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Méthodes Numériques

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Chapter 3

Différences finies pour EDPs

3.1 Introduction à la méthode des différences finies


3.2 Schéma d’ordre supérieur
3.3 Discrétisation de l’équation de la chaleur 1D
3.4 Schéma d’Euler explicite
3.5 Schéma d’Euler implicite
3.6 Schéma Crank-Nicolson
En 1947, la mathématicienne Phyllis Nicolson (1917-1968) et le physicien John Crank (1916-
2006) ont développé la méthode de Crank-Nicolson qui sert a résoudre l’équation de la chaleur
(plus précisément, système d’EDPs). Cette méthode utilise les différences finies pour approcher
une solution du problème, elle est numériquement stable. Son efficacité et sa simplicité ont fait
un outil courant dans les simulations numériques, pour résoudre des problèmes en mécanique
quantique, mécanique des fluides, électromagnétisme ...etc.

3.6.1 Schéma de Crank-Nicolson pour le problème de la chaleur


Considérons le problème suivant

∂ 2u

∂u

 = v 2 2 , x ∈]0, 1[, t > 0,
∂t ∂x

u(0, t) = u(1, t) = 0, t ≥ 0, (3.1)


u(x, 0) = f (x), x ∈ [0, 1].

Le schéma de Crank-Nicolson est donné par


 ! !
j+1 j 2 j j j j+1 j+1 j+1
 u i − u i v u i+1 − 2u i + u i−1 + u i+1 − 2u i + u i−1
= , 1 ≤ i ≤ n, j = 1, 2, ..............,


2 h2

 k


 uj0 = ujn+1 = 0, j = 0, 1, ....

u(x, 0) = f (x ) = f (ih) = f , 0 ≤ i ≤ n + 1.
i i
(3.2)

4
3.6. SCHÉMA CRANK-NICOLSON CHAPTER 3. DIFFÉRENCES FINIES POUR EDPS

v2k
En posant λ = , on trouve
h2
2(uj+1 − uji ) = λ uji+1 − 2uji + uji−1 + uj+1 j+1
+ uj+1
# 
i i+1 − 2ui i−1

=⇒ −λuj+1 j+1
i−1 + (2 + 2λ)ui − λuj+1 j j j
i+1 = λui−1 + (2 + 2λ)ui + λui+1 .

Alors la forme matricielle est écrite comme suit


pour i = 1 −→ −λuj+10 + (2 + 2λ)uj+1 1 − λuj+1
2 = λuj0 + (2 − 2λ)uj1 + λuj2 ,
pour i = 2 −→ −λuj+11 +0
(2 + 2λ)uj+1
2 − λuj+1
3 = λuj1 +0
(2 − 2λ)uj2 + λuj3 ,
.
.
.
pour i = n −→ −λuj+1n−1 + (2 + 2λ)un
j+1
− λuj+1 j j
n+1 = λun−1 + (2 − 2λ)un + λun+1 .
j

D’où le système matriciel est donné par 0 0


   j+1    j
2 + 2λ −λ ··· 0 u1 2 − 2λ λ ··· 0 u1
j+1 
 −λ 2 + 2λ −λ · · ·  u 2   λ
   2 − 2λ λ · · ·   uj2 
 
 .. . = . .
 
. .. . .. . . . .
..   ..   . . . . . . .
.   .. 
      
 .
0 ··· −λ 2 + 2λ uj+1
n 0 ··· λ 2 − 2λ ujn

ou encoreon écrit sous la forme CW (j+1) (j)


 = DW  , où 
2 + 2λ −λ ··· 0 2 − 2λ λ ··· 0
 −λ 2 + 2λ −λ ···   λ 2 − 2λ λ ···  (j)
C =  .. . , D = . ..  et W =
   
. . . . . . . . . .
. . . .
 
 . .   . . 
0 ··· −λ 2 + 2λ 0 ··· λ 2 − 2λ
# j j  t
u1 , u2 , · · · , ujn .
Exemple 4 Soit le problème

∂u ∂ 2u 1
= , x ∈]0, 2[, 0 < t < ,


∂x2 4

 ∂t

1 (3.3)
u(0, t) = u(2, t) = 0, 0 ≤ t ≤ ,
 4
u(x, 0) = sin(x π ), x ∈ [0, 2].



2
1 1
En utilisant le schéma de Crank-Nicolson, calculer la solution approchée pour h = et k =
4 4
Solution 5 De h et k, il clair que n = 3, λ = 1. Puis d’après les conditions aux limites de
type Dirichlet homogène on a u00 = u10 = u04 = u14 = 0.
On sait que le système matriciel pour le schéma de Crank-Nicolson s’écrit sous la forme
CW (1) = DW (0) ,
où      0  1
4 −1 0 0 1 0 u1 u1
(0) (1)
     0
C = −1 4 −1 , D = 1 0 1 , W = u2 , W = u12 

0 −1 4 0 1 0 u03 u13
Et de la condition initiale on a
 π   √2 
 0 sin( )
u1  4   2 
π
W (0) = u02  =  sin( )  =  √1 
   
2
u03 3π 2
   
sin( )
4 2
Resp. du module : Dr. N. Amroune 5 25/03/2020
3.6. SCHÉMA CRANK-NICOLSON CHAPTER 3. DIFFÉRENCES FINIES POUR EDPS

Alors
√ 
2 
1 1
4u1 − u2 = 1
   1  
4 −1 0 u1 0 1 0  2  

−1 4 −1 u12  = 1 0 1  √1  =⇒ −u11 + 4u12 − u13 = 2

0 −1 4 u13 0 1 0 2

 1
−u2 + 4u13 = 1
 
2
par la soustraction de la première équation et la troisième équation dans le système, on obtient
u11 = u13 . Donc ( √
4u11 − u12 = 1 1 2 2+1
√ =⇒ u2 =
−2u11 + 4u12 = 2 7
et √
4+ 2
u11 = u13 = .
14

3.6.2 Généralité d’un schéma pour l’équation de la chaleur


Il s’agit d’une généralisation des schémas précédents avec 0 ≤ θ ≤ 1. Ce schéma s’écrit sous la
forme suivante
! !
j+1 j+1 j+1 j j j
uj+1 − u j
u − 2u + u u − 2u + u
i i
= v 2 θ i+1 i i−1
+ (1 − θ) i+1 i i−1
, 1 ≤ i ≤ n, j = 1, 2, ...........
k h2 h2
(3.4)
2
v k
Posons λ = 2 , on obtient
h
uj+1 − uji = λ θ uj+1 j+1
+ uj+1
 #  # j j j

i i−1 − 2ui i+1 + (1 − θ) ui−1 − 2ui + ui+1 .
Alors le schéma sous forme matricielle est donné par
(I + θλA) W (j+1) = (I − (1 − θ)λA) W (j) ,

1 0 ··· 0
   
2 −1 · · · 0
.
0 1 · · · .. 
−1 2 −1 · · · 
j j
W (j) j t
= (u1 , u2 , · · · , un ) , A =  .. . . . . .  et I =  . . .
 
 . . . ..   .. . . . . . ... 
0 · · · −1 2 0 ··· 0 1
Cas particuliers :

• Si θ = 0 −→ Euler explicite.
• Si θ = 1 −→ Euler implicite.
1
• Si θ = 2
−→ Crank-Nicolson.

Exercice 6 On considère le problème suivant


∂ 2u

∂u

 = 4 2 − 10u + 11et + 10x, x ∈]0, 1[, t > 0,
∂t ∂x

u(0, t) = et , u(1, t) = et + 1, t ≥ 0, (3.5)


u(x, 0) = 1 + x, x ∈ [0, 1].

Où u = u(x, t).

Resp. du module : Dr. N. Amroune 6 25/03/2020


3.7. DISCRÉTISATION DE L’ÉQUATION
CHAPTER
DE LAPLACE
3. DIFFÉRENCES
2D: CAS STATIONNAIRE
FINIES POUR EDPS

1. Donner le schéma explicite pour h = 0.5 et k = 0.1.

2. Trouver la solution approchée du schéma pour x = 0.5 et t = 0.2.

3. Donner le schéma implicite pour h = 0.5 et k = 0.1.

4. Déterminer la solution approchée du schéma pour x = 0.5 et t = 0.2.

Soit u(x, t) = et + x une solution exacte de notre problème. Comparer les deux méthodes

3.7 Discrétisation de l’équation de Laplace 2D: cas station-


naire
Considérons le problème de Poisson avec conditions aux limites de type Dirichlet homogène sur
le pavé Ω = [0, a] × [0, b] ⊂ R2 (
−∆u = f sur Ω,
(3.6)
u = 0 sur ∂Ω,
où u = u(x, y) et f est une fonction régulière donnée dans Ω.

y
b u=0

u=0 −∆u = f u=0

u=0 a x
Le domaine Ω

Soient n, m ∈ N∗ . On définit le pas dans les deux directions comme suit :


a
h= , xi = ih, i = 0, 1, · · · , n + 1,
n+1
b
k= , yj = jk, j = 0, 1, · · · , m + 1.
m+1

h x
Le maillage de Ω

On écrit le schéma aux différences finies pour les dérivées partielles du second ordre par

∂ 2u uji−1 − 2uji + uji+1 ∂ 2 u uij−1 − 2uji + uj+1


i
(x i , y j ) ≃ , (x i , y j ) ≃ .
∂x2 h2 ∂y 2 k2

Resp. du module : Dr. N. Amroune 7 25/03/2020


3.7. DISCRÉTISATION DE L’ÉQUATION
CHAPTER
DE LAPLACE
3. DIFFÉRENCES
2D: CAS STATIONNAIRE
FINIES POUR EDPS

Et les conditions aux bords de type de Dirichlet homogène


(
u(x, 0) = 0 = u0i , u(x, b) = 0 = um+1
i , pouri = 0, 1, · · · , n + 1,
j j
u(0, y) = 0 = u0 , u(a, y) = 0 = un+1 , pourj = 0, 1, · · · , m + 1.

Alors le schéma de différences finies pour le problème (3.6) est donné par
 j
−ui−1 + 2uji − uji+1 uij−1 − 2uji + uj+1
i
− = fi , 1 ≤ i ≤ n et 1 ≤ j ≤ m,


h2 k2

u0i = um (3.7)

 i + 1 = 0, 1 ≤ i ≤ n,
 j
u0 = un + 1j = 0, 1 ≤ j ≤ m.

D’où le système matriciel correspondant à (3.7) s’écrit sous la forme suivante

AU = F,

où A est une matrice tridiagonale par blocs de taille n × m donnée par

B C ··· 0
 
.
C B C .. 

A=. .
 .. . . . . . C

0 ··· C B

avec B et C sont deux matrices carrées dans le corps R représentons comme suit
2
+ k22 −1  −1
··· 0 0 ··· 0
 
h2 h2 k2
..  . 
2 2
· · · .. 
 −1 −1 −1
+ k 2 h2 .   0 k2

B =  h.2 h2 , C = .

.. ..  . . ..
 ..  .. ..

. . −1  . 0
h2
2
0 ··· −1
h2 h2
+ k22 0 ··· 0 −1 k2

Et
U = (U1 , U2 , · · · , Uj , · · · , Un )t , F = (F1 , F2 , · · · , Fj , · · · , Fn )t ,
pour 1 ≤ j ≤ m on a

Uj = (uj1 , uj2 , · · · , ujn )t , Fj = (f1j , f2j , · · · , fnj )t .

Exemple 7 Dans cet exemple, on prend a = b = 1 et n = m = 3. Le schéma de différences


finies (3.7) est devient
 j j j j−1 j+1 2 j
4ui − ui−1 − ui+1 − ui − ui = h fi , 1 ≤ i, j ≤ 3,

u0i = uni + 1 = 0, 0 ≤ i ≤ 4, (3.8)
 j
 j
u0 = un + 1 = 0, 0 ≤ j ≤ 4.

Ainsi on écrit le système matriciel pour 1 ≤ i, j ≤ 3.


Fixons i = 1 :
pour j = 1 −→ 4u11 − u10 − u12 − u01 − u21 = h2 f11 ,
0 0
pour j = 2 −→ 4u21 − u20 − u22 − u11 − u31 = h2 f12 ,
0
pour j = 3 −→ 4u31 − u30 − u32 − −u21 − u41 = h2 f11 .
0 0

Resp. du module : Dr. N. Amroune 8 25/03/2020


3.7. DISCRÉTISATION DE L’ÉQUATION
CHAPTER
DE LAPLACE
3. DIFFÉRENCES
2D: CAS STATIONNAIRE
FINIES POUR EDPS

On fixe i = 2 :
pour j = 1 −→ 4u12 − u11 − u13 u02 − u22 = h2 f21 ,
0
pour j = 2 −→ 4u22 − u21 − u23 − u12 − u32 = h2 f22 ,
pour j = 3 −→ 4u32 − u2 − u31 − u33 − u22 − u42 = h2 f23 .
0
Pour i = 3 :
pour j = 1 −→ 4u13 − u12 − u14 − u03 − u23 = h2 f31 ,
0
pour j = 2 −→ 4u23 − u22 − u24 − u13 − u33 = h2 f32 ,
pour j = 3 −→ 4u33 − u32 − u34 − u23 − u43 = h2 f33 .
0 0
Alors le système matriciel s’écrit sous la forme suivante
   1  1
4 −1 0 −1 0 0 0 0 0 u1 f1
 −1 4 −1 0 −1 0 0 0 0  u21  f12 
   3  3
 0 −1 4 0 0 −1 0 0 0  u 1  f1 
   1  1
 −1 0 0 4 −1 0 −1 0 0  u 2  f2 
2  2
   2  
 0 −1 0 −1 4 −1 0 −1 0  u2  = h f2  ⇐⇒ AU = F.
  

 0 0 −1 0 −1 4 0 0 −1   3 f23 
  u21   1
 0 0 0 −1 0 0 4 −1 0   u 3 
  f 
  3
 0 2 f32 
0 0 0 −1 0 −1 4 −1   u3
0 0 0 0 0 −1 0 −1 4 u33 f33

Où    
B C 0 4 −1 0
A = C B C  , B = −1 4 −1 et C = −I avec I la matrice identité de R3 .
0 C B 0 −1 4
Propriété de la matrice A :

• A est une matrice symétrique.

• A est tridiagonale par blocs.


n
X
• A à diagonale dominante stricte (i.e |aii | > |aij |).
i6=ji=1

Alors la matrice A est inversible.

Exemple 8 Soit Ω = [0, 1] × [0, 1] ⊂ R2 . On considère le problème suivant



2
uxx + uyy = x + y + 1, (x, y) ∈]0, 1[ ,

u(x, 0) = u(x, 1) = 0, x ∈ [0, 1], (3.9)

u(0, y) = u(1, y) = 0, y ∈ [0, 1].

où u = u(x, y).
Question:
1
Calculer la solution approchée pour h = k = .
3

Resp. du module : Dr. N. Amroune 9 25/03/2020


3.7. DISCRÉTISATION DE L’ÉQUATION
CHAPTER
DE LAPLACE
3. DIFFÉRENCES
2D: CAS STATIONNAIRE
FINIES POUR EDPS

Solution 9 Le schéma aux différences finies est donné par


1

j j j j−1 j+1
−4ui + ui−1 + ui+1 + ui + ui = 27 (i + j + 3), i, j = 1, 2,


u0i = u3i = 0, 0 ≤ i ≤ 3, (3.10)

 j
u0 = uj3 = 0, 0 ≤ j ≤ 3.

Donc on écrit le système matriciel comme suit


Fixons i = 1 :
5
pour j = 1 −→ −4u11 + u10 + u12 + u01 + u21 = ,
0 0 27
6
pour j = 2 −→ −4u21 + u20 + u22 + u11 + u31 = ,
0 0 27
Pour i = 2 :
6
pour j = 1 −→ −4u12 + u11 + u13 + u02 + u22 = ,
0 0 27
7
pour j = 2 −→ −4u22 + u21 + u23 + u12 + u32 = ,
0 0 27
Alors  5 
   1   27 
−4 1 1 0 u1  6 
 1 −4 0 1  u21   
  1 =  27 
 u 2   6 

 1 0 −4 1


0 1 1 −4 u22 27
 
7
 
.
27
D’où la solution approchée est
 t
t −11 −13 −13 −11
u11 , u21 , u12 , u22
#
= , , , .
108 108 108 108

Exercice 10 Considérons sur le pavé Ω = [0, 1] × [0, 1] ⊂ R2 le problème de Laplace suivant



uxx + uyy = 0, (x, y) ∈ Ω,

u(x, 0) = 2x, u(x, 1) = 2x − 1, x ∈ [0, 1], (3.11)

u(0, y) = −y, u(1, y) = 2 − y, y ∈ [0, 1].

où u = u(x, y).

1. Tracer le domaine Ω et u(x, y) sur les frontières de Ω.

2. Déterminer a, b de sort que u(x, y) = ax + by est une solution exacte de notre problème.

3. Calculer la solution approchée pour n = 3 et m = 1.

4. Comparer la solution approchée avec la solution exacte.

Resp. du module : Dr. N. Amroune 10 25/03/2020


Université Mohamed Boudiaf -M’sila-

Faculté de mathématiques et de l’informatique 3ème année licence


Département de mathématiques 2019/2020

Module: Méthode numérique


Série d’exercices N◦ 1

NB: Les exercices suivis par une étoile seront traités par l’étudiant.

Exercice 1.

Soient a, b et λ trois nombres réels et f une fonction continue sur [0, 1].
Considérons le problème de Dirichlet
(
−u′′ + λu = f, sur ]0, 1[,
u(0) = a, u(1) = b,

et le problème de Neumann (
−u′′ + λu = f, sur ]0, 1[,
(∗)
u′ (0) = a, u′ (1) = b.
p
(On pose δ = |λ|)
Déterminer les conditions nécessaires et suffisantes sur δ et f pour que le problème de Dirichlet et le
problème de Neumann admettent une unique solution u dans C 2 ([0, 1]).

Exercice 2.

On considère le problème aux limites suivant


(
−u′′ (x) = f (x), x ∈]0, 1[,
u(0) = u(1) = 0.

1. Si f est une fonction continue donnée sur [0, 1], montrer par deux manières différentes que le
problème admet une solution unique dans C 2 ([0, 1]) donnée par la formule :
Z 1
∀x ∈ [0, 1] : u(x) = G(x, s)f (s)ds,
0

où G s’appelle la fonction de Green du problème qui définie par :


(
s(1 − x) si 0 ≤ s ≤ x,
G(x, s) =
x(1 − s) si x ≤ s ≤ 1.

2. Ecrire le shéma des différences finies.

3. Montrer que le système algébrique admet une solution unique.

1 09/02/2020
Université Mohamed Boudiaf -M’sila-

Faculté de mathématiques et de l’informatique 3ème année licence


Département de mathématiques 2019/2020

Module: Méthode numérique


Série d’exercices N◦ 2: Différences finies pour EDOs

NB: Les exercices suivis par une étoile seront traités par l’étudiant.

Exercice 1.
Considérons le problème mixtes Dirichlet-Neumann
(
−u′′ (x) + u(x) = f (x), 0 < x < L,
(1)
u(0) = 2, u′ (L) = 3.

1. Écrire deux schémas des différences finies pour h = Ln et xi = ih, i = 0, 1, ..........., n.


(En utilisant l’approximation à gauche et l’approximation centré pour l’approche de u′ (L))

2. Ecrire les deux schémas sous forme matricielle.

3. Montrer que les deux systèmes admettent une solution unique.


Exercice 2.
On considère le problème aux limites suivant
(
−u′′ (x) + p(x)u′ (x) + q(x)u(x) = f (x), x ∈]0, 1[,
(2)
u(0) = α, u(1) = β.

Les fonctions f , p et q sont continues et données sur [0, 1]. De plus, on suppose que
q(x) > 0, ∀x ∈ [0, 1].
1
1. Écrire le schéma des différences finies pour h = n+1 et xi = ih, i = 0, 1, ..........., n + 1.
(On utilise la notation indicielle pour les fonctions f, p et q)

2. Ecrire le problème discret sous forme matricielle.


2
3. On suppose que h < où L = sup |p(x)|.
L x∈[0,1]
Montrer que le système admet une solution unique.
Exercice 3. (Examen 2019)
On considère le problème suivant

−u′′ (x) + 1 u′ (x) = cos(πx), 0 < x < 1,


1+x
u(0) = u(1) = 0.

1
1. Ecrire le schéma des différences finies pour xi = ih où h = n+1 .
(Indication : Utiliser le schéma centré pour la discrétisation de terme u′ (x)).

1 23/02/2020
2. Ecrire le système matriciel correspond à ce schéma.

3. Application : Calculer la solution approchée pour n = 2.

Exercice 4. (*)
Soit le problème suivant
(
−u′′ (x) + xu(x) = f (x), x ∈]0, 1[,
(3)
u(0) + u′ (0) = 1, u(1) = 1.

1. Écrire le schéma des différences finies pour h = 14 . (Pour approcher u′ (0) en utilisant
approximation à droite)

2. Montrer que le système matriciel admet une unique solution, puis calculer cette solution.

Exercice 5. (*) (Examen de rattrapage 2019)


On considère le problème suivant

−u (x) + 2u(x) = x, 0 < x < 1,
 ′′

u′ (1) + u(1) = 0,

u(0) = 1.

1
1. Ecrire le schéma des différences finies pour xi = ih où h = n+1 .
(Indication : Utiliser le schéma décentré à droite pour la discrétisation de terme u′ (1)).

2. Ecrire le système matriciel correspond à ce schéma.

3. Montrer que le système matriciel admet une unique solution.

4. Application : Calculer la solution approchée pour n = 2.

2 23/02/2020
Université Mohamed Boudiaf -M’sila-
Faculté de mathématiques et de l’informatique 3ème année licence
Département de mathématiques 2019/2020

Module: Méthode numérique


Série d’exercices N◦ 3: Différences finies pour EDPs

Exercice 1.

On définit le problème aux limites suivant



ut + ux − uxx = 0, 0 < x < 1, 0 < t < 1,

u(x, 0) = x, 0 ≤ x ≤ 1, (1)

u(0, t) = ux (1, t) = 0, 0 < t < 1,

où u = u(x, t).


1 1
1. Ecrire le schéma explicite et implicite pour : xi = ih, tj = jk où h = n+1 et k = m+1
.
(Indication : Utiliser le schéma décentré à gauche pour la discrétisation de ux ).
2. Ecrire le système matriciel pour les deux schémas.
3. Calculer la solution approchée pour les deux schémas en prenant trois points intérieurs
en espace et k = 12 .
Exercice 2. (Examen 2019)

On définit le problème aux limites suivant



ut − uxx − ux = 1, 0 < x < 1 t > 0,

u(x, 0) = cos(πx), 0 ≤ x ≤ 1, (2)

u(0, t) = 1, u(1, t) = −1, t ≥ 0,

où u = u(x, t).


1. Ecrire les schémas implicite et Crank-Nicolson pour : xi = ih, tj = jk
1
où h = k = n+1 .
2. Ecrire le système matriciel pour le schéma de Crank-Nicolson.
3. Calculer la solution approchée pour les deux schémas en t1 = 13 .
(Indication : Utiliser le schéma centré pour la discrétisation de ux ).
Exercice 3.

On considère le problème suivant


∂u ∂ 2 u


 − 2 = 2, x ∈]0, 1[, t ∈]0, 12 [,
∂t ∂x

u(0, t) = u(1, t) = 0, t ∈ [0, 12 ], (3)


u(x, 0) = sin(πx) + x(1 − x), x ∈ [0, 1].

Où u = u(x, t).

Resp. Module : Dr. N. Amroune 1 19/03/2020


2
1. Montrer que la solution exacte est donnée par u(x, t) = e−π t sin(πx) + x(1 − x).
1
2. Ecrire le shéma explicite, implicite et Crank-Nicolson pour : xi = ih, tj = jk où h = n+1
1
et k = m+1 .
1 1
3. Ecrire le système matriciel pour les trois schémas où h = 5
et k = 100
.

4. Comparer la solution approchée pour les trois schémas avec la solution exacte et 0 ≤ x ≤ 1
et 0 ≤ t ≤ 0.03.

Exercice 4. (Examen 2019)

Soit Ω = {(x, y) ∈ R2 ; 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ 1}, on définit le problème de Laplace avec


des conditions de Dirichlet non homogènes suivant

uxx + uyy = 0, (x, y) ∈]0, 1[×]0, 1[,

u(x, 0) = 2x, u(x, 1) = 2x − 1, ∀x ∈ [0, 1], (4)

u(0, y) = −y, u(1, y) = 2 − y; ∀y ∈ [0, 1],

où u = u(x, y).

1. Représenter graphiquement les conditions de Dirichlet de ce problème sur le bord du


domaine Ω.

2. Déterminer a et b telle que u(x, y) = ax + by est une solution exacte du problème (4).
1 1
3. Fixons n = 3 et m = 1, pour xi = ih, yj = jk où h = n+1
et k = m+1
.

• Tracer le maillage de Ω, puis calculer la solution approchée.


• Comparer la solution approchée avec la solution exacte.

Resp. Module : Dr. N. Amroune 2 19/03/2020


Université Mohamed Boudiaf -M’sila-

Faculté de mathématiques et de l’informatique 2019/2020


Département de mathématiques 3ème année licence
Méthode numérique pour EDOs-EDPs

Corrigé du série n°2

Exercice 2
Soit le problème aux limites suivant
(
−u′′ (x) + p(x)u′ (x) + q(x)u(x) = f (x), x ∈]0, 1[,
(1)
u(0) = α, u(1) = β.

Où f , p et q sont des fonctions continues et données sur [0, 1]. De plus, on suppose que
q(x) > 0, ∀x ∈ [0, 1].

1. En utilisant le schéma aux différences finies centré pour approximer u′ (x). On obtient le
système matriciel sous la forme suivante
    
2 + h2 q1 −1 + h2 p1 ··· 0 u1 h2 f1 + (1 + h2 p1 )α
−1 − h p2 2 + h2 q2 −1 + h p2
2 2
···    u2  
   h2 f2 
.. . . = .
 
. . . . . . .
. .
     
 . .  .   . 
0 ··· −1 − h2 pn 2 + h2 qn un h2 fn + (1 − h2 pn )β

A U = F. (2)

2. Montrons que le système admet une unique solution :


Pour i = 1, on a
h h
| −1 + p1 | ≤ 1 + | p1 |
2 2
h h
≤ 1+ sup | pi (x) |= 1 + L
2 x∈[0,1] 2
1 2
< 1+ L = 2.
2L
Et d’autre part on a 2 + h2 q1 > 2, alors en déduit que
h
| 2 + h2 q1 |>| −1 + p1 | .
2
De même manière on montre que pour i = n l’inégalité suivante
h
| 2 + h2 qn |>| −1 − pn | .
2
n−1
2
X h h
Pour 2 ≤ i ≤ n − 1 on doit montrer que | 2 + h qi |> | −1 − pi | + | −1 + pi | .
i=2
2 2
• Si −1 − h2 pi > 0 et −1 + h2 pi > 0, alors −1 − h2 pi − 1 + h2 pi = −2 contradiction (car la
valeur absolue est positive).

Resp. Dr. N Amroune 1 05 Avril 2020


• Si −1 − h2 pi < 0 et −1 + h2 pi < 0, alors 1 + h2 pi + 1 − h2 pi = 2.
h h
|2 + h2 qi | >| −1 − pi | + | −1 + pi |, pour i = 2, · · · , n − 1. (3)
2 2
• Si −1 − h2 pi > 0 et −1 + h2 pi < 0, alors

h h
−1 − pi + 1 − pi = −hpi , où pi < 0
2 2
= h | −pi |
≤ h sup |pi (x)| = h L
x∈[0,1]
2
< L = 2.
L
D’où l’inégalité (3) est satisfaite.
• Si −1 − h2 pi < 0 et −1 + h2 pi > 0, alors

h h
1 + pi − 1 + pi = hpi
2 2
≤ h sup |pi (x)| = h L
x∈[0,1]
2
< L = 2.
L
Alors l’inégalité (3) est vérifiée.
En on déduire que la matrice A est à diagonale dominante stricte, alors elle est inversible.
D’où le système (2) admet une unique solution.

Exercice 3. (Examen 2019)


Soit le problème suivant

−u′′ (x) + 1 u′ (x) = cos(πx), 0 < x < 1,


1+x
u(0) = u(1) = 0.

1
On a h = et xi = i h; i = 0, 1, · · · , n + 1.
n+1
1. Schéma aux différences finies:
ui−1 − 2ui + ui+1 ui+1 − ui−1
On sait que u′′ (xi ) ≃ 2
et u′ (xi ) ≃ .
h 2h
Alors
− ui−1 − 2ui + ui+1 + 1 ui+1 − ui−1 = cos(πih), 1 ≤ i ≤ n,

h2 1 + ih 2h
u = u = 0.
0 n+1
    
h h
− 1 + ui−1 + 2ui + − 1 ui+1 = h2 cos(πih),
=⇒ 2(1 + ih) 2(1 + ih)
u0 = un+1 = 0.

Resp. Dr. N Amroune 2 05 Avril 2020


2. Le système matriciel est:
   
h h
pour i = 1 −→ − 1 + u0 + 2u1 + − 1 u2 = h2 cos(πh),
 2(1 + h)  0 2(1 + h) 
h h
pour i = 2 −→ − 1 + u1 + 2u2 + − 1 u3 = h2 cos(2πh),
2(1 + 2h) 2(1 + 2h)
.
.
.    
h h
pour i = n −→ − 1 + un−1 + 2un + − 1 un+1 = h2 cos(nπh).
2(1 + nh) 2(1 + nh) 0
D’où la forme matricielle est donnée par
 h 
2 −1 ··· 0  
 2(1 + h)
 
 u1 cos(πh)
  
h h

− 1 + 2 −1 · · ·  u2   cos(2πh) 
 
 2(1 + 2h) 2(1 + 2h)  ..

= h 2
..

. .
   

.. .. .. .
 . .
. . .
     

 
h
  un
 cos(nπh)
0 ··· − 1+ 2
2(1 + (n − 1)h)
=⇒ A U = F,
où A ∈ Mn×n (R).
3. Application n = 2:
1 i
On a h = et xi = ih = , i = 1, 2.
3 3

 −7
  
1
 1
 2u1 − 7 u2 = 1

2 u
−11
8 1
= 2 =⇒ −11 8 18
1
10
2 u2 9 −12 
 u1 + 2u2 = −
10 18
Donc la solution approchée de notre système dans le cas n = 2 est
 t
t 5 −4
(u1 , u2 ) = , .
243 243

Exercice 4.
Soit le problème suivant (
−u′′ (x) + xu(x) = 0, x ∈]0, 1[,
(4)
u(0) + u′ (0) = 1, u(1) = 1.
1
1. Schéma aux différences finies pour h = :
4
1 u i−1 − 2ui + ui+1 ui+1 − ui−1
Comme h = , alors n = 3. On a u′′ (xi ) ≃ 2
et u′ (xi ) ≃ .
4 h 2h
Alors 
−16 (u − 2u + u ) + 1 i u = 0, 1 ≤ i ≤ 3,
i−1 i i+1 i
4
u + 4u − 4u = 1, u = 1.
0 1 0 4

−64ui−1 + (128 + i) ui − 64ui+1 = 0,
=⇒ 4u − 1
 u0 = 1 , u4 = 1.
3

Resp. Dr. N Amroune 3 05 Avril 2020


2. Montrons que le système matriciel admet une unique solution :

On écrit le problème discret sous forme matricielle comme suit


pour i = 1 −→ −64u0 + 129u1 − 64u2 = 0,
pour i = 1 −→ −64u1 + 130u2 − 64u3 = 0,
pour i = 1 −→ −64u2 + 131u3 − 64u4 = 0.
Donc
131 −64
pour i = 1 −→ u1 − 64u2 = ,
3 3
pour i = 1 −→ −64u1 + 130u2 − 64u3 = 0,
pour i = 1 −→ −64u2 + 131u3 = 64.
D’où le système matriciel est
 131     −64   131     −1 
3
−64 0 u1 3 192
−1 0 u1 3
−64 130 −64 u2  =  0  =⇒ −1 130 −1 u2  =  0 
64
0 −64 131 u3 64 0 −1 13164
u3 1
=⇒ A U = F.

Comme la matrice A est tridiagonale symétrique à diagonale dominante stricte, alors elle
est inversible.
D’où le système admet une unique solution.

3. Déterminons la solution approchée :

Il y a plusieurs méthodes pour résoudre un système linéaire A U = F (i.e calculer la


solution approchée u) par exemple méthode de Cramer, Gauss, Gauss-Seidel, l’inverse
d’une matrice, ...etc.

Exercice 5. (*) (Examen de rattrapage 2019)


On considère le problème suivant

−u (x) + 2u(x) = x, 0 < x < 1,
 ′′

u′ (1) + u(1) = 0,

u(0) = 1.

1. Schéma de différences finies :

Le schéma aux différences finies correspondant ce problème est



−ui−1 + 2 (h2 + 1) ui − ui+1 = ih3 , i = 1, · · · , n,
1
u0 = 1, un+1 = un .
1+h

2. Système matriciel
On a
pour i = 1 −→ −u0 + 2(h2 + 1)u1 − u2 = h3 =⇒ 2(h2 + 1)u1 − u2 = h3 + 1,
pour i = 1 −→ −u0 + 2(h2 + 1)u1 − u2 = h3 =⇒ 2(h2 + 1)u1 − u2 = h3 + 1,
.
.
.  
2 3 2 1
i = n −→ −un−1 +2(h +1)un −un+1 = nh =⇒ −un−1 + 2(h + 1) − un = nh3 .
h+1

Resp. Dr. N Amroune 4 05 Avril 2020


Donc la forme matricielle est donnée par
 2 
2(h + 1) −1 ··· 0  
3

.. u 1 h + 1
2
.

 −1 2(h + 1) −1

  u2   2h3 
.. .. ..   ..  = h2  .. 
    

 . . . −1  .   . 
 1  u nh3
0 ··· −1 2(h2 + 1) − n
h+1
=⇒ A U = F.
3. Montrons que le système admet une unique solution :

Comme A est une matrice tridiagonale symétrique à diagonale dominante stricte, alors
elle est inversible.
D’où le système admet une unique solution.
4. Application n = 2 :
1
On a n = 2, alors h = .
3
20 28
   
(
9 −1 
 u1

 27  u1 ≃ 0.7,
53 = 2 =⇒
u2 u2 ≃ 0.53.
   
−1
36 27

N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos questions et vos remarques :
[email protected]

Resp. Dr. N Amroune 5 05 Avril 2020


Université Mohamed Boudiaf -M’sila-

Faculté de mathématiques et de l’informatique 2019/2020


Département de mathématiques 3ème année licence
Méthode numérique pour EDOs-EDPs

Corrigé du série n°3

Exercice 1
Soit le problème aux limites suivant

ut + ux − uxx = 0, 0 < x < 1, 0 < t < 1,

u(x, 0) = x, 0 ≤ x ≤ 1, (1)

u(0, t) = ux (1, t) = 0, 0 < t < 1,

où u = u(x, t).

1 1
1. on a xi = ih et tj = jk où h = et k = .
n+1 m+1
• Schéma explicite :
On remplace ut , ux et uxx par leurs approximations

uj+1 − uji uj − uji−1 uj − 2uji + uji+1


ut ≃ i
, ux ≃ i et uxx ≃ i−1 .
k k h2
Alors on obtient le schéma aux différences finies pour le problème (1) comme suit
 j+1 k(h+1) j
h2 −kh−2k j
ui = h2 ui−1 +
 h2
ui + hk2 uji+1 , 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m,
u0i = ih, 0 ≤ i ≤ n + 1, (2)
 j
u0 = 0, ujn+1 = ujn , 0 ≤ j ≤ m + 1.

• Schéma implicite :
De même manière on trouve le schéma implicite pour le problème (1) sous la forme
suivante
 j−1 k(h+1) j h2 +kh+2k j
ui = − h2 ui−1 +
 h2
ui − hk2 uji+1 , 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m,
u0i = ih, 0 ≤ i ≤ n + 1, (3)
 j
 j j
u0 = 0, un+1 = un , 0 ≤ j ≤ m + 1.

2. Dans cette question en injectant les valeurs de i et j dans les deux problèmes discrets (2)
et (3) pour l’obtention des systèmes matriciels.
• Schéma explicite :
On fixe j = 0 et en substitue les valeurs de i, on obtient
2
pour i = 1 −→ u11 = k(h+1)
h2
u00 + h −kh−2k
h2
u01 + hk2 u02 ,
0 2
pour i = 2 −→ u12 = k(h+1)
h2
u01 + h −kh−2k
h2
u02 + hk2 u03 ,
.
.
.
2
pour i = n −→ u1n = k(h+1)
h2
u0n−1 + h −kh−2k
h2
u0n + hk2 u0n+1 .
u0n

Resp. Dr. N Amroune 1 12 Avril 2020


D’où le système matriciel correspondant le problème discret (2) est donné par
    
u11 h2 − kh − 2k k ··· 0 u01
 u1  1  k(h + 1)
2
h − kh − 2k k 0
···   u2 
  
 2
 ..  = .. ... ... ..   .. 
h2 

. . .  . 
1 2
un 0 ··· k(h + 1) h − kh − k u0n
=⇒ W (1) = AW (0) ,

où  
h2 − kh − 2k k ··· 0
 k(h + 1) 2
h − kh − 2k k ··· 
A= .. .. ,
 
.. ..
 . . . . 
0 ··· k(h + 1) h2 − kh − k
t t
W (0) = u01 , u02 , · · · , u0n et W (1) = u11 , u12 , · · · , u1n .
! !

On peut montrer par récurrence que pour tout 0 ≤ j ≤ m + 1


t
W (j+1) = AW (j) , où W (j) = uj1 , uj2 , · · · , ujn .
!

• Schéma implicite :
On fixe j = 1 et en substitue les valeurs de i, on obtient
2
pour i = 1 −→ u01 = − k(h+1)
h2
u10 + h +kh+2k
h2
u11 − hk2 u12 ,
0 2
pour i = 2 −→ u02 = − k(h+1)
h2
u11 + h +kh+2k
h2
u12 − hk2 u13 ,
.
.
.
2
pour i = n −→ u0n = − k(h+1)
h2
u1n−1 + h +kh+2k
h2
u1n − hk2 u1n+1 .
u0n

D’où le système matriciel s’écrit comme suit


    
u01 h2 + kh + 2k −k ··· 0 u11
 u0  2   u1 
 2 1  −k(h + 1) h + kh + 2k −k ···   2
 ..  = 2 .. . .. . .. .
..   .. 
h 

. .  . 
0 2
un 0 ··· −k(h + 1) h + kh + k u1n
=⇒ W (0) = AW (1) ,

où  
h2 + kh + 2k −k ··· 0
 −k(h + 1) h2 + kh + 2k −k ··· 
A= .. .. ,
 
. . . .
 . . . . 
2
0 ··· −k(h + 1) h + kh + k
t t
W (0) = u01 , u02 , · · · , u0n et W (1) = u11 , u12 , · · · , u1n .
! !

On peut montrer par récurrence que pour tout 0 ≤ j ≤ m + 1


t
W (j) = AW (j+1) , où W (j) = uj1 , uj2 , · · · , ujn .
!

Resp. Dr. N Amroune 2 12 Avril 2020


1
3. Il y a plusieurs méthodes pour calculer la solution approchée dans le cas où h = et
4
1
k = (i.e n = 3 et m = 1).
2
• Schéma explicite :
On utilise un calcul direct pour déterminer la solution approchée W (1) , en effet
   1   −1 
−17 8 0 4 4
W (1) =  10 −17 8   12  =  0  .
3
0 10 −9 4
−7
4

• Schéma implicite :
Le système matriciel est devient
1    1
4
19 −8 0 u1
 1  = −10 19 −8 u12  .
2
3
4
0 −10 11 u13

Donc la solution approchée W (1) est calculer depuis l’inverse de la matrice ou la résolution
du système linéaire ou d’autre méthode comme Cramer, Gauss ...etc.
 t
(1) 497 246 1323
W = , , .
6284 1571 6284

Exercice 2. (Examen 2019)

Soit le problème suivant



ut − uxx − ux = 1, 0 < x < 1 t > 0,

u(x, 0) = cos(πx), 0 ≤ x ≤ 1, (4)

u(0, t) = 1, u(1, t) = −1, t ≥ 0,

où u = u(x, t).
1
1. Les schémas pour h = k = n+1
.

• Schéma implicite : On a

uji − uj−1
i uji+1 − uji−1 uji−1 − 2uji + uji+1
ut ≃ , ux ≃ et uxx ≃ .
h 2h h2
Alors
uji − uj−1 uj − 2uji + uji+1 uji+1 − uji−1
i
− i−1 − = 1.
h h2 2h
D‘où le schéma implicite du problème (4) est donné par
 j j j j−1
h h 2
( 2 − 1) ui−1 + (2 + h) ui − ( 2 + 1) ui+1 = h ui + h , 1 ≤ i ≤ n, j = 1, 2, · · · ,

u0i = cos(πih), 0 ≤ i ≤ n + 1,
 j
u0 = 1, ujn+1 = −1, j ≥ 0.

(5)
• Schéma de Crank-Nicolson :
On écrit le schéma de Crank-Nicolson pour ce problème par

Resp. Dr. N Amroune 3 12 Avril 2020


" #
j+1 j+1 j+1 j j j
uj+1
i − u j
i 1 u i−1 − 2u i + u i+1 u i−1 − 2u i + u i+1 uji+1 − uji−1
− + − = 1.
h 2 h2 h2 2h
Alors
 j+1 j+1 j+1 j j j 2
−ui−1 + 2(h + 1) ui − ui+1 = (1 − h) ui−1 + 2(h − 1) ui + (h + 1)ui+1 + 2h , 1 ≤ i ≤ n, j ≥ 0,

u0i = cos(πih), 0 ≤ i ≤ n + 1,
 j
u0 = 1, ujn+1 = −1, j ≥ 0.

(6)
2. Le système matriciel pour le schéma de Crank-Nicolson :

pour i = 1 −→ −uj+1
0 + 2(h + 1) uj+1
1 − uj+1
2 = (1 − h) uj0 + 2(h − 1) uj1 + (h + 1)uj2 + 2h2 ,
pour i = 2 −→ −uj+1
1 +1
2(h + 1) uj+1
2 − uj+1
3 = (1 − h) uj1 +
1
2(h − 1) uj2 + (h + 1)uj3 + 2h2 ,
.
.
.
pour i = n −→ −uj+1 j+1 j+1 j j
n−1 +2(h+1) un −un+1 = (1−h) un−1 +2(h−1) un +(h+1)un+1 +2h .
j 2

Donc le système matriciel est donné par −1 −1

   j+1    j  2
2(h + 1) −1 ··· 0 u1 2(h − 1) 1+h ··· 0 u1 2h −
 −1 2(h + 1) −1 · · ·  uj+1   1 − h 2(h − 1) 1 + h · · ·   uj   h2
 2     2 
 .  =    . + 

 .. .. .. .. .. .. .. .. ..
 . . . .   ..   . . . .   ..   .
0 ··· −1 2(h + 1) j+1 0 · · · 1 − h 2(h − 1) j 2h 2−
un un

ou encore on écrit sous la forme CW (j+1) = DW (j) + H, où


   
2(h + 1) −1 ··· 0 2(h − 1) 1 + h ··· 0
 −1 2(h + 1) −1 ···   1 − h 2(h − 1) 1 + h ··· 
C= .. .. , D =  .. .. ,
   
. . . . . . . .
 . . . .   . . . . 
0 ··· −1 2(h + 1) 0 ··· 1 − h 2(h − 1)
j t t
(j)
! j j  2 2 2
W = u1 , u2 , · · · , un et H = (2h − h + 2, h , · · · , 2h − h − 2) .
3. Calculons la solution approchée en t1 = 31 :
1
On a t1 = k = h = =⇒ n = 2.
n+1
• Schéma implicite :
On fixe j = 1 et on varié sur les valeurs de i
h h
pour i = 1 −→ ( − 1)u10 + (h + 2) u11 − ( + 1)u12 = h2 + hu01 ,
2 2
h h
pour i = 2 −→ ( − 1)u1 + (h + 2) u2 − ( + 1)u13 = h2 + hu02 .
1 1
2 2
π 1 2π 1
0
De la condition initiale on sait que u1 = cos( ) = , u02 = cos( ) = − et des
3 2 3 2
conditions aux limites de type Dirichlet non homogène on a u10 = 1, u13 = −1.
Alors le système matriciel devient
 
7 1 7
 u 1 − u2 = ,
 1 10 u11 = 6 ≃ 0.26,

3 6 9 =⇒ 23
5 1 7 1 −11 1 −208
 − u1 − u2 =
 ,  u2 =
 ≃ −0.43.
6 3 9 483
D’où la solution approchée par le schéma implicite est W (1) = (0.26, −0.43)t .

Resp. Dr. N Amroune 4 12 Avril 2020


• Schéma Crank-Nicolson :
En injectant la valeur de h et les valeurs de la condition initiale u01 et u02 dans le système
matriciel correspondant ce schéma, on obtient

8 4 4 1 17 u11 = 2 ≃ 0.06,
      
 3 −1 u11 − 3 3   2   9 
  
33
 8  u12 =  2 4   1  +  −19  =⇒  1 13
−1 − −  u2 = − ≃ −0.4.
3 3 3 2 9 33
D’où la solution approchée par le schéma de Crank-Nicolson est donnée par

W (1) = (0.06, −0.4)t .

Exercice 3.

Soit le problème
∂u ∂ 2 u


 − 2 = 2, x ∈]0, 1[, t ∈]0, 12 [,
∂t ∂x

u(0, t) = u(1, t) = 0, t ∈ [0, 12 ], (7)


u(x, 0) = sin(πx) + x(1 − x), x ∈ [0, 1].

Où u = u(x, t).

1. Montrons la solution exacte :


2
On doit montrer que u(x, t) = e−π t sin(πx) + x(1 − x) est une solution exacte, il suffit
que u est vérifiée le problème (7).
On a
∂u 2
(x, t) = πe−π t cos(π x) + 1 − 2x,
∂x
alors
∂2 u 2

2
(x, t) = −π 2 e−π t sin(π x) − 2.
∂x
Et on a aussi
∂u 2
(x, t) = −π 2 e−π t sin(π x).
∂t
En injectant ses valeurs de dérivées partielles dans l’équation du problème (7), on déduit
que u vérifiée l’équation aux dérivées partielles
2t 2t
−π 2 e−π sin(π x) + π 2 e−π sin(π x) + 2 = 2.

Maintenant, elle reste a vérifiée la condition initiale et les conditions aux limites. Il est clair
que u(0, t) = u(1, t) = 0 et avec un calcul simple on trouve u(x, 0) = sin(πx) + x(1 − x).
D’où u est une solution exacte de notre problème.

2. Les schémas pour le problème (7):

• Schéma explicite :
On écrit le schéma d’Euler explicite correspondant le problème (7) comme suit
 j+1 j
 j j
2k
k
! k
ui = h2 ui−1 + 1 − h2 ui + h2 ui+1 + 2k, 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m,

u0i = sin(π i h) + i h(1 − i h), 0 ≤ i ≤ n + 1, (8)
 j
 j
u0 = un+1 = 0, 0 ≤ j ≤ m + 1.

Resp. Dr. N Amroune 5 12 Avril 2020


• Schéma implicite :
On donne le schéma aux différences finies implicite correspondant le problème (7)
sous la forme suivante
 j
 j j j−1
2k
k
! k
− h2 ui−1 + 1 + h2 ui − h2 ui+1 = ui + 2k, 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m,

u0i = sin(π i h) + i h(1 − i h), 0 ≤ i ≤ n + 1, (9)
 j
 j
u0 = un+1 = 0, 0 ≤ j ≤ m + 1.

• Schéma Crank-Nicolson :
Le schéma de Crank-Nicolson est donné par
    2 
j+1 h2 j+1 j+1 j h j j+1 2
−ui−1 + 2 1 + k ui − ui+1 = ui−1 + 2 k − 1 ui + ui+1 + 4h , 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m

 u0i = sin(π i h) + i h(1 − i h), 0 ≤ i ≤ n + 1,


uj = uj = 0, 0 ≤ j ≤ m + 1.

0 n+1
(10)
3. Le système matriciel pour les trois schémas:

Exercice 4. (Examen 2019)

Soit le problème stationnaire suivant



uxx + uyy = 0, (x, y) ∈]0, 1[×]0, 1[,

u(x, 0) = 2x, u(x, 1) = 2x − 1, ∀x ∈ [0, 1], (11)

u(0, y) = −y, u(1, y) = 2 − y; ∀y ∈ [0, 1],

où u = u(x, y).
1. Traçons le domaine Ω :

y
u = 2x − 1
1

u = −y ∆u =u0 = 2 − y

u = 2x 1 x
Le domaine Ω

2. Déterminons a et b :
On sait que u(x, y) = ax + by est une solution exacte, alors
( (
u(x, 0) = ax = 2x, a = 2,
=⇒
u(x, 1) = ax + b = 2x − 1, b = −1.
Ou bien ( (
u(0, y) = by = −y, a = 2,
=⇒
u(1, y) = a + by = 2 − y, b = −1.
D‘où la solution exacte du problème stationnaire (11) est u(x, y) = 2x − 1.

Resp. Dr. N Amroune 6 12 Avril 2020


3. On fixe n = 3 et m = 1:
• Le maillage :
1 1
On a h = et k = , on traçons le maillage comme suit
4 2
• La solution approchée :

Le schéma de différences finies correspond à ce problème est donné par



−10uji + 4 uji−1 + uji+1 + uj−1 + uj+1
! 

 i i = 0, 1 ≤ i ≤ 3; j = 1,
i i


u0i = , u2i = − 1, 0 ≤ i ≤ 4, (12)
2 2
uj = − j , uj = 2 − j , 0 ≤ j ≤ 2.



0
2 4 2
On fixe j = 1 et on a
pour i = 1 −→ −10u11 + 4 (u10 + u12 ) + u01 + u21 = 0,
− 12 1
2
− 12

pour i = 2 −→ −10u12 + 4 (u11 + u13 ) + u02 + u22 = 0,


1 0

pour i = 3 −→ −10u13 + 4 (u12


+ u14 )
+ + = 0. u03 u23
3 3 1
Donc  2 2 2
1 1

 −10u 1 + 4u 2 = 2,
−10u12 + 4u11 + 4u13 = −1,

−10u13 + 4u12 = −8.

la résolution du système linéaire ou dessus donne la solution approchée du problème (11)


qui donnée par  t
! 1 1 1 t 1
u1 , u2 , u3 = 0, , 1 .
2
• La comparaison entre les deux solutions :
On a
1
u(xi , yj ) = 2xi − yj = 2ih − jk = (i − j) .
2
D’où

(xi , y1 ) (x1 , y1 ) (x2 , y1 ) (x3 , y1 )


solution approchée 0 0.5 1
solution exacte 0 0.5 1

Resp. Dr. N Amroune 7 12 Avril 2020


N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos questions et vos remarques :
[email protected]

Resp. Dr. N Amroune 8 12 Avril 2020

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