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Tuberculose20

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Professeur Souaïbou FAROUGOU Pathologie infectieuse

LA TUBERCULOSE

DEFINITION filamenteuses. Les formes vieilles sont


La tuberculose est une maladie cyanophiles c’est-à-dire non alcoolo-acido-
contagieuse, virulente, inoculable, commune à résistantes.
l’homme et à de nombreuses espèces animales.
Elle est due à diverses espèces de bactéries 2 – Pouvoir allergène
appartenant au complexe Mycobacterium La pénétration d’un sérotype de bacille
tuberculosis (M. tuberculosis, M. bovis et M. tuberculeux entraîne une réaction
africana). Elle est caractérisée cliniquement par d’hypersensibilité retardée spécifique décelable
une évolution le plus souvent chronique et un grâce à des tests in vitro tels que le TTL1 ou le
grand polymorphisme : on distingue ainsi une MIT2 (=IMM). In vivo, on peut réaliser la
tuberculose infectieuse latente inapparente, mais tuberculination dans le cadre du diagnostic ou du
également une tuberculose maladie. Sur le plan dépistage.
anatomopathologique elle se caractérise par des
lésions nodulaires inflammatoires à tubercules 3 – Résistance
avec retentissement ganglionnaire. Le bacille tuberculeux est très sensible à
la chaleur : il est détruit en 20mn à 60°C et en 20
I – IMPORTANCE secondes à 75°C. Dans la pratique cette propriété
Le bacille tuberculeux peut atteindre est utilisée pour la stérilisation du lait par le biais
spontanément toutes les espèces de vertébrés. de la pasteurisation.
- Sur le plan économique : la tuberculose Il est également sensible aux UV, à l’iode,
animale entraîne des pertes en viande (saisies aux dérivés phénoliques, à l’hypochlorite et à
aux abattoirs), des pertes de lait. Elle constitue l’alcool à 90°, mais résiste au froid, à la
également une entrave à l’exportation ; dessiccation, aux bases et acides en solution, aux
- Sur le plan hygiénique : on distingue la antibiotiques et agents chimiothérapeutiques
tuberculose inter humaine de la tuberculose usuels (pénicilline, tétracyclines,
zoonose. La tuberculose maladie infectieuse chez chloramphénicol). Il est sensible à la
l’homme est responsable de beaucoup de décès streptomycine, à la rifampicine, à la kanamycine.
par an. La tuberculose zoonose a une incidence On associe souvent 3 antibiotiques pour le
plus faible ; traitement de la tuberculose.
- Sur le plan médical : l’infection est de
règle, la maladie est accessoire.
V – ETUDE CLINIQUE
II – REPARTITION GEOGRAPHIQUE
La tuberculose est une maladie 1 – Symptômes et diagnostic clinique
cosmopolite. Elle est rencontrée sous toutes les
latitudes. L’incidence est variable d’un pays à un 1.1 – Tuberculose des bovins
autre.
1.1.1 – Incubation
III – ESPECES AFFECTEES - Dans les conditions expérimentales
Toutes les espèces peuvent être atteintes sévères, elle dure au minimum 3 semaines
d’une façon très inégale par le bacille tuberculeux. - Dans les conditions naturelles, elle est
exceptionnellement inférieure à 2 mois. La
IV – ÉTIOLOGIE tuberculose bovine peut rester à l’état d’infection
pendant des mois.
1 – Caractères généraux
1.1.2 – Symptômes généraux
1.1 – Caractères tinctoriaux et Ils sont communs aux diverses
classification localisations.
Le bacille tuberculeux est un germe - Ils peuvent manquer totalement : on
alcoolo-acido-résistant (AAR) Ziehl+ parle de tuberculose floride sans retentissement
sur l’état général.
1.2 – Caractères morphologiques - Ils se manifestent dès que les lésions
Le bacille tuberculeux est un bâtonnet s’amplifient : baisse progressive de l’état général,
rectiligne ou légèrement incurvé qu’on peut baisse de poids ou défaut d’engraissement,
retrouver seul, mais le plus souvent regroupé en appétit capricieux, poils ternes, peau adhérente,
amas dans les produits pathologiques. Il ne
dispose ni cils, ni capsule, ni spore. Dans les
1
vieilles cultures, on trouve des formes Test de transformation lymphoblastique
2
Inhibition de la migration des macrophages
1
Professeur Souaïbou FAROUGOU Pathologie infectieuse

baisse de la sécrétion lactée, oscillation thermique b) Tuberculose intestinale


irrégulière. Elle est rare. C’est une maladie
Ces signes s’aggravent progressivement : légalement contagieuse. Elle est ordinairement
faiblesse, anémie cachexie. Cette aggravation asymptomatique. Seules les lésions importantes
demande plusieurs mois. Elle peut être accélérée entraînent des troubles d’entérite chronique :
sous l’influence de causes favorisantes. météorisation intermittente, coliques sourdes,
alternance de diarrhée et de constipation,
1.1.3 – Symptômes et diagnostic clinique amaigrissement rapide. Ces signes sont
des principales localisations généralement accompagnés de manifestations
pulmonaires.
a) Tuberculose pulmonaire Le diagnostic est difficile. Il faut
C’est la localisation la plus fréquente : sur différencier cette maladie avec toutes les entérites
1000 cas de tuberculose 979 lésions sont à évolution lente :
pulmonaires. Les signes notés sont :  d’origine toxique : se référer à
- la toux : c’est le signal d’alarme. Cette l’épidémiologie, aux commémoratifs et
toux est sèche, avortée avec des quintes de aux analyses toxicologiques
courte durée puis de plus en plus fréquentes  d’origine parasitaire : évolution rapide
devenant plus grasse, rauques et vers la guérison en général
s’accompagnant de rejet de mucosités par les  d’origine néoplasique : rare ; présence de
naseaux sang dans les fèces
- une respiration plus courte et plus rapide  d’origine virale : c’est le cas de la maladie
devenant précipitée et dyspnéique des muqueuses. Elle se manifeste chez
- un jetage inexistant au début, se les jeunes bovins. On note des
manifestant à une période avancée par des ulcérations buccales.
mucosités jaunâtres et grumeleuses, jamais  D’origine bactérienne : l’entérite
sanguinolentes (pas d’hémoptysies chez les paratuberculeuse : elle est régionale et se
bovins) caractérise par une diarrhée plus précoce
- à la percussion et à l’auscultation : et importante, un amaigrissement plus
présence de zones de matité ou de submatité, rapide et une absence de troubles
rudesse du murmure vésiculaire, râles crépitants pulmonaires.
ou sibilants, souffle tubaire. Ces indications
fournies par la percussion ou l’auscultation sont c) Tuberculose de la mamelle (Légalement
toutefois peu précises en raison de la contagieuse)
dissémination des lésions ou de leur situation Elle se localise plus volontiers aux
profonde quartiers postérieurs
- les troubles fonctionnels survenant à la -- La phase initiale : elle est peu
suite de la compression des organes thoraciques caractéristique :
par de volumineuses lésions pulmonaires. C’est le - mamelle à peine augmentée de volume,
cas de la météorisation chronique par indolore : elle est moins souple, la palpation
compression de l’œsophage et de la pseudo- permet parfois de percevoir un ou plusieurs
péricardite par compression cardiaque ou nodules de grosseur variable en surface ou en
vasculaire. profondeur
- le lait conserve ses caractères normaux.
Diagnostic clinique Il est émis en plus faible quantité
- pneumopathie à évolution chronique - les ganglions lymphatiques rétro-
- baisse progressive de l’état général mammaires sont précocement réactionnels : ils
- recherche de commémoratifs sur l’état sont hypertrophiés, durs, parfois bosselés et
sanitaire de l’étable d’origine. toujours indolores
-- Le stade ultérieur (après un ou
Diagnostic différentiel plusieurs mois) est beaucoup plus
- Facile avec les pneumopathies aiguës : caractéristique :
bronchites et broncho-pneumonies banales, - Les ganglions lymphatiques : les
pneumonies par corps étrangers, broncho- modifications sont nettement appréciables
pneumonie post partum, pasteurellose, grippe, - le lait : la sécrétion est très fortement
rhinotrachéite : ces maladies évoluent rapidement diminuée. L’aspect est clair, séreux ou séro-
avec la fièvre. grumeleux
- Difficile et parfois impossible avec les - la mamelle : elle est très fortement
pneumopathies à évolution lente : emphysème hypertrophiée, dure, indolore : on parle de grosse
pulmonaire, broncho-pneumonie vermineuse, mamelle de bois
cancer pulmonaire, péripneumonie contagieuse,
nocardiose. Il y a nécessité de confirmer toute Le diagnostic différentiel se fait avec les
suspicion par le diagnostic expérimental. mammites chroniques exclusivement

2
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- mammite streptococcique : e) Autres localisations


galactophorite initiale, altération précoce du lait, -- Localisations fréquentes, mais
ganglions peu réactionnels, mamelle atrophiée cliniquement inapparentes
- mammite actinomycosique : nodule dur - Séreuses
évoluant vers les parties superficielles pour se - Foie
fistuler. Présence de pus à grains jaunes. - Rate
- mammite pyobacillaire : elle est -- Localisations rares mais cliniquement
subaiguë. Le lait est précocement altéré, purulent. apparentes
Il y a formation d’abcès avec faible réaction - système nerveux
ganglionnaire. - articulations
- mammite à levures et à mycobactéries - œil
atypiques : elles sont le plus souvent - peau et conjonctif sous-cutané
consécutives à des injections thérapeutiques dans -- Localisation rare et cliniquement
le canal du trayon, notamment les antibiotiques en inapparente
suspension huileuse. Elles sont cliniquement très - péricarde
proches de la mammite tuberculeuse : il y a - tissu osseux
nécessité de procéder à des examens - tissu musculaire
bactériologiques pour les différencier. - reins
- glandes diverses etc.
d) Tuberculose des organes génitaux
(Légalement contagieuse) 1.2 – Tuberculose du cheval
-- Sur le taureau : L’importance est surtout Elle est rare et ne présente pas de
liée au danger que représente l’insémination caractéristiques nettes : moindre aptitude au
artificielle. On ne note pas de modification des travail, amaigrissement, oscillations thermiques
ardeurs génésiques. Seule la localisation irrégulières, polyurie fréquente.
testiculaire est perceptible : orchite à évolution Les localisations sont pulmonaires
lente se traduisant par un œdème accompagné (pneumonie ou bronchopneumonie chronique),
de nodules durs parfois perceptibles à la palpation abdominale (troubles digestifs discrets sous forme
des testicules, de l’épididyme et du cordon. de diarrhée et de coliques sourdes).
Conduite à tenir L’évolution se fait dans le sens d’une
Toute altération des organes génitaux à aggravation progressive : anémie, cachexie et
évolution lente doit entraîner la suspicion et mort en 2 à 4 mois après la constatation des
l’isolement immédiat dans l’attente des résultats premiers troubles
du diagnostic expérimental Le diagnostic clinique est extrêmement
-- Sur la vache : on note une métrite difficile, car beaucoup de maladies peuvent
tuberculeuse pouvant avoir une double origine : entraîner ce dépérissement progressif sans
interne (hématogène ou par voisinage), externe localisation nettement exprimée. C’est le cas de
(par insémination). Les symptômes sont ceux l’anémie infectieuse, de la morve, de la dourine,
d’une métrite chronique d’abord sèche puis de la piroplasmose chronique, de parasitisme
purulente se traduisant par : intense, de la leucose et des cancers divers, du
- la stérilité surmenage chronique, du diabète insipide etc. Le
- un écoulement mucopurulent au niveau diagnostic expérimental s’impose donc pour
du col, d’abord discret, puis de plus en plus l’identification de la maladie.
abondant
- des cornes volumineuses, dures, 1.3 – Tuberculose du porc
indolores à l’exploration rectale. Les ganglions Elle est difficile à caractériser sur l’animal
lombo-iliaques sont hypertrophiés vivant et ne s’exprime cliniquement qu’à une
Le diagnostic différentiel se fait avec : période avancée : baisse de l’appétit et de la
- les métrites purulentes banales : vivacité, peau pâle, sale et croûteuse,
surtout post-partum ; la suppuration est d’emblée amaigrissement ou défaut d’engraissement,
abondante et la réaction ganglionnaire est alternance de diarrhée et de constipation, toux et
discrète respiration discordante.
- la métrite brucellique : elle se caractérise L’aggravation se poursuit sur plusieurs
par une endométrite cliniquement peu perceptible mois et entraînerait la mort dans le marasme si
et spontanément curable. Les avortements sont les porcs atteints n’étaient ordinairement sacrifiés
préexistants avant.
- la trichomonose : pyomètre fréquent. On Une localisation expressive, mais très
note la présence de nodules lymphatiques inconstante au niveau des ganglions de la tête et
vaginaux. Les avortements sont préexistants. du cou : la scrofulose (de Scrofa = truie) qui
trouve son homologue chez l’homme.
Les ganglions sous-maxillaires,
parotidiens, cervicaux augmentent de volume,
sont durs et nettement apparents sous forme de
3
Professeur Souaïbou FAROUGOU Pathologie infectieuse

bosselures sous-cutanées. Ils ont tendance à la région dorsolombaire chez le chien. Ces lésions
adhérer à la peau, à se ramollir et s’ouvrir pour ont tendance à s’ouvrir et à laisser des ulcérations
donner naissance à des fistules persistantes. ou fistules à cicatrisation lente d’où s’écoule un
Cette localisation particulière est souvent pus grisâtre riche en bacilles. Elles ont une
compatible avec un état général satisfaisant. tendance persistante ou récidivante : en cas de
Le diagnostic clinique est très difficile. cicatrisation, un nouvel abcès se forme dans le
Prendre en considération les données cliniques voisinage. Il y a réaction des ganglions voisins.
(assez vagues), les données épidémiologiques et Elles sont souvent consécutives à des injections
étiologiques (élevage industriel, alimentation) thérapeutiques (cortisone)
Le diagnostic différentiel se fait avec : -- oculaire surtout chez le chat :
- les pneumonies ou entérites chroniques conjonctivite granuleuse, ulcère cornéen.
d’origine diverse Pour le diagnostic, tenir compte des
- la pseudo-tuberculose signes cliniques, de l’âge (rare surtout chez les
- la pyobacillose jeunes carnivores), de l’alimentation, de la santé
- les carences alimentaires des personnes de l’entourage.
- le parasitisme Le diagnostic différentiel se fait avec :
L’examen clinique peut donc entraîner - le cancer
une suspicion. La confirmation ne sera obtenue - la leucose : adénopathies importantes et
que par l’autopsie ou par les moyens généralisées, lésions cutanées bien particulières,
expérimentaux. évolution plus rapide
- la leishmaniose : adénopathies et
splénomégalie, lésions cutanées amiantacées
- toutes affections chroniques des vieux
1.4 – tuberculose des carnivores chiens, notamment les néphrites et
L’importance résulte du danger pour hépatonéphrites avec syndrome urémique
l’homme et des manifestations cliniques - les affections pulmonaires chroniques
apparentes. - les pleurésies
Les troubles de l’état général sont tantôt - les ascites
les premiers en date, tantôt en retard sur les Toute suspicion doit provoquer le recours
localisations. Ils se manifestent sous forme aux méthodes du diagnostic expérimental.
d’asthénie et de faiblesse constantes, de
diminution de l’appétit et des oscillations 1.5 – Tuberculose des oiseaux
thermiques irrégulières. Puis surviennent l’anémie Elle ne s’observe en pratique que sur les
et l’amaigrissement. oiseaux de plus de six mois, provenant d’élevages
Les localisations sont : fermiers et ne s’exprime cliniquement qu’à une
-- pulmonaire : c’est la plus fréquente. On période avancée. Les signes observés sont :
note des symptômes de bronchite ou de broncho- moindre activité, ralentissement et arrêt de la
pneumonie chronique : ponte ; la crête pâlit, les masses musculaires
- dyspnée – tirage respiratoire fondent. Une diarrhée s’établit et persiste en
- toux rauque, sèche au début s’aggravant jusqu’à la mort qui survient en
- jetage mucopurulent, parfois strié de quelques semaines. Ce dépérissement progressif
sang (hémoptysies) et fétide peut quelque fois s’accompagner de :
- zones de matité - lésions cutanées : lésions caséeux
- râles crépitants (humides et muqueux) ; enserrant la base des plumes
souffle tubaire ou caverneux - lésions muqueuses : granulations ou
-- pleurale : elle accompagne souvent la nodules sous-muqueux au niveau de la
précédente et se manifeste souvent par une commissure du bec et de la région péri-oculaire
pleurésie exsudative (rarement sèche) - lésions ostéo-articulaires entraînant des
-- abdominale : foie, rate, ganglions troubles locomoteurs et s’accompagnant de
mésentériques, péritoine, intestins sont atteints. tuméfaction des pattes.
Les manifestations locales sont discrètes Le diagnostic est difficile sur les oiseaux
-- osseuse soit sous forme d’ostéomyélite vivants
entraînant carie et fistulisation soit sous forme Toute suspicion doit entraîner le sacrifice
d’ostéopériostite diffuse ou ostéopathie de quelques oiseaux pour obtenir la confirmation
hypertrophiante à l’autopsie.
-- articulaire : surtout grasset et jarret. On
note une arthrite subaiguë ou chronique 2 – Lésions et diagnostic nécropsiques
entraînant une boiterie. Elle est faiblement Trois types de lésions sont signalés quelle
douloureuse malgré l’empâtement de la région que soit l’espèce animale :
-- cutanée : elle n’est pas rare chez les - les lésions de type folliculaire (ou
carnivores. Elle se manifeste sous forme d’abcès nodulaire) : développement de follicules (ou
froids à évolution lente, se localisant de tubercules ou nodules) plus ou moins volumineux,
préférence au niveau de la tête chez le chat, et de
4
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grossièrement sphérique, nettement perceptibles 3 – Diagnostic allergique


et bien délimités Il est basé sur la recherche de
- les lésions caséeuses accompagnées l’hypersensibilité spécifique qui s’est développé
ou non de calcification chez l’animal traité à l’égard du bacille
- les lésions ganglionnaires de type tuberculeux. Deux méthodes peuvent être
nodulaire ou de type hypertrophiant qui utilisées : la méthode in vitro (TTL3 et MIT4) et la
accompagnent les lésions viscérales. méthode de terrain (in vivo).
Sur le terrain les manifestations de
2.1 – Tuberculose bovine l’allergie sont appréciées aux moyens de la
Les organes lésés par ordre d’importance tuberculination réalisée par voie intradermique
sont : exclusivement et à l’aide de tuberculine de
- les poumons et les ganglions annexes souche bovine ou aviaire selon le cas. La
- la plèvre tuberculination par voie sous-cutanée est interdite
- le péritoine, le foie, les ganglions à cause des phénomènes d’accoutumance. Trois
mésentériques méthodes de diagnostic allergiques sont
- les ganglions rétro pharyngiens réalisables : intradermo-tuberculination simple ou
- la rate unique, intradermo-tuberculination seconde,
- les intestins, la mamelle, l’utérus intradermo-tuberculination comparative.
- tout autre tissu et organe
3.1 – Intradermo-tuberculination simple ou
2.2. – Tuberculose du mouton et de la unique
chèvre
Il y a prédominance des lésions 3.1.1 – Indications
pulmonaires associées ou non à des lésions - Procédé à utiliser ordinairement dans les
pleurales, hépatiques, péritonéales etc. La opérations de prophylaxie
tuberculose est rare dans ces deux espèces. - Tuberculination de contrôle lors de
l’introduction d’un bovin dans une exploitation.
2.3 – Tuberculose du cheval
Les organes principalement lésés sont : 3.1.2 – Principe
les poumons et ganglions annexes, la rate, le foie, Cette technique consiste à injecter dans
les ganglions mésentériques, la plèvre, le l’épaisseur du derme de l’encolure une certaine
péritoine. quantité de tuberculine et à apprécier au bout de
La tuberculose miliaire aiguë avec 72h la réaction obtenue au point d’inoculation.
granulie pulmonaire est fréquente.
3.1.2 – Technique
2.4 – Tuberculose du porc
Sont principalement lésés : les ganglions a) - Matériel
mésentériques sous-maxillaires et pharyngiens, le - Tuberculine bovine PPD normale ou
foie, la rate, le péritoine, les poumons (dont forte
l’atteinte est presque toujours secondaire à des - Seringue munie d’un dispositif de
lésions abdominales premières), les os (surtout réglage permettant un dosage précis ; l’aiguille
vertèbres, côtes, épiphyses des os longs). doit être prévue pour assurer une pénétration
Les lésions sont de type nodulaire, la complète et strictement intradermique du liquide
caséification est marquée et la calcification très (elle doit être fine : 6 à 7/10 mm à pénétration
précoce. limitée : 4 à 5 mm, à biseau court)
- Ciseaux courbes pour raser le lieu
2.5 – Tuberculose des carnivores d’injection
On note une prédominance des lésions
siégeant au niveau des poumons, de la plèvre et b) - Lieu d’injection
ganglions mésentériques (surtout le chat), le foie, Il est situé au niveau du tiers moyen d’une
la rate, le péritoine. des faces de l’encolure approximativement à
Les lésions sont souvent de type égale distance des bords supérieur et inférieur de
nodulaire celle-ci.

2.6 – Tuberculose des oiseaux c) - Mode opératoire


Les organes lésés sont le foie, la rate, les - Tonte préalable (aux ciseaux) du lieu
intestins, le péritoine, les ovaires, les oviductes, d’élection. Ceci est indispensable pour repérer ce
les os et articulations, les poumons (localisation lieu. Procéder à la mensuration du pli de peau à
rare). l’aide du pied à coulisse
La calcification des lésions est
exceptionnelle. 3
Test de transformation lymphoblastique
4
Inhibition de la migration des macrophages

5
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- La quantité de tuberculine à injecter est 3.3 – Intradermo-tuberculination


de 0,1ml (éviter la présence de bulle d’air pouvant comparative
modifier la quantité injectée)
- l’injection doit être strictement 3.3.1 - Indication
intradermique : elle doit être tangentielle, lente Ce test est mis en œuvre sur demande
(pour ne pas être traumatique ; l’injection du des autorités compétentes :
volume doit être obtenue en une seule fois et par - lorsqu’une contamination par un bacille
pression continue ; aucune évasion ou rejet de d’origine aviaire ou par d’autres mycobactéries
liquide, même minime, ne doit se produire. Il est peut être suspectée, notamment en présence de
nécessaire de laisser l’aiguille le temps lésions nodulaires du trayon et de la peau
nécessaire à l’infiltration totale de la tuberculine - en présence d’une forte proportion
dans le derme. Noter aussitôt la formation d’une d’animaux réagissant apparus dans le troupeau
boule de la formation d’un pois. jusqu’alors considéré comme indemne
3.1.3 - Lecture - lorsque dans un troupeau considéré
Le résultat doit être lu dans les heures qui comme infecté, les lésions tuberculeuses
suivent la 72ème heure, soit pratiquement le 3ème macroscopiques font défaut à l’abattage des
jour qui suit celui de l’injection. Mesurer le animaux déjà éliminés
diamètre de l’œdème. - lorsque, dans un troupeau, seules sont
constatées des lésions douteuses à la tuberculine
3.1.4 - Résultats bovine

LECTURE LECTURE
RESULTATS
QUALITATIVE QUANTITATIVE 3.3.2 - Principe
Réaction
Diamètre  4mm Positif Il consiste à comparer la réaction présentée
inflammatoire
par l’animal à une injection de tuberculine bovine, à
Réaction faible ou
Diamètre <= 2mm Négatif celle présentée à une injection de tuberculine de
nulle
Autres cas 2mm<D<4mmm Douteux souche aviaire pratiquée simultanément.

3.3.3 - Tuberculines
- Tuberculine bovine PPD normale
3.2 – Intradermo-tuberculination seconde
- Tuberculine aviaire PPD
La tuberculine forte est strictement interdite
3.2.1 - Indication
- Méthode admise ainsi que l’ID1 lors de 3.3.4 - Technique
l’introduction d’un bovin dans un troupeau
- Seule méthode légale dans l’expertise a) Matériel
en vue d’une rédhibition (annulation d’une vente Idem, mais disposer de 2 seringues destinées
par découverte ultérieure d’une anomalie) chacune à l’injection de l’une des deux tuberculines
- Obligatoire si le propriétaire demande bovine et aviaire
une contre visite lors de la prophylaxie
b) Lieu d’injection
- Autorisée en complément à ID1 pour Face latérale de l’encolure – tonte préalable
préciser un diagnostic. (avec ciseaux) des lieux d’injection

3.2.2 - Principe c) Mode opératoire


- On procède à une injection préalable de Pratiquer :
tuberculine qui a pour but de sensibiliser la zone -- sur la même face de l’encolure
réactogène : c’est l’injection ”sensibilisatrice“ -- en deux points distants de 10 à 15cm
- Cette injection sensibilisatrice permet de - après mensuration de l’épaisseur du
pli cutané
faciliter la lecture de la réaction consécutive à une
- une injection de 0,1 à 0,2 ml de
seconde injection dite injection ”déchaînante“ tuberculine bovine en un point et une injection de la
même quantité de tuberculine aviaire en l’autre
3.2.3 – Procédés
Trois procédés sont utilisés : d) Lecture
- Procédé avec recherche de la lésion -- Elle se fait dans les heures qui suivent la
locale au point d’injection 72ème heure
- Procédé avec recherche de la réaction -- Recherche après une nouvelle mensuration
locale de l’épaississement, en chaque point, du pli cutané :
- Procédé avec mensuration du pli cutané - B : épaississement du pli cutané en
mm au lieu d’injection de la tuberculine bovine
- A : épaississement au lieu
d’injection de la tuberculine aviaire
Comparaison des résultats obtenus

e) Interprétation
B+ et A- : Tuberculose

6
Professeur Souaïbou FAROUGOU Pathologie infectieuse
B- et A+ : Réaction non spécifique l’habitat, déséquilibre P/Ca, surmenage physique,
B+ et A+ :
affections organiques surtout pulmonaires,
B-A > 2mm : Tuberculose
B-A < 2mm (ou A=B) : Réaction non spécifique alcoolisme (chez l’homme), facteurs biologiques
B- et A- : Réaction négative (habitats insalubres, sombres), les maladies
(absence de réaction) intercurrentes.

VI – ÉPIDEMIOLOGIE 1.3 - Mode de transmission

1 – Épidémiologie analytique 1.3.1 - Mode de contagion :


-- Vertical : En général pas de
1.1 – Sources de contagion transmission héréditaire. Le fœtus contaminé in
- Organismes vivants qui excrètent le utero n’est pas viable (on ne naît pas tuberculeux,
bacille surtout dans les formes ouvertes mais on le devient).
- Matières virulentes : elles sont liées aux -- Horizontal :
lésions spécifiques de l’infection tuberculeuse. - Direct : contact étroit et prolongé
Les tissus et organes divers où siègent les lésions entre animaux contaminés et animaux sains. La
sont plus ou moins virulents (poumons, intestins, voie vénérienne est possible
foie, utérus, reins, testicules) Le sang offre une - Indirect : séjour prolongé dans
virulence transitoire et rare : elle se manifeste lors les locaux et les moyens de transport souillés ;
d’épisodes aigus et en phase terminale. Les utilisation de matériel contaminé ou d’aliment
fèces, l’urine, le sperme, les secrétions utérines, d’origine animal contaminé
le lait et les œufs sont virulents lorsque la En général les animaux se contaminent
tuberculose siège dans les organes qui les par cohabitation avec d’autres espèces affectées.
produisent. Les carnivores peuvent être contaminés s’ils sont
dans un entourage de tuberculeux ou s’ils sont
1.2 – Facteurs de réceptivité et de nourris avec des aliments contaminés (viande,
sensibilité lait). Les oiseaux se contaminent en picorant les
déjections contenant le bacille tuberculeux.
1.2.1 - Facteurs intrinsèques
- Espèce : tous les mammifères peuvent 1.3.2 - Voie de pénétration
être frappés avec une fréquence et une gravité - Voie respiratoire : la plus fréquente chez
inégale l’homme, le chien, les bovins
- L’âge : les cas de tuberculose sont plus - Voie digestive : la dose contaminante
fréquents chez les plus jeunes et les plus vieux est plus élevée que celle de la voie respiratoire.
- L’individu : Il existe une prédisposition La perméabilité de muqueuse digestive est aussi
naturelle et héréditaire et une prédisposition importante à considérer
acquise. - Autres voies : vénérienne, cutanée,
muqueuse (conjonctivale surtout), mammaire.
1.2.2 - Facteurs extrinsèques Dans les conditions expérimentales,
Tous les facteurs responsables de la toutes les voies peuvent être utilisées. La gravité
diminution de la résistance de l’organisme de la tuberculose est fonction de la dose et de la
représentent les causes favorisantes de la sensibilité individuelle de l’organisme.
maladie : mauvaise hygiène alimentaire et de

INTERRELATION ENTRE LES


DIFFERENTES SOURCES Bovins
Moutons - chèvres

Porc

Chien
Homme

Chat
Singe
Cheval
Perroquet

Milieu
extérieur Mycobacterium bovis

Mycobacterium avium

Oiseaux Mycobacterium tuberculosis


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2 – Épidémiologie synthétique - Ethambutol


L’apparition de la tuberculose est en
général liée à l’introduction d’un sujet infecté : - Streptomycine
Avant de se donner, la tuberculose s’achète. La - Éthionamide
contagiosité est faible, mais elle est favorisée par
la prosmicuité : c’est la maladie de la vie en Antibiotiques mineurs
commun, de la civilisation (homme). C’est - Kanamycine
également la maladie de la domestication. - PAS (Para amino salicylate de sodium)
La tuberculose s’exprime sur un mode - Thiocardide
enzootique : il s’agit d’une enzootie à caractère - Pirazinamide
sournois. Lorsque la maladie est apparue, elle
s’étend insidieusement, progressivement, 1.2 – En médecine vétérinaire
s’incruste dans les exploitations. Le traitement théorique est possible :
Inter-relation entre les différents cycles de respecter les conditions précédemment citées.
tuberculose : la réceptivité des différentes Les résultats sont satisfaisants, mais la guérison
espèces et la variété d’occasion de transmission est incertaine. Les impératifs d’un tel traitement le
de ces bacilles (lors des transactions rendent impossible : longueur, coût, caractère
commerciales ou lors des transhumances) sont à astreignant, risque de rechute, risque de sélection
l’origine d’un réseau complexe d’inter-relation de souches résistantes dangereuses pour
entre tuberculose humaine et celle des différents l’homme. Le traitement dure 4 à 5 mois et coûte
animaux. Cette connaissance est nécessaire pour cher. Il est de rentabilité douteuse. Il est surtout
l’application rationnelle des mesures de envisagé chez les carnivores. La streptomycine (5
prophylaxie sanitaire. à 10mg/kg en IM), le PAS (70 à 80mg au total) et
Les conditions modernes d’élevage l’isoniazide (5-20mg selon le poids per os).
peuvent faciliter la contamination de nombreux Association pendant 3 à 4 mois.
animaux à une même source, ce qui expliquerait
l’explosion de la tuberculose dans un même 2 – Prophylaxie
effectif sans diffusion réelle : on parle d’anazootie.
2.1 – Méthode génétique
VII – LUTTE Elle repose sur l’existence de bovins
naturellement résistants au bacille tuberculeux. Il
1 – Traitement est possible dans la théorie par sélection de
Il est envisageable en médecine humaine, constituer un troupeau indemne. Pratiquement la
mais pas souhaitable en médecine vétérinaire mise en application de cette méthode est longue,
onéreuse et aléatoire, car les effets obtenus ne
1.1 – En médecine humaine seront pas ceux attendus.
Il s’agit d’un traitement délicat répondant
à 4 règles fondamentales : 2.2 – Méthode médicale
- association d’au moins 2 médicaments
auxquels les bacilles sont sensibles. Faire un a) Chimioprévention
antibiogramme préalable (cela prend 2 à 3 mois). Imprégner l’organisme de substances
Avant le résultat, utiliser 3 antibiotiques pour antibiotiques actives, peu toxiques et peu
éviter les risques d’échec. Ajuster après onéreuses de façon qu’une contamination
- administration à une posologie suffisante éventuelle soit rapidement neutralisée. On utilise
d’une façon régulière pour éviter la sélection de surtout l’isoniazide chez l’homme et l’animal.
souche résistante ou une rechute
- le traitement est maintenu pendant une b) Immunisation
durée suffisante : de façon ininterrompue pendant Le vaccin le plus utilisé est le BCG. Il est
18 mois à noter que le BCG rend les animaux positifs à la
- le traitement se déroule chez les tuberculine.
individus au repos et isolés tant que les examens Dans la pratique, la vaccination contre la
bactériologiques ne sont pas négatifs. tuberculose est peu employée en médecine
vétérinaire parce qu’il y a antagonisme entre
Antibiotiques utilisés : prophylaxie médicale et prophylaxie sanitaire : le
Antibiotiques majeurs : BCG interdit tout dépistage ultérieur. La
vaccination est à concevoir dans les cas très
- Isoniazide particuliers :
-animal exposé à des risques très
- Rifampicine importants de contamination : chien de
sanatorium, singe, de parc zoologique

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-utilisation en ½ hautement infecté où le - Méthode de BANG : elle a été utilisée à


dépistage et l’élimination des animaux sont la fin du 19ème siècle au Danemark.
exclus. Le vaccin contre la tuberculose est dans Principe : tous les sujets tuberculeux sont
ces conditions toléré. dangereux (clinique, laboratoire, tuberculination) :
2.3 – Prophylaxie sanitaire abattage immédiat des sujets cliniquement
atteints. Les autres animaux sont soumis au test à
a) En zone indemne la tuberculine ; les sujets réagissant sont isolés,
On applique les mesures défensives : les malades sont abattus
-- protection aux frontières : seuls les Avantage : facile à appliquer, peu
animaux négatifs à la tuberculine seront importés. coûteuse
A défaut, tout animal importé doit être isolé, mis Inconvénient : longue ; possibilité de
en quarantaine et soumis au test à la tuberculine contamination indirecte, car li est difficile de
-- au niveau des exploitations respecter les mesures d’hygiène
Dans les exploitations saines, il faut
protéger les effectifs. Les mesurent s’inspirent des - Méthode américaine
différents principes fondamentaux : Le principe reprend celui de BANG : tous
- la tuberculose est une maladie qui les sujets tuberculeux sont dangereux. Cette
s’achète : éviter donc les bovins infectés ou de méthode ajoute l’élimination immédiate des
provenance douteuse ; pratiquer examen clinique malades et de ceux qui réagissent à la tuberculine
et tuberculination dans les 15j. On complète par la désinfection des
- la tuberculose est une maladie (inter) locaux infectés ; la retuberculination 6 mois plus
transmissible d’une espèce à l’autre : éviter tard pour détecter les sujets auparavant en
l’entrée des personnes tuberculeuses, d’animaux incubation.
étrangers, des oiseaux susceptibles d’être Résultat : c’est la méthode la plus simple
reconnus comme source de contamination dans et la plus sûre, mais elle est onéreuse.
l’effectif. Pratiquer la ségrégation des espèces
- la tuberculose est une maladie de la 2.4 – Choix d’une méthode de prophylaxie
domestication liée à une hygiène insuffisante : il -- La méthode américaine : elle peut être
faut assurer l’hygiène de h’habitat (locaux bien choisie si l’État finance la prophylaxie, si l’infection
aérés, bien illuminés, désinfection périodique), est inférieure à 10% et si l’élevage est adapté à
l’hygiène de l’alimentation et de l’abreuvement l’application de telles mesures de prophylaxie
(éviter les abreuvoirs collectifs), l’hygiène de la -- La méthode de BANG : on peut
reproduction : contrôler la monte publique, l’appliquer si le taux d’infection est compris entre
l’insémination artificielle, l’hygiène du travail. Ces 10 et 40%
mesures sont souvent insuffisantes. Il faut -- La méthode d’OSTERTAG si le taux
soumettre le troupeau à une tuberculination d’infection est supérieur à 40%.
périodique annuelle ou bisannuelle pour dépister Conclusion : En médecine vétérinaire, on
précocement les infectés. vise l’éradication de la tuberculose. Les mesures
sanitaires sont surtout appliquées et intéressent
b) En milieu infecté les bovins, réservoir le plus dangereux de la
On applique les mesures offensives. maladie pour l’homme. La prophylaxie sanitaire
Elles sont basées sur le dépistage et nécessite des sacrifices, car si la méthode de lutte
l’élimination des bovins positifs à la tuberculine, la veut être efficace, elle doit être onéreuse et si elle
désinfection et l’aménagement hygiénique de veut être bon marché, elle doit être laborieuse.
l’étable
-- Dépistage : c’est une nécessité ; il se VIII – LEGISLATION SANITAIRE
fait aux moyens d’examens cliniques et la La tuberculose est une maladie
tuberculination légalement contagieuse dans tous les pays, dans
-- Assainissement : élimination des toutes les espèces. La loi fait donc obligation de
animaux infectés. Il peut se faire selon différentes faire la déclaration à l’autorité administrative
modalités : compétente qui prend un APDI des locaux, enclos
- Méthode d’OSTERTAG (appliquée en fréquentés par les animaux infectés. Les malades
Allemagne dès 1900) : sont considérés comme doivent être abattus rapidement après avis du
dangereux les tuberculeux. Ils sont soumis à des vétérinaire inspecteur. Les contaminés doivent
examens cliniques ; les secrétions sont soumis subir une tuberculination pratiquée par le
aux examens bactériologiques. Les + sont vétérinaire inspecteur ou un assistant avisé agréé
éliminés. Les sujets sains et infectés sont par le vétérinaire inspecteur. Les contaminés sont
conservés, car ils sont jugés non dangereux abattus. Les viandes sont saisies en totalité ou en
Résultat : méthode longue, difficile, lente, partie après avis du vétérinaire inspecteur. La
insuffisante et incomplète (infectés laissés dans le levée de l’APDI interviendra après les mesures
troupeau). Cette méthode est abandonnée, car d’abattage et de désinfection des locaux.
elle utilise des ½ mesures

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