Analyse « Arrias » Texte 1
Introduction :
Jean de la Bruyère est un moraliste, un terme qu’il ne faut pas confondre avec « moralisateur ». Ayant
observé ses contemporains, il en tire des maximes et brosse des portraits de quelques « types » humains : le
pédant, l’hypocondriaque, l’égoïste… Si la vision qui s’en dégage se révèle pessimiste, le projet consiste à
peindre l’Homme sans fard et sans jugements. Le portrait partage avec la fable un esthétique de la brièveté
ainsi que le soucis de plaire et d’instruire. De même que La Fontaine revendique l’inspiration des Anciens,
La Bruyère prolonge Les Caractères du grec Théophraste tout en manifestant un intérêt pour le mot d’esprit,
le rythme des phrases, le choix des mots. Bavard et hâbleur, Arrias se rend insupportable en société. Il est
très exactement le contraire de l’honnête homme du XVIIe siècle. Nous nous demanderons donc par quels
moyens La Bruyère se livre à une critique acerbe du courtisan à travers ce portrait ?
1er Mouvement : portrait moral
Citations Procédés Analyse
Arrias Nom propre Le portrait est dès ce début sur un
personnage en particulier
a tout lu, a tout vu Parallélisme, hyperbole L.B. met l’accent sur sa vanité, sa
prétention et son arrogance
(prémice de la satire)
Un homme universel Présent de l’indicatif Arrias est vu et se voit comme un
homme universel
Il veut le persuader ainsi ; il se 2 expressions L.B. rétablit la vérité, on accentue
conne pour tel la malhonnêteté du personnage
Mentir ; taire ; ignorer Verbes Déjà le moraliste le stigmatise et
l’accuse, Arrias est un hableur
2ème Mouvement : le portrait en action
Citations Procédés Analyse
On ; une cour ; du nord ; un Les indéfinis Le contexte est vague, on est
grand dans un cadre imposant, ce sont
des courtisans
L’éloignement va faciliter le
mensonge
Il ; prend ; être, disant Anaphore Arrias se met en scène