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Support de Masse

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5.

Organisation des
mémoires de masse
• 2 types de mémoires de masse :

 Mémoires de travail : rapides (ms), de taille moyenne


(disques durs, mémoires flash…)

 Mémoires de sauvegarde : capacités importantes,


mais lentes (CD, DVD, bande magnétique…)

• Cartouche à bande magnétique LTO 5 (Linear Tape Open)


débit 140 Mo/s (280 Mo/s en compression), capacité 3 To
• LTO 7 (2015) : 300 Mo/s (750 Mo/s en compression),
capacité 15 To M1103 2019-2020 118
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Disque dur =
support d’enregistrement magnétique

• Composé de plusieurs disques rigides (« durs »)


en métal, verre ou céramique = plateaux,
empilés les uns sur les autres
et qui tournent autour d ’un axe
(vitesse de rotation : 4000 à 15000 tr/min, voire +)

• Les informations sont stockées sous forme


analogique sur des fines couches magnétiques
déposées sur les deux surfaces des plateaux =
pistes

• La lecture/écriture se fait par des têtes


placés des deux côtés de chaque plateau
M1103 2019-2020 119
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Structure de l’information
• Sur chaque plateau, les données sont disposées sur
des pistes concentriques (« tracks »)
= couronnes circulaires
• L’ensemble des pistes de même diamètre de tous les
plateaux = cylindre (« cylinder »)
• Chaque piste (cylindre) est numérotée,
en partant de l’extérieur du plateau
(début : « track 0 » ou « cylinder 0 » - près du bord)
• Chaque piste (cylindre) est divisé en secteurs (blocs)
(« sector », « block »)
• Chaque secteur est numéroté,
en commençant par 1
No. de cylindre (piste) + No. et face de plateau + No. secteur
= possibilité de localiser clairement une zone du disque
• Exemple d’adressage : Cylindre (piste) 0, Plateau 2 face interne, secteur 12 120
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Structure de l’information
• Dans la pratique, on numérote aussi les têtes,
en commençant par 0
• On peut donc accéder à un secteur du disque dur à l’aide :
- du numéro de cylindre C [0, NC-1] (NC = nb total de cylindres)
- du numéro de tête H (« head ») [0, NT-1] (NT = nb. total de têtes)
- du numéro de secteur S [1, NS] (NS = nb total de secteurs/plateau)


Adressage CHS (Cylinder/Head/Sector)
• Exemples :
- Secteur 0/0/1 = 1er secteur accédé par la première tête positionnée
sur le premier cylindre… ensuite la tête accède au secteur 0/0/2…
jusqu’ à 0/0/NS à la fin d’une rotation complète
- Secteur suivant : 0/1/1 – accédé par la tête 1… jusqu’à 0/1/NS
… et ainsi de suite…
- Adresse du tout dernier secteur du disque : NC-1/NT-1/NS

• Nb total de secteurs sur le disque : NC x NT x NS 121


5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Limites de l’adressage CHS
• Le BIOS code :
- le numéro de cylindre C sur 10 bits
- le numéro de tête H sur 8 bits
- le numéro de secteur S sur 6 bits


Max adressable : 210*28*26 = 1024*256*64 secteurs
En général, un secteur = 512 octets
Donc taille max d’un disque adressé par le BIOS en adressage CHS :
1024*256*64*512 ~ 8 Go

• Nécessité de trouver d’autres types d’adressage pour gérer des disques + gros
(ECHS, MFM, LBA)
• Nécessité de faire évoluer le BIOS  UEFI
122
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Limites de l’adressage CHS
• Néanmoins :
• L’adressage CHS reste encore employé
dans les premières phases de démarrage d’un ordinateur,
puisqu’il permet toujours d’accéder aux premiers secteurs d’un disque !

• Ainsi, le BIOS charge le secteur 0 / 0 / 1 du premier disque dur,


qui est souvent un MBR ; ce dernier emploie à son tour une adresse CHS
pour charger le secteur d’amorçage de la partition active

• C’est l’emploi d’adresses CHS durant cette phase qui fait que certains
utilitaires disques vous alertent si la partition active se trouve
au-delà des premiers 8 Go d’un disque…

car le secteur d’amorce deviendrait alors inaccessible par une adresse CHS 123
!
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Adressage LBA (« Logical Block Addressing »)
• Permet de désigner d’une façon unique un secteur d’un disque
• Idée : masquer totalement la géométrie du disque aux programmes qui
l’utilisent
• Chaque secteur est donc désigné par un numéro unique A = 0.. N-1
avec N = nb. total des secteurs du support
• Puisque N ne dépend plus de la géométrie du support
 possibilité d’utiliser le LBA quelque soit le type de support,
pas seulement des disques durs
 emploi avec des clés USB, bandes magnétiques etc !
• Possibilité également de gérer un nombre plus important de secteurs
 des disques durs plus grands
• Pour les disques durs :
- conversion CHS/LBA : A = ( C × NT × NS ) + ( H × NS ) + S - 1
- conversion LBA/CHS : S = ( A % NS ) + 1
H = ( A - S + 1 ) / NS % NT
C = ( A - S + 1 ) / NS ÷ NT 124
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Unité d’allocation
• Unité d’allocation (« cluster »)
= zone minimale que peut occuper un fichier sur le disque
(1 à 16 secteurs) = « cellule de mémoire » du disque
• Taille minimale d’un cluster = 1 secteur = le plus souvent 512 octets

• Intérêt de la « clusterisation » :
compromis temps d’accès/taux de remplissage du disque
- clusters petits  utilisation parcimonieuse du disque dur,
mais accès relatif + lent  intéressant pour les petits disques
- clusters grands  diminution du temps d’accès au fichier
(car moins de clusters sur le disque), mais « gaspillage » d’espace disque
(si la taille d’un fichier n’est pas un multiple de la taille d’un cluster, le
cluster contenant la fin du fichier ne sera occupé que partiellement)

• Tailles usuelles des clusters : 512 à 2048 octets,


en fonction de la taille du disque dur ou du média 125
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Formatage et partitionnement
• Le nombre de pistes / plateau (nb. de cylindres) et de secteurs
est déterminé en usine et les pistes sont réalisés physiquement, par dépôt des
couches magnétiques sur les plateaux = formatage physique (bas niveau)
• Le formatage physique ne peut être modifié

• Formatage logique (haut niveau) :


écriture du secteur de démarrage
et création du système de fichiers
• Le formatage logique
dépend du
système d’exploitation utilisé

126
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Formatage et partitionnement
• Formatage logique (haut niveau) :
• Plusieurs systèmes de fichiers
peuvent cohabiter sur un même disque dur

• Tout disque dur peut être divisé en partitions =


fractions contenant un système de fichiers donné
• Partitionnement = fractionnement d'un disque dur réel
(matériel) en plusieurs disques virtuels (logiciels)

• Un disque dur peut contenir une ou plusieurs partitions


• S’il en contient plusieurs, l’OS les voit comme des disques différents

127
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Le Master Boot Record (MBR ou « zone amorce »)
• MBR = le 1er secteur adressable d’un disque dur
(CHS 0/0/1, ou LBA 0)
• Taille : 512 octets
• Il contient :
- une routine d’amorçage dont le but est de charger le système d’exploitation
(« OS ») ou le « boot loader » (chargeur d’amorçage, s’il existe) présent sur la
partition active
- la TABLE des PARTITIONS = description des diverses partitions
présentes sur le disque, la partition active étant indiquée

• En raison de sa taille limitée à 512 octets, la routine d’amorçage nécessitant de


440 à 446 octets et la fin du MBR étant indiqué par 2 octets,
il ne reste que 64 octets disponibles pour la table des partitions dans le MBR
• La description de chaque partition nécessitant 16 octets,
le MBR peut donc gérer maximum 4 partitions = partitions primaires 128
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Le Master Boot Record (MBR ou « zone amorce »)

• A l’octet 510, le mot hexa AA55 = « magic number » doit impérativement être présent
pour que l’amorçage ait lieu!
Séquence d’amorçage (« boot ») :
• Après la phase de test du BIOS, le BIOS lit le 1er secteur des périphériques amorçables
qui ont été définis par l’utilisateur à l’aide du SETUP du BIOS (section BOOT DEVICE ORDERING)
• Lorsqu’il trouve un périphérique contenant le « magic number » 0xAA55,
il charge le code d’amorçage à l’adresse mémoire 0x7C00 et l’exécute
• La main est alors donnée au chargeur d’amorçage (« boot strap loader »)
par ce code d’amorçage 129
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Le Master Boot Record (MBR ou « zone amorce »)
Identificateurs de partition (File System Descriptor)
• Sur un ordinateur de type PC, un identificateur de 1 octet associé à chaque partition
permet de connaître a priori quel type de système de fichier elle abrite
• Exemples d’identificateurs de fichiers :

ID Type
00 Vide 80 Ancien Minix
01 FAT12 81 Minix / ancien Linux
02 XENIX root 82 Swap Linux / pool ZFS
03 XENIX /usr Ce type de partition est utilisé par les systèmes de fichiers
83
04 FAT16 <32Mio (adressage CHS) ext2, ext3, ext4, ReiserFS et JFS (Linux en particulier)
05 Étendue 84 OS/2 hidden C:
06 FAT16 85 Linux étendu
07 NTFS (et son prédécesseur HPFS) 86 NTFS volume set
08 AIX, voir JFS 87 NTFS volume set
09 AIX bootable 8e Linux LVM
0a OS/2 Boot Manager 93 Amoeba
0b Win95 OSR2 FAT32 (adressage CHS) 94 Amoeba BBT
0c Win95 OSR2 FAT32 (adressage LBA, appelée aussi FAT32X ) 9d SDF
0e Win95 FAT16 (adressage LBA) 9f BSD/OS
0f Étendue (adressage LBA) 130
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Le Master Boot Record (MBR ou « zone amorce »)

• Détails et
exemples
des 16 octets =
caractéristiques
d’une partition
dans le MBR

131
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Pour chaque partition, un octet indique si elle est « bootable » ou pas : « boot flag »
« Boot flag » = 80  partition amorçable
« Boot flag » = 00  partition pas amorçable

• Exemple
de MBR

132
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Partitions étendues et logiques (secondaires)
• Moyen d’étendre la limitation du MBR à 4 partitions

• L’une des 4 partitions peut être désignée comme partition étendue = partition
primaire spéciale qui va contenir des partitions secondaires, ou logiques

• La partition étendue peut contenir jusqu’à 24 partitions logiques,


dont les détails sont listés dans la
propre table de partitions de la partition étendue =
EBR (Extended Boot Record)
ou EPBR (Extended Partition Boot Record)

133
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Partitions primaires et étendues
• L’EBR se situe donc en tête d’une partition
étendue, sur le disque dur
• Son contenu est identique à celui du MBR
• L’EBR peut contenir à son tour une partition
étendue, qui contiendra à ce moment-là une
partition tertiaire et ainsi de suite…
• On dit ainsi que les EBR sont chaînées : si la deuxième entrée est non nulle,
elle pointe sur le prochain EBR et ainsi de suite

• Les systèmes d’exploitation (Windows, Linux…)


ne font pas de distinction entre partition primaire et étendue
• En revanche, le BIOS ne reconnaît directement que les partitions primaires
• Dans le MBR, une partition étendue a pour descripteur 05 ou 0F

• L’utilitaire fdisk peut gérer jusqu’à 3 partitions principales + 56 étendues 134


5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

• Exemple de EBR

135
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

Limitations du MBR
• Nombre de secteurs de la partition codé sur 4 octets (32 bits)
 232 secteurs adressables
• Comme le début de la partition (nombre de secteurs avant la
partition) est indiqué de la même façon, il est impossible de
démarrer une seconde (ou troisième, etc.) partition derrière
une première partition : on sort de la limite
 Limite réelle du MBR, avec des secteurs de 512 octets :
232 secteurs x 512 o/secteur = 2 199 023 255 552 octets = 2,2 To

136
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

• Successeur du MBR : GPT (lié au UEFI)


Globally Unique Identifier Partition Table
• Utilise l’adressage LBA
• On indique le LBA pour le début et la fin de
chaque partition, codée sur 8 octets = 64 bits
(au lieu de 4 pour le MBR)
 264 secteurs adressables  avec 512 o/secteur
la taille d’une partition peut faire 8 Zo
• On peut décrire jusqu’à 128 partitions
• Une copie du GPT est écrite en fin de disque
• Un MBR protecteur décrivant un disque (de type
0xEE) est toujours présent sur le secteur 0,
indiquant une partition qui recouvre tout le disque
• Les systèmes ou logiciels qui ne connaissent pas
GPT voient le disque complètement plein
ayant une seule partition d'un type inconnu et refusent de modifier
137
le disque à moins d'effacer cette partition  protection
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Exemple de GPT

138
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

139
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
Format de l'entête GPT (GPT Header)
Offset Longueur Contenu
0 8 octets Signature ("EFI PART", 45 46 49 20 50 41 52 54)
8 4 octets Version (Pour la version 1.0, la valeur est 00 00 01 00, 1,0 en virgule fixe 16:16)

12 4 octets Taille de l'entête (en octets, habituellement 5C 00 00 00 signifiant 92 octets)


CRC32 de l'entête (de 0 à 92 octets - la taille de l'entête), avec ce champ à zéro
16 4 octets
pendant le calcul du crc32.
20 4 octets Réservé, doit être initialisé à zero
Adresse de cet entête GPT (emplacement de cet entête ; devrait être 1, le
24 8 octets
deuxième secteur du disque, pour l'entête primaire)
Adresse de l'entête de l'autre GPT (ou backup ; devrait être le dernier secteur du
32 8 octets
disque pour l'entête primaire, et 1 pour l'entête secondaire)
40 8 octets Première adresse utilisable pour les partitions
Dernière adresse utilisable pour les partitions (à l'adresse suivante se trouve
48 8 octets
normalement la table de partitionnement secondaire)
56 16 octets GUID du disque (aussi désigné comme UUID sur les UNIX)
72 8 octets Adresse du tableau des partitions (normalement 2 pour le GPT primaire)
80 4 octets Nombre de descripteurs de partition
84 4 octets Taille en octets d'un descripteur de partition (habituellement 128)
88 4 octets CRC32 de la table des partitions
réservé, la fin du bloc devrait être initialisée à zéro (420 octets sur un bloc de
92 *
512 octets)

140
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• La mémoire virtuelle (« swap memory »)
• Principe : utiliser une mémoire de masse dans le but (entre autres)
de faire tourner plus de programmes que la RAM ne peut contenir
 empêche la saturation de la RAM et le blocage du système
• Le swap permet :
 d’augmenter le nombre de programmes qui s’exécutent en même temps
(« taux de multi-programmation »)  multi-tâches
 de mettre en place des mécanismes de protection de la mémoire
 de partager la mémoire entre les différents « processus »
(= programmes en cours d’exécution)

• Sur un disque dur,


on peut définir des partitions qui ne servent
que comme mémoire virtuelle (partitions de type « swap »)
• Inconvénient : comme le « swap » est sur une mémoire de masse,
l’accès et beaucoup plus lent que pour la RAM… 141
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

• Les systèmes de fichiers (« File Systems » - FS)


• Manière de stocker et organiser les informations sur les mémoires de masse,
permettant de :
 traiter les données
 conserver les données
 partager les données entre plusieurs programmes

• Autres manières d’organiser les données : bases de données, fichiers indexées


= fichiers qui contiennent un index (clé) – valeur qui se trie par ordre croissant
ou décroissant
• Dans les FS, les fichiers sont stockés dans les « clusters »

142
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes de fichiers (« File Systems » - FS)
• De point de vue de l’utilisateur, un FS est vu
comme une ARBORESCENCE de REPERTOIRES
qui contiennent soit des fichiers, soit d’autres
répertoires = ARBRE

• L’arborescence est parcourue


de façon RECURSIVE

• Chaque fichier est décrit par des métadonnées


(« données concernant d’autres données »
= informations sur le fichier)
et par les données qu’il contient lui-même

143
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes FAT (« File Allocation Table »)
• Développés par Microsoft depuis 1977
• 3 variantes : FAT 12 (utilise 12 bits pour adresser les clusters), FAT 16 (16 bits),
FAT 32 (28 bits – les 4 bits de poids fort étant réservés)
• vFAT = extension optionnelle du FAT permettant de prendre en charge les noms
de fichiers de + de 8 caractères (s’applique à toutes les versions de FAT)
• Utilisation : DOS, Windows, clés USB, cartes SD, appareils photo numériques,
phase de démarrage des systèmes compatibles UEFI…

• Caractéristique :
chaque répertoire contient une table
qui associe les noms de fichiers à leur taille
+
un index pointant sur la FAT = zone disque indiquant,
pour chaque bloc, l’index du bloc suivant du même fichier

144
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes FAT (« File Allocation Table »)
• Chaque répertoire contient une table
qui associe les noms de fichiers à leur taille
+
un index pointant sur la FAT = zone disque indiquant,
pour chaque bloc, l’index du bloc suivant du même fichier

145
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes FAT (« File Allocation Table »)
• Valeurs des index du FAT

FAT12 FAT16 FAT32 Description


0x000 0x0000 0x?0000000 Cluster vide

0x001 0x0001 0x?0000001 Cluster réservé

0x?0000002 - Cluster utilisé,


0x002 - 0xFEF 0x0002 - 0xFFEF
0x?FFFFFEF pointeur vers le cluster suivant du fichier

0x?FFFFFF0 -
0xFF0 - 0xFF6 0xFFF0 - 0xFFF6 Valeurs réservées
0x?FFFFFF6
0xFF7 0xFFF7 0x?FFFFFF7 « Mauvais cluster »
0x?FFFFFF8 -
0xFF8 - 0xFFF 0xFFF8 - 0xFFFF Cluster utilisé, dernier cluster d'un fichier
0x?FFFFFFF

146
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes UNIX (« EXT »)
• Caractéristique : les fichiers et répertoires sont identifiés par le numéro d’inode
• i-node (« Index node ») = structure de données regroupant toutes les
informations sur un fichier (protections, dates, moyens de retrouver le
contenu), sauf leur nom
• Le nom de chaque fichier est stocké dans le répertoire,
associé au numéro d’inode
• Un répertoire est simplement un fichier dont les blocs
de données contiennent une liste de couples
(nom, numéro d’inode) qui pointent sur les fichiers
censés être contenus dans le répertoire
• La racine du système de fichiers (/) correspond à l’inode 2
• Exemple : répertoire contenant 3 fichiers : a.txt, b.sh, c.pl  il sera
composé de 5 couples : {(., 43), (.., 234), (a.txt, 36), (b.sh, 245), (c.pl, 24524)}
• Un répertoire contient des entrées de 16 octets : 2 octets pour l’inode
et 14 pour le nom du fichier  216= 65536 numéros d’inodes différents
= nb. max de fichiers 147
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Les systèmes UNIX (« EXT »)
• Avantage du fait que l’inode ne contient pas le nom du fichier :
possibilité de donner plusieurs noms à un même fichier = liens
• Lien = couple (nom de fichier, numéro d’inode)
• On peut créer 2 type de liens :
Physiques :
 créer un lien physique = créer un nouveau nom pour le même inode
 il est donc impossible de faire un lien physique vers un répertoire :
le système de fichiers doit rester arborescent
 impossible de faire un lien physique vers un autre volume (partition)

Symboliques (raccourcis) :
 un lien symbolique permet de donner un autre nom au fichier,
mais n'utilise pas l'inode physique du fichier
 le bloc de données contient une chaîne de caractères
représentant le chemin (relatif ou absolu) vers le fichier
 il est donc possible de créer des liens symboliques vers des répertoires
 on peut faire un lien symbolique vers un autre volume (partition) 148
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur
• Le système NTFS (« New Technology File System»)
• Développé par Microsoft pour
permettre à ses systèmes d’exploitation
(Windows NT, XP, 7, 8, 10) de donner
des droits d’accès aux fichiers
(ce que le FAT ne permet pas)
et d’assurer le multi-tâche
• Structure similaire à une base de données
• Il utilise une table d’allocation appelée MFT
(« Master File Table »)

• La MFT occupe plusieurs milliers de clusters


(taille variable)
• Par défaut, NTFS lui réserve 12,5 %
de l’espace disponible sur la partition
(les données ne pouvant pas être écrites
sur cette zone réservée), ce qui évite sa fragmentation 149
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

• Fragmentation = éparpillement du contenu d’un fichier


dans des clusters non contigus
 augmentation du temps d’accès au contenu du fichier
• UNIX :
• Les fichiers sont stockés à des multiples endroits sur le disque, en laissant des espaces énormes
entre eux  les fichiers peuvent “grossir” sans obstruction
• Si le disque est encombré et qu’un fichier a besoin de plus de place pour grossir tout en restant
contigu, le système essaye de le réécrire entièrement à un endroit ou il y a de la place :
 Le noyau calcule le nombre de blocs nécessaires au stockage de chaque fichier sur le disque dur
 Si un tel nombre de clusters libres contigus est trouvé sur le disque, il stocke le fichier sur ces clusters,
contigus, et le fichier n'est pas fragmenté
 S'il ne trouve pas assez de clusters libres contigus, il scinde le fichier en plusieurs groupes de clusters et
éparpille ces groupes sur le disque dur : il tente de minimiser le nombre de groupes et par conséquent
remplit les plus grands espaces de clusters vides contigus en premier

 dans les systèmes Unix, la fragmentation est faible et fait suite à un espace disque trop faible

 la défragmentation est rarement nécessaire

150
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur

• Fragmentation = éparpillement du contenu d’un fichier


dans des clusters non contigus
 augmentation du temps d’accès au contenu du fichier
• Microsoft :
• Les fichiers sont écrits consécutivement l’un après l’autre
• Le noyau NT essaie de combler les trous dans le sens où il fragmente le fichier pour ne pas
laisser au début du disque des zones avec des clusters libres
• Dans les systèmes Microsoft, la fragmentation est due aux multiples suppressions,
modifications, copies de fichiers…  zones de clusters libres  fragmentation

 fragmentation fréquente sur les systèmes Windows car il est courant pour un utilisateur de
manipuler des fichiers

 nécessité de défragmenter assez régulièrement si l’on souhaite retrouver des vitesses de lecture
élevées

151
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur : SSD vs. HDD
Caractéristique SSD Disque dur (HDD)
Temps d'accès
Environ 0,1 ms De 2,9 à 12ms
aléatoire
Vitesse de
De 27 Mo/s à 3 Go/s De 12 à 260 Mo/s
lecture/écriture
De 8 000 à 3 000 000 (connexion PCIe, plusieurs
IOPS Dépend de la vitesse de rotation et du nombre d'axes
téraoctets)
Fragmentation Aucun effet Dépend du système de fichiers
Variable mais ayant tendance à s'accentuer avec le temps
Bruit Très peu voire aucun
et selon la charge d'utilisation
Sensible au nombre de cycles d'écriture
Vulnérabilités Coupures de courant qui peuvent rendre le lecteur Chocs et vibrations, sensibles aux champs magnétiques
irrécupérable sur certains (anciens) modèles

Taille 4,57-6,35 cm (1,8-2,5″) (en fonction des modèles) 4,57-6,35-8,89 cm (1,8-2,5-3,5″) (en fonction des modèles)

Masse Quelques dizaines de grammes Jusqu'à près de 700 g


Garantie constructeur allant de 1 à 10 ans
2 à 5 ans (voire plus) en fonction de la charge et des
Durée de vie Cycles d'écriture garantis : 10 000 (SLC), 5 000 (MLC) et
conditions d'utilisation
1000 (TLC)
Rapport coût-
environ 0,4 €/Gio (2014) environ 0,04 €/Gio (2014)
capacité
Capacité de stockage Jusqu'à 16 To Jusqu'à 10 To.
Consommation 0,1 - 0,9 W (veille) jusqu'à 0,9 W (activité) 0,5 à 1,3 W (veille) 2 à 4 W (activité)

152
5. Organisation des mémoires de masse
Le disque dur :
SSD vs. HDD

• perfs en lecture SSD >> HDD, mais leur conception fait qu'ils ne peuvent
réécrire que des zones bien plus grandes qu'un secteur disque
 perfs réelles en écriture bcp moins bonnes si partition relativement pleine
• les HDD laissent beaucoup de temps libre au processeur entre deux opérations,
contrairement aux SSD du fait de leur absence de délais mécaniques
 perte de réactivité possible faute de temps processeur à consacrer au clavier
• Durée de vie pouvant être bcp + réduite SSD si écriture fréquente
• Prix SSD > HDD

• Type d’adressage ?
153

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