LA CONSCIENCE
Conscience : Faculté qui permet à l’H de se représenter le monde extérieur ainsi que lui-même (de
connaître).
PSYCHOLOGIQUE
• Immédiate : représentation spontanée de soi et du monde extérieur.
• Réflexive : capacité à s’examiner soi-même.
MORALE : capacité à juger autrui et soi-même par critique ou culpabilité.
Mémoire : capacité qu’a la conscience à réactualiser un vécu passé (lacunaire ou faillible)
• Stockée sous forme d’habitude, d’automatisme et qui passe par le corps.
• Imagée, de l’esprit.
Au présent, on ne sélectionne que ce qui est utile.
L’être :
• Essentiel : ce qui reste identique/permanent (=nature).
• Accidentel : ce qui peut changer mais ne modifie pas mon être.
L’identité
Notre identité = prénom = moi. On s’identifie à quelque chose que l’on a pas choisi (prénom).
- Caractéristique matérielles de l’identité (nom, prénom, date/lieu de naiss.) viennent de l’extérieur et
conditionnent qui nous sommes. On s’adapte jusqu’à s’identifier à qqchose d’extérieur (=identificat°)
- Caractéristique culturelles = impact des mentalités, normes, classes soc., et contexte autour.
Est-on le résultat d’une éducation/culture ou d’un choix perso ?
Locke, notre identité est dans nos souvenirs
Notre identité réside dans notre capacité à nous souvenir de nos expériences passées et à les relier à
notre conscience présente. Il met en relation conscience, personne et identité. Je suis la somme de
mes souvenirs, qqun qui peut s’approprier son vécu. Avec/sans certains souvenirs, la perception de
soi et du monde change.
Souvenir : capacité de se rappeler/reconnaître les expériences passées.
Esprit : siège de la conscience et de la pensée, englobe nos capacités cognitives, émotionnelles et
conscientes.
L’image qu’on a de soi-même est subjective et fluctuante. Chacun a son pdv, personne ne peut rentrer
dans le mien et les mots sont impersonnels.
Descartes, Le discours de la méthode
Il admet la théorie du sang comme vraie jusqu’à la découverte d’Harvey = Expérience du doute
radical : remise en question pdnt 6j, il n’admettra plus aucune vérité de ce qui l’a trompé une seule
fois. Tout est faux/vraisemblable. Résultat : X sens, tout est illusion. Tout ce qu’il vit est faux ? Il
doute de tout, frôle la folie.
-> Aboutissement du doute : Un seul fait indubitable qui résiste au doute, sa conscience. Si ma
conscience doute et sait qu’elle le fait, elle existe. Je pense donc je suis (=cogito). On a la certitude
d’exister comme conscience, elle est plus certaine que le corps.
La conscience est une certitude (la + grande qu’on puisse atteindre) subjective fondamentale, point
de départ de toute connaissance/objectivité.
Doute cartésien : Partir d’un jugement de tout objet douteux afin de tendre vers la plus grande
certitude possible. Après doute/réflexion, la vérité doit apparaître comme claire et distincte.
Pr passer l’opinion et savoir, on doit procéder à un examen rationnel des certitude 1ères.
David Hume, Traité de la nature humaine
Empiriste : « je crois ce dont je peux vérifier avc l’expérience ». La conscience se trompe sur elle-
même qd elle se considère comme un moi immuable/homogène (illusion d’un moi fixe, constitué
d’idées/impression (ex : chaud/froid) que l’on considère à tort comme notre identité). Le moi n’est
pas unique/seul mais un flux de perceptions changeantes, fractionnables (si je les écarte, le moi
disparaît, ex : sommeil). Il y a des changements imperceptibles et des multiplicités.
Moi = dénominatif (que l’imagination applique à nos perceptions internes, svnt réactualisé), l’illusion
vient du langage et de son pw. Le « je » donne l’impression qu’on ne change pas.
Caractère : mélange d’idées, impression, passions, motivations, actions. Il est pr Hume davantage le
support de l’identité.
Identité métaphysique : être psychologique fixe, identité essence (inconnaissable pr Hume)
Identité sociale : construite, donnée, connaissable mais extérieure.
F. Nietzche, Le Gai de Savoir
L’esprit n’est pas transparent en lui-même et la conscience est la partie la + superficielle et commune
de notre esprit. Si on fait la généalogie de la conscience (cmt apparu ds notre esprit), elle se serait
développé sous le besoin de communiquer (pr dmder aide). Pour se qualifier, on utilise des mots
banals, communs et impersonnels (ex : gentil). Un être serait un tout petit peu conscient, mais ce qui
le rend vrmnt unique est sa pensée inconsciente, plus profonde. L’Homme pense tlt mais il l’ignore.
Psychisme(esprit)/pensée : ensemble des facultés mentales, conscientes et inconscientes. (X seul
contrôle de conscience, mais soumis à des énergies profondes qui obéissent à une dynamique sur
laquelle la conscience n’aura aucune prise. Ex : la concentration).
Auguste Comte
Introspection : examen de soi par soi (états-d’âme, sensations, ressentis)
Pb : la conscience est la seule capable d’accéder à son intériorité. Ce n’est pas scientifique car ce n’est
pas objectif (distance sujet de l’observation/Objet observé + confronter les pdv). L’introspection n’est
pas une méthode de connaissance de soi valable. On se connaît de manière déformée, commune,
subjective. Est-ce que je peux connaître mes émotions/affects ? Oui mais de manière limitée.
Est-ce que mon esprit peut se regarder penser quand il pense ? Impossible.
Le seul moyen qu’on ait, c’est confronter mes paroles/mon vécu.
Concl : Seul, on ne peut pas élaborer des connaissances sur soi-même.
Sartre
«L’important n’est pas ce qu’on a fait de moi mais ce que je fais de ce qu’on a fait de moi. Ne pas
choisir, c’est choisir de ne pas choisir. ». Ce qui s’impose à moi dans le monde (corps, famille, époque,
contexte…), on ne peut pas tout changer, le choix ≠tout pouvoir, le choix est la manière dont on
gère/vie la situation. L’humain n’a pas de nature définie ou préétablie, nous sommes profondément
indéterminés. L’existence humaine est fondamentalement un projet. La conscience se met à distance
d’elle-même pour s’examiner, puis décide de ce qu’elle va faire de ce qu’elle est. « L’homme est
condamné à être libre tant qu’il est conscient de sa situation » condamné car nous devenons
responsables (res- ponsaré : choisir comment porter ce qui nous arrive) de ce qu’on fait.
Kant
La conscience de soi fait d’un homme autre chose qu’une simple chose : une personne. Elle le
différencie de tous les autres êtres car il devient un être moral à qui on doit le respect. L’accès à la
conscience de soi est un tournant dans l’évolution psychique d’un enfant.