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1

École Nationale d’Ingénieurs de Monastir


1 ère année, Génie Mécanique.
Année universitaire : 2019/2020

Feuille d’exercices 1
Transformation de Fourier dans L1 (R)

Exercice 1 : Soit a > 0.


(1) Calculer la transformée de fourier des fonctions suivantes :
1 x
f1 (x) = χ[− a2 , a2 ] , f2 (x) = e−a|x| , f3 (x) = 2
, f4 (x) = et f5 (x) = xe−a|x|
1+x (1 + x2 )2
(2) Calculer la valeur de l’intégrale
Z +∞
sin πx
I= e−2π|x| dx
−∞ πx

Exercice 2 : Soit a ∈ R et b > 0.


(1) Calculer fbb (ξ) où fb (x) = e−b|x| .
R +∞ cos(ax) R +∞ 1
(2) En déduire la valeur Ia,b = 0 x2 +b2
dx, puis trouver la valeur de 0 1+x2
dx,

Exercice 3 : Soit n ∈ N∗ .
(1) Déterminer la transformée de fourier de l’application gn définie sur R par gn (x) =
|x|
e−2π n .
(2) Justifier, pour f ∈ L1 (R),
Z Z
|x|
−2π n 1 x 1
f (x)e
b dx = f( ) dx
π n 1 + x2
(3) On suppose que f ∈ L1 (R) ∩ L∞ (R) et fb ≥ 0.
(a) Montrer fb ∈ L1 (R).
R
(b) Si f est continue en 0, que vaut fb(x)dx ?

Exercice 4 : Trouver f ∈ L1 (R) telle que


Z x Z +∞
2
f (t)e 2(t−x)
dt + f (t)e−2(t−x) dt = e−x .
−∞ x
Indication : On pourra remarquer que l’égalité precedente peut se mettre sous la forme
f ∗g =h
Exercice 5 : Résoudre dans L1 (R) l’équation f ∗ f = f
2

École Nationale d’Ingénieurs de Monastir


1 ère année, Génie Mécanique.
Année universitaire : 2019/2020

Correction Feuille d’exercices 1


Exercice 1 :
Soit f la fonction définie sur R∗ par f (x) = arctan( x1 ) si x 6= 0.
(1) Calculer la transformée de fourier des fonctions suivantes :
Réponse : (∗) Soit a > 0 ; f1 (x) = χ[− a2 , a2 ] (x). On a f ∈ L1 (R) et pour ξ ∈ R

Z +∞
F(f1 )(ξ) = fb1 (ξ) = f1 (x)e−2iπxξ dx
−∞
Z a Z a
2 2
−2iπxξ
= e dx = 2 cos(2πxξ)dx
− a2 0

0 si a = 0
= sin(πaξ) .
πξ
if a 6= 0

(∗) On remarque que f2 (x) = e−a|x| ∈ L1 (R) et pour ξ ∈ R

Z +∞
F(f2 )(ξ) = fb2 (ξ) = f2 (x)e−2iπxξ dx
−∞
Z +∞
= e−a|x| e−2iπxξ dx
−∞
Z 0 Z +∞
= ex(a−2iπξ)
dx + e−x(a+2iπξ) dx
−∞ 0
−1 1
= +
a − 2iπξ a + 2iπξ
2a
= 2 .
a + 4π 2 ξ 2
1 1
(∗) Soit a > 0 ; f3 (x) = 1+x 2 . Il est simple de verifier que f3 ∈ L (R). De plus pour

tout ξ ∈ R on a F(e−a|x| )(ξ) = a2 +4π2 ξ2 . Pour a = 2π on obtient


2a

4π 1 1
F(e−2π|x| )(ξ) = =
4π 2 2
+ 4π ξ 2 π 1 + ξ2
3

donc f3 (x) = π fb2 (x). On a f2 , fb2 ∈ L1 (R) , on applique maintenant le théorème


d’inversion on obtient

fb3 (ξ) = π fb2 (ξ) = πf2 (−ξ) = πe−2π|ξ| .


b

x
(∗) Il est simple de verifier que f4 (x) = (1+x2 )2
∈ L1 (R). De plus on remarque que

−2x
f30 (x) =
(1 + x2 )2

Donc on obtient
−1 0
f (x)
f4 (x) =
2 3
On utilisant le théorème de trasformée de Fourier d’une dérivée on a (f3 ∈
C 1 (R) ∩ L1 (R) et f30 ∈ L1 (R) ) d’où

−1 b0 −1
fb4 (ξ) = f3 (ξ) = (2iπξ)fb3 (ξ)
2 2
= −iπξ fb3 (ξ) = −iπ 2 ξe−2π|ξ| .

(∗) On a f5 (x) = xe−a|x| . Il est simple de verifier que f5 ∈ L1 (R). De plus

f5 (x) = xe−a|x| = xf2 (x).

On a x 7−→ xe−a|x| ∈ L1 (R) et comme f2 ∈ C 1 (R). On utilisant le théorème de


la derivée d’une trasformée de Fourier on obtient
0
fb2 (ξ) = (−2iπ)F(xf2 (x))(ξ)

comme
!0
−1 2a
fb5 (ξ) = F(xf2 (x))(ξ) =
2iπ a2 + 4π 2 ξ 2
8iaπξ
=− .
(a2 + 4π 2 ξ 2 )2

Donc
8iaπξ
fb5 (ξ) = −
(a2 + 4π 2 ξ 2 )2
(1) Calculer la valeur de l’intégrale
Z +∞
sin πx
I= e−2π|x| dx
−∞ πx
4

Réponse : On sait que F χ[− a2 , a2 ] (x) (ξ) = sin(πaξ)



πξ
. Donc pour a = 1 on obtient
 sin(πξ)
F χ[− 1 , 1 ] (x) (ξ) = πξ .On applique le théorème d’inversion on obtient
2 2

sin(πξ) 
χ[− 1 , 1 ] (x) = F (x) = b
h(ξ).
2 2 πξ

De plus le fait que I est convergente car x 7−→ e−2π|x| sinπxπx est continue sur R
et on a
sin πx
e−2π|x| ≤ e−2π|x| ∈ L1 (R)
πx
Rappel : Si f, g ∈ L1 (R) alors fb.g ∈ L1 (R) et [Link] ∈ L1 (R) et on a
Z Z
f.b
g dx = [Link]
R R

Puisque on a f (x) = χ[− 1 , 1 ] (x) ∈ L1 (R) et g(x) = e−2π|x| ∈ L1 (R) et comme


2 2

fb(x).g(x) = e−2π|x| sinπxπx ∈ L1 (R) et f (x)b


g (x) = π1 1+x
1 1
2 ∈ L (R). Alors

Z +∞ Z +∞ Z +∞
−2π|x| sin πx
I= e dx = g(x)fb(x)dx = gb(x).f (x)dx
−∞ πx −∞ −∞
Z 1
1 +2 1
= dx
π − 12 1 + x2
2 1
= [arctan(x)]02
π
2 1
= arctan( ).
π 2

Exercice 2 : Soit a ∈ R et b > 0.


(1) Calculer fbb (ξ) où fb (x) = e−b|x| .
Réponse : Il est claire que fb ∈ L1 (R), donc pour tout ξ ∈ R

2b
F(fb )(ξ) = (voir exercice 1).
b2 + 4π 2 ξ 2
R +∞ cos(ax) R +∞ 1
(2) En déduire la valeur Ia,b = 0 x2 +b2
dx, puis trouver la valeur de 0 1+x2
dx,
5

cos(ax)
Réponse : On remarque que x 7−→ x2 +b2
est une fonction paire donc
Z +∞
cos(ax)
Ia,b = dx
0 x 2 + b2
1 +∞ cos(ax)
Z
= Ia,b = dx
2 −∞ x2 + b2
1 +∞
Z
1
= 2 2
eaix dx (pour x = 2πy)
2 −∞ x + b
2π +∞ 2π +∞
Z Z
1 2iπay 2b
= 2 2 2
e dy = e2iπay dy
2 −∞ b + 4π y 4b −∞ b + 4π 2 y 2
2

π +∞ b
Z
π π
= fb (y)e2iπay dy = fb (a) = e−b|a| .
2b −∞ 2b 2b
Pour a = 0 et b = 1 on obtient
Z +∞
1 π
2
dx = .
0 1+x 2

Exercice 3 : Soit n ∈ N∗ .
(1) Déterminer la transformé de fourier de l’application gn définie sur R par gn (x) =
|x|
e−2π n .
Réponse : D’après Exercice 1 on conclure de la transformée de Fourier de l’appli-
7 → e−a|x| que La transformée de Fourier de l’application gn est donnée
cation x −
par
n 1
gbn (ξ) = , ∀ ξ ∈ R.
π 1 + n2 ξ 2
(2) Justifier, pour f ∈ L1 (R),
Z Z
−2π
|x| 1 x 1
fb(x)e n dx = f( ) dx
π n 1 + x2
|x|
Réponse : On a f ∈ L1 (R) et gn = e−2π n ∈ L1 (R). Donc d’après la proposition
2.2.5 page 16 (Formule d’échange) on obtient que fbgn ∈ L1 (R) et f gbn ∈ L1 (R) et
Z Z
|x|
−2π n
f (x)e
b dx = fb(x)gn (x)dx (Formule d’échange)
Z
= f (x)gbn (x)dx
Z
n 1
= f (x) 2 2
dx on pose x = ny
π 1+n x
Z
1 y 1
= f( ) dy.
π n 1 + y2
6

(3) On suppose que f ∈ L1 (R) ∩ L∞ (R) et fb ≥ 0.


(a) Montrer fb ∈ L1 (R).
Réponse : On utilise le théorème de convergence Monotone
Rappel : Théorème (théorème de convergence Monotone ou Beppo
Levi) Soit fn une fonction mesurable positive telle que, pour tout n ; fn ≤ fn+1 .
Alors la fonction f = limn7→+∞ fn définie sur X à valeurs dans R par f (x) =
limn7→+∞ fn (x) qui est mesurable positive et ona
Z Z Z
lim fn (x)dx = lim fn (x)dx = f (x)dx.
n7→+∞ X X n7→+∞ X

Application : On a
Z Z
−2π
|x| 1 y 1
fb(x)e n dx = f( ) dy
π n 1 + y2
kf k∞
Z
1
≤ dy = kf k∞ .
π 1 + y2
|x|
On pose hn (x) = fb(x)e−2π n . Comme f ∈ L1 (R) donc fb ∈ C0 (R) donc fb est
mesurable de plus fb ≥ 0 alors hn est mesurable positive, de plus on peut vérifier
facilement que
hn (x) ≤ hn+1 (x), ∀ x ∈ R.
Comme ∀ x ∈ R on a limn7→+∞ hn (x) = fb(x) On alpplique ce Théorème on
obtient
Z Z Z
|x|
−2π n
f (x)e
b dx = hn (x)dx −→n→+∞ fb(x)dx.
R R R

Donc Z
fb(x)dx ≤ kf k∞ < ∞.
R

Alors fb ∈ L1 (R).
R
(b) Si f est continue en 0, que vaut fb(x)dx ?
Réponse : D’après le théorème d’inversion de Fourier Si f, fb ∈ L1 (R). Alors
fb(a) = f (−a) [Link] de plus f est continue en a ∈ R, alors fb(a) = f (−a) pour
b b
tout a ∈ R.
Application : On a
Z Z
−2iπξ×0
f (0) = f (0) = f (x)e dx = fb(x)dx
bb b
R R

alors Z
fb(x)dx = f (0).
R
7

Exercice 4 : Trouver f ∈ L1 (R) telle que


Z x Z +∞
2
f (t)e 2(t−x)
dt + f (t)e−2(t−x) dt = e−x .
−∞ x

Indication : On pourra remarquer que l’égalité precedente peut se mettre sous la


forme f ∗ g = h
Réponse : On a
Z x Z +∞ Z +∞
−2(t−x)
f (t)e 2(t−x)
dt + f (t)e dt = f (t)e−2|x−t| dt
−∞ x −∞
−2|x|
= f ∗ g(x), avec g(x) = e .
R +∞
On pose h(x) = −∞
f (t)e−2|x−t| dt. Donc
2
f ∗ g(x) = h(x) = e−x .

on a
• f ∈ L1 (R) est l’inconnue.
• g(x) = e−2|x| ∈ L1 (R).
• Alors f ∗ g ∈ L1 (R)
Donc
∗ g = fb · gb
f[
ce qui implique

fb(ξ) · gb(ξ) = b
h(ξ). (1)

D’après le Lemme 2.2.1 on obtient


√ 2 ξ2
h(ξ) =
b πe−π , ξ∈R (2)

et on a
4 1
gb(ξ) = F e−2|x| (ξ) =

= , ξ ∈ R. (3)
4 + 4π 2 ξ 2 1 + π2ξ 2

Donc on remplace (2) et (3) danc (1) on obtient


h 1 i √ 2 2
fb(ξ) 2 2
= πe−π ξ
1+π ξ
8

ce qui implique
√ 2 2
fb(ξ) = π(1 + π 2 ξ 2 )e−π ξ
√ 2 2 √ 2 2
= πe−π ξ + π 2 ξ 2 πe−π ξ
1 √ 2 2
h(ξ) + − (−4π 2 ξ 2 ) πe−π ξ
=b
4 | {z }
h(ξ)
b

1
h(ξ) + −
=b (2iπξ)2b
h(ξ)
4 | {z }
h
c00 (ξ)

1
h(ξ) − hb00 (ξ)
=b
4
alors
1
h(ξ) − hb00 (ξ)
fb(ξ) = b
4
on applique la transformée de Fourier à pour cette égalité, on obtient

1b 1
h(ξ) − hb00 (ξ) ⇔ f (−ξ) = h(−ξ) − h00 (−ξ)
fb(ξ) = b
b b
4 4
alors
1 2
f (x) = h(x) − h00 (x), avec h(x) = e−x .
4

Exercice 5 : Résoudre dans L1 (R) l’équation f ∗ f = f


Réponse : On a f ∈ L1 (R) donc f ∗f ∈ L1 (R). On applique la transformée de Fourier
à l’équation f ∗ f = f et on utilise la transformée de Fourier d’une Convolution on
obtient  2
f[∗ f (x) = fb(x) ⇔ fb(x) = fb(x)
d’où  
fb(x) fb(x) − 1 = 0 ⇒ fb(x) ∈ {0 ou 1}
Comme f ∈ L1 (R) donc fb ∈ C0 (R) donc f est continue sur R et on a lim|x|7→∞ fb(x) =
0. Alors
Fourier inverce
fb(x) = 0 ⇒ f ≡ 0.
École Nationale d’Ingénieurs de Monastir
1 ère année, Génie Mécanique.
Année universitaire : 2019/2020

Feuille d’exercices 2
Transformation de Laplace

Exercice 1 : Calculer la transformée de Laplace de chacune des fonctions suivantes.


i) e−t + et cos(2t) − 32 sin(2t) et e−t 21 t2 − t + 1 − e−2t .
 

ii) f (t) = tn , f (t) = tn e−at , f (t) = eat cos(wt) et f (t) = eat sin(wt).
iii) f (t) = t cos(wt), f (t) = t2 sin(wt).

Exercice 2 : En utilisant la transformée de Laplace, calculer les intégralles suivantes.


R +∞ R +∞
i) 0 t cos te−2t dt et 0 cos2 te−2t dt
R +∞
ii) 0 sin(3t + 1)e−3t dt.
R +∞ 2
Exercice 3 : On pose G(t) = 0 e−tx dx
(1) Calculer L(G)(s), s > 0.

(2) En déduire G(t) (on rappelle que Γ( 21 ) = π).

Exercice 4 : On désigne par L(y) la transformée de Laplace de la fonction y.


(1) Calculer L( sint t )(s), s > 0.
(2) On considère l’équation différentielle.
 00
ty + 2y 0 + ty = 0
(E) :
y(0) = 1, y 0 (0) = c
(a) On pose Y (s) = L(y)(s), s > 0. Calculer Y (s).
(b) En déduire y(t) la solution de E.

Exercice 5 : Soit J0 (t) la solution de l’équation différentielle


tJ000 (t) + J00 (t) + tJ0 (t) = 0, vérifiant J0 (0) = 1, et J00 (0) = 0
on pose y(s) = L(J0 (t))(s) la transformée de Laplace de la fonction J0 (t).
(1) Montrer que y est solution de l’équation différentielle
d sy
y=− 2
ds s +1
(2) En déduire y(s) = L(J0 (t))(s) et L(J0 (at))(s).
(3) on pose J1 (t) = −J00 (t). Calculer L(J1 (t))(s),

Exercice 6 : Soit a ∈ R∗ . Montrer que


Z t
1
L( f (s)ds)(p) = L(f (t))(p)
0 p

Exercice 7 : Pour les réels p convenables


1) i) Montrer que Z t Z +∞
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ
0 u p p

(ii) calculer Z t
sinh u
L( du)(p), p > 1.
0 u
2) i) On admettant Z +∞ Z p
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ
t u p 0
calculer Z +∞
cos u
L( du)(p).
t u
3) i) Montrer que Z +∞ Z +∞
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ.
0 u p 0

(ii) En déduire que Z +∞ Z +∞


f (u)
du = L(f )(ξ)dξ.
0 u 0

(iii) Calculer Z +∞
sin u
du.
0 u

Exercice 8 : Calculer la transformée de Laplace de e de chacune des fonctions suivantes


i) La fonction y est solution de l’équation

y − 2y 00 + 2y 0 − y = sin t
 (3)
(E1 ) :
y 00 (0) = 0, y 0 (0) = 0, y(0) = 1.
ii) La fonction y est solution de l’équation

y + y 00 + y 0 + y = e3t
 (3)
(E2 ) :
y 00 (0) = 0, y 0 (0) = 0, y(0) = 1.

iii) La fonction y est solution de l’équation


 (3)
y + y = t2 et
(E3 ) :
y 00 (0) = −2, y 0 (0) = 0, y(0) = 1.
École Nationale d’Ingénieurs de Monastir
1 ère année, Génie Mécanique.
Année universitaire : 2019/2020

Correction Feuille d’exercices 2

Exercice 1 :

i) e−t + et cos(2t) − 23 sin(2t) et e−t 21 t2 − t + 1 − e−2t .


 

ii) f (t) = tn , f (t) = tn e−at , f (t) = eat cos(wt) et f (t) = eat sin(wt).
iii) f (t) = t cos(wt), f (t) = t2 sin(wt).
(i)
Réponse : ∗
3
L e−t + et cos(2t) − sin(2t) (p) = L e−t (p) + L et cos(2t) (p)
  
2
3
− L et sin(2t) (p)

2

On utilisant les résultats suivantes


L{f (x)eαx }(p) = F (p − α)
w
L{sin(wt)}(p) = 2
w + p2
p
L{cos(wt)}(p) = 2 ,
w + p2
Donc
3 1 p−1 3 2
L e−t + et cos(2t) −

sin(2t) (p) = + −
2 p + 1 (p − 1) + 4 2 (p − 1)2 + 4
2

1 p−4
= −
p + 1 (p − 1)2 + 2
p+7
= 
(p + 1) (p − 1)2 + 2

1 2 1
L e−t t − t + 1 − e−2t (p) = L t2 e−t (p) − L te−t (p)
   
2 2
+ L e−t (p) − L e−2t (p).

On utilisant les résultats suivantes
L{f (x)eαx }(p) = F (p − α)
1
L{eαx }(p) =
p−α
n!
L{tn }(p) = n+1 .
p
Donc
1 2 1
L e−t t − t + 1 − e−2t (p) = L t2 (p + 1) − L t (p + 1)
   
2 2
−t −2t

+ L e (p) − L e (p)
1 2 1 1 1
= · 3
− 2
+ −
2 (p + 1) (p + 1) p+1 p+2
2
p +p+1 1 1
= 3
− =
(p + 1) p+2 (p + 2)(p + 1)3

(ii) On a
n!
L{tn }(p) =
pn+1
n!
L{tn e−at }(p) = L{tn }(p + a) =
(p + a)n+1
w
L{eat sin(wt)}(p) =
w2
+ (p − a)2
p−a
L{eat cos(wt)}(p) = 2 ,
w + (p − a)2

(ii) En utilisant la formule suivante

L{xn f (x)}(p) = (−1)n F (n) (p) = (−1)n L{f (x)}(n) (p)

on obtient
w 00

L{t2 sin(wt)}(p) = L{sin(wt)}00 (p) =
w 2 + p2
 p 0
L{t cos(wt)}(p) = −L{cos(wt)}0 (p) = ,
w 2 + p2

Exercice 2 :

i) Réponse : On a
Z +∞
t cos te−2t dt = L t cos t (2).

0
p2 −ω 2

On sait que L t cos(ωt) (p) = (p2 +ω 2 )2
, donc
+∞
4−1
Z
3
t cos te−2t dt = L t cos t (2) =

= .
0 25 25

ii) Réponse : On a
Z +∞
cos2 (t)e−2t dt = L cos2 (t) (2)

0
1 + cos(2t) 
=L (2)
2
1 1
= L(1)(2) + L(cos(2t))(2)
2 2
11 1 2 3
= + = .
22 24+4 8

iii) Réponse : On a sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a, donc


Z +∞
sin(3t + 1)e−3t dt = L sin(3t + 1) (3)

0

= L sin(3t) cos 1 + sin 1 cos(3t) (3)
 
= cos(1)L sin(3t) (3) + sin(1)L cos(3t) (3)
3 3
= cos(1) + sin(1)
9+9 9+9
1 
= cos(1) + sin(1) .
6
iv) Réponse :
+∞
sin2 t sin2 (t) 
Z
dt = L (1)
0 t t
Z +∞
L sin2 (t) (u)du

=
Z1 +∞
1 − cos(2t) 
= L (u)du
1 2
1 +∞ 1 +∞
Z Z
= L(1)(u)du − L(cos(2t))(u)du
2 1 2 1
1 +∞ 1 1 +∞ u
Z Z
= du −
2 1 u 2 1 u2 + 4
" #+∞
1 √
= ln u − ln u2 + 4
2
1
1h u i+∞
= ln √
2 u2 + 4 1
1
= ln(5).
4
R +∞ 2
Exercice 3 : On pose G(t) = 0
e−tx dx
(1) Calculer L(G)(s), s > 0.
Réponse : On a
Z +∞
L(G)(s) = G(t)e−st dt
Z0 +∞ Z +∞
2
= e−tx e−st dxdt.
0 0

En utilisant le Théorème de Fubini : Puisque


Z +∞
2 −1  −t(x2 +s) +∞ 1
e−t(x +s) dt = 2 e 0
= 2 <∞
0 x +s x +s
Z +∞ Z +∞ Z +∞ √
−tx2 −st −st −tx2 −st 2
e e dx = e e dx = e e−( tx) dx
0 0 0
√ −st Z +∞
r
u = tx e −u2 π −st
= √ e du = e < ∞.
t 0 t
Donc le Théorème de Fubini s’applique dans notre cas on obtient
Z +∞ Z +∞
2
L(G)(s) = e−tx e−st dtdx
Z0 +∞ 0Z +∞ 
−t(x2 +s)
= e dt dx
0 0
Z +∞
1
= 2
dx
0 x +s
v = √xs √s Z +∞ 1
= dv
s 0 1 + v2
1  +∞ π 1
= √ arctan(v) 0 = √ .
s 2 s

alors
π 1
L(G)(s) = √ .
2 s

(2) En déduire G(t) (on rappelle que Γ( 21 ) = π).
Réponse : Puisque
Z +∞
1 1
Γ( ) = t 2 −1 e−t dt
2
Z0 +∞
1
= √ e−t dt
0 t
Z +∞
t = us 1
= s √ e−us du
0 us
Z +∞
√ 1 √
= s √ e−us du = π.
0 u

alors
Z +∞ √ 1
1 1 2 π 1 2
L( √ )(s) = √ e−us du = π √ = √ √ = √ L(G)(s).
t 0 u s π2 s π

ce qui implique

π 1
L(G)(s) = L( √ )(s).
2 t
Comme la transformée de Laplace est bijective alors

π 1
G(t) = √ .
2 t
Exercice 4 :

(1) Calculer L( sint t )(s), s > 0.


Réponse : On sait que
 f (t)  Z +∞ 
L (s) = L f (t) (u)du.
t s

Donc
Z +∞
sin t 
L( )(s) = L sin(t) (u)du
t
Zs +∞
1
= du
s 1 + u2
π
= − arctan(s).
2
(2) On considère l’équation différentielle.
 00
ty + 2y 0 + ty = 0
(E) :
y(0) = 1, y 0 (0) = c

(a) On pose Y (s) = L(y)(s), s > 0. Calculer Y (s).


Réponse : On applique la transformée de Laplace à l’équation (E), obtient

L ty 00 (t) (s) + 2L y 0 (t) (s) + L ty(t) (s) = 0


  

On sait que
0
L{f (n) (x)}(p) = pn F (p) − pn−1 f (0+ ) − pn−2 f (0+ ) − · · · − pf (n−2) (0+ ) − f (n−1) (0+ )
L{xn f (x)}(p) = (−1)n F (n) (p).

Donc
0 0
− s2 L y(t) (s) − sy(0) − y 0 (0) + 2 sL y(t) (s) − y(0) − L y(t) (s) = 0
    

"⇒"
0
− s2 Y (s) − s − c + 2 sY (s) − 1 − Y 0 (s) = 0 ⇔ −(1 + s2 )Y 0 (s) − 1 = 0,
  

d’où
−1
Y 0 (s) =
1 + s2
donc
−1
Z
Y (s) = ds = − arctan(s) + λ,
R 1 + s2
d’une part 
lim Y (s) = lim L y(t) (s) = 0,
s→+∞ s→+∞

d’autre part
 π
lim Y (s) = lim − arctan(s) + λ = − + λ,
→+∞ s→+∞ 2
alors
 π sin(t) 
Y (s) = L y(t) (s) = − arctan(s) = L (s), s > 0.
2 t
Conclusion  sin(t)
 t si t > 0
y(t) = 0 si t < 0
1 si t = 0

Exercice 5 :
Soit J0 (t) la solution de l’équation différentielle

tJ000 (t) + J00 (t) + tJ0 (t) = 0, vérifiant J0 (0) = 1, et J00 (0) = 0

on pose Y (s) = L(J0 (t))(s) la transformée de Laplace de la fonction J0 (t).


(1) Montrer que Y est solution de l’équation différentielle
d sY
Y =− 2 .
ds s +1
Réponse : On applique la transformée de Laplace à l’équation (E) définie par

(E) : tJ000 (t) + J00 (t) + tJ0 (t) = 0, vérifiant J0 (0) = 1, et J00 (0) = 0

comme Y (s) = L(J0 (t))(s), on obtient

L tJ000 (t) (s) + L J00 (t) (s) + L tJ0 (t) (s) = 0.


  

On sait que
0
L{f (n) (x)}(p) = pn F (p) − pn−1 f (0+ ) − pn−2 f (0+ ) − · · · − pf (n−2) (0+ ) − f (n−1) (0+ )
L{xn f (x)}(p) = (−1)n F (n) (p).

Donc 0  0
− s2 L J0 (t) (s) − s + sL J0 (t) (s) − 1 − L J0 (t) (s) = 0
   

"⇒"
−2sY (s) − s2 Y 0 (s) + 1 + sY (s) − 1 − Y 0 (s) = 0
donc
s
−(s2 + 1)Y 0 (s) = sY (s) ⇔ Y 0 (s) + Y (s) = 0
1 + s2
alors Y est solution de l’équation différentielle
d sY
Y =− 2 .
ds s +1
(2) En déduire Y (s) = L(J0 (t))(s) et L(J0 (at))(s).
Réponse : On a J0 est solution de l’équation différentielle
d sY
Y =− 2 .
ds s +1
donc

R s
ds 1 2 k
Y (s) = ke 1+s2 = ke− 2 ln(1+s ) = √ , ∀s>0
1 + s2
de plus
 k
Y (s) = L J0 (t) (s) = √
1 + s2
comme
lim sL J0 (t) (s) = J0 (0+ )

s→+∞

d’une part 
lim sY (s) = lim sL J0 (t) (s) = J0 (0) = 1,
s→+∞ s→+∞

d’autre part
sk sk
lim sY (s) = lim √ = lim q = k,
s→+∞ s→+∞ 1+s 2 s→+∞ 1
s 1+ s2

alors
 1
L J0 (t) (s) = √ , s > 0.
1 + s2
De plus
 1  s 1 1 1
L J0 (at) (s) = L J0 (t) ( ) = p = √ .
a a a 1 + ( as )2 a2 + s 2

(3) on pose z(t) = −J00 (t). Calculer L(z(t))(s).


Réponse : On a

L z(t) (s) = L − J00 (t) (s)


 
  
= − sL J0 (t) (s) − J0 (s)
s
= −√ + 1.
1 + s2
Exercice 6 :
C’est la Proposition 1.1.4 :
Soit a ∈ R∗ .
Montrer que Z t
1
L( f (s)ds)(p) = L(f (t))(p)
0 p

Rx
Réponse : Posons g(x) = 0
f (t)dt. D’après le résultat du cours, on a

L{g 0 (x)}(p) = pL{g(x)}(p) − g(0+ ) = pL{g(x)}(p),

car g(0) = 0. Or g 0 (x) = f (x), d’où L{g 0 (x)} = L{f (x)}. On en déduit que
pL{g(x)} = L{f (x)}, c’est-à-dire
nZ x o 1 F (p)
L f (t)dt = L(f (t)) = ,
0 p p

Exercice 7 :

Pour les réels p convenables


1) i) Montrer que Z t Z +∞
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ.
0 u p p
Rt f (t)
Réponse : Posons g(t) = 0 u
du. D’après le résultat du cours, on a

L{g 0 (t)}(p) = pL{g(t)}(p) − g(0+ ) = pL{g(t)}(p),

car g(0) = 0. Or g 0 (t) = f (t)


t
, d’où L{g 0 (t)} = L{ f (t)
t
}. On en déduit que
f (t)
pL{g(t)} = L{ t }. Puisque le lemme 1.1.1, donne
 f (t)  Z +∞

L (p) = L f (t) (ξ)dξ
t p

c’est-à-dire
t
nZ 1 +∞
Z
f (u) o 1 f (t) 
L du (p) = L{ }(p) = L f (t) (ξ)dξ,
0 u p t p p

(ii) calculer Z t
sh(u)
L( du)(p), p > 1.
0 u
Réponse : D’après 1)(i), on obtient
Z t
1 +∞
Z
shu 
L( du)(p) = L sh(t) (ξ)dξ
0 u p p
1 +∞ 1
Z
= dξ
p p ξ2 − 1
1 ξ − 1 +∞
= ln
2p ξ+1 p
1 p − 1
= − ln .
2p p+1
2) i) On admettant Z +∞ Z p
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ
t u p 0
calculer Z +∞
cos u
L( du)(p).
t u
Réponse : D’après 2)(i), on obtient
Z +∞
1 p
Z
cos u 
L( du)(p) = L cos(t) (ξ)dξ
t u p 0
1 p ξ
Z
= dξ
p 0 ξ2 + 1
1 p
= ln(ξ 2 + 1) 0
2p
1
= ln(p2 + 1).
2p
3) i) Montrer que Z +∞ Z +∞
f (u) 1
L( du)(p) = L(f )(ξ)dξ.
0 u p 0

Réponse : D’après 1)(i) et 2) (i), on obtient


Z +∞ Z t Z +∞
f (u) f (u) f (u)
L( du)(p) = L( du)(p) + L( du)(p)
0 u 0 u t u
1 +∞ 1 p
Z Z
= L(f )(ξ)dξ + L(f )(ξ)dξ
p p p 0
1 +∞
Z
= L(f )(ξ)dξ.
p 0
(ii) En déduire que Z +∞ Z +∞
f (u)
du = L(f )(ξ)dξ.
0 u 0
Réponse : Puisque la trasformée de Laplace est bijective, donc

!
Z +∞ Z +∞
−1 f (u) 1
L L( du)(p) = L−1 L(f )(ξ)dξ
0 u p 0
Z +∞  
−1 1
= L (t)L(f )(ξ)dξ.
0 p

Alors
Z +∞ Z +∞
f (u)
du = L(f )(ξ)dξ.
0 u 0

(iii) Calculer Z +∞
sin u
du.
0 u
Réponse : D’après 3) (ii), ob obtient
Z +∞ Z +∞
sin u
du = L(sin u)(ξ)dξ
0 u 0
Z +∞
1
= dξ
0 1 + p2
π
= .
2

Exercice 4 :

On considère l’équation différentielle.

y − 2y 00 + 2y 0 − y = sin t
 (3)
(E1 ) :
y 00 (0) = 0, y 0 (0) = 0, y(0) = 1.

(a) On pose Y (s) = L(y)(s), s > 0. Calculer Y (s).


Réponse : On applique la transformée de Laplace à l’équation (E1 ), obtient

L y 000 (t) (p) − 2L y 00 (t) (p) + 2L y 0 (t) (p) − L y(t) (p) = L sin(t) (p)
    

On sait que

0
L{f (n) (x)}(p) = pn F (p) − pn−1 f (0+ ) − pn−2 f (0+ ) − · · · − pf (n−2) (0+ ) − f (n−1) (0+ ).
On obtient

[p3 Y (p) − p2 y(0) − py 0 (0) − y 00 (0)] − 2[p2 Y (p) − py(0) − y 0 (0)]


1
+ 2[pY (p) − y(0) − y 00 (0)] − Y (p) =
1 + p2
comme
y 00 (0) = 0, y 0 (0) = 0, y(0) = 1,
donc

1
[p3 Y (p) − p2 ] − 2[p2 Y (p) − p] + 2[pY (p) − 1] − Y (p) =
1 + p2

ce qui implique

1
Y (p)[p3 − 2p2 + 2p − 1] − (p2 − 2p + 1) =
| {z } | {z } 1 + p2
(p−1)(p2 −p+1) (p−1)2

d’où

1
1+p2
+ (p − 1)2
Y (p) =
(p − 1)(p2 − p + 1)
1 p−1
= 2 2
+ 2
(1 + p )(p − 1)(p − p + 1) p − p + 1
a bp + c dp + e p−1
= + 2 + 2 + 2
p−1 p +1 p −p+1 p −p+1
| {z } | {z }
F (p) G(p)

ou a, b, c, d et e sont des constantes a détermier Puisque


1
(p − 1)F (p) on obtient a = .
p=1 2
De meme
1 1
(p2 + 1)F (p) on obtient b = −
et c = .
p=I 2 2
lim pF (p) = 0 = d on obtient d = 0.
p→+∞

et
F (0) = −1 = −a + c + e on obtient e = −1.
alors
1
1+p2
+ (p − 1)2
Y (p) =
(p − 1)(p2 − p + 1)
1 p−1
= +
(1 + p2 )(p − 1)(p2 − p + 1) p2 − p + 1
1 1 1 p−1 1 p−1
= · − 2
− 2 + 2
2 p−1 2p +1 p −p+1 p −p+1

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