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Cours F.O TSIRA

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Thèmes abordés

  • Épissure mécanique,
  • Maintenance de réseau,
  • Bilan optique,
  • Caractéristiques de transmissi…,
  • Caractéristiques des câbles,
  • Mesures en fibre optique,
  • Types de câbles,
  • Amplificateurs optiques,
  • Épissure par fusion,
  • Applications de la fibre
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  • Maintenance de réseau,
  • Bilan optique,
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  • Mesures en fibre optique,
  • Types de câbles,
  • Amplificateurs optiques,
  • Épissure par fusion,
  • Applications de la fibre

Salem Khelifa

A - INTRODUCTION A LA FIBRE OPTIQUE.


I - LES SUPPORTS DE TRANSMISSION.

Les sollicitations sont de plus en plus importantes en capacité et en fiabilité de transmission ce


qui implique un support de plus en plus sûr, performant et présentant une très grande capacité
de transmission avec un affaiblissement le plus faible possible.

Pour ce faire, les supports de transmission actuellement utilisés sont :

1) Le câble à paire torsadée

La paire torsadée ou paire symétrique (cuivre) est principalement réservée aux réseaux de
faible couverture. Sa bande passante est relativement réduite sur de grandes distances, ce qui
limite son utilisation.

2) Le câble coaxial

Le coaxial possède une bande passante supérieure à celle de la paire torsadée mais la
transmission reste quand même limitée en distance; l'utilisation d'amplificateurs est
indispensable.

3) L'espace libre ( O.E.M : les ondes électromagnétiques )

La transmission en espace libre ( air, vide, eau, etc… ) ne nécessite pas de gros équipements.
Toutefois, la gamme de fréquences utilisables dans l'air est limitée et les perturbations altèrent
souvent le signal. Ce système est donc réservé à des distances plus ou moins importantes en
fonction de la nature du signal transmis mais permet une large couverture locale.
4) Le câble à fibre optique

La F.O : Fibre Optique possède quand à elle une grande capacité de transmission. Les
distances couvertes n'impliquent plus l'emploi d'amplificateur car l'affaiblissement dans la fibre
est nettement moins important que celui du câble coaxial. Le coût des équipements devenant
également de plus en plus abordable, elle est ainsi en passe de devenir le média d'avenir des
télécommunications à très haut débit !
II - LES AVANTAGES ET LES INCONVENIENTS DE LA FIBRE
OPTIQUE SUR LE CUIVRE.

Les télécommunications modernes font largement appel aux fibres optiques car celles-ci
présentent de très grands avantages par rapport aux câbles en cuivre.

La FO : Fibre Optique est donc sans conteste le média par excellence des
télécommunications de demain, il n'y a qu'à observer sa percée dans la boucle locale:
telles que les technologies FTTx : Fiber To The x ( x : C, B, H … )
FTTC : Fiber To The Curb, FTTB : Fiber To The Building, FFTH : Fiber To The Home.

1) Les avantages de la fibre optique sur le cuivre

 grande BP Bande Passante  débit très élevé.

 atténuation très faible  grande distance.

 un pas de régénération d'environ 100 km.

 pas de problèmes de rayonnement.

 pas de problème de mise à la terre.

 pas de diaphonie.

 immunité aux perturbations électromagnétiques.

 installation en milieu déflagrant (pas d'étincelle).

 sécurité  difficulté de violation.

 encombrement très réduit.

2) Les inconvénients de la fibre optique sur le cuivre

 quelques difficultés liées au raccordement.

 fragilité lors de la pose  exige un travail soigné et propre.

 appareils de mesure coûteux.

 coût des équipements d'extrémité élevé.


III – L’HISTORIQUE DE LA FIBRE OPTIQUE.

Le physicien irlandais John TYNDALL ( 1820-1893 ) est le premier à avoir démontré que la
lumière pénètre et suit les courbes d'un objet transparent. Pour cela il montre vers 1854 que la
lumière peut-être conduite ( guidée ) par un filet d'eau s'écoulant d'un réservoir percé ( principe
des fontaines lumineuses ) réfutant ainsi l’idée communément admise à l’époque que la lumière
ne voyage qu'en ligne droite. Sa démonstration du principe de réflexion totale interne, fait de lui
le pionnier de la fibre optique.

En 1880, Alexander GRAHAM BELL ( 1847-1922 ) réussit à moduler les rayons lumineux au
moyen d'ondes sonores et réalise une liaison de plusieurs centaines de mètres. Il invente ainsi
le photophone ( communication optique ).

Début des années 1900 le principe de la fibre optique est connu mais n'est pas exploité. Ce
n’est qu’en 1950 que la première application de la fibre optique eu lieu, lorsque Van HEEL et
HOPKINS développent le fibroscope souple, largement utilisés aujourd'hui en médecine sous le
nom d'endoscope.

Les télécommunications par fibre optique sur de grandes distances restèrent impossibles
jusqu'à l’invention du laser vers 1960.

En 1964 Charles KAO, décrivit et expérimenta un système de communication à longue


distance et à faible perte en mettant à profit l'utilisation conjointe du laser et de la fibre optique.
C’est l’expérience qui est considéré comme la première transmission de données par fibre
optique.

Fin des années 1970 à aujourd'hui  on observe deux principaux axes de recherche dans le
domaine de fibre optique:

Obtenir le minimum d'atténuation

1970 20 dB / Km Corning Glass Work

1974 2 à 3 dB / Km ATT, Bell Labs

1976 0,47 dB / Km NTT, Fujikura

1979 0,20 dB / Km NTT

1986 0,154 dB / Km Sumitomo

2002 0,1484 dB / Km obtenu par Sumitomo sur une fibre de silice pure.

Il faut noter que cette valeur d'atténuation est très proche de la limite théorique
intrinsèque aux matériaux à base d'oxyde de silice.
IV – LA TECHNOLOGIE DE LA FIBRE ET SES APPLICATIONS.
Pour réaliser une fibre, il est nécessaire d’avoir des matériaux avec la plus faible atténuation
possible et de bonnes propriétés mécaniques. On rencontre aujourd'hui deux principaux
matériaux pour les fibres optiques :

1) La fibre de verre

Le verre ( la silice ) présente une absorption extrêmement faible pour les longueurs d’onde
courantes, aussi c’est avec ce type de fibre que l’on obtient les meilleurs résultats aujourd'hui
sur de grandes distances.

2) La fibre plastique

Les premières FOP Fibres Optiques Plastiques ou POF pour Platic Optical Fiber en polymère
ont vu le jour dans années 1960 dans les laboratoires de Mitsubishi et Du Pont de Nemours,
mais elles possédaient des caractéristiques très médiocres en termes d'atténuation.

En 1988, l'entreprise allemande Hoescht a modifié la structure du polymère en remplaçant des


atomes d'hydrogène par du fluor. Ce polymère ultra transparent s'appelle le PMMA pour
PolyMéthyl Métacrylate ( ou polymétacrylate de méthyle, vulgairement appelé plexiglas ).
Toutefois, ces fibres plastiques mesuraient 1 mm de diamètre, étaient 10 fois plus épaisses que
les fibres en verre et étaient surtout peu flexibles rendant leur exploitation difficile.

En 2006, la société Fuji Photo Film a présenté une nouvelle fibre optique en résine acrylique.
Celle-ci étant suffisamment flexible pour rester opérationnelle même lorsque son rayon de
courbure est de 1 cm. Ses diamètres extérieur et intérieur sont respectivement de 500 µm et
120 µm.

De par ces propriétés physiques intéressantes, son faible coût et sa simplicité de mise en
œuvre, la fibre optique plastique est prédominante dans la transmission de donnée sur courtes
distances, l’industrie de l’éclairage, la signalétique, l'automatisation des usines, l'industrie de
l'automobile et dans les matériels grand public …

3) Applications de la fibre de silice


 Réseaux locaux : LAN : Local Aéra Network.

 Réseaux métropolitain : MAN : Métropolitain Aéra Network.

 Backbone d'opérateurs.

 FTTx ( FTTH, FTTB, FTTC , etc …).


4) Applications de la fibre plastique ou POF Platic Optical Fiber

 Très petits LAN : Local Aéra Network.

 Automatisation.

 Automobile.

 Eclairage.

5) La structure d'une fibre optique nue

Une fibre optique nue est composée de deux parties concentriques distinctes :

 Une partie optique ( 125 µm ) qui canalise et propage la lumière

 un revêtement primaire ou coating ( 250 µm ou 900 µm ), sans fonction de


propagation, c'est en quelque sorte une couche de protection "mécanique" qui
protège la partie optique des agressions extérieures et de l'humidité ambiante. Ca
peut-être de l'acrylate ou du polyamide ou du silicone.

a) Le cœur et la gaine optique

La partie optique est constituée de deux couches concentriques indissociables

 le cœur optique ou core composé de silice d'une très grande pureté et dopée, par
exemple à l'oxyde de germanium. C'est dans ce cœur que sera confinée la plus
grande partie de l'énergie lumineuse guidée.

 la "gaine" optique ou cladding qui entoure le cœur, composée en général du même


matériau que le cœur mais dopée différemment. Elle confine les ondes optiques dans
le cœur.

Cette partie optique ( cœur + gaine ) fait toujours 125 µm.

Remarque: on ne rencontre jamais comme cela, dans la nature, cette partie optique de 125µm.
Elle est toujours recouverte d'un revêtement primaire de 250 µm ou 900 µm que l'on pourra
enlever avec une pince à dénuder. Mais on ne pourra jamais aller en dessous de ces 125 µm !

Pour mémoire à titre de comparaison, le diamètre d'un cheveu est d'environ 50µm à 100µm 
Fibre optique = cheveu de lumière !
b) La vue en coupe de la structure d’une fibre optique nue

Fibre Optique nue

Partie optique qui canalise et Revêtement primaire ou "coating"


propage la lumière protection "mécanique" sans
fonction de propagation

Le cœur et la gaine

Ces deux parties sont


indissociables ( inséparables )

Fibre nue

La fibre optique nue ( partie optique + revêtement primaire ) peut-être ensuite éventuellement
mise dans une ou plusieurs gaines ( tubes ) de protection, celles-ci sont :

 de structures variées

 de diamètres différents ( 2, 3 mm, etc… )


Fibre nue

Pour mémoire à titre de comparaison :

- 1000 µm = un millimètre

- 100 µm = un dixième de millimètre

- le diamètre d'un cheveu est d'environ 50 µm à 100 µm !

Fibre nue

Partie optique:
cœur + gaine
indissociable

Remarque: on ne rencontre jamais comme cela, dans la nature, la partie optique de 125
µm. Elle est toujours recouverte au minimum d'un revêtement primaire de 250µm ou 900
µm que l'on pourra enlever avec une pince à dénuder. Mais on ne pourra jamais aller en
dessous de ces 125 µm !
c) Les outils à dénuder
Ciseaux à Kévlar
Ciseaux de forme traditionnelle, tout métal, dont les lames en pointe, ont de fines nervures qui
emprisonnent les brins extrêmement fins du Kevlar et qui de ce fait permettent de couper
facilement et rapidement les mèches de Kevlar.

Pince NO - NIK ( Miller – Ripley )


Elles permettent en une seule manipulation de retirer les gaines de 900 µm et de mettre à nu la
silice sur son diamètre 125 µm.

Pince Miller 103S


Elle permet le dénudage des fibres de diamètre 250 µm. La forme des lames en V est calibrée
suffisamment large pour ne pas blesser la silice. Homologuée France Télécom

Pince Miller
Cet outil est relativement universel puisqu'il permet en un seul outil de dénuder les fibres 250
µm et 900 µm

d) Vues de quelques outils à dénuder

Ciseaux à Kevlar

Pince à dénuder
900 / 125 µm
Pince à dénuder
250 / 125 µm

Attention il y aune flèche qui indique le sens du dénudage !

Pince à dénuder universelle


900 et 250 / 125 µm
V – LA FABRICATION D'UNE FIBRE OPTIQUE.

La fabrication d'une fibre optique passe par deux grandes étapes :

 Réalisation d'une préforme

 L'étirage de la préforme ( fibrage )

1) Réalisation de la préforme

La première étape est la réalisation d'un barreau de silice (préforme), d'un diamètre de
plusieurs centimètres. La composition au cœur du barreau est adaptée de façon à modifier
l'indice de réfraction du verre. On utilise en particulier le germanium ( Ge ) pour augmenter
l'indice.

Il existe différentes variantes pour cette réalisation :

En dépôt interne :
 MCVD : Modified Chemical Vapour Deposition

 PACVD : Plasma Activated Chemical Vapor Deposition

En dépôt externe :
 OVD : Outside Vapor Deposition

 VAD : Vapor Axial Deposition

Une 3ème génération :


 POID : Plasma Outside Inside Deposition technique développée par le CENT : ( Centre
National des Etudes des Télécommunications ) en France, elle augmente la résistance
mécanique pour un moindre coût.

La plus commune est la technique modifiée de dépôt chimique en phase vapeur soit MCVD :
Modified Chemical Vapor Deposition.

2) L'étirage

Le barreau subit ensuite un étirage ( fibrage ) en plaçant l'extrémité dans un four porté à une
température voisine de 2000°C. Il est alors transformé en une fibre de plusieurs centaines de
kilomètres, à une vitesse de l'ordre du kilomètre par minute. La fibre est ensuite revêtue d'une
double couche de résine protectrice avant d'être enroulée sur une bobine.

Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km !
3) Les fabricants de fibres

Les principaux fabricants de fibre sont : Draka, Corning, Furikay, Sumitomo, Furikawa,
Prysmian, etc…..

Vue sur la réalisation de la préforme

Préforme

Chalumeau

Vue sur L'étirage


VI - QUELQUES NOTIONS DE PHYSIQUE ET D'OPTIQUE.

1) Les concepts théoriques d'optique


Il existe deux concepts théoriques d'optique pour expliquer le fonctionnement d'une fibre
optique :

 L’optique "géométrique": Rayons lumineux rectilignes utilisés pour la description


des instruments optiques classiques ( lentilles, lunettes,…)
 L’optique "ondulatoire": Les rayons peuvent être perçus comme des ondes
électromagnétiques qui se propagent.

Ce support de cours a pour objectif de vous familiariser avec le principe de transmission par
fibres optiques avec une approche optique géométrique et non ondulatoire, beaucoup trop
complexe.

2) Le spectre des ondes électromagnétiques


Dans le cadre de transmission par fibre optique, le spectre des ondes électromagnétiques qui
nous intéresse est celui de la lumière.

La lumière n'est donc qu'une onde électromagnétique parmi d'autres !

Rappel : le spectre est un ensemble de fréquences ou de longueurs d'onde

3) Les ondes électromagnétiques


Une onde est caractérisée par sa période, sa fréquence et sa longueur d'onde.

Le spectre des ondes électromagnétiques


a) La période

Un phénomène est dit périodique s'il se reproduit à l'identique au bout d'un temps T, appelé
période. Remarque : quand la période est trop courte, on préfère parler de la fréquence.

b) La fréquence

La fréquence est le nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit pendant une
seconde. Elle est donc égale à l'inverse de la période f = 1 / T et son unité est le hertz : Hz. On
parle parfois de périodes ou de cycles par seconde. Exemple : si la période est de
1 milliseconde  le phénomène se reproduit 1000 fois par seconde, soit une fréquence de
1000 Hz = 1 KHz.

f = 1 / T = 159 H z

c) La longueur d'onde

La longueur d’onde  est la distance parcourue par l'onde pendant une période, elle s'exprime
en mètres ou sous multiples du mètre.

λ = v / f = v .T = 6,28 m (avec v 1000 m/s)


d) La relation entre la fréquence et la longueur d’onde

La longueur d'onde  d'un signal dépend non seulement de sa fréquence mais également de

sa vitesse de propagation, la relation s'exprimant par la formule suivante:

 = v .T ou =v/f
 λ est la longueur d’onde en m.

 v est la vitesse de l’onde dans le milieu considéré en m/s.

 f est la fréquence de l’onde en Hz

 T est la période en s.

Exemple : une fréquence radio de 100 MHz se propage à 300 000 km/s, la longueur

d'onde est donc 300 000 000 / 100 000 000 soit 3 m.

Dans un milieu donné, toute onde se caractérise indifféremment par sa fréquence ou sa


longueur d’onde. Mais il est vrai que l'habitude est prise pour les ondes lumineuses de plutôt les
exprimer en longueur d'onde mesurée en nanomètres  1 nm = 10-9 m. soit 1 millionième de
millimètre !

Exemples de  pour les ondes lumineuses dans l'air:

de 1000 nm à 500 µm infrarouge Fibre optique

rouge ( 620 - 700 nm )


orange ( 592 - 620 nm )
jaune ( 578 - 592 nm )
de 400 nm à 700 nm lumière visible
vert ( 500 - 578 nm )
bleu ( 446 - 500 nm )
violet ( 400 - 446 nm )
de 10 nm à 400 nm
ultraviolet ( 400 – 280 nm )
de 10-8 m à 4 10-7 m

e) Le spectre utilisé dans le cadre de la transmission par fibre optique

Le spectre utilisé dans le cadre de la transmission par fibre optique est situé dans l’invisible (
excepté pour les fibres en plastique ), la plage exploitée allant de 800 nm à 1625 nm.

Les longueurs d'onde utilisées dépendent du type de mode : multimode ou monomode ( que
nous verrons plus loin ). Ainsi aujourd'hui, les longueurs d'onde les plus couramment utilisées
sont : 850 nm 1310 nm 1490 nm 1550 nm 1625 nm

1 nm = 10-9 m = 1/1 000 000 de mm


1490

4) La lumière dans la fibre optique

Nous venons de voir que le spectre utilisé dans le cadre de la transmission par fibre optique,
n'est pas dans le spectre visible. En d'autres termes cela veut dire que la "lumière" qui circule
dans les fibres optiques, notamment pour le domaine qui nous intéresse, n'est pas visible !

Aussi faudra t-il être vigilent lors d'interventions !


Les dangers varient selon la classe des lasers :

Dangers Classe 1 Classe 2 Classe 3A Classe 3B Classe 4

œil: rayons directs D1 D1 D2 D2

œil: réflexions diffuses D2 D2

Peau D3 D2

Incendie D2

D1 : danger si l'œil est gardé volontairement plus de 0,25 secondes dans le faisceau.

D2 : danger quelque soit le temps d'exposition.

D3 : la sensation de picotement ou d'échauffement apparaît avant la survenue des lésions.

a) La signalétique des lasers de classe 2

5) Le classement des sources laser

La majorité des équipements de photométrie font appel à des sources / émetteurs Laser. Leur
utilisation nécessite quelques précautions dans leur manipulation. En effet les lasers sont des
sources de lumière, dont les caractéristiques ( puissance du rayonnement, longueur d'ondes,
durée de l'émission ) sont spécifiques à chaque appareil. Il existe une classification des sources
laser ( Norme NF EN 60825 ) :

 Classe 1 : Lasers intrinsèquement sans danger ( pas de risque de dépassement des


expositions maximales permises pour l'œil et la peau ), ou sans danger du fait de leur
conception technique. On peut les utiliser sans précaution particulière, mais il ne faut pas
ouvrir leur capotage en cours de fonctionnement.

 Classe 2 : Lasers à rayonnement visible ( 400 nm à 700 nm ) ou non, et d'une


puissance < ou = 1mW. Une exposition prolongée peut entraîner un dépassement des
valeurs limites.

 Classe 3 : Lasers de moyenne puissance, dont le rayonnement, visible ou non, est


toujours dangereux pour l'œil. Cette classe est divisée en deux sous-classes : 3A et 3B.

 Classe 4 : Lasers de grande puissance, dont l'utilisation requiert des précautions


extrêmes du fait des risques pour la santé, et des réflexions dangereuses qui peuvent
provoquer des incendies.
Cette norme prescrit également les dispositions de sécurité relatives à l'utilisation de ces
dispositifs. La norme NF C 43801 propose des tableaux d'exposition maximale permise, car les
lasers peuvent être dangereux pour l'utilisateur, et pour son entourage, en effet le rayonnement
peut causer des effets sur l'œil, sur la peau. Il peut aussi endommager les surfaces sur
lesquelles il réfléchit.

6) L'indice du milieu

Tout milieu transparent propage la lumière mais il ne la propage pas à la même vitesse. L’indice
absolu d’un milieu c'est le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide C et la vitesse de la
lumière dans le milieu considéré v, il est généralement noté n

vitesse de la lumière dans le vide C


n 
vitesse de la lumière dans le matériau considéré v

Matériau Vitesse ( Km/s ) Indice ( n )


vide 299 792 1
air 299 764 1,0002926
eau ( 20° ) 225 407 1,33
cœur fibre 62,5/125µm 197 231 1,5
verre au plomb 157 785 1,9
diamant 124 913 2,4
Plus la valeur de l’indice est élevée et plus la vitesse de l’onde lumineuse est faible.

7) Lois de Descartes

Les lois de René Descartes ( 1596 – 1650 ) décrivent le comportement de la lumière à


l’interface de deux milieux ( aussi appelé dioptre ).

a) La réfraction
La première de ces lois concerne la réfraction, c’est-à-dire la déviation d’une onde ( dans notre
cas, cette onde sera celle de la lumière ) lorsque celle-ci change de milieu comme le montre le
schéma ci-contre :

Ici, le rayon incident ( qui arrive ) fait un angle θ1 avec la "normale" au point d’incidence ( la

perpendiculaire au dioptre ) dans le milieu d’indice n1. Quand ce rayon traverse le dioptre et

donc change de milieu ( milieu d’indice n2 ), il subit une déviation: on l’appelle rayon réfracté.

Celui-ci fait un angle θ2 avec la "normale". La relation entre les deux angles est la suivante :
n1 Sin1  n2 Sin 2
On en déduit que si n1 > n2 alors sinus θ1 < sinus θ2, donc θ1 < θ2.

Ainsi l'angle θ est plus faible dans le milieu dont l'indice est le plus fort.

n1 > n2

On peut observer ce phénomène quand on plonge un objet dans de l'eau, on a l'impression que
cet objet est cassé !

b) La réflexion
La deuxième loi concerne la réflexion : la réflexion est un brusque changement de direction
d’une onde à l’interface de deux milieux différents (d’indices différents).

Dans ce cas, le rayon incident fait toujours un angle θ1 avec la normale dans le milieu n1 mais

au contact du dioptre, ce rayon est réfléchi par le milieu n2 ( qui joue le rôle de miroir ) on a

alors le rayon réfléchi qui fait un angle θ2 avec la normale. Les deux angles sont égaux:

 2  1

n1 > n2
c) L’angle limite ou l’angle critique

Si l’indice du premier milieu est plus grand que celui du second milieu, alors pour des valeurs
de sin θ1 proches de 1, on obtiendrait que sin θ2 serait supérieur à 1. Ceci est évidemment
impossible: ce sont des situations où il n’y a pas de réfraction mais uniquement de la réflexion.
On parle alors de réflexion totale interne ( totale = pratiquement pas de perte de puissance ).

Cette propriété est mise à profit pour réaliser des miroirs pratiquement parfaits ( prisme à
réflexion totale ) dans certains systèmes optiques et dans les fibres optiques.

Exemples: jumelles et appareils photographiques.

L’angle limite de réfraction est défini par : sin θlim = n2/n1

Dès que l'angle θ1 dépasse l'angle limite alors il n'y a plus réfraction mais
réflexion totale.
B – LES PRINCIPES DE LA TRANSMISSION PAR

FIBRE OPTIQUE.
I – LES CONDITIONS DE GUIDAGE DE LA LUMIERE.

Dans le cadre de la transmission par fibre optique, on a mis à profit les lois de Descartes. Ainsi
pour le guidage de la lumière dans une fibre, il y a deux conditions à respecter :

 le rapport d'indice : n cœur > n gaine

 l’angle θ <α ( angle limite de réfraction / réflexion )

1) Le rapport d'indice cœur / gaine et l'angle limite

Correct :

n cœur > n gaine

Incorrect : La condition sur les angles n’est plus respectée car θ >α
2) Les caractéristiques d'une fibre

Généralement, on caractérise une fibre optique par quatre principaux critères :

 l'ouverture numérique

 le mode

 l'affaiblissement

 la bande passante

a) L'ouverture numérique

L’ouverture numérique ON correspond à l'angle maximum sous lequel un rayon peut attaquer
le cœur de la fibre en entrée et être guidé par celle-ci. Il peut être défini par un cône
d’acceptance tel que tous les rayons lumineux dans ce cône seront guidés dans la fibre.

On se place aux conditions limites de transmission, c’est à dire à l’angle critique de réflexion

θC.

Soit θA l'angle d'incidence dans l'air à l'entrée de la fibre

θ l'angle d'incidence dans le cœur au même endroit

θC l'angle d'incidence dans le cœur

θ et θC sont des angles complémentaires ( θ + θC = 90° )


2
Le théorème de Pythagore permet de voir que : Sin θ + Sin2θC = 1 [1]

A l’interface d’entrée on a : nair .Sin A  ncoeur .Sin [2]

Dans la fibre on a : ncoeur .Sin c  ngaine .Sin90 [3]

L’ouverture numérique est définie par ON = Sin θA

De l'équation [2] on déduit que :

De l'équation [1] et de [3] on déduit que :

D'où par exemple avec les valeurs d'indices suivants : nair=1, ncoeur=1,5 et ngaine=1,41
nair .Sin A  ncoeur .Sin ncoeur .Sin c  ngaine .Sin90

 ngaine
2 2
n n
ON  coeur Sin  coeur  Sin A
nair nair
b) Les modes
Issue du caractère ondulatoire de la lumière, l’injection d’une onde électromagnétique dans la
fibre optique entraîne une décomposition de l’énergie incidente en sous entités énergétiques ou
"modes" qui se propagent différemment, ainsi chaque mode aura un chemin différent.

En d'autres termes, les modes ce sont les trajets que peuvent empreinter les rayons lumineux à
l'intérieur d'une fibre.

On distingue deux familles de fibres :

 La fibre multimode dénommée MMF : Multi Mode Fiber

Elle est principalement utilisée dans les réseaux locaux ( LAN ) dont la distance
n’excède pas deux km. La transmission des données se fait, en général, au moyen
d’une LED d’une longueur d’onde de 850 nm ou 1300 nm.

 La fibre monomode dénommée SMF : Single Mode Fiber

Elle est principalement utilisée par les opérateurs pour couvrir de grandes distances (
WAN ). La transmission des données se fait au moyen d’un laser d’une longueur
d’onde de 1300 nm, 1550 nm ou 1625 nm.

Caractéristiques:

Multimode MMF Monomode SMF


A saut ou à gradient A saut d'indice
d'indice

cœur = 50, 62,5 ou 100 μm cœur < 10 μm

 = 850 à 1300 nm  = 1300 à 1625 nm


Bande passante < 1 GHz Bande passante > 1 GHz

Les différents modes de transmission dans une fibre

Multimode MMF Monomode SMF


A saut ou à gradient A saut d'indice
d'indice
cœur = 50, 62,5 ou 100 μm cœur < 10 μm

 = 850 à 1300 nm  = 1300 à 1625 nm


Bande passante < 1 GHz Bande passante > 1 GHz
1. La fibre multimode
i ) La fibre multimode à saut d’indice
Chaque mode ayant un chemin optique différent, il en résultera qu'il aura un temps de
propagation différent !

Exemple de fibre multimode à saut d’indice 100/140 µm

ii ) La fibre multimode à gradient d’indice


Il y a une décroissance de l’indice de réfraction du centre vers la périphérie. Les rayons axiaux
vont être ralentis par rapport aux rayons périphériques afin de les attendre.

Observation des modes pour une fibre multimode

Exemple de fibre multimode à gradient d’indice 50/125 ou 62,5/125 µm

2a = 50 μm ou 62,5 μm 2b = 125 μm ON = 0,25


2. La fibre monomode

i ) La fibre monomode à saut d’indice

Un seul mode de propagation peut être transmis au sein de cette fibre. Fibre strictement
monomode.

Quelque soit l’angle d’incidence, on observe un seul et unique mode de propagation de la


lumière dans la fibre.

Exemple de fibre monomode à saut d’indice 9/125 µm

2a = 5 à 10 μm 2b = 125 μm ON = 0,10

Type de Fibre Fibre multimode à Fibre multimode à Fibre monomode à


Dimension gradient d’indice gradient d’indice saut d’indice

Diamètre externe 245  15 µm 245  15 µm 242  7 µm


Diamètre cœur 50  3 µm 62,5  3 µm 9,0  0,5 µm
Diamètre gaine 125  2 µm 125  2 µm 125  2 µm
Non circularité de
<2% <2% <1%
la gaine
Erreur de
concentricité < 3 µm < 3 µm < 0,6 µm
cœur/gaine
c) L'atténuation
L’atténuation provoque une perte d’énergie du signal transmis.

Trois causes principales sont à l’origine de l’atténuation :

 les propriétés intrinsèques des matériaux utilisés : diffusion, absorption,…

 les défauts de fabrication : impuretés, défauts géométriques,….

 le non respect des règles d'ingénierie : courbures trop importantes,

L’atténuation provoque une diminution exponentielle de la puissance optique le long de la fibre


(Watt), mais ce mécanisme peut également s’exprimer sous forme logarithmique (dB).

dB pour décibel, c’est une unité essentielle, utilisée dans les mesures, car elle facilite les
calculs d’atténuation et de bilan. Ceci est du, comme on le verra plus tard, à la propriété
principale des logarithmes, qui est de transformer les multiplications en additions.

Ps

Représentation de l'atténuation sous forme exponentielle

Ps

Log P

Représentation de l'atténuation sous forme linéaire


1. Le décibel  dB

Comme nous l'avons dit précédemment, les signaux lumineux subissent donc une perte
d'énergie tout au long de leur parcours dans la fibre optique, on parle quelque fois d'atténuation
linéique. Cela se traduit par un affaiblissement du signal reçu en sortie de fibre.

La valeur de cette atténuation (affaiblissement) s'exprime par le rapport de la puissance


recueillie en sortie Ps sur la puissance émise en entrée Pe.

Ps
L' atténuation 
Pe

Il est également possible d'utiliser comme unité le décibel dB. C'est une unité fondamentale et
indispensable à tous les travaux concernant les fibres optiques. La valeur d'une atténuation
exprimée en dB équivaut à :

Ps
L' atténuation en dB  10 log
Pe

Or Pe > Ps  donc l’atténuation en dB sera toujours négative

Considérant que l'on a émis 100% d'énergie en entrée de fibre, le tableau de la page ci-contre
montre, le pourcentage de puissance de signal absorbé et récupéré en sortie de fibre, en
fonction de l’affaiblissement.

Ainsi, si l'on injecte une puissance de 100 mW à l'entrée d'une fibre de 1 Km de long et que l'on
n’en recueille que 50 mW en sortie, l'atténuation est de :

50
L ' atténuation en dB / km  10 log  3 dB
100
i ) Exemple d'utilisation des dB

Soit une installation ayant nécessité le raccordement de deux tronçons de fibre optique :
tronçon A et tronçon B.

Le tronçon A a affaibli la puissance dans un rapport de 10 et le tronçon B dans un rapport de 2.

L'affaiblissement total est alors de 10 x 2 = 20

et non pas de 12 comme certains auraient pu penser.

Par contre si on s'exprime en dB :

L'affaiblissement du tronçon A a été de 10 dB (voir tableau) et celui du tronçon B de 3 dB

L'affaiblissement total est alors de 10 dB + 3 dB = 13 dB

Dans le tableau on voit alors que 13 dB correspondent à 5% et 5 % c'est bien 1/20 ème.

On voit donc bien l'intérêt d'exprimer l'atténuation en dB, ce qui permet de remplacer les
multiplications par des additions. Super non ! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire
simple ?
2. Le dBm

Si le dB existe, les techniciens sur le terrain préfèrent utiliser comme unité le dBm !

Mais qu'est que le dBm ?

En fait c'est une mesure de puissance également, mais on donne dans ce cas le rapport entre
la puissance mesurée et une puissance référence de 1 mW.

P
dBm  10 log
1mW
C'est une unité essentielle, utilisée dans la mesure (calibrage). Elle facilite les calculs
d'atténuation et de bilan.

Le tableau de la page ci-contre donne la correspondance entre la mesure de puissance


exprimée en mW et en dBm.

P(dBm)
P(mW )  10 [ ]
10
P
dBm  10 log
1mW
dBm P
20 100 mW
10 10 mW
5 3,16 mW
3 2 mW
2 1,58 mW
1 1,26 mW
0 1mW
-1 790 µW
-2 631 µW
-3 500 µW
-5 316 µW
-6 250 µW
- 10 100 µW
- 20 10 µW
- 30 1 µW
- 40 100 nW

Correspondance entre le dBm et la Puissance exprimée en mW


3. Les causes d'atténuation
i ) Phénomène de diffusion
Dans le phénomène de diffusion, il y a ce que l'on appelle l'effet Rayleigh, ce sont en fait toutes
les particules de silice dont la fibre est formée qui renvoient un peu de lumière dans toutes les
directions.

La diffusion Rayleigh est d’autant plus grande que la longueur d’onde est courte avec une
variation en 1/λ4.

L'effet Rayleigh

ii ) Phénomène d'absorption
Le phénomène d'absorption est provoqué par la présence d’impuretés dans la fibre, il engendre
une perte d’énergie du signal utile.

En effet les impuretés vont avoir quelques effets perturbateurs: un photon appartenant au signal
utile va être absorbé par un électron de l’atome indésirable avec transformation finale de
l’énergie lumineuse du photon en chaleur.
iii ) Les défauts géométriques

Les procédés de fabrication de la fibre sont à l’origine de ces mauvaises interfaces et de ce fait
il existe toujours quelques imperfections, par exemple la non régularité géométrique (cœur /
gaine) de la fabrication de la fibre, engendre ainsi quelques pertes lors la réflexion de la
lumière !

iiii ) Phénomène de courbure

Il n’y a plus de réflexion totale de tout le signal dans le guide, une partie du signal va être
transmise dans la gaine d’où une perte de puissance.

La sensibilité aux courbures est d’autant plus importante que l’on travaille aux longueurs d’onde
élevées.

Les deux contraintes importantes, dues principalement à la fabrication de la fibre et à son


installation, sont:

 Micro-courbure: elle est introduite lors de la mise sous câble de la fibre avec un rayon
de l’ordre du mm.

 Macro-courbure: c’est une courbure du câble d’un rayon de l’ordre de quelques


centimètres et se situe au niveau des boites de jonction et des plateaux de soudures.
4. Les fenêtres de transmission
Depuis l'apparition de la fibre optique dans l'industrie (1970), les principaux progrès qui ont été
réalisés le furent dans l'atténuation. En effet les pertes par absorption et les défauts
géométriques tendent de plus en plus vers zéro et la seule atténuation qui persiste reste la
conséquence de la diffusion de la lumière (Diffusion Rayleigh), c'est en quelque sorte la limite
physique de la fibre.

Malgré tout, un "trou" persistait, celui du "pic d'absorption d'eau".

Ainsi, la courbe d’affaiblissement en fonction de la fréquence avait permis de définir 3 "fenêtres"


de transmission autour des 800 et 1 650 nanomètres:

 Les fenêtres 1 : (850 nm) et 2 : (1310 nm) résultaient d'un compromis technico-
économique entre l'atténuation apportée par la fibre et les composants optoélectroniques
utilisés en fonction des applications.

 La fenêtre 3 : (1550 nm) correspondait à l'atténuation minimale mais exigeait des


composants optoélectroniques très performants, elle était réservée aux applications à
haut débit et longues distances.
Mais progressivement la sujétion du pic OH (Oxygène Hydrogène) a été résolue pour toutes
les fibres. Aussi, les bandes de transmission sont classées aujourd’hui par l’UIT-T selon la
terminologie suivante :

 820 à 880 nm  1ère fenêtre

 Bande O: de 1 260 à 1 360 nm (Original)  2ème fenêtre

 Bande E: de 1 360 à 1 460 nm (Extended)  position du "pic d’eau"

 Bande S: de 1 460 à 1 530 nm (Short wavelength)

 Bande C: de 1 530 à 1 565 nm (Conventional)  3ème fenêtre

 Bande L: de 1 565 à 1 625 nm (Long)

 Bande U: de 1 625 à 1 675 nm (Ultra long wavelength)


Hier

nm

Aujourd'hui

i ) Fenêtre de transmission pour une fibre multimode


ii ) Fenêtre de transmission pour une fibre monomode

5. Evolution de l'atténuation des fibres optiques


1960 20 dB/km Fibre multimode à saut d'indice  = 850 nm
1974 8 dB/km Fibre multimode à gradient d'indice  = 850 nm
1980 0,5 dB/km Fibre monomode  = 1300 nm
1996 0,2 dB/km Fibre monomode  = 1550 nm

Tableau de synthèse
Type de Diamètre Ouverture Atténuation en dB / km
fibre (cœur/gaine) numérique
en µm 850 nm 1310 nm 1550nm

Multimode à 100 / 140 0,3 5 à 10


saut d’indice
Multimode à 62,5 / 125 0,2 à 0,3 2à4 0,5 à 2
gradient ou 50 / 125
d’indice
Monomode à 10 / 125 0,1 0,35 0,25
saut d’indice

Bien que les nouvelles technologies permettent de limiter la perte de puissance, il est impossible de
supprimer totalement les paramètres créant l’atténuation, c'est pourquoi il est nécessaire de régénérer (ré
amplifier) le signal régulièrement.
6. La dispersion
Dans dispersion il a le mot « disperser », c'est-à-dire que la fibre optique va disperser la lumière
et cela se traduira par un étalement (dispersion) des impulsions en sortie de fibre. Par contre si
l'effet est celui énoncé précédemment il peut y avoir plusieurs causes.

Il existe en fait trois principales causes de dispersion:

 la dispersion modale: présence de plusieurs modes (chemins) de propagation

 la dispersion chromatique: plusieurs longueurs d’ondes présentes dans le signal utile

 La dispersion modale de polarisation: les 2 principaux modes de polarisation "voyagent" à


des vitesses différentes.

Ces phénomènes de dispersion sont parmi les paramètres essentiels dans la limitation en débit
de la fibre optique.

Les effets de la dispersion

i ) Dispersion modale
Selon l’angle d’émission du signal lumineux, le chemin ne parcourt pas la même distance pour
tous les rayons, en fonction du nombre de réfractions subies. Une impulsion brève sera alors
reçue sur un temps plus long: c’est l’étalement temporel du signal lumineux.

La conséquence directe de cela, c'est que l'on ne pourra pas monter haut en fréquence, car
plus les impulsions émises seront proches, plus il sera difficile de les différencier en réception !

Pour fixer les idées, sur 1 Km entre deux modes extrêmes l'étalement des signaux peut aller
jusqu'à 75 ns.

Une amélioration pourra être faite avec l'emploi de fibres multimodes à gradient d'indice
puisque dans ce cas on essaiera de "ralentir" l'énergie lumineuse qui est la plus rapide en cœur
de fibre (en y mettant un indice plus grand !).
Et l'on améliorera encore plus cette dispersion par l'utilisation de fibres monomodes, puisque
dans ce cas l'on propose moins de chemins (modes) à la lumière pour se propager !

Etalement de
l'impulsion

Dispersion modale

ii ) Dispersion chromatique (CD)

Rappel :

On parle de dispersion chromatique ou CD Chromatic Dipersion

La lumière est constituée d’ondes électromagnétiques, caractérisées par une longueur d’onde
et une phase, où la longueur d’onde correspond à la "couleur" de la lumière. Un signal lumineux
constitué:
 d'ondes de longueurs d'ondes différentes est dit chromatique, comme c'est le cas de la
lumière blanche (ampoule, soleil, etc..)
 d’ondes de la même longueur d’onde est dit monochromatique.
Ce que l'on appelle la dispersion chromatique est due à la présence de plusieurs longueurs
d’ondes dans le signal émis. Or des ondes de longueurs d'onde différentes ne se propagent pas
à la même vitesse, ainsi les différentes "couleurs" contenues dans une impulsion lumineuse
voyagent-elles à des vitesses différentes, provoquant un élargissement de l’impulsion au fur et
à mesure du temps de sa propagation.
Expérience du prisme (arc en ciel)

Chaque longueur d’onde "voyage" une vitesse différente.

Dispersion chromatique
Etalement de
l'impulsion
L’indice de réfraction caractérisant la vitesse de propagation de la longueur d’onde et un laser
n’étant jamais 100% monochromatique, les différentes longueurs d’onde composant une
impulsion ne voyageront donc pas à la même vitesse. Il en résultera ainsi que l'impulsion
d'entrée sera déformée en sortie de fibre.

Dans les fibres monomodes, c’est l’effet le plus sensible. Cette dispersion chromatique
s’exprime en ps/[Link] (ps = pico seconde). Pour fixer les idées, cet étalement pourra aller
jusqu'à 19 ps/[Link] sur de la fibre monomode classique.

La CD commence à être un problème à 10 Gbit/s spécialement pour les fibres G652 et est
critique à 40Gbit/s.
Une amélioration pourra être faite avec l'emploi d'une source lumineuse la plus
monochromatique possible (Laser) et / ou la mise en place de compensateur pour "ralentir" les
longueurs d'onde les plus rapides.

Débit Distance max pour Distance max pour


G.652 à 155O nm G.655 à 155O nm
2,5 Gbit/s 980 Km 2770 Km
10 Gbit/s 61 Km 175 Km
40 Gbit/s 3,8 Km 10,8 Km
iii ) Dispersion modale de polarisation
Une onde lumineuse est une onde électromagnétique, elle possède donc une composante
champ électrique et une composante champ magnétique et au moment de son émission elle a
une polarisation.

La dispersion modale de polarisation ou PMD Polarization Mode Dispersion est une


modification de cette polarisation du signal optique.

Ce phénomène est dû à des défauts dans la géométrie des fibres optiques qui peuvent être
provoquée par les propriétés physiques de la fibre: température, âge, contraintes mécaniques,
pressions, défauts de concentricité, etc … qui entraînent une différence de vitesse de groupe
entre les modes se propageant sur différents axes de polarisation de la fibre.

La PMD limite la distance et le débit de transmission

Distance Débits

6400 Km 2,5 Gbit/s

4000 Km 10 Gbit/s

25 Km 40 Gbit/s
Correspondance Distance et Débit pour une valeur de PMD de 0,5ps/VKm

C'est donc un phénomène aléatoire, difficile à prévoir, qu'il faut étudier lors de transmissions à
haut débit (> ou = à 10 Gbit/s). C'est à vérifier régulièrement durant la vie du réseau, à chaque
planification d'augmentation de la Bande Passante.
Causes de la PMD

Raisons
En résumé

Après avoir passé en revue les différents problèmes que l'on peut rencontrer lors d'une transmission
optique, le tableau de la page ci-contre présente un récapitulatif mettant en évidence, en fonction des
différents types de fibres, leur sensibilité à chacun de ces paramètres.

Forte sensibilité

Moyenne sensibilité

Peu de sensibilité
d) La bande passante

La BP Bande Passante d’une fibre optique est approximativement inversement proportionnelle


à sa longueur. Elle s’exprime en MHz x Km.

Exemple:

Soit une fibre dont le constructeur donne une BP Bande Passante de :

200 MHz x Km à 850 nm, ainsi:

 un tronçon de 2 Km de longueur, aura une BP Bande Passante effective de :

200 / 2 = 100 MHz.

et à contrario

 un tronçon de 500 m de longueur disposera d’une BP Bande Passante de :

200 / 0,5 = 400 MHz.

Valeurs typiques de BP Bande Passante pour une fibre de 1 km


3) Les composants passifs

Les composants optiques passifs servent à coupler les équipements d’extrémité entre eux. Ils
doivent réaliser différentes fonctions:

 transport (fibre)

 connexions (connecteur)

 isolation de la lumière réfléchie (isolateur)

 atténuation de la puissance optique (atténuateur)

 répartition de la puissance optique (coupleur ou splitter)

 filtrage des longueurs d’onde (multiplexeurs / démultiplexeurs)

 amplification (amplificateur optique)

a) Les coupleurs optiques ( Splitter )

Les coupleurs, en anglais splitter, sont des éléments passifs qui permettent de partager le
signal optique arrivant dans une fibre vers n fibres dans un sens et d'agréger n signaux
optiques en un seul signal dans l'autre sens, n pouvant varier entre 2 et 64. On les utilise dans
les architectures PON : Passive Optical Network du FTTx

Il existe deux technologies de coupleurs:

- fusion étirage: elle repose sur la fusion et l'étirage de deux fibres optiques. Cette technique
a l'avantage d'être la moins chère, mais ces coupleurs occupent un volume assez important
et surtout il est difficile d'obtenir une bonne répartition (uniformité) du flux lumineux entre les
branches. On la réserve pour les petits facteurs de division (1 vers 2, 1 vers 4 voire 1 vers 8
maximum)

- PLC : Planar Lighwave Circuit: elle repose sur la création de guides d'onde par
photolithographie (procédé similaire à celui utilisé pour la création des circuits intégrés). Elle
permet d'obtenir des composants avec une meilleure uniformité entre les branches et dans
un faible volume. Elle est utilisée pour des coupleurs à partir de 1 vers 8, 1 vers 16, 1 vers 32
et 1 vers 64.

On caractérise un coupleur essentiellement par les pertes qu'il amène par son insertion. Une
configuration classique est d'utiliser deux niveaux de coupleurs 1 vers 4 ou 1 vers 8. C'est-à-
dire que le signal est divisé deux fois en 4 ou 8 branches (voir dans les annexes l'exemple d'un
coupleur Draka)
Nombre de Ports Perte
2 3,5 dB
4 7 dB
8 10 dB
16 14 dB
32 18 dB

1. Principe des coupleurs optiques / splitter

2. Symboles des coupleurs optiques

1 1
4

4
8

1:4
1:8

3. Exemple de coupleurs optiques

Coupleur 1 x 4
b) Les amplificateurs optiques
La puissance du signal s’atténuant au fur et à mesure de la propagation dans la fibre, il est
donc nécessaire de régénérer les signaux au bout d’un certain nombre de km (In-line amplifier)
ou de les amplifier avant d’attaquer un photodétecteur (pre-amplifier).

Il existe deux types d’amplificateurs:

 Les répéteurs optoélectroniques (bande passante figée)

 Les amplificateurs optiques

Les amplificateurs optiques

Ce sont des dispositifs optiques "transparents" qui permettent l’amplification directe du faisceau
lumineux incident sans conversion électrique. Son fonctionnement est basé sur le principe de
l’émission stimulée dans une fibre dopée par une terre rare (Erbium), après excitation de celle-
ci par une source d’énergie externe.

Principe de l'amplificateur optique

c) Les multiplexeurs et les démultiplexeurs optiques


Le multiplexage permet de regrouper sur une fibre des signaux occupant des bandes de
fréquences (ou longueurs d’ondes) différentes.

Le démultiplexage permet de séparer des signaux occupant des bandes de fréquences


différentes sur plusieurs fibres.

Ces dispositifs sont principalement utilisés en transmission pour regrouper sur une même fibre
plusieurs signaux à l’émission, et à les séparer à la réception comme c'est le cas dans le
WDM : Wave Division Multiplexing.
4) Les composants actifs

a) Les émetteurs optiques ( Diodes )

Le rôle de l'émetteur c'est de transformer une énergie électrique en une énergie lumineuse. Les
deux sources classiques utilisées en fibre optique sont:
 les LED Light Emitting Diode.

 les LASER Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation.


1. Les LED

La lumière émise par les LED est dite incohérente, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune cohérence
dans la forme des ondes lumineuses. Constituées d'une somme de petits trains d'ondes de
même fréquence, mais émis avec une phase aléatoire.

2. Les Lasers

La lumière laser est une lumière cohérente c'est-à-dire qu'elle peut être considérée comme une
onde à part entière, c'est une émission continue. Ses principaux avantages sont

 la lumière laser peut être concentrée sur un faisceau très fin et se propager non pas
selon un cône, mais selon un cylindre.

 la lumière laser est parfaitement monochromatique.

 la lumière laser peut transporter beaucoup d'énergie.

Ces dernières années de nouveaux lasers sont développés les VCSEL Vertical Cavity Surface
Emitting Laser, plus puissants et surtout plus économiques à fabriquer et à tester que les lasers
classiques.
i ) Le principe des émetteurs optiques

Fibre Multimode
à gradient Monomode
Diode d'indice

LED 1% 0,1 %

LASER 60 % 30 %

Puissance couplée dans la fibre


ii ) Les caractéristiques des émetteurs optiques
iii ) Le choix des différents émetteurs optiques

Émetteurs pour fibre multimode

Émetteurs pour fibre monomode


b) Les récepteurs optiques ( Photodiodes )

Les détecteurs de lumière utilisés en transmission optique sont des photodiodes à semi-
conducteur. Il existe sur le marché essentiellement deux types de composants:

 La photodiode PIN Positive Intrinsic Negative

 La photodiode à avalanche (utilisé pour de faibles niveaux de réception).

Ces deux composants transforment une énergie lumineuse en une énergie électrique.

Les diodes PIN sont les plus populaires et les moins coûteuses alors que les diodes à
avalanches sont les plus performantes.

i ) La réponse spectrale de quelques récepteurs optiques ( photodiodes )

La sensibilité du récepteur est intimement liée à la longueur d’onde d’utilisation

Attention aux yeux !


C - LES CABLES A FIBRES OPTIQUES.
I – LA STRUCTURE DE LA FIBRE POUR LA MISE EN CABLE.

Une fois la fibre optique (le cheveu !) réalisée par le fabricant, celle-ci va être mis en câble, pour
cela il existe plusieurs structures de fibre:

 la structure libre

 la structure serrée

 la structure semi serrée (ou easy strip)

 la structure ruban

 GGP Glass Glass Polymer

1) Structure libre
 la fibre nue non solidaire du tube.

 dénudage très aisé.

 matière: Nylon (cassant)

 comportement face à l’effet de paille catastrophique.

2) Structure serrée
 la fibre nue est recouverte d’une gaine de protection dont elle est solidaire.

 dénudage par petits tronçons de quelques millimètres.

 bon comportement face à l’effet de paille.

 à utiliser uniquement pour des jarretières, cas d’utilisation rare.


3) Structure semi serrée ou easy strip

 la gaine de protection est réalisée par plusieurs couches concentriques.

 dénudage de plusieurs mètres (<3) en une seule passe.

 bon comportement face à l’effet de paille.

 utilisé très souvent pour les "pigtails" avec épissurage en cassettes

4) Structure ruban

 la structure ruban est réalisée par juxtaposition de 4, 6, 8, 12 fibres nues collées entre
elles par une résine.

 ce type de structure est dédié à de l’épissurage de masse.

5) Structure GGP

La fibre dite GGP Glass Glass Polymer est un peu similaire à la fibre standard, mais on a réduit
les contraintes de torsion (courbure) par réduction du diamètre du cœur en silice de la fibre. Elle
reste toutefois compatible avec la fibre standard.

C'est ce type de fibre qui est requis pour le déploiement du FFTH Fiber To The Home.
II – LES DIFFERENTS TYPES DE CABLES.

Toutes les structures de fibre permettent une mise en câble. Il existe différents types de câbles:

 câbles jarretières

 câbles loose tube

 câbles mini-break out

 câbles break out

1) Les câbles jarretières

Un câble jarretière peut se trouver sous différentes formes :

- simplex

- divisex / scindex

- duplex

Un câble jarretière peut se trouver sous différents diamètres :

- pour le 2,8 mm, les trois types de structures existent avec de la fibre gainée à 900
µm.

- pour le 2 mm, les trois types de structures existent également avec de la fibre
gainée à 900 µm

- pour le 1,6 mm, les structures semi serrées et serrées existent avec de la fibre
gainée à 600 ou 700 µm
2) Les câbles loose tube

Ce type de câble utilise des fibres en structure libre

 6 ou 12 fibres 250 µm sont placées dans un tube rempli de gel hydrofuge.

 faible coût et simplicité d’installation

3) Les câbles mini-break out

Ce type de câble utilise des fibres en structure serrée ou semi serrée

 Ces câbles sont constitués d’un assemblage de fibres gainées à 900 µm.

 Ce câble est constitué de 2 à 12 fibres.

4) Les câbles break out

Ce type de câble utilise des fibres en structure serrée ou semi serrée

 Ce câble est constitué de jarretières de 2 à 2,5 mm (2, 4, 6, 12).

 Excellentes tenues mécaniques (traction et écrasement).


III – LES AUTRES CARACTERISTIQUES DES CABLES.

1) L'armature

Dans la mise en place de ce type de protection il est nécessaire de savoir si le câble sera
susceptible d’être confronté à des phénomènes du type foudre ou pics de tension.

Il existe deux types d’armatures:

 Armure acier ou aluminium

 Armure non métallique (matériau diélectrique)

2) La protection contre les rongeurs

De façon à limiter l’action des rongeurs, plusieurs types de protections sont possibles:

 Polymère semi cristallin pour la gaine 900 µm et pour les modules multifibres

 Armatures métalliques

 Harnais de fibre de verre entre les deux gaines


3) La protection contre l’humidité

La meilleure protection contre l'humidité c'est l'étanchéité,

 Gaine 900 µm ou 2,5mm résistante à l’eau.

 Possibilité d’incorporer une mèche absorbante pour les câbles très exposés.

 Mise en place d’un gel hydrofuge dans lequel baignera la fibre.

L’étanchéité d’un câble se vérifie suivant deux caractéristiques:

 L’étanchéité transversale est garantie par une gaine extérieure étanche pour un
acheminement en intérieur.

 L’étanchéité longitudinale permet de limiter la propagation d’un liquide dans le câble.

4) La protection chimique

Pour des installations sur des sites industriels exposés aux contaminations de produits
chimiques.
 Polymère résistant aux produits chimiques pour la gaine 900 µm et pour les modules
multifibres.
 Gaine intermédiaire en copolymère résistante aux produits chimiques: hydrocarbure,
huile.
5) La protection au feu

Différentes types de protection contre les incendies ont été mis en place:

 Gaine 0 halogène pour un faible dégagement de fumée (ZH)

 Gaine PVC non propagatrice de flamme

 Gaine polyéthylène HD extérieure stabilisée aux UV

 Gaine PVC extérieure résistante aux hydrocarbures

6) Le repérage par couleur

Les fibres sont colorées pour faciliter leur repérage dans le câble lors des phases de
raccordement.

Code de couleurs:

 Incolore / rouge / bleu / vert / jaune / violet

 Orange / gris / marron / noir / turquoise / rose

Possibilité d’avoir le 250 µm de la même couleur que le 900 µm.

Pour aider les techniciens à s'y retrouver plus facilement, un codage des couleurs a été
institué. Malheureusement tout le monde ne s'y conforme pas à commencer par les
opérateurs !

Vous trouverez à la fin du support de cours, dans les annexes, plusieurs tableaux donnant le
codage utilisé par les principaux opérateurs.
Bl Or Ve Ma Gr Bl Ro Nr Ja Vi Rs Tu

Ro Bl Ve Ja Vi Bl Or Gr Ma No Tu Rs

7) Le marquage

Le marquage sur le câble peut contenir un certain nombre d’informations:

 le nom du constructeur

 l’année de fabrication

 la structure de fibre (exemple: 9 / 125 / 900 µm)

 le type de fibre

 le type de gaine (ZH, LSOH, ….)

Exemple de marquage: LSOH ou LSZH = Low Smoke, Zero Halogen Câble répondant aux
exigences de la sécurité incendie LSZH (Low Smoke Zero Halogene). Ce type de câble doit
présenter des caractéristiques spécifiques à la sécurité incendie : retardant de flamme selon la
norme IEC 332-1, faible taux de dégagement de fumées (Low Smoke) selon la norme IEC
61034-1 et -2, quasi-absence de dégagement de gaz halogénés et acides (Zero Halogene)
selon les normes IEC 60754-1 et -2.
D - LE RACCORDEMENT DES CABLES A FIBRES

OPTIQUES.
I – INTRODUCTION AU RACCORDEMENT DES FIBRES.

Le raccordement optique permet de mettre bout à bout deux fibres afin d’assurer le passage
de la lumière. Mais ce raccordement n'est pas anodin, il apporte implicitement quelques
pertes que l'on essaiera de minimiser.

On distingue principalement deux types de pertes dues au raccordement:

 les pertes de couplage ou d’insertion ( IL Insertion Loss)

IL = 10 log (P sortie / P entrée)

 les pertes dues à la réflexion (RL Return Loss) ou réflectance

RL = 10 log (P réfléchie / P entrée)

RACCORDEMENT = MISE BOUT A BOUT DE 2 FIBRES

1) Les pertes dues au raccordement


Puissance Puissance
en entrée en sortie

Air
Puissance où gel
réfléchie d'indice

Perte d'insertion  IL = 10 log (P sortie / P entrée)

Réflectance  RL = 10 log (P réfléchie / P entrée)


a) Les pertes de couplage ou d'insertion

IL = 10 log (P sortie / P entrée)

Il existe différentes causes de pertes de couplage:

 décalage transversal  non alignement des axes des deux fibres

 décalage longitudinal  écartement des deux faces optiques

 décalage angulaire  mésalignement angulaire des deux axes des fibres


b) La norme NF 188100

Pour limiter les pertes de couplage, selon la norme NF EN 188100, les fabricants de fibre se
doivent de respecter les tolérances suivantes:

 Diamètre du cœur 9,05 ± 0,50 µm

 Diamètre de la gaine optique 125 ± 2 µm

 Concentricité cœur/gaine < 0,6 µm


c) Les pertes dues à la réflexion

La perte par réflexion d'un raccordement, appelé encore réflectance ou rétro-réflexion ou RL


pour Return Loss, est une grandeur permettant de caractériser le coefficient d’un élément
optique réfléchissant. On le définit comme le rapport entre la puissance réfléchie par l’élément
sur la puissance incidente et il est exprimé en dB (d'où les 10 log).

RL = 10 log (P réfléchie / P entrée)

Plus la valeur absolue du RL est élevée meilleur est le raccordement,

Ainsi un RL de - 60 dB est meilleur qu'un RL de - 35 dB

Les réflexions sont dues aux événements présentant des discontinuités d’indice: épissure
mécanique, connecteur, cassure, etc.

Ce paramètre est mesuré au niveau d'un réflectomètre par l'analyse du pic de réflexion (pic de
Fresnel) produit par l'événement.

Il est extrêmement important de minimiser la rétro-réflexion dans les liaisons optiques car non
contrôlées les réflexions peuvent dégrader les performances du système en perturbant le
fonctionnement de l’émetteur laser, créer des perturbations sur le signal ou générer du bruit sur
le récepteur (surtout dans le cas d’une transmission par fibre monomode).

Energie
incidente

La perte due à la réflexion ou réflectance ou rétro-réflexion ou RL pour Return Loss

Puissance réfléchie
RL = 10 log ( Puissance incidente )
Exemple: - 60dB RL c'est mieux que - 35 dB RL
II - LES DIFFERENTES TECHNIQUES DE RACCORDEMENT.

Il existe deux techniques de raccordement:

 le raccordement non démontable (indémontable)  l’épissure

 l'épissure par fusion

Protection par Manchon (gaine


thermo rétractable) = smoove

 l'épissure mécanique

 le raccordement démontable  par connecteurs

Raccord
Centreur
Traversée
III – LES RACCORDEMENTS INDEMONTABLES.
L’épissure est la mise en contact définitive de deux fibres optiques clivées et alignées.
Il existe deux types d’épissures:
 l'épissure par fusion
 l'épissure mécanique
1) Épissure par fusion

Il y a quatre étapes dans la réalisation d'une épissure par fusion:

 le clivage des deux fibres avant de les placer sur la soudeuse

La Cliveuse

Clivage

 sur la soudeuse, la mise en contact des deux fibres

Mise en contact

 la fusion est réalisée avec l’aide d’un arc électrique


Fusion

 la protection: l'épissure est ensuite protégée mécaniquement par une gaine métallique
présente dans un manchon thermo rétractable.

Protection par manchon thermo rétractable

a) Exemples de cliveuse

Fujikura CT30 3M 2534

Les différentes phases de l'opération de clivage

Mise en place du marteau Mise en place de la fibre Clivage


b) Exemples de soudeuse

Il existe plusieurs constructeurs de soudeuse pour fibre optique:


 Fujikura  gamme FSM
 Furukawa  gamme Fitel
 Sumitomo  gamme T-x
 Tritec  gamme Fase
 Etc…

Furukawa Fitel S177

Fujikura FSM 50

Tritec FASEKIT Sumitomo T 39


2) Épissure mécanique

Les fibres sont positionnées dans un V (prononcé vé), puis bloquées mécaniquement. On y
ajoute un gel d’indice pour garantir la stabilité des performances.
Cette épissure est de moins bonne qualité que l'épissure par fusion 0,2 dB d'atténuation au lieu
de 0,02 dB. Toutefois elle reste pratique puisqu'elle nécessite très de peu de matériel.
On trouve cette épissure optique pour les types les 250 µm et 900 µm.
On la rencontre également aujourd'hui (2007) en France sur le marché du FTTH pour les
épissures proches du client, sur de la fibre 250 µm uniquement.

Epissure mécanique 3M

Epissure mécanique Fujikura


3) Comparatif épissure mécanique vs fusion
IV – LES RACCORDEMENTS DEMONTABLES.
Le raccordement est rendu démontable avec l'utilisation de connecteurs. On peut regrouper les
différents types de connecteurs en trois grandes familles:
 Le standard 2,5 mm à monter en usine
Standard commun défini par les utilisateurs et les constructeurs: connecteurs
de types: SC, FC, ST.
 Les autres standards 2,5 mm de terrain
 Le SFF Small Form Factor
Conception de connecteurs de nouvelles générations avec pour objectif
prioritaire de diminuer leurs tailles.

1) Le connecteur standard 2,5 mm (FC, ST, SC)

a) Les exigences
Il doit avoir une bonne résistance:
 mécanique, pour permettre un nombre de manœuvres important (> 500 connexions -
déconnexions).
 thermique, pour permettre de faibles variations d’atténuation dans la gamme choisie (<
0,1 dB).
 traction, pour permettre de tirer sur le câble sans risque de rupture (environ 100N pour
un câble 2,8 mm).
 hygrométrie, pour permettre de travailler dans différentes conditions climatiques.
Une connexion optique est composée de deux connecteurs et d’un raccord.
 Connecteur: il termine la fibre, la protège, la positionne et la rend manipulable. Elle est
composée d’un embout optique appelé férule (férule) de diamètre 2,5 mm percée en son
centre dans lequel est fixé la fibre.
 Raccord ou Centreur ou Traversé: c'est lui qui réalise le guidage et le verrouillage des
deux connecteurs pour assurer d’une part la continuité du signal optique d’une fibre à
l’autre, et d’autre part l’attachement mécanique de l’ensemble. Il est composé d’un
cylindre fendu ou centreur (sleeve) de diamètre 2,5 mm dont le rôle est d’auto aligner les
embouts optiques l’un en face de l’autre.
Pour des performances optimales de reproductibilité de la connexion, on utilise généralement
des férules et des centreurs en céramique, mais on trouve également des férules et centreurs
métalliques ou plastiques.

b) Les éléments d'un raccordement optique par connecteurs

Connecteur 1 Connecteur 1 Connecteur 2

Raccord ou
centreur ou
traversée.
2) Le polissage de la férule
Lorsque la fibre optique est "enquillée" dans la férule, c'est la qualité du polissage de son
extrémité qui va déterminer la perte par réflexion du connecteur, appelé rétro-réflexion ou RL
Return Loss. On distingue plusieurs types de polissage:

a) Le polissage plat
Un polissage plat de la surface de la férule entraîne à
un Return Loss d'environ RL = - 15 dB

b) Le polissage PC : Physical Contact


Ce type de polissage donne une surface de férule légèrement
courbe qui force les extrémités se connectant à entrer en
contact physique l'une avec l'autre. Ceci réduit l'interface
air et amène un RL compris entre – 30 et 40 dB.
Ce type polissage est un des plus couramment rencontré aujourd'hui.

Le polissage PC

c) Le polissage SPC : Super PC et UPC : Ultra PC


Dans les polissages SPC et UPC un cycle de polissage supplémentaire augmente la qualité de
surface des férules conduisant à des RL comprises entre – 40 et 50 dB. Ce type de polissage
est utilisé dans les systèmes de transmission optique à très haut débit.

d) Le polissage APC Angle Physical Contact

Avec le polissage biseauté APC, on ajoute un angle de 8° sur


l'extrémité de la férule. Ce type de polissage permet
d'atteindre des RL de – 60 dB.
Le polissage APC est uniquement utilisé pour la
fibre monomode. C'est celui qui est retenu pour les connecteurs dans le cadre du FTTH.
L’angle est de 8° pour le standard mondial et de 9° pour l’Allemagne.
Le polissage APC

e) Le montage des fiches

Il existe deux types de montage des fiches:


 l’ajustée (tuned)

Fiche ajustée (tuned)

Fiche OFFSET

Fiche Offset d’orientation angulaire


Montage ajusté  idéal

 la non ajustée (untuned)


Généralement, la fibre est montée "non ajustée" (untuned) dans la fiche. Mais le cumul des
tolérances oblige dans certains cas à la monter "ajustée" (tuned), l’ajustement permettant de
limiter les pertes par insertion.
Fiche non ajustée (untuned)

Fiche standard

Montage non ajusté  tolérances

Erreur de concentricité cœur /gaine Erreur de concentricité fibre / férule

Erreur de concentricité fibre / colle Excentricité = Ecc


Erreur de concentricité fibre / colle
f) Les tolérances

 l'erreur de concentricité cœur / gaine


 l'erreur de concentricité fibre / férule
 l'erreur de concentricité fibre / colle
 l'erreur d'excentricité = Ecc

3) Les connecteurs FC

Le connecteur FC est très rarement utilisé dans les réseaux LAN, mais il a été souvent choisi
pour équiper les divers équipements de mesure. Il est très utilisé en monomode au Royaume-
Uni.
Le codage des couleurs est le suivant:
 manchon de couleur noir pour le multimode
 bleu pour le monomode PC
 vert pour le monomode APC

Type de clés sur le FC


Type N au Japon et en Europe et Type R aux USA

Pertes par insertion

Return loss

Fiches et raccords
4) Les connecteurs ST

C’est le standard par excellence, il est proposé par tous les constructeurs de connecteurs.
Il est très utilisé pour les applications LAN en multimode, il existe deux variantes:

 ST1  baïonnette droite


 ST2  baïonnette hélicoïdale

Pertes par insertion

Return Loss

Fiches et raccords
5) Les connecteurs SC
C'est l’interface la plus employée actuellement.
Le codage des couleurs est le suivant:
 beige pour le multimode
 bleu pour la monomode PC
 vert pour le monomode APC
a) Les composants du connecteur SC

Sur fibre 900µm

Sur câble

Pertes par insertion

Return Loss

Fiches et raccords
6) Les autres connecteurs 2,5 mm de terrain
a) Hotmelt
Ce connecteur est dédié principalement aux réseaux multimodes
Le connecteur est pré-collé avec de la colle à chaud.
Etapes principales de précâblage:
 chauffer le connecteur
 dénuder la fibre à la longueur requise
 introduire la fibre
 laisser refroidir
 finir le montage de la fibre / câble (sertir l’arrière du connecteur)
 procéder au polissage (manuel)

b) NPC : No Polish Connector


Le connecteur SC – NPC No Polish Connector est un connecteur de terrain de 3M, incluant
une épissure mécanique qui permet de se raccorder aux réseaux mono et multimodes à :
 une fibre 250 µm ou 900 µm
 un câble jarretière 3 mm
Ce connecteur est sans polissage, sans colle avec un outillage simple. Il est destiné à être
monté chez les clients dans les réseaux FTTH.
Il se décline en version
 PC monomode et multimode
 APC monomode
c) Crimplok
Ce connecteur est dédié uniquement aux réseaux multimodes
La fibre est montée sur le connecteur sans colle, uniquement par un sertissage de la fibre à
l’arrière du connecteur
Performance moyenne

7) Les connecteurs SFF : Small Form Factor

Conception de connecteurs de nouvelle génération avec pour objectif prioritaire de diminuer


leurs tailles.

a) Le connecteur VF 45 ( Fiche – Prise )

3M
b) Le connecteur LC ( Fiche – Raccord - Fiche )

Avaya

c) Le connecteur MU ( Fiche – Raccord – Fiche )

NTT
8) Les autres standards
D’autres standards ont été conçus puis mis sur le marché sans succès. Ces connecteurs ont
les mêmes encombrements que ceux vus précédemment à une différence près: ils
s’affranchissent de la férule cylindrique.
 Les connecteurs MTRJ, EC
 L’Optoclip 2

a) Le connecteur MTRJ ( Fiche – Prise )

Tyco

b) Le connecteur EC ( Fiche – Raccord – Fiche )

Radial
c) Le connecteur Optoclip ( Fiche – Raccord – Fiche )

La compagnie Deutch

9) Les pigtails
Les fabricants disposent de véritables "laboratoires" pour monter les connecteurs: salles
propres pour le polissage automatique des férules, leur inspection sur microscope à écran
déporté, leur mesure avec sources optiques mono/multimode, puissances mètre et
réflectomètres mono/multimode, etc …
Aussi assembler des connecteurs de câbles optiques sur un chantier plus ou moins
poussiéreux est-il fortement déconseillé !
Le pigtail est la solution la moins risquée, puisqu'elle consiste à la pré-connectorisation  une
fibre d'une longueur de 1,5 à 3 mètres sur laquelle on a déjà monté en usine un connecteur. Le
raccordement à la fibre déployée s'effectuant ensuite par une épissure par fusion ou
mécanique.
Il existe des pigtails avec tout type de connecteur: FC, ST, SC, LC, etc….

Pigtail = 1,5 à 3 mètres de fibre (250 µm ou 900 µm) pré-connectorisée


10) Les cassettes de lovage
Le rôle de la cassette de lovage est de permettre un "stockage" propre et rationnel du surplus
de fibre optique. En effet il est toujours conseillé de garder du "rab" de fibre au cas où il y aurait
par la suite un problème  il faut mieux avoir trop que pas assez, surtout en fibre optique !
Il existe des cassettes de lovage de différentes formes, tailles, etc …A l'intérieur on y trouve des
dispositifs de fixation (languettes, attaches, etc. ) pour ranger la fibre ainsi que des logements
pour les épissures mécaniques ou smooves.
Attention à la compatibilité des cassettes et des épissures, leur rangement n'est pas toujours
possibles  solutions parfois propriétaires !

a) Le rôle
b) Le rangement de la cassette de lovage
La cassette est faite pour être ensuite fixée soit dans un tiroir optique ou directement sur un répartiteur.
c) Les tiroirs optiques
Le tiroir c'est l'interface mécanique entre les fibres optiques provenant des équipements de
transmission (switch, routeurs, etc.) et celles provenant du réseau. Il est fait pour être fixé dans
une baie.
Il comporte les matériels nécessaires (cassettes de lovage, raccords, traversées, etc…)
permettant:
 Soit le lovage des surlongueurs de pigtail (3m) et le stockage des pigtails en attente.
 Soit le brassage des fibres par des connecteurs de type FC, EC, SC, etc. La liaison vers
l'équipement de transmission s'effectuant alors par une jarretière.
En fonction du tiroir, les câbles arrivent soit à l'arrière ou par le côté. Le dessus et le dessous du
tiroir sont parfois perforés pour permettre la convection naturelle de la chaleur, due aux
équipements actifs lorsque ceux-ci sont dans la même baie.
E - LES MESURES EN FIBRE OPTIQUE.
I - LA DEMARCHE DE MAINTENANCE DANS UN RESEAU F.O.

1) Introduction

Dans la maintenance d'un réseau fibre optique il y a toute une démarche à acquérir
dans la façon d'intervenir. Le réseau ne marche pas, d'où vient le problème ?
 1°- il faut tout d'abord savoir s’il y a la continuité physique du média (de la fibre). Cela se
vérifie avec un "crayon" optique.
 2°- s’il y a la continuité optique, est ce que le niveau de signal est suffisant ? Est-il
conforme à celui requis dans le cahier des charges ? Cela se vérifie avec des
équipements de photométrie: source laser et puissance mètre.
 3°- si le niveau de signal (puissance reçue) n'est pas correct, le problème est où ?
à quelle distance ? Cela se vérifie avec un réflectomètre.

2) La propreté des connexions


Aujourd’hui les techniques de fabrication des connecteurs ont éliminé les principaux
problèmes d’alignement des cœurs et la source principale des problèmes rencontrés sur le
terrain est la propreté des connexions

Chaque fois que le connecteur se “clipse”, des particules de saleté (si aucune précaution n'a
été faite) se déplacent sur le cœur de la fibre:

- les particules plus larges que 5μm “explosent” et "contaminent" le cœur


- les particules peuvent nuire aux contacts physiques des connecteurs
- créations de rayure définitive sur la fibre obligeant le remplacement

Une simple particule dans le cœur de la fibre cause des effets importants de rétro diffusion,
perte d’insertion voir endommagement des équipements !
Mate : assemblage

= Saleté

A chaque connexion d’un connecteur sale non inspecté les pertes du signal augmentent. Les
particules proches du cœur de la fibre nuit considérablement aux performances du signal.

Connecteurs nettoyés versus connecteurs sales


La courbe de réflectométrie ci-dessous illustre les impacts d’un connecteur mal nettoyé

3) Effets sur les performances d’une connexion sale

Mating : assemblage
4) Les premiers outils d'intervention

a) Le localisateur de défaut visuel


On vérifie la continuité physique d'une liaison optique avec un "crayon" optique: VDL Visual
Default Locator Localisateur de Défauts Visuel.

Son principe consiste à injecter un faisceau laser à une longueur d'onde visible (~635 nm =
rouge) à une extrémité de la liaison et a vérifier visuellement sa présence à l'autre extrémité.

OVF 1 de JDSU

b) La pince de trafic
La pince de trafic permet de contrôler l’état (actives ou non) des fibres monomodes, 250µm ou
900µm ou à gaine de 3mm et de visualiser le sens du trafic.
Plusieurs constructeurs proposent ce type de produits: Fujikura, WIIcom, Photom, Sumitomo,
Furukawa, etc…

FID 20 et 21 R de FUJIKURA
c) La photométrie
La photométrie permet de vérifier l'atténuation d'une liaison fibre optique.
1. Mesure de l'atténuation par pertes d'insertion
La mesure d'atténuation par pertes d'insertion en anglais Insertion Loss Method est une
méthode relativement simple qui permet rapidement de donner l'affaiblissement global d'une
liaison fibre optique.

1ère partie
L'émetteur (source Laser) est relié au récepteur (puissance mètre) par l'intermédiaire de deux
jarretières et un raccord optique et l'on relève la valeur indiquée sur le récepteur (puissance
mètre) P1 dBm

Mesure de P1 dBm
2 jarretières
+ 1 raccord

Source Laser Puissance mètre

2ère partie
On insère le réseau à mesurer entre les 2 jarretières et l'on relève la valeur indiquée sur le
récepteur (puissance mètre) P2 dBm
L'affaiblissement du réseau est :

Insertion de la Mesure de P2 dBm


liaison optique

Source Laser Puissance mètre

A dB = P1 dBm – P2 dBm
d) La réflectométrie

1. L’introduction
Nous avons vu précédemment que dans les causes d'atténuation du signal dans une Fibre
Optique il y a entre autre le phénomène de diffusion (l'effet Rayleigh). Celui-ci a pour
conséquence qu'en fait toutes les particules de silice dont la fibre est formée renvoient un peu
de lumière dans toutes les directions.
C'est un phénomène que l'on peut également observer dans sa voiture par temps de brouillard
lorsque celui-ci est très épais (dense), quand on allume ses phares  dans le brouillard on voit
ses propres phares.
Et bien dans la mesure par réflectométrie on va mettre à profit cette particularité, on va analyser
la lumière rétrodiffusée par la fibre optique.

Phénomène identique à celui de l'éclairage des phares dans le brouillard

2. Le principe
La réflectométrie optique temporelle ou OTDR Optical Time Domain Reflectometer consiste à
injecter une impulsion lumineuse à une extrémité de la fibre optique à analyser et à observer à
la même extrémité de la fibre optique, l’intensité optique en retour (rétrodiffusée).
Le signal détecté est de forme décroissante avec le temps, typique du phénomène de
rétrodiffusion, avec superpositions de pics dues aux réflexions successives sur les extrémités
de la fibre ou autres discontinuités d’indice.

Puissance

Temps
Synoptique du réflectomètre

3. Quelles informations a t - on ?

La courbe de rétrodiffusion permet de déterminer sur un tronçon de fibre:


 son atténuation et son affaiblissement linéique
 les caractéristiques d’une épissure, d’une connexion ou d’un défaut de ligne
(réflectance et atténuation).
 sa longueur

4. La mesure de la rétrodiffusion

La lumière après réflexion doit parcourir le même chemin dans l’autre sens, pour revenir à son
point de départ. La lumière ainsi émise, puis rétrodiffusée, parcourt deux fois la longueur de la
fibre et subit donc deux fois son atténuation.

Résolution et pouvoir séparateur:


La distance d’un point sur la fibre au réflectomètre est égale à :
d = (T x v) / 2 (/2 à cause de l'aller et retour)
distance = temps x vélocité
v=C/n
avec C = Célérité (vitesse de la lumière) et n = indice
d’où d= T  (C /2 n) avec T temps de trajet aller et retour de l’impulsion en µs, pour les fibres
optiques en silice
d = (T  100) m
Le pouvoir séparateur dépend de la largeur d’impulsion L (10 ns correspond à un pouvoir
séparateur de 1m)
Plus l’impulsion est étroite, meilleur est le pouvoir séparateur
Au temps t0: Puissance transmise = Pt0 Puissance rétrodiffusée = Pr0

t0 et t1 sont les instants d'impulsions successives.

Au temps t1: Puissance transmise = Pt1 Puissance rétrodiffusée = Pr1

Coefficient de rétrodiffusion de la fibre = Pt0 / Pr0 = Pt1 / Pr1 =...

5. Les réglages du réflectomètre

Avant la mesure il est nécessaire de renseigner un certain nombre de paramètres sur le


réflectomètre à savoir :

 Prendre le tiroir adéquat en fonction du type de fibre

 Choisir la longueur d’onde pour la mesure

 Largeur de l’impulsion

 Echelle verticale

 Echelle horizontale

 Nombre de moyennage

 Temps d’acquisition
a. Le choix du bon tiroir

 Fibre multimode
 Fibre monomode

b. La longueur d’onde de la mesure (ici monomode)

 1310 nm ou 1550 nm selon la longueur d’onde de la liaison


 1550 nm pour rendre visibles les contraintes d’installation (pertes dues aux
courbures)

c. La largeur de l’impulsion
Elle est choisie en fonction de la résolution souhaitée, plus long sera le câble plus les
impulsions seront larges.

 Impulsion étroite -> haute résolution


 Impulsion large -> grande dynamique

d. L’échelle verticale
Choisie en fonction de l’atténuation et de la longueur du câble. En mesure, elle doit toujours
être la plus dilatée possible.

e. L’échelle horizontale
Choisie en fonction de la longueur du câble en mesure, elle doit toujours être la plus dilatée
possible.

f. Le nombre de moyennage
Suivant l’atténuation de la fibre en contrôle, largeur d’impulsion, et la résolution verticale
souhaitée.

g. Le temps d’acquisition
Plus le temps d’acquisition est long, plus la trace affichée sera lissée et donc exploitable.
6. Les caractéristiques de la fibre à paramétrer

 Le coefficient de rétrodiffusion modifie les mesures de réflectance.


 L'indice de réfraction de la fibre influe sur les distances mesurées. Une valeur est
déjà dans l’appareil suivant la fibre mesurée, il est préférable de prendre la valeur
donnée par le constructeur du câble.

7. L’entrée des paramètres de traçabilité

 Date
 Référence du câble
Numéro du tube
Numéro ou couleur de fibre
 Référence du chantier
 Sens de mesure O/E (Origine / Extrémité ou Ouest / Est)
 Nom du personnel exécutant
 Code de couleur utilisé

8. Les réglages lors de la mesure


 Longueurs d’onde de mesure

 Largeur de l’impulsion

 Echelle verticale

 Echelle horizontale

 Nombre de moyennage

 Temps d’acquisition

 Caractéristiques de la fibre à paramétrer

 Rentrer les paramètres de traçabilité


e) L’interprétation de la mesure

Pour interpréter correctement la mesure il est nécessaire de bien analyser les courbes dans le
détail !

1. La longueur de la fibre
La base de temps du réflectomètre permet d'avoir l'axe des abscisses (horizontal) gradué en
mètre ou Km permettant ainsi de déterminer la longueur de la fibre.

2. La zone d'ombre ou la zone morte ou la zone aveugle dead zone


Les composants (photodiode, amplificateur) n’ont pas une bande passante suffisante pour
représenter l’ensemble du pic. Il y donc saturation et désaturation (zone b et c). Cette zone
varie beaucoup d’un appareil à l’autre et suivant la longueur d’impulsion (30 – 300 m). Sur
l’ensemble de cette zone nous n’avons aucune vision de ce qui se passe sur la fibre.
Il est donc nécessaire d’utiliser une fibre amorce, placé entre le réflectomètre et la fibre à tester.
3. L'atténuation

L'observation de la pente de la courbe nous renseigne sur l'atténuation


Deux méthodes de mesure de pente d’atténuation:
 Droite liant deux points extrêmes (dB)
 Droite des moindres carrés (LSA: Least mean square) – (dB/km)

Exemple de résultat d'une mesure au réflectomètre


Il est possible de détecter une contrainte mécanique sur la fibre en comparant les niveaux lus à
1310 nm et 1550 nm après l’injection (avec une fibre amorce).
A 1550 nm les contraintes appliquées sur une fibre sont plus visibles qu’à 1310 nm.
La valeur du raccordement à 1550 nm, au niveau de la jonction fibre amorce / fibre en mesure,
ne doit pas être supérieure à celle à 1310 nm de plus de 0,05 dB.
Mesure de positionnement de défauts
 Curseur au début du pic de Fresnel ou au début du saut d’atténuation

4. Le niveau d'injection
Il est possible de détecter une contrainte mécanique sur la fibre en comparant les niveaux lus à
1310 nm et 1550 nm après l’injection (avec une fibre amorce).
A 1550 nm les contraintes appliquées sur une fibre sont plus visibles qu’à 1310 nm.
La valeur du raccordement à 1550 nm, au niveau de la jonction fibre amorce / fibre en mesure,
ne doit pas être supérieure à celle à 1310 nm de plus de 0,05 dB.

5. Les pics fantômes


Ce que l'on appelle les pics fantômes en réflectomérie, ce sont des événements que l'on
observe sur la courbe de réfllectométrie et qui ne devraient théoriquement pas exister, en
regard de la liaison.
En fait ce sont des échos sur le connecteur d’entrée. Ces derniers sont principalement causés
par des pics de réflexion fortement importants.

6. Les types de défauts


7. La localisation des défauts

Exemple:

Observons ce qui se passe dans une fibre d'une longueur de 700 mètres et ou il y a un
événement réflectif assez fort à 300 mètres de la source

Sachant que la lumière parcoure dans une fibre en:


10 ns  2 mètres
soit en 100 ns  20 mètres
soit en 1000 ns ou 1 µs  200 mètres

Représentez sur les graphes ci-contre le parcours de la lumière: D = f(T) ainsi que la courbe de
réflectométrie attendue.
Temps ( µs )
700 m

11 µs

300 m
10 µs

9 µs

8 µs

7 µs

6 µs

5 µs

4 µs

3 µs

2 µs

1 µs

Distance ( m )
200 400 600 800 1000 1200
Atténuation
( dB )

Distance ( m )
200 400 600 800 1000 1200

f) Le budget et le bilan optique


1. Le budget optique
Le budget optique c'est comme un budget dans un ménage, c'est ce dont on dispose !
En effet, prenons une chaîne de liaison optique classique. Il y a dans celle-ci trois éléments
fondamentaux qui sont: l'émetteur, le réseau et le récepteur. Si les émetteurs et récepteurs
optiques sont par exemple des cartes de type PCI 2972 de chez "Allied Telesyn" avec les
caractéristiques ci-contre.
On voit bien que le constructeur donne comme information la puissance maximum et minimum
que la carte est capable de fournir ainsi que la sensibilité de la carte en réception.
Ainsi, dans notre cas la puissance d'émission est au pire de –9,5 dBm, pour fonctionner le
récepteur doit recevoir une puissance de –17 dBm au minimum.
L'affaiblissement maximum autorisé est donc de:
17 dB – 9,5 dB = 7,5 dB
C'est ce que l'on appelle le Budget optique
L'affaiblissement total de la liaison optique ne devra pas dépasser ce budget !

Emetteur optique Récepteur optique


(puissance minimum (seuil de sensibilité
d'émission) minimum de réception)

Liaison
Fibre Optique

2. Le bilan optique
Ce que l'on appelle le bilan optique, c'est ce que l'on dépense réellement dans le réseau
optique.
Dans le schéma de la page ci-contre, la liaison Fibre Optique n'est pas réalisée d'une seule
traite ! on traverse tout un tas de connecteurs, d'épissures par fusion et mécanique, des
longueurs de Fibre Optique différentes, etc… chacun de ces éléments apportant sa propre
atténuation. Il conviendra donc de faire le bilan global de l'ensemble de la liaison et de regarder
s’il tient dans le budget.
Dans le cas ci-après, le calcul du bilan optique dans une chaîne de liaison optique peut se
résumer à ceci

A (dB) = [FO x L] + [E x Nb.E ] + [C x Nb.C ]

Valeur moyenne
Composant
d'affaiblissement

Épissure par fusion 0,1 dB

Épissure mécanique 0,2 dB

Connecteur 0,5 dB

Fibre Optique 0,37 dB/km à 1300 nm


0,20 dB/km à 1500 nm

Pour les coupleurs (splitter), à défaut de disposer des spécifications


constructeurs, on utilisera les valeurs moyennes suivantes

Coupleur 1:2 3,5 dB

Coupleur 1:4 7 dB

Coupleur 1:8 10 dB

Coupleur 1:16 14 dB

Coupleur 1:32 18 dB

Liaison
Fibre Optique

Epissure Epissure Epissure Epissure


Connecteur fusion fusion Connecteur
mécanique Connecteur Connecteur mécanique

FO FO FO FO FO FO FO

Exemple de constitution de liaison Fibre Optique

A (dB) = [FO x L] + [E x Nb.E ] + [C x Nb.C ]

FO = atténuation linéique de la fibre L = longueur de la fibre en Km


E = atténuation moyenne des épissures NbE = nombre d’épissures
C = atténuation moyenne d’un connecteur NbC = nombre de connecteurs

Common questions

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A standard optical fiber consists of a core and cladding made of high-purity silica doped with elements like germanium. The core confines most of the guided light's energy, while the cladding provides optical confinement. The fiber is also covered with a primary coating for mechanical protection but not for light propagation. The optical part (core and cladding) measures 125 µm and is always covered by a primary coating ranging from 250 µm to 900 µm to protect against environmental damage .

Transmission windows in fiber optics are crucial because they represent the wavelengths at which optical fibers offer the least attenuation and highest efficiency. There are three primary windows: the first at 850 nm, the second at 1310 nm, and the third at 1550 nm, with the latter providing minimal attenuation but requiring high-performance optoelectronics. These windows guide the industry on optimal wavelength usage for different applications, balancing cost and performance. The advancements overcoming the OH absorption peak have further expanded these windows .

Newer designs like NPC (No Polish Connector) and Crimplok connectors significantly enhance fiber optic deployments by simplifying the installation process, minimizing the need for complex tools, and reducing installation time. NPC connectors eliminate the need for polishing or adhesives and are intended for both single-mode and multimode installations. Crimplok connectors, used in multimode applications, also forego adhesives, relying solely on mechanical crimping. These innovations are especially critical in field deployments where technical resources are limited .

Silica-based fibers are predominantly used in broader networks such as Local Area Networks (LAN), Metropolitan Area Networks (MAN), backbones of operators, and FTTx deployments due to their high transmission efficiency over long distances . In contrast, plastic optical fibers are preferred for very small LANs, automation, automotive applications, and lighting systems because they are cost-effective, simple to implement, and suitable for short-distance communication .

Manufacturing imperfections such as irregular core/cladding geometries and material inconsistencies lead to degraded signal quality in optical fibers. These imperfections cause increased scattering and reflection losses, reducing transmission efficiency. Modern manufacturing processes strive to minimize these defects through precision chemical vapor deposition techniques, strict material purity standards, and rigorous quality control protocols to enhance fiber consistency and performance .

The key advancements in the development of plastic optical fibers since the 1960s include the substitution of hydrogen atoms with fluorine in a polymer by Hoescht in 1988, resulting in an ultra-transparent polymethyl methacrylate (PMMA) that improved performance. Further advancements were made by Fuji Photo Film in 2006, introducing a flexible resin acrylic fiber. These fibers are now prevalent for short-distance data transmission, industrial lighting, and consumer electronics, due to their low cost and physical properties .

Pigtails play a crucial role in fiber optic installations by providing pre-terminated fiber ends that simplify and expedite field connections through fusion or mechanical splicing. The benefits include reducing field connectorization errors, minimizing contamination risks, and ensuring high-quality terminations. Pigtails are especially valuable in environments where cleanroom conditions are not feasible, offering reliable connections with various standard connectors like FC, ST, SC, and LC .

Signal loss in optical fibers is caused by several mechanisms: Rayleigh scattering, absorption by impurities converting photon energy into heat, geometric imperfections, and curvature losses. Rayleigh scattering results from the intrinsic fiber material properties, showing variability with wavelength. Absorption losses are tackled by minimizing impurities during manufacturing. Geometric defects and curvatures, particularly at higher wavelengths, result in reflections that lose part of the signal power. Together, these factors limit the efficiency and distance of optical data transmission .

Dispersion effects in optical fibers, including modal, chromatic, and polarization mode dispersion, challenge data transmission by causing temporal signal distortion. Modal dispersion occurs with multiple propagation paths in multimode fibers, whereas chromatic dispersion arises due to varied propagation speeds of different wavelengths. Polarization mode dispersion affects signal polarization. Solutions include using single-mode fibers to eliminate multiple propagation paths, employing monochromatic light sources, and installing dispersion compensators to adjust propagation speeds .

Reduction in attenuation has profoundly impacted fiber optics technology, allowing for longer transmission distances and higher data bandwidths without the frequent need for signal regeneration. Initially, attenuation was as high as 20 dB/km, but advancements have reduced it to as low as 0.2 dB/km at 1550 nm for single-mode fibers. These improvements, driven by material purity enhancements and structural optimizations, have enabled the deployment of global high-speed internet networks and advanced telecommunications infrastructures .

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