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Affections dermatologiques infantiles

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AFFECTIONS DERMATOLOGIQUES

COURANTES DE L'ENFANT

Dr fekih romdhane ibtihel


Service de néonatologie
Hôpital Tahar Sfar de Mahdia
2023-2024
 Affections fréquentes et contagieuses
 Aspects cliniques et les germes en cause sont très variés
 Elles peuvent être :
 Bactériennes ou virales,
 Parasitaires ou mycosiques
 Elles sont faciles à prévenir et à traiter
 Mais susceptibles de se compliquer en l'absence d'une
prise en charge correcte.
 1- Reconnaître et traiter un impétigo
 2 - Enumérer les complications d’un impétigo non traité
 3 - Décrire les signes cliniques de l’érysipèle
 4 - Reconnaître par l'anamnèse et l’inspection une gale
 5 - Reconnaître et traiter une teigne
 6 - Enumérer les dermatoses virales
 7 - Citer les facteurs qui peuvent entraîner un érythème
fessier
 8 - Décrire les signes cliniques de l'érythème fessier
 9 - Indiquer les mesures préventives et curatives de
l'érythème fessier
 10 - Reconnaître la maladie de Leiner-Moussous
 11- Indiquer les mesures curatives de la maladie de Leiner-
Moussous
 Infection superficielle de la peau
 Elle est due au :
 Streptocoque beta hémolytique A
 Staphylocoque doré
 Association des deux germes
 Affection fréquente chez l'enfant d'âge scolaire
 Surtout en période estivale.
 Débute par une ou quelques petites
taches érythémateuses
 Sur lesquelles surviennent des bulles
fragiles à liquide clair ou légèrement
trouble
 Entourées d'un liseré érythémateux.
 Rapidement le contenu des bulles
devient purulent réalisant des pustules
 Vont s’éclater laissant place à des

érosions superficielle puis à des


croûtes arrondies, saillantes, jaunâtres,
mélicériques comme la couleur du miel.
 Siège le plus souvent sur le visage, près du nez, de la
bouche, des joues, sur le menton, le cuir chevelu
 L'état général est conservé

 Pas de fièvre.
 Impétigo bulleux :
 Touche surtout le nourrisson
 Généralement du au staphylocoque.
 Impétigo miliaire :
 Vésicules confluentes en nappes

 Impétigo sec et circiné :


 Réalise des petites plaques à bordure
polycyclique faites de vésicules confluentes.
 L'évolution sous traitement est favorable avec une
guérison en 5 jours sans séquelles.

 En absence de traitement, l'infection a tendance à


s'étendre avec un risque de complications :
 Ecthyma : limpétigo plus profonde
touchant le derme
 Glomérulonéphrite aiguë
 Ostéomyélite
 Staphylococcie pleuro-pulmonaire
 Traitement local :
 Savonnage prolongé et répété par un savon acide
(Dermobacter) pour faire tomber les croûtes
 Badigeonnage deux fois par jour par un antiseptique
(Eosine, Amuchina )
 Suivi après séchage par l'application d'une pommade
antibiotique (Fucidine pommade) pendant 10 jours.
 Traitement général :
 Indiqué surtout en cas d'impétigo étendu
 Antibiotique par voie orale à base de :
 Pénicilline (Ospen : 100 000 U/kg/j)
 Macrolides (Erythromycine : 50 mg/kg/j)

 Acide fucidique (Fucidine : 50 mg/kg/j)

pendant 10 jours
 Dermo-épidermite aiguë
 Dermite œdémateuse avec participation lymphatique

 Due au streptocoque beta hémolytique A

 Parfois au staphylocoque doré


 Début est brutal marquée par une fièvre à 40°C
 Frissons et une atteinte de l'état général précédant les
signes cutanés.
 Caractérisé par un placard érythémateux douloureux,
infiltré, chaud
 Avec une bordure périphérique saillante
 Parfois de vésicules ou phlyctène
 Accompagné d'une adénopathie régionale
sensible.
 Siège le plus souvent au niveau
des membres inférieurs ou du visage.
 L'évolution sous traitement est favorable avec une
guérison sans séquelles.

 En l'absence de traitement, risque de complications :


 Suppuration, fasciite nécrosante,
 Thromboses veineuses profondes
des membres inférieurs,
 Septicémie avec localisations viscérales,
 Glomérulonéphrite aiguë
 Antibiothérapie par voie générale.
 Dans l'érysipèle non compliqué :
 Pénicilline G à raison de 100 000 U/kg/j en IV pendant
15 jours.
 Un traitement prophylactique :
 Extencilline / 15j pendant 6 mois pour éviter les récidives.
 Maladie parasitaire de la peau très contagieuse
 Causée par le Sarcoptes scabiei

 Attrapée par :
 contact direct avec des personnes infectées
 contact indirect par des vêtements ou des linges
contaminés.
 Favorisée par :
 Les mauvaises conditions d'hygiène
 La promiscuité et le surpeuplement.
 Prurit surtout nocturne féroce responsable d'insomnie
 Lésions siègent au niveau :
 Espaces inter-digitaux des mains,
 Poignets, coudes, genoux,
 Ombilic, fesses, cuisses
 Le diagnostic est aisé en cas de prurit familial.
 Lésions spécifiques
 Sillons scabieux, de 3 à 5 cm de long, grisâtre ou noirâtre
 Lésions spécifiques
 Nodules au niveau des organes génitaux externes et des
creux axillaires.
 Vésicules perlées au niveau des mains et des pieds,
 L'évolution sous traitement est favorable avec une
guérison sans séquelles.

 En l'absence de traitement, il y a un risque de surinfection


cutanée à type :
 d’eczéma
 d’impétigo.
 Doit toucher le même jour, tous les membres de la famille :
 Bain avec un bon savonnage le soir
 Puis application d’une solution anti gale (ASCABIOL® lotion)
sur tout le corps sauf la tête et le visage qu’il faut refaire
après 24 heures.
 Un antihistaminique pour le prurit
 Désinfection du linge et des vêtements enfermés pendant
48 heures dans un sac avec l’Ascapoudre puis laver à
l’eau chaude
 Antibiothérapie en cas de surinfection cutanée.
 Maladie parasitaire contagieuse
 Touche les enfants d'âge scolaire et préscolaire

 Due à l’envahissement des cheveux par des parasites


dermatophytes
 Il en résulte :
 une cassure des cheveux
 des zones alopéciques squameuses
 La contamination peut être :
 Directe par contact avec le malade ou l’animal contaminé
 Indirecte par l’intermédiaire d’objets souillés (peignes,
foulards, chapeau).
 Plaques arrondies, bien limitées,
érythémato-squameuses et alopéciques
du cuir chevelu avec des cheveux cassés courts
 Quelques lésions de la peau glabre

(Herpès circiné) fréquentes.


 L'examen microscopique direct des

cheveux cassés montre des cheveux


engainés de spores et infiltrés
de quelques filaments.
 L'évolution sous traitement est favorable avec une
guérison sans séquelles.

 En l'absence de traitement, il y a un risque de surinfection


cutanée à type :
 d’eczéma
 d’impétigo.
 Traitement local : associe :
 Rasage des cheveux 2 fois par semaine
 Lavage quotidien des cheveux avec un savon acide
 Badigeonnage des plaques à l'alcool iodé
 Application d’un antifongique local (Ecorex, Mycoster)
 Traitement général :
 Griséofulvine cp à 250 mg : 20 mg /kg / j pendant 6 à 8 sem.
 Tercyd cp à 250 mg : Enfant < 20 kg : ¼ cp/ j,
Enfant 20 - 40 Kg : ½ cp /j pendant 4 semaines
 Autres mesures :
 Traiter les sujets atteints dans l'entourage et l'animal parasité
 Eviction scolaire obligatoire jusqu'à la guérison
 Ce sont des dermatoses fréquentes chez l’enfant
 Dues au HSV1 (Herpes Virus Simplex 1)

 Responsable de 90 % des herpès buccaux et oculaires

 La primo-infection par HSV1 s'observe à tout âge

 Habituellement entre 6 mois et 4 ans

 Incubation est en moyenne de 6 jours.


 L'aspect clinique est très variable suivant la porte d'entrée du virus.
 Gingivostomatite aiguë :
 Elle débute brutalement par :
 Douleurs buccales avec un refus d'alimentation
 Hypersialorrhée, une altération de l'état général
 Fièvre souvent supérieure à 39°C et des troubles digestifs.
 Les lésions caractéristiques se constituent en 24 à 48 H :
 Gencives tuméfiées, rouges, violacées, qui saignent au
contact
 Face interne des joues, des lèvres, le palais, le pharynx sont
œdématiés et érythémateux.
 Gingivostomatite aiguë :
 Sur ce fond érythémateux, se développent
 des vésicules groupées en bouquet de taille variable
 avec des érosions et des ulcérations aphtoïdes.
 Lésions péribuccales, du menton et parfois des ailes du
nez.
 Adénopathies cervicales et sous maxillaires.

 Evolution : la douleur disparaît en une


semaine et les ulcérations cutanéo-
muqueuses cicatrisent sans séquelles
en 10 à 15 j.
 Kératoconjonctivite aiguë :
 Elle est en général unilatérale et débute par :
 une sensation de corps étrangers,
 des douleurs associées à un larmoiement, une photophobie,
 des troubles visuels et un œdème palpébral
 Présence inconstante de vésicules ou d'ulcérations
herpétiques évocatrices.
 La conjonctivite disparaît en 2 à 3 semaines, mais la
kératite peut persister plus longtemps.
 La corticothérapie est formellement contre indiquée.
 Le traitement comporte
 un traitement anti-herpétique spécifique (Zovirax)
 par voie locale,
 ou générale dans les formes graves
 Dermatose due une ganglioradiculite postérieure aiguë
 liée à la réactivation du VZV (Varicelle Zona Virus).
 Il se caractérise par :
 Éruption érythémato-vésiculeuse unilatérale
 et hyper algique siégeant dans le territoire d'un
dermatome.
 Le zona inter costal représente la forme la plus
fréquente.
 L'évolution du zona est favorable avec une guérison sans séquelles
en 3 à 4 semaines
 Conférant habituellement une immunité,
 Mais des récidives peuvent se voir surtout chez les sujets
immunodéprimés.

 Les complications neurologiques sont les plus fréquentes : il s'agit


 d'une paralysie des nerfs crâniens
 d'une paralysie périphérique dans le territoire du nerf atteint
 de zona généralisé, grave et nécrotique chez les
immunodéprimés.
 Dans le zona simple localisé, le traitement local et
comporte essentiellement des antiseptiques.

 Antibiothérapie par voie orale en cas de surinfection


cutanée

 Si douleurs : antalgiques habituels (Paracétamol)

 Chez l'immunodéprimé : Aciclovir par voie générale


 La peau du nouveau-né diffère de celle de l'adulte et de
l'enfant.
 Elle est caractérisée par une couche cornée très mince
et perméable
 Ce qui favorise la pénétration des germes.

 Son pH est alcalin, ce qui la rend encore plus sensible


aux infections.
 L'érythème fessier est la dermatose la plus fréquente chez le
nouveau-né et se manifeste par des aspects variés.

 Plusieurs facteurs peuvent entraîner un érythème fessier :


 l'hyperacidité des selles,
 la fermentation ammoniacale de l'urine,
 l'irritation provoquée par les couches, les détergents, le
plastique des culottes,
 l'infection microbienne ou mycosique.
 Il réalise un placard érythémateux, luisant,
 plus ou moins infiltré avec des érosions suintantes.

 Il intéresse souvent les faces internes des cuisses,

 parfois les organes génitaux externes,

 près de l'anus et la région pubienne.


 L'évolution sous traitement correct est favorable avec
une guérison sans séquelles en quelques jours.

 En l'absence de traitement correct, il y a un risque de


complications :
 Surinfection locale bactérienne ou mycosique
 Eczématisation
 Maladie de Leiner-Moussous
 Traitement symptomatique :
 Utiliser un savon acide pour laver le siège
 Bain de siège par un antiseptique (Septivon) trois fois par
semaine
 Après séchage, appliquer une solution d’Eosine ou de bleu
de méthylène sur les lésions
 Après séchage, appliquer une pâte à base d’oxyde de zinc
 Appliquer sur les lésions
 un antifongique en cas de surinfection mycosique
 ou un antibiotique en cas de surinfection bactérienne.
 Traitement prophylactique :
 Soins du siège à chaque change avec un bon séchage
 Appliquer une crème de protection chaque jour
 Utilisation de couches à usage unique
 Eviter la suralimentation et la diarrhée
Dermo-épidémite microbienne.

 Début est habituellement bipolaire marqué par :


 Un érythème fessier qui se manifeste entre
la 2ème et la 4ème semaine de vie qui s'étend sur les plis
inguinaux
 Une desquamation au niveau du cuir chevelu
 avec de squames grasses
 Dans une 2ème période, les lésions initiales
s'étendent réalisant des placards à contours
nets, à surface érythémato-squameuse.
 Après 10 à 15 jours d'évolution,
l'aspect réalisé est alors typique avec :
 Dermite de siège en culotte
érythémato-squameuse touchant tous les plis
 Cuir chevelu est occupé par une casque
de squames grasses.
 L'état général est conservé, les muqueuses
sont normales et les ongles sont respectés.
 Le prurit est habituellement absent
 c'est un élément de diagnostic différentiel avec
l'eczéma constitutionnel.
 L'évolution sous traitement correct est favorable avec
une guérison sans séquelles avant le 3ème mois de vie.
 Traitement curatif :
 Pour le cuir chevelu, application de la vaseline salicylée à 1 %
le soir, lavage par un savon acide avec décapage le matin
jusqu'à la guérison.
 Pour le visage, application d'huile d'amande douce
 Pour le reste du corps, faire 2 bains par jour dans une solution
antiseptique (Septivon) et après séchage, application d'une
solution d’éosine aqueuse puis d’une pate à base de cuivre ou
de zinc
 Le traitement est renforcé par la mycostatine per os.
 Appliquer sur les lésions
 un antifongique en cas de surinfection mycosique
 ou un antibiotique en cas de surinfection bactérienne.
 Traitement prophylactique :
Les règles de la prévention sont les mêmes que pour l'érythème
fessier.
 Soins du siège à chaque change avec un bon séchage
 Appliquer une crème de protection chaque jour
 Utilisation de couches à usage unique
 Eviter la suralimentation et la diarrhée

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