Exoint
Exoint
Licence
Bruno Deschamps
Version .
1
fp (x) =
(1 + x)1+1/p
Exercice .— Sur quels intervalles y-a-t-il convergence uniforme pour la suite (fn )n lorsque :
2n x
a) fn (x) = pour x ∈ R.
1 + n2n x2
n n+1
b) fn (x) = 4n (x2 − x2 ) pour x ∈ [0, 1].
Exercice .— Etudier sur [0, +∞[ la convergence simple et uniforme de la suite de fon ions (un )n
définie par
un (x) = xn ln x
Exercice .— Etudier sur [0, 1] la convergence simple et uniforme de la suite de fon ions (un )n
définie par
x
un (x) =
n(1 + xn )
1
Exercice .— Pour n ≥ 0 et x ∈ R, on pose un (x) = .
(1 + x2 )n
a) Etudier la convergence simple et uniforme de la suite (un )n sur ] − ∞, a] ∪ [a, +∞[ pour a > 0.
b) Même que ion sur R.
1
Exercice .— Pour n ≥ 0 et x > 0, on pose un (x) = x2 sin et un (0) = 0.
nx
a) Etudier la convergence simple et uniforme de la suite (un )n sur [−a, a] pour a > 0.
b) Même que ion sur [0, +∞[.
x −n
Exercice .— Soit fn : R+ −→ R définie par fn (x) = 1 + .
n
a) Etudier la limite simple de la suite (fn )n .
b) Montrer que, pour tout x > 0, la suite (fn (x))n e ri ement décroissante et en déduire que
fn (x) > lim fn (x)
n
Exercice .— Soit (Pn )n une suite de fon ions polynomiales qui converge uniformément sur R
vers une fon ion f . Montrer que f e nécessairement une fon ion polynomiale.
Exercice .— Soient (fn )n et (gn )n deux suites de fon ions d’un intervalle I vers R, qui con-
vergent uniformément vers des fon ions f et g supposées bornées. Montrer que la suite (fn gn )n
converge uniformément vers la fon ion f g.
Exercice .— Montrer que la limite uniforme d’une suite de fon ions uniformément continues
d’un intervalle I vers R e elle-même une fon ion uniformément continue.
Exercice .— Etablir que la limite simple d’une suite de fon ions convexes d’un intervalle I
vers R e convexe.
Exercice .— Soient fn : [0, 1] −→ R des fon ions décroissantes et continues telles que la suite
(fn )n converge simplement vers la fon ion nulle. Montrer que cette convergence e uniforme.
Exercice .— (Théorème de Dini) On considère une suite décroissante (fn )n de fon ions contin-
ues d’un segment [a, b] dans R et qui converge vers la fon ion nulle. On désire montrer que la
convergence e en fait uniforme.
a) Ju ifier l’exi ence de limn ||fn ||∞ .
b) Montrer que, pour tout n ≥ 0, il exi e xn ∈ [a, b] tel que ||fn ||∞ = fn (xn ).
c) En observant que pour tout p ≤ n, fn (xn ) ≤ fp (xn ), montrer finalement que limn ||fn ||∞ = 0.
Exercice .— Soit fn : [0, 1] −→ R définie par fn (x) = n2 x(1 − nx) si x ∈ [0, 1/n] et fn (x) = 0 sinon.
a) Etudier la convergence simple de la suite (fn )n .
Z1
b) Calculer fn (t)dt. Y a-t-il convergence uniforme de la suite (fn )n ?
0
c) Etudier la convergence uniforme de (fn )n sur [a, 1] avec a > 0.
1
Exercice .— Soit fn : R+ −→ R définie par fn (x) = x + . Montrer que la suite (fn )n converge
n
uniformément mais pas la suite (fn2 )n .
Exercice .— Soit f : R −→ R une fon ion deux fois dérivable et de dérivée seconde bornée.
Montrer que la suite des fon ions (gn )n où
1
gn (x) = n f x + − f (x)
n
0
converge uniformément vers f .
Exercice .— Soit f (x) = 2x(1 − x) pour x ∈ [0, 1]. Etudier la convergence de la suite (fn )n où fn
e l’itérée n-ième de la fon ion f .
Exercice .— Soit (fn )n la suite de fon ions définies sur R+ par, f0 (x) = x et, pour tout n ≥ 0,
x
fn+1 (x) =
2 + fn (x)
Etudier la convergence simple et uniforme de la suite (fn )n sur R+ .
Exercice .— Etudier la convergence simple et uniforme sur R de la suite de fon ions (fn )n
données par fn (x) = sinn (x) cos(x).
Exercice .— a) Montrer que la suite de fon ions fn (x) = x(1+nα e−nx ) définies sur R+ pour α ∈ R
et n ≥ 0, converge simplement vers une fon ion f à déterminer.
Exercice .— On définit la suite de fon ions (un )n de [0, 1] vers R par u0 (x) = 1 et, pour tout
n ≥ 0, Zx
un+1 (x) = 1 + un (t − t 2 )dt
0
xn+1
a) Montrer que, pour tout x ∈ [0, 1], 0 ≤ un+1 (x) − un (x) ≤ .
(n + 1)!
X 1
b) En déduire que pour n, p ≥ 0, ||un+p − un ||∞ ≤ .
k!
k≥n+1
c) Etablir que pour tout x ∈ [0, 1], la suite numérique (un (x))n e de Cauchy.
0
d) Etablir que la suite (un )n converge uniformément vers une fon ion u non nulle vérifiant u (x) =
u(x − x2 ).
Exercice .— On note E l’ensemble des fon ions f : [0, 1] −→ R+ continues. Pour tout f ∈ E, on
pose Z xp
Φ(f )(x) = f (t)dt
0
On considère la suite de fon ions (fn )n définie par f0 = 1 et, pour tout n ≥ 0, fn+1 = Φ(fn ).
a) Etudier la suite (fn )n .
b) Si l’on note f = limn fn , trouver une équation différentielle dont f e solution. Y a-t-il unicité
de la solution nulle en 0 ?
Sommes de Riemann
Exercice .— Déterminer la limite de la suite (un )n lorsque, pour n ≥ 1,
n n n n
X 1 X n 1 X 1 1 X 1
a) un = , b) un = 2 2
, c) u n = √ √ , d) un = √ √ √ .
n+k n +k n k=1 n + k n k=1 k + n − k
k=1 k=1
2n n−1
X k X kα
e) un = , f) u n = (α > 0).
n2 + k 2 nα+1 + k α+1
k=1 k=0
1 1 1 1
Exercice .— Déterminer lim un = √ +√ +√ + ··· + √ .
n n2 + 2n n2 + 4n n2 + 6n 3n2
Z 2
Exercice .— a) Calculer l’intégrale log xdx.
1
sup
b) pour n ≥ 1, expliciter Rn , la n-ième somme de Riemann supérieure associée à la fon ion
x 7−→ log x sur le segment [1, 2]. Que vaut lim Rn ?
sup
n
!1/n
(2n)! 4
c) En déduire que lim = .
n nn n! e
Exercice .— En utilisant les sommes de Riemann pour une fon ion bien choisie, montrer que
1 √
n
11 22 · · · nn n2 'n 1/4
e
tar an(t)dt.
0
Changement de variables
Exercice .— Déterminer les primitives suivantes :
Z Z Z 2t Z Z Z
dt ln tdt e dt dt dt dt
a) √ √ b) 2
c) t
d) √ e) 2
f) √ g)
t + t 3Z t + tZ(ln t) e +1 t t2 − 1 t + t (ln t) t ln t + 1
Z
dt ln tdt √ Z √
2 dt j) 2
h) √ i) 1 − t t 1 − t 2 dt.
et + 1 t
r
2−x
Exercice .— En effe uant le changement de variables t = , déterminer la valeur de
Z 8/5 x−1
dx
p .
4/3 x (2 − x)(x − 1)
Exercice .— On considère une fon ion continue f : R −→ R telle que, pour tout x ∈ R,
Z1
f (xt)dt = 0. Montrer que f e indentiquement nulle.
0
Z π/4 Z π/4
Exercice .— a) Montrer que ln(cos t)dt = ln(cos(π/4 − t))dt.
0 0
Z π/4
b) En déduire la valeur de ln(1 + tan t)dt.
0
Z π/2 Z π/2
cos t sin t π
Exercice .— a) Montrer que dt = dt = .
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t 4
Z 1
dt
b) En déduire la valeur de √ .
0 t + 1 − t2
Exercice .— On considère une fon ion continue f : [a, b] −→ R telle que pour tout x ∈ [a, b],
f (a + b − x) = f (x). Montrer que
Z b Z b
a+b
xf (x)dx = f (x)dx
a 2 a
Exercice .— a) Montrer que si f : [0, 1] −→ R e une fon ion continue alors
Zπ
π π
Z
tf (sin t)dt = f (sin t)dt
0 2 0
a) Calculer, en fon ion de I(a, b), les quantités I(−b, −a), I(a−1 , b−1 ) et I(a−1 , a).
b) Calculer I(a, b) quand a, b > 1 en utilisant le changement de variables t = x + 1/x puis v = 1/t.
c) Montrer, finalement, que la relation ainsi obtenue re e valable si l’on suppose ju e ab > 0.
u2 − 1 c
= au + b +
2u − 1 2u − 1
0
x2 − 1
Z
b) Calculer dx.
−1 2x − 1
0
cos3 t
Z
c) Grâce à un changement de variable trigonométrique, en déduire la valeur de dt.
−π/2 1 − 2 sin t
Exercice .— Pour une fon ion continue f : R −→ R donnée, ju ifier que les fon ions g : R −→
R suivantes sont de classe C 1 et exprimer leur dérivée :
Z x2
a) g(x) = f (t)dt.
2x
Zx
b) g(x) = xf (t)dt.
0
Zx
c) g(x) = f (t + x)dt.
0
Z 2x
sht
Exercice .— Etudier la fon ion f (x) = dt.
x t
Exercice .— Pour f : [0, 1] −→ R une fon ion continue donnée, on définit F : [0, 1] −→ R par
Z 1
F(x) = min(x, t)f (t)dt
0
00
a) Montrer que F e de classe C 2 et calculer F .
Z xZ 1
b) En déduire que F(x) = f (t)dtdu.
0 u
Exercice .— Pour une fon ion continue g : R −→ R donnée, on pose, pour tout x ∈ R,
Zx
f (x) = sin(x − t)g(t)dt
0
Z x
0
a) Montrer que f e dérivable et que f (x) = cos(x − t)g(t)dt
0
00
b) Montrer que f e solution de l’équation différentielle y + y = g(x).
c) Achever la résolution de cette équation différentielle.
Exercice .— On considère une application continue f : R −→ R vérifiant que pour tout x, y ∈ R,
Z 2y+x
f (x) − f (y) = f (t)dt
2x+y
c) Montrer que f e de classe C ∞ sur R+ − {0, 1} mais qu’elle e ju e C 1 sur [0, +∞[.
d) Etudier les variations de f et tracer sa courbe représentative.
Z 2x t
e
Exercice .— Montrer que la fon ion f (x) = dt e définie et dérivable sur R∗ et déter-
x t
miner lim f (x).
x→0
Exercice .— Pour une fon ion f : R −→ R de classe C 1 donnée, on définit pour x , 0,
1 x
Z
g(x) = f (t)dt
x 0
Suites d’intégrales
Z 1
dt
Exercice .— Pour tout n ≥ 0, on pose In = .
0 1 + tn
a) Calculer I0 , I1 et I2 .
b) Montrer que la suite (In )n e ri ement croissante.
c) En utilisant, par exemple, le théorème de convergence dominé, montrer que lim In = 1.
n
Z 1
ln 2 1
d) Montrer que, pour tout n ≥ 1, on a 1 − In = − ln(1 + t n )dt.
n n 0
Z 1
e) Montrer que, pour tout réel u > −1, on a ln(1 + u) ≤ u. En déduire que lim ln(1 + t n )dt = 0.
n 0
ln 2 1
f) Prouver finalement que In = 1 − +o .
n n
Z π/2
a) Montrer que pour tout n ≥ 0, on a Wn = sinn (x)dx.
0
b) Montrer que la suite (Wn )n e ri ement décroissante.
c) A l’aide d’une intégration par partie, trouver, pour n ≥ 0, une relation de récurrence liant Wn+2
et Wn . En déduire, pour tout entier p ≥ 0, une expression simple de W2p et W2p+1
π
d) Montrer que, pour tout n ≥ 0, on a Wn Wn+1 = .
2(n + 1)
1 W
f) Prouver que, pour tout n ≥ 0, on a 1 − < n+1 < 1. et en déduire un équivalent simple de
n+2 Wn
Wn .
) Montrer que
n
1 2
Y
lim 1− =
n 4k 2 π
k=1
(Formule de Wallis)
n!en
) On considère la suite (un )n définie pour n ≥ 1 par un = et la suite auxiliaire (vn )n définie
nn+1/2
pour n ≥ 2 par vn = log un − log un−1 .
1
a) Exprimer simplement vn en fon ion n et donner un développement limité à l’ordre 2 en de
n
la suite (vn )n .
X
b) En déduire que la série vn e convergente et, par suite, qu’il exi e un réel K > 0 tel que
n √
n
n! 'n K n.
e
c) En utilisant cet équivalent, calculer un équivalent simple de la suite (W2p )p . En déduire que
√
K = 2π et, par suite, que n √
n
n! 'n 2πn
e
(Formule de Stirling)
) On se propose d’étudier ici le comportement du volume d’une boule de rayon fixé quand on
fait varier la dimension de l’espace. Plus précisément, on se fixe un réel R > 0 et pour tout entier
n ≥ 1 on considère dans Rn la boule Bn de centre O et de rayon R :
n
Y
d) Prouver finalement que, pour tout entier n ≥ 1, on a Vn = Wi (2R)n et, par suite, que pour
i=1
πk 2k k!
k ≥ 1 V2k = R et que pour k ≥ 0, V2k+1 = 22k+1 πk R2k+1 . Expliciter V1 , V2 , V3 et V4 .
k! (2k + 1)!
e) En utilisant la formule de Stirling, donner des équivalents simples des suites (V2k )k et (V2k+1 )k .
f) En déduire que limn Vn = 0.
g) Montrer que, soit la suite (Vn )n e décroissante, soit il exi e un rang n0 tel que la suite (Vn )n
soit croissante jusqu’au rang n0 , puis décroissante.
h) Donner les valeurs de R pour lesquelles la suite (Vn )n e décroissante.
i) Que vaut le rang n0 de la que ion .g. quand R = 1?
1
(1 − x)n x
Z
Exercice .— Pour n ∈ N, on pose In = e dx.
0 n!
a) Montrer que la suite (In )n converge vers 0.
1
b) Montrer que, pour n ≥ 0, on a In = +I .
(n + 1)! n+1
n
X 1
c) En déduire que e = lim .
n k!
k=0
Z e
Exercice .— Pour n ∈ N, on pose In = (ln x)n dx.
1
a) Calculer I0 et I1 .
b) Etablir une relation liant In et In+1 .
e
c) En déduire que pour tout n ≥ 0, 0 < In < .
n+1
d) Déterminer la limite puis un équivalent simple de la suite (In )n .
e) Soit (un )n une suite réelle définie par u0 = a et pour tout n ≥ 0,
un+1 = e − (n + 1)un
On suppose que a , I0 . En étudiant la suite Dn = |un − In |, montrer que lim |un | = +∞.
n
Z 1
dt
Exercice .— a) Calculer .
0 1 + t2
Z 1X n Z 1 2n+2
2 k π n t
b) Etablir que, pour tout n ≥ 0, (−t ) dt = + (−1) 2
dt.
0 4 0 1+t
k=0
n
X (−1)k π
c) En déduire que lim = .
n 2k + 1 4
k=0
Z π
cos(nt)
Exercice .— Pour n ≥ 0, on considère la fon ion In (x) = dt.
0 1 − x cos t
) Déterminer le domaine de définition de In (x).
.a) On se donne un réel a ∈]0, π[. En effe uant le changement de variable u = tan(t/2), calculer
les deux intégrales Za Za
1 cos t
dt et dt
0 1 − x cos t 0 1 − x cos t
(Ind. pour la deuxième intégrale, pour x fixé, on pourra déterminer quatre réels a, b, c et d tels
1 − u2 au + b cu + d
que = + .)
(1 + u 2 )((1 − x) + (1 + x)u 2 ) 1 + u 2 (1 − x) + (1 + x)u 2
.b) En déduire une expression simple de I0 (x) et I1 (x).
.a.) Trouver une relation liant In+2 (x) + In (x) et In+1 (x).
π √ n
.b) En déduire que In (x) = √ 1 − 1 − x2 .
xn 1 − x2
en+1 m + 1
a) Montrer que In,m+1 = − I .
n + 1 n + 1 n,m
b) Calculer In,0 , pour tout n ≥ 0.
m+1
X m! (−1)m+1 m!
n+1 k+1
c) En déduire que In,m = e (−1) + .
(n + 1)k (m − k + 1)! (n + 1)m+1
k=1
a) Montrer que, pour tout n ≥ 1, on a 0 ≤ In ≤ (log 2)n et en déduire la limite de la suite (In )n .
b) A l’aide d’une intégration par parties, montrer que, pour tout n ≥ 1, on a
!
2 In+1
In = (log 2)n+1 1 −
n+1 2(log 2)n+1
2 In+1
c) En déduire que, pour tout n ≥ 1, on a 0 ≤ In ≤ (log 2)n+1 et déterminer alors lim .
n+1 n (log 2)n+1
2
d) Prouver finalement que In 'n (log 2)n+1 .
n+1
4 4n + 6
In+2 (x) = In (x) − In+1 (x)
x2 x2
a..) En déduire que, pour tout n ≥ 0, il exi e un polynôme à coefficients entiers Pn ∈ Z[x] tel que
1
In (x) = (ex Pn (x) − e−x Pn (−x))
x2n+1
a..) Expliciter une relation de récurrence satisfaite par Pn , Pn+1 et Pn+2 et en déduire que le degré
de Pn e égal à n.
b) Soit r ∈ Q∗ , r = p/q avec p ∈ N et q ∈ Z∗ . On suppose qu’il exi e a, b ∈ N∗ tel que er = a/b et l’on
pose D = abp3 .
Intégrales à paramètres
x2n+1 1
Z
n
Fn (x) = n (1 − t 2 ) cos(xt)dt
2 .n! 0
b) En déduire que, pour tout n ∈ N, il exi e deux polynômes Pn ∈ Z[X] et Qn ∈ Z[X] tels que
) On suppose maintenant que π2 soit un nombre rationnel et l’on écrit donc π2 /4 = p/q où p et q
sont deux entiers ri ement positifs. On définit alors la suite
a) Montrer que, pour tout n ≥ 0, le réel q2n In e un nombre entier et que l’on a
r 2n Z1
p p 1 πt
2n
q In = (1 − t 2 )2n cos dt
q 2 (2n)! 0 2
r
p p 2n 1
b) En déduire que, pour tout n ≥ 0, q2n In ≤ ( ) et, par suite, que lim q2n In = 0.
q 2 (2n)! n
Exercice .— (Putnam Prize competition) On veut montrer ici que si t ∈ R e tel que pour tout
n ≥ 1, nt ∈ Z alors t ∈ N.
On se donne un entier N ≥ 1 et l’on considère, pour x > −N , f (x) = (N + x)t . Pour k entier, on
définit la k-ième différence (∆k f ) comme étant la fon ion obtenue par la relation de récurrence
b) On pose k = [t] + 3. Montrer qu’il exi e u0 > 0 tel que pour tout u > u0 , |f (k) (u)| ≤ u −2 .
c) Montrer que, pour tout entier n > u0 , on a |(∆k f )(n)| < 1 et donc que (∆k f )(n) = 0.
d) Prouver finalement qu’il exi e k0 ∈ {0, · · · , k} tel que t = k0 .
u2 λ µ
= +
(1 + u 2 )(1 + x2 u 2 ) 1 + u 2 1 + x2 u 2
e continue.
c) En opérant le changement de variable u = tan t et en utilisant la que ion A/, calculer explicite-
Zβ
tan2 t 0
ment 2 tan2 t
dt. En déduire que f (x) = 2xI(x) pour tout x ∈ D.
0 1 + x
d) Donner finalement une expression simple pour f (x) et montrer que cette fon ion e prolonge-
able par continuité à R tout entier.
Exercices variés
Exercice√ .— On considère une fon ion continue f : [0, 1] −→ R telle que la fon ion t 7−→
f (t) + f ( 1 − t 2 ) ne s’annule pas.
Z π/2 Z π/4
f (sin x) dx
Calculer dx. En déduire la valeur de sin x +1
.
0 f (cos x) + f (sin x) −π/4 e
a) Ju ifier que les intégrales définissant la suite (In )n sont bien définies.
b) Calculer I1 .
c) En utilisant des formules de trigonométrie, évaluer In+1 − In pour n ≥ 1.
d) En déduire la valeur de In pour tout n ≥ 1.
/ On se donne une fon ion f : [0, π/2] −→ R de classe C 1 . Grâce à une intégration par parties
Z π/2
et un passage à la limite, montrer que lim f (t) sin(nt)dt = 0.
n 0
cos t 1
f (t) = −
sin t t
En effe uant, par exemple, un développement limité en 0, montrer que f se prolonge en une
fon ion de classe C 1 sur [0, π/2].
Z π/2
sin(2nt)
b) Montrer que, pour tout n ≥ 1, l’intégrale Jn = dt e bien définie.
0 t
c) Exprimer In − Jn grâce à la fon ion f et, en utilisant la que ion /, en déduire la valeur de
lim Jn .
n
Zx
sin t
/ a) Grâce à une intégration par parties, montrer que la fon ion x 7−→ dt possède une
Zx 1 t
sin t
limite en +∞. Prouver qu’il en e de même pour la fon ion x 7−→ dt.
0 t
Z +∞ Zx
sin t sin t
b) En utilisant la que ion .c., calculer finalement dt = lim dt.
0 t x→+∞ 0 t
Exercice .— (Longueur d’une courbe) On considère une application f : [a, b] −→ R et, pour
une subdivision s : a = x0 < x1 < · · · < xn = b de [a, b] donnée, on appelle longueur de f associée à s
le réel
Xn q
Ls (f ) = (xi − xi−1 )2 + (f (xi ) − f (xi−1 ))2
i=1
On dit que la courbe de f possède une longueur s’il exi e un réel `(f ) tel que, pour tout ε > 0
il exi e un réel δ > 0 tel que pour toute subdivision s de [a, b] on ait
Après avoir expliqué ce que représente intuitivement le réel `(f ), montrer que, si f e de
classe C 1 , alors la courbe de f possède une longueur et que l’on a
Z bq
0
`(f ) = 1 + f (t)2 dt
a
Exercice .— On considère des nombres complexes z1 , · · · , zn et l’on veut montrer qu’il exi e
une partie I ⊂ {1, · · · , n} telle que
n
X 1X
zk ≥ |zk |
π
k∈I k=1
X n
X
zk ≥ rk cos(θ − θk )h(θ − θk )
k∈Iθ k=1
Z 2π n
X
b) Déduire le résultat annoncé en calculant ϕ(θ)dθ pour ϕ(θ) = rk cos(θ − θk )h(θ − θk ).
0 k=1
c) Montrer que la con ante 1/π e optimale si l’on désire une inégalité valable pour tout entier
n.
(Indication. Pour n ≥ 2 donné, on pourra considérer les racines n-ième de l’unité µk (n) et considérer une
P
partie In ⊂ {0, · · · , n − 1} telle que k∈In µk (n) soit maximale.)