Injy Heshmat L2 - G1
Droit des obligations II
Séance 4: La responsabilité des parents du fait de leur enfant mineur
Résolution de cas pratique 1
En l’espèce, il s’agit d’un enfant âgé de 10 ans dont les parents sont divorcés et part à
chaque week-end à la campagne avec sa mère. Un jour il ouvre la clôture du champ de leur
voisin puis les bêtes échappent et ceci ne parvient pas à récupérer toutes ses bêtes.
Il s’agit maintenant de se demander si ou non leur voisin est en mesure d’obtenir
réparation du préjudice qui en résulte ?
Afin d’y répondre, nous allons nous pencher sur la caractérisation du dommage subit
(I), si ou non les parents sont en mesure d’avoir leur responsabilité engager (II), puis
l’écartement de l’exonération de la responsabilité des parents (III)
I. La caractérisation du dommage subit
Sous le mécanisme posé par l’article 1242 du code civil, on est responsable non
seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé
par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde.
Non seulement, mais pour constater l’indemnité possible, trois éléments doivent
émerger ; le dommage, le fait générateur et le lien de causalité entre les deux. Pour
caractériser un dommage on repose sur la perception contemporaine des choses qui indique
qu’on doit constater le dommage même puis les conséquences de ceci, s’agit-elle de
conséquences patrimoniales ou des conséquences extra-patrimoniales. Mais pour qu’un
dommage st indemnisable il doit présenter un nombre de caractères qui sont: la certitude, la
personnalité du dommage, la légitimité, non indemnisé et direct.
En l’espèce, le voisin à perdu quelques unes de ces bêtes. De plus, le préjudice est
certain car il a actuellement été subit par la victime. Il est personnel car ses bêtes font partie
de son patrimoine. Il est légitime et non encore indemnisé car cette perte du patrimoine n’est
pas encore compenser et finalement il est direct car c’est lui même.
En conclusion, le voisin de l’enfant âgé de 10 ans à subit un préjudice à conséquences
patrimoniale donc il y a une diminution du patrimoine de ceci et de telle le dommage qu’il a
subit est en mesure d’être indemnisable.
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II. L’engagement de la responsabilité des parents
En droit, selon l’alinéa 4 de l’article 1242, le père et la mère, en tant qu'ils exercent
l'autorité parentale, sont solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants
mineurs habitant avec eux. De ceci émerge deux conditions tenant aux parents (A) et deux
conditions tenant à l’enfant (B).
A) Les conditions tenant aux parents
i. L’autorité parentale
Par principe, l’autorité parentale est exercée conjointement par le père et la mère. Ce
n’est que de manière exceptionnelle que l’autorité parentale est exercée par un seule parent
notamment lorsque la filiation est établit entre un seul ou l’autorité parentale est déchu par les
2 parents. Si l’autorité parentale n’est exercée que par un des 2 parents c’est sur lui qui pèse
la responsabilité.
En l’espèce, rien indique un lien de filiation rompu entre l’enfant et un de ses parents
même en cas de divorce.
De telle, l’autorité parentale des parents est établie entre l’enfant et ses parents
divorcés conjointement.
Cependant, cette condition en elle même ne suffit pas, on nécessite que celle-ci soit compléter
avec une condition de cohabitation.
ii. La cohabitation
Selon l’arrêt du 20 Janvier 2000, la deuxième chambre civile de la cour de cassation
retient qu’en effet, ni le changement de résidence pour quelques jours, ni les distances entre
les résidences des parents, ne font cesser la cohabitation entre l'enfant et le parent chez lequel
est fixée sa résidence habituelle.
En l’espèce, l’enfant à des parents divorcés et durant le week-end, il part avec sa mère
à la campagne.
En conclusion, vu la nature de la relation entre les parents qui sont divorcés, la nature
de la résidence de l’enfant qui est alternative entre les parents. Il semble que la condition de
la cohabitation est satisfaite à l’égard de l’enfant.
B) Les conditions tenant à l’enfant
i. La minorité de l’enfant
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Selon l’article 414 du code civil, La majorité est fixée à dix-huit ans accomplis ; à cet
âge, chacun est capable d'exercer les droits dont il a la jouissance.
En l’espèce, l’enfant en question est âgé de dix ans.
En conclusion, l’enfant est un mineur puisqu’il n’a pas encore atteint les dix-huit ans.
ii. Le mineur causant le dommage
Dans un arrêt du 10 Mai 2001 de la deuxième chambre civile de la cour de cassation
sous entendu l’arrêt Levert clarifie sa position en estimant que la responsabilité de l’enfant
n’est pas un pré-requis de la responsabilité des parents. Malgré cette non responsabilité de
l’enfant, les parents sont responsables, la seule condition est que l’enfant est le seul fait
causale du dommage, le mineur n’a pas d’obligations d’indemnisation, il n’y a pas de titre
juridique et donc la seule possibilité pour la victime est de poursuivre les parents.
En l’espèce, le mineur a causer un dommage à son voisin en étant la raison pour
laquelle il a perdu certains de ses bêtes.
En conclusion, puisque la totalité des quatre conditions de l’établissement de la responsabilité
des parents à l’égard de leur enfant sont remplies, il demeure possible à la victime de saisir
les parents du mineur en justice pour réparation de son dommage subit.
III. L’écartement de l’exonération de la responsabilité des parents
Le principe est que la responsabilité des parents n’exclue pas celle du mineur. C’est
un mécanisme d’addition de responsabilité, les parents ne peuvent donc pas substituer leur
enfant. Toutefois, Les parents peuvent tenter a s’exonérer de cette responsabilité compte tenu
de la jurisprudence Levert, puisque la responsabilité n’est plus un pré-requis de la
responsabilité des parents. Donc seule les parents peuvent être responsables a exclusion de la
responsabilité de l’enfant. Ces cas sont la force majeure, le fait d’un tiers et la faute de la
victime. Mais, ce qui est particulier à la position des parents est la question de la place de leur
propre faute dans le mécanisme, en d’autre terme est-ce que les parents peuvent se prévaloir
de l’absence de faute pour exclure leur responsabilité.
Le 19 février 1997, dans un arrêt Bertrand de la deuxième chambre civile, la Cour de
cassation revient sur cette positon et affirme à texte constant, elle a renversé le sens de l’arrêt,
la preuve de l’absence de faute des parents n’est plus exonérée de la responsabilité des
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parents. C’est un régime de responsabilité qui est déconnecté de l’idée de faute. Les parents
sont systématiquement responsables des dommages causés par leur enfant.
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