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Étude de Ruta chalepensis : Activités Antioxydantes et Antifongiques

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‫الجوهىريت الجسائريت الديوقراطيت الشعبيت‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعلين العالي والبحث العلوي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫جـاهعت هحود البشير اإلبراهيوي برج بىعريريج‬
Université Mohamed El Bachir El Ibrahimi B.B.A.
‫كليت علىم الطبيعت والحياة وعلىم االرض والكىى‬
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l’Univers
‫ح‬ٞ‫٘ى٘خ‬ٞ‫قسٌ اىعيً٘ اىث‬
Département des Sciences Biologiques

Mémoire
En vue de l’obtention du Diplôme de Master

Domaine Des Sciences de la Nature et de la Vie


Filière : Sciences Biologiques
Option : Biotechnologie et protection des végétaux

Thème

Contribution à l’étude phytochimique et activités biologiques


des extraits de la plante Ruta chalepensis de la région de
Bordj Bou Arreridj

Présenté par : Nour el houda Charif


Hanane Allou
Devant le jury :

Président : Mr TOUFIK ALIAT MAA Université de Bordj Bou


Arreridj
Encadreur : Mme SABAH BOUMERFEG MCA Université de Bordj Bou
Arreridj
Examinateur : Mme Amina ZERROUG MAA Université de Bordj Bou
Arreridj

Année universitaire : 2014/2015

REMERCIEMENT
Avant toutes choses, je remercie Dieu, le tout puissant, pour nous avoir donné la
force et la patience.
Nous exprimons nos profondes gratitudes à nos parents pour leurs soutiens,
leurs encouragements et pour les sacrifices qu'ils ont enduré.
Nos plus vifs remerciements vont également à tous les membres de jury qui ont
accepté de juger ce modeste travail.
Nous exprimons mes profonds remerciements à Dr. Sabah Boumerfeg pour
avoir encadré et dirigé ce travail malgré ses lourdes responsabilités, nous le remercie
pour sa disponibilité, ses conseils et pour les efforts qu’il avait consentis durant la
réalisation de ce mémoire.
Un remerciement spécial aux personnels du laboratoire de biochimie appliquée
universitaire de Sétif pour leur aide, en particulier Pr A. Baghiani et Pr L. Arrar.
Nos remerciements vont également aux enseignants du département de science
de la nature et de la vie pour leur dévouement et leur générosité.
Nous adressons mes sincères remerciements à Melle Aicha aissat et Melle Sanaa
Aouacheria pour leur aide et encouragement.
Aux personnels du laboratoire de microbiologie et biochimie pour leur aide,
surtout Melle Sabrina et Mr Abdel ghani.
À toute personne qui a participé de près ou de loin, directement ou
indirectement, à la réalisation de ce travail.

Merci à tous
Nour el houda

Hanane

Dédicace
Je dédie ce modeste travail au Dieu le tout puissant, qui m’a tracé le chemin de vie,
et qui ma donné la force pour réaliser ce travail
A mes très chers Parents : Vous qui avez toujours cru en moi et su me redonner
confiance lorsque la motivation n'était plus au rendez-vous. Acceptez ce travail
comme le témoignage de mon profond amour et mon attachement fidèle
A mon très cher mari : Charef
A mes chères sœurs : Hanane et Halima
A mes chers frères : Salah edin et Abdel badie
A ma très proches amie Farah et Loubna
A mes chères grandes mères et mes chers grands pères

A mes oncles et mes tantes


A mes amies que j’ai vécu avec elles de bons moments au cours de mon parcours à
l’université: Djamila, Hanane, Asma, Hakima, Widade Sans oublier :Lamia, Louiza,
Raouia, Wafa, Fatiha, Sara et khadija
A mes camarades de la promotion du master de Biotechnologie et protection des
végétaux
A ceux qui me connaissent de prés ou de loin

Nour el houda
Je dédie ce mémoire à …

A ma mère Mili Nedjma


Affable, honorable, aimable : Tu représentes pour moi le Symbole de la bonté par
excellence, la source de tendresse et l’exemple du dévouement qui n’a pas cessé de
m’encourager et de prier pour moi.
A mon Père Mohamed chérif
Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect
que j’ai toujours eu pour vous.
Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien
être.
Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu as consentis pour mon éducation et ma
formation.
A mes très chères tous les sœurs
A mes très chers tous les frères
A tous les membres de ma famille, petits et grands.
A mes chères amies Imane Amina Houda Assia Djamila Asma Widad Louisa
Ahlem Samia lamia

Hanane
LISTE DES ABREVIATIONS

AAR%: pourcentage de l’activité antioxydante relative


AlCl3: Trichlorure d’aluminium
BHA: Butylhydroxyanisole
BHT: Butylhydroxytoluène
DMSO: Dimethyl sulfoxyde
DPPH: Diphenyl picryl- hydrazyle
E.N.S: Ecole Normale Supérieure
EAG: Equivalent d’acide gallique
EBr: Extrait brut
EQ: Equivalent de quercetin
ERO: Espèce réactive d’oxygène
F.c: Fusarium culmorum
H2O2: peroxyde d’hydrogène
I %: pourcentage d’inhibition
IC50: concentration inhibitrice de 50 %
LBSM: Laboratoire de Biologie des Systèmes Microbiens
Na2CO3: Carbonate de sodium
NO: Monoxyde d’azote
O2-: Radical superoxyde
OH: Radical hydroxyl
ONOO-: Peroxynitrite
PDA: Potato-dextrose-agar
Pn: Penicillium
SOD: Superoxyde dismutase
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Ruta chalepensis......................................................................................................... 3


Figure 2 : Caractères du thalle de genre Penicillium................................................................. 11
Figure 3 : Caractéristiques de Fusarium culmorum................................................................... 12
Figure 4 : Procédure d'extraction des composés phénoliques du Ruta chalepensis................... 15
Figure 5 : Droite d’étalonnages de l’acide gallique................................................................... 21
Figure 6 : Droite d’étalonnages de la quercétine....................................................................... 22
Figure 7 : Cinétique de blanchissement du β-carotène à 490 nm en absence et en présence
des extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis, du BHT, MeOH ; DMSO et H2O........................... 24
Figure 8 : Activité antioxydante de l’extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis ; du BHT et des
véhicules à 24 h, dans le système de β-carotène / acide linoléique............................................ 24
Figure 9 : Réaction d’un antioxydant avec le radical DPPH...................................................... 25
Figure 10: Pourcentage d’inhibition du radical libre DPPH en fonction des concentrations
des standards et l’extrait brut de Ruta chalepensis..................................................................... 26
Figure 11 : Le pouvoir anti-radicalaire de l’extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis et des
standards...................................................................................................................................... 27
Figure 12 : Pouvoir antifongique d’extrait de Ruta chalepensis sur la croissance de
Fusarium culmorum et Penicillium sp après 5........................................................................... 29
Figure 13 : l’activité antifongique de l’extrait brut de Ruta chalepensis................................. 30
Résumé
Notre travail porte sur l’étude phytochimique et activités antioxydant et antifongique
d’extrait brut (EBr) de la partie aérienne de Ruta chalepensis de la région de Bordj Bou Arreridj.
Ruta chalepensis est une plante aromatique, appartenant à la famille des Rutacées, appelée
communément par la population locale « Fidjel ». Elle est spontanée, largement répandue en
Afrique du nord, particulièrement en Algérie. Elle est encore utilisée dans la médecine
traditionnelle comme anti-inflammatoire, antispasmodique et pour le traitement des pathologies
cutanées.
L’extraction des composés phénoliques de la partie aérienne de la plante a été effectuée en
utilisant le méthanol avec l’eau distillé par double macération. Les résultats montrent que l’extrait
brut présent un rendement de 20,83%.
L’estimation quantitative des polyphénols totaux et des flavonoïdes par la méthode de Folin-
Ciocalteu et la méthode de trichlorure d’aluminium, respectivement montre que l’extrait brut est
riche en ces composés (160,21± 7,29 µg EAG/mg d’extrait et 17,97± 0,05 µg EQ /mg d’extrait
respectivement)
L’inhibition de l’oxydation couplée de l’acide linoléique β-carotène a été évaluée par le test
de blanchissement du β-carotène qui a montré une activité antioxydante puissante avec un
pourcentage d’inhibition de 65.72 ± 1.96 %. Pareillement l’extrait brut a montré un pouvoir
remarquable de piégeage du radical libre DPPH (IC50 égale à 0,155 ± 0,00115 mg/ml). L’évaluation
du pouvoir antifongique de l’extrait par la méthode de contact direct a révélé une bonne activité
inhibitrice vis-à-vis des champignons Fusarium culmorum et Penicillium sp pour les concentrations
100, 50 et 25 mg/ml.
D’après les résultats obtenus dans ce travail, on peut dire que la plante étudiée possède des
activités biologiques considérables.

Mots clés : Ruta chalepensis, Polyphénols, Activité antioxydante, Activité antifongique, Bordj Bou
Arreridj.
‫الولخص‬
‫اىٖذف ٍِ ٕذٓ اىعَو ٕ٘ اىذراسح اىن‪َٞٞ‬ائ‪ٞ‬ح اىْثاذ‪ٞ‬ح ٗ اىْشاؼ‪ٞ‬ح اىَعادج ىألمسذج ٗ اىْشاؼ‪ٞ‬ح اىَعادج ىيفؽز‪ٝ‬اخ ىيَسرخيض اىخاً‬
‫ىيدشء اىٖ٘ائ‪ ٜ‬ىْثرح ‪ Ruta chalepensis‬اىر‪ ٜٕ ٜ‬عثارج عِ ّثاخ عؽز‪ْٝ ٛ‬رَ‪ ٜ‬إى‪ ٚ‬عائيح ‪ ٗ Rutacées‬اىر‪ٝ ٜ‬ؽيق عي‪ٔٞ‬‬
‫اىسناُ اىَحي‪ ُ٘ٞ‬اسٌ اىف‪ٞ‬دو ٕذا االخ‪ٞ‬ز ‪ْٝ‬رشز تشنو ٗاسع ف‪ ٜ‬شَاه إفز‪ٝ‬ق‪ٞ‬ا ٗ اىدشائز ٗ ‪ٝ‬سرخذً ف‪ ٜ‬اىؽة اىرقي‪ٞ‬ذ‪ ٛ‬ف‪ ٜ‬مث‪ٞ‬ز ٍِ‬
‫اىثيذاُ مَعاد ىالىرٖاب‪ٍ ,‬عاد ىيرشْح ٗ ىعالج األٍزاض اىديذ‪ٝ‬ح‪.‬‬
‫ذٌ اسرخالص اىَزمثاخ اىف‪ْ٘ٞ‬ى‪ٞ‬ح ىيدشء اىٖ٘ائ‪ ٜ‬ىيْثرح تاسرعَاه اىَ‪ٞ‬ثاّ٘ه ٗ اىَاء اىَقؽز ت٘اسؽح اىْقع اىَشدٗج تَزدٗد ٍساٗ‪ ٛ‬ه‬
‫‪.20,83%‬‬
‫ت‪ْٞ‬د ّرائح اىرقذ‪ٝ‬ز اىنَ‪ ٜ‬ىعذ‪ٝ‬ذاخ اىف‪ْ٘ٞ‬ه اىني‪ٞ‬ح تؽز‪ٝ‬قح ‪ ٗ Folin-Ciocalteu‬اىفالفّ٘٘‪ٝ‬ذاخ تؽز‪ٝ‬قح ثالث‪ ٜ‬مي٘ر‪ٝ‬ذ األىَْ‪ ً٘ٞ‬أُ‬
‫اىَسرخيض اىخاً غْ‪ ٜ‬تٖذٓ اىَزمثاخ (‪ٍٞ 7, 29 ±160, 21‬نزٗ غزاً ٍنافئ ىحَط اىغاى‪ٞ‬ل‪ٍ /‬غ ٍِ اىَسرخيض ٗ ‪±17,97‬‬
‫‪ٍٞ 0,05‬نزٗ غزاً م‪ٞ‬زس‪ٞ‬ر‪ٍ / ِٞ‬غ ٍِ اىَسرخيض عي‪ ٚ‬اىرزذ‪ٞ‬ة)‪.‬‬
‫أُ ّسثح ذثث‪ٞ‬ػ أمسذج‬ ‫مَا أظٖزخ ّرائح اىْشاؼ‪ٞ‬ح اىَعادج ىألمسذج تاسرعَاه اخرثار ‪β- carotène- acide linoléique‬‬
‫حَط اىي‪ْ٘ٞ‬ى‪ٞٞ‬ل ماّد عاى‪ٞ‬ح ‪.% 1.96 ± 65.72‬مَا اتذ‪ ٙ‬اىَسرخيض قذرج ٍيح٘ظح عي‪ ٚ‬اساحح اىدذر اىحز ‪ DPPH‬ترزم‪ٞ‬ش‬
‫‪ٍIC 50‬ساٗ‪ ٛ‬ه ‪ٍ 0,00115 ±0,155‬غ‪ٍ/‬و‪.‬‬
‫ٍِ خٖح أخز‪ ٙ‬ت‪ْٞ‬د ّرائح ذق‪ّ ٌٞٞ‬شاؼ‪ٞ‬ح اىَسرخيض اىَعادج ىيفؽز‪ٝ‬اخ تؽز‪ٝ‬قح االحرناك اىَثاشز أُ ىيَسرخيض اىخاً ّشاغ‬
‫ٍعاد ىيفؽز‪ٝ‬اخ خ‪ٞ‬ذ ظذ اىفؽز ‪ Penicillium sp ٗ Fusarium culmorum‬عْذ اىرزام‪ٞ‬ش ( ‪ٍ 100 ٗ 50 ٗ 25‬غ‪ٍ/‬و)‪.‬‬
‫ٍِ خاله اىْرائح اىَحصو عي‪ٖٞ‬ا ٍِ ٕذٓ اىذراسح ‪َٝ‬نِ اىق٘ه اُ ّثاخ ‪َٝ Ruta chalepensis :‬يل ّشاؼ‪ٞ‬ح ت‪٘ٞ‬ى٘خ‪ٞ‬ح ٍعرثزج‬
‫الكلواث الوفتاح ‪ ، Ruta chalepensis :‬اىْشاؼ‪ٞ‬ح اىَعادج ىيفؽز‪ٝ‬اخ‪ ،‬اىْشاؼ‪ٞ‬ح اىَعاد ىألمسذج‪ ،‬عذ‪ٝ‬ذاخ اىف‪ْ٘ٞ‬ه ‪ ،‬تزج‬
‫ت٘عز‪ٝ‬ز‪ٝ‬ح‪.‬‬
SOMMAIRE

INTRODUCTION................................................................................................................1
REVU BIBLIOGRAPHIQUE
1. La plante Ruta chalepensis...........................................................................................3
1.1. Description botanique............................................................................................................3
1.2. Systématique..........................................................................................................................4
1.3. Composition chimique...........................................................................................................4
1.4. Usage et toxicité....................................................................................................................5
2. Les métabolites secondaires..........................................................................................5
2.1. Les polyphénols.....................................................................................................................5
2.1.1. Les acides phénoliques.......................................................................................................6
2.1.2. Les flavonoïdes...................................................................................................................6
2.1.3. Les tanins............................................................................................................................6
2.2. Les terpènes...........................................................................................................................7
2.3. Les alcaloïdes.........................................................................................................................7
3. Activités biologiques des polyphénols.......................................................................7
3.1. Activité antioxydant des polyphénols....................................................................................7
3.1.1. Les radicaux libres..............................................................................................................7
3.1.2. Les conséquences moléculaires du stress oxydatif............................................................8
3.1.3. Les antioxydants.................................................................................................................8
[Link]. Les antioxydants enzymatiques.......................................................................................8
[Link]. Les antioxydants non enzymatiques................................................................................9

[Link]. Les antioxydants synthétiques.........................................................................................9

3.2. Activité antifongique des polyphénols .................................................................................9

3.2.1. Facteurs d’altération de blé tendre.....................................................................................9

[Link]. Les moisissures..............................................................................................................10


[Link].1. Le genre Penicillium...................................................................................................10
[Link].2. Le genre Fusarium......................................................................................................11
4. Les Méthodes de lutte contre les agents pathogènes.........................................13
4.1. La lutte culturale..................................................................................................................13
4.2. La lutte chimique.................................................................................................................13
4.3. La lutte génétique.................................................................................................................13
4.4. La lutte biologique...............................................................................................................13
MATERIELS ET METHODES
1. Matériels..................................................................................................................................14
1.1. Matériel biologique..............................................................................................................14
1.1.1. Matériel végétal................................................................................................................14
1.1.2. Souches de moisissures.....................................................................................................14
1.2. Appareils et produits chimiques...........................................................................................14
2. Méthodes................................................................................................................................15
2.1. Extraction des polyphénols..................................................................................................15
2.2. Dosage des polyphénols et flavonoïdes...............................................................................16
2.2.1. Dosage des polyphénols....................................................................................................16
2.2.2. Dosage des flavonoïdes....................................................................................................16
2.3. Test de blanchissement du β-carotène.................................................................................16
2.4. Détermination de l’activité antiradicalaire d’extrait de Ruta chalepensis par la méthode de
DPPH (effet scavenger)..............................................................................................................17
2.5. Méthode d’étude du pouvoir antifongique d’extrait de Ruta chalepensis...........................18

2.6. Etude statistique..................................................................................................................18

RESULTATS ET DISCUSSION
1. Extraction des polyphénols.....................................................................................................20
2. Analyse phytochimique..........................................................................................................20
2.1. Teneur en polyphénols totaux et en flavonoïdes.................................................................20
3. Tests in vitro de l’activité antioxydante.................................................................................22
3.1. Evaluation de l’activité antioxydante de l’extrait brut de Ruta chalepensis par le Test de
blanchissement du β-carotène....................................................................................................23
3.2. Evaluation de l’activité antioxydante d’extrait brut de Ruta chalepensis par le Test
DPPH ........................................................................................................................................24
4. Evaluation d’activité antifongique d’extrait de Ruta chalepensis..........................................28
CONCLUSION........................................................................................................................32
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Introduction
L’Algérie possède une richesse floristique considérable, ce potentiel de plantes médicinales
comporte des milliers d’espèces présentant divers intérêts et constituent un axe de recherche
scientifique et plus particulièrement dans le domaine des substances naturelles (Aberkane, 2006).
En fait, leurs propriétés thérapeutiques sont dues à la présence des milliers de composés naturels
bioactifs appelés: les métabolites secondaires notamment les polyphénols. Les polyphénols sont
présents dans toutes les parties des végétaux supérieurs (racines, tiges, feuilles, fleurs, pollens,
fruits, graines et bois) (Boizot et Charpentier, 2006). Ils constituent une grande classe chimique
qui disposent un extrême variété de structures et d’activités biologiques (Queiroz-Monici et al.,
2005), les plus représentés sont les anthocyanes, les flavonoïdes et les tannins (Boizot et
Charpentier, 2006).
La capacité antioxydante est le principal rôle physiologique attribué aux polyphénols
(Navarro et al., 2008). L’intérêt accru des antioxydants d’origine naturelle dans le but d’augmenter
la conservation des aliments s’explique par le fait que certains antioxydants synthétiques présentent
des risques de cancérogénicité (Velioglu et al, 1998).
Les polyphénols sont des composés principaux antimicrobiens des plantes, ayant des modes
d’action diverses et des activités inhibitrices et létales vis-à-vis d’une grande catégorie de
microorganismes procaryotes et eucaryotes (bactéries et champignons) (Cowan, 1999). La majorité
des polyphénols ont une activité antifongique très puissante.
L’incorporation de ces substances dans la gestion de l’agriculture peut réduire l’utilisation de
fongicides ; aussi diminuer la pollution de l’environnement (Hablaoui et Hakkoum, 2013).
En agriculture, les maladies fongiques sont l’une des contraintes les plus importantes pour la
production de blé. Parmi ces maladies, la fusariose, qui affecte les rendements mais aussi la qualité
sanitaire de la récolte par la présence de toxines dans les grains (Miedaner, 1996).
L’espèce Ruta chalepensis est connue par ses propriétés antifongiques (Oliva et al, 2003),
anti-inflammatoire; antiseptique; antipyrétique et antiparasitaire (Duke et al, 2008). L’extrait
aqueux de Ruta chalepensis a une activité hypotensive par un effet direct sur le système
cardiovasculaire (Duke et al, 2008). Dans ce contexte s’inscrit le présent travail de recherche dont
le but principal est d’étudier les activités antioxydantes et antifongiques de l’extrait brut de Ruta
chalepensis
 Le présent travail a pour objectif d’extraire les molécules bioactives, avec la détermination
de la concentration de certains groupes, comme il vise à tester les activités biologiques
surtout l’activité antioxydante par deux méthodes, le test de blanchissement du β-carotène et
DPPH plus l’étude de l’activité antifongique par la méthode de contact direct sur les
souches fongiques Fusarium culmorum et penicillium sp.
1. La plante Ruta chalepensis
1.1. Description botanique
Ruta chalepensis est une espèce méditerranéenne, relativement commune dans toute l’Algérie
septentrionale (Baba iassa, 1999), au Nord-est de l’Afrique, Sud de l’Europe et le Sud-ouest de
l’Asie (Mioulane, 2004).
Ruta chalepensis est une plante herbacée à tige ligneuse à la base, pouvant atteindre 1 m
(Baba aissa, 1999). Les feuilles de 6 à 12 cm de long, sont aromatiques, ovales, larges,
pennatiséquées, bleu-vert, elles présentent de nombreux lobes oblongs, lancéolés ou aborales. En
été, s’épanouissent des fleurs de 1 à 2 cm de diamètre, en coupe, de couleur jaune foncé, portant
quatre ou cinq pétales frangés de longs poils. Elles sont réunies en cymes lâches (Mioulane, 2004)
(Photo1).

Photo 1: Ruta chalepensis (Duke et al, 2008).


1.2. Systématique
Règne : Plantae
Sous règne : Tracheobionta (plantes vasculaires)
Super division : Spermatophyta (plantes à graine)
Division : Magnoliophyta (plantes à fleurs)
Sous division : Angiospermae
Classe : Magnoliopsida (dicotylédons)
Sous classe : Rosidae
Super ordre : Rutanae
Ordre : Sapindales
Famille : Rutaceae
Genre : Ruta
Espèce : Ruta chalepensis (Bonnier, 1999; Wiart, 2006; Takhtajan, 2009)
1.3. Composition chimique de Ruta chalepensis
1.3.1. Les Alcaloïdes
 Furoquinoline alcaloïdes: skimmianine, gamma-fagarine, dictamnine, kokusaginine,
pteleine
 Acridine alkaloids: arborinine- 2-arylquinoline, rutacridone, Gravacridiol (Waterman,
1975), chaloridone [4,5-dioxymethylene-11-methylfuro (2,3-c) acridin-6 (11H)-on]
(Ulubelen et Terem, 1988).
 Quinazoline alcaloïdes : comme l’arborine
 Quinoline alcaloïdes: parmi eux: graveoline, graveolineine (Waterman, 1975).

1.3.2. Les Huiles volatiles

Le rendement en huiles essentielles diffère selon le lieu de récolte mais généralement les
composés les plus rencontrés sont le 2-nonanone et le 2-undecanone (Merghache et al, 2009,
Mejri et al, 2010).

1.3.3. Les Flavonoïdes


Le composant majoritaire est la rutine (2-5%) (Fleming et al, 2000).
1.3.4. Les Coumarines (Milesi et al, 2001)
 Hydroxy-coumarines: umbelliferone, herniarin, gravelliferon, rutacultin.
 Furo-coumarines: bergapten, psoralen, xanthotoxin, chalepensin, isopimpinellin,
isoimperatorin, rutarin, rutaretine.
 Pyrano-coumarines: parmi eu: xanthyletine.

1.3.5. Les lignans : Savinine, helioxanthine (Fleming et al, 2000).

1.4. Usage traditionnel et médicinal


Ruta chalepensis est une plante ornementale des jardins, sa présence éloigne les vipères (Le
moine, 2001). Les feuilles fraîches, quoique très amères, sont comestibles, elles sont utilisées pour
aromatiser le fromage blanc et dans la préparation d’un beurre aux herbes. Elle aromatise aussi
certaines boissons alcoolisées (Bilderback, 2007). Sa sève irrite les peaux sensibles. Les feuilles
soignent les phlébites et les varices. Son utilisation est déconseillée pour les femmes enceintes (Le
moine, 2001). Elle est aussi utilisée contre la gale et les parasites de la tète (Bonnier, 1999).
Autres activités sont citées par Duke et al, (2008) ; Analgésique; Anti fertilité; Anti-inflammatoire;
Antiseptique (contre : Bacillus, Candida, Escherichia, Microsporium, Pseudomonas,
Staphylococcus) ; Antispasmodique ; Bactéricide; Candidicide; Cardiotonique; Insectifuge;
Molluscicide; Stomachique; Sudorifique; Vermifuge; Vulnéraire ; antipyrétique, antiparasitaire et
l’extraits aqueux de la rue a une activité hypotensive par un effet direct sur le système
cardiovasculaire.

2. Les métabolites secondaires


Les métabolites secondaires sont des molécules organiques complexes synthétisées et
accumulées en petites quantités par les plantes autotrophes, ils sont divisés principalement en trois
grandes familles: Les polyphénols, les terpènes, les alcaloïdes (Lutge et al., 2002 ; Abderrazak et
Joël., 2007). Ils interviennent dans l’adaptation de la plante à son environnement ainsi que la
régulation des symbioses et d’autres interactions plantes -animaux, la défense contre les prédateurs
et les pathogènes, comme agents allélopathiques ou pour attirer les agents chargés de la
pollinisation ou de la dissémination des fruits (Judd et al ; 2002).
Les métabolites secondaires sont produits en très faible quantité, il existe plus de 200000
métabolites secondaires classés selon leur appartenance chimique (Vermerris, 2006).
2.1. Les polyphénols
Les composés phénoliques, constituent le groupe le plus nombreux et le plus largement
distribué dans le royaume des végétaux, avec plus de 8000 structures phénoliques connus (Lugasi
et al ., 2003). La couleur et l’arome, ou l’astringence des plantes dépendent de la concentration et
des transformations des phénols. Ces composés représentent 2 à 3% de la matière organique des
plantes et dans certains cas jusqu’à 10% (Walton et Brown, 1999).
Les fonctions principales attribuées à ces composés chez les végétaux sont la protection
contre les pathogènes et les herbivores ainsi que la limitation des dommages dus aux radiations UV
(Lebham, 2005).
Les principales classes de composants phénoliques sont: les acides phénoliques, les
flavonoïdes qui représentent plus de la moitié des polyphénols, les tanins, et les coumarines (King
et Young., 1999).

2.1.1. Les acides phénoliques

Ils présentent des propriétés biologiques intéressantes : anti-inflammatoires, antiseptiques


urinaire, antiradicalaires…etc. (Bruneton, 1999). On distingue :
 Les dérivés de l’acide benzoïque (constitués d’un squelette à sept carbones).
 Les dérivés d’esters hydroxycinnamiques (constitués d’une structure de type C6-C3)
(Barboni, 2006).

2.1. 2. Les flavonoïdes

Le terme flavonoïde désigne une très large gamme de composés naturels (Seyoum et al.,
2006), ils sont considérés comme des pigments quasiment universels des végétaux, souvent
responsables de la coloration des fleurs, des fruits et parfois des feuilles. A l’état naturel les
flavonoïdes se trouvent le plus souvent sous forme d’hétérosides (Bruneton, 1999 ; Ghestem et al.,
2001). Plus particulièrement, les flavonoïdes sont impliqués, chez les plantes, dans le transport
d'électrons lors de la photosynthèse et ils jouent un rôle de protection contre les effets néfastes des
rayons ultraviolets en agissant comme antioxydant (Havsteen, 2002).
La famille des flavonoïdes se divise en six classes qui diffèrent par leurs structures chimiques
: flavanols, flavones, flavonols, flavanones, isoflavones et anthocyanidines (Medic Sanic et al,
2004).

2.1. 3. Les tanins

Les tanins se trouvent dans l'ensemble des végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces,
racines, feuilles, etc.). Ils ont la capacité de former des complexes avec des macromolécules (les
protéines) et des liaisons entre les fibres de collagènes, d'où leur viennent la plupart de leurs
propriétés (Paolini et al., 2003).
Leur structure chimique est particulièrement variable, mais comporte toujours une partie
polyphénolique ; il existe deux catégories de tanins, d'origine biosynthétiques différentes : les tanins
hydrolysables et les tanins condensés (Paolini et al., 2003).
2.2. Les terpènes
Les terpènes sont des hydrocarbures naturels, de structure cyclique ou de chaîne ouverte
(Hernandez-Ochoa, 2005). Ils constituent le principe odoriférant des végétaux. Cette odeur est due
à la libération des molécules très volatiles contenant 10, 15, 20 atomes de carbones. Les extraites de
ces molécules sont employées comme condiment (girofle) ou comme parfum (rose, lavande).
Nombre d’entre eux possèdent des propriétés antiseptiques (Klaas et al., 2002).
2.3. Les alcaloïdes
Il n’existe pas de définition simple et précise des alcaloïdes et il est parfois difficile de situer
les frontières qui séparent les alcaloïdes et d’autres métabolites azotés naturels. Il est admis qu’un
alcaloïde est un composé organique d’origine naturelle (le plus souvent végétale), azoté, plus ou
moins basique, de distribution restreinte et doué à faible dose (Bruneton, 1999).

3. Activités biologiques des polyphénols


Les polyphénols constituent une grande classe chimique. Ils disposent un extrême
variété de structures et d’activités biologiques (Queiroz-Monici et al., 2005).

3.1. Activité antioxydante des polyphénols

La capacité antioxydante est le principal rôle physiologique attribué aux polyphénols


(Navarro et al., 2008). L’action antioxydante d’un composé phénolique peut être issue d’une
combinaison d’évènements chimiques, dont l’inhibition enzymatique, la chélation de métaux ou
encore la donation d’hydrogène et l’oxydation en un radical stable (Parr et Bolwell, 2000).
Des récentes études ont montré l’effet bénéfique d’un apport de 200 mg d’extrait de thé vert,
soit 100 mg de polyphénols, retarde efficacement le stress oxydant ainsi que augmente la lipolyse
(Kao et al., 2002).

3.1.1. Les radicaux libres

Un radical libre est défini comme toute molécule possédant un ou plusieurs électrons non
appariés (Jacques et André., 2004), cette molécule est très instable et réagie rapidement avec
d’autres composants, essayant de capturer l’électron nécessaire pour acquérir la stabilité, une
réaction en chaine débute lorsqu’un radical libre attaque la molécule stable la plus proche en lui
arrachant son électron, et la molécule attaquée devient elle-même un radical libre (Martinez-
Cayuela, 1995).
Parmi les espèces radicalaires les plus intéressantes se trouvent les espèces réactives de
l’oxygène (ERO) qui dérivent de la molécule d’oxygène, par addition d’un électron. les principales
espèces réactives de l’oxygène sont: le radical superoxyde (O2*-), le radical hydroxyle (OH*), le
monoxyde d’azote (NO*), et aussi certains dérivés oxygénés réactifs non radicalaires dont la
toxicité est importante tels que le peroxyde d’hydrogène (H2O2) et le Peroxynitrite (ONOO-)
(Gutteridge,1993 ; Jacques et André., 2004).

3.1.2. Les conséquences moléculaires du stress oxydatif

Le stress oxydatif est défini comme étant le déséquilibre entre la génération des espèces
réactives de l’oxygène et la capacité du corps à neutraliser et à réparer les dommages oxydatifs
(Boyd et al., 2003).
La production excessive des radicaux libres provoque des lésions directes de molécules
biologiques : oxydation de l’ADN, des protéines, des lipides et des glucides, mais aussi des lésions
secondaires dues au caractère cytotoxique et mutagène des métabolites libérés notamment lors de
l'oxydation des lipides (Favier, 2003).

3.1.3. Les antioxydants

Pour contourner les dommages causés par les ERO, la cellule fait appel à des systèmes de
défense appelés antioxydants. Un antioxydant est défini comme toute substance ayant la capacité de
retarder, prévenir ou réparer un dommage oxydatif d’une molécule cible (Halliwell et Gutteridge,
2007).

[Link]. Les antioxydants enzymatiques

Cette ligne de défense est constituée de superoxyde dismutase (SOD), de catalase et de


glutathion peroxydase (Lehucher-Michel, 2001). Ces enzymes antioxydantes permettent
l’élimination des radicaux libres primaires, selon les réactions suivantes :
[Link]. Les antioxydants non enzymatiques
Ce sont des molécules exogènes. Contrairement aux enzymes antioxydantes, une molécule
d’antioxydant piège un seul radical libre. Pour pouvoir fonctionner à nouveau, cette molécule
d’antioxydant doit donc être régénérée par d’autres systèmes (Dacosta, 2003).

Plusieurs substances peuvent agir en tant qu'antioxydants in vivo ont était proposés. Elles
incluent : la vitamine E, l'acide ascorbique, la β-carotène, les composés phénoliques,…etc. Elles
peuvent stabiliser les membranes en diminuant leur perméabilité et elles ont également une capacité
de lier les acides gras libres (Kohen et Nyska, 2002).

[Link]. Les antioxydants synthétiques

Dans l’industrie alimentaire, les antioxydants synthétiques, tel que le butylhydroxyanisole


(BHA), butylhydroxytoluène (BHT), sont largement utilisés parce qu’ils sont efficaces et moins
chers que les antioxydants naturels. Cependant, leur sécurité est très discutée car ils génèrent un
besoin de recherche comme matière de substitution d’après des sources naturelles comme
antioxydants de la nourriture (Lisu et al, 2003).

3.2. Activité antifongique des polyphénols


Les polyphénols sont des composés principaux antimicrobiens des plantes, ayant des modes
d’action diverses et des activités inhibitrices et létales vis-à-vis d’une grande catégorie de
microorganismes procaryotes et eucaryotes (bactéries et champignons) (Cowan, 1999).
La majorité des polyphénols ont une activité antifongique très puissante. Orturno (2005) a
démontré l’activité des flavanones glycosides et des polyméthoxyflavones de Citrus parasidi, et de
Citrus sinensis sur Penicillium digitatum. Aussi, les flavonoïdes de Conyza aegyptica L. ont une
action fongicide et fongistatique sur différents agents de mycoses: Microsporum canis, [Link],
Trichophyton mentagrophytes, Candida zeylanoïdes (Batawita, 2002).

3.2.1. Facteurs d’altération de blé tendre

Les graines de céréales constituent, depuis toujours, la principale ressource alimentaire de


l’homme et de l’animal et possèdent un pouvoir nutritionnel important (Pfohl-leszkowicz, 1999).
Dans la plupart des cas, la production des céréales est assurée par une seule récolte dans
l’année alors que la consommation est prolongée toute au long de l’année, d’où la nécessité du
stockage. Malheureusement, de nombreux agents de détériorations (vertébrés, insectes, moisissures,
acariens,…) sont la cause de la perte d’une grande partie des récoltes de céréales. Les moisissures et
leurs métabolites secondaires entraînent, à l’échelle mondiale, des pertes de céréales et leurs
dérivées estimées de 5 à 10% (Pfohl-leszkowicz, 1999).
Ils existent plusieurs facteurs d’altérations du blé tendre ; altérations d’origine enzymatiques
(des hydrolases telle que les lipases et les amylases), altération d’origine mécanique ou physique
(les rayons gamma et les rayons ultra-violet) (Afnor, 1986) et altération d’origine biologique (les
insectes, les acariens, les bactéries, les moisissures, etc.) (Magan et al., 2003).

[Link]. Les moisissures

Plus de 150 espèces de moisissures filamenteuses ont été trouvées sur les grains de céréales
comme contaminants extérieures. Les graines sont naturellement en contact avec des spores
fongiques avant, pendant et après la récolte, durant le transport et le stockage. La croissance
fongique est régie par de nombreux paramètres physico-chimiques, notamment la quantité d'eau
libre, la température, la présence d’oxygène, la nature du substrat et le pH (Jouany et
Yiannikouris, 2002).

[Link].1. Le genre Penicillium

Ce genre réunit des champignons filamenteux, appartenant au phylum des Ascomycètes. Ce


genre comprend environ 227 espèces définies essentiellement d’après les caractères du thalle, des
pénicilles et des spores. Les Penicillium sont des champignons pour la plupart très communs dans
l’environnement, polyphage, pouvant être responsables de nombreuses dégradations (Pitt, 1988).
Ils ont pour habitat naturel le sol, les denrées alimentaires, les matières organiques en
décomposition, le compost, les céréales.
 Caractères culturaux généraux :
Les Penicillium se développent rapidement et facilement sur les milieux de culture utilisés en
routine (géloses au malt, Sabouraud). Ils se développent à des températures modérées de l’ordre de
20-27°C. Après 2 jours d’incubation, on observe des petites colonies plates, formées de courts
filaments aériens, habituellement blancs. Après 3-4 jours d’incubation, la sporulation va conférer
aux colonies leur teinte, le plus souvent dans les tons vert, vert bleu, vert-gris, vert-jaune, gris-bleu
mais aussi, pour certaines espèces, jaune, orange, chamois, rose, ou rouge. Cette couleur permet une
première orientation dans l’identification d’espèces (Botton et al., 1990).
Figure 2 : Caractères du thalle de genre Penicillium (Botton et al., 1990).
 Potentiel toxinogène :
La majorité d’espèces du genre Penicillium sont capables de produire des mycotoxines:
l’acide cyclopiazonique (Penicillium chrysogenum), l’acide pénicillique (Penicillium cyclopium) ;
la patuline ou la clavacine (Penicillium expansum, Penicillium griseofulvum), la citrinine
(Penicillium expansum), l’ochratoxine A (Penicillium verrucosum) (Pitt, 2000).

[Link].2. Le genre Fusarium

Ce genre inclue des champignons imparfaits appartenant à la classe des Deutéromycètes. Les
formes parfaites ou téléomorphes de quelques espèces de Fusarium sont connues, et appartiennent à
la classe des Ascomycètes. Le genre comprend près de 40 espèces souvent largement répandues
(Nelson et al., 1983).
Sur le plan économique le genre Fusarium est très important parce qu’il regroupe beaucoup
d’espèces phytopathogènes, susceptibles d’induire des maladies (fusarioses) chez de nombreuses
plantes. Il est concéderé parmi les champignons telluriques les plus agressifs, causant des
flétrissements et des pourritures sur de nombreuses espèces végétales cultivées, (Benhamou et al.,
1997).
Les espèces du genre Fusarium peuvent ainsi attaquer les céréales (maïs, blé, orge, avoine),
des légumes, les plantes ornementales et beaucoup d’arbres fruitiers. La majorité des espèces de
Fusarium sont susceptibles de produire des mycotoxines et sont ainsi impliquées dans des
intoxications chez les animaux d’élevage (Tabuc, 2007).
Les principales espèces de Fusarium, compte tenu de leur fréquence dans les différents
substrats, notamment les céréales, de leur potentiel toxinogène et de leur pouvoir pathogène, sont :
F. culmorum, F. graminearum, F. oxysporum et [Link] (F. moniliforme) (Tabuc, 2007).
Fusarium culmorum et Fusarium graminearum sont les agents pathogènes de la maladie des
pourritures racinaires qui se manifeste aussi bien sur blé dur et tendre que sur l'orge. Cette maladie
apparaît particulièrement dans les zones semi-arides et durant les années à faible pluviométrie
(Ezzahiri, 2001).
Le genre Fusarium comprend des espèces capables de produire de nombreuses mycotoxines,
parmi lesquels la zéaralénone qui est produit par l’espèce Fusarium culmorum (Pitt, 2000).

 L’espèce Fusarium culmorum

Le thalle est à croissance rapide, d'abord blanc à jaunâtre ou rose puis rouge brunâtre avec un
revers rouge à pourpre. Les microconidies sont absentes. Les phialides sont courtes et larges
formées sur le mycélium aérien ou groupées en sporodochies. Les macroconidies sont fusiformes,
courbes, septées, à cellule apicale courte et pointue. Les chlamydospores sont intercalaires ou
terminales, formées par le mycélium ou par les conidies, subglobuleuses, brunâtres, lisses ou
verruqueuses (Botton el al., 1985), (Photo 3)

Figure 3 : Caractéristiques de Fusarium culmorum (Botton el al., 1985), (x750) .


a- macrophialides et macroconidies ; b- macroconidies ; c- chlamydospores
4. Les Méthodes de lutte contre les agents pathogènes
La recherche de nouvelles stratégies de prévention contre les infections et les maladies
d’origine fongique, comporte un intérêt majeur, d’une part pour la sécurité sanitaire des aliments et
la santé du consommateur et d’autre part, pour la protection de l’économie du pays.
4.1. La lutte culturale
C'est un ensemble de mesures visant à prévenir les maladies et limiter les risques d'infection.
Ces mesures consistent à l'arrachage et la destruction des débris et des plantes hôtes, à l'utilisation
des semences indemnes, à la rotation des cultures, à maintenir une fertilisation équilibrée et à
appliquer une densité de semis adéquate (Sanou, 2004). Le nettoyage du champ après la récolte et
avant le début de la saison réduit considérablement l'inoculum primaire dans le champ (Marley et
al., 2005).

4.2. La lutte chimique


La lutte chimique est la méthode la plus employée parce qu'elle permet d'avoir des résultats
spectaculaires (Sanou, 2004). Cependant, l'utilisation des produits de synthèse a des conséquences
néfastes sur l'environnement et la santé humaine.

4.3. La lutte génétique


L’utilisation de variétés résistantes constitue la méthode la plus recommandée qui donne de
meilleurs résultats parce que la plante est habilitée à lutter contre les champignons sans l'aide d'une
autre substance (Garrier, 2009).

4.4. La lutte biologique


La lutte biologique par l'utilisation des antagonistes ou des substances naturelles connaît un
regain d'intérêt grandissant en raison des risques potentiels de la lutte chimique sur l'environnement
et les perspectives nouvelles qu'offre cette approche pour la culture biologique (INRA, 2005).
MATERIELS ET METHODES
1. Matériels
1.1. Matériel biologique
1.1.1. Matériel végétal
La plante a été récoltée durant le mois de novembre 2014, à Ouaressen (35 Km au sud de la
wilaya de Bordj Bou Arreridj, Algérie). La plante a été identifiée par le Pr. Rachid Gharzoli,
université Farhat Aabas, Sétif.
Les différents organes du matériel végétal (feuilles, tiges) ont été séchés à l’ombre et à l’abri
de l’humidité à température ambiante pendants quelque jours. Une fois séchées les deux parties de
la plante ont été réduites en poudre puis soumises à l’extraction.

1.1.2. Souches de moisissures

La souche fongique Fusarium culmorum (F.c) et la souche fongique Penicillium sp ont été
obtenue au près du le laboratoire de biologie des systèmes microbiens (LBSM) de l’Ecole Normale
Supérieure (E.N.S) de Kouba (Alger) et du laboratoire de phytopathologie de l’Université de Bordj
Bou Arreridj, respectivement.
1.2. Appareils et produits chimiques
Parmi l’appareillage utilisé ; Rota-vapeur (Germany, BÜCHI461), Agitateur magnétique (GP
SELECTAS ACE), Bain marie (Memmert), Etuve (Memmert), Autoclave, Spectrophotomètre
visible. Bec benzène, Balance à précision (Kern), la hote (EQUIPLABO), Vortex (Top Mix).
Plusieurs réactifs chimiques ont été utilisés ; 2,2'-diphenyl-1 picrylhydrazyl (DPPH),
Quercétine, acide gallique, butylhydroxytoluene (BHT), AlCl3, β-carotène, acide linoléique, Tween
40 (Sigma-Aldrich), l’eau physiologique, l’eau distillé, Méthanol, chloroforme (Prolabo). Le milieu
de culture est préparé au niveau du laboratoire de microbiologie, université de BBA.
2. Méthodes

2.1. Extraction des polyphénols


Le protocole d’extraction des polyphénols à partir de poudre de Ruta chalepensis est basé sur
la méthode décrite par Markham (1982). Il s’agit d’une double macération, le premier se fait selon
le rapport 1:10 (solide /liquide) qui consiste à immergé 100 g de poudre (solide) dans 1000 ml du
solvant (liquide) contenant 85% de méthanol et 15% d’eau distillée pendant une nuit sous agitation
à 4˚C. Le mélange a été filtré sur l’aine de verre, puis sur un papier filtre pour obtenir le premier
filtrat.
Les résidus mise à une deuxième macération dans un solvant préparé selon le rapport 1:1
correspondant de 50% du méthanol avec 50% d’eau distillée pendant 4h sous agitation à 4˚C. Les
deux filtrats obtenus sont combinés puis soumis à une évaporation rotative à 45 °C pour éliminer le
méthanol afin d’obtenir l’extrait brut (EBr) (Figure 4).

Figure 4 : Procédure d'extraction des composés phénoliques du Ruta chalepensis (Markham,


1982).
2.2. Dosage des polyphénols et flavonoïdes

2.2.1. Dosage des polyphénols totaux

La teneur en polyphénols totaux de l’extrait brut des feuilles et des tiges de Ruta chalepensis a
été déterminée par la méthode de Folin-Ciocalteu (Li et al., 2007). Une quantité de 100μl de
l’extrait est mélangé avec 0,5 ml du réactif de Folin-Ciocalteu fraîchement préparé (10 fois dilué).
Après 4 minutes, 400μl de carbonate de sodium (Na2CO3) à 7,5% sont ajouté.

L’ensemble est incubé à température ambiante et à l’obscurité pendant 2 h et la lecture est


effectuée à l’aide d’un spectrophotomètre à 765nm. La concentration des polyphénols totaux a été
calculée à partir de l’équation de régression de la droite d’étalonnage établir avec l’acide gallique
préparée dans le méthanol (20-140 µg/ml).
Le résultat est exprimé en microgrammes équivalent d’acide gallique par milligrammes du poids
d’extrait (µg EAG / mg).

2.2.2. Dosage des flavonoïdes

La méthode de trichlorure d’aluminium (Bahorun et al., 1996) est utilisée pour quantifier les
flavonoïdes dans EBr de Ruta chalepensis. 1 ml d’échantillon ou standard (préparés dans le
méthanol) est ajouté à 1 ml de la solution d’AlCl3 6H2O (2% dans le méthanol). Après 10 minutes
de réaction, l’absorbance est lue à 430 nm. La concentration des flavonoïdes est déduite à partir
d’une gamme d’étalonnage établie avec la quercétine (1-40 μg/ml) et est exprimée en microgramme
d’équivalent de quercétine par milligramme d’extrait (μg EQ/mg d’extrait).

2.3. Test de blanchissement du β-carotène des extraits de Ruta chalepensis


Dans ce test la capacité antioxydante des extraits de Ruta chalepensis est déterminée en
mesurant l’inhibition de la dégradation oxydatif du β-carotène (décoloration) par les produits
d’oxydation de l’acide linoléique selon la méthode décrite par Aslan et ses collaborateurs (2006).
L’émulsion de β-carotène /acide linoléique est préparée par solubilisation de 0,5 mg de β
carotène dans 1 ml du chloroforme, 25 μl de l’acide linoléique et 200 mg de Tween 40 sont
additionnés, le chloroforme est complètement évaporé, par la suite 100 ml d’eau distillée saturée en
oxygène sont ajoutés, l’émulsion résultante est agitée vigoureusement. 350 μl de solution d’extraits
ou d’antioxydants standard (BHT) solubilisé dans le méthanol (2 mg/ml) sont additionnés à 2,5 ml
de l’émulsion précédente.
La cinétique de décoloration de l’émulsion en présence et en absence d’antioxydant (contrôle
négatif dans lequel l’échantillon est remplacé par 350 μl de méthanol) est suivie à 490 nm à des
intervalles de temps réguliers pendant 48 heurs. Le pourcentage de l’activité antioxydante relative
des extraits (AAR%) est calculé selon l’équation suivante :
AA% = Abs (échantillon)/ Abs (Blanc) *100
2.4. Détermination de l’activité antiradicalaire des extraits de Ruta chalepensis par la méthode
de DPPH

L’activité antiradicalaire des différents extraits de Ruta chalepensis est évaluée, in vitro, par le
test de DPPH. Cette méthode spectrophotométrique utilise le radical DPPH (2,2'-diphenyl-1-
picrylhydrazyl) de couleur violette comme réactif, qui vire au jaune, en présence de capteurs de
radicaux libres, et se réduit en 2,2'-diphenyl-1-picrylhydrazine (Cuendet et al., 1997). Ceci permet
de suivre la cinétique de décoloration à 517 nm. Pour cela, 50 μl de chacune des différentes
concentrations des extraits ont été incubés avec 5 ml d’une solution méthanolique de DPPH à 0.004
%. Après une période d’incubation de 30 minutes, les absorbances à 517 nm ont été enregistrées.
Les résultats obtenus pour chaque extrait testé ont été exprimés par rapport à ceux obtenus pour le
BHT pris comme antioxydant de référence. Le pourcentage d’inhibition (I %) du radical DPPH par
les extraits de Ruta chalepensis a été calculé comme suit:
I % = [(AC – AE) / AC] × 100

AC: absorbance en absence de l’inhibiteur (contrôle négatif)


AE: absorbance en présence de l’inhibiteur (échantillon)

La concentration inhibitrice de 50 % de l’activité du DPPH (IC50) de chaque extrait a été par


la suite calculée à partir de l’équation qui détermine le pourcentage d’inhibition en fonction de la
concentration de l’inhibiteur. Elle a été exprimée en µg / ml et comparée avec celle du BHT.
2.5. Méthode d’étude du pouvoir antifongique d’extrait de Ruta chalepensis

La méthode de contact direct est utilisée en vue de déterminer les extraits actifs en évaluant
les taux d’inhibition (Fandohan et al., 2004).
Un volume de 500 μl de l’extrait méthanolique est incorporé séparément dans des tubes
contenant 20ml du milieu PDA maintenu en surfusion. Chaque tube est homogénéisé
instantanément par agitation manuelle puis son contenu est coulé dans une boîte de Pétri. Un disque
mycélien de diamètre de 6mm prélevé de la culture jeune du mycète a été inoculé.
La lecture des résultats a été faite après 5jours d’incubation à (25±2) °C par mesure du
diamètre des zones de croissance.
Parallèlement, le diamètre de la zone de croissance des mêmes souches fongiques en absence
d’extrait ont été déterminé.
L’effet antimicrobien de nos extraits sur la croissance des souches filamenteuses est
déterminé par la mesure du taux d’inhibition de la croissance en utilisant la formule d’Ebbot
(Motiéjunaité et Peiculyté, 2004) :
T= (Dk-D0)/Dk x 100
Dk : Diamètre de la colonie fongique du témoin (en mm).
D0 : Diamètre de la colonie fongique en présence de l’extrait (en mm).
T : Taux d’inhibition de la croissance du mycélium en pourcentage.
L’extrait est dit :
 Très actif lorsqu’il possède une inhibition comprise entre 75 et 100 %, la souche fongique
est dite très sensible.
 Actif lorsqu’il possède une inhibition comprise entre 50 et 75 %, la souche fongique est dite
sensible.
 Moyennement actif lorsqu’il possède une inhibition comprise entre 25 et 50%, la souche est
dite limite.
 Peu ou pas actif lorsqu’il possède une inhibition comprise entre 0 et 25%, la souche est dite
peu sensible ou résistante (Alcamo, 1984).

2.6. Etude statistique


L’analyse statistique a été réalisée par logiciel Microsoft Excel 2007. Toutes les expériences
ont été faites en triples. Les résultats ont été représentés par la moyenne avec son standard de
déviation calculée sur la moyenne de trois répétitions pour l’activité antioxydante et pour le dosage
des polyphénols et des flavonoïdes.
Le coefficient de corrélation R2 entre les densités optiques et les concentrations pour les
étalons est calculé à l’aide du logiciel Microsoft Excel 2007.
La détermination de taux de signification est effectuée par test ANOVA et du test de Student,
les valeurs de p ≤ 0.05 sont considérées significatives.
Les valeurs de la concentration inhibitrice à 50% (IC50) sont calculées par la méthode de
régression linéaire à partir de la courbe de pourcentage d’inhibition en fonction de la concentration.
RESULTATS ET DISCUSSION
1. Extraction des polyphénols

L’extraction des composés phénolique de Ruta chalepensis a été effectuée par un solvant
organique polaire en pourcentage avec l’eau distillé par double macération selon la méthode de
Markham (1982). Cette extraction a permis d’obtenir un extrait brut méthanolique.
Les résultats obtenus montrent que le rendement en extrait brut de la partie aérienne (feuilles
et tiges) de notre plante est de 20,83%.
Selon une étude mener par Mansour el Saïd et al en 1990 sur la même espèce, où ont réalisé
l’extraction méthanolique de la partie aérienne de la plante par soxhlet, le rendement en extrait brut
est de 3.75%. Rendement nettement inférieure à celui obtenu en utilisant la méthode de Markham
(20.83%).
Il est important de souligner que la méthode utilisée (le choix des solvants), ainsi que les
conditions dans lesquelles l’extraction est effectuée (à chaud ou à froid), affectent tous le contenu
total en phénols et flavonoïdes, et par conséquent affecte les activités biologiques médiées par ces
métabolites (Lee et al., 2003).
Selon Attou (2011), Les rendements en extraits bruts (en %) des différentes parties de la
plante de Ruta chalepensis sont variables selon la région, les stations et la partie de la plante
étudiée

2. Analyse phytochimique
Les composés phénoliques forment le groupe des composés phytochimiques le plus important
des plantes (Beta et al., 2005) et comme la majorité des effets biologiques des plantes dû à ces
substances, et qui sont l'un des principaux contributeurs à l’activité antioxydante et antifongique
(Harbone et Williams, 2000), le dosage des polyphénols totaux et des flavonoïdes d’extrait brut de
Ruta chalepensis a été effectué.
2.1. Teneur en polyphénols totaux et en Flavonoïdes
La teneur en polyphénols totaux des extraits a été estimée par la méthode de Folin-Ciocalteu
(Li et al., 2007), qui a été choisie pour les raisons suivantes :
 C’est une méthode qui satisfait aux critères de faisabilité et de reproductibilité.
 La méthode est bien standardisée.
 La grande longueur d'onde (765nm) d'absorption du chromophore permet de minimiser les
interférences avec la matrice d'échantillon qui est souvent coloré.
 C’est un test largement pratiqué dans les laboratoires de recherche à travers le monde
(Huang et al., 2005).

La courbe d’étalonnage obtenue montre une linéarité de l’absorbance en fonction des


concentrations (Figure 5). La quantité de polyphénols a été exprimée en µg EAG / mg d'extrait et
déterminés par l’équation de type : y = ax +b.

Figure 5 : Droite d’étalonnages de l’acide gallique (moyenne ± SD de trois essais).

L’extrait brut de Ruta chalepensis montre une teneur élevée en polyphénols (Tableau 1)

Tableau1 : Teneurs en polyphénols totaux et en flavonoïdes dans les extrais de la plante Ruta
chalepensis.
Teneur en polyphénols Teneur en flavonoïdes Les
Extrait µg EAG/mg d’extrait. µg EQ/mg d’extrait valeur
s
EBr 160,21± 7,29 17,97± 0,05µg représe
ntent
la moyenne de 3 mesures ± SD.

Les flavonoïdes sont des polyphénols naturels les plus importantes (Djeridane et al., 2010).
La détermination quantitative des flavonoïdes totaux par la méthode du trichlorure d’aluminium
(Bahorun et al., 1996), méthode simple, peu coûteuse et offrent une sensibilité ce qui le rend plus
pratique dans le contrôle de qualité et les laboratoires d'analyse. En outre, cette méthode permet de
déterminer la teneur totale en flavonoïdes même en présence d'autres composés polyphénoliques
qui ne forment pas des complexes avec AlCl3 (Matyushchenko et Stepanova, 2003).
La teneur en flavonoïdes est exprimée en équivalent microgramme de quercétine par
milligramme d’extrait (µg EQ/mg d’extrait) (Figure 6).

Figure 6 : Droite d’étalonnages de la quercétine (moyenne ± SD de trois essais).


Les résultats ont montré que EBr de Ruta chalepensis représente une teneur considérable en
flavonoïdes de 17,97± 0,05µg EQ /mg d’extrait.

Il est important de souligner que l’utilisation d’espèce de plante, d’origine géographique et


climatique distinctes ainsi que des méthodes d’extraction et de dosage différentes réduisent la
fiabilité d’une comparaison entre les différents études.

3. Tests in vitro de l’activité antioxydante

Dans notre étude l’activité antioxydante de EBr de [Link] a été évaluée in- vitro par
deux méthodes différentes :
- Test de blanchissement du β-carotène
- Test de DPPH.
Il est nécessaire de préciser qu’un résultat observé lors de l’évaluation d’un extrait brut ou
d’une fraction enrichie est la composante de deux paramètres : l’activité essentielle d’un produit,
d’une part, et d’autre part, sa quantité relative dans l’extrait. Ainsi, l’activité marquée d’un extrait
peut tout aussi bien provenir d’une faible quantité de constituants très actifs, que d’une grande
quantité de constituants peu actifs. De plus, il se peut qu’une activité observée résulte de la somme
d’activités de plusieurs constituants (Cavin, 2007 ; Sokol-Letowska et al., 2007).
3.1. Evaluation de l’activité antioxydante de l’extrait brut de Ruta chalepensis par le Test de
blanchissement du β-carotène
L’oxydation de l’acide linoléique génère des radicaux peroxydes, ces radicaux libres vont par
la suite oxyder le β carotène entrainant ainsi la disparition de sa couleur rouge, qui est suivie
spectrophotométriquement à 490 nm. Cependant la présence d’un antioxydant pourrait neutraliser
les radicaux libres dérivés de l’acide linoléique et donc prévenir l’oxydation et le blanchissement du
β carotène (Kartal et al., 2007).
Dans ce test, la capacité antioxydante d’extrait est déterminée en mesurant l’inhibition de la
dégradation oxydatif du β carotène (disparition de sa couleur) par les produits d’oxydation de
l’acide linoléique selon la méthode décrite par Aslan et ses collaborateurs (2006).
La cinétique de blanchissement du β carotène en absence et en présence de l’extrait de Ruta
chalepensis, de l’antioxydant standard (BHT), sont représentées dans la Figure 7.
D’après les résultats, le BHT et l’extrait brut testé inhibent d’une manière significative
(p≤0.001) l’oxydation couplée de l’acide linoléique et du β carotène par rapport au blanc au temps 0
qui représente 0 % de la peroxydation. Selon Liyana-Pathriana (2006), un extrait qui inhibe ou
retarde le blanchissement du β carotène peut être décrit comme un piégeur de radicaux libres et
comme un antioxydant primaire.
L’EBr de Ruta chalepensis montre une activité inhibitrice importante avec une AA de 68.72 ±
1.96 % mais cette valeur d’activité reste inferieure à celle du contrôle positif BHT qui représente
92.11 ± 7,54 % d’activité inhibitrice (Figure 8).
L’activité antioxydante enregistré de EBr est en corrélation avec son teneur élevé en
composés phénoliques, ce qui est en accord avec les résultats trouvés par Baghiani et ses
collaborateurs (2010) et Boumerfeg et ses collaborateurs (2012) plus la teneur en polyphénols
est élevée, plus l’activité antioxydante est élevée. Selon l’étude de Ratheesh et al, 2010 sur une
espèce proche, Ruta graveolens révèle aussi une activité antioxydante remarquable.
Figure 7 : Cinétique de blanchissement du β-carotène à 490 nm en absence et en présence de
l’extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis, du BHT, MeOH ; DMSO et H2O. Chaque valeur représente la
moyenne ± SD (n = 3).

Figure 8 : Activité antioxydante de l’extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis ; du BHT et des
véhicules à 24 h, dans le système de β-carotène / acide linoléique. Chaque valeur représente la moyenne ±
SD (n = 3). ***: p ≤ 0.001
Plusieurs études ont montré que l’effet antioxydant des sources naturels est dû à leurs teneurs
en composés phénoliques (Yang et al., 2002), et que les groupements hydroxyles dans les
composés phénoliques et flavonoïdes sont responsables de leurs pouvoirs antioxydants (Heignen et
al, 2001 ; Heim et al, 2002). Pour les flavonoïdes, les formes aglycones sont plus actives que les
formes glycosylées (Shahidi et Naczk, 2004).

3.2. Evaluation de l’activité antioxydante d’extrait brut de Ruta chalepensis par le Test DPPH

L’activité antioxydante de EBr de Ruta chalepensis vis à vis le radical DPPH à été évaluée
spectrophotométriquement en suivant la réduction de ce radical qui s’accompagne par son passage
de la couleur violette à la couleur jaune mesurable à 517nm. Cette décoloration est représentative de
la capacité des composés phénoliques à piéger ces radicaux libres indépendamment de toutes
activités enzymatiques. Ce test permet alors d’obtenir des informations sur le pouvoir anti-
radicalaire direct de différentes substances phénoliques des extraits (Molyneuxs, 2004).
Cette méthode est basée sur la réduction d’une solution alcoolique de DPPH en présence d'un
antioxydant qui donne un hydrogène ou un électron. la forme non radicalaire DPPH-H est formée
(Figure 9).

Figure 9 : Réaction d’un antioxydant avec le radical DPPH

La capacité antioxydante de EBr a été déterminée à partir d’IC50, ce paramètre a été employé
par plusieurs groupes de chercheurs pour présenter leurs résultats, il est défini comme la
concentration nécessaire pour réduire 50 % du radical DPPH. Plus la valeur d’IC50 est petite, plus
l’activité de l’extrait testé est grande (Pokorny et al, 2001) (Figure 10).
Figure 10: Pourcentage d’inhibition du radical libre DPPH en fonction des concentrations des
standards et de l’extrait brut de Ruta chalepensis. Chaque valeur représente la moyenne ± SD (n = 3).

Selon les résultats obtenus, l’EBr de Ruta chalepensis est doté d’un pouvoir antioxydant
intéressant, son IC50 est de 0,155 ± 0,00115 mg/ml 2 fois moins actif que le BHT qui présentent un
IC50 de 0.087 ± 0.001 mg/ml
Un autre paramètre exprime la puissance anti-radicalaire a été calculée à partir du premier
paramètre noté : "ARP" (pouvoir anti-radicalaire, égale à 1/IC50). La valeur ARP de notre extrait
est non significative par apport BHT ce qui démontre l’efficacité de cet extrait (Figure 11).
Figure 11 : Le pouvoir anti-radicalaire de l’extrait brut (EBr) de Ruta chalepensis et des standards.
Chaque valeur représente la moyenne ± SD (n = 3). ***: p ≤ 0.001 ; ns ;non significatif
On peut dire que l’EBr présente une activité antioxydante intéressante. Mais Cette activité
reste néanmoins nettement inférieure à celle de l’acide gallique, mais il s’agit d’extrait brut
contenant un grand nombre de composés différents. Il est donc très probable qu’ils contiennent des
composés qui, une fois purifiés, peuvent présenter une activité comparable à celle de la l’acide
gallique. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour identifier, isoler et purifier ces
constituants (Bougandoura.N et Bendimerad.N, 2012).
De nombreuses études ont établi des relations entre les structures chimiques des composes
phénolique et leur capacités antioxydantes, l’activité de ces molécules à piéger les radicaux libres
dépend essentiellement de leur structures, les flavonoïdes les plus actifs sont ceux qui renferment
des groupements 3’- 4’ dihydroxy sur le cycle B et/ou un groupement 3 OH sur le cycle C (Amic et
al.,2003 ; Marfak, 2003 ; Sokol-Letowska, 2007).
4. Evaluation de l’activité antifongique d’extrait brut de [Link]
Aujourd'hui, le dépistage d’agents bioactifs à partir des plantes est l'un des axes les plus
intensif dans la recherche des produits naturels car l'activité des extraits de plantes présente un
grand intérêt en particulier contre les souches multi résistantes, mais le domaine est loin d'être
épuisé et seulement 10% de toutes les plantes avaient été étudiées en détail pour leur agents
bioactifs (Abdel-ghani et al., 2008).
Face aux problèmes d’altération du blé tendre par les moisissures, beaucoup de travaux ont
été menés sur le pouvoir antimicrobien des produits naturels extraits des plantes. Lors de cette
étude, l’action de EBr de [Link] vis-à-vis des souches fongiques [Link] et Penicillium
sp par la méthode de contact direct a été testée. La photo12, la figure 13 et le tableau 2 rapportent
les résultats obtenus.
L’extrait de [Link] a exercé une activité inhibitrice vis-à-vis les champignons
[Link] et Penicillium sp, où la croissance mycélienne décroit d’une manière dose dépendent.
Le plus grand diamètre de croissance mycélienne de [Link] et Penicillium sp été
enregistré à l’absence de l’extrait (témoin) avec un diamètre de croissance de 80 mm et 22 mm
respectivement. Les différentes concentrations (25, 50,100 mg/ml) de l’extrait augmentent le
pourcentage d’inhibition d’une manière significative ( P ≤ 0,05 ) où le diamètre de croissance s’est
abaissé de 80 mm (témoin) à 55, 36 et 34 mm, qui sont équivaux aux taux d’inhibition de 31.25 %,
55 % et 57.5 % à l’ordre pour [Link] et de 22mm (témoin) à 15,11 et 10 mm qui sont
équivaux aux taux d’inhibition de 31.81%, 50 % et 54.54 % pour Penicillium sp (Figure 13).
Les résultats montrent que l’extrait brut de [Link] est actif vis-à-vis les deux souches
fongiques qui sont sensibles pour les concentrations 25, 50,100 mg/ml.
Plusieurs études ont montrés l’efficacité d’autres extraits de rue sur des souches microbiennes
tels ; Aspergillus fumigatus, Aspergillus terreus, Microsporum canis, Paecilomyces lilacinus,
Scopulariopsis brevicaulis, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton rubrum (Lauk. ,2000).
Ces résultats rejoignent ceux trouvés par Ivanova et al (2005) travaillant sur l’activité
antimicrobienne des extraits et même des huiles essentielles des espèces proches (Ruta montana et
Ruta graveolens).
Tableau 2 : Résultats du pouvoir antifongique de EBr de [Link] sur la croissance de
[Link] et Penicillium sp.

D.c : diamètre de croissance de la colonie de champignon.


% d’inhibition : Pourcentage d’inhibition d’extrait.

Photo 12 : Pouvoir antifongique de EBr de [Link] sur la croissance de [Link] et de


Penicillium sp après 5 jours.
Figure 13 : l’activité antifongique de l’extrait brut de Ruta chalepensis. F.C : pourcentage d’inhibition
de EBr sur [Link] ; Pn : pourcentage d’inhibition EBr sur Penicillium sp. Chaque valeur représente la moyenne ±
SD (n = 3).
Plusieurs études ont été menées pour comprendre le mécanisme d'action des extraits de
plantes. Plusieurs chercheurs attribuent cette fonction aux composés phénoliques. Ces composés
peuvent interférer avec les biomembranes en causant des dommages cellulaires et provoquant la
fuite de matériaux cellulaires et finalement la mort des microorganismes (Mshvildadze et al., 2000
; Veldhuizen et al., 2006 ; Abdel ghani et al., 2008). C’est un mécanisme possible par lequel la
croissance mycélienne peut être réduite ou totalement inhibée par l’effet des extraits en agissant sur
la fonctionnalité et la structure de la membrane cellulaire (Sikkema et al., 1995).
Selon Farag et al (1989), la présence des groupements OH dans les composés phénoliques
est capable de former des liaisons hydrogènes avec les sites actifs des enzymes et d'accroître
l'activité antimicrobienne. Bruneton (1999), a montré que les phénols simples, les acides
phénoliques et les flavonoïdes possèdent des propriétés antibactériennes et antifongiques, en
particulier à l’égard des organismes phytopathogènes. Pareillement, les alcaloïdes renferment un
effet détoxifiant et possèdent une très bonne activité antifongique (Zee-Cheng, 1997). D’autre part
et selon Sadipo et al (1991), les tannins sont responsables de la précipitation des protéines
indispensables des micro-organismes.
Les extraits obtenus à partir des parties supérieures de plantes possèdent la capacité de
supprimer la croissance des champignons toxinogènes et par conséquent, la production des toxines
dans les supports synthétiques (Thanaboripat et al., 1997). Ils peuvent aussi bloquer entièrement
la biosynthèse des mycotoxines alors que la croissance fongique n'est pas affecté (Bhatnagar et
Mccormick, 1988).
L'avantage des extraits de plantes est donc leur bioactivité, une caractéristique qui les rend
attrayants pour la protection des produits stockés tels que les grains de céréales contre l’attaque des
champignons et même le blocage de leur écotoxigénèse (Tripati et Dubey, 2004).
CONCLUSION
Les plantes médicinales restent toujours la source fiable des principes actifs connus par leurs
propriétés thérapeutiques. Le dépistage d’agents bioactifs à partir de ces plantes est l'un des axes le

plus intensif dans la recherche des produits naturels aujourd'hui, La plante médicinale Ruta
chalepensis, espèce spontanée, très abondante en Algérie est parmi les plantes largement utilisées
en médecine traditionnelle en Algérie.
Cette étude a pour but de contribuer à l’étude phytochimique et activités biologiques de
l’extrait brut de Ruta chalepensis, les résultats ont montré que l’extrait brut de cette plante a des
activités antioxydante et antifongique intéressantes. L’extraction des composés phénolique a permis
d’obtenir un rendement d’extrait brut de 20,83%. Quantitativement, l’évaluation du contenu de
l’extrait en polyphénols totaux adoptant la méthode de Folin-Ciocalteu révèle la présence des
quantités importantes de polyphénols (160,21± 7,29 µg EAG/mg d’extrait). De même le dosage des
flavonoïdes par la méthode d’AlCl3 à montré que l’EBr contient une quantité considérable de
flavonoïdes de l’ordre de 17,97± 0,05µg EQ /mg d’extrait.
L’étude de l’activité antioxydante par la méthode du β-carotène, démontre que l’extrait de la
plante étudiée a la capacité de prévenir l’oxydation du β- carotène avec une activité inhibitrice
importante de 65.72 ± 1.96 %, pas loin de celle du BHT. Le potentiel antiradicalaire de l’extrait a
été déterminé par la méthode de DPPH dont les résultats montrent que cet extrait possède une bonne
activité (IC50 = 0,155 ± 0,00115 mg/ml) qui est 2 fois moins actif que la capacité du piégeage du
BHT (IC50 = 0,087 ± 0,001 mg/ml)
L’EBr de Ruta chalepensis a exercé une bonne activité inhibitrice vis-à-vis des champignons
pathogènes d’altération du blé tendre stocké ; [Link] et Penicillium pour les concentrations
25, 50 et 100 mg/ml les taux d’inhibition de 31.25 %, 55 % et 57.5 % à l’ordre pour [Link] et
de 31.81%, 50 % et 54.54 % pour Penicillium sp.
Afin de mieux évaluer le pouvoir antioxydant et antifongique de l’extrait brut :
 Il est très important d’extraire et de tester les activités biologiques des huiles essentielles de
cette plante.
 Séparer et caractériser les composés bioactives responsables des activités obtenues qui
pourront répondre aux différents problèmes.
 De plus, des études comparables in-vivo visant d’autres marqueurs biologiques sont également
nécessaires.
 Développer des produits à base de plantes qui peut être un alternatif à l'utilisation des produits
de synthèse pour lutter contre les agents pathogènes.
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Résumé
Notre travail porte sur l’étude phytochimique et activités antioxydant et antifongique
d’extrait brut (EBr) de la partie aérienne de Ruta chalepensis de la région de Bordj Bou Arreridj.
Ruta chalepensis est une plante aromatique, appartenant à la famille des Rutacées, appelée
communément par la population locale « Fidjel ». Elle est spontanée, largement répandue en Afrique du
nord, particulièrement en Algérie. Elle est encore utilisée dans la médecine traditionnelle comme anti-
inflammatoire, antispasmodique et pour le traitement des pathologies cutanées.
L’extraction des composés phénoliques de la partie aérienne de la plante a été effectuée en
utilisant le méthanol avec l’eau distillé par double macération. Les résultats montrent que l’extrait
brut présent un rendement de 20,83%.
L’estimation quantitative des polyphénols totaux et des flavonoïdes par la méthode de Folin-Ciocalteu
et la méthode de trichlorure d’aluminium, respectivement montre que l’extrait brut est riche en ces composés
(160,21± 7,29 µg EAG/mg d’extrait et 17,97± 0,05 µg EQ /mg d’extrait respectivement)
L’inhibition de l’oxydation couplée de l’acide linoléique β-carotène a été évaluée par le test de
blanchissement du β-carotène qui a montré une activité antioxydante puissante avec un pourcentage
d’inhibition de 65.72 ± 1.96 %. Pareillement l’extrait brut a montré un pouvoir remarquable de piégeage du
radical libre DPPH (IC50 égale à 0,155 ± 0,00115 mg/ml). L’évaluation du pouvoir antifongique de l’extrait
par la méthode de contact direct a révélé une bonne activité inhibitrice vis-à-vis des champignons Fusarium
culmorum et Penicillium sp pour les concentrations 100, 50 et 25 mg/ml.
D’après les résultats obtenus dans ce travail, on peut dire que la plante étudiée possède des
activités biologiques considérables.
Mots clés : Ruta chalepensis, Polyphénols, Activité antioxydante, Activité antifongique, Bordj Bou
Arreridj.
‫الولخص‬
ً‫اخ ىيَسرخيض اىخا‬ٝ‫ح اىَعادج ىيفؽز‬ٞ‫ح اىَعادج ىألمسذج ٗ اىْشاؼ‬ٞ‫ح ٗ اىْشاؼ‬ٞ‫ح اىْثاذ‬ٞ‫ائ‬َٞٞ‫اىٖذف ٍِ ٕذٓ اىعَو ٕ٘ اىذراسح اىن‬
ٔٞ‫ؽيق عي‬ٝ ٜ‫ ٗ اىر‬Rutacées ‫ عائيح‬ٚ‫ إى‬َٜ‫ْر‬ٝ ٛ‫ عثارج عِ ّثاخ عؽز‬ٜٕ ٜ‫ اىر‬Ruta chalepensis ‫ ىْثرح‬ٜ‫ىيدشء اىٖ٘ائ‬
ٍِ ‫ز‬ٞ‫ مث‬ٜ‫ ف‬ٛ‫ذ‬ٞ‫ اىؽة اىرقي‬ٜ‫سرخذً ف‬ٝ ٗ ‫ا ٗ اىدشائز‬ٞ‫ق‬ٝ‫ شَاه إفز‬ٜ‫ْرشز تشنو ٗاسع ف‬ٝ ‫ز‬ٞ‫دو ٕذا األخ‬ٞ‫ُ٘ اسٌ اىف‬ٞ‫اىسناُ اىَحي‬
.‫ح‬ٝ‫ ٍعاد ىيرشْح ٗ ىعالج األٍزاض اىديذ‬,‫اىثيذاُ مَعاد ىالىرٖاب‬
‫ ه‬ٛٗ‫ثاّ٘ه ٗ اىَاء اىَقؽز ت٘اسؽح اىْقع اىَشدٗج تَزدٗد ٍسا‬َٞ‫ ىيْثرح تاسرعَاه اى‬ٜ‫ح ىيدشء اىٖ٘ائ‬ٞ‫ْ٘ى‬ٞ‫ذٌ اسرخالص اىَزمثاخ اىف‬
.20,83%
ُ‫ً٘ أ‬َْٞ‫ذ األى‬ٝ‫ مي٘ر‬ٜ‫قح ثالث‬ٝ‫ذاخ تؽز‬ّٝ٘٘‫ ٗ اىفالف‬Folin-Ciocalteu ‫قح‬ٝ‫ح تؽز‬ٞ‫ْ٘ه اىني‬ٞ‫ذاخ اىف‬ٝ‫ ىعذ‬َٜ‫ز اىن‬ٝ‫ْد ّرائح اىرقذ‬ٞ‫ت‬
±17,97 ٗ ‫ ٍغ ٍِ اىَسرخيض‬/‫ل‬ٞ‫نزٗ غزاً ٍنافئ ىحَط اىغاى‬ٍٞ 7, 29 ±160, 21( ‫ تٖذٓ اىَزمثاخ‬ْٜ‫اىَسرخيض اىخاً غ‬
.)‫ة‬ٞ‫ اىرزذ‬ٚ‫ ٍغ ٍِ اىَسرخيض عي‬/ ِٞ‫ر‬ٞ‫زس‬ٞ‫نزٗ غزاً م‬ٍٞ 0,05
‫ػ أمسذج‬ٞ‫ أُ ّسثح ذثث‬β- carotène- acide linoléique ‫ح اىَعادج ىألمسذج تاسرعَاه اخرثار‬ٞ‫مَا أظٖزخ ّرائح اىْشاؼ‬
‫ش‬ٞ‫ ترزم‬DPPH ‫ إساحح اىدذر اىحز‬ٚ‫ اىَسرخيض قذرج ٍيح٘ظح عي‬ٙ‫مَا أتذ‬.% 1.96 ± 65.72 ‫ح‬ٞ‫ل ماّد عاى‬ٞٞ‫ْ٘ى‬ٞ‫حَط اىي‬
.‫ٍو‬/‫ ٍغ‬0,00115 ±0,155 ‫ ه‬ٛٗ‫ٍسا‬IC 50
‫قح االحرناك اىَثاشز أُ ىيَسرخيض اىخاً ّشاغ‬ٝ‫اخ تؽز‬ٝ‫ح اىَسرخيض اىَعادج ىيفؽز‬ٞ‫ٌ ّشاؼ‬ٞٞ‫ْد ّرائح ذق‬ٞ‫ ت‬ٙ‫ٍِ خٖح أخز‬
.)‫ٍو‬/‫ ٍغ‬100 ٗ 50 ٗ 25 ( ‫ش‬ٞ‫ عْذ اىرزام‬Penicillium sp ٗ Fusarium culmorum ‫ذ ظذ اىفؽز‬ٞ‫اخ خ‬ٝ‫ٍعاد ىيفؽز‬
.‫ح ٍعرثزج‬ٞ‫٘ى٘خ‬ٞ‫ح ت‬ٞ‫َيل ّشاؼ‬ٝ Ruta chalepensis : ‫َنِ اىق٘ه أُ ّثاخ‬ٝ ‫ٖا ٍِ ٕذٓ اىذراسح‬ٞ‫ٍِ خاله اىْرائح اىَحصو عي‬
‫ تزج‬، ‫ْ٘ه‬ٞ‫ذاخ اىف‬ٝ‫ عذ‬،‫ح اىَعاد ىألمسذج‬ٞ‫ اىْشاؼ‬،‫اخ‬ٝ‫ح اىَعادج ىيفؽز‬ٞ‫ اىْشاؼ‬، Ruta chalepensis : ‫الكلواث الوفتاح‬
.‫ح‬ٝ‫ز‬ٝ‫ت٘عز‬

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