Histoire et Fonctionnement des Commutateurs Téléphoniques
Histoire et Fonctionnement des Commutateurs Téléphoniques
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Cet équipement fut ensuite appelé téléphone à partir des mots
grecs « tele » (à distance) et « phone » (son). Bell n’était pas la
seule personne à développer un tel équipement à cette époque,
mais ce fut le premier à déposer un brevet en 1876.
A l’origine, le téléphone n’avait pas de mécanisme pour
composer un numéro. Pour appeler, une poignée devait être
manipulée afin de produire un courant électrique. Ce courant
signalait à un opérateur local la présence d’un appel. Pour
connecter l’appelant à l’appelé, l’opérateur réalisait
manuellement la fonction de commutation, en connectant des
fiches entre la prise de l’appelant et de l’appelé.
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A l’origine, le téléphone n’avait pas de mécanisme pour
composer un numéro. Pour appeler, une poignée devait être
manipulée afin de produire un courant électrique. Ce courant
signalait à un opérateur local la présence d’un appel. Pour
connecter l’appelant à l’appelé, l’opérateur réalisait
manuellement la fonction de commutation, en connectant des
fiches entre la prise de l’appelant et de l’appelé.
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Il fallut attendre 1889 pour qu’Almon B. Strowger développe
l’embryon du commutateur téléphonique automatique. Quoique
complètement hors du monde de la téléphonie, Strowger développa
ce commutateur pour battre commercialement son rival dans la ville
de Kansas City, aux USA. La femme du principal concurrent de
Strowger était l’opératrice du service de téléphone local, et à chaque
appel pour un service de pompes funèbres, elle passait l’appel pour
son mari … Pour éviter ce problème, Strowger développa le premier
commutateur automatique, ainsi que le téléphone avec la fonction de
numérotation, ce qui élimina la fonction d’opérateur téléphonique.
5
Les réseaux téléphoniques ont subi de très nombreux changements
depuis cette époque. Cependant, la plupart des techniques restent
les mêmes. Le téléphone « deux fils » utilisé par la plupart des foyers
d’aujourd’hui fonctionne grossièrement de la même manière qu’il y a
cent ans.
Aujourd’hui un poste téléphonique peut être classé dans deux
catégories :
[Link]
[Link]érique.
Les postes développés à l’origine par A. Bell étaient analogiques. En
fait, la plupart des postes utilisés en environnement analogique sont
toujours analogiques. 6
La forme la plus simple du téléphone aujourd’hui est le téléphone
« deux fils » (loop disconnect, ou loop start ou POTS : Plain Old
Telephone Service). Il se connecte au commutateur local par deux fils
qui transportent le signal dans les deux directions. Ces fils transportent
également la numérotation vers le commutateur et le signal d’appel
vers le téléphone. Le commutateur envoie un signal de 48 V à travers
cette paire pour alimenter le téléphone, détecter le décrochage et
l’activité de numérotation.
7
I) Génération des commutateurs
La fonction première de la commutation est d'établir des
connexions temporaires entre des lignes téléphoniques
a)La commutation manuelle (les demoiselles du telephone)
A l’origine cette fonction était assurée par des demoiselles appelées
les demoiselles du téléphone. Les lignes d'abonnés concentrées sur
un "meuble standard" aboutissent sur des "jacks" associés à des
"annonciateurs" actionnés par le courant lancé par la magnéto du
poste demandeur.
8
Pour les abonnés appartenant au même secteur,
l'opératrice effectue la mise en relation à l'aide de "fiches",
mais pour obtenir un correspondant éloigné, elle doit faire
intervenir une autre opératrice.
Mais cette exploitation présente bien des inconvénients,
elle n'assure pas la permanence du service, le secret n'est
pas toujours respecté et la capacité des meubles est trop
faible.
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b) La commutation électromécanique
Un autocommutateur électromécanique à "rotatifs"est tout
simplement un ensemble de matériels commandés par des électro-
aimants, qui effectue des mises en relation entre deux
correspondants, selon les indications fournies par l'abonné
demandeur à l'aide de son cadran d'appel.
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Architecture du réseau RTC
On distingue 2 catégories de commutateurs:
+ Les commutateurs d’abonnés: Sur lesquels les lignes d’abonnés sont
directement rattachées.
+ Les commutateurs de transit: Ils interconnectent les circuits pour
écouler le trafic.
COMMUTATEURS D’ABONNES
COMMUTATEURS LOCAUX: CL (appelés CLASSE 4 )
Il n’a qu’un faisceau le reliant au commutateur hiérarchiquement
supérieur.
COMMUTATEURS A AUTONOMIE D’ACHEMINEMENT: CAA (appelés
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COMMUTATEUR DE TRANSIT
COMMUTATEURS DE TRANSIT SECONDAIRE: CTS (appelés CLASSE 2 )
Le CTS est le supérieur hiérarchique des CAA. Il assure le transit du
trafic de tous les CAA qui lui sont rattachés.
COMMUTATEURS DE TRANSIT PRINCIPAUX: CTP (appelés CLASSE 1 )
Le CTP est au sommet de la hiérarchie nationale. Tous les CTP sont
reliés 2 à 2 entre eux.
COMMUTATEURS DE TRANSIT INTERNATIONAUX: CTI
Il assure le transit du trafic international.
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On constate que l’on retrouve un découpage géographique:
CL: local,
CAA: local urbain,
CTS: régional,
CTP: national,
CTI: international.
13
14
Lien avec la numérotation
On peut retrouver l’architecture du réseau dans la
numérotation des postes fixes. Le numéro de téléphone
comporte 10 chiffres: AB PQ MCDU.
AB: Indicatif interurbain (ZTS)
PQ: Indicatif du commutateur de rattachement.
MCDU: Indicatif de l’abonné.
15
CHAPITRE 1
INTRODUCTION
Les commutateurs, jadis manuels et aujourd'hui automatiques
(autocommutateurs), constituent les nœuds du réseau téléphonique.
Leur rôle est d'aiguiller les communications téléphoniques vers les
destinations demandées.
On distingue les commutateurs d'abonnés et les commutateurs de
transit, certains commutateurs peuvent assurer les deux fonctions à la
fois.
Un commutateur d'abonné peut assurer les fonctions suivantes :
• Liaison entre deux lignes d'abonné qui lui sont connectées, c'est
une liaison locale. 16
• Connecter une ligne d'abonné vers une jonction reliée à un autre
commutateur. C’est un appel sortant.
• Connecter une jonction provenant d’un autre commutateur vers
une ligne d'abonné. C’est un appel entrant.
Un commutateur de transit réalise des connexions entre jonctions
provenant de commutateurs distants, il réalise des liaisons de transit.
Un commutateur peut être analogique ou numériques. Un
commutateur analogique réalise une liaison physique entre une ligne
entrante et une ligne sortante et ceci à l'aide de points de connexions
métalliques ou électroniques.
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Un commutateur numérique associe une voie temporaire sur un
multiplex MIC à la communication entre deux abonnés et peut
aiguiller une VT d'un MIC entrant vers une autre VT d'un MIC sortant.
Il est difficile d'établir le schéma bloc d'un commutateur vu les
différences architectures rencontrées rencontrée dans la pratique. Le
schéma ci-dessous présente un ensemble de blocs fonctionnel
rencontrés sur tous les commutateurs.
18
I) GENERALITES
Commuter : c'est organiser un ensemble de voie et de moyens pour
pouvoir réaliser une liaison temporaire. On distingue trois types de
commutations:
Commutation de circuits
Commutation de messages
Commutation de paquets
Un commutateur téléphonique met deux correspondants suivant des
règles sur le numéro composé par l'appelant. Plusieurs commutateurs
peuvent s'enchaîner entre l'appelant et le destinataire.
19
Les commutateurs de type commutation de circuit qui sont:
rotatif (manuel)
électromagnétique
électronique spatiale
électronique temporelle numérique
Et les types de commutation de paquet comportent:
l'ATM
L'IP (VoIP)
20
L'évolution de la téléphonie est reliée à l'évolution de
commutateur. Le système de commutation avait commencé
avec les commutateurs manuels après le rotatif. L'opérateur
était assis près du commutateur et attendait les appels des
abonnées afin de les mettre en connexion manuellement à
un autre abonné. Dans ce système, celui qui "donne" la ligne
à un abonné a la possibilité de suivre frauduleusement
toutes les communications de l'abonné. L'inconvénient de ce
système était l'absence de la sécurisation des informations.
Le commutateur rotatif fut la première commutation
automatique. 21
Description matérielle du commutateur
Le schéma simplifié d'un autocommutateur, quelle que soit la
technologie employée, peut se représenter par un synoptique
de trois grands blocs regroupant toutes les fonctions
téléphoniques, mais aussi les moyens de gestion et les outils
de maintenance.
22
23
Organisation fonctionnelle du commutateur
L’autocommutateur numérique est l’élément structurant des réseaux
modernes de télécommunication. Son architecture a donc les
principales caractéristiques du réseau général.
Le réseau général de télécommunication est constitué de trois parties
essentielles :
— le réseau de transport des informations des communications entre
usagers ;
— le réseau de signalisation entre les éléments du réseau de transport
afin d’établir les voies de communication entre les usagers ;
— le réseau d’exploitation-maintenance ou de gestion de l’ensemble
du réseau dont le rôle est de superviser les éléments du réseau.24
Sa fonction essentielle est de détecter les pannes éventuelles d’éléments du
réseau et de commander les reconfigurations afin de maintenir le réseau
opérationnel.
L’architecture générale du système de commutation numérique se compose de
trois blocs d’unités:
— l’Unité de Raccordement d’Abonnés (URA) ;
— le Réseau de connexion;
— Unité de Commande.
Il apparaît sur cette découpe que, physiquement, les fonctions de transport des
communications et de signalisation et commande sont assez liées. En effet, la
signalisation est portée par les systèmes de transport et, en outre, le résultat de
l’interprétation des signalisations se traduit généralement par des commandes
de connexion ou de déconnexion dans les fonctions de transport.
25
L’Unité de raccordement d’abonnés
L’Unité de raccordement d’abonnés est le sous-système pour lequel il
faut apporter un soin très particulier à l’optimisation de l’architecture.
En effet, dans un autocommutateur numérique, le poids économique
du raccordement d’abonné est d’environ 50 %.
Cela est dû au fait qu’il y a un équipement associé à chaque ligne
d’abonné et, dans un système numérique, cet équipement comprend
pour chaque ligne analogique un codeur-décodeur (CODEC) qui
effectue la conversion analogique numérique et la conversion inverse
26
Le système de raccordement d’abonnés permet le raccordement :
— de lignes analogiques ;
— de lignes numériques 2B + D (accès de base) ;
— de lignes numériques 30B + D (accès primaire) ;
— de liaison de données 2 et 4 fils à 64 kbit /s.
27
Les URA peuvent être locales (URAL) ou distantes (URAD).
Une URAL fait partie du même site géographique que le cœur de
chaîne, l’ensemble constituant un CAA.
Une URAD est géographiquement éloignée du cœur de chaîne, elle
constitue un centre local CL qui nécessite l’utilisation de ressources
du CAA de rattachement pour l’établissement des communications.
28
a)Le sous-système de connexion
Le type du réseau de connexion dans
un commutateur détermine le type de
commutation.
Ainsi nous distinguons :
29
le réseau connexion temporelle
Le réseau de connexion temporel est relié aux unités de
raccordement d’abonnés ou de circuits ou d’auxiliaires (générateurs
de tonalités ou récepteurs de tonalités et signaux multifréquences)
par des multiplex temporels de 32 intervalles de temps synchrones
avec la base de temps de l’autocommutateur. Un multiplex synchrone
est désigné par le terme de ligne réseau (LR). Une ligne réseau
comprend deux parties : une ligne réseau entrante (LRE) et une ligne
réseau sortante (LRS). Une ligne réseau entrante porte les
échantillons de parole émis par un abonné ou un circuit. Une ligne
réseau sortante porte les échantillons destinés à être reçus par un
abonné ou un circuit. C’est donc un système de transmission de type
30
Une communication téléphonique occupe deux intervalles de temps
soit d’une même ligne réseau, soit de deux lignes réseau.
Chaque intervalle de temps est occupé sur la ligne réseau entrante et
la ligne réseau sortante associée.
31
le réseau de connexion spatiale
Le réseau de connexion spéciale spatial fonctionne comme une
matrice de commutation analogique, seulement la configuration de
connexion change après chaque intervalle de temps IT. Il en résulte
qu’une IT d'un multiplex entrant peut être aiguillée vers n'importe
multiplex sortant mais elle garde la même position dans la trame de
sortie.
32
33
Illustration des connexions pour l'exemple précédent
34
L’unité de commande
Parmi les fonctions principales assurées par l'unité de
commande d'un commutateur, on trouve
a)Fonction de traitement des appels
Dite aussi fonction de commutation, son rôle est l'acquisition
des états des lignes d'abonnés et des jonctions, de gérer
l'échange et l'analyse de signalisation, d'étudier les
acheminements et enfin de commander et de superviser les
opérations de connexion.
35
On peut considérer la structure générale du système de commande
comme répartie en deux niveaux pour accomplir la fonction de
commutation :
Un premier niveau dit niveau périphérique traite les fonctions :
Enregistreur : réceptionne le numéro et l’enregistre
Traducteur : analyse et traduit les conditions de taxation et détermine
le routage
Taxeur : en fonction des conditions de taxation détermine votre
facture à la fin de la communication
36
Un deuxième niveau de commutation assure le traitement des
données fournies par le niveau précédent. C'est la partie
intelligente. Elle s'occupe de l'enchaînement des tâches
d'établissement et de rupture d'une communication. Ce niveau
qui connaît, à chaque instant, l'état de tous les éléments du
système et distribue les ordres aux périphériques
téléphoniques est le véritable noyau de la structure de
commande. C'est en général un grand ordinateur avec un
"gros" logiciel spécialisé en commutation.
37
Les contraintes fondamentales d'une Unité de Commande (UC)
Parmi les contraintes principales d'une UC on trouve :
La capacité du système ou sa puissance de traitement en temps
réel qui peut être représentée par le nombre maximal d'appel à
l'heure chargée que le système de commande est susceptible
de traiter avec les normes de qualité de service fixées. Cette
valeur limite dépend de tout un tas de facteurs dont :
38
L'architecture du système : Taches plus au moins centralisées,
modularité, parallélisme...
Le calculateur : Type d'architecture, Horloge, capacité en RAM, temps
d'accès disques, adaptation à la commande de processus externes...
Le logiciel : Performance des algorithmes de recherche d'itinéraires,
nombre d'instruction exécuté pour traiter un appel ...
L'environnement : Type d'appels, nombre d'abonnés ...
L'expérience montre que la limite de traitement de l'UC est atteinte
avant celle de la capacité en Erlang du réseau de connexion.
39
La permanence de service qui peut être représentée par la
disponibilité D du système. Si on note MTBF: le temps moyen
de bon fonctionnement (entre deux pannes) et MTTR: le
temps moyen de réparation
40
DESCRIPTION LOGICIEL DU COMMUTATEUR NUMERIQUE
41
— une facilité de génération et d’installation des logiciels
(maîtrise de leur production et de leur gestion) ;
— une facilité d’extension et de modification des centraux
(sans interruption de service) ;
— une facilité d’exploitation et de maintenance (procédures
pour détecter et localiser les fautes, les corriger et éviter leur
propagation) ;
— une évolution technologique ;
— une modularité matérielle du système de commande de
traitement d’appel.
42
Pour répondre à l’ensemble de ces critères et en particulier aux
deux derniers : évolution technologique et modularité,
l’architecture logicielle de traitement d’appel comprend trois
niveaux :
— le système d’exploitation de la machine support ;
— le système d’exploitation des applications de traitement
d’appel ;
— les applications du traitement d’appel.
43
■Le système d’exploitation de la machine support assure
l’interface avec le matériel, l’allocation des ressources aux
logiciels, la communication avec l’extérieur (les autres
machines). C’est généralement le logiciel de base livré par le
fournisseur de la machine et qui change avec l’évolution
technologique d’un processeur à l’autre.
44
■Le système d’exploitation des applications de traitement d’appel
assure l’interface entre le système d’exploitation support, spécifique du
processeur utilisé, et les logiciels d’application de traitement d’appel,
qui doivent être indépendants du processeur utilisé. Les fonctions du
système d’exploitation des applications sont dépendantes de
l’architecture générale du système de commande. Elles permettent à
l’ensemble de fonctionner et fournissent des fonctions telles que :
— la communication ;
— le chargement ;
— l’initialisation ;
— la défense, etc.
45
■Les applications du traitement d’appel sont généralement organisées
en unités fonctionnelles spécialisées, que l’on appelle des machines
logiques(ou des appellations équivalentes) dans la plupart des
systèmes. Cette appellation de machine logique résulte du fait que ce
logiciel traite une fonction spécifique du traitement d’appel comme :
— la gestion des connexions ;
— la taxation ;
— la traduction, etc.
46
Dans un système multiprocesseur et modulaire, le système
d’exploitation des applications de traitement d’appel doit
permettre une implantation de différentes configurations
d’applications (ou de machines logiques) sur un même
processeur, de manière à disposer de l’ensemble des machines
logiques sur un nombre variable de processeurs selon la
capacité du centre.
47
Dans un centre de grande capacité, une même machine
logique peut être implantée sur plusieurs processeurs de
manière à assurer la puissance de traitement nécessaire à la
fonction de cette machine logique.
Dans un centre de petite capacité, l’ensemble des machines
logiques peut être implanté sur un seul processeur.
48
a)Logiciel d’exploitation et de maintenance
Avant de présenter l’architecture générale d’exploitation et
de maintenance d’un autocommutateur numérique,
rappelons les principales fonctions à traiter. On distingue
deux catégories de fonctions :
— l’exploitation de l’application téléphonique ;
— l’exploitation et la maintenance du système.
49
a) Exploitation de l’application téléphonique
Les principales fonctions sont :
— la gestion des données d’analyse et d’abonnés. Les
principales actions consistent à créer, modifier, interroger les
caractéristiques des abonnés et des circuits d’un central ;
— la gestion du réseau CCITT No7 ;
— la taxation : il s’agit de gérer le calendrier et les
caractéristiques de taxation, les comptes d’abonnés, la
facturation détaillée ;
50
— l’observation de charge : cette observation permet d’établir
des statistiques de charge soit sur une période précise (heure
chargée), soit sur une période plus longue (mois, année...) ;
— l’observation de trafic : cette observation temporaire
permet d’obtenir des renseignements complets sur le
déroulement de communications dans le central : par
exemple, temps d’établissement, identité des éléments
matériels de la communication, etc. ;
— les essais des lignes d’abonnés et des circuits.
51
Exploitation et maintenance du système
Il s’agit de fonctions de gestion des entités matérielles et logicielles
durant la vie du système:
— les logiciels : opérations de chargement, de génération, de
changement de version des logiciels ;
— les données : assurer l’intégrité et la cohérence des données
d’exploitation ;
— l’état des machines : positionnement des machines matérielles
(processeurs) ou logicielles (machines logiques) à la demande de
l’opérateur d’exploitation ;
— les terminaux informatiques : assurer la gestion des terminaux
52
Pour la maintenance de l’autocommutateur, le système d’exploitation
et de maintenance dispose de messages d’anomalies et de
programmes de localisation de défauts.
Les messages d’anomalies, émis spontanément par les éléments
matériels ou logiciels du système, sont triés et traités statistiquement.
Les programmes de localisation d’avaries sont activés par un
opérateur.
53
Architecture du logiciel d’exploitation et de maintenance
■Les caractéristiques particulières d’un tel logiciel sont
d’assurer :
— l’extensibilité des programmes ;
— la flexibilité opérationnelle :
• pour affecter un terminal de dialogue à une fonction
particulière sur demande,
• pour adapter le langage homme-machine aux langues des
différents pays ;
54
— la sécurité pour protéger le système contre une
erreur logicielle quelconque.
Par ailleurs, comme pour le logiciel de traitement
d’appel, il faut assurer l’indépendance du logiciel vis-à-
vis du matériel.
55
TRAITEMENT D’UN APPEL LOCAL SIMPLIFIE
La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui
organise le dialogue entre les terminaux d’usager et le réseau
(signalisation Usager/Réseau). Elle comporte deux ensembles
de mécanisme. Le premier correspond à un échange
d’information hors communication destiné à établir celle-ci ou
à libérer les ressources, c’est la signalisation. Le second est la
communication téléphonique proprement dite.
56
TRAITEMENT D’UN APPEL LOCAL SIMPLIFIE
La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui
organise le dialogue entre les terminaux d’usager et le réseau
(signalisation Usager/Réseau). Elle comporte deux ensembles
de mécanisme. Le premier correspond à un échange
d’information hors communication destiné à établir celle-ci ou
à libérer les ressources, c’est la signalisation. Le second est la
communication téléphonique proprement dite.
57
Les différentes étapes de la mise en relation de deux abonnés,
se résume au nombre de cinq sont détaillées ci-dessous :
– décroché du combiné, détection de la boucle de courant,
envoi de la tonalité d’invitation à numéroter (signal à 440 Hz, le
« la » des musiciens)
– numérotation, le numéro composé est mémorisé et décodé
par le commutateur de rattachement. Le système établit le lien.
Durant cet intervalle de temps, le demandeur recevait, avant le
18 octobre 1996, une tonalité dite de progression d’appel ;
58
– envoi du signal de sonnerie à l’appelé distant et attente du
décroché de celui-ci. L’appelant reçoit le signal de retour d’appel
communément appelé sonnerie ;
– le correspondant décroche. Le central de rattachement
détecte le décroché (boucle de courant), il arrête les signaux de
sonnerie, les signaux de retour d’appel et déclenche la taxation ;
– l’échange d’information (voix ou données) peut commencer
59
60
La fin de communication est détectée par le raccroché
(ouverture de la boucle de courant).
Notons deux variantes lors de l’appel : la première correspond
à l’incapacité du réseau à écouler la demande, l’appelant en est
alors averti par un message du style : « Par suite
d’encombrement... », la seconde correspond à l’occupation de
la ligne appelée, l’appelant a alors, en retour, une tonalité
spécifique dite tonalité d’occupation.
61
CHAPITRE 2 : EXPLOITATION D’UN COMMUTATEUR
TEMPOREL
GESTION DES ABONNES
A)Carte d’abonnés analogiques
L’architecture matérielle de la carte d’abonnés
analogiques permet le raccordement de 16 abonnés. Elle
comprend :
• 16 équipements d’abonnés (1 équipement par ligne) ;
• des équipements communs aux 16 lignes. 62
Chaque équipement de ligne est composé des éléments suivants :
— un module interface de ligne réalisant les fonctions de : alimentation
de ligne d’abonné en 48 V, protection des surtensions, émission du
courant de sonnerie, supervision de l’état de la boucle, passage des 2
fils de ligne en 4 fils côté interne, la fonction de test. Ces fonctions ont
été résumées sous le mot anglais BORSHT ;
— un circuit LSI (Large Scale Integration) de codage, filtrage et
décodage (COFIDEC) réalisant la conversion analogique/numérique
conformément à l’Avis Q.517 du CCITT (loi de codage A);
— un dispositif (relai) de renvoi sur équipement de secours, sur test de
ligne ou sur test d’équipement ;
— un dispositif de protection (foudre). 63
Pour l’ensemble des 16 abonnés de la carte, les équipements
communs sont les suivants :
— un contrôleur de carte qui assure la connexion à travers un étage
de commutation temporelle de type T (à mémoire tampon) de tout
équipement d’abonné à l’une des 120 voies des quatre liaisons MIC
sortant du CN vers l’UCN. Ce contrôleur est assorti d’un contrôleur de
communication HDLC pour les informations de signalisation avec
l’UCN ;
64
— un microprocesseur et sa mémoire qui assurent les fonctions
de commande de la carte, en particulier un prétraitement de la
signalisation et en général le premier niveau de commande dévolu
au CN, ces fonctions étant traitées au niveau de chaque carte par
le microprocesseur.
65
66
Carte d’abonnés numériques (2B + D)
L’architecture matérielle de la carte d’abonné numérique (2B + D)
permet de raccorder 8 lignes d’abonnés numériques en accès de base
(2B + D) à 144 kbit /s, ces lignes comportant 4 fils et l’annulation
d’écho.
Elle comprend :
— 8 équipements de lignes numériques (1 équipement par ligne) ;
— des équipements communs aux 8 lignes.
Chaque équipement de ligne numérique réalise les fonctions de
terminal de ligne (TL) telles que raccordement, transmission, activation,
désactivation, protection, télé alimentation, maintenance, renvoi.
67
Les équipements communs aux 8 lignes réalisent les fonctions
de terminal de commutation telles que supervision,
multiplexage démultiplexage des canaux B et D, traitement du
LAP D (Link Access Protocol on the D Channel), détection de
défauts, renvoi.
Les équipements communs aux 8 lignes sont les suivants :
■un microprocesseur et sa mémoire, pour la commande de la
carte ;
■un contrôleur de carte qui assure la connexion à travers un
étage T de commutation temporelle de tout canal B à l’une des
120 voies des 4 MIC de liaison vers l’UCN ; 68
69
Carte d’abonnés numériques (30B + D)
L’architecture matérielle de la carte d’abonné numérique (30B +
D) est représentée figure 33. Cette carte permet de raccorder 1
ligne d’abonné numérique en accès primaire (30B + D), par
exemple un central privé RNIS multiservice.
Rappelons que le canal D sur cette ligne est un canal à 64 kbit /s.
Cette carte comprend :
— un équipement de ligne numérique ;
— un équipement de connexion et commande.
70
■L’équipement de ligne numérique est constitué des
éléments suivants :
— une interface MIC réalisant les fonctions suivantes :
• transcodage et resynchronisation des informations,
• fourniture d’une jonction HDB3 à 6 dB (interface V3),
• maintenance et mesure de la qualité de la ligne ;
— un multiplexeur-démultiplexeur des canaux B et D.
71
■L’équipement de connexion et de commande comprend les
éléments suivants :
— un contrôleur qui assure la connexion à travers un étage T de
commutation temporelle de tout canal B de la ligne numérique à l’une
quelconque des 120 voies des 4 MIC de liaison vers l’UCN. Ce
contrôleur assure aussi la connexion des données paquet et de la
signalisation, issues du canal D vers les 4 MIC ;
— deux contrôleurs HDLC, l’un pour le traitement des données du
canal D, l’autre pour le traitement de la signalisation ;
à l’UCN.
72
— un microprocesseur et sa mémoire, pour la commande de la
carte.
Il est possible d’avoir plusieurs cartes (30B + D) par CN, la seule
limitation de raccordement n’étant due qu’au trafic offert par les
4 MIC de raccordement
73
GESTION DES CIRCUITS
L’architecture du sous-système de raccordement de circuits
numériques est représentée sur la figure ci-dessous. Ce sous-
système se nomme station multiprocesseur de terminaison
MIC.
En effet, la simplicité des interfaces MIC a fait considérer le
raccordement de circuits comme une partie du sous-système
de connexion et commande. C’est, d’une certaine manière,
l’interface externe du réseau de connexion temporel, qui est
physiquement implantée à côté de celui-ci.
74
75
GESTION DE LA TRADUCTION
L'abonné a compose alors le numéro du demandé sur le clavier. Ceci
provoque des impulsions par coupures successives de la ligne ou
l'émission de tonalités suivant le type de téléphone utilisé.
L'enregistreur du commutateur A est capable de décoder cette
signalisation et de stocker les numéros correspondants : c'est
l'enregistrement. Au fur et à mesure qu'il reçoit les chiffres, l'organe de
commande les analyse pour déterminer si le numéro est complet. Dès
que c'est le cas, il détermine la destination de l'appel. Les premiers
chiffres du numéro composé donnent en général le numéro du
commutateur appelé. L'organe de commande peut déterminer grâce à
ses tables de routage vers quel commutateur il faut acheminer l'appel
et quels sont les circuits concernés l'étape de traduction est terminée.
76
Taxation
La taxation d’une communication est dépendante, d’une part de la
structure de la communication, c’est-à-dire de la situation
géographique des deux correspondants, d’autre part de la durée de la
communication. Le premier élément de la taxation est donc donné par
la numérotation de l’abonné demandeur. De plus en plus la notion de
distance a tendance à s’estomper devant la notion de durée de
communication (notion de zone locale élargie par exemple). Des tables
de traduction permettent donc à la fois de modifier les
acheminements mais aussi les divers paliers de taxation. Il est
également possible d’affecter la taxe, soit au demandeur – cas le plus
usuel –, soit au demandé.
77
Chapitre III : TRAFIC ET QUALITES DE SERVICES TELEPHONIQUES
I) INTRODUCTION
Considérons le réseau très simplifié suivant :
78
10 lignes d'abonnés reliées au centre A. Le centre B est
supposé plus grand. Pour simplifier, on considère qu'aucune
communication n'est établie entre abonnés rattachés à A, par
conséquent toutes les communications des abonnés de A
transitent par des jonctions AB. Si on observe pendant une
heure les dix lignes d'abonnés, on obtient le graphique de la
Figure 4.2 à partir duquel on peut faire les remarques
suivantes :
•Les instants auxquels les appels apparaissent sont
indépendants.
. 79
•Les communications ont une durée variable, on peut
toutefois calculer une durée moyenne si on observe pendant
un temps plus long.
•On peut constater que les lignes d'abonnés ne sont jamais
occupées simultanément. Pour l'exemple de la figure, trois
jonctions suffiraient pour écouler la totalité des
communications
80
Il parait intuitif que la chance de trouver une jonction libre diminue
d'autant plus que le nombre d'appels est grand et la durée moyenne de
communication est longue. Nous allons essayer de dégager un certain
nombre de paramètres qui nous permettront de déterminer le nombre
de jonctions avec plus de rigueur.
81
I)Notions de trafic téléphonique
Un abonné téléphonique ne téléphone pas en permanence. En
outre, il est bien évident qu’en fonction des différentes phases
de l’activité économique et sociale l’activité téléphonique peut
varier considérablement. Le dimensionnement des
équipements (structure du réseau de connexion, taille des
divers faisceaux de circuits...) doit donc tenir compte de ce
phénomène. Cela introduit à la notion de qualité d’écoulement
du trafic.
82
Définition
Nous appellerons « machine» tout ce qui présente la propriété
d'être soit libre, soit occupé. Pour nous, une ligne de
téléphone est une machine: soit elle est libre (raccrochée), soit
elle est occupée (décrochée).
Définition: le trafic« a» d'une machine est la proportion du
temps pendant laquelle elle est occupée.
83
L'unité de trafic est l'occupation permanente que les
téléphonistes appellent « Erlang», en honneur de l'ingénieur
Danois Agner Krarup Erlang (1878-1929), qui a été le pionnier
de l'application du calcul des probabilités au téléphone.
Si une machine est occupée 10 % du temps, son trafic est de
0,1 Erlang. On parlera indifféremment de «trafic» ou «intensité
de trafic».
84
Précisions
Dans le cas d'une seule machine, son trafic exprimé en Erlang
est aussi sa probabilité d'occupation. Le trafic d’1machine ne
peut pas être supérieur à 1 Erlang. Le trafic A d’un groupe de
N machines ne peut pas être supérieur à N Erlang.
90
a)Trafic, densité d’arrivé et durée moyenne
ẏ: Densité d'arrivée des appels
®: Durée moyenne des appels
91
a)Exemple 1
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter
avec un taux d’échec de 1 % le trafic de 1000 abonnés ayant
un trafic 0.07E chacun
Trafic Offert : 1000 x 0.07 = 70 E
92
a)Exemple 2
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter
avec un taux d’échec de 1 % le trafic de 900 abonnés qui
utilisent leur télé phone une fois par heure avec une durée
moyenne de 5mn par appel
93
Qualités de services
La qualité de service est constituée de deux paramètres principaux
a)Le taux de perte (refus)
–définit la probabilité de refus d’un appel
–mesure souvent associée aux appels sortants de l’entreprise
–et donc aux SPA et mixtes (voir chapitre PABX
a)Le taux d’attente
–définit la probabilité de mise en attente d’un appel
–mesure souvent associée aux appels entrants dans l’entreprise
(musique d’attente dès l’arrivée chez l’abonné)
94
A)Modèle des appels perdus
• Si aucun serveur (jonction, ou circuit) n’est
disponible pour «écouler» un appel, cet appel est
«perdu» (le réseau est signalé indisponible à
l’abonné).
• La probabilité de perte est exprimée en fonction
du nombre de serveurs (circuits) et du trafic qu’ils
doivent supporter 95
A)Modèle à attente
• Le nombre maximum de clients actifs peut être à
présent supérieur au nombre de serveurs si les
clients (appels) sont mis en attente au lieu d’être
rejetés (perdus).
• Probabilité de mise en attente d’un appel
entrant, si le trafic est de A et N est le nombre de
serveurs :
96
Exemple de dimensionnement d’un accès
Dans une entreprise, on a dénombré aux heures de pointes 200 appels d’une
durée moyenne de 6 minutes à l’heure. On désire que la probabilité de perte d’un
appel à ces heures n’excède pas 1%.
Résolution
Intensité = 200 x 6 = 1200 minutes/heure ou
1200/60 = 20 Erlangs
La moyenne est donc de 20 appels simultanés
Si 20 voies de communications
On peut constater (abaque modèle à refus) que le taux de perte sera de 15 % !
Pour que le taux de perte soit < 1%
il faut 30 voies(30 circuits de communication = 1 accès MIC ou 1 accès primaire
97
RNIS)
98
CHAPITRE IV : SIGNALISATION TELEPHONIQUE
I) Principes généraux
Un autocommutateur téléphonique agit en fonction des
demandes qui lui sont faites à distance, soit par des postes ou
terminaux d’abonnés, soit par des autocommutateurs distants.
L’établissement des communications nécessite donc des
échanges d’information entre l’autocommutateur et son
environnement extérieur. Selon qu’il s’agit de relations entre
l’autocommutateur et les abonnés directement ou sur une
jonction entre deux autocommutateurs, ces échanges
d’information sont de types différents. 99
L’ensemble des procédures qui régissent ces échanges
est appelé la signalisation téléphonique.
On trouve donc deux types de signalisation que l’on appelle
communément :
— la signalisation d’abonné ;
— la signalisation réseau.
100
Le mode de transmission de ces signalisations a considérablement
évolué. Ainsi, s’agissant de la ligne d’abonné, la numérotation était
initialement transmise sous forme d’impulsions calibrées constituées
par des ouvertures de la boucle d’abonné sous l’action du cadran
téléphonique, la numérotation au cadran. Cette forme de
numérotation au cadran demeure encore assez utilisée. C’est ensuite
la numérotation au clavier à fréquence vocale qui a été introduite car
elle permet un confort et une vitesse de numérotation plus
importants. Le RNIS a permis une nouvelle forme de signalisation par
la fourniture d’un canal de signalisation numérique à 16 kbit /s, appelé
canal D, entre l’abonné et l’autocommutateur.
101
Pour rester dans le domaine purement téléphonique, on peut classer
les informations de signalisation en quatre groupes :
a)les informations concernant l’état des liaisons participant à une
communication ; ce sont :
— l’information de prise qui a pour but d’informer l’autocommutateur
pour lui demander de se mettre dans la situation de pouvoir recevoir
la numérotation,
— l’information de libération qui indique que la communication est
terminée et qu’il faut libérer toutes les fonctions ayant contribué à
son établissement ;
102
les informations de numérotation; ce sont :
— l’invitation à transmettre les informations de numérotation,
— la numérotation ainsi que toutes les informations permettant
l’établissement d’une communication ainsi que les services associés à
cette communication ;
c) les informations de fin de sélection qui indiquent l’état de la ligne
demandée ou la cause de non-aboutissement de la tentative d’appel.
Elles permettent toujours au moins de distinguer si la ligne est libre ou
non accessible ;
d)les informations de supervision qui reflètent l’état du terminal de
l’abonné demandé à savoir :
103
— l’information de réponse du demandé,
— l’information de libération par le demandé (raccrochage ou
libération après temporisation si c’est le demandeur qui a
raccroché le premier). Cette information permet de libérer
complètement la communication.
104
Signalisation d’abonné
L’alimentation en énergie nécessaire au fonctionnement d’un
terminal raccordé à un central téléphonique est fournie par
l’autocommutateur à travers l’impédance de la ligne de
raccordement.
Cette caractéristique est mise à profit pour transmettre
certains des signaux échangés sur une ligne d’abonné
appelante ou appelée.
105
Numérotation au clavier multifréquence
Pour les signaux de prise, de supervision et de libération, c’est encore le courant
de ligne d’abonné qui permet de transmettre les informations. En revanche, pour
les informations de numérotation, chaque action sur le clavier permet l’envoi de
deux fréquences, dans la bande du signal téléphonique, parmi chacun de deux
groupes de 4 fréquences vocales.
106
Il faut signaler, que dans le cas des signalisations d’abonné
multifréquence, il faut ajouter deux types d’informations pour
les communications téléphoniques :
—l’appel, ou sonnerie, qui est fourni par l’envoi cadencé
d’une tension de 50 Hz, par l’autocommutateur sur la ligne de
l’abonné demandé ;
—les signaux d’acheminement, de retour d’appel,
d’occupation ou les divers messages enregistrés qui sont
fournis, dans la bande, directement par l’autocommutateur.
107
108
Chapitre VI : RESEAUX A COMMUTATION
110
LA COMMUTATION DE CIRCUITS
Dans les réseaux à commutation de circuits, de multiples supports de
transmission sont installés entre les différents commutateurs. Pour
échanger des informations entre deux équipements terminaux, il est
nécessaire de déterminer un chemin à travers le réseau et de réserver
un support de transmission entre chaque paire de commutateurs situés
sur ce chemin. Chaque commutateur réémet les signaux qu’il reçoit
suivant ce chemin. Le réseau fournit donc l’équivalent d’un support de
transmission point à point entre les équipements terminaux. Le réseau
téléphonique est un exemple classique de réseau à commutation de
circuits. Dans le contexte de la téléphonie, le mot circuit désigne une
liaison entre 2 commutateurs. 111
Tout dialogue se décompose en 3 phases :
une première phase d’établissement du circuit entre les équipements
terminaux par réservation de l’ensemble des circuits nécessaires à
l’intérieur du réseau,
la phase classique de transfert des informations puis une phase de
libération pour permettre la réutilisation des différents circuits par
d’autres équipements terminaux.
La libération se fait à la demande d’un des équipements terminaux (ou si
le réseau détecte qu’un équipement est en panne). Tant qu’elle n’a pas
eu lieu, les circuits restent réservés à l’intérieur du réseau, même s’il n’y
a aucun transfert d’information. 112
Ce type de commutation présente l’inconvénient de monopoliser
les circuits entre commutateurs pendant la durée entière du
dialogue. Il est donc nécessaire de multiplier les circuits entre
commutateurs, on parlera dans ce cas de faisceaux(ou trunks). Il
nécessite, de plus, la disponibilité simultanée des deux
équipements terminaux pour tout dialogue. En revanche, il
présente l’avantage d’être assez simple : la commutation de circuits
peut s’appliquer sur un réseau analogique ou bien numérique.
Dans le cas d’un réseau numérique, la mémoire nécessaire dans les
commutateurs est réduite et il n’y a aucun traitement à faire sur
l’information transmise. 113
COMMUTATION DE MESSAGES
La commutation de messages s’applique aux seuls réseaux numériques.
Un message est défini comme une suite de données binaires formant un
tout logique pour les équipements terminaux. C’est, par exemple, un
fichier complet, un courrier électronique ou une page d’écran.
Lorsqu’un équipement veut transmettre un message, il lui ajoute
l’adresse du destinataire et le transmet au commutateur. Celui-ci attend
la réception complète du message, le stocke, analyse son adresse et le
réémet alors vers le commutateur voisin adéquat. Le message transite
ainsi à travers le réseau par réémissions successives entre les
commutateurs (on utilise quelquefois le terme anglais store-andforward.
114
Dans un tel réseau, chaque commutateur doit être capable de stocker le
message en entier. Comme un commutateur supporte simultanément
plusieurs dialogues et que la taille d’un message est déterminée par les
équipements, la mémoire nécessaire peut être importante. De plus, le
délai de transmission à travers le réseau est fonction du nombre de
commutateurs traversés et de la taille du message. Il peut donc être
assez important. Enfin, pour un taux d’erreur donné par bit transmis, la
probabilité d’une erreur sur un message augmente avec la taille du
message. La transmission de longs messages dans le réseau est donc très
pénalisante.
Le réseau Télex est un réseau à commutation de messages.
115
COMMUTATION PAR PAQUETS
Les inconvénients de la commutation de messages sont liés à la taille
des messages.
La commutation par paquets consiste à découper les messages en
morceaux appelés segments. Ce découpage est la segmentation. Il est
fait par l’expéditeur. A chaque segment sont ajoutées des informations
permettant d’identifier l’expéditeur et le destinataire : l’ensemble forme
un paquet. La taille maximale d’un paquet est fonction du réseau. Les
paquets sont acheminés par le réseau comme dans un réseau à
commutation de messages jusqu’au destinataire. Celui-ci attend la
réception de tous les paquets pour reconstituer le message et le traiter.
116
Cette opération est le réassemblage.
Sa petite taille permet de réduire le délai global
d’acheminement des messages à travers le réseau.
Une liaison entre commutateurs n’est pas monopolisée par un
équipement mais supporte la transmission de paquets de
multiples utilisateurs.
117
COMMUTATION DE CELLULES
Une nouvelle technique de commutation émerge aujourd’hui, en particulier
pour le réseau numérique à intégration de services large bande. Il s’agit d’une
commutation hybride, qui allie commutation de circuits et commutation par
paquets. Elle utilise une technique de transfert dite ATM (Asynchronous
Transfer Mode). Les informations (voix, données, images…) sont toutes
découpées en paquets de taille fixe, baptisés cellules et contenant 48 octets
d’informations utiles. Mode de transfert asynchrone défini par une norme
l'ITU, ATM (Asynchronous Transfer Mode) est une technologie de
télécommunication basée sur le principe de la commutation par cellules qui
sont des paquets de taille fixeet petite(53 octets), ce qui lui permet d'être très
rapide et efficace.
118
Chapitre VI : Technique Numérique
LE RNIS
I. Introduction
L'abréviation RNIS (ISDN en Anglais), pour Réseaux
Numérique à Intégration de Services (en anglais Integrated
Services Digital Network), a été introduite en 1979 pour définir
l'objectif vers lesquelles devaient tendre les
télécommunications numériques. Le CCITT le définissait ainsi :
119
"Un Réseau Numérique à Intégration de Services est un réseau
développé en général à partir d'un réseau téléphonique
numérisé, qui autorise une connectivité numérique de bout
en bout assurant une large palette de services, vocaux ou non,
auquel les usagers ont accès par un ensemble limité
d'interfaces polyvalentes."
120
Ce sont les besoins de services de communications variés des
utilisateurs qui ont conduit à l'étude, au niveau international,
d'un réseau de transmission numérique intégral. En effet, le
réseau téléphonique, conçu pour la transmission analogique de
la voix, est inadapté à la transmission de données à haut débit.
121
Le Numéris est le nom commercial du réseau téléphonique de
France Télécom basé sur la technologie RNIS. Ce réseau est
conçu pour transporter les données (la voix, les images, les fax,
...) séparément des informations de signalisation. Le RNIS doit
son nom aux services additionnels qu'il rend possible :
• présentation du numéro
• conversation à trois
• signal d'appel
• renvoi d'appel
• indication des coûts de communication
122
D'autre part, le numéris permet d'obtenir un débit de 64 kbps
garanti, ce qui offre une fiabilité et un confort indispensable
pour des usages nécessitant une grande qualité de service.
123
Architecture des réseaux RTC et RNIS
Le Réseau Téléphonique Commuté RTC (PSTN en
anglais) et le Réseau Numérique à Intégration de
Service RNIS (ISDN en anglais) permettent le transport
de conversations téléphoniques et également de
données via l’insertion de modems (modem RTC normes
V21 à V92 ou carte RNIS pour un PC).
124
L’aiguillage des communications téléphoniques dans le
réseau est assuré par les commutateurs téléphoniques qui
sont les mêmes pour les deux réseaux . Cependant alors que
pour le RTC la numérisation s’effectue au niveau du
commutateur, le RNIS étend la numérisation jusqu’à l’abonné
et les interfaces RTC et RNIS au niveau du commutateur sont
différentes. IL faut bien comprendre que l’objectif du RNIS
était de satisfaire une communication numérique de bout en
bout. Il faut donc pouvoir, sur la boucle locale existante
permettre une transmission numérique en bande de base, full
duplex sur deux fils. 125
Le RTC et le RNIS sont organisés en 4 sous-parties :
L’installation de l’abonné RTC ou RNIS.
La boucle locale ou réseau de distribution est l’organisation technique mise en
œuvre pour relier les abonnés au commutateur le plus proche (commutateur
de rattachement).
La commutation est la partie centrale du réseau. La commutation assure le
raccordement de l’abonné au réseaux, gère la signalisation, assure la
concentration, le multiplexage et l’aiguillage des communications dans le
réseau.
La transmission est l’ensemble des techniques mises en œuvre pour
relier les commutateurs entre eux. L’ensemble des dispositifs et des supports
de transmission entre commutateurs est appelé réseau de transmission ou
réseau de transport. 126
L’échange d’informations nécessaire à l’établissement, au
maintien et à la rupture de la communication s’appelle la
signalisation. On distingue 2 catégories de signalisation :
la signalisation sur la boucle locale : signalisation par
impulsion ou DTMF pour le RTC et signalisation DSS1 pour le
RNIS;
la signalisation entre commutateurs : signalisation CCITT N°7
ou SS7 définie par la recommandation Q.700.
Le réseau RTC et le RNIS assurent aussi des fonctions d'accès à
d'autres réseaux, ou services comme par exemple au réseau à
commutation de paquets, à Internet, au GSM,.... 127
Principe de fonctionnement du RNIS
Les canaux logiques RNIS
Le canal de transmission analogique s’appuie sur une
paire torsadée de fils de cuivre entre le commutateur
local de la compagnie de télécommunication et
l’abonné. Initialement, ce réseau n’assurait que la
transmission de la voix, puis du télex. D’autres canaux
(avec leur propre protocole) véhiculaient des
applications spécifiques telles que la radio, la
télévision, … 128
L’objectif du RNIS est d’englober ces diverses applications
pour transmettre des données numérisées sur la ligne
téléphonique. Les données sont encapsulées dans une
trame laquelle est divisée en canaux logiques pour
permettre un fonctionnement en full duplex et pour
répondre ainsi aux besoins des diverses applications.
129
Au niveau du RNIS, on distingue deux canaux. Les canaux B
définis pour transmettre les données de l’utilisateur et le
canal D véhicule les informations de signalisation, et
éventuellement des données en mode paquet.
130
- Les informations de signalisation sont séparées des informations
utilisateur pour améliorer l’intelligence réseau. Grâce à cette
signalisation hors bande, le temps d’établissement de connexions est
rapide pour le RNIS (environ 4 secondes). Le canal D est dédié à la
signalisation c’est à dire : appels, établissement de connexions,
demandes de services, routage des données sur les canaux
correspondants (dits canaux B : Bearer). Mais, il peut aussi être
utilisé pour transmettre des données utilisateurs afin d’augmenter le
débit de la communication (protocole X.31b).
131
- Le transfert des informations s’effectue dans des
canaux spécifiques dits "canaux B". Les canaux B peuvent
véhiculer de la voix ou des données en fonction de
l'application mise en œuvre à un débit de 64 kbps en
commutation de circuit ou de paquet. Les canaux B
peuvent être utilisés séparément, ou réunis à plusieurs.
132
Deux types d’accès
Une interface d’accès à un RNIS est une association temporelle
(timeslots) de canaux B et D.
A partir de l’association de ces canaux, deux types de services RNIS
sont déployés correspondant chacun à des catégories d’utilisations
distinctes :
- Résidentielle : utilisation simultanée des services téléphoniques et
d’une connexion Internet à 144 kbps.
- Professionnelle : utilisation d’un commutateur téléphonique (PABX)
ou d’un routeur d’agence pour multiplexer plusieurs canaux B pour
atteindre un débit de 2048 kbps.
Les accès conseillés aux utilisations sont respectivement : 133
L’Accès de Base S0 (AdB ou BRI : Basic Rate Interface)
(2B+D)
L'accès de base est constitué de deux canaux B à 64
kbits/s pour le transport de la voix et des données et
d'un canal D à 16 kbits/s pour le transport de la
signalisation ou de données sous forme de paquets
(X.25/D). L'ensemble offre une interface dite Accès de
base "2 B + D" multiplexé au niveau de l’interface S.
134
- Deux canaux B (64 kbits / sec) pour le transfert de la
voix ou des données en mode circuit et offrant un service
numérique de bout en bout.
- Un canal D (16 kbits / sec) dit de signalisation utilisé
pour la gestion des communications et pour les
applications à bas débits (X.25/D).
Chaque canal B est constitué d’un bus nommé S0
compatible avec les interfaces S0 des terminaux RNIS
tels que le téléphone, le télécopieur ou encore le
microordinateur. 135
2. Accès Primaire S2 (AP ou PRI : Primare Rate
Interface normalisé par l’avis G.704 sous le nom E1/T1
respectivement en Europe et Japon/USA)
- 30 canaux B en Europe et 23 canaux B aux USA et Japon
pour le transfert de la voix ou des données en mode
circuit et offrant un service numérique de bout en bout.
- Possibilité d’agrégation des canaux B en fonction des
applications (384, 1920 kbps)
136
- Un canal D (16 et 64 kbit/s respectivement en Europe
et Amérique du NORD) dit de signalisation utilisé pour la
gestion des communications et pour les applications à
bas débits (X.25/D).
137
. L’ADSL
A. Pourquoi l’ADSL
ADSL signifie Asymetric Digital Subscriber Line soit en
français ligne d’abonné numérique asymétrique. Le but
de la technologie est d'augmenter les possibilités de
transmissions des lignes téléphoniques afin qu'elles
soient capables, en plus de la voix, de véhiculer des
données numériques très rapidement.
138
139
Quand vous téléphonez, vous n'utilisez même pas 10%
des capacités des fils de cuivre de votre ligne
téléphonique. En effet, il reste encore de la "place" (de la
bande de fréquence) qui n'est absolument pas exploitée !
L'ADSL utilise donc les 90 % restants pour véhiculer des
données numériques à grande vitesse.
140
. Comment ça marche
L’ADSL permet d’utiliser toute la capacité des fils des lignes
téléphoniques en divisant la liaison en 3 canaux bien distincts
(c'est ce qu'on appelle le multiplexage).
Techniques de Multiplexage
FDM (Frequency Division Multiplexing)
FDM est une technique de multiplexage par répartition de
fréquence (MRF). Elle est utilisée pour accroître les débits sur
paires torsadées et plus particulièrement des lignes
téléphoniques.
141
Le multiplexage fréquentiel consiste à partager la bande de
fréquence disponible en un certain nombre de canaux ou
sous-bandes plus étroits et à affecter en permanence chacun
de ces canaux à un utilisateur ou à un usage exclusif.
142
143
Une bande de 4 kHz est réservée pour la téléphonie
classique (POTS : Plain Old Telephone Service), une bande
est réservée pour le flux de données usager vers réseau
(Upstream Data :
Voie montante) et une bande est réservée pour le flux de
données réseau vers usager (Dowstream Data : Voie
descendante).
L’ensemble de la bande passante s’étend sur 1,1 MHz.
La création de ces canaux est effectuée aux extrémités
des lignes téléphoniques grâce à des filtres (Splitter).
144
145
Chez l'abonné, on procède à la pose de ces filtres destinés
à faire la différence entre la voix et les données
numériques. Le splitter sépare la bande passante réservée
au service téléphonique grâce à un filtre passe-bas
(<4kHz) de la bande passante utilisée pour la transmission
ADSL grâce à un filtre passe-haut (>25kHz). Il assure un
découplage suffisant pour éviter que les signaux émis sur
l’une des bandes fréquences ne viennent perturber le
fonctionnement de l’autre.
146
147
A l’autre extrémité de la ligne, chez l’opérateur, on installe
également un splitter. Son filtre passe bas aiguille la voix vers un
commutateur de circuits. Son filtre passe haut est relié à un
modem, qui reconstitue les données numériques (DSLAM).
Celui-ci regroupe le trafic issu de plusieurs lignes d’usagers sur
une même ligne à haut débit.
Le DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) est un
équipement généralement installé dans les centraux
téléphoniques assurant le multiplexage des flux ATM vers le
réseau de transport
148
Différentes technologies XDSL
149
Cours administration système Linux L2 NTIC @IPSMART
150
2021
151