Biographie de l’auteur :
Ahmed Serfoui est né à Fès en 1915 et mort en 2004, il est de parents berbères
arabisés. Il a fréquenté l’école coranique puis le collège Moulay Driss. Il a
exercé plusieurs emplois : interprète journaliste pour le quotidien nationaliste
“Action du peuple” ; sous-directeur du musée Al Batha à Fès puis fonctionnaire
aux ministères de la culture, de l’éducation nationale et du tourisme à Rabat.
Son parcours littéraire est beaucoup plus important, avec à son actif :
“Le chapelet d’ambre” en 1949.
” Le jardin des sortilèges” en 1981
” La maison de servitude” en 2001
Paratexte :
L’image : un enfant seul au milieu des femmes qui passent sans accorder de
l’importance à sa présence. Le regard triste de l’enfant révèle déjà sa solitude
et sa peine.
Le titre : mis en gras et parfois d'une couleur qui attire l'attention. Il est souvent
situé au milieu de la page et parfois informe sur l'histoire ou le contenu du
livre.
La Boîte à Merveilles : le titre est composé de deux noms reliés par une
préposition (phrase nominale)
Boîte : fabriqué de bois, de métal ou du plastique. C'est un petit coffret fermé
où on cache quelque chose, parfois nos objets intimes et secrets.
Merveilles : objets magiques, qui ne sont pas simples. Dans le roman, il s’agit
d’une boîte où le petit Sefrioui range des objets usés, qui sont d’une grande
importance pour lui parce qu’ils constituent le monde de ses rêveries et de son
imaginaire dû à sa situation d’enfant seul et unique dans sa famille.
La Boîte à Merveille est un véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules
de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à
tête dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor,
un cabochon (bouchon en verre ou en cristal de forme arrondie) de verre à
facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rongée de vert-de-gris
offerte par Lalla Zoubida et volée par le chat de Zineb.
Le sous-titre : Roman : Récit fictif. L’auteur incite le lecteur à faire part de son
imagination, à prendre en considération que La Boîte à Merveilles est avant
tout une fiction avant d’être une autobiographie.
Le nom de l'auteur : Ahmed SEFRIOUI, personne réelle, auteur de l'œuvre La
Boîte à Merveilles.
La maison d'édition : librairie des écoles.
Résumé de l’œuvre :
La boîte à merveilles présente une séquence sur la vie d’enfance d’Ahmed
Sefrioui. Pour un va et vient entre le narrateur adulte et le narrateur enfant, le
lecteur entre dans son monde solitaire qui, malgré quelques timides amitiés, ne
semble compter comme véritable ami que sa boîte à merveilles.
Le narrateur relate aussi ses journées au Msid auprès du Fqih et de ses
condisciples et présente le monde de Da Chouafa et les habitudes de ses
habitants.
Personnages :
Le narrateur : le personnage principal caractérisé par sa solitude et sa capacité
d’inventer des mondes fantastiques. Sidi Mohammed a six ans, son seul ami
c’est la boîte qui contient des objets hétéroclites.
Les objets de la boîte à merveilles : objets hétéroclites qui n’ont d’importance
que pour le narrateur, l’enfant les considère comme ses « véritables amis ».
La mère du narrateur : (Lalla Zoubida) : la mère du narrateur prétend être
descendante du prophète et s’en vante. Elle croit aux superstitions. Âgée de
vingt-deux ans, elle se comporte comme une vieille femme avec sa bouche
généreuse et son nez court.
Le père du narrateur (Abdeslem) : il exerce le métier de tisserand, il a la
quarantaine. Il est aimé par son fils. Il est d’origine montagnarde.
La Chouafa : (voyante): elle habite le rez-de-chaussée de la maison où habite le
narrateur. Appelée tante Kenza, elle exerce le métier de voyante qui la rend
très connue dans le quartier.
Zineb : fille de Driss El Aouad et Rahma, détestée par Sidi Mohammed que ce
dernier trouve bête. Elle est plus âgée d’un an que le narrateur.
Rahma: la femme de Driss El Aouad et mère de Zineb, elle occupe le 1er étage.
Le narrateur la décrit comme une femme charmante et souriante.
Driss El Aouad: fabricant de charrues, il a à peu près le même âge que le père
du narrateur (la quarantaine). Époux de Rahma et le père de Zineb.
Fatma Bziouya: la femme d’Allal habitant le 2ème étage partagé avec la famille
du narrateur.
Allal le jardinier : l’époux de Fatma Bziouya travaillant comme jardinier.
Le Fqih : un homme barbu et maigre, il fait l’objet de cauchemars pour Sidi
Mohammed avec sa baguette de cognassier avec laquelle le Fqih distribue des
coups au hasard.
Driss : un apprenti de Maalem Abdeslem surnommé le teigneux. Il est
serviable.
Lalla aicha : ancienne voisine de la famille du narrateur, elle prétend être une
Cherifa. Le narrateur la déteste parce qu’elle inspire le dégout. Elle a deux
pièces au 2ème étage dans l’impasse de zenkat Hajjama.
Moulay Larbi : le mari de Lalla Aïcha. Il fabrique des babouches. Il a eu des
litiges avec Abdelkader son associé qui était avant son ouvrier. Il s’est remarié
avec la fille d’Abderrahmane le coiffeur.
Sidi Mohammed ben Tahar : un coiffeur qui habitait le quartier du narrateur.
Sa mort provoqua de la fièvre et du délire chez Sidi Mohammed.
Abdallah : c’est un épicier très aimé malgré le peu de clients. Sa boutique est
située à Haffarine son domicile n’est pas connu. Le narrateur est fasciné par les
récits fantastiques d’Abdallah racontés par son père.
Hammoussa : c’est le camarade de classe du narrateur. Son vrai nom est
Azouze Berrada.
Si Abderrahmane : le coiffeur de Maalem Abdeslem. Le père du narrateur a
l’habitude de couper les cheveux chez ce dernier. Le narrateur n’aime pas trop
Abderrahmane parce qu’il sait qu’un jour il sera chargé de le circoncire.
Sidi El Arafi : un voyant chez qui la mère du narrateur se rend avec Lalla Aïcha
pour le consulter, il habite le quartier Seffah.
Salama : la marieuse professionnelle, elle a la voix d’un homme.
Zhor : Une voisine de Lalla Aïcha.
Lalla Khadija : la femme de l’oncle Othman, elle est plus jeune que lui.
L’oncle Othman : Un vieillard mari de Lalla Khadija et ancien maître de
M’barka.
M’barka : ancienne esclave de l’oncle Othman.
Lalla fattoum : la caissière du bain maure.