DROIT INTERNATIONAL PRIVE
A Titre d'illustration :
Devant une juridiction française, une succession dans laquelle le
défunt et tous les héritiers sont français aura le caractère international si
au moment du décès, le défunt était domicile hors de France.
Un contrat passe au Maroc entre deux marocains est un contrat international s il
a pour objet la vente ou la location d'un immeuble situe à l'étranger. {Le contrat
sil porte sur un objet à l'étranger même s'ils sont du même pays, ils peuvent
convenir de l'application d'une loi étrangère}.
Selon le dictionnaire du droit prive : ”le droit international prive est constitué par
l'ensemble des principes, des usages ou des conventions qui gouvernent les
relations juridiques établies entre des personnes régis par des législations d'états
différents. Des accords internationaux définissent le statut, les droits des
personnes physiques ou morales lorsqu' elles ne se trouvent plus dans leur
territoire national ou lorsque les conventions qu’elles ont conclues entre elles
mettent en cause des relations de nature internationale”.
Le DIP touche à l'ensemble des matières juridiques, délits contractuels, statut
personnel, statut réel, condition des étrangers...
L'accord est cependant loin d'être réalise sur l'étendue exacte du DIP, les uns lui
disputent le droit du travail ou le droit fiscal considérés comme des matières de
droit public, d'autres veulent contrairement la tradition en exclure le droit pénal.
Tel que présente, le DIP semble mal dénommé malgré tout, le débaptiser ne
serait pas facile car expression de DIP est bien enracinée dans les pays
continentaux et aujourd'hui presque universellement employée.
En résumé donc, il y a le milieu des relations humaines totalement marocain, et
un autre ou il y a au moins un élément qui n'est pas marocain. Le domaine du DIP
c'est donc ce milieu extra national qui se manifeste à tout législateur national.
Pour qu’il y ait DIP, il faut qu’il y ait un élément extra national [externe] qu’on dit
aussi d'extranéité ou international.
Les matières du droit international privent :
Quatre matières peuvent constituer le tram du droit international prive : les
conflits de nationalité, la condition des étrangers, les conflits de lois et les conflits
d autorités et de juridictions.
Les conflits de lois qui sont le premier procédé général des solutions
des problèmes du DIP et les conflits de juridictions.
La condition des étrangers et la nationalité qui forment le second
procédé, règle matérielle propre des relations privées internationales.
Conception extensive ou restrictive ?
Il s'agit de la conception la plus extensive, dans la mesure ou certains auteurs
adoptent une position plus restrictive en limitant le DIP aux seuls conflits de lois.
Et entre les deux conceptions, restrictive et extensive, différentes combinaisons
sont possibles ? La solution d'une question de DIP implique souvent l'intervention
de plus q une matière.
La cohérence du système est, ne fut ce qu’en partie, tributaire de l'apport de
chacune. C'est certainement la raison pour laquelle la thèse qui intègre les quatre
matières dans le droit international prive semble l'emporter.
1. Conflits de lois :
Il y a conflits de lois, toutes les fois qu’une situation juridique pouvant se
rattacher à plusieurs pays, il faut choisir entre les lois de ces différents états celle
qui sera appelée à régir le rapport de droit considéré. C'est donc essentiellement
un problème d'option.
Le procédé le plus général de solution des problèmes du DIP consiste alors non
pas à les résoudre directement par des dispositions législatives propres, mais a
designer s'agissant de relations concernant les particuliers, la loi interne qui leur
sera appliquée.
La possibilité de rattacher une situation juridique ou un rapport de droit a
plusieurs pays est à l'origine des conflits de lois.
La nationalité des personnes impliquées, la localisation d'un bien ou le lieu
d'avènement d'un fait juridique peuvent imposer un choix entre différents lois
nationales.
C'est dans le but de répondre à la question de savoir quelle est la loi applicable à
une situation donnée, que l'on fait appel aux règles de conflits. Autrement dit,
avant d'appliquer une loi ou de prononcer une décision, il faut d'abord résoudre
un problème de compétence : quel est l'état dont la loi est applicable ?
Illustration de l'idée :
Deux époux français domiciliés au Maroc veulent divorcer par
consentement mutuel, ont-ils le droit de le faire ?
Pour répondre à la question, il faut d'abord savoir quelle est la loi applicable,
française puisque les deux époux se rattachent à France par la nationalité, ou
marocaine puisqu' il y a rattachement au pays de par le domicile des concernes.
La règle de conflits de lois contenue dans l'article 9 du Dahir sur la condition
civile des étrangers [12 aouts 1913] soumet les étrangers en matière de divorce
aux conditions fixées par leur loi nationale.
“la condition civile des étrangers au Maroc est, quant à elle, toujours organisée
par un-Dahir de 1913. La conclusion d'un acte de mariage, de divorce ou
séparation de corps, entre parties étrangères s'effectue selon leur loi nationale
[art8et9]”.
Comme les époux ont la même nationalité, il faut donc appliquer la loi française
[art,22 du code civil français qui précise que le divorce peut être prononce en cas
de consentement mutuel].
En matière délictuelle, l'article 16 du DCC [Dahir sur la condition civile des
français et des étrangers] impose que la loi du lieu de survenance soit appliquée
même si par exemple l'accident survenu en France est entre deux marocains, c'est
la loi française qui s'applique.
On désigne traditionnellement ce système de solution par expression de conflits
de lois, paracerque il détermine les lois applicables a des relations privées
internationales, des relations patrimoniales ou extra patrimoniales présentant des
contacts avec plusieurs pays et leurs lois [exemple de l'accident survenant en
France].
La situation juridique de l'espèce se trouve en contact avec la France et le Maroc.
Le juge marocain saisi doit il appliquera ce problème de responsabilité civile extra
contractuelle, la loi française ou la loi marocaine ?
La question se pose paracerque le juge saisi d'un litige comportant comme en
l'espèce un aspect international, n'applique pas forcement au fond du litige la loi
de son pays qu’on appelle d'ordinaire la Lex fori.
[Link] de juridictions :
Il y a conflit de juridictions toutes les fois qu’un litige pose un problème
d'extranéité et qu’il faut déterminer si le tribunal compètent est un tribunal
étranger.
Il se pose dans tous procès de DIP, et est nécessairement préalable au conflit de
lois car avant de déterminer la loi applicable, le juge doit nécessairement se
prononcer sur sa propre compétence.
Autrement dit, comme les lois de tous les pays concernés par le litige en question
ont vocation à s'appliquer, il est permis de penser également que leurs tribunaux
sont compétents, il y a alors un conflit de juridictions.
Trois questions font l'objet de la matière des conflits d autorités et de
juridictions :
1 la première est lie à la nécessaire détermination de l'étendue de la
compétence internationale des tribunaux de chaque pays, ainsi que du
fonctionnement des autorités et des juridictions.
2. la seconde se rapporte aux relations de coopération entre les
états. Il s'agit plus précisément de la coopération entre les autorités et
les juridictions à propos de situations impliquant l'intervention
d'organes appartenant à des états différents.
3. la troisième matière concerne la reconnaissance et la mise à
exécution des actes et des décisions judicaires étrangers.
Il y a conflits de juridictions chaque fois qu’un litige représentant un élément
d'extranéité oblige à déterminer, non pas la loi applicable, mais les tribunaux
compétents. La désignation du tribunal compètent se fait nécessairement avant
de se poser les questions sur la loi applicable.
Illustration de l'idée {compétence des tribunaux marocains} : les deux Français de
l'exemple précèdent peuvent-ils saisir les tribunaux marocains en vue du
prononce d'un jugement de divorce ?
R : En l'absence d'une disposition du Dahir sur la condition civile des étrangers, les
tribunaux marocains, en raison de leur compétence générale, peuvent être saisi à
propos d'un divorce entre étrangers.
L'intégration des conflits de juridictions, dans une conception assez large du DIP,
repose plus particulièrement sur la relation étroite de la matière avec les conflits
de lois,
Le conflit de juridiction exerce une influence indéniable sur le conflit de lois.
Sans aller jusqu' à dire que chaque juge n applique que sa propre loi, sinon les
conflits de lois n'existeront plus, il faut néanmoins reconnaitre que, de manière
générale, la compétence juridictionnelle commande à compétence législative, car
chaque pays a son système national de droit international privé et chaque juge n
applique jamais que sa propre règle de conflit.
3 conditions des étrangers :
La distinction entre le national et le non national ouvre en fait la voie à une
condition spécifique à l'étranger. Des règles spécifiques imposant le devoir,
précisant des interdictions ou édictant des permissions seront à l'origine de cette
situation.
Une ligne de démarcation s'érigera entre les deux catégories de personnes. Non
qu’il y ait rupture, mais la sphère des droits et devoirs est plus au moins étroite
selon qu’on est national ou non national,
Notons néanmoins qu en la matière, le droit international impose aux états, dans
leurs relations réciproques, de se conformer à certaines normes minimales du
droit des étrangers.
Aussi existent-ils de nombreux traits internationaux qui garantissent aux
étrangers la jouissance de droits étendus, la distinction entre le national et le non
national prend en droit international prive un intérêt particulier.
Les règles étatiques de la condition des étrangers relèvent de cette partie du droit
public qui a pour objet la condition des non nationaux dans un ordre juridique.
L'intégration de la condition des étrangers au droit international prive repose sur
l'existence de certaines analogies avec la matière de conflits de lois.
La première est relative aux sources : les conflits de lois et la
condition des étrangers sont toutes les deux des matières coutumières
et jurisprudentielle.
Même si la condition des étrangers tend depuis quelques années à se vêtir d'un
aspect plus règlementaire [en raison certainement de l'évolution des relations
internationales et du mouvement intense des individus], son aspect coutumier n'a
pas complètement disparu,
La deuxième se rapporte à la technique juridique :
Même si la condition des étrangers relevé plutôt de la politique juridique que de
la technique juridique à laquelle se rapporte les conflits de lois, certains traits
communs existent.
Certaines politiques de l'état sont influencées par la manière de concevoir les
deux matières.
Par exemple : si les conflits de loi influencent la situation démographique, plus
particulièrement en ce qui concerne l'état et la capacite des personnes, il en va de
même de la condition des étrangers qui détermine les conditions d'entrée et
d'établissement des étrangers d'une part, et des modalités pour la jouissance de
certains droits d'autre part.
Suivant que l'on soumet étranger a sa loi nationale ou la loi de son domicile, on
contrarie, ou au contraire, on facilite son assimilation et son intégration à son
pays d'adoption.
Sur le territoire marocain :
Le problème de condition des étrangers ou de la jouissance de droits consiste à
déterminer quelles doivent être les prérogatives dont peuvent bénéficier des
étrangers sur le territoire marocain.
Il s'agit des règles qui refusent aux étrangers la jouissance de certains droits
reconnus aux nationaux. Ces refus établissent une différenciation sur la seule
qualité étrangère, il s'agit de savoir si l'étranger est apte à la jouissance des droits
au même titre que le national.
De plus, quand un étranger veut exercer un droit au Maroc, il faut déterminer
selon quelle loi il l'exerce, question de conflits de lois ; mais également s il est
admis à la jouissance de ce droit, question de condition des étrangers.
La condition des étrangers englobe par ailleurs, leur situation a regard du droit
public, liberté d'entrée et de circulation au Maroc, droits civiques et politiques.
[Link] de nationalité :
Concept emprunte au droit interne, la nationalité peut se définir comme
l'ensemble des règles qui déterminent l'allégeance d'un individu par rapport à
un état.
La nationalité est à l'origine de nombreux effets reconnus par le droit
international.
Il s'agit d'effets lies au fait que tout état se défini notamment par sa population.
Chaque Etat ‘’exerce à l'égard de ses nationaux une compétence
dite personnelle, reconnue par le droit international. Celle-ci lui
permet de prendre des mesures à leur égard ou qu’ils se trouvent : les
nationaux ne cessent pas d'être soumis au pouvoir normatif de l Etat
du seul fait qu’ils franchissent les frontières’’.
Chaque règle relative à la nationalité définit les conditions dans lesquelles la
nationalité marocaine est attribué à une personne a sa naissance, acquise ou
perdue après la naissance.
C’est son lien avec la condition des étrangers qui peut expliquer d’un point de vue
formel, l’inclusion de la nationalité dans le DIP.
L’existence dans condition des étrangers signifie que si l’étranger est sujet de
droit au Maroc, sa vocation a la jouissance des droits na pas la même entendue
que celle des marocains, ils peuvent faire l’objet notamment d’une expulsion
discrétionnaire.
La détermination de la nationalité d’une personne dans un ordre juridique dont
cette personne na pas la nationalité fait l’objet des conflits de nationalités.
Trois branches du droit appréhendent la matière :
1. Le droit public interne ; détermine les conditions d’attribution, d’acquisition
et de perte de la nationalité.
2. Le droit international institue les critères de répartition des personnes
entre les différents états.
3. Et le droit international privé qui s’intéresse aux situations dont les traits
spécifiques les distinguent de celles de droit interne public et de celles des
rapports interétatiques.
La place à la loi nationale, notamment pour régir l’état et la capacite des
personnes, justifie la relation étroite qu’elle a avec les conflits de lois.
La détermination de la nationalité de la personne impliquée dans un rapport de
droit présentant un élément d’extranéité est indispensable pour la désignation e
la loi applicable.
De même, les problèmes de condition des étrangers et de la nationalité subissent
généralement l’influence des mêmes facteurs. Les questions relatives à la
situation démographique d’un pays et a sa politique d’immigration offrent à ce
niveau un exemple important.
Pour conclure sur l’objet de DIP, remarquons que la tradition marocaine en
groupant ainsi en une même matière ;
De la nationalité
La condition des étrangers
Les conflits de loi
Et les conflits de juridictions.
Donne une réponse d’ensemble a la question de la situation juridique de
l’individu dans les relations privées internationales, elle étudie
successivement :
Les sujets de droit [à travers la nationalité et la condition des étrangers]
L’exercice des droits [les conflits de lois]
Et la sanction des droits [les conflits de juridictions].
Section II : L’évolution historique de DIP
A. Personnalité et territorialité des lois en Europe
Si la constitution du DIP est tant que branche autonome est assez récente,
des civilisations antiques connaissent déjà des relations juridiques
internationales, auxquelles il fallait apporter des solutions.
Dans les plus i ; portantes civilisations connues, l’étranger n’était pas un
sujet de droit :<<les lis de la cite ne lui sont pas applicables, il ne peut ni
se marier, ni acquérir de propriétés, ni demander aux tribunaux
réparation des dommages qu’il subit>>.
Ne confessent pas la même religion, l’étranger ne pouvait participer aux
mêmes lois qui lui permettent de jouir des mêmes droits.
Les traites pouvaient néanmoins déroger à cette réalité, l’étranger pouvait
de ce fait bénéficier de certains droits en l’existence d’une traite.
C’était le cas notamment du pérégrin à Rome. Celui-ci, de par le fait que la cite à
laquelle il appartient a conclu une traite avec Rome, était en mesure de jouir de
certains droits dans ses relations avec les citoyens romains.
Il s’agissait là du jus gentium qui représentait un ensemble de règles applicable à
une catégorie de personnes soumises en principe à des lois différentes.
Mais, étant donné que le jus gentium ne formait pas un système complet et
répondait surtout aux besoins du commerce, des lois pérégrines dument être
reconnues par les juristes romains.
On admit alors à Rome le maintien des institutions nationales, en particulier pour
ce qui est des relations familiales, à chaque fois qu’il s’agissait d’un pérégrin. Ce
qui a ouvert la porte aux conflits entre droit romain et droit pérégrin.
A l’occasion d’un litige, il fallait déterminer le droit applicable, le droit romain ou
le droit pérégrin.
Le juge détermine en fait l’étendue de chaque loi. Ces conflits étaient
généralement résolus en même temps que les conflits de juridictions.
Les invasions barbares donnèrent naissance a un nouvel système. Peuples
nomades dont la base de l’état était constituée plutôt par la population que par le
territoire, les Barbares apportèrent leurs propres lois après l’envahissement du
monde romain.
L’application d’une loi fut référence à l’appartenance de la personne.
<<la personnalité des lois trouva sans doute son expression la plus parfaite à cette
époque>>.
Le principe permettait d’appliquer à chacun sa propre loi nationale, la loi
applicable va donc dépendre de l’origine de la personne, aussi est il que l
unité du pouvoir politique créa un climat favorable au rapprochement des
mœurs et a l’unification du droit prive au profit de la communauté la plus
importante.
La personnalité des lois, en tant que résultat de la coexistence sur un même
territoire de plusieurs populations d’origine et de mœurs différents, a bien
évidemment engendre des cas de conflits de lois quand des relations
mettent en présence des personnes soumises à des lois distinctes.
Différentes règles étaient retenues à ce propos : application distributive des
lois personnelles, droit de la victime ; pour l’acte de disposition sur un
immeuble, droit du disposant.
Quid de la territorialité des lois ?
Le Xème siècle a connu d’autres développement en ce qui concerne le conflit de
lois.
L’existence d’un pouvoir central puissant sous Charlemagne a fortement
influence la solution des conflits. La perception n’était plus la même. Le système
de la personnalité des lois laissa la place a celui de la territorialité. Une seule et
unique loi est appliquée sur chaque territoire, quelque soient des personnes
impliquées dans le rapport juridique.
Le système féodal a fait que sur chaque territoire une seule loi est
appliquée quelque soient les personnes, les actes ou les biens. La
territorialité des lois va donc se substituer au système de la personnalité.
Par conséquent, la Lex rei sitae pour les biens, la Lex domicili pour les
personnes, étaient devenues la règle.
En appliquant des lois territoriales, la place des conflits de lois a donc été
restreinte. Et même quand un conflit surgissait, il était résolu en même
temps que le conflit de juridiction.
<<cependant, ce fut au moyen Age que les conflits de lois firent leur apparition,
mais ils naquirent dans un pays qui ne connaissait la féodalité que de façon très
superficielle : l’Italie, les villes marchandes de l’Italie du Nord furent donc le
berceau du droit international prive comme elles avaient été du droit
commercial>>.
o Différents facteurs, économiques, politiques et juridiques ont favorise le
développement de cette branche du droit en Italie.
Economique : pour les commerçants, il était nécessaire de favoriser les relations
commerciales en optant pour le respect de certaines institutions juridiques des
cités voisines.
Politique : en conservant leur souveraineté ou en recouvrant leur indépendance,
les villes italiennes devaient assurer la coexistence de leurs statuts municipaux,
ce qui a eu comme conséquence la naissance des conflits de lois.
Juridique : les divergences entre les statuts des villes italiennes ont été
dépassées par la communauté de l’origine. Les particularités se referaient à la
même source, ce qui offrait la possibilité de dégager des solutions satisfaisantes
pour les différentes parties.
Si les italiens se sont intéressées aux conflits entre les statuts de villes et les
français aux conflits entre coutumes de provinces différentes, les hollandais,
quant à eux, se sont places directement sur le plan international.
Le développement du commerce extérieur des pays bas a expliqué l’intérêt
porte aux conflits internationaux.
Nombreux sont les auteurs hollandais qui ont été à l’origine du développement
de la matière.
L’on peut citer les noms de Paul Voet [1610/1677], jean Voet [1647/1714] son
fils et Ulrich Huber [1636/1694].
Le développement des relations privées internationales au XIXe siècle, suite à
l’essor des échanges économiques a été favorable à la formation d’un droit
international prive propre à chaque état.
La nécessité de dégager des solutions adéquates a des problèmes qui se
multiplient à favorise la construction de nombreuses règles.
B. Les personnes dans le système musulman
1. spécificités du système musulman
Le système musulman représente une originalité qui lui st propre à ce niveau. Le
rôle et la place de la religion lui permettent de se distinguer par rapport aux
systèmes déjà présentes.
<< alors que dans les civilisations romaines et grecques, les droits de l’individu
sont déterminés selon qu’il appartient ou qu’il n’appartient pas à la cite, dans
le monde musulman, ces mêmes droits sont déterminés selon que la personne
est ou n’est pas musulman >>.
La possibilité de jouir de certains droits est donc tributaire de l’appartenance
religieuse de l’individu. De même certaines obligations sont édictées selon qu’on
est musulman ou non.
L’appartenance à la religion musulmane détermine les droits et les obligations
des musulmans et des non musulmans, en fonction d’un nombre de règles
contenues dans les sources du droit musulman :
Coran, Souna et doctrines orthodoxes : Le Coran et la Souna, gestes, dires
et silences du prophète, constituent les sources principales du droit
musulman.
A ces sources fondamentales, il convient d’ajouter les travaux des jurisconsultes
musulmans en matière juridique en particulier ceux des fondateurs des quatre
écoles orthodoxes : Malékite, Chaféite, Hanafite et Hanbalite.
Les traites : l’islam n’a pas exclu la possibilité de conclure les traites avec
les non musulmans à condition qu’ils ne soient pas en guerre contre
l’Islam.
Certains versets du Coran sont révélateurs de la nécessité de respecter les
engagements contractes :<< Dieu n’aime pas ceux qui commettent la traitrise
en rompant leur pacte>> [Coran, S. VIII, V.60] <<Oh croyants, soyez fidèles à
vos engagements, car on en demandera compte>> [S. XVII, V.36].
De nombreux traites ont été passes par les musulmans en temps de guerre.
Il s’agissait <<le plus souvent des accords de trêve, entre les chefs ou princes
musulmans et des princes chrétiens>>.
Les traites conclus seront scrupuleusement respectées par les Khalifes
musulmans, même en temps de guerre.
En témoignage, les paroles d’Abou Baker qui aurait dit e s adressant aux
généraux commandant sa troupe qui se dirigeait sur la Syrie : << quand vous
accordez une traite ou une capitulation, ayez soin d’en remplir les clauses>>.
Le système musulman a également été marque par le principe de la division du
monde en deux parties : le Dar el islam et le Dar elharb.
Dar el islam est représenté par les régions placées sous domination musulmane.
Au sein de dar el islam, la personne possède tous les droits reconnus aux
musulmans par les lois islamiques.
Dar el Harb représente quant a elle les régions non soumises à l’islam.
L’appartenance à la communauté musulmane confère à la personne établie sur
un territoire musulman de nombreux droits et privilèges.
Quid des non musulmans en terre d’Islam ?
A cote des musulmans, trois autres catégories de personnes étaient établies en
terre d’Islam : les D’Hilmi, les Polythéistes et les Mousta2men.