION DIANA
» essaye de répondre à ces objectifs.
Pour mieux approfondir le sujet, l’étude est divisée en quatre chapitres dont :
La première développe les généralités sur le grès,
La deuxième concerne le contexte de la zone d’étude,
La troisième relate la méthodologie appliquée et les matériels utilisés,
Et enfin la quatrième et la dernière les résultats et interprétations des données.
I. GENERALITES SUR LES GRES
Ce chapitre nous illustre les informations d’une façon générale sur la roche et en
particulier sur les grès, objet de cette étude, on va voir successivement la présentation générale
de cette roche, ses caractéristiques et ses variétés géologiques.
La mécanique des roches s’intéresse à l’étude théorique et pratique des propriétés ainsi
qu’au comportement mécanique des matériaux rocheux à leur force appliquée dans
l’environnement physique.
Les ouvrages modifient l’état initial des contraintes du massif rocheux en temps très court
par rapport au temps de sa formation géologique. La présence de l’eau dans les massifs rocheux
est un facteur très important : elle ajoute une contrainte, entraîne une augmentation de la
pression à l’intérieur du massif rocheux et détériore les propriétés de la roche. La masse
rocheuse à miner est généralement constituée de blocs élémentaires plus ou moins continus (la
matrice rocheuse) séparés par des discontinuités liées à l’origine de la roche (discontinuité
syngénétique) ou à son évolution plus tardive (discontinuité diagénétique ou épigénétique).
Les discontinuités syngénétiques sont principalement la stratification, la schistosité ou la
foliation. Les fractures, les joints, les diaclases, les microcavités témoignent en général d’une
évolution postérieure. Toutes ces discontinuités sont généralement des plans de faiblesse du
massif rocheux (avec des altérations souvent argileuses) propice aux glissements, circulation
d’eau et perte de pression de gaz de détonation lors du tir. De plus, pour un massif donné, la
présence de discontinuité a un rôle déterminant dans les conditions de formation.
La géologie est une étude de la terre et de son sous-sol. Elle comprend l’étude de la nature
des roches, de leur histoire et de leur agencement.
Pour le praticien de la formation, les analyses pétrographiques sur la matrice rocheuse et les
analyses structurales sur les discontinuités sont de plus grand intérêt. Les premières s’appuient
sur l’étude des minéraux et de la texture de la roche sur des échantillons récoltés (lame mince,
analyse physico-chimique, etc.). Les secondes font appel à la connaissance des lois de
mécanique des roches. Les discontinuités sont aussi caractérisées par des études descriptives
directes (nature, géométrie, fréquence) ainsi que par des moyens géophysiques (diagraphies,
essais).
2
I.2. Classification des roches [W5]
Par définition, on appelle roche tous matériaux constitutifs de l’écorce terrestre. Les
matières qui composent les roches sont qualifiées de matières minérales, à la différence des
matières organiques qui supportent la vie.
Une roche est un matériau solide en général, formée d’un assemblage de minéraux. Les roches
sont constituées de minéraux, et les minéraux sont constitués d’éléments chimiques. Une roche
peut être constituée d’une ou de plusieurs espèces minérales. Les roches sont composées de
constituants élémentaires, ces sont les minéraux.
Les roches formées d’un seul type de minéral sont monominérales comme les calcaires purs, le
gypse ou le sable siliceux, s'il ne contient pas d’autres types de grains. D’autres roches sont
polyminérales comme le granite, les roches volcaniques et de nombreux sables. Le granite, par
exemple, est constitué d’un assemblage de grains de quartz, de feldspaths et de micas.
Chaque minéral correspond à une composition chimique précise. La silice ou quartz est
du dioxyde de silicium, ce qui s’écrit SiO2. La calcite est du carbonate de calcium, ce qui s’écrit
CaCO3. C’est le minéral qui constitue les roches calcaires. D'une façon générale, les minéraux
se présentent sous la forme de solides cristallins : ce sont des cristaux, même s’ils ne possèdent
pas, dans la plupart des cas, de belles formes caractéristiques. Il y a une très grande variété de
roches, en fonction de leur origine, de leur composition et de leurs propriétés.
Voici à titre indicatif les différentes catégories de roches. Trois grandes catégories de
roche peuvent être distinguées en fonction de leur origine :
Les roches magmatiques (ou éruptives) comprennent les roches volcaniques (formées
par solidification de laves à la surface de la croûte terrestre, avec un refroidissement
rapide impliquant une taille faible des cristaux) et les roches plutoniques (formées par
solidification lente de magmas, en profondeur, d’où la présence de cristaux de taille
moyenne).
Exemple : les roches volcaniques comme le basalte, la dolérite ou la pierre ponce. Les roches
détritiques comme le sable, le grès, le conglomérat.
Les roches sédimentaires regroupent les roches détritiques qui tirent leur origine de
l’assemblage de débris variés (en général unis par un ciment ou une matrice) et les
roches physico-chimiques ou biogènes (liées à une précipitation chimique directe ou à
l’activité d’organismes).
3
Exemple : le calcaire, l’argile, la marne, le schiste.
Le grès est une roche sédimentaire. Cette roche est composée de micas, de quartz et de
feldspath. Les couleurs sont très variables : il y a du grès rouge, ocre, rose, vert, gris, blanc,
jaune, marron, violet, doré et argenté. Le grès est utilisé pour les pierres de construction, les
meules, les pavages et pour les sculptures.
4
Photo 1 : Le grès vu au microscope
Le grès est une roche détritique, c’est-à-dire composée d’au moins de 50% de débris.
Ses grains sont souvent composés de silice. La couleur du grès est plutôt dans le ton beige, rose
et jaune.
Le grès se forme au cours des siècles, au fur et à mesure que les dépôts de sable
s'accumulent dans les rivières, les lacs ou au fond des océans, et le sable se mélange à la calcite
ou aux quartz, puis subit une compression. Après assez de temps passé par, la pression pousse
tous ces éléments ensemble pour créer du grès. Puisque que tout le sable n'est pas identique
5
mais vient plutôt dans une variété de couleurs et de textures de grain, chaque formation a une
apparence unique.
L'une des plus anciennes villes du monde est Petra, un avant-poste dans le désert de
Jordanie qui a plus de 2000 ans. Beaucoup de structures là-bas ont été sculptées dans le grès de
la région. Au lieu de contenir une apparence uniforme, cependant, les tissages de couleurs
donnent l'impression que les bâtiments sont faits de gâteau marbré ou de pain de seigle marbré.
Certains archéologues ont étudié la formation du grès pour déterminer comment différentes
couches de couleurs se sont retrouvées dans le même grès. La théorie la plus courante est qu'un
mélange de divers types de sable s'est divisé en couches au fur et à mesure que le sable
s'accumulait il y a des siècles, voire des millions d'années. Un processus similaire se déroule
dans les avalanches, car le chaos du mouvement garantit qu'il n'y a pas deux couches contenant
le même type de matériau.
Actuellement, de nombreuses classifications ont été proposées parmi lesquelles l’une des
plus classiques se subdivise le grès suivant la taille de leurs grains selon F. J. Pettijohn :
- Grès fins : Ils sont caractérisés par des grains de sable de petite taille, généralement
moins de 0,25 mm.
- Grès moyens : Ces grès ont des grains de taille intermédiaire, généralement entre 0,25
mm et 0,5 mm.
- Grès grossiers : Ils sont composés de gros grains, souvent supérieurs à 0,5 mm.
Le grès est une roche sédimentaire composée de grains de matière minérale, de roche ou
de matière organique de la taille d'un sable. La composition, la texture et la couleur du grès
peuvent varier considérablement, ce qui conduit à la classification de différents types de grès
en fonction de ces caractéristiques. Voici quelques types courants de grès :
6
o Grauwacke : La grauwacke est un type de grès qui contient un mélange de quartz, de
feldspath et de fragments de roche. Il a souvent une couleur gris foncé ou verdâtre.
o Grès feldspathique : Comme son nom l’indique, ce grès contient un pourcentage élevé
de feldspath, ce qui lui confère un aspect distinctif. La couleur peut varier du clair au
foncé, selon la composition minérale.
o Arénite : L'arénite est un terme utilisé pour désigner le grès avec un pourcentage élevé
de grains de quartz. Il est souvent bien trié, ce qui signifie que la granulométrie est assez
uniforme.
o Wacke : Le Wacke est un type de grès qui contient un mélange de minéraux de quartz,
de feldspath et d'argile. Il est souvent mal trié, avec des granulométries variables.
o Grès à lits croisés : La stratification croisée est une structure sédimentaire dans laquelle
les couches de sédiments sont inclinées par rapport au plan de stratification horizontal.
Le grès en couches croisées se forme souvent dans des environnements où l'eau coule,
comme les rivières ou les dunes.
o Grès bitumineux : Certains grès sont d’importantes roches réservoirs de pétrole et de
gaz naturel. Ils possèdent la porosité et la perméabilité nécessaires au stockage et à
l'écoulement des hydrocarbures.
o Grès rouge : Le grès peut prendre une teinte rougeâtre en raison de la présence d'oxyde
de fer (rouille). La couleur peut aller du rose clair au rouge foncé.
o Grès de Coconino : Il s'agit d'un type de grès bien connu que l'on trouve aux États-
Unis, notamment dans le Grand Canyon. Il est souvent caractérisé par sa stratification
croisée et on pense qu'il s'est formé dans d'anciens environnements de dunes de sable.
Ces types de grès peuvent varier en termes de dureté, de porosité et d'autres propriétés
physiques, ce qui les rend adaptés à différentes applications, notamment la construction,
l'architecture et l'art.
Il est couramment utilisé dans le revêtement extérieur des bâtiments, les dallages, les
carrelages et même dans les aménagements paysagers. Son attrait esthétique combiné à sa
durabilité le rend toujours aussi pertinent dans le monde contemporain.
7
II. CONTEXTE DE LA ZONE D’ETUDE
8
Carte n°1 : Carte de localisation de la zone d’étude
9
II.2. Géologie régionale de la zone et de la carrière d’Ankiabe [1]
Un des éléments essentiels pour caractériser la nature des roches est la connaissance de
la géologie. Essentiellement, la partie nord de Madagascar est composée d’une formation
sédimentaire et volcanique.
La carte géologique régionale montre que le site est localisé sur la zone alluvionnaire
située en amont de l’estuaire de Mahabombohay. La plaine développée au Nord de la zone est
aménagée en rizière et aux champs de cannes à sucre par endroit (Carte n°2). La formation
sédimentaire de groupe d’Isalo affleure à l’Ouest de la zone. Les grès d’Isalo se trouvent ainsi
sous cette couverture alluvionnaire et on les rencontre dans les butes isolées non érodées. Ce
sont des grès bien consolidés et inters stratifiés de conglomérat, de quartz et des argiles.
10
Carte n°2 : Carte géologique de la zone d’étude
Le Mahavavy est le principal cours d’eau de la région. Les deux autres principaux cours
d’eau de la zone sont : le Sambirano et le Ramena, y prennent tous leur source de Tsaratanana.
Le Mahavavy, dans laquelle traverse au Nord d’Ankiabe (Carte n°3), mesure 165 km de long
pour un bassin versant de 3 300 km². Il reçoit deux affluents importants de rive droite :
l’Ambohipato (25 km) et l’Antsiatsia (60 km). Il prend sa source dans l’Andohanisambirano.
Ce dernier se situe au sud de Maromokotra, vers 2 300 m d’altitude. L’Ampandrana et le
Manandro se croisent à Ankiabe pour rejoindre Mahambombohay et passe juste au nord-est de
la carrière.
La région d’Ambilobe est dotée d’importantes surfaces lacustres non permanent.
11
Carte n°3 : Réseau hydrographique à proximité de la zone d’étude
12
III. METHODOLOGIE APPLIQUEE ET MATERIELS UTILISES
La résistivité électrique d’un milieu est la propriété physique qui détermine la capacité
de ce milieu à laisser passer le courant électrique. On exprime la résistivité en ohm-mètre (Ωm),
cette unité convenant particulièrement bien comme ordre de grandeur.
Plusieurs facteurs affectent la résistivité d'une roche, mais les principaux sont les suivants :
- la quantité et la qualité d’eau contenue dans les pores
- la porosité
- la tortuosité
La méthode géophysique utilisant les résistivités électriques prend son origine dès 1920,
grâce au travail des frères Schlumberger. Cette méthode, basée sur le principe simple du courant
continu, a évolué au cours du temps. A l'aide de quatre électrodes, deux d'injection du courant
(notées généralement A et B) et deux de mesures du potentiel (notées généralement M et N), il
est possible de connaître la résistivité apparente du sous-sol. Le positionnement de ces
électrodes en surface est variable et influence la répartition du courant dans le sous-sol.
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𝐽 =𝐸 (1)
𝐼 =2𝑟 𝐽 (2)
Sachant que le champ électrique dérive d'un potentiel V [V], on peut écrire l'égalité suivante :
𝐸=− (3)
En combinant les équations (1), (2) et (3), on obtient une relation (4) indépendante du champ
électrique et de la densité de courant.
(4)
²
La conductivité étant l'inverse de la résistivité, l'équation (4) devient :
(5)
²
Pour exprimer le potentiel en fonction de r, il faut intégrer l'équation (5).
La constante C, dûe à l'intégration du potentiel en fonction de r, est nulle (C = 0 car V = 0 si r
= ∞).
𝑉= (6)
L'équation (6) permet donc de trouver le potentiel en fonction de r. Il est ensuite possible de
tracer les équipotentielles et les filets de courant induits par une électrode (Figure 2).
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Figure 2 : Ligne de courant et surface équipotentielle dans un milieu homogène et isotrope
Source : CHOUTEAU M. 1999
La plupart du temps, on emploie quatre électrodes pour les acquisitions (Figure 3). Les
deux électrodes A et B sont les électrodes d’injection de courant, tandis que les deux autres,
M et N, sont les électrodes de potentiel.
15
Le potentiel effectif (7) en un point M est donc la sommation du potentiel de chaque électrode
d'injection du courant (A et B).
𝑉1 + 𝑉2 = − (7)
Où V1 et V2 sont respectivement les potentiels dûs par les électrodes A et B
r1 : distance entre A et M
r2 : distance entre M et B
En introduisant la deuxième électrode de potentiel, on peut mesurer une différence de potentiel
entre deux points (8).
𝑉 =
( − − − ) (8)
Cette équation (8) est la base de toute mesure électrique utilisant quatre électrodes (r3 et r4)
étant respectivement les distances entre A et N et celle entre N et B). On parle alors de
dispositifs quadripôles. Il en existe de nombreux, et chacun a ses avantages et ses inconvénients.
Dans la pratique, le paramètre que l'on veut calculer est la résistivité . De surcroît, les seuls
paramètres qui varient, si l'arrangement du dispositif est constant, sont les valeurs I et V. Le
reste de l'équation est donc appelé K ou facteur géométrique, qui est fonction du dispositif
utilisé. L'équation (8) devient donc :
=𝐾 Avec 𝐾= (9)
[ ]
Cette équation est donc calculée en nous donnant la valeur de la résistivité pour un terrain
homogène et isotrope. Si ce n'est plus le cas, la résistivité calculée n'est plus une résistivité
vraie, mais une résistivité apparente. Pour un terrain réel, c'est presque toujours le cas. Il
convient donc d'inventer un modèle mathématique permettant de retrouver les vraies valeurs de
la résistivité, que l'on pourra interpréter ensuite d'un point de vue géologique.
Dans ce travail nous choisissons le dispositif de Wenner dans laquelle les électrodes A,
B, M, N, permettant l’injection du courant et la mesure du potentiel, sont alignées, et la distance
inter-électrodes notée a est constante. Elles sont disposées suivant la configuration géométrique
ci-dessous :
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Figure 4 : Configuration géométrique du dispositif Wenner
Dans ce cas, le facteur géométrique, donné par l’équation (9), devient K = 2 a, et par
conséquent, la résistivité électrique devient :
=2𝑎 (10)
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Cette fonction permet de se rendre compte de l'influence d'un volume unitaire sur la mesure de
la différence de potentiel.
Le principe d’acquisition est basé sur la réalisation d’un grand nombre de sondages
électriques très rapprochés le long d’un profil à partir de diverses combinaisons de quatre
électrodes spécifiques à un type de dispositif parmi les N électrodes implantés.
En écartant la distance inter-électrodes, la profondeur de pénétration augmente et le nombre des
points expérimentaux diminue. Le modèle géo électrique est obtenu en inversant
automatiquement les données expérimentales, grâce au programme d’inversion.
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III.2.3.2. Mise en œuvre selon la configuration Wenner
Le panneau électrique exige l'utilisation du dispositif multi électrodes comme dispositif de base.
Soit "a" la distance entre les deux électrodes consécutives. Chaque électrode est utilisée comme
électrode d'injection du courant puis électrode de potentiel.
Le dispositif de Wenner, est un dispositif classique, utilisant N électrodes, que l'on adopte pour
la réalisation du panneau électrique.
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Figure 6 : Configuration des électrodes pour le panneau électrique du type Wenner. Exemple
d’un panneau utilisant 32 électrodes.
Source : ROY & APPARAO, 1971
III.2.3.3. Présentation des pseudosections
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Figure 7 : Exemple de valeurs calculées des résistivités apparentes, avec l'utilisation de
dispositif Wenner.
Source : ROY & APPARAO, 1971
III.2.3.4. L’inversion des pseudosections
Les données mesurées sur le terrain sont les résistivités apparentes. En effet, on mesure
des paramètres intégrant les résistivités sur un volume donné du sous-sol.
On cherche, à partir de ces valeurs, les épaisseurs et résistivités vraies des différentes corps
présentes dans le sous-sol. Pour ce faire, nous avons utilisés le programme d'inversion
(Res2Dinv ; LOKE,1997) qui, par une méthode itérative (LOKE & BARKER, 1996a), va nous
donner le modèle de résistivité vraie du sous-sol.
Le logiciel employé pour retrouver les vraies valeurs de la résistivité à partir des valeurs
apparentes de terrain s'appelle logiciel d'inversion. Ce nom lui est donné car il reconstitue, par
une méthode itérative, tous les différents terrains en résistivités et épaisseurs vraies qui ont
donné naissance à nos résistivités apparentes.
Le logiciel détermine automatiquement la pseudosection en utilisant les valeurs de résistivité
apparentes mesurées. Tenant compte des points expérimentaux, il subdivise le modèle 2D en
des blocs rectangulaires, dont la dernière ligne correspond à la profondeur d’investigation
maximale atteinte. En utilisant la méthode de différence finie et la méthode des moindres
carrées (Annexe n°1), le programme fournit les valeurs de résistivité vraie de chaque bloc.
21
Figure 8 : Représentation des blocs et des points de mesures
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
La méthode d’inversion utilisée par le programme est basée sur « Smoothness constrained
method » ou méthode de lissage par contrainte (Annexe n°1).
Pour l’opération, les premières valeurs, qu'introduit le logiciel, sont les valeurs apparentes qui
lui permettent de donner un premier modèle (Figure 9, en haut) approximatif. à partir de ce
modèle, il injecte un courant fictif et recalcule les valeurs apparentes (Figure 9, centre). Il
compare ensuite cette coupe de résistivité apparente avec celle qui a été dessinée à l'aide des
valeurs mesurées (Figure 9, haut). La comparaison lui permet de corriger la matrice et de
recalculer un modèle plus précis (Figure 9, bas). Le logiciel essaie donc, à l'aide d'une méthode
itérative, de réduire la différence entre les valeurs calculées et mesurées de résistivité apparente
en ajustant la résistivité vraie de chaque bloc.
Une mesure de cette différence est donnée par l'erreur RMS. Bien que cette mesure soit
une bonne indication de la qualité d'un profil, ce n'est pas toujours l'itération qui a la plus faible
erreur RMS qui donne le profil le plus juste géologiquement. En général, le modèle le plus
fiable est celui qui se situe juste après l'itération ou l'erreur RMS ne change plus de manière
significative, ce qui arrive habituellement entre 3 et 6 itérations.
22
Figure 9 : Résistivités apparentes mesurées (en haut), recalculées par le logiciel d'inversion
(au centre) et vraies (en bas)
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
III.3. Matériels d’acquisition
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- accumulation digitale pour l’amélioration du rapport signal/bruit,
- affichage de messages d’erreur en cas d’erreur opératoire.
Il est relié avec un convertisseur DC/DC qui est alimenté par une batterie de 12V. La mise à
station du panneau électrique nécessite les deux multinodes, le multiplexeur RMC alimenté
d’une batterie 12V, les électrodes en acier inox, les câbles de connexion et les rouleaux de fils
divers (Photo 3).
24
Les distances qui sont les plus souvent mesurées selon la pente du terrain, doivent être réduites
à l’horizontale. Les distances obliques serviront également à obtenir le dénivellement entre les
deux points.
25
Figure 11 : Nivellement indirect
III.4.1.2. Méthode manuelle ou mécanique
Dans le théodolite, le cercle vertical est gradué en général de 0 à 400 grades. Le zéro étant
au zénith, on mesure les distances zénithales et on peut donc en déduire le site. Après avoir
pointé la lunette sur le point inconnu, les angles sont successivement affichés dans un
microscope angulaire (ou dans deux distances : un pour les angles horizontaux et un pour les
angles verticaux). Les angles sont relevés en plusieurs étapes après la lecture de la valeur entière
de l’angle, on lit ensuite la partie décimale à l’aide d’un vernier pour plus de précision.
III.4.1.3. Choix et limite d’utilisation d’un instrument
Le choix de l’instrument guidé par sa performance technique mais aussi par sa simplicité
d’utilisation pour laquelle un minimum de réglage est nécessaire à sa mise en station et de la
lecture des observations. Et que plus l’appareil est performant, plus son utilisation est difficile
et sa mise en station nécessite plus de temps.
Avant tout travail sur terrain, il est impératif de définir au préalable la précision
recherchée et l’incertitude tolérable. Il faut savoir sous quelles formes les résultats seront
exploités. La meilleure précision possible est attendue dans le cas d’une comparaison des
coordonnées d’un même point et les instruments ne peuvent être utilisés au-delà d’une certaine
perte maximale qui consiste leurs limites d’emploi.
26
III.4.2. Méthodologie d’une levée
III.4.2.1. Mise en station du théodolite à la verticale
Il y a huit étapes coercitives pour une mise en station du théodolite à la verticale d’un
point :
Pour mettre en place le trépied, la démarche est exactement la même que pour le niveau
donc il faut qu’il soit horizontal
Positionner la croix du plomb optique quasiment au-dessus du point matérialisé au sol
en veillant à ce que le plateau du trépied soit le plus horizontal possible
Appuyer fortement sur les sabots du trépied pour stabiliser l’appareil même si le trépied
est posé sur une surface dure
Amener la croix du plomb optique sur le centre du repère matérialisé au sol
Amener la nivelle sphérique à l’intérieur de son cercle en faisant coulisser les pieds du
trépied suivant le besoin
Vérifier que la croix du plomb optique se trouve toujours sur le centre du repère
matérialisé au sol sinon reprendre à l’étape précédant
Amener la nivelle théorique entre ses deux repères
Vérifier une dernière fois que la croix du plomb optique se trouve toujours sur le centre
du repère matérialisé au sol
Une fois ces étapes sont bien effectuées et que l’appareil a été mis en station, on peut
commencer les mesures.
III.4.2.2. Les mesures d’angle
L’appareil étant mis en station, on commence les mesures des angles : angle vertical et
horizontal. Si on utilise le théodolite avant de faire les mesures, on va mesurer la hauteur de
l’appareil et la hauteur du prisme pour déduire les angles.
III.4.3. Présentation du logiciel Covadis
Le logiciel Covadis est un logiciel accompagné et adapté à la version du logiciel Autocad.
Ces deux logiciels sont fournis par la mention ingénierie minière ici à l’ESPA. Le Covadis est
utilisé en topographique et permet de calculer les topométries et les géo-codifications des levées
topographiques. On peut l’exploiter pour la production de plan topographique et la conception
de projet d’aménagement du territoire. Il est parmi les logiciels utilisés en DAO et CAO.
III.4.3.1. La barre de menu du Covadis
Autre que les menus, les configurations et les outils d’Autocad, il y a cinq menus
additionnels pour Covadis :
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Covadis calculi (Covcal)
Covadis2D (Cov2D)
Coadis3D (Cov3D)
Covadis dessine les courbes de niveaux qui permettent souvent de mieux appréhender le
relief du terrain et aussi de détecter l’erreur du MNT. On trouve tous les commandes de courbes
de niveaux dans le sous menu « courbe de niveau » de Covadis 3D. Pour mettre la cotation des
courbes, on clique sur la commande cotation des courbes.
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MNT, soit par profil entre polyligne 3D. Cette dernière est un peu plus longue mais elle
présente l’avantage de pouvoir placer les profils exactement.
III.4.3.6. Création de plateformes
On peut suggérer l’organigramme montré par la figure suivante pour le calcul de volume ou de
surface 3D avec le logiciel Covadis.
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IV. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DES DONNEES
Le terrain doit avoir une morphologie relativement plate. On a rencontré sur le versant
Ouest de la bute des bancs de grès inclinés légèrement vers l’Ouest, avec un angle de 10o (Photo
4). Le massif de grès affleurant est caractérisé par la présence des quartz visible à l’œil nu
(Photo 5).
Photo 4 : Pendage des bancs de grès incliné Photo 5 : Vue globale des grès du site
vers l’Ouest
Sept lignes électriques ont été étalées sur le site d’Ankiabe. L’emplacement et
l’orientation des lignes ont été choisis de façon à couvrir la totalité de la zone d’affleurement
(Carte n°4). Cinq profils de longueur 93 m donnant la profondeur d’investigation de 15 m et
deux autres profils de longueur 155 m permettant d’atteindre la profondeur de 25 m ont été
implantés sur le site.
La zone est quasiment dénudée de végétation, ainsi les herbes poussées sur la mince
couche de couverture de latérite n’arrivent pas à développer (Photos 4 et 5).
30
Carte n°4 : Carte de localisation des profils géophysiques
IV.3.1. Ligne 1
La ligne 1 a été installée suivant le versant de l’affleurement de grès. Elle est localisée
dans la partie Nord de la zone et elle est orientée globalement suivant la direction Nord-Ouest
Sud-Est (Figure 13).
31
Figure 13 : Coupe géo électrique de la ligne 1
IV.3.2. Ligne 2
La coupe présente deux structures résistantes, l’une dans la partie Sud-Est est moins
épaisse et elle a une puissance moyenne de 4 m et l’autre dans le secteur Nord-Ouest est
marquée par l’inclinaison, plus ou moins semblable au bancs de grès affleuré. On peut déduire
de cette coupe que l’extension des couches de grès est limitée, on ne le rencotre plus au-delà de
l’abscisse X = 50 m. L’épaisseur de zone à roche massive est de l’ordre de 14 m dans cette zone
d’étalement de profil électrique.
32
La coupe a confirmé la discontinuité de la formation résistante caractérisant les strates de grès.
La couverture conductrice indiquant la partie latéritique est relativement mince et elle a une
épaisseur de l’ordre de 1,5 m.
La formation résistante n’est plus visible au-delà de l’abscisse X = 48 m. L’épaisseur de la
couche résistante a atteint 15 m dans le secteur Ouest du profil.
IV.3.3. Ligne 3
Elle a été étalée suivant la direction Sud-Ouest Nord-Est. Elle est quasiment parallèle et
elle a la même caractéristique au profil 2.
Elle a été implantée suivant la direction d’allongement des affleurements, soit Nord-Ouest
Sud-Est. Le profil est étalé avec la distance inter électrode a = 5 m donnant la profondeur
d’investigation 25 m. Le profil coupe les secteurs Est des profils 1, 2, 3 et 6 (Figure 16).
Comme aux trois premières coupes, les deux zones conductrices et résistantes sont bien
marquées. La base de la zone résistante est visible sur cette coupe, elle se trouve à environ 20
m de profondeur (Figure 17).
33
Figure 16 : Coupe géo électrique de la ligne 4
La formation résistante est surmontée d’une épaisse formation conductrice dans la partie Nord
de la zone et elle plonge progressivement en allant vers le Nord.
La partie rocheuse résistante est quasiment affleurant dans la partie centrale de profil, entre X
= 30 m et X = 100 m et sa base est marquée par une légère inclinaison Ouest.
IV.3.5. Ligne 5
IV.3.6. Ligne 6
La ligne 6 est orientée suivant la direction des trois premiers profils, 1, 2 et 3. On l’a étalé
avec une distance inter électrode a = 3 m et la longueur totale de ligne est de 93 [Link] coupe a
montré une large zone résistante en profondeur.
IV.3.7. Ligne 7
La ligne 7 est à l’extrême Sud de la zone et elle a été orientée suivant la direction Nord-
Ouest et Sud-Est. Le profil a été mis en œuvre avec une distance inter électrode a = 3 m.
35
Figure 19 : Coupe géo électrique de la ligne 7
La coupe a mis en évidence la présence des deux zones : conductrice et résistante. La couverture
conductrice est beaucoup plus épaisse au niveau de ce profil, le toit de la formation résistante
se trouve à plus de 9 m de profondeur.
36
Carte n°5 : Carte de délimitation de la carrière d’Ankiabe
37
Le calcul a donné le résultat inscrit dans le tableau suivant pour cette zone.
Les informations ci-après nous résument les notes de calcul sous Covadis.
Caractéristiques du contour
Calque 0
Couleur Magenta
Surface 2D 8481.08 m²
Périmètre 393.231 m
Calque TN1MNT1
Nombre de faces 234
Altitude mini 9.955 m
Altitude maxi 13.347 m
Surface totale 2D 55653.27 m²
Surface totale 3D 55744.72 m²
Surfaces 2D
En-dessous du plan : 0.00 m²
Au-dessus du plan : 8481.08 m²
Sans écart : 0.00 m²
Total : 8481.08 m²
Surfaces 3D
En-dessous du plan : 0.00 m²
Au-dessus du plan : 8514.25 m²
Sans écart : 0.00 m²
Total : 8514.25 m²
38
CONCLUSION
Toutes les méthodes d’inversion cherchent un modèle de sous-sol ayant la même réponse
que celle des valeurs expérimentales. Le programme RES2DINV utilise une méthode itérative.
En commençant du modèle initial, réaliser grâce au modèle de différence fini, il essaie de
trouver un modèle amélioré où les valeurs de résistivités apparentes calculées sont proches des
valeurs mesurées, une des méthodes d’optimisation est la méthode de lissage par contrainte ou
« Smoothness constrained method » (de Groot-Hedlin et Constable, 1990). Son expression
mathématique est :
( JT J+ uF ) d = JT g – u Fr
Où : F = matrice de lissage
g = vecteur de mésentente
a
importants.
Le « damping factor » est un paramètre permettant de tenir compte du bruit de fond. Pour une
acquisition de terrain, il est plus élevé. Si ce paramètre est sous-estimé, le processus d'inversion
devient instable et empêche toute convergence. Le surestimer aurait pour effet de lisser nos
anomalies et ainsi de rendre notre modèle moins précis. Le programme possède en outre une
option qui permet d'optimiser le bruit de fond.
Pour donner un modèle en résistivités vraies, le logiciel a besoin d'un certain nombre
d'itérations. Généralement, il oscille entre 3 et 6. Ce n'est pas forcément le profil qui a le plus
grand nombre d'itérations qui est le plus juste géologiquement ou archéologiquement. En effet,
à partir d'un certain nombre d'itérations, l'erreur RMS du modèle ne diminue presque plus. Le
programme a alors tendance à prendre des valeurs extrêmes afin d'améliorer le modèle de
quelques dixièmes de pour-cent. Le modèle devient donc plus juste mathématiquement, mais
aberrant du point de vue géologique.
La résolution des méthodes électriques décroît avec la profondeur. En effet, pour avoir
une influence sur les mesures, un bloc profond devra être plus grand, ce qui diminue la
résolution. On peut choisir une augmentation de la taille des blocs (« Thickness of model layers
») de 10% (= 8 niveaux d'acquisition) ou 25% (> 8 niveaux d'acquisition), ceci en fonction du
nombre de niveaux d'acquisition. Il est aussi possible de choisir manuellement l'épaisseur du
premier niveau de blocs ainsi que l'augmentation en fonction de la profondeur.
Le processus d'inversion se sert d'une matrice pour calculer les valeurs de la résistivité vraie.
Cette matrice peut être estimée par la méthode des moindres carrés ou recalculée après chaque
itération. Le fait de recalculer la matrice après chaque itération permet de donner un modèle
plus précis, mais demande aussi un temps de calcul plus long. Il est donc conseillé d'estimer
une première fois cette matrice lors des acquisitions de terrain afin d'avoir une idée du profil,
puis de la recalculer ultérieurement en vue d'un traitement définitif.
Les données brutes sortant du résistivimètre doivent être traitées avant toute utilisation.
En effet, elles contiennent les valeurs de la résistivité apparente, l'emplacement des électrodes
de mesure, la valeur de chargeabilité, ainsi que d'autres paramètres moins importants. Il permet
aussi de se soustraire des valeurs négatives (dues par exemple à des courants vagabonds ou à
un mauvais contact entre le sol et les électrodes) ainsi que des valeurs dont l'erreur dépasse une
limite fixée.
b
Le fichier d'acquisition peut ensuite être lu par le programme Res2Dinv. Il est possible,
dans ce programme, de représenter géométriquement les points de mesure (« Exterminate bad
data points » dans le logiciel Res2Dinv). Cette représentation place les points de mesure par
niveau d'acquisition avec une échelle très restreinte. Ce type de représentation fait ressortir les
points dont les résistivités sont très fortes ou faibles par rapport à leurs voisines. Un changement
aussi rapide des valeurs ne pouvant être dû à un phénomène géologique, on se doit de les
enlever, afin qu’elles ne faussent pas les résultats de l'inversion. Ces mesures aberrantes sont
de deux types : le premier est aléatoire (Figure 20) et le deuxième systématique (Figure 21).
Les erreurs du premier type sont dues souvent à des courants aléatoires, il est difficile de faire
deux mesures successives identiques. Les erreurs du deuxième type sont dues à un phénomène
plus évident. Les électrodes contiennent des circuits qui permettent à cette dernière de jouer le
rôle d'électrode d'injection du courant ou de mesure du potentiel. Elles contiennent donc des
circuits électroniques ainsi que des connections qui peuvent devenir défectueux à la suite d'un
mauvais traitement. Ceci implique que chaque fois que l'électrode incriminée est impliquée
dans une mesure, la valeur obtenue sera aberrante. Ce phénomène se remarque très bien sur la
figure 21 où les valeurs aberrantes se disposent selon plusieurs lignes qui convergent vers
l'électrode incriminée (électrode N°10 à 9 mètres, Figure 21). On constate souvent une absence
de point de mesure le long de ces lignes. Ce manque de données est dû à deux raisons
principales. Premièrement, la valeur de cette mesure peut être négative et deuxièmement son
erreur dépasse généralement 1,5%. Dans ces deux cas, le programme « Swiftcnv » supprime
ces valeurs. Il en résulte donc une absence de données aux endroits susmentionnés.
c
Figure 20 : Représentation géométrique des mesures aberrantes aléatoires dans les fichiers
d'acquisition
d
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
e
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES
f
TABLE DES MATIERES
TENY FISAORANA...................................................................................................................i
SOMMAIRE...............................................................................................................................ii
LISTE DES ABREVIATIONS..................................................................................................iii
LISTE DES ANNEXES.............................................................................................................iv
LISTE DES CARTES.................................................................................................................v
LISTE DES FIGURES...............................................................................................................vi
LISTE DES PHOTOS...............................................................................................................vii
LISTE DES TABLEAUX........................................................................................................viii
INTRODUCTION......................................................................................................................1
I. GENERALITES SUR LES GRES.........................................................................................2
I.1. Présentation générale de la roche [W4].........................................................................2
I.2. Classification des roches [W5]......................................................................................3
I.3. Le grès............................................................................................................................4
I.3.1.Définition [W1]......................................................................................................4
[Link]éraux constituants les grès [W1] [W6].............................................................5
[Link] et classification..........................................................................................5
I.3.3.1. Origine [W2] [W3]....................................................................................5
I.3.3.2. Classification [W3] [W7]...........................................................................6
[Link] des grès [W4]........................................................................................7
II. CONTEXTE DE LA ZONE D’ETUDE..................................................................................8
II.1. Contexte géographique.................................................................................................8
II.2. Géologie régionale de la zone et de la carrière d’Ankiabe [1]...................................10
II.3. Contexte hydrographique de la zone d’étude..............................................................11
III. METHODOLOGIE APPLIQUEE ET MATERIELS UTILISES...................................................13
III.1. Notion sur la résistivité électrique des roches [2][4]................................................13
III.1.1. Définition........................................................................................................13
III.1.2. Facteurs influençant la résistivité des roches..................................................13
III.2. Méthode de résistivité électrique [2][3][4]...............................................................13
III.2.1. Base théorique de la méthode de résistivité électrique [2][4].........................13
III.2.2. Le dispositif Wenner [3].................................................................................16
III.2.2.1. La fonction de sensibilité.........................................................................17
III.2.2.2. Profondeur d’investigation.......................................................................18
III.2.2.3. Avantages et inconvénients du dispositifs Wenner.................................18
III.2.3. Panneau électrique..........................................................................................18
III.2.3.1. Principe du panneau électrique................................................................18
III.2.3.2. Mise en œuvre selon la configuration Wenner........................................19
III.2.3.3. Présentation des pseudosections..............................................................20
III.2.3.4. L’inversion des pseudosections...............................................................21
III.3. Matériels d’acquisition.............................................................................................23
III.4. La levée topographique [5].......................................................................................24
III.4.1. Principes généraux de mesures en topométrie................................................24
III.4.1.1. Méthode électro-optique..........................................................................24
III.[Link]. Nivellement direct..........................................................................25
III.[Link]. Nivellement indirect.......................................................................25
III.4.1.2. Méthode manuelle ou mécanique............................................................26
III.4.1.3. Choix et limite d’utilisation d’un instrument...........................................26
III.4.2. Méthodologie d’une levée...............................................................................27
III.4.2.1. Mise en station du théodolite à la verticale..............................................27
III.4.2.2. Les mesures d’angle.................................................................................27
III.4.3. Présentation du logiciel Covadis.....................................................................27
III.4.3.1. La barre de menu du Covadis..................................................................27
III.4.3.2. Domaine d’utilisation du Covadis...........................................................28
III.4.3.3. Modélisation du terrain en 3D.................................................................28
III.4.3.4. Traçage de courbes de niveaux................................................................28
III.4.3.5. Calcul des cubatures................................................................................28
III.4.3.6. Création de plateformes...........................................................................29
IV. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DES DONNEES.........................................................30
IV.1. Reconnaissance géologique de la carrière d’Ankiabe..............................................30
IV.2. Implantation des profils géophysiques.....................................................................30
IV.3. Interprétation des coupes géophysiques...................................................................31
IV.3.1. Ligne 1............................................................................................................31
IV.3.2. Ligne 2........................................................................................................... 32
IV.3.3. Ligne 3........................................................................................................... 33
IV.3.4. Ligne 4............................................................................................................33
IV.3.5. Ligne 5............................................................................................................34
IV.3.6. Ligne 6............................................................................................................35
IV.3.7. Ligne 7............................................................................................................35
IV.4. Cartographie et délimitation de la zone à roche massive.........................................36
CONCLUSION.........................................................................................................................39
ANNEXE....................................................................................................................................a
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................................................................e
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES......................................................................................f
TABLES DES MATIERES........................................................................................................g
RESUME ET ABSTRACT.........................................................................................................i
Titre : « CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE, DISTRICT D’AMBILOBE, REGION DIANA »
Résumé
Des mesures géophysiques et topographiques ont été menées pour délimiter la carrière des
roches d’empierrement d’Ankiabe. Elle couvre une surface 2D de 8 400 m2 soit de 8 500 m2 en
3D après extension de calcul sous Covadis.
Afin d’aboutir à un résultat efficace de cartographie et de délimitation des grès sur ce site, cet
ouvrage propose la méthode géophysique électrique et la levée topographique, qui est plus
appropriée dans le cas de ladite carrière.
Dans la plupart des cas avant toute perspective d’exploitation de roches d’empierrement, il est
impératif de cartographier et de délimiter la surface du gîte afin d’en estimer son volume pour
une étude de faisabilité plus tard. Des travaux d’acquisition des données sur terrain sont ainsi
faits suivi d’une étude et l’exploitation de ces données est obligatoire pour pouvoir en dégager
l’intérêt sur le gîte de grès d’Ankiabe.
Abstract
Geophysical and topographical measurements were carried out to delineate the Ankiabe stone
quarry. It covers a 2D surface of 8,400 m2 or 8,500 m2 in 3D after extension of calculation
under Covadis.
In order to achieve an effective result of mapping and demarcation of the sandstones on this
site, this work proposes the electrical geophysical method and topographic survey, which is
more appropriate in the case of the said quarry.
In most cases, before any prospect of mining rocks, it is imperative to map and delimit the
surface of the deposit in order to estimate its volume for a later feasibility study. Data
acquisition work on the ground is thus carried out followed by a study and the exploitation of
these data are obligatory to be able to identify the interest in the Ankiabe sandstone deposit.