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Histoire-géographie 6eme

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HISTOIRE
GEOGRAPHIE 6éme

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HISTOIRE
CHAPITRE I- INTRODUCTION A L’ETUDE DE L’HISTOIRE
I- Définition et fonction de l’histoire
1) Définition de l’histoire
L’histoire est l’ensemble des faits, des événements passés concernant la vie de l'humanité,
d'une société, d'une personne,...
2) Fonction de l’histoire
a- Connaissance du Passé
L’histoire sert à connaître les faits et les événements passés. Il sert donc à décrire des
événements qui ont réellement existé. Par exemple : Qui ont inventé l’écriture ? C’est les
Mésopotamiens.
b- Explication du Présent
La connaissance des évènements passés nous sert d’expliquer le présent. Exemple : La
pratique de la riziculture malgache est héritée des indonésiens (apport).
c- Orientation du Futur
L’histoire nous sert à éviter les problèmes connus avant. Exemple : La guerre engendre des
pertes humaines. Pour éviter cela, il faut entreprendre une négociation.

II- La chronologie
1) Définition
C’est une succession dans le temps des événements historiques ou d'événements pertinents
relatifs à un individu, à une famille, à un mouvement, à une civilisation, à un pays etc.
Exemple : La chronologie de Madagascar
- 400 ans: Début de la période clanique
- 1500: Fin de la période clanique et début de la période des royaumes
- 1810: Début de la période du royaume
- 1896: Début de période coloniale
- 1960: Indépendance de Madagascar
2) Les unités de mesures temps :
Jour (24 h) ; Mois (28 ou 29 ou 30 ou 31 jours) ; année (12 mois) ; siècle (100 ans) ;
millénaire (1000 ans).
3) L’ère
C’est le point de départ d'une chronologie particulière.
- Ere chrétienne : commence à la naissance de Jésus Christ
- Ere musulmane : Commence le 16 juillet 622, où Mahomet « émigre » (hégire) à Yathrib
(Médine).

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4) L’écriture des unités de temps
Lorsqu'on cite un évènement, il faut toujours le situer par rapport à un point de repère.
Exemple: quand commence l'Antiquité?
L'Antiquité commence en 3300 avant l'ère chrétienne.L'Antiquité commence en -3300.

III- La frise chronologique


Construire une chronologie, c’est représenter visuellement l’histoire.
1) Le choix du sujet
Il y a de nombreuses possibilités de sujets :
- Chronologie de l’histoire d’une personne ou d’un pays : elle met en relief des événements de
la vie d’un personnage historique ou de l’histoire d’un pays.
- Chronologie comparative : permet de confronter différents types d’événements ou
différentes régions du monde à une même période.
- Chronologie d’une période particulière : une chronologie des Temps géologiques montrera
par exemple comment la vie sur Terre a évolué.
2) La collecte des informations
Une fois le sujet choisi, vous devez rechercher les informations correspondant à ce sujet.
Utilisez plusieurs sources (livres, CD-Roms, Internet) en veillant toujours à leur fiabilité. De
plus, il est essentiel de trier et de sélectionner les informations trouvées.
Il faut limiter le sujet dans le temps, vérifier les dates et panacher les périodes et les
événements (choisissez la forme que vous voulez donner aux différents types d’éléments de
votre chronologie).
3) La construction de la chronologie
a- Choix de l’échelle
Le choix de l’échelle est très important, par rapport aux événements que vous voulez montrer
et par rapport à la relation entre ces événements. Par exemple, l’échelle peut être :
 en mois et en années pour des événements comme des révolutions ou des règnes ;
 en décennies ou même en siècles pour de longues périodes historiques comme l’Europe au
Moyen Âge ;
 en millions d’années pour l’évolution biologique et pour les Temps géologiques ;
 en milliards d’années pour l’évolution de l’Univers.
b- La sélection des événements
Ne multipliez pas les événements, mais sélectionnez ceux qui vous paraissent les plus
pertinents et représentatifs de la problématique de votre sujet.
c- La représentation des événements
L’événement que vous avez sélectionné sera-t-il mieux représenté à l’aide d’une ligne
(figurant une période) ou à l’aide d’un point (figurant un moment précis) ?
4) La présentation de la chronologie
Une chronologie doit être lisible et attrayante :
 soyez imaginatif ;
 choisissez des couleurs et des formes qui aident à la compréhension de la période (par
exemple, choisir du bleu pour les événements politiques, du rouge pour les
événements culturels, etc.) ;
 vous pouvez ajouter des images et des légendes, mais n’ajoutez pas trop de texte ;
 faites simple ;
 ne choisissez pas des échelles et des quantités d’événements qui surchargeraient votre
chronologie ;
 veillez à la précision de l’échelle de temps et de vos dates.

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EXEMPLE DE FRISE CHRONOLOGIQUE

IV- Les documents historiques


1) Les documents écrits ou sources écrites
Ce sont des papiers portant témoignage d’un évènement ou d’un fait.
De plus, comme l’écriture utilise un support qui peut être conservé, elle permet de garder la
mémoire de ce qui a été dit ou fait ; et elle ouvre la voie à l’histoire (puisqu’on peut garder la
trace du passé).
Exemple : Le « sorabe » : manuscrit arabico-malgache, connu après l’arrivée des Islamisés du
Sud-est (XVIème et XVIIème siècle).
2) Les documents muets ou archéologiques (sources)
Ce sont des objets que nos anciens nous ont laissé. Ces preuves sont constituées par des traces
de structures d'habitats, des vestiges en surface ou enfouis.
Exemples :
- Le site d'Ambohimanana (Antananarivo-Atsimondrano) daté du 10e siècle est l'exemple
typique d'habitat ancien caractérisé par l'aménagement et l'occupation de la partie sommitale
d’une colline en espace habitable. Les structures apparentes sont composées de fossés, de
terrasses d'habitats, de soubassements de maisons, de tombeaux, et d’enclos à bétail.
- Plusieurs sites d’habitats anciens sont aussi localisés dans l’Androy. On peut citer Talaky,
Andranosoa, Beropitike, Andaro, datés du 10ème et 11ème siècles. Les occupants de ces sites
produisent de la poterie et travaillent le fer.
3) Les traditions orales
La tradition orale est une transmission de la culture par le moyen de la communication orale.
Transmission de bouche à oreille : « lova-tsofina ».
Exemples :
- Il est interdit de manger du rognon (vo-kena).
- La circoncision

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CHAPITRE II-LA PREHISTOIRE
I- La Préhistoire et ses grandes divisions
1) Définition de la préhistoire
La préhistoire (« avant l’histoire ») est une période chronologique de la vie de l'humanité
depuis l'apparition de l'homme jusqu'à celle de l'écriture. Elle est caractérisée par des grandes
évolutions, d’acquisitions techniques et culturelles.
2) Connaissance de la Préhistoire
-Les outils
A l’origine, les hommes utilisent de simples galets aménagés (pierre polie), puis des bifaces à
bords tranchants (pierre taillée): ce sont des outils adaptés à des usages divers (couper des
plantes, dépecer des animaux, etc.).
- La nourriture
Au départ, les hommes consomment de la viande cuite d’animaux morts dans des feux de
brousse, puis ils vont apprendre à maîtriser le feu. Ils s’en servent pour se réchauffer, éloigner
les bêtes sauvages, et durcir la pointe de leurs épieux.
- Mode de vie
Nomades, trouvant à manger en chassant et en cueillant des plantes, ils deviennent
sédentaires, et s’installent dans des villages. Ils commencent à domestiquer des animaux et à
faire pousser des plantes.
La préhistoire est connue via des recherches et des découvertes scientifiques.
a- Par l’intermédiaire de la fouille archéologique
L’archéologie est une étude scientifique des cultures et des modes de vie du passé par
l’analyse des vestiges matériels.
La fouille archéologique est une technique fondamentale de la recherche archéologique qui
permet de mettre au jour les témoignages du passé.
Exemple : Les découvertes de vestiges d’australopithèques ayant vécu en Afrique ont permis
de décrire leur aspect physique et son évolution, leur régime alimentaire, leur mode de
locomotion (bipède) et leur environnement.

b- Par la méthode de datation


C’est une méthode utilisée pour dater l'âge des roches et des minéraux, d'échantillons
d'origine animale ou végétale. C’est une technique mise au point pour par le chimiste
américain Willard Libby en 1947.

3) Les grandes divisions de la préhistoire


La période préhistorique débute par le paléolithique (âge de la pierre taillée) il y a environ
3 millions d’années. Elle se poursuit à travers le mésolithique. Et elle se termine au
néolithique, à l’âge de l’agriculture et de l’élevage, plus connu sous l’appellation d’« âge de
la pierre polie ».

II- La vie de l’homme durant la Préhistoire


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1) La vie de l’homme au Paléolithique
Paléolithique vient du grec palaios, « vieux », et lithos, « pierre ».
a- Transformation physique de l’homme

Les ancêtres de l’homme sont les australopithèques. Ils marchent déjà, mais sont aussi
capables de grimper dans les arbres.
Certains australopithèques sont à l’origine d’un nouveau primate à gros cerveau, capable
de tailler des outils rudimentaires : Homo habilis (« l’homme habile »), le premier homme,
apparu il y a 2,5 millions d’années.
Il y a 1,9 million d’années apparaît l’Homo erectus (« l’homme dressé »), descendant
d’Homo habilis. Plus grand, doté d’un plus gros cerveau.
Premier homme à s’aventurer hors d’Afrique, l’Homo erectus se répand rapidement dans tout
l’Ancien Monde. Il y a 250 000 ans, les Homo erectus d’Europe sont isolés des autres. Ils
vont évoluer progressivement vers l’homme de Neandertal (Homo neanderthalensis), petit et
trapu, qui est un bien meilleur fabriquant d’outils que ses ancêtres.
Les Homo erectus restés en Afrique évoluent quant à eux vers l’homme moderne (l’Homo
sapiens, « l’homme qui sait »), c’est-à-dire notre espèce.
b- L’outillage primitif
- Galet aménagé par l’homo habilis
C’est une grosse pierre sur laquelle on a donné quelques coups directs avec une autre pierre
pour dégager une ou deux facettes. Il utilise les côtés tranchants de ces outils pour couper la
viande, racler et casser les os, couper des plantes, etc.

- Le Biface de l’homo erectus


C'est une pierre taillée sur les deux faces, à bords tranchants. Avec ce biface, il est possible
d’empoigner comme une sorte de hache sans manche.

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- L’industrie sur éclats


C’est un instrument obtenu en frappant deux galets l’un contre l’autre de manière à en
détacher des éclats pour en dégager des bords tranchants et rectilignes. Ces outils pouvaient
servir à hacher, couper ou racler.
- Le « marteau » et le « burin »
Enfin, pour affiner la taille, l’Homo sapiens ne frappe plus directement sur l’objet à tailler : ils
utilisent un intermédiaire, un « burin », en os, en ivoire ou en bois de cerf, sur lequel ils
frappent avec un « marteau » de pierre ou d’os. Cette technique permet non seulement de
fabriquer des outils très variés, mais aussi de sculpter des objets.
c- Chasse et cueillette
Au paléolithique, les hommes vivaient de chasse, de pêche et de cueillette. La chasse se
développe avec la production d’outils plus spécialisés et avec l’émergence d’un esprit
communautaire favorisant la chasse collective. Les animaux chassés étaient très variés : les
herbivores (le cheval, le bison, le cerf…) étaient chassés pour leur viande, tandis que les
carnivores étaient plutôt recherchés pour leur fourrure.
d- La découverte du feu
Le feu a déjà existé mais la production du feu par l’homme a été le fruit du hasard.
- En fabriquant un outil en frappant un silex avec une autre pierre, un homme a produit une
étincelle qui a enflammé une touffe d’herbe sèche.
- Des hommes ont découvert qu’en frottant des morceaux de bois entre eux, le bois se
réchauffait et finissait par pouvoir prendre feu.
Grâce au feu, l’Homme dispose de lumière, de chaleur, d’une arme contre les animaux et
d’une méthode de cuisson pour ses aliments.
e- Le nomadisme
C’est un mode de vie comportant des déplacements continuels (par opposition à sédentaire).
Les peuples paléolithiques présentaient un comportement nomade, suivant les déplacements
des animaux en fonction de leurs migrations saisonnières.
2) La vie de l’homme au Néolithique
Le mot « Néolithique » vient du grec neo, « nouveau » et de lithos « pierre »
a- L’amélioration de l’outillage
Cette période est marquée par la fabrication d’outils de pierre polie. Le polissage marque une
rupture technologique fondamentale entre les deux périodes. En rendant les tranchants plus
efficaces et plus résistants, le polissage des outils en pierre a permis de généraliser les
défrichages et de favoriser l’émergence de l’agriculture.
b- La sédentarisation

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Les hommes ont abandonné la vie nomadique du chasseur-cueilleur au profit d'une vie
sédentaire. Le néolithique voit l’émergence des premiers villages, aux maisons construites
avec les matériaux locaux : briques de terre séchée, pierre brute et rondins de bois isolés.
La sédentarisation s’est accompagnée d’un important déboisement, comme en témoignent les
nombreuses maisons en bois.
c- La pratique de l’agriculture
Lorsque l’homme est devenu sédentaire, ils commencent à domestiquer des animaux et à faire
pousser des plantes. C’est le passage de la paléolithique au néolithique. On parle souvent de
« révolution néolithique » pour désigner ce changement radical de mode de vie.
III- L’importance de la Préhistoire africaine
L’Afrique a vu naître les ancêtres de l’homme moderne. Ce sont des outils (galets) qui ont été
mis au jour en premier. Puis de nombreux fossiles ont été trouvés.
1) Les sites archéologiques
a- Au Sahara
L'abondance des fossiles et de l'outillage néolithique atteste une ère de vie au Sahara.
- Le site de tassili des Ajjer, situé dans le Sahara, dans le sud-est de l'Algérie. Les peintures
rupestres qui ont fait la notoriété du tassili des Ajjer ont été découvertes par le lieutenant
Brenans en 1934. Elles évoquent le Sahara vert, au cours des six derniers millénaires av. J.-C.
La fresque ici photographiée date de la période dite « des pasteurs à bovidés », c'est-à-dire
entre 4000 et 2500 av. J.-C.

Peintures rupestres du tassili des Ajjer (Algérie)


b- Dans le Rift Valley
Il y a plus de 1,5 million d’années, la région de la Rift Valley voit apparaître Homo habilis et
Homo erectus. Homo sapiens, le premier homme véritable, apparaît en Afrique il y a plus de
200.000 ans.
- Le site d’Omo-Shungura
C’est une région du sud-ouest de l’Éthiopie, située dans la grande fracture de la Rift Valley.
Plusieurs milliers de vestiges de faune de vertébrés ont été trouvés, dont plus de
400 fragments d’hominidés des genres Australopithecus et Homo.
- Le site de Melka-Kunturé

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C’est un gisement archéologique d’Éthiopie. Il fait partie du système de fractures de la Rift
Valley. On y trouve une foule de sites paléolithiques.
2) Le climat de l’Afrique préhistorique favorable au peuplement
On distingue trois grandes périodes de pluie. Ces périodes s’étendent sur plusieurs centaines
de siècles. Les animaux (surtout les gibiers) que l’on trouve maintenant dans la forêt
tropicale et dans la savane vivaient sur tout le continent africain. Donc, l’Afrique est une
région favorable au peuplement humain.
a- Apparition de l’homme
C’est dans la région des grands lacs africains, qu’on a découvert les traces les plus anciennes
de l’apparition de l’homme, surtout autour du lac Victoria et au sud de l’Ethiopie. Depuis,
l’homme a commencé à s’aventurer. L’homme préhistorique, parcourt le monde à la
recherche de territoires plus riches en fruits, en racines, et surtout en gibier.
b- Expansion de l’espèce humaine
Les Homo erectus, grands marcheurs, sont les premiers hommes à quitter l’Afrique.
Les hommes vont d’abord jusqu’au Proche-Orient, puis dans toute l’Europe et en Asie,
jusqu’en Extrême-Orient.
Les hommes modernes (Homo sapiens) quittent à leur tour l’Afrique, pour gagner l’Europe
puis l’Asie. À partir de là, les hommes modernes vont coloniser la planète entière. Puis, ils
gagnent la Nouvelle-Guinée et l’Australie. Enfin, l’Amérique est atteinte. Les hommes
seraient passés du nord-est de l’Asie. A cette époque, le niveau des mers est beaucoup plus
bas qu’aujourd’hui (on est en pleine période glaciaire et l’eau est bloquée dans les glaciers), et
l’actuel détroit de Béring est un « pont terrestre » qui unit la Sibérie à l’Alaska.
3) Lucy (Lucie)
C’est le nom donné au squelette fossile d’un jeune australopithèque ayant vécu il y a environ
3 millions d’années ; découverte en Éthiopie en 1974 par Yves Copens. Elle a été ainsi
nommée d’après la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds (Lucy dans le ciel
avec le diamand).
Lucy était âgée d’environ vingt ans. Mesurant entre 1,10 m et 1,20 m et avec des bras
relativement longs, elle marchait courbée et que sa bipédie était encore imparfaite. Son poids
est estimé à 25 kg. C’est la « doyenne de l’humanité » aujourd’hui.

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CHAPITRE III-ETUDE DE QUELQUES
CIVILISATIONS DE L’ANTIQUITE
I- Antiquité et notion de civilisation
1) Antiquité : début et fin
L’Antiquité, que l’on appelle aussi l’histoire ancienne, est la première des périodes de
l’histoire. S’étalant de 3000 avant J.-C. à 476 après J.-C., elle succède à la préhistoire
(« avant l’histoire ») et précède l’histoire médiévale.
On décrit l’histoire de l’humanité comme « antique » à partir du moment où l’homme
découvre un nouveau système de communication : l’écriture.
A partir de la découverte de l’écriture, de grandes civilisations se développent.

2) Civilisation
a- Définition
- Forme particulière de la vie d’une société dans les domaines moral et religieux,
politique, artistique, intellectuel et économique.

- Action de civiliser un pays, un peuple, de perfectionner les conditions matérielles et


culturelles dans lesquelles vit un peuple : La civilisation de la Gaule par les Romains.

b- Les éléments constitutifs d’une civilisation


- Espace géographique : créée sur un espace déterminé

- Organisation politique : système de gestion des relations des affaires publiques entre le
peuple.
- Organisation économique et technique.
- Vie intellectuelle, artistique et religieuse.

c- L’évolution d’une civilisation


- Naissance : un groupe d’individus commence à vivre ensemble, s’organiser et s’adapter
au milieu.
- Apogée : degré le plus haut auquel il soit possible d'accéder.
- Déclin : affaiblissement progressif.
- Fin : disparition de la civilisation.

3) Les grandes aires de civilisation


La Méditerranée est en effet le berceau de très grandes civilisations : les Mésopotamiens, les
Égyptiens, les Grecs, les Perses et les Romains.

En Asie, les plus importantes sont la civilisation chinoise, la civilisation de l’Indus (en Inde)
et la civilisation japonaise.

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Sur le continent américain vivent de nombreux peuples que l’on appelle Amérindiens (Indiens
d’Amérique) ou Précolombiens. L’un de ces peuples a créé un véritable empire antique : ce
sont les Olmèques, implantés dans l’actuel Mexique.

II- L’Egypte antique


C’est un État de l'Afrique du nord-est, sur la Méditerranée. En quoi ce pays est-il un « don du
Nil », comme l'a écrit l'historien grec Hérodote au Vème siècle av. J.-C. ?
1) L’Egypte des Pharaons
a- L’Egypte, « un Don du Nil »
- Les aspects géographiques du pays
Les déserts couvrent 96 % de la surface totale du pays. Les pluies sont très rares.
- L’axe du Nil et son important rôle
Le Nil coule sur 6 671 km, est le plus long fleuve du monde. Il traverse l'Égypte du sud au
nord. Sans le fleuve qui l'arrose, l'Égypte ne serait qu'un immense désert. Le Nil est la seule
source importante d'approvisionnement en eau. Il alimente un réseau de canaux qui irrigue
les champs.
Le Nil est aussi la principale voie de communication du pays.

b- Les Etapes de l’Histoire Egyptienne


Avant même que ne commence l’histoire de l’Égypte, les habitants de la vallée du Nil
distinguent deux régions : la Haute-Égypte, au sud, le long du fleuve, et la Basse-Égypte, au
nord, autour de son delta. Le roi Narmer (un souverain du Sud) réunit la Haute et la Basse-
Égypte en un seul pays (un peu avant 3000 avant J.-C). Les pharaons installent leur capitale à
Memphis
Les principales périodes de l’Égypte ancienne sont :
 L'Ancien Empire de 2649 à 2152 avant J.-C.

L’Ancien Empire est marqué par l’apparition d’une architecture colossale (pyramides) qui
servait de tombeau aux pharaons égyptiens.
Le pays s’est prospéré, notamment grâce au commerce ; les navigateurs égyptiens explorent le
continent africain jusqu’à l’actuelle Somalie. Les sciences (astronomie et médecine) se

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développent ; par exemple, ce sont les astronomes égyptiens qui créent le calendrier solaire
fondé sur une année de 365 jours.
L’administration du pays se renforce et les fonctionnaires régionaux prennent de plus en plus
d’autonomie, jusqu’à concurrencer le pouvoir central : à la fin de l’Ancien Empire, le pouvoir
des pharaons s’effondre.
 Le Moyen Empire de 2065 à 1781 avant J.-C.

C’est finalement à Thèbes, en Haute-Égypte, que naît le Moyen Empire. Pendant cette
période, le pouvoir du pharaon se renforce : le souverain recrée une administration puissante
au sein de laquelle les scribes (fonctionnaires sachant écrire les hiéroglyphes) prennent de
l’importance.
L’Égypte vit dans l’unité et la prospérité pendant environ trois siècles, lorsque de nouveaux
troubles apparaissent : des envahisseurs venus d’Asie, les Hyksos envahissent toute l’Égypte
du Nord. Le Sud, autour de Thèbes, résiste et le pays est finalement réunifié par les pharaons
Kamosis et Amosis Ier.
 Le Nouvel Empire de 1550 à 1075 avant J.-C.

Pendant le Nouvel Empire, Thèbes est toujours la capitale de l’Égypte.


L’Égypte entre dans une époque de puissance, d’expansion et de prospérité, en particulier
sous les règnes de la reine Hatchepsout et des pharaons Thoutmosis III et Aménophis III. Le
pays s’étend jusqu’à la Syrie au nord-est, et à l’Éthiopie au sud. C’est l’apogée de l’Egypte.
Le pharaon Ramsès II livre de nombreuses batailles contre les Hittites avant de signer avec
eux un traité de partage de la Syrie : c’est le début du déclin de l’Égypte ancienne.
De nombreux envahisseurs, venus d’Asie Mineure et de Grèce, sont repoussés par le fils de
Ramsès II.
 La Basse Époque de 1075 à 332 avant J.-C.

Le royaume se divise à nouveau et les invasions se succèdent. L’Égypte est dominée par les
Soudanais (dynastie de Koush), puis par les Assyriens, et enfin par les Perses.
c- Le pouvoir du pharaon
Pendant 3 000 ans, l'Égypte a été gouvernée par un pharaon. Chef politique, le pharaon dirige
le gouvernement. C'est lui qui prend toutes les décisions importantes : le choix de la capitale,
la nomination des hauts fonctionnaires et des grands prêtres, la construction des temples, etc.
Le pharaon est aussi le chef suprême de l'armée. Il est le seul à pouvoir décréter la guerre.
Lorsqu'il lance une importante campagne militaire, il prend lui-même la tête des troupes.
La diplomatie fait également partie des prérogatives royales. Le souverain négocie la paix
avec ses voisins et il organise les échanges commerciaux internationaux.
Fils des dieux, le roi est le chef religieux du pays.

2- L’économie de l’Egypte antique


a- L’agriculture
Les cultures principales sont les céréales, principale richesse du pays et sa nourriture de base.
Le produit de l'agriculture finance les salaires des paysans, ouvriers, artisans et
fonctionnaires au service des différentes institutions. Les salaires sont versés en nature, car
l'argent n'existe pas.
b- L’artisanat
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Les métiers de l'artisanat regroupent les potiers qui façonnent la vaisselle et les jarres pour
conserver les céréales, la bière ou le vin ; les menuisiers et les ébénistes qui fabriquent de
luxueux meubles pour le pharaon et les nobles, et des coffres et tables basses pour les scribes
et les commerçants ; les métallurgistes qui confectionnent la vaisselle en métal ou les outils ;
les vanniers qui tressent les nattes recouvrant le sol et les paniers ; les bijoutiers qui font les
parures en or et pierres semi-précieuses dans les ateliers royaux ; ainsi que les tailleurs de
pierre, les peintres et les sculpteurs qui construisent, creusent et décorent les tombes royales
ou privées.
c- Les mines et les carrières
Le roi envoie des équipes d'ouvriers dans les carrières et dans les mines afin de se procurer
les pierres nécessaires à la construction des monuments et à la fabrication des statues, ainsi
que l'or et les pierres semi-précieuses qui servent à la confection des bijoux.
d- Les débuts des échanges
À partir du règne de Snéfrou (durant l’Ancien Empire), L’Égypte entretient des relations avec
les étrangers d’où les échanges commerciaux.
Avec les échanges commerciaux avec la Phénicie, l'Egypte reçoit les bois du Liban employé
dans les sarcophages. L’Égypte entretient également des relations avec Chypre et la Crète et a
établi sa domination sur la Nubie, qui fournit l’ivoire et l’ébène.
3) L’organisation sociale
L'Égypte des pharaons est une société centralisée et bureaucratique fortement organisée
autour de la religion.

 Le pharaon

Il est le roi. Le pharaon est aussi le fils des dieux. L'Égypte entière avec ses champs, ses
déserts, ses mines et ses carrières appartient au pharaon.
 Prêtres et Scribes

a- Scribes
Les scribes exercent la profession la plus noble qui existe en Égypte. Ils savent lire et
écrire. Employés par le roi, les grandes administrations, les temples et les hauts dignitaires, ils
sont présents dans tous les secteurs (économie et militaire) de la société. Ils assurent le bon
fonctionnement du pays et de son économie.
b- Prêtres

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Le pharaon est le seul homme choisi par les dieux pour rendre le culte. Comme il ne peut être
en même temps dans tous les temples du pays, il délègue son pouvoir à des prêtres.
 Artisans et paysans

a- Paysans
Les paysans égyptiens ne sont pas propriétaires de leurs champs. Ils cultivent les terres qui
appartiennent au domaine royal, aux temples et à quelques hauts dignitaires.
Les conditions de vie des paysans sont dures. Pour compléter leur alimentation, ils chassent et
ils pêchent. Outre leur travail, ils sont soumis à la corvée et paient de lourds impôts. Ils
habitent de petites maisons en briques de terre crues, rassemblées en village.
b- Artisans
Comme les paysans, la plupart des artisans sont au service du pharaon, des temples et de hauts
personnages. Ces artisans ne sont pas propriétaires de leurs outils. Les artisans, qui se
transmettent leur savoir-faire de père en fils, travaillent par équipes dans des ateliers.
4) La religion et l’art
D'après l'historien Hérodote, les Égyptiens sont les plus religieux des hommes. L’art sous
toutes ses formes est essentiellement consacré au pharaon et à la religion.
a- Une religion polythéiste
La religion égyptienne admet l'existence de plusieurs dieux. Les quatre dieux majeurs sont :
Rê d'Héliopolis (Soleil et créateur du monde), Ptah de Memphis (patron des artisans), Amon-
Rê de Thèbes (chef de tous les dieux et le protecteur de la royauté et de l'empire) et Osiris
(dieu des morts).
b-La croyance dans l’au-delà
Depuis les origines, la croyance égyptienne en une vie après la mort impose que les défunts
soient enterrés avec leurs biens matériels, afin de pouvoir subsister et tenir leur rang dans
l’au-delà.
c- L’écriture
Apparition de l'écriture hiéroglyphique en Égypte en 3200 av. J.-C. Les hiéroglyphes
apparaissent en Égypte sous deux formes de signes : idéogrammes (images représentant des
unités de sens) et phonogrammes (images représentant des ensembles de sons). Ces
inscriptions seront en usage jusqu'à l'époque de l'Empire romain.

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III- La Grèce
Dans l'Antiquité, le monde grec ne constitue pas un seul royaume, c'est un ensemble de petits
États indépendants, situés en Grèce (sud-est de l’Europe) ou disséminés sur le pourtour
méditerranéen. Ce peuple de marins partage cependant la même langue, la même religion et
généralement le même type d'organisation politique.
1) Le pays et les hommes
a- La Grèce, un pays montagneux bordé par la mer et de nombreuses îles
La Grèce, située dans le sud-est de l’Europe, est baignée par trois mers : la mer Égée, la mer
Méditerranée et la mer Ionienne. Le pays compte de très nombreuses îles. Près de la moitié du
territoire grec est montagneux. Le plus haut sommet de Grèce est le mont Olympe (2 917 m
d’altitude).
b- Le peuplement (les populations locales et les peuples venus du Nord)
Le peuplement de la Grèce Antique se fait par plusieurs vagues de peuplement :
- Vers 3000 avant J.-C., des peuplades originaires d’Asie Mineure s’installent dans les îles
grecques des Cyclades ; c’est la civilisation cycladique.
- À partir de 2000 avant J.-C., des peuples indo-européens venus du nord occupent par vagues
successives la Grèce et les côtes de l’Asie Mineure (la civilisation minoenne).
- Vers 1450 avant J.-C., c’est autour de Mycènes (dans le Péloponnèse) qu’une nouvelle
civilisation se développe, la civilisation mycénienne. Ils apportent en Grèce deux nouveautés :
le cheval et une céramique raffinée.
- Vers 1100 avant J.-C., cette dernière civilisation disparaît en même temps qu’arrivent les
Doriens, qui utilisent des armes en fer et des chars de combat.

2) La chronologie de l’histoire grecque


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a- La période archaïque
Vers 800 avant J.-C., tous ces peuples de Grèce se sont mêlés pour n’en former plus qu’un
seul : les Grecs. C’est à partir de ce moment que l’on parle de la Grèce archaïque.
- La naissance de la cité
Le monde grec est divisé en plusieurs centaines de cités indépendantes et souvent rivales,
séparées par des montagnes et par la mer.
- La colonisation du bassin méditerranéen
Entre le VIIIe et le VIe siècle avant J.-C., de nombreux Grecs quittent la Grèce pour s’installer
sur les rivages de la Méditerranée. Ils y fondent de nouvelles cités, appelées des colonies.
Le sud de l’Italie est l’une de ces colonies ; les Grecs l’appellent la Grande Grèce.
b- Période classique
Vers 500 avant J.-C., la Grèce devient la puissance dominante en Méditerranée. C’est la
période classique. Cette période est marquée par des guerres.
- Les guerres médiques : les Grecs contre les Perses (Mèdes)
Au cours du VIe siècle avant J.-C., les Perses ont conquis l’Asie Mineure. Les Grecs d’Ionie
supportent mal cette domination. Ils se révoltent contre le roi perse Darios le Grand et
demandent de l’aide aux autres cités (Athènes). Malgré ce soutien, la révolte est écrasée. En
490 avant J.-C., une armée perse débarque à Athènes mais les Athéniens parviennent à la
rejeter à la mer. Athènes décide alors de construire des navires de guerre bien équipés : les
trières. En 480 avant J.C, l’armée du nouveau roi perse Xerxès parvient à prendre Athènes et
incendie l’Acropole. Mais quand les Perses cherchent à s’emparer des trières grecques, la
flotte perse subit une lourde défaite.

- La puissance d’Athènes ou l’Empire athénien


Athènes constitue en 478 avant J.-C. une alliance militaire de cités grecques contre un
possible retour des Perses : c’est la ligue de Délos. Les Athéniens transforment assez vite
l’alliance en un empire maritime : les cités alliées doivent désormais lui obéir et payer un
tribut (impôt) pour financer l’entretien de la flotte de trières. Athènes impose sa monnaie et
contrôle tout le commerce.
Pendant le règne de Périclès (dirigeant d’Athènes de 461 à 429 avant J.-C.), plusieurs temples,
dont le Parthénon, sont construits en l’honneur d’Athéna, la déesse protectrice de la cité.
Athènes devient le principal centre intellectuel et artistique.

- La guerre du Péloponnèse : Athènes contre Sparte


Sparte s’inquiète de la puissance athénienne. À partir de 431 avant J.-C., les deux cités et
leurs alliées s’affrontent au cours de la longue guerre du Péloponnèse. Frappée par une
épidémie de peste et abandonnée par ses alliés, Athènes doit finalement capituler en
404 avant J.-C. C’est la fin de la domination athénienne. Les cités de Sparte et de Thèbes
tentent alors chacune à leur tour d’étendre leur influence sur les autres cités.

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- La puissance de la Macédoine
Au milieu du ive siècle avant J.-C., le royaume de Macédoine devient une grande puissance
sous le règne de Philippe II et les cités grecques sont épuisées par des guerres incessantes.
Philippe II attaque les cités grecques toujours divisées. La redoutable armée macédonienne
bat les Grecs en 338 avant J.-C. Philippe II a fondée la ligue de Corinthe.

c- La période hellénistique
La période hellénistique de la Grèce antique débute en 332 avant J.-C., lorsque le fils de
Philippe, Alexandre le Grand, conquiert les territoires de l’Empire perse. Elle s’achève avec la
domination romaine de la Grèce, au milieu du IIe siècle avant J.-C.
- L’Empire macédonien d’Alexandre le Grand
En 336 avant J.-C., Alexandre (20ans) entraîne Grecs et Macédoniens à la conquête de
l’Empire perse. Après avoir libéré les cités grecques d’Asie Mineure, Alexandre bat l’armée
du roi perse à plusieurs reprises et s’empare de son empire.
Il veut aboutir à la fusion des civilisations grecques et perses. Pour cela, il fonde des dizaines
de cités (en particulier Alexandrie, en Égypte), introduit partout la langue et la culture
grecques et encourage les mariages entre Grecs et Perses. Ainsi, la civilisation grecque se
répand en Asie.

- Les royaumes hellénistiques


Quand Alexandre meurt en 323 avant J.-C. (à l’âge de 32 ans), ses généraux se disputent le
pouvoir. Vers 300 avant J.-C., chacun a pris le titre de roi et fondé sa propre dynastie : la
dynastie des Antigonides en Macédoine, celle des Séleucides en Asie et celle des Lagides en
Égypte.
Rome intervient alors en Grèce et bat, en 168 avant J.-C., l’armée du roi de Macédoine. La
Grèce doit se soumettre. Cependant, quelques cités grecques tentent un soulèvement contre
Rome. Corinthe est rasée en 146 avant J.-C., et l’histoire de la Grèce se confond désormais
avec celle de Rome (Grèce romaine).

Travail personnel de l’apprenant : Faire une frise chronologique de l’Histoire Grecque.

3) Les cités grecques

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Chaque cité correspond à un territoire réduit, composé d’une ville souvent fortifiée et de la
campagne qui l’entoure. Elle a son propre gouvernement, ses lois et son dieu protecteur. Elle
est peuplée de citoyens (qui forment le démos), de femmes, d’étrangers (les métèques) et
d’esclaves.
Certaine cité est gouvernée par un tyran (chef de guerre), c’est le cas de Corinthe la fin du
VIe siècle av. J.-C. Certaines cités sont des démocraties (démo-, « peuple » et -cratie,
« décision »), C'est le cas d'Athènes au Ve siècle av. J.-C.
a- Sparte, cité guerrière
Sparte (Lacédémone) est une cité de la Grèce antique. À partir du VIe siècle av. J.-C., les
Spartiates se considérèrent uniquement comme une garnison militaire, et consacrèrent toute
leur activité à la guerre. L'individu était protégé par l'État. Les garçons commençaient
l'entraînement militaire à l'âge de sept ans et étaient enrôlés à vingt. Bien qu'autorisés à se
marier, ils devaient vivre dans des casernes jusqu'à trente ans ; entre vingt et soixante ans,
tous les Spartiates étaient obligés de servir comme hoplites (fantassins [soldats]) et de manger
au phidition (« repas commun »).
Quant aux filles, leur éducation consiste à les préparer à devenir des mères biens portantes.
Elles endurcissent leur corps en faisant la course, en pratiquant la lutte, à lancer le Javelot afin
que les enfants qu’elles auront à concevoir trouve un corps vigoureux.
b- Athènes et la démocratie (5ème siècle)
Athènes est une cité de la Grèce antique, située dans le sud-est du pays.
A l’origine, vers 800 avant J.-C., la cité est souvent gouvernée par un roi (la monarchie) ou
par quelques puissantes familles aristocratiques (l’oligarchie). Bientôt, les tyrans sont
renversés par le peuple (appelé le démos), qui prend alors l’habitude de conduire la politique.
Tous les citoyens participent désormais aux décisions importantes qui concernent la cité :
c’est la démocratie.
La démocratie athénienne repose ainsi sur trois grands principes :
- le droit de tous les citoyens à la parole, que ce soit à l'assemblée du peuple ou devant les
tribunaux ;
- l'accès de tous les citoyens aux fonctions publiques (par élection ou tirage au sort) ;
- l'égalité de tous devant la loi.

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4) Les principaux aspects religieux et culturels et économiques de la civilisation grecque


a- Une religion polythéiste
La religion grecque est polythéiste, c’est-à-dire qu’elle comporte de nombreux dieux. Ils ont
des pouvoirs différents et en possèdent les attributs [particularité] (le roi des dieux, Zeus, avec
la foudre ; Poséidon, dieu de la Mer, le trident). Ils ont une apparence humaine ainsi que les
qualités et les défauts des humains (l'orgueil, la jalousie, la colère irraisonnée, etc.).
Les divinités interviennent régulièrement dans la vie des hommes.
b- L’art et la pensée
- Art
L'art grec se caractérise par l'intérêt porté à l'être humain, son anatomie, ses actions, ses
émotions. La figure humaine, omniprésente, sert à représenter les dieux comme les mortels.
Animaux et végétaux sont secondaires. La mythologie, la littérature et la vie quotidienne
fournissent les principaux thèmes.
- Pensée
Les anciens Grecs étaient surtout naturalistes (personne qui se consacre à l'étude de la nature)
et rationalistes (qui a exclusivement confiance en la raison).
- Enseignement
Dans les écoles, les professeurs enseignèrent la lecture et l’écriture. Elle consistait à travailler
d’abord la mémorisation de l’alphabet, puis la combinaison des syllabes simples, pour aboutir
au déchiffrement des mots et enfin à la lecture des textes. L’évolution de l’enseignement se fit
en Grèce antique par l’introduction du « pédagogue ». À l’origine, on nommait ainsi l’esclave
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chargé d’accompagner les enfants à l’école. Cet esclave fut chargé d’enseigner à l’enfant,
notamment par la pratique des sports, à devenir un homme « beau et courageux ».
IV-L ’empire romain
1) La naissance de l’Empire romain et les étapes de la conquête romaine
a- Naissance de l’Empire romain
Fondée au XIIIème av. J.-C., la cité de Rome est dirigée par des rois jusqu'en 510 av. J.-C.,
date à laquelle les habitants instaurent la République. Celle-ci repose sur trois pouvoirs: celui
des magistrats, celui du sénat et celui des citoyens.
Pendant la période républicaine, les Romains conquièrent l'Italie, puis le pourtour de la
Méditerranée. A la fin du 1er siècle av. J.-C., ils sont à la tête d'un immense territoire. Le fils
adoptif de Jules César (Octave) parvient à unifier ce territoire sous son autorité, créant un
nouveau régime: l'Empire romain.
Les pays conquis, comme la Gaule, deviennent des provinces de l'Empire et subissent
l'influence romaine: c'est la "romanisation".
b- Les étapes de la conquête romaine
- La conquête de l'Italie
Rome a d'abord peu à peu soumis ses voisins immédiats (Étrusques, Sabins, etc.). Pour asseoir
son autorité, Rome fonde des colonies (des postes militaires), et crée des voies pour les relier
entre elles. Au IIIe siècle av. J.-C., Rome s'allie avec les cités grecques du sud de l'Italie et de
la Sicile. Par ces alliances, elle se heurte à une autre cité : Carthage (qui prétend protéger la
Sicile).
- Les guerres puniques (carthaginois)
La première guerre contre Rome dure 23 ans, de 264 à 241 av. J.-C. Carthage finit par être
vaincue et cède à sa rivale la Sicile, la Corse et la Sardaigne. Vingt ans plus tard, Carthage
cherche à prendre sa revanche (2ème guerre punique). Mais Rome résiste, soutenue par la
plupart des cités italiennes, et pratique une guerre d'usure. À son tour, les romains embarquent
ses troupes et franchissent la Méditerranée pour attaquer Carthage sur son propre
territoire. Les carthaginois sont vaincus.
Une dernière guerre punique a lieu en 146 av. J.-C., durant laquelle Rome anéantit (détruit)
son ennemi qui n'est plus de taille à résister. La ville de Carthage est rasée. Le territoire
carthaginois devient la province d'Afrique.
- La conquête du bassin méditerranéen
 Les royaumes hellénistiques à l'Est (Grèce)

Les romains passent des alliances pour s'imposer progressivement dans cette région comme
une puissance clé, au cours du IIe siècle av. J.-C. Le roi de Macédoine puis le roi séleucide
sont vaincus. Le roi Attale de Pergame cède à Rome son royaume, qui devient à sa mort la
province d'Asie. En 30 av. J.-C., l'Égypte (dirigée par la reine Cléopâtre) est le dernier des
royaumes hellénistiques à être intégré au territoire romain.
 Les peuples de l'Ouest

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Les romains conquièrent d'abord la péninsule Ibérique (l'Espagne et le Portugal actuels) puis
le sud des Gaules, en 121 av. J.-C. La province de la Narbonnaise est créée. Enfin, entre 58
et 51 av. J.-C., le consul Jules César achève la conquête des Gaules.
À la fin du 1er siècle av. J.-C., Rome contrôle un territoire qui couvre 5 000 km d'est en ouest,
et compte quelque 70 millions d'habitants.

3) La ville de Rome
L'Empire romain atteint son apogée au IIè siècle apr. J.C. La capitale Rome est embellie de
somptueux monuments.
a- Les monuments
- Le forum romain: place ou lieu publics, autrefois destinés aux réunions et aux rencontres
politiques, économiques et religieuses.
- Le Colisée : Amphithéâtre de Rome
- Panthéon : Temple de Rome
b- Les quartiers
Depuis Auguste, la ville est divisée en 14 régions et 265 quartiers. Aux quartiers riches
s'opposent les quartiers populaires où s'entasse (accumule) la population. Les maisons des
familles aisées et les palais impériaux s'élèvent sur le mont Palatin.
4) Les activités économiques, l’exploitation de l’empire
a- L’agriculture
Les hommes ont pratiqué l'agriculture et l'élevage au bord de la Méditerranée. Ils se sont
généralement installés dans des villages perchés (situé en un endroit très élevé, et plus faciles
à défendre). Sur les pentes, aménagées en terrasses, la polyculture associe blé, vigne et
olivier. C'est une agriculture vivrière : le blé est la matière première des galettes, la vigne
fournit le vin, l'olivier fournit l'huile.
b- La méditerranée (2 510 000 km2), centre de l’empire

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Appelée par les Romains Mare Nostrum (« notre mer »), la Méditerranée est presque
entièrement fermée par les territoires occupés par l’Empire romain. , la Méditerranée
constitue un immense axe économique (commerce, échange… entre les régions).
5) La religion polythéiste et le début du christianisme
a- Une religion polythéiste (traditionnelle)
Les Romains croient en de très nombreux dieux (on dit qu’ils sont polythéistes). La plupart
sont issus de civilisations plus anciennes, comme celle des Étrusques et celle des Grecs.
Les Romains conservent une grande partie des légendes et des particularités de chacun de ces
dieux, mais ils changent certaines choses. Ils donnent ainsi un nom latin aux dieux de la
mythologie grecque. Par exemple, le roi des dieux grecs, Zeus, devient Jupiter chez les
Romains. Le dieu de la Mer Poséidon prend le nom de Neptune. La déesse de la Chasse
Artémis devient Diane. D’autres dieux sont créés par les Romains tandis que d’autres encore
viennent de pays que les Romains ont conquis.
b- Le début du christianisme
Les premiers chrétiens sont les Juifs qui ont entendu le message de Jésus en Palestine, au
milieu du 1er siècle de notre ère. Le christianisme commence son extension lorsque certains
Juifs de la diaspora deviennent eux aussi chrétiens. Le christianisme remporte un rapide
succès dans la partie orientale de l'Empire romain.
Au IVe siècle, la plupart des régions de l'Empire romain sont christianisées, c'est-à-dire qu'il
s'y trouve des communautés de chrétiens.

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Colisée

Panthéon Plan de la ville de Rome

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GEOGRAPHIE
CHAPITRE I-LA PLANETE TERRE
I- La Terre : un point minuscule dans l’Univers
1) Terre et Univers
- L’Univers est une structure hiérarchisée en constante mutation et en mouvement permanent,
composée de galaxies, d'étoiles et de poussière interstellaire.
- La galaxie est un vaste ensemble d'étoiles, de gaz et de poussières interstellaires dont la
cohésion est assurée par la gravitation. Notre galaxie s’appelle la Voie lactée.
- Le système solaire est un système planétaire formé par le Soleil et les corps célestes qui
gravitent autour de lui.
- L’étoile est un corps céleste brillant constitué d'une énorme masse gazeuse produisant
chaleur et énergie.
- Un astre est un corps céleste naturel lumineux.
- Les planètes sont des astres non lumineux par eux-mêmes (contrairement aux étoiles qui
produisent leur propre lumière), qui tournent autour d’une étoile (comme le soleil).
- Un satellite est un astre en orbite autour d'une étoile ou d'une planète.
2) Galaxie
L’Univers possède plusieurs milliards de galaxies qui tournent sur elles-mêmes. Notre
galaxie, la Voie Lactée, regroupe le Soleil et toutes les étoiles visibles à l’œil nu depuis la
Terre.
Les galaxies sont des régions de l’Univers où se trouvent plusieurs milliards de corps
célestes : des étoiles, des planètes, des comètes, des astéroïdes, des gaz (hydrogène, azote,
etc.), des poussières interstellaires, etc. L’ensemble de ces corps tourne autour du centre de
leur galaxie en plusieurs centaines de millions d’années. Notre galaxie est une galaxie spirale
(comme un disque aplati). Elle a un diamètre de 100 000 années-lumière, c'est à dire que la
lumière (qui se déplace dans le vide à la vitesse de 300 000 km/s) met 100 000 années pour
aller d'un bout à l'autre galaxie.
Notre système solaire est situé à la périphérie de la Voie lactée, à quelques 26 000 années-
lumière du centre de notre galaxie. Il tourne autour du noyau de la Voie lactée à la vitesse de
270 km/s et effectue un tour complet en 200 millions d'années.

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3) La terre et le système solaire


La Terre est la troisième planète la plus proche du Soleil parmi les 9 planètes que compte le
Système solaire.

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4) Les planètes du système solaire


Jusqu’en août 2006, le Système solaire comprenait 9 planètes : Mercure, Vénus, la Terre,
Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton (dans l’ordre croissant de leur éloignement
par rapport au Soleil).
Mais la découverte aux confins du Système solaire de l’astre 2003 UB313 (surnommé Xena),
d’un diamètre supérieur à celui de Pluton d’environ 100 km, les astronomes ont adopté Pluton
comme le prototype d’une nouvelle classe de corps célestes : les « planètes naines ».
Ainsi, depuis août 2006, le Système solaire compte 8 planètes.

II- Les caractéristiques de la Terre


1) Forme et dimension
La Terre est une sphère presque parfaite. En effet, elle est légèrement aplatie dans la direction
des axes polaires. Son diamètre équatorial (environ 12 756 km) est supérieur à son diamètre
polaire (environ 12 713 km).
Son rayon est d’environ 6 400 km. Sa circonférence est de 40 000 km. Elle a un diamètre
de 12 800 Km

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2) L’inclinaison de la Terre
Comme l'axe de rotation de la Terre est incliné par rapport au plan de son orbite, cet équateur
recoupe l'écliptique en formant un angle d'environ 23°27’ (inclinaison de l’équateur par
rapport à l’écliptique).
L'axe de rotation de la Terre est incliné par rapport au plan de son orbite. La terre est inclinée
en faisant un angle de 66°33’ avec le plan de l’orbite terrestre.

III- Les composantes de la terre

1) L’atmosphère : c’est une immense couche de gaz et de poussières qui enveloppe le globe
terrestre.
2) La lithosphère : C’est l’enveloppe externe de la Terre, composée de la croûte et de la
partie superficielle du manteau supérieur
3) L’hydrosphère : C’est l’ensemble des eaux présentes sur le globe terrestre.
IV- La biosphère (Lieu où se concentrent toutes les formes de la vie)
La biosphère correspond à la mince couche [20 km max.] comprenant les portions de
l'atmosphère, de l'hydrosphère et de la lithosphère où la vie est présente.

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C’et l’ensemble des écosystèmes de la planète, comprenant tous les êtres vivants et leurs
milieux.
V- La structure interne du globe
La structure de l’intérieur de la Terre est composée de trois couches superposées. De la
surface jusqu’au centre de la Terre, ces couches sont :

– la croûte (ou écorce) terrestre : c’est une couche solide, dont l’épaisseur moyenne est de
30 km sous les continents (croûte continentale) et de 10 km sous les océans (croûte
océanique).
– le manteau : c’est une couche globalement solide, qui s’étend jusqu’à 2 900 km de
profondeur.
– le noyau : c’est une boule d’environ 3 500 km de rayon. Le noyau se décompose en deux
parties : un noyau externe qui est liquide, et un noyau interne (appelé graine) qui est solide.
VI- Les coordonnées géographiques
1) Des lignes imaginaires : parallèles et méridiens

- Les parallèles sont des cercles imaginaires de la surface terrestre, perpendiculaire à l'axe des
pôles. Il y a 180 parallèles dont 90 parallèles au Nord de l’équateur et 90 au Sud.

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- Les méridiens sont des demi-cercles qui joignent les deux pôles formant un angle droit avec
l'équateur. On compte 360 méridiens.

2) Les parallèles caractéristiques : équateur, tropiques, cercles polaires

- L’équateur un cercle conventionnel à la surface du globe, à égale distance des pôles et


séparant le globe en deux hémisphères nord et sud. Son latitude est de 0°.
- Un tropique est un parallèle situé à une latitude de 23° 27’ au nord (Cancer) et de 23° 27’ au
sud (Capricorne).
- Un cercle polaire est un parallèle situé à 66° 34’ de latitude sud ou nord.
Chacun des deux parallèles du globe terrestre, de latitude 23 ° 27' N. et S., le long desquels le
Soleil passe au zénith à chacun des solstices.
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3) Le méridien d’origine O° et le méridien 180 °


Le méridien d’origine s’appelle méridien de Greenwich. Méridien origine, ou premier
méridien : méridien choisi conventionnellement comme origine des longitudes. (Le méridien
origine passe par l'ancien observatoire de Greenwich, à 2 ° 20' 14" à l'ouest de celui de Paris.)

4) Des mesures : latitude et longitude


a- Latitude
- La latitude est un système de repérage géométrique par construction de cercles imaginaires
autour du globe terrestre permettant de localiser un point par rapport à l'équateur. Autrement
dit, c’est la distance mesurée en degré, minute, seconde de ce lieu par rapport à l’Equateur (de
0° à l'équateur à 90° N ou S aux pôles). Donc, les parallèles correspondent ainsi aux lignes de
latitude.
- Nord/Sud
L’équateur est utilisé comme ligne de base de la latitude (0°). Tous les points au Nord de
l’équateur ont une latitude Nord. Tandis que tous les points au Sud de l’équateur ont une
longitude Est.
- Latitude d’un point : c’est la latitude d’un lieu.
Exemple : La latitude d’Antsirabe est de 19°55’ sud.
b- Longitude
La longitude est la distance mesurée en degré, minute, seconde de ce lieu par rapport au
méridien d’origine (de 0° au méridien d'origine à 180° O ou E). Autrement dit, c'est une
coordonnée qui permet de localiser par une mesure en degré un point sur le globe terrestre à
l'est ou à l'ouest du méridien d'origine. Donc, les méridiens correspondent ainsi aux lignes de
longitude.
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- Est/ouest.
Le méridien d’origine est utilisé comme ligne de base de la longitude (0°). Tous les points à
gauche du méridien d’origine ont une longitude ouest. Tandis que tous les points à droite du
méridien de Greenwich ont une longitude est.
- Longitude d’un point.
Exemple : La longitude d’Antsirabe est de 46°58’ est.
5) Comment situer un lieu ?
- Antananarivo : Latitude 19° sud et longitude 47° est
- Moscou : 55° nord et 37° est
- New York : 40° nord et 74° ouest
- Lima : 11° sud et 77° ouest
VII- Les mouvements de la Terre
Nicolas Copernic (1473-1543), astronome polonais, démontra le double mouvement de la
planète en 1543. Il s’agit de la rotation de la terre sur elle-même et de la révolution de la terre
autour du soleil.
1) La rotation de la Terre
a- Explication
La terre tourne sur elle-même (rotation). Cette rotation se fait d’Ouest en Est c'est-à-dire
dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
b- Conséquences
Puisque la terre tourne sur elle-même, les différents points qui se trouvent à sa surface passent
successivement dans la lumière et dans l’ombre. Le passage dure 24 h : 12 h dans la lumière
et 12 heures dans l’ombre : ce sont le jour et la nuit.
2) La révolution de la Terre autour du soleil
a- Explication
La Terre tourne autour du Soleil à une distance moyenne de 149,6 millions de km. Elle
effectue un tour complet autour du Soleil en une année, soit environ 365 jours. C’est la
révolution.
b- Conséquences
Ce déplacement de la terre autour du soleil a trois conséquences :

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CHAPITRE II- LES ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE PHYSIQUE
I- Les formes du relief
Le relief est l’ensemble des irrégularités du sol observées à la surface de la Terre. Ces
irrégularités se mesurent par rapport au niveau de la mer.
1) Les mesures

a- Altitude : hauteur élevée par rapport au niveau du sol ou de la mer (relief)


b- Dénivellation (dénivellement) : différence de niveau entre deux points déterminés
c- Pente : partie inclinée d'un terrain (inclinaison).
2) Les formes majeures du relief
a. Plaine: C’est une zone géographique plane et basse (même niveau que les cours
d’eau). Exemple : plaine Betsimitatatra
b. Plateau : C’est une forme de relief présentant de vastes étendues planes ou faiblement
accidentées, situées en hauteur par rapport aux régions environnantes. Exemple :
Tampoketsa de Bevoromay.
c. Montagne : Une montagne est un relief plus haut que les terres qui l’entourent.

3) Les formes de détail


a. Colline : élévation de faible hauteur et de forme arrondie
b. Vallée : forme de relief creusée par un cours d'eau et limitée par des versants qui
s'inclinent l'un vers l'autre
c. Col : partie abaissée d'une ligne de crête montagneuse séparant deux bassins
hydrographiques et servant généralement de voie de passage.

4) Les manifestations des mouvements internes du globe et leurs conséquences :

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La surface de la terre est partagée en douze plaques principales appelée « plaque


lithosphérique » ou « plaques tectoniques ». Les limites de ces plaques sont des zones
d’activité tectonique, où les éruptions volcaniques et les séismes sont fréquents.
Ces plaques bougent les unes par rapport aux autres (se chevauche et se rencontre), sous
l’effet de forces provenant du centre de la Terre. C’est ce qui permet d’expliquer certains
phénomènes comme la formation des chaînes de montagnes, les failles, les tremblements de
terre et les volcans.
a- Les plissements
C’est une déformation de couches sédimentaires liée à une ou plusieurs orogenèses. La
plupart des plissements résultent des pressions qui s'exercent sur la croûte terrestre.
Exemple : La chaîne de collision de l'Himalaya, les Alpes (Chaînes de montagnes)

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b- Les failles
Une faille est « une cassure de terrain avec déplacement relatif des parties séparées ». Ce
déplacement peut être vertical ou horizontal.

c- Les tremblements de la terre ou séisme


Ce sont des secousses brusques d'une région de l'écorce terrestre.
Les tremblements de terre se produisent lors d'un relâchement brutal des tensions (de part et
d'autre d'une faille, par exemple) à l'intérieur de la croûte terrestre ; la rupture qui s'ensuit
provoque des vibrations, légères ou fortes, de la surface du sol. Le foyer du séisme est le point
initial de la rupture. Immédiatement au-dessus, l'épicentre est le lieu d'intensité maximale du
choc en surface.

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L’intensité des dégâts est d’autant plus importante que le foyer est peu profond (quelques
kilomètres ou dizaines de kilomètres).
Lorsque le foyer est situé sous un continent, le séisme peut détruire les habitations, les routes,
les ponts et les barrages. Quand le foyer est situé sous un océan, le séisme peut provoquer des
vagues de plusieurs dizaines de mètres de hauteur : on parle alors de raz-de-marée (ou
tsunami au Japon).
d- Les volcans
Un volcan est un endroit de la surface du globe où de la lave (magma en fusion) et des gaz
arrivent du centre de la Terre et percent la croûte terrestre. Le volcan est soit actif (en
éruption) soit inactif (en sommeil).
Les volcans sont situés à trois endroits bien précis sur Terre.
- Aux endroits où les plaques tectoniques s’écartent, elles laissent remonter le magma des
profondeurs de la Terre : on parle alors de volcanisme d’ouverture.
Aux endroits où les plaques se rencontrent, l’une des plaques passe sous l’autre (phénomène
de subduction) en formant un volcan : on parle alors de volcanisme de subduction.
Le troisième type de volcanisme est celui des « points chauds », lorsque le magma remonte
au milieu des plaques par des fissures.

I- Les formes du relief


Le relief est l’ensemble des irrégularités du sol observées à la surface de la Terre. Ces
irrégularités se mesurent par rapport au niveau de la mer.
1) Les mesures

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a- Altitude : hauteur élevée par rapport au niveau du sol ou de la mer (relief)


b- Dénivellation (dénivellement) : différence de niveau entre deux points déterminés
c- Pente : partie inclinée d'un terrain (inclinaison).
2) Les formes majeures du relief
d. Plaine: C’est une zone géographique plane et basse (même niveau que les cours
d’eau). Exemple : plaine Betsimitatatra
e. Plateau : C’est une forme de relief présentant de vastes étendues planes ou faiblement
accidentées, situées en hauteur par rapport aux régions environnantes. Exemple :
Tampoketsa de Bevoromay.
f. Montagne : Une montagne est un relief plus haut que les terres qui l’entourent.

3) Les formes de détail


d. Colline : élévation de faible hauteur et de forme arrondie
e. Vallée : forme de relief creusée par un cours d'eau et limitée par des versants qui
s'inclinent l'un vers l'autre
f. Col : partie abaissée d'une ligne de crête montagneuse séparant deux bassins
hydrographiques et servant généralement de voie de passage.

4) Les manifestations des mouvements internes du globe et leurs conséquences :

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La surface de la terre est partagée en douze plaques principales appelée « plaque
lithosphérique » ou « plaques tectoniques ». Les limites de ces plaques sont des zones
d’activité tectonique, où les éruptions volcaniques et les séismes sont fréquents.
Ces plaques bougent les unes par rapport aux autres (se chevauche et se rencontre), sous
l’effet de forces provenant du centre de la Terre. C’est ce qui permet d’expliquer certains
phénomènes comme la formation des chaînes de montagnes, les failles, les tremblements de
terre et les volcans.
a- Les plissements
C’est une déformation de couches sédimentaires liée à une ou plusieurs orogenèses. La
plupart des plissements résultent des pressions qui s'exercent sur la croûte terrestre.
Exemple : La chaîne de collision de l'Himalaya, les Alpes (Chaînes de montagnes)

b- Les failles
Une faille est « une cassure de terrain avec déplacement relatif des parties séparées ». Ce
déplacement peut être vertical ou horizontal.

c- Les tremblements de la terre ou séisme


Ce sont des secousses brusques d'une région de l'écorce terrestre.
Les tremblements de terre se produisent lors d'un relâchement brutal des tensions (de part et
d'autre d'une faille, par exemple) à l'intérieur de la croûte terrestre ; la rupture qui s'ensuit
provoque des vibrations, légères ou fortes, de la surface du sol. Le foyer du séisme est le point
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initial de la rupture. Immédiatement au-dessus, l'épicentre est le lieu d'intensité maximale du
choc en surface.

L’intensité des dégâts est d’autant plus importante que le foyer est peu profond (quelques
kilomètres ou dizaines de kilomètres).
Lorsque le foyer est situé sous un continent, le séisme peut détruire les habitations, les routes,
les ponts et les barrages. Quand le foyer est situé sous un océan, le séisme peut provoquer des
vagues de plusieurs dizaines de mètres de hauteur : on parle alors de raz-de-marée (ou
tsunami au Japon).
d- Les volcans
Un volcan est un endroit de la surface du globe où de la lave (magma en fusion) et des gaz
arrivent du centre de la Terre et percent la croûte terrestre. Le volcan est soit actif (en
éruption) soit inactif (en sommeil).
Les volcans sont situés à trois endroits bien précis sur Terre.
- Aux endroits où les plaques tectoniques s’écartent, elles laissent remonter le magma des
profondeurs de la Terre : on parle alors de volcanisme d’ouverture.
Aux endroits où les plaques se rencontrent, l’une des plaques passe sous l’autre (phénomène
de subduction) en formant un volcan : on parle alors de volcanisme de subduction.
Le troisième type de volcanisme est celui des « points chauds », lorsque le magma remonte
au milieu des plaques par des fissures.
5) L’érosion
L’érosion est l’ensemble des phénomènes qui dégradent la surface de la Terre au cours du
temps. Cette dégradation est souvent d’origine naturelle mais peut aussi être fortement
augmentée par les activités humaines. L’érosion a donc le pouvoir de remodeler la surface
terrestre, ce qui modifie le relief.
a-Ablation
C’est l'enlèvement ou l'arrachement de particules (débris minéraux, sels minéraux, matières
organiques) détachées de la surface du sol et des roches.
b- Transport

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Ces particules sont, ensuite, transportées par les agents d'érosion (agents érosifs) que sont les
eaux, les glaciers (érosion glaciaire), les vagues et les marées (érosion marine), et les vents
(érosion éolienne). Ce transport à plus ou moins longue distance aboutit à des accumulations
créatrices de modelés construits (cône de déjection, cordon littoral, dune, moraine) ou fournit
la matière première des sédiments lorsque ceux-ci se déposent au fond d'un lac ou d'un océan.
c- Sédimentation
Transportées, les particules (débris de roches, de végétaux ou animaux: sédiments)
s’accumulent en dépôt et s’altère. L’altération de ces sédiments provoque une cimentation du
dépôt. Cela entraine une couche consolidée de roches (roche sédimentaire).

6) Les facteurs de l’érosion


a- L’eau
Les eaux courantes (érosion par les eaux de ruissellement) arrachent et déplacent les
particules de roche.
b- Le vent
Le vent (érosion éolienne) transporte les plus fines particules sur de grandes distances en
polissant la surface des roches rencontrées.
c- L’homme
L’homme contribue aussi à l’érosion par l’intermédiaire de leurs activités : extension des
villes et des routes, effet de l’agriculture, problème de la déforestation, etc.

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II- Le relief sous-marin
1) Différence entre mer et océan
Les mers sont plus petites que les océans.
La mer est une vaste étendue d'eau salée qui entoure les continents. Tandis que l'océan est une
étendue d'eau salée qui occupe la plus grande partie de la terre.
2) Les étendues marines sur le globe
Les océans couvrent environ 70 % de la surface de la Terre.
a- Les cinq océans
Les océans sont divisés en cinq entités géographiques distinctes : Pacifique (165 millions de
km2), Atlantique (82 millions de km2), Indien (75 millions de km2), Antarctique (32 millions
de km2) et Arctique (14 millions de km2).
b- Dés exemples de mer
- Mer Rouge (entre l’Afrique et l’Arabie Saoudite)
- Mer Méditerranée (au Nord de l’Afrique)…
- Mer d’Arabie
- Mer des Caraïbes
- Mer du Japon
- Mer Morte
- Mer Noire…

3) Les formes du relief sous-marin


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La diversité du relief sous-marin est semblable à celle du relief des continents (ou relief
continental).
III- Le climat
1) L’atmosphère
C’est une immense couche de gaz et de poussières qui enveloppe le globe terrestre.
a- Structure verticale
L’atmosphère a une épaisseur d’environ 10 000 km. Elle est divisée en 5 couches
superposées : troposphère, stratosphère, mésosphère, thermosphère et exosphère.
 Troposphère

La troposphère est la couche la plus proche de la surface de la Terre. Sa température diminue


de 6,5 °C par km d’altitude. Son épaisseur moyenne est de 13 km. Sa limite supérieure
s’appelle la tropopause (température d’environ - 60 °C).
C’est dans la troposphère que les phénomènes météorologiques (précipitations, tornades,
éclairs, etc.) se déroulent. C’est également là que s’accumulent les gaz polluants issus des
activités humaines (industries, transports). Lorsqu’on parle de pollution atmosphérique, il
s’agit donc principalement de la pollution de l’air de la troposphère.

 Stratosphère

La stratosphère est une couche qui monte jusqu’à une altitude de 50 km (appelée
stratopause)
La température augmente progressivement dans la stratosphère car la couche d’ozone absorbe
le rayonnement solaire (entre 20 et 30 km d’altitude). Le trou de la couche d’ozone se situe
dans cette couche.
 Mésosphère

La mésosphère se situe entre 50 et 80 km d’altitude. La température diminue jusqu’à –


140 °C au niveau de la cime de la mésosphère (appelée mésopause). C’est dans cette couche
que les météores brûlent et forment les étoiles filantes.
 Thermosphère

La thermosphère s’étend entre 80 et 600 km d’altitude. Les molécules d’air deviennent très
rares. Les températures sont très élevées (jusqu’à 1 200 °C).
 Exosphère

L’exosphère s’étend jusqu’à 10 000 km d’altitude, là où s’arrête l’atmosphère et où


commence l’espace. C’est dans cette zone que gravitent les satellites artificiels.

4) Les facteurs de variation des températures

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Il y a des facteurs qui influencent la température entrainant la variation de cette dernière.
a- Le jour et la nuit
A cause de la rotation de la terre, on assiste à une succession du jour et de nuit. Lorsqu'il fait
jour, les radiations solaires se propagent dans l'espace et transportent de la chaleur. Mais
lorsqu'il est nuit, le soleil se couche. Donc, il y a une différence entre la température du jour et
de la nuit.
b- Les saisons
Lorsqu'un hémisphère s'incline vers le soleil, les rayons solaires tombent verticalement non
plus à l’Equateur mais le long du tropique où il fait très chaud. C’est l’été, donc, il fait chaud.
Lorsqu'une l'un des hémisphères ne se penche pas vers le soleil. C'est l'hiver dans cet
hémisphère.

MARS

REVOLUTION

JUIN

SEPTEMBRE
c- La mer et la continentalité
L’examen des cartes de température révèle qu’à la latitude égale, on a des moyennes de
température différentes sur les continents et sur les océans. L’explication réside dans le fait
que les rayons solaires pénètrent beaucoup profondément dans les eaux marines (jusqu’à 200
m) que dans le sol (jusqu’à 20 m). Il en résulte que la terre se réchauffe et se refroidit deux
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fois plus vite que les océans. Les océans constituent de ce fait une réserve de chaleur en
hiver, ce qui explique la température plus clémente (bonne) au bord de la mer pendant cette
période.
d- L’altitude
Plus on monte en altitude, plus l’air devient rare, et parallèlement la température diminue.
5) Les différentes formes de précipitations
Les précipitations sont des formes variées sous lesquelles l'eau solide ou liquide contenue
dans l'atmosphère tombe ou se dépose à la surface du globe. Les différentes formes de
précipitations sont : pluie, crachin, brouillard, rosée, grêle
6) Les grandes zones climatiques
Il existe trois grandes zones climatiques à la surface du globe, caractérisées par leurs
températures et les chutes de pluie ou de neige qu'elles reçoivent.
a-Zone froide
Près des pôles se trouvent les zones polaires, où les températures sont très froides durant toute
l'année.
b-Zone tempérée
Entre les zones polaires et la zone chaude se trouve la zone tempérée.
c- Zone chaude
Près de l'équateur se trouve la zone chaude, qui se caractérise par des températures élevées et
l'alternance d'une saison sèche et d'une saison humide autour des tropiques.
Cependant, dans une même zone climatique, les températures, la répartition des précipitations
et les vents ne sont pas absolument identiques ; la proximité d'un océan et l'altitude jouent un
rôle essentiel dans ces différences climatiques.

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b- Composition de l’atmosphère
Elle est constituée de trois principaux gaz : l’azote (78,1 %), l’oxygène (20,9 %) et l’argon
(0,9 %). Beaucoup d’autres gaz sont présents dans l’atmosphère, mais en quantités
extrêmement faibles (dioxyde de carbone, néon, hélium, hydrogène, vapeur d’eau…).
Chacune de ces couches a des propriétés différentes (épaisseur, température, pression).
2) Le temps et le climat
Le temps désigne l’état de l'atmosphère, en un lieu et en un moment donné. Il varie d’un jour
à l’autre et d’un moment de la journée à un autre. Tandis que le climat se définit comme
l’ensemble des phénomènes météorologiques (température, humidité, ensoleillement,
pression, vent, précipitations) qui caractérisent l'état de l'atmosphère en un lieu donné.

3) Les éléments du climat et les appareils de mesure


a- Température (moyenne) : C’est la valeur exprimant la chaleur ou le froid de l'atmosphère
ou de l'air ambiant (d'un lieu donné), traduite en degrés. Elle est mesurée par un thermomètre.
b- Précipitations (totale): particules (de pluie, de neige ou de grêle, brouillard) provenant de
l'atmosphère et tombant en chute d'eau.
c-Pression atmosphérique : pression exercée par le poids d'air au-dessus d'une surface. (elle
diminue avec l'altitude, est en moyenne de 1 013 hectopascals au niveau de la mer ; on la
mesure à l'aide d'un baromètre.)

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d- Vent : déplacement naturel d'air, généralement horizontal, qui est perceptible au niveau du
sol

a- La plate-forme continentale ou plateau continentale

Le plateau continental est une plate-forme de faible profondeur (moins de 200 m


généralement) et de faible pente (pente quasi-nulle). Un brusque talus mène à la plaine
abyssale (profondeur moyenne de l’ordre de 3 000 m) qui représente la majorité de la surface
marine.

b- Le bassin océanique et les dorsales

De véritables chaînes de montagne sous-marines s’élèvent au-dessus des plaines abyssales sur
de très longues distances (plus de 60 000 km) au milieu des océans : ce sont les dorsales
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médio-océaniques. Les zones de formation des dorsales médio-océaniques sont le siège d’une
intense activité tellurique (séisme et volcanisme sous-marins).

c- La fosse sous-marine

Appelée aussi fosse océanique, c’est une dépression profonde et étroite dans le fond de
l’océan. La plus célèbre et la plus profonde du monde est la fosse des Mariannes, en
Micronésie (Océan Pacifique), qui atteint 11 033 m de profondeur.

IV- Le cycle de l’eau


Le volume total d’eau sur Terre circule en permanence sur tout le globe : dans
l’atmosphère, en surface et dans le sous-sol. Ce déplacement de l’eau sur la Terre est appelé
cycle de l’eau.
UN CYCLE EN QUATRE ÉTAPES
L’eau parcourt un chemin en quatre étapes :
 Etape 1 : l’eau s’évapore (transformation de l’eau liquide en vapeur d’eau) de la
surface de la Terre ;
 Etape 2 : l’eau se condense (passage de l’état de vapeur à l’état liquide ou solide)
sous forme de nuages dans l’atmosphère, ce qui provoque les précipitations (pluies,
neige, grêle) ;
 Etape 3 : ces précipitations ruissellent sur la surface terrestre ;
 Etape 4 : l’eau des précipitations peut aussi être stockée sur une courte période avant
de s’évaporer de nouveau.
Ce cycle naturel de l’eau se déroule ainsi en permanence depuis des milliards d’années.

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V- Les eaux marines

L’eau des mers et des océans est naturellement salée.


1) La salinité (Teneur en sel)

La teneur moyenne en sel (35 g/L) varie en fonction de l’arrivée d’eau douce : plus il y a
d’eau douce, moins il y a de sel, et inversement.

2) Température

La température moyenne de l’eau de mer, en surface, est de 17,5 °C, soit 3 °C de plus que la
température moyenne de la surface des continents. La température de l’eau des mers et des
océans varie en fonction de la profondeur des eaux, de la latitude (position par rapport à
l’équateur) et de l’apport de soleil, mais également de l’importance des courants marins.

3) Marée

Les marées sont un phénomène qui se manifeste par la montée (le flux) des eaux sur les côtes
puis leur descente (le reflux). Ce mouvement est la conséquence de l’attraction de la Lune
et du Soleil sur la Terre. La marée est maximale lorsque les astres (Terre, Lune, Soleil) sont
alignés (vive-eau). Cela se produit deux fois par mois, lors de la nouvelle Lune et de la
pleine Lune. À l’inverse, la marée est minimale lorsque les axes Terre-Lune et Terre-Soleil
sont perpendiculaires (morte-eau).

On distingue deux marées qui suivent un cycle perpétuel (continuel): la marée haute et la
marée basse. La différence de niveau entre la marée haute et la marée basse est appelée
amplitude de marée ou marnage. Cette amplitude se traduit par un coefficient qui varie
entre 20 (marée exceptionnelle de morte-eau) et 120 (marée exceptionnelle de vive-eau).

4) Courants marins

Les courants marins sont des mouvements constants ou périodiques des eaux marines : ils
sont dus aux vents ou sont produits par la descente et la montée des eaux.

5) Les vagues

Les vagues sont des mouvements ondulatoires à la surface des eaux marines, dus aux vents.
Les vagues sont littorales lorsqu’elles arrivent jusqu’à la côte. Sinon, ce sont des vagues
océaniques : on parle alors de houle, sorte de roulement de l’eau de surface en pleine mer.

VI- Les eaux continentales

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1) Les cours d’eau

La variété des termes qui désignent les cours d'eau témoigne de leur diversité.
- Un ruisseau est un petit cours d'eau peu profond.
- Une rivière (renirano) est un cours d'eau de faible ou de moyenne importance qui se jette
dans un autre cours d'eau (rivière, fleuve).
Exemple : Imamba (Sabotsy Namehana)
- Un fleuve (ony) est un cours d'eau qui aboutit à la mer. Les fleuves reçoivent des affluents
(rivière) ou des tributaires qui viennent les renforcer.
Exemples : Ikopa, Betsiboka
2) Les lacs
Un lac est une grande étendue d'eau intérieure, généralement douce, d'origines diverses.
- Les lacs les plus anciens sont issus de la réunion des eaux des grandes fractures : lacs
tectoniques.
Exemples : lac Malawi (sud-est de l'Afrique), lac Tanganyika (lac d'Afrique centrale), lac
Albert (lac de l'Afrique centrale, qui se trouve dans l'ouest de l'Ouganda)…
- D’autres sont d’origine volcanique et occupent les cratères d’anciens volcans éteints.
Exemple : Andriba
- Certains se sont formés à la suite de l’assèchement d’anciennes mers. Ses eaux sont
saumâtres.
Exemples : lac Balkhach (Asie centrale), mer Caspienne (en Asie du Sud-ouest).
L'eau des lacs provient des précipitations atmosphériques, ainsi que des sources : ruisseaux et
fleuves. L’eau des lacs peut s'évaporer lorsque le climat devient plus aride. Les lacs peuvent
aussi se remplir de sédiments, se transformant en marécages.
3) Les eaux souterraines
À l'échelle du globe, les nappes phréatiques représentent 0,33% du volume d'eau sur la Terre,
soit environ 20 fois plus que la totalité des eaux de surface des continents et des îles.
- Les nappes aquifères est une nappe d'eau souterraine contenue dans une couche de roche
poreuse (perméable).
- Les nappes phréatiques est une nappe aquifère formée par l'infiltration des eaux de pluie et
alimentant des puits ou des sources.
Les eaux souterraines revêtent une importance énorme pour la civilisation, car elle est la plus
grande réserve d'eau potable dans les régions habitables par l'homme. Elle affleure parfois à la
surface du sol sous la forme de sources, ou bien elle peut être captée au moyen de puits. En
période de sécheresse, elle permet de maintenir le niveau des eaux de surface, et, même
lorsque ces dernières (eaux de surface) sont disponibles pour la consommation, il est
préférable d'utiliser les nappes phréatiques, qui ont tendance à être moins polluées par les
déchets et les organismes.

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VII- Climat et réseau hydrographique


1) Notion de débit
L'écoulement d'un cours d'eau est caractérisé par son débit. Le mot débit désigne la quantité
de l'eau qui s'écoule en un point en un temps donné (m3/s). Le débit est rarement identique
toute l'année. Ses variations définissent le régime (régulier ou irrégulier) du cours d'eau
observé à travers les modifications de la hauteur d'eau dans le lit. Le régime hydrographique
dépend de la saison.
2) Notion de réseau hydrographique
C’est l’ensemble de fleuves et de leurs affluents drainant une région.
Un réseau hydrographique est un organisme qui assure le drainage d'une aire (surface)
délimitée. Cette fonction est assurée par un système hiérarchisé de collecteurs qui transfèrent
les eaux vers un collecteur principal, le fleuve. La densité et les plans des réseaux varient
selon la quantité et la régularité des précipitations.
Les réseaux hydrographiques sont ramifiés comme les branches d'un arbre. On distingue les
réseaux de types pin parasol, peuplier et chêne.

3) Notion de bassin versant ou bassin hydrographique


Un bassin versant est une surface qui alimente un cours d’eau. C’est également une région
drainée par un fleuve et ses affluents.
VIII- Climat et végétation
1) Vie végétale et éléments du climat
La végétation est l’ensemble des végétaux d'un lieu ou d'une région.
- Dans la zone où le climat est humide (humide), on assiste à des forêts denses et à des forêts
dégradées (savoka).
- Dans la partie occidentale où le climat est chaud, la prépondérance de savane est très
marquée mais parsemés de forêt dense. On trouve des mangroves dans les embouchures de
l’Ouest.
- Dans le Sud qui connait un climat sec, les bois fourrés sont dominants, parsemés de savane.
- Sur les Hautes Terres, la savane arbustive est prééminente.
- Dans la partie septentrionale, la végétation est formée de savane et de bois fourré parce que
cette zone connait un climat chaud à tendance sèche.

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2) Les relations entre le climat et la végétation
Lorsque le climat est humide, la végétation prospère (grandes arbres).
Lorsque le climat est sec, la végétation est rare.
Donc, la végétation dépend du climat.

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CHAPITRE III- LES ELEMENTS DE LA
GEOGRAPHIE HUMAINE
I- Compréhension des phénomènes de population
1) Rythme de la croissance de la population mondiale dans les différentes étapes de
l’histoire humaine
Pendant des millénaires, l'augmentation de la population a été lente et irrégulière en raison des
maladies, des famines et des guerres. Dès le XVIIIe siècle, les progrès de la médecine, de
l'hygiène et de l'alimentation ont fait reculer la mortalité, d'abord dans les pays développés et,
plus tard, dans ceux du tiers monde. Depuis lors, la croissance de la population s'est
rapidement accélérée. La population mondiale a plus que doublé en cinquante ans : elle
est passée de 2,5 milliards en 1950 à plus de 6 milliards en 2000.
2) Pyramide des âges
a- Définition
Une pyramide des âges est une « photographie » d’une population à une date donnée, par
exemple celle de Madagascar en 2005.
Elle montre la répartition et la structure de la population d’un pays par âge et par sexe
(structure de la population), et montre également l’évolution de cette population au fil des
années. Une pyramide des âges montre uniquement la population vivante d’un pays. Les
chiffres indiqués pour chaque sexe et pour chaque âge sont en effet ceux des naissances.
La pyramide des âges est l’un des outils de la démographie.
b- Elaboration d’une pyramide des âges
Exemple : Composition et structure de la population malgache en 2005
Masculin Age Féminin
928 000 0 à 4 ans 900 000
755 000 5–9 758 000
749 000 10 – 14 734 000
622 000 15 – 19 624 000
503 000 20 – 24 516 000
424 000 25 – 29 473 000
344 000 30 – 34 376 000
286 000 35 – 39 306 000
187 000 40 – 44 208 000
164 000 45 – 49 184 000
139 000 50 – 54 154 000
134 000 55 – 59 142 000

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98 000 60 – 64 95 000
85 000 65 – 69 84 000
55 000 70 – 74 57 000
30 000 75 –79 32 000
23 000 80 et + 23 000
Pyramide des âges de la population malgache

Grands groupes d’âges : 0à 15 ans : jeunes ; 16 à 64 ans : adultes ; 64 et + : vieux


c- Les différentes formes de pyramides

Pays sous-développés Pays émergents ou riches


d- Interprétation de la forme d’une pyramide des âges
Si une pyramide des âges est lisse et régulière (sans trous), cela signifie que le pays n’a
pas connu de périodes de natalité anormalement faibles (qui peuvent être dues à une guerre ou
à une épidémie par exemple).

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Si la base de la pyramide est large, cela signifie que les jeunes générations sont plus
nombreuses que le reste de la population ; c’est généralement le cas des pays en
développement économique (comme en Afrique par exemple).
Si un côté de la pyramide est plus large que l’autre, les femmes par exemple, cela signifie
que les femmes sont plus nombreuses que les hommes, soit parce que les naissances des
femmes sont supérieures à celles des hommes, soit parce que l’espérance de vie des femmes
est supérieure à celles des hommes.
Si le sommet de la pyramide est très mince, cela signifie que les personnes âgées sont
peu nombreuses. En revanche, plus le sommet de la pyramide est haut dans les tranches d’âge,
plus l’espérance de vie de la population d’un pays est élevée.
3) Structure de la population mondiale
Dans le monde, on constate que les femmes sont nombreuses par rapport aux hommes. En
général, les femmes vivent plus longtemps que les hommes (espérance de vie). Cela
s’explique surtout par des différences de comportements entre les hommes et les femmes :
les hommes ont plus de comportements nocifs que les femmes (fumeur, alcoolique,
consultent moins les médecins, souvent victimes d’accidents de la route).
Répartition de la population mondiale
a- Densité de la population (répartition dans l’espace)
La densité de population est le nombre d’habitants par kilomètre carré. On l’obtient en
divisant le nombre d’habitants par la surface d’un territoire donné.

b- Les grands contrastes de peuplement


La population mondiale est répartie de façon très inégale. Certains espaces sont vides : on
parle de déserts humains ; c’est le cas de l’Antarctique, du nord de l’Eurasie, de la Sibérie,
du nord du Canada, de l’Alaska, du Sahara, de l’Arabie, du Kalahari, de l’Australie, de
l’Amazonie, de la Nouvelle-Guinée.
D’autres espaces sont très densément peuplés.
Trois principaux foyers de population rassemblent ainsi près de la moitié des hommes sur
Terre (données de 2004) :
 le foyer Asie orientale (1,5 milliard d’habitants),
 le foyer Asie du Sud-Est (1,3 milliard d’habitants),
 le foyer de l’Europe occidentale (500 millions d’habitants sur 5 millions de km²).

Des foyers secondaires, plus petits, apparaissent en Amérique (le Nord-est américain et la
région des Grands Lacs, le bassin de Mexico, le littoral compris entre Rio de Janeiro et Sao
Paulo) et en Afrique (la vallée du Nil, le golfe de Guinée et la région des Lacs africains).

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c- Comment expliquer ces vides et ces pleins ?
- Le rôle des conditions naturelles
Les vides les plus importants (l’Arctique, l’Antarctique, le Sahara, l’Australie) correspondent
à des milieux naturellement hostiles à la présence des hommes.
 Les milieux froids polaires sont les régions les moins peuplées : le sol, gelé en
permanence, empêche toute forme d’agriculture, les températures très basses rendent
l’habitat difficile.
 Les milieux désertiques chauds sont également peu occupés : le manque de pluie et la forte
chaleur durant le jour limitent les activités des hommes. Seules font exception les oasis.
 Les hommes se sont généralement installés dans les plaines, dans les vallées (le long des
fleuves) et sur les littoraux.

- Le rôle des techniques


 Si les hommes se sont installés en priorité là où l’agriculture était possible, ils ont parfois
réussi à dominer les contraintes de leur milieu (développement de l’agriculture irriguée
dans les déserts chauds, par exemple). La répartition de la population dépend donc aussi de
la façon dont les hommes ont su ou pu mettre en valeur leur milieu de vie.
 Dans une économie traditionnelle où l’agriculture est la principale activité des hommes, la
maîtrise des techniques agricoles explique souvent les différences de densité. Ainsi la
culture inondée du riz permet, en Asie, de nourrir une dizaine d’hommes à l’hectare quand
la culture traditionnelle du blé en Europe ne nourrissait que cinq personnes.
 Aujourd’hui, la carte du peuplement de la Terre a conservé la marque de ces différences :
les densités asiatiques restent les plus fortes.

- Le rôle de l’histoire
 Les migrations des hommes, enfin, interviennent dans la répartition de la population sur
le globe. Depuis le XVIIIe siècle, elles ont permis de peupler de vastes espaces jusque-là
quasiment vides : les États-Unis, la Sibérie, l’Australie.
 De même, la traite des esclaves noirs, du XVIe au XIXe siècle, a conduit en Amérique des
millions d’Africains, vidant des régions entières d’Afrique occidentale. Au cours du
e
XVIII siècle, 6 à 7 millions d’esclaves ont ainsi été déportés.

Les révolutions agricoles et industrielles du XIXe siècle ont favorisé la croissance et la


concentration des populations en Europe et sur la côte nord-est des États-Unis.
4) Les facteurs de l’accroissement de la population
a-Natalité (‰)
Le taux de natalité désigne le nombre de naissances pour 1 000 habitants pendant un an dans
une population spécifique ou dans un État donné.

Plus le taux de natalité d’un pays est élevé, plus le nombre d’enfants est important et plus la
population est jeune. Le taux de natalité sert aussi à évaluer la croissance de la population.

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Le taux de natalité diffère en fonction des pays : dans les pays pauvres, le taux de natalité est
le plus élevé (40 à 50 ‰). Tandis que dans les pays riches, le taux de natalité est faible (>15
‰). Le seuil est de 30 ‰ (environ). Actuellement, on constate que le taux de natalité diminue
dans le monde.
Auparavant, les femmes aient 8 à 10 enfants, mais beaucoup mouraient très jeunes. Avec les
progrès de la médecine et de l’hygiène, le taux de mortalité infantile a diminué, entraînant une
augmentation de la population. Après quelque temps cependant, les familles ne parviennent
plus à faire vivre autant d’enfants, le taux de natalité a progressivement diminué. Cette
évolution est appelée transition démographique.
b-Mortalité (‰)
Le taux de mortalité mesure le nombre de décès pour 1 000 habitants pendant un an. Les
démographes préfèrent souvent calculer le taux de mortalité par tranche d’âge. Parce que
le taux de mortalité dépend surtout de la structure par âges de la population : plus la
proportion de personnes âgées est forte, plus le taux de mortalité est élevé. Le taux de
mortalité varie également selon les conditions sanitaires, sociales, alimentaires et politiques de
la population considérée.

NB : TM: pendant un temps donné. Exemple : 2016, 2050…


Dans les pays pauvres, le taux de mortalité est supérieur à 25 ‰. Cela est dû aux mauvaises
conditions d’hygiène et d’alimentation (malnutrition et sous-nutrition). Tandis que dans les
pays riches, le taux de mortalité est inférieur à 10 ‰. Dans les pays industrialisés, les décès
sont principalement provoqués par certaines maladies difficiles à soigner (cancers, maladies
cardiaques, etc.), une alimentation trop riche, une vie trop sédentaire, etc.
Le taux de mortalité a beaucoup diminué dans le monde. Cette baisse est due
essentiellement aux progrès de la médecine, et notamment à l’utilisation des antibiotiques
(qui détruit les micro-organismes et inhibe leur action). Ce recul s’est traduit par une
augmentation de l’espérance de vie.
c- Accroissement naturel (%)
Le TAN mesure l’évolution de la population, qui peut soit augmenter soit diminuer. Lorsque
le TAN d’un pays est supérieur à zéro, cela signifie que la population augmente.

Il faut également prendre en compte dans le calcul deux autres éléments : le nombre de
personnes qui entrent dans un pays (l’immigration) et le nombre de personnes qui le quittent
(l’émigration).
Le taux de croissance permet d’estimer la population pour le futur et de prendre
éventuellement les mesures nécessaires.

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- Si la population augmente : Il faut prévoir de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux,
former de nouveaux professeurs, construire de nouveaux logements, s’assurer que le pays
peut nourrir une population plus importante, etc. Lorsque ce n’est pas possible, certains pays
essaient de faire baisser la natalité. C’est le cas dans beaucoup de pays en développement.
- Si la population diminue : L’émigration et la baisse de la natalité sont les principaux
facteurs de la diminution de la population d’un pays. Une forte émigration est souvent le signe
de conditions économiques et politiques difficiles.
d- Immigration et émigration
Une migration est un déplacement de population d'un pays (zone de départ) dans un autre
(zone d’arrivée), pour s'y établir.
- L'immigration est l'entrée dans un pays de personnes étrangères (immigrant) qui souhaitent
s'y installer
- L'émigration est le départ de personne (émigrant) d'un pays pour aller vivre temporairement
ou définitivement dans un autre pays.
5) Les causes de la croissance rapide de la population mondiale
a- Le vieillissement de la population
Au XIXe siècle, la population des pays riches augmentait plus rapidement qu'ailleurs. En effet,
la natalité restait élevée tandis que, grâce aux progrès de la médecine et de l'hygiène, la
mortalité ne cessait de diminuer. Dans certains pays (en Europe de l'Est, en Russie), le taux de
mortalité est même supérieur à la natalité : la population diminue. Elle tend par ailleurs à
vieillir car elle compte de plus en plus de personnes âgées (et de moins en moins d'enfants).
b- Des pays jeunes
Depuis 1950, l'augmentation de la population du tiers-monde est en grande partie responsable
de la croissance démographique mondiale. Cette augmentation est particulièrement forte en
Afrique et au Moyen-Orient. La natalité y reste élevée alors que la mortalité commence à
baisser. Dans ces régions, les jeunes représentent souvent la moitié des habitants. De plus,
l'espérance de vie augmente sensiblement : elle avoisine désormais les 60 ans (elle n'était que
de 40 ans en 1960).
6) Les conséquences de la croissance rapide sur les besoins de la population
- Dans les pays les plus pauvres, la forte croissance démographique accentue le manque
d'équipements sociaux (à commencer par les hôpitaux et les écoles) et le manque d'emplois
disponibles.
- La croissance rapide de la population entraine la raréfaction des ressources en eau et la
diminution des surfaces agricoles.
- Cette croissance rapide de la population engendre des pressions sur l’environnement comme
la pollution.
7) L’exode rural
L’exode rural est une migration définitive des habitants des campagnes vers les villes.
a- Les causes

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- La croissance démographique dans les campagnes pose toujours de graves problèmes de
survie : les terres, sans cesse partagées entre de nombreux enfants, deviennent trop petites
pour nourrir une famille.
- La modernisation (machine) de l’agriculture réduit effectivement les besoins de travail à la
campagne.
b- Les effets
- L’exode rural traduit un dépeuplement des campagnes.
- L’accroissement de la population urbaine des pays pauvres ne s'accompagne pas d'un
développement comparable à des activités économiques ; c'est la cause principale de la crise
urbaine.
- Le taux de chômage augmente. Il encourage les activités illicites (mendicité [mangataka],
vol, prostitution, trafics divers) ou marginales.
- La pénurie de logements
- Le développement de l'automobile dans les villes rend la circulation de plus en plus
chaotique : paralysée par les embouteillages (go slow : « aller lentement »).
- Apparition et prolifération des bidonvilles.
c- Solutions

II- Les activités humaines


Depuis les travaux de l'Australien Colin Clark dans les années 1940, on divise les activités
économiques en trois grands secteurs dits primaire, secondaire et tertiaire.

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