Elec Magn 12
Elec Magn 12
ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
0 Introduction à la Physique 1
0.1 Généralités sur la Physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
0.1.1 Définition et objet de la Physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
0.1.2 Les méthodes de la Physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.1.3 Les approches de la Physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.1.4 Lien de la Physique avec les autres branches . . . . . . . . . . . . . 4
0.1.5 Les grandes branches de la Physique . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.2 Analyse vectorielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.2.1 Notion de Champ physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.2.2 Les opérateurs différentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
0.2.3 Champs vectoriels irrotationnels et champs vectoriels indivergents . 8
0.2.4 Flux d’un champ vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
0.2.5 Circulation d’un champ vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
0.3 Repères et référentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
0.3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
0.3.2 Sortes de référentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
0.3.3 Sortes de repères d’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1 Électrostatique 20
1 Interaction électrostatique 21
1.1 Phénomènes électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.1.1 Charge électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.1.2 Distribution des charges électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
iii
TABLE DES MATIÈRES iv
5 Dipôle électrostatique 43
5.1 Notion de dipôle électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.1.2 Moment dipolaire d’un dipôle électrostatique . . . . . . . . . . . . . 43
5.2 Potentiel électrique et Champ électrique créés par un dipôle électrostatique 44
5.3 Action d’un champ électrostatique extérieur sur un dipôle électrostatique . 45
6 Conducteurs et diélectriques 47
6.1 Polarisation électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
6.1.1 Milieux diélectriques et polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
6.1.2 Vecteur polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
6.2 Conducteur électrique en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
6.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
6.2.2 Propriétés des conducteurs en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . 48
6.3 Capacité d’un conducteur en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
6.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
6.3.2 Énergie d’un conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
6.4 Condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.4.2 Capacité d’un condensateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.4.3 Groupement des condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2 Électrocinétique 55
7 Généralités sur le courant électrique 56
7.1 Conduction électrique dans les milieux conducteurs . . . . . . . . . . . . . 56
3 Magnétostatique 78
8 Champ magnétique 79
8.1 Magnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
8.1.1 Magnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
8.1.2 Sortes d’aimants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
8.1.3 Propriétés des aimants artificiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
8.1.4 Origine du magnétisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
8.2 Champ magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
8.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
8.2.2 Lignes de champ magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
8.2.3 Vecteur excitation magnétique ou vecteur champ magnétique . . . . 82
8.2.4 Vecteur induction magnétique ou vecteur densité de flux magnétique 83
8.3 Flux magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
8.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
8.3.2 Loi de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
8.4 Interactions magnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
8.4.1 Vecteur Moment magnétique d’un matériau . . . . . . . . . . . . . 84
8.4.2 Milieux aimantés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
8.4.3 Courbes d’aimantation ou Cycle d’hystérésis . . . . . . . . . . . . . 85
8.4.4 Interprétation classique de l’aimantation . . . . . . . . . . . . . . . 86
8.5 Le champ magnétique terrestre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
8.6 Champs magnétiques produits par des courants électriques . . . . . . . . . 87
8.6.1 Expérience d’Œrsted . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
4 Électromagnétisme 94
9 Interactions électromagnétiques 95
9.1 Interaction des particules charges avec un champ magnétique . . . . . . . . 95
9.2 Interaction entre un courant électrique et un champ magnétique . . . . . . 96
9.2.1 La force de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
9.2.2 La force d’interaction entre deux courants rectilignes : Force d’Ampère 97
9.2.3 Action d’un champ magnétique horizontal sur un cadre rectiligne . 97
9.3 Travail des forces électromagnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
Bibliographie 123
1 Le premier congrès Solvay, qui eut pour thème «La Théorie de la radiation et des quanta»,
eut lieu du 30 octobre au 3 novembre 1911 à l’hôtel Métropole à Bruxelles. . . . . . . 1
2 Méthode de la Physique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Illustration d’une ligne de champ vectoriel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4 Circulation d’un champ vectoriel E,~ le long d’une courbe (C) entre deux points A et B. 9
5 Repère cartésien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6 Repère polaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7 Repère cylindrique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
8 Repère sphérique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
viii
TABLE DES FIGURES ix
xi
Chapitre 0
Introduction à la Physique
Figure 1 – Le premier congrès Solvay, qui eut pour thème «La Théorie de la radiation et des quanta»,
eut lieu du 30 octobre au 3 novembre 1911 à l’hôtel Métropole à Bruxelles.
1
CHAPITRE 0. INTRODUCTION À LA PHYSIQUE 2
Pour développer des modèles, elle utilise, aujourd’hui trois approches qui sont l’expé-
rimentation, la numérisation et les mathématiques. L’expérimentation et surtout
le langage mathématique s’avèrent d’une efficacité incomparable quant au sondage d’une
portion de l’Univers dont on ne peut directement avoir accès.
On voit, en ce moment, le rôle central joué par les Mathématiques. En effet, les processus
physiques peuvent être décrits par des entités mathématiques (nombres, vecteurs, fonc-
tions, ...) et des relations entre elles (Équations et relations ou formules).
3 L’élaboration des lois et théories : C’est dans cette étape que s’établit le cadre
explicatif du phénomène observé.
1 Physique classique.
2 Physique moderne.
D’autres acteurs ont participé activement, dès les années 1920, à l’essor de cette phy-
sique dite moderne. Ces travaux intenses permirent le développement de la Physique
nucléaire, la Physique de la matière condensée, la Physique des particules
élémentaires, la théorie des cordes, ...
Un champ physique est une propriété physique définie dans une région de l’espace.
Selon la nature scalaire ou vectorielle de la propriété, on distingue, respectivement les
champs scalaires et les champs vectoriels.
Les champs scalaires sont décrits par des fonctions scalaires des variables d’espace et
de temps :
f = f (x, y, z, t). (1)
Les champs vectoriels sont décrits par des fonctions vectorielles des variables d’espace
et de temps :
→
− →
− →
− →
−
E (x, y, z, t) = Ex (x, y, z, t) i + Ey (x, y, z, t) j + Ez (x, y, z, t) k . (2)
Remarque 0.2 Un champ physique peut être homogène ou stationnaire selon qu’il
est, respectivement spatialement ou temporelle constant.
~ On appelle
Soit un champ vectoriel E.
lignes de champ, les courbes telles que le
champ vectoriel est tangent en chacun des
points de cette courbe.
Exercice 0.2 Soit φ = 4x2 y 3 z 2 . On demande de calculer les dérivées partielles suivantes :
∂φ ∂φ ∂φ ∂ 2 φ ∂ 2 φ ∂ 3φ ∂ 3φ
, , , , , et . En déduire la dérivée totale du champ φ.
∂x ∂x ∂x ∂x∂y ∂x∂z ∂x∂y∂z ∂x2 ∂z
→
−
L’opérateur Del (aussi appelé Nabla), noté ∇, est l’opérateur vectoriel défini par :
→
− ∂ ∂ ∂
∇ = ~i + ~j + ~k. (7)
∂x ∂y ∂z
−−→ →
− ∂f ∂f ∂f ~
gradf = ∇f = ~i + ~j + k. (8)
∂x ∂y ∂z
~ =→
divE
− ~
∇.E =
∂Ex ∂Ey ∂Ez
+ + . (11)
∂x ∂y ∂z
~i ~j ~k
−→~ → − ~ = ∂ ∂ ∂
rotE = ∇ ×E (13)
∂x ∂y ∂z
Ex Ey Ez
Exercice 0.6 Le champ suivant dérive-t-il d’un potentiel scalaire ? Dans l’affirmative, dé-
terminer ce potentiel.
~ = 2xyz 3~i + x2 z 3~j + 3x2 yz 2~k.
E
Exercice 0.7 Même question que la précédente, avec le champ :
~ = (y 2 − 2xyz 3 )~i + (3 + 2xy − x2 z 3 )~j + (6z 3 − 3x2 yz 2 )~k.
E
~ →
− −→~ − →
I ZZ
E. dl = rotE.dS. (20)
(S)
La circulation d’un champ conservatif ne dépend pas du chemin suivi mais uniquement
des valeurs extrêmes du potentiel scalaire.
~ →
−
Z B
E. dl = V (A) − V (B). (21)
A
~ →
−
I
E. dl = 0. (22)
En supposant que les points de l’espace affine associé à l’espace physique ont des
positions mutuelles constantes, on se choisit un ensemble d’axes concourants et en général
rectangulaires. On parle de repère d’espace.
On distingue :
Un référentiel est dit galiléen ou inertiel, si un système ponctuel isolée (i.e. soumis
à aucune force) est soit au repos ou en translation rectiligne uniforme (Première loi
de Newton).
En effet, c’est un référentiel en accord avec les lois de Newton. Dans le cas contraire,
il est dit non galiléen ou non inertiel.
dSx = dy dz
dSy = dx dz (26)
dSz = dx dy.
dV = dx dy dz. (27)
2. Repère polaire
0 ≤ r ≤ +∞; 0 ≤ θ ≤ 2π.
dS = r dr dθ (34)
3. Repère cylindrique
dS1 = ρ dρ dϕ
dS2 = ρ dϕ dz (41)
dS3 = dρ dz.
dV = ρ dρ dϕ dz. (43)
4. Repère sphérique
0 ≤ r ≤ +∞; 0 ≤ θ ≤ π; 0 ≤ ϕ ≤ 2π.
dS1 = r2 sin θ dθ dϕ
dS2 = r dr dθ (48)
dS3 = r sin θ dr dϕ.
Exercices
Exercice 0.8 Par deux méthodes différentes, trouver l’angle entre les vecteurs suivants :
→
− −→ → − −−→
a = OA et b = BC. Sachant qu’on donne : A(−1, −2, 5), B(2, 0, −3), C(4, −4, −2).
Exercice 0.9 Vérifier si ces quatre points appartiennent à un même plan. On donne
A(−3, 4, −1), B(−3, 7, 0), C(−6, 4, 1) et D(−2, 5, −2).
Exercice 0.12 Trouver les équations des lignes des champs vectoriels suivants :
→
−
a E = (x, y) ;
→
−
b E = (x, −y) ;
→
−
c E = (y, x).
Exercice 0.13 Soit ~r = x~i + y~j + z~k, le vecteur position en coordonnées cartésiennes et
r = k~rk, sa norme. On demande de calculer :
−−→
1. grad r ;
2. div ~r ;
−−→ 1
3. grad .
r
~ un vecteur variable. Montrer que : A
Exercice 0.14 Soit A, ~ . dA
~ = A dA, où A = kAk.
~
1
2
Exercice 0.15 Montrer que ∇ = 0.
r
Exercice 0.16 On donne le champ de la pesanteur
~r
F~ = k 3 ,
r
où ~r = x~i + y~j + z~k est le vecteur position (aussi appelé rayon vecteur) et r = k~rk, sa
norme.
Ce champ est-il irrotationnel ? Dans l’affirmatif, déterminer le potentiel scalaire.
x3 − 3xy 2
Ax =
(x2 + y 2 )n
~=
A 3x2 y − y 3
Ay =
(x2 + y 2 )n
Az = 0
~ soit conservatif ;
1. Déterminer l’entier n pour que le champ A
x2 − y 2
V = .
(x2 + y 2 )n
Exercice 0.20 Pour quelle valeur de la constante α, le champ suivant dérive d’un potentiel
scalaire.
E~ = (αxy − z 3 )~i + (α − 2)x2~j + (1 − α)xz 2~k.
−→ −−→
Exercice 0.21 Montrer que : rot φ grad φ = ~0.
Exercice 0.22 Calculer le flux du vecteur A ~ = 3xyz~i − (x2 − y 2 )~j + 2x2 yz~k à travers la
surface délimitée par la droite y + x − 1 = 0 et les axes de coordonnées.
Exercice 0.23 Calculer la circulation du champ E ~ = 2xy 2 z~i + 3y 2~j + 2yz~k, le long de la
droite passant par les points O(0, 0, 0) et A(1, 3, −6). Entre O et A.
Exercice 0.26 a Montrer que le champ F~ = (2xy + z 3 )~i + x2~j + 3xz 2~k est conservatif ;
c Trouver la circulation du champ F~ le long d’une courbe (C) reliant les points
A(1, −2, 1) et B(3, 1, 4).
Exercice 0.27 Si E ~ = (5xy − 6x2 )~i + (2y − 4x)~j, évaluer la circulation de ce champ sur
la courbe y = x3 du point (1, 1) au point (2, 8).
Exercice 0.29 Montrer que la surface d’un triangle de base b et de hauteur h est :
b.h
S= .
2
Exercice 0.30 Montrer que le volume d’un parallélépipède de dimensions L, l et h est :
V = L.l.h
S = πR2 ;
Exercice 0.32 Montrer que le volume d’un cylindre, de rayon R et de hauteur h, est
donné par :
V = πR2 h.
Exercice 0.33 Montrer que le volume d’une sphère, de rayon R, est donné par :
4
V = πR3 .
3
Exercice 0.34 Trouver les expressions du gradient d’un champ scalaire dans tous les sys-
tèmes de coordonnées.
Électrostatique
20
Chapitre 1
Interaction électrostatique
La charge électrique est la propriété d’un corps d’exercer une interaction électrique
(Électrostatique). On la note par la lettre q ou encore Q.
Dans le SI, son unité est le coulomb (C). Dans le CGS, c’est le franklin (Fr) (Aussi
appelé statcoulomb (statC) ou encore unité de charge électrostatique (esu).
En 1773, Charles Du Fay fît une série d’expériences qui l’ont conduit à distinguer deux
types de charges électriques : les charges positives et les charges négatives.
21
CHAPITRE 1. INTERACTION ÉLECTROSTATIQUE 22
"Deux charges de même nom se repoussent tandis que deux charges de noms
contraires s’attirent."
Protons
mp = 1, 673 × 10−27 kg
Noyau qP = +1, 6 × 10−19 C
En 1804, John Dalton énonce la théorie atomique. Des physiciens tels que Joseph
Louis Gay-Lussac (1807), Amedeo Avogadro (1811), André-Marie Ampère (1814), ...
contribuent énormément à l’étude de l’édifice de la matière ainsi qu’à construire une
chimie post-moderne. Puis en 1869, le chimiste russe Dimitri Ivanovitch Mendeleïev réalisa
la classification périodique des éléments. La structure atomique se raffine avec la
Remarque 1.2 • L’origine des deux types d’électricité s’interprète aisément grâce à la
structure atomique de la matière. Les corps chargés positivement ont un excès
de protons (manque d’électrons) tandis que ceux chargés négativement ont
un excès d’électrons (manque de protons).
• La plus petite charge électrique isolable (en valeur absolue) est celle de l’électron
(charge élémentaire).
qe = e ' 1, 602 × 10−19 C.
Exemple 1.1
M nO4− + 8H + + 5− e −→ M n2+ + 4H2 O.
f. Électrisation-Électrocution-Électrification
L’électrisation est le fait de développer des charges électriques sur un corps. Il existe
trois types d’électrisations, à savoir :
1. Les conducteurs : Ce sont des corps qui se laissent traverser par les charges élec-
triques.
Exemple 1.2 Il s’agit des métaux, du corps humain, de l’eau, du sol humide, des
solutions ioniques, ...
2. Les isolants (diélectriques) : Ce sont des corps qui ne se laissent pas traverser par
les charges électriques.
3. Les semi-conducteurs : Ils se laissent plus ou moins traverser par les charges
électriques.
Remarque 1.3 Il existe une propriété électrique "exotique" de certains métaux ; la su-
praconductivité.
Exercice 1.1 Un objet a une charge de 10 µC. Combien de protons contient-il en excès ?
Exercice 1.2 Calculer la charge nette q pour les distributions de charges suivantes :
1
1. le long du quart de la circonférence de rayon R = 2m pour la densité λ = cos θ ;
R
π
2. sur le demi-cercle pour la densité σ = reθ entre 1 ≤ r ≤ 2m et 0 ≤ θ ≤ ;
3
3. dans le volume défini en coordonnées sphériques par 1 ≤ r ≤ 2m pour la densité
5
ρ = 4 cos2 ϕ ;
r
4. dans le volume défini par 0 ≤ x ≤ 1m; 0 ≤ y ≤ 1m; 0 ≤ z ≤ 1m pour la densité
ρ = 30x2 y (µC/m3 ).
→
− 1 q1 q2 →
−
F 12 = 2
e r12 . (2.1)
4πε r12
Figure 2.1 – Charles-Augustin
Unité : Dans le SI, l’unité de la force est le new-
Coulomb (1736-1806). Ingénieur et
ton(N).
physicien français.
Dans la relation (2.1) ;
→
−
• F 12 est le vecteur force (Force de
Coulomb) traduisant l’action de la
charge q1 sur q2 ;
ε = ε0 εr . (2.2)
26
CHAPITRE 2. LOI DE COULOMB ET CHAMP ÉLECTRIQUE 27
Remarque 2.1 Dans le relation (2.1), dans le membre de droite, le pré-facteur est tel que
1 9 × 109 k
= ≡ .
4πε εr εr
N
→
− →
− →
− →
− X →
−
F i = F 1i + F 2i + · · · + F N i ≡ F ji . (2.3)
j6=i
Exercice 2.3 Deux charges ponctuelles q1 = 50µC et q2 = 10µC sont placées respective-
ment aux points (2, 1, 4)m et (4, −1, 0)m. Trouver la force sur q2 .
Exercice 2.4 Soient trois charges ponctuelles q1 = 1µC, q2 = −3µC et q3 = 2µC sont
placées selon la figure ci-dessous. Trouver la force sur q1 .
Exercice 2.5 Calculer la force électrique sur la charge électrique q1 . Cette force est pro-
duite par les charges q2 , q3 et q4 .
Sachant que q1 = −5µC, q2 = −8µC, q3 = 15µC et q4 = −16µC.
Soit une charge-test qtest placée à l’origine d’un repère d’espace. Elle subit l’influence
subit une certaine influence d’une autre charge dite source q, placée en un certain point
de l’espace, à une distance r = k→
−r k de la charge-test. Cette influence est matérialisée par
→
−
le vecteur champ électrique E crée par la source q.
→
−
Le champ électrique E créé par une charge source q est une région de l’espace dans
→
−
laquelle une charge-test qtest subit une force électrique F . On écrit :
→
− →
−
F = qtest E . (2.4)
Unité : Dans le SI, l’unité du champ électrique est le newton par coulomb(N/C).
→
−
Dans le cas d’une charge électrique ponctuelle, le vecteur champ électrique E créé par
une charge source q est donné par :
→
− 1 q → −
E = e r. (2.5)
4πε r2
Remarque 2.2 Le vecteur champ électrique créé par une charge ponctuelle obéit au prin-
cipe de superposition.
Figure 2.6 – Lignes de champ électrique créées par des charges ponctuelles.
Figure 2.7 – Interprétation de l’interaction électrostatique à partir des lignes de champ électrique.
Exercice 2.7 Trouver le vecteur champ électrique créé à l’origine par une charge ponc-
tuelle de 64, 4nC placée au point A(−4, −3, 2)m. En déduire sa norme.
Exercice 2.8 Trouver le vecteur champ électrique créé au point M (0, −1, 5)m par les
charges q1 = 0, 35µC placée au point A(2, 0, −4)m et q2 = 0, 55µC placée au point
A(−5, −2, 6)m. En déduire sa norme.
Exercice 2.9 Sur un axe, il y a une charge de 3µC à x = 0 et une charge de 2µC à
x = 2m. Où doit-on placer une troisième charge q pour que la force nette sur cette charge
soit nulle ?
Exercice 2.10 Aux sommets A, B, C, D d’un carré de 50cm de côté, on place respecti-
vement des charges ponctuelles de 10µC, 20µC, 30µC et −10µC. Déterminer le champ
électrique crée par l’ensemble de ces charges au centre du carré.
c Disque de rayon R (On calculera le vecteur champ en un point situé sur l’axe
perpendiculaire au disque et passant par son centre).
Unité : Dans le SI, l’unité de l’induction électrique est le coulomb par mètre
carré(C/m2 ).
Exercices
Exercice 2.12 Trouver la force résultante au centre O du carré, de côté 10cm. On donne
q1 = 5nC, q2 = 8nC, q3 = 15nC et q4 = 16nC. La charge électrique placée en O vaut
qO = −10nC.
Exercice 2.13 Trois charges ponctuelles de 2µC, 3µC et 4µC sont placées aux sommets
d’un triangle équilatéral ABC de 10cm de côté. Trouver la force qui agit sur la charge de
4µC.
Exercice 2.14 Trois charges sont disposées sur l’axe des x (Voir fig. ci-dessous). La charge
q1 = 15µC se trouve à 20cm de la charge q2 = 6µC se trouvant à l’origine. Quelle doit être
la position d’une charge négative q3 sur l’axe des x, pour que la force résultante s’exerçant
sur elle soit nulle ?
a Dans le cas où elle est placée au point A et aux autres points sont placés des charges
de valeur +Q ;
b Dans le cas où elle est placée au point B et aux autres points sont placés des charges
de valeur +Q ;
c Dans le cas où elle est placée au point C et aux autres points sont placés des charges
de valeur +Q.
Exercice 2.17 Deux très petites sphères A et B ayant chacune une masse de 0, 1g portent
des charges égales. Elles sont suspendues, dans l’air, par deux fils isolants, de masses
négligeables, de même longueur 10cm, ayant O comme point et faisant avec la verticale un
angle de 15◦ . Calculer la charge portée par chacune des sphères.
Exercice 2.18 Deux charges ponctuelles fixes q1 = q2 = 10−6 C sont situées à une distance
de 20cm. Calculer le champ électrique aux points suivants :
Exercice 2.19 Des charges ponctuelles respectivement égales à 1µC, −5µC et 2µC sont
placées aux sommets A, B et C d’un triangle équilatéral dont les côtés ont des longueurs
égales à 50cm. Déterminer le champ électrique créé par ces trois charges au milieu M du
côté AC.
Exercice 2.21 Une particule de charge électrique q entre, avec une vitesse initiale →
−
v0=
→
− →
− →
−
v0 i , dans une région où règne un champ uniforme E = E i .
b Quelle est sa vitesse lorsque la particule atteint l’autre plaque distante de d = 5cm ?
Exercice 2.22 Le tube à rayons cathodique(TRC) est utilisé dans les téléviseurs, les
écrans d’ordinateurs analogiques et certains appareils électroniques comme l’oscilloscope.
Un mince filament chauffé émet des électrons (Émission thermoélectrique) qu’on fait passer
par des ouvertures percées dans deux disques (Fig.2.14), de manière à obtenir un faisceau.
→
−
Leur vitesse initiale est →
−
v 0 = v0 i . Ils se déplacent entre deux plaques de longueur l qui
→
− →
−
produisent un champ électrique uniforme E = −E j .
Figure 2.14 – Dynamique d’une particule chargée dans un champ électrique constant et perpendiculaire
à son vecteur vitesse initiale.
e Déterminer la position verticale finale sur l’écran, qui se trouve à une distance L de
l’extrémité des plaques.
Exercice 2.23 Deux nappes infinies chargées uniformément, chacune avec pour densités
surfacique égales à σ. Ces nappes sont situées en x = ±1. Déterminer le vecteur champ
électrique dans toutes les régions.
Exercice 2.24 Même question que pour l’exercice (2.23). La nappe en x = −1 a pour
densité σ et l’autre en x = +1 a pour densité σ.
Exercice 2.25 Déterminer le vecteur champ électrique au point (2, 0, 2)m par les distri-
bution de charges suivantes :
1
• Une nappe uniforme en x = 0m chargée avec σ = nC/m2 ;
3π
−1
• Une nappe uniforme en x = 4m chargée avec σ = nC/m2 ;
3π
• Une nappe uniforme en x = 6m chargée avec σ = −2nC/m2 .
Exercice 2.26 Calculer le champ électrique créé par un segment uniformément chargé, de
densité linéaire λ, en un point situé à la distance h sur la médiatrice du segment.
Exercice 2.27 Calculer le champ électrique créé en son centre par un arc de cercle de
rayon R vu du centre sous un angle 2α portant une densité linéaire de charges λ constante.
35
CHAPITRE 3. FLUX ÉLECTRIQUE ET THÉORÈME DE GAUSS 36
"La divergence du vecteur induction électrique est égale à la densité des charges élec-
triques."
→
− →
− ρ
div D = ρ ⇐⇒ div E = . (3.2)
ε
→
−
On définit le travail élémentaire de la force F i par :
− →
→ − − →
→ −
dW = F i . dl =⇒ dW = −q E . dl . (4.1)
• Si W > 0 ; le travail doit être fourni par l’agent extérieur pour déplacer la charge
électrique ;
1N/C = 1V /m.
37
CHAPITRE 4. POTENTIEL ET ÉNERGIE ÉLECTROSTATIQUES 38
"Le travail accomplit pour déplacer une charge électrique ponctuelle d’un
point A à un point B ne dépend pas du chemin suivi mais il dépend des
valeurs extrêmes du potentiel."
WAB Z A
− →
→ −
VAB = =− E . dl . (4.4)
q B
Définition 4.1 Le potentiel d’un point A à un point B est défini comme le travail qu’il
faut fournir pour déplacer une charge électrique positive unité q, de B jusqu’en A.
Remarque 4.2 Le travail des forces électrostatiques (Voir (4.4)) peut s’écrire :
W = q (VA − VB ) . (4.5)
Définition 4.2 Le potentiel V en un point donné est la différence de potentiel par rapport
à un point de référence. Ce point de référence étant pris à l’infini.
VA = VA∞ = VA − V∞ =⇒ V∞ = 0.
Corollaire 4.3 "Le travail des forces électrostatiques le long d’un chemin
fermé est nul."
I
− →
→ −
E . dl = 0. (4.6)
Exercice 4.1 Aux sommets A, B, C, D d’un carré de 50cm de côté, on place respectivement
des charges ponctuelles de 10µC, 20µC, 30µC et −10µC. Calculer le potentiel du système
de charges.
Corollaire 4.4 Les lignes de champ électrique sont perpendiculaires aux surfaces équipo-
tentielles. Il en est de même de la direction du vecteur champ électrique.
On montre que :
−ρ
∇2 V = . (4.10)
ε
Dans un milieu sans distribution de charges, l’équation de Poisson devient l’équation de
Laplace.
Théorème 4.3 Équation de Laplace
∇2 V = 0. (4.11)
• ···
• Et inversement.
En sommant, on a :
1 X X 1 qi q j 1X
U= ≡ qi Vi . (4.13)
2 i j6=i 4πε rij 2 i
Exercices
→
− x →
− →
−
Exercice 4.3 Soit le champ E = + 2y i + 2x j .
2
a Trouver le travail nécessaire pour déplacer une charge q = −20µC de l’origine jus-
qu’au point (4, 0, 0)m.
b Évaluer le travail effectué pour déplacer cette charge de (4, 0, 0)m au point (4, 2, 0)m.
c Calculer le travail pour déplacer la charge de l’origine au point (4, 2, 0)m, le long de
la ligne droite joignant ces deux points.
→
− → − →
− →
−
Exercice 4.4 Le champ électrique dans une région est E = 10 i − 3 j + 5 k V /m.
Quelle est la différence de potentiel quand on passe du point (0, 0, 2)m au point (2, 5, 6)m ?
Exercice 4.5 Trouver le potentiel au centre ainsi que l’énergie potentielle du système ci-
contre. On donne q1 = −5µC, q2 = −8µC, q3 = +15µC et q4 = −16µC.
Exercice 4.6 A un coin d’un rectangle de 3cm × 4cm, on place une charge de −20pC et
des charges de +10pC aux coins adjacents. Trouver le potentiel électrostatique au quatrième
coin.
Exercice 4.7 Trois charges électriques ponctuelles qa , qb et qc sont placées aux points
A(a, 0), B(0, a) et C(−a, 0) respectivement. On donne : qa = q = 2.10−9 C, qb = −2q, qc = 2q
et a = 5cm.
a Calculer le potentiel électrique V créé par ces trois charges au point O.
b Déterminer le champ électrique E créé au point O.
c En déduire la force électrostatique F exercée sur une charge q 0 = −q placée en O.
d Avec quelle énergie cinétique minimale doit on lancer de l’infini la charge q 0 pour
qu’elle atteigne le point O ?
e Calculer l’énergie interne U du système constitué par ces quatre charges.
Exercice 4.8 Déterminer le potentiel créé par un plan infini portant une densité surfacique
homogène σ.
Exercice 4.9 Déterminer le potentiel créé par un fil infini portant une densité linéaire
homogène λ.
Dipôle électrostatique
Le moment dipolaire est un vecteur orienté des charges négatives vers les charges positives.
Le concept de dipôle électrostatique s’avère utile en Chimie physique pour étudier les
molécules diatomiques. La charge totale d’une molécule est nulle, il arrive bien souvent
qu’un de ses côtés ait une charge négative et que l’autre ait une charge positive. C’est le
cas de la molécule d’eau, avec son oxygène légèrement négatif et ses hydrogènes légèrement
positifs.
43
CHAPITRE 5. DIPÔLE ÉLECTROSTATIQUE 44
Unité : Dans le SI, l’unité du moment dipolaire est le Coulomb-mètre (Cm). Les
charges et les distances considérées sont toujours faibles, alors on utilise un sous-multiple
particulier. Il s’agit du debye(D) 1 .
1
1D = × 10−29 Cm.
3
HF 1, 97D
HCl 1, 03D
HBr 0, 78D
HI 0, 38D
En effet, on a :
q 1 1 q r2 − r1
V = − = . (5.2)
4πε r1 r2 4πε r1 r2
On peut montrer que
d
r1 = r − cos θ; (5.3)
2
d
r2 = r + cos θ. (5.4)
2
En plaçant les relations (5.3) et (5.4) dans (5.2), on trouve :
1 p cos θ
V = . (5.5)
4πε r2
1
Remarque 5.1 1. Le potentiel donnée par la relation (5.5) décroit en 2 . Loin du di-
r
pôle, on "voit" une charge nette nulle. Les effets électriques diminuent plus vite que
ceux d’une charge ponctuelle.
1. A l’honneur du physicien et chimiste neerlandais Peter Joseph Wilhelm Debye (1884-1966). Il est
lauréat du prix Nobel de chimie de 1936.
On peut montrer que le vecteur champ électrique créé par un dipôle électrostatique a
pour composantes en coordonnées polaires :
2p cos θ
Er =
4πε r3
→
−
E ≡ (5.7)
p sin θ
Eθ =
4πε r3
Les deux forces agissant sur les charges électriques du dipôle ont tendance à le faire tourner.
Il y a donc un moment de force sur le dipôle. Ce moment de force est donné par :
−
→ − → −
M =→
p × E. (5.8)
Dans le cas d’un champ électrique non uniforme, les deux forces n’ont pas la même
grandeur. La force du côté où le champ est plus fort est maintenant plus grande et les deux
forces ne peuvent plus s’annuler. Le dipôle subit maintenant une force.
Conducteurs et diélectriques
Dans certains milieux, les régions chargées reprennent leurs positions initiales lorsque
le champ électrique agissant est interrompu. Ceci permet de caractériser les milieux diélec-
triques. Il en existe deux catégories, à savoir :
- Les diélectriques polaires : Ils sont constitués de molécules polaires 3 . Les dipôles
sont orientés au hasard suite à l’agitation thermique et le milieu n’est pas polarisé.
2. Il s’agit de molécules dont le moment dipolaire net est nul. C’est les cas de molécules de corps simples
(O2 , Cl2 , ...) ou de molécules dont les ions ont des électronégativités proches(comme le méthane, l’ethène,
...).
3. Il s’agit de molécules dont le moment dipolaire net est non nul. C’est les cas de molécules du chlorure
d’hydrogène, de l’eau, ...
47
CHAPITRE 6. CONDUCTEURS ET DIÉLECTRIQUES 48
εr = 1 + χe . (6.4)
Un conducteur est en équilibre, si les électrons qu’il contient sont en moyenne au repos.
Comme le champ électrique est nul à l’intérieur d’un conducteur en équilibre, le potentiel
électrique est constant.
→
− →
−
E = 0 =⇒ V = cste.
P4 : Champ électrique au voisinage d’un conducteur en équilibre.
P5 : Pression électrostatique.
Les charges à la surface du conducteur sont soumises à des forces répulsives de la
part d’autres charges. Il s’exerce sur la surface libre du conducteur des forces élémentaires
pressantes, telles que :
→
− →
− σ →−
d F = dq E moy ≡ σdS u.
2ε0
La pression électrostatique est donnée par :
σ2
p= . (6.6)
2ε0
Étant donné qu’à tout conducteur auquel on applique une ddp voit apparaître une
charge +q sur un côté et −q sur l’autre côté. Alors, tout conducteur possède une capacité.
La capacité électrique ne dépend que de la géométrie du système et des propriétés du (ou
des) diélectrique(s) impliqué(s).
6.4 Condensateurs
6.4.1 Définition
On appelle condensateur est tout
appareil permettant d’emmagasiner des
charges électriques. Il est composé de deux
conducteurs appelés armatures séparés par
un diélectrique.
Figure 6.1 – Ensemble de deux conducteurs Dans tout condensateur, il y a toujours deux
constituant un condensateur et sa représentation indications importantes, l’une sur sa capa-
schématique.
cité et l’autre sur sa tension de charge.
a Condensateur plan. Il s’agit d’un condensateur dont les armatures (d’aire S) sont
planes, parallèles et séparées d’une distance e.
S
Rép. C = ε .
e
b Condensateur sphérique. Il s’agit d’un condensateur formé d’armatures sphé-
riques, l’une interne de rayon
R1 et l’autre externe de rayon R2 . sont planes.
1 1
Rép. C = 4πε − .
R1 R2
c Condensateur plan. C’est un condensateur dont les armatures sont cylindres co-
axiaux, l’interne de rayon R1 et l’externe de rayon R2 . La longueur des cylindre est
l.
2πε0 l
Rép. C = .
R2
ln
R1
Dans ce cas :
q1 = q2 = · · · = qn = q.
Figure 6.2 – Groupement en série des
condensateurs.
U = U1 + U2 + · · · + Un .
1 1 1 1
= + + ··· + . (6.9)
Ceq C1 C2 Cn
b. Groupement en parallèle
Dans ce cas :
q = q1 + q2 + · · · + qn
Figure 6.3 – Groupement en parallèle des • Les tensions des condensateurs sont
condensateurs.
égales.
U = U1 = U2 = · · · = Un
Ceq = C1 + C2 + · · · + Cn . (6.13)
Exercices
Exercice 6.1 Quelle est la capacité d’un condensateur formé par une vitre de verre,
d’épaisseur 3mm(εr = 7), recouverte sur ses deux faces par deux feuilles rectangulaires
de dimensions 50cm sur 60cm ?
Exercice 6.2 Le diélectrique d’un condensateur est une bande de papier paraffiné (εr = 2)
de longueur 50cm, de largeur 5cm, d’épaisseur 0, 2mm. La tension de charge est de 400V .
Calculer la capacité du condensateur, son énergie et sa charge.
Exercice 6.4 Un condensateur de capacité de 100µF doit avoir une réserve d’énergie de
50J de façon à pouvoir actionner une lampe de flash.
Exercice 6.5 Un condensateur à plaques parallèles est formé de plaques carrées de 5cm
de côté et séparées par une distance de 0, 1mm. Trouver sa capacité :
a Dans l’air ε = ε0 .
Exercice 6.6 Les trois condensateurs de la figure ci-dessous ont une capacité équivalente
de 12, 4µF . Trouver C1 .
b Une d.d.p de 500V olts est appliquée à l’ensemble. Trouver la charge de chacun des
condensateurs et la d.d.p aux bornes de chacun d’entre eux.
Exercice 6.11 Tous les condensateurs de la figure 6.8 sont identiques avec C = 1µF .
Quelle est leur capacité équivalente ?
Exercice 6.14 Un condensateur de 5µF , complètement chargé, a une ddp de 12V et il est
relié à un second condensateur inconnu de capacité x. La tension baisse à 3V . Quelle est
la valeur de cette capacité ?
Électrocinétique
55
Chapitre 7
→
− q→−
a = E. (7.1)
m
Le mouvement d’une charge ponctuelle est chaotique à cause des multiples chocs de celle-
ci avec les particules du milieu. Ceci provoque des changements aléatoires de son vecteur
vitesse. Dans le cas d’un champ électrique constant et dans un milieu homogène, les com-
posantes aléatoires de la vitesse s’annulent et il ne reste qu’une vitesse moyenne constante
appelée vitesse d’entrainement, dans la direction du champ électrique. Dans le cas des
métaux, la conduction électrique est assurée par le mouvement des électrons. La
vitesse d’entrainement, dans ce cas, est donnée par :
→
− →
−
v = µE (7.2)
56
CHAPITRE 7. GÉNÉRALITÉS SUR LE COURANT ÉLECTRIQUE 57
σ = ρ0 µ. (7.4)
Unité : Dans le SI, l’unité de la conductivité est le siemens par mètre S/m.
1
ρ= . (7.5)
σ
Unité : Dans le SI, l’unité de la résistivité est l’ohm-mètre(Ωm).
Remarque 7.2 • Dans les conducteurs métalliques, les porteurs de charges sont les
électrons se déplaçant dans la direction opposée du champ électrique. Dans les métaux,
il s’agit d’électrons de valence.
σ = ρ0e µe .
• Dans les liquides et les gaz, les porteurs de charges sont constitués par une double
migration d’ions positifs et négatifs, se déplaçant en sens contraire.
σ = ρ0+ µ+ + ρ0− µ− .
→
− →
−
J = σ E. (7.6)
7.2.1 Généralités
Le courant électrique caractérise le déplacement des particules chargées au sein d’un
milieu conducteur.
dq
i= . (7.7)
dt
L’ampère-heure est la quantité d’électricité qui correspond au passage d’un courant d’un
ampère pendant une heure.
1Ah = 3600C.
→
− ∂ρ0
div J = − . (7.10)
∂t
En ce moment, on a :
q
I= . (7.11)
t
Les dipôles actifs sont des conducteurs capables de fournir l’énergie électrique. Il s’agit
essentiellement de générateurs de tension et de courant.
Les dipôles passifs ne peuvent pas fournir d’énergie électrique, ils peuvent être avec
ou sans perte. On peut citer : les conducteurs ohmiques (résistances électriques), les
condensateurs, les bobines,...
c. Conductance électrique
1S = 1Ω−1 .
W = RI 2 t. (7.16)
P = RI 2 (7.17)
Q = 0, 24 × 10−3 RI 2 t. (7.18)
La résistivité dépend de :
• la nature ou de l’état physique du conducteur ainsi que des traitements mécaniques
qu’il a subi ;
1Ωm = 1(Sm)−1 .
Germanium 0, 45 −0, 05
b. Loi de Pouillet
Exercice 7.2 La masse molaire du cuivre est M = 63, 54g.mol−1 , et sa masse volumique
ρ = 8, 8 × 103 kg.m−3 .
b En admettant que chaque atome de cuivre libère deux électrons et qu’un fil en cuivre
de section 10m2 est traversé par un courant d’intensité 30A, calculer la densité de
courant ;
Exercice 7.3 Dans un tube écran de téléviseur couleur, le courant du faisceau a une in-
tensité de 1, 9mA. La section transversale du faisceau est circulaire de rayon 0, 5mm.
Exercice 7.4 Le courant passant par une résistance de 4Ω est de 2A. Quelles sont l’énergie
et la puissance dissipées par la résistance ? Quelle est la quantité de chaleur dégagée pendant
deux heures ?
Exercice 7.5 Un fil de cuivre a une masse de 21g et une résistance de 0, 065Ω. La masse
volumique du cuivre est de 8900kg/m3 . Quelles sont la longueur et l’aire de section du fil ?
Exercice 7.6 Le courant circulant dans un fil est donné par i(t) = (2t2 − 3t + 5) A, où t
est la charge traversant une section transversale du fil entre t = 2s et t = 5s.
Exercice 7.7 Calculer la résistance d’un fil de cuivre de cuivre de 800m de longueur. Le
diamètre du fil est de 1mm. La résistivité et le coefficient thermique de résistivité sont
donnés par le tableau 7.1. De combien augmente la résistance du fil lorsque sa température
monte à 50◦ C ?
Exercice 7.8 La résistance d’un fil est de 50, 3Ω à 20◦ C et de 55, 9Ω à 50◦ C. Quelle est
le coefficient thermique de résistivité ?
Exercice 7.9 Un fil de résistance 6Ω est étiré de façon à ce que sa nouvelle longueur
triple. Calculer la résistance du fil ainsi étiré en supposant que la résistivité et la densité
du matériau ne changent pas pendant ce processus.
Exercice 7.10 Deux fils d’égale longueur, l’un de cuivre et de l’autre de tungstène, doivent
conduire le même courant lorsqu’ils sont connectés à une même batterie. Quel doit être le
rapport de leurs diamètres ?
Dans ce cas :
• Les intensités pour chaque résistance
sont égales.
I1 = I2 = · · · = In = I
Figure 7.7 – Groupement en série des résistances.
U = U1 + U2 + · · · + Un
Req = R1 + R2 + · · · + Rn . (7.22)
b. Groupement en parallèle
Dans ce cas :
• L’intensité totale aux bornes de la résistance
équivalente est la somme des intensités des ré-
sistances individuelles.
I = I1 + I2 + · · · + In
1 1 1 1
= + + ··· + . (7.24)
Req R1 R2 Rn
Exercice 7.12 Trouver la résistance équivalent ainsi que l’intensité du courant dans toutes
les résistances de la figure ci-dessous :
Exercice 7.13 Pour le circuit de la figure 7.10, déterminer la tension aux bornes de cha-
cune des résistances et le courant qui traverse chacune d’elles.
Exercice 7.14 Le montage des résistances d’égale valeur représenté à la figure 7.11 se
√ indéfiniment. Montrez que la résistance équivalente entre les bornes A et B est
répète
(1 + 3)R. (Indice : Le montage étant reproduit indéfiniment, la résistance entre les points
A0 et B 0 est la même qu’entre A et B.)
Exercice 7.15 Soit 12 résistances identiques formant un cube (figure 7.12). Trouvez la
résistance équivalente entre les points A et D. (Indice : Numérotez les sommets du cube.
Utilisez la symétrie du montage pour trouver les points correspondant au même potentiel et
joignez-les par un fil conducteur. Cela change-t-il quelque chose à la résistance équivalente ?
Utilisez cette simplification pour dessiner un montage équivalent à deux dimensions.).
1J
1V = .
1C
Remarque 7.7 La seule existence du champ électrique (ou de la ddp) ne permet pas
d’établir un courant électrique, en circuit fermé
Z A
→
− →
−
E . dl = 0.
A
Ainsi, on conclut que la force de Coulomb n’est pas responsable du mouvement des por-
teurs de charge, en circuit fermé. Il faut une autre "force" que celle de Coulomb pour
l’établissement d’un courant électrique. Le générateur agit comme une pompe
sensée assurer la circulation permanente des porteurs de charges.
Dans le cas idéal, la résistance intérieure est nulle. On parle de générateur idéal.
U = E − rI. (7.29)
dW 0 P0
E0 = ≡ (7.30)
dq I
1J
1V = .
1C
Dans le cas idéal, la résistance intérieure est nulle. On parle de récepteur idéal.
U = E 0 + rI. (7.31)
Exercice 7.16 La f.é.m. d’une batterie est égale à 13, 5V . Lorsqu’elle est reliée à un circuit
parcouru par un courant d’intensité 2A, la tension aux bornes de la batterie est égale à
11, 5V . Déterminez :
Exercice 7.17 On branche une pile réelle à une résistance externe R. Lorsque R = 1Ω,
la différence de potentiel aux bornes de la pile est de 6V ; lorsque R = 2Ω, la différence de
potentiel égale 8V . Trouver la valeur de la f.é.m. et de la résistance interne de la pile.
Exercice 7.18 Une pile réelle dont la f.é.m. est de 20V et la résistance interne de 1Ω est
reliée à trois résistances (figure 7.15).
Déterminer :
b le courant qui traverse chaque résistance et la différence de potentiel entre ses bornes ;
Exercice 7.19 Le circuit de la figure 7.16 contient deux batteries et deux résistances ex-
ternes. Trouver le courant dans le circuit et la ddp Vab de la batterie de 16.0V .
Exercice 7.20 Une ligne de transport de circuit continu, de rendement 0, 7, est constitué
de deux câbles de cuivre de 4cm2 de section et de résistivité 1, 6 × 10−8 Ω.m. Un générateur
de f.é.m. E = 50kV et de résistance interne négligeable débite dans la ligne, un courant
de 500A.
a Quelle est la longueur de la ligne de courant ?
b Quelle est l’énergie électrique dissipée par effet Joule ?
Exercice 7.21 Une ligne de transport de circuit continu, de rendement 0, 7, est constitué
de deux câbles de cuivre de 4cm2 de section et de résistivité 1, 6 × 10−8 Ω.m. Un générateur
de f.é.m. E = 50kV et de résistance interne négligeable débite dans la ligne, un courant de
500A.
a Quelle est la longueur de la ligne de courant ?
b Quelle est l’énergie électrique dissipée par effet Joule ?
Exercice 7.22 On groupe en série deux piles dont la f.é.m. 1, 5V et dont la résistance
interne vaut 2Ω. On connecte aux pôles du générateur ainsi obtenu, un groupe de deux
résistances associées en parallèle et équivalentes à une résistance de 8Ω. La valeur de l’une
des résistances est le double de l’autre. Les fils de connexion ont une résistance négligeable.
Déterminer :
a la ddp aux pôles du générateur ;
b les intensités du courant sans chacune des dérivations.
3. Maille : C’est tout un ensemble de branches formant une boucle fermée. Les mailles
indépendantes sont celles qui ne se recouvrent pas.
Les courants qui entrent dans un nœud sont comptés positifs et ceux qui en sortent,
sont négatifs.
"Dans une maille, parcourue dans un sens donné, la somme algébrique des
tensions successives est nulle."
Remarque 7.10 La loi des mailles s’applique pour les mailles indépendantes.
• Lorsque le courant entre par la borne positive et sort par la négative, il y a chute
de tension et la tension est négative. La tension dans les résistances est toujours
négative, elles réalisent une chute de tension.
• Lorsque le courant entre par la borne négative et sort par la positive, il y a augmen-
tation de tension et la tension est positive.
Exercice 7.24 Dans le circuit illustré à la figure 7.20, E1 = 20V , R1 = 8Ω, R2 = 4Ω, R3 =
5Ω et le courant I2 est de 3A vers le bas. Trouver :
b Trouver la valeur de E2 .
Exercice 7.25 Soit le circuit de la figure suivante, On se propose de déterminer les inten-
sités de courants dans les trois branches. Sachant que : R1 = 2Ω; R2 = 5Ω; R3 = 10Ω; E1 =
20V ; E2 = 70V . Calculer les courants I1 , I2 et I3 .
Exercice 7.26 Calculer l’intensité dans les branches des circuits suivants :
Exercice 7.30 Sachant qu’un courant de 5A passe dans la branche CB, de C à B. Quels
sont les potentiels aux points A, D, E, F et G ?
Exercice 7.31 Trouver les valeurs de R, V et tous les courants inconnus dans les branches
du circuit de la figure 7.27, sachant que I3 = 1, 0A.
Magnétostatique
78
Chapitre 8
Champ magnétique
8.1 Magnétisme
8.1.1 Magnétisme
Le magnétisme est la propriété de certains métaux d’attirer la limaille de fer. C’est
la propriété des aimants.
Cette propriété n’est reconnue à l’état naturel que pour cinq matériaux : Fer, Cobalt,
Manganèse, Gadolinium et Dysprosium.
1. Les aimants naturels : Ce sont des oxydes de fer (Magnétite : F e3 O4 ). Ils pré-
sentent plusieurs pôles magnétiques (régions de concentration des propriétés
magnétiques).
2. Les aimants artificiels : On les obtient à partir d’un courant électrique ou en
usinant les aimants naturels.
En 1750, John Mitchell montre que les deux pôles d’un aimant ont exactement la
même intensité.
2. Deux pôles de même nom se repoussent tandis que deux pôles de noms contraires
s’attirent.
79
CHAPITRE 8. CHAMP MAGNÉTIQUE 80
3. Il est impossible d’isoler les pôles d’un aimant (Expérience de l’aimant brisé).
Le magnétisme est une propriété atomique.
Remarque 8.1 1. Un corps (matériau) magnétique est celui qui peut être attiré
par un aimant (Fer, Nickel, Cobalt et leurs alliages). Dans le cas contraire, le corps
est non magnétique (Aluminium, Platine, Sodium,. . . ).
2. Le magnétisme désigne aussi la branche de la physique qui étudie cette propriété.
Ce champ se détecte grâce à une aiguille aimantée fixée à un axe et pouvant pivoter
autour de cet axe.
C’est le lieu des points se trouvant au voisinage d’une source de champ magnétique tel
qu’en chaque point le vecteur champ magnétique y soit tangent.
Les lignes de champ magnétique permettent de visualiser le champ magnétique (Limaille
de fer). L’ensemble des lignes de champ forme le spectre magnétique.
1. Le sens des lignes de champ va, par convention du pôle nord vers le pôle sud en
dehors de l’aimant et l’inverse, à l’intérieur de l’aimant.
2. Les lignes de champ ne se coupent pas.
3. En un point, il ne passe qu’une et une seule ligne de champ.
4. Les lignes de champ sont toujours fermées. Il n’existe pas de charges magné-
tiques (monopoles magnétiques) libres au même titre que les charges électriques
(monopoles électriques).
5. Dans un champ magnétique uniforme, les lignes de champ sont parallèles entre elles.
6. La densité des lignes de champ est une mesure de la densité du flux magnétique.
Remarque 8.2 Pour produire un champ magnétique uniforme, on peut utiliser un
aimant en forme de "C" ou de "U".
• Dans le SI : Le tesla (T ).
• Sous-multiple du tesla : le gauss (G).
1T = 10−4 G.
→
−
"Le flux total du vecteur induction B sortant d’une surface fermée (S) est
nulle." {→ − ~
B .dS = 0. (8.5)
Unité : Le potentiel vecteur s’exprime, dans le SI, en weber par mètre(W b/m).
Remarque 8.5 Par ailleurs, tout système possédant un moment magnétique produit éga-
lement un champ magnétique autour de lui.
Une substance est dite aimantée quand pareil aux courants, elle génère en son voisinage
un vecteur excitation magnétique :
~
H~ = B. (8.8)
µ0
Cette loi permet de calculer le vecteur champ magnétique (ou induction magnétique)
créé par fil conducteur (circuit filiforme) parcouru par un courant électrique d’intensité I.
Loi de Biot et Savart
"Un élément différentiel de courant Id~l crée un vecteur excitation magnétique élémen-
~ de module inversement proportionnel au carré de la distance (entre l’élément de
taire dH,
courant et le point matériel considéré) et indépendant du milieu environnant, de direction
et sens donnés par le produit vectoriel de Id~l par ~er ."
Mathématiquement, on écrit :
~ = 1 Id~l × ~er ~ = 1
Z
Id~l × ~er
dH =⇒ H . (8.12)
4π r2 4π r2
Un fil rectiligne infini parcouru par un courant électrique d’intensité I crée en son
voisinage un champ magnétique dont les lignes de champ sont concentriques.
Le champ magnétique en un point M situé à une distance r du fil est donné par :
→
− I →−
H = e ϕ. (8.13)
2πr
Un fil circulaire, de rayon R, est parcouru par un courant électrique d’intensité I crée
en son voisinage un champ magnétique sont représentées par la figure ci-dessous.
→
− I →
−
H = e z. (8.15)
2R
Remarque 8.7 a Le sens des lignes de champ permet de distinguer les deux faces
de la spire, par analogie avec les aimants (Face Nord et face Sud).
b En constituant n spires, on forme une bobine plate, l’induction est obtenu en
multipliant les relations (8.14) et (8.16) par le nombre de spires.
R2
H=n 3 I,
2 (R2 + h2 ) 2 (8.16)
I
H=n .
2R
→
− nI →
−
H = e n, (8.17)
l
→
−
e n est le vecteur normal à l’aire transversale du solénoïde.
Remarque 8.9 Pour utiliser la relation (8.19), on doit tenir compte des faits suivants :
• En tout point du contour fermé, le champ magnétique doit être tangentiel ou normal ;
• Le champ magnétique doit avoir la même valeur en tout point du cercle que l’on
contourne.
Exercices
Exercice 8.1 Quel est le champ magnétique à 5cm du centre d’un fil rectiligne infini
parcouru par un courant de 3A ?
Exercice 8.2 Une ligne rectiligne de tension est située a une hauteur de 12m au dessus
du sol. Elle transporte un courant de 300A dans la direction de l’Ouest. Décrire le champ
magnétique qu’elle produit et calculer sa valeur sous la ligne au niveau du sol. Comparer
le avec le champ magnétique terrestre.
Exercice 8.3 Deux longs fils parallèles sont distants de b et sont parcourus par deux cou-
rants d’intensités I1 et I2 , de sens opposés. Existe-t-il des points proches des fils où le
champ magnétique serait nul ?
Exercice 8.5 Deux fils parallèles sont distants de 2cm. Les courants dans les fils sont dans
la même direction. Il y a un courant de 10A dans le fil 1 et un courant de 20A dans le fil 2.
Quel est le champ magnétique à l’endroit indiqué sur la figure ? Sur cette figure, le courant
des fils sort de la page.
Exercice 8.6 Dans la situation montrée sur la figure, trouvez le champ magnétique (gran-
deur et direction) aux points P1 et P2 .
Exercice 8.7 Thomas est situé à un endroit où le champ magnétique terrestre a une
intensité de 0, 5G et est dirigé directement vers le nord. Thomas sort sa boussole pour
s’orienter, sans remarquer qu’il est directement à 20m en dessous d’une ligne à haute
tension transportant un courant de 500A vers le sud. Comme le champ magnétique du
fil va perturber la boussole, celle-ci ne pointera pas directement vers le nord. Dans quelle
direction pointe la boussole de Thomas ? (Donnez l’angle entre le nord et la direction vers
laquelle pointe la boussole. Dites aussi si la déviation est vers l’est ou vers l’ouest.)
Exercice 8.8 Quatre fils infinis se croisent tels qu’illustrés sur la figure. Quel doit être le
courant (grandeur et direction) pour que le champ soit nul au centre du rectangle délimité
par les quatre fils ?
Exercice 8.9 Quel est le champ magnétique (grandeur et direction) au centre de ce carré
délimité par quatre fils infinis ?
Exercice 8.10 Quel est le champ magnétique (grandeur et direction) fait par les deux fils
infinis à l’endroit montré sur la figure ?
Exercice 8.11 Deux fils rectilignes, pratiquement indéfinis, sont placés parallèlement, à
20cm l’un de l’autre ; ils sont parcourus par deux courants de même sens et de même
intensité I = 20A. Préciser la direction, le sens et l’intensité de l’induction magnétique
résultante créée en un point situé :
a Entre les fils, dans leur plan, à 5cm de l’un des fils ;
Exercice 8.13 Quel est le champ magnétique (grandeur et direction) au centre du carré ?
Électromagnétisme
94
Chapitre 9
Interactions électromagnétiques
L’expérience d’Œrsted révèle qu’un courant électrique interagit avec un champ magné-
tique et vice-versa. Il s’agit d’une interaction électromagnétique.
95
CHAPITRE 9. INTERACTIONS ÉLECTROMAGNÉTIQUES 96
→− − →
→ −
Exercice 9.1 Une particule de charge q = −4µC a une vitesse → −
v = 2 i −3j + k ×
→
− →
− →
− →
−
106 m/s dans un champ magnétique B = 2 i + 5 j − 3 k × 10−2 T . Quelle est la force
magnétique agissant sur la charge ? Que devient cette force si la particule subit en plus, un
→
− →
− →
− →
− 5
champ électrique E = −5 i − 6 j + 8 k × 10 N/C ?
Exercice 9.2 Une charge de 1µC se déplace dans une région où le champ magnétique est
uniforme. Elle ne subit pas de force quand elle se dirige avec une vitesse de 5m/s dans la
direction de l’axe des x positifs. Elle subit cependant une force de 107 N dans la direction de
→
− →
−
l’axe des z positifs quand elle a une vitesse de → −
v = 3 i + 4 j (m/s). Quel est le champ
magnétique ?
Exercice 9.3 Quelle est la force (grandeur et direction) sur chacune des portions droites
de ce fil ?
"Un circuit parcouru par un courant et placé dans un champ magnétique se déplace
ou se déforme jusqu’à ce que, par sa face Sud, entre un flux d’induction maximal
compatible avec les liaisons. L’équilibre obtenu est alors stable."
W = I (φf − φi ) . (9.10)
Exercices
Exercice 9.4 Un proton se déplace vers la droite à 3000m/s dans un champ de 10G
orienté dans la direction indiquée sur la figure. Quelle est la force sur ce proton ?
Exercice 9.5 Quelle est la force magnétique nette sur ce cadre métallique parcouru par un
courant de 3A ? (Il y a une frontière horizontale qui délimite deux régions avec des champs
magnétiques différents. Il y a un champ de 120G sortant de la page au-dessus de la ligne
et un champ nul au-dessous de la ligne.)
Exercice 9.6 Two straight, parallel, superconducting wires 4, 5mm apart carry equal cur-
rents of 15, 000A in opposite directions. What force, per unit length, does each wire exert
on the other ?
Exercice 9.7 Quelle est la force magnétique nette sur ce fil en forme d’arc de cercle ayant
un rayon de 12cm ?
Exercice 9.8 Une tige mobile de 5kg et de 2m de long est sur des rails. La résistance de
la tige est de 10W et la résistance des rails est négligeable. Une source fait une différence
de 1000V entre les rails et le tout est dans un champ magnétique de 500G dans la direction
montrée sur la figure. Quelle est l’accélération initiale de la tige ?
Exercice 9.9 Quand une particule positive va dans la direction montrée sur la figure de
gauche, elle subit une force magnétique dirigée vers les z positifs (La vitesse est dans le
plan xy et il y a un angle de 30◦ entre la vitesse et l’axe des x.). Quand la même charge
va dans la direction montrée sur la figure de droite, elle subit une force magnétique dirigée
vers les z négatifs. Dans les deux cas, la grandeur de la force magnétique est la même.
Dans quelle direction est le champ magnétique ?
Exercice 9.10 Une particule se déplace dans une région où il y a des champs magnétique
et électrique dont les directions sont montrées sur la figure. Quelle doit-être la vitesse de
la charge pour que la force nette sur la charge soit nulle ?
Exercice 9.11 Quelle est la force (grandeur et direction) sur ce bout de fil dans le champ
magnétique de 3m de largeur ?
Exercice 9.12 Quelle est la force (grandeur et direction) sur chacune des quatre portions
droites de ce fil ?
Induction électromagnétique
La condition pour générer un courant induit, il faut disposer d’un champ magnétique
variable (système inducteur) générant le courant dans une bobine (système induit).
102
CHAPITRE 10. INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE 103
"Le sens du courant induit est tel que, par ses effets, il s’oppose à la cause qui
lui a donné naissance."
Quel que soit la cause de la variation du flux d’inducteur, il se produit toujours une f.é.m.
d’induction tel que le principe de conservation de l’énergie soit respecté.
Mathématiquement, on écrit :
dφ ~
e=− =⇒ ~ ×E
∇ ~ = − ∂B .
dt ∂t (10.1)
Forme microscopique Forme macroscopique
10.2 Auto-induction
10.2.1 Phénomène d’auto-induction
La variation du courant dans une bobine de n spires conduit à un changement du
flux magnétique la traversant et par conséquent, induit une tension dans cette bobine. La
tension induite est proportionnelle à la variation du courant.
1 Wb
1H = .
1A
Remarque 10.1 1. La capacité de la bobine de s’opposer à l’établissement d’une f.é.m.
d’induction est une propriété appelée inductance propre de la bobine. Cette pro-
priété illustre une certaine inertie électrique, donc il y aune analogie entre la
masse et l’inductance.
di
e = −L . (10.3)
dt
• Solénoïde
n2
L=µ S, (10.4)
l
où µ est la perméabilité magnétique du matériau ; n, le nombre de spires ; l, la
longueur du solénoïde ; S, la section transversale du solénoïde.
• Ligne coaxiale
!
µ b
L= l ln , (10.5)
2π a
où µ est la perméabilité magnétique du matériau ; l, la longueur du solénoïde ;
a, le rayon intérieur et b, le rayon extérieur.
Le courant alternatif
Remarque 11.1 1. Lorsqu’un circuit fermé tourne à une vitesse angulaire constante
dans un champ magnétique uniforme, il devient le siège d’un courant alternatif dont
l’intensité varie sinusoïdalement.
2. Le courant alternatif produit les mêmes effets que le courant continu (calorifique,
chimique et magnétique) mais qui changent de sens à chaque demi-période.
3. Parmi les courants alternatifs, on distingue :
• Les courants de basse fréquence (industriel), de fréquence 50Hz en France
et 60Hz aux U.S.A. ;
• Les courants de moyenne fréquence (courants téléphoniques), de fré-
quence 100 à 104 Hz ;
• Les courants de haute fréquence (courants de techniques radioélec-
triques), de fréquence 105 à 1010 Hz.
105
CHAPITRE 11. LE COURANT ALTERNATIF 106
La valeur prise par la grandeur alternative en tout temps (y(t)) est la valeur instan-
tanée et son amplitude (Ym ), est la valeur maximale.
b. Valeur moyenne
c. Valeur efficace
Exercice 11.4 Une lampe d’éclairage porte les indications suivantes : 110V ; 100W .
Quelles sont :
~y = Ym [cos (ωt + ϕ)~i + sin (ωt + ϕ) ~j] =⇒ y = Ym [cos (ωt + ϕ) + j sin (ωt + ϕ)], (11.7)
1V
1Ω= .
1A
11.2.3 Admittance
On appelle admittance Y , l’inverse de l’impédance. L’admittance complexe est
défini par :
1
Y = = G + jB, (11.13)
Z
où G est la conductance et B, la suspectance.
Théorème 11.1 Pour une résistance pure, on constate que la tension et l’in-
tensité sont en phase.
Théorème 11.2 Pour un circuit purement résistif, l’impédance Z est donnée par :
Z = R ⇐⇒ Z = R∠O◦ . (11.14)
11.3.2 Bobine
Supposons que l’intensité du courant traversant une bobine d’inductance L est : i =
Im sin ωt ≡ Im ∠0◦ . La tension aux bornes de la bobine est : u = LIm ω∠90◦ .
L’impédance Z est donnée par : Z = 0 + jLω.
Théorème 11.3 Pour une bobine pure, on constate que la tension est en qua-
drature avance sur l’intensité.
Théorème 11.4 Pour un circuit purement inductif, l’impédance Z est donnée par :
11.3.3 Condensateur
Supposons que l’intensité du courant traversant un condensateur de capacité C est :
Im
i = Im sin ωt ≡ Im ∠0◦ . La tension aux bornes du condensateur est : u = ∠ − 90◦ .
Cω
Théorème 11.5 Pour une bobine pure, on constate que la tension est en qua-
drature avance sur l’intensité.
Théorème 11.6 Pour un circuit purement capacitif, l’impédance Z est donnée par :
I I I
XC = =⇒ Z = ∠ − 90◦ ≡ −j . (11.16)
Cω Cω Cω
Théorème 11.7 Dans un circuit RLC série, l’impédance et le déphasage sont donnés par :
s
2
1
Z = R + j (XL − XC ) =⇒ Z = R2 + Lω − . (11.18)
Cω
1
Lω −
tan ϕ = Cω ou cos ϕ = R . (11.19)
R Z
En supposant que i(t) = Im sin ωt et u(t) = Um sin (ωt + ϕ) alors la puissance instan-
tanée devient
P(t) = U I cos ϕ − cos (2ωt + ϕ) . (11.22)
C’est une puissance fictive qui ne correspond pas à une définition physique. Elle
caractérise l’échange d’énergie non convertible (en chaleur) apparaissant dans une charge
(dipôle) réactive (Bobine ou Condensateur). Son bilan, après un nombre entier de périodes
est nul. On en tient compte pour caractériser la circulation de l’énergie fluctuante car elle
entraine des pertes (Effet Joule) dans la ligne (le transport).
Elle s’avère notable dans les industries nécessitant des champs électriques pour leurs
fonctionnements.
S = U I. (11.25)
On a évidemment :
S 2 = P 2 + Q2 . (11.26)
Déterminez :
1. l’impédance du circuit ;
2. l’amplitude du courant ;
4. le déphasage ;
6. la fréquence de résonance.
Exercice 11.6 Une self (L = 0, 01H) et une capacité C = 33, 3µF sont placées en série.
Aux bornes de l’ensemble, on applique une tension alternative de pulsation 3 × 103 rad/s.
Calculer le déphase. Pour quelle valeur de la fréquence, l’impédance du circuit aura-t-elle
une valeur minimale ?
c Quel est le courant dans le circuit quand la différence de potentiel aux bornes de la
source est de 120V (Il y a deux réponses possibles) ?
Exercice 11.8 Voici un circuit RLC en série. Quelle est la différence de potentiel indiquée
par un voltmètre branché aux points :
a A et B ?
b B et C ?
c C et D ?
d A et C ?
e B et D ?
Exercice 11.9 Une source de f.é.m. alternative de fréquence 50Hz et de tension maxi-
male 100V est placée dans un circuit RLC série où R = 9Ω, L = 0, 04H et C = 100µF .
Déterminer :
a impédance du circuit ;
b le facteur de puissance ;
d la fréquence de résonance ;
Exercice 11.11 Un dipôle est parcouru par le courant périodique d’amplitude 3A et soumis
à la tension périodique d’amplitude 4V , représentés ci-dessous.
b En vous référant aux relations du cours sur les puissances en régime alternatif sinu-
soïdal, déterminer la valeur numérique de la puissance active, la puissance réactive
et la puissance apparente consommée par ce dipôle.
Vs Ip Ns
= = . (11.27)
Vp Vs Np
Exercice 11.12 Un haut-parleur de 8Ω et de puissance moyenne 20W est relié par l’inter-
médiaire d’un transformateur idéal à un amplificateur dont l’impédance de sortie est égale
à 1kΩ. Déterminer :
Exercice 11.13 Un transformateur idéal comporte 400 spires dans l’enroulement primaire
et 50 spires dans le secondaire. Lorsque la tension efficace aux bornes du primaire vaut
120V , l’intensité efficace du courant vaut 2, 4A. Déterminez la valeur efficace de l’intensité
du courant et la tension efficace au secondaire.
Exercice 11.14 A friend returns to the United States from Europe with a 960 − W cof-
feemaker, designed to operate from a 240 − V line.
b What current will the coffeemaker draw from the 120 − V line ?
c What is the resistance of the coffeemaker ? (The voltages are rms values.)
b En vous référant aux relations du cours sur les puissances en régime alternatif sinu-
soïdal, déterminer la valeur numérique de la puissance active, la puissance réactive
et la puissance apparente consommée par ce dipôle.
Exercice 11.16 Calculer les intensités dans les branches, en déduire les tensions VAB . On
donne e1 (t) = 15 sin(ωt − π/3) et e2 (t) = 10 sin(ωt + π/4).
117
CHAPITRE 12. CONCLUSION : ÉQUATIONS DE MAXWELL 118
4 Théorème de La cause de la
Maxwell-Ampère x f.é.m. d’induction
~ ~l = − d ~
I
E.d ~ S
B.d ~ ~ E
rot ~ = − ∂B est la variation
dt ∂t du flux d’induc-
tion au cours du
temps.
Remarque A.1 • Si la fonction inconnue est une fonction d’une fonction d’une
variable alors on parle d’équation différentielle ordinaire (En abrégé E.D.O.).
Exemple A.1
x2 y 00 + cos x. ln y = 0. (A.2)
Exemple A.2
∂ 2V ∂ 2V ∂ 2V 1
2
+ 2
+ 2
= ρ(x, y, z). (A.3)
∂x ∂y ∂z ε0
119
A. BREF APERÇU SUR LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES 120
Exercice A.1 Quels sont les ordres et degrés d’équations différentielles suivantes :
∂u ∂ 2u ∂ 3u
1. + x2 y 2 + = 0;
∂x ∂y ∂x∂z 2
2. (y 0 )2 + f (x)yy 0 = 0 ;
3. (y 00 )2 + (y 0 )3 + 3xy = x2 ;
4. y 00 + 3y 0 + 2y = 0.
Si l’on fixe une valeur Ci◦ aux constantes d’intégration, la solution devient particulière.
Pour fixer ces valeurs des constantes, on se donne des conditions initiales (CI) dans le
cas des EDO et des conditions aux limites (CL) pour les EDP.
Figure A.1 – Augustin Théorème A.1 "La solution d’une équation différentielle
Louis, baron Cauchy (1789- est unique à condition qu’on ait fixé les conditions initiales 4 "
1857). Mathématicien français.
Classe Préparatoire LP-XP 2022/2023 - Ondes et Physique moderne - Kikunga Kasenda Ivan
A. BREF APERÇU SUR LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES 121
Classe Préparatoire LP-XP 2022/2023 - Ondes et Physique moderne - Kikunga Kasenda Ivan
Bibliographie
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[8] Queyrel, J. L., & Mesplède, J. (1987). Précis de physique : Classes préparatoires,
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123