Guide de Sécurité pour Élagage Professionnel
Guide de Sécurité pour Élagage Professionnel
des professionnels
de l’élagage
PRÉSENTATION ET VALORISATION
ANNEXES
La Société Française d'Arboriculture (SFA) est
associée à la MSA, dans une démarche de
prévention des risques. Par l'engagement
d'adhérents praticiens, formateurs et entrepre-
neurs dans les groupes de réflexion et de
recherche, elles cherchent à améliorer la sécurité
sur les chantiers d'élagage. Lorsque la SFA
organise annuellement les rencontres nationales
d'arboriculture, elle met en place des ateliers
sur les méthodes de sauvetage aérien, sur
l'ergonomie et les premiers secours au moment
des championnats des grimpeurs élagueurs.
Ces ateliers de démonstration, co-animés avec
des préventeurs des caisses de la MSA sont
organisés afin d'informer et sensibiliser les
professionnels sur les moyens de protection et
de secours.
La reconnaissance des métiers de l'élagage
passe obligatoirement par le respect des règles
incontournables de sécurité collective et
individuelle. L'engagement de tous, par le biais
notamment du tissu associatif, contribue à
mieux faire connaître les activités de l’élagage,
à améliorer les moyens à mettre en œuvre afin
d'optimiser les conditions de travail.
Fabrice Salvatoni
Président de la S.F.A.
! Philippe TRAN TAN HAI, Responsable du service prévention MSA Ile de France
“
Chacun
à son métier
(déf EAC - European Arboricultural Council).
doit toujours
s’attacher.
Tu veux faire ici
l’arboriste,
et ne fus jamais
que boucher.
“
Le Cheval et le Loup,
Jean de La Fontaine
Avant-propos
L'élagage d'un arbre est un travail qui paraît simple au profane :
Ces sujets sont déjà abordés dans d’autres ouvrages comme par exemple :
! “La taille des arbres d'ornement, du pourquoi au comment"
Christophe DRENOU, IDF.
! “La taille de formation des arbres d’ornement" Jac BOUTAU, SFA.
! “Guide Pratique du Grimpeur Elagueur" Frédéric MATHIAS, SFA.
! “La Connaissance des arbres" MSA.
ANNEXES
1) Les maux de l’élagueur
2) Les Équipements de Protection Individuelle
3) Le secours aérien dans l’arbre
4) Fiche d’intervention
5) La trousse de secours
6) Le parcours de formation
7) Glossaire
Avertissement
! Les arboristes-grimpeurs utilisent des Équipements de Protection
ronnement de travail sont tels que leurs techniques et éléments de sécurité dif-
fèrent radicalement.
Elévatrice Mobile de Personnel). Ces nacelles n'ont pas accès à tout type de ter-
bre. Elles sont donc inappropriées à un bon nombre de travaux de taille, dans
européens/Séquoia).
A LES MÉTIERS
DE L’ÉLAGAGE
A ce jour, une entreprise d'élagage fait
A
appel à plusieurs compétences liées à
l'entretien et au suivi des arbres. Pour
cela elle recrute du personnel formé
parmi les grimpeurs, les paysagistes, les
technico-commerciaux, les hommes de
pied, les experts en arboriculture, les
nacellistes et les bûcherons.
LES MÉTIERS DE L’ÉLAGAGE
1) Pourquoi intervenir sur l'arbre ?
L'ARBRE :
! L'arbre est un organisme vivant qui naît,
grandit et grossit, respire, produit sa nourriture, se
défend, se reproduit et meurt.
Il réagit donc et tente de s'adapter à chaque
stress, traumatisme, blessure, perte de ses orga-
nes ou conditions défavorables.
Selon son patrimoine génétique, son lieu de vie,
son histoire, il peut être vigoureux, en bonne
santé ou maladif et dépérissant, il peut être soli-
de et résistant ou affaibli et d'une tenue méca-
nique incertaine.
Ces éléments Chaque coupe d'une partie vivante est une bles-
sure entraînant :
d'ordres " diminution du potentiel photosynthétique,
différents " diminution de ses réserves d'énergie,
impliquent " risques d'infections par des micro-
organismes lignivores (agents de pourriture),
des " désorganisation physiologique
interventions. et architecturale,
" etc...
La cohabitation
Homme/Arbre L'arbre d’ornement, dans un environnement
adapté et protégé ne nécessite pas d'intervention
implique des de taille, sauf à de rares exceptions dues à certai-
compromis. nes maladies ou accidents.
Un arbre d'ornement n'est donc jamais élagué
dans son propre intérêt.
L'idée malheureusement très répandue selon
laquelle il faut élaguer les arbres “parce que ça
leur fait du bien” est donc totalement fausse.
! Dès lors qu'il est planté dans un site contrai-
gnant ou que son environnement est modifié,
l’arbre peut être sujet à des interventions de taille
qui obligatoirement vont le désorganiser et surtout
entraîner un entretien systématique. Il dépend
d'un environnement : milieu rural, milieu routier,
milieu urbain, parc... dans tous les cas le milieu
de l’homme.
! Gestion de la sécurité
Ces compromis
impliquent
des suivis.
LES MÉTIERS DE L’ÉLAGAGE
2) Qui intervient sur et autour de l'arbre ?
DESCRIPTION DES MÉTIERS
! C'est un travail d'équipe composée selon la
taille de l'entreprise :
" De grimpeurs :
personnel formé aux techniques d'accès et de
déplacement dans des arbres de toutes dimen-
sions. Il est compétent dans les travaux de taille,
de soins, de démontage (avec ou sans rétention)
et d'abattage.
" De nacellistes :
personnel formé au maniement de Plate-formes
Elévatrices Mobiles de Personnel.
Ayant l'autorisation de conduite* délivrée par
son employeur.
" De machinistes :
personnel formé au maniement des engins de
taille en rideau et/ou aux engins de gestion des
rémanents ayant l'autorisation de conduite*.
! Matériel :
Le matériel de démontage, de coupe et de ges-
tion des rémanents et les EPI** évoluent pour
améliorer la sécurité et l’ergonomie. Cette évolu-
tion permet notamment un plus grand confort de
travail et une certaine optimisation des tâches.
! Organisation du travail :
L'attention portée à l'organisation du travail per-
met une meilleure prise en compte de
l'évaluation des risques (analyse du chantier,
personnel formé, matériel approprié...).
C’est l’arbre
et son
environnement
qui légitiment
le type
d’intervention.
B
SANTÉ - GESTION DU CORPS
Le problème majeur des élagueurs est la tendinite
Muscle du membre supérieur (épaule, coude, poignet)
provoquée par différents facteurs (effort, postures
et gestes de travail, matériel inapproprié, vibrations,
Tendon organisation, alimentation...)
La tendinite est une inflammation du tendon se
traduisant par une douleur. C'est le signal
d'alarme avant la rupture lorsque les tendons
sont trop sollicités*.
INTENSITÉ
DE Démontage
L’EFFORT avec contrainte
Travaux
Travaux plus
simples simples
WEEK-END
MERCREDI
VENDREDI
MARDI
LUNDI
JEUDI
BARÈME DE PÉNIBILITÉ
! 9.00 et 13.30 : préparation matériel + lancer
de sac
! 9.30 et 14.OO : grimper
! De 9.30 à 12.30 et de 14.00 à 17.00 : taille
› 175
FRÉQUENCE CARDIAQUE (POULS/MN)
TRÈS LOURD
150 à 175
ET NIVEAU D’ACTIVITÉ
LOURD
125 à 150
PLUTÔT LOURD
100 à 125
MODÉRÉ
75 à 100
LÉGER
‹ 75
TRÈS LÉGER
MATIN PAUSE APRÈS-MIDI
SANTÉ - GESTION DU CORPS
GESTION DE L'EFFORT
SUR LA JOURNÉE
Une mise en tension trop rapide des muscles
favorise l'apparition des tendinites. Quelques
mouvements d'échauffement permettent une
adaptation progressive du corps à une activité
physique plus intense ultérieure. En voici
quelques-uns à titre d’exemple :
" Génuflexions
Faire des mouvements de flexion sur les jambes
le dos bien droit. Cet exercice prépare les muscles
au travail, notamment les genoux très sollicités
lors du grimper.
! Lors du grimper :
" savoir faire des paliers,
" préserver son capital musculaire et
cardiaque en grimpant progressivement et
régulièrement,
" garder les arbres plus faciles pour l'après-
midi.
Après le travail : étirements et relaxation.
" Quelques exercices d’étirement avec maintien
des positions de 15 secondes redonnera aux
muscles la mobilité essentielle à leur bon
fonctionnement et évitera les courbatures.
! Étirements du dos
En bloquant les hanches, plier la taille d’un côté
et tirer le bras opposé dans le prolongement de
la jambe.
2) Matériel et technique
pour une meilleure
gestion de l’effort
Un matériel adapté, bien réglé et bien entretenu
rationalise la dépense énergétique :
! affûtage de la scie et de la tronçonneuse,
! réglage du harnais de sécurité,
! choix de la corde,
! poids du matériel porté.
La technique de grimper
Le grimper à l'arbre est une phase pénible
d'autant plus qu'elle s'effectue à l'aide d'une
corde. L'échelle n'est qu'une aide au grimper, le
grimpeur devant être sécurisé avant d'entamer
toute ascension et l'échelle attachée.
Dans le cas du grimper à la corde, le choix du
matériel et la méthode utilisée doivent favoriser
l'utilisation des membres inférieurs. (cf. “Guide
pratique du grimpeur-élagueur”, F. Mathias, SFA)
SANTÉ - GESTION DU CORPS
3) Hygiène de vie et alimentation
Les aliments se répartissent
en 4 grands groupes :
! les fruits ou les légumes cuits ou crus,
7 :00 comprenant :
! du café ou du thé.
Au milieu de la matinée
de travail, une collation est souhaitable
! un fruit,
! des crudités,
! un légume cuit,
! une viande,
! un fromage,
! un fruit,
! des fruits,
20 :00
Le repas du soir prépare à l'effort du
lendemain. Il doit être riche en glucides lents et
comporter par exemple :
! des crudités,
! du poisson,
! un laitage (yaourt),
! des fruits.
C
Aujourd'hui, en application de
cette loi, le décret 2001-1016 du
5 novembre 2001, portant créa-
tion d'un document relatif à
l'évaluation des risques pour
la santé et la sécurité des
travailleurs, crée l'obligation de
formaliser les résultats de
l'évaluation dans un “document
unique”, et prévoit également
des sanctions en cas de non
respect de cette obligation.
ÉVALUATION DES RISQUES ET
1) Pourquoi évaluer les risques ?
L'évaluation des risques ne constitue pas une
fin en soi. Elle trouve sa raison d'être dans les
actions de prévention qu'elle va susciter et par la
mise en place d'un programme annuel de pré-
vention. Elle a pour objectif de permettre à l'em-
ployeur de prendre les mesures nécessaires pour
assurer la sécurité et protéger la santé des tra-
vailleurs, sur tous les aspects liés au travail.
!
SUPPRIMER LES DANGERS
par réduction des nuisances
à la source,
substitution de produits,
modifications de processus
ou d’organisation
!
DÉMARCHE GLOBALE
DE PRÉVENTION
CHANTIERS
2) Comment évaluer les risques ?
!
DÉFINIR
les unités de travail
!
ANALYSER
" les phases d’activité. Risques et dangers #
!
ÉVALUER
les risques et les mesures
de prévention existantes
!
TRANSCRIRE
dans le document
$ ! $
DÉFINIR
les actions de prévention
face à un risque résiduel
!
PROGRAMMER
les actions (organisation du travail,
formation, équipements)
!
INFORMER
et former les salariés
sur les risques qui subsistent
!
PROGRÈS
% &
# QUALITÉ
du produit
PRÉVENTION
des risques "
ÉVALUATION DES RISQUES ET
DÉFINITION UNITÉ DE TRAVAIL
L’identification des unités de travail constitue la
clé de voûte pour mener à bien l'analyse des
risques. Elle nécessite une concertation entre le
chef d'entreprise, les travailleurs et leurs repré-
sentants. L'activité réelle du travailleur ou d'un
collectif de travail sert d'ancrage pour opérer ce
découpage. Afin de tenir compte des situations
très diverses d’organisation du travail, il revient à
chaque entreprise de procéder à un tel découpage
selon son organisation, son activité, ses ressour-
ces et ses moyens techniques.*
ÉLAGAGE
SANS AVEC
RÉTENTION RÉTENTION
Chantier 2 Chantier 2
COMPOSANTES
DE LA SITUATION UNITÉ DE TRAVAIL
DE TRAVAIL
" Abattage
AUTORISATIONS
ACTIONS COMMENTAIRES
Demande d’autorisation sur Voiries en milieu urbain ou routier.
site communal, départemental Contacts avec la gendarmerie si nécessaire.
ou autre (arrêté municipal ou Dans les 2 cas, un cahier des charges est défini
préfectoral). par le donneur d'ordre.
Sur site ouvert au public, Généralement y sont stipulées les conditions dans
tel parc de château, lesquelles le chantier doit être réalisé.
autorisation du conservateur Les questions à poser : contraintes, circulation.
ou du responsable technique. Attention au travail mixte : privé/public
(cf services techniques urbains, DDE)
Demande de DICT. Contacts avec le prestataire de réseau électrique.
ACCÈS À L’ARBRE
ACTIONS COMMENTAIRES
Grimper sur corde. ! Rappel des consignes de sécurité :
être toujours attaché, choix du point d'ancrage,
utilisation de moyen d'économie d'effort...
Utilisation de nacelle. ! Travail à partir du panier de la nacelle.
Il est interdit de passer de la nacelle à l’arbre.
“Autorisation de conduite”, le CACES peut être
demandé par le donneur d'ordre. (cf. Annexe n 7)o
APPLICATION AU TRAVAIL
ACTIONS COMMENTAIRES
Descriptif de la tâche selon ! Temps de réalisation
l'ordre précis des opérations. Liste chronologique de l'intervention.
Définition simple des moyens techniques
mis en œuvre.
CCTP (Cahier des Clauses Techniques
Particulières)
Nature du site :
! Parc public ouvert tous les jours de l'année
et ne pouvant être fermé.
Arbre à tailler :
! Aesculus hippocastanum (marronnier).
! Hauteur 25 mètres.
! Circonférence à 1,20 mètre du sol : 3 mètres.
! Etat sanitaire : aucune présence de champignons
lignivores détectée et aucun problème bio-mécanique.
! Quelques charpentières mortes.
Situation de l'arbre :
! Sur une pelouse accessible au public, une piste
cyclable passe sous le houpier de celui-ci.
! Aucune grosse charpentière à éliminer ne surplombe
la piste.
Travaux prévus :
! Taille de mise en sécurité : tout bois mort de plus de
3cm de diamètre doit être éliminé.
Vêtements de protection :
! Pour les grimpeurs :
protection anti-coupe sur les 4 membres,
casque avec jugulaire,
protections anti-bruit et lunettes,
chaussures anti-coupe, gants.
! Pour l'homme de pied :
pantalon de sécurité,
casque forestier, gilet rétroréfléchissant (jaune),
protections anti-bruit et lunettes,
chaussures de sécurité.
CHANTIER 1 - ARBRE EN FORME LIBRE
}
! 2 élagueurs confirmés
(Certificat de Spécialisation dont un possédant le BSST
et 3 ans d'expérience)
! 1 homme de pied expérimenté
Matériel de coupe :
! Tronçonneuses de faible cylindrée.
Scies manuelles.
ACCÈS À L’ARBRE
Moyen d'accès dans l'arbre :
! Utilisation de la catapulte (big-shoot).
! Mise en place de la fausse fourche du sol.
! Ascension au nœud autobloquant.
! Possibilité de placer l'échelle
pour économiser l'effort.
APPLICATION AU TRAVAIL
Déplacement dans l'arbre :
! Classique : rappel et longe de maintien.
nœud autobloquant.
Travail au sol :
! Gestion des cordes des grimpeurs.
! Gestion du respect de la signalisation.
! Gestion et traitement des rémanents
et évacuation.
ÉVALUATION DES RISQUES ET
ÉTAT DES LIEUX
! Bord de voirie,
démontage proche de lignes électriques.
Nature du site :
! Route départementale ayant un trafic important
de 07h30 à 09h30 et de 16h00 à 18h30.
! Ligne de moyenne tension à moins de 3 mètres
des arbres à démonter.
Arbres à tailler :
! 5 Platanus X acerifolia.
! Hauteur moyenne 20 mètres.
! Circonférence à 1,20 mètre du sol : 1,30 mètre.
! Etat sanitaire : aucune présence de champignons
lignivores détectée et aucun problème bio-mécanique.
Travaux prévus :
! Démontage direct pour 3 des 5 platanes, les 2 autres
nécessitant un démontage avec rétention.
Temps de réalisation :
! 2 journées, ramassage du bois compris.
AUTORISATIONS
Demandes préalables :
! Arrêté préfectoral.
! Coupure temporaire de la ligne : s’adresser à l’EDF.
! DICT (cf. Annexe n 7 - Glossaire)
O
Matériel de coupe :
! Tronçonneuses de moyenne et grosse cylindrées.
Matériel de démontage :
! Kit de démontage. (cf. Annexe nO7 - Glossaire)
ACCÈS À L’ARBRE
Moyen d'accès dans l'arbre :
! Grimper aux griffes.
Utilisation du rappel et de la longe armée.
APPLICATION AU TRAVAIL
Déplacement dans l'arbre :
! Classique : rappel et longe de maintien.
Travail au sol :
! Gestion des cordes des grimpeurs.
! Rétention et évacuation des rémanents.
! Gestion de la circulation.
ÉVALUATION DES RISQUES ET
ÉTAT DES LIEUX
! Taille architecturée en milieu urbain.
Nature du site :
! Route départementale ayant un trafic important
de 07h30 à 09h30 et de 16h00 à 18h30.
! Rue restant sous circulation alternée.
Trottoirs avec circulation piétonne à surveiller.
Interdire le stationnement.
Arbres à tailler :
! 50 tilleuls.
! Hauteur moyenne 8 mètres.
! Circonférence à 1,20 mètre du sol : 1,10 mètre.
Travaux prévus :
! Taille 3 faces au lamier + automotrice au déperchage.
Temps de réalisation :
! 2 journées, ramassage du bois compris.
AUTORISATIONS
Demandes préalables :
! Arrêté municipal pour circulation et stationnement.
! DICT. (cf. Annexe n 7 - Glossaire).
O
ACCÈS À L’ARBRE
Moyen d'accès dans l'arbre :
! Automotrice : on ne monte pas dans l’arbre.
APPLICATION AU TRAVAIL
Déplacement dans l'arbre :
! Aucun.
D
ANNEXES
1) Les maux de l’élagueur
et leurs prévention
LA MALADIE DE LYME
Elle est due à une bactérie du genre Borrelia.
La transmission à l'homme se fait par morsure de
tique du genre Ixodes. En France, la période de
contamination se situe entre le début du prin-
temps et la fin de l'automne.
Premiers symptômes :
! Apparition d'un érythème au point de
morsure qui évolue de façon centrifuge et
disparaît sans traitement ni séquelle au
bout de 3-4 semaines.
! Dans un 2ème temps, des complications
peuvent apparaître : arthrites, problèmes
cardiaques, atteintes neurologiques sévères.
Prévention :
! Elle reste individuelle et consiste à retirer
les tiques le plus tôt possible. Un examen
minutieux de la peau après le travail est
nécessaire, sans oublier le cuir chevelu et
les plis, zones de prédilection des tiques.
! Après morsure, il n'est pas nécessaire
d'être traité par antibiotiques. Il faut être
vigilant et consulter son médecin traitant
dès l'apparition d'un érythème grandissant
au point de morsure.
LE TÉTANOS
Il survient après pénétration du germe dans l'or-
ganisme au travers d'une plaie cutanée même
minime. Cette maladie est souvent mortelle :
10 décès/an en France. Le vaccin reste encore
la seule prévention efficace : un rappel tous les
10 ans suffit.
LES TENDINOPATHIES
Pathologies causées par une hyper sollicitation
des tendons, les vibrations des outils et les ges-
tes répétitifs.
Cela se traduit par une inflammation du tendon.
Prévention :
! Boire de l'eau abondamment.
! Après l'effort, privilégier une eau bicarbonatée.
! Avoir une alimentation diversifiée pour
apporter tous les nutriments indispensables
aux muscles, tendons et articulations.
! Pratiquer un échauffement musculaire avant
de grimper et des étirements après le travail.
! Utiliser des outils adaptés au travail à
effectuer.
! Adapter les gestes et postures à l'effort.
LE SYNDROME DE RAYNAUD
Cette maladie bénigne est due à un trouble de la
circulation sanguine au niveau des doigts.
Symptômes :
! Blanchissement des doigts lors d'une
exposition au froid puis bleuissement ou
rougissement lors d'une exposition à la
chaleur.
Facteurs favorisants : le froid, les vibrations des
outils, le tabac.
Prévention :
! Port de gants pour maintenir une certaine
température au niveau des doigts.
! Éviter de fumer.
! Se frictionner régulièrement les mains
pour favoriser la circulation sanguine..
ANNEXES
2) Les EPI EQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE
LE MATÉRIEL DE GRIMPER
CEINTURE DE MAINTIEN EN 358
HARNAIS ANTI-CHUTE EN 361
Les harnais de maintien ou anti-chute doivent
avoir une résistance supérieure à 1500 DaN.
Le harnais d’élagueur répond aux 2 normes.
LONGE DE MAINTIEN OU
LONGE DE SÉCURITÉ EN 358
La longe de maintien au travail a un diamètre
compris entre 12 à 16 mm. Sa longueur d'utilisa-
tion pour le maintien au travail est de 2 mètres
maximum entre le tendeur et l'épissure. Un réduc-
teur de longe permet de régler la longueur pour le
maintien au poste de travail. La longe doit avoir
à son extrémité un système d'arrêt. La résistance
à la traction est au minimum de 2200 DaN pour
les longes synthétiques et de 1500 DaN pour les
longes armées. Pour les démontages on utilisera
une longe armée.
NŒUDS AUTO-BLOQUANTS
Les nœuds auto-bloquants (prussik, machard,
blake-knot...), doivent être manufacturés.
Cependant les nœuds vendus sur le marché ne
conviennent pas à tous les élagueurs.
Aussi en cas de "fabrication maison" d'un prussik,
celui-ci doit être fermé par un nœud double
pêcheur. Les cordes utilisées répondent à la
norme EN 189.
LES VÊTEMENTS DE SÉCURITÉ
VÊTEMENTS ANTI-COUPE EN 381-4 ET DE
EN 381-6 À 381-9
D'après les statistiques, nous savons que la
majorité des coupures est située aux mains, jambes
et bras. Il est souhaitable de porter des vête-
ments couvrant toutes ces parties du corps. On
utilisera donc des combinaisons ou pantalons,
vestes et manchons anti-coupes. Ces vêtements
sont testés à une vitesse de rotation de chaîne
de tronçonneuse de 20 m/s.
CASQUE EN 397
Possédant une résistance supérieure à 50 DaN,
le casque de type spéléo homologué pour les
travaux d'élagage sera préféré au casque forestier.
Selon la marque utilisée, la date de péremption
varie de 3 à 5 ans. Le casque doit être équipé
d'atténuateurs de bruit et d'une grille de protec-
tion, ces deux dispositifs pourront être remplacés
par des atténuateurs journaliers et de lunettes
de protection.
AUTRES VÊTEMENTS
Des gants (EN 388) pourront être mis à la dispo-
sition du salarié ainsi que des vêtements à
haute visibilité (EN 471) en cas de chantier de
bord de route.
QUELQUES PRÉCAUTIONS
ET SAVOIRS INDISPENSABLES :
La descente de blessé doit permettre au sauve-
teur-secouriste d'apporter les premiers soins le
plus rapidement possible. Il est nécessaire d'agir
en moins de 3 minutes en ce qui concerne les bles-
sures pouvant entraîner la mort. Il est important
de savoir qu'une personne inconsciente suspen-
due dans son harnais pendant plus de 7 minu-
tes subira des lésions irréversibles. Face à ce
délai très court, il est impératif de mettre en place
des moyens simples pour gagner de précieuses
secondes. Parmi ces moyens on trouve :
MATÉRIEL NÉCESSAIRE :
Il n'existe aujourd'hui aucun Kit-Secours Aérien à
la disposition des Grimpeurs-Elagueurs.
Cependant il est aisé d'en créer un, de coût réduit.
Hormis les équipements de protection individuelle
nécessaires à l'ascension et au déplacement
dans l'arbre (aux normes et en état) à la disposi-
tion du Sauveteur - Secouriste du Travail il est
souhaitable de trouver dans ce kit :
! Une trousse de secours,
! une corde d'accès (présente dès le début
du travail dans l'arbre),
! un descendeur de type 8 géant,
! un bloqueur mécanique ou un nœud
autobloquant,
! une poulie fixe ou oscillante
de faible diamètre,
! une paire de poignées ascensionnelles,
! des sangles de différentes longueurs,
! quelques connecteurs,
! deux dégaines,
! deux fausses-fourches,
! un hamac de mise en confort
ou un triangle de secours.
! un téléphone portable (no des secours 112)
est souhaitable sur chaque chantier.
QUELQUES CONSEILS :
Il est important de savoir que le secours aérien
est une action éprouvante et souvent difficile à
réaliser. Aussi, il est nécessaire de s'entraîner
régulièrement aux diverses méthodes afin d'ac-
quérir des automatismes. La connaissance de
divers nœuds et du fonctionnement de matériels
tels les descendeurs ou les bloqueurs sont
indispensables.
ANNEXES
Le kit-Secours Le véhicule est dans le sens du départ et son
passage n'est pas encombré.
Aérien est Souvent l'élagueur ne peut compter que sur lui-
même en cas d'incident ou accident. Il doit tou-
à proximité jours travailler en sécurité et en aucun cas se
de l'arbre mettre en danger. La prévention est le meilleur
moyen de protection.
travaillé.
ORGANISATION AUTOUR
DE LA CORDE D'ACCÈS
La corde d'accès doit devenir une habitude
dans toutes les entreprises et ce pour l'ensem-
ble des arbres à traiter. C'est la méthode la plus
rapide pour rejoindre une victime éventuelle. Ce
moyen évite un lancer de petit sac pas toujours
évident d'autant plus en cas de stress.
ASCENSION
TECHNIQUE MATÉRIEL REMARQUES
Différentes méthodes E.P.I. de grimper,
existent. Se renseigner corde d'ascension.
auprès des centres de Kit de secours.
formation
PREMIERS SOINS
TECHNIQUE MATERIEL REMARQUES
Le secouriste effectue les Pansement compressif. Seul le cas de pose d'un
premiers soins en hauteur Gants. pansement compressif
si cela est possible. semble réalisable en
Exemple : Pose d'un hauteur. Les autres soins
pansement compressif. sont à réaliser au sol.
ACCROCHE DU BLESSÉ
TECHNIQUE MATÉRIEL REMARQUES
Différentes méthodes E.P.I de grimper, Peu importe les moyens
existent. Se renseigner corde d'ascension. d'accroche du moment
auprès des centres de Kit de secours. qu'ils sont fiables.
formation
DESCENTE DU BLESSÉ
TECHNIQUE MATÉRIEL REMARQUES
Différentes méthodes E.P.I de grimper,
existent. Se renseigner corde d'ascension.
auprès des centres de Kit de secours.
formation
DOSSIER No CODE
DESCRIPTION DE CHANTIER INFORMATIQUE
DONNEUR D’ORDRE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ADRESSE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..........................................
RESPONSABLE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
TÉLÉPHONE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
CHANTIER : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ADRESSE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..........................................
TÉLÉPHONE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ARBRES
espèces nombres hauteur circonférence remarques
moyenne moyenne
TYPE DE TRAVAIL : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
DESTINATION DES DÉCHETS : . . . . . . . . . . . . . . . . . .
CONTRAINTES MATÉRIELLES : . . . . . . . . . . . . . . . . .
PRESCRIPTIONS SPÉCIALES : . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..........................................
..........................................
..........................................
À ÉXÉCUTER AVANT LE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
DATE : . . . . . . . . . . . . . . SIGNATURE :
ORGANISATION DU CHANTIER
1) AUTORISATIONS À DEMANDER : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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ORGANISMES À PRÉVENIR : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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2) NOMBRE D’INTERVENANTS :
GRIMPEURS AU SOL
3) ÉXÉCUTANTS :
5) DURÉES : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
HORAIRES : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6) DATES PROGRAMMÉES : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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HÉBERGEMENT : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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TÉLÉPHONE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
RESTAURATION : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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TÉLÉPHONE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
POMPIERS
POLICE SECOURS
HÔPITAL
ENTREPRISES
ENTREPRISE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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DATE DE LA VISITE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
EFFECTUÉE PAR : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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5) La trousse de secours
(Obligatoire sur le lieu de travail selon l'article
R. 232.1.6 du Code du Travail)
FAFSEA
153, rue de la pompe
75179 PARIS Cedex 16