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Programme SVT 3ème : Vie et Terre

LECONS SVT

Transféré par

mbagnick ndiaye
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SOMMAIR

1
PROGRAMME EN VIGUEUREEN CLASSE DE TROISIEME
Sciences de la Vie et de Terre

PREMIERE PARTIE : SCIENCES DE LA VIE (58 Heures)


Leçons TITRE DES LEÇONS Durée Page
THEME I : FONCTION DE RELATION (12 heures)
Leçon 1 Le fonctionnement du système nerveux 8H 5
Leçon 2 Etude de la vision 4H 13
THEME II : FONCTION DE NUTRITION 24 heures
Leçon 3 La respiration chez l’espèce humaine 8H 19
Leçon 4 Les phénomènes énergétiques accompagnant la respiration 6H 26

Leçon 5 La fermentation ; un autre moyen de se procurer de l’énergie 4H 28


Leçon 6 Le rôle du rein dans l’excrétion urinaire et la régulation du milieu intérieur 6H 31

THEME III : IMMUNITE / DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME IMMUNITAIRE :


CAS DE L’INFECTION AU VIH / SIDA (22 heures)

Leçon 7 L’immunité et la réponse immunitaire 6H 38


Leçon 8 Le système immunitaire 4H 44
Leçon 9 Un autre exemple de spécificité immunologique 4H 47
Leçon 10 Aide à l’immunité 4H 51
Leçon 11 Dysfonctionnement du système immunitaire : cas de l’infection au VIH 4H

DEUXIEME PARTIE : SCIENCES DE LA TERRE (20 Heures)


THEME IV: LA TECTONIQUE DES PLAQUES ET LA FORMATION DES ROCHES
METAMORPHIQUES (14heures)

Leçon 12 La tectonique des plaques 8H 57


Leçon13 La formation des roches métamorphiques 6H 65
THEME V : LE CYCLE DES ROCHES (02 heures)
Leçon 14 le cycle des roches 2H 71
THEME VI : LA CHRONOLOGIE (04 heures)
Leçon 15 La chronologie en géologie 4H 72

2
AVANT-PROPOS
Ce nouveau fascicule des Sciences de la Vie et de la Terre du cycle moyen de la classe de
troisième de l’enseignement général est le fruit d’un travail soutenu, mené par un groupe de
professeurs de SVT craie en main de l’IEF de Grand-Dakar et des parcelles assainies:
- Abdoulaye Gueye, professeur de SVT au CEM HLM 4/C,
- Fatoumata Sy, professeur de SVT au CEM HLM 4/C,
- Dominique Diouf, professeur de SVT au CEM Ibrahima Badara Mbaye Kaba,
- Ibrahima Camara, professeur de SVT CEM Amadou Trawaré,
- Elimane Faye, professeur de SVT CEM Amadou Trawaré,
- Daba Tine, professeur de SVT au lycée moderne de Dakar,
à la suite de rencontres périodiques de cellules pédagogiques pour une amélioration des
enseignements apprentissages adaptés aux objectifs visés par le nouveau programmes.
Sa spécificité majeure est, contrairement aux fascicules disponibles sur le marché, qu’il est
conçu et écrit selon l’Approche par Compétence (APC) et ce, conformément aux instructions
officielles. Cette approche, sans remettre en cause l’importance des connaissances
scientifiques, met en exergue la nécessité de développer chez les élèves, des compétences
d’ordre éducatif et méthodologique.
La mise en œuvre de ce fascicule exige une nouvelle posture chez les professeurs de SVT,
posture qui privilégie :
- un enseignement selon les méthodes actives favorisant la construction du savoir par
l’élève lui-même (sous l’impulsion indispensable de son professeur), et l’autonomisation
progressive de l’élève ;
- un recours plus fréquent à l’évaluation formative.
Pour aider le professeur dans sa noble et exaltante mission, le fascicule propose des activités
pour chaque thème, chacune en rapport avec les compétences visées par la leçon.
Certaines de ces activités peuvent être faites par les élèves en préparation du cours, facilitant la
mobilisation des acquis, tant cognitifs que méthodologiques ; d'autres peuvent trouver leur
place pendant le cours ; d'autres enfin peuvent être données comme travail complémentaire, à
faire hors du temps d'enseignement, pour consolider les nouveaux acquis.

L'organisation de ces activités de recherche et de manipulation, finalisée par une production


écrite des élèves, favorise la concrétisation de la centralité de l’élève afin de faciliter ensuite
l'apprentissage des leçons.

Dès lors j’invite les professeurs à faire preuve d’initiative et de capacité d’adaptation en
fonction des contextes socio-éducatifs dans lesquels ils exercent.

Je profite de l’occasion que m’offre l’édition de ce nouveau fascicule pour exprimer, à l’endroit
de tous les professeurs qui se sont engagés dans la conception et la réalisation de ce travail,
toute ma gratitude et toutes mes félicitations pour les efforts fournis et la qualité du produit final.
Mes remerciements vont également aux chefs d’établissements pour leur appui, leur
disponibilité leurs encouragements et l’assistance qu’ils n’ont cessés de nous apporter depuis la
conception jusqu’à l’édition du fascicule.
Je réitère ma confiance et mes encouragements à tous ces acteurs du système éducatif
sénégalais pour la mise en œuvre de ce nouveau fascicule qui, je l’espère, contribuera
largement au développement du système éducatif de notre pays, le Sénégal.
Monsieur Abdoulaye Gueye, coordonnateur de la cellule mixte de SVT
de l’IEF de GD, en service au CEM HLM 4/ C
3
THEME
THEME1 :1FONCTION DEDE
: FONCTION RELATION
RELATION
LEÇON 1 : LE FONCTONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX

INTRODUCTION :
L’homme vit en relation avec les éléments de son environnement. Il reçoit des informations qui
sont analysées et traitées par le système nerveux avant d’être traduit en comportements.
Comment l’homme perçoit- t-il son environnement ?
Où les messages sensoriels sont-ils élaborés et que deviennent-ils ?
Comment assurer un bon fonctionnement du système nerveux ?
I/ COMMENT L’HOMME PERÇOIT –T-IL SON ENVIRONNEMENT ?
1- LES REACTIONS AUX STIMULI DE L’ENVIRONNEMENT
Activité : Complète le tableau ci-dessous à partir des situations de vie qui y sont décrites.

Situations de vie Réaction des Information à Organe qui


individus l’origine de la a capté
réaction l’information
Modou retire sa main au contact d’un Retrait de la main Chaleur Peau
objet chaud
Le ballon roule doucement et s’arrête Renvoie du ballon Vue du ballon Œil
devant Moussa, ce dernier le renvoie
Nafi commence à saliver en sentant Salivation L’odeur du Nez
l’odeur de son plat préféré. plat
Lors d’une course de 100 mètres, Aly Courir Coup de Oreille
démarre au coup de sifflet. sifflet
Dès la première gorgée, Omar se rend Mettre du sucre Gout du café Langue
compte que son café n’est pas sucré,
il met deux morceaux de sucre dans la
tasse.

TRACE :
L’œil, la peau, le nez, la langue, l’oreille sont nos organes de sens, ils reçoivent des
informations provenant de notre environnement : lumière, température, toucher, odeurs, goût,
sons. Ces informations sont appelées stimuli

Un stimulus est toute information sous forme de signal physique ou chimique auquel un de nos
organes de sens sont sensibles. Chaque organe de sens est spécifique à un type de stimulus :
la lumière pour les yeux; la température pour la peau ; les sons pour l’oreille, l’odeur pour le
nez, le gout pour la langue

L’ensemble de ces réactions qui résultent d’informations provenant de l’environnement est


appelé comportement.

4
2- LES DIFFERENTS TYPES DE COMPORTEMENTS
ACTIVITE : A partir des situations de vie précédentes classe les comportements décrits selon
l’intervention ou non de la volonté.

Comportements volontaires Comportements involontaires


renvoi du ballon retrait de la main
courir salivation
mettre du sucre

TRACE :
La plupart de nos comportements sont des réponses à des stimuli provenant de notre
environnement. Certains de nos actes s’effectuent consciemment : ce sont des comportements
volontaires, exemple : sauter, courir, mettre du sucre, jouer, par contre d’autres actes se font
inconsciemment : ce sont des comportements involontaires ou réflexes. Exemple : saliver à
l’odeur d’un plat, sursauter suite à un bruit sourd, retirer la main au contact d’un objet chaud

II/ OU LES MESSAGES SENSORIELS SONT-ILS ELABORES ET QUE DEVIENNENT-ILS ?

1- LES RECEPTEURS SENSORIELS


ACTIVITE :
Consigne : Complète le tableau ci-dessous à partir de ces situations :
a) Modou retire sa main au contact d’un objet chaud.
b) Le ballon roule doucement et s’arrête devant Moussa, ce dernier le renvoie
c) Nafi commence à saliver en sentant l’odeur de son plat préféré.
d) Lors d’une course de 100 mètres, Aly démarre au coup de sifflet.
e) Dès la première gorgée, Omar se rend compte que son café n’est pas sucre, il
met deux morceaux de sucre dans la tasse.
COMPORTEMENT STIMULI ORGANES SENS RECEPTEURS
DE SENS
Modou retire sa main chaleur peau toucher Terminaisons
nerveuses de la peau
Moussa renvoie la balle Lumière L’oeil La vue Rétine
Nafy commence à saliver odeur Le nez Le gout Terminaisons
nerveuses olfactives
Aly démarre Coup de L’oreille
sifflet L’ouie Oreille interne
Omar met deux morceaux Café La langue Le gout Papilles gustatives
de sucre

TRACE :
A chacun de nos organes de sens correspond un sens ; Il y a cinq sens qui nous permettent
d’entretenir des relations avec le milieu extérieur: l’odeur (nez), le toucher (peau), L’ouie
(oreille), le gout (langue) et la vue (œil). Au niveau de
chaque organe de sens se trouvent des récepteurs sensoriels qui sont des cellules sensibles
à un seul stimulis. Les récepteurs sont :la rétine pour l’œil, Papilles gustatives pour la
langue, Terminaisons nerveuses olfactives pour l’oreille, les terminaisons nerveuses de la
peau pour la peau et Terminaisons nerveuses olfactives pour le nez.

5
2- NAISSANCE ET CONDUCTION DES MESSAGES NERVEUX SENSORIELS
Tous les organes de sens fonctionnent de la même façon : après excitation, les récepteurs
sensoriels réagissent en émettant message appelé message nerveux sensoriel ou influx
nerveux sensitif.

Ces messages sont transmis dans un circuit appelé système nerveux qui comprend le système
nerveux central et le système nerveux périphérique.

- Le système nerveux central ou centre nerveux est l’ensemble formé par le cerveau,
le cervelet, le bulbe rachidien et la moelle épinière. L’encéphale, logé dans la boite
crânienne et formé par le cerveau, le cervelet et bulbe rachidien. La moelle épinière se
présente sous forme de cordon dans la colonne vertébrale.

- Le système nerveux périphérique


est essentiellement constitué de nerfs sous forme de filaments.
III/ COMMENT FONCTIONNE LE SYSTEME NERVEUX ?
1- DANS LE CAS D’UN COMPORTEMENT VOLONTAIRE
Activité : Le document ci-dessous représente le trajet suivi par l’influx nerveux dans le cas d’un
comportement volontaire
Texte : Je vois la boisson, elle me fait envie, je décide de la prendre, je m’approche de la table
et ma main se referme sur le verre. Tout cela me paraît simple et pourtant : Certaines
personnes sont incapables de tels gestes, elles sont paralysées à cause de la destruction d’une
partie de leur cerveau ou de leur moelle épinière (après un accident, une hémorragie, une
congestion cérébrale…).Si les nerfs du bras ont étaient sectionnés, ou détériorés par une
maladie, la personne voudra mais ne pourra pas faire le geste. Le simple fait de fermer les yeux
rend l’entreprise difficile, voire impossible.

6
Quels sont les événements qui interviennent dans un tel geste ?
Les yeux « voient » le verre, Les nerfs optiques (sensitifs) transmettent un message
nerveux sensitif, Le cerveau reçoit des informations, les analyse et donne les ordres, Le
message nerveux moteur arrive à la moelle épinière. Les nerfs du bras conduisent ce
message moteur et les ordres arrivent aux muscles qui se contractent : la main prend le
verre.

7
TRACE : Les organes qui interviennent dans un comportement volontaire sont :

- Un récepteur sensorielle: il reçoit l’information et la transforme en un message nerveux.


- Un nerf sensitif : il conduit le message nerveux sensitif (ou influx nerveux sensitif ou
influx nerveux centripète)
- Un centre nerveux (cerveau) : il reçoit l’influx sensitif, l’analyse et donne des ordres.
- Un nerf moteur: il conduit le message nerveux moteur (ou influx nerveux moteur ou
influx nerveux centrifuge).
- Un effecteur : il réagit en effectuant l’acte volontaire.

Illustration du trajet suivi par l’influx nerveux au cours d’un acte volontaire

Remarque : La destruction partielle ou totale du cortex cérébral élimine le comportement


volontaire car c’est au niveau du cortex qu’on trouve les aires sensitives et les aires motrices

2- DANS LE CAS D’UN COMPORTEMENT INVOLONTAIRE

a. LES ORGANES QUI INTERVIENNENT DANS UN ACTE REFLEXE

- MISE EN EVIDENCE DU CENTRE NERVEUX DU REFLEXE MEDULLAIRE


Analyse les résultats des expériences d’excitation suivantes et tire une conclusion.
8
Expérience 1 : Expérience 2 : Expérience 3 : Expérience 4 :
Cerveau et moelle Cerveau et moelle Cerveau intact moelle Cerveau détruit moelle
épinière intacts, épinière détruite, épinière détruite, épinière intacte,
on excite le pied droit on excite le pied droit on excite le pied droit on excite le pied droit

Retrait du pied droit Aucune réaction Aucune réaction Retrait du pied droit
Analyse 1 : Analyse 2 : Analyse 3 : Analyse 4 :
on a réaction reflexe on a aucune A l’absence de la En présence de la
car les centre réaction car aucun moelle épiniére et moelle épiniére et
nerveux sont ordre n’émane d’un malgré la présence malgré l’absence du
présents centre nerveux du cerveau il n’y a cerveau il y a
aucune réaction réaction
Conclusion :
La moelle épinière est indispensable dans un reflexe, il représente son centre nerveux

-MISE EN EVIDENCE DU RECEPTEUR :


Les expériences ci-dessous ont été réalisées sur une grenouille spinale (grenouille dont le
cerveau est détruit et la moelle épinière intacte)
Expérience 1 : Expérience 2 : Expérience 3:
Excitation de la patte droite patte droite frottée à l’éther Trente minutes après Excitation
puis excitée de la patte droite

retrait du pied droit aucune réaction retrait du pied droit


Analyse 1 : Analyse 2 : Analyse 3 :
Il y a réaction, la peau a Il n’y a pas de réaction. Il y a réaction. L’éther s’est
reçu le stimulus L’influx sensitif n’est pas volatilisé son effet s’est
transmis à la moelle estompé il est temporaire, la
peau retrouve sa réceptivité.
Conclusion: Un récepteur est indispensable dans un acte réflexe.

9
- MISE EN EVIDENCE DES CONDUCTEURS NERVEUX : LES NERFS
Expérience 1 : Expérience 2 : Expérience 3 :
on coupe le nerf sciatique et on on excite le bout périphérique B on excite le bout central A
excite la patte droite

aucune réaction retrait du pied retrait du pied opposé


Analyse 1 : Analyse 2 : Analyse 3 :
Il n y a pas de réaction car Le bout périphérique étant Le bout central est relié à
l’influx nerveux sensitif reliés à un muscle et que ce la moelle qui fait réagir
n’arrive pas à la moelle dernier réagit, on en déduit un autre muscle du côté
épinière. Il ne passe pas. que le nerf qui le relie au opposé, donc l’influx a
muscle est donc centrifuge été conduit vers
l’intérieur. Le nerf auquel
il est relié est donc
centripète
Conclusion :
Le nerf sciatique est un nerf mixte ; il contient à la fois des nerfs (fibres) sensitifs et des
nerfs moteurs. Le nerf sensitif conduit l’influx nerveux sensitif (ou centripète) du
récepteur au centre nerveux alors que le nerf moteur conduit l’influx nerveux moteur (ou
centrifuge) du centre nerveux aux effecteurs

TRACE : Les organes indispensables d’un mouvement involontaire ou réflexe sont :


- Un récepteur sensorielle qui recoit et transforme l’excitation en message nerveux ou
influx nerveux sensitif.
- Des conducteurs nerveux constitués par les nerfs. On a deux types de nerfs :

Les nerfs sensitifs ou centripètes qui relient le récepteur au centres nerveux.

Ils conduisent un influx nerveux sensitif.

Les nerfs moteurs ou centrifuges qui relient le centre nerveux à l’effecteur.

Ils conduisent un influx nerveux moteur.

- Un centre nerveux (moelle épinière) qui transforme l’influx nerveux sensitif en influx
nerveux moteur
- Un effecteur: l’organe ou la glande qui doit réagir

10
b) L’ARC REFLEXE
ACTIVITE : Complète le document ci-dessous représentant le trajet suivi par l’influx nerveux
dans un mouvement involontaire.

TRACE : L’arc reflexe est le trajet ou le chemin suivi par l’influx nerveux depuis l’excitation du
récepteur jusqu’à la réaction.
Le récepteur reçoit l’information et la transforme en message nerveux sensitif qui sera conduit
par le nerf sensitif ou centripète jusqu’au centre nerveux (moelle épinière) qui l’analyse et
donne l’ordre .
Ce message moteur sera conduit par le nerf moteur ou centrifuge jusqu’à l’effecteur qui réagit
par un acte réflexe.

1 3

2
11

4
10

7
9
8
6
Titre :…………………………………………………………………………………

11
IV) DIFFERENCE ENTRE UN ACTE VOLONTAIRE ET UN ACTE REFLEXE
ACTIVITE : Complète le tableau comparatif ci-dessous

Caractéristiques Centre nerveux

Acte volontaire Conscient, voulu, Cerveau


imprévisible

Acte involontaire Inconscient, prévisible, Moelle épinière


automatique, stéréotypé
Bulbe rachidien
Remarque :
Il existe des réflexes innés qui sont communs aux êtres vivants d’une même espèce ou à plusieurs
espèces. « On naît avec ». Exemple : fermeture de la paupière sous la menace d’un danger.
Les réflexes acquis ou conditionnés sont des comportements réflexes qui sont acquis dans le temps
avec la pratique, la répétition et l’entrainement. Exemple : conduire le vélo ;

V. HYGIENE DU SYSTEME NERVEUX


Pour avoir une bonne hygiène du système nerveux, ils ya des comportements individuels et
collectifs à respecter. Il s’agit entre autre de veiller à :
Avoir un sommeil normal,
Faire du sport régulièrement
Avoir une alimentation saine et équilibrée
Pratiquer des activités de loisirs
Se distraire pour évacuer le stress
et d’éviter :

Le surmenage intellectuel
La pollution sonore
La lumière intense et persistante,
Les excitants (thé, café, cola, ….)
Le tabagisme
L’alcoolisme
Les drogues (cana bis, cocaïne, héroïne,…)
L’abus de médicaments.

CONCLUSION
Le système nerveux est indispensable au fonctionnement de l’organisme parce qu’il commande
et coordonne l’activité de tous nos organes. Il est très fragile, c’est pourquoi il faut éviter tout ce
qui est nuisible à son fonctionnement.

12
LECON 2 : L’ŒIL ET LA VISION

INTRODUCTION
L’œil est l’organe de la vision, il est logé dans une cavité creuse du crâne appelée orbite. Il est
sensible à la lumière et nous renseigne sur la taille, la forme et la couleur des objets.
De quoi l’œil est-t-il formé ?
Comment l’œil fonctionne-t-il ?
Quelles sont les anomalies visuelles ?
I/ DE QUOI L’ŒIL EST-T-IL FORME ?
ACTIVITE : Observe puis fais une description du schéma de la figure ci-dessous

L’œil est formé par trois membranes et des milieux transparents. Les membranes sont :
la sclérotique, la choroïde et la rétine, les milieux transparents sont : la cornée, l’humeur
aqueuse, le cristallin et l’humeur vitrée.
La rétine se prolonge vers l’arrière pour former le nerf optique.

TRACE :L’œil est formé par trois membranes et des milieux transparents. De l’extérieur vers
l’intérieur on a :
- la sclérotique : C’est une membrane rigide et opaque. Elle permet de protéger l’œil contre les
chocs du milieu extérieur. La sclérotique est transparente et se prolonge vers l’avant pour
former la cornée appelée blanc de l’œil.
– la choroïde : Elle est de couleur noir et riche en vaisseaux sanguins. La choroïde assure
l’approvisionnement en sang aux différentes structures de l’œil. Elle se prolonge vers l’avant
pour former l’iris de couleur variable qui régularise la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil.
Au milieu de l’iris se trouve une ouverture par laquelle la lumière pénètre dans l’œil : c’est la
pupille
- la rétine : C’est le récepteur de l’œil, les images des objets observées s’y forment. Derrière
l’iris se trouve le cristallin qui est une lentille convergente allongée, il contribue à former
l’image sur la rétine. Le cristallin partage l’œil en deux milieux transparents : l’humeur vitrée et
l’humeur aqueuse. L’œil est relié au cerveau par le nerf optique.

13
II/ COMMENT FONCTIONNE L’ŒIL :
1/ VISION DES OBJETS ELOIGNES :
Le document 1 représente la formation de l’image d’un objet situé à plus de 6 m, c’est-à-dire
éloigné par un œil normal.

…………………………………1 2………………………………
… …

…………………………………………4
……….……………………………………………
……………………………………………………… 3………………………………………..

1/ Sur quelle membrane de l’œil se forme l’image de l’objet observé ?


L’image de l’objet se forme sur la rétine.
2/ Compare l’image à l’objet.
L’image de l’objet sur la rétine est renversée avec une taille réduite.

TRACE : Si on observe des objets éclairés situés à plus de 6m c’est-à-dire éloignés, les rayons
lumineux pénètrent dans la pupille de manière parallèle et l’image formée sur la rétine est
réduite et renversée, la vision est alors nette sans accommodation

2/ VISION DES OBJETS RAPPROCHES


ACTIVITE 1: Regarde un instant un objet éloigné dans la cours de l’école (exemple un arbre),
puis fixe brusquement les écritures sur ton fascicule.
Que remarques-tu?
Les écritures sont floues pendant un instant puis elles deviennent claires.

TRACE : Si on regarde un objet rapproché La vision est floue pendant un instant : l’image ne
se forme alors pas sur la rétine, par la suite, elle devient claire. On dit que la vision est nette
avec accommodation L’œil a donc fourni un effort pour rendre la vision nette : C’est
l’accommodation.

a- COMMENT SE FAIT LE MECANISME DE L’ACCOMMODATION ?


Activité 2: Le document 1 représente le comportement de l’œil au cours de l’accommodation.
Après avoir observé les figures1 et 2, réponds aux questions qui suivent.

14
Vision
nette

Titre: ………………………………………………………

Vision floue
Etape 1
Vision rapprochée

Etape 2
Vision nette

Titre :………………………………………….

1/ / Pourquoi la vision des objets éloignés est-elle nette ?

Parce que l’image se forme sur La rétine


2/ Pourquoi la vision des objets rapprochés est-elle floue ?

Parce que l’image ne se forme pas sur La rétine mais après la rétine
3/Quels sont les modifications observées au niveau de l’œil pendant l’accommodation ?
La face antérieure du cristallin se bombe et le diamètre de la pupille diminue.
4/ A quoi vont aboutir ces modifications ?
Ces modifications vont aboutir à ramener l’image sur la rétine pour rendre la vision nette.

15
TRACE : Pour les objets rapprochés situés à moins de 6 m, l’mage se forme après la rétine
la vision est alors floue. Pour ramener l’image sur la rétine afin de rendre la vision nette, la face
antérieure du cristallin se bombe, ce qui augmente sa vergence. L’accommodation est un
réflexe qui est accompagné par une variation du diamètre de la pupille : la diaphragmation due
au muscle circulaire de l’iris.
A moins de 15 cm l’accommodation devient impossible, la vision reste floue. Cette distance
minimale où l’accommodation ne peut pas être réalisée est appelée le punctum proximum ou
la limite de l’accommodation.

Punctum rémotum

Titre:………………………………………………………….

b- LA DIAPHRAGMATION
ACTIVITE : Observe les schémas du document 2 et puis réponds aux questions suivantes :

Titre:………………………………………………..
1/ Comment varie le diamètre de la pupille en fonction de l’intensité de la lumière ?
Lorsque la lumière est vive, l’iris s’étale et le diamètre de la pupille diminue.

16
Lorsque la lumière est faible, l’iris se rétracte et le diamètre de la pupille augmente.
2/ En déduire une définition de la diaphragmation
La diaphragmation peut donc etre définie comme étant la variation du diamètre de la
pupille en fonction de l’intensité de la lumière.

TRACE : La lumière est indispensable à la vision, cependant La quantité de lumière qui pénètre
dans l’œil doit être régulée par l’iris à travers la pupille. Ce mécanisme de régulation est
appelé la diaphragmation,il se manifeste par une variation du diamètre de la pupille. Quand la
lumière est vive, l’iris s’étale et le diamètre de la pupille diminue alors que lorsque la lumière
est faible l’iris se rétracte et le diamètre de la pupille augmente.

III/ QUELLES SONT LES ANOMALIES VISUELLES ?


1/ LA MYOPIE
ACTIVITE :
Bassirou souffre d’une anomalie visuelle, pour lire il est obligé de rapprocher les objets de ses
yeux. Après diagnostique, l’ophtalmologue décèle une myopie et lui prescrit des verres à
lentilles divergentes.
Le document 1 représente la formation de l’image dans son œil et la correction de la myopie.

1/ Comment se manifeste la myopie ?


La myopie se manifeste par une vision floue des objets éloignés.
2/ Pourquoi la vision est –elle floue chez le myope ?
Parceque l’image se forme avant la rétine.
3/ Pourquoi l’ophtalmologue lui a-t-il prescrit des verres à lentille divergente ?
Parce que le cristallin est trop convergent
4/ Quelle est l’action de la lentille divergente sur la correction de la myopie ?
Elle permet de ramener l’image sur la rétine pour rendre la vision nette
TRACE : L’œil myope voit mal les objets éloignés, l’image des objets éloignés se forme avant
la rétine, son cristallin est trop convergent. Pour corriger la myopie, il faut porter des verres à
lentille divergent ce qui va ramener l’image sur la rétine et rendre la vision nette ou à défaut
rapprocher les objets de l’œil. L’œil myope est trop «long».

2/ L’HYPERMETROPIE
ACTIVITE :
Moussa souffre d’une anomalie visuelle, pour lire il est obligé d’éloigner les objets de ses yeux.
Après diagnostique, l’ophtalmologue décèle une hypermétropie et lui prescrit des verres à
lentilles convergentes.
17
Le document 1 représente la formation de l’image dans son œil.

1/ Comment se manifeste l’hypermétropie ?


L’hypermétropie se manifeste par une vision floue des objets rapprochés.
2/ Pourquoi la vision est –elle floue chez l’hypermétrope ?
Parceque l’image se forme après la rétine.
3/ Pourquoi l’ophtalmologue lui a-t-il prescrit des verres à lentille convergente ?
Parce que le cristallin est peu convergent
4/ Quelle est l’action de la lentille convergente sur la correction de l’hypermétropie ?
Elle permet de ramener l’image sur la rétine pour rendre la vision nette
TRACE : L’hypermétropie est une anomalie visuelle caractérisée par une vision floue des objets
proches, l’image se forme après la rétine et son cristallin est peu convergent. Pour corriger
l’hypermétropie, il faut porter des verres à lentilles divergentes ce qui va permettre de
ramener l’image sur la rétine et rendre la vision nette ou à défaut éloigner les objets de l’œil.
L’œil hypermétrope est trop cout.

3/ LA PRESBYTIE
ACTIVITE :
Le principal voyait bien, mais actuellement àgé de 45 ans, il est obligé d’éloigner son livre pour
pouvoir lire. Après diagnostique, l’ophtalmologue décèle une anomalie visuelle liée à l’âge, en
vieillissant, le cristallin perd son élasticité et n’arrive plus à accommoder normalement.
Il lui prescrit des verres à lentilles convergentes.
Le document ci-dessous représente la formation de l’image dans son œil.

1/ Quelle est la principale cause de la presbystie ?


Cristallin peu convergent lié à l’age.
2/ Pourquoi l’ophtalmologue lui a-t-il prescrit des verres à lentille convergente ?
Parce que le cristallin est peu convergent, il n’arrive pas à accommoder normalement
3/ Comment la lentille convergente arrive t-telle à corriger l’hypermétropie ?
Elle ramène l’image sur la rétine pour rendre la vision nette

18
TRACE : La presbytie est une anomalie visuelle qui est liée à l’âge, elle survient chez les
personnes âgées de plus de 45 ans, le cristallin étant vieux n’arrive plus à accommoder
normalement, il a perdu son élasticité et sa souplesse.
L’œil est alors peu convergent et la vision est floue l’image se forme avant la rétine.
Pour corriger la presbytie, il faut porter des verres à lentille convergente ou à défaut éloigner
l’objet des yeux.

4/ L’ASTIGMATISME
ACTIVITE : Fatou a une vision floue, elle a les yeux rougeâtres, des douleurs oculaires
accompagnées de maux de tête.
Le document ci-contre représente la formation de l’image d’un objet qu’elle a observé.

1/ Pourquoi la vision de l’objet observé est- elle floue ?


Parce que l’image ne se forme pas sur la rétineet on a deux images au lieu d’une.
2/Comment les rayons lumineux pénètrent-ils dans l’œil ?
Les rayons lumineux ne sont pas parallèles entre elles en traversant la cornée.
3/En déduire la cause de l’astigmatisme.
L’astigmatisme est causé par un défaut de courbure la cornée ce qui entraine une
formation de deux images au lieu d’une
TRACE :
L’astigmatisme est une anomalie visuelle qui se caractérise par un défaut de la courbure des
milieux transparents de l’œil, en particulier la cornée. Les rayons lumineux ne sont pas
parallèles en pénétrant l’œil.
La vision est floue parce qu’à un objet observé, on a la formation de deux images dans l’œil.
L’astigmatisme se manifeste par des douleurs oculaires, des maux de tête et des yeux
rougeâtres.
Pour corriger l’astigmatisme, il faut mettre des verres spéciaux ou sphériques.

CONCLUSION :
L’œil fonctionne sur le même principe que l’appareil photographique : les milieux transparents
(cornée, conjonctive, humeur aqueuse, cristallin, pupille, humeur vitrée) jouent le rôle de lentille,
l’iris est comparable au diaphragme et la rétine joue le rôle de pellicule. Ainsi ; les images
formées sur la rétine persistent pendant un dixième à un vingtième de seconde.

19
THEME : FONCTIONS DE NUTRITION

DUREE : 24 HEURES

LEÇON 3 : LA RESPIRATION CHEZ L’ESPECE HUMAINE

DUREE : 8 HEURES

OBJECTIFS SPECIFIQUES

- décrire les variations du volume de la case thoracique


- identifier les gaz respiratoires lors de la respiration.
- identifier les différentes voies respiratoires.
- déduire le passage de l’oxygène de l’alvéole vers le sang et celui du co2 du sang vers l’alvéole
- découvrir les notions d’hémoglobine, oxyhémoglobine et de carbohémoglobine
- comparer l’état de santé général, l’organe respiratoire chez des fumeurs et des non-fumeurs
- connaitre les effets du tabac et la pollution de l’air sur la respiration et la santé.
- identifier les comportements à adopter pour le bon fonctionnement de l’appareil respiratoire.
PRE-REQUIS : la respiration chez les animaux, les gaz atmosphériques et le vécu des élèves.
INTRODUCTION
La respiration est un phénomène qui consiste à absorber de l’oxygène et à rejeter du gaz
carbonique. Chez l’homme, elle se manifeste par des mouvements respiratoires. Quels sont les
mouvements respiratoires ? Quels sont les échanges gazeux lors de la respiration ? Quels sont
les effets du tabac et de la pollution de l’air sur la respiration ? Comment assurer un bon
fonctionnement de l’appareil respiratoire ?
I/ QUELS SONT LES DIFFERENTES PHASES D’UN MOUVEMENT RESPIRATOIRE?
ACTIVITE : Observe les schémas du document 1 et réponds aux questions

1-Compare le volume de la case thoracique à l’inspiration et à l’expiration.


A l’inspiration le volume de la cage thoracique augmente
2-Compare la position du diaphragme et des cotes à l’inspiration et à l’expiration.
A l’inspiration, le diaphragme se contracte et les cotes s’écartent.
3-Qu’est ce qui provoque le changement de position des côtes.
Ce changement de position est provoqué par les contractions et le relâchement du diaphragme
TRACE : Les mouvements respiratoires sont : l’inspiration et L’expiration. L’inspiration
Correspond à une entrée d’air. Pendant cette phase, le diaphragme et les muscles intercostaux
aussi se contractent, la cage thoracique augmente de volume. L’inspiration est un
phénomène actif.
L’expiration correspond une sortie d’air. Pendant cette phase, le diaphragme et les muscles
intercostaux se relâchent, la cage thoracique diminue de volume. L’expiration est un
phénomène passif.

20
NB : On appelle rythme respiratoire le nombre d’inspirations suivis d’expiration compté en une
minute. Il est de 15 à 16 chez l’adulte. Il augmente pendant l’activité physique intense, baisse
pendant le sommeil et devient nul pendant l’asphyxie.

II / QUELS EST LE TRAJET SUIVI PAR L’AIR INSPIRE ?


ACTIVITE 1: .Annote le document ci-dessous représentant l’appareil respiratoire de l’homme

Document : 3 Coupes de vésicules pulmonaires

TRACE :
L’air inspiré entre par les fosses nasales, traverse le pharynx puis le larynx passe dans
trachée artère et arrive au niveau de chaque poumon par les bronches qui se ramifie en
bronchioles Les bronchioles se terminent par de petits sacs à air appelés alvéoles
pulmonaires. Les alvéoles sont en contact avec un réseau dense de capillaires sanguins, au
niveau desquels le sang arrive par une artère et en sort par une veine

III/ QUELS SONT LES ECHANGES GAZEUX ?


1. ENTRE L’AIR ET LES POUMONS
ACTIVITE 1: Pour déterminer les gaz respiratoires, on réalise les expériences suivantes. Pour
chacune d’elles tire une conclusion.

L’air expiré contient L’eau de chaux devient L’air inspiré ne L’air expiré contient
de la vapeur d’eau trouble en présence de contient pas de du dioxyde de
dioxyde de carbone dioxyde de carbone carbone

21
ACTIVITE 2 : Observe la composition de l’air inspiré et celui de l’air expiré et réponds aux
questions qui suivent

GAZ AIR INSPIRE AIR EXPIRE VARIATIONS OBSERVATIONS

Azote 78 78 0 Non utilisé

Oxygène 21 16 -5 utilisé

Gaz carbonique 0,03 4,3 +4,27 rejeté

Gaz rares 0,93 0,93 0 Non utilisé

Vapeur d’eau 0,4 1,07 +1,03 utilisé

Tableau de comparaison entre air inspiré et air expiré


1/ Complète le tableau
2/ Quel est le gaz respiratoire retenu et utilisé par les poumons ?
Le dioxygène
3/ Quels sont les gaz respiratoires produits et rejetés par l’organisme ?
Le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau.
TRACE : L’air inspiré est riche en dioxygène alors que l’air expiré est riche en vapeur d’eau et
en dioxyde de carbone. Au niveau des poumons, il y a consommation de l’oxygène et rejet de
gaz carbonique et de vapeur d’eau.

2. ENTRE LES POUMONS ET LE SANG ?


ACTIVITE : observe le document 2 et le tableau et réponds aux questions

Document 2 : échange gazeux au niveau de l’alvéole pulmonaire

22
tableau : Variation de la quantité de dioxygène et de dioxyde de carbone à l’entrée et à la
Sortie de l’alvéole

Dioxygène Dioxyde
de
carbone

Sang entrant dans les 15 63


poumons

Sang sortant des 20 49


poumons

1/ Compare la quantité d’oxygène dans le sang à l’entrée et à la sortie des alvéoles.


Le sang sortant des alvéoles est plus riche en dioxygène que le sang entrant
2/ Compare la quantité de gaz carbonique dans le sang à l’entrée et à la sortie des alvéoles.
Le sang entrant dans les alvéoles est plus riche en dioxyde de carbone que le sang sortant
3/ Quels sont les échanges gazeux observés au niveau de l’alvéole pulmonaire ?
Au niveau des alvéoles pulmonaires, le dioxyde de carbone quitte le sang pour passer dans l’air
tandis que le dioxygène quitte l’air pour passer dans le sang.

TRACE : Dans les poumons, le sang s’enrichit en dioxygène et s’appauvrit en gaz


carbonique ; l’oxygène qui quitte l’air traverse la paroi mince des vésicules pulmonaires pour
passer dans le sang alors que le CO2 qui quitte le sang fait le chemin inverse pour passer dans
l’air où il est expiré : les alvéoles pulmonaires sont des surfaces d’échanges entre l’air alvéolaire
et le sang.

23
3. LES ECHANGES AU NIVEAU SANGUIN
ACTIVITE : colorions le sang oxygéné en rouge vif et le sang non oxygéné en bleu et répond
aux questions

1-Que devient le sang en présence de l’oxygène ?


Il devient rouge vif
2- que devient le sang en présence de gaz carbonique ?
Il devient rouge sombre
3-Quel est le rôle de l’hémoglobine ?
Il permet de dissoudre les gaz respiratoires pour les transporter

TRACE : Le sang sortant des poumons par les veines pulmonaires est riche en dioxygène
L’hémoglobine, pigment rouge des hématies fixe cet oxygène et forme l’oxyhémoglobine: il est
de couleur rouge clair ou rouge vif.
Le sang qui entre dans les poumons par les artères pulmonaires est riche en dioxyde de
carbone. L’hémoglobine, fixe ce gaz carbonique et forme le carbohémoglobine : il est de
couleur rouge sombre ou rouge foncé Le transport des gaz respiratoire se fait donc à l’état
dissout par L’hémoglobine

4. ENTRE LE SANG ET LES ORGANES


ACTIVITE 4 : Observe les expériences ci-dessous puis réponds aux questions qui
suivent

24
1/ Pourquoi l’index est-il déplacé?
Parce que il y a un gaz qui commence à disparaitre

2/ Pourquoi l’eau de chaux est – elle devenue trouble?


Il ya présence de gaz carbonique
3/ Quel est ce gaz qui éteint l’allumette?
Le gaz carbonique
4/ Pourquoi les mêmes effets ne se produisent ils pas en 3 ?
Parce qu’il n’y a pas de fragments d’organes

TRACE : Les organes consomment du dioxygène et rejettent du dioxyde de carbone : c’est la


respiration cellulaire. Le sang qui arrive aux organes par les artères est de couleur rouge vif
donc riche en dioxygène alors que le sang qui part des organes par les veines est couleur
rouge sombre donc riche en dioxyde de carbone

VI/ QUELS SONT LES EFFETS DU TABAC ET DE LA POLLUTION DE L’AIR SUR LA


RESPIRATION ET LA SANTE
1/ LE CAS DU MONOXYDE DE CARBONE
ACTIVITE : Observe le document ci-dessous puis réponds aux questions

L’asphyxie au monoxyde de carbone


Le monoxyde de carbone se fixe sur l’hémoglobine
200 fois plus facilement que le dioxygène et forme alors
un composé très stable. Après une heure passée dans
une pièce contenant un litre de monoxyde de carbone
par m3, 80% de l’hémoglobine n’est plus disponible pour
le transport du dioxygène.
L’insuffisance respiratoire qui en résulte entraine un
coma qui évolue rapidement vers la mort.

1/ « Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore » quel est l’intérêt de cette précision ?
………………………………………………………………………………………………………………
2/ Expliquez les effets du traitement utilisé (respiration d’oxygène pur) dans le cas
d’intoxication aiguë
Il permet de débarrasser l’hémoglobine du monoxyde de carbone

25
3/ La fumée des cigarettes contient du monoxyde de carbone. Pouvez-vous expliquer
pourquoi on dit que le tabac coupe le souffle ?
Parce que le monoxyde de carbone est mortel
4/ Qu’est ce qui fait le danger du monoxyde de carbone?
On peut le respirer sans rendre compte
TRACE : Des gaz parfois présents dans l’atmosphère, comme le monoxyde de carbone
peuvent être respirés puis transporter au niveau des cellules. Le monoxyde de carbone (CO)
encore appelé ozone oxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et sans saveur dégagé
par la combustion incomplète du carbone. Il occupe le site de fixation du dioxygène au niveau
de l’hémoglobine. Il y a plus d’affinité entre le CO et l’hémoglobine qu’entre l’O 2 et
l’hémoglobine. Ce qui fait qu’il aura une baisse du taux d’oxygène dans le sang entrainant une
hypoxie qui est dangereuse à l’organisme.

LES DANGERS DU TABAC


A) Observe le document ci-dessous puis réponds aux questions
Titre : les composantes d’une cigarette

Poumons de fumeur
Poumons de non fumeur

1/ Comment peut-on qualifier les composantes d’une cigarette?

Elles sont dangereuses


2/ Comparer les poumons d’un fumeur et d’un non-fumeur ?
Les poumons du fumeur semblent calcinés

TRACE : Le tabac contient de nombreux produits dangereux et toxiques parmi lesquels on


peut citer le monoxyde de carbone (CO), la nicotine, le DDT, l’arsenic etc. qui altèrent les
poumons et d’autres organes (cœur, gorge, dents etc. .). Les poumons d’un fumeur sont altérés
et semblent calcinés

Remarque : Quand l’air est pollué par des gaz toxiques (dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, le plomb,
les hydrocarbures), le taux d’hémoglobine diminue. Ainsi cette pollution atmosphérique a des
conséquences respiratoires néfastes pour l’homme comme l’asthme qui est une maladie pulmonaire
définie par une gêne à l’expiration, les allergies respiratoires (L’allergie saisonnière, La rhinite allergique)

IV/COMMENT ASSURER LE BON FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE ?


Il faut des mesures individuelles et collectives. Il s’agit de :
- ……………………………………………………………………………………………………
CONCLUSION : La respiration est une consommation d’oxygène et un dégagement de gaz
carbonique. Cet oxygène est transporté par le sang jusqu’au niveau des cellules. Le gaz
carbonique rejeté au niveau des poumons provient des cellules par la circulation sanguine.
Cette respiration ne peut être bien faite que si l’appareil respiratoire est en bon état et que l’air
ne soit pas pollué. Quel sera le devenir de l’oxygène au niveau des cellules ?
26
EVALUATION SOMMATIVE
I MAITRISE DES CONNAISSANCES
Exercice 1 : En utilisant les lettres et les chiffres relie, chaque terme à la définition
correspondante :

1- Diaphragme a- Phénomène actif permettant l’entrée de l’air

2- Alvéoles pulmonaires b- Ensemble de vaisseaux sanguins très fins

3- Réseau de capillaire c- Petit sac situé à l’extrémité des bronchioles

4- Surfaces d’échange d- Mécanisme permettant d’inspirer et d’expirer

5- Ventilation pulmonaire e- Lieu de contact entre les alvéoles et les capillaires.

6- Inspiration f- Muscle qui se contracte lors de l’inspiration

II COMPETENCES METHODOLOGIQUES
Exercice 1 :

Exercice 2 : Le texte ci-dessous décrit une affection respiratoire, l’asthme.


« L’asthme est une maladie qui entraîne des troubles de la respiration. Lors d’une crise
d’asthme, les bronchioles diminuent brutalement de diamètre et du mucus*est produit en
plus grande quantité par les cellules de leurs parois. La respiration devient difficile et
sifflante ; l’asthmatique est essoufflé et se sent oppressé. Les crises d’asthme ont souvent
une origine allergique. On peut être allergique aux pollens, aux acariens qui peuplent
souvent les moquettes, aux poils d’animaux…La fumée du tabac, les pollutions atmosphériques
peuvent aussi déclencher les crises d’asthme ».
1. Indique la partie de l’appareil respiratoire concernée par cette maladie.
2. Relève dans le texte les causes de la mauvaise circulation de l’air dans l’appareil
respiratoire d’un asthmatique.
3. Cite trois facteurs pouvant déclencher une crise d’asthme.
4. Explique, à l’aide du texte, pourquoi le malade a des difficultés respiratoires au cours des
crises d’asthme.
5. Pour combattre les crises d’asthme, le médecin peut prescrire des médicaments :
a- Sur quelle partie de l’appareil respiratoire devraient agir ces médicaments ?
b- Quelle devrait être leur action ?
Mucus* : sécrétion visqueuse qui sort du nez lorsqu’on se mouche ou sous forme de
crachats en sorite de la bouche.

27
LEÇON 4 : LES PHENOMENES ENERGETIQUES ACCOMPAGNANTS LA RESPIRATION
DUREE : 6 HEURES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de la leçon l’élève doit être capable de

- identifier les différentes modifications observées au cours de l’activité musculaire.


- comparer les quantités de glucose, d’o2, de co2 dans le sang avant et après son passage dans le
muscle
- relier la consommation de d’oxygène et de nutriment à la libération d’énergie par un organe.
- réaliser un schéma fonctionnel montrant la libération de l’énergie par un organe.
PREREQUIS
La respiration, la digestion, la circulation du sang, notion de cellule, le vécu des élèves
INTRODUCTION
L’oxygène issu de la respiration et les nutriments provenant de la digestion seront transporté
par le sang jusqu’aux organes qui utilisent les pour leur fonctionnement. Lors d’une activité
physique des modifications se produisent au niveau de notre organisme.
Quelles sont ces modifications physiologiques observées au cours de l’activité musculaire ?
Quelles sont les échanges réalisés entre le sang et les muscles ?
Comment se fait la production d’énergie ?
I/ QUELLES SONT LES MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES OBSERVES AU COURS DE
L’ACTIVITE MUSCULAIRE ?
1/ VARIATION DES RYTHMES RESPIRATOIRES ET CARDIAQUES AU COURS DE
L’EFFORT PHYSIQUE : ACTIVITE 1 : le document 1 représente les mesures d’activités
respiratoires et cardiaques d’un athlète avant et pendant l’effort physique.

Repos Effort physique


Rythme cardiaque 60 battements/mn 135 battements/mn
Rythme respiratoire 24 mouvements /mn 42 mouvements/mn
Document 1 : Les mesures d’activités respiratoires et cardiaques d’un athlète
1/ Compare le rythme cardiaque au repos et au moment de l’effort physique.
Pendant l’effort physique, le rythme cardiaque augmente
2/ Compare le rythme respiratoire au repos et au moment de l’effort physique.
Pendant l’effort physique, le rythme respiratoire augmente
TRACE : Le rythme cardiaque et le rythme respiratoire augmentent avec l’effort physique.

2/COMMENT VARIE LA TEMPERATURE CORPORELLE AU COURS D’UN EFFORT


PHYSIQUE ?
ACTIVITE 2 : Observe la courbe du document ci-contre et réponds aux questions qui suivent
1/ Décris les différentes modifications de la température
au repos pendant l’activité musculaire et à la récupération
Au repos ………………………………………………………
Pendant l’activité ………………………………………………………
A la récupération ………………………………………………………
Doc2 : Courbe de la variation de la température en fonction de l’effort

TRACE : Une activité physique engendre également une augmentation de la température du


corps.

28
II/ QUELS SONT LES ECHANGES REALISES ENTRE LE SANG ET LES MUSCLES ?
ACTIVITE : A partir du document ci-dessous qui représente la teneur du sang en oxygène en
glucose et en gaz carbonique, au repos comme en activité, réponds aux questions qui suivent.

Tableau 1 : Teneur en O2 de 100mL de sang au niveau Tableau 2 : Teneur en glucose et CO2 de


d’un muscle 100mL de sang au niveau d’un muscle
Muscle Muscle Muscle Muscle
au repos en activité au repos en activité
Sang qui arrive au muscle 20 ml 20 ml Glucose 80 ml 50 ml
Sang qui sort du muscle 15 ml 11 ml Gaz carbonique 54 ml 58 ml

1/ En comparant le muscle en activité et celui en au repos que constate t- on pour les


trois tableaux 1 et 2 ?
2/ Quelle conclusion peut-on tirer de cette comparaison ?
Le muscle en activité consomme plus de dioxygène et de glucose et rejette beaucoup de gaz
carbonique

TRACE : Au cours d’une activité musculaire intense, les besoins en énergie augmentent.
L’organisme réagit en accélérant sa fourniture en dioxygène et en glucose. Cette accélération
se répercute sur le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire.

III. COMMENT SE FAIT LA PRODUCTION D’ENERGIE ?


ACTIVITE 1: Observe le document ci-dessous et réponds aux questions

29
1/ Complète le schéma de modélisation en te basant sur le document 1
2/Qu’est-ce que le sang arrivant apporte-t-il au muscle ?
Nutriment et dioxygène
3/ Qu’est-ce que le sang sortant prend - t-il du muscle ?
Déchets et gaz carboniques
4/ Quelle réaction se produit –elle dans le muscle ? A quoi aboutit –elle ?
l’oxydation, elle entraine une production d’énergie
5/ Quelle est l’importance de cette réaction dans l’organisme ?
Fournir l’énergie nécessaire à son fonctionnement

TRACE : Le sang provenant du cœur et des poumons arrive dans un organe (exemple :
muscle) lui fournit le glucose et le dioxygène qu’il lui faut pour son fonctionnement, puis le
débarrasse de déchets (dioxyde de carbone, et autres déchets) avec une production de
chaleur. Au niveau du muscle le glucose en réserve sera dégradé par l’oxygène, ce qui entraine
une production d’énergie qui se manifeste par un dégagement de chaleur et une production de
déchets c’est l’oxydation. L’énergie ainsi produite fait fonctionner les organes.

CONCLUSION : La respiration cellulaire est un phénomène par lequel les nutriments sont
dégradés en présence du dioxygène. Elle fournit à l’organisme l’énergie nécessaire à son
fonctionnement et produit des déchets. Que se passerait-il si le milieu est pauvre en oxygène.
EVALUATION SOMATIVE
MAITRISE DES CONNAISSANCES
Exercice 1 : Coche la bonne réponse.

1- Après un exercice, à quoi est attribuable l'essoufflement ?


- A une augmentation de la concentration du dioxygène dans le sang.
- A une diminution de la teneur du dioxygène dans le sang.

2- D'où provient l'énergie nécessaire à la contraction musculaire ?


- Elle provient directement du dioxygène.
- Elle provient du glucose.
- Elle provient directement du soleil
3-Les muscles en contraction consomment une grande quantité de
Vitamines Dioxygène Dioxyde de carbone Eau
EXERCICE 2
Remplace les pointillés par le mot ou groupe de mots qui convient

30
L’oxydation des ……………….……..dans les cellules fournit du ……………….…………..de
la………………………. et de l’…………………..…. nécessaire au fonctionnement de
l’organisme.

COMPETENCES METHOLOGIQUES
EXERCICE 1 : On mesure la quantité de dioxygène consommée par une personne avant,
pendant et après un exercice musculaire. Les résultats sont consignés dans le tableau ci-
dessous.

Repos Exercice Récupération


Consommation de 0,25 0,25 2 2,5 2,5 2,5 2,5 1,25 0,5 0,25 0,2
dioxygène (L/mn) 5
Durée de l’exercice (mn) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1/ Trace la courbe de variation de la consommation de dioxygène en fonction du temps.
Echelle : 1 cm pour 0,5 litre de O2 ; 1 cm pour 1 minute.
2/ Décris l’évolution de la consommation de dioxygène de cette personne en fonction du temps.
3/ Explique les résultats puis conclus.
EXERCICE 2 : Un homme de 70 Kg réalise un effort physique de plus en plus intense
au cours du temps. Durant cet exercice, on mesure le volume de dioxyde de carbone
qu’il rejette par minute. Les résultats sont représentés sous forme de graphique
1/ Indique, en t’appuyant sur le graphique :
a/ le déchet éliminé par l’organisme.
b/ Le volume de déchets rejeté, quand l’intensité de l’effort
est de 60, 90, 120, 180.
2/ Décris la variation du volume de dioxyde de carbone
expiré selon l’intensité de l’effort.
3/ Tire une conclusion

31
LA FERMENTATION : UN AUTRE MOYEN DE SE PROCURER DE
L’ENERGGIE

INTRODUCTION :

La respiration se manifeste par une consommation de dioxygène et un rejet de dioxyde


de carbone. Ces échanges gazeux sont liés à l’oxydation cellulaire de nutriments comme
le glucose pour produire l’énergie nécessaire à la vie des cellules.
Certains milieux sont caractérisés par l’absence ou la rareté de l’air, et des êtres vivants
microscopiques arrivent à y vivre.
Comment ces formes de vie privées d’air parviennent-elles à se procurer de l’énergie ?

I/ QUELS LES SONT LES DIFFERENTS TYPES DE FERMENTATIONS ?


1/ QU’EST-CE QUE LA FERMENTATION LACTIQUE ?
Pour connaitre les conditions de la fermentation lactique, on réalise les expériences dans
des pots P1 à P4. Les conditions des expériences et les résultats sont notés dans le tableau
ci-dessous.
Remarque : tous les pots sont fermés après remplissage

P1
P2 P1 P2

Après 24 heures

P1 : P2 : P3 P4
Lait cru (frais) + lait frais cru (frais) lait coagulé pas de
changement
cuillérée de lait
caillé
Document 1 : Montage expérimentale de la fermentation lactique.
Interprète les résultats en remplissant le tableau.

32
Résultats Interprétation
Au toucher Au goût Au microscope
P1 Lait frais cru Ferme acide Présence de Les microbes ont transformé
Temp. Ambiante bacilles lactiques le lactose en acide lactique
P2 Lait frais cru + Ferme Acide Présence de qui fait coaguler les protides
caillé bacilles lactiques
Temp. Ambiante
P3 Lait frais cru + liquide Normal Pas de Présence A l’ébullition, les microbes
caillé Bouillie sucré de bacilles ont été tués. Pas de
(100°C) lactiques formation d’acide lactique
donc pas de caillage
P4 Eau distillée Liquide Normal Présence de En l’absence de substrat
stérilisée + bacilles lactiques organique pas de
ferments en nombre fermentation
Temp. Ambiante constant

TRACE : Le lait frais se transforme en lait caillé quand il est mélangé à des bacilles
lactiques. Les bacilles lactiques sont des ferments, micro-organismes qui consomment le
lactose, sucre présent dans le lait frais et produit un déchet, l’acide lactique. L’acide
lactique va coaguler les protéines du lait pour donner du lait caillé. C’est la fermentation
lactique, elle se fait dans un milieu anaérobie, c’est-à-dire dépourvu ou pauvre en
dioxygène à une température adéquate.

Lactose + Ferments lactiques ------------------------ Acide lactique + CO2 + Energie

2/ QU’EST-CE QUE LA FERMENTATION ALCOOLIQUE ?


EXPERIENCE :
On réalise les expériences décrites dans le tableau ci-dessous pour connaitre les
conditions de la fermentation alcoolique.
Interprète les résultats en remplissant le tableau

33
Conditions expérimentales Levures + glucose Témoin
En milieu anaérobie Délayer 5g de levure dans glucose + Eau distillée
100 mL d’eau puis rajouter au bain marie à 30°C
5g de glucose.
Au bain marie à 30°C
Résultats avec la liqueur de Présence d’un précipité Présence d’un précipité
Fehling à chaud à t=0 rouge brique rouge brique
Résultats avec la liqueur de Absence de précipité rouge Présence d’un précipité
Fehling à chaud à t= 4 h brique rouge brique
Eau de chaux à t= 0 translucide translucide

Eau de chaux à t= 4 h Trouble translucide

Alcotest Positif Négatif


Interprétation En milieu anaérobie, les Sans les levures, la
levures ont transformé le transformation du glucose
glucose pour produire de en alcool est impossible
l’alcool avec un
dégagement de CO2

TRACE :
Dans un milieu anaérobie, la levure de bière dégrade le glucose présent dans le jus pour
survivre, il se forme de l’alcool avec un dégagement de dioxyde de carbone et une
production d’énergie : c’est la fermentation alcoolique. Les levures responsables de cette
fermentation sont des micro-organismes appelés ferments.

Glucose + Ferments (levure de bière) ------------------------ Alcool + CO2 + Energie

II/ QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES DE LA FERMENTATION ?


ACTIVITE : A partir de la définition de la fermentation alcoolique et de la
fermentation lactique, donne une définition de la fermentation et ses
caractéristiques.
La fermentation est la transformation d’un substrat organique par des ferments dans
un milieu anaérobie avec une production d’énergie et de déchets.

34
TRACE : la fermentation est une transformation biochimique d’un substrat organique :
glucose, lactose, ….. par des micro-organismes appelés ferments dans un milieu
anaérobie. La fermentation s’accompagne d’une production d’énergie et un dégagement
de gaz carbonique avec la formation d’un résidu organique : alcool ou acide lactique. Elle
se déroule dans les conditions suivantes :

Présence de ferments et

-Présence de substrat organique (glucose, lactose, ……);

-Absence d’air ; milieu anaérobie

-Une température supportable par les ferments

III/ QUELLES SONT LES DIFFERENCES ENTRE FERMENTATION ET RESPIRATION


ACTIVITE : Le tableau ci-dessous décrit une étude comparative entre la respiration et la
fermentation.

Respiration Fermentation Fermentation


alcoolique lactique
Réactifs Matière organique + O2 Matière organique Matière organique
Déchets CO2 éthanol+ CO2 Acide lactique
Molécules 36 2 2
énergétiques
Rendement 38,6% 2,1% 2,1%
énergétique

TRACE :
- La respiration se fait dans un milieu aérobie (riche en dioxygène) alors que la
fermentation se fait en milieu anaérobie (pauvre en dioxygène).
-Dans la respiration, on a une oxydation complète du glucose, alors que dans la
fermentation, l’oxydation du glucose est incomplète : il se forme un résidu organique
(alcool ou acide lactique).
-La respiration comme la fermentation produit de l’énergie, cependant le rendement
énergétique de la respiration est largement supérieur à celui de la fermentation.
CONCLUSION :
Dans un milieu anaérobie, les ferments transforment le substrat organique pour survivre.
On a deux types de fermentation, la fermentation lactique et la fermentation alcoolique.
La fermentation comme la respiration produisent de l’énergie mais le rendement
inférieur.

35
THEME : FONCTIONS DE NUTRITION
DUREE : 24 HEURES
LEÇON N° 6 : LE ROLE DU REIN DANS L’EXCRETION URINAIRE ET LA REGULATION DU
-- MILIEU INTERIEUR
DUREE : 6 H
OBJECTIS SPECIFIQUES
Au terme de la leçon, l’élève doit être capable de :

- repérer les organes qui interviennent dans la formation et l’élimination de l’urine


- formuler des hypothèses sur les rôles du rein
- découvrir l’importance de l’irrigation du rein dans l’épuration continue du sang.
- localiser le lieu de formation de l’urine
- identifier les étapes de l’élaboration de l’urine dans le tube urinifère
- déduire la notion de régulation du milieu intérieur

PREREQUIS

- La digestion
- Le sang et ses composantes,
- Mise en évidence des sels de chlorures, de sulfates du glucose et de l’albumine (protéines).

INTRODUCTION
Nos cellules utilisent les nutriments provenant de la digestion et le dioxygène respiré pour
produire de l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Ce fonctionnement s’accompagne
d’une production de déchets qui doivent être éliminés de l’organisme. Cette élimination peut se
faire à travers l’urine : c’est l’excrétion urinaire.
Quels sont les différents organes de l’appareil urinaire ?
Comment l’urine est-elle élaborée ?
Quelle est sa composition ?
Quelle est l’importance de l’excrétion l’urinaire pour l’organisme ?
I/ QUELS SONT LES DIFFERENTS ORGANES DE L’APPAREIL URINAIRE?
ACTIVITE1 : Exploitation de document en vue d’identifier les différentes parties de
l’appareil urinaire.
Consigne : Annotez le documen1 en attribuant chacun des termes suivants au chiffre
correspondant:

36
1
2

8
3

5
6

Titre:……………………………………….

TRACE : L’appareil urinaire de l’homme comprend :


-Deux reins en forme de haricot, richement vascularisés : le sang y entre par une artère rénale
et en ressort par une veine rénale
-Deux uretères qui transportent l’urine des reins vers la vessie
-La vessie qui est le lieu de stockage de l’urine
-L’urètre qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur pendant la miction.
NB : L’appareil urinaire est composé de voies sanguines (artère et veine rénale) et des voies
urinaires (uretères, vessie, urètre) reliées aux reins.

ACTIVITE 2 : Exploitation de document en vue d’identifier les différentes parties d’un rein
Consigne : Observe le schéma du document 2 et réponds aux questions qui suivent

37
1/ Annotez le document 2 en attribuant chacun des termes au chiffre correspondant:
2/ A quoi correspondent les lettres A et B ?
La lettre A correspond au sang entrant dans le rein tandis que la lettre B correspond
au sang sortant du rein

TRACE : Sur une coupe longitudinale de rein, on observe de l’intérieur vers l’extérieur : le
bassinet, la zone pyramidale ou zone médullaire et la zone granuleuse ou zone corticale.
La zone médullaire présente de nombreux tubes urinifères appelés néphrons (environ 1 million
chez l’homme). Chaque néphron s’ouvre dans le bassinet, traverse la zone pyramidale et se
termine dans l’écorce granuleuse par une tête en forme d’entonnoir appelé Capsule
intimement liés à un réseau de capillaires appelés glomérule.

II) COMMENT L’URINE EST-ELLE ELABOREE ?


1- LES CONSTITUANTS DE L’URINE :
Activité1 : Exploitation de résultats d’expériences en vue de déterminer les constituants
normaux de l’urine.
Consigne : Pour chacune des expériences ci-dessous, tire une conclusion
Document 1 : Expérience de mise en évidence des constituants normaux de l’urine

Conclusion : Le nitrate d’argent Conclusion : Le chlorure de Conclusion :L’urine


est un réactif qui met en baryum est un réactif qui met en contient des sels minéraux
évidence les sels de chlorure évidence les sels de sulfate

Conclusion : La vapeur Conclusion :


d’ammoniaque donne une vapeur L’urine contient de l’ammoniaque
blanche avec l’acide chloridrique

ACTIVITE 2 : Exploitation de résultats d’expérience en vue de déterminer les constituants


anormaux de l’urine.
Consigne : Pour chacune des expériences ci-dessous, tire une conclusion

38
Document2 : Expérience de mise en évidence des constituants anormaux de l’urine
Conclusion
des expériences 1 et 2 :
Le glucose est un constituant
anormal de l’urine. Sa
présence dans l’urine est un
signe de diabète, c’est la
glycosurie

Conclusion 1 : L’urine d’une Conclusion 2: L’urine du


personne saine ne contient diabétique contient du glucose
pas de glucose

l’urine reste limpide solution devient trouble L’urine de Modou devient


trouble
Conclusion : L’urine normale Conclusion : l’urine qui Conclusion : L’urine de
ne contient pas d’albumen contient de l’albumine devient Modou contient de l’albumine
trouble avec l’acide à chaud qui est un constituant
anormale de l’urine

TRACE ECRITE : L’urine contient :


-Des constituants normaux : eau, sels minéraux, ammoniaque, urée, vitamines, hormones, pigments.
-Des constituants anormaux : Glucose et albumine (protéines)
Remarque : La présence de glucose dans l’urine est une anomalie appelée glycosurie qui est
le signe du diabète. La présence d’albumine dans l’urine est une anomalie appelée albuminurie
qui est le signe de la néphropathie.
2- ROLE DES REINS
Problème : Les reins se trouvent entre les voies sanguines et les voies urinaires, quels doivent être
leurs rôles ?
Hypothèse : Les reins fabriqueraient l’urine à partir du sang.
ACTIVITE : Exploitation de document es vue de découvrir les différents rôles des reins
Consigne : Observe le tableau puis réponds aux questions qui suivent
Substances Plasma en g/L Urine en g/L
Substances Protéines 60 0
organiques Lipides 5 0
Glucoses 1 0
Substances Eau 900 950
minérales Chlorure de sodium 8 10
Déchets Urée 0,3 20
Acide urique 0,03 0,6
Substances Ammoniaque 0 0,5
toxiques Acide hippurique 0 0,8
Document 4 : Tableau de comparaison de la composition de l’urine et de celle du plasma d’un sujet sain
39
1/ Quelles sont les substances présentes dans le plasma et absentes dans l’urine
Les substances organiques : protéines, glucose, lipides
2/ Quelles sont les substances qui sont beaucoup plus concentrées dans l’urine que
dans le plasma ?
Les substances minérales (eau, sels minéraux) et les déchets (urée, acide urique)
3/ Quelles sont les substances présentes uniquement dans l’urine ?
Les substances toxiques : ammoniaque, acide hippurique
4/ Quel est le rôle du rein par rapport à ces substances ?
Rôle de barrière pour les substances organiques
Rôle de filtre sélectif ou régulateur pour les substances minérales
Rôle d’épurateur pour les déchets
Rôle de sécréteur pour les substances toxiques
TRACE : L’urine est fabriquée au niveau des reins à partir du sang. Une comparaison de la
composition de l’urine et de celle du plasma d’un individu sain permet de montrer que :
-Les substances organiques (protéines, lipides et glucose) sont présents dans le plasma et
absents dans l’urine : le rein joue alors le rôle de barrière pour ces substances.
-Les substances minérales (eau, sels minéraux) sont présentes à la fois à des concentrations
différentes dans le plasma et dans l’urine : le rein joue alors un rôle de filtre sélectif ou
régulateur pour ces substances.
-Les déchets (urée, acide urique, pigments) sont plus concentrés dans l’urine que dans le
plasma : le rein joue alors un rôle d’épurateur pour ces substances.
-Les substances toxiques (ammoniaque, acide hippurique) sont présentes uniquement dans
l’urine, le rein élabore ces substances : il joue alors un rôle sécréteur.

3- LE LIEU DE FORMATION DE L’URINE


ACTIVITE 1 : Exploitation de document en vue de découvrir la vascularisation du rein
Consigne : Observe le tableau et réponds aux questions
Nom de l’organe Masse en Grammes Débit sanguin en ml par min
Cerveau 1400 750
Cœur 300 250
Muscles 28 000 1000
Rein 300 1200
Peau 3500 500
Titre : Répartition du débit sanguin dans l’organisme d’un homme adulte de 70kg au repos.
1/ Compare le débit sanguin rénal au débit sanguin des autres organes
Le débit sanguin rénal est supérieur au débit sanguin des autres organes.
2/ Que peut-on en déduire ?
Le rein reçoit plus de sang que les autres organes, donc il est richement vascularisé.
ACTIVITE 2 : Exploitation de document en vue de découvrir le lieu de la formation de l’urine.
Consigne : Observe le document 3 et réponds aux questions qui suivent.

1/ Quels sont les éléments qui composent un tube urinifère ?


40
Un tube urinifère est composé d’une capsule d’un tube contourné et d’un tube collecteur
2/ Quelle relation existe-t-il entre le tube urinifère et les capillaires sanguins ?
Ils sont en contact
3/ Que constitue alors le tube urinifère ?
C’est une surface d’échange entre le sang et son contenu
4/ En déduire le lieu de formation de l’urine.
L’urine se forme dans les tubes urinifères
TRACE ECRITE : Les reins sont des organes richement vascularisés. Cette riche
vascularisation et le débit sanguin rénal élevé montre que l’urine est formée à partir du sang.
Les reins renferment une multitude de tubes urinifères ou néphrons formés d’une capsule,
d’un tube contourné et d’un tube collecteur. Ces néphrons sont en contact avec les
capillaires sanguins ce qui permet les échanges de substance entre le sang et le contenu des
tubes : les néphrons sont le lieu de formation de l’urine
III) QUELLES SONT LES DIFFERENTES ETAPES DE LA FORMATION DE L’URINE ?
ACTIVITE : Exploitation de document en vue de déterminer les différentes étapes de la
formation de l’urine.
Consigne : Observe le schéma ci-dessous et réponds aux questions.

1/ Qu’est ce qui se passe au niveau de la capsule ?


Au niveau de la capsule l’eau ; les sels minéraux le glucose l’urée et acide urique passent du
sang vers l’intérieur de la capsule alors que d’autres sont retenues.
2/ Qu’est ce qui se passe au niveau du tube contourné ?
Au niveau du tube contourné tout le glucose, une partie de l’eau et des sels minéraux sont
réabsorbées
3/ Qu’est ce qui se passe au niveau du tube collecteur ?
Au niveau du tube collecteur, l’ammoniaque est sécrétée.
4/ Qu’est ce qui se forme après ces différentes étapes ?
L’urine se forme après ces différentes étapes.
5/ Donne les différentes étapes de la formation de l’urine.
Les différentes étapes de la formation de l’urine sont : la filtration, la réabsorption et la sécrétion.

TRACE : Les différentes phases de l’élaboration de l’urine sont :


41
-La filtration sélective du plasma qui se fait au niveau de la capsule du néphron. Tous les
constituants du plasma passent, sauf les molécules de grandes tailles : protéines, lipides.
-La réabsorption de la totalité du glucose, d’une partie des sels minéraux et de la plus grande
partie de l’eau, elle a lieu au niveau du tube contourné on obtient l’urine primaire.
-La sécrétion de certaines substances comme l’ammoniaque et l’acide hippurique qui s’ajoute à
l’urine primaire pour donner l’urine définitive. Elle a lieu dans la parois du tube collecteur.

IV) QUEL EST LE ROLE DU REIN DANS LA REGULATION DU MILIEU INTERIEUR ?


ACTIVITE : Exploitation de document en vue d’expliquer le rôle des reins dans la régulation du
milieu intérieur.
Consigne : Observe les figure du document et réponds aux questions suivent

Document1 : Rôle des reins dans la régulation du milieu intérieur


1/ Comment varie le débit urinaire après l’administration de deux litres d’eau ?
Après l’administration de deux litres d’eau, le débit urinaire augmente jusqu’à une valeur
maximum après 90mn pour ensuite diminuer progressivement jusqu’à sa valeur de départ après
150 mn.
2/ Comment varie la concentration du plasma en substances dissoutes après
l’administration de deux litres d’eau ?
Après l’administration de deux litres d’eau, la concentration du plasma en substances
dissoutes diminue jusqu’à une valeur minimum après 90mn pour ensuite augmenter
progressivement jusqu’à sa valeur de départ après 150mn.
3/ Quelle relation existe-t-il entre ces deux variations ?
L’administration de deux litres d’eau permet la dilution du plasma ce qui diminue la
concentration de substances dissoutes, l’augmentation du débit urinaire permet de diminuer le
volume du plasma et en même temps augmenter la concentration en substances dissoutes.
4/ En comparant la concentration de substances dissoutes dans le plasma en début et en
fin d’expérience, dis quel a été le rôle des reins.
La concentration de substances dissoutes du plasma est identique en début et en fin
d’expérience, les reins ont régulé la concentration de substances dissoutes dans le plasma.
TRACE : En éliminant l’excès d’eau et de sels minéraux, les reins permettent de maintenir
constant le volume et la composition du milieu intérieur : Ils assurent alors la régulation du
milieu intérieur.
Remarque : D’autres organes participent à la régulation et à l’épuration du milieu intérieur,
parmi lesquels on peut citer :
Le foie : Il régule la glycémie (le taux de glucose du sang) à 1g/l.
Les poumons : Ils éliminent le gaz carbonique et une partie de l’eau par expiration.
La peau : Par la sueur élaborée au niveau des glandes sudoripares, une partie de l’eau des
sels minéraux de l’urée et d’autres déchets sont éliminés au niveau de la peau. La composition
42
de la sueur est très voisine de celle de l’urine, leur production est alors liée : quand il fait chaud,
la sueur augmente et l’urine baisse, quand il fait froid c’est l’inverse qui se produit.
CONCLUSION :
L’excrétion urinaire permet de rejeter certains déchets résultant du fonctionnement des
organes. C’est un mécanisme qui participe aussi à la régulation du milieu intérieur.

EVALUATION SOMMATIVE
I/ MAITRISE DES CONNAISSANCES :
EXERCICE 1 : Associe chaque définition au mot qui lui correspond
Définitions Mots
1-organe dans lequel se forme l’urine a- excrétion
2-constituant du sang à partir duquel se forme l’urine b- vessie
3-organe dans lequel s’accumule l’urine c- urètre
4-canal conduisant l’urine à la vessie d- rein
5-élimination des déchets contenus dans le milieu intérieur e- plasma.

EXERCICE 2 : Réponds par Vrai ou Faux aux affirmations suivantes en cochant


affirmations VRAI FAUX
le glucose est un constituant normal de l’urine
l’urée est un déchet
Le plasma ne contient pas d’urée
la composition du sang est toujours constante
la composition de l’ urine toujours est constante.

II/ COMPETENCES METHODOLOGIQUES


EXERCICE 1: Le tableau ci-dessous indique les résultats d’analyse du taux de glucose
sanguin de deux individus (A et B) après le petit déjeuner qui leur apporte 50 à 60g de glucose.

Temps après le petit déjeuner (mn) 0 30 60 90 120 150 180 210 240

A 1 1,6 1,3 1,1 1 1 1 1 1


Glycémie (g/L de sang)
B 1,5 2,5 2,3 2 1,7 1,6 1,5 1,5 1,5

1/ Trace dans un même repère les courbes de variation de la glycémie de ces deux individus
en fonction du temps. Echelle : 1cm→20mn ; 1cm→0,2g /L
2/ Comment évolue la glycémie chez ces deux individus ?
L’un des individus souffre d’une anomalie. De qui s’agit-il ? De quelle anomalie s’agit-il ?
Justifie ta réponse
EXERCICE 2 :
Le tableau ci-dessous montre les quantités de substances filtrées par les reins et les quantités
de substances rejetées dans l’urine pendant 24 heures.

43
Quantités filtrées par Quantités rejetées par jour dans
jour l’urine
Eau 180 L 1 à 1,8 L
Sodium 540 g 1à6g
Glucose 180 g 0g
Urée 54 g 54 g
Protéines 0g 0g

1- Analyse le tableau.
2- A partir de l’analyse du tableau, précise les rôles des reins mis en évidence.

44
THEME N°3 : IMMUNITE/ DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME IMMUNITAIRE / Cas de
l’infection au VIH/SIDA
DUREE : 22 heures
LEÇON N°7 : L’IMMUNITE ET LA REPONSE IMMUNITAIRE
DUREE : 6 heures
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Au terme de la leçon, l’élève doit être en mesure de :
- identifier les différentes étapes de la réaction inflammatoire
- décrire le mécanisme de la phagocytose
- interpréter les résultats d’expérience mettant en évidence la production d’anticorps à la
suite d’un contact de l’organisme avec un antigène
- analyser l’évolution de la production d’anticorps à la suite d’un contact de l’organisme
avec un antigène
- interpréter les notions de réponse primaire, de réponse secondaire et de mémoire
immunitaire
- interpréter la notion de spécificité immunitaire à partir de résultats d’expérience
- réaliser des modèles d’antigènes et d’anticorps pour illustrer la spécificité des anticorps
- définir la notion d’immunité
PRE-REQUIS
- Les globules blancs, microbe, lymphocyte, granulocyte, monocyte
- Notion de cellule
- Composition du sang

INTRODUCTION
Notre organisme possède des barrières naturelles peau et muqueuses qui empêchent l’entrée
des microbes pathogènes. Cependant, à la suite d’une blessure, les microbes arrivent à
pénétrer dans l’organisme pour provoquer une infection.
Pour faire face à cette pénétration de microbes, l’organisme réagit par une réponse immunitaire
non spécifique et spécifique.
Comment se manifeste la réaction immunitaire ?
Qu’est-ce que l’immunité ?
I/ COMMENT SE MANIFESTE LA REPONSE IMMUNITAIRE NON SPECIFIQUE ?
La réponse immunitaire non spécifique est une réaction de défense locale et immédiate
constituée par la réaction inflammatoire et la phagocytose.

1- REACTION INFLAMMATOIRE
ACTIVITE 1 : A partir de la figure 1 complète le tableau ci-dessous

Titre : la réaction inflammatoire

45
Manifestations qui ont suivi l’entrée des Causes
microbes dans l’organisme

Multiplication des microbes Les conditions de vie sont favorables à leur


développement
Arrivée massive de sang : Nombre de Présence des microbes,
globules rouges et de polynucléaire
Sortie du plasma et des polynucléaires les polynucléaires sortent des vaisseaux
sanguins pour aller tuer les microbes,

Gonflement du derme dilatation du vaisseau sanguin


la déformation du vaisseau a entrainé une
déformation de la zone blessée,
Excitation du nerf Contact avec les microbes, le plasma et les
polynucléaires.

TRACE
La réaction inflammation est une réaction de défense non spécifique, locale et rapide Elle se
manifeste par quatre signes :
Une rougeur et une chaleur qui sont causées par la dilatation des vaisseaux sanguins
Un gonflement causé par une sortie des polynucléaires des vaisseaux sanguins (diapédèse)
qui s’accompagne d’une infiltration de plasma
Sensations douloureuses : causées par une irritation des terminaisons nerveuses

2- LA PHAGOCYTOSE
ACTIVITE : Observe les schémas du document ci-contre et décris les différentes étapes de la
phagocytose.

Titre :Les différentes étapes de la phagocytose.


La phagocytose est assurée par les phagocytes et se déroule en trois étapes
- L’accolement : La présence d’un microbe attire le phagocyte qui s’approcher du
microbe, l’entourer pour l’engloutir grâce aux prolongements de sa membrane.
- - La digestion : Une fois englouties, les vésicules digestives présentes dans le
cytoplasme du phagocyte vont entourer le microbe pour le détruire progressivement.
- Le rejet : Après la destruction du microbe, les résidus qui en résultent sont alors
expulsés par le phagocyte.

46
TRACES :
L’entrée d’un microbe attire les phagocytes : polynucléaires et monocytes. La phagocytose
est la première réaction de défense de l’organisme et cherche à éliminer n’importe quel corps
étranger par digestion. Elle se déroule en trois étapes :
-L’accolement et l’absorption : La présence d’un corps étranger attire les phagocytes qui vont
traverser par diapédèse la paroi des vaisseaux sanguins pour ensuite s’approcher du microbe,
l’entourer et l’engloutir grâce aux prolongements de sa membrane.
-La digestion : Une fois englouti, les vésicules digestives présentent dans le cytoplasme vont
entourer le corps étranger pour le détruire progressivement.
-Le rejet : Après la destruction du microbe par digestion, les résidus qui en résultent sont alors
expulsés du phagocyte.

II/ COMMENT SE MANIFESTE LA REPONSE IMMUNITAIRE SPECIFIQUE ?


1- NOTION D’ANTICORPS ET D’ANTIGENE
ACTIVITE : Le tableau ci-dessous représente une expérience d’injection d’un antigène
tétanique à une souris.

Expérience Résultat Conclusion


Injection d’antigène du Production d’anticorps La souris n’a pas le
tétanos à une souris saine antitétanique tétanos
1/ Qu’est ce qui a déclenché la production d’anticorps ?
La présence de l’antigène dans l’organisme
2/ Pourquoi la souris n’a pas attrapé le tétanos ?
Parce que les antigènes du tétanos n’ont pas réussi à causer la maladie, ils ont été neutralisés
par les anticorps antitétaniques produits par l’organisme.
3/ Donne une définition des termes anticorps et antigènes
Un antigène est considéré comme corps étranger, sa présence dans l’organisme entraine une
production d’anticorps.
Un anticorps permet d’assurer la défense de l’organisme, il empêche à l’antigène de causer une
infection.

47
TRACES : Un antigène est une molécule présente à la surface

des microbes et reconnue comme corps étranger par

l’organisme. Sa présence déclenche une réaction de

défense de l’organisme qui se manifeste par une production d’anticorps. .

Un anticorps est une protéine en forme de Y produit par les lymphocytes.

Les anticorps assurent la réponse immunitaire spécifique, ils permettent

de neutraliser les antigènes en se fixant sur eux.

2/ EVOLUTION DE LA PRODUCTION D’ANTICORPS SUITE A UNE DOUBLE INJECTION D’UN MEME ANTIGENE
ACTIVITE : Le document 1 représente l’évolution de la production d’anticorps par l’organisme
d’une souris soumise à une double injection d’un même antigène.
Observe et réponds aux questions suivantes

1/ Comment évolue la production d’anticorps à la première injection de l’antigène X ?


La production est lente et faible
2/ Comment évolue la production d’anticorps à la deuxième injection du même antigène
X?
La production d’anticorps est rapide et intense
3/ Explique cette différence ?
Lorsque l’organisme entre en contact avec un antigène une seconde fois, la production
d’anticorps par les lymphocytes est automatique et rapide parce que les lymphocytes ont une
capacité de mémoire des antigènes.
TRACES : Au premier contact avec un antigène, la production d’anticorps est lente et faible :
c’est la réponse primaire. Les lymphocytes cherchent à connaitre et à neutraliser l’antigène
par une faible production d’anticorps. Après la neutralisation des antigènes, les lymphocytes le
gardent en mémoire.
Au deuxième contact avec le même antigène, la production d’anticorps est automatique et
rapide : c’est la réponse secondaire. Les lymphocytes ayant gardé en mémoire l’antigène au
premier contact, ils vont alors produire automatiquement une grande quantité d’anticorps qui
vont neutraliser rapidement les antigènes.

48
3/ SPECIFICITE DES ANTICORPS ? ACTIVITE : On effectue des expériences d’injection à
trois souris différentes pour déterminer les propriétés des anticorps. Les résultats sont exprimés
par le document ci-contre.

NB : Une anatoxine est une toxine atténuée qui injectée à un organisme déclenche une
production d’anticorps.
1/ comment peut-on expliquer la mort de la souris A ?
La mort de la souris A s’explique par l’effet de la toxine tétanique qui agit comme un poison
dans l’organisme de la souris.
2/ Comment peut-on expliquer la survie de la souris B L’injection de l’anatoxine
tétanique dans l’organisme de la souris B a entrainé une production d’anticorps par l’organisme
de la souris, par la suite, les lymphocytes le mémorisent. L’injection de la toxine tétanique
10jours plus tard a entrainé une production massive d’anticorps par les lymphocytes qui avaient
gardé la toxine en mémoire, c’est ce qui a protégé la souris B contre la toxine tétanique.
3/ Comment peut-on expliquer la mort de souris C
La souris C est morte parce que les anticorps produits lors de l’injection de l’anatoxine tétanique
n’ont aucun effet sur la toxine diphtérique.
4/ Quelle conclusion peux-tu tirer de ces expériences ?
Un anticorps permet de neutraliser un seul type d’antigène qui lui est spécifique.

TRACES Les anticorps ont une action spécifique :


un anticorps permet de neutraliser un seul type
d’antigène qui lui est spécifique.
Exemple : L’anticorps anti A permet de neutraliser
l’antigène A, mais il n’a aucune action sur les antigènes B
et C. Idem pour les anticorps Anti B et anti C

4/ Relation entre les lymphocytes et les phagocytes


ACTIVITE : Observe le document ci-contre et réponds aux questions

49
1- Quelques sont les cellules immunitaires présentes dans la figure ci-dessus ?

Les cellules immunitaires présentes sont : les lymphocytes et les phagocytes

2- Quelques sont les deux types lymphocytes produits par les lymphocytes B?

Les lymphocytes B sécréteurs d’anticorps (plasmocytes) et les lymphocytes B mémoires

3- Quel est l’élément responsable de l’activation des lymphocytes ?

L’activation des lymphocytes est causée par la présence des antigènes

Comment peux-tu qualifier la réaction antigène-anticorps ? La réaction spécifique

TRACE : Lorsqu’un lymphocyte B est activé par un antigène dont il est spécifique, il produit
deux lignées de lymphocytes B : des lymphocytes B mémoires et des lymphocytes sécréteurs
d’anticorps. L’antigène neutralisé par les anticorps est par la suite phagocyté par les
phagocytes.

III. QU’EST CE QUE L’IMMUNITE ?


ACTIVITE : A partir de l’observation ci-dessous, donne une définition de l’immunité.
Un enfant qui a contracté la rougeole ou la coqueluche ne l’aura plus dans sa vie. Il est définitivement
immunisé. Notre environnement est peuplé de microbes dont certains sont pathogènes. Cependant on
ne tombe pas toujours malade et en cas d’infection, notre organisme réagit pour assurer sa protection.
Définition : ………………………………….

TRACE : Certaines maladies comme la coqueluche et la rougeole fréquentes chez les enfants
ne se contractent qu’une seule fois dans la vie. Les sujets guéris de ces maladies deviennent
immunisés. De la même manière, notre organisme met toujours en place des moyens qui lui
permettent de se défendre contre toute forme d’infection. Les cellules qui entrent en jeu dans
cette stratégie de défense constituent le système immunitaire.

CONCLUSION : Pour se défendre contre une agression microbienne, l’organisme développe


des réactions de défense qui peuvent être spécifiques ou non spécifiques. Cette réaction de
50
défense est assurée par le système immunitaire.
Comment ce système immunitaire est-il organisé?
EVALUATION SOMMATIVE :
MAITRISE DES CONNAISSANCES
EXERCICE 1 :
Définis les mots ou expressions suivants :
Réaction inflammatoire – phagocytose – antigène – anticorps.
EXERCICE 2
Certaines affirmations sont exactes ; recopie –les. Corrige ensuite les affirmations inexactes.
a- Au cours de la phagocytose, le microbe subi une véritable digestion.
b- Les anticorps représentent la première ligne de défense de l’organisme.
c- Les anticorps sont des molécules qui neutralisent les antigènes.
Des microbes responsables de maladies différentes peuvent être neutralisés par le même
anticorps.

COMPETENCES METHODOLOGIQUES
EXERCICE 1 :
On injecte de la toxine tétanique pure à des souris d’un lot 1 et à des souris d’un lot 2. On
injecte de la toxine tétanique modifiée à des souris d’un lot 3 ; puis, quelques jours après, on
injecte de la toxine tétanique pure aux souris du lot [Link] les souris du lot 1 meurent. Les
souris des lots 2 et 3 survivent. (Document 1)

Document 1 : Injection de la toxine tétanique pure à des souris du lot 1 et 2 et de la toxine


tétanique modifiée ; puis, de la toxine tétanique pure à des souris du lot 3.
1- Expliquer la mort des souris du lot 1.
2- Formuler une hypothèse pour expliquer la survie des souris du lot 2.
Le document 2 représente la réaction de l’organisme des souris des lots 2 et 3 à l’injection de
toxine tétanique
3- Les informations contenues dans le document 2 confirment-elles l’hypothèse formulée dans
la deuxième question ? Justifier la réponse.
4-Que représente pour les souris du lot 3, l’injection de toxine tétanique modifiée ? Justifier la
réponse.
EXERCICE 2 :
Le document ci-dessous représente l’évolution de la production d’anticorps à la suite d’une
double injection d’un même antigène chez une souris.
2. Comment évolue la production d’anticorps à la suite de la première injection d’.
3. Comparer les deux graphiques.
4. Quelle propriété des lymphocytes est mise en évidence ici ?
.

51
52
LEÇON N°8 : SYSTEME IMMUNITAIRE
Durée : 4 heures
Objectifs spécifiques
Au terme de cette leçon, l’élève doit être en mesure de :
- Identifier les différents organes du système immunitaire
- Identifier les différentes cellules immunitaires
- Décrire les différents types de leucocytes
- D’expliquer le rôle des différentes cellules de défense de l’organisme

PRE-REQUIS
Leucocytes : polynucléaire, lymphocyte, monocyte,
Ganglion,
Organes, cellules,
Sang

INTRODUCTION
L’entrée des microbes dans l’organisme déclenche des réactions de défense qui mettent en jeu
un ensemble de cellules et d’organes formant le système immunitaire prêt à intervenir.
Quels sont les différents organes du système immunitaire ?
Quelles sont les cellules de défense de l’organisme et leur rôle?
I/ QUELS SONT LES ORGANES DU SYSTEME IMMUNITAIRE ?
ACTIVITE 1 : Explique chacune des observations ci-dessous et tire une conclusion :
Observation 1 :
Serge se blesse à la main, la plaie s’infecte, il remarque un gonflement et une inflammation des
ganglions situés au niveau des aisselles.
Les ganglions sont des organes qui participent à la défense de l’organisme, donc ce sont
des organes de défense.
Observation 2 : Aly souffre d’une maladie infectieuse. Le médecin détecte une hypertrophie
(augmentation de volume) de la rate.
Pendant l’infection, l’hypertrophie de la rate montre qu’elle participe à la défense de
l’organisme, donc c’est un organe de défense.
ACTIVITE 2 : On effectue des expériences d’irradiation sur deux lots de souris, les résultats
sont notés dans le tableau suivant. Explique chacun des résultats et tire une conclusion.
NB : L’irradiation est une destruction au laser d’un organe.

Expérience 1 Résultat 1
On effectue une irradiation de la moelle L’organisme de la souris A n’arrive plus à se
rouge des os chez une souris A défendre contre les microbes.
On effectue ensuite une greffe de moelle L’organisme de la souris retrouve son immunité.
rouge des os à cette souris,
Interprétation : La moelle rouge des os est un organe indispensable à la défense de
l’organisme, c’est pourquoi son absence entraine un déficit de réaction immunitaire. Il
permet donc de produire des cellules de défense.
Expérience 2 Résultat 2
On effectue une destruction par irradiation, L’organisme de la souris B n’arrive plus à se
du thymus au niveau d’une souris B. défendre correctement contre les microbes.

On effectue une greffe de thymus à cette Son organisme, retrouve son immunité.
souris B.
Interprétation 2: Le thymus est un organe indispensable à la défense de l’organisme,
c’est pourquoi son absence a entrainé un déficit de réaction immunitaire.

53
TRACE : Le système immunitaire comprend des organes de production des cellules
immunitaires appelés organes lymphoïdes centraux qui sont : la moelle rouge des os et le
thymus. Les lymphocytes B et T prennent naissance dans la moelle rouge des os mais les
lymphocytes T acquièrent leur maturité au niveau du thymus.
Une fois que les cellules immunitaires ont terminé leur maturation dans la moelle osseuse ou le
thymus, elles se rendent par voie sanguine dans la rate, les ganglions et les amygdales ou ils
seront stockés. Ces organes de stockage des cellules de défense sont appelés des organes
lymphoïdes périphériques, ils sont le point de départ des réactions immunitaires ce qui se
manifeste par leur inflammation et leur gonflement en cas d’infection.

II- QUELLES SONT LES CELLULES DU SYSTEME IMMUNITAIRE ?


ACTIVITE :
Le tableau montre l’évolution du nombre de leucocytes (globules blancs) chez un sujet sain et
un sujet atteint d’angine. Observe puis réponds aux questions
Lymphocytes phagocytes Total

Sujet sain 1 800 5 000 6 800


Sujet atteint d’angine 2 000 13 500 15 700
Titre : variation du nombre de leucocytes chez un sujet sain et un sujet malade
1- Compare le nombre de leucocytes chez le sujet sain et le sujet atteint d’angine
Le nombre de leucocytes : lymphocytes et phagocytes est plus élevé chez le sujet atteint d’une
angine que chez le sujet sain
2- Comment expliques-tu les différences constatées ?
Les différences s’expliquent par le fait que lors d’une infection, il y a une multiplication
importante du nombre de leucocytes pour combattre la prolifération microbienne.
3- Que peux-tu en déduire ?
Les leucocytes ou globules blancs assurent la défense de l’organisme, ils représentent les
cellules de défense.
TRACES : Les globules blancs ou leucocytes constituent les cellules de défense du système
immunitaire. Lors d’une agression microbienne, ils se multiplient massivement pour combattre
les corps étrangers afin d’arrêter l’infection.

54
III/ QUELS SONT LES DIFFERENTS TYPES DE GLOBULES BLANCS ET LEUR ROLE?
ACTIVITE : Complète le tableau du document ci-dessous qui représente l’aspect des
différents types de globules les blancs.

TITRE : Principales caractéristiques des différents leucocytes

TRACE :
Il existe trois types de globules blancs
- Les polynucléaires ou granulocytes, ils ont un noyau polylobé et leur Membrane
cytoplasmique présente des prolongements. Les polynucléaires sont des phagocytes, ils
permettent d’assurer la phagocytose.
- Les monocytes ce sont des mononucléaires qui possèdent un noyau allongé présentant
un seul lobe ils se transforment en macrophages pour assurer la phagocytose.
- Les lymphocytes ; ce sont des mononucléaires avec un grand noyau arrondi. On a deux
types de lymphocyte : Les lymphocytes B qui produisent des anticorps et les
lymphocytes T qui détruisent les cellules infectées

CONCLUSION :
Le système immunitaire assure et coordonne la défense de l’organisme contre les
microorganismes pathogènes. Il peut cependant arriver que ce système de défense présente
des imperfections et doit être renforcé.

EVALUATION SOMMATIVE
MAITRISE DES CONNAISSANCES
EXERCICE 1 :
Réponds par vrai ou faux aux affirmations en cochant
Affirmations Vrai faux
a- Les lymphocytes B et T sont des cellules phagocytaires
b- Les lymphocytes se multiplient dans les ganglions lymphatiques
c- Les ganglions lymphatiques sont des cellules du système
immunitaire
d- Certains lymphocytes sont des « cellules-mémoire »
EXERCICE 2 : Complète le texte ci-dessous par le mot ou l’expression qui convient
Le système immunitaire comprend : Les………………………………………………………: ce
sont les leucocytes ou globules blancs (Lymphocytes et les phagocytes) et les
…………………………………… ……………………..….: thymus, moelle osseuse, ganglions et
rate. Parmi ces derniers on distingue : les ….................................: thymus moelle osseuse et les
….......................................: amygdales, ganglions et rate .
EXERCICE 2 :
1/ Chasse l’intrus dans les listes a et b.
55
Liste a : Moelle rouge des os – ganglions lymphatiques – moelle épinière – thymus – rate.
Liste b : Leucocyte – phagocyte – lymphocyte – hématie.
2/ Quel est le rôle des lymphocytes B et des lymphocytes T.
COMPETENCES :
EXERCICE 1 : le tableau ci-dessous représente les analyses sanguines de deux personnes
dont l’une présente une infection bactérienne.
Demba Dupon Valeurs normales
Globules rouges 4,5 millions /mm3 4,2 millions /mm3 4,5 à 5,7 millions /mm3
Globules blancs 13 600/mm3 6100/mm3 4 000 à 10 000
Plaquettes 310 000/mm3 280 000/mm3 150 000 à 450 000
1/ D’après le tableau, indique la personne qui souffre de l’infection bactérienne. Justifie ta
réponse.

56
Leçon N° 9 : Un autre exemple de spécificité immunologique, les groupes sanguins

I/ COMMENT LES GROUPES SANGUINS ONT-ILS ETE DECOUVERTS ?

ACTIVITE : Lis le texte ci-dessous et réponds aux questions qui suivent.

Les historiens de la médecine nous rappellent comment les premières transfusions d'animaux à hommes
furent tentées dès le 17e siècle, sans grand succès, pas plus d'ailleurs que celles réalisées entre humains.
Elles provoquaient tellement d'accidents qu'elles furent interdites sur l'homme. En effet, lorsqu'on injecte
le sang d'un sujet à un autre, il se produit parfois une réaction, une hémolyse qui détruit les globules
rouges, inexpliquée jusqu'à la découverte du phénomène de l'agglutination sanguine.
Cette réaction d'incompatibilité fut établie en 1900 par un médecin autrichien du Centre d'hygiène
publique de Vienne, Karl Landsteiner, et posait l'existence de groupes sanguins chez l'homme.
Landsteiner a mis en évidence l'existence d'antigènes sur les hématies, identifiés par des groupes A, B, AB,
lorsqu'ils s'agglutinent avec les anticorps du sérum (le groupe O signalant l'absence d'antigènes identifiera
les donneurs universels de la transfusion sanguine). Le sang est le seul tissu où existe, à l'état naturel, un
système antigènes-anticorps. Cela explique comment la découverte de groupes sanguins fonde une
nouvelle science, l'immunologie

1/ Comment les groupes sanguins ont-ils été découverts ?


A la suite d’accidents causés par les premières transfusions sanguines d’animaux à
hommes celles réalisées entre humains.
2/ Qui a découvert les groupes sanguins ?

3/ Comment a-t-il réussi à identifier les différents groupes sanguins ?


Par la présence d’antigènes à la surface des hématies

TRACE :
Les groupes sanguins ont été découverts à la suite de d’agglutinations sanguines observées
pendant les transfusions.
La recherche des causes d’échec lors de ces transfusions ont conduit à la notion
d’incompatibilité entre les sangs d’espèces différentes puis à la découverte des groupes
sanguins humains.
Landsteiner a montré l’existence d’antigènes à la surface des hématies pour identifiés par des
groupes A, B, AB, lorsqu'ils s'agglutinent avec les anticorps du sérum.

II/ QUELLES SONT LES REGLES DE TRANSFUSIONS SANGUINES ?

1/ NOTION DE COMPATIBILITE ET D’INCOMPATIBILITE :


ACTIVITE :

57
Expériences On mélange le plasma d’une personne On mélange le plasma d’une
de groupe B avec les hématies d’une personne de groupe B avec les
personne de groupe B hématies d’une personne de groupe
A
Résultat Mélange homogène : Pas d’agglutination Mélange hétérogène : Agglutination

Conclusion Les deux sangs sont compatibles Les deux sangs sont incompatibles

1/ Expliques les résultats obtenus.


Une personne appartenant au groupe A possède dans son sérum des anticorps contre
l'antigène B. C’est pourquoi on ne peut pas transfuser à une personne du groupe A du sang de
groupe B. Cela entraînerait une agglutination des hématies (destruction des globules rouges).

TRACE :
Le plasma contient des anticorps appelés agglutinines qui sont
capables de réagir contre les antigènes (agglutinogènes) des
hématies d’un autre groupe sanguin pour provoquer
une agglutination. On parle alors d’incompatibilité entre
donneur et receveur. .
NB : S’il n’ya pas d’agglutination, alors les sangs sont compatibles, la transfusion se fait sans
problème.

2. COMMENT DETERMINE-T-ON LES GROUPES SANGUINS ?


Pour déterminer les groupes sanguins, on cherche à identifier l’antigène porté par les hématies.
Expérience : On mélange deux gouttes de sang de quatre individus avec respectivement les
sérums test anti A, anti B et anti A et anti B. Les résultats sont notés dans le tableau ci-dessous.
NB : le sérum test contient des agglutinines ou anticorps.

Badou Saliou Marie Penda


Agglutinine anti A

Agglutinine anti B

Groupe sanguin Groupe A Groupe B Groupe Ab Groupe O

Agglutination des hématies Pas d’agglutination des hématies

3 / QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES DES DIFFERENTS GROUPES SANGUINS ?


ACTIVITE : Observe le document ci-dessous et réponds aux questions qui suivent

58
Groupe A Groupe B Groupe AB Groupe O
Antigène présent à la
surface de l’hématie

Antigène B Antigène A et B
Antigène A
Anticorps présents
dans le sérum
Anticorps
Anticorps anti B anti A et anti B
Anticorps anti A

1/ Qu’est-ce qui caractérise les différents groupes sanguins ?


Les groupes sanguins sont caractérisés par l’antigène porté ou non à la surface de l’hématie
mais aussi par la présence ou l’absence d’anticorps dans le sérum.
2/ Quelles sont les caractéristiques du groupe sanguin A ?
Le groupe A porte à la surface de ses hématies l’antigène A et dans son sérum on a des
anticorps anti B

TRACE :
Selon l’antigène porté ou non à la surface des hématies, on a quatre groupes sanguins :
le groupe A, le groupe B, le groupe AB et le groupe O.
Un sang du groupe A a des globules rouges porteurs de l’antigène A, et son plasma
comporte des anticorps Anti B dirigés contre l’antigène B.
Un sang du groupe B a des globules rouges porteurs de l’antigène B, et son plasma comporte
des anticorps anti A dirigés contre l’antigène A.
Un sang du groupe AB a des globules rouges porteurs des antigènes A et B, et son plasma
ne comporte pas d’anticorps.
Le sang d’un sujet du groupe O a des globules rouges sans antigène, et son plasma comporte
des anticorps anti A et anti B dirigés contre les antigènes A et B.

QUELLES SONT LES TRANSFUSIONS SANGUINES POSSIBLES SANS RISQUE


D’AGGLUTINATION ?
ACTIVITE : A partir du document ci-dessous et du tableau représentant les caractéristiques des
groupes sanguin, réponds aux questions qui suivent.

1/ Pourquoi le groupe O est appelé donneur universel ?


Parce qu’il peut faire un don de sang à tous les autres groupes

2/ Pourquoi le groupe AB est appelé receveur universel ?


Il peut recevoir le sang de tous les autres groupes

3/ Pourquoi le groupe A ne peut pas donner au groupe B ?


Parce que son sérum contient des anticorps anti A

4/ Pourquoi le groupe B ne peut pas donner au groupe A ?


Parce que son sérum contient des anticorps anti B

59
TRACE :
Le don de sang se fait sans problème dans un même groupe.
Le groupe O est le donneur universelle, il peut donner à tous les autres groupes parce que
ses hématies ne portent aucun antigène, elles ne pourront donc pas être agglutinées
cependant il ne peut recevoir d’aucun groupe sanguin car dans son sérum se trouve les
anticorps anti-A et anti-B.
Le groupe AB es le receveur universelle, il peut recevoir le sang de tous les autres groupes
sans risque d’agglutination parce que son sérum ne contient aucun anticorps, cependant il ne
peut donner son sang à aucun autre groupe parce que ses hématies portent les deux antigènes
A et B.
Une personne appartenant au groupe A possède dans son sérum des anticorps anti B dirigé
contre l'antigène B. C’est pourquoi on ne peut pas transfuser à une personne du groupe A du
sang de groupe B ou AB et inversement. Cela entraînerait une hémolyse (destruction des
globules rouges) par agglutination.

I- Le facteur Rhésus
La découverte d’un nouvel antigène appelé facteur Rhésus a conduit à une nouvelle appellation des groupes
sanguins. Ainsi, lorsqu’un individu du groupe B possède sur ses hématies l’antigène Rhésus, on notera qu’il est du
groupe B Rhésus positif (ou B Rh+ ou B+). Par contre, si l’antigène Rhésus est absent, on notera B Rhésus négatif
(ou B Rh- ou B-).
Pendant les transfusions sanguines, on ne doit pas donner du sang de Rhésus positif à un individu de Rhésus
négatif ; il y a dans ce cas risque d’incompatibilité.

Remarque : notre organisme est capable de distinguer ce qui lui est propre, le « soi » et ce qui lui est étranger le
« non-soi ». Cette reconnaissance est basée sur la forme de certaines protéines (antigènes) à la surface des cellules.
Exemples : rejet de greffes, agglutination d’hématies.

Conclusion : la connaissance des différents groupes sanguins ainsi que les possibilités de transfusions sanguines et
de greffes sans risques ont permis de savoir que notre organisme est capable de reconnaître ce qui lui est
compatible ou non : c’est la spécificité immunologique.

60
LEÇON N°10 : AIDE A L’IMMUNITE
DUREE : 4H
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Au terme de cette leçon, l’élève doit être en mesure de :
- découvrir l’historique de la vaccination et son principe
- expliquer l’importance des vaccinations de rappel
- découvrir historique de la sérothérapie et son principe
- distinguer le vaccin du sérum
- expliquer l’importance de la sérovaccination
- découvrir l’historique de l’antibiothérapie et son principe
- Interpréter les résultats d’un antibiogramme
PRE-REQUIS
- Sang
- Antigène, anticorps
- Vaccin, sérum,
- Antibiotique,
- Réaction de défense
- Lymphocytes mémoires
- Spécificité immunologique

INTRODUCTION
Le système immunitaire peut être défectueux et n’arrive plus à assurer sa propre défense. Il doit
alors être renforcé et protégé contre les corps étrangers. De nombreux moyens de défense sont
utilisés pour prévenir ou traiter des infections, parmi ces moyens on peut citer les vaccins, les
sérums ou les antibiotiques.
Quelle est l’origine et le principe de la vaccination ?
Quelle est l’origine et le principe de la sérothérapie ?
Quelle est l’origine et le principe de l’antibiothérapie ?
I/ QUELLE EST L’ORIGINE ET LE PRINCIPE DE LA VACCINATION ?
1/ A LA DECOUVERTE DES VACCINS
ACTIVITE : Le texte ci-dessous représente l’historique de la vaccination. Après l’avoir lu,
réponds aux questions qui suivent.
Au XVIII siècle, Edward Jenner, médecin anglais constate que les paysans qui avaient contracté la
vaccine en trayant des vaches atteintes de cowpox avaient des pustules à la main et échappaient à
l’épidémie de la variole.
Il pense alors que le contenu des pustules permettrait de protéger contre le microbe de la variole.
Pour vérifier cette hypothèse, Jenner fait deux incisions au bras d’un jeune garçon sain et y insère une
partie du liquide contenu dans les pustules.
Une semaine après, le jeune garçon se plaignit d’un gonflement des ganglions, de frissons et perdait
l’appétit.
Après la guérison, Jenner lui injecte le microbe de la variole. Les jours passent et le garçon ne présente
aucune manifestation de la variole.
Jenner tira alors la conclusion que le contenu de la pustule des personnes atteintes de vaccine permet
de protéger contre le microbe de la variole. Les campagnes de vaccination contre la variole
commencèrent ainsi à être menées.
Source : Extrait de G. Ramon, Pages d’histoire de l’immunologie, Masson
Titre : L’expérience de JENNER
1/ Comment les vaccins ont-ils étaient découverts ?
Les vaccins ont été découverts à la suite d’une observation faite par le médecin britannique
Edward Jenner sur une épidémie de variole : Seuls les bergers en contact avec les vaches
atteintes de vaccine n’étaient pas contaminés.
2/ Que contient la pustule de la vaccine ?
La pustule contient le microbe de la vaccine parce que sa présence dans l’organisme a
déclenché une infection chez le garçon.

61
3/ A quoi consistait la vaccination contre la variole?
La vaccination contre la variole consistait à créer des blessures pour y introduire les microbes
de la vaccine qui vont d’abord créer une maladie bénigne pour ensuite protéger l’organisme
contre la variole.
TRACE : Les vaccins ont été découverts à la suite d’une observation faite par le médecin
britannique Edward Jenner sur une épidémie de variole où seuls les bergers atteints de vaccine
n’étaient pas contaminés mais présentaient des pustules qui les protégeaient de la variole.
La vaccination contre la variole consistait alors à créer des incisions chez une personne saine
pour y introduire les microbes de la vaccine contenus dans les pustules des bergers, cela allait
d’abord créer une maladie bénigne pour ensuite protéger l’organisme de la personne contre la
variole.
2/ PRINCIPE DE LA VACCINATION
ACTIVITE : Pour connaitre le principe de la vaccination, Louis Pasteur scientifique français a
réalisé des expériences sur deux lots de poules.
- Expérience 1 : Il injecte des bactéries virulentes du choléra aux poules du lot A, deux
jours après les poules meurent de choléra.
- Expérience 2 : Il fait une première injection d’une culture vieillie de bactéries du choléra
aux poules du lot B, deux jours après les poules survivent.
Une semaine après, il leur fait une deuxième injection de bactéries virulentes du choléra,
les poules survivent.
Le document ci-dessous illustre ces travaux de Pasteurs.

1/ Comment expliquez-vous la survie des poules du lot B après la 2e injection de microbes


virulents du choléra ?
La survie des poules B s’explique par le fait qu’elles ont reçu une première injection de culture
vieillie de bactéries du choléra qui a entrainé une production de lymphocytes mémoires d’où la
protection des poules B contre la culture virulente de bacilles du choléra à la 2e injection.
2/ Que représente la culture vieillie de bacilles du choléra pour la poule du lot B ?
Elle représente un vaccin, ayant permis de protéger l’organisme contre les bacilles du choléra.
TRACES : Le principe de la vaccination consiste à injecter un microbe, une toxine ou un virus
atténué à un organisme sain. Cette injection va entrainer une maladie bénigne et déclencher
une production d’anticorps par les lymphocytes : Elle assure une immunité active.
Au deuxième contact avec le même microbe, virus ou toxine virulent, les lymphocytes
mémoires vont produire automatiquement une grande quantité d’anticorps qui va le neutraliser
et empêcher l’infection. La vaccination est donc une méthode préventive qui protège
spécifiquement un organisme sain contre un micro-organisme. Un vaccin est formé par un
microbe, une toxine ou un virus inoffensif.

62
3/ VACCINATION DE RAPPEL
ACTIVITE : On vaccine un individu contre le virus de l’hépatite B (antigène HBs).Le vaccin
contient des particules virales atténuées.
La vaccination se réalise en plusieurs étapes. La première étape est une série d’injections de
vaccin sur une période relativement courte et la deuxième des injections de Rappel qui sont
espacées.
Le document ci-dessous représente les résultats de ces injections.

Titre : Évolution du taux d’anticorps d’un individu suite à une série de vaccinations
contre le virus de l’hépatite B
1/ Que se passe-t-il à chacune des trois premières injections de vaccin ?
On constate qu’à chaque injection de vaccin, la production d’anticorps augmente mais
de façon modérée
2/ Comment évolue la quantité d’anticorps entre le 4ème et le 12ème mois,
La quantité d’anticorps diminue
3/ Quel est la conséquence du premier rappel sur la production d’anticorps ?
Le premier rappel a entrainé une augmentation maximale du taux d’anticorps et maintient
l’organisme au-delà de la zone de protection pendant des années..
4/ Que se passerait-il si l’individu n’avait pas pris le deuxième rappel ?
Son taux d’anticorps allait continuer à baisser pour amener l’organisme en deçà de la
zone de protection.
5/ En déduire le rôle des rappels dans la vaccination.
Les rappels permettent de maintenir l’organisme au-delà de la zone de protection et lui
donne une immunité durable.
TRACE : Les vaccins permettent à l’organisme d’acquérir une immunité durable, mais leur
action n’est pas éternelle, d’où l’intérêt des rappels de vaccination
Les rappels de vaccination permettent la production d’une quantité importante d’anticorps par
les lymphocytes ce qui va maintenir l’organisme au-delà de la zone de protection pour lui
assurer une immunité maximale et durable : l’hyper immunisation.

63
II/QUELLE EST L’ORIGINE ET LE PRINCIPE DE LA SEROTHERAPIE ?
1/ LA SEROTHERAPIE
ACTIVITE : Le texte ci-dessous relate l’histoire de la découverte des sérums. Après l’avoir lu,
réponds aux questions.
Texte :
Le Dr Roux, disciple de Pasteur, s’était aperçu que l’on pouvait vacciner un cheval en lui injectant des
doses croissantes et répétées de toxine diphtérique à virulence de plus en plus forte. Cette immunisation
répétée fait apparaître de grandes quantités d’anticorps antidiphtériques dans le sang de l’animal.
Roux eut l’idée de transférer le sérum du cheval ainsi « hyperimmunisé » à des malades atteints de
diphtérie : la sérothérapie était née
1/ Comment obtient-on le sérum de la diphtérie?
Pour obtenir le sérum de la diphtérie, on fait des rappels de vaccin à un cheval pour
créer une hyper immunisation par une grande production d’anticorps anti diphtérique.
Ensuite on fait une prise de sang du cheval pour récupérer les anticorps antidiphtérique.
2/ A quoi consiste la sérothérapie ?
La sérothérapie consiste à injecter dans l’organisme d’un malade des anticorps
spécifiques pour l’aider à neutraliser le corps étranger.
TRACE : La sérothérapie consiste à injecter à un organisme malade des anticorps spécifiques
produits par un autre organisme pour l’aider à neutraliser le corps étranger afin de guérir
rapidement : c’est une méthode curative.
La sérothérapie confère à l’organisme une immunité passive par un apport d’anticorps.
III QUELLES SONT LES DIFFERENCES ENTRE VACCIN ET SERUM
ACTIVITE : A partir de os connaissances, réponds aux questions qui suivent
1/ Compare les principes de la vaccination et de la sérothérapie puis dégage les
différences entre vaccin et sérum
Le principe de la vaccination consiste à introduire dans l’organisme d’un individu sain un
antigène atténué pour stimuler la production d’anticorps alors que la sérothérapie consiste à
introduire dans l’organisme d’un individu malade des anticorps spécifiques venant d’un autre
organisme pour le guérir d’une maladie.
2/ Remplis le tableau ci-dessous
Vaccin Sérum
Utilisation Préventif : Protéger un Curatif : Guérir un
organisme sain organisme infecté
Contenu Antigène modifié ou Anticorps
atténué
Rôle Immunité active : Immunité passive :
Production d’anticorps Apport d’anticorps
Action Pas immédiate : Lente Immédiate : rapide
Efficacité Longue durée mais pas Courte durée
éternelle

TRACES : Le vaccin procure une immunité spécifique active en déclenchant une production
d’anticorps, son action n’est pas immédiate et son efficacité est durable alors que le sérum
procure une immunité passive par un apport d’anticorps, son action est immédiate et son
efficacité est de courte durée.

64
IV) QUELLE EST L’IMPORTANCE DE LA SEROVACCINATION ?
ACTIVITE : Lis le texte ci-dessous pour découvrir l’importance de la sérovaccination et réponds
aux questions qui suivent.

Texte :
Le botulisme est une maladie due à la consommation de conserves mal stérilisées,
contaminées par la bactérie botulinique. Quelques heures après l’ingestion de conserves
avariées, une personne présente des troubles montrant une intoxication grave. L’analyse de
son sang ne révèle aucune trace de bactéries. Pour soigner le malade, le médecin utilise du
sérum. Pour prolonger la protection contre la maladie, le médecin le vaccine.
1/ A quoi consiste la sérovaccination ?
Elle consiste à associer vaccin et sérum.
2/ Explique le principe de la sérovaccination.
Après guérison par sérothérapie, l’organisme devient vulnérable, la vaccination va permettre de
protéger l’organisme durablement grâce aux anticorps qui sont produits par les lymphocytes.
TRACE : La sérovaccination consiste à associer un sérum et un vaccin spécifique à un sujet
malade. En effet après une guérison à la suite d’une injection de sérum, les anticorps reçus par
le malade seront considérés comme des corps étrangers et seront neutralisés. L’organisme
devient alors vulnérable et doit être vacciné pour assurer sa protection par une immunité
durable qui est assuré par une production d’anticorps par les lymphocytes mémoires.
V / QUELLE EST L’ORIGINE ET LE PRINCIPE DE L’ANTIBIOTHERAPIE ?
1) ORIGINE ET PRINCIPE DE L’ANTIBIOTHERAPIE
ACTIVITE : Lis le texte et réponds aux questions qui suivent
En 1928, un médecin anglais, le professeur Alexander Fleming, poursuivait des recherches dans un
hôpital de Londres, sur les microbes des voies respiratoires, en particulier sur les staphylocoques. Il
cultivait ces derniers sur des milieux nutritifs solides en boîtes de pétri. Malgré les précautions prises par
Fleming pour ne cultiver que des staphylocoques, quelques spores d’un champignon microscopique,
proche parent du pénicille, tombèrent sur le milieu. Elles se développèrent formant des filaments ou
mycélium. Or, à une certaine distance des filaments du pénicille, la multiplication des staphylocoques
s’arrêtait, et ces bactéries finissaient même par être dissoutes.
1/ Quel est l’effet du mycélium du pénicillium ?
L’effet du mycélium du pénicillium est d’inhiber la multiplication des staphylocoques
2/ Quel rôle peut avoir un tel élément dans l’organisme ?
Son rôle est de tuer les microbes
TRACES : L’antibiothérapie consiste au traitement d’une maladie par l’utilisation
d’antibiotique .Un antibiotique est une substance sécrétée par un microbe et qui peut soit
empêcher ou ralentir le développement d’un autre microbe.
2) ANTIBIOGRAMME
Pour déterminer l’efficacité d’un antibiotique sur une bactérie donnée, on réalise l’expérience
suivante : Dans une boite de pétrie contenant un milieu nutritif, la gélose, on y ensemence une
bactérie X puis on place dans le mélange les antibiotiques A, B, C, D et E.
Résultat : (voir document 4)

Document 4
1/ Décris les résultats.
On observe autour des antibiotiques B,C, D et E la formation d’un espace où les bactéries
sont absentes(auréole) : elles ont été détruites
65
2/ Classe ces antibiotiques par ordre d’efficacité .Justifie ta réponse
L’antibiotique D est le plus efficace suivi de l’antibiotique B puis de l’antibiotique E.
L’antibiotique C est peu efficace. L’antibiotique A est inefficace .Plus le diamètre de l’auréole est
grand plus l’antibiotique est efficace

TRACE : L’antibiogramme permet de déterminer l’antibiotique le plus efficace pour traiter une
maladie. L’antibiotique est considéré comme efficace lorsque le diamètre de l’auréole est
important
CONCLUSION
La vaccination et les formes de traitement sérothérapie et antibiothérapie constituent des
pratiques indispensables pour la santé des personnes par l’aide qu’ils apportent à l’immunité.
Cependant il existe des maladies qui jusqu’à présent demeure réfractaire à tout type de vaccin
à cause de son mécanisme d’action, c’est le cas du VIH/SIDA.

66
Leçon 11: Dysfonctionnement du système immunitaire : cas de l’infection
au VIH/SIDA (4 heures)
Introduction
Le système immunitaire neutralise et élimine les éléments étrangers grâce à des défenses très élaborées.
Dans certains cas le système immunitaire ne remplit pas son rôle : la réponse est insuffisante (déficience)
ou au contraire excessive (allergie) mais toujours inadaptée : on parle de dysfonctionnement du système
immunitaire.

I. Les caractéristiques de l’infection au VIH


1. Définition
Etymologiquement, la définition du mot SIDA repose sur ces termes : Syndrome Immuno Déficience
Acquise.
Syndrome = l’ensemble des symptômes ou signes traduisant une atteinte de l’organisme.
Immuno = système immunitaire
Déficience = affaiblissement important du système immunitaire
Acquise = non héréditaire mais due à un corps étranger rencontré au cours de sa vie.
2. Caractéristiques
Activite 1: liser le texte et répondre aux questions suivantes
1/ A quelle année et dans quel pays a été découvert le SIDA ?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

………………

2/ Analyser le document 2 ?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Document 1 : Historique du VIH/SID Document 2 : Répartition du sida dans le mon

67
C’est une maladie découverte en début des années 80 aux Etats-Unis. Elle s’est rapidement
propagée dans le monde entier : on parle de pandémie Elle est inégalement répartie avec le
maximum de cas en Afrique au sud du Sahara.

Activité 2: Observer les deux cours et répondre aux questions suivantes


1/ Comment évolue les anticorps anti VIH et le virus VIH pendant les 8 premières années ?
…………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………

2/ Comment évolue les anticorps anti VIH et le virus VIH après les 8 premières années ?
…………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………

3/ comment évolue les lymphocytes T4 ?


…………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………

4 / Quels sont les différentes phases de l’infection VIH ?


…………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………

68
Document 3: L’apparition de la séropositivité

Lorsque l’organisme est contaminé par le VIH, il met en jeu des réactions immunitaires en
produisant des
anticorps anti-VIH. Ces anticorps diminuent dans un premier temps la charge virale de l’organisme
infecté. L’apparition de ces anticorps définie l’état de séropositivité vis-à-vis du VIH. (Document
3).
La séronégativité correspond à l’absence des anticorps anti-VIH dans l’organisme.
Après contamination et une première phase d’intervention du système immunitaire, une population
des lymphocytes (LT4) est atteinte par le virus et diminue. Or ces lymphocytes sont indispensables
dans les réponses immunitaires.
Un état d’immunodéficience apparait alors. Il permet le développement de diverses infections
qualifiées « d’opportunistes » (Documents 4 et 5)

Document 5 : Evolution de la population des lymphocytes et


apparition des maladies opportunistes
69
II. La transmission et les moyens de prévention

Activité : liser le texte et citer les modes de contamination du VIH SIDA ?

Texte: L’infection par le VIH (virus responsable du sida) est une maladie transmissible dans certaines
circonstances très précises. Le plus souvent elle se produit lors de rapports sexuels. Ce n’est pas une maladie
contagieuse qui s’attraperait sans contact direct, comme la grippe. Le VIH ne peut pas se transmettre par la
baignade, un éternuement, la toux, une piqûre d’insecte, le partage d’un verre ou d’un vêtement, etc. Le virus vit à
l’intérieur de certaines cellules du corps, qui sont présentes dans le sang et les secrétions sexuelles (sperme,
sécrétions vaginales…). C’est un virus qui ne peut se transmettre que d’un être humain à un autre être humain. Les
animaux, quels qu’ils soient, ne peuvent pas être porteurs du VIH et ne peuvent donc pas le transmettre, ni par
morsure, ni par griffure. Les modes de transmission du virus VIH sont les rapports sexuels, un contact important
avec du sang contaminé lors de partage de matériel d’injection ou en cas d’accident d’exposition (pour les
soignants), la transmission de la mère à l’enfant en cas d’absence de traitement de la mère, ou pendant
l’allaitement.

1. Modes de transmission
Trois modes de transmission ont été observés : par voie sexuelle, qui est le principal ; par voie
sanguine : qui concerne particulièrement les utilisateurs de drogues injectables, les hémophiles,
les transfusés et les professionnels de la santé ; de la mère à l'enfant : qui peut survenir in utero
dans les dernières semaines de la grossesse, au moment de l'accouchement et de l'allaitement

La prévention : on peut citer : l’abstinence, la fidélité, l’utilisation de préservatif, éviter le multi-


partenariat, éviter le partage de seringue ou d’objet souillés tranchante, donner une éducation sexuelle aux jeunes…

NB : D’autres immunodéficiences peuvent être innées. C’est le cas chez un individu dépourvu de cellules
immunitaire.
Conclusion
Le sida est une immunodéficience acquise due à un virus qui détruit certains lymphocytes. Ses
caractéristiques (pandémie, touche tous les âges, le mode transmission, la mortalité élevée) font de lui une
pathologie très grave.

70
THEME 4: LA TECTONIQUE DES PLAQUES ET LA FORMATION DES ROCHES
METAMORPHIQUES
DUREE : 14 HEURES
LEÇON N°12 : LA TECTONIQUE DES PLAQUES
DUREE : 08 Heures

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A la fin de la leçon, l’élève sera capable de :
- Identifier les zones stables et les actives du globe terrestre
- Définir les notions de zone active et de zone stable
- Nommer les plaques lithosphériques
- Compter les nombres de plaques lithosphériques
- Localiser les zones d’écartement et les zones de rapprochement des plaques
- Décrire les phénomènes qui se déroulent dans les zones d’écartement des plaques
- Décrire les phénomènes qui se déroulent dans les zones de rapprochement des plaques
- Expliquer par un modèle les mouvements des plaques lithosphériques
- Expliquer le moteur de la mobilité des plaques
- Eprouver les hypothèses formulées sur le moteur de la mobilité des plaques
- Tirer une conclusion sur la mobilité des plaques
- Expliquer par un modèle les courants de convection
- Expliquer la dérive des continents et les déformations
- Identifier les conséquences de la mobilité des plaques
- Modéliser des plis et des failles.

PRE REQUIS :

- notions de volcanisme,
- structure du globe,
- séisme,
- répartition des
- volcans et des séismes

INTRODUCTION :
La Terre présente à sa surface des manifestations de son activité interne : séismes, volcans.
Ces derniers sont des indicateurs des phénomènes qui se déroulent dans les enveloppes de la
Terre et en particulier dans la lithosphère.
La lithosphère est une enveloppe rocheuse rigide et froide constituée de la croûte et de la partie
supérieure du manteau, on a la croute océanique et la croute continentale
Cette lithosphère n’est pas continue, elle est divisée en plaques qui reposent sur
l’asthénosphère, un milieu ductile, plastique et chaud.
Quels mouvements effectuent les plaques de la lithosphère et quelles en sont les conséquences ?
I/ COMMENT SONT REPARTIS LES SEISMES ET LES VOLCANS A TRAVERS LE MONDE ?
Activité 1 : A/ Dans le document ci-dessous, colorie en rouge la répartition des séismes et en
bleu la répartition des volcans

71
B / Après avoir observé les deux cartes, répondre aux questions suivantes :
1/ Comment sont répartis les séismes et les volcans dans le monde ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
2/ Justifie cette répartition.
………………………………………………………………………………………………………………

TRACE :
Les séismes et les volcans sont localisés aux mêmes endroits du globe : ils sont situés au
milieu des océans et entre les continents. On les appelle les zones instables, ou marges
actives parce que étant le sièges d’activités volcaniques et sismiques très instances.

II/ QUELLES SONT LES DIFFERNTES PLAQUES DE LA LITHOSPHERE ?


A / Activité : Colorie-les différentes plaques du document1 en utilisant des couleurs différentes

72
B/ Répond aux questions suivantes
1/ A quoi correspondent les frontières des différentes plaques de la lithosphère ?
………………………………………………………………………………………………………………
2/ Quelles sont les différentes plaques visibles sur le document 1 ?
……………………………………………………………………………………………………………
3/ A quoi correspond le nom de ces plaques ?
………………………………………………………………………………………………………………
4/ Ya-t-il des séismes et volcans à l’intérieur des plaques ?
……………………………………………………………………………………………………………
TRACE :Les zones actives du globe, sièges d’activités sismique et volcaniques constituent la
frontière des différentes plaques de la lithosphère. Selon l’océan ou le continent qu’elles
supportent, on a deux types de plaques : les plaques continentales et les plaques
océaniques. Les plaques sont des zones stables, on y rencontre peu ou pas de séismes et
volcans. Actuellement on distingue 14 plaques dont les plus importantes de par leur taille
sont : la plaque de l’Afrique, la plaque de l’Amérique du Nord, la plaque de l’Amérique du
Sud, la plaque de l’Antarctique, la plaque de l’Australie, la plaque de l’Eurasie et la
plaque du Pacifique.

II/ EST-CE QUE LES PLAQUES BOUGENT ?


Hypothèse : Il se pourrait que les plaques bougent
1/ FRONTIERES DIVERGENTES : Cas de l’Afrique et de l’Amérique du Sud
Activité : Observe les schémas du document ci-contre et répond aux questions :

1/ Que représente la dorsale pour les plaques de l’Afrique et de l’Amérique du sud ?

…………………………………………………………………………………………..

2/ Quel mouvement effectuent les plaques de l’Afrique et de l’Amérique du sud ? Quelles sont les
conséquences de ces mouvements ?

…………………………………………………………………………………………..……………………………
……………………………………………………………..……………………………………

TRACE : Les dorsales représentent des frontières entre deux plaques qui s’éloignent, c’est
le cas de l’Afrique et de l’Amérique du sud on les appelle des frontières divergentes.
L’ouverture de la dorsale ou rift entraine une sortie du magma qui en refroidissant repousse
les anciens sédiments, ce qui entraine une expansion du plancher océanique, la formation
d’océan ou accrétion cas de l’océan atlantique avec la présence de séismes et de volcans
sous-marins.

73
2/ LES FRONTIERES CONVERGENTES :
Les frontières convergentes correspondent aux zones de rapprochement entre deux plaques
elles sont constituées par les zones de subduction et de collision.
2-1/ ZONES DE SUBDUCTION :
Cas de la plaque l’Amérique du sud et de celle du Nazca
Problème: que se passe-t-il au niveau des fosses océaniques ?
ACTIVITE : Observe le document 1 et répond aux questions suivantes :

1/ Quel mouvement effectuent les plaques de l’Amérique du sud et du pacifique?


………………………………………………………………………………………………………………
2/ Quelle est la nature de chacune de ces deux plaques A et B?
………………………………………………………………………………………………………………
3/ Pourquoi la plaque de Nazca (A) glisse-t- elle sous la plaque de l’Amérique du sud (B)
au niveau de la fosse océanique?
………………………………………………………………………………………………………………

TRACES :
Les zones de subduction correspondent au rapprochement d’une plaque océanique et d’une
plaque continentale. La plaque océanique étant plus dense, plus lourde va glisser sous la
plaque continentale : c’est la subduction.
La subduction entraine une diminution du plancher océanique, la formation d’une fosse avec
beaucoup de séismes et volcans.

2-2 / ZONES DE COLLISION :


Cas de la plaque de l’Inde celle de l’Eurasie

- Document 1 : Collision Inde- Asie


ACTIVITE : Observe le document 1 et répond aux questions suivantes :
74
1/ Quel mouvement effectuent la plaque de l’Inde par rapport à l’Asie ?
………………………………………………………………………………………………………………
2/ Quelle est la nature de chacune de ces deux plaques?
………………………………………………………………………………………………………………
3/ Quelles sont les conséquences du mouvement de ces deux plaques?
………………………………………………………………………………………………………………

TRACE : Les zones de collision correspondent au rapprochement de deux plaques


continentales, aucune de ces deux plaques ne descend dans l’asthénosphère, elles sont de
même densité. Cette collision entraine une fermeture de l’océan et la formation de chaines de
montagnes, les roches sont déformées avec une formation de plis et failles. Au niveau des
zones de collision, on rencontre aussi des séismes et volcans et une diminution de la
lithosphère continentale.

2-3/ ZONES DE COULISSAGES :


Cas du coulissage entre la plaque du Pacifique et celle Nord-Américaine
ACTIVITE : Observe le document 1 et
répond aux questions suivantes :
1/ Qu’est-ce qui est à l’origine de la faille
entre les deux plaques A1 et A2 qui étaient
pourtant collées ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
2/ Quel mouvement ces deux plaques ont-il effectuées de part et d’autre de la faille?
………………………………………………………………………………………………………………

TRACE :
Les plaques lithosphériques se trouvent sur un matériau plastique. Elles peuvent donc, sous
l'influence du poids, s'enfoncer légèrement dans l'asthénosphère ce qui crée des ouvertures,
appelées failles. C'est le cas de la plaque Pacifique qui s'enfonce sous l'énorme volcan
d’Hawaï
A ce niveau, les plaques effectuent des mouvements de coulissages c’est-à-dire des
mouvements horizontaux en sens inverse de part et d'autre de ces failles.
III/ QU’EST- CE QUI FAIT BOUGER LES PLAQUES ?
Hypothèse : le déplacement des plaques nécessiterait de l’énergie.
Expérience :
Dans une casserole contenant de l’eau, on place deux planches de bois assimilables qui va
représenter deux plaques de la lithosphère et on chauffe.
75
Résultat : Lorsque l’eau commence à bouillir, il y a des bulles d’air animées d’un
mouvement qui entrainent un déplacement des deux planches : ils se heurtent,
s’éloignent et percutent les parois de la casserole.
Exploitation des résultats :
1/ Pourquoi l’eau s’est-il mis à bouillir et reste en ébullition?
………………………………………………………………………………………………….…….
2/ Qu’est-ce que cette ébullition à entrainer au niveau des planches ?
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
3/ A quoi pouvez-vous assimiler l’eau en ébullition dans les couches internes de la
terre ?
………………………………………………………………………………………………………………
4/ D’où provient l’énergie responsable de maintenir la température de l’asthénosphère élevée ?
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………

TRACE :
La différence de température entre la lithosphère froide et l’asthénosphère chaude crée des
courants de convection au niveau de l’asthénosphère qui sont à l’origine du déplacement des
plaques. L’énergie responsable de ces courants de convection provient de la désintégration
d’éléments radioactifs comme l'uranium, présents dans toutes les enveloppes de la terre
jusqu'au noyau.

IV/ QUELLES SONT LES CONSEQUENCES


DE LA MOBILITE DES PLAQUES ?
1/ DERIVE DES CONTINENTS :
Alfred Wegener est le premier en 1951, à
émettre l’hypothèse que les continents étaient
jadis réunis en une seule masse continentale :
la Pangée et que par la suite ils se sont
disloqués, ont dérivés, se sont déplacés avec
toutes les conséquences qu’ils ont entrainés.
1-1/ A partir du document ci-contre, indique les
arguments qui expliquent que les continents
étaient autrefois unis selon la théorie Alfred Wegener.
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………
………………………………..……………
TRACE :
76
Les continents Africains et Sud-américains auraient donc dérivés, s’écartant l’un de l’autre
pour former l’océan atlantique : accrétion. Cette hypothèse repose à la fois sur une
observation : La concordance de la forme des continents qui s’emboitent comme les pièces
d’un puzzle, et sur l’analyse de roches et fossiles d’origine animale ou végétale identiques
trouvées aussi bien en Afrique qu’en Amérique du Sud.
2/ CONSEQUENCES DE DEUX PLAQUES CONVERGENTES
Indique en t’appuyant sur le document ci-dessous comment s’est formée la chaine de l’himalaya ?

La fermeture par subduction de l’océan entraine le rapprochement des plaques continentales de


l’Inde et de l’Asie. Après la fermeture de l’océan, les deux plaquent continentales qui ne peuvent pas
s’enfoncer dans l’asthénosphère entre en collision ce qui donne naissance à une chaine de
montagne séparant l’Inde de l’Asie : l’Himalaya.
Les forces de compression provoquent des plis ou des failles visibles sur la montagne.
2/ CONSEQUENCES DE DEUX PLAQUES DIVERGENTES :
ACTIVITE : Observe les schémas et réponds aux questions suivantes
1/ Comment se forme le plancher océanique ?
Le fonctionnement de la dorsale
entraine une sortie de magma au
niveau du rift qui se refroidit et
repoussent les anciens sédiments
à s’éloigner de l’axe de la dorsale,
ce qui élargit le plancher océanique.
2/ Sur les fonds de l'océan atlantique
où sont situées les roches les plus
jeunes ? Les plus anciennes ?
Les roches les plus jeunes sont
situées près de la dorsale au niveau
du rift alors que les plus anciennes sont sur les bords des continents éloignées de la rift.
3 / Classe les roches A, B et C de la plus jeune à la plus ancienne. C- B- A

TRACE :
La lithosphère océanique se forme au niveau de l’axe de la dorsale par un refroidissement
des remontées de magma. Les roches nouvelles repoussent les plus anciennes à s’éloigner
de l’axe de la dorsale ce qui agrandit petit à petit le plancher océanique : c’est l’accrétion.

CONCLUSION

77
EVALUATION SOMMATIVE :
I/ Maitrise de connaissances :
Répondre par vrai ou faux aux affirmations suivantes:

Affirmations V/ F
La surface de la terre on trouve 3 zones de contact des plaques lithosphériques
La subduction correspond à l’écartement de deux plaques
L’accrétion correspond à la collision des plaques
La collision des deux plaques est à l’origine des volcans océaniques
La zone d’accrétion est une zone de construction de nouvelles plaques
La collision des deux plaques conduit à la formation de chaines de montagnes
: La tectonique des plaques permet de mieux comprendre les phénomènes géologiques qui se
déroulent au niveau du globe terrestre. Quel sera cependant le devenir des roches qui sont
entrainées en profondeur par ces phénomènes de subduction et de collision ?
I/ Compétences méthodologiques :
Exercice 1 :
1-Complète les légendes de ce schéma.
………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………….
2- Rédige un petit texte décrivant le phénomène de subduction représenté par le
schéma et indique les conséquences de ce phénomène.
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Exercice 2 : Les documents A, B, C représentent différentes
étapes du déplacement de plaques lithosphériques.
1- Replace les schémas A, B et C
dans l’ordre chronologique et justifie ton choix
……………………………………………………………………………………………

78
LEÇON N°13 : LA FORMATION DES ROCHES METAMORPHIQUES

DUREE : 06 Heures

OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable :
- De définir la notion de métamorphisme
- D’identifier Caractères des roches métamorphiques
- De décrire la disposition de des cristaux dans les roches métamorphiques
- D’expliquer l’action des facteurs du métamorphisme
- D’identifier les caractéristiques des différents types de métamorphisme et leur localisation
- D’expliquer les transformations subies par les roches lors du métamorphisme
- D’expliquer la relation entre métamorphisme et tectonique des plaques
PRE REQUIS
- La tectonique des plaques
- Le volcanisme
- La fusion des roches en profondeur
- Le gradient géothermique
- Les états de la matière

INTRODUCTION :
Les phénomènes géologiques peuvent entrainer les roches de la lithosphère froide à
des profondeurs où elles seront soumises à l’influence des variations de températures et
de pressions pouvant les transformer en roches métamorphiques.
Qu’est-ce que le métamorphisme ?
Quels sont les facteurs de métamorphisme ?
Quels sont les différents types de métamorphismes et leur localisation ?
Quelle relation ya-t-il entre métamorphisme et tectonique des plaques ?
I/ QU’EST- CE QUE LE METAMORPHISME ?
ACTIVITE :
Le document 1 représente un échantillon d’argile mélangé avec de l’eau et soumis à des
profondeurs différentes avec une variation de la température et de la pression.
Après avoir observé ces échantillons, répond aux questions suivantes

Température 200-300°C 300-450°C > 450°C


Pression Faible Moyen Elevé
Ardoise Schiste Gneiss

Aspect de la roche

Les minéraux sont Les minéraux sont Roches à grains


invisibles à l’œil nu, visibles de tailles grossiers avec
l’eau s’évapore, la moyennes avec une alternance de
Description de la roche roche devient dure et orientation. Les bandes claires et
compacte. La couleur micas sont souvent sombres. Les
de la roche est foncée visibles. Résultent bandes peuvent
79
et montre un clivage de la transformation être plissées.
caractéristique de la de roches ardoise
transformation de
l’argile.

1/ Quel est l’influence de la pression et de la température sur l’aspect de la roche ?


A des températures et pressions différentes, on observe des modifications sur la roche.
Ces modifications sont notées sur les minéraux et leur agencement au niveau de la
roche.
.2/ A quel état de matière s’effectuent les modifications de la roche ?

Ces modifications s’effectuent à l’état solide

TRACE : Le métamorphisme, est l’ensemble des transformations que subissent les roches à
l’état solide, quand celles-ci sont soumises à des conditions de pression et de température
différentes de celles de la roche d’origine.
Ces transformations sont d’ordre minéralogique : transformation des minéraux et texturales :
alignement des minéraux selon des plans bien définis au niveau de la roche

II/ QUELS SONT LES CARACTERISTIQUES DES ROCHES METAMORPHIQUES ?


ACTIVITE : Observe les schémas des documents ci-dessous et répond à la question
Décrire l’aspect des minéraux au niveau de ces trois roches métamorphiques

- : la roche se débite en feuillets de même


composition minéralogique : les minéraux qui
le composent sont disposés en feuillets
parallèles.

Document 1 : Schiste

formées par des cristaux de minéraux aplaties et


disposés au hasard.

80
les minéraux sont disposés en bandes parallèles de
même composition avec une alternance de bandes
sombres et claires

TRACE :
Selon les conditions de sa formation, les roches métamorphiques peuvent présenter les
caractéristiques suivantes :
- Cristallines : formées par des cristaux de minéraux aplaties et disposés au hasard
comme le micaschiste
- Schisteuses : la roche se débite en feuillets de même composition minéralogique :
les minéraux qui la composent sont disposés en feuillets parallèles comme les
schistes.
- Foliées : les minéraux sont disposés en bandes parallèles de même composition
avec une alternance de bandes sombres et claires comme le gneiss.

NB : Ortho Para

III/ QUELS SONT LES FACTEURS DU METAMORPHISME ?


Sous l’action de la pression et de la température, les roches se transforment en roche
métamorphiques.
Hypothèse :
La température et la pression seraient responsables des transformations minéralogiques et
structurales de la roche préexistante en roche métamorphique.

81
Faibles Forte Faible T et P fortes
Température et température Température
Pression Faible Forte pression
Pression
Minéraux de la Quartz Quartz Quartz Quartz,
roche biotite Sillimanite Biotite sillimanite,
chlorite Feldspath chlorite feldspath,
cordiérite cordiérite
Aspect des Minéraux Minéraux Minéraux Alternance des
minéraux visibles au visibles à Disposés en minéraux en
microscope l’œil : écrasés feuillets bandes parallèles
disposés au et disposés au parallèles des couleurs
hasard hasard différentes

Caractéristique Microlitique Cristalline Schisteuse Foliée


de la roche
Conclusion A de faibles Disparition Alignement, Transformation
Pression et biotite et orientation des minéralogique et
Température : chlorite minéraux selon structurale de la
pas de Apparition un plan bien roche
modifications sillimanite, défini
feldspath,
cordiérite

TRACE :
Les facteurs de métamorphisme sont :
La température : Elle agit sur la transformation des minéraux de la roche : elle est responsable
de l’apparition et de la disparition des minéraux. Elle donne à la roche son aspect cristallin.
La pression : elle est responsable de l’alignement des minéraux au niveau de la roche
métamorphique et selon son intensité, elle donne à la roche son aspect schisteux et folié

IV/ QUELS SONT LES DIFFERENTS TYPES DE METAMORPHISME ?


Selon l’action de la température et de la pression et leur intensité, on distingue trois types de
métamorphisme : le métamorphisme de contact, le métamorphisme régional et le
métamorphisme d’impact.

1/ LE METAMORPHISME DE CONTACT :
ACTIVITE :
Le document 1 représente une coupe géologique d’un terrain qui a été traversé par une
intrusion granitique.

82
1/ Comment s’est formée l’intrusion granitique ?
L’intrusion granitique est causée par un refroidissement en profondeur du magma.

2/ Comment s’est formée l’auréole métamorphique ?


L’auréole métamorphique s’est formée par une transformation de la roche encaissante au
contact de la chaleur que le magma lui a transféré pendant son refroidissement.

3/ Pourquoi les roches située dans l’auréole sont-elle qualifiées de roches


métamorphiques de contact ?
Parce qu’elles sont formées à partir de la transformation d’une partie de la roche encaissante
par contact avec la chaleur produite par le magma.

4/ Quel sera, l’aspect de ces roches métamorphiques de contact ?


Ces roches auront un aspect cristallin parce que la température est le principal facteur à
l’origine de leur formation

TRACE :
Le métamorphisme de contact est celui qui se produit dans une roche encaissante au contact
d’une intrusion de granite.
Lorsque le magma encore très chaud est introduit dans la roche encaissante froide, il y a
transfert de chaleur (les flèches ) et transformation de la roche encaissante au niveau de
l’auréole métamorphique. Les minéraux de cette roche sont transformés par la chaleur et on
obtient une roche métamorphique de contact. Le métamorphisme de contact est un
métamorphisme à basse pression et hautes températures, les roches métamorphiques de
contact sont des roches cristallines

RQUE Ce type de métamorphisme peut aussi être rencontré autour d’une cheminée
volcanique.

2/ METAMORPHISME REGIONAL :
ACTIVITE 1 :
Le métamorphisme peut être qualifié de régional
lorsqu’il intéresse de vastes zones soumises à des
variations de températures et pressions.
Il intervient quand les roches de la croûte
terrestre ont été déplacées en profondeur par les
mouvements tectoniques : subduction et collision.

83
1/ Quelles sont les facteurs qui interviennent dans le métamorphisme régional ?
La pression et la température.
2/ Quelles sont les différentes zones du métamorphisme régional ?
L’épizone, la mésozone et la catazone
3/ Quelles sont les caractéristiques de chacune de ces trois zones.
Epizone : Métamorphisme à basse pression et de température faible
Mésozone : Métamorphisme à moyenne pression et moyenne température
Catazone : Métamorphisme à Haute pression et haute pression
4/ Quels seront les caractères des roches métamorphiques régionaux ?
Les roches métamorphiques régionales présentent une schistosité ou une foliation.

TRACE :
Le métamorphisme régional, est lié à des facteurs géodynamiques que sont la température et
la pression. Ce métamorphisme se subdivise en zones progressives correspondant à :
L'épizone : Elle correspond au métamorphisme de basse pression et de température
faible ;
La mésozone : Elle caractérise un métamorphisme moyen, avec apparition de
minéraux caractéristiques : biotite, muscovite, staurotide, amphiboles et disthène.

La catazone : Elle correspond à un métamorphisme intense. Température et pression y sont


élevées mais il y a peu de contraintes. Les minéraux que l'on y trouve sont la sillimanite,
l'andalousite, les grenats, les pyroxènes et les plagioclases.

NB : Entre le métamorphisme de contact et le métamorphisme régional, on distingue le


dynamo-métamorphisme ou métamorphisme de choc qui est dû à l'effet de la pression avec
des roches intensément déformées

La limite inférieure du métamorphisme correspond à une température de 200°C et une pression


de 300 MPa (3000 atmosphères ou 3 kb). Au dessous de cette limite, c’est le domaine de la diagenèse.
La limite supérieure du métamorphisme correspond à la fusion partielle de la roche : anatexie, on entre
dans le domaine du magmatisme.

V/ QUELLE RELATION YA-T-IL ENTRE METAMORPHISME ET TECTONIQUE DES


PLAQUES ?
ACTIVITE :
Observe les schémas du document 1 et réponds aux questions qui suivent.
Plus on s’enfonce sous la terre, plus la température ambiante augmente.
En moyenne l’augmentation est de 3°C tous les 100 m : c’est le gradient géothermique.
De même la pression augmente avec la profondeur et s’oppose à la fusion des roches.

84
1/ Définir le gradient géothermique

Il correspond à l’augmentation de la température tous les 100m moyenne de profondeur.


2/ Comment varie la température et la pression en fonction de la profondeur ?

La température et la pression augmentent avec la profondeur.

3/ Comment varie le flux thermique au niveau la lithosphère, des zones de subduction et


de collision ?

- Au niveau de la lithosphère, le flux thermique ne varie pas, il est constant.


- Dans les zones de subduction le flux thermique baisse
- Au niveau des chaines de subduction, le flux thermique augmente

4/ Explique chacune de ces variations du flux thermique


- Le flux thermique est constant au niveau de la lithosphère par ce que le gradient
géothermique n’y change pas,
- Le flux thermique baisse dans les zones de subduction par ce que des roches qui
étaient initialement en surface (à basse température) se trouvent en profondeur
avec leur faible température à un niveau où la température devait être élevée,
- Le flux thermique augmente au niveau des chaines de subduction par ce que des
roches qui étaient initialement en profondeur (à haute température) se trouvent en
surface avec leur haute température à un niveau où la température devait être faible

5/ Qu’appelle –t-on flux thermique ?


Le flux thermique est la quantité de chaleur qui traverse une surface donnée en un temps
donné.
6/ Quelles sont les différents climats métamorphiques liés à la tectonique des plaques ?
Les climats métamorphiques liés à la tectonique des plaques sont :
- Le métamorphisme de basse pression haute température,
- Le métamorphisme de moyenne pression moyenne température,
- Le métamorphisme de haute pression basse température.

85
TRACE :
La formation des roches métamorphiques est fortement liée à la tectonique des plaques. Dans
les zones d’affrontement de deux plaques : collision et subduction, une partie des roches
superficielle se trouve enfouie à des profondeurs inhabituelles. Cependant ces roches ne seront
pas soumises aux mêmes conditions de températures et de pression.
On observe ainsi deux flux thermiques : le flux thermique positif et le flux thermique négatif qui
permettent de déterminer les différents climats métamorphiques.

LE FLUX THERMIQUE POSITIF :


Il est lié aux activités volcaniques qui caractérisent les chaines de collision. La présence du
magma qui s’élève dans la croute provoque une augmentation à ce niveau du flux thermique :
c’est le flux thermique positif et on aura un métamorphisme à haute température avec une
basse pression (HT- BP).

LE FLUX THERMIQUE NEGATIF :


C’est une conséquence du mouvement de la plaque plongeante au niveau de la zone de
subduction : en effet l’introduction de cette plaque froide dans l’asthénosphère va entrainer un
refroidissement du milieu d’où une baisse du flux thermique : c’est le flux thermique négatif il se
produit ainsi un métamorphisme à Basse température et haute pression (BT- HP).
Entre les deux se trouve un métamorphisme moyen caractérisé par des températures et
pressions moyennes, MT-MP .

CONCLUSION :
Les phénomènes géologiques peuvent entrainer en profondeurs les roches de la lithosphère qui
seront transformées à l’état solide sous l’action de la température et de la pression en roches
métamorphique.
Quelle relation y a-t-il entre la formation des roches sédimentaires, magmatiques et
métamorphique.
L'épizone : Elle correspond au métamorphisme de basse pression et de température faible
BP-BT pour des profondeurs comprises entre 10 et 15 km
La mésozone : Elle caractérise un métamorphisme moyen, 400°C<T<600°C pour des profondeurs
comprises entre 15 et 25 km.
La catazone : Elle correspond à un métamorphisme intense. Température et pression y sont
élevées T>650°C, profondeur>25 km

EVALUATION SOMMATIVE :

I/ MAITRISE DES CONNAISSANCES :


EXERCICE 1 : Remplace par le mot ou l’expression qui convient :
Les roches sédimentaires, magmatiques ou même métamorphiques peuvent subir des
transformation en profondeur pour donner des roches métamorphiques. Les roches
métamorphiques proviennent de la …………………………. à l’état solide d’une roche
……………… sous l'effet d’une variation de …………….. et de ………………. en profondeur.
Le métamorphisme peut être lié à une ………… de granite dans un terrain encaissant plus froid
c’est le ………………………… qui se déroule dans l’………………… métamorphique, il peut
aussi être lié aux mouvements d'enfouissement des roches à la suite d’une subduction ou d’une
collision, c’est le métamorphisme ………………… . Les roches métamorphiques sont formées
par des minéraux sous forme de cristaux, on dit qu’elles sont ………………… elles peuvent être
……………….. parce que débitent en feuillets de même composition minéralogique qui est le

86
plus souvent liés aux contraintes tectoniques. Sous l’action de la …………………. certains
minéraux de la roche métamorphique se transforment, les nouveaux minéraux qui apparaissent
se regroupent sous forme de lits sombres et clairs qui alternent, c’est pourquoi on les qualifie
de roches foliées.
EXERCICE 2 : Répondre par vrai ou faux aux affirmations suivantes :

Affirmations V/F
Le métamorphisme de contact est un métamorphisme à HT-BP
Dans les zones de subduction, on a un métamorphisme à HP- BT
Dans les zones de collision on a un flux thermique négatif
La température agit sur l’orientation des minéraux de la roche métamorphique
La pression est responsable de la foliation
Le gneiss vient de la transformation de l’argile ou du granite
II/ COMPETENCE :
Le document 2 permet de comparer la composition minéralogique de deux schistes proches
d’une intrusion de granite.

2. Quelle différence notes-tu entre ces deux schistes ?


………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
3. Pendant la formation de ces deux roches, les facteurs températures et pression ont-ils agi ?
Justifie ta réponse.
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
4. La disposition en auréole autour du granite permet-elle de formuler une hypothèse sur
l’origine du facteur physique responsable?

87
THEME 5 CYCLE DES ROCHES
LEÇON N°14 : Le cycle des roches
Durée : 02 h
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A la fin de la leçon, l’élève sera capable de :
- Identifier les modes de formation des roches
- Faire le schéma du cycle des roches
PREREQUIS :
- Notion de cycle
- Formation des roches sédimentaires
- Formation des roches magmatiques
- Formation des roches métamorphiques
- Fusion des roches

INTRODUCTION :
Il existe trois types de roches : Les roches sédimentaires, Les roches magmatiques et les
roches métamorphiques. Ces roches peuvent être classées en deux grands groupes :
- Les roches exogènes formées à la surface de la terre : roches sédimentaires
- Les roches endogènes formées dans les profondeurs de la terre : roches
métamorphiques et les roches magmatiques.
Comment se fait la formation des différents types de roches ?
Quelle relation existe-t-il entre ces roches ?

II/ QUELLE RELATION YA-T-IL ENTRE LES DIFFERENTS TYPES DE ROCHES ?


Activité : Lis le texte et réponds aux questions suivantes
Texte :
L’érosion d’une roche donne des sédiments qui sont transportés jusqu’au bassin ou ils forment un dépôt. Ces
sédiments vont subir une cimentation pour donner des roches sédimentaires : c’est la diagenèse. Entrainées en
profondeur, par la collision des plaques continentales, ces roches sédimentaires peuvent subir des transformations
sous l’effet de la température et de la pression. Ces transformations aboutissent à la formation de roches
métamorphiques. Ces roches peuvent fondre et donner le magma
Ce magma en remontant à la surface par des failles va se cristalliser à son tour pour donner des roches
magmatiques ou ignées qui sont soit des roches plutoniques quand la cristallisation se fait de manière progressive
en profondeur soit des roches volcaniques quand la cristallisation se fait de manière rapide en surface.

1/ Comment se forme le magma ?


Le magma est formé à partir de la fusion des roches métamorphiques, sédimentaires et
magmatiques
2/ Quelle hypothèse peux-tu alors formulée ?
Le magma serait à la base de la formation de toutes les roches

TRACE : Cycle des roches

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CONCLUSION : Les roches évoluent de manière cyclique selon la théorie de Lavoisier « Rien
ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme ».
Quelles informations prôneraient l’histoire de ces roches sur l’évolution de la terre ?

II/ COMPETENCES METHODOLOGIQUES :


Exercice 1 :
1/Complète le document 1 à partir des mots ou expressions suivants :
fusion- solidification - sédiments - Diagenèse - roches magmatiques - roches métamorphiques-
Erosion- Métamorphisme

Document 1 : Le cycle des roches


2/ Décris le cycle ainsi obtenu
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

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THEME V : LA CHRONOLOGIE

DUREE : 04 HEURES

LECON N°14:La chronologie en géologie

DUREE : 4HEURES

OBJECTIFS SPECIFIQUES :

A la fin de la leçon, chaque élève devra être capable de :

- Enoncer les principes de la chronologie relative


- Définir la notion de chronologie relative
- Expliquer les mécanismes de la radioactivité
- Expliquer les principes de la chronologie absolue
- Identifier les événements géologiques et biologiques qui ont permis de découper des temps
géologiques
- Identifier les principales subdivisions du temps en géologie

PREREQUIS :

- Stratification des roches sédimentaires


- Age d’un individu par rapport à un autre
- Age réel d’un individu
- Traces d’êtres vivants (fossiles)
- Ere géologique

INTRODUCTION :
Les phénomènes géologiques (volcanisme, formation de chaines de montagnes, formation des
roches etc.), et les événements biologiques (apparition et disparition d’espèces) ont chacun un
âge.
Ainsi, pour retracer l’histoire de la terre on doit reconstituer l’ordre dans lequel se sont
succédés ces différents événements: c’est la chronologie. Pour reconstituer cet ordre il existe
différentes méthodes de datation.
Comment dater en géologie ?
Comment se fait le découpage des temps géologiques ?
I/ COMMENT DATER EN GEOLOGIE ?
La datation chronologique peut se faire de deux manières différentes :
-Soit en donnant un âge approximatif à un événement par rapport à un autre :
c’est la chronologie relative
- Soit en donnant un âge précis à un événement exprimé en millions d’années :
c’est la chronologie absolue
1- LA CHRONOLOGIE RELATIVE
Pour dater relativement les couches sédimentaires les unes par rapport aux autres
on utilise les principes de datation suivants :

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a) LE PRINCIPE DE SUPERPOSITION
Activité1 : Le document ci-dessous représente des dépôts de couches sédimentaires observe
ce document puis réponds aux questions ci-dessous

Document 1 : Des couches sédimentaires


1) Classe les couches A, B, C, D par ordre d’ancienneté croissante de la plus récente à la
plus ancienne. Justifie ce classement
D, C, B et A car D recouvre C qui recouvre B qui recouvre A
2) Complète le texte suivant par les mots récente ou ancienne : Une couche sédimentaire est
plus ancienne que celle qui la recouvre mais elle est plus récente que celle qu’elle surmonte
TRACE : Enoncé du principe
« Une couche sédimentaire est plus ancienne que celle qui la recouvre mais elle est
plus récente que celle qu’elle surmonte »
B) LE PRINCIPE DE RECOUPEMENT
Activité 2 : Observe le document 2 représentant une coupe géologique d’une région donnée
puis réponds aux questions

1/Quelles sont les couches sédimentaires recoupées par l’intrusion granitique E ?

D et C

2/ Compare l’âge de l’intrusion granitique E par rapport à ceux des couches sédimentaires qu’elle a
recoupé.

E est plus récent que D et C

3/ Compare l’âge de l’intrusion granitique E par rapport à ceux des couches sédimentaires B et A.

E est plus ancien que B et A

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TRACE ECRITE: Enoncé du principe

« Une intrusion est toujours plus récente que les couches sédimentaires qu’elle traverse »

NB : Ce principe s’applique aussi aux failles, plissements, érosions, métamorphisme,


volcanisme
C) LE PRINCIPE DE CONTINUITE
Activité :
Obseve le schéma et réponds aux
questions suivantes :
1/ Quelles sont les couches
recoupées par la vallée ?
B, A et Vol
2/ Que peux- tu dire de l’âge de chacune de ces couches de part et d’autre de la vallée ?
Chaque couche a le même âge de part et d’autre de la vallée.

TRACE ECRITE :

Enoncé du principe « une couche sédimentaire est de même âge en tout point »

d/ LE PRINCIPE D’IDENTITE PALEONTOLOGIQUE


Il est basé sur les fossiles stratigraphiques. Un fossile ayant une durée de vie relativement
brève avec une vaste répartition géographique est qualifié de bon fossile stratigraphique. Il
permet ainsi une datation relative de terrains distants.
ACTIVITE : Les coupes géologiques suivantes représentent celles des localités éloignées.
Localité 1 Localité 2

Questions :
1/ Quelles sont les couches qui renferment les mêmes fossiles ?
Les couches C et H
2/ Que peux-tu dire par rapport à leur âge ?
Elles ont le même âge

TRACE : Enoncé du principe


« Des couches sédimentaires de même contenu paléontologique c’est-à-dire contenant les
mêmes bons fossiles stratigraphiques ont le même âge »

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NB : On appelle datation relative le fait de donner un âge approximatif à un ensemble de
couches sédimentaires par rapport à d’autres.

2/ LA CHRONOLOGIE ABSOLUE
ACTIVITE :
Texte : Principe de la radioactivité
« Les roches renferment des éléments radioactifs c'est-à-dire des éléments instables qui se
désintègrent à une durée connue appelée demi-vie ou période. Parmi ces éléments on peut
citer l’uranium, le thorium, le carbone14, le rubidium… Dans l’organisme vivant la masse de
carbone 14 est d’environ 1.10-12g. Pendant toute la vie de l’organisme le taux est
remarquablement constant grâce aux apports alimentaires. A la mort, ce taux de carbone 14
commence à diminuer par une désintégration radioactive donnant naissance à de l’azote
(produit stable) »

1/ Complète le tableau ci-dessus en t’appuyant sur le document datation au carbone 14

T0 (mort) T1 (T0+ 5730 ans) T2 (T0 + 11460ans)

Quantité de carbone 14

Quantité d’azote 14

2/ Comment évolue la quantité de carbone 14 de T0 à T1 et de T1 à T2 ?


La quantité de carbone 14 diminue de moitié
3/ Quel intervalle de temps sépare T0 et T1 et T1 et T2 ?
5730 ans
4/ Quelle quantité de Carbone 14 contiendra le fossile à T3 (T0+17190)
A T3 il y a 2 unité de carbone 14
5/ Trace dans un même repère les courbes d’évolution de la quantité de carbone 14 et
d’azote 14 en fonction du temps

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TRACE ECRITE :
La datation absolue est basée sur le principe de la radioactivité. Ainsi, les roches renferment
des éléments instables dits radioactifs qui se désintègrent plus ou moins rapidement .En se
désintégrant, l’élément radioactif initial instable (père) se transforme spontanément en un
élément stable (Fils). Exemple : le carbone 14 (14c) se désintègre en azote 14 (14N)

Quel que soit la quantité de l’élément initial, il faut toujours le même temps T pour que cette
quantité se réduise de moitié par désintégration. Cette durée caractéristique des éléments
radioactifs est appelée demi-vie ou période. Cette demi-vie varie selon les différents isotopes.
Exemple : le carbone 14 a une demi-vie de 5730ans ……
On appelle datation absolue le fait de donner un âge chiffré aux couches sédimentaires grâce
aux isotopes radioactifs
II/ COMMENT SE FAIT LE DECOUPAGE DES TEMPS GEOLOGIQUES ?
ACTIVITE : Observe le document puis réponds aux questions

1/ Quels sont les événements biologiques qui ont marqués l’histoire de la terre de 225
MA à 2MA ?
2/ Quels sont les événements géologiques qui ont marqués l’histoire de la terre de 225 MA à
2MA ?

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3/ Repère les transgressions et les régressions marines et explique pourquoi elles
constituent des repères
Les transgressions et les régressions constituent des limites car elles sont associées à un
événement majeur
4/ Identifie les principales subdivisions des temps géologiques
Les principales subdivisions des temps géologiques sont :

- Ere primaire,
- Ere secondaire,
- Ere tertiaire
- Le quaternaire
Réponses : 1 et 2 voir tableau

TRACE ECRITE :
Au cours du temps, il se produit des évènements biologiques correspondant à des extinctions
d’espèces (Disparition des reptiles dinosauriens à la fin du secondaire) et apparition de
nouvelles espèces mieux adaptées aux conditions de vie (apparition des mammifères et
diversification au tertiaire)).
Ces phénomènes biologiques sont souvent accompagnés de phénomènes géologiques comme
les transgressions et régressions marines qui constituent des limites entre les périodes des ères
géologiques. Chaque transgression/régression est associée à une extinction d’espèces fossiles
ce qui permet de limiter les périodes.
Le calendrier des temps géologiques montre quatre ères qui sont des plus anciens ou plus
récents : l’ère primaire ou paléozoïque, l’ère secondaire ou mésozoïque, l’ère tertiaire ou
cénozoïque et l’ère quaternaire ou anthropozoïque.
Chaque ère est subdivisé en périodes ex : l’ère secondaire comprend trois périodes : le trias, le
jurassique et le crétacé.

CONCLUSION : La chronologie permet de dater les différents événements géologiques. Cette


datation peut être relative ou absolue et permet ainsi un découpage des temps géologiques en
ères ou en périodes.

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