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Chapitre 3 Analyse Vectorielle

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Chapitre 3 Analyse Vectorielle

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Cours D’ANALYSE 3

Chapitre III: Analyse vectorielle


Filière SMP S3

A. BENBRIK

UMP, Faculté des sciences, Oujda

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 1 / 57
Contenu

1 Intégrales multiples

2 Champs de vecteurs et champs scalaires

3 Courbes et Intégrales curvilignes

4 Surfaces. Intégrale de surface

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 2 / 57
Intégrales multiples Intégrale double. Aire

Définition
Soit ∆ une partie fermée bornée de IR2 . On dit que ∆ est élémentaire
suivant Oy s’il existe 2 réels a et b et de 2 applications continues sur
[a; b], notées u et v tels que:

∆ = {(x, y) ∈ IR2 | a ≤ x ≤ b et u(x) ≤ y ≤ v(x)}

∆ est dit élémentaire suivant Ox, s’il existe 2 réels c et d et de 2


applications continues sur [c; d], notées ϕ et ψ tels que:

∆ = {(x, y) ∈ IR2 | ϕ(y) ≤ x ≤ ψ(y) et c ≤ y ≤ d}

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 3 / 57
Intégrales multiples Exemples

Exemples
1 Le carré de centre O et de longueur 1

∆ = {(x; y) ∈ IR2 | x ∈ [−1; 1] et y ∈ [−1; 1]} = [−1, 1] × [−1, 1],

est élémentaire suivant Ox et Oy.


2 Le cercle de centre O et de rayon 1:
p p
∆ = {(x, y) ∈ IR2 | x ∈ [−1; 1] et y ∈ [− 1 − x2 ; + 1 − x2 ]}
p p
= {(x, y) ∈ IR2 |y ∈ [−1; 1] et x ∈ [− 1 − y2 ; + 1 − y2 ]}
est aussi élémentaire suivant Ox et Oy.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 4 / 57
Intégrales multiples Exemples

Définition
Soit f une fonction continue sur ∆, un fermé borné de IR2 . On suppose
que ∆ élémentaire suivant Oy. On appelle intégrale double de f sur ∆,
la quantité:
Z Z b Z v (x)
I= f (x; y)dxdy = ( f (x; y)dy)dx.
∆ a u(x)

Le symbole dxdy désigne l’élément d’aire dans le plan xOy en


coordonnées rectangulaires.
Si ∆ est élémentaire suivant Ox, alors:
Z Z d Z ψ(y )
I= f (x; y)dxdy = ( f (x; y)dx)dy.
∆ c ϕ(y )
Z Z
Dans le cas où f (x, y) = 1 , alors dxdy désigne l’aire du domaine

∆.
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 5 / 57
Intégrales multiples Exemples

Z Z
Ainsi pour calculer l’intégrale double J = f (x, y)dxdy, on peut

appliquer la méthode suivante :
Fixons x, on intégre f (x, y) par rapport à y de u(x) à v(x) , le résultat
est une fonction de x que l’on intégre de a à b.
De même si ∆ est de la forme:

(x; y) ∈ ∆ ⇔ x ∈ [ϕ(y); ψ(y)] et y ∈ [c; d ],

on fixe y, on intégre f (x, y) par rapport à x de u(y) à v(y),le résultat


est une fonction de y que l’on intégre de c à d et on a :
Z d Z ψ(y )
J= ( f (x, y)dx)dy
c ϕ(y )

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 6 / 57
Intégrales multiples Exemples

Exemples
Z Z Z 1 Z 2
x
1 I= ye dxdy = ( yex dy)dx =
]0,1[×]1,2[ 0 1
Z 1 Z 2 2
y 3
( ex dx)( ydy) = [ex ]10 [ ]21 = (e − 1)
0 1 2 2
Z Z Z 2 Z 3
2 I= (x 2 + y 2 )dxdy = ( (x 2 + y 2 )dy)dx =
]0,2[×]0,3[ 0 0
Z 2 3 Z 2
y
[x 2 y + ]30 dx = (3x 2 + 9)dx = [x 3 + 9x]20 = 26
0 3 0
Z Z
3 I= 2x 2 ydxdy , où

∆ = {(x, y) ∈ IR2 , 0 < x < 1, ; et ; x < y < 2x}.
Z 1 Z 2x Z 1 Z 1
2 2 2 2x
I= ( 2x ydy)dx = [x y ]x dx = (4x 4 − x 4 )dx =
Z 1 0 x 0 0
3x 5 1 3
3x 4 dx = [ ] =
0 5 0 5
A. BENBRIK (Département de Mathématiques)
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 7 / 57
Intégrales multiples Propriétés des intégrales doubles

Théorème
1 Soient f et g deux fonctions intégrables (ie continue et bornée) sur
∆. Alors
Z Z
, f + g et λf sont intZégrables
Z
sur ∆(λ Z∈ IR)
Z
et on a :
(f + g)(x , y )dxdy = f (x , y )dxdy + g(x , y )dxdy .
Z Z∆ Z Z ∆ ∆

λf (x , y )dxdy = λ f (x , y )dxdy .
∆ ∆
2 Si fg est intégrable et si g est positive , alors on a :
Z Z Z Z Z Z
mf g(x, y)dxdy ≤ (fg)(x, y)dxdy ≤ Mf g(x, y)dxdy
∆ ∆ ∆

où mf = inf(x,y )∈∆ | f (x, y) | et Mf = sup(x,y )∈∆ | f (x, y) | .



3 Soient ∆ et ∆ deux domaines n’ayant pas de points communs
sauf
Z Z sur la courbe frontiZ
èreZ, alors on a : Z Z
f (x, y)dxdy = f (x, y)dxdy + f (x, y)dxdy.
∆∪∆′ ∆ ∆′

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 8 / 57
Intégrales multiples Changement de variables dans une intégrale double.

Soit f une fonction continue sur un compact (fermé borné) D ⊂ IR2 .


Soit une bijection notée ∆ → D définie par :

(u, v) 7→ (x = φ(u, v), y = ψ(u, v)),

φ et ψ étant de classe C 1 . Alors,


Z Z Z Z
D(x, y)
f (x, y)dxdy = f (φ(u, v), ψ(u, v) dudv,
D ∆ D(u, v)

D(x, y) ∂x ∂y ∂x ∂y
où = − est la valeur absolue du déterminant
D(u, v) ∂u ∂v ∂v ∂u
de la matrice Jacobienne des dérivés premières de l’application
∆→D:
D(x, y) ∂x/∂u ∂x/∂v
= .
D(u, v) ∂y/∂u ∂y /∂v

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 9 / 57
Intégrales multiples Changement de variables dans une intégrale double.

Exemples Si on effectue un changement linéaire des variables :

φ(u, v) = au + bv,
ψ(u, v) = cu + dv

alors, la fonction intégrée n’est modifiée que par le facteur |ad − bc|,
(valeur absolue du déterminant).
Lorsque ce déterminant est 1 (pour une rotation par exemple), la
fonction intégrée reste inchangée. Ce changement de variables
linéaire envoie un carré [0, 1] × [0, 1] vers le parallélogramme P
engendré par les vecteurs
   
a c
et .
b d

Donc en particulier
Z Z
Aire(P) = dxdy = |ad − bc|dudv = |ad − bc|
P [0,1]×[0,1]
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 10 / 57
Intégrales multiples Changement de variables dans une intégrale double.

Changement en coordonnées polaires:


Soit [0, ∞[×[0, 2π[→ IR2 une bijection entre les coordonées polaires et
cartésiennes données par (r , t) 7→ (x = r cos t, y = r sin t).
∂x ∂x
D(x, y)
= ∂r
∂y
∂t
∂y = r cos2 t + r sin2 t = r .
D(u, v) ∂r ∂t
RR 2
Exemple: I = D y dxdy sur D, disque de centre (0, 0) de rayon R.
Le calcul direct est assez long, les coordonnées polaires transforment
le rectangle en disque. Ici on a un disque:
D = {(x, y) ∈ R 2 x 2 + y 2 ≤ R 2 } il se transforme en :
∆ = {(r , t) ∈ IR2 |0 ≤ r ≤ R et 0 ≤ t ≤ 2π } D’où
Z Z Z R Z 2π
2
I= 2
r sin (t)rdrdt = 3
r dr · sin2 tdt
∆ 0 0


R4 1 − cos 2t πR 4
Z
= · dt =
4 0 2 4
A. BENBRIK (Département de Mathématiques)
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 11 / 57
Intégrales multiples Volume. Intégrales triples.

Définition
Un domaine Q de IR3 est dit élémentaire suivant Oz s’il est de la
forme:

Q = {(x, y, z) ∈ IR3 |(x, y) ∈ ∆ et ϕ1 (x, y) ≤ z ≤ ϕ2 (x, y)} où:

• ∆ est la projection de Q dans le plan xOy et


• ϕ1 , ϕ2 : ∆ → IR sont 2 fonctions continues.
On définit de la même façon des domaines élémentaires suivant Ox et
suivant Oy.

Exemples:
1 Le cube de centre O et de longueur 1 est un domaine élémentaire
suivant les 3 axes.
2 La sphere unité de centre O et de rayon 1 est aussi domaine
élémentaire suivant les 3 axes.
A. BENBRIK (Département de Mathématiques)
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 12 / 57
Intégrales multiples Volume. Intégrales triples.

Définition
Soit f une fonction continue sur Q, domaine de IR3 , élémentaire
suivant Oz. On appelle intégrale triple d’une fonction f : Q −→ IR,
continue et bornée, la quantité:
Z Z Z Z ϕ2 (x,y )
I= f (x; y; z)dxdydz = ( f (x; y; z)dz)dxdy.
Q ∆ ϕ1 (x,y )
Z Z Z
Dans le cas où f (x, y, z) = 1 , alors dxdydz désigne le volume

du domaine ∆.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 13 / 57
Intégrales multiples Changement de variables dans une intégrale triple.

Supposons que x, y et z soient des fonctions de variables u, v et w


telles qu’on a les formules

x = x(u, v, w ), y = y(u, v, w ), z = z(u, v, w ).

Le jacobien du changement de variable est le déterminant

∂x /∂u ∂x/∂v ∂x/∂w


D(x, y, z)
= ∂y /∂u ∂y /∂v ∂y /∂w .
D(u, v, w )
∂z/∂u ∂z/∂v ∂z/∂w

On obtient la formule suivante :


ZZZ
f (x, y, z) dx dy dz =

ZZZ
D(x, y, z)
f (x(u, v, w ), y(u, v, w ), z(u, v , w )) du dv dw
∆′ D(u, v, w )

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 14 / 57
Intégrales multiples Coordonnées cylindriques. Coordonnées sphériques

Les coordonnées cylindriques sont r , θ et z telles que

x = r cos θ, y = r sin θ, z = z, avec r 2 = x 2 + y 2 , θ ∈ [0, 2π[

On obtient
D(x, y, z)
=r
D(r , θ, z)
Exemple:
Le volume de la partie ∆ du cylindre d’équation x 2 + y 2 − ax ≤ 0 (où
a > 0) comprise entre le plan xy et le plan d’équation z = 1 s’obtient
grâce à la formule de changement de variables : Q est transformée
par les coordonnées cylindriques en
π π
Q ′ = {(r , θ, z)| θ ∈ [− , + [, r ∈ [0, a cos θ], z ∈ [0, 1]}
2 2
Alors,

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 15 / 57
Intégrales multiples Coordonnées cylindriques. Coordonnées sphériques

Z π Z a cos θ Z 1 Z π
2 (a cos θ)2
ZZZ
2
V = dx dy dz = ( r dr )d θ dz = dθ
∆ − π2 0 0 − π2 2
Z π
a2 2 1 + cos 2θ a2 π
= dθ =
2 −π 2 4
2

Les coordonnées sphériques sont (r , θ, φ) telles que

g : [0, +∞[×[0, 2π] × [0, π] → IR3

(r , θ, φ) 7→ g(r , θ, φ) = (r cos θ sin φ, r sin θ sin φ, r cos φ).


Dans ce cas:
D(x, y, z)
= r 2 sin φ
D(r , θ, φ)

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 16 / 57
Intégrales multiples Coordonnées cylindriques. Coordonnées sphériques

Exemple:
Calculer le volume du domaine limité par la boule unité, le cône
d’axe Oz et de demi angle au sommet π4 .
Q = {(x, y, z) ∈ (IR+ )3 ; x2 + y2 + z2 < 1 et x2 + y2 < z2 }
Si on pose x = r cos θ sin ϕ, y = r sin θ sin ϕ et z = r cos ϕ , avec
0 < r < 1, alors l’image de Q par ce changement de variables est:
′ π
Q = {(r , θ, ϕ) ∈ IR3 ; 0 < r < 1, 0 < θ < 2π, et 0 < ϕ < }.
4
Ainsi
Z Z Z Z Z Z
V (Q) = 1dxdydz = 1r 2 sin ϕdrd θd ϕ

Q Q

Z 1 Z 2π Z π
4
2
Z 1
2 2 π √
= ( ( r sin ϕd ϕ)d θ)dr = (2πr (1 − )dr = (2 − 2).
0 0 0 0 2 3

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 17 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Definitions

Définition: Un champ de vecteurs sur D ⊂ IRn est une application



→ −

qui à tout point M de D associe un vecteur F (M) ou V (M) de IRn .
C’est à dire:
F : D ⊂ IRn → IRn
x = (x1 , x2 , .., xn ) → F (x1 , x2 , .., xn ) = (F1 (x), F2 (x), .., Fn (x))


→ − →
1 Soit {O ; i , j } un repère orthonormé de IR2 , alors un champ de


vecteurs V (x, y), (x, y) ∈ D ⊂ IR2 est donné par deux fonctions
P et Q sur D à valeurs réelles :

→ −
→ −

V (x, y) = P(x, y) i + Q(x, y) j

→ −→ − →
2 Soit {O ; i , j , k } un repère orthonormé de IR3 , alors un champ


de vecteurs V (x, y, z), (x, y, z) ∈ D ⊂ IR3 est donné par trois
fonctions P, Q et R sur D à valeurs réelles :

→ −
→ −
→ −

V (x, y, z) = P(x, y, z) i + Q(x, y, z) j + R(x, y, z) k
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 18 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Definitions



On dit que le champ de vecteurs V est de classe C k sur D si P, Q, R
sont de classe C k .
Lorsque F ou V sont à valeurs réelles, on les appelle des champs
scalaires, tandis que les champs vectoriels sont des fonctions à
valeurs vectorielles.

→ −

• le champ électrique E et le champ magnétique B sont des
champs vectoriels.
• la température T , la pression P sont des champs scalaires.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 19 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Gradient. Opérateur Nabla

Le gradient est un exemple d’un champ de vecteurs. Le gradient d’une


fonction f : D → IR de classe C 1 sur D ⊂ IRn associe à chaque point X
−−→
de D le vecteur gradf (X ). Dans IR3 en coordonnées {x, y, z} on a :

−−→
 
∂f ∂f ∂f
gradf (X ) = (X ), (X ), (X ) .
∂x ∂y ∂z
 
3 −
→ ∂ ∂ ∂
Dans IR on regarde un opérateur ∇ à coordonnées , , .
∂x ∂y ∂z
Cet opérateur vectoriel
→ −
− → ∂ −
→ ∂ −
→∂
∇= i + j + k . (1)
∂x ∂y ∂z
−−→ −

agissant sur une fonction f est égal au gradient : gradf = ∇f . Cet


opérateur ∇ est aussi appelé l’opérateur de Hamilton (c’est le même
Hamilton (1805 - 1865) qui a introduit le mot ”vecteur”).

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 20 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Exemple

Linéarité du gradient : Soient f1 , f2 des fonctions définies sur une


partie de IRn et λ, µ des nombres réels. Alors
−−→ −−→ −−→
grad(λf1 + µf2 ) = λ gradf1 + µ gradf2
On peut se poser une question : et si tous les champs de vecteurs
sont des gradients de fonctions ? On voit rapidement que c’est une
restriction assez forte.

→ −

Définition Soit V un champ de vecteurs V : D → IR3 , D ⊂ IR3 . S’il

→ −−→ −

existe f : D → IR tel que V = gradf on dit que le champ V


dérive du potentiel scalaire f sur D et V est un champ de gradient
aussi appelé un champ potentiel.
Remarques

→ −−→
1 La condition V = gradf dans certains livres de physique est

→ −−→
donnée avec un signe : V = −gradf pour des raisons de
convention dans certaines équations.
2 Si la fonction f existe, elle est unique à une constante près.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 21 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Divergence et Rotationnel



A l’aide de l’opérateur ∇ on peut définir des opérations sur des
champs - la divergence et le rotationnel.


Soit V : D ⊂ IR3 → IR3 un champ de vecteurs de classe C 1 . Le produit

→ −

scalaire de l’opérateur ∇ avec le champ V donne une fonction, qui


s’appelle la divergence de V .

→ −

Le produit vectoriel de l’opérateur ∇ avec un champ V donne un


nouveau champ, qui s’appelle le rotationnel de V .
La divergence agit sur des champs de vecteurs et donne des fonctions.
Définition


Soit V : D → IR3 , D ⊂ IR3 un champ de vecteurs,

→ −
→ −
→ −

V = P i + Q j + R k , où P, Q, R sont des fonctions D → IR. La


divergence de V est


→ − → − → ∂P ∂Q ∂R
div V = ∇ · V = + + . (2)
∂x ∂y ∂z
A. BENBRIK (Département de Mathématiques)
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 22 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Divergence et Rotationnel

On remarque que la divergence est linéaire :



→ −
→ −
→ −

div(λ V + µW ) = λ div V + µ divW

Le rotationnel agit sur des champs de vecteurs et donne des champs


de vecteurs.
Définition


Soit V : D → IR3 , D ⊂ IR3 un champ de vecteurs,

→ −
→ −
→ −

V = P i + Q j + R k , où P, Q, R sont des fonctions D → IR. Le


rotationnel de V est

→ −
→ −

−→−→ → −
− → i j k
rot V = ∇ ∧ V = ∂/∂x ∂/∂y ∂/∂z
(3)
P Q R
∂R ∂Q − → ∂R − → ∂Q ∂P − →
  
∂P
= − i + − j + − k.
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 23 / 57
Champs de vecteurs et champs scalaires Divergence et Rotationnel

−→ − → −
→ −→−→ −→−→
Le rotationnel est linéaire : rot(λ V + µW ) = λ rot V + µ rotW


Propriétés de l’opérateur ∇ :


Soit V : D → IR3 , D ⊂ IR3 un champ de vecteurs de classe C 1 , et
f : D → IR une fonction de classe C 1 . Alors, on a :
−→−→ −
→ − → − →
1 div (rot V ) = ∇ · ( ∇ ∧ V ) ≡ 0.
−→ −−→ −
→ − →
2 rot gradf = ∇ ∧ ( ∇f ) ≡ 0.
Laplacien:
L’opérateur
−−→
∆f = div(gradf )
défini sur les fonctions f : D → IR, D ⊂ IR3 de classe C 2 à valeurs
dans les fonctions est appelé l’opérateur de Laplace.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 24 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

Une courbe Γ de IR2 peut être définie de plusieurs façons différentes.


A) Forme explicite y = f (x) où f : I → IR, I ⊂ IR,

Γ = {(x, y)| x ∈ I ⊂ IR, y = f(x)}.

Si f est dérivable en x0 ∈ I alors Γ possède une tangente au point


m0 = (x0 , y0 ), où y0 = f (x0 ). L’équation de cette tangente est

y − y0 = f ′ (x0 )(x − x0 ).

B) Forme paramétrique
Une partie de IR2 , Γ est dite une courbe plane s’il existe une
application continue γ d’un intervalle [a, b] ⊂ IR dans Γ ⊂ IR2 . Si cette
application est bijective, γ est appelé un arc de courbe ou un chemin.
Le couple (Γ, γ) est appelé une courbe paramétrée. Si γ(a) = γ(b)
mais γ(t1 ) 6= γ(t2 ) pour tous les points t1 6= t2 de [a, b] la courbe Γ est
appelée une courbe fermée ou un circuit fermé.

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 25 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

Soit 
x = γ1 (t)
γ(t) =
y = γ2 (t)
où γ1 , γ2 : [a, b] → IR, [a, b] ⊂ IR. Alors, la fonction γ(t) à valeurs dans
IR2 sur un intervalle [a, b] définit Γ, une courbe paramétrée dans IR2 :

Γ = {(x, y)|x = γ1 (t), y = γ2 (t); t ∈ [a, b]}.

On dit que γ(t) = (γ1 (t), γ2 (t)) est une représentation paramétrique de
la courbe.
La même courbe peut avoir des représentations différentes, par
exemple, les paramétrisations
 
x =t x = s/2
γ(t) = , t ∈ [0, 1]; γ(s) = , s ∈ [0, 2]
y = 2t y =s

définissent le même segment sur la droite y = 2x.

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 26 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

Exemple de Paramétrisation:
 
a1 b1
1 Segment [A; B] A = , B=
a2 b2
le segment [A; B] peut être paramétriser par:


x = γ1 (t) = a1 + t(b1 − a1 )
γ(t) = où γ1 , γ2 : [0, 1] → IR.
y = γ2 (t) = a2 + t(b2 − a2 )

Dans ce cas, Γ = {(x, y)|x = γ1 (t), y = γ2 (t); t ∈ [0, 1]}.


2 Cercle de centre A et de rayon R

Γ = {(x, y)|(x − a1 )2 + (y − a2 )2 = R 2 }.

x = γ1 (t) = a1 + R cos t
γ(t) = où γ1 , γ2 : [0, 2π] → IR.
y = γ2 (t) = a2 + R sin t
Dans ce cas, Γ = {(x, y)|x = γ1 (t), y = γ2 (t); t ∈ [0, 2π]}.
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 27 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

Pour une courbe


   ′
γ1 (t) ′ γ1 (t)
γ(t) = sa dérivée γ (t) = ′
γ1 (t) γ2 (t)

définit un vecteur tangent à la courbe Γ au point (x, y) = (γ1 (t), γ1 (t)).


L’équation de la tangente à Γ au point donné de la courbe
γ(t0 ) = (x0 , y0 ) est la droite passant par (x0 , y0 ) et parrallèle à
′ ′
(γ1 (t0 ), γ2 (t0 )) :

x − x0 γ1 (t0 )
′ =0
y − y0 γ2 (t0 )
Ce qui donne
′ ′
γ2 (t0 )(x − x0 ) − γ1 (t0 )(y − y0 ) = 0.
′ ′
Si (γ1 (t0 ), γ2 (t0 )) = (0, 0) la tangente peut exister également, sa pente

γ2 (t0 )
est lim ′ lorsque cette limite existe.
t→t0 γ (t0 )
1
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 28 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

Définition:
On note Γ+ un arc d’une courbe avec un sens de parcours indiqué. On
dit qu’on choisit l’orientation de Γ quand on choisit le sens de parcours.
On dénote par Γ− un arc d’une courbe qui est le même que Γ+ mais
avec un sens de parcours opposé. Soit γ : [a, b] → Γ une
paramétrisation de Γ. On dit que γ est compatible avec l’orientation de
Γ+ si le point γ(t) se déplace dans le sens de parcours de Γ lorsque le
paramètre croı̂t de a à b.
Exemple:
Soit Γ une partie de la droite y = x sur l’intervalle [0, 2] parcourue du
point (2, 2) vers le point (0, 0). Deux paramétrisations
   
t 2−t
t ∈ [0, 2], γ(t) = et µ(t) =
t 2−t

se distinguent par l’orientation : µ est compatible avec Γ+ tandis que γ


a une orientation opposée.

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 29 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR2 .

C) Forme implicite : la forme implicite d’une courbe de IR2 est définie


par une équation cartésienne

Γ = {(x, y) ∈ D|f (x, y) = 0} où f : D → IR, D ⊂ IR2 .}

Dans ce cas, sous certaines conditions, c’est possible de se ramener


à la forme explicite. On cherche à exprimer y en fonction de x par
y = φ(x) localement, i.e. au voisinage d’un point de la courbe (x0 , y0 ).

Définition (Courbes de IR3 )


Une courbe paramétré dans l’espace, appelée aussi ”courbe gauche”,
est donnée par une application vectorielle :

γ(t) = (γ1 (t); γ2 (t); γ3 (t))

Exemple de Paramétrisation:

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 30 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR3

 
 a1  b1
• Segment [A; B] A = a , B= b
 2  2
a3 b3
le segment [A; B] peut être paramétriser par:

 x = γ1 (t) = a1 + t(b1 − a1 )
γ(t) = y = γ2 (t) = a2 + t(b2 − a2 ) où γi : [0, 1] → IR.
z = γ3 (t) = a3 + t(b3 − a3 )

Dans ce cas, Γ = {(x, y, z)|x = γ1 (t), y = γ2 (t), z = γ3 (t); t ∈ [0, 1]}.


• Cercle dans le plan z = 3, de centre A = (0; 0; 3) et de rayon R

Γ = {(x, y, z)|x 2 + y 2 = R 2 ; z = 3}.

γ(t) = (x = γ1 (t) = R cos t; y = γ2 (t) = R sin t; z = γ3 (t) = 3)


où γ1 , γ2 , γ3 : [0, 2π] → IR.
Dans ce cas, Γ = {(x, y, z)|x = γ1 (t), y = γ2 (t), z = γ3 (t); t ∈ [0, 2π]}.
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 31 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR3

Le vecteur directeur de la droite tangente au point de la courbe


(x0 , y0 , z0 ) = (γ1 (t0 ), γ2 (t0 ), γ3 (t0 )) est donné par la dérivée de γ :

→′ ′ ′ ′
γ (t0 ) = (γ1 (t0 ); γ2 (t0 ); γ3 (t0 ))

La droite tangente T passe par (x0 , y0 , z0 ) et parallèle au vecteur


−−→
γ ′ (t0 ). Cela signifie que chaque vecteur P0 P passant du point
P0 = (x0 , y0 , z0 ) au point P = (x, y, z) ∈ T est colinéaire au vecteur

→′
γ (t0 ). En coordonnées cela donne l’équation de la droite :
 ′ 
x − x0 = kγ1 (t0 )

 y − y0 = kγ (t0 )  , k ∈ IR.
2′
z − z0 = kγ3 (t0 )

k est ici un coefficient de proportionnalité entre les vecteurs


−−→ − →
P0 P et γ ′ (t0 ).

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 32 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR3



Si toutes les coordonnées de γ ′ (t0 ) sont non-nulles on peut réécrire
l’équation de la droite sans k :
x − x0 y − y0 z − z0
′ = ′ = ′ . (4)
γ1 (t0 ) γ2 (t0 ) γ3 (t0 )

Le plan normal, orthogonal à la courbe au point de la courbe


(x0 , y0 , z0 ), ce qui en pratique signifie orthogonal à la tangente en ce
point, est donné par la relation suivante :
′ ′ ′
γ1 (t0 ) · (x − x0 ) + γ2 (t0 ) · (y − y0 ) + γ3 (t0 ) · (z − z0 ) = 0.
−−→
Ici on utilise le produit scalaire de la tangente et du vecteur P0 Q,
passant du point P0 = (x0 , y0 , z0 ) au point Q = (x, y, z) du plan. Le

→ −−→
plan est normal quand le produit scalaire γ ′ (t0 ) · P0 Q vaut 0.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 33 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Courbes de IR3

Exemple: Cherchons les équations de la tangente et du plan normal à


la courbe donnée par les relations paramétrique :

x = t, y = t 2 , z = t 3

au point (x0 , y0 , z0 ) = (1, 1, 1), t = 1. On a x ′ = 1, y ′ = 2t, z ′ = 3t 2 ,


donc au point (1, 1, 1), le vecteur directeur de la tangente est égal à
(1, 2, 3). L’équation de la tangente est
x − x0 y − y0 z − z0
= =
1 2 3
et celle du plan normal

1 · (x − x0 ) + 2 · (y − y0 ) + 3 · (z − z0 ) = 0.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 34 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Longueur d’une courbe. Abscisse curviligne

Longueur d’une courbe l’arc de courbe Γ donné par la


parametrisation γ : [a, b] → IR3 , γ(t) = (x(t), y(t), z(t)) a pour
longueur
Z b


L(Γ) = k γ ′ (t)kdt.
a

Théorème:
La longueur d’un arc d’une courbe est bien définie - elle ne dépend
pas de la paramétrisation.
Remarque:
Dans IR2 , si la courbe est donnée par l’équation y = f (x), alors
 
t
q
γ(t) = , −
→γ ′ (t) = 1 + f ′ (t)2 .
f (t)

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 35 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ scalaire

Définition:
Soit f une fonction continue sur un domaine D ⊂ IR3 contenant une
courbe Γ, t ∈ [a, b]. L’intégrale curviligne de f sur Γ est définie par
Z Z b
f (x, y, z) ds = f (x(t), y(t), z(t)) −

γ ′ (t) dt
Γ a

Exemple: Soit Γ le cercle dans le plan z = 1 de centre (0, 0, 1) et de


rayon R > 0. Une représentation paramétrique est pour t ∈ [0, 2π[
  ′
 x(t) = R cos t  x (t) = −R sin t
γ(t) = y(t) = R sin t −
→ ′
γ (t) = y ′ (t) = R cos t
 ′
z(t) = 1 z (t) = 0

|−

p
On a γ ′ (t)| = R 2 sin2 t + R 2 cos2 t = R. La longueur du cercle
Z Z 2π Z 2π
L(Γ) = ds = −

γ ′ (t) dt = R dt = 2πR
Γ 0 0
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 36 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ scalaire

Soit f (x, y, z) = x 2 + y 2 + z 2 . Sa restriction sur le cercle est

f (x, y, z)kΓ = f (R sin t, R cos t, 1) = R 2 cos2 t + R 2 sin2 t + 1 = R 2 + 1

et finalement l’intégrale curviligne vaut


Z 2π
I= (1 + R 2 )R dt = 2π(1 + R 2 )R
0

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 37 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs



Soit V : D → IR2 un champ de vecteurs continu sur une partie D ⊂ IR2
contenant une courbe Γ de paramétrisation γ(t) : [a, b] → Γ.


L’intégrale curviligne d’un champ de vecteurs V est:
Z b −

I= V (γ(t)) · −

γ ′ (t) dt (5)
a

L’intégrale (5) est indépendante de toute paramétrisation compatible


avec l’orientation de Γ+ . Cette intégrale est souvent notée

→ − →
Z
I= V · ds
Γ+


→ →
où ds = −τ ds est le ”vecteur de l’abscisse curviligne” - le vecteur
unitaire −

τ étant le vecteur-directeur de la tangente au point donné de
la courbe. Le vecteur −→τ est orienté dans le sens de parcours de la
courbe.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 38 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs


→ −
→ −

En particulier, si V = P(x, y) i + Q(x, y) j
Z
I= P dx + Q dy (6)
Γ+

Exemple: Soit γ - l’arc de la parabole y = x 2 sur un segment [−2, 2]



→ −
→ −

et V = −y i + x j . On peut calculer de deux façon différentes
R −→ − →
l’intégrale I = Γ+ V · ds.
Première façon - via dx et dy

→ −

A la place de champ de vecteur −y i + x j on écrit une 1-forme
différentielle −y dx + x dy. Donc l’intégrale curviligne devient
Z
I= −y dx + x dy
Γ+

On choisi une représentation γ : [−2, 2] → Γ par

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 39 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs

    
t ′ 1 dx = 1 · dt
γ(t) = , γ (t) = ,
t2 2t dy = 2t dt
Donc
Z Z 2 Z 2
2
I= −y dx + x dy = (−t ) dt + t · 2t dt = (t 2 ) dt = 16/3
Γ+ −2 −2

Deuxième façon - directe via dt


On peut directement calculer l’intégrale par la formule (5) en réécrivant

→ −
→ →′ −
→ −

V (t) = −t 2 i + t j et −
γ (t) = 1 i + 2t j :
Z 2 −

Z 2
I= V (t) · −

γ ′ (t) dt = (−t 2 · 1 + t · 2t) dt = 16/3.
−2 −2

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 40 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs

Propriétés de l’intégrale curviligne


Si Γ− est un chemin avec une orientation opposée à Γ+

→ − → −
→ − →
Z Z
V · ds = − V · ds
Γ− Γ+

Soit Γ1 Γ2 la réunion de deux arcs de classe C 1 . Le choix


S
d’orientations pour Γ1 et Γ2 fournit l’orientation pour leur réunion.
On définit alors

→ − → −
→ − → −
→ − →
Z Z Z
V · ds = V · ds + V · ds
Γ+ Γ+ Γ+ Γ+
S
1 2 1 2



Sens physique d’une intégrale curviligne : si V (M) représente une
force variable appliquée au point M du chemin Γ+ , l’intégrale I est le
travail de la force V nécessaire pour déplacer une particule unitaire le
long du chemin Γ+ . L’intégrale curviligne du champ V sur Γ+ est aussi
appelé la circulation du champ V sur Γ+ .
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 41 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs

Propriétés L’intégrale curviligne d’un champ de gradient a des


propriétés particulières, à savoir:

→ −−→
L’intégrale curviligne de champ de gradient V = gradf le long d’un arc
de courbe d’extremités A et B est égale à f (B) − f (A).


Définition: Soit V (x) = (F1 (x), F2 (x), ..Fn (x)) un champ vectoriel. On
dit que f derive d’un potentiel sur Ω ∈ IRn s’il existe une fonction
scalaire f ∈ C 1 (Ω) telle que

→ −−→
V (x) = gradf (x) x ∈Ω

(la fonction f est appelée potentiel).




Exemple: V (X ) = F (x, y) = (y 2 , 2xy) est égale au gradient de la
fonction f (x, y) = xy 2 .

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 42 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs

Définition: Un ensemble Ω est convexe si pour tout point A, B ∈ Ω, le


segment joignant A a B appartient à Ω.
Exemple: IRn est convexe ; un triangle est convexe ; une étoile n’est
pas convexe.


Théorème: Soit V un champ vectoriel de classe C 1 (Ω; IRn ), n = 2, 3.

→ −→−→
Si V derive d’un potentiel alors rot V = 0.
−→−→ −

Si le domaine Ω est convexe et rot V = 0, alors V derive d’un
potentiel.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 43 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs



Théorème: Soit V : Ω → IRn un champ continu. Les affirmations
suivantes sont équivalentes :
F derive d’un potentiel sur Ω.
Pour toute courbe simple fermée, régulière Γ ∈ Ω:
R −→ − →
Γ V · dl = 0
Soient Γ1 et Γ2 deux courbes simples fermées, régulières joignant
A
R a−B. Alors R
→ − → −
→ − →
Γ1 V · dl = Γ2 V · dl
Remarque: (Une application) Considérons un corps de masse m. Sa
force poid est F = (0, 0, mg), g étant l’accélération de gravite. Cette
force derive du potentiel f (x, y, z) = mgz, (z est la hauteur a laquelle
le corps se trouve). Depuis la physique on sait bien que le travail de
R − → − →
cette force, c’est-a-dire Γ1 V · dl ne depend pas du chemin, mais
seulement du point de depart et du point d’arrivée...c’est exactement
ce que le théorème ci dessus nous dit.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 44 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Théorème de Green-Riemann

H
Parfois on utilise la notation pour une intégrale sur une courbe
fermée pour soulignier que le circuit est fermé.
Théorème de Green-Riemann:
Soit D un compact de IR2 limité par un bord C = ∂(D) de classe C 1
par morceaux et P, Q : D → IR des fonctions de classe C 1 . On a
Z Z  
∂Q ∂P
I
P dx + Q dy = − dx dy (7)
C+ D ∂x ∂y

où C + designe le bord C, orienté de sorte qu’un mobile parcourant C


a toujours D à sa gauche.
Applications: calcul d’aire
L’aire d’un domaine de IR2 grâce au théorème de Green-Riemann
s’exprime par une intégrale curviligne
Z I I I
1
AireD = dx dy = −y dx + x dy = − y dx = x dy
D 2 ∂(D) ∂(D) ∂(D)

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 45 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Théorème de Green-Riemann

Exemple: Soit D le domaine défini entre la parabole y = x 2 et la


droite y = 4. On cherche l’aire de D. On peut la trouver en calculant

→ −
→ −

l’intégrale curviligne de champ de vecteurs V = −y i + x j . Le bord
est une réunion de Γ et Γ1 où Γ est la parabole de paramétrisation
(t, t 2 ), t ∈ [−2, 2] et Γ1 la droite de paramétrisation (2 − t, 4). On a
I Z 2 Z 2
I= −y dx + x dy = (−t 2 ) dt + t · 2t dt = (t 2 ) dt = 16/3
Γ+ −2 −2

et sur la droite Γ1 on a x = 2 − t, y = 4, donc dx = − dt, dy = 0 · dt et


Z Z 2 Z 2
I= −y dx + x dy = (−4)(− dt) + (2 − t)(0 · dt) = 4 dt = 16
Γ+
1 −2 −2

Le résultat pour l’intégrale curviligne sur le chemin fermé est


Z
16 64
−y dx + x dy = + 16 = .
T
Γ Γ1 3 3
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 46 / 57
Courbes et Intégrales curvilignes Théorème de Green-Riemann

Théorème de Gauss (ou de la divergence) dans le plan):


Soit D un compact de IR2 limité par un bord C = ∂(D) de classe C 1


par morceaux et soit F = (P, Q) un champ de classe C 1 sur D.


Si n désigne la normale extérieure à D en chaque point de C, on a


→−
Z Z  
∂P ∂Q
Z

F n dl = + dx dy (8)
C D ∂x ∂y

Applications: calcul d’aire


L’aire d’un domaine de IR2 grâce au théorème de Green-Riemann
s’exprime par une intégrale curviligne
Z I I I
1
AireD = dx dy = −y dx + x dy = − y dx = x dy
D 2 ∂(D) ∂(D) ∂(D)

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 47 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

Surface: L’idée de base est la même que pour les intégrales


curvilignes, mais au lieu d’intégrer sur un arc de courbe on intègre sur
une surface. C’est par une intégrale de surface qu’on calcule
l’aire d’une surface (l’aire d’une sphère, par exemple)
le flux d’un champ de vecteurs à travers une surface
Une surface S de IR3 peut être définie de différentes façons:
• a) Forme explicite par une équation de la forme z = f (x, y) où
f : D → IR, D ⊂ IR2 ,

S = {(x, y, z)| (x, y) ∈ D ⊂ IR2 , z = f(x, y)}.

Une paraboloı̈de de révolution z = x 2 + y 2 en est un exemple.


• b) Forme implicite par une équation de la forme F (x, y, z) = 0 où
F : E → IR, E ⊂ IR3 ,

S = {(x, y, z) ∈ E ⊂ IR3 | F(x, y, z) = 0}.

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 48 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

La sphère de IR3 de centre l’origine et de rayon R en est un exemple:

x 2 + y 2 + z2 = R2

• c) Forme paramétrique par une représentation paramétrique

g : D ⊂ IR2 → S ⊂ IR3 ,
(u, v) 7→ g(u, v) = (x, y, z)

Exemple: S - une sphère de centre l’origine et de rayon R

g : [0, π] × [0, 2π] → S ⊂ IR3


(θ, φ) 7→ g(θ, φ) = (R sin θ cos φ, R sin θ sin φ, R cos θ)

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 49 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

Soit M le point de S de paramètres θ et φ.


(a) Lorsque φ est fixé et que θ varie dans [0, π], M décrit un
demi-cercle. Un vecteur-tangent à ce demi-cercle au point M est
−→
∂g
= (R cos θ cos φ, R cos θ sin φ, −R sin θ)
∂θ
(b) Lorsque θ est fixé et que φ varie dans [0, 2π], M décrit un
cercle. Un vecteur-tangent à ce cercle au point M est
−→
∂g
= (−R sin θ sin φ, R sin θ cos φ, 0)
∂φ
−→ −−→

→ ∂g ∂g
On note N (θ, φ) = ∧ ,
∂θ ∂φ
ce vecteur s’il est non nul est normal à la sphère au point m. Le point
M ∈ S est appelé un point régulier de la surface si ce vecteur est non
nul en M.
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 50 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

On a une situation analogue pour une surface quelconque paramétrée


par
g : D ⊂ IR2 → S, de classe C 1
(u, v) 7→ g(u, v) = (x, y, z)
On note −→ −−→

→ ∂g ∂g
N (u, v) = ∧ ,
∂u ∂v
ce vecteur s’il est non nul est normal à la surface S au point (u, v).

→ −

∂g ∂g
On note dA = k ∧ k du dv
∂u ∂v
et on l’appelle l’élément d’aire.
Quand la surface est le graphe d’une fonction d’équation z = h(x, y),
v
u −
→ !2 −
→ !2
u ∂ h ∂ h
dA = t1 + + dx dy
∂x ∂y
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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 51 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

Intégrale de surface d’un champs scalaire: Soit


f : U → IR, U ⊂ IR3 et S ⊂ U. et S une surface paramétrée par:

g : D ⊂ IR2 → S, de classe C 1
(u, v) 7→ g(u, v) = (x, y, z)



Z Z
l’intégrale double I = f (g(u, v))k N (u, v)k du dv
D
est indépendante du choix de la représentation paramétrique g.
On l’appelle intégrale de f sur la surface S., il est notée:
Z Z
I= f dA
S

En particulier, lorsqu’on prend pour f la fonction constante égale à 1


on obtient par définition l’aire de S notée


Z Z Z Z
A(S) = dA = k N (u, v)k du dv
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S D
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 52 / 57
Surfaces. Intégrale de surface

Exemple: Sur la sphère de rayon R, la calotte sphérique S est


l’ensemble des points de coordonnées sphériques (R, θ, φ) tels que
0 ≤ θ ≤ α. S a la représentation paramétrique donnée par l’équation
(??) de l’exemple ??. Le vecteur normal est
−→ −→

→ ∂g ∂g
N (θ, φ) = ∧ = (R 2 sin2 θ cos φ, R 2 sin2 θ sin φ, R sin θ cos θ),
∂θ ∂φ
et


k N (θ, φ)k = R 2 sin θ.
L’aire de la calotte vaut donc
Z α Z 2π Z α Z 2π
2 2
A(S) = R sin θ dθ dφ = R sin θ dθ d φ = 2πR 2 (1−cos α
0 0 0 0

En particulier, pour α = π, S est la sphère et son aire est 4πR 2 .

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 53 / 57
Surfaces. Intégrale de surface Intégrale de surface d’un champ de vecteurs

Intégrale de surface d’un champ de vecteurs:


Soit S une surface comportant deux faces distinctes. Elle est dite
orientable.
En chaque point régulier, il existe deux vecteurs unitaires normaux


opposés. Le choix d’un de ces vecteurs n + oriente la surface S.

→ −

Soit V un champ de vecteurs continu sur S. Le flux d’un champ V à
travers S est l’intégrale de surface

→ −
Z Z

V · n + dA
S


→ −
→ −
→ −

Pour un champ de vecteurs V = P i + Q j + R k et une surface S
définie par g(u, v) = (x, y, z), (u, v) ∈ D ⊂ IR3 .

→ −→
Z Z Z Z
V · dA = P dy dz + Q dz dx + R dx dy (9)
S S

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Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 54 / 57
Surfaces. Intégrale de surface Intégrale de surface d’un champ de vecteurs

Formule de la divergence: Elle relie le flux de champ à travers une


surface fermée à l’intégrale triple de divergence de ce champ sur le
domaine de IR3 limité par cette surface. Soit E un domaine de IR3 et
S = ∂(E ) la surface qui est le bord de E . Alors, la formule de la
divergence (aussi appelée Ostrogradski et dans le contexte
éléctromagnétique - Gauss) est la suivante

→ −→ −

Z Z ZZZ
V · dA = div V dx dy dz (10)
∂E E

Exemple: Vérifions la formule d’Ostrogradski avec E - boule de IR3



→ −
→ −
→ −

de centre O = (0, 0, 0) et de rayon R et V = P i + Q j + R k champ
de vecteurs de composantes P = x, Q = y, R = 2z. La frontière de E
est la sphère S de centre O et de rayon R. On peut prendre la
paramétrisation paramétrique de sphère (??) avec le vecteur normal


N (θ, φ) (??). Ce vecteur est dirigé vers l’extérieur, donc on note S + la
sphère orientée ainsi.

→ − → III: Analyse vectorielle Filière SMP S3
Z Z
= D’ANALYSEV3 Chapitre
I Cours
A. BENBRIK (Département de Mathématiques) · N (θ, φ) dθdφ 55 / 57
Surfaces. Intégrale de surface Intégrale de surface d’un champ de vecteurs


→ ∂P ∂Q ∂R
D’autre part div V = + + = 4. L’intégrale triple
∂x ∂y ∂z


ZZZ ZZZ
16 3
div V dx dy dz = 4 dx dy dz = 4 Volume(E ) = 4 × πR .
E E 3

Formule du rotationnel: elle relie l’intégrale curviligne du champ de


vecteur sur un circuit fermé avec le flux de rotationel du même champ
à travers une surface dont le circuit est le bord. La formule du
rotationnel (aussi appelée formule de Stokes) est la suivante

→ − → −→−→ −→
I Z Z
V · ds = rot V · dA (11)
∂S=C + S+



Autrement dit, la circulation du champ V le long de la courbe fermé C +


est égale au flux de rotationnel de V à travers une surface limitée par
C + (avec l’orientation compatible). Cette formule est une reformulation
de la formule de Green-Riemann pour une courbe fermée dans IR3 .
A. BENBRIK (Département de Mathématiques)
Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 56 / 57
Surfaces. Intégrale de surface Intégrale de surface d’un champ de vecteurs

Exemple: Sur la sphère de rayon R, la calotte sphérique S est


l’ensemble des points de coordonnées sphériques (R, θ, φ) tels que
0 ≤ θ ≤ α. S a la représentation paramétrique donnée par l’équation
(??) de l’exemple ??. Le vecteur normal est
−→ −→

→ ∂g ∂g
N (θ, φ) = ∧ = (R 2 sin2 θ cos φ, R 2 sin2 θ sin φ, R sin θ cos θ),
∂θ ∂φ
et


k N (θ, φ)k = R 2 sin θ.
L’aire de la calotte vaut donc
Z α Z 2π Z α Z 2π
2 2
A(S) = R sin θ dθ dφ = R sin θ dθ dφ = 2πR 2 (1−cos α
0 0 0 0

En particulier, pour α = π, S est la sphère et son aire est 4πR 2 .

A. BENBRIK (Département de Mathématiques)


Cours D’ANALYSE 3 Chapitre III: Analyse vectorielle Filière SMP S3 57 / 57

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