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Fonctions de Plusieurs Variables

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Exo7

Fonctions de plusieurs variables

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur www.maths-france.fr

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I :
Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

Exercice 1 **T
Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0,0) des fonctions
suivantes : 1. xy
x+y
2. xy
x2+y2

3. x2y2
x2+y2

4. 1+x2+y2
ysiny
5. x3+y3
x2+y2

6. x4+y4
2
x2+y .
Correction H [005553] Exercice 2 ***

On pose fx,y : [−1,1] → R t 7→ puis F(x, y) = sup t∈[−1,1] F sur R2.


xt2 +yt fx,y(t). Etudier la continuité de

Correction H [005554]

(
Exercice 3 ***T 0 si (x, y) = (0,0)
2
x2+y si (x, y) 6= (0,0). xy(x
2
−y2)
2
Déterminer la classe de f sur R
où f(x, y) =
Correction H [005555] Exercice 4 ***T

Soit f : R2 −→ R
.
(
0 si y = 0
(x, y) 0
2
7→ y sin
si y 6=
xy

1. Etudier la continuité de f .
2. Etudier l’existence et la valeur éventuelle de dérivées partielles d’ordre 1 et 2. On montrera en
particulier que∂2f
∂2
∂ x∂ yet f

∂ y∂ xsont définies en (0,0) mais n’ont pas la même valeur.


Correction H [005556]

Exercice 5 ***
Le laplacien d’une application g de R2 dans R, de classe C2sur R2est ∆g =∂2g
2
∂x +∂2g
2
∂y .
2
Déterminer une fontion de classe C sur un intervalle I de R à préciser à valeurs dans R telle que

la fonction 1

=f ch 2y
g(x, y) cos 2x

soit non constante et ait un laplacien nul sur un sous-ensemble de R2le plus grand possible (une
fonction de Laplacien nul est dite harmonique).
Correction H [005557]

Exercice 6 **T
Trouver les extrema locaux de
1. f : R2 → R
(x, y) 7→ x2 +xy+y2 +2x+3y
2. f : R2 → R
(x, y) 7→ x4 +y4 −4xy
Correction H [005558]

Exercice 7 ***
Maximum du produit des distances aux cotés d’un triangle ABC du plan d’un point M intérieur à ce
triangle (on admettra que ce maximum existe).
Correction H [005559]

Exercice 8 **
p 2 2 p 2 2
Soit a un réel strictement positif donné. Trouver le minimum de f(x, y) = x + (y−a) + y + (x−a) .
Correction H [005560]

Exercice 9 **
Trouver toutes les applications ϕ de R dans R de classeC2telle que l’application f de U = {(x, y) ∈

R2/ x 6= 0} dans R qui à (x, y) associe ϕyx vérifie :

∂2f
2
∂x −∂2f
2 3
∂y =yx .

Correction H [005561]
Exercice 10 **
Trouver toutes les applications f de R2 dans R vérifiant
1. 2∂ f
∂f
∂x−
∂y= 0 (en utilisant le changement de variables u = x+y et v = x+2y)
2. x∂f 0} (en passant en polaires).
p 2 2
∂y= x +y sur D = {(x, y) ∈ R2/ x >
∂f
∂ x +y
Correction H [005562]

Retrouver cette fiche et d’autres


exercices de maths sur
exo7.emath.fr
2
Correction de l’exercice 1 N +
x→0 −1x. Quand x tend vers 0, −x+x3tend vers
On note f la fonction considérée. 1. Pour x 6=
0 puis lim
0, f(x,−x+x3) = x(−x+x3)

x−x+x
3
∼ 0, f(x, x) = x×x
(x,y)→(0,0)
x>0, y=−x+x3 f(x, y) =
−∞. f n’a de limite réelle en (0,0).
2. Pour x 6= 0, f(x,0) = x×0 f(x, y) = 0. Mais aussi, pour x 6=
(x,y)→(0,0)
y=0
2
x2+x =12
2
x2+0 = 0 puis lim
1
f(x, y) = 2. Donc si f a une limite réelle, cette
puis lim (x,y)→(0,0)
x=y limite doit être égale à 0 et à 12ce qui est
impossible. f n’a pas de limite réelle en (0,0).
3. Pour tout (x, y) ∈ R2, x2 −2|xy|+y2 = (|x| − |y|)2 > 0 et donc |xy| 612(x2 +y2). Par suite, pour (x,
y) 6= (0,0),
2
x2+y 6(x2+y2)2
| f(x, y)| =x2y2
1 2 2
4(x2+y2) = 4(x +y ).

Comme lim(x,y)→(0,0)14(x2 +y2) = 0, on a aussi lim(x,y)→(0,0)f(x, y) = 0.


4. lim(x,y)→(0,0)siny
y= 1 et lim(x,y)→(0,0)(1+x2 +y2) = 1. Donc lim(x,y)→(0,0)f(x, y) = 1.
5. Pour (x, y) ∈ R2, |x3 +y3| = |x+y|(x2 +xy+y2) 632|x+y|(x2 +y2) et donc pour (x, y) 6= (0,0),
| f(x, y)| =|x3+y3|
2
x2+y 632|x+y|.

Comme lim(x,y)→(0,0)32|x+y| = 0, on a aussi lim(x,y)→(0,0)f(x, y) = 0.


2
6. Pour (x, y) ∈ R2, |x4 + y4| = (x2 + y2)2 − 2x2y2 6 (x2 + y2)2 + 2 ×12(x2 +y2) =32(x2 + y2)2et donc
pour (x, y) 6= (0,0),

| f(x, y)| =|x4+y4|


2
x2+y 632(x2 +y2).

Comme lim(x,y)→(0,0)32(x2 +y2) = 0, on a aussi lim(x,y)→(0,0)f(x, y) = 0.

Correction de l’exercice 2 N
Déterminons tout d’abord F(x, y) pour(x, y) ∈ R2. • Pour y ∈ R, F(x, y) = Max{ f0,y(−1), f0,y(1)} = Max{y,−y}
=
x−y,−y2 0, on a x+|y| > 0 et −y2 x+|y|,−y2 4x
|y|. • Si x 6= 0, F(x, y) =
o o
y
Max x,yf (−1), f −
x,y 2x , 4x = Max .
n Plus précisément, si x > n
fx,y(1) = Max x+y,
(2x+|y|)2 x+|y| ce qui reste vrai
4x =
4x2 quand x = 0. Si
= +4x|y|+y2
4x 6 0. Donc F(x, y) =
−y2
x < 0, x+|y| −
4xsi x < 0.
y2
4x < 0 et donc F(x, y) = −
4x. −y2
4x

∀(x

En vertu de théorèmes généraux, F est continue sur {(x, y) ∈ R2, x > 0} et {(x, y) ∈ R2, x < 0}. Soit y0 6= 0.
lim donc F n’est pas continue en (0, x<0, y=√−x
(x,y)→(0,y0) x<0, y=y0 1 y0). Enfin, lim (x,y)→(0,0) F(x, y) =
F(x, y) = +∞ 6= |y0| = F(0, y0) et

46= 0 = F(0,0) et donc F n’est pas continue en (0,0).


F est continue sur R2 \ {(0, y), y ∈ R} et est discontinue en tout (0, y),
y ∈ R.

3
Correction de l’exercice 3 N
• Pour (x, y) ∈ R2, x2 +y2 = 0 ⇔ x = y = 0 et donc f est définie sur R2. • f est de classe C∞ sur R2 \
{(0,0)} en tant que quotient de fonctions de classe C∞ sur R2 \ {(0,0)} dont le dénominateur ne
s’annule pas sur R2 \ {(0,0)}.
• Pour(x, y) 6= (0,0), | f(x, y)| 6|xy|(x2+y2)
2
x2+y= |xy|. Comme lim(x,y)→(0,0)|xy| = 0, on en
déduit que lim
∂ x(0,0). Pour x 6= 0,
(x,y)→(0,0)
(x,y)6=(0,0) x×0×(x2 2
0 = f(0,0). Ainsi, f est continue en (0,0) et donc sur x−0 = −0 )
f(x, y) =
R2. • Existence de ∂ f

et donc limx→0f(x,0)−f(0,0)
f(x,0)−f(0,0)

x×(x2+02) = 0,
rapport à sa première variable en (0,0) ∂ x(x, y) =
y(3x2−y2)(x2+y2)−(x3−y2x)(2x)

et ∂ f 2
(x2+y2) =y(x4+4x2y2−y4)
x−0 = 0. Ainsi, f admet une dérivée partielle par
∂f
∂ x(0,0) = 0. • Pour (x, y) 6= (0,0),
2
(x2+y2) .
Finalement, f admet sur R2 une dérivée partielle par rapport à sa première variable définie par

 (0,0). y(x +4x y −y )
4 2 2 4

∀(x, y) ∈ R2,∂ f 0 si (x, y) = (0,0)


∂ x(x, y) =
2
(x2+y2) si (x, y) 6=

• Pour (x, y) ∈ R2, f(y, x) = −f(x, y). Par suite, ∀(x, y) ∈ R2,∂ f ∂ y(x,

y) = −∂ f

dans R2 y−y0= −f(y,x0)−f(y0,x0)


∂f
∂ x(y, x). En effet, pour (x0, y0) donné y→y0−
f(x0,y)−f(x0,y0)
−f(y,x
y−y0= 0)+f(y0,x0)
y−y0 →

∂ x(y0, x0).

Donc, f admet sur R2 une dérivée partielle par rapport à sa deuxième variable définie par
 (0,0)

(x, y) = −∂ f 0 si (x, y) =
∂y
2 ∂f ∂f 
∀(x, y) ∈ R , ∂ xet

∂ x(y, x) = x(x4−4x2y2−y4)
2
• Continuité de ∂ f (x2+y2) si (x, y) 6= (0,0).
=|y(x4+4x2y2−y4)|

∂f
2
(x2+y2) 6|y|(x4+4x2y2+y4)
∂ yen (0,0). Pour (x, y)
6= (0,0),
∂f 2
∂ x(x, y)− (x2+y2) 6|y|(2x4+4x2y2+2y4)
∂ x(0,0) 2
(x2+y2) = 2|y|.
∂f
tend vers 0 quand (x, y) tend vers
Comme 2|y| tend vers 0 quand y)−∂ f ∂ x(x,
(x, y) tend vers (0,0), (0,0). On en ∂ x(0,0)
déduit que l’application ∂ f

∂ x(y,x),∂ f
R2,∂ f 2
∂ xest continue en (0,0) et donc sur R . Enfin,
∂f puisque ∀(x, y) ∈
∂ y(x, y) = −
∂ yest continue sur R2. f est donc au moins de classe C1sur R2. • Pour x 6=
0, ∂ f
∂f ∂f
∂ y(x,0)− ∂ y(x,0)−

1. Donc ∂2f
∂f

∂ y(0,0)
x−0 =

x−0 =
x4
∂ y∂ x(0,0) existe et ∂2f
4
x = 1 et donc limx→0 ∂ y∂ x(0,0) = 1. Pour y 6= 0,
∂f
∂f ∂ x(y,0)−
∂ x(y,0)−

∂ y(0,0)

−1. Donc ∂2f


∂f
4
∂ x(0,0) y = −1 et donc limy→0∂ f y−0 =
∂ x(0,0)
∂2 2
∂ f
∂ x∂ y(0,0) existe et f
y4
∂ x∂ y(0,0) = −1. y−0 = −
∂2
∂ y∂ x(0,0) 6= f
2 2
∂ x∂ y(0,0) et donc f n’est pas de classe C sur R d’après le théorème de SCHWARZ.

f est de classe C1exactement sur


R2.

Correction de l’exercice 4 N

1. Posons ∆ = {(x, y)/ y 6= 0}. f est continue sur R2 \∆ en vertu de théorèmes généraux. Soit

x0 ∈ R. 4

(
0 si y = 0
| f(x, y)− f(x0,0)| = x
y2 sin y si y 6= 06
2
2 y .
(x,y)→(x0,0)y = 0, lim
Comme lim
∂2
(x,y)→(x0,0)| f(x, y)− f(x0,0)| = 0 et donc f est ∂ x∂ y = f

continue en (x0,0). Finalement, 2. • f est de classe C2sur R2 \∆. En particulier,


d’après le théorème de SCHWARZ,∂2f (x, y) ∈
f est cont 2
R2R \∆,
∂ y∂ xsur ∆. pour

y cos ∂ y(x,
y) = xy
−x cos
puis ∂f ∂f
xy et 2y sin xy
, ∂ x(x, y) =
∂x
2
(x,
−sin ,∂2f y) = x
cos y ,
2
y) = xy ∂ x∂ y(x, −xysin
∂ f xy
2
et enfin ∂y (x, y) = 2 sin
x ∂2f
sin .
x 2
y
−2xycos y − x2
y xy

∂ x(x0,0). Pour x 6= x0,f(x,0)−f(x0,0)


∂f
• Existence de ∂f x−x0= 0 et donc f(x,0)−f(x0,0)
existe et ∂ f x−x0 →x→x00. On en déduit que
∂ x(x0,0)
∂ x(x0,0)
= 0. En résumé, f admet une dérivée partielle par rapport à sa
2
première variable sur R définie par
(

∂ x(x, y) = 0 si y = 0

x
2 ∂f
∀(x, y) ∈ R ,

si y 6= 0.
y cos
y

• Existence de ∂ f
∂ y(x0,0). Soit x0 ∈ R. Pour y 6= 0,
0
f(x
0,y)−f(x0,0)

(
= 0 si y =
0
sin x y si y 6= 06 |y|. On en déduit que ∂ f
y→00.
et donc f(x0,y)−f(x0,0)
y−0

y
y−0 → ∂ y(x0,0) = 0. En résumé, f admet une
∂f
∂ y(x0,0) existe et
dérivée partielle par rapport à sa deuxième variable sur R2
définie par (

∂ y(x, y) = 0 si y = 0
x

∀(x, y) ∈ R2,∂ f

si y 6= 0.
2y sin
−x cos
y
y

• Existence de ∂2f
∂ x∂ y(0,0). Pour x 6= 0,
∂f
∂ y(x,0)−
∂f
∂ y(0,0)

∂ y(0,0)

x−0 = 0
∂f
∂f
∂ y(x,0)−

∂2f
et donc
x∂ y(0,0) = 0.
x−0tend vers 0 quand x tend vers 0. On

en déduit que ∂2f ∂ x∂ y(0,0) existe et

• Existence de ∂2f y= 1
∂ y∂ x(0,0). Pour y 6= 0, et donc∂ f
∂f
∂ x(0,y)−

∂ x(0,0)
∂f ∂f
∂ x(0,y)−
y cos(0
y−0 = y ) ∂ x(0,0)

y−0tend vers 1 quand y tend vers 0. On en déduit que ∂2f ∂ y∂ x(0,0)


existe et

5
∂2f

∂ y∂ x(0,0) = 1.

Correction de l’exercice 5 N
Pour (x, y) ∈ R2,cos(2x)
cos(2x)
ch(2y)∈ [−1,1]. Plus précisément, quand x décrit R,
ch(2×0)décrit [−1,1] et donc quand (x, y)
2 cos(2x)
décrit R ,
2
ch(2y)décrit [−1,1]. On suppose déjà que f est de classe C sur [−1,1]. L’application g est
alors de classe C2sur R2et pour (x, y) ∈ R2,
= −2 sin(2x)
cos 2x ∂2 cos 2x +4 sin2(2x) cos 2x
puis g
∂ x(x, y)
∂g 2 4 cos(2x) 0 00
ch 2y ∂ x (x, y) = − ch(2y)f ch2(2y)f
. Ensuite,
0 ch 2y
ch(2y)f ch 2y
−2
cos(2x)sh(2y)

∂ y(x, y) = cos 2x
∂g
0
ch2(2y)f
puis ch 2y
2
∂ y (x, y) = Mais alors −2 y)−4 sh(2y) cos 2x ch 2y
cos2
(2x)sh2(2y) cos 2x ch 2y
4 cos(2x)
− cos 2x ch 2y 0 ch4(2y)f
00
(2y)f
3
∂2g cos(2x)sh(2ch .
4
0
+
ch(2y)f
ch2(2y) +8 cos 2x ch 2y +4 cos2(2x)sh2(2y)
cos(2x)sh2(2y) ch4(2y)f00
3 0 2 2
∆g(x, y) = −8 cos(2x) ch (2y)f +4 sin (2x) ch (2y)
cos 2x ch 2y

ch3(2y)f0 cos (2x)(ch2(2y) cos 2x ch 2y


2
2
+4(1−cos (2x))
−1) ch4(2y)f00
=−8 cos(2x) cos 2x ch 2y 2
ch (2y) +4

ch2(2y)−4 3 ch4(2y)f00
cos 2x
2
ch (2y)f0
cos (2x)
cos 2x
ch 2y ch 2y
=−8 cos 2x
cos(2x) +4

0 + 2x) ch 2y
=4
Par −2cos(2 ch(2y)f ch2(2y) f00
suite, ch 2y
ch2(2y) x)
2
1−cos ( .
cos 2x
∀(x, y) f00 =0
−2cos(2x cos 2x
∈ R2, ch 2y 2 cos 2x
0 1−cos (2
) ch(2y)f
x) ch2(2y) ch 2y
∆g = 0 ⇔ +

⇔ ∀t ∈ [−1,1], −2t f 0(t) + (1−t2)f00(t) = 0 ⇔ ∀t ∈ [−1,1],((1−t2)f0)0(t) = 0


⇔ ∃λ ∈ R, ∀t ∈ [−1,1], (1−t2)f0(t) = λ.

Le choix λ 6= 0 ne fournit pas de solution sur [−1,1]. Donc λ = 0 puis f0 = 0 puis f constante ce qui
est exclu. Donc, on ne peut pas poursuivre sur [−1,1]. On cherche dorénavant f de classe C2sur
]−1,1[ de sorte que g

est de classe C2sur R2 \ 2,0 ,k∈Z.

f solution ⇔ ∃λ ∈ R∗, ∀t ∈]−1,1[, (1−t2)f0(t) = λ ⇔ ∃λ ∈ R∗/ ∀t ∈]−1,1[, f0(t) = λ


1−t2
⇔ ∃(λ,µ) ∈ R∗ ×R/ ∀t ∈]−1,1[, f(t) = λ argtht + µ.

Correction de l’exercice 6 N

1. f est de classe C1sur R2 qui est un ouvert de R2. Donc si f admet un extremum local en un
point (x0, y0) de R2, (x0, y0) est un point critique de f . Or, pour (x, y) ∈ R2,

6
 = 0 ∂f =0 
 
∂f ∂ x(x, y) ⇔
x+2y+3 x = −13 y
=0
∂ x(x, y) 4
2x+y+2 = 0⇔ = − 3.

Donc si f admet un extremum local, c’est nécessairement en −13,43 avec f−13,43 = −73. D’autre
y 2 y 2 y 2
part, f(x, y) = x2 +xy+y2 +2x+3y = x+ 2+1 − 2+1 +y2 +3y = x+ 2+1 +3y2

y 2 3 4 2 7 7 1 4
4+2y−1 x+ 2+1 + 4 y+ 3 − 3> − 3= f − 3, 3 .
=
Donc f admet un minimum local en −13,43 égal à −73et ce minimum local est un minimum
global. D’autre part, f n’admet pas de maximum local.
2. f est de classe C1sur R2 qui est un ouvert de R2. Donc si f admet un extremum local en un
point (x0, y0) de R2, (x0, y0) est un point critique de f . Or, pour (x, y) ∈ R2,
 ∂ x(x, y) = 0
y) ∈
 4x3 −4y = 0 4y3 3
y=x {(0,0),(1,1),(−1,−
∂f 1).
−4x = 0⇔ x9 −x = 0⇔ (x,
∂ x(x, y) = 0 ∂ f ⇔

Les points critiques de f sont (0,0), (1,1) et (−1,−1). Maintenant, pour (x, y) ∈ R2, f(−x,−y) =
f(x, y). Ceci permet de restreindre l’étude aux deux points (0,0) et (1,1). • Pour x ∈ R, f(x,0) =
x4 > 0 sur R∗
√ √
et f(x, x) = −4x2 + 2x4 = 2x2(−2 + x2) < 0 sur ] − 2,0[∪]0, 2[. Donc f change de signe dans
tous voisinage de (0,0) et puisque f(0,0) = 0, f n’admet pas d’extremum local en (0,0). • Pour
(h, k) ∈ R2,

f(1+h,1+k)− f(1,1) = (1+h)4 + (1+k)4 −4(1+h)(1+k) +2 = 6h2 +6k2 −4hk +4h3 +4k3 +h4 +k4 > 6h2 +6k2
−2(h2 +k2) +4h3 +4k3 +h4 +k4 = 4h2 +4h3 +h4 +4k2 +4k3 +k4
= h2(2h2 +1)2 +k2(2k2 +1)2 > 0.

f admet donc un minimum global en (1,1) (et en (−1,−1)) égal à −2.

Correction de l’exercice 7 N
Soit M un point intérieur au triangle ABC. On pose a = BC, b = CA et c = AB. On note x, y, z et A les
aires respectives des triangles MBC, MCA, MAB et ABC. On a
d(M,(BC))d(M,(CA))d(M(AB 2aire(MCA) b 8
2aire(MAB) abc = abc xy(A −x−y).
2aire(MBC)
)) = a 8xyz
c=

On doit donc déterminer le maximum de la fonction f(x, y) = xy(A −x−y) quand (x, y) décrit le
triangle ouvert T = {(x, y) ∈ R2, x > 0, y > 0, x+y < A }. On admet que f admet un maximum global
sur le triangle fermé T0 = {(x, y) ∈ R2, x > 0, y > 0, x+y 6 A } (cela résulte d’un théorème de math
Spé : « une fonction numérique continue sur un compact admet un minimum et un maximum »). Ce
maximum est atteint dans l’intérieur T de T0car f est nulle au bord de T0et strictement positive à
l’intérieur de T0.
Puisque f est de classe C1sur T qui est un ouvert de R2, f atteint son maximum sur T en un point
critique de f . Or, pour (x, y) ∈ T2,

∂ y(x, y) = 0⇔ ∂f 0 y(A −x−y)−xy


 y(A −2x−y) = 0

= 0⇔ 2x+y = A x(A −x−2y) = 0
∂f
y(A −x−y)−xy =
∂ x(x, y) = 0


A
x+2y = A⇔ x = y = 3. 7

Le maximum cherché est donc égal à 8abc ×A3 ×A3 ×A −A3 −A3 =8A 3
est obtenu quand M est le centre de gravité du 27abc . (On peut montrer que ce maximum

triangle ABC). Correction de l’exercice 8 N

Soient R un repère orthonormé de R2 muni de sa structure euclidienne canonique puis M, A et B les


points de coordonnées respectives (x, y), (0,a) et (a,0) dans R. Pour (x, y) ∈ R2, f(x, y) = MA+ MB

> AB = a 2 avec égalité si et seulement si M ∈ [AB]. Donc

Le minimum de f sur R2existe et vaut a2.

Correction de l’exercice 9 N
Soit ϕ une application de classe C2sur R puis f l’application définie sur U par ∀(x, y) ∈ U, f(x, y) =
ϕyx vérifie :

∂2f
2
∂x −∂2f
2 3
∂y =yx .
∂ ∂ 2 ϕ
∂x yx 2
2 2 −∂
2 x −∂2f y =∂2 ϕ ∂ y2 yx
∂ f

∂ y 2 0y ∂ 1 0y 2y 3 0 y 2
= ∂ x − x ϕ x − ∂ y xϕ x = x ϕ x +y
2 00 y 1 2 00 y
y2 x −1 ϕ x . − x ϕ x
1 2 2y 0 y 4 00 y
= x xϕ x + x ϕ x

Puis, quand (x, y) décrit U,yxdécrit R (car y1décrit déjà R)


2y 0 y 2
2 ∈ U, xϕ x + y
∀(x, y) ∈ U,∂ f
2 y 3
∂ y (x, y) = x ⇔ ∀(x, y) 00 y y
ϕ x= x

2
∂ x (x, y)−∂2f 2
x −1
⇔ ∀t ∈ R, 2tϕ0(t) + (t2 −1)ϕ00(t) =
t ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀t ∈ R, (t2 −1)ϕ0(t) = t22+λ (∗)

Maintenant, t22 +λ ne s’annule pas en ±1, l’égalité (∗) fournit une fonction ϕ telle que ϕ0 n’a pas une
limite réelle en ±1. Une telle solution n’est pas de classe C2sur R. Donc nécessairement λ = −12puis

2
∀(x, y) ∈ U,∂ f
2
∂ x (x, y)−∂2f
2 y 3
∂ y (x, y) = x ⇔ ∀t ∈ R, (t2 −1)ϕ0(t) = t2 −1
0 1
2⇔ ∀t ∈ R\ {−1,1}, ϕ (t) = 2
1
⇔ ∀t ∈ R, ϕ0(t) = 2(par continuité de ϕ0en ±1)
t
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀t ∈ R, ϕ(t) = 2+λ.

Correction de l’exercice 10 N

1. v = x+2y⇔ y = −u+v. L’application (x, y) 7→


(u, v) est un
x = 2u−v
u = x+y C1-difféomorphisme de R2sur
lui-même. Pour (u, v) ∈ R2, posons alors g(u, v) = f(2u − v,u + v) = f(x, y) de sorte que ∀(x, y)

∈ R2, 8

f(x, y) = g(x+y, x+2y) = g(u, v). f est de classe C1sur R2si et seulement si g est de classe
C1sur R2 et

2∂ f
∂ x(x, y)−∂ f
∂ ∂
∂ y(x, y) = 2 ∂ x(g(x+y, x+2y))− ∂ y(g(x+y, x+2y))
=2 ∂u(u, v) + ∂ v ∂ v(u, v) ∂ y×∂g
∂ y×∂g
∂u
∂ x×∂g − ∂u(u, v) + ∂ v
∂ x×∂g ∂u

∂u(u, v) +2∂g
∀(x, y) ∈ R2, 2∂
∂u(u, v). f ∂ v(u, v)

=∂g Par suite, − ∂ v(u, v)


=2 ∂g
∂g ∂ v(u, v)
∂u(u, v) + ∂g
∂ x(x, y)−∂ f
2
∂ y(x, y) = 0 ⇔ ∀(u, v) ∈ R ,∂g
∂u(u, v) = 0
⇔ ∃F : R → R de classe C1telle que ∀(u, v) ∈ R2, g(u, v) = F(v)
⇔ ∃F : R → R de classe C1telle que ∀(x, y) ∈ R2, f(x, y) = F(x+2y).
p 2 2 y
2. On pose r = x +y et θ = arctan x de sorte que x = r cosθ et y = rsinθ. On pose f(x, y) =
f(r cosθ,rsinθ) = g(r,θ). On sait que ∂ ∂ y = sinθ,∂ θ
r ∂θ
r,
∂r
∂ x = cosθ,

sinθ∂g
x∂ f cosθ
∂g ∂y=
∂ x+y∂ f cosθ∂g ∂ r−sinθ r

∂x= −sinθ

= r∂g ∂ r, puis +rsinθ ∂ r+cosθ r


∂ y= r cosθ r
∂θ ∂g ∂ θ

p 2 2
∂ y(x, y) = x +y ⇔ ∀r > 0, r∂g
∂ x(x, y) +y∂ f ∂ r(r,θ) = r ⇔ ∀r > 0,∂g
∀(x, y) ∈ D, x∂ f ∂ r(r,θ) = 1
i π π h i π π h
⇔ ∃ϕ de classe C1sur − 2, 2 / ∀(r,θ) ∈]0,+∞[× − 2, 2 , g(r,θ) = r
i π π h p
+ϕ(θ) ⇔ ∃ϕ de classe C1sur − 2, 2 / ∀(x, y) ∈ D, f(x, y) = x2 +y2 +ϕ
y 1 p 2 2 y
arctan x ⇔ ∃ψ de classe C sur R/ ∀(x, y) ∈ D, f(x, y) = x +y +ψ x .
9

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