Séquence n°1 : Entités
L’entité :
Ensemble organisé d’une ou plusieurs personnes physiques ou morales et d’éléments
corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activité économique qui poursuit un
objectif propre.
Par activité économique, il faut entendre toute activité (civile ou commerciale) produisant des
biens ou des services marchands ou non, exercée dans un but lucratif ou non.
Exemple : Entreprise, un hôpital, Administrations, ONG, une école publique, une
maternité, une mairie, l’université, un ministère, une association, un parti politique, etc.
A- Notion d’Entreprise
I- Définitions
D1L’entreprise est une entité (organisation) qui met en œuvre les moyens matériels, humains
et financiers en vue de produire des biens et services marchands.
D2L’entreprise est une entité économique indépendante qui utilise des moyens (matériels,
humains et financiers) afin de produire des biens ou de services, destinés à être proposer sur
un marché afin de satisfaire un besoin moyennant un prix en vue de réaliser le maximum de
bénéfice.
Entreprise= Travail + Matières + Machines = Biens et services
Exemple : Boulangerie = Boulanger + Farine +Four = Pain
D3 L’entreprise est une entité (organisation) financièrement indépendante, une unité de
répartition de richesses qui, par la combinaison des facteurs de production, produisent des
biens ou des services destinés à être vendus en vue de réaliser un bénéfice.
Une entreprise est une entité (organisation), mais toute entité (organisation) n’est pas une
entreprise. Par exemple : un hôpital, une école publique, une maternité, une mairie,
l’université, un ministère, une association, un parti politique, etc. ne sont pas des
entreprises.
La recherche du bénéfice (ou du profit) est la différence fondamentale entre l’entreprise et
les autres entités (organisations) appelées Organismes Sans but Lucratif (OSBL).
II- Objectifs de l’entreprise
L’entreprise remplit deux objectifs essentiels : l’un économique et l’autre social
- L’objectif économique : La fonction économique de l’entreprise est de mettre à la
disposition des consommateurs des biens et des services dont ils ont besoin. Par l’acte de
transformation, elle contribue au développement des richesses de la nation
- L’objectif social : A travers l’emploi qu’elle crée, l’entreprise contribue à résoudre le
problème du chômage et à distribuer dans l’économie d’un pays un certain pouvoir d’achat et
d’échange
III- Les fonctions d’une entreprise
Les fonctions principales d’une entreprise sont :
-Fonction administrative (prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler)
-Fonction technique ou de production
-Fonction comptable
-Fonction commerciale (achat/ ventes)
-Fonction financière
-Fonction de sécurité
-Fonction judiciaire
IV- Les principaux documents circulant dans l’entreprise
L’organisation de la comptabilité fait appel à des pièces comptables à titre de support et à des
documents comptables de synthèse
Les pièces comptables sont des documents qui servent de base à la circulation de
l’information comptable.
- Les pièces relatifs à l’achat et à la vente (bon de commande, bon de livraison et la facture)
- Les pièces relatifs au règlement (Chèque, bon de caisse, reçu, virement, effet de commerce)
- Documents relatifs à la comptabilité (Bilan, C.P.C, Balance, Journal et Grand-livre…)
Le journal est le support qui permet de vérifier que la partie double est respectée, il enregistre
les opérations effectuées par l’entreprise dans l’ordre chronologique et ses écritures sont
reprises dans les comptes du grand-livre
V - Les partenaires de l’entreprise
Les principaux partenaires de l’entreprise sont : Fournisseurs ; ménages ; Etablissements
financiers ; Administration et clients.
-les fournisseurs : ils constituent les marchés de l’approvisionnement de l’entreprise ;
-les ménages : ils représentent le marché qui fournit du travail à l’entreprise, en contrepartie
ils reçoivent une rémunération ;
-les clients : ils constituent le marché des biens et services finaux de l’entreprise. Sur ce
marché l’entreprise écoule ses produits en contrepartie elle reçoit la valeur monétaire de ses
biens écoulés ;
- les établissements financiers : ils représentent le marché des capitaux de l’entreprise ;
-l’administration : prélève des impôts et reverse des subventions ;
-les propriétaires : reçoivent le dividende et verse les capitaux.
Quelles sont les différentes catégories des Entreprise ?
VI- Classifications
Les entreprises sont classées selon plusieurs critères, par les Droits comptable commercial.
Selon l’activité économique : on distingue
- les entreprises commerciales : qui achètent des biens pour les vendre à l’état sans
transformation ;
Exemple : GGB, Alimentations, pharmacie, boutique
Coût d’achat =Prix d’achat + Frais d’achat
Coût de revient= Coût d’achat + Frais vente
Résultat = Chiffre d’affaires - Coût de revient
Chiffre d’affaire = PvXQv
Pv =Prix de vente ; Qv=quantité vendue
Exemple1 : Un boutiquier achète deux cartons de savon à 25.000f l’un, il paye 2000f pour le
transport et 1000f pour les emballages.
Calculer le résultat sachant que le boutiquier a vendu les cartons à 30.000f l’un.
-les entreprises industrielles : qui achètent les matières premières pour les transformer en
produits finis ;
Exemple : BRAMALI ; NBB
Coût d’achat=Prix d’achat + Frais d’achat
Coût de Production = Coût d’achat + Frais Production
Coût de revient= Coût d’achat + Frais vente
Résultat = Chiffre d’affaire - Coût de revient
Exemple2 une teinturière achète 12m de Bazin à 2500f le m, elle achète des colorants 4.500,
elle paye 2000F pour le transport, elle paye trois personnes à 3000 chacune pour la main
œuvre. Calculer le résultat sachant qu’elle a vendu les Bazin à 7.500 le m
-les entreprises prestataires de services telles que transports, assurances, banques, etc.
Exemple : BNDA ; SONAVIE
Selon la taille : on distingue
Le SYSCOAHADA retient le critère du chiffre d’affaires : Ainsi les entreprises sont :
Grandes entreprises : le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 100 millions de
FCFA ;
Moyennes entreprises : le chiffre d’affaires est compris entre 30 et 100 millions
FCFA ;
Petites entreprises : le chiffre d’affaires est inférieur à 30 millions de FCFA.
Autre classement
-les petites entreprises : qui utilisent 1 à 200 personnes
-les entreprises moyennes : qui emploient 200 à 500 personnes
-les grandes entreprises : qui emploient plus de 500 personnes
Selon le statut juridique :
Une entreprise peut revêtir deux formes juridiques générales selon acte uniforme relatif au
droit des sociétés commerciales et du GIE (AUSG) :
-Soit elle est exercée en personne physique : le commerçant ou l’artisan indépendant exerce
ses activités sous son propre nom, et son patrimoine privé se confond avec celui de son
affaire, ce qui se révèle problématique en cas de faillite ;
-Soit elle est exercée dans le cadre d’une SOCIETE, disposant d’une personnalité juridique
propre :
-La Société en Nom Collectif (SNC) est celle dans laquelle tous associés sont des
commerçants
-La société en commandite simple (SCS) est celle dans laquelle coexistent un ou plusieurs
associés indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales dénommés associés
commandités avec un ou plusieurs associés responsables des dettes sociales dans la limite de
leurs apports dénommés associés commanditaires.
-La Société à Responsabilité Limitée (SARL) est une société dans laquelle les associés ne
sont pas responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports et dont les droits
sont représentés par des dettes sociales.
-La Société Anonyme (SA) est une société dans laquelle les actionnaires ne sont pas
responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs parts et dont les droits des
actionnaires sont représentés par des actions.
-La société en participation est celle dans laquelle les associés conviennent qu’elle ne sera pas
immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier et qu’elle n’aura pas la
personnalité morale.
-La société créée de fait est celle que l’acte unilatéral de volonté n’est pas établi par écrit et
que de ce fait la société ne peut être immatricule. Elle n’a pas la personnalité juridique.
-La société de fait est celle que deux ou plusieurs personnes physique ou morales se
comportent comme des associés sans avoir constitué entre elle l’une des sociétés reconnues
par AUSG (acte uniforme relatif au droit de la sociétés commerciale et du GIE).
-La société civile est toutes les sociétés auxquelles la loi n’attribue pas un autre caractère à
raison de leur forme, de leur nature ou de leur objet.
Selon le Selon l’appartenance des capitaux :
les entreprises privées qui appartiennent aux personnes privées;
les entreprises qui appartiennent à l’Etat (Entreprise publique);
les entreprises mixtes qui appartiennent à l’Etat et aux privés.
B- Administrations
L’administration est une entité qui produit les services non marchands
Exemples : la police, la mairie
C- Organisation non gouvernemental (ONG)
Les ONG sont des entités à but non lucratif d’intérêt publique qui ne relève ni de l’Etat ni des
institutions internationales.
D- Groupement d’intérêt économique (GIE)
Est une entité à but lucratif, qui facilite l’exercice des activités économiques de ses membre.
Séquence n°2 Comptabilité
Le pilotage de l'entreprise, consiste à faire des choix, à prendre des décisions dans le but de
réaliser les objectifs. (L'objectif principal d’une entreprise est la réalisation d'un profit
financier).
La plupart des décisions sont des décisions courantes qui engagent l'entreprise sur le court
terme. Exemple : achats de marchandises, ventes de marchandises, règlement des salaires…
D'autres décisions engagent l'entreprise sur le moyen terme et le long terme. On parle alors de
décisions stratégiques.
Exemple : Choix de produits, prix, distribution, communication, organisation humaine et
matérielle.
L'ensemble de ces décisions constitue la gestion.
Une gestion efficiente tient compte des contraintes économiques et juridiques propres à
l'environnement de l'entreprise et s'appuie sur des outils d'aide à la décision. La comptabilité
générale est l’un de ces outils.
I- Définitions :
D1 Elie COHEN : « La comptabilité consiste en un ensemble d’instruments et de procédures
qui permettent de saisir, d’enregistrer et de traiter des informations chiffrées relatives à
l’activité et en patrimoine d’une entité économique quelconque : entreprise, famille,
association, administration ».
Le SYSCOAHADA : définit la comptabilité générale en ces termes : « Système
d’organisation et de traitement de l’information permettant l’établissement des états financiers
de synthèse en conformité avec les dispositions du droit comptable. La comptabilité dans
l’UEMOA est régie par des règles du SYSCOA »
D2 La comptabilité est une technique d’information quantitative décrivant en unité monétaire
l’activité et la situation de l’entreprise.
D3 La comptabilité est une technique qui permet à travers un langage conventionnel
d’enregistrer tous les actes faits par un commerçant pour mesurer les conséquences de ces
actes sur l’évolution de son patrimoine
D4 La comptabilité est une technique permettant de saisir, d’enregistrer et de classer les
données de base chiffrées.
D5 La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant de
saisir, de classer, enregistrer des données de base chiffrées et présenter des états reflétant, à
leur date d’arrêté, une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
d’une entité (entreprise, association, administration etc.)
Elle est destinée à fournir après traitement approprié, un certain nombre de renseignements
d’ordre juridique et économique aux utilisateurs intéressés. L’objectif de la comptabilité
générale est de produire des états financiers en fin d’exercice.
La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière qui permet :
- de saisir, classer, enregistrer les données de base chiffrées ;
- de fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations conforme aux
besoins des divers utilisateurs intéressés.
Pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, toute comptabilité implique :
- le respect de principes ;
- une organisation répondant aux exigences de contrôle et de vérification ;
- la mise en œuvre de méthodes et procédures ;
- l’utilisation d’une terminologie commune.
II- FONCTIONS DE LA COMPTABILITE GENERALE
Les fonctions de la comptabilité sont :
Juridique ;
Informationnelle ;
Fiscale ;
Financière ;
Économique ;
Sociale ;
Organisationnelle ;
Contrôle.
III- Les objectifs de la comptabilité
La comptabilité répond aujourd’hui à six finalités principales, à savoir :
mesurer la richesse créée par l’entreprise et contrôler son partage ;
fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires ;
fournir un outil d’aide à la décision ;
fournir une base pour le diagnostic économique et financier ;
fournir une base pour la synthèse et la prévision macro-économique ;
fournir un instrument de régulation sociale
IV- Obligation de la tenue de la comptabilité générale
La comptabilité répond à des juridique dans la mesure où sa tenue est une obligation légale
qui résulte à la fois des dispositions du droit comptable et du droit fiscal.
Selon l’article 1 de la loi, toute entité doit mettre en place une comptabilité destinée à
l’information externe comme à sa propre information.
La comptabilité générale est donc obligatoire à toutes les entités soumises aux dispositions du
droit commercial, les entreprises publiques, parapubliques, les coopératives et plus
généralement, les entités produisant des biens et services marchands ou non marchands à
l’exception de celles soumises aux règles de la comptabilité publique.
La comptabilité doit satisfaire aux obligations de régularité, de sincérité et de transparence ;
elle doit garantir la fiabilité, la compréhension et la comparabilité en :
- respectant la terminologie et principes communs à toutes les entités ;
- mettant en œuvre des conventions, méthodes et procédures normalisées par secteur ; mettant
en place une organisation répondant aux exigences de collecte, tenue, contrôle, présentation et
communication des informations comptables
En effet toute personne physique ou morale ayant la qualité du commerçant au sens du code
de commerce est tenue de tenir une comptabilité générale
Quels sont les différents mouvements qui se passent dans les Entreprises.
V- Analyse comptable des opérations
1- Emplois et Ressources
Une ressource est l’origine d’une opération comptable (le point de départ) et l’emploi est
l’affectation d’une opération comptable (le point final).
Ressource = sortie et Emploi = entée
Exemple 1 : J’achète des m/ses 100 F par chèque.
Ressource = Banque, car l’argent vient de la banque.
Emploi = achat m/se, car l’argent a été utilisé pour l’achat de m/se.
Exemple 2 : Mr DIARRA vend des m/ses à Mr TRAORE en espèce d’un montant de
2 000 000
Qu’est ce qui a permis à Mr DIARRA d’encaisser 2.000.000 ?
C’est la vente des m/ses qui lui a permis d’encaisser 2.000.000
Donc les m/ses constitue les ressources et encaissement de 2.000.000 constitue l’emploi
Analyse des opérations
Ressource : m/ses 2.000.000 ; Emplois : caisse 2.000.000
Exemple 3 : Mr KONE vend des m/ses à Mr TOURE par chèque, montant 5.000.000
Analyse des opérations
Ressources : m/ses ; Emplois : banque
Exemple 4 : Mr COULIBALY achète des m/ses d’un montant de 100.000 réglé par chèque
Analyse des opérations
Ressources : banque ; Emplois : m/ses
Exemple 5 : Mr DIARRA vend des mobiliers de bureau à crédit d’un montant de 500.000
Analyse des opérations
Ressources : mobiliers de bureau ; Emplois : client
Exemple 6 : Mr SACKO vend des matériels informatiques à 400.000, la moitié par chèque et
l’autre moitié en espèce
Analyse des opérations
Ressources : matériels informatiques ; Emplois : banque et caisse
Exemple 7 : Mr TOURE achète une camionnette d’un montant de 1.000.000 la moitié par
chèque et l’autre moitié en crédit
Analyse des opérations : Ressources : banque et fournisseur ; Emplois : matériel de
transport
Tableau d’analyse des ressources et emplois (nature du Mouvement)
Dates Libellés Nature Emplois Montants Ressource Montants
2- Notion de flux
Un flux économique est un mouvement de biens, de services et de monnaie tant à l’intérieur
(FLUX INTERNES) qu’à l’extérieur (FLUX EXTERNES) de l’entreprise avec les agents
économiques.
Le flux est un mouvement d’éléments d’un pôle à un autre.
FLUX INTERNES sont des flux qui concernent des transactions à l’intérieur de l’entreprise.
Exemple : Transfert de 50 000 F CFA de la caisse A pour la caisse B de l’entreprise
DIARRA. FLUX EXTERNES sont des mouvements de biens, de services ou de monnaie
entre l’entreprise et d’autres agents économiques. Exemple : L’entreprise DIARRA vend des
marchandises à l’entreprise TRAORE.
Pour analyser une opération on doit faire référence à deux mouvements (flux) : le flux de
départ et le flux d’arrivé.
-le flux de départ constitue l’origine ou ressource
-le flux d’arrivé constitue la destination ou emplois
Il existe deux types de flux :
a) des flux juridiques (biens, services, dettes et créances), qui traduisent l’obligation
contractée ou le droit constaté, sur la base des factures, bulletins de paie, etc…
b) des flux financiers (monétaires), qui traduisent les mouvements de trésorerie qui en
résultent, ou qui les précèdent (cas des avances et acomptes), sur la base des pièces de
caisse, chèques, bordereaux, ordres de virement, extraits de compte, etc..
Ces flux financiers donnent lieu à un encaissement chez le créancier et à un paiement
chez le débiteur.
Exemple :
L’entreprise vend des marchandises à crédit
Flux juridique sortant de marchandises(FJS)
Entreprise Clients
o Flux juridique de créances entrant (FJE)
Exemple :
L’entreprise achète des marchandises au comptant
Flux juridique entrant de marchandises(FJE)
Fournisseu
Entreprise Flux juridique sortant de dettes (FJS)
r
Flux juridique entrant de dettes (FJS)
Flux monétaire sortant (FMS)
Ou
Flux juridique entrant de marchandises(FJE)
Entreprise Fournisseu
Flux monétaire sortant (FMS) r
Exemple : L’entreprise vend des marchandises au comptant 20 000F en espèce
Flux juridique sortant de marchandise
Entreprise Clients
Flux Monétaire entrant
Exemple : L’entreprise achète des marchandises 10 000F à crédit
Flux juridique entrant de marchandise
Entreprise Fournisseur
Flux financier sortant
Exemple 3 : L’entreprise vend des marchandises à crédit 30 000F
Flux juridique sortant de marchandise
Entreprise Clients
Fl
Flux financier entrant
Flux financier entrant (FFE) = flux juridique des créances (FJC)
Flux financier sortant (FFS) = flux juridique des dettes (FJD)
Tableau d’analyse des ressources et emplois (en terme flux)
Dates Libellés Emplois (entrée) Ressources (sortie)
FJE (FJC) FJDR FFE (FME) FJS (FJD) FJCR FFS (FME)
Achat ; Vente Règlemen Vente au Vente Achat à Règlement Achat au
Frais ; à t frs comptant ; Produit crédit ; clients comptant ;
Charge crédit ; Encaissement Décaissement
s
FJE (flux juridique entrant), FJS (flux juridique sortant), FJDR (flux juridique des dettes
réglées), FJCR (flux juridique des créances recouvrées), FFE (flux financier ou monétaire
entrant), FFS (flux financier ou monétaire sortant)
Exemple 2 : Analyser les opérations suivantes en termes de ressource et emploi.
01/03 : Vente de marchandise 200 000F à crédit ;
02/03 : Vente de marchandise 100 000F en espèce ;
03/03 : Vente de marchandise 150 000F par chèque ;
05/03 : Vente de marchandise 300 000F moitié par chèque moitié à crédit ;
07/03 : Achat de marchandise 50 000F à crédit ;
08/03 : Achat de marchandise 180 000F en espèce ;
09/03 : Achat de marchandise 170 000F par chèque ;
10/03 : Achat de marchandise 180 000F moitié par chèque moitié à crédit ;
12/03 : Le client règle 160 000F par chèque ;
13/03 : Nous réglons le fournisseur 200 000F en espèce ;
14/03 : Règlement de la facture d’électricité 50 000F par chèque ;
15/03 : retour de marchandise achetée 70 000F ;
16/03 : retour de marchandises vendues 45 000F.
Exercice 1 : Analyser dans un tableau les opérations suivantes en emplois et ressources
01/04/N Vente de marchandises 600.000f la moitié à crédit et l’autre en espèce
05/04/N Achat de marchandises par chèque 500 000f ;
10/04/N Versement d’espèce à la banque 900 000f ;
15/04/N Règlement de la facture d’électricité par 300 000f ;
25/04/N Achat de marchandises 100.000f la moitié par chèque et le reste en espèce ;
26/04/N Vente de marchandises 360.000f la moitié à crédit et le reste en espèce ;
28/04/N Achat d’un matériel de transport à 3 000 000 la moitié à crédit et le reste par CCP ;
29/04/N Règlement client 200 000 f par chèque ;
30/04/N Retrait de 400.000 à la banque pour alimenter la caisse ;
Exercice 2 : Analyser dans un tableau les opérations suivantes en emplois et ressources
01/05/N Achat de marchandises 400 000f, la moitié en espèce le reste par chèque ;
05/05/N Vente de marchandises 900 000f, la moitié à crédit et le reste par chèque ;
10/05/N Versement d’espèce à la banque 800 000f ;
15/05/N Règlement de la facture d’électricité en espèce 90 000f ;
17/05/N Règlement clients 450 000 ;
25/05/N Achat de marchandises 200 000f la moitié par chèque et le reste à crédit ;
26/05/N Vente de marchandises 700 000f la moitié à crédit et le reste par CCP ;
27/05/N Retour de marchandise achetée 100 000F ;
29/05/N Retour de marchandises vendues 400 000F ;
30/05/N Règlement fournisseurs 300 000 par chèque bancaire.
Exercice 3 : Analysez les opérations suivantes en emplois et ressources
02/01/N Achat un bâtiment à crédit auprès d’un fournisseur d’une valeur de 300 000 ;
03/01/N Achat des mobiliers de bureau par chèque d’une valeur 500 000 ;
04/01/N Vente des matériels d’informatique et de transport à crédit d’une valeur 120 000 ;
05/01/N Vente des marchandises en espèce d’une valeur 600 000 ;
06/01/N Retrait de 200 000 à la banque pour alimenter la caisse
08/01/N Règlement de la facture de téléphone en espèce d’un montant de 50 000 ;
09/01/N Achat des mobiliers à 100 000, la moitié à crédit et l’autre moitié en espèce
10/01/N Règlement fournisseurs en espèce 300 000 ;
12/01/N Règlement clients par chèque.
VI- Les principes comptables
Le travail comptable est sous tendu par des principes comptables scindés en hypothèse,
postulats et conventions comptables.
a) Hypothèse de base
Les états financiers sont établis en présumant que l’entité poursuivra ses activités dans un
avenir prévisible.
En cas de non continuité les incertitudes sont indiquées et justifiées et la base sur laquelle
elles ont été arrêtées est précisées.
b) Les postulats comptables :
Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des
principes acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés.
Les postulats comptables sont les suivants.
Postulat de l’entité :la comptabilité est fondée sur la séparation entre le patrimoine
de l’entité et celui de ses propriétaires.
Postulat de la comptabilité d’engagement ou d’exercice : les effets des transactions
et autres évènements sont pris en compte dès que ces transactions ou évènements
se produisent et non pas au moment des encaissements ou paiements.
Postulat de la spécialisation des exercices : la vie de l’entité étant découpée en
périodes appelées « exercices », il faut rattacher à chaque exercice tous les
produits et les charges qui le concernent, et ceux-là seulement.
Postulat de la permanence des méthodes : les mêmes méthodes de prise en compte,
de mesure et de présentation sont utilisées par l’entité d’une période à l’autre.
Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique : la
réalité économique l’emporte sur l’apparence juridique.
Exemples : effets remis à l’escompte et non encore échus ; biens en crédit-bail.
c) Les conventions comptables :
Les conventions comptables sont destinées à guider le comptable dans l’évaluation et
la présentation des éléments devant figurer dans les états financiers.
Les conventions comptables sont les suivantes :
Convention du coût historique : les opérations sont comptabilisées sur la base de
la valeur nominale de la monnaie sans tenir compte des éventuelles variations de
son pouvoir d’achat. Ainsi, les biens entrent dans le patrimoine de l’entité à leur
coût d’acquisition.
Convention de prudence : la prudence est l’appréciation raisonnable des faits
dans des conditions d’incertitude afin d’éviter le risque de transfert, sur l’avenir,
d’incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine ou le résultat de
l’entité. Ainsi, les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées.
Convention de régularité et transparence : l’information est clairement
présentée et communiquée, sans intention de dissimiler la réalité derrière
l’apparence.
Convention de la correspondance bilan de clôture – bilan d’ouverture : le
bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice
précédent.
Convention de l’importance significative : sont significatifs, tous les éléments
susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des états financiers
peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entité.
Exemple : Chiffre d’affaires important Système normal
VI. Classement et codification des comptes
A. Classement des comptes
a) Comptabilité générale
Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :
• Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
• Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations
incorporelles, corporelles et financières) ;
• Classe 3 : comptes de stocks ;
• Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) ;
• Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes
bancaires et caisse).
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits :
• Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et
charges financières) ;
• Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et
produits financiers) ;
• Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des
travailleurs, subventions d’équilibre, etc.).
• b) Comptabilité des engagements et comptabilité analytique de gestion
• La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la
comptabilité analytique de gestion.
Séquence n° 3 : Le Bilan
Pour fonctionner, toute entreprise doit disposer d'un ensemble de ressources, parmi ces
ressources, on peut citer : les capitaux propres, les emprunts, les dettes envers les
fournisseurs…Grâce à ces ressources, l’entreprise va effectuer des emplois. Parmi ces
emplois, on peut citer : les constructions, le matériel, le mobilier de bureau, les stocks de
matières premières ou de marchandises, ...
L'ensemble des ressources et des emplois est regroupé dans un tableau qui s'appelle bilan.
I- Définitions :
D1Le bilan est un tableau récapitulatif de la situation financière d’une entreprise à un moment
donné. Il comprend :
-A gauche l’actif qui enregistre les emplois
-A droite le passif qui enregistre les ressources
D2Le bilan est un document comptable que chaque entreprise doit produire au moins une fois
par an, il doit obéir à des normes de présentation légales
Le bilan fait le point sur la situation du patrimoine de l’entreprise à un moment donné, il
résume ce que possède l’entreprise et ce qui constitue l’origine de ce qu’elle possède
Le bilan se présente sous forme d’un tableau divisé en deux parties : la partie droite représente
les ressources de financement de l’entreprise et dite Passif, la partie gauche représente les
emplois des ressources (utilisations des fonds et dite Actif)
II- Structure du bilan
1-Actifs du bilan (emploi des ressources) : L’actif exprime à la date d’établissement du bilan
l’emploi qui a été fait d’une ressource
2-Passif (origine des ressources) : Le passif exprime à la date d’établissement du bilan l’origine et le
montant des diverses ressources mises à la disposition de l’entreprise.
3- Présentation du bilan selon le SYSCOA
Actifs Brut Amort Net Passifs Net
N N -1
I-Actifs immobilisés I-Ressources stables
-Immobilisations -Capitaux propres
incorporelles : actionnaires, capital non
frais de recherche et de appelé ;
développement, brevets -Prime et réserves :
licences, logiciels, fond prime d’apport, d’émission
commercial ; et de fusion ; Réserve libre
-Immobilisations corporelles : et indisponible, report à
terrains, bâtiments, matériels de nouveau ;
transport, matériels, -Résultat Net (+/ -)
installations et agencements, Dettes financières
avances et acomptes versés sur emprunts, dettes financières
les immobilisations ; diverses ; dettes de crédit-
-Immobilisations financières : bail et contrats assimilés.
titres de participation ; titres II-Passif circulants
immobilisés, prêt. fournisseurs
II-Actifs circulants : d’exploitation ; dettes
stocks, marchandises, fiscales ; dettes sociales ;
fournisseurs, avances versés, autres dettes ; Clients,
produits fabriqués, clients, avances reçues ; Risques
matières premières provisionnés.
III-Trésoreries passifs
III-Trésorerie actifs : Banque crédits
Banque, caisse, chèque postaux, d’escompte ; Banque
titre de placement, valeur à crédits de trésorerie ;
encaisser Banque découverts.
Totaux Totaux
IV- Application
Exemple 1 : Le 10/11/2021 le PDG de l’entreprise Diarra apporte les éléments suivants pour
la création de son entreprise
-Frais de recherche et développement 2 000 000 ; - Prêts 700 000 ; - Capital 3 000 000 ;
Clients 400 000 -Dettes fiscales 2 000 000 ; -Emprunts 1 500 000 ; -Terrain 2 500 000
- Marchandise 300 000. - Matériels 400.000 ; - Mobiliers 200 000
TAF : Présentez le bilan d’ouverture de l’entreprise Diarra
Exemple 2 :15/04/2021 on donne les informations suivantes sur la situation de l’entreprise
Konaté :
-Bâtiment 10 000 000 ; - Dettes fiscales 3.500.000 ; - Stocks de m/s 4 600 000 ; - Caisse
600 000 - Matériels informatiques 4 000 000 ; - Clients 3 000 000 ; - Emprunts 5 000 000
- Capital 16 200 000 ; - Banque 2 500 000.
TAF : présentez le bilan d’ouverture de l’entreprise Konaté
Exemple 3 : un commerçant possède un bâtiment d’une valeur de 12 000 000, un matériel
industriel estimé à 4 000 000, un mobilier évalué à 1 800 000, il a en magasin des m/ses d’une
valeur de 400 000, en caisse 320 000 et 2 400 000 déposer à la banque, les clients lui doivent
800 000, il doit 720 000 à ses fournisseurs.
TAF : présentez le bilan d’ouverture du commerçant
Exemple 4 :10/01/2014on donne les informations suivantes sur la situation de l’entreprise
Coulibaly :
- Fonds commercial 120 000 ; - Banque 5 000 000 - Bâtiment 5 000 000 ; - M/ses
3 000 000 ; - Emprunts 5 000 000 ; - Fournisseur 2 350 000
- Matériel industriel 1 000 000 ; - Terrain 1 750 000 ; - Mobilier de bureau
2 350 000.
TAF : présentez le bilan d’ouverture de l’entreprise Coulibaly
IV-variation du bilan
Le bilan reflète la situation financière d’une entreprise à un moment donné.
La situation de l’entreprise se modifie au fur et à mesure qu’elle réalise des opérations. Ces
opérations peuvent ou non modifier le montant des capitaux propres
1-Exemple d’opération modifiant l’actif du bilan au non les capitaux propres
Le/ 01/03/2021 date de création de l’entreprise Traoré. Mr Traoré apporte 1 000 000 et la
dépose à la banque. Cette somme étant insuffisante il emprunte 4 000 000 qu’il dépose
également à la banque
TAF : présentez le bilan de Mr Traoré au 01/03/2021
Le 01/01/20 Pour augmenter l’activité de son entreprise, le commerçant effectue un second
apport de capital de 300 000 déposé à la caisse
TAF : présentez le bilan
Solution : Présentons le bilan 01/01/2021
Exemple 5 : le 01/01/2021 le bilan de l’entreprise Koné présente les éléments suivants :
chaise 250 000, armoire 250 000, matière première 480 000, les clients 120 000, caisse
430 000, il doit au fournisseur 80 000.
Le 31/12/2021 jugeant qu’il a trop d’argent dans sa caisse pour le besoin de son commerce, il
retire 200 000 de son activité commerciale
TAF : présentez les deux bilans
V- Détermination du résultat d’un exercice
Exemple 6 : Au débit d’un exercice les éléments du bilan d’une entreprise se présente ainsi :
mobilier 300 000, banque 480 000, produit finis 1 200 000, matériel industriel 600 000,
créance sur les clients 120 000, fournisseur 300 000.
A la fin de l’exercice le montant des produits finis s’élève à 1 000 000, elle doit aux
fournisseurs 310 000 les autres postes du bilan reste inchangés
TAF : présentez les deux bilans
-Si le total actif ¿ Totalpassif alors≤résultat est une perte
-si total actif ¿ total passif alors≤résultat est un bénéfice
Exemple 7 : le bilan de l’entreprise Koné se présente les informations suivantes
Véhicule R4 6 000 000 installation et agencement 2.000 000, stock de m/se 500 000, caisse
300.000, ccp 1.000.000, le mobilier représente la moitié de ccp, emprunts 300 000,
fournisseur 1 000 000, le capital représente la moitié de véhicule R4
TAF : présentez le bilan de l’entreprise Koné
Exemple 8 : Vous disposez des renseignements suivants :
1-Actif immobilisé : 100 000F.
-Le compte Matériel de transport représente 20 % de l'actif immobilisé ;
-Le compte Matériel de bureau représente 1/10 de ce dernier (actif immobilisé) ;
-Le reste se répartit entre les comptes terrains et construction proportionnellement aux
nombres 14 et 21
2-Actif circulant : 46 000F
-Les stocks représentent 2 fois les créances sur les clients.
-Les comptes "clients" est égale à 3fois le compte produit finis.
Travail à faire :
1- Calculer le montant des éléments qui manquent dans le bilan
2- Établir le bilan de fin d'exercice.
Exemple 9 : vous disposer des informations suivantes sur la situation de l’entreprise
DIARRA
-Bâtiment 14 000 000 ; - Dettes fiscales 3 500 000 ; -Banque 2 500 000
-Matériel informatique 4 200 000 ; -Emprunts 5 000 000 -Caisse 600 000
-Stock de m/se 5 000 000 ; -Capital 16 200 000 ; -Client 3 000 000
A la fin de l’année la situation de l’entreprise a évolué ainsi Apport nouveau de capital 600
000, le bâtiment s’est déprécié de 20%, le matériel informatique représente 90% du montant
initial, le montant de la banque a augmenté de 30 %, celui de la caisse de 70%. Les autres
postes du bilan restent inchangés présentez le bilan de l’entreprise à la fin de l’année
TAF : présentez les deux bilans.
Séquence 4 : Le compte
1) Définition :
Le compte est un tableau qui regroupe des opérations de même nature ; il est partagé en deux
parties :
- Le côté gauche appelé DEBIT est réservé aux flux d’entrée ou EMPLOIS.
- Le côté droit intitulé CREDIT est réservé aux flux de sortie ou RESSOURCES.
b.2) Les différents tracés de compte :
Il existe trois tracés de compte : le tracé à colonnes séparées, le tracé à colonnes mariées ou
jumelées et le tracé à colonnes mariées avec solde.
b.2.1) Tracé à colonnes séparées :
NUMERO ET INTITULE DU COMPTE
Débit Crédit
Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant
Total Total
b.2.2) Tracé à colonnes mariées ou jumelées :
NUMERO ET INTITULE DU COMPTE
Montant (Sommes)
Dates Libellés
Débit Crédit
Totaux
Ce tracé permet de suivre les soldes au jour le jour.
Total des enregistrements dans le livre journal = Total des enregistrements dans les
comptes du grand livre.
b.2.3) Tracé à colonnes mariées avec solde :
Montant (Montants) Soldes
Dates Libellés
Débit Crédit Débiteur Créditeur
Totaux
De façon générale, nous allons utiliser le Tracé schématique ou compte en T pour une
présentation simplifiée.
D Intitulé du compte C
b.3) Terminologie :
Imputation :
L’inscription d’une somme dans un compte est appelée imputation.
Débiter un compte c’est inscrire une somme au débit d’un compte.
Créditer un compte c’est inscrire une somme au crédit d’un compte.
Arrêté d’un compte :
Pour arrêter (fermer, clôturer) un compte, on calcule séparément le total du débit et le total du
crédit. On fait leur différence qui sera porté au côté le plus faible pour équilibrer le compte
c'est-à-dire pour respecter le principe de la partie double Total Emplois = Total Ressources.
Cette différence est appelée solde. Ainsi :
- Si le total du débit est supérieur au total du crédit : la différence constitue un solde
débiteur enregistrée au crédit ;
- Si le total du crédit est supérieur au total du débit : la différence constitue un solde
créditeur enregistrée au débit ;
- Si le total du débit est égal au total du crédit : le solde est nul.
Réouverture d’un compte :
La réouverture d’un compte consiste à inscrire le solde au début d’une période à sa place
naturellement c’est-à-dire si le solde était débiteur on l’inscrit au débit et s’il était créditeur
on l’inscrit au crédit (avec la mention à nouveau).
Exemple 1 : Mr DIARRA vous confie la tenue de la caisse de sa boutique
-01/01/N avoir en caisse 500.000
-02/01/N vente des m/ses en espèce 350.000
-03/01/N achat d’un mobilier de bureau 50.000
-04/01/N Versement à la banque 180.000
-05/01/N retrait de la BNDA vers la caisse 600.000
-06/01/N règlement en espèce pour la réparation d’un véhicule 750.000
TAF : présentez le compte caisse à colonne séparées, mariées et en compte schématique en T
Exemple 2 : 01/01/N Mr KONE possède à la BNDA une somme de 1.200.000
-02/01/N il retire 500.000 à la BNDA pour alimenter la caisse
-03/ 01/N il paye sont fournisseur DOUMBIA par chèque, une somme de 400.000
-04/01/N il verse à la BNDA une somme de 1.000.000
-05/01/N il achète un matériel de transport par chèque, une somme de 1.500.000
-06/01/N il vend des m/ses pour 4.000.000 réglé par chèque
-07/01/N il règle son fournisseur DIARRA par chèque, une somme 3.000.000
-08/01/N il règle sa facture de téléphone par chèque bancaire, 200.000
-09/01/N il règle sa facture d’électricité par chèque bancaire, 400.000
-10/01/N son client TOURE verse dans compte 300.000
TAF : présentez le compte banque de Mr KONE en colonne séparées et en compte
schématique en T
III-fonctionnement d’un compte
1-Fonctionnement de comptes l’actif
Les comptes de l’actif fond leurs augmentations au débit et leurs diminutions au crédit
Débit Compte de l’actif Crédit
Augmentation Diminutio
n
Exemple 2 : 01/01/N Mr KONE possède à la BNDA une somme de 1.200.000
-02/01/N il retire 500.000 à la BNDA pour alimenter la caisse
-03/ 01/N il paye sont fournisseur DOUMBIA par chèque, une somme de 400.000
-04/01/N il verse à la BNDA une somme de 1.000.000
-05/01/N il achète un matériel de transport par chèque, une somme de 1.500.000
-06/01/N il vend des m/ses pour 4.000.000 réglé par chèque
-07/01/N il règle son fournisseur DIARRA par chèque, une somme 3.000.000
-08/01/N il règle sa facture de téléphone par chèque bancaire, 200.000
-09/01/N il règle sa facture d’électricité par chèque bancaire, 400.000
-10/01/N son client TOURE verse dans compte 300.000
TAF : présentez le compte banque de Mr KONE en colonne séparées et en compte
schématique en T
2-fonctionnement des comptes de passif : les comptes de passif fond leurs augmentations au
crédit et leurs diminutions au débit
Débit Compte de passif Crédit
Diminution Augmentation
Exemple3 : Mr COULIBALY effectue les opérations suivantes avec ses fournisseurs
-Le 01/01/N il achète à crédit des m/ses à 180.000
-Le 02/01/N il paye ses fournisseurs par chèque bancaire à 140.000
-Le 03/01/N il retourne 30.000 de m/ses non conforme
-Le 04/01/N il achète des mobiliers de bureau à 2.000.000 à crédit
-Le 05/01/N il paye par chèque bancaire son fournisseur TOURE à 240.000
TAF : présentez le compte fournisseur de Mr COULIBALY à colonne séparées et en
compte schématique en T
VI. Principe de La partie double
I- Principe : Pour une opération donnée lorsqu’on débite un ou plusieurs comptes, on
crédite un ou plusieurs autres comptes pour une somme égale.
Exemples 1 : analysez cette opération en emplois et ressource puis enregistre dans comptes
schématiques
Mr TOURE retire 100.000 pour alimenter la banque.
Séquence n°5 : Journal – Grand livre – Balance
I- Le Journal
Qui est ce que le Journal ?
1- Définition
Le journal est un registre dont la tenue est obligatoire. Il est destiné à enregistrer dans l’ordre
chronologique tous les mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise.
C’est un livre comptable obligatoire dans lequel sont enregistrées de façon chronologique les
opérations réalisées par une entité.
Le journal doit être tenu sans blanc et il est donc interdit de gommer ou de raturer. Il doit être
conservé avec les pièces justificatives.
2- Présentation du Journal
La structure du journal est la suivante :
Enregistrement d’un journal se présente sous forme d’article qui met en évidence :
-La date de l’enregistrement ;
-Les numéros et les intitulés des comptes à débutés ou crédités ;
-Les montants correspondants ;
-Le libellé : référence de la pièce justificative qui sert de base à l’opération (facture, chèque,
pièce de caisse, avis de crédit ou débit, bordereau remises de chèque etc…..)
N° de compte Intitulé compte Montant compte
au débit débit débit
Intitulé
N° de compte Montant compte
compte crédit
au crédit crédit
En bas de page du journal, on totalise le débit et le crédit précédé de la mention <<A
Reporter>> ou <<Totaux à Reporter>>. Ces totaux sont repris sur la page suivante précédé de
la mention <<Report>> ou <<Report à nouveau>>.
3- Applications
Application1 : Au cours du mois de janvier Mr DIARRA effectue les opérations suivantes
01/01 Apport de Mr DIARRA lors de la création de son entreprise 3.950.000f en espèce
(pièce de caisse R1)
03/01 Ouverture d’un compte à la BDM prélèvement de 2.500.000f dans la caisse pour
déposer sur son compte au niveau de la banque (pièce de caisse D1)
06/01 Avis de crédit reçu de la BDM, emprunt contracté 2.250.000f
10/01 Facture A1 reçu du fournisseur DEMBELE pour achat d’un matériel de bureau
700.000f le montant est réglé immédiatement en espèce (pièce de caisse D2)
12/01 Facture A2 reçu du fournisseur KONE pour achat de marchandises à crédit 1.100.000f
19/01 Facture V1 adressé au client DIALLO pour vente de marchandise à crédit 900.000f
26/01 chèque n°05 tiré sur BDM d’un montant de 1.000.000f est remis au fournisseur KONE
(règlement fournisseur)
27/01 chèque n°1 reçu du client DIALLO 750.000f (règlement client)
29/01 règlement du loyer mensuel 200.000f par chèque n°06
TAF : Passer toutes les écritures du 01er au 31 janvier au journal ;
Application2 : 01/02 : Mr TOURE crée une entreprise en apportant 8.000.000F et en
empruntant 2.000.000F. Il dépose l’ensemble des fonds à l’ECOBANK où son compte est
ouvert. Il acquiert les éléments suivants par chèque : Bâtiment : 3 000 000F ; Matériel et
mobilier : 2 000 000F ; Stock de marchandises : 2 800 000F.
02/02 : Acquisition de matériel de bureau 400 000F à crédit ;
03/02 : Vente de marchandise 3 000 000 F moitié par chèque moitié en espèce ;
05/02 : achat de marchandise 3 000 000F à crédit ;
06/02 : Retrait d’espèce à la Banque 500 000F ;
07/02 : vente de marchandise 7 000 000F moitié par chèque, moitié à crédit ;
08/02 : location perçue s’élèvent à 200.000 réglé par chèque bancaire.
10/02 : Versement d’espèce à la Banque 800 000F
15/02 : paiement de la facture d’EDM 50 000F en espèce
22/02 : paiement de la facture du téléphone : 20 000F en espèce.
25/02 : paiement des salaires du mois par virement bancaire 2.000.000F.
28/02 : Stock de marchandises est de 2 000 000F (stock final)
TAF :
1/ Dresser le bilan au 01er Févier
2/ Passer toutes les écritures du 01er au 28 févier au journal ;
II- Le grand livre
Qui est ce que le grand livre ?
Après avoir terminé le journal, les opérations sont reportées dans les différents comptes.
L’ensemble de ces comptes sont appelé Grand Livre Général.
1- Définition
Le grand livre est un registre qui regroupe l’ensemble de comptes
Le compte le compte est un tableau à deux colonnes dont l’un est réservé aux emplois (à
gauche) et l’autre est réservé aux ressources (à droite)
-le côté gauche est appelé débit (D)
-le côté droit est appelé crédit (C)
- le solde d’un compte est la différence entre total débit et total crédit
Solde = total débit - total crédit (solde= TD - TC)
-le solde d’un compte est débiteur si total débit est supérieur au total crédit (TD>TC)
-le solde d’un compte est créditeur si total crédit est supérieur au total débit (TD< TC)
-le solde est nul ou soldé si total débit est égal au total crédit (TD=TC)
II-présentation d’un compte : On distingue Trois (3) présentation d’un compte
1-le compte à colonne séparée
Débits Crédits
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
Totaux Totaux
2-le compte à colonne mariées ou jumelées
Eléments Montants Soldes
Dates Libellés Débit Crédit Débiteur Créditeur
3-compte schématique en T
Débit Compte X Crédit
Exemple : Présenter le journal de l’application 1 et 2 dans le grand livre
III- La balance des comptes :
a) Définition :
La balance est un tableau où sont reportés tous les comptes du grand livre.
b) Présentation de la balance à 4 colonnes :
Pour chaque compte il convient d’inscrire :
- Le numéro et l’intitulé du compte ;
- Son total débit et crédit ;
- Son solde débiteur ou créditeur à la date de la balance.
N° de INTITULE TOTAUX(Montant) SOLDES
Compte Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
s
103
162
245
Totaux
La balance est un instrument de contrôle qui permet de vérifier l’exactitude des reports du
journal aux comptes du grand livre. Les totaux débits et crédit doivent être égaux entre eux
et égaux à ceux du journal.
Total Débit de la balance = Total Crédit de la balance
Totaux Débit et Crédit de la balance = Totaux Débit et Crédit du journal
Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs
La balance est aussi un instrument de gestion qui permet de suivre l’évolution de
l’entreprise : montant des investissements, des stocks, des créances, de la trésorerie, des
dettes, des charges et des produits etc.
c) Présentation de la balance à six colonnes :
Elle comporte les colonnes suivantes :
- Numéros et intitulés des comptes ;
- Soldes débiteurs ou créditeurs à l’ouverture de l’exercice ; ces soldes correspondent à
ceux du bilan clôturant l’exercice précédent ;
- Totaux cumulés depuis le début de l’exercice des mouvements débiteurs et créditeurs ;
- Soldes débiteurs ou créditeurs de fin de période obtenus à partir des soldes d’ouverture
et des mouvements de la période.
-
N° de INTITULE SOLDES EN MOUVEMENT SOLDES EN FIN
compte DEBUT
Débiteur Créditeur Débit Crédit Débiteur Créditeur
Totaux
A partir de la balance il est possible de présenter le compte de résultat (regroupement des
soldes des comptes de charges et de produits : classe 6 et 7) et le bilan où sont reportés les
soldes des comptes de patrimoine : classe 1, 2, 3,4 et 5.
NB : Correction d’erreur dans le journal :
Le SYSCOA impose la correction en négatif pour rectifier les erreurs commises dans le
journal.
Exemple : Le 30 avril 2013 nous constatons que l’article suivant a été comptabilisé dans le
journal.
15/04/2013
605 Autres achats 7 000
571 Caisse 7 000
PC D451
Alors que l’achat de fournitures de bureau était de 7 500 F payés en espèces (PC D451) à la
date du 15 avril 2013.
Pour rectifier cette erreur nous devons :
- Enregistrer à nouveau l’article erroné en remplaçant les sommes par les montants
négatifs correspondants ;
- Passer l’écriture exacte.
Ces écritures rectificatives seront passées à la date à laquelle l’erreur a été constatée.
30/04/2013
605 Autres achats -7 000
571 Caisse -7 000
Suivant annulation PC D451
d°
605 Autres achats 7 500
571 Caisse 7 500
Suivant rectification PC D451
Les régularisations des stocks :
Lorsque l’entreprise utilise l’inventaire intermittent, elle doit passer des écritures de
régularisation pour remplacer les stocks initiaux par les stocks finals en fin d’exercice c'est-à-
dire elle doit annuler les stocks initiaux et reconstituer les stocks finals.
Les écritures de régularisation des stocks peuvent être résumées comme suit :
Annulation des stocks initiaux
31/12/N
6031 Variations des stocks de marchandises
6032 Variations des stocks de matières premières
736 Variations des stocks de produits finis
31 Stocks de marchandises
32 Stocks de matières premières
36 Stocks de produits finis
Suivant régularisation des stocks
31/12/N
31 Stocks de marchandises
32 Stocks de matières premières
36 Stocks de produits finis
6031 Variations des stocks de marchandises
6032 Variations des stocks de matières premières
736 Variations des stocks de produits finis
Suivant régularisation des stocks
Reconstitution des stocks finals
Présentation simplifié du Compte de résultat après réforme de SYSCOA de 2017
Réf Produits 31-12-N 31-12- N-1
XA MARGE COMMERCIALE (somme TA à RB)
XB CHIFFRE D’AFFAIRES ( A + B + C + D)
XC VALEUR AJOUTEE : (XA+TB+TC+TD ) + somme TE à RJ)
-
XD EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION (XC - RK)
XL RESULTAT D’EXPLOITATION (XD + TJ - RL)
XF RESULTAT FINANCIER ( Somme TK à RN)
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (XL + XF)
XH Résultat Hors Activités Ordinaires (somme TN à RP)
XI RESULTAT NET (XG + XH + RQ + RS)