Slimani Kahina
Thèmes abordés
Slimani Kahina
Thèmes abordés
Jury composé de :
Qu’il me soit permis de remercier tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, ont apporté
une contribution dans la réalisation de ce travail.
Je voudrais ensuite remercier et exprimer ma gratitude à Mr BIA pour ses orientations, ses
multiples conseils, son soutien moral et sa présence assidue le long de la réalisation de ce
travail, ainsi que tous mes professeurs et enseignants à l’UMMTO qui ont contribué à ma
formation.
En outre, je tiens à remercier les membres de jury de m’avoir honoré en acceptant de lire et
d’évaluer le présent mémoire.
.
Slimani Kahina
I
Dédicaces
Mon mari
Mes sœurs
Enfin, j’espère du fond du cœur que tout ce petit monde, mon monde à moi
trouve ici un mot de reconnaissance, et que Dieu puisse m’aider à les honorer,
les services et les combler.
II
Résumé :
Dans cette situation de déséquilibre des pouvoirs, il appartient aux autorités publiques
d’observer l’insertion d’une stratégie de lutte contre la corruption tout en mettant en place des
mécanismes et structures de contrôles appropriés. Mais cela n’est pas suffisant, la volonté
politique d’un gouvernement légitime et crédible est un facteur beaucoup plus efficace pour
combattre ce fléau et apparaît de plus en plus comme le seul contre-pouvoir.
III
d’intervention pour déceler les différentes irrégularités, lors de la préparation, de la passation
et de l’exécution des marchés publics.
Le contrôle des finances publiques en Algérie est fortement lié à la régularité et obéit à
une logique de moyens. Or, une dépense publique peut être régulière tout en étant exagérée et
inefficace, c’est à ce titre que la gestion axée sur les moyens se retrouve en retrait par rapport
à la gestion axée sur la performance et les résultats qui préconise la rationalisation budgétaire.
Mots clés : IGF, contrôle de performance, cours des comptes, finance publique, EPE,
NMP.
IV
Abstract
Public economic enterprises are numerous and diversified, they must ensure the
diversification of domestic production with a view to substituting it for imports, creating jobs,
fighting regional disparities, and boosting economic growth. This obligation to pursue a large
number of objectives, independent of each other, has avoided evaluating the performance of
public economic enterprises on financial profitability alone.
Thus, the notion of performance is, for a long time, omitted during the development
and execution of strategies specific to public companies. A negligence that has inevitably
affected the poor performance of these companies, and helped to transfer these public entities
adrift, and beyond threatened the entire national economic system.
Nevertheless, the place occupied by the concept of control in the Algerian legislation,
informs us about the public authorities' clear desire to preserve the State's funds, and to make
sure of the efficiency of the investment expenditures. A concern that has materialized in the
introduction of a multitude of forms of control that finds its legal basis in the constitution and
has evolved with the economic upheavals experienced by the country.
The regulation of public procurement itself, through its various correctives and
complements, is a primary measure aimed at establishing a degree of transparency in the
management of public funds, and thus consolidating the instruments for preventing and
combating corruption. corruption.
To this revision of the current regulations, we add the introduction of a control, at all
the stages of the procurement, through the setting up of the various external organs and
institutions of control (General Inspection of Finances, Court Accounts ...), while giving them
new prerogatives in terms of intervention to detect the various irregularities, during the
preparation, execution and execution of public contracts.
V
The control of public finances in Algeria is strongly linked to regularity and obeys a
logic of means. However, public spending can be regular while being exaggerated and
ineffective, and it is in this respect that resource-based management is lagging behind
performance and results-based management that advocates fiscal rationalization.
VI
Sommaire
Introduction Générale ............................................................................................................. 01
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Chapitre 02 : Etudes et analyses des différents contrôles exercés sur les entreprises
publiques économiques (EPE) ................................................................................................. 37
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée par une EPE
(cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Section 01 : La place de l’IGF dans l’édifice de contrôle des finances publiques ..................... 60
Section 02 : Caractéristiques, conditions et les modalités d’intervention de l’IGF au niveau
des EPE ...................................................................................................................................... 74
Section 03 : La démarche de l’IGF en matière de contrôle d’une opération d’investissement 79
VI
Liste des schémas et des tableaux :
VII
Liste des annexes :
Annexe n° 01 : Organigramme du Ministère des Finances.
Annexe n° 02 : organigramme de l’Inspection Générale des Finances
Annexe n°03 : ordre de mission
Annexe n° 04 : la demande de communication de documents aux inspecteurs
Annexe n° 05 : la demande de renseignement aux inspecteurs
Annexe n° 06 : la mise en demeure
Annexe n°6 (a): PV d’infraction à la législation de change.
Annexe n 07 : organigramme de l’EMA
Annexe n° 08 : fiche de stock
Annexe n 08(a) : PV de vérification de caisse
Annexe n° 09: Les éléments à identifier dans le marché
Annexe n°10: Fiche navette des documents à produire par le gestionnaire dans le
cadre d’un contrôle d’un marché public
Annexe n° 11: fiche d’audit par marché
Annexe n°12: la situation des opérations d’équipements
Annexe n°13: modèle de la lettre de soumission
Annexe n°14: modèle procès d’ouverture des plis
Annexe n°15: modèle de la déclaration de probité
VIII
Liste des abréviations
AP : Autorisation de programme.
APN : Assemblée populaire nationale.
BAD : Banque algérienne de développement
BCR : Bureau central des rapports.
BOMOP : Bulletin officiel des marchés de l’opérateur public.
COP : Commission d’ouverture des plis.
DAM : Direction de l’administration et des moyens.
DE : Décret exécutif.
DMNI : Direction des méthodes, de la normalisation et de l’informatique.
DP : Décret présidentiel.
DPAS : Direction du programme, d’analyse et de la synthèse.
DPTTC : Direction des projets tramway et transport par câble.
EMA : Entreprise Metro d’Alger.
EPE : Entreprise publique économique.
EPIC : Etablissement public à caractère industriel et commercial.
IGF : Inspection Générale des Finances.
IP : Les Indicateurs De Performance
NMP : Le nouveau management public
ODS : Ordre de service.
PV : Procès verbal.
RCB : Rationalisation Des Choix Budgétaires
RMP : Réglementation des marchés publics.
IX
Introduction Générale
C’est à ce titre que la gestion axée sur les moyens se retrouve en retrait par rapport à la
gestion axée sur la performance et les résultats.
A cet effet, depuis plusieurs années, le gouvernement s’emploi à modifier son
approche de gestion budgétaire et à réformer son cadre de gestion publique pour l’orienter
vers de meilleurs résultats .
Partout dans le monde, les Etats s’efforcent de moderniser leur gestion financière sous
l’impulsion de nouvelles tendances de la gestion publique comme le « New Public
Management ». L’objectif poursuivi est de maîtriser les dépenses publiques en introduisant
dans la gestion budgétaire plus de transparence, plus d’efficacité et une meilleure
programmation des dépenses. Autrement dit, le New Public Management peut être considéré
comme une transposition au niveau du secteur public, des méthodes de gestion pratiquées
dans le secteur privé1.
Désormais, les acteurs du contrôle des finances publiques, notamment l’IGF, sont
appelés à effectuer des contrôles de performance quant à l’emploi des deniers publics
notamment, à travers des audits de performance. Toutefois, cela nécessite de leur part un
effort de formation et d’innovation et une action de la part des autorités quant à
l’accomplissement des réformes en cours et la prise de toutes les mesures nécessaires à
l’introduction de la logique de performance dans la gestion publique.
L’IGF en tant qu’acteur majeur du contrôle à postériori, qui a une riche expérience
dans le domaine de la performance, acquise à travers les différentes missions qu’elle exerce,
notamment l’évaluation des politiques publiques, représente un grand espoir dans ce cadre.
Les EPE ont connu dans leur majorité, des déficits considérables, résultant de plusieurs
facteurs. Ceci a incité les pouvoirs publics à maîtriser ces entreprises dans le souci de réduire
la corruption et d’améliorer leur gestion. Afin de s’assurer du bon fonctionnement et de la
meilleure utilisation des ressources qu’elles détiennent, l’Etat recourt aux organes et
d’institutions de contrôle externe, à savoir l’IGF et la Cour des Comptes.
Autrefois, les EPE n’étaient soumises qu’au contrôle interne et celui exercé par un
commissaire aux comptes agréé, et ce n’est qu’à partir de 2008 qu’elles sont devenues
soumises au contrôle par l’IGF, et ce, en vertu de l’ordonnance 08-01 du 28février 2008,
complétant et modifiant, l’ordonnance 01-04du 20 aout 2001 relative a l’organisation , la
1
Anne Amar1, Ludovic Berthier : le nouveau mangement public avantages et limites, XVI
international RESER conférence. Lisbon, Septembre 28-30, 2006
2
Introduction Générale
gestion et la privatisation des EPE . La nouvelle mission de l’IGF était définie et confirmée
par le décret 09-96 du 22 fevrier2009, fixant les conditions et les modalités de contrôle et
d’audit de gestion des EPE par l’IGF.
En effet, grâce à cette ordonnance, l’IGF a vu ses prérogatives renforcées pour un
meilleur contrôle des dépenses publiques, cela à travers l’élargissement de ses capacités
d’intervention au secteur économique. Désormais, l’IGF est habilité à contrôler les entreprises
publiques à la demande des autorités et organes représentant l’Etat actionnaire.
Par ce contrôle, l’Etat est informé sur la gestion des entreprises publiques ce qui lui
permettra de prendre des décisions et élaborer des stratégies adéquates, sur la base des
constatations faites et conclusion dégagées par les rapports de contrôle de l’IGF notamment.
L’Inspection Générale des Finances, est amené à renforcer le contrôle a posteriori
qu’elle exerce sur les organismes, établissements et entreprises de moyens financiers publics.
L’ampleur des financements qu’exige la réalisation des grands projets publics adoptés
par l’Etat, nécessite un cadre règlementaire d’exécution rigoureux qui assure l’efficacité et la
rationalité dans l’utilisation des deniers publics. L’instrument privilégié et adéquat pour ce
faire, est les marchés publics qui constituent outre un moyen de dépenser, un moyen de
contrôle.
L’exécution des marchés publics représente l’un des principaux aspects de la gestion
des EPE sur lesquels l’IGF exerce son contrôle. Ces derniers, revêtent une grande importance
dans la mesure où ils constituent un instrument stratégique pour la réalisation des opérations
financières relatives aux dépenses publiques. Selon l’article n° 4 du D.P 10-236 portant
réglementation des marchés publics (RMP), « Les marchés publics sont des contrats écrits …
en vue de la réalisation pour le compte du service contractant, de travaux et de l’acquisition de
fournitures et de services »2.
Désormais, l'introduction d'une culture basée sur la gestion, amène alors, à vérifier
l'efficacité de l'exécution budgétaire. Par ailleurs, les contrôles opérés deviennent une source
fondamentale d'information pour les décideurs et les gestionnaires publics, et permettent donc
de vérifier si les objectifs assignés ont bien été atteints. Les contrôles opérés sont donc
indissociables d'une logique de performance et de résultats.
2
L’article n° 4 du D.P 10-236 portant réglementation des marchés publics (RMP)
3
Introduction Générale
Dans le but de répondre à la problématique mise en exergue par le présent travail, nous
avons formulé la question principale suivante :
Le contrôle de gestion exercé sur l’entreprise publique économique par les organes
institutionnels externes (cas de l’IGF) peut – il contribuer efficacement à mesurer la
performance de l’entreprise et à évaluer la démarche stratégique adoptée par les décideurs
de cette dernière ?.
Le contrôle exercé par l’inspection générale des finances dans ses interventions au
niveau des EPE, constitue-t-il un outil suffisant et efficace dans l’évaluation de la
gestion de l’entreprise contrôlée.
4
Introduction Générale
Notre travail de recherche est organisé en deux grandes parties intitulées respectivement
comme suit :
Aspects théoriques et concepts fondamentaux « partie 01 »
Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée par une EPE (cas
pratique de l’entreprise Metro d’Alger) « partie 02 »
5
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Introduction partie 01
L’entreprise publique est un agent économique dont le rôle est de produire des biens et
des services en vue d’en tirer un profit. Traditionnellement, c’est le lieu de calcul
économique, de la création de richesses et de la rentabilité.
Au début, le contrôle des entreprises publiques économiques a été utilisé pour contrôler
l’aspect quantitatif de la production, évolue ensuite vers des techniques d’amélioration des
systèmes de gestion, pour devenir aujourd’hui un moyen de pilotage stratégique.
Cette première partie, consiste à aborder dans le premier chapitre « Les spécificités de
gestion des entreprises publiques économiques ». Et dans un deuxième chapitre, « Etudes et
analyses des différents contrôles exercés sur les entreprises publiques économiques (EPE).
6
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Introduction
1.1 La performance
poursuivis dans les deux secteurs : dans le secteur privé, l’objectif de rentabilité économique
est inhérent à un projet d'entreprise qui doit s’autofinancer pour s’inscrire dans la durée. Dans
le secteur public en revanche, la finalité principale recherchée est la satisfaction de l’intérêt
général correspondant à la responsabilité d'un service public face au gouvernement et aux
citoyens.
Aujourd’hui, la distance entre les deux secteurs n’est cependant plus aussi marquée
que par le passé, l’Etat met de plus en plus en avant l‘objectif de la réduction des déficits
publics. En outre, des méthodes de management traditionnellement employées dans le secteur
privé se sont peu à peu répandues dans le secteur public en vue de remédier aux travers qui lui
sont généralement reprochés : rigide, coûteux, peu efficace, trop centralisé, insuffisamment
innovant. Ces méthodes de management ont cependant été adaptées pour tenir compte des
différences entre les deux secteurs, constituant le courant du Nouveau Management Public
(NMP) qui privilégie l’atteinte de résultats et prône la généralisation de la culture de
l’évaluation, afin d’optimiser l’allocation des ressources vers les actions les plus efficientes,
alors que le secteur public était jusque-là orchestré essentiellement par le respect de règles et
de procédures, selon une « logique de moyens ».
Le NMP propose toute une série d’instruments pour le pilotage et le contrôle du
nouveau système de gestion des affaires publiques, en particulier un système d'indicateurs
mesurant l’impact, l'effectivité, l'efficacité, l'efficience des politiques publiques et la
satisfaction des clients. Ces indicateurs constituent l'outil principal de gestion du nouveau
système.
1
« Manuel du contrôle interne » République et Canton de Genève, Département des finances.
8
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Pour cela, il est indispensable de positionner la valeur de l’indicateur par rapport à une
valeur de référence ou une cible à atteindre (une norme, une moyenne, une prévision, un
9
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
objectif). Les phases du processus de mise en place des indicateurs de performance sont les
suivantes :
Les critères suivants doivent être respectés lors de la mesure des indicateurs :
Fiabilité : Les valeurs cible mesurées doivent se fonder sur un système de collecte et de
traitement des informations fiables, c’est-à dire un système d’informations défini, documenté
et qui ne soit pas altéré par des informations erronées (par exemple par des erreurs de calcul).
Mesurabilité : l’indicateur de performance doit être quantifiable.
Contrôlabilité : Les résultats produits par l’IP doivent être vérifiables. Aucune manipulation
de ces résultats ne doit être possible.
1
« Manuel du contrôle interne » République et Canton de Genève, Département des finances.
2
LAUFER Romain, « Où est passé le management public ? », Politiques et Management Publics, Volume 26,
2008.
10
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
11
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
cette organisation ressemble très peu aux autres types du management. De plus, l’IGF a le
pouvoir et la capacité de transformer son système de management.
Cela a débuté aux Etats – Unis et s’est ensuite développé en France et dans les pays en voie
de développement :
Des le début du XXème siècle, on a cherché à trouver des moyens pour gérer plus
efficacement le secteur public aux Etats-Unis .Plusieurs commissions se sont réunies et ont
proposé des solutions.
1929 : La crise de 1929 s’est caractérisée par une augmentation des dépenses publiques et une
diminution des recettes publiques, ce qui a conduit à s’interroger là encore sur les moyens de
maitriser l’évolution des dépenses et l’on a proposé de considérer le budget de l’Etat comme
un instrument de contrôle de la gestion.
1947 : La commission Hoover, qui va travailler jusqu’en 1949 et va proposer une refonte
complète de la structure des administrations des ministères afin d’en améliorer le
fonctionnement. Cette commission a par ailleurs proposé de modifier la présentation du
budget et d’adopter une présentation sous la forme de programmes. Enfin, la Commission
Hoover qualifie ce type de budget de « budget de performance ».
Années 1960 : Au cours des années 1960 on propose d’utiliser des méthodes pratiquées par
les grandes entreprises depuis les années 1920, c'est-à-dire des budgets de programme. Cela
constitue également une conception stratégique de la gestion. En 1961 l’ancien directeur
général de l’usine Ford, Mac Namara, devient secrétaire d’Etat à la défense aux Etats-Unis. Il
décide d’appliquer à son ministère les méthodes de gestion utilisées par l’usine Ford. Il
demande alors à un groupe d’experts de l’aider à adapter ces méthodes à son ministère.
1
http://www.cours‐univ.fr/cours/licence/droit/licence‐2‐droit‐finances‐publiques‐ consulté le 27/08/2017 à
22h00.
12
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Selon cette méthode, chaque programme est doté d’un responsable devant atteindre les
objectifs qui lui sont fixés. Il est responsable de ses résultats. Les responsables peuvent être
gratifiés ou pénalisés en fonction des résultats qu’ils ont obtenus. Par conséquent, un tel
budget est qualifié de budget de résultats.
1973 : Une autre commission propose d’insister sur ce qu’on appelle la reddition des comptes,
ce qui signifie que tous les gestionnaires responsables de programmes doivent rendre des
comptes sur les résultats obtenus.
On se trouve placé, dans ce cadre de gestion, dans une logique que l’on qualifie de logique de
résultats ; ce qui signifie que l’on ne se borne pas à attribuer des moyens (crédits) à une
administration, mais que l’on demande à ce que des résultats soient atteints et que des
comptes soient rendus sur ces résultats. On n’est plus seulement dans une logique qualifiée de
logique de moyen (attribuer des moyens à une administration, sans se soucier des résultats).
Autrement dit, des budgets de programme sont mis en place, on détermine des objectifs, on
détermine également des indicateurs de résultat qui permettent de savoir si les objectifs ont
été ou non atteints.
Cette nouvelle manière de considérer la gestion publique est alors qualifiée en France de
rationalisation des choix budgétaires (RCB). Les programmes du budget sont des programmes
pluriannuels. La RCB se soldera par un échec et sera abandonnée à la fin des années 1970 car
elle est restée cantonnée aux administrations. Les parlementaires ne s’y sont pas intéressés, à
la différence de la récente réforme budgétaire (LOLF), où ce sont les parlementaires qui ont
pris l’initiative de mettre en place une nouvelle gestion publique pour l’Etat1. Ainsi, la LOLF
vise à rénover profondément la gestion publique par le renforcement du contrôle de
performance.
Depuis les années 80, les autorités publiques algériennes se sont astreintes à lancer
plusieurs programmes de réformes et de modernisation des administrations publiques. A titre
d’illustration, le Ministère des Finances a connu un réaménagement majeur avec l’unification
de budget de fonctionnement et d’équipement de l’Etat à la faveur du transfert de la gestion
du budget d’équipement au ministère des Finances. Au-delà de l’unification des budgets de
l’Etat, c’est la fonction de planification qui relève désormais des compétences du ministère.
1
http://www.cours‐univ.fr/cours/licence/droit/licence‐2‐droit‐finances‐publiques‐5.html consulté le 27/08/17
à 21h00
13
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
La période de 2000 n’a pas été marquée par une restructuration du ministère par un
texte juridique, mais son organisation est le produit d’un processus de modernisation accéléré
aussi bien au plan de redéploiement des missions, de l’émergence de nouvelles activités que
celui du développement des infrastructures et des systèmes d’information accompagnés par
une augmentation de la ressource humaine employée en termes de qualité et de nombre.
C’est une action stratégique portant sur un changement organisationnel. Elle doit se faire par
le changement de la structure même des organisations publiques. Ce changement peut être
interne ou externe. C’est sur ces deux types de changement que des actions correctives sont
menées.
Dans cette optique, il est essentiel de maitriser les coûts pour réduire le déficit et la dette
publique. En vue de concrétiser cette finalité, une nouvelle fonction fut intégrée dans les
administrations publiques : la fonction contrôle de gestion. Cette dernière, met en place des
outils d’aide à la décision en rendant relativement compte à la performance de
l’administration par le biais :
Tableau de bord ;
Les indicateurs de la qualité des services publics,…
1
ALGUAZIL Thomas et al : le new management public en question, université POITIERS(IAE), 2010, P9.
14
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Afin de légitimer l’action publique, l’administration doit rendre compte à l’opinion publique
par la fonction marketing public. Il s’agit de multiplier les consultations auprès d’organismes
indépendants, les enquêtes, les sondages auprès de la population, etc. Si ces éléments ont pour
objectif de transmettre de l’information, ils sont surtout là pour séduire l’opinion publique.
Le nouveau management public incite les administrations publiques à réduire leur effectif et à
motiver l’ensemble des acteurs. La réduction de l’effectif vise l’amélioration de la
productivité. Pour que la productivité des fonctionnaires augmente, divers éléments visant à
les motiver ont été mis en place. Citons par exemple, l’individualisation des rémunérations,
pratique très courante dans le secteur privé, les primes du rendement, ainsi que le
renforcement des responsabilités pour chaque acteur. S’ajoute à cela, une autonomie accrue
qui rejoint l’idée de la séparation de l’administration en petites unités indépendantes1.
Le tableau n°01 ci-dessous indique la comparaison entre les spécificités des deux modèles
d’administration.
1
ALGUAZIL Thomas, op.cit. P12
15
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
responsabilités gagne également en clarté 1. Il est à noter que le nouveau management public
est une piste d’amélioration de la performance des institutions de contrôle .Ainsi , le rôle de
ces institutions devient de plus en plus important .
- La planification stratégique ;
- Le management participatif ;
- Le management de la qualité ;
- L’introduction des Technologies d’information et de communication ;
- Le contrôle de gestion. (Il sera détaillé ultérieurement).
Le NMP a pour ambition d’assurer l’articulation entre une Missions Statement (les buts
généraux du service concerné) et des principes de fonctionnement :
1
Anne Amar1,Ludovis Berthier : le nouveau management public avantages et limites , XVI international
RESER conférence .Lisbon, Septembre 28‐30,2006.
2 Yvon PESQUEUX CNAM,Le « nouveau management public » ou Nex Public Management , version 1-22
Aug2010, P5.
16
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Plusieurs études ont montré que l’introduction du NMP a des effets inattendus
particulièrement pervers. En confiant le pouvoir d’agir à des agences autonomes, les autorités
publiques se privent de la capacité de coordonner et de planifier l’action publique.
Les agences deviennent de plus en plus indépendantes, elles génèrent leur propres
cultures organisationnelles, monopolisent l’expertise légitime dans le secteur et deviennent
rétives face aux directives centrales.
La réforme affaiblit également le principe de devoir rendre des comptes en dépit de
toutes les enquêtes de satisfaction, les clients sont bien incapables d’influer réellement sur les
décisions.
En définitive, les autorités sont désarmées pour s’attaquer aux problèmes nouveaux,
puisque les unités autonomes restent obstinément fidèles à leur mandat.
L’erreur fondamentale du nouveau management public est de porter les responsables à
s’intéresser prioritairement à l’efficience de leur organisation en négligeant la réponse aux
besoins de la société. Un grand nombre de dirigeants locaux considèrent que la réforme a
conduit à privilégier les produits des organisations spécifiques en se désintéressant des
résultats visés par l’action publique.
1
François-Xavier Merrien « La Nouvelle Gestion publique : un concept mythique » Lien social et Politiques, n°
41, 1999, P. 101.
17
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
1
Art 1 de l’ordonnance 01‐04 relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques
économiques
18
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Par contre la législation Algérienne, définit l’entreprise publique comme suit : « les
entreprises publiques économiques sont des sociétés par actions ou des sociétés à
responsabilité limitée dont l’Etat et/ou les collectivités locales détiennent directement, ou
indirectement la totalité des actions et/ou parts sociales »1.
Toutes les définitions portant sur l’entreprise publique se rejoignent pour dire que son
patrimoine est la propriété de l’Etat et qu’elle est placée sous l’autorité des pouvoirs publics.
1
Art 5 de la loi 88‐01
19
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
- L’EPE joue un rôle généralement d’un monopole alors que l’entreprise privée est en
situation concurrentielle ;
- L’EPE n’est jamais menacée dans son existence, de fait qu’elle est protégé par l’Etat,
elle échappe à la sanction du marché alors que l’entreprise privée lutte pour survivre.
Une autre caractéristique liée à la contrainte qui vient limiter les possibilités de choix
stratégiques pour les entreprises publiques qui est dû au fait, que l'action de ces dernières
s'intègre dans un système plus général de politiques publiques décidées à l'échelle national.
Leur nature publique les contraint presque toujours à demeurer dans des limites que ne
connait pas l’entreprise privée.
Les entreprises publiques ne sont donc qu'un élément constitutif de ce système et leurs
actions sont ainsi généralement déterminées selon un cadre de référence décidées à l'échelon
supérieur.
20
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
jeu de transferts multiples. L'entreprise publique (EPE) a été, et reste au centre des enjeux de
l'économie algérienne.
Fondamentalement, les entreprises publiques présentent une différence majeure avec
toutes les autres entreprises. Ce sont des entreprises à part, parce qu’elles doivent être non
seulement compétitives, mais aussi elles doivent satisfaire l’intérêt général. L’efficacité des
entreprises publiques se mesure en fonction des objectifs de politique économique nationale.
Leur mission consiste à assurer au moindre coût le service dont elles ont la charge. Ces
entreprises ne sont pas créées dans un objectif de performance, mais d’abord pour résoudre un
problème d’intérêt général. La performance pour une entreprise publique, c’est atteindre
l’objectif pour lequel elle a été créée. Le manager qu’il faut pour les entreprises de l’Etat,
c’est celui-là qui peut atteindre l’objectif pour lequel l’entreprise publique qu’il dirige a été
créée et faire cela au moindre coût de manière à atteindre à la fois ses objectifs propres et
ceux de l’ensemble de la population. Ce qui intéresse l’Etat propriétaire, c’est que l’entreprise
publique réponde aux besoins de la population que les entreprises privées n’ont pas satisfait
pour des raisons de rentabilité mais aux moindres coûts.
Les dirigeants des entreprises publiques sont ainsi soumis à un dualisme de contraintes :
une contrainte de marché et une contrainte politique, et c’est cette dernière contrainte qui fait
l’originalité de l’entreprise publique. Mais les entreprises publiques ne sauraient exister sans:
En résumé, l’EPE présente une différence majeure avec toutes les autres entreprises.
C’est une entreprise à part, parce qu’elle doive être non seulement compétitive mais aussi elle
doit satisfaire l’intérêt général.
L’efficacité des EPE se mesure en fonction des objectifs de la politique nationale. Leur
mission consiste à assurer au moindre coût le service dont elles ont la charge, ces entreprises
ne sont pas créées dans un objectif de performance, mais d’abord pour résoudre un problème
d’intérêt général.
21
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
A cela, s’ajoute, en même temps que cette phase la création de nouvelles entreprises
ainsi que la nationalisation des compagnies détenues par le capital étranger, particulièrement
français, le mode de gestion qui a caractérisé cette phase était plutôt autocratique : le directeur
général détient des pouvoirs de décisions de type administratif dans des structures
organisationnelles encore très rigide.
La troisième phase, fut celle de la gestion socialiste des entreprises (G.S.E) qui a débuté dés
l’année 1971, par l’apparition de la loi 71/74 dans ce domaine. Cette loi avait comme but de
faire participer les travailleurs à la gestion de l’entreprise, de sauvegarder leurs intérêts et de
1
La loi 95‐22 du 25 septembre 1995, relative à la gestion des capitaux marchands de l’Etat.
2
Dr M.BOUHEZZA : « la privatisation de l’entreprise publique algérienne et le rôle de l’Etat dans le
processus » ,revue des sciences économiques et de gestion, N°3 2003
22
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
renforcer le régime socialiste mis en place par les autorités de l’époque1. Pour cela les
entreprises publiques ont subi leur deuxième transformation, qui est passé du statut de
sociétés nationales à celui d’entreprise socialistes. Dans ces dernières, la gestion était
pratiquée par des conseils d’administration (C.A), composé du directeur général (D.G) ou du
P.D.G, des directeurs techniques et de représentants des travailleurs, ces derniers n’ayant
aucune formation en gestion.
La quatrième phase, fut la phase des entreprises publiques économiques EPE, vue leur
grande taille en terme de quantité d’unités de production, de nombre d’employés et de chiffre
d’affaires, et dans le but de surmonter leur difficultés de gestion en tout genre, les
responsables ont décidé de restructurer ces entreprises en suivant deux formes de
restructuration : la restructuration organique et la restructuration financière.
2.3 Les réformes économiques du secteur public en Algérie des années 80/90
L’Algérie s’est engagée dans les réformes économiques à partir des années 1980
visant le passage d’une économie administrée à une économie de marché.
« Une économie de marché ne signifie pas que l’Etat ne possède pas ou ne contrôle
pas des entreprises stratégiques, mais implique, tout simplement que le secteur privé détienne
une place prépondérante dans l’économie nationale afin que les mécanismes de marché jouent
pleinement et efficacement leur rôle »2.
2.3.1 Les réformes des années 1980
Ce qui a marqué la décennie 80 au niveau des entreprises publiques, c’est la restructuration
organique et l’autonomie qui ont constitué un élément fondamental de la réorganisation de
l’économie.
1
idem
2
Zehor Gueroui : « privatisation des entreprises publiques Algérienne avec référence au secteur bâtiment et
matériaux de construction », octobre 2001
23
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
1
A .DAHMANI : l’Algérie à l’éprouve, économie politique des reformes 1980/1997, casbah édition, Alger 1999
2
Idem
24
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Cette reforme a introduit une direction des entreprises, coiffée par un conseil d’administration
qui désigne le président directeur général (PDG) et un contrôle externe indépendant, en la
personne de commissaire aux comptes.
La modification des structures de ces entreprises a donné lieu à deux formes d’organes
de direction (organe dirigeant) : Le conseil d’Administration et le PDG. Ces deux organes
25
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
exercent les prérogatives de gestion et de contrôle comme le dispose l’article 221 : dans le
processus de fonctionnement de l’entreprise, s’exercent des prérogatives afférentes :
Chacune de ces prérogatives est assurée par l’organe y afférent, conformément à la loi et dans
les limites des structures de l’entreprise.
Il y a lieu de souligner que par rapport au concept d’autonomie de l’EPE, que le CA est
désigné par l’AG des Fonds de Participations (FP). Ces derniers sont fortement assujettis à
l’Etat actionnaire.
La direction générale : la direction de l’EPE est assurée, selon les cas par le président
directeur général (président du CA ou un administrateur désigné par le CA) ou le directeur
général ou encore les gérants (cas de la SARL).
La direction générale est responsable de la gestion et de l’exploitation de l’entreprise.
Par ailleurs, la distinction, entre l’administration et la direction, vise un double objectif:
- Une spécialisation des fonctions accompagnées d’une hiérarchisation des organes ;
- Une condition pour l’indépendance du DG.
2.3.1.2.1 Les limites de l’autonomie des entreprises publiques :
Après plus de six ans de gestion autonome, la situation économique et financière des
entreprises publiques n’a connue aucune amélioration, ainsi que les fonds de participation a
fait ressortir des imperfections et des insuffisances liées à la définition des attributions et au
mode de fonctionnement des organes d’administration, de gestion et de contrôle des
entreprises.
1
De la loi 88‐01 portant l’autonomie des entreprises publiques du 13 janvier 1988
26
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
L’autonomie des entreprises publiques ne pouvait atteindre son objectif pour les raisons
suivantes :
L’échec de l’autonomie des entreprises publiques, est dû par contre, selon N.SADI aux
difficultés financières qui ont caractérisés la fin des années 1980 et à la rigidité de
l’environnement juridique de l’entreprise.
C’est ainsi qu’une nouvelle étape a été ouverte à l’Algérie, qui se trouvée dans une
situation de cession de paiement et de chut brutal des prix du pétrole, pour faire face à la crise
d’entement, par le recours au rééchelonnement de sa dette extérieur à travers le plan
d’ajustement structurel (PAS) imposée par le fonds monétaire international et la banque
mondiale.
Le gouvernement algérien a opté pour une telle démarche au début des années 1990, à
cet égard, plusieurs mesures ont été prises dans la restructuration industrielle, à savoir, des
1
A .DAHMANI : l’Algérie à l’éprouve, économie politique des reformes 1980/1997, casbah édition, Alger 1999
27
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
1
N.SADI, op cit
28
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
L’Algérie comme tant d’autres pays en voie de développement rejoint les rangs du
programme d’ajustement structurel (PAS), orchestré par la banque mondiale et le FMI, lui
permettent la transition de l’économie administrée vers l’économie de marché. La
privatisation est placée au cœur de cette transition, car la propriété privée est considérée
comme instrument indispensable de fonctionnement de marché de par ce qu’elle apporte
comme concurrence et autonomie de décision.
Dans un souci d’efficacité, les EPE ont été regroupées en fonction de leurs natures
d’activités. Dans ce cadre, la plupart d’entre elles ont été agrégées au sein de sociétés de
gestion de participations (SGP).
Ces réorganisations ont permis de transformer les entreprises publiques en sociétés par
actions (EPE/SPA) et de supprimer la tutelle de l’Etat dont les droits étaient depuis exercés,
d’abord par les fonds de participations puis les holdings, auxquels ont été dévolus tous les
1
Nadia BOUACHA, « le phénomène de privatisation en Algérie » Université François Rabelais de Tours Master II
Droit des Affaires Internationales. Année universitaire 2004‐2005,
29
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
attributs d’actionnaires et, ensuite, par des sociétés de gestion des participations (SGP),
chargées aujourd’hui de gérer les capitaux marchands de l’Etat, détenus par les EPE.
La chute des prix du pétrole et le durcissement des contraintes sur le système productif
Algérien caractérisant les années 80, a conduit les pouvoirs publics à engager une série de
réformes touchant la gestion et le cadre juridique des entreprises publiques économiques.
Le développement qu’a connu le pays ainsi que les mutations de la société algérienne,
depuis l’indépendance à nos jours, ont fait de la fonction de contrôle l’un des projets de
préoccupation majeur des pouvoirs publics et à toujours été considéré comme étant le
précieux maillon qui manque au processus du développement du pays.
En réalité, cette importance réservée a cette fonction est inéluctable, car le contrôle est
inséparable de toute activité humaine, toujours susceptible d’erreur ou de fraude, et comme il
est dit : « il semble bien que l’homme, dés qu’il se mit à compter, recompta ».
Dans son acceptation plus technique et mieux adaptée au contrôle des entreprises, la
fonction du contrôle se pose sur la vérification, de l’utilisation des ressources matérielles, des
1
Le chapitre premier du troisième Titre de la constitution de 1996 est consacré à la fonction contrôle dans toutes ses
dimensions.
2
Meguellati (I.) : Séminaire sur le contrôle des entreprises publiques, ENA, 1988, P 01.
30
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
De ce fait, le contrôle est, à juste titre, l’un des plus importants instruments de
manœuvre pour parvenir à des résultats tangibles.
Cependant, il faut insister sur le fait que le contrôle, bien qu’il a un caractère répressif,
qu’il doit aboutir parfois à des sanctions sévères à l’encontre des carences, négligences et
déviations, il n’en demeure pas moins qu’il constitue un instrument de gestion nécessaire,
pour l’entreprise, et qu’il tend à protéger le gestionnaire, et à le stimuler, et à constituer pour
lui une arme qui renforce sa vigilance, aiguisé son esprit et l’aider à éviter des écarts.
31
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Ainsi, pour concrétiser l’action des différents types du contrôle, énumérés par la loi
fondamentale, à savoir, le contrôle politique et le contrôle administratif il à été mis sur pied,
tout un système de contrôle, caractérisé par la multiplicité de ses institutions, organismes et
services, tous chargés du contrôle.
Les fréquents changements au niveau des politiques économiques, ainsi que dans
orientations idéologiques de l’Etat ont eu un impact direct, non seulement sur le mode de
gestion et d’organisation des entreprises publiques économiques, mais aussi, sur les
dispositifs de contrôle sous ses différentes formes.
Ainsi, il est à remarquer, que depuis l’indépendance le contrôle légal de l’entreprise
publique économique a été exercé par le contrôle financier de l’Etat.
A partir de 1970, le contrôle légal s’est vu renforcé par l’organisation de la fonction du
commissariat aux comptes1.
Cependant, vu l’insuffisance des moyens dont disposait l’Etat à cette époque, et vu
l’absence d’une politique de formation des commissaires aux comptes. La surveillance
permanente de la comptabilité et de la gestion des entreprises publiques n’a pas pu être
assurée.
A partir de ce constat et avec le développement conséquent de l’économie nationale,
une profonde réorganisation du contrôle s’imposa dans les années quatre-vingts ; celle-ci s’est
traduite par la promulgation de trois textes sur la fonction du contrôle et qui confient la
fonction contrôle aux institutions suivantes :
- L’APN qui exerce un contrôle parlementaire classique ;
- La cour des comptes comme organe suprême du contrôle des finances de l’Etat ;
- L’Inspection générale des Finances dont les fonctions ont été reconduites avec certains
aménagements.
1
La profession de comptable, d’Expert‐comptable et e commissaire aux comptes était régie par les dispositions
de l’ordonnance 71‐82 du 29 décembre 1971 dont la promulgation visait à réglementer les modalités
d’exercice de la profession et à définir la compétence des comptables et des commissaires aux comptes.
32
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Dans le cadre des grandes réformes économiques initiées à partir de 1988, l’entreprise
publique était au centre de ces changements. Ainsi, fut promulguée la loi n° 88-01 portant loi
d’orientation sur les entreprises publiques économiques, qui consacre l’autonomie des EPE.
Eu égard a ce qui précède, nous constatons que le secteur public constitue l’élément
central pour la réalisation des objectifs socio-économique de l’Etat. La performance des
entreprises publiques à, donc, une incidence lourde de conséquence sur celle de l’économie
dans son ensemble.
Le caractère hybride de l’entreprise publique, et la nature des missions dont elle est
chargée d’assurer nécessite la confection d’un mode de gestion pertinent, appuyé par des
mécanismes d’évaluation et de contrôle efficaces qui permettent d’atteindre les objectifs
tracés tant sur le plan économique que sur le plan social.
1
Par la promulgation de l’ordonnance 08‐01 du 28 février 2008.
33
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
C’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont agit sur le mode de gestion de ces
entités économiques, mais aussi sur le contrôle de leurs performances, et ce, dans le cadre des
réformes économiques engagées à partir de 1988. C’est dans cet ordre d’idées que nous
examinerons la question liée à l’analyse des différents contrôles exercés sur celles-ci qu’ils
soient endogènes ou exogènes.
1
Manuel de contrôle des dépenses engagées.
34
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Le principe d’économie consiste à réduire au minimum le coût des ressources. Les moyens
mis en œuvre doivent être rendus disponibles en temps utile, dans les quantités et qualités
appropriées et au meilleur prix.1
Le principe d’efficience consiste à obtenir le maximum à partir des ressources disponibles. Il
porte sur le rapport entre les moyens mis en œuvre et les réalisations sur le plan de la quantité,
de la qualité et du respect des échéances.2
Le principe d’efficacité concerne la réalisation des objectifs fixés et l’obtention des résultats
escomptés.3
3.4.2 Périmètres d’intervention
3.4.2.1 Périmètre du contrôle classique
Pour mieux cerner ce périmètre il est fondamentale de connaitre les différents types de
contrôles des finances publiques existants qui sont les suivants :
Le contrôle parlementaire: exercé par l’Assemblée Populaire Nationale et le Conseil
de la Nation, et ce lors du vote du budget (limitation ou suppression des crédits) ou du vote de
la loi de règlements budgétaires.
Le parlement peut également exercer son contrôle d’un côté à travers les commissions4
d’enquête ou de contrôle qu’il peut mettre en place à tout moment, et de l’autre en débattant la
politique générale que présente le Premier Ministre.
Le contrôle juridictionnel : Le contrôle juridictionnel des finances publiques est
exercé par la Cour des Comptes. cette institution a traditionnellement pour mission principale
l’apurement des comptes de gestion établis chaque fin d’année par les comptables publics et
le contrôle à postériori de la gestion des ordonnateurs du budget de l’Etat, des collectivités
locales et des établissements publics à caractère administratif ainsi que celle, depuis la
promulgation de l’ordonnance n°10-02 sus cité, des entités économiques publiques ou de
statut mixte.5
Le contrôle administratif : Le contrôle administratif des finances publiques en Algérie
est exercé, pour ce qui est de la dépense publique, tant à priori qu’à postériori. Il est aussi de
deux types.
1
ISSAI 300, Principes fondamentaux de l’audit de la performance.
2
IDEM.
3
IDEM.
4
Les rapports élaborés par les commissions d’enquête ou de contrôle sont après leur adoption par l’assemblée en
plénière, transmis au Président de la République et portés éventuellement à la connaissance de l’opinion
publique.
5
Manuel de procédures de l’IGF, Edition 2012.
35
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Le contrôle est dit horizontal lorsqu’il est exercé à une échelle large et en l’absence de
tout lien de subordination entre l’institution ou l’organe en charge du contrôle et l’entité
juridique contrôlée ; il est dit vertical quand il est sous tendu par l’existence d’un lien de
subordination entre les deux entités juridiques ; celle qui contrôle les finances publiques et
celle auprès de laquelle ce contrôle est exercé.
Le contrôle à priori des finances publiques du type horizontal est exercé par les
comptables publics et les contrôleurs des dépenses engagées qui ont pour mission d’un côté
de contrôler, seulement au plan de la régularité et de la disponibilité des crédits, les actes
d’engagement de la dépense accomplis par les ordonnateurs du budget de l’Etat, ceux des
collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif et de l’autre de
tenir la comptabilité des engagements.
Quant au contrôle à postériori des finances publiques du type horizontal, il est exercé
par « l’Inspection Générale des Finances1 » dont la compétence, à l’inverse des contrôleurs
des dépenses engagées qui n’interviennent qu’au niveau de la dépense publique, couvre aussi
bien la mobilisation des finances publiques semi publiques et d’utilité publique que leur
utilisation sous quelque forme que ce soit ; ainsi que les actes de disposition, d’administration
et/ou de gestion portant sur les biens, quelque soit leur nature, relevant tant du domaine public
que du domaine privé de l’Etat, des collectivités locales et des autres personnes morales de
statut public. Il est à relever par ailleurs, que le contrôle de l’Inspection Générale des Finances
couvre également toutes les phases de collecte des ressources financières publiques à savoir la
constatation, la liquidation et le recouvrement et celles de la dépense publique qui sont
l’engagement l’ordonnancement ou le mandatement et le paiement. Enfin, il convient de
préciser que le contrôle de l’Inspection Générale des Finances porte aussi bien sur la
régularité que sur l’efficience des actes de disposition et d’administration et/ou de gestion.
Pour ce qui est du contrôle des finances publiques du type vertical ou dit hiérarchique,
il est exercé en général par les administrations centrales sur les ordonnateurs secondaires qui
leurs sont rattachés et par les régies financières sur les structures qui leurs sont également
rattachés.2
Ainsi, nous avons constitué une idée globale quant au périmètre d’intervention du
contrôle classique. Il s’agit en effet, de l’approbation des crédits budgétaires et la discussion
du programme d’action du Premier Ministre pour ce qui est de la mission de l’Assemblée
1
L’IGF est régie par le DE 08-272 du 06 septembre 2008 quant aux attributions, par le DE 08-273 du 06
septembre 2008 quant à l’organisation de ses structures centrales et par le DE 08-274 du 06 septembre 2008 pour
ce qui est de l’organisation et attributions des inspections régionales de l’IGF.
2
Manuel de procédures de l’IGF, Edition 2012.
36
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Il y a lieu de mentionner que même dans le contexte actuel, l’IGF exerce un contrôle
qui s’inscrit dans le domaine de la performance prévu par le DE n°08-272 du 06 septembre
2008 fixant les attributions de l'inspection générale des finances en son article 4. Ces
interventions porte sur l'évaluation des performances des systèmes budgétaires ou se présente
sous forme d’études et analyses financières et économiques en vue d'apprécier l'efficience et
l'efficacité de l'administration et la gestion des ressources financières et autres moyens
publics.
1
Cette obligation a été explicité dans la LOLF du 01 Août 2001, mais en réalité elle a existé depuis toujours
dans la constitution française en son art 15 manière plus large « la société a le droit de demander compte à tout
agent public de son administration».
37
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
38
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Chapitre 02 : Etudes et analyses des différents contrôles exercés sur les entreprises
publiques économiques (EPE).
Il n’ya pas de bonne gestion sans un système de contrôle efficace. C’est pourquoi, tous
les textes de lois régissant l’organisation et la gestion des entreprises publiques économiques
contiennent des dispositions relatives au contrôle de ces entités.
En effet, l’entreprise publique économique, tel que le prévoit les textes de loi régissant
ces entités économiques, est soumise aux divers contrôles tant internes qu’externes. Le
caractère hybride de l’entreprise publique, qui tout en préservant son autonomie de gestion,
doit adosser son appartenance à l’Etat. De ce fait, les gestionnaires de ces entreprises doivent
se doter de mécanismes de contrôle de gestion et d’évaluation de la performance à fin de
s’assurer que les multitudes de décisions prises, concourent toutes à la réalisation des objectifs
de l’entreprise et en cas de déviation, d’en détecter les causes et de prendre des mesures
correctives. Aussi, l’appartenance de l’entreprise à l’Etat, confère à ce dernier un droit de
regard, et ce, par le biais d’organismes et institutions dûment mandatées, à fin de s’assurer de
la bonne utilisation des ressources engagées.
Dans ce présent chapitre, nous essayerons d’étudier les différents types de contrôles
opérés sur et dans l’entreprise publique économique. En premier lieu, il est question de mettre
en exergue les mécanismes de contrôle interne, tels que dictés par la doctrine économique
(section 01). En seconde étape nous nous intéresserons au contrôle exogène, celui exercé par
l’Etat, à travers l’intervention de la cour des comptes, de l’inspection générale des finances, et
des commissaires aux comptes (section 02).
39
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
37
Ordre des Experts-Comptables et des Comptables Agréés, 1977, op cit.
38
Les normes d’audit interne de l’Institute of International Auditors, recommandation 300.02.
39
R.OBERT et M-P.MAIRESSE, Comptabilité et audit, p 468.
40
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
41
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
40
Meguellati (I.), op.cit, P 06
41
Autorité des Marchés Financiers, créée en France pour objectif de renforcer l'efficacité et la visibilité de la
régulation de la place financière française. (www.amf‐france.org).
42
Cadre de référence du contrôle interne, travaux du groupe de place établi sous l’égide de l’AMF, 2005, p 9
42
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Le contrôle de gestion, comme son nom ne l'indique pas, ne se résume pas à contrôler
(dans le sens de vérifier). Le contrôle de gestion a une mission bien plus étendue et plus
complexe à la fois. Il est conçu pour maîtriser la gestion d’une entreprise, c’est-à-dire pour
prévoir, mesurer et contrôler les risques et les performances analysées de l’entreprise, dans un
environnement soumis à l’incertitude.
Le contrôle de gestion se situe entre la planification stratégique et le contrôle
opérationnel, il garantit la cohérence entre les tâches conduites dans l’entreprise et la
réalisation des objectifs stratégiques. Sachant que :
43
Charles Horngren. Alnoor Bhimani. Srikant Datar. George Foster. Georges Langlois, contrôle de gestion et
gestion budgétaire, édition nouveaux horizons, France, 2006.
44
Nobert GUEDJ, le contrôle de gestion pour améliorer la performance de l’entreprise, éditions
d’organisation,3ème édition, Paris, 2001, page 408.
43
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
44
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
existe dans les entreprises, la comptabilité analytique apparait peu fréquemment et le contrôle
de gestion encore moins.
45
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
45
Leroy (M.) : Le tableau e bord, Ed. Organisation, paris, 1991.
46
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
- Le plan stratégique : représente la suite logique d’un plan d’affaires. Il sert à définir les
finalités, les missions et à formaliser la vocation de l’entreprise et ses objectifs généraux à
moyen et à long terme.
- Le plan opérationnel : c’est la traduction des choix stratégiques en actions. Il quantifie les
objectifs retenus, donne une traduction financière des moyens nécessaires à leurs réalisations,
définit les actions à mener, mesure leur rentabilité et présente les principaux indicateurs
d’activités de performance pour suivre l’exécution des plans d’actions46.
1.2.4.1.2 Le budget :
Il se définit comme étant « l’expression quantitative comptable et financière d’un
programme d’action envisagé pour une période donnée. Le budget est établi en vu de planifier
l’exploitation future et de contrôler a postériori les résultats obtenus47 ». Le budget est donc,
l’expression monétaire des objectifs de l’organisation. Une fois élaboré, le budget sert,
d’outils de suivi afin de s’assurer que les prévisions de revenus et de coûts soient respectés
par chacun des utilisateurs. Le budget, aussi utilisé permet une meilleure coordination et un
meilleur contrôle des finances de chaque centre de responsabilité.
La procédure budgétaire classique se limite à la simple anticipation des recettes et des
dépenses de l’année suivante. Par contre, la perception moderne du management le considère
comme un contrat par lequel les responsables de centres s’engagent pour réaliser des objectifs
préalablement tracées. Il permet de coordonner les objectifs par le biais du contrôle de gestion
et les réalisations.
46
Un plan d’action est la liste des actions concrètes visant réaliser des objectifs mesurables
47
Menard (L.) : Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion, paris, 1994.
47
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
A cet effet, la comptabilité générale enregistre les échanges entre une entreprise et son
environnement économique, produit des états financiers qui sont publiés48. Pour remplir son
rôle, sa tenue et son fonctionnement ont été, fortement, codifié par le législateur.
1.2.4.2.2 La comptabilité analytique ou comptabilité de gestion :
Cette comptabilité, non formalisée, s’intéresse à la formation de la performance économique
de l’entreprise, dont elle observe les coûts. Dans ce sens, elle est un outil déterminant pour les
managers, puisqu’elle offre la possibilité de piloter leurs coûts de façon détaillée.
Par ailleurs, on distingue plusieurs coûts et donc de résultats : coûts variables/ coûts fixe
(marge sur coûts variables), coûts direct/ indirects (marge sur le coût direct) ; coûts complets
(résultat analytique), coûts marginaux.
1.2.4.2.3 Le contrôle budgétaire :
Le contrôle de gestion est caractérisé notamment par la comparaison périodique des
prévisions budgétaires, des réalisations et l’analyse des écarts. Le contrôle budgétaire conçu
comme un instrument de contrôle de gestion, consiste en une confrontation :
Des objectifs et des réalisations : il s’agit d’un contrôle d’efficacité.
Des consommations réelles des moyens (intrants) connus grâce à la comptabilité
analytique, et des consommations normales (celles attendues), calculées sur la base du
volume d’activité réalisé, il s’agit d’un contrôle d’efficience.
C’est un outil de contrôle par les résultats, sa logique consiste, au-delà du calcul des
écarts, à s’interroger sur les origines des déviations, aussi bien en termes de responsabilité
(qui est responsable ?) qu’en terme de pilotage (quels sont les produits ou services
concernés ? quelles sont les causes ? quelles sont les composantes du résultat touchés ?). Il
permet ainsi à l’entreprise de voire, dans l’immédiat, si elle progresse vers ses objectifs et
essayera d’améliorer les bases de ses prévisions et la qualité de ses choix stratégiques.
Le contrôle n’a d’intérêt que s’il est conçu pour préparer des actions correctives et
susciter des décisions relatives à l’amélioration de la situation. Dans ce sens, le contrôle
budgétaire devient un véritable outil de régulation et de pilotage.
1.2.4.2.4 Le reporting
« Le reporting est un ensemble de documents qui ont pour but de fournir des
informations sur la situation et les résultats des centres de responsabilités ».49
48
Bouquin (H.) : Comptabilité de gestion, Ed. Economica, 5è édition, 2008, P 7.
49
Nobert GUEDJ, le contrôle de gestion pour améliorer la performance de l’entreprise, éditions d’organisation,
3ème édition, Paris, 2001.
48
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
50
Thierry Cuyaubère, Jaques Muller, contrôle de gestion, édition Group Revue Fiduciaire, 7ème édition, Paris,
2004, page 303.
51
Gervais (M.) : Contrôle de gestion, Ed. Economica, Paris, 2005, P70.
49
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
52
Hélène Loning, Véronique Malleret, Jérôme Méric, Yvon Pesqueux, Eve Chiapello, Daniel Michel et Andreu
Solé, le contrôle de gestion, édition Dunod, 2ème édition, Paris, 2003.
53
Farouk hémici, Christoph Hénot, le contrôle de gestion, édition Bréal, Paris, 2007, page 157.
50
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
non seulement à la réalisation des objectifs financiers mais aussi aux objectifs non financiers
qu’une entreprise doit atteindre afin d’accomplir ses objectifs financiers. Le tableau de bord
équilibré tire son nom de la recherche d’un équilibre entre les indicateurs financiers et non
financiers.
Ce tableau mesure la performance de l’entreprise sur quatre (04) perspectives
complémentaires, la perspective financière, la perspective clients, la perspective
d’amélioration des processus internes et la perspective d’apprentissage et d’accroissement
des compétences humaines et organisationnelles.
Perspective financière : elle permet d’apprécier la rentabilité de la stratégie de
l’entreprise.
Perspective des clients : elle permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à réussir
sur les segments de clientèles visés.
Perspective interne : elle fait références aux opérations internes qui ont une influence
sur la qualité des prestations fournies aux clients et donc sur la rentabilité (dimension
clientèle et financière).
Perspective d’apprentissage et d’innovation : elle concerne les compétences
nécessaires pour gérer de manière optimale les processus en créant de la valeur pour
les clients et les actionnaires.
a) Les principes fondamentaux : selon Kaplan, la démarche BSC repose sur les principes
suivants54 :
L’élaboration de la carte stratégique et de la BSC : l’entreprise élabore sa stratégie,
laquelle est déclinée en objectifs opérationnels. Le tableau de bord équilibré permet
d’identifier les moyens à mobiliser pour accroitre la création de la valeur aux clients et
augmenter le chiffre d’affaire.
Cohérence stratégie-organisation : les unités opérationnelles doivent mettre en évidence
les relations entre les processus internes et les objectifs ainsi que les indicateurs les plus
pertinents en fonction de la stratégie de l’entreprise.
54
Farouk hémici, Christoph Hénot, le contrôle de gestion, édition Bréal, Paris, 2007, page 158.
51
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
52
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
1.2.4.3.1 Le Banchmarking :
Le banchmarking est définit comme étant : « un processus continu d’évaluation des
produits, services et méthodes d’une entreprise par rapport aux entreprises reconnues comme
leaders d’un secteur donné »55. Au sens général, le banchmarking est un processus
d’évaluation et d’amélioration de la performance.
En somme, tous les outils de contrôle de gestion présentés jusqu’au là, servent de système
d’information procurant l’ensemble des données nécessaires à faire des prévisions, à suivre
les réalisations et joue le rôle d’appui au pilotage de l’entreprise.
Ainsi, les différents modes de contrôle endogène présentés, leurs importances élucidées, il
est nécessaire d’en établir le lien avec la réalité des entreprises publiques économiques
algériennes.
55
Mahmoudia (M.) : op.cit, P 68.
56
LAMIRI (A.), op.cit, P 112.
53
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
La limite du contrôle de gestion interne réside dans le fait que, la structure chargée
d’assurer se contrôle n’est pas autonome et elle est très dépendante des autres structures et du
dirigeant. Il est difficile de laisser le contrôle de gestion à sa place, car il se situe au carrefour
de plusieurs fonctions et sous l’effet de tendances et de pressions des autres acteurs. Il peut
ainsi se limiter à un contrôle formel. Dans ce sens, il apparaît que les contrôleurs de gestion
n’ont pas la possibilité vis-à-vis du dirigeant de proposer et de développer des analyses. Cette
activité relève théoriquement de la fonction du contrôleur de gestion, mais elle n’est pas
toujours prise en compte dans l’entreprise. Généralement, malgré l’introduction d’indicateurs,
l’entreprise ne reconnaît pas au contrôleur de gestion la capacité de jouer un rôle
véritablement autonome et actif. Leur activité se limite toujours au recueil, à la compilation
des données dans le cadre de reporting. On peut dire qu’il il s’agit d’un contrôle assuré par
l’entreprise et pour le compte de l’entreprise, ceci peut être considéré comme une faiblesse et
une défaillance de ce contrôle.
54
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
de vérifier les comptes de la société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité, sincérité et
image fidèle. Il est, également, chargé par la loi de certaines vérifications spécifiques et de
certaines missions connexes57.
Le commissaire aux comptes a ainsi une mission d’information, de prévention et de
protection. Son rapport est d’une diffusion très large. De ce fait, sa mission est d’intérêt
public.
En Algérie, l’activité de commissariat aux comptes est régie par la loi n° 91-08 du 27 avril
1991 relative à la profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de
comptable agrée, notamment dans son article 28 qui :
- détermine les entités qui y sont tenues à ce types de contrôle;
- fixe les missions dans leur objet et leurs conditions d’exercice ;
- désigne les destinataires des communications et rapports du commissaire aux comptes.
Le commissariat aux comptes constitue ainsi un ensemble de missions qui peuvent s’ordonner
en 3 catégories principales58 :
- Une mission d’audit conduisant à certifier que les comptes présentés répondent aux
qualificatifs de régularité, de sincérité et d’image fidèle ;
- Des missions spécifiques intervenant dans le cadre de sa mission de certification et qui ont
pour objet soit :
De vérifier la sincérité de certaines informations ;
De s’assurer du respect de certaines garanties légales particulières ;
- Une mission de communication de ses opinions aux organismes et personnes désignés par la
loi.
2.1.2 L’intervention du commissaire aux comptes au sein des EPE :
Le contrôle financier des entreprises publiques économiques est effectué par les
commissaires aux comptes, conformément à l’article 16 de l’ordonnance 95-25, et par la suite
l’article 10 du décret exécutif 01-283, ce dernier précise « le contrôle des comptes de
l’entreprise publique économique entrant dans le champ d’application du présent décret est
assuré par un ou deux commissaires aux comptes désignés par l’assemblée générale. Le
commissaire aux comptes établit un rapport annuel conformément aux diligences
professionnelles sur les comptes de l’entreprise adressé aux membres de l’assemblée générale
qui statuera sur les comptes de l’exercice considéré ».
57
Pr. Berchiche (A.H), Séminaire sur le commissariat aux comptes, IEDF, 2005.
58
Pr. Berchiche (A.H), Idem.
55
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Par cette réglementation, le rôle des commissaires aux comptes se résume dans les missions
suivantes :
- La vérification des comptes, c'est-à-dire, s’assurer de la régularité et de la sincérité de la
comptabilité de l’entreprise.
- Vérification de l’application correcte des dispositions législatives et réglementaires ayant
une incidence financière.
- Adresser un rapport annuel aux membres de l’assemblée générale.
Enfin, le rapport financier approuvé par l’assemblée générale sera adressé sous forme de
résolution au président du conseil des participations de l’Etat, conformément à l’article 6 du
décret exécutif n°01-283.
59
Mahmoudia (M.) : op.cit, P 153.
56
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
En effet, par son contrôle la cour des comptes s’assure, à l’occasion de ses
investigations, de l’existence, de la pertinence, de l’efficacité et de l’effectivité des
mécanismes du contrôle et d’audit interne. Dans ce cadre, elle s’assure de la mise en place,
dans les administrations et organismes soumis à son contrôle, de systèmes et procédures
garantissant la régularité de la gestion de leurs ressources et emplois, la protection de leur
patrimoine et de leurs intérêts ainsi qu’un enregistrement et une traçabilité rigoureux et fiables
de l’ensemble des opérations financières et comptables réalisées. A ce titre, elle formule
toutes les recommandations qu’elle juge appropriées pour le renforcement des mécanismes de
prévention, de protection et de gestion optimale des deniers publics.
Les dispositions de l’ordonnance n° 95-20, maintenaient le secteur public économique dans le
champ de compétence de la cour des comptes, et ce, au travers de deux dispositions :
- La première est dans l’article 08 qui dispose que « se sont également soumis au contrôle de
la cour des comptes… les entreprises et organismes publics qui exercent une activité
industrielle, commerciale ou financière et dont les fonds, ressources ou capitaux sont en
totalité de nature publique ».
- La seconde concerne l’article 09 qui dispose que « la cour des comptes est habilitée à
contrôler… la gestion des participations publiques dans les entreprises, sociétés ou
organismes… dans lesquels l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements ou autres
organismes publics, détiennent une partie du capital social ».
L’analyse de ces dispositions de loi, nous permet de constater que les EPE sont en face
d’un dilemme épineux d’une part, les fonds publics doivent être gérés d’une manière sure et
optimale, et d’autre part, le caractère de commercialité réservé à ses entreprises dans le cadre
d’une économie de marché exige d’elles plus d’investissements à long terme et plus de risque
à prendre pour assurer leur pérennité.
Par ailleurs, les attributions de la cour des comptes en vertu des nouvelles
dispositions60, se voient élargies à la capacité de requérir des sanctions disciplinaires à
l’encontre de tout manager public lorsque la faute commise justifie une sanction de cette
nature. La disposition de l’article 91 de l’ordonnance 95-20 rend la sanction plus sévère,
puisque, le simple fait matériel de rechercher un quelconque avantage justifiera les poursuites
et les sanctions de la cour des comptes.
En somme, le maintien du contrôle des EPE par la cour des comptes et son renforcement
après les derniers amendements, confirme l’inefficacité des mécanismes de contrôle externes
60
Articles 27 bis de l’ordonnance n° 95‐20.
57
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
concernant l’argent public d’une part, et le besoin de mettre une pression supplémentaire sur
les managers publics dans leur manière de gérer, ainsi que leurs choix stratégiques. Par
conséquent, la prise de risque de la part des dirigeants est très limités se qui affecte
négativement la performance de leur entreprise.
61
Ordonnance n°08‐01 du 28 février 2008 complétant l’ordonnance n° 01‐04 du 20 Août relative à
l’organisation, la gestion, et la privatisation des entreprises publiques économique. JORADP n°11 du 02/03/08.
58
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Conclusion partie 01
59
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Introduction partie 02 :
L’IGF un organe souple et réactif par ses méthodes de travail, son indépendance, la
rigueur et l’importance de ses travaux, qui joue un rôle central dans la préservation des deniers
publics. Avec la promulgation de l’ordonnance 08-01du 28fevrier 2008 , modifiant et
complétant l’ordonnance 01-04 du 20 aout 2001 relative a l’organisation , la gestion et la
privatisation des EPE et du décret exécutif 09/96 du 22 février 2009 portant sur les conditions
et les modalités de contrôle et d’audit de gestion des entreprises publiques économiques par
l’inspection générale des finances, les pouvoirs de cette dernière se sont vu des renforcés sur les
entreprises publiques.
Cette ordonnance a renforcé l’encrage juridique du contrôle externe exercé par l’IGF,
étant désormais habilitée à effectuer des missions d’audit et de contrôle de gestion au niveau
des entreprises publiques économiques et les personnes morales ou physiques du secteur privé.
Ce contrôle a pour but d’accroitre la fiabilité des données financières des entreprises .Par ce
contrôle, l’Etat est informé sur la gestion des entreprises ce qui lui permettra de prendre des
décisions et élaborer des stratégies adéquates sur la base des constatations faites et conclusion
dégagées par le contrôle de l’IGF.
60
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Enfin, la dernière section 03, vise à donner un aperçu sommaire sur l’organisme
ayant fait l’objet du contrôle pour passer à trait la description de la démarche à entreprendre
pour le contrôle des marchés publics dans ses phases de passation et d’exécution.
61
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
1
Définition empruntée à la doctrine, (tirée du manuel des procédures de l’IGF, Octobre 2011,
page 12).
62
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
finances. Durant cette période, le contrôle a priori des finances publiques a été confié à la
direction du budget et du contrôle dont relevait le réseau des contrôleurs des dépenses
engagées.
1.1.1.4 Du 1er mars 1980 à nos jours.
Cette période a été marquée l’entrée en vigueur des lois n° 80-04 et n°80-05 du 1er mars
1980 relative à l’exercice de la fonction de contrôle parlementaire par l’APN et la cours des
compte qui exerce un contrôle juridictionnel. Le contrôle administratif (de type horizontal)
quant à lui, a été confié à l’Inspection Générale des Finance (IGF) qui a été crée par le décret
n° 80-53 du 1er mars 1980.
1.1.2. Création de l’IGF :
L’inspection générale des finances (IGF) a été créée le 1 mars 1980 après la Signature du
décret n° 80-53.
L’IGF est un organe permanent de contrôle administratif des finances publiques, placé
sous l’autorité directe du Ministre des finances2. Le contrôle exercé par l’IGF est dit :
Horizontal c'est-à-dire, il n’y a pas de lien de subordination entre l’IGF en tant
qu’organe de contrôle et l’organisme ou l’établissement placé sous son contrôle.
A postériori c'est-à-dire il intervient après la réalisation des opérations liées à la
gestion des finances publiques, contrairement au contrôle à priori exercé avant la
réalisation de la dépense.
A partir de 2008, les attributions de l’IGF ont été renforcées par le décret exécutif n°
08-272 du 06 septembre 2008, à travers lequel le rôle de l’IGF ne se limite plus au contrôle
traditionnel. Il doit s’étendre progressivement à un rôle d’alerte et de conseil. L’IGF est
appelée désormais, à assumer des missions lui permettant d’effectuer des contrôles en mesure
de préserver les deniers publics, tout en gardant le souci de performance dans l’exploitation de
l’argent public.
2
Voir annexe n°01 : organigramme du Ministère des Finances.
3
Voir annexe n° 02 : organigramme de l’Inspection Générale des Finances
63
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
septembre 2008 portant organisation des structures centrales de l’IGF et le D.E n° 08-274
fixant l’organisation des structures régionales de l’IGF.
1.2.1. Au niveau central
Les services centraux de l’inspection générale des finances sont structurés de la manière
suivante:
1.2.1.1. Le chef de l’inspection générale des finances :
Selon les articles 2 et 3 du décret 08-273, l’IGF est dirigée par le chef de l’inspection
générale des finances nommé par décret présidentiel. Il veille à la bonne exécution des
opérations de contrôle, d’audit, d’évaluation et d’expertise mises à la charge des structures
centrales et régionales de l’IGF. Il est assisté de deux directeurs d’études, dont la mission
principale n’est pas rattachée au contrôle, mais ils peuvent être chargés parle chef de l’IGF
d’enquêter sur les dossiers revêtant une grande importance.
1.2.1.2. Les structures opérationnelles (divisions) :
Elles sont au nombre de quatre (4), mises sous l’autorité du chef de l’IGF et dirigées par
des Contrôleurs Généraux des Finances, qui exercent une compétence sur plusieurs secteurs
d’activités (compétences sectorielles) et qui sont assistés par des directeurs de mission. Elles
sont chargées de l’exécution des opérations de contrôle, d’audit, d’évaluation, d’enquête et
d’expertise ou d’étude des entités relevant de leurs domaines de compétence
La première division :
Elle est chargée du contrôle des secteurs des administrations d’autorité, des régis financières
des administrations en charge de l’industrie, des mines, de l’énergie et des collectivités
locales.
La deuxième division :
Elle Couvre 12 secteurs : l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’éducation
nationale, l’enseignement et la formation professionnels, la santé, les affaires sociales, la
solidarité nationale, la culture, la communication, les affaires religieuses, la jeunesse et les
sports, les moudjahidines, le travail et l’emploi.
La troisième division :
Elle prend en charge les secteurs suivants : l’hydraulique, les travaux publics, l’habitat,
l’agriculture, la pêche, les forêts, et les services.
La quatrième division :
64
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Cette structure dans laquelle j’étais affectée durant mon stage pratique, est nouvellement
créée. Elle est chargée du contrôle et d’audit des entreprises publiques économiques, des
institutions financières publiques et d’audit des prêts extérieurs4 .
4
Article 6 du Décret exécutif n°08-273.
65
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
- un chef d’études chargé de l’analyse et de la collecte des données relatives aux missions,
leur suivi (bilan de la situation de la mission), ainsi que le suivi des inspecteurs (l’utilisation
des inspecteurs).
- un chef d’études chargé de la notification, de la conservation et de l’archivage des rapports
finalisés en les dupliquant puis en leur donnant un numéro au niveau du bureau central des
rapports (BCR). Un bureau hautement sécurisé dont l’accès n’est autorisé qu’aux personnes
habilitées.
B) La direction des méthodes de la normalisation et de l’informatique (D.M.N.I) :
Le directeur de la D.M.N.I est assisté de deux (2) chefs d’études dont la mission principale
consiste à doter l’IGF d’un cadre normatif de fonctionnement et de conduite des missions de
contrôle.
C) La direction de l’administration et des moyens (D.A.M) :
Qui a pour rôle d’assurer la gestion des moyens de l’IGF , elle est chargé d’assurer un
soutien logistique aux structures opérationnelles en matière de moyens humains et matériels.
Elle est constituée de trois (03) sous directions : la sous-direction du personnel, budget et
comptabilité, moyens généraux, et la direction de la formation et du perfectionnement5
1.2.2. Au niveau régional6 :
A l’instar des structures centrales, les structures régionales de l’IGF ont été réorganisées,
adaptées et renforcées pour permettre une meilleurs prise en charge des missions qui leurs
sont dévolues. Sous l’autorité du chef de l’inspection générale des finances, les services
extérieurs de l’inspection générale des finances sont structurés en Inspections Régionales dont
les sièges sont implantés dans les wilayas de Laghouat, Tlemcen, Tizi-Ouzou, Sétif, Sidi-Bel-
Abbès, Annaba, Constantine, Mostaganem, Ouargla et Oran. La compétence territoriale des
inspections régionales est fixée par arrêté du ministre chargé des finances. Ces structures
régionales sont dirigées par des inspecteurs régionaux placés sous l’autorité du chef de
l’inspection générale des finances. Ces derniers, qui exercent le pouvoir hiérarchique sur
l’ensemble du personnel relevant de l’inspection régionale, dont ils ont la charge, ont
également pour attributions la gestion des unités opérationnelles qui leur sont rattachées d’une
part et de veiller à la bonne utilisation des moyens mis à leur disposition de l’autre.
5
Article 16 du décret exécutif n° 08-273
6
Décret exécutif n°08‐274 du 6 septembre 2008 fixant l’organisation et les attributions des inspections
régionales de l’inspection générale des finances.
66
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
1.3 : les attributions de l’IGF et les différents types de contrôle qu’elle exerce
A la lecture du décret 08-272 du 06 ramadhan 1429 correspondant au 06 septembre
2008 fixant les attributions de l’IGF, il ressort que le champ d’intervention de l’IGF, ses
attributions ainsi que les différents types de contrôle relevant de sa compétence sont
déterminés comme suit :
1.3.1 Le champs d’intervention de l’IGF :
Il est délimité par les articles 2, 3 et 4 du décret cité ci-dessus où il est mentionné que
les missions de contrôle de l’IGF portent sur la gestion financière et comptable des services de
l'État, des collectivités territoriales ainsi que sur les institutions, organes et établissements,
soumis aux règles de la comptabilité publique. Son contrôle concerne également, les
établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), les organismes de sécurité
sociale relevant du régime général et obligatoire, tous les organismes à vocation sociale et
culturel bénéficiant du concours de l'État ou d'organismes publics, ainsi que tout autre
établissement public quel que soit son statut juridique.
L'IGF contrôle aussi l'utilisation des ressources collectées, lors de campagnes de
solidarité, par les organismes ou associations qui font appel à la générosité publique pour
soutenir, notamment, des causes humanitaires, sociales, scientifiques, éducatives, culturelles
et sportives. En outre, toute autre personne morale bénéficiant du concours financier de l'État,
d'une collectivité locale ou d'un organisme public (à titre de participation ou sous forme de
subvention, de prêt, d'avance ou de garantie) fait l'objet de contrôle de l'IGF. Sont contrôlées
également les conditions d'octroi et d’utilisation des subventions accordées par l'État, les
collectivités territoriales et les organismes et établissements publics, la conformité des
dépenses effectuées par rapport aux objectifs poursuivis par l'appel à la générosité publique.
67
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
7
Manuel de procédures
8
Feuille de route de l’IGF
68
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
1.3.3.1 Le contrôle.
Il s’agit d’un contrôle sur place et sur pièce, il a un caractère inopiné et porte sur la
gestion d’une institution, d’un service de l’Etat, d’un organisme publique ou de toute autre
entité juridique publique. Il vise à s’assurer de la régularité et de l’efficience des actes de
gestion et de disposition. Le rapport le sanctionnant est soumis à la procédure contradictoire.
1.3.3.2. L’enquête.
L’enquête n’est pas inscrite au programme annuel, elle est réalisée à la demande d’une
autorité administrative, elle permet la collecte les informations nécessaires en un très court
délai pour l’autorité qui l’a ordonnée. Elle est sanctionnée par un rapport remis directement à
cette dernière sans être soumis à la procédure contradictoire.
1.3.3.3. L’évaluation.
Est engagée à la demande d’une autorité habilitée. Elle vise à s’assurer de la fiabilité des
données communiquées aux pouvoirs publics et tend à déterminer le niveau d’adéquation
entre les moyens mobilisés et les résultats obtenus ainsi que ces derniers et les objectifs fixés.
1.3.3.4. L’audit.
Il consiste en un examen critique de fonctionnement et /ou de la gestion d’une entité
économique ou encore d’un ensemble d’opérations qu’un agent économique a effectué, il doit
9
Regroupement des inspecteurs de la formation et de l’enseignement professionnels le 22 septembre
2011
69
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
être réalisé en s’appuyant sur des normes bien définies, afin d’identifier les
disfonctionnements ou les contreperformances et trouver des solutions appropriées.
1.3.3.5. L’expertise.
L’expertise est réalisée en hors programme, sur une réquisition d’une juridiction ou bien
à la demande d’une institution nationale. Elle consiste à apporter un avis à caractère
économique, financier ou comptable. Les inspecteurs de l’I.G.F en charge de celle-ci
travaillent sous la supervision de l’institution nationale ou de la juridiction qui l’a demandée.
Le rapport sanctionnant l’expertise est communiqué exclusivement à l’autorité ou à la
juridiction qui l’a ordonnée.
1.3.3.6. La vérification.
Consiste à procéder à l’analyse des imputations comptables tout en s’assurant d’un côte
de la conformité des justificatifs présentés à l’appui de celle-ci et de l’autre de la sincérité et
de l’exactitude de la comptabilité vérifiée.
1.3.3.7. Les études.
Les études concernent un ou plusieurs service(s) de l’Etat, un ou plusieurs
organisme(s) public(s) ou une ou plusieurs entité(s) juridique(s) publique(s) ainsi qu’un ou
plusieurs service(s) public(s) concédé (s). Les études portent sur des questions liées à la
gestion financière et comptable de ces derniers. En réalisant des études, les inspecteurs
mettent à profit de ces organismes étudiés leur savoir-faire, en matière de gestion financière et
comptable.
1.4. Déroulement de la mission de contrôle :
Afin d’assurer le bon déroulement de leurs missions, avant de se rendre au niveau de la
structure objet de leur contrôle, les inspecteurs procèdent à :
1.4.1. La préparation de la mission :
Le travail des inspecteurs durant cette phase, consiste à analyser la lettre de mission et
déterminer les volets de la gestion, susceptibles de faire l’objet d’un contrôle, en faisant
référence à la note méthodologique rédigée préalablement par le directeur de mission.
- La note méthodologique ou note d’organisation est un document de travail. Il s’agit d’un
cadre de contrôle, établit par le directeur de mission après prise de connaissance de
l’organisme à contrôler. Le but essentiel de cette note est d’aider et d’orienter les éléments de
l’unité opérationnelle (inspecteurs) par la définition des principaux volets à contrôler.
70
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
10
alinéa 1 de l’article 17 du décret n° 08-272.
11
alinéa 2 de l’article 17 du décret n° 08-272
71
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
72
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
12
Voir la demande de communication de documents en annexe n° 04
13
Voir la demande de renseignement en annexe n° 05
14
Voir la mise en demeure en annexe n° 06
73
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
74
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Pour l’accomplissement de ses missions de contrôle, l’IGF peut faire recours à des
compétences externes, en faisant participer des spécialistes ou des experts. Ces personnes
extérieures à l’IGF peuvent, dans le cadre des missions qui leur sont assignées et sous le
contrôle des inspecteurs avoir accès aux documents et renseignements y afférents. Mais il leur
est fait obligation de s’interdire toute ingérence dans la gestion ou tout acte et injonction
susceptibles de mettre en cause les prérogatives des gestionnaires de l’entreprise, de
préserver, en toute circonstance, le secret professionnel, d’effectuer leur mission en toute
objectivité et de fonder leurs constatations sur des faits établis.
Observations :
1) l’IGF est tenue informée par l’autorité hiérarchique ou de tutelle de l’organisme contrôlé,
des mesures prises à l’égard du gestionnaire, suite aux constations et recommandations
consignées dans le rapport de synthèse. L’IGF établit un rapport dit spécial, destiné au
premier ministre signalant les autorités de tutelle n’ayant pas réagis aux rapports de synthèse
2) l’inspection générale des finances établit un rapport annuel en faisant ressortir le bilan de
ses activités, les principales constations de portée générale et recommandations y afférentes.
Ce rapport est transmis au Ministre des finances dans le courant du premier trimestre de
l’année suivant celle pour laquelle il a été établi ;
3) l’IGF établit chaque année le projet du rapport sur les infractions des changes et
mouvement des capitaux de et vers l’étranger (contrôle des opérations de transfert de fonds de
et vers l’extérieur des personnes physiques et morales), dans lequel est mentionné la nature et
montant des infractions éventuelles (voir PV d’infraction à la législation de change en annexe
n°6).
A travers cette présentation, nous pouvons conclure que l’Inspection Générale des
Finances est un acteur majeur dans le contrôle de la gestion des deniers publics dans la
mesure où elle représente l’organe de contrôle par excellence qui contribue à la garantit de la
régularité et la bonne gestion de ces derniers. Pour remplir son rôle, l’IGF est dotée
d’attributions qui lui permettent d’accomplir sa tâche dans de meilleures conditions et d’être à
la hauteur de son large champ d’intervention.
Actuellement l’IGF est l’organe de contrôle et de sauvegarde de l’argent public le plus
sollicité par les pouvoirs publics. Cette notoriété a été acquise grâce à la pertinence de ses
rapports portant des propositions en vue d’adapter ou d’améliorer la législation et la
75
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
réglementation régissant les activités soumises à son contrôle d’un côté, et à son intervention
au moment opportun en minimisant les pertes liées aux opérations de grande envergure, telles
que l’évaluation des politiques publiques, le contrôle et l’audit des entreprises publiques
économiques (EPE) d’un autre côté.
15
Document interne de l’IGF
76
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
77
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Pour la mise en action les opérations ci-dessus, l’inspection générale des finances16 :
Contrôle la gestion des caisses et vérifie les fonds, valeurs, titres et matière de toute
nature détenus par les gestionnaires ou les comptables ;
Se fait présenter tout document ou pièce justificative nécessaire aux vérifications, y
compris les rapports établis par tout organe de contrôle et toute expertise externe ;
Formule toute demande de renseignement verbale ou écrite ;
Procède, sur les lieux à toute recherche et effectue toute enquête, en vue de vérifier les
actes ou opérations retracés dans les comptabilités ;
Accède aux fichiers et données quels que soient leurs supports ;
S’assure de l’authenticité des documents présentés et de la fiabilité des données et
autres renseignements communiqués ;
Effectue toute vérification sur place, en vue de s’assurer que les actes de gestion à
incidence financière ont été correctement et entièrement comptabilisés et constate, le
cas échéant, la réalité du service fait ;
Donc l’inspection générale des finances exerce un droit de révision sur l’ensemble des
opérations effectuées par les comptables des entreprises publiques économiques.
2.2.1 Les procédures d’intervention de l’IGF au niveau des EPE :
2.2.1.1 La phase exploratoire :
La prise de connaissance de l’entreprise et de son environnement interne et externe c’est la
première étape à entreprendre, elle est importante dans chaque contrôle, car elle permet d’une
part, de connaitre les facteurs endogènes et exogènes influant sur le fonctionnement de
l’entreprise, et d’autre part de situer et de localiser les zones à risque17, afin de répondre
efficacement aux objectifs du contrôle. C’est une étape qui permet de cibler les axes et d’arrêter
la méthodologie d’intervention.
Orienter la mission et appréhender les domaines et les systèmes significatifs ;
Identifier des risques pour planifier la mission ;
Déterminer la nature et l’étendue des contrôles ;
Organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre les objectifs avec efficacité.
16
L’article 5 du décret exécutif n°09.96
17
Document IGF
78
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
18
Document IGF
19
Document IGF
79
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Par définition le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre
sous sa responsabilité. Il comprend un ensemble de moyens, de comportements, de procédures
et d’actions adaptés aux caractéristiques propres de chaque société qui contribue à la maîtrise
de ses activités, à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources, il
doit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs, qu’ils
soient opérationnels, financiers ou de conformité.
Le dispositif vise plus particulièrement à assurer :
- La conformité aux loi et règlements ;
- L’application des instructions et des orientations fixées par la direction générale ou le
directoire ;
- Le bon fonctionnement des processus interne de la société, notamment ceux
concourant à la sauvegarde de ses actifs ;
- La fiabilité des informations financières.
Donc, pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés par une entreprise, cette dernière
doit mettre en place un dispositif de contrôle interne lui permettant la bonne maîtrise de ses
activités et le respect des consignes à tous les niveaux.
Il s’agit en fait de traiter les étapes de réalisation d’une mission de contrôle de gestion
d’une entreprise publique économique effectué par une brigade de l’IGF, mais avant d’étudier
ce cas pratique nous donnerons en premier lieu un petit aperçu sur l’entreprise ayant fait
80
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
L’entreprise « Metro d’Alger » ou EMA par abréviation, est créée par le décret n°84-
348 du 24/11/1984., sous forme d’entreprise publique économique (EPE). Elle est dotée de la
personnalité civile et de l’autonomie financière et elle est réputée commerçante dans ses
relations avec les tiers.
Les missions dévolues à l’EMA, sont contenues dans l’article 03 du décret sus visé. Elle
est chargée principalement de la réalisation et de l’exploitation d’un réseau de chemin de fer
urbain, souterrain et /ou aérien de transports de voyageurs pour l’agglomération d’Alger et, en
tant que de besoin, de développer des capacités d’études et d’ingénieries, en matière de
transports urbains et d’apporter son concours en la matière, à toute personnes physiques ou
morales intéressées ».
L’EMA est organisée en dix (10) directions dont, la Direction des Projets Tramway et
Transport par Câbles (DPTTC), laquelle est créée par décision N° 16/ DG du 23/08/2005.
L’EMA est administrée par un Conseil d’Administration (CA), composé de quatre
membres, lesquels choisissent parmi eux un président. Elle est gérée par un Président
Directeur Général, secondé par un Directeur Général adjoint, de six directeurs techniques, et
d’un bureau d’études des transports urbains.
Concernant l’organisation comptable, l’EMA est soumise dans ses relations avec les
tiers, aux règles de la comptabilité commerciale.
Quant aux projets financés sur concours définitifs, ceux-ci sont régis par les règles de la
comptabilité publique. A ce titre, le règlement des factures relatives à l’exécution financière
des projets est effectué par la Banque Algérienne de Développement (BAD), en vertu d’une
convention, conclue entre la banque et le maître d’ouvrage délégué en date du 19/04/1993.
En sa qualité de comptable, la BAD doit s’assurer avant toute exécution de la dépense,
de sa régularité et de sa conformité.
81
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
20
Annexe n 07 : organigramme de l’EMA
82
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
La Direction de Finances ;
La Direction juridique et marchés(DJM) ;
La Direction de l’Audit ;
La Direction de la Planification et de Contrôle de Gestion (DPCG).
En ce qui concerne la direction chargée de la réalisation du projet du Tramway de
Constantine, à savoir la Direction Projet Tramways et Transport par Câbles « DPTTC »,son
organisation intègre, d’une façon générale, les critères liés à :
La nature de l’activité ;
La dimension ou la taille de la direction en fonction des projets qui lui seront confiés
durant la période considérée ;
Le contexte environnemental.
Cette organisation se présente donc comme suit :
Direction assistée en staff par :
Un assistant de gestion du secrétariat de la direction générale ;
Un responsable de management de la qualité et environnement (RMQE);
Un responsable de la communication.
06 départements : trois fonctionnels et trois opérationnels :
Département de gestion des projets tramway ;
Département des infrastructures ;
Département système Tramway ;
Département transport par câbles
Département administration, finances et comptabilité
Département planification, gestion des performances et contrôle de gestion.
Les missions de l’inspecteur étant de mener des investigations sur pièces et sur place
du lieu de mission, relever des constatations et présenter des recommandations au gestionnaire
et enfin consigner tous ces éléments dans un rapport de base à communiquer à la tutelle, doit
se matérialiser par un certain nombre d’outils constitués essentiellement de la réglementation
83
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
de base, le manuel de procédures élaboré par l’IGF, les procédures de gestion interne propres
à l’organisme à contrôler ainsi que la note d’organisation communiquée par le directeur de
mission.
L’une des missions que l’IGF exerce le plus souvent sur les établissements soumis à
son contrôle est la mission du contrôle de gestion. Il s’agit d’un contrôle classique permettant
de faire un diagnostic général de l’organisme et une vérification détaillée de l’ensemble des
opérations effectuées durant une période déterminée.
Dans le cadre du contrôle exercé par l’IGF, la notion de contrôle de gestion renferme
plusieurs façons de le réaliser et ce selon l’objet de la mission.
Il convient de signaler que cette méthode de contrôle est différente d’un contrôle à un
autre et d’un inspecteur à un autre.
N.B : notre stage s’est déroulé au niveau de la troisième division dirigée par un
contrôleur général, pour une mission de contrôle de gestion d’une EPE.
Cette mission a commencé par l’élaboration d’un plan préliminaire par le chef de
brigade en concertation avec ses collègues inspecteurs.
Ce plan doit reprendre tous les points énoncés dans la note d’organisation avec ajouts
éventuellement d’éléments nouveaux proposés par les inspecteurs membres de la brigade.
21
Thierry Guyenbere, Jaques Muller, le contrôle de gestion, 7éme Edition, le manuel, groupe revue fudiciaire,
Mai 2004, 100 rue de la fayette. 75485 cedex, page 25.
84
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Ils retracent brièvement l’historique de la création de l’agence, son statut juridique, ses
missions et son organisation centrale et régionale ;
S’assurer que l’organisation interne des services est conforme à l’organigramme
préconisé et qu’ils assurent la mission qui leur est dévolue par la réglementation en
vigueur ;
S’assurer que l’ensemble des postes de responsabilité prévues réellement sont pourvus
par des cadres répondant aux critères exigés à cet effet. Ainsi l’organigramme doit
permettre d’identifier :
Les structures d’actions;
Les structures de décision ;
Les structures de vérification et de contrôle.
S’assurer du bon fonctionnement des services afin de porter une appréciation sur l’état
réelle de l’organisme.
Ce volet s’intéresse aux ressources humaines déployées par l’organisme dans le cadre de
son fonctionnement ainsi que la réalisation de son programme d’action.
De ce fait, les travaux de la brigade des inspecteurs des finances sont les suivants :
85
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
l’administration
Le livre de paie ;
Le registre des congés payés ;
Le registre des personnels ;
Le registre des travailleurs étrangers ;
Le registre des vérifications techniques des installations et équipements industriels ;
Le registre d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail ;
Le registre des accidents de travail.
Cette étape consiste à faire un sondage pour tirer des observations qui s’articule sur :
La constitution du dossier, et leur arrangement dans des armoires dont l’accès aux
dossiers est limité à certains agents habilités ;
L’avancement du personnel ;
S’assurer de la répartition de l’effectif en fonction des postes de travail ;
La Vérification du plan d’action des formations programmées et réalisées ;
86
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Cette démarche consiste en la vérification des dates de notification des budgets initial
ou supplémentaire qu’il soit et d’en comparer les montants et soldes inscrits au compte
administratif.
87
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
La fiche d’imputation comptable est un document journalier qui prend la forme d’un
tableau mentionnant pour toutes les opérations effectuées dans une journée, le numéro
comptable de l’opération, son libellé ainsi que la répartition du montant sur le compte selon
qu’il est créditeur ou débiteur.
Cette fiche doit être complétée d’un certain nombre de documents assujettis également au
contrôle tels que :
le devis, facture pro forma : le contrôle portera certaines mentions légales telles
le numéro d’immatriculation fiscale, le numéro du registre de commerce ainsi
que le mentant en TTC et en HT ;
le bon de commande : les inspecteurs vérifient que ce dernier porte le nom du
fournisseur sélectionné, le montant exact et la transaction y afférente ;
le bon de livraison : l’objet de contrôle de ce dernier est de s’assurer de l’égalité
des montants et de la quantité en comparaison avec la commande ;
le fichier comparatif : qui est un tableau comparatif des offres financières d’au
moins 03 fournisseurs (notamment les fournisseurs les plus souscrits). Le
contrôle s’exerce sur les montants suivant le critère de sélection obligatoirement
mentionné dans la fiche ;
Le fiche d’inventaire et la fiche de stock22: il s’agit là de vérifier si le produit
est consommable ou non. Les produits en question doivent être inscrits avec un
numéro d’inventaire et une description écrite détaillée ;
La facture : aux termes du décret N° 90-85 relatif aux formes et aux conditions
de la facturation ainsi que les dispositions du décret N° 95-305 fixant les
modalités d’établissement de la facture, la facture doit être revêtue de la mention
du « service fait » et celle de « bon à payer », la signature des intéressés, ainsi
que les mentions légales conformément au décret N° 93-108 ;
L’ordre de paiement : avec le même montant et délai de paiement, il doit être
notifié au nom du fournisseur.
22
Voir annexe N°08
88
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Le taux d’utilisation des crédits (crédits engagés) en comparaison avec la totalité des
crédits.
La durée moyenne nécessaire au paiement des fournisseurs qui servira pour l’étude
des procédures et délais de comptabilisation.
89
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
S’assurer que les pièces de dépenses ont été mandaté dans un délai ne dépassant pas
45 jours ;
S’assurer que les numéraires abrités dans le coffre du régisseur sont périodiquement
versés au trésor ;
Vérifier que le régisseur et /ou sous régisseur sont nommés par l’ordonnateur et
agrées par le trésor ;
Vérifier que les fonds et valeurs (y compris les bons carburants et les valeurs
inactives) sont conservés dans le coffre du régisseur ou le sous régisseur ;
S’assurer que la vérification de la régie se fait à l’improviste.
Déroulement de l’improviste de caisse :
L’arrivée à l’improviste est indispensable dans le but de déceler toutes discordances entre
les écritures comptables et la réalité physiques des valeurs détenues.
Le contrôle des fonds et valeurs doit être opéré de référence à l’ouverture de la caisse.
L’arrêté de caisse doit être consigné dans un P.V23, les différences relevées doivent ainsi
donner lieu à l’établissement d’un questionnaire adressé au préposé à la régie.
Cependant et au cas où le comptable des deniers ne se serait pas présenté à son travail
après un délai raisonnable, le chef de l’unité opérationnelle de contrôle procède au scellement
du coffre en dressant un P.V de mis de scellés contradictoires, en présence du responsable
hiérarchique du préposé à la régie.
Dés que ce dernier regagne son poste, le chef de l’unité opérationnelle procédera en sa
présence et celle de son supérieur hiérarchique, au contrôle de la validité des scellés apposés
et procéder à leur enlèvement par l’établissement d’un PV de bris de scellés avant d’entamer
le recollement des fonds et valeurs abrités dans le coffre.24
25
3.3. Examen la procédure de contrôle des marchés publics exercée par l’IGF
Afin de prendre connaissance de la technique de contrôle des marchés publics exercée par
l’IGF, nous allons illustrer les étapes que suit cette opération par un cas pratique que nous
avons effectué au sein de l’entreprise métro d’Alger.
23
Voir annexe n 08(a)
24
Manuel de procédure de l’IGF.
25
Voir annexe n° 09
90
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
26
Voir annexe n0 10
91
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
NB : notre mission au niveau d’un organisme contrôlé par l’IGF –c'est-à-dire l’EMA-, a
consisté essentiellement au contrôle d’un marché public, a signalé que les inspecteurs en place
se référent conformément au DP n° 02-250 portants réglementations des marchés publics.
Avant de procéder à la partie des travaux de la brigade à savoir la phase préalable de passation
et la phase d’exécution, nous avons constatés que les inspecteurs commencent par une analyse
concise du mode de passation de ce marché.
Pour pouvoir procéder au contrôle d’un marché public, les inspecteurs doivent
demander et avoir en leur possession tous les documents relatifs aux marchés et à leur
exécution.
Chaque opération d’investissement fera l’objet d’une vérification systématique de
toutes les pièces y relatives, afin de dégager les éventuelles irrégularités. L’examen en lui-
même s’avère être délicat car, il faut parfois trouver le lien entre tous les documents pour ainsi
déceler les irrégularités, les contradictions et les incohérences. Si le nombre d’opérations
durant la période contrôlée est très important, les inspecteurs procèdent souvent à l’étude d’un
échantillon déterminé selon des critères jugés les plus représentatifs.
Le contrôle sur pièces se fait par la vérification des quatre (4) phases citées ci-dessous
à savoir :
L’identification du marché27 : dans cette phase il est procédée à toutes les
identifications en liaison avec le marché, à savoir ; l’identification de l’exercice
budgétaire, du comptable assignataire, du service contractant, du cocontractant, l’objet
du marché, la situation des opérations d’équipements28, les délais contractuels, etc.
La détermination des besoins ;
La passation du marché ;
L’exécution du marché.
3.3.1. Le contrôle exercé au titre de la phase détermination des besoins
Les différents contrôles des marchés publics effectués ont permis de relever le
gaspillage des ressources budgétaires allouées. Pour parer à cela, une détermination préalable
des besoins s’impose, celle-ci correspond à la définition de ce que le service contractant
souhaite acquérir.
27
Annexe n °11
28
Annexe n °12
92
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
d’aboutir à la rédaction d'un cahier des charges qui fixera la nature et l'étendu des
besoins à satisfaire, tant sur le plan qualitatif que quantitatif ;
de choisir la procédure de passation à appliquer ;
d’identifier, en début d’année, le montant des crédits nécessaires au bon
fonctionnement de la commande.
A cet effet, l’auditeur doit s’assurer que les besoins à satisfaire sont :
L’auditeur doit aussi vérifier si pour la détermination des seuils de compétence des
commissions des marchés, le service contractant a arrêté le montant total des besoins en
tenant compte de la valeur globale des travaux d’une même opération, pour les marchés de
travaux, et de l’homogénéité des besoins, pour les marchés de fournitures, d’études et de
services30.
29
Il convient de signaler que l’allotissement des besoins, en vue d’échapper aux seuils réglementaires de
passation d’un marché public, est strictement interdit.
30
Article 11 du DP 10‐236 modifié et complété.
93
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
De l’existence réelle de l’avis d’appel d’offre et des mentions (citées au 1er chapitre)
obligatoires qu’il doit comporter, conformément aux termes de l’article 46 du décret
10-236 portant règlementation des marchés publics, modifiée et complétée, à savoir
:la dénomination, l’adresse, le numéro d’identification fiscale du service contractant,
le mode d’appel d’offre.
De la publication de l’appel d’offre dans deux langues au moins, l’une en arabe et
l’autre en langue étrangère, dans deux quotidiens nationaux avec précision de leur
date et leur nom afin de pouvoir les comparer ; cette publication doit également se
faire dans bulletin officiel des marchés de l’opérateur public (BOMOP).
Du respect du délai accordé par le service contractant pour permettre aux
soumissionnaires de préparer leurs offres.
Vérifier si le registre du retrait des dossiers d’appel d’offres et le registre ad hoc des
soumissionnaires réceptionnées sont ouverts, cotés et paraphés32.
31
Voir annexe n 13
32
S.DOUS, outil de contrôle et d’audit des marchés publics, 2013
94
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
La commission d’ouverture des plis est créée au niveau du service contractant (c'est-à-
dire le maitre d’ouvrage délégué qui est l’EMA dans notre cas) elle est constituée de plusieurs
membres. Cette commission s’assure de l’enregistrement régulier des offres des
soumissionnaires sur un registre ad hoc ouvert à cet effet. Elle s’assure en outre que
l’ouverture des plis a été faite en toute transparence, dans l’impartialité totale vis-à-vis des
soumissionnaires et que le critère de distinction repose uniquement sur leurs offres, les
inspecteurs des finances en place auront à
33
Voir annexe n °14
34
Voir annexe 15, Déclaration attestant que le partenaire cocontractant ainsi que ses sous‐traitants n’ayant
jamais fait objet de corruption ni tentative de corruption. Dans laquelle il s’engage aussi de ne jamais recourir à
des manouvres facilitant l’accomplissement de son offre, au détriment de la concurrence loyale
35
Ce registre contient le nombre de soumissionnaires qui ont déposé les offres et toutes les informations
nécessaires les concernant et qui doit être le même nombre le jour d’ouverture des plis.
95
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
charges, et une pré qualification à l’évaluation financière dans ce cas la vérification porte sur le
barème de notation et la clarté des critères de choix .
Les soumissionnaires pré qualifiés sont retenus pour l’évaluation financière. Les
inspecteurs procèdent à la vérification des montants proposés pour s’assurer du choix de
soumissionnaire Ensuite un examen du dossier administratif de l’attributaire a eu lieu pour
s’assurer de la conformité de son offre avec les stipulations des cahiers des
charges .L’inspecteur de l’IGF est alors en charge de :
Vérifier l’existence de la décision de création de la commission d’évaluation des
offres, ainsi que si la qualité de ses membres est incompatible avec celle des membres
de la commission d’ouverture des plis.
Vérifier le nombre d’offres évaluées techniquement et financièrement et celles rejetées
S’assurer si la commission a éliminé les offres non conformes à l’objet du marché et
du cahier des charges ;
Vérifier si le classement technique des offres est fait sur la base d’une méthodologie
prévue au cahier des charges ;
Vérifier la date d’évaluation des offres.
Du contenu des offres techniques retenues (documents exigés) qui doit être conforme
au cahier des charges.
Du contenu de l’offre financière : le bordereau des prix unitaires, le détail estimatif et
quantitatif revêtus du cachet et de la signature du soumissionnaire ainsi que la
soumission.
S’assurer que l’avis d’attribution provisoire a été publié aux mêmes quotidiens qui ont
publié l’avis d’appel d’offre ainsi qu’au bulletin officiel des marchés de l’opérateur
public (BOMOP) ;
Vérifier si l’avis d’attribution provisoire comporte les mentions obligatoires telles que
le prix retenu, les délais de réalisation et les éléments ayant permis le choix du
cocontractant.
Remarque :
Le choix du cocontractant se fait sur la base de conditions fixées d’avance par le cahier
des charges. L’offre la « moins disant » ou l’offre économiquement la plus avantageuse36, est
36
« moins‐disant » c'est‐à‐dire le moins cher, comme le « mieux‐disant ». Cela peut être avéré pour des
marchés de fournitures standards (stylos par exemple) ou pour des marchés d'électricité. Par ailleurs, dans les
96
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
retenue selon le procès verbal d’évaluation des offres. Dans ce cas, l’inspecteur procède à la
vérification des motifs du choix effectué. Le service contractant notifiera au soumissionnaire
retenu (classé premier) par écrit, que son offre a été acceptée. Cette notification fera l’objet
d’un avis d’attribution provisoire du marché doit être inséré dans les mêmes organes de presse
qui ont assuré la publication de l’avis d’appel d’offre et au bulletin officiel des marchés de
l’opérateur public (BOMOP) avec les précisions suivantes :
Une fois l’avis publié, le marché sera soumis au visa de la commission des marchés
compétente. A la suite de l’obtention du visa, le service contractant procède à la signature
définitive du marché et sa notification définitive au service cocontractant afin qu’il puisse
démarrer son exécution.
Observations :
1) l’article 114 du D.P 10-236 portant RMP, réserve le droit de recours auprès de la commission
des marchés compétente, au soumissionnaire qui conteste le choix opéré par le service
contractant dans la sélection de partenaire cocontractant. À cet effet, un délai de dix (10)
jours est accordé à compter de la première parution de l’avis d’attribution provisoire du
marché dans la presse ou au BOMOP, ladite commission dispose d’un délai de quinze (15)
jours pour leur faire connaître son avis.
2) En cas de refus de visa de la Commission des marchés compétente, le service contractant a le
choix entre :
-de relancer la procédure selon laquelle le marché a été passé;
-de passer outre le refus de visa par décision motivée, dans ce cas, le service contractant est
tenu de transmettre des copies de passer outre au Ministre chargé des Finances, à la
commission nationale des marchés et à la Cour des Comptes.
cas d'attribution du marché sur la base de l'offre économiquement la plus avantageuse, cela veut dire l’offre
qui apporte plus d’avantages économiques et autres sans pour autant prendre en considération le critère de
prix, en prenant pour exemple l’un des cas du gré à gré.
97
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Le gré à gré est la procédure d’attribution du marché à un partenaire cocontractant, sans appel
formel à la concurrence. Le contrôle de la phase préalable lié à ce mode réside dans la
vérification, si le service contractant a eu recours à ce mode exclusivement dans l’un des cas
énumérés par les articles 43 du DP 10-236, modifié et complété, pour le gré à gré simple et 44
pour le gré à gré après consultation. mais aussi de la vérification de la date d’examen et visa
de la commission des marchés compétente et la date d’approbation définitive du marché par le
service contractant
L’inspecteur de l’IGF doit s’assurer que les principes énoncés et prévus dans le cahier
des charges sont respectés dans le marché conclu avec le service cocontractant, avant de passer
à l’examen des éléments constitutifs de la phase exécution du marché. En plus, il doit vérifier
le délai d’exécution du marché ainsi que son objet. Les principaux axes à vérifier dans cette
phase sont les suivants.
3.3.3-1 l’examen des garanties :
Le service contractant doit veiller à ce que soient réunies les garanties nécessaires permettant
les meilleures conditions de choix de ses partenaires et/ou les meilleures conditions
d’exécution du marché37 .
Les garanties et les modalités de leur restitution sont fixées, selon le cas, dans le cahier des
charges. L’inspecteur de l’IGF dans l’examen de ces dites garanties, procède à :
37
Article 92 du décret 10‐236 portant la réglementation des marchés publics modifiée et complétée.
38
S.DOUS, outil d’audit et de contrôle des marchés publics, 2013.
39
Le délai de recours est de (10) dix jours à compter de la date de publication de l’attribution provisoire.
98
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Vérifier si le montant de cette caution est fixé entre 5% et 10% du montant du marché,
selon la nature et l’importance des prestations à exécuter40 et qu’elle a été transformée
en caution de garantie à la réception provisoire des travaux ;
S’assurer que la caution a été restituée totalement dans un délai de (6) six mois à
compter de la date de la réception définitive du marché.
Pour les marchés qui n’atteignent pas les seuils de compétence des commissions
nationales, le montant de la caution est fixé entre 1% et 5% du montant du marché.
Cependant, lorsque les délais d’exécution du marché ne dépassent pas les trois 3 mois,
le partenaire cocontractant peut être dispensé de la caution de bonne exécution.
3.3.3-2 les modifications des marchés :
40
Si le montant n’atteint pas le seuil de compétence de la commission nationale des marchés, elle est fixé entre
1% et 5%, cependant, si les délais d’exécution ne dépassent pas 3mois le cocontractant est dispensé.
99
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
41
Il existe trois types d’ODS : l’ODS de commencement des travaux, celui d’arrêt et celui de reprise.
43 L’avance : toute somme versée avant exécution des prestations, objet du contrat et sans contrepartie
d’une exécution physique de la prestation
L’acompte : tout versement consenti par le service contractant correspondant à une exécution partielle de
l’objet du marché
Le règlement pour solde : le paiement à titre provisoire ou définitif du prix prévu dans le marché après
exécution entière et satisfaisante de l’objet du marché
100
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
L’avance c’est toute somme versée avant l’exécution des prestations. Elle ne peut être versée
que si le cocontractant a préalablement présenté une caution de restitution d’avance à la caisse
de garantie des marchés publics44. Pour ce cas, l’inspecteur doit :
S’assurer que si les avances n’ont pas été versées que si le cocontractant ait versé une
caution de restitution d’avance, d’égale valeur et que cette caution est émise par une
banque de droit algérien ;
Vérifier si les avances si les avances forfaitaires ne dépassent pas 15% du montant
initial du marché, que les avances sur approvisionnements ne dépassent pas 80% du
montant des approvisionnements et que le montant cumulé des deux ne dépassant pas
50% du montant global du marché.
S’assurer si l’avance a été versée une seule fois ou en plusieurs tranches dont
l’échelonnement a été prévu dans le marché.
La date du versement de l’avance, son montant ainsi que sa nature.
La date de restitution d’avance et la somme ou le taux payé.
Elle est prononcée par le service contractant après l’expiration du délai de garantie qui
est généralement de 12 mois, dans la mesure où toutes les obligations contractuelles auront été
remplies (main levée après réception). Elle est sanctionnée par un procès verbal de réception.
A travers ce cas pratique, nous avons suivi l’évolution d’une opération de contrôle de
gestion effectuée par une brigade d’inspecteurs de l‘IGF. Cet exemple nous a permis de
constater que le contrôle exercé par l’IGF représente un mode de contrôle adéquat pour tout
organisme ou institution publics de l’Etat étant donné que ce contrôle passe par l’examen de
tous les aspects organisationnels, fonctionnels, marché ou autres, mais il nous a aussi permis
d’observer une certaine rigueur dans les formalités administratives ainsi que les risques élevés
qu’entraine cette dernière pour l’inspecteur notamment lorsqu’il s’agit de contrôler un
organisme d’une grande importance et qui gère une partie importante des deniers publics.
A cet effet, il y’a lieu de constater que dans le cadre de l’exécution d’une mission, les
inspecteurs de l’IGF doivent renfermer des qualités spécifiques (patience, rigueur dans le
travail, le sens de l’écoute et du dialogue et surtout savoir conserver le secret professionnel…)
qui constituent la clef de réussite d’une mission.
103
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
L’Inspection Générale des Finances, à l’instar des autres structures financières, connaît
un processus de modernisation très important. Il permet de répondre à un souci de contrôle de
l’efficacité des deniers publics, de la modernisation de l’administration publique ainsi que
d’amélioration des outils de régulation de la vie économique.
104
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
A travers ce chapitre nous traiterons les nombreuses contraintes qui vont à l’encontre du
passage d’un contrôle classique vers un contrôle de performance (section 1), et les mesures
envisageables en faveur de ce passage (section 2) , enfin nous traiterons la modernisation du
contrôle des finances publiques : une action prioritaire pour l’IGF (section3).
Une connexion des budgets à des administrations et non à des politiques publiques fait
que ces administrations agissent uniquement dans le souci d’augmenter constamment
leurs budgets.
Une absence de visibilité quant à la destination des crédits due à l’absence du lien entre
budget et politiques publiques.
Aucune disposition qui oblige les gestionnaires de crédits à justifier de l’efficacité et de
l’efficience des actions menées avec les crédits qui leur ont été attribués n’a été mise en
place.
Climat défavorable à l’application de la gestion par objectifs, cela dit, celle-ci suppose
une économie homogène et surtout stable ; elle suppose aussi une mentalité administrative
orientée vers la performance. Or, la réalité est toute autre. D’une part, les finances
publiques sont très largement exposées aux variations conjoncturelles. D’autre part, la
culture administrative actuelle, empreinte de routine, rompt profondément avec la culture
de performance souvent reléguée à la philosophie d’entreprise. Pour inculquer aux
fonctionnaires la culture de performance dans la réalisation des objectifs tracés, la tâche
n’est pas aisée.
1.1.1.2 En matière comptable
Une comptabilité de caisse conçue pour le suivi des opérations budgétaires
(encaissements et décaissements) uniquement, empêchant ainsi l’Etat de connaître sa
réalité financière de manière précise, autrement dit, le véritable coût de l’administration.
Selon la méthode des paiements, une transaction est comptabilisée au moment où se
produit un encaissement ou un décaissement et non lorsqu’intervient l’activité génératrice
de la recette ou de la dépense (fait générateur).
La comptabilisation des investissements en capital se fait en une seule fois et sous la
forme d’une somme forfaitaire rattachée au budget d’un exercice donné. Elle ne permet
pas la répartition du coût d’acquisition sur la durée de vie de l’actif (amortissement).
Une comptabilité traditionnelle et à partie simple qui n’a jusqu’à présent pas répondu
au mouvement de standardisation international.
1.1.2. Faiblesses notables dans le pilotage par les outils modernes
Le secteur public algérien connait un faible déploiement des outils modernes de
pilotage qui se présentent sous la forme de trois nouveaux contrôles inspirés du secteur de
l’entreprise, à savoir, un contrôle de gestion dédié à la performance de la gestion, un contrôle
106
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
107
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
L’étendu et la qualité du système d’information dans une organisation dépendent fortement de celles
du système de contrôle interne. C’est ce qui fait toute la vulnérabilité du secteur public algérien. En
effet, en se référant à la longue expérience de l’Inspection Générale des Finances, on s’aperçoit
facilement de l’inefficacité du système d’information au sein des organismes contrôlés, et qui se
manifeste à travers :
L’absence d’une conception cohérente de l’architecture du système d’information, doublé d’un
faible déploiement des nouvelles technologies, sont à l’origine de l’incapacité de beaucoup de
structures contrôlées à garantir la production d’une information de qualité dans les délais requis ;
L’inexistence, la mauvaise tenue d’un nombre de documents jugés d’une haute importance en
matière de gestion, et des éléments clés dans la vérification au regard de l’IGF (registres d’inventaires,
registre des personnels, registre des engagements, registres non mis à jour et non réguliers…) ;
Confusion en matière de partage des responsabilités et répartition des tâches entre le personnel,
notamment en matière de qualification professionnelle et de pré requis (diplômes) ;
Retard en matière de communication des documents utiles aux vérifications à la demande de
l’IGF, communication d’informations insignifiantes, non pertinentes et peu fiables voir même
l’abstention de communication pour diverses raisons ;
Ces défaillances rencontrées dans la quasi-totalité des organismes contrôlées par l’IGF sont mises en
exergue pour montrer le degré d’inertie du contrôle interne dans le secteur public, le plus grave étant
l’existence d’une cellule d’inspection au niveau de chaque organisme, et chargée à ce titre de fournir
une assurance quant à la réalisation des tâches dévolues par rapport aux objectifs tracés et
conformément aux lois et règlements en vigueur.
109
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
110
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
49
Une information fiable est une information exempte d’erreurs et de préjugés significatifs. Cours Mr
AMOURA.
50
Une information pertinente est une information qui peut influencer ses utilisateurs dans leurs décisions
économiques en les aidant à évaluer des événements passés, présents ou futurs. Cours Mr AMOURA.
111
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
France, on s’apercevrait aussitôt de la différence qui existe entre nos deux pays en matière de
transparence.
En effet, la publication des actes des gestionnaires de crédits aurait constitué un atout
de taille, car cela permettrait entre autres, à l’Inspection Générale des Finances de fonder ses
propositions de mission de contrôle sur des bases plus solides.
1.2.3.2 Approche normalisée
La réforme de la gestion financière de l’Etat ne se limite pas à la réforme budgétaire et
comptable, elle nécessite aussi de rénover les contrôles des finances publiques en place, voir
instaurer de nouvelle formes de contrôle. C’est dans ce contexte que les organes de contrôle
des finances publiques, notamment l’Inspection Générale des Finances, devront s’investir
dans de nouvelles formes de contrôle, notamment le contrôle de performance.
Cela dit, le passage d’un contrôle fortement lié à la régularité à un contrôle de
performance doit être accompagné par la mise en œuvre des moyens nécessaires à
l’accomplissement des missions d’audit de performance. Pour ce faire, l’IGF doit former ses
inspecteurs et surtout établir un cadre normalisé en adoptant les normes d’audit devant servir
de lignes directrices pour assurer la crédibilité et la qualité du contrôle des finances publiques,
ainsi que le professionnalisme en la matière.
Les normes internationales des institutions supérieures de contrôle des finances
publiques (ISSAI) sont élaborées à cet effet par l’organisation internationale des institutions
supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI) dans le but d’encourager la
réalisation d’un contrôle indépendant et efficace et à aider les membres de l'INTOSAI à
mettre en place leur propre approche professionnelle conformément à leur mandat, ainsi
qu'aux lois et règlements nationaux. La norme ISSAI 100 « Principes fondamentaux du
contrôle des finances publiques », à titre d’illustration, décrit dans les grandes lignes les
principes fondamentaux du contrôle des finances publiques et définit l'autorité des ISSAI.
L’ISSAI 300 «Principes fondamentaux de l’audit de performance» repose sur les principes
fondamentaux de l’ISSAI 100 tout en les développant pour les adapter au contexte spécifique
de l’audit de performance.
L'objectif des normes d'application est de définir des critères et un cadre général
permettant à l'auditeur de procéder de façon précise, systématique et bien ajustée. L'indication
de la démarche à suivre et des opérations à effectuer oriente le travail de l'auditeur qui doit
rassembler des informations probantes (preuves) pour atteindre un objectif spécifique.
112
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Les normes d'application définissent le cadre à l'intérieur duquel doivent s'exercer les
activités d'audit. Elles s'articulent sur les principes généraux qui énoncent les conditions
fondamentales à respecter en effectuant les opérations prévues dans les normes. Elles
s'articulent également sur les normes des rapports, lesquelles sont plus particulièrement
orientées vers la communication des résultats des audits; de même, les résultats obtenus grâce
aux normes d'application constituent les principaux éléments sur lesquels se fonde l'opinion
ou le rapport de l'auditeur.
Hélas, les autorités algérienne n’ont jusqu’à présent pas fait d’efforts dans ce sens, et
le contrôle des finances publiques se fait toujours d’une manière classique avec comme
principal objectif de déceler les cas d’irrégularités dans la gestion. Le contrôle de performance
en revanche, vise principalement à encourager, de façon constructive, une gouvernance
économique, efficace et efficiente. Il permet également de renforcer la transparence et
l’obligation de rendre compte.
1.2.3.3 Profils des inspecteurs
Le profil des inspecteurs de l’IGF n’est pas toujours en adéquation avec les exigences
des contrôles de performance autrement dit certains inspecteurs ne sont pas encore prêt pour
assumer cette nouvelle tâche, et ce en raison des insuffisances suivantes :
Non capitalisation des acquis professionnels et des compétences ;
Professionnalisation pas toujours pointue dans l’approche du métier ;
Non-conformité aux standards internationaux, notamment en matière de certification
des inspecteurs en audit ;
Absence d’homogénéisation dans la conduite des missions.
113
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
comptable de l’Etat qui a été prévue depuis un certain nombre d’années mais qui n’a jusqu’à
présent pas été réalisée.
L’introduction d’une logique de performance dans la gestion publique va de paire avec
la réforme en matière budgétaire (budget par programmes, lié à des politiques publiques et
non à des administrations publiques) et comptable (mise en place d’une comptabilité sur la
base des droits constatés permettant d’évaluer le coût et le patrimoine de l’administration
publique avec plus de précision, fiabilité et exactitude). En ce qui est de l’apport escompté de
cette réforme, c’est le suivant.
2.1.2. Mettre en place des outils de pilotage
Une gestion publique performante requiert la mise en place au niveau du secteur
public d’outils de pilotage destinés à limiter et gérer les risques afférents à la gestion. Ces
outils constituent ensemble le système de contrôle interne.
Pour ce faire, l’Etat pourrait mettre en place une stratégie basée sur une démarche
progressive devant permettre d’assurer une introduction efficace de ces outils, notamment, à
travers la sélection de structures-tests devant servir de modèles si l’expérience serait
concluante et le déploiement d’un plan de communication de large envergure à l’endroit de
tous les acteurs du secteurs public car le système de contrôle interne n’est pas un processus
qui se met juste en place, mais qui est mis en œuvre par des personnes qui font vivre cet
objectif commun à tous les niveaux de la hiérarchie et en l’intégrant à toutes les activités.
114
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
115
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
116
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
51
Institute of InternalAuditors (IIA) ou l’Institut des Auditeurs Internes est un institut dédié à l'établissement de
standards professionnels d'audit interne. Il regroupe des membres de 165 pays.
52
Conférence annuelle du Comité d’Harmonisation de l’Audit Interne « CHAI ». Vendredi 28 novembre 2014
au centre de conférence Pierre Mendès France.
117
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Le contexte actuel est marqué par les efforts considérables des Pouvoirs Publics visant
la modernisation de la gestion des finances publiques, à travers la mise en place des règles et
conditions de bonne gouvernance, l’amélioration du dispositif de préservation des deniers
publics et la lutte contre les phénomènes de la fraude et de la corruption.
Nous savons bien que la fonction de contrôle administratif des deniers publics est
exercée à deux niveaux. Le premier est un contrôle vertical, effectué par les départements
ministériels (IGM) sur l’ensemble des structures et organismes placés sous leurs autorités. Le
second, qui est un contrôle horizontal, est confié à (IGF).
La coordination par l’IGF de son action avec celle des inspections générales des
départements ministériels.
53
IDEM.
118
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Les IGM sont appelées à exercer leur contrôle, sur les structures centrales des
départements ministériels dont elles relèvent, et dont elles sont parfois dépendantes pour
certains aspects (signature des ordres de mission, paiement des frais de missions, moyens
logistiques,…etc.). Ce qui est à l’origine d’une certaines incompatibilité qui peut entacher
l’impartialité des inspecteurs.
Afin de garantir l’accomplissement des tâches qui leurs sont dévolues, dans les
conditions les plus favorables, les organes de contrôle se doivent de se doter d’une manière
suffisante, des moyens matériels nécessaires, notamment :
119
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
d’un droit de communication permettant aux inspecteurs d’accéder à tout moment aux
données relatives à la gestion des services et entités relevant de leur champ
d’intervention, et ce pour la préparation du programme de contrôle ou dans le cadre de
l’exécution des missions ;
d’un fonds documentaire, salle de lecture et de documentation gérée par un personnel
qualifié ;
de micros ordinateurs portables, outils indispensables, à l’exécution des missions
d’inspection et de contrôle ;
La conception d’un manuel d’audit de performance destiné à répondre aux besoins
des auditeurs et du personnel d'encadrement. En expliquant en termes généraux
comment les audits de performance doivent être planifiés et réalisés, et les rapports
correspondants établis. Ce manuel devrait permettre entre autres de contribuer à la
réalisation d'audits de performance de haute qualité et de renforcer les compétences
professionnelles des auditeurs dans ce domaine.
Le renforcement des moyens humains est une question primordiale, afin de garantir
aux Inspections Générales des Ministères, l’exercice de leurs prérogatives dans les conditions
les plus favorables pour l’accomplissement de leurs missions.
Compte tenu du plan de charge important de ces structures de contrôle et des missions
dont elles ont la charge, ce nombre très réduit ne permet pas la réalisation des objectifs qui
leurs sont assignés dans de meilleures conditions. Dans ce cadre, il est recommandé le
renforcement des moyens humains des IGM à travers : Le renforcement de l’effectif,
consacrer le potentiel humain aux seules prérogatives de l’Inspection Générale, le pourvoit
des fonctions vacantes, la mise en place d’un système de motivation à la hauteur des
ambitions, les plans de formation.
120
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
dans un programme annuel d’intervention, qui doit obéir à certains critères fondamentaux tels
que la cohérence et la logique des interventions.
Chapoter des actions de formation et d’orientation au profit des cadres dirigeants des
entités relevant du champ d’intervention, en vue de remédier aux insuffisances
récurrentes constatées par les missions de contrôle ;
121
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
A) Objectif général :
Appuyer le programme de modernisation des finances publiques et améliorer l’utilisation des
fonds publics.
Proposition Espagnole DZ-23 « Contribuer à l’amélioration de la performance de l’IGF dans une vision de
passage au contrôle de la gestion et de la performance ».
122
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
B) Objectif spécifique :
Contribuer à l’amélioration de la performance de l’IGF dans une vision de passage au
contrôle de gestion et de performance
C) Les résultats attendus de ce jumelage sont:
Résultat 1: Les activités de l’IGF sont axées sur les principaux risques pour les finances
publiques et les délais permettant à l’IGF de bien exercer son devoir d’alerte vis-à-vis des
centres de décision, sont maîtrisés et les ressources humaines sont déployées de manière
optimale.
Résultat 2: L’IGF a renforcé sa capacité institutionnelle et technique de contrôler les
organismes publics y compris les Entreprises Publiques Economiques (EPE), les banques,
assurances et les collectivités locales.
Résultat 3: L’IGF a renforcé sa capacité d’évaluer et de contrôler la réalisation des grands
projets dans toutes leurs phases.
Résultat 4: L’IGF a renforcé sa capacité d’évaluer les politiques publiques.
Moderniser le contrôle de l’IGF: Du contrôle formel à l’évaluation des politiques
publiques :
Évaluer des politiques publiques c'est d'abord en mesurer l'efficacité à l'aide
d'indicateurs de performance afin que dans un second temps, en apprécier la
pertinence.
L’orientation du contrôle vers l’évaluation des performances va certainement conférer
à l’IGF un stimulent concret.
Évaluer une politique, c'est rechercher si les moyens juridiques, administratifs,
financiers et techniques mis en œuvre permettent de produire les effets attendus de
cette politique et d'atteindre les objectifs qui lui sont fixés.
L'analyse des politiques publiques conduit à distinguer les différentes étapes de mise
en place d’une politique publique, à savoir:
- La réunion des ressources nécessaires (par exemple, les crédits ou les
personnels) ;
- La réalisation (par exemple, le nombre de dossiers examinés) ;
- Les résultats (par exemple, le nombre des redressements fiscaux effectués) ;
- Enfin, l’impact (par exemple, la réduction du nombre de cas de fraudes fiscales
ou, inversement, l'accentuation de l'évasion fiscale).
123
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
Conclusion partie 02 :
Au terme de cette dernière partie, on a constaté que l'Inspection Générale des Finances
est sollicitée, d’une manière accrue, par les pouvoirs publics, afin d’intervenir pour contrôler
les entreprises publiques économiques et ce par l’ordonnance n°01-04 du 20 août 2001,
124
Partie 02 : Le contrôle par l’IGF d’une opération d’investissement réalisée
par une EPE (cas pratique de l’Entreprise Metro d’Alger)
En effet, l’IGF se trouve ainsi, placée sous une confiance et crédibilité des pouvoirs
publics, c’est pourquoi elle doit assurer pleinement son rôle préventif à travers le devoir
d'alerte en cas de détections d’irrégularités ou d’infractions au cours de l’exécution des
contrôles de gestion au sein des entreprises publiques économiques. Donc, elle est appelée à
jouer un rôle prépondérant dans la rationalisation budgétaire, la sécurisation et la bonne
utilisation de l’outil de production et par de même la lutte contre la mauvaise gestion.
125
Conclusion Générale
Les Etats sont nombreux à avoir adopté le New Public Management dans le but de
rompre avec une gestion publique archaïque et de mettre en place une gestion axée sur la
performance et les résultats inspirée du secteur privé réputé plus performant. Cela dit, la
frontière entre secteur publique et privé n’est plus aussi marquée qu’autrefois.
La gestion par objectifs suppose une économie homogène et surtout stable. Elle
suppose aussi une mentalité administrative orientée vers la performance. Or, la réalité est
toute autre. D’une part, les finances publiques sont très largement exposées aux variations
conjoncturelles. D’autre part, la culture administrative actuelle, faite de routine rompt
profondément avec la culture de performance souvent reléguée à la philosophie d’entreprise.
Pour inculquer aux fonctionnaires la culture de performance dans la réalisation des objectifs
tracés, la tâche n’est pas aisée. Cela nécessite la formation de tous les agents impliqués dans
la gestion par objectifs, la motivation des agents concernés qui peut être réalisée en indexant
le régime de rémunération et d’avancement à la performance et l’évaluation des objectifs
réalisés.
126
Conclusion Générale
revanche la coexistence des deux modes de contrôle. Dans ce sens l’IGF pourra
assumer une partie du contrôle de régularité tout en exerçant le contrôle de
performance dans la perspective de se perfectionner davantage dans ce nouveau
domaine et de s’approprier avec efficacité les nouveaux outils de contrôle à mesure
que les réformes se mettent en place dans le secteur public.
Dans le contexte actuel, le rôle de l’IGF doit évoluer vers les missions d’audit et
d’évaluation des résultats des politiques, des programmes et des projets publics sans pour
autant abandonner la recherche des irrégularités qui constituent un véritable outil pour la lutte
contre la fraude et la corruption.
Elle est appelé a jouer des nouveaux rôles notamment la radialisation des audits des
procédures et des politiques publiques ainsi que des missions d’expertise. Ce volet des
missions de l’IGF doit connu dans les prochaines années une dynamique importante en liaison
avec la mise en œuvre de la LOLF et les transformations des cadres de la gestion publique.
1
Michel Bouvier, Marie-Christine Esclassan, Jean-Pierre Lassale, « manuel des finances publiques »,
13 eme édition, LGDC, lextenso éditions , 2014
127
Conclusion Générale
L’IGF est appelée à être le principal instrument de contrôle dans le cadre de la réforme
du budget de l’Etat. En effet, la réforme du budget de l’Etat induit une révision des processus
de contrôle de la dépense publique. Celui-ci se limite actuellement à un contrôle de
conformité aux textes et à la législation en vigueur, alors que la réforme conduira à
l’institution d’un contrôle basé sur les résultats attendus de toute allocation de moyens.
Cela passera par la transition des budgets de moyens à des budgets programmes et
l’introduction de contrats de performance. Cela donnera plus de liberté aux gestionnaires
publics, mais aussi plus de responsabilité. Et c’est là, justement, qu’interviennent les
administrations de contrôle, notamment l’IGF.
C’est dans ce sens que l’Inspection générale des finances (IGF) devrait se redéployer
dans le domaine du contrôle de la performance et renforcer ses effectifs jugés insuffisants, par
des recrutements de qualité.
128
Bibliographie :
Ouvrage :
‐ DAHMANI A . : l’Algérie à l’éprouve, économie politique des reformes 1980/1997,
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‐ Bouquin (H.) : Comptabilité de gestion, Ed. Economica, 5è édition, 2008.
‐ Boussoumah (M.): l’Entreprise socialiste en Algérie, OPU, 1982.
‐ CHOUVEL (F): l’essentiel des finances publiques, 11éme édition, GUALINO éditeur,
2010
‐ Charles Horngren. Alnoor Bhimani. Srikant Datar. George Foster. Georges Langlois
contrôle de gestion et gestion budgétaire, édition nouveaux horizons, France, 2006.
‐ Farouk hémici, Christoph Hénot, le contrôle de gestion, édition Bréal, Paris, 2007
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‐ Gervais (M.) : Contrôle de gestion, Ed. Economica, Paris, 2005.
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‐ Hélène Loning, Véronique Malleret, Jérôme Méric, Yvon Pesqueux, Eve Chiapello,
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‐ Leroy (M.) : Le tableau de bord, Ed. Organisation, paris, 1991.
‐ Menard (L.) : Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion, paris, 1994.
‐ MAIRESSE, Marie-Pierre et OBERT, Robert. Comptabilité et audit, Manuel et
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‐ Nobert GUEDJ, le contrôle de gestion pour améliorer la performance de l’entreprise,
éditions d’organisation, 3ème édition, Paris, 2001.
‐ Sadeg (M.) : Management des entreprises publiques, Les Presses d’Alger, 1999.
‐ Thierry Cuyaubère, Jaques Muller, contrôle de gestion, édition Group Revue
Fiduciaire, 7ème édition, Paris, 2004,
Revues et périodiques :
X
‐ S.DOUS, outil de contrôle et d’audit des marchés publics, 2013
Textes réglementaires :
- La constitution Algérienne de 1996.
- Loi n° 88-01 du 12 Janvier 1988, Portant loi d'orientation sur les entreprises publiques
économiques. JORA N° 2 du 13 Janvier 1988.
- loi n° 91-08 du 27 avril 1991 relative à la profession d’expert comptable, de
commissaire aux comptes et de comptable agrée.
- L’ordonnance 95-25 du 26 août 1995, relative a la privatisation des entreprises
publiques économiques.
- L’ordonnance 85-20 du 17 juillet 1995 relative au fonctionnement et au rôle de la cour
des comptes, modifiée et complétée en 2010, par l’ordonnance n° 10-02 du 26 août
2010. JORA n° 50 du 01 septembre 2010.
- L’ordonnance 95-22 du 25 septembre 1995, relative à la gestion des capitaux
marchands de l’Etat.
- L’ordonnance n° 01-04 du 20 aout 2001, relative à l’organisation, gestion et
privatisation des entreprises publiques économiques.
- L’ordonnance n° 08-01 du 21 safar 1429 correspondant au 28 février 2008 complétant
l’ordonnance n° 01-04 du 20 aout 2001, relative à l’organisation, gestion et privatisation
des entreprises publiques économiques. JORA n° 11 du 02 mars 2008.
- Décret exécutif n° 80-53 du 01 mars 1980 portant création de l’Inspection Générale
des Finances.
- Le décret exécutif n° 2001-283 du 24 septembre 2001, portant forme particulière
d’organe d’administration et de gestion des entreprises publiques économiques.
- Décret exécutif n° 08 272 DU 26 septembre 2008 fixant les attributions de l’Inspection
Générale des Finances.
XI
- Décret exécutif n° 08-273 du 06 septembre 2008 portant organisation des structures
centrales de l’Inspection Générale des Finances
- Le décret exécutif n° 09-96 du 22 février 2009 fixant les conditions et modalités de
contrôle et d’audit de gestion des EPE par l’IGF, JORA n° 14 du 04 mars 2009.
Sites web :
‐ www.cours-univ.fr
‐ Le dispositif de contrôle interne : Cadre de référence. Résultats des travaux du groupe
de place établi sous l’égide de l’AMF. Janvier 2007. Disponible sur :
http://www.amffrance.org/styles/default/documents/general/8111_1.pdf.
XII
Table des matières
Remerciements ..........................................................................................................................I
Résumé ...................................................................................................................................... II
Sommaire ................................................................................................................................. VI
Liste des tableaux et annexes ................................................................................................. VII
Liste des abréviations .............................................................................................................. IX
Introduction générale .............................................................................................................. 01
Partie 01 : Contrôle et entreprise publique économique : concepts fondamentaux
Chapitre 01 : les spécificités de gestion des entreprises publiques économiques .............. 07
Section 01 : la performance et le nouveau management public. .......................................... 07
1.1 La performance ............................................................................................................... 07
1.1.1 Définition de la notion « Performance » ........................................................................... 07
1.1.2 La performance dans le secteur public ............................................................................ 07
1.1.3 Les indicateurs de performance......................................................................................... 08
1.1.3.1. Notions générales ......................................................................................................... 08
1.1.3.2 La mise en place des indicateurs de performance .......................................................... 09
1.2 Le nouveau management public (NMP) .......................................................................... 10
1.2.1 Définition de la notion NMP ........................................................................................... 10
1.2.2 Typologie de conception du NMP .................................................................................... 11
1.3. L’évolution de la nouvelle gestion des finances publiques............................................. 12
1.3.1 La recherche de la performance aux Etats –Unis ............................................................. 12
1.3.2 La recherche de la performance en France ...................................................................... 13
1.3.3 Le nouveau mangement public en Algérie ....................................................................... 13
1.4 La mise en place du nouveau mangement public ........................................................... 14
1.4.1 Fonction stratégique ......................................................................................................... 14
1.4.2 fonction finance ............................................................................................................... 14
1.4.3 Fonction marketing public .............................................................................................. 15
1.4.4 Fonction ressources humaine ............................................................................................. 15
1.5 La différence entre l’administration wébérienne et l’administration NMP ................ 15
1.5.1 Les modalités du nouveau management public............................................................... 16
1.5.2 Les principes du nouveau mangement public ................................................................... 16
1.5.3 Les avantages du nouveau management public ............................................................... 16
1.5.4. Les limites du nouveau management public .................................................................... 17
Section 02 : l’entreprise publique économique algérienne et les réformes engagées ......... 18
2.1 Présentation de l’entreprise publique économique ........................................................ 18
2.1.1 Définition de l’entreprise publique économique .............................................................. 18
2.1.2 Structure interne des entreprises publiques ....................................................................... 19
2.1.3 Les caractéristiques de l’entreprise publique économique ............................................... 19
2.2 Adaptation des entreprises publiques aux mutations politico-économiques du pays ......... 21
2.3 Les réformes économiques du secteur public en Algérie des années 80/90 ....................... 23
2.3.1 Les réformes des années 1980 ........................................................................................... 23
2.3.1.1. Les réformes de restructuration ..................................................................................... 23
2.3.1.1.1. La restructuration organique ..................................................................................... 23
2.3.1.1.2. La restructuration financière ...................................................................................... 24
2.3.1.2. Les réformes d’autonomie ............................................................................................. 24
2.3.1.2.1Les limites de l’autonomie des entreprises publiques ................................................. 26
2.3.2 Les réformes économiques des années 1990.................................................................... 27
2.3.2.1. La restructuration industrielle ....................................................................................... 27
2.3.2.2. Le système des holdings ................................................................................................ 28
2.3.3 La privatisation dans la dynamique de l’ajustement structurelle ...................................... 28
Section 03 : Le concept du contrôle dans le droit économique Algérien. ............................ 30
3.1 .Définition du concept du contrôle ....................................................................................... 30
3.2. Les fondements juridiques du contrôle en Algérie ............................................................. 31
3.3. L’entreprise publique économique et son contrôle ............................................................ 31
3.4 Contrôle classique et contrôle de performance : deux logiques aux objectifs différents ..... 34
Office Central de
Répression de la Caisse Nationale
Corruption (OCRC) d'Equipement pour le
Développement (CNED)
Le Cabinet Le Chef de Cabinet
Directeur de missions
Contrôleur Général des finances chargé du contrôle, Directeur d’études
de l’audit de l’évaluation et de l’expertise des entités Directeur de missions
relevant des secteurs des administrations d’autorité,
Directeur d’études
des régies financières, des administrations en charge Directeur de missions
de l’industrie, des mines et de l’énergie ainsi que des
collectivités locales Directeur de missions Directeur du programme de l’analyse et de la synthèse
Directeur de missions
Chef d’étude chargé du programme et de la synthèse 4 chargés d’études
Directeur de missions
Sous Directeur du budget et de la comptabilité 4 Chefs de Bureau
Directeur de missions
Annexe 02 : organisation IGF
Directeur de missions
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
N° d’ordre 52/IGF/CMDP/CGRP/11
REFERENCE…………….. Le,………….
DEMANDE DE COMMUNICATION
DE DOCUMENTS
Adressée à M …………………………………………………
Annexe 04
REFERENCE…………….. le,……………………………….
DEMANDE DE RENSEIGNEMENT
Adressée à
M………………………………………………………………………………………………
………………………………..
QUESTIONS REPONSES
Annexe 05
ﺍﻟﺠﻤﻬﻮﺭﻳﺔ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻁﻴﺔ ﺍﻟﺸﻌﺒﻴﺔ
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MISE EN DEMEURE
Adressée à ………………………………………….
Vous êtes mis en demeure de produire sous huitaine les documents comptables
qui vous ont été réclamés par demande de renseignement n° …, du ….., qui vous
a été notifiée le ……
Fait à …. le ……………………..
(Suit le timbre humide de l’IGF, la griffe et le paraphe
Du signataire de la mise en demeure)
Annexe n° : 06
La constatation de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de
capitaux de et vers l’étranger
Pour ce qui est des agents habilités à constater les infractions de changes, le décret
exécutif n°97-256 du 14/07/1997 fixant les conditions et les modalités de nomination de
certains agents et fonctionnaires habilités à constater cette catégorie d’infractions, pris en
application de l’article 07 de la même ordonnance, habilite les inspecteurs de l’IGF
nommés par arrêté conjoint du Ministre de la Justice et du Ministre des Finances sur
proposition de l’autorité de tutelle, à constater les infractions à la législation et à la
réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger.
Il ya lieu de souligner d’un côté que celles-ci sont constatées par procès-verbal établi
selon le modèle porté en annexe et de l’autre que celui-ci constitue le document requit
pour poursuivre devant les juridictions compétentes les auteurs des dites infractions ainsi
que leurs complices éventuels qu’ils agissent des personnes physiques ou morales ayant
commis des infractions à la législation et à la réglementation des changes et des
mouvements de capitaux de et vers l'étranger.
Annexe n° 07
اﻟﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺠﺰاﺋﺮﻳﺔ اﻟﺪﻳﻤﻘﺮاﻃﻴﺔ اﻟﺸﻌﺒﻴﺔ
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
ﻧﺴﺨﺔ ﺭﻗﻢ...........................
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻷﻣﺮ ﺭﻗﻢ 155 – 66ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 18ﺻﻔﺮ 1386ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 8ﻳﻮﻧﻴﻮ ،1966ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ ،ﻭ
ﺍﻟﻤﺘﻀﻤﻦ ﻗﺎﻧﻮﻥ ﺍﻹﺟﺮﺍءﺍﺕ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﻴﺔ،
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻷﻣﺮ ﺭﻗﻢ 01 – 03ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 18ﺫﻱ ﺍﻟﺤﺠﺔ 1423ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 19ﻓﺒﺮﺍﻳﺮ ،2003ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ ﻟﻸﻣﺮ
ﺭﻗﻢ ، 22 – 96ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 23ﺻﻔﺮ ،1417ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 09ﻳﻮﻟﻴﻮ ،1996ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﻤﻊ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻊ ﻭ ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻢ
ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﻦ ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ،
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻷﻣﺮ ﺭﻗﻢ 11 – 03ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 27ﺟﻤﺎﺩﻯ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ،1424ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 26ﺃﻭﺕ 2003ﺍﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﻨﻘﺪ ﻭ
ﺍﻟﻘﺮﺽ،
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻟﻤﺮﺳﻮﻡ ﺍﻟﺘﻨﻔﻴﺬﻱ ﺭﻗﻢ 256 – 97ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 9ﺭﺑﻴﻊ ﺍﻷﻭﻝ 1418ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 14ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ،1997ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ
ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ ،ﺍﻟﻤﺘﻀﻤﻦ ﺷﺮﻭﻁ ﻭ ﻛﻴﻔﻴﺎﺕ ﺗﻌﻴﻴﻦ ﺑﻌﺾ ﺍﻷﻋﻮﺍﻥ ﺍﻟﻤﺆﻫﻠﻴﻦ ﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺔ ﻣﺨﺎﻟﻔﺎﺕ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻊ ﻭ ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﻦ
ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ،
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻟﻤﺮﺳﻮﻡ ﺍﻟﺘﻨﻔﻴﺬﻱ ﺭﻗﻢ 257 – 97ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 9ﺭﺑﻴﻊ ﺍﻷﻭﻝ 1418ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 14ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ،1997ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ
ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ ،ﺍﻟﻤﺤﺪﺩ ﻷﺷﻜﺎﻝ ﻭ ﻛﻴﻔﻴﺎﺕ ﺇﻋﺪﺍﺩ ﻣﺤﺎﺿﺮ ﺍﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺎﺕ ﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺔ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻊ ﻭ ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﻦ ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ
ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ،
– ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﺍﻟﻤﺮﺳﻮﻡ ﺭﻗﻢ 111 – 03ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 2ﻣﺤﺮﻡ ،1424ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 5ﻣﺎﺭﺱ ،2003ﻳﺤﺪﺩ ﺷﺮﻭﻁ ﺇﺟﺮﺍء
ﺍﻟﻤﺼﺎﻟﺤﺔ ﻓﻲ ﻣﺠﺎﻝ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻊ ﻭ ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﻦ ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ ،ﻭ ﻛﺬﺍ
ﺗﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ ﺍﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻟﻠﻤﺼﺎﻟﺤﺔ ﻭ ﺳﻴﺮﻫﺎ،
:ﻭ ﺍﻟﺪﻗﻴﻘﺔ : ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺴﺎﻋﺔ ﺗﻢ ﺗﺤﺮﻳﺮ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻤﺤﻀﺮ ﺑﺎﻟﺠﺰﺍﺋﺮ ﻓﻲ
ﺍﻟﻤﻤﻀﻮﻥ ﺃﺳﻔﻠﻪ :
Annexe n° 07
……/
ﺃُﻋﺪ ﻭ ﺣﺮﺭ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻤﺤﻀﺮ ﻁﺒﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎﻡ ﺍﻷﻣﺮ ﺭﻗﻢ 22 – 96ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ ﻭ ﺍﻟﻨﺼﻮﺹ ﺍﻟﻼﺣﻘﺔ ﺍﻟﻤﺬﻛﻮﺭﺓ ﺃﻋﻼﻩ ﻟﺪﻯ
………………… ﺑﺤﻀﻮﺭ
ﺍﻟﺼﻔﺔ: -ﺍﻟﺴﻴﺪ:
……………………………….
– 4ﻭ ﻫﺬﺍ ﻳُﺸﻜﻞ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﻨﺼﻮﺹ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻤﻴﺔ ﺍﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ
ﻭ ﺫﻟﻚ ﺍﺳﺘﻨﺎﺩﺍ ﻷﺣﻜﺎﻡ ﺍﻟﻨﺼﻮﺹ ﺍﻟﺘﺎﻟﻴﺔ :
ﺍﻟﻤﺎﺩﺓ ﺍﻷﻭﻟﻰ ﻣﻦ ﺍﻷﻣﺮ ﺭﻗﻢ 22/96ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 09ﻳﻮﻟﻴﻮ 1996ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ ﺍﻟﻤﺘﺘﻢ ،ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﻤﻊ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﻊ ﻭ
ﺍﻟﺘﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﻦ ﺑﺎﻟﺼﺮﻑ ﻭ ﺣﺮﻛﺔ ﺭﺅﻭﺱ ﺍﻷﻣﻮﺍﻝ ﻣﻦ ﻭ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺭﺝ
ﺍﻟﻤﻤﻀﻮﻥ ﺃﺳﻔﻠﻪ ﻗﺎﻣﻮﺍ ﺑﺈﺷﻌﺎﺭ ﺍﻟﺸﺨﺺ )ﺍﻷﺷﺨﺎﺹ( ﺍﻟﺬﻱ )ﻥ( ﺍﺟﺮﻳﺖ ﻋﻨﺪﻩ )ﻡ( ﺍﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺎﺕ ﻭ ﻗﺪ ﺍﻁﻠﻊ ﻋﻠﻰ ﺗﺎﺭﻳﺦ -
ﺗﺤﺮﻳﺮﻩ ﻭ ﻣﻜﺎﻧﻪ ﻭ ﻗﺪ ﺗﻠﻲ ﻭ ﻋﺮﺽ ﻋﻠﻴﻪ ﻟﻠﺘﻮﻗﻴﻊ ،ﻁﺒﻘﺎ ﻟﻠﻤﺮﺳﻮﻡ ﺍﻟﺘﻨﻔﻴﺬﻱ ﺭﻗﻢ 257 – 97ﺍﻟﻤﺆﺭﺥ ﻓﻲ 9ﺭﺑﻴﻊ
ﺍﻷﻭﻝ ،1418ﺍﻟﻤﻮﺍﻓﻖ ﻝ 14ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ 1997ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﻭ ﺍﻟﻤﺘﻤﻢ.
ﻣﻼﺣﻈﺔ :ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﺭﻓﺾ ﺍﻟﺘﻮﻗﻴﻊ ﻳُﺄﺷﺮ ﻋﻠﻰ ﺫﻟﻚ ﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻤﺤﻀﺮ.
Annexe n° 07
DIRECTION GENERALE
ANNEXE N° 08(2/2) :
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Différence constatée = +
-
Le comptable
Annexe 09(1/2)
Nous avons ensuite invité M. ………………………………….. à nous représenter ses registres et autres de
comptabilité.
Ayant obtenu satisfaction, nous avons procédé à leur vérification, laquelle a donné lieu à la
constatation des faits consignés dans le cadre ci-après :
Annexe n 09(2/2)
Annexe n°09
Annexe 10
Fiche navette des documents à produire par le gestionnaire dans le cadre d’un contrôle d’un
marché public
DOCUMENTS 1
2
La décision (visa) de la commission des marchés compétente relative au DAO
Le cahier des charges approuvé par la commission des marchés compétente
Le short liste (dans le cas d’une consultation sélective)
L’avis d’appel d’offres
Au B.O.M.O.P
L’avis d’attribution provisoire du marché
Le registre des retraits du dossier d’appel d’offres (DAO)
Le registre Ad-Hoc des soumissions réceptionnées
Le quittancier des reçus de versement concernant le retrait de DAO
La décision de création da la commission d’ouverture des plis
Les P.V de la commission d’ouverture des plis
Les P.V de la commission d’évaluation des offres
Le rapport d’évaluation des offres
La fiche d’engagement visée
Le registre spécial des O.D.S
L’ordre de service de notification du marché approuvé
L’ordre de service de commencement des travaux du marché
Les O.D.S d’arrêt et de reprise des prestations du marché
L’ordre de service de révision du planning d’exécution
La caution de soumission
La caution de bonne exécution
La caution de restitution d’avances
Les avances
Les avances (avance forfaitaire, avance sur approvisionnement, …)
Les situations de paiements
Les attachements
Les bordereaux de dépôt des situations de paiements
37
[Tapez le titre du document]
Le PV de la réception provisoire
Le PV de la réception définitive
Le décompte général et provisoire (DGP)
Le décompte général et définitif (DGD)
Les offres techniques et financières
N.B :(1) disponible remis à l’I.G.F
(2) non disponible
Observations :
Entreprise :……………..
Objet :…………………..
N° et date du visa du comité des marchés pour le cahier des charges :……/………..
Annexe 12
Fiche analytique servant à l’examen de la situation des opérations
d’équipements, détaillée par marché.
Fiche synoptique des autorisations de programme (AP) détaillée par marché et par convention
N° AP : Intitulé de l’AP : Montant engagé de l’AP :
Réf marché/contrat Objet Montant Entreprise Mode de Délai de Date de Paiement Date de Date de
du passation réalisation l’ODS réception réception
marché provisoire définitive
TTC
N° Date
X jj/mm/aaaa
TOTAL
Annexe n°13
ﺍﻟﺠﻤﻬﻮﺭﻳﺔ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻁﻴﺔ ﺍﻟﺸﻌﺒﻴﺔ
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Service contractant
Le soumissionnaire
(nom, qualité du signataire et cachet du soumissionnaire)
ANNEXE n° 14
ﺍﻟﺟﻣﻬﻭﺭﻳﺔ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭﻳﺔ ﺍﻟﺩﻳﻣﻘﺭﺍﻁﻳﺔ ﺍﻟﺷﻌﺑﻳﺔ
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Service contractant
Je déclare sur l’honneur que ni moi, ni l’un de mes employés, représentants ou sous-traitants, n’avons fait
l’objet de poursuites pour corruption ou tentative de corruption d’agents publics.
M’engage à ne recourir à aucun acte ou manoeuvre dans le but de faciliter ou de privilégier le traitement de
mon offre au détriment de la concurrence loyale.
M’engage à ne pas m’adonner à des actes ou à des manoeuvres tendant à promettre d’offrir ou d’accorder
à un agent public, directement ou indirectement, soit pour lui-même ou pour une autre entité, une
rémunération ou un avantage de quelque nature que ce soit, à l’occasion de la préparation, de la
négociation, de la conclusion ou de l’exécution d’un marché, contrat ou avenant.
Déclare avoir pris connaissance que la découverte d’indices concordants de partialité ou de corruption
avant, pendant ou après la procédure de conclusion d’un marché, contrat ou avenant constituerait un motif
suffisant pour annuler le marché, le contrat ou l’avenant en cause. Elle constituerait également un motif
suffisant pour prendre toute autre mesure coercitive, pouvant aller jusqu’à l’inscription sur la liste
d’interdiction des opérateurs économiques de soumissionner aux marchés publics, la résiliation du marché
ou du contrat et/ou l’engagement de poursuites judiciaires.
Certifie, sous peine de l’application des sanctions prévues par l’article 216 de l’ordonnance n66-156 du 8
juin 1966, modifiée et complétée, portant code pénal que les renseignements fournis ci-dessus sont exacts.
Le soumissionnaire
N. B. : En cas de groupement, chaque membre doit fournir sa propre déclaration de probité. En cas de sous-traitance,
chaque sous-traitant doit fournir sa propre déclaration de probité.
Annexe n°16
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ordre du jour :
Présents :
-Mr……………………………..
-Mr…………………………….
-Mme…………………………..
-etc.…………………………….
-Mr…………………………de l’entreprise…………………………
-Mr…………………………de l’entreprise………………………….
-etc.………………………………………….
3-autres :
-Mr…………………………….représentant…………………………
Depuis l'indépendance, le contrôle des entreprises publiques économiques (EPE) en Algérie a évolué à travers plusieurs phases marquées par des réformes et des ajustements réglementaires. Au départ, le contrôle était principalement exercé par les finances de l'État sous la forme de contrôle financier d'État à partir de 1970 . Une réorganisation majeure du contrôle s'est produite dans les années 1980, avec la promulgation de lois qui confiaient le contrôle à des institutions comme l'Assemblée Populaire Nationale (APN), la Cour des Comptes et l'Inspection Générale des Finances (IGF). Les réformes des années 1980 ont aussi introduit la restructuration organique et financière, ainsi que l'autonomie des EPE . Dans les années 1990, des réformes centrées sur la privatisation et la gestion des capitaux marchands de l'État ont été mises en place . Une autre transformation est intervenue avec l'ordonnance de 2008, qui a renforcé le contrôle par l'IGF sur les EPE, autorisant des missions d'audit sans requête préalable dans le cas des projets financés par concours budgétaire . Ce cadre législatif a été accompagné d'une réorientation vers le contrôle de performance, cherchant à introduire des pratiques de management moderne comme dans le secteur privé . En résumé, ces évolutions montrent un mouvement vers plus de performance et d'autonomie, avec un rôle accru des structures de contrôle interne et externe pour assurer une gestion efficace et transparente des EPE ."}
L'Inspection Générale des Finances (IGF), créée par décret n° 80-53 du 1er mars 1980, joue un rôle crucial dans le contrôle des finances publiques en Algérie en agissant comme un organe de contrôle administratif, distinct du contrôle juridictionnel effectué par la Cour des Comptes. Elle exerce un contrôle qui est à la fois horizontal, sans lien de subordination avec les entités contrôlées, et a posteriori, intervenant après la réalisation des opérations financières . L'IGF a pour mission d'assurer la fiabilité des données financières des entreprises publiques économiques et de fournir à l'État des informations essentielles pour la prise de décisions et l'élaboration de stratégies . Les attributions de l'IGF ont été étendues depuis 2008 pour inclure non seulement le contrôle traditionnel mais aussi un rôle d'alerte et de conseil, notamment à travers des missions d'audit, d'évaluation et d'expertise . Cette modernisation vise à aligner ses pratiques de contrôle avec les normes internationales, en incluant des éléments de performance pour améliorer l'efficacité et la transparence de la gestion publique .
La privatisation des entreprises publiques en Algérie présente plusieurs avantages et inconvénients. D'un côté, ces entreprises, devenues des instruments de politique économique et sociale de l'État, souffrent d'une inefficacité économique avec des déficits chroniques malgré les soutiens financiers étatiques. La transition vers une économie de marché visait à résoudre ces inefficacités en impliquant le secteur privé, espérant ainsi une meilleure gestion et une réduction de la bureaucratie et du gaspillage . Cependant, cette privatisation comporte aussi des inconvénients. Elle peut exacerber la perte de contrôle de l'État sur les secteurs stratégiques et déplacer les priorités de l'intérêt général vers la recherche de rentabilité, ce qui peut ne pas toujours répondre aux besoins de la population . La privatisation complète risque également de nuire aux objectifs de développement socio-économique si elle ne s'accompagne pas d'un cadre réglementaire approprié pour protéger l'intérêt public . Ainsi, le processus de privatisation en Algérie est un équilibre délicat entre la nécessité d’améliorer la performance économique des entreprises publiques et la protection des intérêts stratégiques de l'État et de sa population .
Le processus d'attribution de marché public en Algérie se déroule en plusieurs phases clés : identification du marché, détermination des besoins, passation du marché, et exécution du marché . Le service contractant doit procéder à une évaluation minutieuse des besoins afin d'établir un cahier des charges précis . La passation peut se faire par appel d'offres ou par gré à gré, chaque méthode ayant ses propres exigences et contrôles . Le contrôle de la transparence et de la conformité des marchés publics est assuré par l'Inspection Générale des Finances (IGF), qui effectue des contrôles rigoureux et veille au respect des procédures légales . L'audit inclut la vérification des documents de marché, l'analyse de l'opportunité et la mise en lumière d'éventuelles irrégularités, basant ses recommandations sur une lecture critique des documents fournis . Le contrôle de performance joue également un rôle essentiel en encourageant une gestion économique, efficiente et transparente, complétant ainsi le contrôle de régularité .
Le conseil d'administration des entreprises publiques joue des rôles essentiels incluant la coordination de l'entreprise pour assurer l'efficience, le bon fonctionnement, et le professionnalisme . Les membres doivent posséder un éventail de compétences requis et leur nomination doit être transparente, structurée, et fondée sur l'évaluation des savoir-faire, des compétences, et des expériences nécessaires . L'État intervient en nommant le conseil d'administration, garantissant ainsi une inspection interne et externe pour contrôler la gestion et protéger les fonds publics . Pour garantir l'efficacité du conseil d'administration, des dispositifs de contrôle interne doivent être mis en place. Les entreprises publiques doivent aussi être soumises à des audits et des contrôles opérés par des organes comme l'Inspection Générale des Finances (IGF), qui vérifie la régularité et l'efficacité des processus . Le conseil d'administration a le devoir d'utiliser les ressources judicieusement afin de répondre aux objectifs socio-économiques de l'État, retenus dans des cadres réglementés visant à prévenir le gaspillage et la corruption .
Les entreprises publiques économiques (EPE) diffèrent des entreprises privées sur plusieurs points clés. Premièrement, les entreprises publiques sont conçues non pas pour maximiser le profit mais pour répondre à des objectifs sociaux et économiques définis par l'État, telles que la satisfaction de l'intérêt général et le maintien de services publics essentiels que le secteur privé peut négliger pour des raisons de rentabilité . Deuxièmement, bien qu'elles cherchent à être compétitives, les EPE suivent des objectifs dictés par les politiques publiques nationales, ce qui les soumet à une double contrainte de marché et politique, contrairement aux entreprises privées qui sont principalement orientées vers le marché . Troisièmement, les EPE jouissent d'une protection de l'État, échappant ainsi au risque de faillite qui pèse sur les entreprises privées . Enfin, la gestion des EPE implique des réorganisations structurelles et des réformes visant à équilibrer leur autonomisation avec leur obligation de suivre des directives économiques et sociales publiques .
La mise en place de Sociétés de Gestion de Participations (SGP) a joué un rôle crucial dans la transformation des entreprises publiques en Algérie. Ces entreprises ont été regroupées sous forme de sociétés par actions et leur gestion a été confiée à des SGP, ce qui a permis de supprimer la tutelle directe de l'État. Les SGP gèrent désormais les capitaux marchands de l'État et détiennent tous les attributs d'actionnaires . Cette réorganisation visait à accroître l'autonomie des entreprises publiques, les faisant évoluer vers une gestion plus proche de celle des entreprises privées tout en maintenant la propriété étatique . Cependant, malgré ces réformes structurelles, les entreprises publiques continuaient à souffrir de déficits financiers et de problèmes d'efficacité économique, en partie du fait que les contrôles classiques étaient jugés inefficaces, nécessitant l'intervention d'organismes externes comme l'Inspection Générale des Finances pour améliorer la transparence et la gestion des ressources .
L'évolution historique du contrôle des finances publiques en Algérie a conduit à la création de l'Inspection Générale des Finances (IGF) en réponse aux réformes et aux besoins d'une meilleure gestion et surveillance des deniers publics. Après l'indépendance, le contrôle des finances publiques a été assuré successivement par différentes structures héritées de l'administration française, puis par des organes nationaux tels que la direction du budget et du contrôle, et la direction des impôts et du trésor . L'IGF a été formellement créée par le décret n° 80-53 du 1er mars 1980 pour exercer un contrôle administratif et horizontal sur les finances publiques, couvrant les phases de mobilisation et d'utilisation des ressources publiques ainsi que la gestion des biens de l'État . Cette création s'inscrit dans un contexte de réforme visant à structurer et moderniser le système de contrôle des finances publiques, en complément à d'autres organes comme la Cour des Comptes .
Les principaux obstacles à la transition du contrôle classique vers un contrôle de performance en Algérie incluent le retard dans la mise en œuvre des réformes budgétaires et comptables, la faible maturation de l'environnement et le manque de développement des systèmes de contrôle interne dans le secteur public . De plus, l'Inspection Générale des Finances (IGF) doit encore renforcer sa maturité organisationnelle et adopter une approche normalisée tout en recrutant des inspecteurs qualifiés . Pour surmonter ces obstacles, il est envisagé d'accélérer le processus de réforme, de mettre en place des outils de pilotage modernes, de développer les systèmes de contrôle interne, et d'introduire l'audit interne . L'IGF prévoit également de moderniser ses méthodes de contrôle en améliorant ses moyens humains, matériels et intellectuels, et en adoptant les normes internationales telles que les ISSAI pour garantir la crédibilité et l'efficience du contrôle des finances publiques .
L'absence de formation adéquate des commissaires aux comptes en Algérie dans les années 1970 a posé des problèmes de surveillance de la comptabilité et de la gestion des entreprises publiques économiques (EPE), en raison de moyens insuffisants et d'un manque de politique de formation spécifique. Cela a entraîné une incapacité à assurer un contrôle financier régulier et efficace des entreprises . En réponse à ces insuffisances, une réorganisation profonde du système de contrôle a été effectuée dans les années 1980. Cette réorganisation a impliqué la promulgation de lois confiant la fonction de contrôle à plusieurs institutions, notamment la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances (IGF), pour assurer un audit et un contrôle plus efficaces des finances publiques et des EPE .