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Cartographie de la carrière Ankiabe

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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE


D’ANTANANARIVO
****************
DOMAINE : SCIENCE DE L’INGENIEUR
****************
MENTION : INGÉNIERIE MINIERE
****************
PARCOURS : SCIENCES ET TECHNIQUES
MINIERES
****************
Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de Licence
en Ingénierie Minière
Intitulé :

CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION
DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE,
DISTRICT D’AMBILOBE, REGION
DIANA

Présenté par : ANDRIAMADITSIFERANA Tefinjanahary

Promotion : 2012
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
D’ANTANANARIVO
****************
DOMAINE : SCIENCE DE L’INGENIEUR
****************
MENTION : INGÉNIERIE MINIERE
****************
PARCOURS : SCIENCES ET TECHNIQUES
MINIERES
****************
Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de Licence
en Ingénierie Minière
Intitulé :

CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION
DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE,
DISTRICT D’AMBILOBE, REGION
DIANA

Soutenu le : 21 Mars 2024


Présenté par : ANDRIAMADITSIFERANA Tefinjanahary

Devant les membres de jury composé de


Président :
 Monsieur ANDRIAMIRADO Lalatiana
Encadreur :
 Monsieur RAZAFINDRAKOTO Boni Gauthier
Examinateurs :
 Madame RAKOTOVAO Soatsitohaina
 Madame ANDRIANAIVO Jane Francia
TENY FISAORANA

Misaotra an’Andriamanitra aho noho ny fanomezany ny fahasalamana, fitahiana sy


fitiavana ary tari-dalana nahafahako nanatanteraka ity boky ity.
Isaorana ihany koa ireo rehetra nanampy sy nanohana ara-tsaina na mivantana na an-
kolaka.
Ankasitrahiko manokana ihany koa ireto olona tanisaina manaraka ireto:
 Andriamatoa RAKOTOSAONA Rijalalaina, Talen’ny Sekoly Ambony Politeknika
Antananarivo, ny amin’ny fanomezana alalana ny amin’ny fanehoana ity asa fikarohana
ity.
 Andriamatoa RAZAFINDRAKOTO Boni Gauthier, Mpiandraikitra voalohany ny
sampam-pianarana momba ny harena an-kibon’ny tany eto amin’ny Sekoly, nanampy
sy nanome toromarika nandritra ny fanatontosana ity boky ity.
 Andriamatoa ANDRIAMIRADO Lalatiana Mpampianatra Mpikaroka eto anivon’ny
Sekoly Ambony Politeknika Antananarivo, ny amin’ny nanekeny hitarika ireo Mpitsara
ity asa fikarohana ity
 Ramatoa RAKOTOVAO Soatsitohaina sy Ramatoa ANDRIANAIVO Jane Francia
izay nanaiky ho isan’ny mpitsara ity boky ity.
 Ireo Mpampianatra rehetra namolavola ahy sy nizara fahalalàna tamiko teto anivon’ny
sekoly
 Ireo mpiara-mianatra sy namana nifarimbona tamin’ny fanatontosona ity boky ity.
Isaorana ny fianakaviana indrindra ny Ray aman-dReny, ireo iray tampo nanampy sy nanohana
ara-tsaina sy ara-pitaovana ary ara-bola nandritra ny taom-pianarana manontolo.
SOMMAIRE

LISTE DES ABREVIATIONS


LISTE DES ANNEXES
LISTE DES CARTES
LISTE DES FIGURES
LISTE DES PHOTOS
LISTE DES TABLEAUX

INTRODUCTION

Chapitre 1 : Généralités sur le grès

Chapitre 2 : Contexte de la zone d’étude

Chapitre 3 : Méthodologie appliquée et matériels utilisés

Chapitre 4 : Résultats et interprétations des données

CONCLUSION

ANNEXES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES
TABLE DES MATIERES
RESUME ET ABSTRACT

ii
LISTE DES ABREVIATIONS

A/m² : Ampère par mètre carré


CAO : Conception Assistée par Ordinateur
DAO : Dessin Assisté par Ordinateur
DC : Direct Current
ESPA : Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo
FTM : Foibe Taotsaritanin’i Madagasikara
Km : Kilomètre
m : mètre
mm : millimètre
MNT : Modèle Numérique de Terrain
PK : Point Kilométrique
PS : Polarisation Spontanée
RMC : Remote Multiplexer Control
RMS : Root Mean Squared
RN : Route Nationale
S/m : Siemens par mètre
UTM : Universal Transverse Mercator
V/m : Volt par mètre
Ωm : Ohm-mètre
2D : Deux Dimensions
3D : Trois Dimensions

iii
LISTE DES ANNEXES

Annexe n°1 : Méthode des moindres carrées...............................................................................a

iv
LISTE DES CARTES

Carte n°1 : Carte de localisation de la zone d’étude.....................................................................9


Source Extrait de la carte FTM
Carte n°2 : Carte géologique de la zone d’étude........................................................................11
Source : Extrait de la carte géologique du district d’Ambilobe
Carte n°3 : Réseau hydrographique à proximité de la zone d’étude...........................................12
Source : Extrait de la carte hydrographique d’Ambilobe BD500
Carte n°4 : Carte de localisation des profils géophysiques.........................................................31
Source : Google Earth
Carte n°5 : Carte de délimitation de la carrière d’Ankiabe.........................................................37

v
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Cycle de roche.............................................................................................................4


Figure 2 : Ligne de courant et surface équipotentielle dans un milieu homogène et isotrope.....15
Source : CHOUTEAU M. 1999
Figure 3 : Arrangement des électrodes de courant (A et B) et de potentiel (M et N) à la surface
d'un terrain homogène et isotrope.............................................................................15
Source : CHOUTEAU M. 1999
Figure 4 : Configuration géométrique du dispositif Wenner......................................................17
Figure 5 : Représentation des valeurs de la fonction de sensibilité pour le dispositif Wenner....17
Source : ROY & APPARAO, 1971
Figure 6 : Configuration des électrodes pour le panneau électrique du type Wenner
Exemple d’un panneau utilisant 32 électrodes..........................................................20
Source : ROY & APPARAO, 1971
Figure 7 : Exemple de valeurs calculées des résistivités apparentes, avec l'utilisation de
dispositif Wenner.....................................................................................................21
Source : ROY & APPARAO, 1971
Figure 8 : Représentation des blocs et des points de mesures.....................................................22
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
Figure 9 : Résistivités apparentes mesurées (en haut), recalculées par le logiciel d'inversion
(au centre) et vraies (en bas).....................................................................................23
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
Figure 10 : Le nivellement direct...............................................................................................25
Figure 11 : Nivellement indirect................................................................................................26
Figure 12 : Organigramme de calcul des cubatures...................................................................29
Figure 13 : Coupe géo électrique de la ligne 1...........................................................................32
Figure 14 : Coupe géo électrique de la ligne 2...........................................................................32
Figure 15 : Coupe géo électrique de la ligne 3...........................................................................33
Figure 16 : Coupe géo électrique de la ligne 4...........................................................................34
Figure 17 : Coupe géo électrique de la ligne 5...........................................................................34
Figure 18 : Coupe géo électrique de la ligne 6...........................................................................35
Figure 19 : Coupe géo électrique de la ligne 7...........................................................................36
Figure 20 : Représentation géométrique des mesures aberrantes aléatoires dans les
fichiers d'acquisition..................................................................................................d
Figure 21 : Représentation géométrique des mesures aberrantes systématiques dans les
fichiers d'acquisition..................................................................................................d

vi
LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Le grès vu au microscope..............................................................................................5


Photo 2 : Image de la carrière de grès de Freyming-Merlebach...................................................5
Photo 3 : Matériels de prospection électrique, SYSCAL R2......................................................24
Photo 4 : Pendage des bancs de grès incliné vers l’Ouest...........................................................30
Photo 5 : Vue globale des grès du site........................................................................................30

vii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Calcul surfacique....................................................................................................38

viii
INTRODUCTION

Après l’eau et l’air, l’homme éprouve un besoin essentiel et fondamental dans la vie,
voir même dans le quotidien. Cela se traduit par un besoin en matériaux, tels que le sable, les
granulats, les cailloux de différentes tailles. Une construction durable qui traverse des époques
est héritée par des générations ; cela s’obtient par la connaissance et l’utilisation des bons
matériaux. Madagascar dans toute sa grandeur, une île dotée de ressources naturelles variables ;
on va dire une immense réserve de diverses ressources que ce soit animale ou végétale et sans
doute les substances minérales dans le sous-sol. En parlant de la grande île, actuellement dans
la partie nord, un projet est en cours, concernant la réhabilitation et le bitumage de la route
nationale numéro 6 par l’entreprise Colas. Allant d’Ambanja jusqu’à Diégo-Suarez, d’une
longueur d’environ 233 km entre le PK 467+000 et le PK 703+000. Une route qui sera à la fois
une fierté de la population locale mais aussi un vaisseau qui relie les districts sur d’autres, tout
en garantissant le développement du pays.
Dans une exploration minière, une meilleure préservation de l’environnement est
importante soit de la couverture forestière dans ce cas d’étude, l’objectif est d’obtenir, en
utilisant la méthode électrique, les parties favorables à l’exploitation du massif étudié, localiser
le toit du substratum rocheux dur et sain en profondeur, à quelques mètres sous la surface du
sol, cartographier la surface affleurée et souterraine et délimiter son extension dans l’espace.
Le cadre d’étude se trouvant à Ankiabe, District d’Ambilobe sur la RN 6.
La réalisation de ce mémoire s’est basée sur la pratique de la méthode électrique en
procédant par un calcul de cubatures pour estimer les surfaces 2D et 3D des roches massives.
Le thème choisi « CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION DE LA CARRIERE DES
ROCHES D’EMPIERREMENT D’ANKIABE, DISTRICT D’AMBILOBE, REGION DIANA
» essaye de répondre à ces objectifs.
Pour mieux approfondir le sujet, l’étude est divisée en quatre chapitres dont :
 La première développe les généralités sur le grès,
 La deuxième concerne le contexte de la zone d’étude,
 La troisième relate la méthodologie appliquée et les matériels utilisés,
 Et enfin la quatrième et la dernière les résultats et interprétations des données.
I. GENERALITES SUR LES GRES

Ce chapitre nous illustre les informations d’une façon générale sur la roche et en
particulier sur les grès, objet de cette étude, on va voir successivement la présentation générale
de cette roche, ses caractéristiques et ses variétés géologiques.

I.1. Présentation générale de la roche [W4]

La mécanique des roches s’intéresse à l’étude théorique et pratique des propriétés ainsi
qu’au comportement mécanique des matériaux rocheux à leur force appliquée dans
l’environnement physique.

Les ouvrages modifient l’état initial des contraintes du massif rocheux en temps très court
par rapport au temps de sa formation géologique. La présence de l’eau dans les massifs rocheux
est un facteur très important : elle ajoute une contrainte, entraîne une augmentation de la
pression à l’intérieur du massif rocheux et détériore les propriétés de la roche. La masse
rocheuse à miner est généralement constituée de blocs élémentaires plus ou moins continus (la
matrice rocheuse) séparés par des discontinuités liées à l’origine de la roche (discontinuité
syngénétique) ou à son évolution plus tardive (discontinuité diagénétique ou épigénétique).
Les discontinuités syngénétiques sont principalement la stratification, la schistosité ou la
foliation. Les fractures, les joints, les diaclases, les microcavités témoignent en général d’une
évolution postérieure. Toutes ces discontinuités sont généralement des plans de faiblesse du
massif rocheux (avec des altérations souvent argileuses) propice aux glissements, circulation
d’eau et perte de pression de gaz de détonation lors du tir. De plus, pour un massif donné, la
présence de discontinuité a un rôle déterminant dans les conditions de formation.

La géologie est une étude de la terre et de son sous-sol. Elle comprend l’étude de la nature
des roches, de leur histoire et de leur agencement.
Pour le praticien de la formation, les analyses pétrographiques sur la matrice rocheuse et les
analyses structurales sur les discontinuités sont de plus grand intérêt. Les premières s’appuient
sur l’étude des minéraux et de la texture de la roche sur des échantillons récoltés (lame mince,
analyse physico-chimique, etc.). Les secondes font appel à la connaissance des lois de
mécanique des roches. Les discontinuités sont aussi caractérisées par des études descriptives
directes (nature, géométrie, fréquence) ainsi que par des moyens géophysiques (diagraphies,
essais).

2
I.2. Classification des roches [W5]

Par définition, on appelle roche tous matériaux constitutifs de l’écorce terrestre. Les
matières qui composent les roches sont qualifiées de matières minérales, à la différence des
matières organiques qui supportent la vie.
Une roche est un matériau solide en général, formée d’un assemblage de minéraux. Les roches
sont constituées de minéraux, et les minéraux sont constitués d’éléments chimiques. Une roche
peut être constituée d’une ou de plusieurs espèces minérales. Les roches sont composées de
constituants élémentaires, ces sont les minéraux.
Les roches formées d’un seul type de minéral sont monominérales comme les calcaires purs, le
gypse ou le sable siliceux, s'il ne contient pas d’autres types de grains. D’autres roches sont
polyminérales comme le granite, les roches volcaniques et de nombreux sables. Le granite, par
exemple, est constitué d’un assemblage de grains de quartz, de feldspaths et de micas.

Chaque minéral correspond à une composition chimique précise. La silice ou quartz est
du dioxyde de silicium, ce qui s’écrit SiO2. La calcite est du carbonate de calcium, ce qui s’écrit
CaCO3. C’est le minéral qui constitue les roches calcaires. D'une façon générale, les minéraux
se présentent sous la forme de solides cristallins : ce sont des cristaux, même s’ils ne possèdent
pas, dans la plupart des cas, de belles formes caractéristiques. Il y a une très grande variété de
roches, en fonction de leur origine, de leur composition et de leurs propriétés.

Voici à titre indicatif les différentes catégories de roches. Trois grandes catégories de
roche peuvent être distinguées en fonction de leur origine :

Les roches magmatiques (ou éruptives) comprennent les roches volcaniques (formées
par solidification de laves à la surface de la croûte terrestre, avec un refroidissement
rapide impliquant une taille faible des cristaux) et les roches plutoniques (formées par
solidification lente de magmas, en profondeur, d’où la présence de cristaux de taille
moyenne).

Exemple : les roches volcaniques comme le basalte, la dolérite ou la pierre ponce. Les roches
détritiques comme le sable, le grès, le conglomérat.

Les roches sédimentaires regroupent les roches détritiques qui tirent leur origine de
l’assemblage de débris variés (en général unis par un ciment ou une matrice) et les
roches physico-chimiques ou biogènes (liées à une précipitation chimique directe ou à
l’activité d’organismes).

3
Exemple : le calcaire, l’argile, la marne, le schiste.

Les roches métamorphiques résultent de la transformation à l’état solide avec


cristallisation de nouveaux minéraux d’une ancienne roche (magmatique, sédimentaire
ou métamorphique) sous de nouvelles conditions physico-chimiques principalement de
la température et de la pression. Comme le calcaire qui donne le marbre ; le granite, le
gneiss ; le schiste, le micaschiste ou la cornéenne ; le grès, le quartzite.

Figure 1 : Cycle de roche


I.3. Le grès
I.3.1. Définition [W1]

Le grès est une roche sédimentaire. Cette roche est composée de micas, de quartz et de
feldspath. Les couleurs sont très variables : il y a du grès rouge, ocre, rose, vert, gris, blanc,
jaune, marron, violet, doré et argenté. Le grès est utilisé pour les pierres de construction, les
meules, les pavages et pour les sculptures.

4
Photo 1 : Le grès vu au microscope

I.3.2. Minéraux constituants les grès [W1] [W6]

Le grès est une roche détritique, c’est-à-dire composée d’au moins de 50% de débris.
Ses grains sont souvent composés de silice. La couleur du grès est plutôt dans le ton beige, rose
et jaune.

Photo 2 : Image de la carrière de grès de Freyming-Merlebach

I.3.3. Origine et classification


I.3.3.1. Origine [W2] [W3]

Le grès se forme au cours des siècles, au fur et à mesure que les dépôts de sable
s'accumulent dans les rivières, les lacs ou au fond des océans, et le sable se mélange à la calcite
ou aux quartz, puis subit une compression. Après assez de temps passé par, la pression pousse
tous ces éléments ensemble pour créer du grès. Puisque que tout le sable n'est pas identique

5
mais vient plutôt dans une variété de couleurs et de textures de grain, chaque formation a une
apparence unique.

L'une des plus anciennes villes du monde est Petra, un avant-poste dans le désert de
Jordanie qui a plus de 2000 ans. Beaucoup de structures là-bas ont été sculptées dans le grès de
la région. Au lieu de contenir une apparence uniforme, cependant, les tissages de couleurs
donnent l'impression que les bâtiments sont faits de gâteau marbré ou de pain de seigle marbré.
Certains archéologues ont étudié la formation du grès pour déterminer comment différentes
couches de couleurs se sont retrouvées dans le même grès. La théorie la plus courante est qu'un
mélange de divers types de sable s'est divisé en couches au fur et à mesure que le sable
s'accumulait il y a des siècles, voire des millions d'années. Un processus similaire se déroule
dans les avalanches, car le chaos du mouvement garantit qu'il n'y a pas deux couches contenant
le même type de matériau.

I.3.3.2. Classification [W3] [W7]

Actuellement, de nombreuses classifications ont été proposées parmi lesquelles l’une des
plus classiques se subdivise le grès suivant la taille de leurs grains selon F. J. Pettijohn :

- Grès fins : Ils sont caractérisés par des grains de sable de petite taille, généralement
moins de 0,25 mm.
- Grès moyens : Ces grès ont des grains de taille intermédiaire, généralement entre 0,25
mm et 0,5 mm.
- Grès grossiers : Ils sont composés de gros grains, souvent supérieurs à 0,5 mm.

Le grès est une roche sédimentaire composée de grains de matière minérale, de roche ou
de matière organique de la taille d'un sable. La composition, la texture et la couleur du grès
peuvent varier considérablement, ce qui conduit à la classification de différents types de grès
en fonction de ces caractéristiques. Voici quelques types courants de grès :

o Grès quartzeux : Ce type de grès est principalement composé de grains de quartz. Il


est souvent blanc, gris ou clair en raison de la dominance du quartz.
o Arkose : L'arkose est un type de grès qui contient une quantité importante de feldspath,
en plus du quartz et d'autres minéraux. La présence de feldspath donne à l'arkose une
couleur rose ou rougeâtre.

6
o Grauwacke : La grauwacke est un type de grès qui contient un mélange de quartz, de
feldspath et de fragments de roche. Il a souvent une couleur gris foncé ou verdâtre.
o Grès feldspathique : Comme son nom l’indique, ce grès contient un pourcentage élevé
de feldspath, ce qui lui confère un aspect distinctif. La couleur peut varier du clair au
foncé, selon la composition minérale.
o Arénite : L'arénite est un terme utilisé pour désigner le grès avec un pourcentage élevé
de grains de quartz. Il est souvent bien trié, ce qui signifie que la granulométrie est assez
uniforme.
o Wacke : Le Wacke est un type de grès qui contient un mélange de minéraux de quartz,
de feldspath et d'argile. Il est souvent mal trié, avec des granulométries variables.
o Grès à lits croisés : La stratification croisée est une structure sédimentaire dans laquelle
les couches de sédiments sont inclinées par rapport au plan de stratification horizontal.
Le grès en couches croisées se forme souvent dans des environnements où l'eau coule,
comme les rivières ou les dunes.
o Grès bitumineux : Certains grès sont d’importantes roches réservoirs de pétrole et de
gaz naturel. Ils possèdent la porosité et la perméabilité nécessaires au stockage et à
l'écoulement des hydrocarbures.
o Grès rouge : Le grès peut prendre une teinte rougeâtre en raison de la présence d'oxyde
de fer (rouille). La couleur peut aller du rose clair au rouge foncé.
o Grès de Coconino : Il s'agit d'un type de grès bien connu que l'on trouve aux États-
Unis, notamment dans le Grand Canyon. Il est souvent caractérisé par sa stratification
croisée et on pense qu'il s'est formé dans d'anciens environnements de dunes de sable.
Ces types de grès peuvent varier en termes de dureté, de porosité et d'autres propriétés
physiques, ce qui les rend adaptés à différentes applications, notamment la construction,
l'architecture et l'art.

I.3.4. Utilisation des grès [W4]

Il est couramment utilisé dans le revêtement extérieur des bâtiments, les dallages, les
carrelages et même dans les aménagements paysagers. Son attrait esthétique combiné à sa
durabilité le rend toujours aussi pertinent dans le monde contemporain.

7
II. CONTEXTE DE LA ZONE D’ETUDE

Dans ce chapitre on va voir les contextes généraux de la zone d’étude et en particulier on va


rappeler successivement le contexte géographique, géologique et hydrographique du milieu.

II.1. Contexte géographique

Le site d’affleurement gréseux d’Ankiabe est situé dans la Commune de Bemaranja


fokontany d’Ankiabe. Il se trouve au Sud de la ville d’Ambilobe, plus précisément à 1200 m à
l’Ouest du PK 550 de la RN6 (Carte n° 1). C’est une zone non exploitée en termes de carrière
de roche d’empierrement. Son emplacement est vraiment intéressant s’il comporte en qualité et
en quantité des roches massives. La zone est centrée aux coordonnées géographiques X =
273 479 m et Y = 8 530 930 m selon le système de projection rectangulaire UTM 39S.

8
Carte n°1 : Carte de localisation de la zone d’étude

Source : Extrait de la carte FTM

9
II.2. Géologie régionale de la zone et de la carrière d’Ankiabe [1]

Un des éléments essentiels pour caractériser la nature des roches est la connaissance de
la géologie. Essentiellement, la partie nord de Madagascar est composée d’une formation
sédimentaire et volcanique.

 Formation sédimentaire : datant de carbonifère à jurassique. Des sédimentations


survenues à partir d’une dégradation des roches préexistantes, des roches détritiques
situant au nord-ouest de la région.
 Formation volcanique : datant du quaternaire, qui conduit à la naissance des roches
extrusives du type basaltique.

La carte géologique régionale montre que le site est localisé sur la zone alluvionnaire
située en amont de l’estuaire de Mahabombohay. La plaine développée au Nord de la zone est
aménagée en rizière et aux champs de cannes à sucre par endroit (Carte n°2). La formation
sédimentaire de groupe d’Isalo affleure à l’Ouest de la zone. Les grès d’Isalo se trouvent ainsi
sous cette couverture alluvionnaire et on les rencontre dans les butes isolées non érodées. Ce
sont des grès bien consolidés et inters stratifiés de conglomérat, de quartz et des argiles.

10
Carte n°2 : Carte géologique de la zone d’étude

Source : Extrait de la carte géologique du district d’Ambilobe

II.3. Contexte hydrographique de la zone d’étude

Le Mahavavy est le principal cours d’eau de la région. Les deux autres principaux cours
d’eau de la zone sont : le Sambirano et le Ramena, y prennent tous leur source de Tsaratanana.
Le Mahavavy, dans laquelle traverse au Nord d’Ankiabe (Carte n°3), mesure 165 km de long
pour un bassin versant de 3 300 km². Il reçoit deux affluents importants de rive droite :
l’Ambohipato (25 km) et l’Antsiatsia (60 km). Il prend sa source dans l’Andohanisambirano.
Ce dernier se situe au sud de Maromokotra, vers 2 300 m d’altitude. L’Ampandrana et le
Manandro se croisent à Ankiabe pour rejoindre Mahambombohay et passe juste au nord-est de
la carrière.
La région d’Ambilobe est dotée d’importantes surfaces lacustres non permanent.

11
Carte n°3 : Réseau hydrographique à proximité de la zone d’étude

Source : Extrait de la carte hydrographique d’Ambilobe BD500

12
III. METHODOLOGIE APPLIQUEE ET MATERIELS UTILISES

Dans ce travail, on choisit la combinaison de la méthode de prospection géophysique


électrique et les levées topographiques après une constatation in visu des affleurements afin
d’atteindre notre objectif. Vue que la résistivité électrique permet de modéliser l’extension en
profondeur et de bien séparer le degré d’altération du grès qui constitue la carrière d’Ankiabe
et les levées topographiques qui va nous donner une aperçue morphologique du terrain.

III.1. Notion sur la résistivité électrique des roches [2][4]


III.1.1. Définition

La résistivité électrique  d’un milieu est la propriété physique qui détermine la capacité
de ce milieu à laisser passer le courant électrique. On exprime la résistivité en ohm-mètre (Ωm),
cette unité convenant particulièrement bien comme ordre de grandeur.

III.1.2. Facteurs influençant la résistivité des roches

Plusieurs facteurs affectent la résistivité d'une roche, mais les principaux sont les suivants :
- la quantité et la qualité d’eau contenue dans les pores
- la porosité
- la tortuosité

III.2. Méthode de résistivité électrique [2][3][4]

La méthode géophysique utilisant les résistivités électriques prend son origine dès 1920,
grâce au travail des frères Schlumberger. Cette méthode, basée sur le principe simple du courant
continu, a évolué au cours du temps. A l'aide de quatre électrodes, deux d'injection du courant
(notées généralement A et B) et deux de mesures du potentiel (notées généralement M et N), il
est possible de connaître la résistivité apparente du sous-sol. Le positionnement de ces
électrodes en surface est variable et influence la répartition du courant dans le sous-sol.

III.2.1. Base théorique de la méthode de résistivité électrique [2][4]

Il existe de nombreux ouvrages généraux traitant de la théorie électrique. Dans les


paragraphes suivants, on rappellera donc succinctement les principaux points de cette théorie.
Considérons un courant continu I se propageant dans un milieu homogène et isotrope. La
densité de courant J [A/m2] et le champ électrique E [V/m] sont reliés par l'intermédiaire de la
loi d'Ohm (1).

13
𝐽 =𝐸 (1)

La conductivité en [S/m] est l'inverse de la résistivité [ m]


Considérons une électrode d'injection à la surface d'un terrain homogène et isotrope. Le
circuit est fermé grâce à une autre électrode placée relativement loin de la première, pour qu'on
puisse la supposer comme étant à l'infini. L'électrode d'injection délivre un courant I[A]
traversant la demi-sphère inférieure (la conductivité de l'air étant nulle) de rayon r[m]. Le
courant électrique est relié à la densité de courant par l'intermédiaire de l'élément de surface
ds[m2] représenté par la surface de cette demi-sphère.

𝐼 =2𝑟 𝐽 (2)

Sachant que le champ électrique dérive d'un potentiel V [V], on peut écrire l'égalité suivante :

𝐸=− (3)

En combinant les équations (1), (2) et (3), on obtient une relation (4) indépendante du champ
électrique et de la densité de courant.

(4)
 ²
La conductivité étant l'inverse de la résistivité, l'équation (4) devient :

(5)
 ²
Pour exprimer le potentiel en fonction de r, il faut intégrer l'équation (5).
La constante C, dûe à l'intégration du potentiel en fonction de r, est nulle (C = 0 car V = 0 si r
= ∞).

𝑉= (6)

L'équation (6) permet donc de trouver le potentiel en fonction de r. Il est ensuite possible de
tracer les équipotentielles et les filets de courant induits par une électrode (Figure 2).

14
Figure 2 : Ligne de courant et surface équipotentielle dans un milieu homogène et isotrope
Source : CHOUTEAU M. 1999
La plupart du temps, on emploie quatre électrodes pour les acquisitions (Figure 3). Les
deux électrodes A et B sont les électrodes d’injection de courant, tandis que les deux autres,
M et N, sont les électrodes de potentiel.

Figure 3 : Arrangement des électrodes de courant (A et B) et de potentiel (M et N) à la surface


d'un terrain homogène et isotrope
Source : CHOUTEAU M. 1999

15
Le potentiel effectif (7) en un point M est donc la sommation du potentiel de chaque électrode
d'injection du courant (A et B).

𝑉1 + 𝑉2 = − (7)

Où V1 et V2 sont respectivement les potentiels dûs par les électrodes A et B
r1 : distance entre A et M
r2 : distance entre M et B
En introduisant la deuxième électrode de potentiel, on peut mesurer une différence de potentiel
entre deux points (8).

𝑉 = 
( − − − ) (8)

Cette équation (8) est la base de toute mesure électrique utilisant quatre électrodes (r3 et r4)
étant respectivement les distances entre A et N et celle entre N et B). On parle alors de
dispositifs quadripôles. Il en existe de nombreux, et chacun a ses avantages et ses inconvénients.
Dans la pratique, le paramètre que l'on veut calculer est la résistivité . De surcroît, les seuls
paramètres qui varient, si l'arrangement du dispositif est constant, sont les valeurs I et V. Le
reste de l'équation est donc appelé K ou facteur géométrique, qui est fonction du dispositif
utilisé. L'équation (8) devient donc :

 
=𝐾 Avec 𝐾= (9)
[ ]

Cette équation est donc calculée en nous donnant la valeur de la résistivité pour un terrain
homogène et isotrope. Si ce n'est plus le cas, la résistivité calculée n'est plus une résistivité
vraie, mais une résistivité apparente. Pour un terrain réel, c'est presque toujours le cas. Il
convient donc d'inventer un modèle mathématique permettant de retrouver les vraies valeurs de
la résistivité, que l'on pourra interpréter ensuite d'un point de vue géologique.

III.2.2. Le dispositif Wenner [3]

Dans ce travail nous choisissons le dispositif de Wenner dans laquelle les électrodes A,
B, M, N, permettant l’injection du courant et la mesure du potentiel, sont alignées, et la distance
inter-électrodes notée a est constante. Elles sont disposées suivant la configuration géométrique
ci-dessous :

16
Figure 4 : Configuration géométrique du dispositif Wenner
Dans ce cas, le facteur géométrique, donné par l’équation (9), devient K = 2 a, et par
conséquent, la résistivité électrique devient :


=2𝑎 (10)

III.2.2.1. La fonction de sensibilité

Cette notion représente la sensibilité aux changements verticaux et horizontaux de la


résistivité. La figure 5 (ROY & APPARAO, 1971) représente les valeurs de la fonction de
sensibilité pour le dispositif Wenner et pour un terrain homogène. La fonction de sensibilité
nous permet de savoir à quel point les variations de la résistivité dans une région influenceront
la mesure de la différence de potentiel. En effet, plus la valeur de cette fonction est élevée,
comme c'est le cas proche des électrodes, et plus elle influencera la mesure du potentiel. On
constate immédiatement que les valeurs de cette fonction diffèrent selon les dispositifs.

Figure 5 : Représentation des valeurs de la fonction de sensibilité pour le dispositif


Wenner
Source : ROY & APPARAO, 1971

17
Cette fonction permet de se rendre compte de l'influence d'un volume unitaire sur la mesure de
la différence de potentiel.

III.2.2.2. Profondeur d’investigation

En panneau électrique et pour le dispositif Wenner, la profondeur d’investigation p est définie


par la relation (11) :
𝑝 = 0,519 𝑎 (11)

Avec 𝑎: pas de mesure ou distance inter-électrodes


𝑝: profondeur d’investigation
III.2.2.3. Avantages et inconvénients du dispositifs Wenner
On voit de la figure 5 que les contours des valeurs de la sensibilité sont quasiment
horizontaux à l'aplomb du centre du dispositif. L’acquisition en Wenner est donc plus sensible
aux changements verticaux de la résistivité. Le dispositif Wenner est alors recommandé à la
détection des structures verticales (bonne résolution verticale), mais il est moins fiable à la
localisation des structures horizontales (faible résolution horizontale). Le facteur K du dispositif
Wenner est de loin le plus petit par rapport aux autres dispositifs. C'est pour cette raison que ce
dernier possède le plus fort signal. Cette propriété peut devenir déterminante dans des terrains
avec des bruits de fond élevés.
Un des problèmes de ce dispositif est la faible densité de points, c'est-à-dire le nombre des
points de mesure réalisé est inférieur aux autres dispositifs.
III.2.3. Panneau électrique
Le panneau électrique sert à la fois à une investigation latérale et une investigation
verticale du sous-sol. C'est-à-dire une investigation à deux dimensions du sous-sol. L’intérêt de
ce dispositif est de permettre d’étudier avec le maximum de détails des coupes géologique
complexes, avec des applications en reconnaissance géologique, génie civil environnement et
en archéologie par exemple.

III.2.3.1. Principe du panneau électrique

Le principe d’acquisition est basé sur la réalisation d’un grand nombre de sondages
électriques très rapprochés le long d’un profil à partir de diverses combinaisons de quatre
électrodes spécifiques à un type de dispositif parmi les N électrodes implantés.
En écartant la distance inter-électrodes, la profondeur de pénétration augmente et le nombre des
points expérimentaux diminue. Le modèle géo électrique est obtenu en inversant
automatiquement les données expérimentales, grâce au programme d’inversion.
18
III.2.3.2. Mise en œuvre selon la configuration Wenner

Pendant la prospection, nous avons utilisé l’arrangement Wenner. Il y a, cependant, les


différentes caractéristiques à prendre en considération pour celui-ci : la sensibilité du dispositif
aux changements verticaux et horizontaux de la résistivité, la profondeur effective
d'investigation, la puissance du signal.

Le panneau électrique exige l'utilisation du dispositif multi électrodes comme dispositif de base.
Soit "a" la distance entre les deux électrodes consécutives. Chaque électrode est utilisée comme
électrode d'injection du courant puis électrode de potentiel.

Le dispositif de Wenner, est un dispositif classique, utilisant N électrodes, que l'on adopte pour
la réalisation du panneau électrique.

Soit "n.a" la distance inter-électrode où n est le nombre de la séquence de mesures qui


s'incrémente de 1 à (N-1) /3, si le nombre d’électrodes total N est égal à un multiple de 3 plus
1.
Pour la première séquence de mesures, la distance inter-électrodes est égale à 1.a. La première
série de mesures débute d'abord avec les électrodes 1, 2, 3 et 4 dont les électrodes 1 et 4 sont
utilisées comme électrodes de courant et les deux autres électrodes 2 et 3 comme électrodes de
potentiel. La seconde série de mesures utilise ensuite les électrodes 2, 3, 4 et 5 et ainsi de suite
jusqu'à ce que toutes les séries de mesures soient terminées. On peut aussi optimiser la séquence
des mesures pour que les électrodes utilisées au temps t comme électrodes de courant ne soient
pas utilisées au temps t + 1 comme électrodes de potentiel : suite à la mesure entre A1 et B1
aux points 1 et 4, on « place « A2 et B2 en 4 et 7, puis A3 et B3 en 7 et 10 etc…Après la fin de
la ligne d’électrodes on place A1 et B1 aux points 2 et 5, A2 et B2 aux points 5 et 8 etc…
Nous passons après à la seconde séquence de mesures dont la distance inter-électrodes
s'incrémente à 2.a. On effectue les autres séries de mesures. L'opération continue jusqu'à ce que
toutes les mesures possibles soient effectuées.

19
Figure 6 : Configuration des électrodes pour le panneau électrique du type Wenner. Exemple
d’un panneau utilisant 32 électrodes.
Source : ROY & APPARAO, 1971
III.2.3.3. Présentation des pseudosections

Les pseudosections (coupes de résistivités apparentes du sous-sol) sont représentées à


l'aide d'un logiciel permettant de dessiner les contours des valeurs de résistivité apparente. Les
points de mesure sont reportés à l'aplomb du centre du dispositif et à une pseudo-profondeur
proportionnelle à la distance séparant les électrodes. La figure 6 permet de faire quelques
commentaires intéressants. Les formes engendrées par un objet identique diffèrent fortement
en fonction du dispositif employé. C'est la raison pour laquelle, il est quasiment impossible
d'interpréter correctement une pseudosection (i.e. non inversée). On peut juste faire quelques
hypothèses sur la distribution des résistivités apparentes.

20
Figure 7 : Exemple de valeurs calculées des résistivités apparentes, avec l'utilisation de
dispositif Wenner.
Source : ROY & APPARAO, 1971
III.2.3.4. L’inversion des pseudosections

Les données mesurées sur le terrain sont les résistivités apparentes. En effet, on mesure
des paramètres intégrant les résistivités sur un volume donné du sous-sol.
On cherche, à partir de ces valeurs, les épaisseurs et résistivités vraies des différentes corps
présentes dans le sous-sol. Pour ce faire, nous avons utilisés le programme d'inversion
(Res2Dinv ; LOKE,1997) qui, par une méthode itérative (LOKE & BARKER, 1996a), va nous
donner le modèle de résistivité vraie du sous-sol.

Le logiciel employé pour retrouver les vraies valeurs de la résistivité à partir des valeurs
apparentes de terrain s'appelle logiciel d'inversion. Ce nom lui est donné car il reconstitue, par
une méthode itérative, tous les différents terrains en résistivités et épaisseurs vraies qui ont
donné naissance à nos résistivités apparentes.
Le logiciel détermine automatiquement la pseudosection en utilisant les valeurs de résistivité
apparentes mesurées. Tenant compte des points expérimentaux, il subdivise le modèle 2D en
des blocs rectangulaires, dont la dernière ligne correspond à la profondeur d’investigation
maximale atteinte. En utilisant la méthode de différence finie et la méthode des moindres
carrées (Annexe n°1), le programme fournit les valeurs de résistivité vraie de chaque bloc.

21
Figure 8 : Représentation des blocs et des points de mesures
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
La méthode d’inversion utilisée par le programme est basée sur « Smoothness constrained
method » ou méthode de lissage par contrainte (Annexe n°1).
Pour l’opération, les premières valeurs, qu'introduit le logiciel, sont les valeurs apparentes qui
lui permettent de donner un premier modèle (Figure 9, en haut) approximatif. à partir de ce
modèle, il injecte un courant fictif et recalcule les valeurs apparentes (Figure 9, centre). Il
compare ensuite cette coupe de résistivité apparente avec celle qui a été dessinée à l'aide des
valeurs mesurées (Figure 9, haut). La comparaison lui permet de corriger la matrice et de
recalculer un modèle plus précis (Figure 9, bas). Le logiciel essaie donc, à l'aide d'une méthode
itérative, de réduire la différence entre les valeurs calculées et mesurées de résistivité apparente
en ajustant la résistivité vraie de chaque bloc.

Une mesure de cette différence est donnée par l'erreur RMS. Bien que cette mesure soit
une bonne indication de la qualité d'un profil, ce n'est pas toujours l'itération qui a la plus faible
erreur RMS qui donne le profil le plus juste géologiquement. En général, le modèle le plus
fiable est celui qui se situe juste après l'itération ou l'erreur RMS ne change plus de manière
significative, ce qui arrive habituellement entre 3 et 6 itérations.

22
Figure 9 : Résistivités apparentes mesurées (en haut), recalculées par le logiciel d'inversion
(au centre) et vraies (en bas)
Source : Res2Dinv ; LOKE,1997
III.3. Matériels d’acquisition

Les 32 électrodes ont été installées avec la distance inter-électrode de 3 m et/ou 5 m


selon le cas, donnant la longueur totale de profil de 93 m et/ou 155 m. Chaque électrode est
utilisée comme électrode d’injection puis comme électrode de potentiel. Nous avons utilisé la
configuration Wenner-à 32 électrodes pour toutes les mesures par ce que ce dispositif est
beaucoup plus sensible aux variations verticales de résistivité.

L’appareil SYSCAL R2 d’Iris Instruments a été utilisé pour l’exécution du panneau


électrique. Le SYSCAL R2 est géré par un microprocesseur. Il a des éléments de :
- compensation automatique de la PS,

23
- accumulation digitale pour l’amélioration du rapport signal/bruit,
- affichage de messages d’erreur en cas d’erreur opératoire.

Il est relié avec un convertisseur DC/DC qui est alimenté par une batterie de 12V. La mise à
station du panneau électrique nécessite les deux multinodes, le multiplexeur RMC alimenté
d’une batterie 12V, les électrodes en acier inox, les câbles de connexion et les rouleaux de fils
divers (Photo 3).

Photo 3 : Matériels de prospection électrique, SYSCAL R2


III.4. La levée topographique [5]
III.4.1. Principes généraux de mesures en topométrie
Dans la plupart de cas, sur le terrain les opérations sur le planimétrie et d’altimétrie sont
conduites en même temps par la mesure de longueur, de dénivelé et d’angle. Il y a deux
méthodes pour le principe de mesures : la méthode électro-optique et la méthode manuelle avec
le théodolite.
III.4.1.1. Méthode électro-optique
La méthode électro-optique dont le principe de mesure est basé sur l’émission sur la
distance mètre d’un rayon infrarouge réfléchie par une mirette composée de prisme possédant
la propriété de renvoyer le rayon lumineux parallèlement à lui-même et le microprocesseur de
l’appareil calcule le temps parcouru par le rayon.

24
Les distances qui sont les plus souvent mesurées selon la pente du terrain, doivent être réduites
à l’horizontale. Les distances obliques serviront également à obtenir le dénivellement entre les
deux points.

III.[Link]. Nivellement direct


En nivellement directe, on place entre deux points tous les appareils optiques comportant
un nivellement en forme de tore dont la bulle d’air permet de matérialiser l’horizontal. La
lecture sur chaque mire est faite sur chaque médiane du réticule. Les nivellements directs
conviennent très bien pour des points proches avec une faible dénivelée.

Figure 10 : Le nivellement direct

III.[Link]. Nivellement indirect


En nivellement indirecte, la dénivelée est déduite à partir de la distance oblique mesurée
par stadiomètre ou par distance mètre (Dp). Il faut tenir compte dans le calcul de la dénivelée,
de la hauteur de l’instrument (ht), du prisme (hp) et de l’angle i que fait Dp par rapport à
l’horizontal.

25
Figure 11 : Nivellement indirect
III.4.1.2. Méthode manuelle ou mécanique
Dans le théodolite, le cercle vertical est gradué en général de 0 à 400 grades. Le zéro étant
au zénith, on mesure les distances zénithales et on peut donc en déduire le site. Après avoir
pointé la lunette sur le point inconnu, les angles sont successivement affichés dans un
microscope angulaire (ou dans deux distances : un pour les angles horizontaux et un pour les
angles verticaux). Les angles sont relevés en plusieurs étapes après la lecture de la valeur entière
de l’angle, on lit ensuite la partie décimale à l’aide d’un vernier pour plus de précision.
III.4.1.3. Choix et limite d’utilisation d’un instrument
Le choix de l’instrument guidé par sa performance technique mais aussi par sa simplicité
d’utilisation pour laquelle un minimum de réglage est nécessaire à sa mise en station et de la
lecture des observations. Et que plus l’appareil est performant, plus son utilisation est difficile
et sa mise en station nécessite plus de temps.
Avant tout travail sur terrain, il est impératif de définir au préalable la précision
recherchée et l’incertitude tolérable. Il faut savoir sous quelles formes les résultats seront
exploités. La meilleure précision possible est attendue dans le cas d’une comparaison des
coordonnées d’un même point et les instruments ne peuvent être utilisés au-delà d’une certaine
perte maximale qui consiste leurs limites d’emploi.

26
III.4.2. Méthodologie d’une levée
III.4.2.1. Mise en station du théodolite à la verticale
Il y a huit étapes coercitives pour une mise en station du théodolite à la verticale d’un
point :
 Pour mettre en place le trépied, la démarche est exactement la même que pour le niveau
donc il faut qu’il soit horizontal
 Positionner la croix du plomb optique quasiment au-dessus du point matérialisé au sol
en veillant à ce que le plateau du trépied soit le plus horizontal possible
 Appuyer fortement sur les sabots du trépied pour stabiliser l’appareil même si le trépied
est posé sur une surface dure
 Amener la croix du plomb optique sur le centre du repère matérialisé au sol
 Amener la nivelle sphérique à l’intérieur de son cercle en faisant coulisser les pieds du
trépied suivant le besoin
 Vérifier que la croix du plomb optique se trouve toujours sur le centre du repère
matérialisé au sol sinon reprendre à l’étape précédant
 Amener la nivelle théorique entre ses deux repères
 Vérifier une dernière fois que la croix du plomb optique se trouve toujours sur le centre
du repère matérialisé au sol
Une fois ces étapes sont bien effectuées et que l’appareil a été mis en station, on peut
commencer les mesures.
III.4.2.2. Les mesures d’angle
L’appareil étant mis en station, on commence les mesures des angles : angle vertical et
horizontal. Si on utilise le théodolite avant de faire les mesures, on va mesurer la hauteur de
l’appareil et la hauteur du prisme pour déduire les angles.
III.4.3. Présentation du logiciel Covadis
Le logiciel Covadis est un logiciel accompagné et adapté à la version du logiciel Autocad.
Ces deux logiciels sont fournis par la mention ingénierie minière ici à l’ESPA. Le Covadis est
utilisé en topographique et permet de calculer les topométries et les géo-codifications des levées
topographiques. On peut l’exploiter pour la production de plan topographique et la conception
de projet d’aménagement du territoire. Il est parmi les logiciels utilisés en DAO et CAO.
III.4.3.1. La barre de menu du Covadis
Autre que les menus, les configurations et les outils d’Autocad, il y a cinq menus
additionnels pour Covadis :

27
 Covadis calculi (Covcal)

 Covadis2D (Cov2D)

 Coadis3D (Cov3D)

 Covadis Edition (CovEd)

 Covadis Ecangues (covEc)

III.4.3.2. Domaine d’utilisation du Covadis

Covadis est un logiciel multifonction et performant pour la modélisation en 3D,


planimétrie et carte topographique. Le topographe l’utilise fréquemment pour des divers projets
concernant de ce qu’on peut faire à l’aide du logiciel Covadis.

III.4.3.3. Modélisation du terrain en 3D

Il trace le modèle du terrain en 3D à partir du modèle numérique du terrain (MNT) qui


est souvent appelé aussi triangulation, car il est constitué de face 3D triangulaire. Covadis
dessine et calcule automatiquement le MNT par la méthode de DELAUNAY qui essaie de créer
des triangles les plus équilatéraux possibles pour estimer les valeurs des points inconnus.

III.4.3.4. Traçage de courbes de niveaux

Covadis dessine les courbes de niveaux qui permettent souvent de mieux appréhender le
relief du terrain et aussi de détecter l’erreur du MNT. On trouve tous les commandes de courbes
de niveaux dans le sous menu « courbe de niveau » de Covadis 3D. Pour mettre la cotation des
courbes, on clique sur la commande cotation des courbes.

III.4.3.5. Calcul des cubatures


Les calculs des cubatures peuvent être faits, dans le Covadis, par deux méthodes :
 Par prisme : c’est-à-dire par décomposition et cumulation de volume simple, si on veut
calculer le volume de gîte, le volume de nappe aquifères, on utilise cette méthode.
L’inconvénient est qu’elle produit un résultat volumique mais sans possibilité de
visualisation. Avec cette méthode, il est possible de faire le calcul entre : MNT et Plan
horizontal, MNT et le plan incliné et deux MNT.
 Par profil : cette méthode est principalement utilisée pour contrôler le calcul des
cubatures déjà fait par prisme et aussi pour calculer les volumes de déblais et de remblais
pour le projet routier. Il y a deux possibilités pour faire le calcul, soit par profil entre 2

28
MNT, soit par profil entre polyligne 3D. Cette dernière est un peu plus longue mais elle
présente l’avantage de pouvoir placer les profils exactement.
III.4.3.6. Création de plateformes

Le projet de type plateforme permet les calculs de terrassements en partant de la délimitation


de zone de travail. Par exemple, pour le terrassement de bâtiment, de parking, de bassin, et une
plateforme constituée d’un volume extérieur fermé, à partir de laquelle seront calculées les talus
de raccordement au terrain naturel. Il existe deux méthodes de calcul de plateforme :

 Projet mono plateforme permettant le calcul d’une seule plateforme à la fois ;

 Projet multi plateformes permettant le calcul simultané d’un ensemble de plateformes


contigües

On peut suggérer l’organigramme montré par la figure suivante pour le calcul de volume ou de
surface 3D avec le logiciel Covadis.

Figure 12 : Organigramme de calcul des cubatures

29
IV. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DES DONNEES

La campagne de prospection géologique, de levée topographique et de mesure


géophysique a été réalisée lors de la descente sur le terrain. Ceci nous permet de cartographier
et de faire une délimitation globale de la carrière d’Ankiabe.
IV.1. Reconnaissance géologique de la carrière d’Ankiabe

Le terrain doit avoir une morphologie relativement plate. On a rencontré sur le versant
Ouest de la bute des bancs de grès inclinés légèrement vers l’Ouest, avec un angle de 10o (Photo
4). Le massif de grès affleurant est caractérisé par la présence des quartz visible à l’œil nu
(Photo 5).

Photo 4 : Pendage des bancs de grès incliné Photo 5 : Vue globale des grès du site
vers l’Ouest

IV.2. Implantation des profils géophysiques

Sept lignes électriques ont été étalées sur le site d’Ankiabe. L’emplacement et
l’orientation des lignes ont été choisis de façon à couvrir la totalité de la zone d’affleurement
(Carte n°4). Cinq profils de longueur 93 m donnant la profondeur d’investigation de 15 m et
deux autres profils de longueur 155 m permettant d’atteindre la profondeur de 25 m ont été
implantés sur le site.
La zone est quasiment dénudée de végétation, ainsi les herbes poussées sur la mince
couche de couverture de latérite n’arrivent pas à développer (Photos 4 et 5).

30
Carte n°4 : Carte de localisation des profils géophysiques

Source : Google Earth

IV.3. Interprétation des coupes géophysiques


La valeur de résistivité électrique rencontrée sur les modèles de résistivté est comprise
entre 200 m et 7000 m. La dominance des silices est marquée par l’augmentation de ses
valeurs de résistivité électrique. Ainsi, les amas de grès se manifeste en corps résistant sur les
coupes géoélectrique issues de l’inversion.

IV.3.1. Ligne 1

La ligne 1 a été installée suivant le versant de l’affleurement de grès. Elle est localisée
dans la partie Nord de la zone et elle est orientée globalement suivant la direction Nord-Ouest
Sud-Est (Figure 13).

31
Figure 13 : Coupe géo électrique de la ligne 1
IV.3.2. Ligne 2

La coupe présente deux structures résistantes, l’une dans la partie Sud-Est est moins
épaisse et elle a une puissance moyenne de 4 m et l’autre dans le secteur Nord-Ouest est
marquée par l’inclinaison, plus ou moins semblable au bancs de grès affleuré. On peut déduire
de cette coupe que l’extension des couches de grès est limitée, on ne le rencotre plus au-delà de
l’abscisse X = 50 m. L’épaisseur de zone à roche massive est de l’ordre de 14 m dans cette zone
d’étalement de profil électrique.

Figure 14 : Coupe géo électrique de la ligne 2

32
La coupe a confirmé la discontinuité de la formation résistante caractérisant les strates de grès.
La couverture conductrice indiquant la partie latéritique est relativement mince et elle a une
épaisseur de l’ordre de 1,5 m.
La formation résistante n’est plus visible au-delà de l’abscisse X = 48 m. L’épaisseur de la
couche résistante a atteint 15 m dans le secteur Ouest du profil.

IV.3.3. Ligne 3

Elle a été étalée suivant la direction Sud-Ouest Nord-Est. Elle est quasiment parallèle et
elle a la même caractéristique au profil 2.

Figure 15 : Coupe géo électrique de la ligne 3


La coupe montre la structure résistante dans la moitié Ouest de profil. Elle confirme la présence
de la discontinuité. La partie résistante est quasiment affleurant. La formation conductrice est
épaisse dans la partie Est du profil.
La zone de discontinuité est localisée à l’abscisse X = 50 m (Figure 15).
IV.3.4. Ligne 4

Elle a été implantée suivant la direction d’allongement des affleurements, soit Nord-Ouest
Sud-Est. Le profil est étalé avec la distance inter électrode a = 5 m donnant la profondeur
d’investigation 25 m. Le profil coupe les secteurs Est des profils 1, 2, 3 et 6 (Figure 16).
Comme aux trois premières coupes, les deux zones conductrices et résistantes sont bien
marquées. La base de la zone résistante est visible sur cette coupe, elle se trouve à environ 20
m de profondeur (Figure 17).

33
Figure 16 : Coupe géo électrique de la ligne 4
La formation résistante est surmontée d’une épaisse formation conductrice dans la partie Nord
de la zone et elle plonge progressivement en allant vers le Nord.
La partie rocheuse résistante est quasiment affleurant dans la partie centrale de profil, entre X
= 30 m et X = 100 m et sa base est marquée par une légère inclinaison Ouest.
IV.3.5. Ligne 5

La ligne 5 est implantée suivant la direction parallèle à celle de la ligne 4. On a utilisée


également la distance inter électrode a = 5 m sur ce profil.

Figure 17 : Coupe géo électrique de la ligne 5


34
La zone conductrice surmontant la formation résistante est beaucoup plus épaisse sur cette
coupe, son épaisseur est de l’ordre de 7 m entre X = 35 m et X = 82 m. L’hétérogénéité de la
formation de résistivité électrique visible sur cette coupe indique la variation de structure, plus
particulièrement le changement de teneur en argile et en compacité de la roche. On peut dire
ainsi que le grès est faiblement consolidé dans la partie à faible valeur de résistivité électrique.

IV.3.6. Ligne 6

La ligne 6 est orientée suivant la direction des trois premiers profils, 1, 2 et 3. On l’a étalé
avec une distance inter électrode a = 3 m et la longueur totale de ligne est de 93 [Link] coupe a
montré une large zone résistante en profondeur.

Figure 18 : Coupe géo électrique de la ligne 6


La coupe a rencontré la formation résistante affleurant dans la partie centrale du profil. La zone
résistante plonge progressivement en éloignant le centre de profil..
La partie Sud-Ouest ne présente pas la formation résistante. Elle est constituée essentiellement
par de sable blanc qui est observable sur terrain.

IV.3.7. Ligne 7

La ligne 7 est à l’extrême Sud de la zone et elle a été orientée suivant la direction Nord-
Ouest et Sud-Est. Le profil a été mis en œuvre avec une distance inter électrode a = 3 m.

35
Figure 19 : Coupe géo électrique de la ligne 7
La coupe a mis en évidence la présence des deux zones : conductrice et résistante. La couverture
conductrice est beaucoup plus épaisse au niveau de ce profil, le toit de la formation résistante
se trouve à plus de 9 m de profondeur.

IV.4. Cartographie et délimitation de la zone à roche massive

L’analyse de ces sept coupes géoélectriques nous amène à la zonation de la partie


exploitable. La délimitation est donc faite en considérant les affleurements observables sur
terrain et la variation de la puissance de roche issue de l’interprétation des lignes électriques.
On rencontre en certains endroits des affleurements mais la formation rocheuse n’y est pas
continue.

Le calcul fait en utilisant le logiciel Covadis a donné une surface de roches


d’empierrement de 8 400 m2 en 2D soit 8 500 m2 en 3D. La carte ci-dessous représente cette
surface délimitée par le contour mangenta qu’on a considérée comme zone exploitable pour
une perspective d’exploitation future.

36
Carte n°5 : Carte de délimitation de la carrière d’Ankiabe

37
Le calcul a donné le résultat inscrit dans le tableau suivant pour cette zone.

Tableau 1 : Calcul surfacique


Types de surfaces Surface (m2)
2D 8481.08
3D 8514.25

Les informations ci-après nous résument les notes de calcul sous Covadis.

Sous-titre du calcul de cubatures

Nom du dessin : surfaces


Ecriture du listing le 29/09/2023 à [Link]

Caractéristiques du contour

Calque 0
Couleur Magenta
Surface 2D 8481.08 m²
Périmètre 393.231 m

Caractéristiques du modèle numérique

Calque TN1MNT1
Nombre de faces 234
Altitude mini 9.955 m
Altitude maxi 13.347 m
Surface totale 2D 55653.27 m²
Surface totale 3D 55744.72 m²

Résultat du calcul de cubatures avec un plan horizontal à 4.000 m

Surfaces 2D
En-dessous du plan : 0.00 m²
Au-dessus du plan : 8481.08 m²
Sans écart : 0.00 m²
Total : 8481.08 m²

Surfaces 3D
En-dessous du plan : 0.00 m²
Au-dessus du plan : 8514.25 m²
Sans écart : 0.00 m²
Total : 8514.25 m²

L’extension du calcul pourrait nous amener à l’estimation du volume de la réserve de roche


correspondant en vue d’une étude de faisabilité d’exploitation postérieure.

38
CONCLUSION

Le travail de recherche présenté dans ce mémoire a pour principal objectif de s’assurer


la représentativité des mesures réalisées qui serviront à la caractérisation globale de la carrière
de roche d’empierrement qui assurera le besoin en roche massive pour la réhabilitation d’une
portion de la route RN6. Le site d’Ankiabe a fait l’objet de prospection géologique, de quelques
levées topographiques et de prospection géophysique utilisant la technique d’imagerie
électrique. Les buts de ce travail étaient de mettre au point la technique d’interprétation de ces
données pour cartographier la zone où l’on peut trouver les roches dures et saines et de délimiter
sa surface afin d’en estimer sa valeur.
On peut dire que la méthode électrique est la méthode géophysique la plus appropriée
à la délimitation de gîte de roches massives, elle a une meilleure résolution dans l’estimation
de l’extension des affleurements de roches en profondeur pour ainsi déduire la surface 3D.
Le résultat obtenu sur le gîte d’Ankiabe est intéressant, du point de vu qu’elle peut être la seule
carrière la plus proche de la RN6, la surface estimée de roche d’empierrement est de l’ordre de
8 400 m2 en 2D soit 8 500 m2 en 3D. Une étude de faisabilité sur l’exploitation future dans le
respect de l’environnement est intéressante vu le résultat du calcul de la surface délimitée et
cartographiée au cours de cette étude qu’on peut qualifier comme important.
On peut en conclure que la pratique du panneau électrique, combinée aux levées
topographiques ont atteint les objectifs. Cette même pratique d’application peut aussi être mise
en œuvre dans les autres régions de Madagascar. Enfin, la délimitation et la cartographie d’une
gîte sont toujours incontournables avant tout projet d’exploitation d’une carrière de roche
d’empierrement comme celle d’Ankiabe.
ANNEXE

Annexe n°1 : METHODE DES MOINDRES CARREES


1- Méthode de lissage par contrainte

Toutes les méthodes d’inversion cherchent un modèle de sous-sol ayant la même réponse
que celle des valeurs expérimentales. Le programme RES2DINV utilise une méthode itérative.
En commençant du modèle initial, réaliser grâce au modèle de différence fini, il essaie de
trouver un modèle amélioré où les valeurs de résistivités apparentes calculées sont proches des
valeurs mesurées, une des méthodes d’optimisation est la méthode de lissage par contrainte ou
« Smoothness constrained method » (de Groot-Hedlin et Constable, 1990). Son expression
mathématique est :

( JT J+ uF ) d = JT g – u Fr

Où : F = matrice de lissage

J = matrice de Jacobi des dérivées partielles

r = vecteur contenant le logarithme des valeurs de résistivité

u = damping factor ou facteur d’atténuation

d = vecteur de perturbation de modèle

g = vecteur de mésentente

Le vecteur de mésentente, g, contient la différence entre les valeurs calculées et mesurées


de résistivité apparente. La magnitude de ce vecteur s’exprime en valeur RMS (Root Mean
Square).
La méthode cherche à diminuer cette quantité pour trouver un meilleur modèle après chaque
itération. Le vecteur de perturbation, d, est le changement dans les valeurs de résistivité
apparente calculée utilisant l’expression mathématique précédente et les résultats sont
normalement dans le modèle amélioré. Le « damping factor » ou facteur d’atténuation ‘’u’’
contrôle le poids donné au modèle lissage dans le processus de l’inversion.

2- Quelques paramètres d’inversion


Il est possible, dans le programme d'inversion, de modifier différents paramètres afin de
tenir compte des conditions de terrain. On va décrire dans ce paragraphe les principaux points

a
importants.
Le « damping factor » est un paramètre permettant de tenir compte du bruit de fond. Pour une
acquisition de terrain, il est plus élevé. Si ce paramètre est sous-estimé, le processus d'inversion
devient instable et empêche toute convergence. Le surestimer aurait pour effet de lisser nos
anomalies et ainsi de rendre notre modèle moins précis. Le programme possède en outre une
option qui permet d'optimiser le bruit de fond.

Pour donner un modèle en résistivités vraies, le logiciel a besoin d'un certain nombre
d'itérations. Généralement, il oscille entre 3 et 6. Ce n'est pas forcément le profil qui a le plus
grand nombre d'itérations qui est le plus juste géologiquement ou archéologiquement. En effet,
à partir d'un certain nombre d'itérations, l'erreur RMS du modèle ne diminue presque plus. Le
programme a alors tendance à prendre des valeurs extrêmes afin d'améliorer le modèle de
quelques dixièmes de pour-cent. Le modèle devient donc plus juste mathématiquement, mais
aberrant du point de vue géologique.

La résolution des méthodes électriques décroît avec la profondeur. En effet, pour avoir
une influence sur les mesures, un bloc profond devra être plus grand, ce qui diminue la
résolution. On peut choisir une augmentation de la taille des blocs (« Thickness of model layers
») de 10% (= 8 niveaux d'acquisition) ou 25% (> 8 niveaux d'acquisition), ceci en fonction du
nombre de niveaux d'acquisition. Il est aussi possible de choisir manuellement l'épaisseur du
premier niveau de blocs ainsi que l'augmentation en fonction de la profondeur.
Le processus d'inversion se sert d'une matrice pour calculer les valeurs de la résistivité vraie.
Cette matrice peut être estimée par la méthode des moindres carrés ou recalculée après chaque
itération. Le fait de recalculer la matrice après chaque itération permet de donner un modèle
plus précis, mais demande aussi un temps de calcul plus long. Il est donc conseillé d'estimer
une première fois cette matrice lors des acquisitions de terrain afin d'avoir une idée du profil,
puis de la recalculer ultérieurement en vue d'un traitement définitif.

3- Traitement des données du panneau avant l’inversion

Les données brutes sortant du résistivimètre doivent être traitées avant toute utilisation.
En effet, elles contiennent les valeurs de la résistivité apparente, l'emplacement des électrodes
de mesure, la valeur de chargeabilité, ainsi que d'autres paramètres moins importants. Il permet
aussi de se soustraire des valeurs négatives (dues par exemple à des courants vagabonds ou à
un mauvais contact entre le sol et les électrodes) ainsi que des valeurs dont l'erreur dépasse une
limite fixée.

b
Le fichier d'acquisition peut ensuite être lu par le programme Res2Dinv. Il est possible,
dans ce programme, de représenter géométriquement les points de mesure (« Exterminate bad
data points » dans le logiciel Res2Dinv). Cette représentation place les points de mesure par
niveau d'acquisition avec une échelle très restreinte. Ce type de représentation fait ressortir les
points dont les résistivités sont très fortes ou faibles par rapport à leurs voisines. Un changement
aussi rapide des valeurs ne pouvant être dû à un phénomène géologique, on se doit de les
enlever, afin qu’elles ne faussent pas les résultats de l'inversion. Ces mesures aberrantes sont
de deux types : le premier est aléatoire (Figure 20) et le deuxième systématique (Figure 21).
Les erreurs du premier type sont dues souvent à des courants aléatoires, il est difficile de faire
deux mesures successives identiques. Les erreurs du deuxième type sont dues à un phénomène
plus évident. Les électrodes contiennent des circuits qui permettent à cette dernière de jouer le
rôle d'électrode d'injection du courant ou de mesure du potentiel. Elles contiennent donc des
circuits électroniques ainsi que des connections qui peuvent devenir défectueux à la suite d'un
mauvais traitement. Ceci implique que chaque fois que l'électrode incriminée est impliquée
dans une mesure, la valeur obtenue sera aberrante. Ce phénomène se remarque très bien sur la
figure 21 où les valeurs aberrantes se disposent selon plusieurs lignes qui convergent vers
l'électrode incriminée (électrode N°10 à 9 mètres, Figure 21). On constate souvent une absence
de point de mesure le long de ces lignes. Ce manque de données est dû à deux raisons
principales. Premièrement, la valeur de cette mesure peut être négative et deuxièmement son
erreur dépasse généralement 1,5%. Dans ces deux cas, le programme « Swiftcnv » supprime
ces valeurs. Il en résulte donc une absence de données aux endroits susmentionnés.

c
Figure 20 : Représentation géométrique des mesures aberrantes aléatoires dans les fichiers
d'acquisition

Figure 21 : Représentation géométrique des mesures aberrantes systématiques dans les


fichiers d'acquisition

d
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] BESAIRIE H., 1973. « Précis de géologie de Madagascar. Imprimerie Nationale »

[2] CHOUTEAU M., 1999. « Géophysique appliquée II - Méthodes électriques »

[3] FAMANTANANTSOANIRINA M. R, 2004. « Etude de la sensibilité des dispositifs


Wenner, Wenner - Schlumberger et Dipôle - dipôle en prospection électrique. Rapport de stage
DEA, Faculté des Sciences, Université d’Antananarivo »

[4] GIROUX B., 1999. « Résistivité électrique des roches et minéraux »

[5] HERILALA M. J. 2019. « Estimation volumétrique par approche géophysique et


exploitation à ciel ouvert de la carrière de roche d’empierrement de Faravohitra, District
Faratsiho. Mémoire de fin d’étude Master, ESPA, Université d’Antananarivo »

e
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES

[W1] [Link] caractéristiques du grès | Le défi des carrières (saintjoseph-


[Link]) (Consulté Janvier 2024)

[W2] [Link] se forme le grès (Consulté Février 2024)

[W3] [Link] (Consulté Janvier 2024)

[W4] [Link] (Consulté Février 2024)

[W5] [Link] (Consulté Février 2024)

[W6] [Link] (Consulté Février 2024)

[W7] [Link]/ (Consulté Février 2024)

f
TABLE DES MATIERES
TENY FISAORANA...................................................................................................................i
SOMMAIRE...............................................................................................................................ii
LISTE DES ABREVIATIONS..................................................................................................iii
LISTE DES ANNEXES.............................................................................................................iv
LISTE DES CARTES.................................................................................................................v
LISTE DES FIGURES...............................................................................................................vi
LISTE DES PHOTOS...............................................................................................................vii
LISTE DES TABLEAUX........................................................................................................viii
INTRODUCTION......................................................................................................................1
I. GENERALITES SUR LES GRES.........................................................................................2
I.1. Présentation générale de la roche [W4].........................................................................2
I.2. Classification des roches [W5]......................................................................................3
I.3. Le grès............................................................................................................................4
I.3.1.Définition [W1]......................................................................................................4
[Link]éraux constituants les grès [W1] [W6].............................................................5
[Link] et classification..........................................................................................5
I.3.3.1. Origine [W2] [W3]....................................................................................5
I.3.3.2. Classification [W3] [W7]...........................................................................6
[Link] des grès [W4]........................................................................................7
II. CONTEXTE DE LA ZONE D’ETUDE..................................................................................8
II.1. Contexte géographique.................................................................................................8
II.2. Géologie régionale de la zone et de la carrière d’Ankiabe [1]...................................10
II.3. Contexte hydrographique de la zone d’étude..............................................................11
III. METHODOLOGIE APPLIQUEE ET MATERIELS UTILISES...................................................13
III.1. Notion sur la résistivité électrique des roches [2][4]................................................13
III.1.1. Définition........................................................................................................13
III.1.2. Facteurs influençant la résistivité des roches..................................................13
III.2. Méthode de résistivité électrique [2][3][4]...............................................................13
III.2.1. Base théorique de la méthode de résistivité électrique [2][4].........................13
III.2.2. Le dispositif Wenner [3].................................................................................16
III.2.2.1. La fonction de sensibilité.........................................................................17
III.2.2.2. Profondeur d’investigation.......................................................................18
III.2.2.3. Avantages et inconvénients du dispositifs Wenner.................................18
III.2.3. Panneau électrique..........................................................................................18
III.2.3.1. Principe du panneau électrique................................................................18
III.2.3.2. Mise en œuvre selon la configuration Wenner........................................19
III.2.3.3. Présentation des pseudosections..............................................................20
III.2.3.4. L’inversion des pseudosections...............................................................21
III.3. Matériels d’acquisition.............................................................................................23
III.4. La levée topographique [5].......................................................................................24
III.4.1. Principes généraux de mesures en topométrie................................................24
III.4.1.1. Méthode électro-optique..........................................................................24
III.[Link]. Nivellement direct..........................................................................25
III.[Link]. Nivellement indirect.......................................................................25
III.4.1.2. Méthode manuelle ou mécanique............................................................26
III.4.1.3. Choix et limite d’utilisation d’un instrument...........................................26
III.4.2. Méthodologie d’une levée...............................................................................27
III.4.2.1. Mise en station du théodolite à la verticale..............................................27
III.4.2.2. Les mesures d’angle.................................................................................27
III.4.3. Présentation du logiciel Covadis.....................................................................27
III.4.3.1. La barre de menu du Covadis..................................................................27
III.4.3.2. Domaine d’utilisation du Covadis...........................................................28
III.4.3.3. Modélisation du terrain en 3D.................................................................28
III.4.3.4. Traçage de courbes de niveaux................................................................28
III.4.3.5. Calcul des cubatures................................................................................28
III.4.3.6. Création de plateformes...........................................................................29
IV. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DES DONNEES.........................................................30
IV.1. Reconnaissance géologique de la carrière d’Ankiabe..............................................30
IV.2. Implantation des profils géophysiques.....................................................................30
IV.3. Interprétation des coupes géophysiques...................................................................31
IV.3.1. Ligne 1............................................................................................................31
IV.3.2. Ligne 2........................................................................................................... 32
IV.3.3. Ligne 3........................................................................................................... 33
IV.3.4. Ligne 4............................................................................................................33
IV.3.5. Ligne 5............................................................................................................34
IV.3.6. Ligne 6............................................................................................................35
IV.3.7. Ligne 7............................................................................................................35
IV.4. Cartographie et délimitation de la zone à roche massive.........................................36
CONCLUSION.........................................................................................................................39
ANNEXE....................................................................................................................................a
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES....................................................................................e
REFERENCES WEBOGRAPHIQUES......................................................................................f
TABLES DES MATIERES........................................................................................................g
RESUME ET ABSTRACT.........................................................................................................i
Titre : « CARTOGRAPHIE ET DELIMITATION DE LA CARRIERE DES ROCHES
D’EMPIERREMENT D’ANKIABE, DISTRICT D’AMBILOBE, REGION DIANA »

Impétrant : ANDRIAMADITSIFERANA Tefinjanahary


Téléphone : 034 37 509 70
E-mail : tefinjanahar@[Link]
Nombre de pages : 56 - Nombre de tableaux : 01
Nombre de figures : 21 - Nombre de photos : 05
Nombre de cartes : 05

Résumé

Des mesures géophysiques et topographiques ont été menées pour délimiter la carrière des
roches d’empierrement d’Ankiabe. Elle couvre une surface 2D de 8 400 m2 soit de 8 500 m2 en
3D après extension de calcul sous Covadis.
Afin d’aboutir à un résultat efficace de cartographie et de délimitation des grès sur ce site, cet
ouvrage propose la méthode géophysique électrique et la levée topographique, qui est plus
appropriée dans le cas de ladite carrière.
Dans la plupart des cas avant toute perspective d’exploitation de roches d’empierrement, il est
impératif de cartographier et de délimiter la surface du gîte afin d’en estimer son volume pour
une étude de faisabilité plus tard. Des travaux d’acquisition des données sur terrain sont ainsi
faits suivi d’une étude et l’exploitation de ces données est obligatoire pour pouvoir en dégager
l’intérêt sur le gîte de grès d’Ankiabe.

Mots clés : Carrière, Méthode électrique, Grès, Surface 2D et 3D, Ankiabe.

Abstract

Geophysical and topographical measurements were carried out to delineate the Ankiabe stone
quarry. It covers a 2D surface of 8,400 m2 or 8,500 m2 in 3D after extension of calculation
under Covadis.
In order to achieve an effective result of mapping and demarcation of the sandstones on this
site, this work proposes the electrical geophysical method and topographic survey, which is
more appropriate in the case of the said quarry.
In most cases, before any prospect of mining rocks, it is imperative to map and delimit the
surface of the deposit in order to estimate its volume for a later feasibility study. Data
acquisition work on the ground is thus carried out followed by a study and the exploitation of
these data are obligatory to be able to identify the interest in the Ankiabe sandstone deposit.

Keywords : Career, Electrical method, Sandstone, 2D and 3D surface, Ankiabe.

Encadreur : Monsieur RAZAFINDRAKOTO Boni Gauthier

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