Cours F.O TSIRA
Thèmes abordés
Cours F.O TSIRA
Thèmes abordés
La paire torsadée ou paire symétrique (cuivre) est principalement réservée aux réseaux de
faible couverture. Sa bande passante est relativement réduite sur de grandes distances, ce qui
limite son utilisation.
2) Le câble coaxial
Le coaxial possède une bande passante supérieure à celle de la paire torsadée mais la
transmission reste quand même limitée en distance; l'utilisation d'amplificateurs est
indispensable.
La transmission en espace libre ( air, vide, eau, etc… ) ne nécessite pas de gros équipements.
Toutefois, la gamme de fréquences utilisables dans l'air est limitée et les perturbations altèrent
souvent le signal. Ce système est donc réservé à des distances plus ou moins importantes en
fonction de la nature du signal transmis mais permet une large couverture locale.
4) Le câble à fibre optique
La F.O : Fibre Optique possède quand à elle une grande capacité de transmission. Les
distances couvertes n'impliquent plus l'emploi d'amplificateur car l'affaiblissement dans la fibre
est nettement moins important que celui du câble coaxial. Le coût des équipements devenant
également de plus en plus abordable, elle est ainsi en passe de devenir le média d'avenir des
télécommunications à très haut débit !
II - LES AVANTAGES ET LES INCONVENIENTS DE LA FIBRE
OPTIQUE SUR LE CUIVRE.
Les télécommunications modernes font largement appel aux fibres optiques car celles-ci
présentent de très grands avantages par rapport aux câbles en cuivre.
La FO : Fibre Optique est donc sans conteste le média par excellence des
télécommunications de demain, il n'y a qu'à observer sa percée dans la boucle locale:
telles que les technologies FTTx : Fiber To The x ( x : C, B, H … )
FTTC : Fiber To The Curb, FTTB : Fiber To The Building, FFTH : Fiber To The Home.
pas de diaphonie.
Le physicien irlandais John TYNDALL ( 1820-1893 ) est le premier à avoir démontré que la
lumière pénètre et suit les courbes d'un objet transparent. Pour cela il montre vers 1854 que la
lumière peut-être conduite ( guidée ) par un filet d'eau s'écoulant d'un réservoir percé ( principe
des fontaines lumineuses ) réfutant ainsi l’idée communément admise à l’époque que la lumière
ne voyage qu'en ligne droite. Sa démonstration du principe de réflexion totale interne, fait de lui
le pionnier de la fibre optique.
En 1880, Alexander GRAHAM BELL ( 1847-1922 ) réussit à moduler les rayons lumineux au
moyen d'ondes sonores et réalise une liaison de plusieurs centaines de mètres. Il invente ainsi
le photophone ( communication optique ).
Début des années 1900 le principe de la fibre optique est connu mais n'est pas exploité. Ce
n’est qu’en 1950 que la première application de la fibre optique eu lieu, lorsque Van HEEL et
HOPKINS développent le fibroscope souple, largement utilisés aujourd'hui en médecine sous le
nom d'endoscope.
Les télécommunications par fibre optique sur de grandes distances restèrent impossibles
jusqu'à l’invention du laser vers 1960.
Fin des années 1970 à aujourd'hui on observe deux principaux axes de recherche dans le
domaine de fibre optique:
2002 0,1484 dB / Km obtenu par Sumitomo sur une fibre de silice pure.
Il faut noter que cette valeur d'atténuation est très proche de la limite théorique
intrinsèque aux matériaux à base d'oxyde de silice.
IV – LA TECHNOLOGIE DE LA FIBRE ET SES APPLICATIONS.
Pour réaliser une fibre, il est nécessaire d’avoir des matériaux avec la plus faible atténuation
possible et de bonnes propriétés mécaniques. On rencontre aujourd'hui deux principaux
matériaux pour les fibres optiques :
1) La fibre de verre
Le verre ( la silice ) présente une absorption extrêmement faible pour les longueurs d’onde
courantes, aussi c’est avec ce type de fibre que l’on obtient les meilleurs résultats aujourd'hui
sur de grandes distances.
2) La fibre plastique
Les premières FOP Fibres Optiques Plastiques ou POF pour Platic Optical Fiber en polymère
ont vu le jour dans années 1960 dans les laboratoires de Mitsubishi et Du Pont de Nemours,
mais elles possédaient des caractéristiques très médiocres en termes d'atténuation.
En 2006, la société Fuji Photo Film a présenté une nouvelle fibre optique en résine acrylique.
Celle-ci étant suffisamment flexible pour rester opérationnelle même lorsque son rayon de
courbure est de 1 cm. Ses diamètres extérieur et intérieur sont respectivement de 500 µm et
120 µm.
De par ces propriétés physiques intéressantes, son faible coût et sa simplicité de mise en
œuvre, la fibre optique plastique est prédominante dans la transmission de donnée sur courtes
distances, l’industrie de l’éclairage, la signalétique, l'automatisation des usines, l'industrie de
l'automobile et dans les matériels grand public …
Backbone d'opérateurs.
Automatisation.
Automobile.
Eclairage.
Une fibre optique nue est composée de deux parties concentriques distinctes :
le cœur optique ou core composé de silice d'une très grande pureté et dopée, par
exemple à l'oxyde de germanium. C'est dans ce cœur que sera confinée la plus
grande partie de l'énergie lumineuse guidée.
Remarque: on ne rencontre jamais comme cela, dans la nature, cette partie optique de 125µm.
Elle est toujours recouverte d'un revêtement primaire de 250 µm ou 900 µm que l'on pourra
enlever avec une pince à dénuder. Mais on ne pourra jamais aller en dessous de ces 125 µm !
Pour mémoire à titre de comparaison, le diamètre d'un cheveu est d'environ 50µm à 100µm
Fibre optique = cheveu de lumière !
b) La vue en coupe de la structure d’une fibre optique nue
Le cœur et la gaine
Fibre nue
La fibre optique nue ( partie optique + revêtement primaire ) peut-être ensuite éventuellement
mise dans une ou plusieurs gaines ( tubes ) de protection, celles-ci sont :
de structures variées
- 1000 µm = un millimètre
Fibre nue
Partie optique:
cœur + gaine
indissociable
Remarque: on ne rencontre jamais comme cela, dans la nature, la partie optique de 125
µm. Elle est toujours recouverte au minimum d'un revêtement primaire de 250µm ou 900
µm que l'on pourra enlever avec une pince à dénuder. Mais on ne pourra jamais aller en
dessous de ces 125 µm !
c) Les outils à dénuder
Ciseaux à Kévlar
Ciseaux de forme traditionnelle, tout métal, dont les lames en pointe, ont de fines nervures qui
emprisonnent les brins extrêmement fins du Kevlar et qui de ce fait permettent de couper
facilement et rapidement les mèches de Kevlar.
Pince Miller
Cet outil est relativement universel puisqu'il permet en un seul outil de dénuder les fibres 250
µm et 900 µm
Ciseaux à Kevlar
Pince à dénuder
900 / 125 µm
Pince à dénuder
250 / 125 µm
1) Réalisation de la préforme
La première étape est la réalisation d'un barreau de silice (préforme), d'un diamètre de
plusieurs centimètres. La composition au cœur du barreau est adaptée de façon à modifier
l'indice de réfraction du verre. On utilise en particulier le germanium ( Ge ) pour augmenter
l'indice.
En dépôt interne :
MCVD : Modified Chemical Vapour Deposition
En dépôt externe :
OVD : Outside Vapor Deposition
La plus commune est la technique modifiée de dépôt chimique en phase vapeur soit MCVD :
Modified Chemical Vapor Deposition.
2) L'étirage
Le barreau subit ensuite un étirage ( fibrage ) en plaçant l'extrémité dans un four porté à une
température voisine de 2000°C. Il est alors transformé en une fibre de plusieurs centaines de
kilomètres, à une vitesse de l'ordre du kilomètre par minute. La fibre est ensuite revêtue d'une
double couche de résine protectrice avant d'être enroulée sur une bobine.
Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km !
3) Les fabricants de fibres
Les principaux fabricants de fibre sont : Draka, Corning, Furikay, Sumitomo, Furikawa,
Prysmian, etc…..
Préforme
Chalumeau
Ce support de cours a pour objectif de vous familiariser avec le principe de transmission par
fibres optiques avec une approche optique géométrique et non ondulatoire, beaucoup trop
complexe.
Un phénomène est dit périodique s'il se reproduit à l'identique au bout d'un temps T, appelé
période. Remarque : quand la période est trop courte, on préfère parler de la fréquence.
b) La fréquence
La fréquence est le nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit pendant une
seconde. Elle est donc égale à l'inverse de la période f = 1 / T et son unité est le hertz : Hz. On
parle parfois de périodes ou de cycles par seconde. Exemple : si la période est de
1 milliseconde le phénomène se reproduit 1000 fois par seconde, soit une fréquence de
1000 Hz = 1 KHz.
f = 1 / T = 159 H z
c) La longueur d'onde
La longueur d’onde est la distance parcourue par l'onde pendant une période, elle s'exprime
en mètres ou sous multiples du mètre.
La longueur d'onde d'un signal dépend non seulement de sa fréquence mais également de
= v .T ou =v/f
λ est la longueur d’onde en m.
T est la période en s.
Exemple : une fréquence radio de 100 MHz se propage à 300 000 km/s, la longueur
d'onde est donc 300 000 000 / 100 000 000 soit 3 m.
Le spectre utilisé dans le cadre de la transmission par fibre optique est situé dans l’invisible (
excepté pour les fibres en plastique ), la plage exploitée allant de 800 nm à 1625 nm.
Les longueurs d'onde utilisées dépendent du type de mode : multimode ou monomode ( que
nous verrons plus loin ). Ainsi aujourd'hui, les longueurs d'onde les plus couramment utilisées
sont : 850 nm 1310 nm 1490 nm 1550 nm 1625 nm
Nous venons de voir que le spectre utilisé dans le cadre de la transmission par fibre optique,
n'est pas dans le spectre visible. En d'autres termes cela veut dire que la "lumière" qui circule
dans les fibres optiques, notamment pour le domaine qui nous intéresse, n'est pas visible !
Peau D3 D2
Incendie D2
D1 : danger si l'œil est gardé volontairement plus de 0,25 secondes dans le faisceau.
La majorité des équipements de photométrie font appel à des sources / émetteurs Laser. Leur
utilisation nécessite quelques précautions dans leur manipulation. En effet les lasers sont des
sources de lumière, dont les caractéristiques ( puissance du rayonnement, longueur d'ondes,
durée de l'émission ) sont spécifiques à chaque appareil. Il existe une classification des sources
laser ( Norme NF EN 60825 ) :
6) L'indice du milieu
Tout milieu transparent propage la lumière mais il ne la propage pas à la même vitesse. L’indice
absolu d’un milieu c'est le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide C et la vitesse de la
lumière dans le milieu considéré v, il est généralement noté n
7) Lois de Descartes
a) La réfraction
La première de ces lois concerne la réfraction, c’est-à-dire la déviation d’une onde ( dans notre
cas, cette onde sera celle de la lumière ) lorsque celle-ci change de milieu comme le montre le
schéma ci-contre :
Ici, le rayon incident ( qui arrive ) fait un angle θ1 avec la "normale" au point d’incidence ( la
perpendiculaire au dioptre ) dans le milieu d’indice n1. Quand ce rayon traverse le dioptre et
donc change de milieu ( milieu d’indice n2 ), il subit une déviation: on l’appelle rayon réfracté.
Celui-ci fait un angle θ2 avec la "normale". La relation entre les deux angles est la suivante :
n1 Sin1 n2 Sin 2
On en déduit que si n1 > n2 alors sinus θ1 < sinus θ2, donc θ1 < θ2.
Ainsi l'angle θ est plus faible dans le milieu dont l'indice est le plus fort.
n1 > n2
On peut observer ce phénomène quand on plonge un objet dans de l'eau, on a l'impression que
cet objet est cassé !
b) La réflexion
La deuxième loi concerne la réflexion : la réflexion est un brusque changement de direction
d’une onde à l’interface de deux milieux différents (d’indices différents).
Dans ce cas, le rayon incident fait toujours un angle θ1 avec la normale dans le milieu n1 mais
au contact du dioptre, ce rayon est réfléchi par le milieu n2 ( qui joue le rôle de miroir ) on a
alors le rayon réfléchi qui fait un angle θ2 avec la normale. Les deux angles sont égaux:
2 1
n1 > n2
c) L’angle limite ou l’angle critique
Si l’indice du premier milieu est plus grand que celui du second milieu, alors pour des valeurs
de sin θ1 proches de 1, on obtiendrait que sin θ2 serait supérieur à 1. Ceci est évidemment
impossible: ce sont des situations où il n’y a pas de réfraction mais uniquement de la réflexion.
On parle alors de réflexion totale interne ( totale = pratiquement pas de perte de puissance ).
Cette propriété est mise à profit pour réaliser des miroirs pratiquement parfaits ( prisme à
réflexion totale ) dans certains systèmes optiques et dans les fibres optiques.
Dès que l'angle θ1 dépasse l'angle limite alors il n'y a plus réfraction mais
réflexion totale.
B – LES PRINCIPES DE LA TRANSMISSION PAR
FIBRE OPTIQUE.
I – LES CONDITIONS DE GUIDAGE DE LA LUMIERE.
Dans le cadre de la transmission par fibre optique, on a mis à profit les lois de Descartes. Ainsi
pour le guidage de la lumière dans une fibre, il y a deux conditions à respecter :
Correct :
Incorrect : La condition sur les angles n’est plus respectée car θ >α
2) Les caractéristiques d'une fibre
l'ouverture numérique
le mode
l'affaiblissement
la bande passante
a) L'ouverture numérique
L’ouverture numérique ON correspond à l'angle maximum sous lequel un rayon peut attaquer
le cœur de la fibre en entrée et être guidé par celle-ci. Il peut être défini par un cône
d’acceptance tel que tous les rayons lumineux dans ce cône seront guidés dans la fibre.
On se place aux conditions limites de transmission, c’est à dire à l’angle critique de réflexion
θC.
D'où par exemple avec les valeurs d'indices suivants : nair=1, ncoeur=1,5 et ngaine=1,41
nair .Sin A ncoeur .Sin ncoeur .Sin c ngaine .Sin90
ngaine
2 2
n n
ON coeur Sin coeur Sin A
nair nair
b) Les modes
Issue du caractère ondulatoire de la lumière, l’injection d’une onde électromagnétique dans la
fibre optique entraîne une décomposition de l’énergie incidente en sous entités énergétiques ou
"modes" qui se propagent différemment, ainsi chaque mode aura un chemin différent.
En d'autres termes, les modes ce sont les trajets que peuvent empreinter les rayons lumineux à
l'intérieur d'une fibre.
Elle est principalement utilisée dans les réseaux locaux ( LAN ) dont la distance
n’excède pas deux km. La transmission des données se fait, en général, au moyen
d’une LED d’une longueur d’onde de 850 nm ou 1300 nm.
Elle est principalement utilisée par les opérateurs pour couvrir de grandes distances (
WAN ). La transmission des données se fait au moyen d’un laser d’une longueur
d’onde de 1300 nm, 1550 nm ou 1625 nm.
Caractéristiques:
Un seul mode de propagation peut être transmis au sein de cette fibre. Fibre strictement
monomode.
2a = 5 à 10 μm 2b = 125 μm ON = 0,10
dB pour décibel, c’est une unité essentielle, utilisée dans les mesures, car elle facilite les
calculs d’atténuation et de bilan. Ceci est du, comme on le verra plus tard, à la propriété
principale des logarithmes, qui est de transformer les multiplications en additions.
Ps
Ps
Log P
Comme nous l'avons dit précédemment, les signaux lumineux subissent donc une perte
d'énergie tout au long de leur parcours dans la fibre optique, on parle quelque fois d'atténuation
linéique. Cela se traduit par un affaiblissement du signal reçu en sortie de fibre.
Ps
L' atténuation
Pe
Il est également possible d'utiliser comme unité le décibel dB. C'est une unité fondamentale et
indispensable à tous les travaux concernant les fibres optiques. La valeur d'une atténuation
exprimée en dB équivaut à :
Ps
L' atténuation en dB 10 log
Pe
Considérant que l'on a émis 100% d'énergie en entrée de fibre, le tableau de la page ci-contre
montre, le pourcentage de puissance de signal absorbé et récupéré en sortie de fibre, en
fonction de l’affaiblissement.
Ainsi, si l'on injecte une puissance de 100 mW à l'entrée d'une fibre de 1 Km de long et que l'on
n’en recueille que 50 mW en sortie, l'atténuation est de :
50
L ' atténuation en dB / km 10 log 3 dB
100
i ) Exemple d'utilisation des dB
Soit une installation ayant nécessité le raccordement de deux tronçons de fibre optique :
tronçon A et tronçon B.
Dans le tableau on voit alors que 13 dB correspondent à 5% et 5 % c'est bien 1/20 ème.
On voit donc bien l'intérêt d'exprimer l'atténuation en dB, ce qui permet de remplacer les
multiplications par des additions. Super non ! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire
simple ?
2. Le dBm
Si le dB existe, les techniciens sur le terrain préfèrent utiliser comme unité le dBm !
En fait c'est une mesure de puissance également, mais on donne dans ce cas le rapport entre
la puissance mesurée et une puissance référence de 1 mW.
P
dBm 10 log
1mW
C'est une unité essentielle, utilisée dans la mesure (calibrage). Elle facilite les calculs
d'atténuation et de bilan.
P(dBm)
P(mW ) 10 [ ]
10
P
dBm 10 log
1mW
dBm P
20 100 mW
10 10 mW
5 3,16 mW
3 2 mW
2 1,58 mW
1 1,26 mW
0 1mW
-1 790 µW
-2 631 µW
-3 500 µW
-5 316 µW
-6 250 µW
- 10 100 µW
- 20 10 µW
- 30 1 µW
- 40 100 nW
La diffusion Rayleigh est d’autant plus grande que la longueur d’onde est courte avec une
variation en 1/λ4.
L'effet Rayleigh
ii ) Phénomène d'absorption
Le phénomène d'absorption est provoqué par la présence d’impuretés dans la fibre, il engendre
une perte d’énergie du signal utile.
En effet les impuretés vont avoir quelques effets perturbateurs: un photon appartenant au signal
utile va être absorbé par un électron de l’atome indésirable avec transformation finale de
l’énergie lumineuse du photon en chaleur.
iii ) Les défauts géométriques
Les procédés de fabrication de la fibre sont à l’origine de ces mauvaises interfaces et de ce fait
il existe toujours quelques imperfections, par exemple la non régularité géométrique (cœur /
gaine) de la fabrication de la fibre, engendre ainsi quelques pertes lors la réflexion de la
lumière !
Il n’y a plus de réflexion totale de tout le signal dans le guide, une partie du signal va être
transmise dans la gaine d’où une perte de puissance.
La sensibilité aux courbures est d’autant plus importante que l’on travaille aux longueurs d’onde
élevées.
Micro-courbure: elle est introduite lors de la mise sous câble de la fibre avec un rayon
de l’ordre du mm.
Les fenêtres 1 : (850 nm) et 2 : (1310 nm) résultaient d'un compromis technico-
économique entre l'atténuation apportée par la fibre et les composants optoélectroniques
utilisés en fonction des applications.
nm
Aujourd'hui
Tableau de synthèse
Type de Diamètre Ouverture Atténuation en dB / km
fibre (cœur/gaine) numérique
en µm 850 nm 1310 nm 1550nm
Bien que les nouvelles technologies permettent de limiter la perte de puissance, il est impossible de
supprimer totalement les paramètres créant l’atténuation, c'est pourquoi il est nécessaire de régénérer (ré
amplifier) le signal régulièrement.
6. La dispersion
Dans dispersion il a le mot « disperser », c'est-à-dire que la fibre optique va disperser la lumière
et cela se traduira par un étalement (dispersion) des impulsions en sortie de fibre. Par contre si
l'effet est celui énoncé précédemment il peut y avoir plusieurs causes.
Ces phénomènes de dispersion sont parmi les paramètres essentiels dans la limitation en débit
de la fibre optique.
i ) Dispersion modale
Selon l’angle d’émission du signal lumineux, le chemin ne parcourt pas la même distance pour
tous les rayons, en fonction du nombre de réfractions subies. Une impulsion brève sera alors
reçue sur un temps plus long: c’est l’étalement temporel du signal lumineux.
La conséquence directe de cela, c'est que l'on ne pourra pas monter haut en fréquence, car
plus les impulsions émises seront proches, plus il sera difficile de les différencier en réception !
Pour fixer les idées, sur 1 Km entre deux modes extrêmes l'étalement des signaux peut aller
jusqu'à 75 ns.
Une amélioration pourra être faite avec l'emploi de fibres multimodes à gradient d'indice
puisque dans ce cas on essaiera de "ralentir" l'énergie lumineuse qui est la plus rapide en cœur
de fibre (en y mettant un indice plus grand !).
Et l'on améliorera encore plus cette dispersion par l'utilisation de fibres monomodes, puisque
dans ce cas l'on propose moins de chemins (modes) à la lumière pour se propager !
Etalement de
l'impulsion
Dispersion modale
Rappel :
La lumière est constituée d’ondes électromagnétiques, caractérisées par une longueur d’onde
et une phase, où la longueur d’onde correspond à la "couleur" de la lumière. Un signal lumineux
constitué:
d'ondes de longueurs d'ondes différentes est dit chromatique, comme c'est le cas de la
lumière blanche (ampoule, soleil, etc..)
d’ondes de la même longueur d’onde est dit monochromatique.
Ce que l'on appelle la dispersion chromatique est due à la présence de plusieurs longueurs
d’ondes dans le signal émis. Or des ondes de longueurs d'onde différentes ne se propagent pas
à la même vitesse, ainsi les différentes "couleurs" contenues dans une impulsion lumineuse
voyagent-elles à des vitesses différentes, provoquant un élargissement de l’impulsion au fur et
à mesure du temps de sa propagation.
Expérience du prisme (arc en ciel)
Dispersion chromatique
Etalement de
l'impulsion
L’indice de réfraction caractérisant la vitesse de propagation de la longueur d’onde et un laser
n’étant jamais 100% monochromatique, les différentes longueurs d’onde composant une
impulsion ne voyageront donc pas à la même vitesse. Il en résultera ainsi que l'impulsion
d'entrée sera déformée en sortie de fibre.
Dans les fibres monomodes, c’est l’effet le plus sensible. Cette dispersion chromatique
s’exprime en ps/[Link] (ps = pico seconde). Pour fixer les idées, cet étalement pourra aller
jusqu'à 19 ps/[Link] sur de la fibre monomode classique.
La CD commence à être un problème à 10 Gbit/s spécialement pour les fibres G652 et est
critique à 40Gbit/s.
Une amélioration pourra être faite avec l'emploi d'une source lumineuse la plus
monochromatique possible (Laser) et / ou la mise en place de compensateur pour "ralentir" les
longueurs d'onde les plus rapides.
Ce phénomène est dû à des défauts dans la géométrie des fibres optiques qui peuvent être
provoquée par les propriétés physiques de la fibre: température, âge, contraintes mécaniques,
pressions, défauts de concentricité, etc … qui entraînent une différence de vitesse de groupe
entre les modes se propageant sur différents axes de polarisation de la fibre.
Distance Débits
4000 Km 10 Gbit/s
25 Km 40 Gbit/s
Correspondance Distance et Débit pour une valeur de PMD de 0,5ps/VKm
C'est donc un phénomène aléatoire, difficile à prévoir, qu'il faut étudier lors de transmissions à
haut débit (> ou = à 10 Gbit/s). C'est à vérifier régulièrement durant la vie du réseau, à chaque
planification d'augmentation de la Bande Passante.
Causes de la PMD
Raisons
En résumé
Après avoir passé en revue les différents problèmes que l'on peut rencontrer lors d'une transmission
optique, le tableau de la page ci-contre présente un récapitulatif mettant en évidence, en fonction des
différents types de fibres, leur sensibilité à chacun de ces paramètres.
Forte sensibilité
Moyenne sensibilité
Peu de sensibilité
d) La bande passante
Exemple:
et à contrario
Les composants optiques passifs servent à coupler les équipements d’extrémité entre eux. Ils
doivent réaliser différentes fonctions:
transport (fibre)
connexions (connecteur)
Les coupleurs, en anglais splitter, sont des éléments passifs qui permettent de partager le
signal optique arrivant dans une fibre vers n fibres dans un sens et d'agréger n signaux
optiques en un seul signal dans l'autre sens, n pouvant varier entre 2 et 64. On les utilise dans
les architectures PON : Passive Optical Network du FTTx
- fusion étirage: elle repose sur la fusion et l'étirage de deux fibres optiques. Cette technique
a l'avantage d'être la moins chère, mais ces coupleurs occupent un volume assez important
et surtout il est difficile d'obtenir une bonne répartition (uniformité) du flux lumineux entre les
branches. On la réserve pour les petits facteurs de division (1 vers 2, 1 vers 4 voire 1 vers 8
maximum)
- PLC : Planar Lighwave Circuit: elle repose sur la création de guides d'onde par
photolithographie (procédé similaire à celui utilisé pour la création des circuits intégrés). Elle
permet d'obtenir des composants avec une meilleure uniformité entre les branches et dans
un faible volume. Elle est utilisée pour des coupleurs à partir de 1 vers 8, 1 vers 16, 1 vers 32
et 1 vers 64.
On caractérise un coupleur essentiellement par les pertes qu'il amène par son insertion. Une
configuration classique est d'utiliser deux niveaux de coupleurs 1 vers 4 ou 1 vers 8. C'est-à-
dire que le signal est divisé deux fois en 4 ou 8 branches (voir dans les annexes l'exemple d'un
coupleur Draka)
Nombre de Ports Perte
2 3,5 dB
4 7 dB
8 10 dB
16 14 dB
32 18 dB
1 1
4
4
8
1:4
1:8
Coupleur 1 x 4
b) Les amplificateurs optiques
La puissance du signal s’atténuant au fur et à mesure de la propagation dans la fibre, il est
donc nécessaire de régénérer les signaux au bout d’un certain nombre de km (In-line amplifier)
ou de les amplifier avant d’attaquer un photodétecteur (pre-amplifier).
Ce sont des dispositifs optiques "transparents" qui permettent l’amplification directe du faisceau
lumineux incident sans conversion électrique. Son fonctionnement est basé sur le principe de
l’émission stimulée dans une fibre dopée par une terre rare (Erbium), après excitation de celle-
ci par une source d’énergie externe.
Ces dispositifs sont principalement utilisés en transmission pour regrouper sur une même fibre
plusieurs signaux à l’émission, et à les séparer à la réception comme c'est le cas dans le
WDM : Wave Division Multiplexing.
4) Les composants actifs
Le rôle de l'émetteur c'est de transformer une énergie électrique en une énergie lumineuse. Les
deux sources classiques utilisées en fibre optique sont:
les LED Light Emitting Diode.
La lumière émise par les LED est dite incohérente, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune cohérence
dans la forme des ondes lumineuses. Constituées d'une somme de petits trains d'ondes de
même fréquence, mais émis avec une phase aléatoire.
2. Les Lasers
La lumière laser est une lumière cohérente c'est-à-dire qu'elle peut être considérée comme une
onde à part entière, c'est une émission continue. Ses principaux avantages sont
la lumière laser peut être concentrée sur un faisceau très fin et se propager non pas
selon un cône, mais selon un cylindre.
Ces dernières années de nouveaux lasers sont développés les VCSEL Vertical Cavity Surface
Emitting Laser, plus puissants et surtout plus économiques à fabriquer et à tester que les lasers
classiques.
i ) Le principe des émetteurs optiques
Fibre Multimode
à gradient Monomode
Diode d'indice
LED 1% 0,1 %
LASER 60 % 30 %
Les détecteurs de lumière utilisés en transmission optique sont des photodiodes à semi-
conducteur. Il existe sur le marché essentiellement deux types de composants:
Ces deux composants transforment une énergie lumineuse en une énergie électrique.
Les diodes PIN sont les plus populaires et les moins coûteuses alors que les diodes à
avalanches sont les plus performantes.
Une fois la fibre optique (le cheveu !) réalisée par le fabricant, celle-ci va être mis en câble, pour
cela il existe plusieurs structures de fibre:
la structure libre
la structure serrée
la structure ruban
1) Structure libre
la fibre nue non solidaire du tube.
2) Structure serrée
la fibre nue est recouverte d’une gaine de protection dont elle est solidaire.
4) Structure ruban
la structure ruban est réalisée par juxtaposition de 4, 6, 8, 12 fibres nues collées entre
elles par une résine.
5) Structure GGP
La fibre dite GGP Glass Glass Polymer est un peu similaire à la fibre standard, mais on a réduit
les contraintes de torsion (courbure) par réduction du diamètre du cœur en silice de la fibre. Elle
reste toutefois compatible avec la fibre standard.
C'est ce type de fibre qui est requis pour le déploiement du FFTH Fiber To The Home.
II – LES DIFFERENTS TYPES DE CABLES.
Toutes les structures de fibre permettent une mise en câble. Il existe différents types de câbles:
câbles jarretières
- simplex
- divisex / scindex
- duplex
- pour le 2,8 mm, les trois types de structures existent avec de la fibre gainée à 900
µm.
- pour le 2 mm, les trois types de structures existent également avec de la fibre
gainée à 900 µm
- pour le 1,6 mm, les structures semi serrées et serrées existent avec de la fibre
gainée à 600 ou 700 µm
2) Les câbles loose tube
Ces câbles sont constitués d’un assemblage de fibres gainées à 900 µm.
1) L'armature
Dans la mise en place de ce type de protection il est nécessaire de savoir si le câble sera
susceptible d’être confronté à des phénomènes du type foudre ou pics de tension.
De façon à limiter l’action des rongeurs, plusieurs types de protections sont possibles:
Polymère semi cristallin pour la gaine 900 µm et pour les modules multifibres
Armatures métalliques
Possibilité d’incorporer une mèche absorbante pour les câbles très exposés.
L’étanchéité transversale est garantie par une gaine extérieure étanche pour un
acheminement en intérieur.
4) La protection chimique
Pour des installations sur des sites industriels exposés aux contaminations de produits
chimiques.
Polymère résistant aux produits chimiques pour la gaine 900 µm et pour les modules
multifibres.
Gaine intermédiaire en copolymère résistante aux produits chimiques: hydrocarbure,
huile.
5) La protection au feu
Différentes types de protection contre les incendies ont été mis en place:
Les fibres sont colorées pour faciliter leur repérage dans le câble lors des phases de
raccordement.
Code de couleurs:
Pour aider les techniciens à s'y retrouver plus facilement, un codage des couleurs a été
institué. Malheureusement tout le monde ne s'y conforme pas à commencer par les
opérateurs !
Vous trouverez à la fin du support de cours, dans les annexes, plusieurs tableaux donnant le
codage utilisé par les principaux opérateurs.
Bl Or Ve Ma Gr Bl Ro Nr Ja Vi Rs Tu
Ro Bl Ve Ja Vi Bl Or Gr Ma No Tu Rs
7) Le marquage
le nom du constructeur
l’année de fabrication
le type de fibre
Exemple de marquage: LSOH ou LSZH = Low Smoke, Zero Halogen Câble répondant aux
exigences de la sécurité incendie LSZH (Low Smoke Zero Halogene). Ce type de câble doit
présenter des caractéristiques spécifiques à la sécurité incendie : retardant de flamme selon la
norme IEC 332-1, faible taux de dégagement de fumées (Low Smoke) selon la norme IEC
61034-1 et -2, quasi-absence de dégagement de gaz halogénés et acides (Zero Halogene)
selon les normes IEC 60754-1 et -2.
D - LE RACCORDEMENT DES CABLES A FIBRES
OPTIQUES.
I – INTRODUCTION AU RACCORDEMENT DES FIBRES.
Le raccordement optique permet de mettre bout à bout deux fibres afin d’assurer le passage
de la lumière. Mais ce raccordement n'est pas anodin, il apporte implicitement quelques
pertes que l'on essaiera de minimiser.
Air
Puissance où gel
réfléchie d'indice
Pour limiter les pertes de couplage, selon la norme NF EN 188100, les fabricants de fibre se
doivent de respecter les tolérances suivantes:
Les réflexions sont dues aux événements présentant des discontinuités d’indice: épissure
mécanique, connecteur, cassure, etc.
Ce paramètre est mesuré au niveau d'un réflectomètre par l'analyse du pic de réflexion (pic de
Fresnel) produit par l'événement.
Il est extrêmement important de minimiser la rétro-réflexion dans les liaisons optiques car non
contrôlées les réflexions peuvent dégrader les performances du système en perturbant le
fonctionnement de l’émetteur laser, créer des perturbations sur le signal ou générer du bruit sur
le récepteur (surtout dans le cas d’une transmission par fibre monomode).
Energie
incidente
Puissance réfléchie
RL = 10 log ( Puissance incidente )
Exemple: - 60dB RL c'est mieux que - 35 dB RL
II - LES DIFFERENTES TECHNIQUES DE RACCORDEMENT.
l'épissure mécanique
Raccord
Centreur
Traversée
III – LES RACCORDEMENTS INDEMONTABLES.
L’épissure est la mise en contact définitive de deux fibres optiques clivées et alignées.
Il existe deux types d’épissures:
l'épissure par fusion
l'épissure mécanique
1) Épissure par fusion
La Cliveuse
Clivage
Mise en contact
la protection: l'épissure est ensuite protégée mécaniquement par une gaine métallique
présente dans un manchon thermo rétractable.
a) Exemples de cliveuse
Fujikura FSM 50
Les fibres sont positionnées dans un V (prononcé vé), puis bloquées mécaniquement. On y
ajoute un gel d’indice pour garantir la stabilité des performances.
Cette épissure est de moins bonne qualité que l'épissure par fusion 0,2 dB d'atténuation au lieu
de 0,02 dB. Toutefois elle reste pratique puisqu'elle nécessite très de peu de matériel.
On trouve cette épissure optique pour les types les 250 µm et 900 µm.
On la rencontre également aujourd'hui (2007) en France sur le marché du FTTH pour les
épissures proches du client, sur de la fibre 250 µm uniquement.
Epissure mécanique 3M
a) Les exigences
Il doit avoir une bonne résistance:
mécanique, pour permettre un nombre de manœuvres important (> 500 connexions -
déconnexions).
thermique, pour permettre de faibles variations d’atténuation dans la gamme choisie (<
0,1 dB).
traction, pour permettre de tirer sur le câble sans risque de rupture (environ 100N pour
un câble 2,8 mm).
hygrométrie, pour permettre de travailler dans différentes conditions climatiques.
Une connexion optique est composée de deux connecteurs et d’un raccord.
Connecteur: il termine la fibre, la protège, la positionne et la rend manipulable. Elle est
composée d’un embout optique appelé férule (férule) de diamètre 2,5 mm percée en son
centre dans lequel est fixé la fibre.
Raccord ou Centreur ou Traversé: c'est lui qui réalise le guidage et le verrouillage des
deux connecteurs pour assurer d’une part la continuité du signal optique d’une fibre à
l’autre, et d’autre part l’attachement mécanique de l’ensemble. Il est composé d’un
cylindre fendu ou centreur (sleeve) de diamètre 2,5 mm dont le rôle est d’auto aligner les
embouts optiques l’un en face de l’autre.
Pour des performances optimales de reproductibilité de la connexion, on utilise généralement
des férules et des centreurs en céramique, mais on trouve également des férules et centreurs
métalliques ou plastiques.
Raccord ou
centreur ou
traversée.
2) Le polissage de la férule
Lorsque la fibre optique est "enquillée" dans la férule, c'est la qualité du polissage de son
extrémité qui va déterminer la perte par réflexion du connecteur, appelé rétro-réflexion ou RL
Return Loss. On distingue plusieurs types de polissage:
a) Le polissage plat
Un polissage plat de la surface de la férule entraîne à
un Return Loss d'environ RL = - 15 dB
Le polissage PC
Fiche OFFSET
Fiche standard
3) Les connecteurs FC
Le connecteur FC est très rarement utilisé dans les réseaux LAN, mais il a été souvent choisi
pour équiper les divers équipements de mesure. Il est très utilisé en monomode au Royaume-
Uni.
Le codage des couleurs est le suivant:
manchon de couleur noir pour le multimode
bleu pour le monomode PC
vert pour le monomode APC
Return loss
Fiches et raccords
4) Les connecteurs ST
C’est le standard par excellence, il est proposé par tous les constructeurs de connecteurs.
Il est très utilisé pour les applications LAN en multimode, il existe deux variantes:
Return Loss
Fiches et raccords
5) Les connecteurs SC
C'est l’interface la plus employée actuellement.
Le codage des couleurs est le suivant:
beige pour le multimode
bleu pour la monomode PC
vert pour le monomode APC
a) Les composants du connecteur SC
Sur câble
Return Loss
Fiches et raccords
6) Les autres connecteurs 2,5 mm de terrain
a) Hotmelt
Ce connecteur est dédié principalement aux réseaux multimodes
Le connecteur est pré-collé avec de la colle à chaud.
Etapes principales de précâblage:
chauffer le connecteur
dénuder la fibre à la longueur requise
introduire la fibre
laisser refroidir
finir le montage de la fibre / câble (sertir l’arrière du connecteur)
procéder au polissage (manuel)
3M
b) Le connecteur LC ( Fiche – Raccord - Fiche )
Avaya
NTT
8) Les autres standards
D’autres standards ont été conçus puis mis sur le marché sans succès. Ces connecteurs ont
les mêmes encombrements que ceux vus précédemment à une différence près: ils
s’affranchissent de la férule cylindrique.
Les connecteurs MTRJ, EC
L’Optoclip 2
Tyco
Radial
c) Le connecteur Optoclip ( Fiche – Raccord – Fiche )
La compagnie Deutch
9) Les pigtails
Les fabricants disposent de véritables "laboratoires" pour monter les connecteurs: salles
propres pour le polissage automatique des férules, leur inspection sur microscope à écran
déporté, leur mesure avec sources optiques mono/multimode, puissances mètre et
réflectomètres mono/multimode, etc …
Aussi assembler des connecteurs de câbles optiques sur un chantier plus ou moins
poussiéreux est-il fortement déconseillé !
Le pigtail est la solution la moins risquée, puisqu'elle consiste à la pré-connectorisation une
fibre d'une longueur de 1,5 à 3 mètres sur laquelle on a déjà monté en usine un connecteur. Le
raccordement à la fibre déployée s'effectuant ensuite par une épissure par fusion ou
mécanique.
Il existe des pigtails avec tout type de connecteur: FC, ST, SC, LC, etc….
a) Le rôle
b) Le rangement de la cassette de lovage
La cassette est faite pour être ensuite fixée soit dans un tiroir optique ou directement sur un répartiteur.
c) Les tiroirs optiques
Le tiroir c'est l'interface mécanique entre les fibres optiques provenant des équipements de
transmission (switch, routeurs, etc.) et celles provenant du réseau. Il est fait pour être fixé dans
une baie.
Il comporte les matériels nécessaires (cassettes de lovage, raccords, traversées, etc…)
permettant:
Soit le lovage des surlongueurs de pigtail (3m) et le stockage des pigtails en attente.
Soit le brassage des fibres par des connecteurs de type FC, EC, SC, etc. La liaison vers
l'équipement de transmission s'effectuant alors par une jarretière.
En fonction du tiroir, les câbles arrivent soit à l'arrière ou par le côté. Le dessus et le dessous du
tiroir sont parfois perforés pour permettre la convection naturelle de la chaleur, due aux
équipements actifs lorsque ceux-ci sont dans la même baie.
E - LES MESURES EN FIBRE OPTIQUE.
I - LA DEMARCHE DE MAINTENANCE DANS UN RESEAU F.O.
1) Introduction
Dans la maintenance d'un réseau fibre optique il y a toute une démarche à acquérir
dans la façon d'intervenir. Le réseau ne marche pas, d'où vient le problème ?
1°- il faut tout d'abord savoir s’il y a la continuité physique du média (de la fibre). Cela se
vérifie avec un "crayon" optique.
2°- s’il y a la continuité optique, est ce que le niveau de signal est suffisant ? Est-il
conforme à celui requis dans le cahier des charges ? Cela se vérifie avec des
équipements de photométrie: source laser et puissance mètre.
3°- si le niveau de signal (puissance reçue) n'est pas correct, le problème est où ?
à quelle distance ? Cela se vérifie avec un réflectomètre.
Chaque fois que le connecteur se “clipse”, des particules de saleté (si aucune précaution n'a
été faite) se déplacent sur le cœur de la fibre:
Une simple particule dans le cœur de la fibre cause des effets importants de rétro diffusion,
perte d’insertion voir endommagement des équipements !
Mate : assemblage
= Saleté
A chaque connexion d’un connecteur sale non inspecté les pertes du signal augmentent. Les
particules proches du cœur de la fibre nuit considérablement aux performances du signal.
Mating : assemblage
4) Les premiers outils d'intervention
Son principe consiste à injecter un faisceau laser à une longueur d'onde visible (~635 nm =
rouge) à une extrémité de la liaison et a vérifier visuellement sa présence à l'autre extrémité.
OVF 1 de JDSU
b) La pince de trafic
La pince de trafic permet de contrôler l’état (actives ou non) des fibres monomodes, 250µm ou
900µm ou à gaine de 3mm et de visualiser le sens du trafic.
Plusieurs constructeurs proposent ce type de produits: Fujikura, WIIcom, Photom, Sumitomo,
Furukawa, etc…
FID 20 et 21 R de FUJIKURA
c) La photométrie
La photométrie permet de vérifier l'atténuation d'une liaison fibre optique.
1. Mesure de l'atténuation par pertes d'insertion
La mesure d'atténuation par pertes d'insertion en anglais Insertion Loss Method est une
méthode relativement simple qui permet rapidement de donner l'affaiblissement global d'une
liaison fibre optique.
1ère partie
L'émetteur (source Laser) est relié au récepteur (puissance mètre) par l'intermédiaire de deux
jarretières et un raccord optique et l'on relève la valeur indiquée sur le récepteur (puissance
mètre) P1 dBm
Mesure de P1 dBm
2 jarretières
+ 1 raccord
2ère partie
On insère le réseau à mesurer entre les 2 jarretières et l'on relève la valeur indiquée sur le
récepteur (puissance mètre) P2 dBm
L'affaiblissement du réseau est :
A dB = P1 dBm – P2 dBm
d) La réflectométrie
1. L’introduction
Nous avons vu précédemment que dans les causes d'atténuation du signal dans une Fibre
Optique il y a entre autre le phénomène de diffusion (l'effet Rayleigh). Celui-ci a pour
conséquence qu'en fait toutes les particules de silice dont la fibre est formée renvoient un peu
de lumière dans toutes les directions.
C'est un phénomène que l'on peut également observer dans sa voiture par temps de brouillard
lorsque celui-ci est très épais (dense), quand on allume ses phares dans le brouillard on voit
ses propres phares.
Et bien dans la mesure par réflectométrie on va mettre à profit cette particularité, on va analyser
la lumière rétrodiffusée par la fibre optique.
2. Le principe
La réflectométrie optique temporelle ou OTDR Optical Time Domain Reflectometer consiste à
injecter une impulsion lumineuse à une extrémité de la fibre optique à analyser et à observer à
la même extrémité de la fibre optique, l’intensité optique en retour (rétrodiffusée).
Le signal détecté est de forme décroissante avec le temps, typique du phénomène de
rétrodiffusion, avec superpositions de pics dues aux réflexions successives sur les extrémités
de la fibre ou autres discontinuités d’indice.
Puissance
Temps
Synoptique du réflectomètre
3. Quelles informations a t - on ?
4. La mesure de la rétrodiffusion
La lumière après réflexion doit parcourir le même chemin dans l’autre sens, pour revenir à son
point de départ. La lumière ainsi émise, puis rétrodiffusée, parcourt deux fois la longueur de la
fibre et subit donc deux fois son atténuation.
Largeur de l’impulsion
Echelle verticale
Echelle horizontale
Nombre de moyennage
Temps d’acquisition
a. Le choix du bon tiroir
Fibre multimode
Fibre monomode
c. La largeur de l’impulsion
Elle est choisie en fonction de la résolution souhaitée, plus long sera le câble plus les
impulsions seront larges.
d. L’échelle verticale
Choisie en fonction de l’atténuation et de la longueur du câble. En mesure, elle doit toujours
être la plus dilatée possible.
e. L’échelle horizontale
Choisie en fonction de la longueur du câble en mesure, elle doit toujours être la plus dilatée
possible.
f. Le nombre de moyennage
Suivant l’atténuation de la fibre en contrôle, largeur d’impulsion, et la résolution verticale
souhaitée.
g. Le temps d’acquisition
Plus le temps d’acquisition est long, plus la trace affichée sera lissée et donc exploitable.
6. Les caractéristiques de la fibre à paramétrer
Date
Référence du câble
Numéro du tube
Numéro ou couleur de fibre
Référence du chantier
Sens de mesure O/E (Origine / Extrémité ou Ouest / Est)
Nom du personnel exécutant
Code de couleur utilisé
Largeur de l’impulsion
Echelle verticale
Echelle horizontale
Nombre de moyennage
Temps d’acquisition
Pour interpréter correctement la mesure il est nécessaire de bien analyser les courbes dans le
détail !
1. La longueur de la fibre
La base de temps du réflectomètre permet d'avoir l'axe des abscisses (horizontal) gradué en
mètre ou Km permettant ainsi de déterminer la longueur de la fibre.
4. Le niveau d'injection
Il est possible de détecter une contrainte mécanique sur la fibre en comparant les niveaux lus à
1310 nm et 1550 nm après l’injection (avec une fibre amorce).
A 1550 nm les contraintes appliquées sur une fibre sont plus visibles qu’à 1310 nm.
La valeur du raccordement à 1550 nm, au niveau de la jonction fibre amorce / fibre en mesure,
ne doit pas être supérieure à celle à 1310 nm de plus de 0,05 dB.
Exemple:
Observons ce qui se passe dans une fibre d'une longueur de 700 mètres et ou il y a un
événement réflectif assez fort à 300 mètres de la source
Représentez sur les graphes ci-contre le parcours de la lumière: D = f(T) ainsi que la courbe de
réflectométrie attendue.
Temps ( µs )
700 m
11 µs
300 m
10 µs
9 µs
8 µs
7 µs
6 µs
5 µs
4 µs
3 µs
2 µs
1 µs
Distance ( m )
200 400 600 800 1000 1200
Atténuation
( dB )
Distance ( m )
200 400 600 800 1000 1200
Liaison
Fibre Optique
2. Le bilan optique
Ce que l'on appelle le bilan optique, c'est ce que l'on dépense réellement dans le réseau
optique.
Dans le schéma de la page ci-contre, la liaison Fibre Optique n'est pas réalisée d'une seule
traite ! on traverse tout un tas de connecteurs, d'épissures par fusion et mécanique, des
longueurs de Fibre Optique différentes, etc… chacun de ces éléments apportant sa propre
atténuation. Il conviendra donc de faire le bilan global de l'ensemble de la liaison et de regarder
s’il tient dans le budget.
Dans le cas ci-après, le calcul du bilan optique dans une chaîne de liaison optique peut se
résumer à ceci
Valeur moyenne
Composant
d'affaiblissement
Connecteur 0,5 dB
Coupleur 1:4 7 dB
Coupleur 1:8 10 dB
Coupleur 1:16 14 dB
Coupleur 1:32 18 dB
Liaison
Fibre Optique
FO FO FO FO FO FO FO
A standard optical fiber consists of a core and cladding made of high-purity silica doped with elements like germanium. The core confines most of the guided light's energy, while the cladding provides optical confinement. The fiber is also covered with a primary coating for mechanical protection but not for light propagation. The optical part (core and cladding) measures 125 µm and is always covered by a primary coating ranging from 250 µm to 900 µm to protect against environmental damage .
Transmission windows in fiber optics are crucial because they represent the wavelengths at which optical fibers offer the least attenuation and highest efficiency. There are three primary windows: the first at 850 nm, the second at 1310 nm, and the third at 1550 nm, with the latter providing minimal attenuation but requiring high-performance optoelectronics. These windows guide the industry on optimal wavelength usage for different applications, balancing cost and performance. The advancements overcoming the OH absorption peak have further expanded these windows .
Newer designs like NPC (No Polish Connector) and Crimplok connectors significantly enhance fiber optic deployments by simplifying the installation process, minimizing the need for complex tools, and reducing installation time. NPC connectors eliminate the need for polishing or adhesives and are intended for both single-mode and multimode installations. Crimplok connectors, used in multimode applications, also forego adhesives, relying solely on mechanical crimping. These innovations are especially critical in field deployments where technical resources are limited .
Silica-based fibers are predominantly used in broader networks such as Local Area Networks (LAN), Metropolitan Area Networks (MAN), backbones of operators, and FTTx deployments due to their high transmission efficiency over long distances . In contrast, plastic optical fibers are preferred for very small LANs, automation, automotive applications, and lighting systems because they are cost-effective, simple to implement, and suitable for short-distance communication .
Manufacturing imperfections such as irregular core/cladding geometries and material inconsistencies lead to degraded signal quality in optical fibers. These imperfections cause increased scattering and reflection losses, reducing transmission efficiency. Modern manufacturing processes strive to minimize these defects through precision chemical vapor deposition techniques, strict material purity standards, and rigorous quality control protocols to enhance fiber consistency and performance .
The key advancements in the development of plastic optical fibers since the 1960s include the substitution of hydrogen atoms with fluorine in a polymer by Hoescht in 1988, resulting in an ultra-transparent polymethyl methacrylate (PMMA) that improved performance. Further advancements were made by Fuji Photo Film in 2006, introducing a flexible resin acrylic fiber. These fibers are now prevalent for short-distance data transmission, industrial lighting, and consumer electronics, due to their low cost and physical properties .
Pigtails play a crucial role in fiber optic installations by providing pre-terminated fiber ends that simplify and expedite field connections through fusion or mechanical splicing. The benefits include reducing field connectorization errors, minimizing contamination risks, and ensuring high-quality terminations. Pigtails are especially valuable in environments where cleanroom conditions are not feasible, offering reliable connections with various standard connectors like FC, ST, SC, and LC .
Signal loss in optical fibers is caused by several mechanisms: Rayleigh scattering, absorption by impurities converting photon energy into heat, geometric imperfections, and curvature losses. Rayleigh scattering results from the intrinsic fiber material properties, showing variability with wavelength. Absorption losses are tackled by minimizing impurities during manufacturing. Geometric defects and curvatures, particularly at higher wavelengths, result in reflections that lose part of the signal power. Together, these factors limit the efficiency and distance of optical data transmission .
Dispersion effects in optical fibers, including modal, chromatic, and polarization mode dispersion, challenge data transmission by causing temporal signal distortion. Modal dispersion occurs with multiple propagation paths in multimode fibers, whereas chromatic dispersion arises due to varied propagation speeds of different wavelengths. Polarization mode dispersion affects signal polarization. Solutions include using single-mode fibers to eliminate multiple propagation paths, employing monochromatic light sources, and installing dispersion compensators to adjust propagation speeds .
Reduction in attenuation has profoundly impacted fiber optics technology, allowing for longer transmission distances and higher data bandwidths without the frequent need for signal regeneration. Initially, attenuation was as high as 20 dB/km, but advancements have reduced it to as low as 0.2 dB/km at 1550 nm for single-mode fibers. These improvements, driven by material purity enhancements and structural optimizations, have enabled the deployment of global high-speed internet networks and advanced telecommunications infrastructures .