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Temps de l'indicatif en français

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Mode indicatif

L’indicatif est un mode qui exprime des actions réelles.

1.1.1 Valeurs des temps passés


1. L’imparfait exprime :
- une action passée non achevée : Je chantais une chanson.
- une action simultanée dans le plan du passé : Je chantais quand il est entré.
- une action qui se répétait dans le passé : L’année passée, il allait à son bureau à 8 heures.
- une action qui devait se produire, mais qui ne s’est pas produite (en présence d’un complément
circonstanciel de condition) : Encore un moment et tout était fini.
- la valeur stylistique (pour les verbes terminatifs) : En 1939 commençait la Seconde
Guerre Mondiale.
2. Le passé simple exprime une action passée achevée (dans le style littéraire): Il traversa la rue.
3. Le passé composé exprime :
- une action passée achevée (dans le style standard et familier) : Il a écrit une lettre.
- une action passée généralisée (dans les proverbes) : Qui a bu boira.
- une action future achevée (avec insistance sur le caractère achevé de l’action) : Dans un instant j’ai
fini le devoir.
4. Le plus-que-parfait exprime :
- une action passée achevée avant une autre action passée : Il a dit qu’il avait pris le café.
- une action passée achevée (dans les propositions indépendantes) : Il avait fait le devoir.
- une action passée achevée avant une autre action passée qui se répétait dans le passé (en relation
avec un imparfait répétitif) : Dès qu’il avait fini son travail, il sortait.
5. Le passé surcomposé exprime une action passée achevée avant une autre action passée (dans le
français standard et familier, en relation avec un passé composé) : Dès qu’il a eu fini le devoir, il est
sorti.
6. Le passé antérieur exprime une action passée achevée avant un repère temporel passé (en
présence d’un passé simple ou d’un complément circonstanciel de temps) : Dès qu’il eut fini le
devoir, il sortit.
7. Le passé immédiat exprime une action passée récente : Il vient d’entrer.

1.1.2 Valeurs des temps futurs


1. Le futur simple exprime :
- une action qui doit se produire après le moment de la parole : Il viendra chez moi ce soir.
- une action imposée (à la IIe personne) : Tu viendras chez moi demain.
2. Le futur antérieur exprime :
- une action future antérieure à un repère temporel (une autre action future, un complément
circonstanciel de temps) : Dès que j’aurai fini le devoir, j’irai au cinéma. Vers 5 heures j’aurai fini
le devoir.
- une action accomplie dans le futur avec une nuance de certitude : Ce soir, j’aurai terminé mon
travail.
- une action probable (transposée au passé) : Il n’a pas trouvé ma lettre. Il l’aura perdue.
3. Le futur immédiat exprime :
- une action future proche du moment de la parole : Je vais te dire la vérité.
- une action future (dans le français familier) : Je vais partir demain.
- une action imposée (à la IIe personne) : Tu vas venir chez moi ce soir.
- une action future envisagée en tant qu’intention (dont le degré de probabilité est affaibli) : Je vais
partir en vacances l’année prochaine.

1.1.3 Futur antérieur


Formation. On forme le futur antérieur à l’aide du futur simple des verbes auxiliaires avoir ou
être et du participe passé du verbe à conjuguer : il aura fini ; il sera parti.
Valeur. Le futur antérieur exprime une action future, antérieure à une action également future,
ou à un moment futur.
Emploi
1. On emploie le futur antérieur dans les subordonnées de temps après les conjonctions après
que, dès que, aussitôt que, quand, lorsque, etc. : Je vous téléphonerai dès que je serai rentré.
2. On emploie le futur antérieur pour exprimer une action qui sera accomplie à un moment de
l’avenir, une action dont on aura, à ce moment-là, le résultat. Ce futur antérieur est accompagné
souvent d’un indicateur temporel : Dans deux heures, j’aurai tout fini. Il faut espérer qu’il aura
corrigé ce défaut.

1.1.4 Passé simple


Formation. On forme le passé simple selon trois modèles en fonction de la voyelle qui en fait
partie : -a, -i, -u.
1) les verbes du Ier groupe et les verbes aller et envoyer ont -a dans la terminaison : il parla,
sauf ils parlèrent ;
2) les verbes du IIe groupe ont -i dans la terminaison : il finit ;
3) les verbes du IIIe groupe ont -i ou -u dans la terminaison : il courut, il répondit.
Modèles de conjugaison
Conjugaison en a Conjugaison en i Conjugaison en u
Je parlai Je finis Je voulus
Tu parlas Tu finis Tu voulus
Il parla Il finit Il voulut
Nous parlâmes Nous finîmes Nous voulûmes
Vous parlâtes Vous finîtes Vous voulûtes
Ils parlèrent Ils finirent Ils voulurent
avoir être venir
J’eus Je fus Je vins
Tu eus Tu fus Tu vins
Il eut Il fut Il vint
Nous eûmes Nous fûmes Nous vînmes
Vous eûtes Vous fûtes Vous vîntes
Ils eurent Ils furent Ils vinrent
Avec la voyelle -a Avec la voyelle -i Avec la voyelle -u
verbes du Ier groupe : verbes du IIe groupe 1) verbes en -aître
parler – il parla finir – il finit connaître – il connut
verbes du IIIe groupe 2) verbes en -oir(oire)
verbes du IIIe groupe en -er : 1) en -frir, -vrir pouvoir – il put
aller – il alla ouvrir – il ouvrit vouloir – il voulut
envoyer – il envoya 2) en -endre, -ondre savoir – il sut
attendre – il attendit devoir – il dut
3) du type partir recevoir – il reçut
sortir – il sortit apercevoir – il aperçut
4) en -uire falloir – il fallut
traduire – il traduisit pleuvoir – il plut
5) en -eindre, -aindre, valoir – il valut
-oindre boire – il but
éteindre – il éteignit croire – il crut
6) des verbes vivre – il vécut
prendre – il prit plaire –il plut
dire – il dit se taire – il se tut
rire – il rit avoir – il eut
écrire – il écrivit être – il fut
mettre – il mit 3) trois verbes en -ir(e)
faire – il fit lire – il lut
suivre – il suivit courir – il courut
naître – il naquit mourir – il mourut
battre – il battit
perdre – il perdit
interrompre – il interrompit
vaincre – il vainquit
7) deux verbes en -oir
voir – il vit
s’asseoir – il s’assit
Remarques.
1. Tous les verbes en -ir on le passé simple en -i (sauf lire, courir, mourir).
2. Tous les verbes en -oir(e) ont le passé simple en -u (sauf voir et s’asseoir)

Valeur. Le passé simple exprime une action passée achevée ou une série d’actions achevées qui
se succèdent : Il ouvrit la porte et entra.
Emploi. On emploie le passé simple dans les textes littéraires (style littéraire), les récits
historiques, les contes et, parfois, dans les articles de presse. Le prince épousa la princesse et ils
furent très heureux. Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prit la Bastille.

1.1.5 Passé antérieur


Formation. On forme le passé antérieur à l’aide du passé simple des verbes auxiliaires avoir ou
être et du participe passé du verbe à conjuguer : il eut fini ; il fut sorti.
Valeur. Le passé antérieur exprime une action passée immédiatement antérieure à une autre
action passée.
Emploi
1. On emploie le passé antérieur dans les propositions subordonnées de temps introduites par les
conjonctions dès que, aussitôt que, sitôt que, après que, à peine… que, quand, lorsque et toujours
avec un passé simple dans la principale : Aussitôt qu’il eut fini le rapport, il partit. Dès que la danse
eut commencé, ils sortirent sur la terrasse.
2. On emploie le passé antérieur dans une proposition indépendante avec des compléments
circonstanciels exprimant la rapidité de l’accomplissement de l’action : En un clin d’œil, il eut
rangé les affaires.
Remarques.
1. Dans la subordonnée introduite par à peine… que, on fait l’inversion simple, si le sujet est exprimé par un pronom, et
complexe, si le sujet est exprimé par un nom : À peine le malade se fut-il levé, qu’il tomba de nouveau. À peine se fut-il
levé, qu’il tomba de nouveau.
2. Dans une subordonnée introduite par quand ou lorsque, qui précède la principale, on peut utiliser le verbe au passé
simple pour présenter les actions se déroulant l’une après l’autre sans insister sur leur succession rapide et immédiate :
Quand il sortit, elle referma la porte à clé.
3. Dans le français parlé le passé antérieur est remplacé par le passé surcomposé.

1.1.6 Passé surcomposé


Formation. On forme le passé surcomposé à l’aide du passé composé des verbes auxiliaires
avoir ou être et du participe passé du verbe à conjuguer : il a eu fini, il a été sorti.
Valeur. Le passé surcomposé exprime une action passée immédiatement antérieure à une autre
action passée.
Emploi
1. On emploie le passé surcomposé dans les propositions subordonnées de temps introduites par les
conjonctions après que, aussitôt que, sitôt que, dès que, à peine… que, quand, lorsque et toujours
avec un passé composé dans la principale : Dès que je l’ai eu aperçu, je me suis précipité vers lui.
2. On emploie le passé surcomposé dans une proposition indépendante avec des compléments
circonstanciels exprimant la rapidité de l’accomplissement de l’action : En quelques instants il a eu
rattrapé ses amis.

1.1.7 Temps immédiats


Futur immédiat. On forme le futur immédiat à l’aide du présent du verbe aller et l’infinitif du
verbe principal.
Je (ne) vais (pas) (me) laver Nous (n’) allons (pas) (nous) laver
Tu (ne) vas (pas) (te) laver Vous (n’) allez (pas) (vous) laver
Il/Elle (ne) va (pas) (se) laver Ils/Elles (ne) vont (pas) (se) laver
Remarque. Le pronom complément se place devant l’infinitif.
Valeurs et emploi
1. Le futur immédiat exprime une action très proche du moment de la parole : Je vais vous montrer
ce que je fais.
2. S’il y a un complément circonstanciel de temps le futur immédiat peut exprimer une intention, un
projet : L’été prochain je vais aller en France.
3. Le futur immédiat est souvent utilisé au lieu de futur simple en français familier : Fais attention,
tu vas tomber !
Futur immédiat dans le passé. On forme le futur immédiat dans le passé à l’aide de l’imparfait
du verbe aller et l’infinitif du verbe principal.
Je (n’) allais (pas) (me) laver Nous (n’) allions (pas) (nous) laver
Tu (n’) allais (pas) (te) laver Vous (n’) alliez (pas) (vous) laver
Il/Elle (n’) allait (pas) (se) laver Ils/Elles (n’) allaient (pas) (se) laver
Valeurs et emploi
1. Le futur immédiat dans le passé exprime, dans le plan du passé, les mêmes rapports entre les
actions que le futur immédiat dans le plan du présent : Elle m’a dit qu’elle allait partir.
2. Le futur immédiat dans le passé exprime une action qui devait se produire, mais dont la
réalisation a été empêchée par une autre action passée. Il s’emploie dans la proposition principale
d’une phrase à subordonnée circonstancielle de temps : J’allais sortir quand on m’a appelé au
téléphone.
Passé immédiat. On forme le passé immédiat à l’aide du présent du verbe venir, la préposition
de et l’infinitif du verbe principal.
Je (ne) viens (pas) de (me) laver Nous (ne) venons (pas) de (nous) laver
Tu (ne) viens (pas) de (te) laver Vous (ne) venez (pas) de (vous) laver
Il/Elle (ne) vient (pas) de (se) laver Ils/Elles (ne) viennent (pas) de (se) laver
Remarque. Le pronom complément se place devant l’infinitif.
Valeurs et emploi. Le passé immédiat exprime une action passée récente : Je viens de le
rencontrer.
Passé immédiat dans le passé. On forme le passé immédiat à l’aide de l’imparfait du verbe
venir, la préposition de et l’infinitif du verbe principal.
Je (ne) venais (pas) de (me) laver Nous (ne) venions (pas) de (nous) laver
Tu (ne) venais (pas) de (te) laver Vous (ne) veniez (pas) de (vous) laver
Il/Elle (ne) venait (pas) de (se) laver Ils/Elles (ne) venaient (pas) de (se) laver
Remarque. Le pronom complément se place devant l’infinitif.
Valeur et emploi. Le passé immédiat dans le passé exprime, dans le plan du passé, les mêmes
rapports entre les actions que le passé immédiat dans le plan du présent : Elle m’a dit qu’elle venait
de rentrer.

1.1.8 Concordance des temps


Temps de la proposition principale et temps de la proposition subordonnée
Proposition principale Proposition subordonnée
le verbe est : action simultanée – imparfait : qu’il faisait beau.
au passé composé Il a dit action antérieure – plus-que-parfait / passé immédiat dans le passé :
au passé simple Il dit qu’il avait fait beau. / qu’il venait de faire beau.
à l’imparfait Il disait action postérieure – futur dans le passé / futur immédiat dans le passé :
au plus-que-parfait Il avait dit qu’il ferait beau. / qu’il allait faire beau.

1.1.9 Discours indirect


1. Si le discours direct commence par les mots interrogatifs quand, pourquoi, où, combien,
comment, qui, lequel, quel, etc., le discours indirect commence par les mêmes mots. Il me
demande : « Quand partez-vous ? » → Il me demande quand je pars.
2. Si le discours direct commence par que, qu’est-ce que, qu’est-ce qui, le discours indirect
commence par ce que, ce qui. Il me demande : « Que lis-tu ? » → Il me demande ce que je lis. Il me
demande : « Qu’est-ce que vous attendez ? » → Il me demande ce que j’attends. Il me demande :
« Qu’est-ce qui l’intéresse ? » → Il me demande ce qui l’intéresse.
3. Si le discours direct commence sans mots interrogatifs, le discours indirect commence par le si
dubitatif. Il me demande : « Iras-tu à la gare ce soir ? » → Il me demande si j’irai à la gare ce soir.
Remarques.
1. D’habitude l’ordre des mots dans le discours indirect est direct (S+P) : Je ne sais pas où il va.
2. L’inversion est possible après les adverbes interrogatifs et ce que si le sujet est exprimé par un nom : Je ne sais pas
où va Pierre. Je ne sais pas ce que dit Hélène.
4. Si le discours direct est une affirmation, le discours indirect commence par que. Il dit : « Il fait froid dehors. » → Il
dit qu’il fait froid dehors.
5. Si dans le discours direct le verbe est à l’impératif, dans le discours indirect on utilise la préposition de + infinitif ou
le subjonctif.
Il me dit : « Dors ! » → Il me dit de dormir. / → Il me dit que je dorme.

La concordance des temps dans le discours indirect


1. Si le verbe qui introduit le discours indirect est au présent ou au futur, il n’y a pas de changement
de temps dans le passage du discours direct au discours indirect : Il affirme : « Je n’ai pas pris le
journal qui était sur la table. » → Il affirme qu’il n’a pas pris le journal qui était sur la table.
2. Si le verbe qui introduit le discours indirect est à un temps du passé, le changement de temps dans
le passage du discours direct au discours indirect se fait selon les règles de la concordance des
temps :
Discours direct Discours indirect
Le présent L’imparfait
Il a dit : « Vous êtes sauvés. » Il a dit que nous étions sauvés.
Le passé composé Le plus que parfait
Il a dit : « Je suis tombé. » Il a dit qu’il était tombé.
Le passé immédiat Le passé immédiat dans le passé
Il a dit : « Je viens de tomber. » Il a dit qu’il venait de tomber.
Le futur simple Le futur dans le passé
Il a dit : « Je viendrai chez toi.» Il a dit qu’il viendrait chez moi.
Le futur immédiat Le futur immédiat dans le passé
Il a dit : « Je vais partir. » Il a dit qu’il allait partir.
Le futur antérieur Le futur antérieur dans le passé
Il a dit : « J’aurai fini le devoir vers midi. » Il a dit qu’il aurait fini le devoir vers midi.
L’imparfait, le plus-que-parfait, conditionnel L’imparfait, le plus-que-parfait, conditionnel présent
présent Il a dit qu’il l’aimait.
Il a dit : « Je l’aimais. »
Changement des indicateurs temporels
Aujourd’hui / Ce soir Ce jour-là / Ce soir-là
En ce moment À ce moment-là
Hier / Avant-hier La veille / L’avant-veille
Demain / Après demain Le lendemain / Le surlendemain
Lundi dernier Le lundi précédent
Il y a trois jours Trois jours plus tôt
Dimanche prochain Le dimanche suivant
Dans trois jours Trois jours plus tard

SOURCES UTILISÉES
1. Boularès M., Frérot J.-L., Grammaire progressive du français avec 400 exercices, CLE International, Paris,
2012.
2. Chollet I., Robert J.-M., Précis de grammaire, CLE International, Paris, 2009.
3. Delatour D., Jennepin D., Léon-Dufour M., Teyssier B., Nouvelle Grammaire du Français. Cours de
Civilisation Française de la Sorbonne, Hachette, Paris, 2004.
4. Nikolskaia E., Goldenberg T., Grammaire française, École supérieure, Moscou, 1965.
5. Popova G., Kazakova G., Grammaire française. Cours pratique, École supérieure, Moscou, 1989.
6. Ribière M., Marriott Th., Gramatica limbii franceze pentru avansaţi, Teora, Bucureşti, 2002.

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