Droit Des Sociétés
Droit Des Sociétés
Les sociétés ont connu un développement important dans la 2éme partie du 19éme siècle. Avant, il n’y avait
majoritairement que des grandes sociétés. Le début de l’industrialisation a généré un besoin de capitaux. Les
sociétés ont joué un rôle essentiel dans le développement des économies européennes. C’est un outils qui permet
de rassembler des capitaux par le biais du fractionnement en capitaux, notamment, cela permet d’attirer des
personnes qui ne voudraient pas se mettre en commerce en direct grâce à la responsabilité limitée de certains
types de sociétés. L’essor des sociétés des capitaux est due à cette responsabilité limitée qui entraine moins de
risques pour les actionnaires. La liquidité apportée par les sociétés de capitaux car elle donne la possibilité de
sortir de la société par la négociabilité du titre qui n’existe pas pour les sociétés des personnes.
Le droit des sociétés existe depuis le code civil napoléonien, il y a des articles de ce code qui s’appliquent toujours
aujourd’hui (eg. 18321 et suivants du code civil). On y trouve la définition de la société qui était à l’origine un
« contrat ». Cette approche purement contractuelle a évolué d’une part en institutionnalisant ce droit mais cette
institutionnalisation est à nuancer car on a réintroduit des éléments contractuels en droit des sociétés. E.g il est
possible depuis 1992 de créer des sociétés unipersonnelles. Elles sont des actes unilatéraux du fondateur qui par
sa seule volonté peut créer une SARL, une SA, SAS.
Avant 1915, le droit des sociétés luxembourgeois se limitait au code civil et un peu code de commerce hérité de
la France. En 1910, des efforts ont été faits pour adopter un droit des sociétés au Luxembourg. Deux professeurs
importants : le Professeur Nissen de Louvain et surtout un projet par Jean Copiot de louvain dont le projet a été
repris par le législateur luxembourgeois Ce projet est très inspiré par la législation belge. Pour la doctrine et la
JP, on se réfère aux voisins belges. Depuis 60-70 cela a évolué en Belgique, il faut être prudent pour les
développements récents.
1933 : la SARL est introduit inspiré du modèle allemand mais pas d’autres grandes modifications au Luxembourg
jusque les années 70.
A partir des 1970’s -> le droit des sociétés a été influencé par le législateur européenne.
Aujourd’hui tout est codifié dans une directive EU 2017/1132 version consolidée.
Recommandation du prof : il est utile d’avoir à la main les directives car le législateur a pris l’habitude de copier
le texte de la directive. Incertitudes de langages en points négatifs, on peut l’éliminer via des consultations dans
les autres versions linguistiques allemandes / anglaises. La version consolidée ne reprend pas les considérants.
Or, ils permettent d’interpréter les dispositions qui répondent aux considérants car ils expliquent le souhaits du
législateurs européens.
1
Art. 1832 : (L. 28 décembre 1992) Une société peut être constituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent de
mettre en commun quelque chose en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter ou, dans les cas prévus par la loi, par
acte de volonté d'une personne qui affecte des biens à l'exercice d'une activité déterminée.
Aussi applicables à la matière sont les directives comptables (comptabilité de l’entité elle-même) et celles relatives
à la consolidation des comptes pour les groupes de sociétés (Directive 2013/34). Directive sur le contrôle des
comptes, la profession de l’audit et les règles qui entourent l’audit. Elle fut transposée soit dans la loi de 2002 sur
les comptes et la comptabilité de l’entreprise (règles comptables applicable à l’entité elle-même), soit, pout les
comptes consolidés, se retrouvent dans la loi de 1915 et enfin sur la loi sur la profession de l’audit pour les
réviseurs d’entreprises.
Il y a également :
Un règlement sur les sociétés européennes et les sociétés coopératives européennes (hybride)
Un règlement européen sur le groupement d’intérêts économiques européen.
Directive européenne sur les sociétés cotées.
Loi de 2002
Loi du 6 avril 2013 pour les titres dématérialisés.
Loi du 24 juillet 2014 sur l’immobilisation des titres au porteur
Loi sur le régime de publication légale des sociétés et association (RESA),
Loi du 13 janvier 2019 sur le registre des bénéficiaires économiques (répond à des exigences posés par
le GAFI).
Sources à consulter:
1er distinction : la sociétés vs les associations : les associations (ASBL), contrairement aux sociétés ne peuvent
pas s’adonner à une activité lucrative au risque d’être requalifiée. Cela a posé un problème pour les sociétés à
impact sociétal.
Dans le même ordre d’idées, les fondations (établissements d’intérêts publics) n’ont pas d’actionnaires, ont un
intérêt public et ne peuvent pas avoir une activité commerciale.
Les GIE (européen) ont l’objectif n’est pas de réaliser des bénéficies mais de permette à ses membres de faciliter,
développer les activités ses membres pour améliorer le résultat (activité de support). C’est beaucoup utilisé pour
centraliser les travaux d’investissements, le développement, des opérations de back-office, etc.
2) Classification de sociétés selon la forme : on peut avoir une société commerciale avec une activité civile.
Ex. sté d’avocats sous forme d’une SA mais son activité sera une activité civile. Commercialité par la forme.
Toutes les sociétés sont soit commerciales soit civiles au Luxembourg. Il n’y a que la sté civile qui est fixée par le
fond sinon toutes les autres sont commerciales par la forme.
Toutes les sociétés sont commerciales par la forme avec une incidence par exemple sur la compétence de chambre
commercial du trib d’arrondissement en cas de litige.
Dans les sociétés personnes prévaut un très fort intuitu personae : Les associés vont vouloir réguler très
fortement qui devient associer et les créanciers regardent de très près qui sont les associés car ils sont
responsables pour les dettes de la sociétés.
Pas d’exigence minimal de capital : Dans les sociétés de personnes, on peut avoir apport en industrie qui
n’est pas ni du cash ni actifs genre titres
Responsabilité des associés en sociétés en nom collectif : responsabilité indéfinie et solidaire sur toutes
les dettes -> risques plus élevé.
Responsabilité conjointe pour les associés de sté civile (chacun pour sa part).
Dans les sociétés en commandite : responsabilité indéfinie et solidaire pour le GP/commandité vs
qu’engagé à concurrence de leurs mises pour les commanditaires.
Le droit de vote n’est normalement pas lié à la participation : chacun aura une voix car on est en matière
contractuelle. Tout le monde doit être d’accord pour effectuer en changement. Sauf si le pacte social en
décide autrement pour les stés commandite simple et spé : le pacte social peut édicter d’autres règles de
fonctionnement que 1 associé = 1 voix.
Il faut l’accord de tous les associés pour entrer et sortir de la sociétés. En principe : pas de titre négociable.
La loi de 2013 a permis au fondateur de prévoir que les parts de la société en commandites simple/spé,
les parts de l’associé commanditaire pourraient être librement cessibles.
Sté en nom collectif et svt sté civile: chacun des associés à des fonctions de gérant à cause de la
responsabilité.
I. La sté en commandite spéciale : création de 2013 au moment de la transposition de la directive dite AIFM
car dans le droit américain, les LP ont la personnalité juridique ou pas contrairement au droit
Luxembourgeois. Il fallait moderniser le droit Luxembourgeois des commandites et donner la possibilité
pour les acteurs de choisir la société en commandite avec ou sans personnalité.
Les Limited partnerships se rapprochent des sociétés en commandites avec GP avec un associé gérant
commandité vs les investisseurs/limited partners qui sont les associés commanditaires. Depuis, on a un
essor important de structures de Private Equity au luxembourgeois (car bcp de suretés réelles au
Luxembourg qui donnent un confort pour les banques financières) et la flexibilité des structures juridiques
-> recourt aux LP par les acteurs internationaux.
II. La société commerciale en participation : prévoit un maitre de l’affaire qui gère les opérations
commerciales en son nom propres mais lui bénéficie du financement des associés participants qui
n’apparaissent pas. Les 1/3 ne traitent qu’avec le maitre de l’affaire.
III. La société commerciale momentanée a pour objet de traiter une ou plusieurs opérations déterminées,
notamment lors de la réalisation d’ensemble immobilier qui regroupe les différents corps de métier.
5) La distinction au niveau du droit fiscal : il y a des sociétés transparentes fiscalement ou non. Les stés de
K sont des collectives soumises à l’impôt sur les collectivités (IS) et non pas les actionnaires. Les stés de
personnes ne sont pas considérées comme des sujets fiscaux mais sont transparentes : le bénéfice est
attribué aux associés selon leurs participations qu’il soit distribué ou pas. Au Luxembourg, on a un impôt
commercial communal, il touche les entreprises en général.
les SICAV (SA en pce) mais dont un certain nombre de règles sont écartées par les dispositions
en matière d’OPC.
SICAF -> bénéficie de dérogations dans la loi OPC et dans la loi de 1915.
Les FCP ne sont pas des stés, elles n’ont pas la PM : ce sont des copropriétés indivises gérées
par une sté de gestion.
SOPARFI : Société de participation financière, ce n’est pas un type de stés, c’est un terme adopté par la pratique
pour désigner l’objet qui consiste à uniquement prendre des participations dans d’autres sociétés.
On se réfère aux statuts, le contrat/pacte social, etc. le législateur adopte deux approches qui dépend de la forme
de la société.
Le contenu : Le contenu est limité pour les stés de personnes et plus long pour les sociétés de K.
I. Sté de personnes :
Dispositions qui doivent se trouver dans les statuts sous peine de nullité :
1) Dénomination sl
2) Objet sl
3) Désignation des apports des associés
4) Société en commandite spéciale: que la dénomination et objet sl
Autres dispositions obligatoires sous peine de l’irrecevabilité de toute action judiciaire de la sté en question :
l’extrait publié au RESA doit contenir :
1) Dénomination sl
2) Localisation du siège
3) Durée de la sté
4) Pour les sociétés en nom collective et en commandites : Désignation précise des associés solidaires
Pour les stés civiles : tous les associés de la sté civile car la responsabilité des associés est conjointe
5) Les gérants et leurs pouvoirs (1ere Directive EU)
6) Sté civile : les apports des associés.
Pour les sociétés en commandites simples et spéciales : catalogue prévu pour les statuts (en plus de
supra ?)
Informations basiques : l’identité des fondateurs, la dénomination sl, la forme sl, le siège, l’objet, la durée.
Informations capitales et aux actions : capital souscrit, libération totale ou partielle, capital autorisé, plusieurs
catégories d’actions, droits respectifs des uns ou autres, forme des actions, apports en nature, titres avec parts
bénéficiaires ? si oui quelles sont leurs droits.
Information sur la gouvernance : quel est le mode de gouvernance (SA : moniste ou dualiste) SARL (gérant seul
ou collège), Société en commandite par action (gérant : associé commandité ou 1/3 mandataire).
A. Pour les sociétés de personnes : Les SNC, Société en commandite simple ,Société en Commandite
Spéciale, Sté civile, SARL simplifiée, les stés coopératives : Elle est constitué par acte authentique ou ss
seing privé.
Si on choisit la forme de sous seing privé, les règles de l’article 1325 du code civil s’appliquent alors (autant
d’originaux que de parties). Pb pour les sociétés en commandite simple et spéciale dans le PE car bcp trop de
parties. L’article 1325 s’applique mtn uniquement aux sociétés en nom collectif. Sinon pour les autres, il suffit
d’avoir deux originaux. (article 100-4 2loi 1915).
Si choix initial de l’acte authentique, il n’est pas possible de modifier les modalités de la société par un autre acte
qu’authentique.
B. Pour les capitaux : SA, SAS, SARL, sté en commandite par actions -> acte authentique obligatoire.
La signature intervient entre les fondateurs de la société. Soit les investisseurs eux-mêmes ou leurs mandataires.
Les actes authentiques sont signés par le notaire.
A l’issu de la signature : l’être moral nait et la société peut contracter. Le Luxembourg est le dernier pays d’EU
qui prévoit une telle constitution de la sté au moment de la signature (et pas au moment de la publication au
RESA).
Sauf : pour sté européenne et coopérative qui n’existent qu’à partir de l’immatriculation au RCS.
- L’acte ss seing privé doit être préparé, puis il y a un acte de soumission pour publication
- Acte authentique : il doit être enregistré, remis à l’administration et après le notaire peut déposer pour
publication au RESA.
Cependant jusqu’au moment de la publication et à partir de constitution, la société n’a qu’une personnalité morale
passive. Elle peut être assignée en justice entre signature de l’acte et publication des statuts.
Active à partir de publication des statuts dans le RESA. Les actions intentées par la nouvelle société créé
sont irrecevables jusqu’à la publication des statuts. C’est la loi 2002 qui prévoit en son article 22(1)
l’irrecevabilité si elle n’est pas immatriculée3.
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Art. 100-4.
Les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés coopératives, les sociétés civiles, les sociétés en
commandite spéciale et les sociétés à responsabilité limitée simplifiées sont, à peine de nullité, formées par des actes
spéciaux, notariés ou sous signatures privées, en se conformant, dans ce dernier cas, à l’article 1325 du Code civil. II suffit de
deux originaux pour les sociétés civiles, les sociétés coopératives, les sociétés en commandite simple et les sociétés en
commandite spéciale.
Les sociétés anonymes, les sociétés en commandite par actions et les sociétés à responsabilité limitée sont, à peine de nullité,
formées par des actes notariés spéciaux.
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Art. 22. (1) Est irrecevable toute action principale, reconventionnelle ou en intervention qui trouve sa cause dans une
activité commerciale pour laquelle le requérant n’était pas immatriculé lors de l’introduction de l’action.
Il y a également irrecevabilité de toute action d’une sté si elle trouve sa cause dans une activité commerciale pour
lequel le requérant n’est pas immatriculée.
1. Le consentement :
Les règles du consentement et des vices s’appliquent. Ils ne devraient pas pouvoir en soit entrainer la nullité
d’une sté de K, d’une commandite simple ou spéciale. Donc uniquement civile et nom collectif car il y a un
catalogue de nullités pour:
Les vices du consentement ne font pas partis des causes de nullités listées.
De même est irrecevable toute action principale, reconventionnelle ou en intervention d’un groupement d’intérêt économique
ou d’un groupement européen d’intérêt économique qui n’était pas immatriculé lors de l’introduction de l’action.
Cette irrecevabilité est couverte si elle n’est pas proposée avant toute autre exception ou toute défense.
(2) Les actes de la procédure déclarée non recevable en vertu du paragraphe (1) qui précède interrompent la prescription
ainsi que les délais de procédure impartis à peine de déchéance.
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Art. 100-18.
(1)La nullité d'une société anonyme, d'une société en commandite par actions et d'une société à responsabilité limitée ne peut
être prononcée que dans les cas suivants :
1° si l'acte constitutif n'est pas établi en la forme notariée ;
2° si cet acte ne contient aucune indication au sujet de la dénomination de la société, de l'objet social, des apports ou
du montant du capital souscrit ;
3° si l'objet social est illicite ou contraire à l'ordre public ;
4° si la société ne comprend pas au moins un fondateur valablement engagé.
Si les clauses de l'acte constitutif déterminant la répartition des bénéfices ou des pertes sont contraires à l'article 1855 du
Code civil, ces clauses sont réputées non écrites.
(2)Outre les cas de violation de l’article 100-4, la nullité d’une société civile, d’une société en nom collectif ou d’une société en
commandite simple ne peut être prononcée que dans les cas suivants :
1° si l’objet social est illicite ou contraire à l’ordre public ;
2° si l’acte constitutif ne contient aucune indication sur un ou plusieurs points énumérés à l’article 100- 6 ;
3° si la société civile et la société en nom collectif ne comprennent pas au moins deux fondateurs valablement engagés
ou si la société en commandite simple ne comprend pas au moins un associé commandité et un associé commanditaire
distincts valablement engagés.
Si les clauses de l’acte constitutif déterminant la répartition des bénéfices ou des pertes sont contraires à l’article 1855 du
Code civil, ces clauses sont réputées non écrites
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(8)La nullité d’une société en commandite spéciale ne peut être prononcée que dans les cas suivants :
1° si l’acte constitutif ne contient aucune indication au sujet de la dénomination sociale ou de son objet social ;
2° si l’objet social est illicite ou contraire à l’ordre public ;
3° si la société ne comprend pas au moins un associé commandité et un associé commanditaire distincts valablement
engagés. Les articles 100-19 à 100-21 s’appliquent.
La validité de l’engagement de l’associé vs validité de la sté elle-même : la validité de l’engagement de
l’actionnaire peut être annulée pour cause de vice du consentement et n’entraine pas forcément la nullité de la
société. Que pour les sociétés de personnes. (en nom collectif, on a une nullité par ricochet)
2. La capacité :
La capacité des personnes qui concourent à la sté : toute PM / PP peut être associé dans une société commerciale.
Il existe des exceptions de droit commun : un mineur sauf s’il a représentant légal, les majeurs incapables.
La société civile ne peut pas être associé dans une sté en nom collectif car elle ne fait que des opérations civiles
et si elle s’associe dans une sté en nom collectif, elle prend la qualité de commerçant.
La sté ne peut pas être actionnaire pour elle-même ni indirectement via filiale directe prendre des parts dans son
propre capital.
3. L’objet social
Ce n’est pas la même chose que les causes qui permettent une liquidation judiciaire sur base de l’article 1200-1
loi 1915. Le PROC peut demander au tribunal de prononcer la liquidation judiciaire d’une sté qui a des activités
contraires au droit pénal ou qui contrevient gravement au code du commerce ou des lois régissant des sociétés
commerciales. C’est une mesure de police du registre des stés.
Il influence la validité des engagements de la société, surtout pour les sociétés de personne.
Pour les stés civile et en nom collective : La société n’est engagée que par les actes qui sont à l’intérieur de l’objet
sl. Il vaut vérifier que l’acte posé est cf à l’objet sl.
Atténuation par les règles de l’apparence : si vous rentrez dans un commerce et on ne sait pas qu’il est exploité
en nom collective et que l’objet sl indique que l’activité est celle de boucherie et qu’on vend du fromage -> il n’y
a pas à craindre une action en nullité en se basant sur l’apparence.
La loi prévoit que la responsabilité est engagée si l’opération dépasse l’objet social pour les sociétés de capitaux.
Ici on protège les 1/3. D’un point de vue de la politique juridique on peut comprendre la différence juridique :
o Dans le cas des stés en nom collectif / civile. On veut protéger les associés qui ne sont pas forcément au
courant de l’opération que conclut l’un des leurs qui a la qualité de gérant et il appartient au 1/3 de faire
la vérification.
o Dans la sté de K : on protège les créanciers et les 1/3, l’associé ne risque pas d’être engagé sur leur
propre patrimoine personnel (SC simple et spéciale). Tempérament : le créancier de bonne foi ne peut
pas revendiquer le bénéfice de la règle, si le 1/3 est ou devrait être au courant du dépassement de l’objet,
le dépassement de l’objet lui est alors opposable. La publication des statuts n’est pas suffisant. Critère:
L’importance de l’opération : il faut prendre des précautions, vérifier que l’opération rentre dans l’objet
sl.
L’ intérêt social est différent, il n’est pratiquement pas mentionné dans la loi de 1915 mais c’est un concept utilisé
quotidiennement par les dirigeants. Il va permettre d’identifier les opérations légitimes des opérations contraires
ou non compatibles avec l’objet social qui aura des csq au niveau de la responsabilité de l’organe dirigeant.
La shareholder value : l’intérêt sl met en avant uniquement l’intérêt des actionnaires. -> concept° traditionnelle
anglo-américaine
Stakeholder value : l’intérêt sl met en avant d’intérêt d’un groupe plus vaste (employés, communautés ou la
sté agit, sté elle-même) -> concept° européenne.
C’est important car la cfté ou non à l’intérêt sl va être source de responsabilité civile et pénale (e.g. va permettre
de déterminer si un acte est contraire à l’intérêt sl et donc constitutif d’un abus de biens sociaux). L’intérêt sl ne
peut pas justifier la violation de l’objet sl.
Souvent, les stés font parties de groupe. La CCass fr a dégagé le critère de l’intérêt du groupe qui peut justifier
que la sté effectue une opération contraire à son propre intérêt sl (e.g. membre du groupe qui sollicite un prêt et
les garanties réelles sont fournies par un autre membre du groupe). On distingue plusieurs opérations :
1) Lorsque la sté mère qui fournit l’engagement à une filiale : c’est dans son intérêt social car tout ce qui
bénéficie à sa filiale lui bénéficie.
2) Si l’engagement est fourni par une filiale pour sa société mère : on distingue plusieurs situations
a) Le prêt est destiné à financer la filiale, alors on est tjrs cf à l’intérêt sl
b) Le prêt est fait à la sté mère : on distingue encore plusieurs situations
i) Le prêt n’est pas destiné à la filiale mais à une autre filiale de la filiale : c’est cf à l’intérêt sl
de la société prêteuse
ii) Le prêt est destiné à une sté sœur : la situation change car a priori il n’y a pas d’intérêt
commun. C’est un véritable sujet de structuration.
o Est-ce qu’il y a des relations (commerciales) entre les stés sœurs ? si oui, alors cela pourra ê
considéré comme cf à son intérêt sl propres.
o S’il n’y a aucun lien entre les stés sœurs : alors on applique les critères de la JP Rozemblum
(1985)
En l’espèce, Mr Rozemblum, avait à titre personnel, deux stés : une sté opérationnelle et une qui détenait des
immeubles sans relations entre elles. La sté opérationnelle avait besoin d’un financement bancaire et la banque
a demandé un hypothèque sur les immeubles de l’autre sté. La société opérationnelle a fait faillite et l’hypothèque
a été utilisé et donc a nuit à la santé financière de la deuxième société. L’affaire est portée pénal pour ABS car on
dénonce l’utilisation du pv de dirigeant de la SCI pour que celle-ci donne une garantie dans l’intérêt exclusif de
l’autre sté dont il était actionnaire. Les avocats de la défense ont voulut défendre que l’intérêt de groupe
permettait de justifier la garantie. La CCass a réfuté et posé les exigences de l’intérêt de groupe :
1) Il faut un groupe structuré qui vise à réaliser une politique commune, une stratégie qui
s’applique à tout le groupe (e.g. même logo, même nom)
2) La sté filiale doit tirer profit de son appartenance du groupe (flux, etc.)
3) Il doit y avoir un équilibre raisonnable entre le risque pris, l’appartenance au groupe
et le bénéfice global (critère subjectif). En pratique au Luxembourg, il y a une limitation
dans les engagements, on limite l’exposition maximale à un % de ses fonds propres (90-
95%).
2. Les conditions spécifiques :
A. La pluralité d’associés:
Le principe est qu’il en faut au moins deux. C’est particulièrement le cas pour les stés qui ont un fort aspect
contractuel (nom collectif/civile) et les commandites. Pour les commandites, il faut un associé dans chaque
catégorie d’associé (au moins un commandité qui est indéfiniment et solidairement responsable et un
commanditaire qui engage une mise déterminée).
Tempérament : Au sein des stés de K, la société unipersonnelle est possible (SA, SARL, SAS).
C’est un aspect essentiel pour les stés de K. Le K qui va ê le gage des créancier. C’est aussi important pour les
stés de personne. Définition du code civil : « c’est la mise en commun d’apport ». En contrepartie, les apporteurs
recevront des droits sx (des actions dans SA,SAS, parts ou parts d’intérêts dans SARL et stés de personne).
L’apport réalise une mutation : un bien va passer du patrimoine de l’apporteur à celui de la sté, et il est
définitivement sorti du patrimoine de l’apporteur pour devenir la pté de la sté, il va subir tous les aléas sx : il ne
va pas rester forcément le même qui celui qu’on a apporté (valeur, nature). On ne peut pas saisir l’actif de la sté
si on est créancier d’un actionnaire (sf sté de personne).
L’apport n’est pas une vente car il n’y a pas de prix en contrepartie, on reçoit des droits/actions. Les règles du
[Link] concernant la vente ne s’appliquent pas (e.g vices cachés).
L’apport constitue les fonds propres de la société, le capital de la sté. Or, le capital est quelque chose qui n’existe
pas, ce n’est pas tangible, on ne peut pas les prélever des fonds propres au sens matériel. Ce que la société
détient, c’est à l’actif.
Pour les stés de K (SA, SARL, SCA, SAS) : les apports doivent être susceptibles d’évaluation économique. Il y a
trois sortes d’apports :
1) L’apport en numéraire : En cash sur le compte de la sté en formation. Un certificat d’ouverture de compte
sera demandé par le notaire pour la constitution comme preuve de libération (i.e transfert à la sté) de
l’apport. (cf que somme bloquée jusqu’à réception certificat déblocage du notaire). Possible dans une
devise autre que celle dans laquelle va être exprimé le K.
NB : Au Luxembourg, il est possible d’avoir des actions et un capital dans une devise convertible autre que l’euro.
On peut même avoir deux devises.
Possible d’apporter un IOY (Une créance sur l’apporteur) : Pas au Luxembourg car pas libération de l’apport.
2) L’apport en nature : l’apport en un actif autre qu’un numéraire. Cela peut être tout bien susceptible d’une
évaluation économique. L’enjeu de l’évaluation se joue entre actionnaires car elle détermine la
participation de chaque actionnaire dans la sté, son poids politique (droit de vote) et économique (droit
de participation aux bénéfices). Il y a aussi un intérêt des créanciers car cela va leur apporter du confort
en ce qui concerne leur exposition aux risques. Dès lors, il est interdit de faire des surévaluations de
l’apport afin de protéger les créanciers car ils seraient alors trompés sur la valeur réelle de la sté. Pour
l’évaluation, il faut un intervenant indépendant uniquement dans les SA, SCA, SAS. (PAS SARL, pas stés
de personne).
3) L’apport en industrie : avant, ce type d’apport n’était possible que pour les stés de personnes. En faisant
un apport en industrie, une personne promet d’exercer ces talents au bénéfice de la sté (activité,
portefeuille de clients). Cela peut ê un engagement de faire ou de ne pas faire (concurrence). L’évaluation
n’intéresse pas les créanciers ici car on ne peut pas faire une évaluation économique de l’apport en
industrie. C’est intéressant pour les actionnaires uniquement. Cet apport permet à l’apporteur de
participer aux bénéfices et d’avoir des droits selon ce que les associés auront convenus. Si rien n’est
prévu : il aura autant de droits que celui qui a apporté le moins. C’est possible pour les SARL si c’est
prévu par statuts, ils ne peuvent pas ê reflétés dans les fonds propres (K Sl) et les parts de l’associés qui
a fait l’apport doit participer aux pertes/bénéfices. Ce qui rend ce type d’apport peu intéressant est qu’ils
ne sont pas transmissibles (pas céder ni transmis d’une autre manière), c’est assez rare.
Dés 1915, il était déjà possible de donner des droits sx à des personnes ne faisant pas d’apports via des parts
bénéficiaires prévus pour SA et mtn pour la SARL. Elles ne sont pas représentatives de K.
Les fondateurs sont responsables pour l’évaluation à la constitution, si l’apport est effectué au cours de la vie de
la société, c’est l’organe de gestion qui est responsable.
La loi ne prévoit pas de méthode d’évaluation : il y a une obligation non écrite que les relations doivent être
conduites de façon à éviter la surévaluation. Fait par la pratique. Le principal est que la méthode soit effectuée
de bonne foi. La méthode n’est pas comptable et va dépendre du type d’apports.
Important : quelle est la date de référence utilisée ? On doit tenir compte de tous les événements depuis la
date de référence. Si la valeur estimée de l’apport est < à la valeur réelle, il n’y a pas de dommage pour les
créanciers (e.g. raison fiscale).
Un 1/3 indépendant sera obligatoire légalement uniquement pour les SA, SCA, SAS. Il sera réalisé par le réviseur
d’entreprise (lettre de représentation avec confirmation des fondateurs/organe de gestion sur les comptes, etc.).
il doit être émis à la date la plus rapprochée de l’apport, en pce le jour même où la veille. S’il est plus vieux, le
notaire va demander une confirmation que rien n’a changé depuis la conclusion du rapport.
En général, en pratique, cette conclusion est négative : « rien n’est venu à la connaissance des réviseurs qui les
amènerait à penser que les montants ne correspondraient pas au montant retenu du K ».
La CSSF a également publié des normes relatives à l’évaluation dans les diligences professionnelles qui
mentionnent la conclusion en ces termes. Il y a des différences entre les disposition de la loi 1915 vs la norme et
la pratique effectuée par les réviseurs.
En pratique, on y trouve également l’adéquation de la méthode utilisée, parfois les résultats apportés par d’autres
méthodes pour cfmer les premiers résultats.
6
Article 420-10 §3 de la loi de 19156 : (3) Ce rapport doit porter sur la description de chacun des apports projetés ainsi que
sur les modes d'évaluation adoptés et indiquer si les valeurs auxquelles conduisent ces modes correspondent au moins au
nombre et à la valeur nominale, ou, à défaut de valeur nominale, au pair comptable et, le cas échéant, à la prime d'émission
des actions à émettre en contrepartie. Le rapport demeurera annexé à l'acte prévu par l'article 420-15 ou au projet d'acte
prévu par l'article 420-17. Ses conclusions sont à reproduire dans les documents susdits.
Que va-t-on faire de ce rapport ? L’utilité des rapports est différente selon que l’apport est évalué à la constitution
ou lors d’une augmentation de K: Le rapport d’évaluation doit être annexé à l’acte de constitution mais il doit être
déposé au RCS pour une augmentation de K. 420-23§67 : la rapport est déposé au RCS.
Le problème des quasi-apports : Il y a une clause anti-abus dans la loi/directive à l’article 420-118 : il
prévoit que si dans les deux ans de la C°, la sté acquiert un actif d’une personne qui a souscrit pour au moins
10% du K sl : cette acquisition est considéré comme un apport et elle est soumise aux règles des apports en vue
de l’augmentation de K (i.e AG, rapport d’un réviseur d’entreprise).
Les exceptions au rapport : il existait une exception depuis la 2éme Directive jamais utilisée : la sté qui fournit
l’apport devra fournir une garantie et garder des fonds propres suffisants pour répondre à un appel de garantie.
Dans les stés de K : la responsabilité est limitée aux apports donc ici on sera le garant de la valeur de l’apport et
on ne sera plus limités aux apports.
Bcp d’opérations se passent sans le rapport du réviseur via Directive EU et loi de 2009 au Luxembourg. Est-ce
qu’on peut utiliser ses exceptions au moment de la constitution ? Selon l’article en question « la responsabilité
appartient à l’organe de gestion » donc cela ne concerne normalement pas la constitution si application littérale
du texte. Mais pk pas ? -> On constitue avec un apport numéraire minimal et décision immédiate de faire un
apport pour esquiver ce problème de sémantique.
1) L’apport consiste en valeurs mobilières ou instruments du marchés monétaires cotés sur un marché
réglementés (MIFID II pour les définitions) --> actions / obligations sur marché primaire dans l’EU
2) Les apports qui ont déjà fait l’objet d’un rapport du réviseur d’entreprise, la valeur doit avoir été
déterminée pas plus de 6 mois à la date de l’apport: Parle-t-on de la date du rapport du réviseur ou la
date de référence prise pour effectuer l’évaluation ? (selon le prof c’est la deuxième approche)
3) Les comptes audités selon les règles de l’EU de l’exercice précédent. On va prendre la valeur de l’actif
dans les comptes audités. Le texte ne précise pas le ptaire du compte (e.g. apporteur, 1/3).
Il existe également des règles qui dictent l’ajustement de la valeur si des évènements se sont produits, dans ce
cas le rapport du réviseur est obligatoire.
7
(6) Pour les apports en nature, les actions doivent être entièrement libérées dans un délai de cinq ans à partir de la décision
d'augmentation de capital. Un rapport est à établir par un réviseur d'entreprises conformément à l'article 420-10 ; ce réviseur
d'entreprises est désigné par le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas. Le rapport du réviseur d'entreprises sera
déposé conformément aux dispositions du titre Ier, chapitre Vbis de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre
de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises.
8
Art. 420-11.
(1)Dans les deux ans qui suivent la constitution de la société l'acquisition par celle-ci de tout élément d'actif appartenant à
une personne physique ou morale ayant signé ou au nom de qui a été signé l'acte constitutif pour une contre-valeur d'au
moins un dixième du capital souscrit fait l'objet d'une vérification et d'une publicité analogues à celles prévues à l'article 420-
10 et est soumise à l'agrément de l'assemblée générale des actionnaires. Le réviseur d'entreprises est désigné par le conseil
d'administration ou le directoire, selon le cas.
(2)Le paragraphe 1er ne s'applique ni aux acquisitions faites dans le cadre des opérations courantes de la société, ni aux
acquisitions faites à l'initiative ou sous le contrôle d'une autorité administrative ou judiciaire, ni aux acquisitions faites en
bourse.
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(4)Lorsque, sur décision du conseil d’administration ou du directoire, l’apport en nature est constitué de valeurs mobilières
au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 18), de la directive 2004/39/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 avril
2004 concernant les marchés d’instruments financiers ou d’instruments du marché monétaire au sens de l’article 4,
paragraphe 1er, point 19), de cette directive, et lorsque ces valeurs ou instruments sont évalués au prix moyen pondéré
auquel ils ont été négociés sur un ou plusieurs marchés réglementés au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 14), de la
directive 2004/39/CE précitée au cours d’une période de six mois précédant la date effective de l’apport en nature, les
paragraphes 2 et 3 ne sont pas applicables.
Toutefois, si ce prix a été affecté par des circonstances exceptionnelles pouvant modifier sensiblement la valeur de l’élément
d’actif à la date effective de son apport, notamment dans les cas où le marché de ces valeurs mobilières ou de ces
instruments du marché monétaire est devenu illiquide, une réévaluation est effectuée à l’initiative et sous la responsabilité du
conseil d’administration ou du directoire. Les paragraphes 2 et 3 sont applicables aux fins de cette réévaluation.
4§. Les apports en créances :
1) Les créances sur un 1/3 : Cela peut constituer un apport en nature et peut faire l’objet d’une évaluation.
C’est n’est pas évalué forcément au nominal de la créance, cela va dépend de la santé financière du
débiteur.
2) La créance sur la sté qui bénéficie de l’apport elle-même : Dans ce cas l’apporteur convertit la créance en
K en actions. La loi depuis 2016 assimile la créance sur la sté à un apport en numéraire si la créance est
certaine, liquide et exigible. En effet, la sté doit rembourser un montant X donc c’est comme si j’apportais
du cash.
Obligation convertible : titres de créance qui sont assortis d’une option de la transformer en action. E.g
on achète une obligation a un nominal de 100, le cours est de 95euros, on convertit pas car on va perdre
de l’argent (5). Or, le cours de l’action monte à 120 -> si on convertit on va recevoir pour un prix de 100,
un actif qui vaut 120.
3) Les apports en réserve de prime d’émission ou de bénéfices (au K): Cela n’entraine pas une émission
d’actions, c’est un mouvement comptable, on augmente le K en lui apportant des bénéfices/prime
d’émission. Cela ne change pas le total des fonds propres. Dès que nouvelles primes/bénéfices, on
augmente les fonds propres intangibles qui sont plus protégés et plus difficile à utiliser.
Chaque actionnaire a l’obligation de participer aux pertes et a un droit aux bénéfices. Cependant, le code civil
interdit les clauses léonines 1855c.civ10 qui réserve l’intégralité des bénéfices à des associés ou qui exempte un
associé de la participation aux pertes. La clause est alors nulle.
Les fondateurs /actionnaires sont libres de décider d’une répartition inégalitaire des bénéfices. La réforme de
2016 a sanctionné la pratique des tracking shares : Les actions dont les détenteurs profitent seulement des
bénéfices de certaines parties de l’activité cf 185311 [Link] qui s’appliquent à tout type de sté.
Ici ce n’est pas un compartiment qui est créé, c’est un accord purement entre les actionnaires (et donc ne touche
pas les créanciers). La capacité de distribuer des bénéfices peut être influencée par les pertes des autres activités.
Avant 2016 – il y avait un débat pour les actes extrastatutaires : c’était l’hypothèse de convention de portage par
laquelle qqn accepte de détenir des actions et avait le droit à certain évènement, de transférer les actions à sa
contrepartie contre le paiement du prix investit dans la sté assorti d’un intérêt -> Procès qui visaient à faire
annuler ce type d’arrangement pour clause léonine. L’article 1855 [Link] autorise les arrangements contractuels
entre associés et 1/3 mais il faut que ces conventions n’aient pas pour objet de porter atteinte à la participation
aux bénéfices et aux pertes (différent si c’est un résultat de la convention)
10
La convention qui donnerait à l'un des associés la totalité des bénéfices, est nulle.
Il en est de même de la stipulation qui affranchirait de toute contribution aux pertes les sommes ou effets mis dans le fonds
de la société par un ou plusieurs des associés.
(L. 10 août 2016) Ne sont pas prohibées les stipulations par lesquelles les associés, actuels ou futurs, organisent la cession ou
l’acquisition de droits sociaux, qui n’ont pas pour objet de porter atteinte à la participation aux bénéfices ou à la contribution
aux pertes dans les rapports sociaux.
11
Art. 1853. (L. 10 août 2016) Lorsque l'acte de société ne détermine point la part de chaque associé dans les bénéfices ou
pertes, la part de chacun est en proportion de sa mise dans le fonds de la société.
A l'égard de celui qui n'a apporté que son industrie, sa part dans les bénéfices ou dans les pertes est, sans clause contraire,
réglée comme si sa mise eût été égale à celle de l'associé qui a le moins apporté.
Lorsqu’il existe plusieurs catégories de titres, le contrat social peut lier leurs droits financiers respectifs à la performance d’un
ou plusieurs actifs ou activités de la société.
Pour les stés de personnes : Il n’y a pas de contrôle en pce, uniquement contrôle formel du RCS qui check que le
document est cf au format accepté mais pas le contenu. En cas d’extrait publié, on peut supposer que le RCS
vérifie que l’extrait contiennent les info exigées par la loi.
Pour les stés de K -> Il y a une intervention obligatoire du notaire. Le notaire vérifie:
1) Que les statuts contiennent tous les mentions obligatoires (il fera des observations si le contenu pas
adapté/cohérent)
2) La réalité des apports (certificat de blocage). A l’issu de la signature, il remettra le certificat de
déblocage qui confirme la constitution de la sté. La preuve de libération de l’apport en nature est plus
compliquée et va dépendre de la nature dudit apport. Ex : si c’est un immeuble -> preuve du transfert
d’immeuble
Il y a également un contrôle formel du RCS. En pratique, il y a des difficultés avec le format du formulaire du RCS
parfois (car ce formatage spécial est en haut de la « hiérarchie des normes » du RCS).
Il y a un régime dérogatoire pour les actes authentiques (AG, statuts) : peuvent être en anglais mais suivis d’une
traduction FR ou ALL.
Le choix de l’anglais est un choix des parties. Elle fera foi, guidera l’interprétation e/ actionnaires uniquement
mais pas vis-à-vis des 1/3. Ce sera la traduction qui primera. Il faudra faire attention aux clauses qui concernent
les 1/3.
Chapitre 3. La sanction
Après la 1ére Directive : on a introduit un numerus clausus des clauses de nullité pour les limiter pour les sté de
K. On a étendu cette liste aux stés en commandite simple et spéciale.
Le régime de la nullité : La nullité est prononcée par le tribunal pour les hypothèses du numerus clausus. La nullité
n’est pas rétroactive. Elle opère comme liquidation.
Rappel : La naissance de la PM ne dépend que de la CC° du contrat de société. Il n’est pas obligatoire de choisir
la PM, ou de choisir une forme sl à la sté mais alors on tombe dans un société crée de fait ou irrégulière.
1§ La dénomination social :
Avant la réforme de 2016, on trouvait la terminologie « raison sl » pour les stés de P et « la dénomination sl »
pour stés K. Ajd on ne parle plus que de dénomination sl. Il y a diverses réglementations autour de la dénomination
sl.
Article 100-5 loi12 : Le nom de la sté doit être différent de celui de tt autre sté, s’il est identique -> action spécifique
en changement de nom. Si quelqu’un a subi du dommage du fait de la confusion, il a le droit à des D&I.
La loi 2002 se réfère au concept d’entreprise (l’opération commerciale, activité commerciale déployée) et prévoit
en son article 16 une obligation de se distinguer de toute autre entreprise13. Il faut aller voir le RCS si ce nom est
déjà pris.
2§ Le siège social :
Le choix initial dans les statuts peut être uniquement la commune. Il sera l’objet d’une dc de la 1ére AG après la
constitution. C’est l’endroit d’où elle devra être dirigée. Il y a une présomption qui prévoit que le siège sl se situe
ou la société a son administration centrale (non définie légalement) --> Théorie du siège réel.
L’absence de domicile constitue une contravention dans la loi de 1915 qui permet au PE de demander au tribunal
de prononcer la liquidation forcée.
1) A l’intérieur du pays (c’est une dc de l’organe de gestion) : le pb s’est posé en pratique lorsque les prix
ont augmenté, bcp d’établissements se sont installés en périphérie. Les fonds devaient aussi déplacer leur
siège si les banques dépositaires changeaient d’adresse. La réforme a modifié la régime: les statuts
peuvent autoriser le CA à déplacer le siège avec le pv ensuite de modifier les statuts. Autre possibilité :
Il peut faire objet d’une AG extraordinaire.
Il y un arrêté 1940 toujours en vigueur qui permettait au stés lux de déplacer le siège à l’étranger pendt
l’occupation mais tt en restant luxembourgeoise --> Jusqu’à la prise d’un arrêté constatant la fin des
hostilités qui n’a jamais été pris.
2) à l’étranger: Avant la réforme de 2016, le changement de nationalité nécessitait l’unanimité des
actionnaires / obligataires. Ajd, le transfert du siège sl statutaire est une dc de l’AG prise à la même
majorité que celle qui est nécessaire pour modifier les statuts. Les règles seront modifier pour transposer
une Directive fin 2021 concernant, entre autre, les transformations transfrontalières, scission
transfrontalière.
Particularité du droit Lux : il y a une loi du 31/5/99 sur la domiciliation de stés par professionnels (banque, expert-
comptable, avocat, etc.) supervisés par CSSF.
1) Localisation fiscale (analyse par l’adm fiscale qui regarde si la sté veut attirer le siège vers son territoire
pour des raisons d’imposition)
12
Cette dénomination ou désignation doit être différente de celle de toute autre société. Si elle est identique, ou si sa
ressemblance peut induire en erreur, tout intéressé peut la faire modifier et réclamer des dommages-intérêts, s’il y a lieu.
13
Art. 16. Aucune addition au nom de l’entreprise qui serait de nature à répandre le doute sur son objet commercial ne peut
être inscrite.
(L. 20 avril 2009) Toute nouvelle entreprise doit, quant à ses dénomination, raison sociale, ou enseigne, se distinguer
nettement de toute autre, sans préjudice des dispositions légales assurant la protection du nom commercial.
(L. 20 avril 2009) Dans le cadre de sa mission de contrôle prévu à l’article 21 (2), le gestionnaire du registre de commerce et
des sociétés vérifie si la dénomination ou la raison sociale des personnes morales ou entités ou l’enseigne commerciale des
commerçants personnes physiques à inscrire n’est pas déjà inscrite au registre de commerce et des sociétés. (L. 27 mai
2016)
2) L’insolvabilité (c’est le centre pcl d’intérêts qui détermine la compétence du pays ou se situe le commis).
Le commis est présumé être au siège statutaire.
3§ La nationalité
Débat doctrinal : est-ce qu’une sté a une nationalité ? La nationalité permet un rattachement à un système
juridique qui détermine si la sté a été valablement constituée, les règles de son fonctionnement, etc.
Cf la théorie du siège réel : exercice de déterminer des indices qui démontrent ou se trouve le siège réel : ou se
trouve l’adm centrale (l’endroit à partir duquel elle est dirigée, prise de dc depuis cet endroit, reunion du conseil
adm, présence compte bancaire, archive).
La disposition luxo sur les stés à l’étranger : l’ article 1300-214 loi vise à sanctionner les abus par des personnes
qui constituent une sté é l’étranger mais dont les activités et l’administration centrale se trouvent au Lux. Cette
loi les considère comme des stés Luxo. Il n’existe pas de dispositions dans le sens inverse.
La sté devient autonome : elle dispose d’une autonomie d’action qui lui permet de prendre des engagements
commerciaux, d’acquérir des biens, de gérer ses actifs et passifs. D’ailleurs, on ne peut pas assigner les associés
de sté de P pour une créance sur ladite sté de P avant avoir attaqué la société elle. Dans la pratique, on assigne
les deux en meme temps.
Les créanciers des associés ne peuvent pas saisir les biens de la sté. Leur débiteur est l’associé, mais ils pourraient
saisir les actions que détient leur débiteur dans la sté mais pas saisir les actifs de la sté elle-même. Exceptions :
Il n’est pas possible de saisir des parts de SARL (les actionnaires sont soumis à des agréments)
14
Art. 1300-2.
Toute société dont l'administration centrale est située au Grand-Duché de Luxembourg, est soumise à la loi luxembourgeoise,
bien que l'acte constitutif ait été passé en pays étranger.
Lorsqu'une société a son domicile au Grand-Duché de Luxembourg, elle est de nationalité luxembourgeoise et la loi
luxembourgeoise lui est pleinement appliquée.
Lorsqu'une société a son domicile à l'étranger, mais qu'elle a au Grand-Duché de Luxembourg un ou plusieurs sièges
quelconques d'opération, le lieu de son établissement le plus important au Grand-Duché de Luxembourg, qu'elle indique à cet
effet dans la publication de ses actes prescrite par la loi, constitue le domicile secondaire de cette société au Grand-Duché de
Luxembourg.
Le défaut de domicile connu constitue dans le chef d'une société une contravention grave à la loi, susceptible de lui faire
encourir la dissolution ou la fermeture judiciaires conformément aux dispositions des articles 1200-1 et 1200-2.
Les parts bénéficiaires ne sont pas des actions, les détenteurs ne sont pas des associés.
Les dettes : obligations d’emprunts fractionnés simples ou convertibles qui permettent d’échanger
l’obligation contre des actions. On n’est pas actionnaires encore (on devra faire une augmentation de K)
Obligations échangeables en action contre des actions existantes : pas qualité d’actionnaire
Actions remboursables : à l’échéance, l’émetteur va remettre des actions et effectue le paiement de la
dette par mutation de paiement - pas qualité d’actionnaire
Les bons de souscription d’action : permet de souscrire des a° contre un prix de souscription. Vous n’êtes
pas encore actionnaire. Il faut d’abord exercer le droit et recevoir l’action.
Les options : droits contractuels.
1§ Le principe :
Le droit de rester associé. Le principe est que l’associé à le droit de ne pas ê exclu de la société.
1) Le régime de l’exclusion légale : dans le contexte des stés coopératives sous forme tradi ou SA. Les
conditions de l’exclusion doivent être spécifiées par les statuts
SARL : dans les faits, de ne pas permettre certains transferts de parts aux héritiers / certains car cela nécessite
un agrément.
Possibilité d’exclure un certain nbre d’investisseurs dans l’intérêt de la sté car ils peuvent causer un
dommage à la sté (ex : américain traditionnellement à cause de la règlement° boursière US et la
compétence extraterritoriale de la SEC).
Possibilité d’exclure les concurrents. Notamment dans les stés non cotées.
3) Les exclusions sanctions : en cas de non respects de obligations des actionnaires, elle doit être prévue
dans pacte sl pour valable
Clauses de sortie/départ : dans statuts/pacte/arrangement cl : les arrangements pour des ventes
conditionnelles par un actionnaire.
Joint-venture : le drag alone est un droit de sortie forcée : l’actionnaire majo qui après une certaine
période va vouloir sortir de l’investissement et peux forcer les actionnaires minoritaires à sortir en même
temps
Action rachetable à l’option de la sté si prévu dans les statuts.
Stés cotées : squeeze out. Si l’offrant atteint 95% il peut forcer les actionnaires restant à leur vendre
leurs titres. Aussi pour sté anciennement cotées.
Décrit sous l’adage « on ne peut pas rester prisonnier de son titre ». Initialement, cela ne valait que pour les SA
SA, SCA. Mais pas pour sté personne à cause de son aspect contractuel. Evolut° pour les SARL.
Les stés de P : on distingue les SCA simples et spéciales – régime allégé pour les stés commanditaires, il est
possible de moduler les règles de cession des titres des associés commanditaires (sous conditions ou totalement
cessibles)
La cession de la part de commandité est plus compliquée car il est obligatoire d’en avoir 1 : le ct sl peut également
réglementer la cession mais il doit prévoir un remplacement. Si les statuts sont silencieux : on va distinguer selon
si le cédant est mort ou non :
Cela va dépendre, (cela vaut aussi pour les parts bénéficiaires) du cessionnaire (=acquéreur) et si elle intervient
à cause de mort.
Coassocié : Si le cessionnaire est un associé ou un porteur de parts bénéficiaires avec droit de vote, la loi
de 1915 prévoit que la cession est libre.
Transfert à une autre personne : il faut un agrément de 75% des parts sl et le cédant vote.
Reforme 2016 : les statuts peuvent abaisser ce seuil à 50%. Le texte de la loi lorsqu’il parle de l’agrément parle
uniquement du cas des parts sociales (pas des parts bénef avec droit de vote)
I. Transfert e/ vifs : le projet de cession doit ê notifié à la sté qui le soumet à l’agrément ensuite. La loi ne
prévoit pas de délai dans lequel l’agrément (assemblé ou vote écrit) doit ê donné. En cas de refus : débute
une période de trois mois qui peut être étendue à 6 mois par pst du trib d’arrondissement - chambre
commerciale :
A) La solution associés : les autres associés rachètent les parts que souhaitent vendre le cédant à prix déterminé
par les statuts ou le prix convenu e/ les parties. Si pas d’accord sur le prix: le prési du trib commercial va fixer le
prix.
B) La solution société : La sté peut décider de réduire son capital et racheter les parts. Pour la détermination du
prix, les mêmes R s’appliquent. « La sté peut, avec le consentement de l’associé cédant, décider de réduire son
K » : soit ça signifie qu’elle peut faire l’opé sauf si le cédant renonce ou alors le cédant doit etre d’accord. Question
pas tranchée qui devrait ê prévu dans les statuts
--> Si on ne s’est pas mis d’accord sur le rachat après le délai de trois/six mois : l’associé peut faire la cession
initialement prévue.
La sté a un avantage sur les autres actionnaires qui est celui des délais de paiements (associés doivent payer
dans les délais de 3/6mois mais la sté peut demander au pst de la ch commerciale un délai de paiement jusqu’à
deux ans).
II. La procédure pour cause de morts : La aussi il n’y a pas de délai prévu pour recevoir l’agrément. Si les
héritiers non réservataires ou les autres catégories d’héritiers prévus par les statuts ne sont pas agrées,
ils doivent trouver un cessionnaire : soit un associé soit un 1/3. A défaut, ils peuvent provoquer la
dissolution anticipée de la sté dans les trois mois après mise en demeure notifiée au gérant et ensuite
aux associés (d’acquérir les parts ou de les faire acquérir par un 1/3)
La Forme de la cession :
I. Les stés de personne : si les parts sont des parts d’intérêts, la cession va se faire selon les formes du
droit civil selon la forme de la cession de créance de l’article 1690 c.civ15. Notification a sté ou acceptation
par la sté
II. Les stés de K :
a. SARL : Même chose, les règles de 1690 cciv. Il y a un registre des associés. Elle devra le mettre
à jour. Les associés sont publics au RCS.
b. Pour les SA. SAS. SCA. Les actions peuvent être émises sous trois formes différentes :
Nominatives : au nom de l’associés dans un registre qui doit être conservé au siège sl
sous peine de sanctions pénales. L’inscription est une présomption de preuve pas preuve
de pté. Pour les actions partiellement libérées (au moins du ¼ et reste redevable du solde
que le CA peut appeler quand il veut) : Les action partiellement libérées doivent
restées nominatives.
Les actions au porteur : non réglementée jusqu’à 2014, avant rien qu’avec le papier on
était actionnaire. Mtn il faut un dépôt obligatoires des actions auprès d’un dépositaire
assujetti. Ce sont les banques, les avocats, etc. le dépositaire va les sauvegarder mais il
va les détenir pour compte des actionnaires véritables et créé un registre de porteur. Les
actionnaires peuvent aller consulter uniquement leurs parts à eux du registre.
Les actions dématérialisées : Peuvent être de droit et de fait. Bcp de stés ont des titres
sur des comptes bancaires --> de facto donc pas soumis au régime juridique. Le
dépositaire (banque) va se voir créditer de tout ou partie des actions en émission sur un
registre d’actions nominatives et va de son côté créditer les ch de compensation et de
règlement (euroclear et clearstream), ces chambres ont à leur tour des clients avec des
comptes sur lesquels sont crédités les valeurs mobilières que ces banques détiennent pour
leurs clients. Les titres sont toujours nominatifs à l’origine. Complémenté par le régime
légal : qui fonctionne de la même manière mais avec un teneur de compte central qui
détient toutes les actions et qui créditent d’autres comptes de banques/clearing. La diff
est que de jure, il n’y a plus de registre nominatif (l’actionnaire ne sera pas dans le
registre), il aura un compte d’émission qui reprend tous les titres dématérialisés et une
inscription au nom d’un système de clearing auquel il crédite les différents titres.
Si elles sont dématérialisées, on peut tjrs demander la conversion au nominatif sauf si les statuts
l’interdissent.
Si elles sont aux nominatives, on peut tjrs les convertir au porteur sauf si c’est interdit par les statuts.
Si elles sont au nominatif, on peut les transformer en dématérialisés uniquement si s’est permis.
Les actions au porteur peuvent tjrs être converties en nominatif et dématérialisés si les statuts le
permettent.
3§ Les garanties :
Est-ce que la garantie contre les vices cachées s’applique ? Elle joue un rôle négligeable car elle ne joue que les
vices qui affectent le titre lui-même. Elle ne s’applique pas s’il y a méprise sur la valeur du titre. Par contre, on
peut utiliser des garanties contractuelles. E.g. de garantie de passif à des fins d’indemnisation de l’acquéreur,
clause de révision de prix à cause de certains évènements.
15
Le cessionnaire n'est saisi à l'égard des tiers que par la signification du transport faite au débiteur. Néanmoins, le cessionnaire
peut être également saisi par l'acceptation du transport faite par le débiteur dans un acte authentique.
Tempéraments :
1. Les clauses d’inaneliabilité : Elle permet d’interdire de céder des titres (e.g. IPO). Si cette clause est
ABSOLUE dans le temps, elle sera contraire à l’OP. Elles sont valides mais elles doivent être limitées dans
le temps cf l’article 430-1§216. Elles doivent être stipulées dans les statuts ou dans les pactes
d’actionnaires. La loi ne précise pas la durée de la clause (e.g. 5 ans comme par exemple pour les
indivisions, 10 ans - 15 ans, ça dépendra de l’âge).
2. Les clauses d’agrément: Clause qui soumet la réalisation de la cession du titre à l’accord préalable d’un
organe de la sté (en général le CA, ou l’assemblée). Cet agrément peut être sous forme discrétionnaire
ou pas. Par contre s’il est (non?) discrétionnaire= il peut être soumis au contrôle du juge. Si les critères
des statuts ont été mal appliqués, le juge peut annuler la décision prise. La clause d’agrément ne peut
suspendre une opération de transfert de plus de 12 mois. Si le délai prévu est plus long, il est réduit
automatiquement.
3. La clause de préemption permet aux autres actionnaires, en proportion de leur pourcentage, de se rendre
acquéreur de tout ou partie des titres soumis au droit de préemption. Le cessionnaire ne va pas pouvoir
acquérir l’intégralité. Il ne doit pas forcément s’exercer à un prix résultant d’une évaluation prévue par
les statuts. Ces clauses rendent déjà les opérations de cession plus difficile. Si la clause de prévoit pas le
prix, le président de la ch commerciale qui va le fixer.
Le droit de premier refus : hypothèse où il n’y a pas d’acheteur nécessairement : 1) Le cédant potentiel
demande aux autres actionnaires, offrez moi un prix et si personne n’offre de prix, il peut engager un
processus de vente. Il peut vendre ses parts à un 1/3 à un prix > que celui offerts par les actionnaires.
2) il fait une offre conditionnelle à un prix de X, soit les actionnaires achètent mais l’offrant peut encore
retirer son offre mais seulement pour avoir un prix >. Elle ne peut pas suspendre la sortie de l’actionnaire
de plus de 12 mois.
Dans les statuts: les 1/3 ne pourront pas invoquer leur bonne foi en cas d’erreur/problème car ils sont
publics.
Dans le pacte d’actionnaires non public : mais l’opposabilité aux 1/3 est plus compliquée.
Il faut un minimum dans les statuts (on mentionne les clauses et on renvoie au pacte).
C. Le droit d’information
C’est le droit d’ê informé sur la santé financière de la sté. Le mandataire sl doit rendre des comptes (e.g. à l’AG).
Ce droit est encadré: un associé ne peut pas se présenter au siège et demander à voir les livres, notamment dans
les stés K, il peut regarder le registre / les comptes déjà publiés, etc. mais il ne bénéficie pas d’un droit d’accès
16
(2)Les statuts, les actes d'émission d'obligations convertibles ou de droits de souscription peuvent limiter la cessibilité entre
vifs ou la transmissibilité à cause de mort des actions de toute nature, des parts bénéficiaires, des droits de souscription ou de
tous autres titres donnant droit à l'acquisition d'actions, en ce compris les obligations convertibles, les obligations avec droit
de souscription ou les obligations remboursables en actions ou tous autres instruments de créance convertibles en capital.
Les clauses d'inaliénabilité doivent être limitées dans le temps.
Toutefois, lorsque la limitation résulte d'une clause d'agrément ou d'une clause prévoyant un droit de préemption,
l'application de ces clauses ne peut aboutir à ce que l'incessibilité soit prolongée plus de douze mois à dater de la demande
d'agrément ou de l'invitation à exercer le droit de préemption.
Lorsque les clauses visées à l'alinéa 3 prévoient un délai supérieur à douze mois, celui-ci est de plein droit réduit à douze
mois.
Si les dispositions statutaires ne précisent pas les modalités de détermination du prix de cession des actions, parts, droits ou
titres visés au premier alinéa, ce prix est, à défaut d'accord entre les parties, déterminé par le magistrat présidant la chambre
du tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale et comme en matière de référé. La valeur des actions, parts,
droits ou titres visés au premier alinéa est fixée au jour de la notification de la cession en cas de cession entre vifs et au jour
du décès en cas de transmission pour cause de mort.
Toute cession effectuée en violation des clauses statutaires est nulle.
direct à la comptabilité, aux contrats, etc. la sté est une personne juridique distincte. Les banques prêteuses
demanderont dans leur contrat un accès plus large que celui donné aux actionnaires.
La dissolution se vote selon les règles générales de l’assemblée : article 450-317 loi de 1915. Ce sont les mêmes
règles que celles qui visent la modification des statuts : il faut un majorité au 2/3 de l’assemblée + quorum.
L’article 480-218 prévoit également le cas où la Sté n’a pas seulement perdue la moitié des fonds propres mais
les ¾ de ses fonds propres. Dès lors, les mêmes règles s’appliquent mais les règles du vote changent : Il n’y a
pas d’exigence de quorum et il faut seulement ¼ des voix à l’assemblée.
Rapport spécial du CA s’il y a un rachat d’actions propres dans l’exercice précédent: celui doit ê inséré
dans les comptes ou dans les notes aux comptes sous peine de sanction -> délit pénal.
Rapport en cas de conflits d’intérêts (SA, SCA, SAS, SARL) : CoI au sein de l’organe de gestion, il faudra
le décrire avant que l’assemblée n’adopte une quelconque résolution
Réglementations spéciales qui ne visent que les entreprises actives dans les industries extractives ou
exploitation des forets primaires pour lutter contre la corruption
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(1)Sauf dispositions contraires des statuts, l’assemblée générale extraordinaire, délibérant comme il est dit ci-après, peut
modifier les statuts dans toutes les dispositions. Néanmoins l’augmentation des engagements des actionnaires ne peut être
décidée qu’avec l’accord unanime des associés.
Les statuts peuvent autoriser le conseil d’administration ou le directoire, selon le cas, à transférer le siège social de la société
d’une commune à une autre ou à l’intérieur d’une même commune et à modifier les statuts en conséquence.
(2)L'assemblée générale ne délibère valablement que si la moitié au moins du capital est représentée et que l'ordre du jour
indique les modifications statutaires proposées, et le cas échéant, le texte de celles qui touchent à l'objet ou à la forme de la
société. Si la première de ces conditions n'est pas remplie, une nouvelle assemblée peut être convoquée, dans les formes
statutaires, par des annonces déposées auprès du registre de commerce et des sociétés et publiées quinze jours au moins
avant l'assemblée au Recueil électronique des sociétés et associations et dans un journal publié au Grand-Duché de
Luxembourg. Cette convocation reproduit l'ordre du jour, en indiquant la date et le résultat de la précédente assemblée. La
seconde assemblée délibère valablement, quelle que soit la portion du capital représentée. Dans les deux assemblées, les
résolutions, pour être valables, devront réunir les deux tiers au moins des voix exprimées. Les voix exprimées ne
comprennent pas celles attachées aux actions pour lesquelles l'actionnaire n'a pas pris part au vote ou s'est abstenu ou a voté
blanc ou nul.
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Sauf dispositions plus rigoureuses des statuts, si, par suite de perte, l’actif net est réduit à un montant inférieur à la moitié
du capital social, le conseil d’administration ou le directoire, selon le cas, convoque, de façon à ce qu’elle soit tenue dans un
délai n’excédant pas deux mois à dater du moment où la perte a été constatée par eux ou aurait dû l’être, l’assemblée
générale qui délibérera, le cas échéant dans les conditions de l’article 450-3, sur la dissolution éventuelle de la société et
éventuellement d’autres mesures annoncées dans l’ordre du jour.
Le conseil d’administration ou le directoire, selon le cas, expose les causes de cette situation et justifie ses propositions dans
un rapport spécial tenu à la disposition des actionnaires au siège de la société huit jours avant l’assemblée générale. S’il
propose la poursuite des activités, il expose dans son rapport les mesures qu’il compte adopter en vue de redresser la
situation financière de la société. Ce rapport est annoncé dans l’ordre du jour. Tout actionnaire a le droit d’obtenir
gratuitement sur demande et sur justification de son titre, huit jours avant l’assemblée, un exemplaire du rapport. Une copie
en est adressée aux actionnaires en nom en même temps que la convocation.
L’absence de l’établissement du rapport prévu à l’alinéa 2 entraîne la nullité de la décision de l’assemblée générale, à moins
que tous les actionnaires de la société n’y aient renoncé.
Les mêmes règles sont observées si, par suite de perte, l’actif net est réduit à un montant inférieur au quart du capital social,
mais en ce cas la dissolution aura lieu si elle est approuvée par le quart des voix émises à l’assemblée.
En cas d’infraction aux dispositions qui précèdent, les administrateurs ou les membres du directoire, selon le cas, peuvent
être déclarés personnellement et solidairement responsables envers la société de tout ou partie de l’accroissement de la
perte.
Rapport annuel / comptes semestriels non audités publiés / info privilégiée pour les stés cotées, info sur
leurs titres propres, achat des actionnaires lorsqu’ils dépassent certains seuils.
C’est la conséquence de l’affectio societatis. Tout associé peut en pce y participer (règle d’OP). Dans les SA/SARL,
cette existence du droit de vote est précisée aux articles 451 et 710-19 pour les SARL. Les tribunaux ont adopté
une position méfiante pour tout arrangement concernant les droits de vote (un associé ne peut pas y renoncer et
ne peut pas ou très peu s’engager quant à l’exercice de son droit de vote).
Pour les sociétés de K, le pce est une action = une voix. Il est interdit d’avoir des actions à vote plural. Par
contre, il possible d’avoir des actions à valeur nominale différentes. Ce n’est pas la valeur de marché mais la
valeur nominal.
e.g. 2 actionnaires investissent 1000E, le 1er souscrit 1 action à 1000Euro/action en classe A, le 2éme investit
dans la classe B dont le nominal est de 1 euro/action = 1000 actions. Le premier a une voix et le 2éme 1000 voix.
=> poids politique différent en jouant sur le nominal des actions. Elle va prévoir que les actions A, ont un droit
aux dividendes 1000 fois plus élevé que B. ils auront les mêmes droits économiques mais pas même droit de
vote.
Dans les sté civiles et des SNC : le vote est en principe par tete et pas par part d’intérêt, les statuts peuvent
prévoir autre chose. Du à la responsabilité qui s’attache à la qualité d’associé dans ce type de sté.
SCS et SCSpéciale : Liberté totale au pacte sl si jamais les statuts ne contiennent rien, le nombre de voix sera
% au nombre de part sl.
C’est le ptaire de l’action/part. C’est celui inscrit au registre des actionnaires dans une SARL, SA avec actions sous
forme nominative. Si les titres sont au porteur : le porteur aura le droit de vote. Pour les titres dématérialisés, on
a une législation particulière qui prévoit que l’actionnaire qui veut participer à une assemblée va se faire délivrer
par sa banque un certificat prouvant la pté.
1-Les cas de l’indivision : Les stés peuvent exiger la désignation d’un mandataire qui va représenter tous les
indivisaires. Elle peut suspendre le droit de vote des actions en indivision jusqu’a ce qu’un mandataire commun
soit désigné pour les SA, SCA,SAS, SARL. Il faut un vote identique et commun. Chacun des indivisaires à le droit
d’info de manière individuelle.
2- Le démembrement en nu pté et usufruit: le droit de vote va ê exercé soit par l’usufruitier soit par le nu ptaire.
Le code civil a prévu une disposition supplétive à l’article 1852-bis19 loi 1915 en cas de démembrement qui a été
notifié à la sté ou accepté par elle, l’usufruitier vote pour l’affection du bénéfice. Le nu ptaire vote sur toutes les
autres points. Il est possible pour les co-ptaires de convenir entre eux qui vote quoi si ce n’est pas contraires aux
statuts. Les statuts peuvent eux même réglementer la matière.
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«Art. 1852bis.
Sauf dispositions contraires des statuts, si un titre est grevé d'un usufruit notifié à la société ou accepté par elle en conformité
avec les dispositions de l'article 1690: le droit de vote appartient au nu-propriétaire, à l'exception des décisions concernant
l'affectation des bénéfices où il est réservé à l'usufruitier, et l'usufruitier a droit au bénéfice que la société décide de distribuer.
En cas de rachat par la société de ses propres titres, le nu-propriétaire et l'usufruitier ont respectivement droit à la valeur de
la nue-propriété et de l'usufruit portant sur ces titres. Lors de la dissolution de la société, l'usufruitier a droit au quasi-usufruit
exercé conformément à l'article 587 sur les sommes versées au nu-propriétaire ou sur la valeur des biens qui lui ont été
remis. »
3-Le gage : En cas de gage des actions, il y a un dépôt de cession mais le droit d’exercer le vote reste auprès du
constituant du gage qui est le ptaire des actions. La loi de 2005 sur les contrats garanties fi prévoit que les parties
peuvent convenir que le droit de vote est attribué soit durant toute la vie du gage soit quand certain évènement
arrivent, le pouvoir passe aux créanciers gagistes. La règlementation du gage sur valeurs mobilières de 1929
avait déjà prévu cette possibilité appréciée par les créanciers.
Suspension du droit de vote dans le cas ou un actionnaire ayant souscrit à des actions partiellement libéré
a reçu un appel de fonds pour libérer un complément et n’y a pas répondu, il y a suspension du droit de
vote sur les actions concernées jusqu’au versement complet des fonds cf 450-1 loi 1915.
Suspension sanction lorsque les actions au porteur n’ont pas été déposées auprès d’un dépositaire : le
droit de vote attaché est suspendu.
Les actions détenues en propre - La sté a racheté ou détient des actions propres : les actions propres
sont privées du droit de vote.
Si lesdites actions propres sont détenues par une filiale ou pour leur compte (influence directe), les memes
règles s’appliquent et les actions sont privées du droit de vote. Dès lors, on ne tient pas compte de ces
actions quand on calcule le quorum et la majo nécessaire dans l’assemblée. Si la filiale ou la sté détient
50% pour compte propre, elle ne pourra plus modifier ses statuts car il ne sera pas possible de réunir la
majorité nécessaire. La différence est que pour les actions prores détenues par la société elle-meme, ces
actions n’existent plus alors que lorsqu’elles sont détenues par la filiale, elles ne sont simplement par
prises en compte.
Les actions sans vote : pour les SA, SCA,SAS il est possible d’émettre des actions sans droit de vote,
avant 2016 cela pouvait pas dépasser 50% du K et il fallait avoir un dividende préférentiel cumulatif. Ajd,
il n’y a plus de limite max = cela doit ê prévu par les statuts. Seulement, il faut que leurs droits aux
dividendes, a la participation dans le produit de liquidation soient fixés par les statuts. La loi prévoit que
certaines dc importantes, qui les concernent directement, ces actionnaires ont un droit de vote :
a) Les modifications de leurs droits
b) Les réductions de capital
c) La modification de l’objet sl
d) Dissolution anticipée de la sté cf 430-10§1
Il est possible de donner un droit de vote sur d’autres points supplémentaires. (e.g nomination
d’administrateur).
La loi prévoit aux statuts que le CA ou l’organe de gestion peut suspendre l’actionnaire qui ne remplirait
pas ses engagements et ses obligations cf aux statuts, formulaire de souscription, ou tout autre acte
d’engagement face à la société. 450-1 (9)
Société cotées : obligation pour les investisseurs dans les sté cotées sur un marché réglementé de notifier
le dépassement de certains seuils de droit de vote en tenant compte de tous les droits de vote directs et
indirects, e.g. seuil de 5-0%. En cas d’absence de notification : le droit de vote est suspendu et on peut
demander la nullité de l’assemblée si la décision avait été portée grâce aux actions dont le droit de vote
aurait du ê suspendu
Il est possible d’avoir des aménagements contractuels (mais JP hostile à ce type d’arrangement).
l’assemblée, imposée dans la SA, SCA on ne peut pas faire des résolutions écrites sauf si on a qu’un seul
actionnaire dans la SA. Tempérament : pour les modifications statutaires, on doit passer devant un notaire donc
il faudra une assemblée.
SARL : les résolutions se prennent par résolutions écrites sf que l’assemblée devient obligatoires si la SARL avec
plus de 60 associés.
B. Les convocations :
C’est en principe l’organe de gestion qui convoque (CA ou gérant dépend de la forme de l’associé). On a un
dérogation au sein des SARL, l’associé qui tient plus de 50% de K peu également procéder à la convocation d’une
Assemblée.
Pv des actionnaires d’une SA/SCA : Lorsqu’un actionnaire détient au moins 10% du K, il peut exiger la convocation
d’une assemblée avec l’ordre du jour qu’il indique. Il appartient au CA de répondre à cette convocation. Il n’est
pas possible à l’actionnaire de convoquer directement. La loi impose au CA de convoquer l’assemblée
d’actionnaires, elle devra se tenir dans le mois de la demande. La loi prévoit des sanctions pénales à l’encontre
des administrateurs qui n’auraient pas procéder à la convocation dans les trois semaines de la demande. Il existe
également, si jamais le CA refuse de convoquer, la possibilité pour les actionnaires concernés de saisir le président
du tribunal d’arrondissement pour qu’il nomme un mandataire spécial pour celui-ci convoque l’assemblée.
Que pour les SA, SCA pour les autres, ça dépend des statuts :
Pour les SA et les SCA, la loi prévoit un système de publication dans la presse au grand-duché et dans le RESA.
La publication est d’au moins 15 jours avant l’assemblée. Il n’y aura pas nullité automatique en cas de non-
respect, cela dépend du dommage. Il faut également que la convocation soit envoyée au moins 10 (à vérifier)
jours mais la vérification de cette formalité n’est pas requise.
Si les actions sont nominatives, on peut les convoquer par courrier recommandé au moins 8 jours avant
l’assemblée. On peut remplacer les lettres recommandées aux actionnaires en transmettant l’information par
d’autres moyens de communication accepté individuellement par chaque actionnaire (email)
Il y a des cas ou l’assemblée devra être re-convoqueé. e.g. parce le quorum n’est pas atteint (50% du K de la
société) : on doit re-convoquer. Il faut un avis publié au RESA et au journal lux mais ici on ne peut pas envoyer
un courrier recommandée. Si les décisions sont prises dans le cadre de résolution circulaire par écrit, la loi ne
précise rien sur la période (SA unipersonnelle et SARL jusque 60 associés) : il faut prévoir dans les statuts soit
dans la demande adressée aux actionnaires.
Le contenu :
- L’objet sl
- Forme de la société
On indique le texte des modifications proposées avec la convocation. Pour toutes les autres modif, on identifie les
modifications proposées.
Pour la deuxième convocation pour manque de quorum, il faut mentionner le résultat de la première assemblée.
En pce, il ne devrait pas ê possible, de convoquer une 2éme assemblée sans savoir le résultat de la 1ére
assemblée. (e.g. si on envoie les convocations en même temps ou dans un temps trop rapproché)
Les actionnaires sans droit de vote peuvent assister mais pas voter.
Les parts bénéficiaires sans droit de vote : si c’est prévu aux statuts.
Les obligataires : les statuts peuvent le prévoir
Bons de souscription d’actions ou options pour acquérir l’action : tant que pas reçu l’action, on n’est pas
actionnaire.
Membre du CA : oui
Les commissaires / RE : oui mais dépend de l’objet de la société (si ca relève des comptes ou pas)
Avocats : ça dépend s’il y a un mandat sf si les statuts réservent la qualité de mandataire a d’autre
personne. En pce, la société pourrait refuser (l’assemblée). Il y a des restrictions selon les barreaux
(certains barreaux étrangers requièrent d’abord l’avertissement de la sté, / ou du prst du CA et si l’avocat
est admis, il ne prend pas la parole) .
Huissier : 1) C’est la société qui souhaite un huissier pour une assemblée normale (car extraordinaire il y
a déjà un notaire), c’est l’assemblée qui décide d’admettre sa présence
La presse : non, c’est une réunion privée
- Action nominative et actionnaire enregistrée dans le registre : il n’y a rien à faire car la sté détient ce
document
- Au porteur : bons au porteur (registre de dépositaire). Il faut solliciter une attestation de la part du
dépositaire qui cf la qualité d’actionnaire
- Titres au crédit d’un compte titre auprès d’une banque : il faut une attestation de la part de la banque qui
cf la qualité d’actionnaire. En cas de dématérialisation de fait, la sté va demander une cf° que le titre est
bloqué (il ne peut pas ê cédé jusqu’à l’issue de l’assemblée). C’était tjrs le cas historiquement pour les
actions au porteur. Cela peut être problématique dans les stés cotées car le blocage dure au moins 5 jours
ouvrables et les gestionnaires ne veulent pas bloquer les titres 5 jours. Les stés cotées avaient pris
l’habitude de prévoir une date d’enregistrement dans les statuts : « est actionnaire celui qui les détenait
sur son compte à une certain date avant l’assemblée » et ce qui permettait de ne pas bloquer les titres.
--> reconnu dans la Directive droit des actionnaires. Dans la transposition luxembourgeoise, date
d’enregistrement prévu par la loi mais que pour les stés cotées. Introduit formellement le système de la
date d’enregistrement pour les titres dématérialisées : le 14éme jour à minuit avant la date de
l’assemblée. Si on publie 15 jours avant dans le RESA, l’actionnaire qui souhaite investir n’aura pas le
temps d’acquérir l’action pour participer à l’assemblée car il n’aura que 24h pour les acheter. Si c’est une
opération en bourse, le paiement intervient en P+2, cela ne donnera pas le temps pour investir dans
ladite sté pour avoir un plus grand poids politique.
Importance de la preuve de la qualité d’associé : La majorité n’est peut-être pas réelle, si on a refusé l’accès de
qqn qui a le droit d’accès, on créé un risque quant à la validité de l’assemblée.
La forme de la participation :
Soit en personne physiquement (pas de blocage des actions pour les tés cotées),
en vidéoconférence si certaines conditions techniques sont assurées conditions (ID l’actionnaire,
participation effective assurée) et si les statuts le permettent
Assisté par mandataires, pour les SA c’est nonobstant de toute disposition contraire), les statuts peuvent
prévoit que le mandataire doit également ê actionnaire (les notaires seront réticents à accepter des
mandats généraux --> doit ê précis quant on modifications à faire)
Le vote par formulaire peut ê prévu par les statuts avec les mentions obligatoires sur les formulaires de
vote.
La loi prévoit que dans les SARL, il faut le ¾ des voix mais cela peut ê réduit à 50% mais on peut pas réduire à
moins que 50%.
Est-ce qu’on peut l’augmenter ? En principe, oui on peut avoir une majorité accrue pour certains événements. Sf
pour la révocation ad nutum des administrateurs, celle-ci elle doit être à la majorité simple.
C’est le Conseil d’Administration qui a en principe tous les pouvoirs sauf que la loi réserve à l’assemblée (contraire
au provisions légales)
- La nomination / révocation des organes sx/direction et de gestion (sf sociétés en commandites ou il faut,
outre le vote de l’assemblée, l’accord de l’associé commandité, c’est souvent lui qui peut seul nommer le
gérant)
- Les statuts, y compris la modification de l’objet sl, l’augmentation de K (autorise le CA), la suppression
du droit préférentiel de souscription (autorise le CA),, les grandes transformations (mise en liquidation,
transfert de nationalité, fusion, acquisition), autorisation des opérations de rachat d’actions, les assistance
financières permises
- Vote la mise en cause de la responsabilité des administrateurs pour compte de la société.
- Approbation des comptes annuels
- Approbation de l’affection des résultats annuels
- Nomme le commissaire au compte
L’AG ordinaire va traiter des opérations des comptes, nomination des dirigeants, affection des résultats, autorise
le rachat d’actions vs AG extraordinaire pour toutes les autres matières avec des quorum et majorité différente.
SAS : Liberté pour organisation de la gouvernance, ce sont les statuts qui détermine les dc à prendre par
l’assemblée et les conditions de ces décisions.
La loi prévoit que les statuts doivent soumettre les matières suivantes a collectivité des associés de la SAS
Rappel : le principe est que la participation aux bénéfices est proportionnelle à la mise (nbre de titre détenus dans
la sté). Il est possible d’organiser ces droits différemment mais sans créer de clauses léonines (voir supra).
Il ne signifie pas que l’associé a le droit à un versement de dividendes tous les ans (c’est voté sur l’assemblée
sur proposition de l’organe de gestion).
Sauf en cas d’abus de majorité : commis par la majorité au détriment de la minorité sans que l’intérêt de la sté
n’exige le vote (e.g. cas extrême, un majoritaire refusait de voter la distribution de dividendes tous les ans pour
décourager les autres actionnaires pour qu’ils lui vendent leurs parts).
SA/SARL/SCA/SAS : Les statuts peuvent prévoir que l’organe de gestion peuvent autoriser le versement d’un
acompte sur dividendes. (voir infra)
Le dividende, une fois valablement voté, il se transforme en créance. Les fonds propres du passif vont diminuer
et les dettes vont augmenter (à ct terme). Si jamais la sté tombe en entre le vote et le versement des dividendes,
les actionnaires seront considérés comme les créanciers de la masse. C’est une sortie de fonds. Les retours aux
actionnaires ne peuvent ê effectués que par des réserves libres (i.e des fonds propres qui sont à la disposition
des actionnaires). Les membres de l’organe de gestion peuvent ê poursuivis pénalement s’ils payent un dividende
qui ne serait pas prélevé sur les bénéfices réels (comptablement différente entre les référentiels comptables e/ le
luxgaap et IFRS: pour luxgaap l’évaluation est au plus bas de l’actif = diminution au passif du bilan = perte qui
diminue les fonds propres).il faut décider à l’intérieur des fonds propres ceux qui peuvent ê distribués de ceux qui
ne le peuvent pas :
Intangibles Distribuables
20
N.B : Il existe des formalités pour la réduction de K et pour rendre une partie du K aux actionnaires -> ce n’est pas un
dividende, la dc appartient à l’AG extraordinaire (art 450-5 loi 1915), si elle implique un paiement aux actionnaires et que les
créanciers estiment que leurs créances est en danger, il peut dans les 30 jours du PV de l’AG extraordinaire décidant de la
réduction, demander une constitution de sureté devant pst de la section commerciale du trib d’arrondissement du siège de la
sté et statut comme en matière de référés. Il ne peut que la rejeter si le créancier a déjà des suretés suffisantes au vu la
situation patrimoniale de la sté. Ca dépend si le CA décide de payer tout de suite les actionnaires, dans ce cas il prend un risque
(ça dépend la valeur des actifs par rapport aux dettes, nombre de créanciers.
valeur que la valeur reconnue à l’actif du bilan, de dividendes trop importantes peut avoir une csq
constituée en prélevant sur une réserve libre négative. Le CA va se baser sur les derniers bilans qu’il
- La réserve d’assistance financière : soumet à l’assemblée, il tient compte des évènements
assimile la réserve d’assistance financière majeurs depuis le début du nouvel exercice en cours.
pour rachat d’action propre à une distribution,
la sté permet à qqun d’utiliser les fonds mis à Le test d’actif net imposé par la directive complémente
disposition par la sté pour acheter les actions la vue du CA. Si on a une société qui a de grande
de la sté. Il doit ê prélevé sur le compte la réserve libre et bcp de liquidités mais qui est engagée
réserve libre/bénéfice pour ê affecter à la dans un procès pour D&I substantiels, l’organe de
réserve d’assistance financière gestion doit en tenir compte car ils peuvent mettre en
- La réserve de réévaluation (seulement cause leur responsabilité en tant qu’administrateurs
pour les stés qui utilisent l’évaluation à la juste en cas d’erreur.
valeur de l’ IFRS= ce qui permet de gonfler le
bilan car on donne une valeur de marché à un Lorsqu’on est dans le système de l’acompte sur
actif que l’on ne vend pas, mais le principe de dividendes (interim dividends): La loi prévoit qui est
prudence de Luxgaap est écarté pour donner un acompte à faire valoir sur les dividendes annuels
une vue plus réelle du prix du marché sur la finalement décidés. L’acompte a la particularité qu’il
situation de la sté. Comme on a pas réalisé part des derniers comptes approuvés par la sté et la
réellement le bénéfice qui résulte de situation des réserves à ce moment-là mais il doit tenir
l’opération, la loi impose aux stés que compte des évènements subséquents. L’assemblée ne
l’augmentation de la valeur évaluée à l’actif peut pas tenir compte des bénéfices réalisés depuis le
doit ê matché au passif par la création d’un début de l’année. Le dividendes décidés prendra en
même montant sous cette réserve de compte l’acompte. Si le dividende voté est inférieur à
réévaluation qui n’est pas disponible. l’acompte, le solde sera reporté sur le dividende
- les réserves prévues comme étant non suivant (loi 1915).
distribuables par les statuts : pour les SA.
Pour les SARL, il n’y a pas de règles aussi Exigence formelle à suivre : SA, SCA, SAS : Un rapport
détaillées pour les dividendes. La réglé pénale du réviseur d’entreprise qui cf que les fonds propres
supra s’applique, dont en fait on va appliquer sont effectivement disponibles est nécessaire pour
les mêmes règles aux SARL en pratique, ceci effectuer le paiement du dividende : sa revue est
découle de la même règle qui veut que les limitée pour qu’il ait assez de confort que le dividende
fonds propres font la différente e/ ce qui peut ê payé eu égard aux fonds propres. Dans la SARL,
appartient aux créanciers et ce qui appartient c’est similaire. Avant 2016, la loi ne prévoyait pas
aux associés et qu’il ne faut pas distribuer au d’acompte sur dividendes mais c’était fait en pratique.
delà de ce qui résulte des bénéfices /réserves La loi dispose que le gérant peut verser un acompte si
libres s’est prévu dans les statuts avec rapport préalable
d’un R.E ou du commissaire aux comptes S’IL Y EN A
UN : selon le prof,
Droit au boni de liquidation : ce qui reste de la liquidation, en pce, tout le monde participe en %, il est possible
de prévoir une préférence par classe mais il faut respecter l’interdiction de la clause léonine.
Les droits préférentiels de souscription ont été introduits par la 2éme Directive : il n’existe que dans les
SA/SCA/SAS mais pas dans les SARL.
Les actionnaires existants ont le droit, en cas d’apport en numéraire, de souscrire avant tout autre investisseur,
un certain nbre d’action en % des actions qu’ils détiennent. C’est une protection contre la dilution. Les statuts
peuvent le prévoir pour d’autres catégories d’actions.
C’est une offre, il faut une période pendant laquelle les détenteurs de ce droit peuvent se décider. Elle doit ê de
14 jours calendaires à partir de la publication au RESA. Pour les parts nominatives, il n’y a pas besoin de
publication au RESA, l’offre peut ê envoyée par courrier recommandé ou tt autre moyen accepté par l’actionnaire.
Ce droit est librement négociable mais il peut être astreint aux mêmes limites que celles applicables aux actions.
(ex : sté cotées ou cession libre on peut soumettre le transfert de DPS à d’autres). Dans les SARL, les DPS peuvent
ê réservés uniquement aux associés existants ou, le cas échéants, à des investisseur agrées. Ici on n’a pas de
libre négociabilité.
Avant, les droits préférentiels de souscription non exercés étaient vendus en bourse. Il existe une règle
supplétive selon laquelle les statuts peuvent décider de vendre ce droit non exercé. Les 1/3 peuvent participer et
acheter les droits non exercés sauf si l’organe de gestion décide d’allouer les DPS non exercés aux actionnaires
qui ont déjà exercé les leurs. La sté souhaite que tous ces DPS soient exercés car elle a un besoin de fonds.
2§ son exercice
3§ caractéristiques