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pdf lanceurs d’alerte

LES LANCEURS D’ALERTE: CITOYENS EXEMPLAIRES OU


MENACE POUR LES INSTITUTIONS ?

MATTYS:

[Link]

Dans le secteur militaire, il est préférable de ne pas dévoiler les secrets d'État. En effet,
l’intérêt de la nation passe avant les dysfonctionnements au sein des services. Les lanceurs
d’alerte dans ce domaine ne sont autorisés qu’en cas de craintes sanitaires ou lorsqu’il s’agit
de la préservation de la nature. En d’autres termes, lorsque l’alerte ne concerne pas ces
domaines, la santé ou l’environnement, elle peut alors être néfaste et dangereuse pour la
sécurité nationale et le bien des citoyens. C’est pourquoi, de part leurs actions, les lanceurs
d’alerte peuvent être un danger pour les démocraties car ils peuvent mettre en danger tout
un pays en dévoilant des informations confidentielles. Les pays ennemis pourraient alors
s’en emparer et représenter un danger pour la France.

[Link]

De plus, le plus souvent les lanceurs d’alerte sont motivés par la célébrité, l’emballement
médiatique et non par la volonté de dénoncer un fait de manière désintéressé. Ainsi, ces
personnes peuvent être un danger pour les démocraties car elles peuvent compromettre la
stabilité du système.
Les lanceurs d’alerte participent au bon fonctionnement de notre démocratie, notamment
dans de nouveaux secteurs tel que l’environnement. Nous pouvons les qualifier de “gardiens
de la transparence démocratique” à l’instar de Erin Brockovitch dans l’affaire “Luxleaks”. Il
faut tout de même faire attention à ce que ces signalement ne portent pas atteinte à la
présomption d’innocence ou aille à l’encontre de la liberté d’expression. Aussi, les sujets liés
au secret défense, au secret médical et au secret entre un avocat et son client restent
exclus du régime de l’alerte. Afin de pouvoir reconnaître les droits des lanceurs d’alerte, une
loi en 2016 à été mise en place, la loi Sapin II qui fait suite au flou juridique dont faisait parti
ces citoyens.
[Link]
Les lanceurs d’alerte pointent un dysfonctionnement et cela car ils se sentent pris de cette
mission mais en aucun cas ce n’est une vocation. Ils agissent selon leur éthique et leur
conception de la justice. En alertant, ils prennent des risques, ceux d’être licencié, d’être
poursuivis en justice, de se retrouver dans la Une des journaux etc… Ce sont des citoyens
qui pour l’intérêt général, se sacrifient et vont même jusqu’à risquer leur vie sans rien
n’attendre en contrepartie… Des mesures telles que la loi Sapin II ont été mises en place
pour assurer leur protection mais cela reste insuffisant.
Léo :

[Link]
pour-les-institutions/

“Lanceur d’alerte, c’est un acte solitaire qui implique énormément de risques, comme de perdre son
travail, ses revenus, devenir une sorte d’apatride, se retrouver en prison, et parfois, même, finir par le
suicide. Ils sont le dernier recours lorsque les contrôles sont défaillants, ils jouent un rôle fondamental
dans la lutte contre la corruption. Ils mettent à jour des fraudes de grande ampleur. Le lanceur d'
alerte est un citoyen exemplaire car il prend des risques pour dénoncer un scandale, dans l' intérêt de
protéger toute la population.”

Le lanceur d'alerte prend des risques énormes, y compris la perte de son emploi et même
des menaces sérieuses pour sa vie. Cependant, leur rôle est crucial dans la détection de la
corruption et des fraudes. Ils agissent dans l'intérêt public en dénonçant les scandales pour
protéger la population.

[Link]
pour-les-institutions/

“Nous n’avons pas affaire à des militants classiques ou radicaux mais bien à des « insiders » : des
employés aux services de renseignements, de banques, dans l’industriel mais aussi des militaires et
des scientifiques. La contestation des lanceurs d’alerte va de pair avec l’anonymat, un pilier
stratégique qui fait rentrer les insiders sur la place politique. Ainsi, les lanceurs d’alerte mettent en
tension les secrets d’État et instaurent une réflexion généralisée à tous les acteurs (institutions,
entreprises et citoyens) pour promouvoir la transparence et la connaissance à la portée de tous.”

Les lanceurs d'alerte sont souvent des employés internes, tels que ceux des services de
renseignement, des banques, de l'industrie, des forces armées et de la science. Leur
contestation, souvent anonyme, met en lumière les secrets d'État et encourage la
transparence pour tous, impliquant l'ensemble des acteurs, des institutions aux citoyens.

[Link]
dalerte-dissidents-ou-gardiens-de-la

“Mais comment déterminer l’apport des lanceurs d’alerte à la société et éviter les cas d’abus de
pouvoir ? Mesurer l’action des lanceurs d’alerte à l’aune du concept d’intérêt public est une des
solutions envisageables. De fait, beaucoup de pays se réfèrent aux informations révélées comme à
des divulgations d’intérêt public. Toutefois la notion d’intérêt public elle-même n’est pas très précise. Il
est nécessaire d’établir un critère clair pour définir l’intérêt public afin d’interroger les lanceurs d’alerte
proprement.

Même si définir l’intérêt public n’est pas facile, les définitions abondent tant dans le domaine
académique que dans le langage courant. Au fil du temps, il a été successivement considéré comme
un intérêt commun, une addition d’intérêts, une série d’intérêts ou encore un bien commun. La liste
est longue. Les philosophes politiques Daniele Santoro et Manohar Kumar, dans un récent article
privilégient celle d’une série commune d’intérêts. Pour eux, l’intérêt public « consiste non seulement
dans l’appréciation d’une série de droits fondamentaux mais aussi dans la prise de conscience que
chacun peut librement profiter de ces droits ». Il s’agit d’une série de droits civils et politiques
octroyant certains avantages. Dans cette perspective, la quête de transparence dans la lutte contre la
corruption peut être considérée comme d’intérêt public. Lancer l’alerte peut être vu comme un acte
dissident perpétré pour protéger cet intérêt public. Non autorisées, ces révélations permettent
toutefois aux citoyens de savoir que leurs droits sont menacés. Par la même occasion, ils sont
conscients des limites des procédures démocratiques. La surveillance et l’extraction de données, les
opérations de défense ou la collecte de renseignements détériorent souvent les droits des citoyens.
Ces derniers sont incapables de déterminer où ils se situent face aux lois et si les forces exercées sur
eux sont justifiées. Lancer l’alerte permet de répondre à la violation ou la limitation de droits citoyens.”

Les lanceurs d'alerte sont cruciaux pour exposer les abus de pouvoir et protéger l'intérêt
public, mais leur contribution doit être mesurée avec précision. L'intérêt public est défini
comme la protection des droits fondamentaux et la transparence, ce qui justifie les
révélations des lanceurs d'alerte sur les menaces et les limites des processus
démocratiques. En somme, leur action peut être évaluée en fonction de leur défense des
droits et de la promotion de la transparence dans la société.

[Link]
dalerte-dissidents-ou-gardiens-de-la

“Malgré cette fonction, les lanceurs d’alerte sont traités avec suspicion. Il n’est pas rare de les voir
accusés d’espionnage ou de trahison. Dans de nombreux pays, les lanceurs d’alerte politiques vont
jusqu’à subir des peines de prison après avoir révélé une information de haute volée. Edward
Snowden en a fait la triste expérience en rendant public la capacité de surveillance et la violation de
la vie privée de la NSA. Il a été la cible de plusieurs chefs d’accusation, y compris, celui
d’espionnage. Pour y échapper, il s’est enfui des États Unis vers la Russie, en prévision d’un procès
injuste. Cette impression a été renforcée à la vue du traitement réservé aux lanceurs d’alerte.
L’exemple d’Edward Snowden est malheureusement loin d’être unique, illustrant les atteintes à la vie
personnelle et professionnelle des lanceurs d’alerte.

L’opinion publique est divisée face à cette question. Les lanceurs d’alerte sont vus tantôt comme des
protecteurs de la responsabilité politique, tantôt comme des traîtres vis-à-vis de leurs employeurs.
Parfois, ils sont même considérés comme des menaces pour l’ordre social, la société ou le régime
politique au sens large. De l’avis des dirigeants, ils représentent une menace pour la sécurité
nationale.”

Les lanceurs d'alerte, bien que cruciaux, sont souvent traités avec suspicion et risquent des
accusations graves, comme l'espionnage. Des exemples comme Edward Snowden
montrent la répression qu'ils peuvent subir. Une partie de l’opinion publique les considèrent
comme des traîtres ou des menaces pour la sécurité nationale.

[Link]

“La France gagnerait à se doter d'une législation plus efficace, qui serait à la fois plus protectrice
envers les lanceurs d'alerte et encouragerait la liberté d'expression. [...] La base incontournable reste
que la dénonciation des faits doit être couverte par une exception pénale qui empêche le lanceur
d'alerte d'être poursuivi, par exemple pour diffamation, par ceux qu'il dénonce. [...] Il serait bon de
réfléchir à une forme d'aide financière pour les lanceurs d'alerte comme cela existe dans certains
pays européens, telle la Lituanie. [...] Ce qui est en jeu à travers l'alerte, c'est la lutte contre la
corruption et toutes les conduites irrégulières, mais c'est tout autant la liberté d'opinion et
d'expression. Toute démocratie doit savoir garantir la meilleure protection à ses lanceurs d'alerte.”

En résumé, ce sont des citoyens exemplaires car ils agissent sans compensation financière
et il est nécessaire de davantage les protéger.
Mathieu ;

Sur les canaux de signalement, la proposition de loi "Waserman" reprend la directive européenne en
permettant de choisir librement l'alerte :

soit en interne dans son entreprise ou son administration ;


soit en externe auprès de la justice ou des autorités compétentes.
La divulgation publique ne sera toujours possible que dans certaines situations (absence de
traitement à la suite d'un signalement externe par exemple). De plus, en cas de signalement ou de
divulgation publique anonyme, les personnes ayant vu leur identité révélée, comme les journalistes,
pourront obtenir le statut de lanceur d'alerte.

Le texte renforce les garanties de confidentialité et complète la liste des représailles interdites.
L'irresponsabilité des lanceurs d'alerte est étendue : il ne pourra être inquiété ni civilement pour les
préjudices que son signalement aura causés, ni pénalement pour avoir intercepté et emmené des
documents confidentiels liés à son alerte (avec des informations dont il aura eu accès de façon licite).

Par ailleurs, un nouvel adjoint au Défenseur des droits sera chargé d'orienter et d'accompagner le
lanceur d'alerte tout au long de son parcours (une proposition de loi organique sur l'élargissement du
rôle du Défenseur des droits est en cours d'examen devant le Parlement). Toute personne pourra
demander au Défenseur des droits de certifier sa qualité de lanceur d’alerte.

Enfin, des aides financières et psychologiques sont prévues (provision pour frais de justice, par
exemple).

Toutefois, des inquiétudes sont apparues au cours des débats parlementaires. Dans une tribune
publiée le 12 janvier 2022, un collectif de lanceurs d'alerte avait dénoncé des "reculs" apportés à la
proposition "Waserman" lors des travaux en commission des lois du Sénat en décembre 2021. La
protection accordée aux facilitateurs-personnes morales (associations, par exemple), notamment,
avait disparu du texte original. Les sénateurs avaient aussi supprimé la notion de menace ou
préjudice pour l’intérêt général. Ainsi, seuls les signalements de crimes et délits seraient couverts,
excluant de fait les pratiques légales d’optimisation fiscale révélées par les "Luxleaks", par exemple.
Depuis, la CMP a néanmoins repris la proposition initiale et réintégré les avancées votées par les
députés.

[Link]
democratie

La proposition de loi "Waserman" renforce la protection des lanceurs d'alerte en


permettant le signalement interne ou externe, avec des garanties de confidentialité
et des interdictions de représailles. Les lanceurs d'alerte sont exonérés de
responsabilité pour les préjudices causés par leurs actions licites. Un adjoint au
Défenseur des droits les accompagnera, et ils pourront obtenir une certification
officielle. Des aides financières et psychologiques sont prévues. Cependant, des
inquiétudes ont surgi lors des débats parlementaires, notamment des reculs
concernant la protection des facilitateurs et la notion d'intérêt général, bien que ces
points aient été réintégrés par la CMP.
La façon dont les lanceurs d’alerte sont traités est une mesure du contexte politique en place. Cela
offre un aperçu de la capacité des sociétés à prendre en considération les dissidents. Le respect de la
désobéissance et un engagement délibératif avec les dissidents et une preuve du bon fonctionnement
et de la maturité d’une démocratie.

Beaucoup de régimes démocratiques faiblissent sur ce point et ont traité les lanceurs d’alerte avec
suspicion. Les vengeances et contrecoups personnels et professionnels pour de telles divulgations
sont monnaie courante. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. La sécurité nationale tient
presque du sacré dans nos démocraties et l’opacité qui l’entoure permet aux dirigeants d’échapper à
toute forme de responsabilité. Parce que la sécurité nationale réveille souvent des peurs, les citoyens
eux-mêmes ont du mal à remettre en cause les autorités nationales et peuvent parfois regarder avec
suspicion les lanceurs d’alerte. Ce qui est considéré comme une menace imminente pour la sécurité
nationale exclut de fait de l’ordre des priorités les atteintes à la liberté individuelle et à la vie privée
dans le paysage social et politique.

Les révélations de Snowden dans le cas PRISM montrent toutefois que les enjeux de liberté
personnelle et de vie privée sont essentiels. Surtout, elles soulèvent la question de la crédibilité des
menaces ou avertissements qui se cachent dans les discours relatifs à la sécurité nationale. Ces
derniers sont souvent issus du domaine militaire, gouverné par une compréhension conservatrice de
ce qu’est la sécurité. Un rapport semi-annuel du département de Défense de l’inspecteur général daté
de 2018 sur l’activité des lanceurs d’alerte indique que, sur la période 2013-2018, 195 lanceurs
d’alertes ont été la cible d’actes de vengeance et d’intimidation, le plus souvent au sein des services
militaires. Dans de tels cas, l’importance d’une protection adéquate n’est plus à démontrer.

[Link]
transparence

Le traitement des lanceurs d'alerte reflète la santé démocratique d'une société, les
régimes démocratiques, souvent méfiants envers eux, les exposent à des risques
personnels et professionnels. La priorité accordée à la sécurité nationale néglige
souvent les libertés individuelles. Les révélations de Snowden sur PRISM soulignent
ces tensions. Dans le domaine militaire notamment, les lanceurs d'alerte sont
souvent victimes de représailles, soulignant l'urgence d'une protection adéquate
pour ces acteurs de la transparence démocratique.

Depuis la loi de 2022, le droit français définit comme lanceur d'alerte, une personne
physique qui signale, sans contrepartie financière, des informations portant sur un crime, un
délit ou un préjudice pour l'intérêt général. Aussi, cette loi, entrée en vigueur le 1er
septembre, ajoute de nombreuses dispositions afin de renforcer la protection des lanceurs
d'alerte dans l'entreprise. Dans quel sens évolue cette protection ?

Irène Frachon et le scandale du Médiator, Stéphanie Guibot et l'affaire UBS ou encore


Antoine Deltour et les "Luxleaks" : nombreux sont les exemples de lanceurs d'alerte
médiatisés ayant permis de lever le voile sur des secrets d'entreprises ou de services.
Cependant, ces défenseurs de l'intérêt général sont souvent sujets à des menaces, des
pressions et parfois des licenciements visant à censurer leur parole.

Aussi, l'amélioration de leur protection, jugée jusqu'alors insuffisante par des associations
comme la Maison des lanceurs d'alerte, est l'objet d'un texte de loi entré en vigueur depuis
le 1er septembre 2022. Comment ces nouvelles dispositions garantissent-elles l'existence
d'un contre-pouvoir indispensable au bon fonctionnement de la démocratie ?

[Link]
dalerte-servent-ils-la-democratie-le-debat-du-talk-franceinfo_5383939.html

La loi de 2022 définit les lanceurs d'alerte comme des personnes signalant des informations
sur des crimes, délits ou préjudices sans contrepartie financière. Elle renforce leur protection
dans les entreprises avec de nouvelles dispositions. Des cas célèbres comme le Médiator
ou les "Luxleaks" montrent l'importance des lanceurs d'alerte malgré les menaces et
pressions qu'ils subissent souvent. Les améliorations législatives répondent aux critiques sur
l'insuffisance de la protection précédente, assurant ainsi un contre-pouvoir crucial pour la
démocratie.

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